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‎BLANCHOT Maurice‎

‎Fragment de manuscrit autographe sur Gaston Doumergue‎

‎- [1934], 1 page in-8, en feuilles. - Manuscrit autographe de l'auteur de 1 page in-8, vraisemblablement inédit. Manuscrit recto seul incomplet, à l'écriture dense, comportant quelques corrections et ajouts, au verso d'un relevé imprimé des abonnements au Journal des Débats, période de mai 1934 jusqu'à mai 1935. Ce texte de Maurice Blanchot a probablement été écrit peu après la démission du Président du Conseil (et ancien Président de la République), Gaston Doumergue, survenue le 8 novembre 1934. Le jeune homme est alors rédacteur en chef au Journal des Débats et ce manuscrit semble être un brouillon d'article consacré à la carrière de Doumergue, et resté vraisemblablement inédit, après son départ du gouvernement où il avait été appelé au lendemain des manifestations de février 1934. Il fait partie des rares manuscrits de cette époque encore conservés : Blanchot a en effet détruit la plupart de ses écrits des années 1930, reniant sa participation active et politique à la presse d'extrême-droite. Dans ce texte, Blanchot loue les talents de politicien de Doumergue : « Toute la carrière de Doumergue est marquée par une progression constante. Elle va par un perfectionnement remarquable vers le moment de sa vie où il tentera non seulement de gouverner mais d'améliorer les moyens du gouvernement. C'est cette sorte de dialectique qui le met à part comme homme et comme homme d'Etat. » Rare manuscrit des années 1930. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎BLANCHOT Maurice‎

‎Du côté de Nietzsche. Manuscrit autographe‎

‎- 1946, 21,7x11,5cm, 7 feuillets foliotés. - Manuscrit autographe de l'auteur de 14 pages in-8 qui paraitra dans le numéro 12 (décembre 1945-janvier 1946) de L'Arche. Manuscrit recto-verso complet, à l'écriture très dense, comportant de nombreux ratures, corrections et ajouts. Chronique parue à l'occasion de la parution de l'ouvrage du Père du Lubac, Le Drame de l'humanisme athée. Après la guerre, la place de Friedrich Nietzsche, aux côtés du Marquis de Sade et de Soren Kierkegaard, dans la pensée de Maurice Blanchot est révélatrice de l'influence majeure qu'exerce sur elle Georges Bataille et ses philosophes de prédilection. Désormais, Blanchot consacre de nombreux textes à ceux-ci et « Du côté de Nietzsche » en constitue un témoignage essentiel. Le titre même de son recueil La Part du feu à paraître en 1949 (avec, entre autres, cet article légèrement retouché au sommaire) forme une référence bataillienne. Pour Blanchot, la puissance de Nietzsche, par l'usage qu'il fait de la langue et par son style, ne réside pas tant dans ses thèses les plus manifestes et les plus commentées que dans le creuset d'un discours plus mouvant, parfois contradictoire : « L'influence de Nietzsche ne se réduit pas aux formes extérieures qu'elle a prises ; c'est probablement, au contraire, ce qui de Nietzsche a échappé à toute transmission manifeste, cette part de lui, étrangère aux influences directes, qui a exercé l'influence la plus profonde. » Cette idée demeurera centrale dans la lecture que fait Blanchot du philosophe allemand. L'inconstance de Nietzsche, son ambigüité, sont symbolisées par le thème de la mort de Dieu, centrale dans son œuvre : « En aucune façon, le thème de la Mort de Dieu ne peut être l'expression d'un savoir définitif ou l'esquisse d'une proposition stable », remarque Blanchot. Et d'affirmer dans une phrase restée célèbre : « Se contredire est le mouvement essentiel d'une telle pensée. » Dans L'Entretien infini (1969), Blanchot abordera de nouveau la question nietzschéenne de la mort de Dieu où elle rejoint celle de l'unité de l'homme. Très beau texte de Maurice Blanchot sur Friedrich Nietzsche, témoignant de l'influence de Georges Bataille sur sa pensée. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎BLANCHOT Maurice‎

‎Les romans de Sartre. Manuscrit autographe‎

‎- 1945, 19 pages 1/2 in-8. - Manuscrit autographe de l'auteur de 19 pages et demie in-8 publié dans le numéro d'octobre (n° 10) de L'Arche Manuscrit recto-verso complet, à l'écriture très dense, comportant de nombreux ratures, corrections et ajouts. Depuis les années 1930, Maurice Blanchot consacre régulièrement des articles à Jean-Paul Sartre et notamment à ses romans. La parution des deux premiers volumes de la trilogie Les chemins de la liberté allait donner lieu à la publication presque simultanée d'une assez courte chronique dans Dimanche paysage (n° 19, 21 octobre 1945) et de cette large étude, intitulée « Les Romans de Sartre ». Celle-ci, qui dépasse le cadre circonscrit de l'actualité littéraire, entend analyser ce qui fait la spécificité de ces œuvres, à savoir l'usage de la « thèse » : « On peut se demander pourquoi le roman à thèse a mauvaise réputation. Les griefs semblent aussi nombreux du côté de la thèse que du côté du roman ; l'affirmation théorique se plaint du de l'aventure à laquelle on l'engage et d'où elle tirerait un surcroît de vérité. [...] Dans un roman de ce genre, on reproche aux personnages d'être sans vie mais c'est "l'idée" qui est sans vie : elle ne ressemble qu'à elle-même, elle n'a que son propre sens [...]. » Dès lors, Blanchot salue chez Sartre la rencontre d'exceptionnelles capacités aussi bien philosophiques que littéraires, tout en soulignant qu'elle est également le fruit de son époque : « C'est qu'en vérité les œuvres de fiction sont de plus en plus assiégées par des visées théoriques et que les œuvres théoriques sont de plus en plus un appel à des problèmes qui exigent une expression complète. Existentialistes ou non, romanciers et philosophes poursuivent des expériences et des recherches analogues [...]. » Plus encore, il loue chez Sartre sa faculté à faire de ses romans à la fois une expérience en soi et « le récit d'une expérience », notion essentielle pour Blanchot et qui s'était imposée comme l'un des thèmes centraux de son premier recueil critique, Faux Pas (1943). Et c'est cette même qualité qu'il prête, au passage, à L'Invitée de Simone de Beauvoir, une « œuvre remarquable ». Ainsi, au terme d'une réflexion qui laisse transparaître l'admiration de Blanchot pour le roman sartrien, et particulièrement pour La Nausée composée à la même époque que son Thomas l'Obscur, il conclut : « En somme, ne se pourrait-il pas que le roman fut beaucoup moins l'ennemi de la thèse qu'on ne le dit ? » Le manuscrit, et ses multiples biffures et ajouts, témoigne alors des hésitations de Blanchot pour formuler la fin de sa démonstration, pourtant limpide dans le texte achevé : « Ceci seulement : de respecter le statut de mauvaise foi qui est sa morale, de lui reconnaître un pouvoir de transformation, de cristallisation par la transparence de découverte par l'exposition, qui est sa réalité, et enfin, s'étant formée de sa substance, n'existant que par sa durée, de triompher en disparaissant, selon le mouvement propre de l'art, se reprendre dans l'affirmation et s'accomplir dans l'échec - qui est sa vérité. » Le texte sera repris, avec quelques corrections, dans La Part du Feu (1949). [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎BLANCHOT Maurice‎

‎Adolphe ou le malheur des sentiments. Manuscrit autographe.‎

‎- 1946, 9 feuillets in-8 (20,9 x 13,7 cm) foliotés , en feuilles. - Manuscrit autographe de l'auteur de seize pages et demi in-8 publié dans le numéro 20 (octobre 1946) de L'Arche et repris, légèrement retouché, dans La Part du Feu (1949). Manuscrit recto-verso complet, à l'écriture très dense, comportant de nombreux ratures, corrections et ajouts. L'Adolphe de Benjamin Constant, qui fut l'un des prestigieux collaborateurs du Journal des débats à l'époque de sa grandeur, intéresse Maurice Blanchot au moment même où celui-ci débute une relation passionnée avec Denise Rollin, ancienne maîtresse de Georges Bataille. Plus encore, « Adolphe ou le malheur des sentiments vrais » est un des rares textes de Blanchot ainsi consacré au désir amoureux : « On trouve presque à chaque page dans Adolphe la description des sentiments dont la cause a beau se renverser, tout les renvoie à eux-mêmes, tout en confirme la fatalité. C'est que le point est atteint où la diversité des évènements et tout l'infini du monde répètent inlassablement le mouvement en cercle dans lequel s'est enfermé le cœur avide de vérité. » Afin d'étayer son analyse, Blanchot choisit de comparer l'approche de Constant à celle d'autres écrivains, et notamment à celle de Proust dans la Recherche : « [...] Proust ne désire pas cette absence comme le mouvement de toute communication, ainsi que le fait Constant : il ne la désire même pas, mais c'est elle qui lui rend un être désirable en le faisant souffrir de ne pouvoir l'atteindre. [...] Proust aime parce qu'il souffre, et il souffre de sentir tout ce qu'il y a d'absence dans une présence toujours fuyante ; mais c'est aussi, à cause de cette absence, que cette présence fonde des rapports véritables. Constant commence à aimer lorsqu'un être particulier éclaire, aimante tout le vide qui le sépare des autres et que la possession est loin de restituer sous la forme de l'inconnu. Dès que, par un engagement trop exigeant, la possibilité de ses relations avec tous qu'il a voulu vivre avec une personne unique est épuisée, il étouffe, il succombe. Il a besoin d'être libre, mais il est toujours lié. » Le biographe de Blanchot verra dans cette conception d'Adolphe le reflet de ses propres sentiments à l'égard de Denise Rollin (BIDENT Christophe, Maurice Blanchot : partenaire invisible, p. 275). Belle étude sur la passion et le désir à travers l'œuvre de Benjamin Constant. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎BLANCHOT Maurice‎

‎Manuscrit autographe sur Hemingway intitulé [traduit de ...]‎

‎- 1946, 16 pages 1/2 in-8 (13,5x21cm), en feuilles. - (HEMINGWAY) BLANCHOT Maurice. Autograph manuscript on Hemingway 1946, 16 pages 1/2 in-8 (13,5 x 21 cm), loose leaves Author's autograph manuscript, 16 and a half 8vo pages, published in number 17 of L'Arche (July 1946) and reprinted, with slight modifications, in La Part du Feu (1949). Complete manuscript, written recto-verso, very densely spaced, with numerous deletions, corrections, and additions. In order to examine the problems related to the translation of a literary text into another language, Maurice Blanchot looks at the contemporary American novel and its perception in Europe. "Many good critics complain about American literature: they find it less than original and of middling interest for a culture that moved, over fifty years ago, beyond naturalism. They make fun of young writers who think they're being modern by imitating Faulkner, Dos Passos or Steinbeck, while for Americans themselves these writers are more of yesterday than tomorrow." Thus the critic, for whom the oddities of language particular to any literary work survive translation, takes the example of a novel by Ernest Hemingway. "In For Whom the Bell Tolls, Robert Jordan, discovering the importance of the moment he is living, repeats the word 'now' in several languages. Maintenant, ahora, now, heute. But he is somewhat disappointed by the mediocrity of this vocabulary, and looks for other words. [...]. He tries to find in language links between these words and what they mean for him, his meeting with Maria, who is also his meeting with his final hour, his meeting with death. [...] The word Todt seems to him the most dead of all, the word Krieg the one that resembles war most closely." Or is it just that he knew German less well than the other languages? This reflection fascinates Blanchot: "This impression of Robert Jordan's can give us food for thought. If it's true that a language seems more expressive and more real to us when we know it less, if words need a certain ignorance to keep their virtue from being revealed, this paradox should hardly surprise us, since translators come across it all the time and it represents both one of the principal challenges and one of the foremost riches of all translation." An inspired look at the work of Ernest Hemingway and the problem of translation. [FRENCH VERSION FOLLOWS] Manuscrit autographe de l'auteur de 16 et ½ pages in-8 publié dans le numéro 17 (juillet 1946) de L'Arche et repris, légèrement retouché, dans La Part du Feu (1949). Manuscrit recto-verso complet, à l'écriture très dense, comportant de nombreux ratures, corrections et ajouts. Afin d'évoquer les problèmes que soulève la traduction d'un texte littéraire dans une autre langue, Maurice Blanchot s'intéresse au roman américain contemporain et à sa perception en Europe : « Beaucoup de bons critiques se plaignent de la littérature américaine : ils la jugent peu originale, l'estiment d'un médiocre intérêt pour une culture qui depuis plus d'un demi-siècle a dépassé le naturalisme ; ils se moquent des jeunes écrivains qui croient être modernes en imitant Faulkner, Dos Passos ou Steinbeck, alors que pour les Américains eux-mêmes, ces romanciers représentent plutôt hier que demain. » Ainsi, le critique, pour qui la part d'étrangeté du langage propre à toute création littéraire survit à la traduction, prend l'exemple d'un roman d'Ernest Hemingway : « Dans Pour qui sonne le glas, Robert Jordan, découvrant l'importance de l'instant qu'il est en train de vivre, se répète en plusieurs langues le mot maintenant. Maintenant, ahora, now, heute. Mais il est un peu déçu par la médiocrité de ce vocabulaire. Et il cherche d'autres termes [...]. Il essaie de retrouver dans le langage des liens entre ces mots et ce qu'ils signifient pour lui, sa rencontre avec Maria, qui est aussi la rencontre de sa dernière heure, rencontre avec la mort. [...] Le mot Todt lui paraît le plus mort de tous, le mot Krieg est ce qu‎

‎BLANCHOT Maurice‎

‎André Gide et Goethe. Manuscrit autographe‎

‎- 1943, 3 feuillets in-8 (21,2 x 13,6 cm) paginés, en feuilles. - Manuscrit autographe de l'auteur de 5 pages in-8 publié dans le numéro du 3 février 1943 du Journal des Débats, repris, légèrement modifié, dans Faux Pas (1943). Manuscrit recto-verso complet, à l'écriture très dense, comportant de nombreux ratures, corrections et ajouts. Chronique parue à l'occasion de la publication du Théâtre de Wolfgang von Goethe dans la « Pléiade » avec une introduction d'André Gide. Maurice Blanchot avait consacré dans les pages du Journal des débats une première étude à André Gide en novembre 1942 ; à propos des Nourritures terrestres, dont il louait « la grandeur authentique », il écrivait alors, dans une forme de réhabilitation : « Cet ouvrage n'est pas seulement un essai dans un sens impersonnel, un essai sur quelque chose, à propos de quelque chose, mais un essai de l'auteur sur lui-même, où il s'essaie par l'intermédiaire de pensées et d'images, où, en se donnant dans une complète adhésion à une certaine vue du monde, il entreprend une expérience dont il est le sujet, dont il accepte aventureusement le risque et qui ne peut pas le modifier d'une certaine manière. » Cette nouvelle étude est l'occasion pour Blanchot de revenir à Gide, cet auteur « si divers quoique si fidèle » à lui-même, et à l'étonnement que lui a causé sa préface au Théâtre de Goethe parue dans la « Pléiade » : « Ce qu'André Gide voit dans Goethe, ce n'est pas le devenir infiniment riche d'une existence qui a su être quantité d'êtres et tant de choses tout en étant de plus en plus elle-même, mais ce qu'il y a de plus stable, d'un peu guindé dans l'éternel, la figure mythique glorifiée par Eckermann ; ce qu'il admire, ce n'est pas le Titan qui cherche à étreindre plus qu'il n'est, qui veut tout sans se perdre, c'est le vieillard solennel des dernières années, devenu le modèle de l'univers et préoccupé de tirer de chaque chose une leçon. » C'est aussi l'occasion d'écrire sur Goethe, étudié à l'Université de Strasbourg, et sur lequel Blanchot reviendra notamment dans un article publié en 1950 dans L'Observateur et intitulé « Le Compagnon de route ». Intéressante lecture des liens unissant Gide à Goethe. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎BLANCHOT Maurice (BRETON André)‎

‎Reflexions sur le surréalisme. Manuscrit autographe‎

‎- 1945, 22x11,5cm, 8 feuillets foliotés. - Manuscrit autographe de l'auteur de 16 pages in-8 publié dans le numéro 8 (août 1945) de L'Arche sous le titre: Quelques réflexions sur le surréalisme. Manuscrit recto-verso complet, à l'écriture très dense, comportant de nombreux ratures, corrections et ajouts. Quelques réflexions sur le surréalisme constitue le premier texte important que Maurice Blanchot consacre au mouvement d'André Breton. Il réhabilite le surréalisme qui a mis au centre de son activité la question du langage et de l'expérience - aspects qui ne pouvaient laisser indifférent Blanchot -, sans oublier de faire toutefois les constats suivants : il porte en lui une part d'échec et sa « situation [...] reste ambiguë ». Affirmant désormais de plus en plus ses positions esthétiques, Blanchot reconnait pleinement la valeur poétique et expérimentale de l'écriture automatique, pour sa radicalité même : « L'écriture automatique est [...] une machine de guerre contre la réflexion et le langage. Elle est destinée à humilier l'orgueil humain, particulièrement sous la forme que lui a donné la culture traditionnelle. Mais, en réalité, elle est elle-même une aspiration orgueilleuse à un mode de connaissance et elle a ouvert aux mots un nouveau crédit illimité. » Blanchot poursuit sa réflexion et insiste sur les questionnements des écrivains et poètes surréalistes au sujet du discours : « Le surréalisme a été hanté par cette idée : c'est qu'il y avait, qu'il devait y avoir un moment [...] où le langage n'était pas le discours, mais la réalité même, sans toutefois cesser d'être la réalité propre du langage [...]. Les surréalistes ont tiré de cette "découverte" de brillantes conséquences littéraires, mais pour le langage les effets sont plus ambigus et plus variés. En ce domaine, ils semblent encore avant tout des destructeurs. Ils sont déchaînés contre le discours ; ils lui retirent le droit à signifier quelque chose ; comme moyen de [ ?] sociale, de désignation précise, ils le brisent férocement. Le langage paraît un peu seul anéanti ou sacrifié, mais humilié. En réalité, il s'agit de tout autre chose et même du contraire : le langage disparaît comme instrument, mais c'est qu'il est devenu sujet. De par l'écriture automatique, il a bénéficié de la plus haute promotion [...]. » Le texte sera repris dans La Part du feu (1949), non sans que Blanchot ait pris soin d'atténuer les réserves dont il faisait part dans l'article initial. Première étude monographique d'importance consacrée par Maurice Blanchot à la question du langage surréaliste. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎BLANCHOT Maurice‎

‎Sade ou le Royaume de l'Unique [Quelques remarques sur Sade]. manuscrit autographe.‎

‎- S.n. , s.l. S.d (1946), en feuilles. - Manuscrit autographe complet de 12 pages en 6 feuillets in-8 au titre difficilement déchiffrable, peut-être : "Sade ou les Royaumes de L'Unique" et qui paraitra sous le titre "Quelques remarques sur Sade" dans Critique n°3-4 de aout sept 1946. Manuscrit à l'écriture très dense, comportant de nombreuses ratures, corrections et ajouts. « C'est la pensée de Sade qui pousse celle de Blanchot à son accomplissement, et c'est aussi celle de Blanchot qui accomplit celle de Sade ». (Georges Bataille) L'écriture et l'amitié de Bataille ne sont sans doute pas étrangères à l'importance que Blanchot accordera toute sa vie à cette figure tutélaire de sa réflexion philosophique. Ces Quelques remarques sur Sade, sont pourtant la première étude que Blanchot consacre à cet écrivain qu'il n'avait jusqu'alors presque jamais évoqué. Dans cette première analyse impartiale et parfois sévère, Blanchot souligne les faiblesses de la posture littéraire de Sade et de sa relative immoralité au sein d'une société post révolutionnaire pétrie de contradictions idéologiques. Cependant, sous l'artifice d'une expression extrême, Blanchot dévoile une philosophie bien plus déconcertante et subversive que ces « grandes extravagances ». Avec une acuité singulière, il dresse le portrait d'un esprit unique, épousant tous les grands idéaux de son temps mais en leur infligeant le filtre de sa singularité nihiliste : « La Liberté, à ses yeux, n'est que l'interdiction faite à toute personne d'être autre chose que ce qu'il veut, c'est dire rien. » Sous la plume de Blanchot, le Sadisme n'est alors plus jouissance d'une violence infligée aux autres, mais expression de « la solitude infinie de l'individu » dans un monde « où les rapports des êtres, les formes générales de la vie et jusqu'au langage, out est déjà consommé dans la destruction universelle. » ; « et désormais toutes les cruautés particulières ne sont plus destinées (...) qu'à apporter à l'Unique les agréables preuves de son existence au milieu de rien. » Si, comme Bataille le souligne, plus qu'un regard novateur, la lecture de Sade par Blanchot révèle une communauté de pensée, c'est sans doute à travers la conclusion de cette première étude majeure que Blanchot le solitaire témoigne le plus nettement de son attachement pour Sade l'Unique : « Et alors, on en vient à le penser : si les circonstances ont fait de Sade un homme à jamais réduit à la misère d'une éternelle prison, lui-même a su faire de sa prison l'image de la solitude de l'univers sur lequel règne sa seule gloire à jamais toute-puissante. Cette prison ne le gêne pas, elle est son œuvre, elle est à la mesure du monde sur lequel il a plus de droits que Dieu même, car non seulement il y règne en maître, mais il en a banni et exclu toutes les créatures. Tel est l'avantage du Destructeur sur le Créateur. Cet athée est plus Dieu que Dieu. Aussi le nomme-t-on divin. » [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎TOURNIER Michel‎

‎Vendredi ou la vie sauvage‎

‎- Gallimard, Paris 1981, 22,5x31,5cm, reliure de l'éditeur. - Edition illustrée de photographies de Pat York et Sygma. Reliure à la bradel de l'éditeur en plein cartonnage, dos lisse, plats illustrés. Envoi autographe signé de Michel Tournier : "A Aymeric avec le sourire de Michel Tournier..." Agréable exemplaire. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎ARLAND Marcel‎

‎Où le coeur se partage‎

‎- Nrf, Paris 1929, 12x19cm, broché. - Nouvelle édition pour laquelle il n'a pas été tiré de grands papiers, un des exemplaires du service de presse. Envoi autographe signé de Marcel Arland à Robert Garric. Catholique réformiste, il fut le fondateur des « Équipes sociales » en 1920, qui visaient à constituer une élite sociale et à apporter la bonne parole sur la confraternité née des tranchées aux ouvriers, dans la tradition des patronages. Simone de Beauvoir, alors élève de Robert Garric en philosophie à l'Institut Sainte-Marie de Neuilly, se souvient de lui dans ses "Mémoires d'une jeune fille rangée" : « Garric parut ; j'oubliai tout le reste et moi-même ; l'autorité de sa voix me subjugua. À vingt ans, nous expliqua-t-il, il avait découvert dans les tranchées les joies d'une camaraderie qui supprimait les barrières sociales. [...] Nier toutes les limites et toutes les séparations, sortir de ma classe, sortir de ma peau : ce mot d'ordre m'électrisa. [...] Il faut que ma vie serve ! Il faut que dans ma vie tout serve ! » Dos insolé. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎POURRAT Henri ANGELI François‎

‎La veillée de novembre‎

‎- Aux éditions de la cigale, Uzès 1937, 14,5x19,5cm, broché. - Nouvelle édition imprimée sur vélin supérieur. Envoi autographe signé de Henri Pourrat à son ami auvergnat Robert Garric : "... cette histoire d'un poète qui vient du soleil à la lumière..." Catholique réformiste, il fut le fondateur des « Équipes sociales » en 1920, qui visaient à constituer une élite sociale et à apporter la bonne parole sur la confraternité née des tranchées aux ouvriers, dans la tradition des patronages. Simone de Beauvoir, alors élève de Robert Garric en philosophie à l'Institut Sainte-Marie de Neuilly, se souvient de lui dans ses "Mémoires d'une jeune fille rangée" : « Garric parut ; j'oubliai tout le reste et moi-même ; l'autorité de sa voix me subjugua. À vingt ans, nous expliqua-t-il, il avait découvert dans les tranchées les joies d'une camaraderie qui supprimait les barrières sociales. [...] Nier toutes les limites et toutes les séparations, sortir de ma classe, sortir de ma peau : ce mot d'ordre m'électrisa. [...] Il faut que ma vie serve ! Il faut que dans ma vie tout serve ! » Ouvrage illustré de bois originaux de François Angeli. Piqûres marginales en milieu du premier plat. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎LAURENT-PICHAT Léon‎

‎La sibylle‎

‎- Librairie nouvelle, Paris 1859, 11x18cm, relié. - Nouvelle édition. Reliure en plein chagrin caramel, dos à cinq nerfs serti de filets noirs orné de doubles caissons noirs, titre de l'ouvrage doré erronément orthographié "Sybille", roulettes dorées sur les coiffes, encadrement de doubles filets noirs sur les plats, encadrement d'une dentelle dorée sur les contreplats, gardes et contreplats de papier à la cuve, toutes tranches dorées, filet doré sur les coupes, élégante reliure de l'époque signée de Simier et exécutée pour l'auteur. Touchant envoi autographe signé de Léon Laurent-Pichat à sa soeur Rosine. Bel exemplaire parfaitement établi dans une pleine reliure de Simier et enrichi d'un émouvant envoi autographe signé de l'auteur à sa soeur. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎HALEVY Ludovic MORIN Edmond‎

‎Madame et monsieur Cardinal‎

‎- Michel Lévy frères, Paris 1872, 12x18cm, relié. - Troisième édition illustrée de 12 vignettes d'Edmond Morin. Reliure en demi maroquin vert, dos éclairci à quatre nerfs sertis de pointillés dorés orné de doubles caissons dorés agrémentés de motifs typographiques dorés, petites traces de frottements sur le dos, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier à la cuve, coins émoussés. Envoi autographe signé de Ludovic Halévy : " A mon ami Bertrand..." Exemplaire sans rousseur. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎FABRE Ferdinand‎

‎Un illuminé‎

‎- Charpentier, Paris 1890, 11x18,5cm, relié. - Nouvelle édition. Reliure en demi chagrin marron, dos à quatre nerfs sertis de filets dorés, petites taches noires sans gravité sur le dos qui comporte également de très légères éraflures sans gravité, un éraflure en tête du second plat, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier à la cuve, reliure de l'époque. Envoi autographe daté et signé de Ferdinand Fabre à monsieur Allard. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎CARCO Francis‎

‎La Bohême et mon coeur‎

‎- Albin Michel, Paris 1939, 12x19cm, broché. - Edition complète, un des exemplaires du service de presse. Précieux envoi autographe signé de Francis Carco, de l'Académie Goncourt, à Lucien Descaves : "... souvenir, souvenir..." Dos légèrement insolé, petits manques angulaires sur les plats. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎CARCO Francis‎

‎Le roman de François Villon‎

‎- Paris 1930, 19x28,5cm, broché. - Edition ornée de 65 illustrations d'après les documents de la Bibliothèque nationale, un des 400 exemplaires numérotés sur Arches, seul tirage après 20 Japon et 10 hors commerce. Précieux envoi autographe signé de Francis Carco à Lucien Descaves : "... pour ses nombreux lecteurs du Journal..." Deux manques en tête et en pied du dos, sinon agréable exemplaire. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎DES FORETS Louis-René‎

‎Les mendiants‎

‎- Gallimard, Paris 1986, 14x20,5cm, broché. - Edition définitive pour laquelle il n'a pas été tiré de grands papiers. Envoi autographe signé de Louis-René Des Forêts à Jean Pierre Salzas. Légères salissures en marges des plats. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎MANUEL Eugène‎

‎Les ouvriers‎

‎- Michel Lévy frères, Paris 1870, 13x19,5cm, relié. - Edition de l'année de l'originale. Reliure en demi cartonnage noir recouvert de papier moucheté, dos lisse, pièce de titre de chagrin rouge, plats de papier marbré, coins émoussés, reliure de l'époque. Envoi autographe signé de Eugène Manuel à ses amis et cousins Léon Philippe et sa femme. Rousseurs. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎SCHMIED François-Louis & BARTHOU Louis‎

‎François-Louis Schmied peintre graveur et imprimeur. Catalogue des livres de F.L. Schmied exposés en mars 1927 chez Arnold Seligmann suivi du catalogue général des livres de F.L. Schmied imprimés et sous presses au 28 février 1927‎

‎- Les presses de F.L. Schmied, Paris 1927, 24x31cm, broché. - First edition of 300 copies. Autograph inscription from François-Louis schmied to the Count Philippon in pencil : "... pour le délicat souvenir que m'a laissée sa visite." With 42 plates hors texte and full page. Rare spots mostly affecting the verso of some plates, internally good. [FRENCH VERSION FOLLOWS] Edition originale imprimée à 300 exemplaires. Envoi autographe signé de François-Louis Schmied au comte Philippon au crayon de papier : "... pour le délicat souvenir que m'a laissée sa visite." Ouvrage illustré de 42 planches hors-texte et à pleine page. Rares piqûres affectant essentiellement le verso de certaines planches, agréable état intérieur.‎

‎FARGUE Léon-Paul‎

‎Espaces‎

‎- Nrf, Paris 1929, 12x19cm, broché. - Edition originale collective, un des exemplaires du service de presse. Précieux envoi autographe signé de Léon-Paul Fargue : " A Henri Béraud qui se souvient de sa jeunesse". Petites rousseurs affectant essentiellement les gardes. Provenance : de la bibliothèque rétaise d'Henri Béraud. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎FARGUE Léon-Paul‎

‎Sous la lampe‎

‎- Nrf, Paris 1929, 12x19cm, broché. - Edition originale collective, un des exemplaires du service de presse. Précieux envoi autographe signé de Léon-Paul Fargue à Henri Béraud. Infimes piqûres sans gravité sur les gardes légèrement ombrées. Provenance : de la bibliothèque rétaise d'Henri Béraud. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎O'FLAHERTY Liam‎

‎M. Gilhooley‎

‎- Stock, Paris 1929, 12x19cm, broché. - Edition originale de la traduction française établie par Louis Postif,mention de deuxième édition. Précieux envoi autographe signé de Louis Postif à Henri Béraud. Dos gauchi comportant une déchirure en pied, piqûres sur les plats, petites rousseurs. Provenance : de la bibliothèque rétaise d'Henri Béraud. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎FERNANDEZ Ramon‎

‎Proust ou la généalogie du roman moderne‎

‎- Grasset, Paris 1979, 13x20,5cm, broché. - Nouvelle édition pour laquelle il n'a pas été tiré de grands papiers. Envoi autographe signé de Dominique Fernandez à Maurice Paz. Dos légèrement ridé et insolé. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎BALZAC Honoré de‎

‎Louis Lambert - Les proscrits - Séraphita‎

‎- Librairie nouvelle 1858, 11x17cm, relié. - Nouvelle édition, volume seul des œuvres complètes. Reliure de lecture en demi percaline verte, dos carré, pièces de titre de papier encollées, habiles restaurations aux mors, coins émoussés, modeste reliure de l'époque. Exemplaire présenté sous chemise en demi veau tabac, dos lisse orné de double filets dorés, date en queue, étui bordé de veau tabac, ensemble signé de Goy & Vilaine. Précieux envoi autographe signé d'Ewelina Hanska, « Madame de Balzac, Princesse Hanska », à Angelo de Sorr. Angelo de Sorr, pseudonyme de Ludovic Sclafer, est un écrivain bordelais ami d'Aurélien Scholl, Charles Monselet et des frères Goncourt. Il publia en 1855 Les Pinadas qui connut un grand retentissement. Ce premier roman sur les landes de Bordeaux fut encensé, notamment par Théophile Gautier qui déclara : « Son auteur, disciple de Balzac, nous a révélé les superstitions et les mœurs de ces contrées étranges. » D'autres critiques relevèrent à la suite les influences balzaciennes du roman. Ainsi Paul d'Amby dans L'Artiste : « L'auteur des Pinadas s'est vivement préoccupé de la manière de Balzac, et nous l'approuvons dans le choix de son guide. » Lorsque Madame Hanska lui offre cette histoire d'un génie mort à la tâche, Angelo Sorr vient de publier Les Inutiles dont le style est à nouveau comparé, dans la presse, à son modèle : « On devine une préoccupation de la manière de Balzac ; la route du maître est la bonne ; nous n'en voulons détourner personne et nous estimons le talent de M. de Sorr » (in La Correspondance littéraire, 1858). Emouvant envoi de la célèbre amoureuse épistolaire et éphémère épouse de Balzac qui cultive ainsi le souvenir de son amant, mort quelques mois à peine après leur mariage. Leur histoire d'amour vécue à distance fut résumée ainsi par Gonzague Saint Bris : « dix-huit ans d'amour, seize ans d'attente, deux ans de bonheur et six mois de mariage ». Huit ans après la disparition du poète, cette émouvante dédicace de la légataire au disciple témoigne de la force d'un amour qui sut résister à toutes les séparations. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎SAINTE-BEUVE Charles-Augustin‎

‎Volupté‎

‎- Louis Hauman & Cie, Bruxelles 1835, 10x15,5cm, 2 volumes reliés en 1. - Première édition belge postérieure d'un an à l'édition originale. Reliure en demi chagrin rouge, dos à quatre nerfs sertis de pointillés dorés orné de doubles caissons dorés et de fleurons typographiques dorés, petites traces de frottements sur la coiffe supérieure, plats de cartonnage châtaigne, gardes et contreplats de papier à la cuve, coins très légèrement émoussés. Envoi autographe signé de Sainte-Beuve à Ulysse Marcillac en regard de la page de titre du premier volume. Agréable exemplaire. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎COURTELINE Georges SIMEON Fernand & BELMONDO Paul‎

‎Boubouroche suivi de Contes divers‎

‎- Société littéraire de France, Paris 1921, 14,5x22,5cm, relié. - Edition illustrée d'en-têtes dessinés par Paul Belmondo et d'un frontispice gravé sur bois par Fernand Siméon, un des exemplaires numérotés sur vélin, seul tirage après 20 Japon. Reliure en demi chagrin noisette, dos à cinq nerfs comportant de légères traces de frottements, plats de papier, gardes et contreplats de papier à la cuve, tête dorée. Envoi autographe daté et signé de Georges Courteline à Albert Willemetz. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎LELY Gilbert‎

‎Ma civilisation‎

‎- Jean-Jacques Pauvert, Paris 1961, 13,5x19,5cm, broché. - Edition définitive imprimée sur alfa, il n'a été tiré que 9 Japon en grands papiers. Envoi autographe signé de Gilbert Lély au professeur Georges Blin : "... professeur à la Sorbonne, avec mes remerciements pour sa prompte et obligeante réponse, dans laquelle j'ai noté l'existence d'un panégyrique d'Hélène, par Isocrate, que j'ignorais, et dont le présent ouvrage est le commentaire implicite. Son dévoué et attentif..." Agréable exemplaire. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎SOLLERS Philippe‎

‎H‎

‎- Seuil, Paris 1973, 14x20,5cm, broché. - Edition originale pour laquelle il n'a pas été tiré de grands papiers. Envoi autographe signé de Philippe Sollers au professeur Georges Blin. Dos très légèrement insolé et comportant de petites taches claires. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎DUTOURD Jean‎

‎Journal intime d'un mort‎

‎- Plon, Paris 2004, 13x20cm, broché. - Edition originale pour laquelle il n'a pas été tiré de grands papiers. Envoi autographe daté et signé de Jean Dutourd à belle-soeur Aimée (Guérin née Lemercier) et à son mari Philippe (Guérin). Agréable exemplaire. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎DUTOURD Jean‎

‎Les choses comme elles sont racontées à Jacques Paugam‎

‎- Stock, Paris 1978, 13x22cm, broché. - Edition originale pour laquelle il n'a pas été tiré de grands papiers. Envoi autographe daté et signé de Jean Dutourd à belle-soeur Aimée (Guérin née Lemercier) et à son mari Philippe (Guérin) : "A Ina, qui connait tout ça depuis bientôt 40 ans! Avec l'affection de Piouche" Agréable exemplaire. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎NEMIROVSKY Irène‎

‎Les mouches d'automne‎

‎- Grasset, Paris 1931, 11,5x17,5cm, broché. - Deuxième édition parue la même année que l'originale, one advance (service de presse) copy. With an autograph inscription from Irène Némirovsky to Elie Richard. Spine slightly sunned with a repaired tear to head, copy retaining its advertising slip. [FRENCH VERSION FOLLOWS] Deuxième édition parue la même année que l'originale, un des exemplaires du service de presse. Envoi autographe signé d'Irène Némirovsky à Elie Richard. Dos très légèrement insolé comportant un accroc restauré en tête, exemplaire complet de son prière d'insérer.‎

‎PIEYRE DE MANDIARGUES André‎

‎L'ivre oeil suivi de Croiseur noir et de Passage de l'égyptienne‎

‎- Gallimard, Paris 1979, 12x18,5cm, broché. - Edition en partie originale, un des exemplaires du service de presse. Envoi autographe signé d'André Pieyre de Mandiargues à Henri Parisot. Deux petits accrocs en pied du premier plat, légères piqûres marginales sur les plats. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎PIEYRE DE MANDIARGUES André‎

‎La nuit séculaire‎

‎- Gallimard, Paris 1979, 14x20,5cm, broché. - Edition originale, un des exemplaires du service de presse. Envoi autographe signé d'André Pieyre de Mandiargues à Henri Parisot. Piqûres marginales sur le premier plat. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎SCRIBE Eugène‎

‎Proverbes et nouvelles‎

‎- Librairie de Charles Gosselin, Paris 1850, relié. - Nouvelle édition. Reliure en demi chagrin bleu marine, dos à quatre nerfs sertis de pointillés dorés et orné de doubles caissons dorés décorés en angles de fleurons dorés, plats de cartonnage bleu marine comportant de très légères éraflures, gardes et contreplats de papier à la cuve, deux coins très légèrement émoussés, reliure de l'époque. Notre exemplaire est enrichi d'une lettre autographe datée et signée d'Eugène Scribe, montée sur onglet, qui a signé également pour Noël Parfait, à en-tête de la "Commision des auteurs et compositeurs dramatiques", dans laquelle il refuse une demande de subvention. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎BYRON LORD George Noel Gordon CARTER Frederick‎

‎Manfred‎

‎- The Fanfrolico press, London 1929, 13x16,5cm, reliure de l'éditeur. - Edition ornée d'illustrations originales en violet et noir de Frederick Carter et imprimée à 550 exemplaires numérotés sur vélin. Reliure de l'éditeur en demi cartonnage crème façon vélin, dos lisse, plats de soie moirée violette, premier plat frappé d'une illustration dorée de Frederick Carter, tête dorée. Envoi autographe daté et signé de Frederick Carter au crayon de papier en dessous de la justification du tirage, le nom du dédicataire ayant été proprement effacé. Agréable exemplaire. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎COURTELINE Georges‎

‎Théâtre I & II‎

‎- François Bernouard, Paris 1925, 14,5x21,5cm, relié. - Nouvelle édition parue dans les oeuvres complètes de l'auteur, un des 1240 exemplaires numérotés sur vergé de Navarre, le nôtre non justifié. Reliure en demi maroquin bordeaux à coins, dos à quatre nerfs sertis de pointillés dorés orné de quintuples caissons dorés, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier à la cuve, ex-libris encollé sur un contreplat, couvertures et dos conservés, tête dorée, reliure de l'époque signée de Kauffmann & Horclais. Envoi autographe signé de Georges Courteline à Jenny et Achille Sacerdote. Quelques rousseurs affectant principalement la première garde et quelques marges de certains feuillets. Exemplaire joliment établi. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎COURTELINE Georges‎

‎Les gaîtés de l'escadron‎

‎- François Bernouard, Paris 1926, 14,5x21,5cm, relié. - Nouvelle édition parue dans les oeuvres complètes de l'auteur, un des 1240 exemplaires numérotés sur vergé de Navarre, le nôtre non justifié. Reliure en demi maroquin bordeaux à coins, dos à quatre nerfs sertis de pointillés dorés orné de quintuples caissons dorés, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier à la cuve, ex-libris encollé sur un contreplat, couvertures et dos conservés, tête dorée, reliure de l'époque signée de Kauffmann & Horclais. Envoi autographe signé de Georges Courteline à Jenny Sacerdote. Quelques rousseurs affectant principalement la première garde et quelques marges de certains feuillets. Exemplaire joliment établi. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎GUITRY Sacha‎

‎Manuscrit autographe de "Correspondance de Paul Roulier-Davenel recueillie par Sacha Guitry" [ensemble] placards avec notes manuscrites. [ensemble] coupures de presse‎

‎- S.n, s.l. 1947, 39 feuillets. - Précieux et important manuscrit autographe signé de Sacha Guitry de Correspondance de Paul Roulier-Davenel recueillie par Sacha Guitry (1908-1910). Paul Roulier-Davenel est un auteur fictif, né dans l'esprit du jeune Guitry. En effet, celui-ci donna au jour­nal Comoedia, entre octobre et novembre 1908, une sé­rie de « lettres » du pseudo-dramaturge introduites par plusieurs préfaces au ton cocasse. L'humour de cette correspondance n'a jamais trompé les journalistes ni les lecteurs sur l'origine de cette fantaisie, comme le révèlent les articles dans la presse de l'époque. Mais ce fut l'une des premières occasions pour Guitry de trai­ter de manière littéraire de ses deux sujets de prédilec­tion : le monde du théâtre et les femmes. Sont réunis ici une partie du premier manuscrit paru en feuilleton dans Comoedia ainsi que les placards sur lesquels travailla Guitry pour préparer l'édition en volume, publiée en 1910 chez Dorbon l'Aîné. Ces do­cuments révèlent combien il remania les lettres, ainsi que leur agencement, supprimant certains passages, changeant les noms, divisant une même épître en plu­sieurs. L'ensemble comprend 25 feuillets autographes ré­digés à l'encre violette ou au crayon, bien lisibles, et 14 feuillets de placards tirés de Comoedia et largement an­notés et complétés de la main de Guitry. Le manuscrit s'ouvre sur une prétendue bibliogra­phie de « l'auteur », composée d'ouvrages pour le moins farfelus - À houille rabattue (moeurs minières), Le Tur­kestan belge, Manuel de zootechnie ou encore Prophylaxie des maladies vénéneuses (en préparation) -, qui fait écho aux titres non moins fantasques des premières pièces de Guitry (Chez les Zoaques, 1907 ; Le Kwtz, drame pas­sionnel, 1907 ; C'te pucelle d'Adèle, 1909). Cette liste sera largement modifiée pour le livre. Suivent alors huit lettres censément adressées à Guitry par Roulier-Davenel. Dans l'ouvrage, elles se­ront publiées dans un ordre tout à fait différent que dans Comoedia, parfois même de manière fragmen­taire. Ainsi, la première du manuscrit ouvrira le cha­pitre « Lettres d'Évreux » de l'ouvrage (p. 35) et révèle un Roulier-Davenel tourmenté : « Mon cher ami, Depuis votre départ, j'ai beaucoup pleuré. Votre présence m'avait fait énormément de bien, vos conseils étaient sages et m'avaient remonté, mais votre départ, fatal hélas !, m'a rejeté plus profon­dément dans la peine. » Mais la deuxième, datée du 27 octobre, est en partie inédite - on n'en retrouve­ra imprimées que les premières lignes (p. 46) : « Mon cher ami, Je ne sais pourquoi j'ai tardé à vous ré­pondre, car votre lettre m'apporta du réconfort. Ah ! oui, vous avez raison, mille fois raison ! » De même, la troisième lettre n'apparaîtra que de manière parcellaire (p. 39) et la cinquième se trouvera dans la partie « Pneumatiques », considérablement réduite : « J'ai couché hier avec une petite femme très gentille et qui, dans ses rapports avec les mes­sieurs, a l'habitude de remédier à sa maigreur par l'adjonction d'une de ses petites amies. » (p. 73). Dans sa version manuscrite, elle se poursuit par 95 lignes consacrées au directeur de théâtre Antoine : « La valeur d'Antoine est une des choses les moins contestables qui soient. C'est un travailleur ad­mirable et il a fait faire à l'art théâtral un pas de géant. Nous devons à son obstination le silence respectueux du public aux représentations du Ca­nard sauvage et des Revenants. » Dans le livre, Guitry choisira de faire paraître ce portrait, en les remaniant, sous le titre « Lettre où il est question d'Antoine ». Les 14 feuillets de placards avec corrections et va­riantes autographes comprennent une partie des pa­rutions de Comoedia contrecollées sur deux colonnes. Ainsi, la deuxième préface est presque totalement réécrite, seules les dernières lignes seront conservées pour l'édition en volume. De la troisième préface d'ori­gine, Guitry n'a rien conservé ; il reprend l'ensemble du texte et prévoit sur le feuillet l'e‎

‎COURTELINE Georges‎

‎Théâtre III & IV‎

‎- François Bernouard, Paris 1926, 14,5x21,5cm, relié. - Nouvelle édition parue dans les oeuvres complètes de l'auteur, un des 1240 exemplaires numérotés sur vergé de Navarre, le nôtre non justifié. Reliure en demi maroquin bordeaux à coins, dos à quatre nerfs sertis de pointillés dorés orné de quintuples caissons dorés, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier à la cuve, ex-libris encollé sur un contreplat, couvertures et dos conservés, tête dorée, reliure de l'époque signée de Kauffmann & Horclais. Envoi autographe signé de Georges Courteline : " A Achille Sacerdote et à la grande Jenny, leur ami." Quelques rousseurs affectant principalement la première garde et quelques marges de certains feuillets. Exemplaire joliment établi. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎COURTELINE Georges‎

‎Théâtre V‎

‎- François Bernouard, Paris 1927, 14,5x21,5cm, relié. - Nouvelle édition parue dans les oeuvres complètes de l'auteur, un des 1240 exemplaires numérotés sur vergé de Navarre, le nôtre non justifié. Reliure en demi maroquin bordeaux à coins, dos à quatre nerfs sertis de pointillés dorés orné de quintuples caissons dorés, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier à la cuve, ex-libris encollé sur un contreplat, couvertures et dos conservés, tête dorée, reliure de l'époque signée de Kauffmann & Horclais. Envoi autographe signé de Georges Courteline : " A Jenny la grande, son humble ami..." Quelques rousseurs affectant principalement la première garde et quelques marges de certains feuillets. Exemplaire joliment établi. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎COURTELINE Georges‎

‎Le miroir concave suivis de rimes‎

‎- François Bernouard, Paris 1926, 14,5x21,5cm, relié. - Nouvelle édition parue dans les oeuvres complètes de l'auteur, un des 1240 exemplaires numérotés sur vergé de Navarre, le nôtre non justifié. Reliure en demi maroquin bordeaux à coins, dos à quatre nerfs sertis de pointillés dorés orné de quintuples caissons dorés, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier à la cuve, ex-libris encollé sur un contreplat, couvertures et dos conservés, tête dorée, reliure de l'époque signée de Kauffmann & Horclais. Envoi autographe signé de Georges Courteline : " A Jenny Sacerdote, souvenir infiniment affectueux de son bien dévoué et bien sincère ami..." Quelques rousseurs. Exemplaire joliment établi. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎COURTELINE Georges‎

‎Les Linottes suivies de Tante Henriette (nouvelle inédite)‎

‎- François Bernouard, Paris 1926, 14,5x21,5cm, relié. - Nouvelle édition parue dans les oeuvres complètes de l'auteur, un des 1240 exemplaires numérotés sur vergé de Navarre, le nôtre non justifié. Reliure en demi maroquin bordeaux à coins, dos à quatre nerfs sertis de pointillés dorés orné de quintuples caissons dorés, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier à la cuve, ex-libris encollé sur un contreplat, couvertures et dos conservés, tête dorée, reliure de l'époque signée de Kauffmann & Horclais. Envoi autographe signé de Georges Courteline : " A Jenny Sacerdote, entre artistes et de tout mon coeur." Quelques rousseurs. Exemplaire joliment établi. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎COURTELINE Georges‎

‎Philosophie suivie de Pochades et croquis‎

‎- François Bernouard, Paris 1927, 14,5x21,5cm, relié. - Nouvelle édition parue dans les oeuvres complètes de l'auteur, un des 1240 exemplaires numérotés sur vergé de Navarre, le nôtre non justifié. Reliure en demi maroquin bordeaux à coins, dos à quatre nerfs sertis de pointillés dorés orné de quintuples caissons dorés, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier à la cuve, ex-libris encollé sur un contreplat, couvertures et dos conservés, tête dorée, reliure de l'époque signée de Kauffmann & Horclais. Envoi autographe signé de Georges Courteline : " Courteline à son amie la grande Jenny (Sacerdote), entre artistes..." Quelques rousseurs. Exemplaire joliment établi. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎AUDIBERTI Jacques‎

‎Monorail‎

‎- Egloff, Paris 1947, 12,5x18cm, broché. - Edition de l'année de l'originale, mention de neuvième édition. Envoi autographe signé de Jacques Audiberti à Pierre Verdier. Rousseurs sur les plats, papier jauni. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎SADE Donatien Alphonse François, Marquis de‎

‎La fête de l'amitié. Manuscrit autographe complet et unique.‎

‎- S.n. , s.l. [1810-1812], in-8 (18,5x23,5cm), (1f.) 2 f. découpés (78f.), broché. - La Fête de l'amitié. Unique complete autograph manuscript [The Friendship's Party] [Charenton asylum] n. d. [ca. 1810-1812], in-8: 18,5 x 23,5 cm , (1 f.) 2 f shaved (78 f.), original wrappers The complete original manuscript of the last play by the Marquis de Sade, ruled in red throughout, comprising 78 leaves of 12 lines written recto and verso. This manuscript, like the other extant items from the Marquis, was dictated to a scribe and corrected by Sade himself. Two pages at the beginning of the notebook were excised before the text was written. Contemporary pink paper wrappers, a few lacks to head and foot of spine. Ink title to upper cover "5/ La Fête de l'amitié" including a prologue and a vaudeville sketch entitled Hommage à la reconnaissance, these forming two acts of mixed prose, verse, and vaudeville. This title is incorrect, as shown by the first page, on which the following title appears: "La Fête de l'amitié. Prologue. Encadrant l'Hommage à la reconnaissance. Vaudeville en un acte." Manuscript note by the Marquis to verso of upper cover, indicating the position he intended this work to occupy within his oeuvre. Several manuscript corrections, annotations and deletions in Sade's hand, including a quote from his own work as prelude to the vaudeville: "On est des dieux l'image la belle quand on travaille au bonheur des humains. Hommage à la reconnaissance. [We are in the finest image of the gods when we work for the good of humanity. Homage to recognition.]" "This piece, written by the Marquis in honor of the director of the Charenton Asylum, M. de Coulmiers, was played in the Charenton theatre between 1810 and 1812, approximately a year before the total ban on the plays there was introduced on the 6 May 1813. This late work is the only play of Sade's entire theatrical output at Charenton that has come down to us." The play is historic testimony of Sade's genuine respect - despite the inevitable tensions - for the director of his final home, whom the play lauds under the transparently anagrammatic name of Meilcour. But La Fête de l'amitié is also, by its very subject, a precious source of information on the progress of psychiatric medicine, just freeing itself from its repressive accoutrements in favor of new therapeutic methods, like the drama productions to which Sade contributed heavily and to which he here pays singular homage. The piece is particularly Sadean in its approach of casting madness not in the negative form of an illness, but quite the opposite, through the character of the benevolent God Momus, the focal point in this atypical vaudeville. Essentially, though the feast the play describes is a celebration in honor of the director of an asylum similar to Charenton located in ancient Athens, the central figure is the god of insanity himself, whose presence completely upends the relationship between the sane and the sick - much like with the players in the production itself, in which you couldn't distinguish the professional actors from the inmates of the asylum. The whole production, including both song and dance, is made up of two plays - a prologue/epilogue, La Fête de l'amitié, followed by a vaudeville: Hommage à la reconnaissance, played by the same characters as the prologue. The complete production was played at the "festival for the Director." Each dramatic layer is an allegorical variant on the real situation and there's no doubt that the actors, as they got deeper and deeper into the piece, were still playing their own parts. The work of a polished writer in full control of his subject and all the various dramatic and narrative tools, this seemingly frothy piece - by virtue of belonging to the literary genre of homage, which is very conventional and strictly codified - nonetheless contains the subversive elements so dear to the Marquis. And it's also a man who has suffered the regular confiscation and destructio‎

‎SADE Donatien Alphonse François, Marquis de‎

‎Les antiquaires. Manuscrit autographe complet et unique.‎

‎- S.n. , s.l. août 1808, in-8 (17,5x21,5cm), (40f.) (3f. bl.), broché sous chemise et étui. - SADE Donatien Alphonse François, Marquis de Les Antiquaires. [The Antiquarians] Unique complete autograph manuscript [Charenton asylum] August 1808, in-8: 175 x 215 mm (6 7/8 x 8 7/16 "), (40 f.) (3f bl.), original wrappers The complete original manuscript of one of Sade's first works, ruled in pencil throughout, comprising 40 leaves written recto and verso. This manuscript, like the other extant items from the Marquis, was dictated to a scribe and corrected by Sade himself. Contemporary green paper wrappers with a small lack to middle of spine. Ink title, partly erased, to upper cover: 9/ Net et corrigé en août 1808 - bon brouillon. Les Antiquaires. Comédie en prose en 1 acte [Copied and corrected August 1808 - a good draft. The Antiquaries. A prose comedy in 1 Act]. This title is repeated on the verso of the upper cover. Numerous manuscript corrections, annotations and deletions in Sade's hand, principally adding blocking, and rich in both stage and acting directions. Written in 1776 and re-copied at Charenton in 1808, and most likely augmented at the time with various topical references - notably including an allusion to Napoleon, "of whom he was hoping, in vain, to receive permission to leave the asylum at Charenton as a free man" (p.94) - Les Antiquaires is one of the first theatrical pieces written by the Marquis and therefore one of his first literary works overall, written eight years before the Dialogue entre un prêtre et un moribond [Dialogue Between a Priest and a Dying Man]. Though the precise dating of these pieces is made difficult due to the lack of the original manuscripts, several clues have allowed bibliographers to date the initial composition of this piece to 1776, possibly with a corrected version during the Revolution and a few final changes at the time of this last edit, which is today the only extant manuscript of this play. These clues include the status of the Jewish and English characters, the style of the dialogues, and Sade's correspondence with theatres; the strongest clue being biographical in nature. Les Antiquaires can essentially be considered the true "theatrical version" of Sade's Voyage en Italie with which it shows a sustained intertextuality. The play is about an antiquary - in the 18th century sense of the term, which is to say a learned devotee of Classical culture - who wants to marry off his daughter to a friend with the same passion, who nonetheless finds a way of convincing him to let her marry her young lover. Whether it be in the learned dialogues of the antiquaries or in their eccentric parody by the young lover imitating them, Sade draws upon his own experience and observations from his travels, which he expands or twists, according to the viewpoint of his various characters. Hence, the description of Mount Etna by the lover - Delcour - is a parody of Sade's detailed description of the Pietra Malla volcano, and the made-up "subterranean tunnel linking Etna to America" is directly inspired by the tunnel of the Crypta Neapolitana, described by Sade in his Voyage. The Marquis would reach back to this same experience of volcanoes in one of the most famous scenes in his Histoire de Juliette. Barely returned from his latest grand tour and almost at the same time as writing his passionate and detailed account of the experience, Sade was thus also writing a satirical version of his own work (until his problems with the military authorities). The work is at the same time a social critique of pointless erudition and a self-mockery of his own passion for history and of his "zeal to see everything, his insatiable curiosity" (cf. Maurice Lever, preface to Voyage en Italie). This virulent satire is paradoxically twinned with a very erudite display of the author's knowledge of the latest architectural discoveries and the major contemporary questions in the field. This was, in fact, the element cr‎

‎MILLER Henry‎

‎Correspondance manuscrite complète d'Henry Miller avec Béatrice Commengé‎

‎- Pacific Palisades (CA) 1976-1978, 23 pages A4. - Henry Miller's complete manuscript correspondence with Béatrice Commengé Pacific Palisades (CA) 1976-1978 | 23 pages 21 x 29.7 cm A superb complete set of 17 autograph letters signed by Henry Miller and addressed to the writer Béatrice Commengé, the author most notably of Henry Miller, ange, clown, voyou [Henry Miller: angel, clown, thug] and translator of a number of works by Anaïs Nin. With an autograph envelope addressed by Henry Miller to Béatrice Commengé and an autograph letter signed by Anaïs Nin to Béatrice Commengé. In 1976, Béatrice Commengé, then a young literature student, began writing a thesis on Anaïs Nin and Henry Miller. From her home village in the Périgord region, she wrote to both. Nin, who was very unwell, apologized for not being able to help her. Miller, though, let himself be seduced at the outset by the idea of exchanging letters with an inhabitant of Domme, the village whose beauty he had lauded in The Colossus of Maroussi. Very quickly, impressed with the student's style and determination, he entered into a correspondence with her that would last until - two years before his death - Miller's eyesight broke down completely, preventing him from reading and writing. At this time, Miller, then 85, was living almost as a recluse in Pacific Palisades in California, rejecting the American way of life and its illusions, and dreading all-too frequent offers and invitations. But the old writer was very quickly charmed by Commengé's outlook on his work: «You are a gem! One of the very few ''fanas'' to understand me. Merci! Merci mille fois!» he writes in his second letter. A true epistolary friendship then develops between the ageing writer and his young muse: «I think of you as some sort of terrestrial angel», and «what a delight to get a letter from you»; «Keep writing me, please!» In passionate letters that are written and re-written, with their English mixed with French, words underlined, copious brackets and exclamation points, and post-scriptums squeezed into the margins, Miller examines his work and his memories. He refuses a purely academic correspondence, «To be honest with you, I don't think either A.N. or I, who are naturally very truthful persons, really succeeded with truth as it is conventionally thought of. We are both confirmed 'fabulators'.» Miller recommends the young woman the books he's been reading recently and his old friends: «[Lawrence] Durrel is the friend to talk to about me, [...] he knows me inside out»; «[he] is wonderful when you get to know him. éblouissant même»; «that great master of the French language - Joseph Delteil»; «Delteil is almost a saint. But a lively one,»; «Alf[red Perlès] is the clown, the buffoon, who made me laugh every day». He goes on to congratulate her on abandoning her didactic project in favor of an «imaginary book about [him]» and launches on a much more intimate correspondence. He confesses his shock, as well: «Did you read about the French prostitutes protesting and demonstrating in Paris against my receiving [the legion of honor]? They say I did not treat them well in my books. And I thought I had!!». He also shares his literary tastes: «I prefer the Welsh. They are the last of the poets». He also warns the future translator of Anaïs Nin against his former mistress' duality: «She is or was a complete enigma, absolutely dual. [...] Actually, I suppose there is always this dichotomy between the person and the writer», and confides to her her secrets: «she is slowly dying (of cancer) she refuses to admit it. (This is entre nous!)». He also discusses his latest loves: «I am in love with a very beautiful Chinese actress [...]. I seem to go from one to another, never totally defeated, never wholly satisfied. But this is near 'eternal' love as I've never been.» Indeed, despite his advanced old age, the author of Sexus has lost nothing of his passion for the fairer sex and his correspondent's being a woman i‎

‎BACHELARD Gaston‎

‎L'eau et les rêves. Essai sur l'imagination de la matière‎

‎- José Corti, Paris 1947, 12x18,5cm, broché. - Nouvelle édition pour laquelle il n'a pas été tiré de grands papiers. Envoi autographe signé de Gaston Bachelard à Xavier Regnauld : "... les rêveries d'un philosophe champenois..." [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎GRATIEN-MARIN Patrick‎

‎Flore urbaine‎

‎- Ecume, Paris 1990, 30,5x41cm, en feuilles sous chemise. - Edition originale imprimée à 2000 exemplaires signés par Patrick Gratien-Marin. Cet ouvrage consiste en un portfolio contenant 20 photographies de Patrick Gratien-Marin. Quelques claires salissures sur le premier plat de la chemise, second plat sali en tête, deux petites déchirures sur le dos. Rare. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎LOTI Pierre & VEDEL Emile & SHAKESPEARE William‎

‎Le roi Lear‎

‎- Calmann-Lévy, Paris 1904, 11,5x18,5cm, broché. - Nouvelle édition de la traduction française établie par Pierre Loti et Emile Vedel. Envoi autographe signé d'Emile Vedel au docteur Belières enrichi de la signature manuscrite de Pierre Loti. Un petit manque comblé en pied d'un plat, traces de pliures et déchirures en marges des plats. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

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