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‎Jules ROY - (Thierry MAULNIER)‎

‎Lettre autographe daté et signée adressée à Thierry Maulnier : "Je m'en console en lisant Blaise de Montluc qui se plaignait déjà de l'invention de l'arquebuse, l'innocent ! "‎

‎s. n. | Paris 24 décembre 1946 | 13.5 x 21 cm | Une feuille‎

‎Lettre autographe daté et signée adressée à Thierry Maulnier, 16 lignes à l'encre violette sur un feuillet à en-tête des éditions Charlot à Paris, à propos de son ouvrage "La vallée heureuse". "Paris le 24 dec.46, Mon cher Thierry Maulnier, c'est bien de la guerre industrielle qu'il s'agit dans la Vallée heureuse et vous l'avez parfaitement compris. Je m'en console en lisant Blaise de Montluc qui se plaignait déjà de l'invention de l'arquebuse, l'innocent ! Merci de tout coeur de ce que vous avez écrit dans Concorde. J'en suis profondément touché, et surtout heureux que mon livre ait établi le contact entre nous. Je veillerai à ce qu'il ne s erompe pas. Croyez-moi, cher Thierry Maulnier, bien affectueusement à vous. Jules Roy." - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Referenz des Buchhändlers : 88586

‎Henri MASSIS - (Thierry MAULNIER)‎

‎Lettre autographe signée adressée à Thierry Maulnier lui réclamant un article pour la Revue universelle concernant André Gide et le socialisme : "Les jeunes gens d'aujourd'hui (dont Gide est soucieux de ne point se désolidariser) vont à la révolution comme leurs aînés de 1914 allaient à la guerre..."‎

‎s. n. | Paris s. d. [1935] | 10.8 x 13.7 cm | Un double feuillet‎

‎Lettre autographe signée adressée à son ami Thierry Maulnier, 26 lignes à l'encre bleue à en-tête de la Revue universelle, lui réclamant un article à propos des positions politiques d'André Gide. Henri Massis, rédacteur en chef de la revue, presse son ami :"Il me faudrait très rapidement votre prochaine chronique. Il me semble qu'il y aurait quelque chose à tirer de l'article de Ramon Fernandez sur l'évolution d'André Gide dans la N.R.F. du 1er juillet". Il faudrait saisir ce qui concerne proprement Gide pour s'attacher à certaines réflexions sur le socialisme., le marxisme ou à une phrase comme celle-ci qui mériterait quelques commentaires : "Les jeunes gens d'aujourd'hui (dont Gide est soucieux de ne point se désolidariser) vont à la révolution comme leurs aînés de 1914 allaient à la guerre..." La Revue universelle, d'obédience monarchiste, fut fondée par Jacques Bainville et Henri Massis. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Referenz des Buchhändlers : 88587

‎Henri MASSIS - (Thierry MAULNIER)‎

‎Lettre autographe signée adressée à Thierry Maulnier lui réclamant un article pour la Revue universelle : "Je crois qu'il serait intéressant de répondre à l'article que Drieu la Rochelle a publié, ce matin, dans les Nouvelles littéraires"‎

‎s. n. | Paris s. d. [1935] | 10.8 x 13.7 cm | Un double feuillet‎

‎Lettre autographe signée adressée à son ami Thierry Maulnier, 14 lignes à l'encre bleue à en-tête de la Revue universelle, concernant son article publié prochainement et lui en réclamant un autre, en réponse à Pierre Drieu la Rochelle. Henri Massis, rédacteur en chef de la revue, résume la situation à son ami : "Votre "Réveil de l'héroïsme ? " passe dans le n° du 1er février. Je crois qu'il serait intéressant de répondre à l'article que Drieu la Rochelle a publié, ce matin, dans les Nouvelles littéraires. Qu'en pensez-vous ? Donnez-moi cela pour le n+ du 15... L'heure du déjeuner (vers une heure) est la plus propice pour notre rendez-vous." La Revue universelle, d'obédience monarchiste, fut fondée par Jacques Bainville et Henri Massis. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Referenz des Buchhändlers : 88588

‎Jean COCTEAU - (Jean MARAIS)‎

‎"C'est si merveilleux de s'être retrouvés l'un près de l'autre" Lettre autographe adressée à son grand amour Jean Marais‎

‎s. d. [juillet 1940] | 21 x 27 cm | Une page sur un feuillet‎

‎Lettre autographe de Jean Cocteau, signée de sa célèbre étoile, adressée à son grand amour, l'acteur Jean Marais. Une page à l'encre noire sur un feuillet. Traces de plis, plis transversaux inhérentes à l'envoi, deux taches d'encre au verso vierge de la lettre n'affectant pas le texte. Magnifique lettre d'amour de Cocteau à Marais, qui forment l'un des couples d'artistes les plus mythiques du XXe siècle. Sur fond de débâcle et d'Occupation allemande, leur lien indéfectible s'incarne en cette lettre de l'écrivain aux accents désespérés. * Publiée dans lesLettres à Jean Marais, 1987, p. 159. Cette missive d'un Cocteau transi d'amour a été rédigée alors que Jean Marais, mobilisé, avait rejoint le front en mai 1940. Cocteau s'était réfugié à Perpignan et la communication en ces temps troublés s'avérait difficile : "Ce matin sont arrivées ensemble la dépêche et la lettre où tu donnais ton adresse à tout hasard. Je devenai [sic] fou! Mon bon ange, Quelle joie cette dépêche ce matin. J'avais prié la veille pour la recevoir et pas dormi de la nuit à force d'attendre. J'ai couru au bureau de poste pour t'envoyer les sous - mais - sois avare - c'est la ruine et je ne sais plus où se trouvent mon frère et la charge. J'ai reçu ce soir une lettre de la secrétaire. Je compte l'envoyer à Paris arranger le gros de l'appartement. Après nos réfugiés nous aurons un gîte et notre étoile nous fournira du travail. C'est si merveilleux de s'être retrouvés l'un près de l'autre que j'ai confiance et que j'agirai comme si le drame n'existait pas. Du reste... du reste... mais je te parlerai c'est préférable. Tâche de te faire démobiliser vite. Perpignan n'est pas Saint-Tropez mais c'est un tel miracle d'avoir une maison qui est la nôtre et la mer tout près. Je te bénis. Je te demande de faire attention aux sous parce que avec le peu que j'ai ici je voudrais t'habiller des pieds à la tête Le tandem Cocteau - Marais rentrera bientôt à Paris, et subira les affres de l'occupation allemande qui interdira la reprise de leur sulfureuse pièce Les Parents terribles, qui avait rencontré un si grand succès en 1939. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Referenz des Buchhändlers : 88841

‎Charles BAUDELAIRE‎

‎« Je vous expliquerai très clairement ce que je puis faire, ce que je désire, - le possible, et l'impossible » Lettre autographe signée de Charles Baudelaire à Antoine Arondel‎

‎s. d. [mai 1854] | 13.9 x 21.7 cm | une page sur un feuillet‎

‎Lettre autographe signée de Charles Baudelaire adressée à Antoine Arondel, rédigée à l'encre noire sur un feuillet de papier bleu. Pliures inhérentes à l'envoi, d'habiles restaurations d'infimes manques n'affectant pas le texte, une petite déchirure sur la signature discrètement restaurée. Cette lettre a été retranscrite dans laCorrespondance I de Baudelaire (Collection de la Pléiade, p. 277) et datée par Claude Pichois de mai 1854. Baudelaire envoie des places de théâtre à son marchand d'art Antoine Arondel personnage sulfureux et sans scrupules qui profita du goût immodéré du poète pour les beaux-arts et excita sa manie de la collection. * Baudelaire possédant le génie de la poésie mais non celui des affaires, avait rapidement dépensé une grande partie de l'héritage paternel de 70 000 francs reçus à sa majorité en 1842. Son correspondant, le peintre-brocanteur Antoine Arondel, habitait en même temps que Baudelaire à l'hôtel de Lauzun, alors connu sous le nom de lhôtel Pimodan, sur l'île Saint-Louis. Au rez-de-chaussée, son dépôt de curiosités installé dans la cour de l'hôtel fut un « véritable lieu de perdition pour le prodigue »(Marie-Christine Natta, Baudelaire) : Arondel lui procura un grand nombre de « rêves peints sur la toile » - espagnolsà la manière du peintre baroque Zurbaran, et italiens dans le genre du Bassan.Le poète paya bien cher son antiquomanie, «s'endettant par des billets et des traites, dont le plus ancien remonte au 5 novembre 1843; plusieurs autres furent antérieurs à la dation du conseil judiciaire intervenue le 21 septembre 1844. Cet usurier fit tant et si bien que son client s'aperçut assez tôt qu'il était berné, mais sans pouvoir se dégager. D'où une moquerie décochée sous l'anonymat dans Les Mystères galans des Théâtres de Paris en 1844 et des mentions, mi-figue mi-raisin, dans les Salons de 1845 et de 1846.» (Claude Pichois, Lettres à Charles Baudelaire, 1973, p. 13). Baudelaire se vengea en effet dans un paragraphe sanglant des Mystères galans, qui visait également le baron Pichon à qui le poète louait ses appartements de lhôtel Lauzun: « N'avez-vous pas aujourd'hui MM. Hiéronyme Pichon, lordArundellet pas mal d'amateurs de rosses plus ou moins arabes, qui lésinent sur leur débauche, et grapillent sur le revenu du rat qu'ils paient, on ne fait aujourd'hui que de la débauche pot-au-feu». A la lecture de cette insulte, Arondel exigea que Baudelaire fasse des excuses à Pichon. Sous la menace, le poète consigna même par écrit sa rétractation. A lécriture de cette lettre en 1854, Baudelaire nétait toujours pas libre dArondel: «Les années passant, Baudelaire renouvelait les billets augmentés des intérêts. Arondel cherchait à recouvrer, multipliait les manuvres et se heurtait au refus de tout paiement par Ancelle[responsable de sa tutelle] » (Claude Pichois, ibid). Lune de ces manuvres fut de revendre les obligations à des hommes de paille. Désespéré, Baudelaire sollicite ici dans un cryptique et dramatique passage l'aide d'Arondel pour apaiser lun de ces désagréables personnages qui réclamait paiement : «Je vais vous écrire une lettre, dès ce soir, où je vous expliquerai très clairement ce que je puis faire, ce que je désire, - le possible, et l'impossible, puis vous m'écrirez pour me donner un rendez-vous pour voir votre Perducet, dont il faut absolument que je triomphe,- avec votre aide». Selon Pichois, «il nen fut rien», et Baudelaire nécrivit pas dautre lettre à son correspondant. Pour amadouer Arondel, Baudelaire lui offre des places de théâtre: «Je vous engage, si vous voulez voir mes merveilleux Chinois, à aller là-bas de bonne heure, car si vous vouliez esquiver le drame précédent, vous risqueriez fort de ne pas trouver de places, - le papier que je vous laisse étant un simple mot du directeur, et n'impliquant pas la retenue de places numérotées. » Cette troupe dacrobates avait satisfait le goût pour lexotisme de Baudelaire, qui louera « la grâce divine du cos‎

Referenz des Buchhändlers : 88937

‎GÉRARD-SÉGUIN (Jean Alfred Gérard-Séguin)‎

‎Lettre d'un peintre Communard et portraitiste de Balzac : " Ah si nous étions en 48 c'est-à-dire si j'avais 20 ans de moins" Lettre autographe signée en pleine Commune de Paris‎

‎s. n. | Paris 20 floréal an 79 19 mai [19 mai 1871?] | 13 x 20.5 cm | 3 pages sur un bifeuillet‎

‎Lettre autographe signée et datée "20 floréal an 79 19 mai" [19 mai 1871?],3 pages sur un bifeuillet bleu. Un petit manque affectant quelques lettres, traces de pli inhérentes à l'envoi. Rare missive d'un peintre et illustrateur Gérard-Séguin, connu pour son portrait d'Honoré de Balzac (Musée des beaux Arts de Tours). En pleine Commune de Paris, alors que la famine et les combats font rage, l'artiste lance un appel désespéré plein de gouaille. Cette lettre est l'un des rares manuscrits conservés d'un artiste prolifique dont la biographie demeure incomplète : "On connaît mal la vie et luvre de Jean Alfred Gérard-Séguin, si ce nest quil fut élève de Jérôme-Martin Langlois à lÉcole des Beaux-Arts de Paris, exposa au Salon entre 1831 et 1868 et, ami de léditeur Pierre-Jules Hetzel, travailla essentiellement dans lillustration dédition en fournissant des dessins pour divers livres, comme La Comédie Humaine de Balzac, dont il peignit aussi le portrait. Sous légide de Prosper Mérimée et des premières commissions des Monuments historiques, il assura aussi les relevés des fresques de Saint-Savin-sur-Gartempe." (musée de Valence). Républicain endurci, il soutient la Commune et avait déjà réalisé un important tableau historique sur la Révolution de 1848, représentant un "gardien de la paix et de la République". Gravement appauvri par le siège et âgé de 67 ans, il regrette pourtant dans ces lignes de ne pas pouvoir rejoindre les rangs des combattants communards. * "20 floréal en 79 19 mai à la rescousse mon cher Babik, à la rescousse... si vous avez une minute au milieu des occupations de cur et de dévouement que vous avez accepté pour songer à un ami, vite une pensée à cet ami... voilà l'affaire : vous savez que faute de quibus, j'ai été, non obligé, mais j'ai cru devoir décamper de l'atelier que vous connaissez, laissant là meubles renaissance et autres bibelots. Vous savez, de plus, que à titre de réfugié chez la bonne Mme Colins, nous formions un trio entre elle, son fils adoptif et moi, et le siège s'est passé pour nous malgré pas mal de privations et d'ennuis d'une manière pas trop horrible. L'ami Édouard perçoit 15 francs par mois au ministère de l'instruction publique moi je recevais par acomptes le prix d'un tableau fait précédemment. on boulottait mais depuis tout a changé le jeune homme est parti en Belgique auprès des élèves du père Colins et Mademoiselle Colins vient d'aller le rejoindre la pauvre fille n'y tenait plus l'égorgement journaliers des prolétaires qu'elle aime de toute son âme, l'ennui d'être éloigné de son fils adoptif, les coups de canon continuels, tout cela la rendait à moitié folle et je lai conduit au chemin de fer du Nord à moitié folle et à moitié hébétée en lui laissant mes derniers sous pour le voyage. Or sauf quelques provisions que nous avions faites et qui me servent à un repas quelconque je n'ai plus rien mais rien et ne sait que faire aussi mon brave et je recours à vous sans trop bien me rendre compte si mon épistème est bien nécessaire aujourd'hui. Ah si nous étions en 48 c'est-à-dire si j'avais 20 ans de moins la chose serait bientôt faite 3 semaines passées non en épicier bête mais à un tir à la carabine et bon pour le service. Présent mais aujourd'hui que les guiboles commencent à se fatiguer vite je serai plutôt en embarras qu'un secours pour mes braves frères d'arme [sic]. Voyez donc Oh Babick si oui ou non il est bien utile qu'un citoyen de ma trempe reste encore quelques années sur ce globe, et, si, oui, tâchez, comme vous pourrez, de me prêter une centaine de francs pour attendre jusqu'au moment où, de Belgique, mes amis pourront me faire parvenir quelques fonds, mais, cher ami la chose est pressée bougrement pressée.. car je n'ai plus le sou ,et si vous ne voulez pas que je crève de faim alerte. Ô Baleiskos ! Faites-moi savoir où comment et à quelle heure je pourrais vous trouver Embrassade bien fraternelle et toujours vive la République démocr et soc Gé‎

Referenz des Buchhändlers : 88961

‎(Valentine HUGO) - Marie-Laure de NOAILLES‎

‎Décalcomanie surréaliste signée [et] carte postale signée‎

‎s. n. | s. l. s. d. [1951] ; carte postale : 29 juin 1951 | 9.2 x 15 cm [carte postale 8,9x14cm] | Une feuille et une carte postale‎

‎Encre originale dédoublée par pliage et signée dans luvre «Marie-Laure», accompagnée dune carte postale autographe signée adressée à Valentine Hugo et rehaussée de dessins et inscriptions autographes sur le dessin de la place Victor Hugo. Superbe décalcomanie surréaliste de Marie-Laure de Noailles adressée à la peintre, modiste et photographe Valentine Hugo, la «Dame de Carreau» des surréalistes. * Au-delà de ses multiples étiquettes de muse, icône de mode, figure mondaine, célèbre mécène, écrivaine et poétesse, la vicomtesse de Noailles fut aussi un peintre accompli. Marie-Laure a produit une uvre éclectique qui interroge linconscient féminin, à linstar de sa consur et amie Valentine Hugo. Ce dessin apparaît clairement inspiré de Rorschach mais surtout des décalcomanies surréalistes une affinité pour cette technique quelle partagera avec le grand Oscar Dominguez dont elle sera lamante jusquà la mort de lartiste en 1957. Le style de cette encre préfigure ses toiles oniriques à la matière étalée, brouillée, quelle réalisera dans son atelier du clos Saint-Bernard à Hyères dans les années 1960. Valentine Hugo participe aux fameuses soirées des Années Folles aux déguisements extravagants organisées par les Noailles, et figure dans le scandaleux film de Buñuel et Dali, financé par le couple de mécènes. En 1930, les deux femmes rendent possible limpression du chef duvre surréaliste de Breton et Éluard LImmaculée Conception en achetant le brouillon et la mise au net. Valentine Hugo réalise plusieurs portraits de Marie-Laure de Noailles, dont le frontispice de son recueil de poèmes LAn quarante chez léditrice Jeanne Bucher. La vicomtesse a accompagné son offrande artistique dune carte postale autographe signée accompagnée dun affectueux message: «Pour ma chère Valentine, en souvenir de beaucoup de froid, de neige, et de stupidité, pour oublier la vilaine auto et se souvenir de léloquence dAragon qui surpasse toutes les politiques et aussi pour lui dire bonjour le 29 juin 1951 avec toute ma tendresse Marie-Laure.» Le choix dune carte postale représentant la place Victor Hugo et son monument nest pas anodin: Valentine Hugo vivait dans un grand appartement dont les fenêtres donnaient sur cette place portant le nom de son arrière-grand-père par alliance, dans le XVIe arrondissement. La vicomtesse a inscrit «Vive Hugo» puis «et Valentine», couronné de lauriers la statue du monument de Hugo, tracé une flèche indiquant son balcon quelle a rehaussé de dessins de fleurs. Même la petite fille devant le monument a reçu un petit jouet à roulettes. Laurence Benaïm raconte que la vicomtesse a plusieurs fois passé la nuit dans lappartement de son amie pendant lOccupation allemande: «Un soir quelles rentreront de chez Prunier, un garde braquera sa lanterne sur le visage de son amie. Qui êtes-vous! Vos papiers! Comment vous appelez-vous? Et Valentine de répondre: Comme la place». Rare composition tachiste de la «vicomtesse du bizarre» (Laurence Benaïm) à lune des figures majeures de lavant-garde surréaliste. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Referenz des Buchhändlers : 88988

‎Victor HUGO‎

‎Manuscrit autographe signé de la célèbre Ballade du Fou extrait de Cromwell, IV, 1‎

‎s. n. | s. l. s. d. [circa 1830] | 25 x 19.7 cm | Une feuille‎

‎Manuscrit autographe signé de la «Ballade du fou» de Victor Hugo, chantée par le bouffon Elespuru dans Cromwell (IV, 1). 2 pages sur un feuillet remplié contrecollé sur papier glacé vert. Superbe manuscrit de la plus célèbre chanson poétique de Victor Hugo, chantée par le fou Elespuru dans sa retentissante pièce Cromwell. Grotesque et sublime, cette uvre incarne la liberté du théâtre romantique prônée par Hugo dans la fameuse préface de la pièce: comme le souligne la Bibliothèque nationale de France, cette chanson «est le seul passage de la pièce qui peut rivaliser avec sa préface pour la notoriété». * La graphie fine et élégante place le manuscrit dans les jeunes années du poète-dramaturge, immédiatement ou quelques années seulement après la composition du poème. Cette uvre fut dailleurs le tout premier extrait de Cromwell à paraître, un an avant la publication de la pièce. Hugo décida en effet de placer le poème en épigraphe de sa dixième ballade «À un passant» publiée dans Odes et ballades (1826). Il est intéressant de noter que cette épigraphe ne figure pas dans le manuscrit dOdes et Ballades conservé à la BnF. Hormis dans le texte intégral de Cromwell, il ne demeure donc en institution aucun autre manuscrit autographe de la Chanson dElespuru. On ne compte plus les éloges et les hommages poétiques suscités par cette envoûtante chanson: pour Barbey dAurevilly, Hugo est avant tout «le chansonnier de la délicieuse Chanson du Fou [] ces gouttes de rosée frémissantes, rouges du soir, qui suffisent pour noyer toute une tête humaine dans un infini de rêveries!» (Les uvres et les hommes). La tête remplie des vers dHugo dont il fréquente le cénacle, Alfred de Musset reproduira parfaitement la structure de cette Chanson dans La Nuit, lun de ses tous premiers poèmes. Comme le remarque Hovasse, «Quantité de poètes se seraient damnés pour lécrire» citant le poème en intégralité dans sa biographie. Alfred de Vigny sen disait «fou comme le prétendu fou» (lettre du 19 novembre 1826) et applaudira Cromwell, son «livre immortel», qui «couvre de rides toutes les tragédies modernes». Linnocente ritournelle est surtout une superbe démonstration du génie hugolien qui sadapte et excelle dans tous les formes de création littéraire. En alliant pentasyllabes et vers de deux syllabes, Hugo ressuscite le lai, composition poétique usitée au Moyen Âge et à la Renaissance. Son rythme court et entraînant venu du fond des âges est pourtant résolument moderne: du Verlaine avant Verlaine, qui reprendra cette acrobatie métrique pour sa «Colombine» de Fêtes galantes et sen inspirera sans doute dès Poèmes saturniens pour composer «Chanson dautomne». Le bouffon Elespuru qui donne voix à ce poème est, de plus, le tout premier personnage créé par le jeune Hugo à seulement neuf ans. Avant même de se penser romancier, dramaturge ou poète, Hugo, alors malheureux élève du colegio des nobles à Madrid, inscrivit «Elespourou Elespuru» sur son exemplaire des uvres de Tacite (désormais dans sa maison de la place des Vosges). Ce nom dont il moque la prononciation est celui de son camarade Don Francisco Elespuro, «affreux grand gaillard, à cheveux crépus, à mains griffues, mal bâti, mal peigné, mal lavé, paresseux incurable et ne tourmentant pas plus son encrier que sa cuvette, hargneux et risible, qui sappelait Elespuru» écrira-t-il dans Victor Hugo raconté. Il se vengea de lui à sa manière, en le présentant comme lun des personnages les moins attrayants dans lun de ses drames, mais lui conféra ainsi limmortalité. Elespuru, le bouffon grotesque par excellence, chante le sublime avec ce poème, «une de ces adorables pièces en quelques vers, où le géant Hugo a montré parfois quil savait être aussi délicat que fort, et aussi mystérieux quéclatant» (Fernand Gregh). Hugo fit de ses pièces le théâtre de ses vengeances: Elespuru, puis Gubetta, lexécuteur des basses uvres de Lucrèce Borgia a pour origine le violent‎

Referenz des Buchhändlers : 89005

‎Jacques DERRIDA‎

‎Carte postale autographe adressée depuis Yale à son ami Jos Joliet‎

‎s. n. | 1980 | 15 x 10.2 cm | Une carte postale + une enveloppe‎

‎Carte postale autographe signée de Jacques Derrida adressée à son ami Jos Joliet, depuis l'Université de Yale dans le Connecticut, 18 lignes à l'encre bleue, enveloppe manuscrite jointe. La carte représente une vue du Sterling Memorial Library de l'université. En 1975, Jacques Derrida devient professeur invité à l'université de Yale à New Haven dans le Connecticut. Jacques Derrida déplore le fait de n'avoir pas eu l'opportunité de rencontrer son ami tout en se réjouissant de bientôt retrouver la France : "Dans quelques jours, je serai rentré (heureux de retrouver les "proches" mais un peu terrifié à l'idée de ce que je vais devoir affronter autrement..." Joseph Joliet, ancien étudiant de Jacques Derrida devint un très proche ami du philosophe. Très attentif à l'écriture de Joliet, Derrida rédigera la préface de son roman: "L'enfant au chien assis" et le soutiendra dans ses périodes difficiles (cf. Derrida de Benoit Peeters). - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Referenz des Buchhändlers : 89017

‎Julien GRACQ‎

‎Carte postale autographe adressée à son proche ami et monographe Ariel Denis : "j'avais décidément raison de vous recommander une saine stratégie syndicale..."‎

‎s. n. | s. l. s. d. [1981] | 15 x 10.5 cm | Une carte postale‎

‎Carte postale autographe signée adressée à son ami Ariel Denis depuis sa résidence estivale de Vendée, 22 lignes à l'encre noire. La carte postale représente une vue générale de la corniche de Saint-Hilaire-De-Riez en Vendée. Julien Gracq se félicite de ses bons conseils prodigués à son ami tout en regrettant les petits calculs étriqués de la vie administrative : "j'avais décidément raison de vous recommander une saine stratégie syndicale : faute ce cet appui je crains qu'il n'y ait plus de belle carrière dans l'enseignement ! J'espère tout de même que la stabilité au moins va venir couronner vos efforts (il y en a un de ma part sous le beau style ! malgré les vacances)" L'écrivain evoque ensuite une adaptation de L'Or du Rhin de Richard Wagner qu'il a vue tout récemment à la télévision : "bonne direction d'acteurs, costumes qui en définitive ne gênent pas, décors plutôt catastrophiques, aussi bien le barrage style Génie Rural, que le Walhalla dont on espère tout de même qu'il n'a pas épuisé l'imagination du décorateur. Mis à part l'excellent jeu des acteurs, que la télévision met en relief, il n'y pas de quoi se récrier. (Comme vous je ne pourrai voir le reste du Ring, et je m'en consolerai ! )" Julien Gracq s'autorise un dernier conseil à son ami : "tâchez d'aller voir Saint François du Désert que j'ai manqué autrefois et dont Barrès dit merveille." - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Referenz des Buchhändlers : 89018

‎Walt DISNEY‎

‎Portrait photographique signé par Walt Disney‎

‎s. n. | s. l. s. d. [circa 1960] | 20.4 x 25.5 cm | Une photographie‎

‎Portrait photographique des studios Disney en noir et blanc représentant Walt Disney. Un infime trait noir au niveau des cheveux. Rare et belle signature manuscrite de Walt Disney à l'encre noire inscrite dans le cliché. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Referenz des Buchhändlers : 89055

‎[MARINE ESPAGNE] Relazion de la Esquadra para salir à la Mar, del mando del Exmo Sor Dn Luis de Cordoua y los Exmos Dn Anto de Vllua y Dn Migl Gaston Relation de lescadre prête à prendre la mer, sous le commandement de Son Excellence Don Luis de Cordoua et de Leurs Excellences Don Antonio de Ulloa et Don Miguel Gastón‎

‎s. n. | Sans lieu d'édition s.d. (ca 1779-1780) | 14.8 x 20.8 cm | Une feuille‎

‎Manuscrit de trois pages un quart rédigé à l'encre noire sur un bifeuillet. Une pliure longitudinale. Manuscrit se rapportant à l'état nominatif de l'escadre espagnole qui prit la mer sous le commandement de Don Luis de Cordova, Don Antonio de Ulloa et Don Miguel Gastón. * Elle est composée de 31 vaisseaux (dont la Santissima Trinidad de 116 canons, un des plus gros vaisseaux de ligne de l'époque) et de 9 frégates. Pour chaque vaisseau sont indiqués le nom de son commandant et le nombre de ses canons. La date de ce document, écrit probablement par un officier de cette escadre, n'est pas indiquée mais il est possible de la situer assez précisément vers 1779-1780 d'après les dates des différents vaisseaux (cf. le site sur la marine espagnole aux XVIII-XIXe siècles : todoababor.webcindario.com). Il s'agit sans doute d'une sortie en relation avec l'expédition conjointe franco-espagnole de 1779 destinée à envahir l'Angleterre. À la tête de cette escadre ont été mis deux des plus grands marins de cette époque : Luis de Cordova (1706-1796), lieutenant général de la flotte depuis 1775 et Antonio de Ulloa (1715-1796), capitaine de la flotte en 1767, qui avait accompagné en 1735 l'expédition de Bouguer et La Condamine pour la mesure d'un arc du méridien terrestre au Pérou. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Referenz des Buchhändlers : 89207

‎Edmond de PONCINS‎

‎Manuscrit autographe inédit et complet "Notes sur les Indes"‎

‎Sans nom d'éditeur | Sans lieu d'édition s. d. (ca 1892) | 21 x 34.5 cm | Relié‎

‎Manuscrit autographe inédit, complet, daté et signé, rédigé par le vicomte Edmond de Poncins entre le 12 septembre 1891 et le 12 juin 1892. 775 pages, mal chiffrées 1-567 puis 567-774. Petit in-folio (21 x 34,5 cm). Reliure de l'époque en demi-chagrin vert sapin à coins, dos à cinq nerfs sertis de filets noirs et orné de caissons à froid avec fleurons centraux dorés, titre doré au dos : « Notes sur l'Inde, 1892 ». L'auteur a lui-même inscrit en tête du volume le titre légèrement différent « Notes sur les Indes ». Plats de cartonnage vert encadrés de filets à froid, gardes et contreplats de papier peigné, tête rouge. Ex-libris gravé de l'auteur contrecollé sur un contreplat, représentant une tente dressée au pied d'un baobab. * Ce volumineux journal s'ouvre à Marseille le 12 septembre 1891, au moment où Poncins embarque à bord du Peï-Ho, paquebot des Messageries Maritimes affecté depuis 1870 à la ligne d'Extrême-Orient. Parmi les passagers, il signale le gouverneur d'Obock, très probablement Léonce Lagarde, alors à la tête de la colonie, ainsi qu'un général britannique chargé de l'inspection de la cavalerie des Indes. À vingt-cinq ans, Poncins ne possède encore ni la réputation ni les distinctions que lui vaudront bientôt ses explorations d'Asie centrale. Tout est pourtant déjà en place dans ces pages : la curiosité géographique, le goût de l'itinéraire difficile, l'attention portée aux reliefs et aux voies de communication, mais aussi la passion de la chasse qui déterminera une large part de ses voyages ultérieurs. Le journal suit son avancée presque au jour le jour à travers le sous-continent. Après Bombay et Poona, il visite les sanctuaires bouddhiques de Karlee et d'Ajanta, puis gagne le Gujarat, où il organise des chasses au crocodile sur la Sabarmati. Le voyage se poursuit au Rajasthan, par Udaipur, Jaipur et Alwar, avant Delhi, Agra et la vallée du Gange. Calcutta ouvre une nouvelle séquence du récit, dominée par une longue campagne dans les marais et les mangroves des Sunderbans, puis par la remontée vers l'Assam. Poncins regagne enfin l'ouest par le Pendjab et Karachi, où le journal s'achève le 12 juin 1892. Cette traversée n'est pas recomposée après coup. Les dates successives, la continuité de l'écriture et l'ampleur même du manuscrit lui conservent le rythme d'une expérience immédiate. Les départs, les attentes, les étapes et les accidents de parcours voisinent avec les descriptions de villes, de paysages et de monuments. Le voyageur note les animaux poursuivis, les conditions de chasse, les moyens de transport, les rencontres et les détails matériels de la route. L'Inde s'y découvre moins comme un tableau ordonné que comme une succession de lieux éprouvés par la marche, le train, la navigation et le campement. La chasse fournit souvent l'objectif immédiat de l'étape, mais elle ne résume pas le regard de Poncins. Elle le conduit vers les zones humides, les forêts, les cours d'eau et les territoires éloignés des grands centres, l'obligeant à observer la topographie et les conditions concrètes du déplacement. Dans les Sunderbans puis en Assam, le récit prend ainsi la forme d'une exploration progressive du milieu, où l'animal recherché, le paysage et l'organisation de l'expédition deviennent inséparables. Cette première expérience indienne prépare directement le voyage qui devait établir sa réputation. Dès 1893, Poncins repart vers l'Asie centrale. Depuis le Turkestan russe, il traverse les Pamirs et gagne le Cachemire, consignant ses étapes, ses températures, ses observations cartographiques et ses photographies. Les documents remis à la Société de géographie, aujourd'hui conservés à la Bibliothèque nationale de France, témoignent de la précision méthodique acquise au cours de ces voyages. L'expédition lui valut une médaille d'argent de la Société de géographie et donna naissance, en 1897, à Chasses et explorations dans la région des Pamirs. Né à Saint-Cyr-les-Vignes le 25 mars 1866, Edmond de Montaign‎

Referenz des Buchhändlers : 89339

‎Paul VERLAINE‎

‎"faut que ça fasse encore un peu gueuler" Lettre autographe à Anatole Baju‎

‎Sans nom d'éditeur | Sans lieu d'édition s. d. [1888] | 11.2 x 17.7 cm | Une page sur un feuillet‎

‎Lettre autographe de Paul Verlaine adressée à Anatole Baju, une page à l'encre sur un feuillet filigrané. Deux petits discrets renforts d'adhésif au verso. Publiée dans la Correspondance Verlaine, vol. III, CDLIII, p. 26-27. Importante lettre de Verlaine, le plus Décadent des poètes, adressée au directeur et rédacteur en chef de la revue Le Décadent, qui publia bon nombre de ses poèmes en édition pré-originale. Le poète annonce la sortie d'un recueil intitulé Amis, faisant une référence provocatrice aux scandaleux poèmes saphiques qu'il fit paraître clandestinement en 1867 sous le titre Amies. * Ce livre, que Verlaine avait eu le projet de publier à petit nombre chez l'éditeur Savine, forma la matière d'une partie de son célèbre recueilDédicaces, paru en 1890, à la Bibliothèque Artistique et Littéraire. La lettre dévoile bien l'intention de jouer sur les nombreux sens de ces "amis" qui auront chacun une dédicace dans son recueil : "faut que ça fasse - ce titre - encore un peu gueuler puis la surprise éclatera en admettant qu'un livre de vers éclate." Dans le post-scriptum, Verlaine racontre être parti "à la conquête de [m]on ange" - on ne peut s'empêcher de penser à un autre ange verlainien à qui il rendra hommage dans deux poèmes de Dédicaces : "Mortel, ange ET démon, autant dire Rimbaud" (LXII). "Mon cher monsieur Baju, Annoncez donc à paraître prochainement (sans nom d'éditeur) Les Amis - poésies par Paul Verlaine Ce sera toutes des choses purement cordiales et amusantes qu'il y a dans Parallèlt plus quelques ballades et sonnets tout simples et le titre l'indique, amicaux. Inutile de préciser ça faut que ça fasse - ce titre - encore un peu gueuler puis la surprise éclatera en admettant qu'un livre de vers éclate. Ah mercredi j'ai bien regretté de n'être pas là avant hier quand monsieur Duplessys et venu j'étais à la Bastille à la conquête de mon ange et j'en revenais en voiture quand lui y allait en voiture aussi, à ma recherche. dites-lui aussi à mercredi." - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Referenz des Buchhändlers : 89382

‎Henri BERGSON‎

‎"quelle philosophie vous consolera des tristesses de la vie ?"‎

‎Sans nom d'éditeur | Sans lieu d'édition 16 avril 1912 | 9.9 x 6 cm | Une carte de visite avec enveloppe‎

‎Carte autographe signée et datée du 16 avril 1912 par Henri Bergson adressée à M. Masson de Saint-Félix. Une enveloppe autographe jointe avec la mention du destinataire "Lettre de M. Bergson / Membre de l'Institut / mon professeur de philosophie au Lycée de Clermont Fd". Touchante lettre de condoléances d'Henri Bergson à un ancien élève de sa classe de philosophie à Clermont-Ferrand où il enseigna cinq années de 1883 à 1888 au lycée Blaise-Pascal et à la Faculté des Lettres. "Mon cher ami, La nouvelle du grand deuil qui vous frappe me touche profondément. Laissez-moi vous envoyer l'expression de ma très vive sympathie. Depuis plus de 2 mois j'avais préparé une lettre pour vous, en réponse à celle que vous m'aviez adressée ; j'attendais pour vous l'envoyer d'avoir un de mes travaux que je désirais y joindre et dont l'édition est épuisée vous le recevrez bientôt. Je n'ai pas besoin de vous dire combien j'ai été heureux d'apprendre que vous ne perdez pas de vue la philosophie. Hélas quelle philosophie, si consolante soit-elle, vous consolera tout à fait des tristesses de la vie ? Cordialement à vous / H. Bergson" - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Referenz des Buchhändlers : 89384

‎Henri BERGSON‎

‎Carte autographe signée et datée à un ancien élève‎

‎Sans nom d'éditeur | Sans lieu d'édition 1909 | 9.9 x 6 cm | Une carte de visite‎

‎Carte autographe signée et datée du 18 février 1909 par Henri Bergson adressée à M. Masson de Saint-Félix. Deux ans après la parution de L'Evolution créatrice, Bergson remercie un ancien élève de sa classe de philosophie à Clermont-Ferrand où il enseigna cinq années de 1883 à 1888 au lycée Blaise-Pascal et à la Faculté des Lettres. "Merci mon cher ami, pour votre mot si aimable. Je n'ai pas besoin de vous dire quel bon souvenir je garde de votre passage dans ma classe à Clermont. Je ne sais si je pourrai aller de sitôt dans la Lozère, comme vous voulez bien m'y engager ; mais si vous vous trouvez à Paris, vous me ferez grand plaisir en venant causer avec moi / Bien cordialement / H Bergson" - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Referenz des Buchhändlers : 89385

‎Jean Auguste Dominique INGRES‎

‎Ingres présente "L'Arétin et lenvoyé de Charles Quint" et "LArétin chez le Tintoret"‎

‎15 mai 1829 | 18.5 x 24 cm | Deux pages sur une feuillet‎

‎Lettre autographe signée de Jean-Auguste-Dominique Ingres à Charles Paillet avec son adresse et titre autographes "commissaire expert honoraire des Musées Royaux", tampons postaux. Traces de plis inhérents à l'envoi. Une déchirure marginale restaurée, sans atteinte au texte. Exceptionnel manuscrit dans lequel Ingres donne les descriptions et les consignes d'exposition de ses deux tableaux inspirés de la vie de l'Arétin : "L'Arétin et lenvoyé de Charles Quint" et LArétin chez le Tintoret". * Le peintre avait exécuté ces deux tableaux d'histoire en 1815 et présentés au Salon de 1824 à Paris - choisissant des épisodes de la romanesque et scandaleuse vie de l'Arétin : "Par le choix de ce sujet, Ingres affirme lindépendance du créateur face aux puissants. Il témoigne également du grand succès dans la première moitié du XIXe siècle des représentations dépisodes de la vie des peintres ou des écrivains du passé, illustrés sur un mode anecdotique." (Musée des Beaux-Arts de Lyon). Cette lettre fait rérérence à l'apparition des toiles en 1829 dans une « Exposition au profit de la caisse ouverte pour l'extinction de la mendicité » à la galerie Lebrun, fondée par le défunt mari d'Elizabeth Vigée-Lebrun.Les descriptions données par Ingres dans cette lettre seront publiées dans le catalogue de l'exposition (Explication des ouvrages de peinture et sculpture [...], Coniam, 1829, p. 20-21). Ingres les adresse au respecté marchand de tableaux Charles Paillet - tout en précisant sa qualité d'expert du musée du Louvre dans son adresse au verso de la missive. Les oeuvres sont aujourdhui conservées en collection privée (L'Arétin et l'Envoyé de Charles Quint a été récemment vendu par la Stair Sainty Gallery). Ingres revisitera le sujet de ces toiles et en exécuta une autre version en 1848 aujourd'hui au Musée des Beaux-Arts de Lyon. Intéressante missive, qui nous apprend qu'Ingres fut l'auteur des descriptions de ses propres oeuvres, lors de leur exposition en 1829. Monsieur j'ai l'honneur de vous envoyer les notices de mes 2 tableaux sur Pierre Arétin. ces 2 tableaux moralement liés par le sujet ne peuvent être exposés qu'ensemble, cependant un seul tableau peut les séparer. J'ai l'honneur de vous prier monsieur de les exposer dans la travée en face de celui du Philippe V. Je vous les apporterai moi-même lorsque j'irai le 24 retirer ceux qui ne doivent plus figurer à l'exposition. J'ai l'honneur de vous saluer avec une parfaite considération Ingres Sujet du premier tableau sur Pierre Arétin surnommé le fléau des princes. Charles 5 à son retour d'Afrique lui envoya pour l'engager à se taire une chaîne d'or de la valeur de 100 ducats: «voilà dit le Satyrique un bien petit don pour une si grande sottise». Sujet du II Tableau L'émulation dégénérée en jalousie avait brouillé le Tintoret et le Titien. LArétin intime ami du dernier prit son parti et se déchaîna contre le Tintoret. Celui cy le rencontrant un jour près de sa maison le pria d'entrer sous prétexte de lui faire son portrait. A peine le fléau des princes fut il assis que le peintre vint à lui, le pistolet à la main. « Eh, Jacques s'écria le poète épouvanté que voulez-vous donc faire ? prendre votre mesure, répondit gravement le Tintoret et après l'avoir mesuré, il ajouta du même ton : « vous avez 2 de mes pistolets et demie de haut » et le renvoya...» - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Referenz des Buchhändlers : 89386

‎(envoi à Jacques BENOIST-MÉCHIN) - René GROUSSET‎

‎Le conquérant du monde (Vie de Gengis Khan)‎

‎Albin Michel | Paris 1944 | 13.8 x 21.4 cm | Broché‎

‎Edition originale pour laquelle il n'a pas été tiré de grands papiers. Iconographie, ouvrage bien complet de ses 2 cartes dépliantes en fin de volume. Envoi autographe signé de René Grousset : "A monsieur Benoist-Méchin en témoignage de profonde reconnaissance" accompagné de la signature manuscrite de Geneviève Grousset. Nous joignons une lettre autographe signé d'une page de René Grousset adressée à Jacques Benoist-Méchin dans laquelle il remercie ce dernier pour ses interventions concernant son gendre et sa fille qu'il a sauvée. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Referenz des Buchhändlers : 89598

‎ANONYME‎

‎[CONSTANTINOPLE] Exceptionnel Album de 54 caricatures originales‎

‎Sans nom d'éditeur | Sans lieu d'édition s. d. [1870] | 40.5 x 27.9 cm | Relié‎

‎[CONSTANTINOPLE] Exceptionnel album de 54 caricatures originales, parfois légendées, exécutées à l'encre de Chine, au crayon et à l'aquarelle, comprenant également trois petits dessins au crayon sur feuilles volantes. Sans date [circa 1872-1873]. Petit in-folio oblong de 47 pages (40,5 x 27,9 cm). Plein vélin ivoire à recouvrement de l'époque, dos lisse orné de filets rouges, un accroc restauré en tête du dos, filet rouge encadrant les plats, quelques taches sur les plats, gardes et contreplats de papier peigné, tranches rouges. Composé avec toute vraisemblance par un amateur de talent, cet album aussi spirituel que personnel met en scène les aventures et mésaventures d'un petit cercle de personnages récurrents, manifestement liés, de près ou de loin, à l'ambassade de France près la Porte ottomane. Un fragment de papier à en-tête imprimé « Ambassade de France », glissé entre deux feuillets, vient d'ailleurs conforter cette provenance. * Les premières scènes conduisent le lecteur à Florence en septembre 1872, puis à Rome en novembre et décembre de la même année. Au fil des pages se succèdent le temple de Vesta, une arène antique détournée en clin d'il aux jeux du cirque (« Ave Cesar »), des soirées au théâtre, des promenades au Capitole ou à cheval, jusqu'à un vaste panorama aquarellé tournant en dérision la guerre franco-prussienne de 1870 et ses principaux protagonistes. Les légendes autographes donnent vie à cette chronique graphique, où se mêlent humour, souvenirs de voyage et satire mondaine. Le petit groupe croqué à Rome réunit notamment les vicomtes de Bresson, de Mareuil, d'Hauterive et d'Hérisson, le général de Castelbajac et le baron de Talleyrand. L'album renferme également une lettre autographe signée à l'encre noire, ornée en marge de caricatures à la plume, adressée à « Monsieur H. Fournier » et ouverte par cette apostrophe facétieuse : « Cher Washington n°2 ». Un beau portrait au crayon est, quant à lui, identifié comme représentant Khalil Bey. Le vicomte de Bresson se laisse identifier avec une grande vraisemblance comme Paul Alfred, vicomte de Bresson (1834-1904), alors secrétaire de l'ambassade de France à Rome, précisément au moment où se déroulent les scènes de l'album. Il poursuivra ensuite une brillante carrière diplomatique qui le conduira successivement à Bruxelles, Madrid, Belgrade puis en Suisse. Le destinataire de la lettre paraît être Hugues Marie Henri Fournier (1821-1898), futur ambassadeur de France près la Porte ottomane, nommé à Constantinople le 31 décembre 1877. Quant au portrait légendé de Khalil Bey (1831-1879), il évoque le célèbre diplomate et homme d'État ottoman, ambassadeur à Vienne avant son retour à Constantinople en 1872 pour y épouser la princesse égyptienne Nazli Fazl. Si Khalil Bey est aujourd'hui demeuré célèbre, c'est moins pour sa carrière diplomatique que pour son extraordinaire collection de peintures, dispersée aux enchères à Paris le 16 janvier 1868 afin d'éponger ses dettes de jeu. Elle réunissait notamment L'Origine du monde et Le Sommeil de Gustave Courbet, Le Bain turc d'Ingres et L'Assassinat de l'évêque de Liège de Delacroix, aujourd'hui conservés au musée d'Orsay, au Petit Palais et au Louvre. Rare témoignage illustré des milieux diplomatiques français de la fin du Second Empire et des débuts de la III? République, cet album associe souvenirs de voyage, satire politique et chronique mondaine, tout en offrant un éclairage inédit sur plusieurs figures appelées à marquer les relations entre la France et l'Empire ottoman. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Referenz des Buchhändlers : 89636

‎Rinaldo FULIN‎

‎[COLOMB CHRISTOPHE] Dell' Attitudine di Venezia dinanzi ai grandi viaggi marittimi del secolo XV. Discorso letto nella solenne adunanza del R. Istituto Veneto di scienze, lettere ed arti il di 15 agosto 1881 [COLOMB CHRISTOPHE - De lattitude de Venise face aux grands voyages maritimes du XVe siècle. Discours lu lors de la séance solennelle de lInstitut royal vénitien des sciences, lettres et arts, le 15 août 1881]‎

‎Tipografia di G. Antonelli | Venise 1881 | 15 x 22.2 cm | Broché‎

‎Edition originale. Un seul exemplaire au CCF (Roanne). Reliure en demi basane verte, dos lisse fendillé et comportant des manques, plats de papier peigné, couvertures imprimée conservées, reliure de l'époque. Deuxième plat ayant tendance à se détacher. L'historien vénitien Ronaldo Fulin (1824-1884) effectua de nombreuses publications et études originales à partir des fonds très riches de l'Archivio di Stato de Venise. La question qu'il traite dans cette communication offre un lien avec les rapports présumés de Colomb et de Venise (cf. les lettres jointes). Exemplaire du célèbre américaniste Henry Harrisse (1829-1910), spécialiste des premières découvertes du Nouveau Monde, avec envoi autographe de Ronaldo Fulin en tête du premier plat de couverture. Henri Harrisse a enrichi cette plaquette de 7 lettres autographes signées contrecollées, en français ou en italien, généralement accompagnées de leurs enveloppes : 1. Une de l'historien italien Cesare Cantù (1804-1895), du 10 décembre 1881. - 2. Une du colombiste Marcello Staglieno (1829-1909), du 3 août 1888. - 3. Une du directeur de l'Archivio di Stato de Venise (signature illisible), du 27 juin 1888. - 4. Une carte de l'éditeur B. Calore, en date du 17 décembre 1881. - 5.-6. Deux lettres du philologue et hispaniste Alfred Morel-Fatio (1850-19245), datées du 2 et du 9 décembre 1881. - 7. Une lettre de Henry Vignaud (1830-1922), comme premier secrétaire de la Légation des Etats-Unis à Paris de 1882 à 1909, en date du 30 mai 1888. La plupart tournent autour de l'existence d'une prétendue lettre de Christophe Colomb au Sénat de Venise, avant les voyages d'exploration. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Referenz des Buchhändlers : 89695

‎Paul GAFFAREL - Charles MAUNOIR - Charles DELAGRAVE‎

‎La Mer des Sargasses. Manuscrit complet de 50 pages. [relié ensemble] édition originale de La Mer des Sargasses. 10 lettres manuscrites adressées à Paul Gaffarel.‎

‎Sans nom d'éditeur | Sans lieu d'édition s. d. [1872] | 18.5 x 34 cm | 5 volumes reliés en 1‎

‎Manuscrit autographe complet de 50 pages écrites au recto de chaque feuillet comportant de nombreuses ratures et corrections. Le manuscrit a été publié dans le Bulletin de la Société de Géographie de décembre 1872. Reliure en plein chagrin rouge, dos à cinq nerfs orné de fleurons et de doubles caissons dorés décorés de motifs floraux dorés, double de doubles filets dorés sur les plats, gardes et contreplats de papier peigné, encadrement d'une dentelle dentelle dorée sur les contreplats, filets dorés sur les coupes, coins émoussés, reliure de lépoque. Les feuillets sont numérotés de 1 à 50 dans langle supérieur gauche ; une numérotation plus ancienne, biffée, se trouve dans la marge supérieure. Trois parties composent cette étude : -Histoire de la mer des Sargasses (pp. 2 à 15). - Géographie de la mer des Sargasses (pp. 16 à 38). - Richesses de la mer des Sargasses (pp. 39 à 50). La première partie traite de lhistoire de la navigation de la mer des Sargasses depuis les Phéniciens, qui, les premiers, signalèrent lexistence de bancs dalgues flottantes dans lAtlantique. Ils furent suivis par les Carthaginois, les Arabes et les Portugais. Mais cest Christophe Colomb qui donna, en 1492, les premières observations sérieuses sur ce phénomène marin. Gaffarel mentionne ensuite les navigations de Gonneville, Jean de Léry et André Thévet, cite Humboldt, puis évoque les récentes explorations scientifiques : en 1851-1852 par la campagne du Dolphin, capitaine Lee, et en 1855 par celle du brick le Méléagre, capitaine Leps. Dans la seconde partie, lauteur étudie la géographie des Sargasses, en faisant observer que son étendue et ses limites ont toujours été incertaines. Il développe ensuite trois hypothèses sur leur origine, la plus vraisemblable étant celle selon laquelle les sargasses se développent aux alentours du Gulf Stream, dont les eaux chaudes et peu agitées leur procurent de bonnes conditions dexistence et leur permettent de se propager en grande quantité. Il est ensuite question des différentes espèces de sargasses, de leur mode de vie et de leur accumulation, donnant ainsi un aspect étrange qui effraya les premiers navigateurs. Enfin, lauteur évoque les richesses de la mer des Sargasses : par analogie avec les récoltes dalgues le long des côtes françaises, qui permettent, après les avoir réduites en cendre, dobtenir un excellent engrais, on pourrait envisager de les exploiter afin den extraire les substances minérales, mais il faudrait pour cela des bateaux spécialement équipés. Il conclut : « La mer des Sargasses est donc une véritable région promise. Tous, plus ou moins, directement ou non, agriculteurs pour nos champs, malades pour nos santés, industriels pour nos usines [] citoyens pour notre patrie, nous navons quà gagner à lexploitation des richesses inconnues de cette mer » (p. 50). Ont été Reliés à la suite : GAFFAREL (Paul). La mer des Sargasses. Paris, Ch. Delagrave et Cie, 1873, in-8 de 35 pp., couvertures conservées, annotations autographes dans les marges. Extrait du Bulletin de la Société de Géographie, décembre 1872. - MAUNOIR (Charles), géographe. 2 lettres autographes signées [à Paul Gaffarel]. Paris, 1872, 5 pp. in-8, en-tête imprimé. A propos de la publication du mémoire de Gaffarel dans le Bulletin de la Société de Géographie, et de sa communication au commandant Leps, qui « possède des trésors au sujet de la physique des mers ». - LEPS (Maurice Edouard), capitaine. 2 lettres autographes signées [à Paul Gaffarel]. Paris, 1872, 2 pp. in-8. Remerciements pour lenvoi du mémoire et communication à Gaffarel des notes prises par Leps pendant la campagne du Méléagre en 1855. - DELAGRAVE (Maison). 6 lettres signées ou autographes signées à Paul Gaffarel. Paris, 1872-1875, 6 pp. in-8, en-têtes imprimés. Publication de « La Mer des Sargasses » dans le Bulletin de la Société de Géographie et envoi des tirés à part à lauteur. Deux lettres sont signées par léditeur Charles Delagrave. - 2 articles d‎

Referenz des Buchhändlers : 89696

‎ANONYME‎

‎[ALBUM D'AQUARELLES ORIGINALES] Souvenir du Tonkin. Suite de 49 aquarelles représentant, pour la plupart, des scènes de la vie rurale au Tonkin‎

‎s. n. | Sans lieu d'édition s. d. [1885] | 23 x 32.5 cm | Relié‎

‎S. n., s. l., s. d. [1885-1890]. In-4 (32,5 × 23 cm), 1 feuillet blanc et 49 feuillets non chiffrés. Reliure de l'époque en demi-percaline rouge à coins, dos lisse recouvert de chagrin rouge, plats de papier caillouté, gardes et contreplats de papier bleu. Exceptionnel recueil de 49 aquarelles originales, non signées, chacune d'environ 20 × 15 cm hors marges, finement exécutées à l'encre de Chine et à l'aquarelle avec rehauts de gouache, montées sur onglets. Plusieurs feuillets portent le filigrane « Latune et Cie Blacons », papeterie drômoise active durant le dernier tiers du XIX? siècle. Frottements au dos de la reliure, quelques rousseurs marginales. On joint une bande de veau fauve (4 × 32 cm) portant l'inscription manuscrite « Souvenir du Tonkin 1885-90 ». * Le programme iconographique offre un remarquable panorama de la société rurale tonkinoise à l'aube du protectorat français. Il réunit postes de garde et tirailleurs coiffés du salacco traditionnel, scènes agricoles - labour, repiquage et récolte du riz -, marchés, tissage, transport des denrées, pêche, cérémonies religieuses et funéraires, scènes de justice - châtiments corporels et condamnations à mort -, ainsi que diverses pratiques de loisirs, parmi lesquelles combats de coqs, lutte, chasse et ensembles de musiciens. La présence occidentale n'apparaît qu'à une seule reprise, à travers un bâtiment à vapeur distingué à l'arrière-plan d'une scène fluviale, signe discret d'une autorité coloniale encore naissante. L'ensemble s'inscrit dans les années qui suivent les traités de Hué (1883 et 1884) et celui de Tientsin du 9 juin 1885, qui consacrent l'établissement du protectorat français sur le Tonkin. Le tirailleur tonkinois figurant en tête de la suite appartient à un corps tout juste constitué, tandis que les nombreuses scènes consacrées aux gestes, aux métiers et aux usages de la population témoignent d'une véritable ambition documentaire. Par leur précision et leur regard porté sur la vie quotidienne, elles annoncent, à une tout autre échelle, le vaste inventaire ethnographique qu'Henri Oger réalisera à Hanoï une vingtaine d'années plus tard pour sa Technique du peuple annamite. Rare par son ampleur autant que par sa cohérence, cet ensemble constitue un témoignage visuel exceptionnel sur le Tonkin des premières années du protectorat français, bien avant les grands relevés ethnographiques du début du XX? siècle. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Referenz des Buchhändlers : 89859

‎Alexis LÉGER [SAINT-JOHN PERSE]‎

‎Lettre autographe signée à son amie Emily Amram "Je pars demain pour le sud et vais demander au voisinage de la mer la possibilité de me libérer, par la natation; des dernières traces de mon stupide accident"‎

‎18 février 1956 | 21.3 x 27.7 cm | Une feuille‎

‎Lettre autographe datée et signée Alexis Léger, 26 lignes à l'encre bleue, adressée, depuis Washington, à son amie Emily Amram lui décrivant les affres de sa convalescence après un "stupide accident". Traces de pliures inhérentes à la mise sous pli. Le poète remercie son amie de ses attentions florales alors qui'il était souffrant : "combien la présence de vos fleurs m'a aidé contre les mauvaises ombres pendant mes jours de réclusion ! " et doit, à son grand dam, encore différer, à une date ultérieure, la visite qu'il lui a pourtant promise : "une mauvaise grippe washingtonnienne, qui m'a surpris, déjà fatigué, peu après mon retour chez moi, achevé de me déprimer, et pour ne pas accabler encore l'affectueuse sollicitude de bons amis comme vous et Phil, je n'ai su, écoeuré de moi-même, que me condamner au silence et à la solitude." Il va tenter de noyer ses noires pensées en s'octroyant un séjour à la mer dand le sud : "Je pars demain pour le sud et vais demander au voisinage de la mer la possibilité de me libérer, par la natation; des dernières traces de mon stupide accident." - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Referenz des Buchhändlers : 90000

‎(à Jane CATULLE-MENDÈS) - Georges de PEYREBRUNE‎

‎"Quelle charmeuse vous êtes" Lettre autographe signée à la poétesse Jane Catulle Mendès‎

‎Sans nom d'éditeur | Sans lieu d'édition [circa 1900 ?] | 12.9 x 14.6 cm | trois pages sur un bieuillet‎

‎Lettre autographe signée de Georges de Peyrebrune à Jane Catulle-Mendès, 3 pages à lencre violette sur un double feuillet, plis usuels inhérents à lenvoi. Rare lettre probablement inédite de la romancière féministe Georges de Peyrebrune adressée à sa consoeur la poétesse Jane Catulle Mendès. Peyrebrune, qui peine à vivre de sa plume, avait échoué à publier l'un de ses contes. Consolée par sa destinataire, elle désire lui offrir une botte de lilas - symboles de séduction, de nostalgie et de féminité. * Femme de lutte et de lettres Républicaine et dreyfusarde,« Cette provinciale, qui ne comptait que sur elle-même pour sintroduire dans le monde littéraire parisien, nétant ni fille, ni femme, ni amante de personne pouvant lui servir daval réussit à sy faire une place considérable par le seul mérite de son travail » (Lydia de Haro Hernández).George de Peyrebrune fait partie intégrante des cercles de femmes de lettres de la Belle Epoque avec qui elle entretient amitiés et correspondance. Elle s'adonne avec détermination au journalisme d'obédience féministe notamment dans La Fronde de Marguerite Durand, et défend la place des femmes dans les métiers littéraires. Avec Jane Catulle Mendès, elle siège dans le jury exclusivement féminin du prix littéraire de la revue La Vie Heureuse dont elle est contributrice. Aujourdhui connu sous le nom de Prix Fémina, il se voulait une contre-proposition au prix Goncourt qui excluait les uvres poétiques, et «vraisemblablement ne sera[it] jamais attribué à une uvre de femme.Il appartenait à des femmes de supprimer, avec les autres, cette double restriction» (présentation du prix La Vie Heureuse, Hachette, en 1907). Peyrebrune dévoue une grande partie de son uvre à dépeindre les vicissitudes de la condition féminine elle-même issue dune union adultérine (elle reçoit le nom de son hameau natal en Dordogne) et victime dun mariage malheureux, Peyrebrune fait entendre les voix tues et dénonce les injustices sociales. Ses romans font les portraits tragiques de femmes battues écrasées sous la pression morale de leur temps (Victoire La Rouge), écrivaines dénigrées aux accents autobiographiques (Roman dun Bas-bleu), mais présentent aussi des accents clairement naturalistes, comme Les Ensevelis sur la catastrophe minière de Chancelade. Malgré son succès, couronné par deux prix de lAcadémie française, elle peine à vivre dignement de son uvre. Le début du siècle marque le déclin de sa notoriété qui finira par plonger lintégralité de son uvre dans lombre et condamner Peyrebrune à une vieillesse miséreuse. Lhistoire littéraire ne permit pas à deux George(s) de compter parmi les classiques. De ces deux écrivaines attachées à leur campagne (périgourdine pour lune, berrichonne pour lautre), on refuse limmortalité à celle quon avait surnommée l « autre George Sand » et qui nourrissait dailleurs une grande admiration pour son aînée. Peyrebrune et les Mendès On avait encore peu exploré son lien avec Jeanne Mette, son « exquise confrère » écrira-t-elle dans son envoi autographe à celle-ci sur son roman Au pied du mât. Devenue Mme Jane Catulle Mendès après son mariage avec le célèbre poète en 1897, elle se fait connaître pour ses poèmes, ses livrets de ballet et ses critiques dramatiques. Au cours de sa carrière, Peyrebrune cultive précieusement ses amitiés parmi ses surs darmes, aussi pour pallier au manque de soutien de ses confrères masculins Lydia de Haro Hernández décrit ces relations comme « un vrai réseau dentraide qui rapprochait ces femmes aux origines, aux convictions et aux situations personnelles parfois assez disparates, mais ayant toutes un point en commun qui devient un lien plus fort que tout autre: leur condition de femmes-de-lettres au milieu dun monde essentiellement dominé par les hommes. Cette correspondance est parsemée de confidences personnelles, de désillusions propres aux aléas de la vie dauteur, de mots de réconfort, de demandes dentremise auprès d‎

Referenz des Buchhändlers : 90020

‎(à Jane CATULLE-MENDÈS) - Georges de PEYREBRUNE‎

‎"Aussi ai-je promis de vous adresser une torride requête" Lettre autographe signée à la poétesse Jane Catulle Mendès‎

‎Sans nom d'éditeur | Sans lieu d'édition s. d. [1903-1904] | 12.9 x 14.6 cm | 3 pages sur un double feuillet‎

‎Lettre autographe signée de Georges de Peyrebrune à Jane Catulle-Mendès, 3 pages à lencre violette sur un double feuillet, plis usuels inhérents à lenvoi. Rare lettre probablement inédite de la romancière féministe Georges de Peyrebrune adressée à sa consoeur la poétesse Jane Catulle Mendès. Peyrebrune emmène ses chers soutiens faire leur portrait en médaille grâce au nouveau procédé de la photosérie, inventé par le collaborateur de Nadar : elle prévoit d'y conduire le couple Mendès ainsi que la femme de Joseph Reinach, son grand ami et confrère, qui prit avec elle la défense du capitaine Dreyfus. Peyrebrune lui adresse une "torride requête" pour davantage de places à l'Opéra Comique, qui jouait alors l'adaptation lyrique de La reine Fiammette composé par l'illustre mari de sa destinataire, Catulle Mendès. * Dimanche Ma belle amie [...] Est-ce bien sûr que vous irez poser pour votre médaille mardi? Mr Lernac, très épris de votre beauté se fait une joie de posséder dans sa collection la merveille que vous lui permettrez de réaliser. [...] Jy conduis Mme [Henriette] Reinach, ce me serait un plaisir très vif de vous rencontrer. [...] Et le maître ? Vous seriez bien charmante de lamener. M. [Fernand] Xau avait promis à M. Lernac de lui conduire M. Mendès ; lui en a-t-il parlé seulement ? Merci mille et encore mille fois pour les places que vous mavez envoyées et qui ont fait la joie des personnes que jai conviées. Mais jai fait bien des envieux ! Aussi ai-je promis de vous adresser une torride requête. Lorsquil vous restera quelques places, un jeudi, un vendredi, faites-moi la grâce de penser à moi. Cela mest si doux de recueillir les admirations enthousiastes quéveille cette adorable Fiamette [La Reine Fiamette] ! Comme je suis heureuse de son beau succès ! Vous êtes bien charmante de me convier à vous aller surprendre un jour quelconque. Jen profiterai certainement et vous en remercie. [...] croyez-moi bien affectueusement à vous - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Referenz des Buchhändlers : 90022

‎(à Catulle MENDÈS) - Georges de PEYREBRUNE‎

‎"réclamer qu'une justice, selon vous, tardive me fut enfin rendue" Lettre autographe signée au poète Catulle Mendès‎

‎Sans nom d'éditeur | Sans lieu d'édition s. d. [1895-1909] | 9.1 x 11.6 cm | Une carte‎

‎Lettre autographe signée de Georges de Peyrebrune à Catulle Mendès, 2 pages à l'encre violette sur une carte, un manque de deux mots. Appel désespéré et probablement inédit de la romancière féministe Georges de Peyrebrune adressé à son confrère le poète Catulle Mendès. Peinant à vivre de sa plume, Peyrebrune tente de placer un de ses contes dansle Journal, quotidien à grands tirages dont Catulle Mendès assurait la direction littéraire. * Comme le rapelle Lydia de Haro Hernández, "La notoriété de Georges de Peyrebrune expira pendant les premières années du XXème siècle, qui est la date du début dun déclin progressif jusquà loubli absolu. Elle meurt dans lindigence et la détresse, en novembre 1917, et son nom, comme celui de tant dautres femmes, seffaça de lhistoire". La présente lettre dévoile que Peyrebrune s'était tournée vers Catulle Mendès, le "patron des lettres françaises" (Elodie Lanceron), pour tenter d'obtenir davantage de visibilité et de rémunération : "Puisque vous avez eu la bonté de faire encore une démarche pour réclamer qu'une justice, selon vous, tardive me fut enfin rendue, j'oserai, en vous remerciant de tout mon cur, vous prier de faire encore cette grâce que mon nom paraisse une fois au Journal pour le tirer une minute de loubli. Voici un très ancien conte publié autrefois à l'Echo de Paris, je crois, et qui vous avait plu. [...] [Manque : Vous me] feriez un bien grand plaisir et je crois que cela me servirait en ce moment Quoique vous décidez, cher bon maître, soyez remercié, béni, aimé, admiré comme toujours par votre plus fervente [...] Peyrebrune" Peyrebrune et les Mendès Les rares lettres à Catulle Mendès et sa femme Jane, Jeanne Mette, (son « exquise confrère » écrira-t-elle dans son envoi autographe à celle-ci sur son roman Au pied du mât) complètent notre connaissance du combat de Peyrebrune pour son indépendance et la reconnaissance de ses pairs. Peyrebrune, dans ses missives au ton parfois très désespéré adressées au mari de Jane, le « cher maître » Catulle, fait de multiples tentatives parfois infructueuses pour placer des contes dans les journaux dont il assurait la direction littéraire - iciLe Journal, où il anime une chronique dramatique hebdomadaire entre 1895 et 1909. Catulle Mendès, bien implanté au sein de réseaux mondains et littéraires quil animait avec panache,lui vient en aide à plusieurs reprises. L'écrivain Décadent, à la croisée de divers mouvements de la fin du siècle, était connu pour avoir endossé le rôle de mentor et de soutien pour de nombreux poètes symbolistes et écrivains naturalistes : Baudelaire, Mallarmé, Verlaine et Zola entre autres. On lui doit la présentation du nom de Peyrebrune à la Légion dhonneur, aussi soutenue par Henry Houssaye, Jules Bois, José María de Heredia, Abel Hermant, Jules Claretie et Anatole France. Il rédige également une préface pour son roman Deux amoureuses (Lemerre, 1901). Mais il semble avoir manqué aux demandes de Peyrebrune, qui sen plaindra dans quelques lettres à lintéressé ainsi quà sa femme. La justice que Peyrebrune réclamait pour son uvre ne lui fut malheureusement jamais rendue de son vivant. Peyrebrune laisse ici dans cette pièce de correspondance inédite, le magistral "témoignage de son vécu personnel, les preuves des tracas subis dans sa lutte pour lémancipation et lempreinte de son cri de révolte contre lindignité de la situation faite aux femmes" (Lydia de Haro Hernández). Femme de lutte et de lettres Républicaine et dreyfusarde,« Cette provinciale, qui ne comptait que sur elle-même pour sintroduire dans le monde littéraire parisien, nétant ni fille, ni femme, ni amante de personne pouvant lui servir daval réussit à sy faire une place considérable par le seul mérite de son travail » (Lydia de Haro Hernández).George de Peyrebrune fait partie intégrante des cercles de femmes de lettres de la Belle Epoque avec qui elle entretient amitiés et correspondance. Elle s'adonne avec déterm‎

Referenz des Buchhändlers : 90023

‎(à Catulle MENDÈS) - Georges de PEYREBRUNE‎

‎"Ce sera pour moi un désastre final" Lettre autographe signée au poète Catulle Mendès‎

‎Asnières-sur-Seine 12 décembre [1909] | 9.1 x 11.6 cm | Une carte‎

‎Lettre autographe signée de Georges de Peyrebrune à Catulle Mendès, 1 page et demi à l'encre violette sur une carte, date "12 X bre" et adresse autographes "37 rue Charles Emmanuel, Asnières". Cri du coeur probablement inédit de la romancière féministe Georges de Peyrebrune adressé au poète Catulle Mendès. Peinant à vivre de sa plume, Peyrebrune se bat pour subvenir à ses besoins et adresse cette supplique à Catulle Mendès après s'être sentie abandonnée par sa consoeur Daniel Lesueur. * Comme le rapelle Lydia de Haro Hernández, "La notoriété de Georges de Peyrebrune expira pendant les premières années du XXème siècle, qui est la date du début dun déclin progressif jusquà loubli absolu. Elle meurt dans lindigence et la détresse, en novembre 1917, et son nom, comme celui de tant dautres femmes, seffaça de lhistoire". La présente lettre dévoile sa lutte désespérée pour obtenir des prix littéraires dont les dotations étaient essentielles à sa survie. Au cours de sa carrière, Peyrebrune avait précieusement cultivé ses amitiés féminines parmi ses surs darmes, et formé un véritable réseau d'entraide. Mais dans cette lettre, Peyrebrune s'inquiète de voir un de ses plus grands soutiens lui faire défaut : "On m'écrit, ce que je craignais, c'est que Mme Lesueur m'enlève, au Comité des Gens de Lettres, la majorité qui m'était favorable pour un prix. Ce sera pour moi un désastre final. Je complais sur billet de mille francs pour vivre encore un an ! Dans six jours, mon sort sera fixé."Peyrebrune briguait le prix Chauchard de la Société des Gens de Lettres. Lesueur en était la vice-présidente et première femme depuis George Sand à siéger au Comité de la Société : "Il me serait doux de penser quune femme, et une femme telle que vous, prendrait ma cause en main avec la vaillance et lautorité que chacun vous connaît" avait-elle écrit à sa conseur quelques semaines plus tôt. Elle tente ici de rassembler d'autres soutiens au sein de la SGDL - masculins, ceux-ci - et se tourne vers Catulle Mendès, le "patron des lettres françaises" (Elodie Lanceron) pour qu'il plaide sa cause auprès des membres actifs et respectés Edmond Haraucourt et Rosny aîné. Elle termine sur ces terribles paroles :"Et puis je suis si lasse de tant de luttes inutiles ! Lorsqu'on ne peut plus gagner sa vie nest-il pas juste que l'on meure ?". Sa vie rejoint la fiction, après avoir conté les malheurs des femmes de lettres déconsidérées dans son Roman d'unbas-bleu: "Enfin me voici vaincue. Rends-moi cette justice que j'ai lutté. Et quelles luttes !... Cela ne vaut rien pour une femme de venir au monde pauvre et chaste. Il n'y a pas de place pour celle-là dans aucun groupe social. Quel que soit le travail qu'elle entreprenne pour gagner sa vie, elle n'y parviendra pas sans payer à l'homme la dîme de sa chair soumise ou révoltée. Depuis la servante jusqu'à l'artiste, depuis l'ouvrière des fabriques jusqu'au bas-bleu, la femme qui travaille seule, non défendue par un mâle, légitime ou non, sera violée, avec ou sans son consentement, mais elle le sera ou elle crèvera de misère. Et cela, dans le plein épanouissement de notre société démocratisée, bénisseuse et morale, et inventrice des pullulantes bonnes uvres." (Le Roman d'unbas-bleu, Paris, Ollendorff, 1892, p. 327). Peyrebrune n'obtient pas le prix, qui revient à sa consoeur Rachilde dont elle avait fait le portait dans Une décadente (Paris, Frinzine, 1886). Le lendemain même de cette lettre, elle sera tout de même récompensée par la Société des gens de Lettres, qui lui décerne le grand prix James Hyde accompagné d'une enveloppe de 2500 francs. Peyrebrune laisse ici dans cette pièce de correspondance inédite, le magistral "témoignage de son vécu personnel, les preuves des tracas subis dans sa lutte pour lémancipation et lempreinte de son cri de révolte contre lindignité de la situation faite aux femmes" (Lydia de Haro Hernández). Peyrebrune et les Mendès Les rares lettres à Catulle Mendès et sa f‎

Referenz des Buchhändlers : 90033

‎(à Catulle MENDÈS) - Georges de PEYREBRUNE‎

‎Première femmes de lettres décorée de la Légion d'Honneur : "voilà, du moins, une rosette qui fleurit au bon endroit." Lettre autographe signée au poète Catulle Mendès‎

‎Chancelade 17 décembre 1900 | 9.1 x 11.6 cm | Une carte‎

‎Lettre autographe signée de Georges de Peyrebrune à Catulle Mendès, 1 page et deux lignes à l'encre violette sur une carte, date "17 décembre 1900" et adresse autographes "Chancelade Dordogne". Carte probablement inédite de la romancière féministe Georges de Peyrebrune adressé au poète Catulle Mendès. Peyrebrune se réjouit enfin de la décoration des premières femmes de lettres à la Légion d'Honneur. * "Cher maître, tous mes compliments.... à M. Leygues voilà, du moins, une rosette qui fleurit au bon endroit [...] Que ne suis-je à Paris pour célébrer cette fête en famille artistique, comme j'y étais pour le ruban! Hélas, je suis aux champs ou je gèle malgré l'ardeur du soleil de midi [...]". En juillet 1900, Georges Leygues, ministre de l'Instruction publique et des Beaux-Arts avait pris la révolutionnaire décision d'intégrer des femmes de lettres dans l'ordre de la Légion d'honneur : les premières sont Clémence Royer et Daniel Lesueur, consoeurs de Peyrebrune et collaboratrices à ses côtés au journal féministe La Fronde. Leygues était proche des Parnassiens et de Catulle Mendès, à qui il commandera en 1902 un Rapport sur le mouvement poétique français de 1867 à 1900. C'est son destinataire Catulle Mendès qui présentera le propre nom de Peyrebrune à la Légion dhonneur. Elle bénéficiera du soutien de Henry Houssaye, Jules Bois, José María de Heredia, Abel Hermant, Jules Claretie et Anatole France. Mais, pour reprendre la délicieuse expression de cette lettre, sa rosette ne fleurira jamais. Comme le rapelle Lydia de Haro Hernández, "La notoriété de Georges de Peyrebrune expira pendant les premières années du XXème siècle, qui est la date du début dun déclin progressif jusquà loubli absolu. Elle meurt dans lindigence et la détresse, en novembre 1917, et son nom, comme celui de tant dautres femmes, seffaça de lhistoire". La reconnaissance de son talent fut ardue : "je crois bien quil en sera de ce fameux prix comme de ma décoration ; cest-à-dire que ni lun ni lautre ne viendront jamais!" se lamente-t-elle neuf ans plus tard à Daniel Lesueur. Peyrebrune laisse ici dans cette pièce de correspondance inédite, le magistral "témoignage de son vécu, les preuves des tracas subis dans sa lutte pour lémancipation et lempreinte de son cri de révolte contre lindignité de la situation faite aux femmes" (Lydia de Haro Hernández). Peyrebrune et les Mendès Les rares lettres à Catulle Mendès et sa femme Jane, Jeanne Mette, (son « exquise confrère » écrira-t-elle dans son envoi autographe à celle-ci sur son roman Au pied du mât) complètent notre connaissance du combat de Peyrebrune pour son indépendance et la reconnaissance de ses pairs. Peyrebrune, dans ses missives au ton parfois très désespéré adressées au mari de Jane, le « cher maître » Catulle, fait de multiples tentatives parfois infructueuses pour placer des contes dans les journaux dont il assurait la direction littéraire - iciLe Journal, où il anime une chronique dramatique hebdomadaire entre 1895 et 1909. Catulle Mendès, bien implanté au sein de réseaux mondains et littéraires quil animait avec panache,lui vient en aide à plusieurs reprises. L'écrivain Décadent, à la croisée de divers mouvements de la fin du siècle, était connu pour avoir endossé le rôle de mentor pour de nombreux poètes symbolistes et écrivains naturalistes : Baudelaire, Mallarmé, Verlaine et Zola entre autres.Il rédige également une préface pour son romanDeux amoureuses (Lemerre, 1901). Mais il semble avoir manqué aux demandes de Peyrebrune, qui sen plaindra dans quelques lettres à lintéressé ainsi quà sa femme. La justice que Peyrebrune réclamait pour son uvre ne lui fut malheureusement jamais rendue de son vivant. Femme de lutte et de lettres Républicaine et dreyfusarde,« Cette provinciale, qui ne comptait que sur elle-même pour sintroduire dans le monde littéraire parisien, nétant ni fille, ni femme, ni amante de personne pouvant lui servir daval réussit à sy faire une‎

Referenz des Buchhändlers : 90035

‎Domingo MARTI‎

‎[MANUSCRIT] Memorias sobre [la vida y muerte de] XXVII venerables siervos de Dios, que en los años mil ochociontos [sic] treinta y ocho, treinta y nueve y cuarenta murieron por la Religion catolica en el Vicariato Apostolico, del Tun Kin Oriental [MANUSCRIT] Mémoires sur [la vie et la mort de] vingt-sept vénérables serviteurs de Dieu, qui, en les années mille huit cent trente-huit, trente-neuf et quarante, sont morts pour la religion catholique dans le Vicariat apostolique du Tun Kin Oriental]‎

‎s. n. | s. l. 1841 | 15 x 19.8 cm | Relié‎

‎Précieuse copie manuscrite de l'important mémoire rédigé au Tonkin en 1841 par le dominicain espagnol Domingo Martí (1811-1852), demeuré inédit, consacré à la vie et au supplice de vingt-sept serviteurs de Dieu morts entre 1838 et 1840 lors des persécutions dirigées contre les catholiques sous le règne de l'empereur Minh M?ng. Petit in-4 (15 × 19,8 cm). 6 ff. non chiffrés, 2 ff. blancs, 117 ff. paginés, avec quelques erreurs de pagination. Titre calligraphié, encadré d'un double filet et orné d'un fleuron dessiné à la plume. Manuscrit soigneusement copié à l'encre noire, d'une écriture parfaitement lisible, sur papier mince. L'introduction présente au moins une correction interlinéaire, vraisemblablement de la même main que le texte principal. Le présent manuscrit pourrait correspondre à celui signalé par Palau y Dulcet, décrit comme comptant « 250 pages », description compatible avec la collation de cet exemplaire. Cachet de bibliothèque au premier feuillet portant la mention Colegio de Santo Tomás, très probablement celui de Manille, principal établissement de la province dominicaine du Saint-Rosaire et centre de formation des missionnaires destinés au Tonkin. Ce cachet atteste la conservation du manuscrit dans les collections dominicaines. Petite déchirure marginale au premier feuillet, gardes légèrement brunies. Reliure de qualité en pleine basane granitée signée Victorio Arias y López Izquierdo (Madrid, 1856-1935), dos à cinq nerfs ornés de filets et de frises dorés, pièce de titre en basane noire, double encadrement à froid sur les plats, gardes et contreplats de papier à la cuve. Exécutée plusieurs décennies après la rédaction du manuscrit, cette reliure peut être datée entre l'ouverture de l'atelier du relieur, en 1885, et son décès en 1935. * Rédigé seulement quelques mois après les événements qu'il rapporte, ce mémoire constitue l'un des témoignages les plus précoces sur les grandes persécutions antichrétiennes déclenchées sous Minh M?ng. Au-delà de son caractère martyrologique, il livre de nombreuses observations sur la société vietnamienne contemporaine, ses usages, son organisation judiciaire, ainsi que sur la politique menée par le pouvoir impérial à l'égard des missions catholiques et des puissances occidentales. Il éclaire également les rapports complexes entre l'administration mandarine, les autorités locales et les communautés chrétiennes. Au moment où il compose ce texte, Domingo Martí n'est encore qu'un simple missionnaire du vicariat apostolique alors unifié du Tonkin oriental. Il ne sera nommé évêque titulaire de Tricomia qu'en 1847, avant de prendre la tête du vicariat du Tonkin central après la réorganisation des missions en 1848-1849. Son récit repose sur des témoignages directs et sur les archives de la mission recueillis immédiatement après les persécutions. Parmi les vingt-sept religieux évoqués figurent notamment Ignace Delgado, évêque de Melipotamos et vicaire apostolique du Tonkin oriental, mort en captivité le 12 juillet 1838, ainsi que Domingo Henares, décapité le 25 juin de la même année. Les dates et circonstances rapportées par Martí concordent largement avec celles retenues par les sources hagiographiques modernes. Ces martyrs furent inclus parmi les soixante-quatre religieux béatifiés par Léon XIII le 27 mai 1900, avant d'être intégrés au groupe des cent dix-sept martyrs du Vietnam canonisés par Jean-Paul II le 19 juin 1988. À la fois chronique contemporaine des persécutions de Minh M?ng, document de première main sur les débuts de l'Église catholique vietnamienne et source précieuse pour l'histoire politique et sociale du Vietnam au milieu du XIX? siècle, ce manuscrit inédit acquiert un intérêt supplémentaire par sa provenance dominicaine ancienne et sa remarquable conservation. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Referenz des Buchhändlers : 90282

‎ANONYME‎

‎[VAR] Manuscrit du "Plan du terrein comprenant le village de La Valette, la hauteur de Coudon, le cha[tea]u de Baudouvin et la hauteur de La Bigoye"‎

‎s. n. | s. l. s. d. [1770] | 42 x 54 cm | Une feuille rempliée‎

‎Beau plan manuscrit en couleurs représentant la région (actuellement varoise) sise au nord du village de La Valette (aujourd'hui La-Valette-du-Var), jusqu'aux contreforts du Coudon (702 m). Pliures sur le feuillet manuscrit. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Referenz des Buchhändlers : 90716

‎ANONYME‎

‎[VAR] Manuscrit : Plan du terrein compris entre le village de La Garde, partie de la hauteur du Thouar, celle de Sainte-Margeurite, et depuis le cha[tea]u de ce nom jusqu'à la plage de la Garonne‎

‎s. n. | s. l. 1770 | 57 x 67 cm | Une feuille rempliée‎

‎Beau plan manuscrit en couleurs représentant la région (actuellement varoise) comprise entre le Thouar au nord et le château Sainte-Marguerite au sud, importante stratégiquement comme défense orientale des abords de Toulon. Pliures n'ayant occasionné aucune déchirure et aucun manque. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Referenz des Buchhändlers : 90717

‎ANONYME‎

‎[MARINE] Manuscrit de 25 pages : "Précis des ordonnances de la Marine, concernant les troupes"‎

‎s. n. | s. l. s. d. [1760] | 23.4 x 34 cm | Broché‎

‎Manuscrit.de pages non chiffrées consistant en un récapitulatif des ordonnances et règlements concernant les troupes de marine, la plupart établis entre 1690 et 1751. Le manuscrit est présenté broché, sous couverture de papier dépoque avec annotations, déchirure aux premiers feuillets avec atteinte au texte, dans une pochette carton crème. Il contient : Règlement du roi de 1690 pour la levée, solde et discipline des troupes de la Marine. - Règlement du roi de 1691 pour le logement, conduite, marche, police et discipline des troupes de la Marine. - Ordonnances du roi de 1695 et 1700 sur la police et discipline des compagnies franches. - Ordonnance de 1692 au sujet des capitaines qui iront ou enverront en recrue. - Règlement du roi de 1693 au sujet des officiers des compagnies franches de la Marine. - Ordonnance de 1693 prescrivant la forme des décharges du trésorier pour le paiement des troupes de la Marine. - Règlement du roi de 1706 pour ladministration de la masse du décompte des troupes de la Marine. - Ordonnance de 1717 permettant aux commandants ou gouverneurs de province de se servir dans des occasions pressantes des compagnies franches de la Marine. - Ordonnance de 1723 permettant dengager des soldats à 16 ans accomplis pourvu quils aient la taille de 5 pieds 1 pouce. - Ordonnance du roi de 1748 concernant les compagnies franches de la Marine. - Lettre du ministre de 1750 prescrivant que les majors auront un supplément de 1 000 livres qui sera attaché au grade et non à la personne, etc. Créées en 1622 par Richelieu, les compagnies ordinaires de la mer étaient destinées à être embarquées sur les navires de guerre pour y servir lartillerie et participer aux abordages et autres combats navals. Elles étaient également chargées de la défense et de la garde des ports. Elles deviendront par la suite les compagnies franches de la Marine, puis les troupes de marine. Les dernières pages de couverture contiennent une liste de signaux en croisière, numérotés de 1 à 17, puis de 34 à 79. Provenance : archives personnelles de François Aymar, chevalier, puis baron de Monteil. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Referenz des Buchhändlers : 90721

‎ANONYME‎

‎[MARINE - MANUSCRIT] Extraits des ordres du Roy et Dépêches du Conseil de Marine, depuis le mois de septembre 1715 jusqu'au mois de mars 1723‎

‎s. n. | s. l. s. d. [1750] | 20.5 x 31 cm | Relié‎

‎Manuscrit de la deuxième moitié du XVIIIe siècle comportant 258 pages foliotées. Reliure restaurée en plein veau fauve, dos lisse orné de caissons dorés et décorés de motifs dorés parfois estompés, traces de frottements, pièce de titre manquante, lion rampant doré au centre des plats, gardes et contreplats de papier à la cuve, doubles filets dorés sur les coupes, coins émoussés, reliure de l'époque. Intéressant manuscrit donnant des extraits et résumés des ordres et dépêches émanant du Ministère de la Marine pendant la Régence et la première année du règne de Louis XV. Collationnés d'après les documents originaux, soigneusement datés et avec l'indication du folio d'origine, ces extraits ont été rédigés avec une écriture très lisible. Ils concernent : armement en général, guerre d'Espagne (1718, 1719 et 1720). Barbaresques, côte de Guinée, colonies, commerce (Espagne, Portugal, Guinée, Compagnie d'Afrique, Compagnie des Indes), justice, police et discipline, munitions, marchandises et bois, pêche, ports et rades, prises, etc. Manuscrit très bien conservé dans sa reliure d'origine. Note manuscrite au crayon sur la première garde : "Aux armes [du] Maréchal Duc de Duras, de l'Académie française" [1715-1789]. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Referenz des Buchhändlers : 90724

‎COLLECTIF‎

‎[SAINT-DOMINGUE - HABITATION LA BOURDONNAYE] Manuscrit intitulé : Compte de dépense & de recette pour lhabitation de Monsieur le Vte de La Bourdonnaye‎

‎s. n. | s. l. 1785 | 20.1 x 31.9 cm | Une feuille‎

‎Manuscrit de 4 pages, à l'encre noire sur un double feuillet, signé Perès et Grasset frères, Pitteu & Cie. Saint-Marc, 30 juin 1785 et intitulé Compte de dépense & de recette pour lhabitation de Monsieur le Vte de La Bourdonnaye et [Au verso :] Etat des naissances de Nègres et mortalités & crues et déficits danimaux [et] Etat des revenus fabriqués sur lhabitation de Monsieur le Vte de La Bourdonnaye. * Lhabitation du vicomte de La Bourdonnaye était une exploitation sucrière située aux Vérettes, dans les environs de Saint-Marc. Présenté sur un double feuillet, ce compte de dépenses et de recettes couvre la période du 1er janvier au 30 juin 1785. Parmi les dépenses, on trouve les appointements de léconome, les gratifications accordées, notamment au maître sucrier, les achats de fournitures et surtout les achats de nourriture pour les ouvriers et les esclaves : « Pour la nourriture de Dussolier neveu pendant 80 jours quil a resté sur lhabitation à faire les deux moulins à 5 l. par jour, 400. Pour id. de 4 mulâtres ses ouvriers pendant 80 jours à 30 s. chaque par jour, 480. Pour id. de 6 Nègres ses ouvriers, pendant 80 jours à 15 s. chaque par jour, 360 » (20 mars 1785). Il est aussi question du marronnage : « Payé à Francisque pour sa nourriture & celle de son mulet lors de son voyage au Mirebalais pour chercher Charles mulâtre qui étoit marron » (8 mars). Les recettes indiquent, pour mémoire, les sommes réglées par Grasset frères, Pitteu et Cie pour le compte de lhabitation. On lit ainsi : « Pour prix & frais de geôle du mulâtre Charles arrêté à lEspagnol et pour son passage du Port au Prince icy, lesdits ont payé 535 l. 10 s. » (16 mai). « Lesdits ont payé à Dussolier charpentier pour la façon dun moulin à bête, fourniture de bois compris, 7000 l. » (30 juin). Puis on indique la somme totale reçue de Grasset frères, Pitteu et Cie pour solder le compte des dépenses du semestre, soit 6897 livres. Au verso ont été récapitulés les naissances et décès des esclaves pendant cette période, ainsi que leur nombre au 30 juin 1785 : « 84 Nègres, 93 Négresses, 41 Négrillons, 17 Négrittes », soit un total de 235 esclaves. La dernière page indique les recettes provenant de la vente de barriques de sucre, soit 208 538 l. pour le premier semestre 1785. Précieux document sur une habitation de Saint-Domingue. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Referenz des Buchhändlers : 90845

‎Maurice CHEVALIER - Charles KIFFER‎

‎Pointes sèches de Charles Kiffer sur Maurice Chevalier‎

‎s. d. [circa 1935] | 24.5 x 25.1 cm | Une feuille sous cadre‎

‎Page de titre encadrée du recueil 10 pointes sèches de Charles Kiffer sur Maurice Chevalier (Paris, Marcelle Lesage, [1935]), enrichie d'un envoi autographe signé de Charles Kiffer et d'une signature autographe de Maurice Chevalier. Encadrée au verso, figure la page de justification de l'exemplaire n°175 du recueil, numérotée et signée au crayon par Charles Kiffer. Quelques petits accrocs au cadre, feuillet de titre légèrement insolé. Précieuse marque de reconnaissance du dessinateur et affichiste Charles Kiffer à son éditrice Marcelle Lesage et son collaborateur Jean Debucourt :"Pour Madame Marcelle Lesage avec mes hommages... les plus chevaleresques / Pour Debucourt avec ma très grande sympathie" inscrite à l'encre sur la page de titre de son recueil de portraits de Maurice Chevalier, comportant également la signature autographe de ce dernier. * "Charles Kiffer avait juste vingt ans, en 1922, lorsqu'il était allé aux Bouffes-Parisiens voir Maurice Chevalier qui y jouait Dédé. Il avait été ébloui par la performance de l'artiste, et il en avait dessiné plusieurs croquis criant de vérité. Il avait été le premier à bien capter par le dessin des traits primordiaux et essentiels de la personnalité de Maurice, tels que la lippe la moue de la lèvre inférieure de Chevalier, ou sa façon très particulière de cambrer les reins, que Montel lui avait tant reprochée à l'Eldorado. Kiffer avait saisi ces instants de la silhouette de l'artiste uniquement pour le plaisir. Car à l'époque, le jeune homme n'avait aucune intention de faire une carrière de publiciste, et, en outre, il ne connaissait encore personne dans le milieu du spectacle. Trois ans plus tard, un ami de Kiffer qui connaissait Chevalier et Volterra, leur montra les dessins du jeune artiste. Le directeur et la vedette furent conquis. Les dessins devinrent une affiche où Kiffer avait stylisé Maurice en une sorte de lys, puis cette affiche se métamorphosa en tableau. Par la suite, Kiffer réalisera la plupart des affiches de Maurice Chevalier, avec qui il s'était lié d'amitié." (Daniel Ringold, Maurice Chevalier. Le sourire de Paris) - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Referenz des Buchhändlers : 90926

‎Jean DE LATTRE DE TASSIGNY‎

‎Portrait photographique dédicacé et signé de Jean de Lattre de Tassigny‎

‎s. l. 1937-1941 | 18 x 24 cm | une feuille‎

‎Portrait photographique de Jean de Lattre de Tassigny en uniforme, représenté en buste de trois quarts. Discrètes rousseurs. Envoi autographe signé de Jean de Lattre de Tassigny, à l'encre bleue passée, inscrit dans l'angle supérieur droit du portrait, à « mon ami Pauchant, président de Rancourt-Verdun, très amicalement et fidèlement... Verdun 1937 - Colmar 1947 ». * Le 2 février 1947, l'inspecteur général de l'Armée, Jean de Lattre de Tassigny, préside aux cérémonies du 2e anniversaire de la libération de Colmar en Alsace, accompagné du général américain Millburn. C'est très certainement à la suite de cet événement que le général français envoie son portrait dédicacé « Colmar 1947 » à l'association Rancourt-Verdun, constituée d'anciens combattants des 351e et 151e régiments d'infanterie. Ce dernier régiment fut fondé à Belfort, non loin de Colmar. « Verdun 1937 » est une autre date importante, tant pour Jean de Lattre de Tassigny que pour l'association Rancourt-Verdun. En janvier 1937, Lattre de Tassigny était colonel du 151e régiment lorsque les anciens combattants de 14-18 de ce régiment remirent aux nouvelles recrues la fourragère. C'est également de Lattre de Tassigny qui en 1945 reconstitua ce même régiment, dissous pendant la Seconde Guerre mondiale. Célèbre photographie du général Jean de Lattre de Tassigny à bord du paquebot le conduisant vers les plages du débarquement de Provence, enrichie d'un envoi « commémoratif » à l'égard de l'association Rancourt-Verdun. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Referenz des Buchhändlers : 90930

‎Marguerite YOURCENAR‎

‎Billet autographe daté et signé adressé à Marcel Baroche sur une carte de visite imprimée‎

‎Sans nom d'éditeur | Paris 1980 | 12.8 x 8.7 cm | Une feuille + une enveloppe‎

‎Billet autographe daté et signé de Marguerite Yourcenar adressé depuis son domicile parisien à Marcel Baroche, de la revue littéraire Sud, sur une de ses cartes de visite, 18 lignes à l'encre verte accompagnées d'une enveloppe manuscrite à l'adresse de son correspondant, concernant un projet de collaboration initié par le directeur de la Sud avec l'écrivain. "27 décembre 1980, à la revue Sud, à marcel Baroche cher monsieur, vous avez mon acceptation au projet d'un numéro spécial sur mon oeuvre en 1982, et mes remerciements anticipés. Il existe de nombreuses photographies de moi dont quelques unes me paraissent ressemblantes : je n'en possède personnellement aucune, mais peut-être en trouverai-je à vous en envoyer en temps utile. Pour l'instant au moins, je ne possède aucun inédit à offrir. Plus tard peut-être... Bien sympathiquement Marguerite Yourcenar." - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Referenz des Buchhändlers : 90948

‎LOUIS XVI - (au Cardinal CALINO) - Charles DE VERGENNES‎

‎Lettre de vux manuscrite signée par Louis XVI adressée au cardinal Ludovico Calini‎

‎Versailles 31 janvier 1776 | 18.3 x 24.4 cm | Bifeuillet‎

‎Lettre écrite par un secrétaire et signée par Louis XVI adressée au cardinal Ludovico Calini, rédigée à l'encre sur onze lignes. La signature de Charles Gravier, comte de Vergennes, figurant en pied du bifeuillet, accompagne celle du roi pour ces vux de nouvelle année. Est inscrit au verso le nom du destinataire : « Mon Cousin le Cardinal Calino ». Quelques mouillures, un trou discret à « qu'il vous ait ». « Mon Cousin, J'ai vu avec plaisir par votre lettre du 1er octobre et le témoignage de la sincérité des vux que vous formez pour moi au commencement de cette année. Vos sentiments me sont autant connues que vous devez être persuadé du désir que j'ai de vous donner des preuves de mon estime et de mon affection. Sur ce je prie Dieu qu'il vous ait, Mon Cousin, en sa sainte et digne garde. Écrit à Versailles le 31 janvier de 1776. » * Lors de la rédaction de cette lettre, Louis XVI est âgé de vingt-deux ans et règne seulement depuis deux ans. Le destinataire, le cardinal Ludovico Calini, nommé camerlingue du Sacré Collège en 1774 à l'avènement de Louis XVI, occupe alors l'une de ses dernières fonctions ecclésiastiques. Correspondance familière entre Louis XVI et le cardinal Ludovico Calini, dans laquelle le roi retourne à son destinataire « la sincérité des vux » reçue de sa part pour la nouvelle année 1776. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Referenz des Buchhändlers : 90973

‎Michel LEIRIS‎

‎Bristol autographe daté et signé adressé depuis son domicile parisien à la femme de lettres Christiane Baroche‎

‎Paris 5 avril 1979 | 13 x 8.5 cm | Une feuille + une enveloppe‎

‎Bristol autographe daté et signé adressé depuis son domicile parisien à la femme de lettres Christiane Baroche, 12 lignes à l'encre bleue. Enveloppe manuscrite jointe sur laquelle Christiane Baroche a ajouté "Leiris" en angle supérieur droit. "5 avril 1979, chère Christiane Baroche, merci à vous ainsi qu'à tous ceux qui ont bien voulu m'adresser, par l'intermédiaire de Sud, un signe amical. Je ne puis qu'en être reconforté et trouver là un peu cde courage dont je manque de plus en plus pour travailler ! Soyez donc certaine que votre idée m'a fait plaisir et croyez à mes sentiments les meilleurs. Michel Leiris." - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Referenz des Buchhändlers : 90976

‎Michel LEIRIS‎

‎Lettre autographe datée et signée adressée à la femme de lettres Christiane Baroche : "Soyez sûre que je préfère de beaucoup quelque chose de ce genre à un ensemble de doctes analyses ! "‎

‎Paris 7 janvier 1979 | 21 x 29.7 cm | Une feuille + une enveloppe‎

‎Lettre autographe datée et signée adressée à la femme de lettres Christiane Baroche, 21 lignes à l'encre bleue à propos d'un numéro de la revue Sud qui lui a été consacré. Traces de pliures inhérentes à la mise sous pli, enveloppe manuscrite jointe, Christiane Baroche ayant ajouté au crayon de papier le nom de l'expéditeur. Michel Leiris remercie Christiane Baroche pour l'hommage qui lui a rendu la revue Sud : "Soyez sûre que je préfère de beaucoup quelque chose de ce genre à un ensemble de doctes analyses ! " mais ne pourra se rendre disponible pour la prochaine manifestation le concernant : "Dites, je vous prie, à Mr Genêt que je lui sais gré d'avoir pensé à une "journée Leiris", mais qu'il ne doit malheureusement pas compter sur ma présence : j'en serai, d'une part, empêché matériellement... et, d'autre part, cette participation personnelle m'embarrasseerait beaucoup, je vous l'avoue franchement." Pour terminer, Michel Leiris présente ses voeux à sa correspondante et à l'équipe de Sud pour l'année à venir. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Referenz des Buchhändlers : 91015

‎John ATHERTON - (à Julien LEVY)‎

‎Correspondance avec son galeriste Julien Levy‎

‎circa 1940-1941 | 18.5 x 27.5 cm | 17 feuillets‎

‎Ensemble de 16 lettres autographes signées du peintre John Carlton Atherton, composé de 9 lettres adressées à Julien Levy, et 7 lettres adressées à Lotte Barrit, la secrétaire et gestionnaire de la galerie (19 pages sur 17 feuillets). Toutes les lettres sont signées John Atherton à l'exception de trois signées "Jack". Lettres à en-tête de "The Quarry Bridgefield, Connecticut", trois lettres à en-tête barré et remplacé à la plume "Shaftsbury, Vermont", une autre à l'adresse d'Upper Blackville New Brunswick, Canada Rare ensemble de lettres du peintre américain John Atherton, célèbre artiste du "réalisme magique", adressé au galeriste Julien Levy, et sa collaboratrice Lotte Barrit. * La galerie Julien Levy, connue pour avoir représenté Max Ernst, Joseph Cornell, Frida Kahlo, and Pavel Tchelitchew, avait donné à Atherton sa première exposition monographique en 1938. Cet ensemble adressé par le peintre date d'une période particulièrement faste marquée par deux expositions, la première au prestigieux Whitney Museum of American Art de New York (15 janvier- 19 février) et à Buenos Aires, au Museo Nacional de Bellas Artes pendant l'été. Il gagne aussi la même année le concours du "National Defense Poster" organisé par le MoMA, après s'être distingué par sa lithographie pour la World's Fair de 1939. Les lettres à Julien Levy et Lotte Barrit parlent de ses toiles exposées à New York et en Amérique du sud ("J'ai appris par Gene Davis que "Backyard" était au Metropolitan et partait en tournée en Amérique latine"). Le peintre demande des nouvelles sur ses toiles ("Le musée qui s'était renseigné sur "The Pit" l'a-t-il acheté ou refusé ?" "J'aurais particulièrement aimé qu'un [tableau] aille à la Corcoran [Gallery of Art à Washington)"), et organise la fameuse exposition au Whitney Museum ("L'exposition du Whitney n'est-elle pas consacrée aux dessins et aquarelles ? J'ai quelques dessins que je pourrais apporter quand je viendrai, et voir si vous pensez qu'ils valent la peine d'être exposés "). Atherton se confie sur son travail et ses influences : "Votre exposition "Chess" [sur les échecs] a l'air intéressante. Je vais essayer de produire une idée à temps pour vous envoyer un tableau [...] J'ai fait environ une demi-douzaine de peintures jusqu'à présent. Certaines sont assez réussies. [...] La campagne regorge de bons sujets et j'espère trouver de meilleures façons de la peindre au fil du temps". On suit la progression de certaines oeuvres "Le nouveau tableau sera terminé cette semaine - quoi qu'il arrive ! Vous pouvez l'avoir pour ce que vous voulez. Il est à peu près de la taille et de la qualité d'"Industrial landscape", donc le prix devrait être à peu près le même, ou ce que vous jugerez le mieux. Le titre est "The Yard". Certains passages sont plein d'humour, lorsqu'Atherton s'inquiète de donner une de ses toiles à de "violents communistes" : "Pourriez-vous choisir un de nos tableaux et envoyer le document ci-joint pour les antifascistes ? À moins que vous ne sachiez quelque chose sur cette organisation qui pourrait me conduire à ne pas offrir de tableau. Je ne sais rien d'eux, et j'espère qu'ils ne sont pas tous de violents communistes". Cette correspondance dévoile la confiance absolue de l'artiste pour ce galeriste d'exception, qui avait tant oeuvré pour mettre en avant les peintres américains gravitant autour du surréalisme : "Merci pour votre note très encourageante. C'est très satisfaisant de voir les choses aller si bien, et j'espère ne pas vous donner, ni à quiconque aime mes tableaux, de raison de le regretter "écrit-il à Levy le 11 décembre [1940]. Atherton, adepte de la pêche et vivant la majorité de son temps dans sa campagne du Connecticut, dans le Vermont ou au Canada, se repose sur la galerie pour la promotion des oeuvres : "Veuillez excuser mon manque de connaissance de ce qui se passe dans le monde de l'art, car je ne sors pas beaucoup" écrit-il à Lotte Barrit. Exceptionnel ensemble dans l'intimité d'un grand artiste‎

Referenz des Buchhändlers : 91043

‎Marie Anne BABEUF [Marie-Anne-Victoire LANGLET]‎

‎"voilà quarante-trois jours que je suis ici sans être interrogée" Lettre autographe signée‎

‎Paris 23 pluviôse an IX [12 février 1801] | 11 x 16.5 cm | Une feuille‎

‎Lettre autographe signée "ta merre famme Babeuf" de Marie-Anne Babeuf, adressée à son fils Emile (né Robert, et prénommé Emile par son père en hommage à Rousseau). 3 pages sur un bifeuillet. Rarissime et inédite lettre écrite de prison par une révolutionnaire à la biographie encore très lacunaire : la femme du célèbre chef la conjuration des Egaux Gracchus Babeuf. Cet appel désespéré de Marie-Anne Victoire Langlet, modeste femme de chambre devenue activiste date justement dune période de sa vie dont on ne sait quasiment rien car les biographes de Babeuf sarrêtent avec la mort de celui-ci. Aussi faute de sources, peu se sont intéressés au sort de cette quasi inconnue dont on na retenu que la qualité de 'femme de' puis de veuve. Cette lettre désenchantée à son fils est lune des seules que lon connaît après lexécution de son mari. * Fille dun humble marchand de clinquaille dAmiens, Marie-Anne épousa en 1782 le célèbre précurseur du communisme et "partagea tous les tourments de son mari dont elle fut parfois la plus proche collaboratrice" (Jean Risacher). Elle a joué un rôle dans ses activités révolutionnaires babouvistes en participant activement à la distribution et aux abonnements de son journalLe Tribun du Peuple aux côtés de son fils Emile, le destinataire de cette lettre : "Ils sont occupés jour et nuit chez Guffroy, mon imprimeur, au ployage, à la distribution, à l'expédition du journal. La maison est abandonnée. Deux autres jeunes enfants, dont l'un n'a que trois ans, restent tout le jour enfermés seuls durant un mois" écrivit Babeuf dans le Tribun. Dans un contexte de disette, de hausse des prix et de répression accrue contre les sans-culottes, Marie-Anne dénonçait sans relâche labandon des idéaux de 1793, en particulier légalité réelle et le droit à lexistence qui lui valut son premier séjour en prison pour complicité. Le gouvernement thermidorien ordonne son incarcération à la Petite Force, dans la prison des criminelles et filles de mauvaise vie, où elle est privée de nourriture et interrogée pendant deux jours. Elle partageait les convictions de son mari, dont lultime acte politique, la Conjuration des Egaux, concernait aussi légalité des genres : "Laissez vos femmes prendre part à l'intérêt de la patrie; elles peuvent plus que l'on ne pense pour sa prospérité" avait clamé Babeuf dans un plaidoyer pour les droits politiques des femmes (Opinion d'un citoyen..., 12 brumaire an III [2 novembre 1794]). L'engagement de cette femme se fera au prix dimmenses sacrifices : un enfant mort de faim, et de multiples emprisonnements de son mari pendant lesquels elle maintient des contacts clandestins avec les alliés babouvistes en se faisant passer pour une innocente mère de famille - famille qu'elle doit bien souvent nourrir seule. En 1796, le Directoire exécute Babeuf et démantèle sa conjuration des Egaux ; en 1801, Bonaparte tente désormais déliminer le reste des émules babouvistes. Laffaire de la "machine infernale", tentative royaliste dassassinat contre sa personne, lui donna un prétexte pour incriminer la gauche républicaine et néojacobine, qui n'avait pourtant pris aucune part à l'explosion de la rue Saint-Nicaise. Marie-Anne, devenue "marchande à toilette", colporteuse de vêtements et de babioles à Paris, fait toujours partie du mouvement et se voit interpellée ainsi que des dizaines d'autres compagnons de Babeuf. Cette lettre date de cette seconde détention, cette fois à la prison des Madelonettes, comme indiqué dans l'en-tête autographe. Son séjour est nettement plus long que le premier : "tu ne s[a]is donc pas que voilàs carante troi journe que je suis isis [sic] sans ete intorges [sans être interrogée]" écrit-elle d'une orthographe approximative, implorant son fils Emile, alors âgé de seize ans, de lui venir en aide. La faculté à lire et écrire de Marie-Anne Victoire est au cur du débat dhistoriens : plusieurs ont soutenu avec véhémence son illettrisme. Babeuf a laissé croire à son ignora‎

Referenz des Buchhändlers : 91111

‎Pedro ALBENIZ - Carlo CZERNI [Carl CZERNY] - d'après Vincenzo BELLINI‎

‎Recreaciones Utiles - Variaciones Brillantes - Fantasia Elegante... de la opera I Puritani - Lucia di Lammermoor - Fantasia brillante... de la Opera Lucia di Lammermoor - Fantasia Brillante... sobre motivos de la opera Lucrezia Borgia 6 recueils romantiques pour piano forte‎

‎Madrid s. d. [1830-1845] | 27 x 33.5 cm | Relié‎

‎Rarissime réunion de 6 recueils de pièces pour piano forte : quatre par le compositeur espagnol Pedro Pérez de Albéniz suivi de deux rares impressions madrilènes de fantaisies par le compositeur autrichien Carl Czerny. Reliure en demi-chagrin chocolat, dos lisse orné de filets dorés, titre doré, plats de percaline gaufrée bleu pétrole, gardes et contreplats de papier bleu. Quelques habiles restaurations sur les plats, coins, coupes et dos. Rousseurs. Précieux exemplaire, dont les deux premiers recueils portent la signature autographe d'Albéniz, et le troisième son cachet à ses initiales. Personnalité artistique complète, Albéniz est l'une des figures principales du piano romantique espagnol par sa contribution pédagogique et compositionnelle. Albéniz appartient au groupe de musiciens qui ont diffusé le romantisme en Espagne après avoir approfondi sa formation à Paris, lors de quatre séjours entre 1825 et 1829, au cours desquels il intègre les innovations du piano romantique, et a étudié avec Herz et Kalkbrenner. Il entre en contact avec les musiciens les plus notables du mouvement tels que Fétis ou Rossini, avec qui il maintient une relation tout au long de sa carrière. Dans le domaine lyrique, il vit au temps de Vincenzo Bellini et Gaetano Donizetti, notamment, très populaires en Espagne. Il compose des fantaisies au piano sur les airs des grands succès de ces compositeurs, dont deux d'entre elles figurent ici dans ce volume aux côtés d'un arrangement par Czerny d'aprèsLucrèce Borgia et Lucia de Lammemoor de Donizetti. Outre son appartenance au mouvement romantique, Albéniz se révéla être un sympathisant libéral. L'une des preuves les plus éloquentes de ses convictions est la composition, au coeur de cette décennie sombre pour l'Espagne, des Variaciones brillantes pour piano-forte d'après l'Hymne de Riego, op. 28 (1825) dont la rare partition figure dans ce recueil et qui est considérée comme l'une de ses oeuvres les plus célèbres. Cet hymne sera par ailleurs adopté par la république espagnole entre 1931 et 1939. Malgré ces idées, il demeure célèbre pour sa grande proximité avec la famille royale espagnole : outre sa position au conservatoire royal, il est nommé professeur de piano de la reine Isabelle II et de sa sur, l'infante Maria Luisa Fernanda, le 19 janvier 1841 et reçut également la protection du roi Ferdinand VII. Cette fonction de pianiste de Sa Majesté influence la plupart de ses uvres pour piano, composées spécialement pour la famille royale : deux des quatre pièces d'Albéniz contenues dans ce recueil sont dédiées à la reine et l'infante. Dès lors, son activité musicale se concentre principalement au Palais royal, tant pour l'enseignement et la composition que pour les concerts. Ses uvres y étaient souvent créées, généralement dédiées à la reine Isabelle II ou à sa sur, qui les interprétaient en premier. Plusieurs pages de titre du recueil portent des étiquettes encollées à l'adresse de San Sebastian. Ayant effectué une partie de sa formation à San Sebastian, Albéniz fut organiste à l'église San Vicente de San Sebastian depuis l'âge de dix ans, et également maître de chur à l'église Santa María, ayant repris le poste de son père en 1827. * Pedro Albeniz, Recreaciones Utiles, Piezas escogidas de autores Alemanes y Espanoles..., Madrid, Lodre,Carrafa y Hermoso, [vers 1842], 21 p. Signature d'Albeniz au titre. Ouvrage dédié à la "Reyna Ysabel II", composé de huit airs : 1. Pastoral, 2. Rondino, 3. Tema yvariaciones, 4. Vals a cuatro manos, 5. Galop, 6. Marcha a 6 manos, 7. La Melancolía, 8. Rondo-Vals. Pedro Albeniz, Variaciones Brillantes Para Forte Piano... sobre el "Himno de Riego"..., Madrid, Lodre, Carrafa y Hermoso, Paris, Pacini, [vers 1840], 20 p. Signature d'Albeniz au titre. 2e édition de cette oeuvre composée vers 1825. Pedro Albeniz, Fantasía Elegante sobre motivos escogidos de la ópera "I puritani" de Vincenzo Bellini..., Madrid, [Lodre, Carrafa y Hermoso - étiquette encollée‎

Referenz des Buchhändlers : 91202

‎(à Jean-Paul SARTRE) - Alexeï Sourkov‎

‎Télégramme adressé à Jean-Paul Sartre‎

‎s. n. | Moscou 1955 | 21.1 x 11.7 cm | Une feuille‎

‎Télégramme adressé par Alexei Sourkov à Jean-Paul Sartre, à son adresse 42 rue Bonaparte à Paris, encollée en partie supérieure ". Message encollé "324 MOSCOW 16 31 1824 NORTHERN = /TOUS MES VOEUX CHALEUREUX ANNEE NOUVELLE = ALEXEI SOURKOV". Tampons au recto et verso, l'un d'entre eux indiquant la date du "31 décembre 1955". Sartre reçoit les meilleurs voeux de son confrère Alexei Sourkov, membre de l'Union des écrivains soviétiques, et "l'un de ses principaux interlocuteurs en URSS" (Cécile Vaissié, Sartre et lURSS, Le Joueur et les survivants). Ce télégramme de Sourkov arrive dans la résidence germanopratine de Sartre quelques mois seulement après son très médiatisé premier voyage en URSS, aux côtés de Simone de Beauvoir. * C'est l'époque du "dégel" post-stalinien, Staline étant mort l'année précédente en 1953. Alexeï Sourkov, poète très officiel, double lauréat du prix Staline, et à la tête de lUnion des écrivains depuis octobre 1953, avait accueilli chaleureusement Sartre à Moscou pendant l'été 1954. Sartre, alors "Compagnon de route" du Parti Communiste Français et de l'URSS, publie des articles plutôt élogieux à l'issue de ce voyage minutieusement orchestré par le régime, et minimise la répression et la censure qui vont encore bon train. Peu avant l'envoi de ce télégramme, Sartre devient, en décembre 1954, vice-président de lassociation France-URSS présidée par Ehrenbourg. Comme le remarque Cécile Vaissié, Sartre "est désormais lun des rouages des relations franco-soviétiques et rejoint dailleurs aussi un comité chargé de préparer la célébration du dixième anniversaire de lalliance franco-soviétique et celle du trentième anniversaire de la reconnaissance de lURSS par la France". Sourkov n'est pas le seul à rendre hommage au grand écrivain : "le 10 janvier 1955, Sartre répond à Boris Polévoï qui lui a envoyé ses vux. Il lui souhaite "santé, bonheur et succès", à lui et "à tous [ses] amis en URSS" auxquels il assure penser souvent : "Je veux, comme vous, que 1955 apporte de nouvelles victoires à tous ceux qui luttent pour la paix." (Cécile Vaissié). Insolite document au point le plus fort de la proximité de Sartre avec l'URSS, attestant de ses liens étroits avec l'intelligentsia soviétique. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Referenz des Buchhändlers : 91212

‎Georges SIMENON‎

‎Lettre autographe datée et signée adressée à André David : "vous pouvez travailler sur La Grande Perche mais, bien entendu, mon acceptation ne peut dépendre que du résultat"‎

‎s. n. | Cannes 1955 | 14.6 x 19.6 cm | Une feuille‎

‎Lettre autographe datée du 26 septembre 1955 et signée de Georges Simenon adressée depuis Cannes à André David. 18 lignes à l'encre noire sur un feuillet indiquant son adresse américaine de Lakeville dans le Connecticut. Trace de pliure inhérente à la mise sous pli. Georges Simenon s'excuse du retard de sa réponse : "mais j'étais en plein roman. Parbleu ! si je me souviens de vous ! " et indique ses prochaines disponibilités à son correspondant en lui précisant même sa future adresse cannoise. Il autorise le projet d'adaptation à l'écran, par André David, de son roman "Maigret et la Grande Perche" tout en posant ses conditions : "vous pouvez travailler sur La Grande Perche mais, bien entendu, mon acceptation ne peut dépendre que du résultat (duquel, d'ailleurs, je ne doute pas). Tenez-moi au courant." - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Referenz des Buchhändlers : 91219

‎Joséphine BAKER‎

‎Coupure de presse datée et signée par Joséphine Baker‎

‎s. n. | Paris 1975 | 11.7 x 16.8 cm | Une feuille‎

‎Coupure de presse consistant en une photographie de Joséphine Baker en costume de scène qu'elle a signée et datée au feutre noir. Bel exemplaire. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Referenz des Buchhändlers : 91757

‎Annie ERNAUX‎

‎Carte postale autographe adressée à son amie Christiane Baroche : "J'aime ce que tu aimes, je m'interroge sur les mêmes choses que toi, la folie, la création, dans tous les sens..."‎

‎s. n. | 1984 | 15 x 10.6 cm | Une carte postale‎

‎Carte postale autographe signée, 12 lignes au stylo bille noir, adressée à son amie la femme de lettres Christiane Baroche dans laquelle elle lui avoue se montrer en totale communion d'esprit avec elle. Le recto de la carte postale est illustré d'une reproduction du tableau "Trompe l'oeil" de Cornelis Gysbrechts. "Ma chère Christiane, merci ! Ce petit prix a surtout le mérite de grossir ma cagnotte pour la maison de mes rêves, enfin, un peu : 5000 F. Mais je suis très contente. Je voulais te dire depuis les vacances de Pâques combien j'avais eu le plaisir à écouter ta voix fraternelle dans ton recueil de "Rimes intérieures". J'aime ce que tu aimes, je m'interroge sur les mêmes choses que toi, la folie, la création, dans tous les sens..." - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Referenz des Buchhändlers : 91928

‎Annie ERNAUX - (à Christiane BAROCHE)‎

‎Bristol autographe signé et adressé à son amie Christiane Baroche à propos de son livre "L'Hiver de Beauté récemment paru : "Tu as réussi un très beau livre dans une langue que je trouve de plus en plus rigoureuse..."‎

‎s. n. | s. l. 25 avril 1987 | 15.5 x 11 cm | Une feuille + une enveloppe‎

‎Bristol autographe signé, daté du 25 avril 1987, 17 lignes au stylo bille noir, adressé à son amie l'écrivaine Christiane Baroche dans laquelle elle ne tarit pas d'éloges sur son dernier ouvrage L'hiver de beauté. Enveloppe jointe. "Ma chère Christiane, après tout, je me console : celui qui a fauché "L'Hiver de Beauté" a eu du nez, il a passé de bons moments, avec ta superbe Isabelle, ta non moins acide et volontaire Queria. Tu as réussi un très beau livre dans une langue que je trouve de plus en plus rigoureuse, la construction est remarquable et "fluent" comme on dit en anglais, c'est très naturellement qu'on passe de l'une à l'autre femme. Il y a en particulier, une scène très belle, celle de l'accouchement de Madeleine. J'ai aussi un faible pour le personnage d'Hendricke. Bravo ! Je t'embrasse. Annie." * Christiane Baroche (1935-2024), lauréate du prix Goncourt de la nouvelle, fut pendant plus de dix ans lectrice de manuscrits pour Gallimard, l'éditeur d'Ernaux, avant de devenir elle-même romancière. C'est à ce titre qu'elle joua un rôle dans les débuts littéraires d'Ernaux au milieu des années 1970. Un exemplaire deLa Place, dédicacé par Ernaux à Baroche neuf mois plus tôt, la remercie de l'avoir «fait "naître" (dans le bonheur) il y a dix ans ». Un témoignage intime et spontané de l'amitié entre deux romancières Gallimard, saisi au moment même où Christiane Baroche venait de publier l'un de ses romans les plus ambitieux, sorte de spin-off des liaisons dangereuses autour du personnage de Merteuil. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Referenz des Buchhändlers : 91929

‎Donatien Alphonse François de SADE - (à Renée-Pélagie de SADE) - et (à La Présidente de MONTREUIL)‎

‎"C'est le chant du cigne."‎

‎1778 - 1779 | 15.5 x 13.5 cm | Une feuille‎

‎Lettre autographe originale du Marquis de Sade écrite depuis la prison de Vincennes le 21 mai 1778, possiblement 1779, le dernier nombre se terminant en paraphe étant difficile à déchiffrer. Cette lettre a été écrite à l'épouse du Marquis de Sade, Renée Pélagie, le dernier paragraphe est adressé à sa mère, la présidente de Montreuil, responsable de son emprisonnement par lettre de cachet. La lettre s'achève juste par un paraphe comme souvent avec la correspondance de Sade. La lettre provient directement de la famille descendante de Sade. Une feuille de papier, mal découpée en marge haute, avec deux pliures au dos. 20 lignes d'une écriture serrée. * Lettre dans laquelle Sade requiert son transfert dans une prison plus salubre, avec des sorties journalières, telle que Saumur ou Doullens. L'auteur évoque ses conditions difficiles et l'altération de sa santé provoquée par sa détention à Vincennes, ainsi que l'existence d'un complot dont il serait "la vache à lait de la police". Les dernières lignes sont adressées à la présidente de Montreuil, sa belle-mère : A vous que j'appelais autrefois ma mère [...] et se concluent avec cette opprobre : "Qui m'eut dit que ce serait un jour avec mon sang et avec l'honneur de vos petits enfants que vous achèteriez le vil crédit du tribunal de police." - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Referenz des Buchhändlers : 91946

‎Annie ERNAUX - (à Christiane BAROCHE)‎

‎Bristol autographe signé et adressé à son amie Christiane Baroche pour son aimable critique de ses oeuvres "car les moments de "gloire" sont aussi ceux qu'on a envie de traverser avec les gens qu'on aime bien..."‎

‎s. n. | s. l. 18 novembre 1984 | 12.8 x 8.2 cm | Une feuille + une enveloppe‎

‎Bristol autographe signé, daté du 18 novembre 1984, 12 lignes au stylo bille bleu, adressé à son amie la femme de lettres Christiane Baroche dans laquelle elle évoque son dernier ouvrage "Plaisirs amers" et toute l'amitié qui lie les deux femmes écrivains. Enveloppe manuscrite à l'adresse de Christiane Baroche jointe. Belle et affectueuse lettre de remerciement, écrite six jours après l'annonce du prix Renaudot décerné à Ernaux pour La Place : « Merci Christiane de ta lettre qui m'a fait très chaud au coeur, car les moments de "gloire" sont aussi ceux qu'on a envie de traverser avec les gens qu'on aime bien. Je t'embrasse. Annie. » Ernaux y ajoute en post-scriptum sa joie d'apprendre l'accueil réservé sur le petit écran au premier roman de Christiane Baroche, Plaisirs amers, paru quelques mois plus tôt : « PS. Jacques Duchateau a formidablement bien parlé de 'Plaisirs amers" à Droit de réponse, j'étais ravie. » * Christiane Baroche (1935-2024), lauréate du prix Goncourt de la nouvelle, fut pendant plus de dix ans lectrice de manuscrits pour Gallimard, l'éditeur d'Ernaux, avant de devenir elle-même romancière. C'est à ce titre qu'elle joua un rôle dans les débuts littéraires d'Ernaux au milieu des années 1970. Un exemplaire de La Place, dédicacé par Ernaux à Baroche neuf mois plus tôt, la remercie de l'avoir «fait "naître" (dans le bonheur) il y a dix ans ». Le présent billet, rédigé au lendemain immédiat du prix Renaudot 1984, capture ainsi un moment d'intimité entre deux écrivaines au parcours étroitement lié, l'une accédant à la consécration alors que l'autre voit son propre premier roman "naitre" à son tour. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Referenz des Buchhändlers : 91998

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