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‎ANONYME‎

‎[MARINE - MANUSCRIT] Extraits des ordres du Roy et Dépêches du Conseil de Marine, depuis le mois de septembre 1715 jusqu'au mois de mars 1723‎

‎s. n. | s. l. s. d. [1750] | 20.5 x 31 cm | Relié‎

‎Manuscrit de la deuxième moitié du XVIIIe siècle comportant 258 pages foliotées. Reliure restaurée en plein veau fauve, dos lisse orné de caissons dorés et décorés de motifs dorés parfois estompés, traces de frottements, pièce de titre manquante, lion rampant doré au centre des plats, gardes et contreplats de papier à la cuve, doubles filets dorés sur les coupes, coins émoussés, reliure de l'époque. Intéressant manuscrit donnant des extraits et résumés des ordres et dépêches émanant du Ministère de la Marine pendant la Régence et la première année du règne de Louis XV. Collationnés d'après les documents originaux, soigneusement datés et avec l'indication du folio d'origine, ces extraits ont été rédigés avec une écriture très lisible. Ils concernent : armement en général, guerre d'Espagne (1718, 1719 et 1720). Barbaresques, côte de Guinée, colonies, commerce (Espagne, Portugal, Guinée, Compagnie d'Afrique, Compagnie des Indes), justice, police et discipline, munitions, marchandises et bois, pêche, ports et rades, prises, etc. Manuscrit très bien conservé dans sa reliure d'origine. Note manuscrite au crayon sur la première garde : "Aux armes [du] Maréchal Duc de Duras, de l'Académie française" [1715-1789]. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Bookseller reference : 90724

‎COLLECTIF‎

‎[SAINT-DOMINGUE - HABITATION LA BOURDONNAYE] Manuscrit intitulé : Compte de dépense & de recette pour lhabitation de Monsieur le Vte de La Bourdonnaye‎

‎s. n. | s. l. 1785 | 20.1 x 31.9 cm | Une feuille‎

‎Manuscrit de 4 pages, à l'encre noire sur un double feuillet, signé Perès et Grasset frères, Pitteu & Cie. Saint-Marc, 30 juin 1785 et intitulé Compte de dépense & de recette pour lhabitation de Monsieur le Vte de La Bourdonnaye et [Au verso :] Etat des naissances de Nègres et mortalités & crues et déficits danimaux [et] Etat des revenus fabriqués sur lhabitation de Monsieur le Vte de La Bourdonnaye. * Lhabitation du vicomte de La Bourdonnaye était une exploitation sucrière située aux Vérettes, dans les environs de Saint-Marc. Présenté sur un double feuillet, ce compte de dépenses et de recettes couvre la période du 1er janvier au 30 juin 1785. Parmi les dépenses, on trouve les appointements de léconome, les gratifications accordées, notamment au maître sucrier, les achats de fournitures et surtout les achats de nourriture pour les ouvriers et les esclaves : « Pour la nourriture de Dussolier neveu pendant 80 jours quil a resté sur lhabitation à faire les deux moulins à 5 l. par jour, 400. Pour id. de 4 mulâtres ses ouvriers pendant 80 jours à 30 s. chaque par jour, 480. Pour id. de 6 Nègres ses ouvriers, pendant 80 jours à 15 s. chaque par jour, 360 » (20 mars 1785). Il est aussi question du marronnage : « Payé à Francisque pour sa nourriture & celle de son mulet lors de son voyage au Mirebalais pour chercher Charles mulâtre qui étoit marron » (8 mars). Les recettes indiquent, pour mémoire, les sommes réglées par Grasset frères, Pitteu et Cie pour le compte de lhabitation. On lit ainsi : « Pour prix & frais de geôle du mulâtre Charles arrêté à lEspagnol et pour son passage du Port au Prince icy, lesdits ont payé 535 l. 10 s. » (16 mai). « Lesdits ont payé à Dussolier charpentier pour la façon dun moulin à bête, fourniture de bois compris, 7000 l. » (30 juin). Puis on indique la somme totale reçue de Grasset frères, Pitteu et Cie pour solder le compte des dépenses du semestre, soit 6897 livres. Au verso ont été récapitulés les naissances et décès des esclaves pendant cette période, ainsi que leur nombre au 30 juin 1785 : « 84 Nègres, 93 Négresses, 41 Négrillons, 17 Négrittes », soit un total de 235 esclaves. La dernière page indique les recettes provenant de la vente de barriques de sucre, soit 208 538 l. pour le premier semestre 1785. Précieux document sur une habitation de Saint-Domingue. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Bookseller reference : 90845

‎Maurice CHEVALIER - Charles KIFFER‎

‎Pointes sèches de Charles Kiffer sur Maurice Chevalier‎

‎s. d. [circa 1935] | 24.5 x 25.1 cm | Une feuille sous cadre‎

‎Page de titre encadrée du recueil 10 pointes sèches de Charles Kiffer sur Maurice Chevalier (Paris, Marcelle Lesage, [1935]), enrichie d'un envoi autographe signé de Charles Kiffer et d'une signature autographe de Maurice Chevalier. Encadrée au verso, figure la page de justification de l'exemplaire n°175 du recueil, numérotée et signée au crayon par Charles Kiffer. Quelques petits accrocs au cadre, feuillet de titre légèrement insolé. Précieuse marque de reconnaissance du dessinateur et affichiste Charles Kiffer à son éditrice Marcelle Lesage et son collaborateur Jean Debucourt :"Pour Madame Marcelle Lesage avec mes hommages... les plus chevaleresques / Pour Debucourt avec ma très grande sympathie" inscrite à l'encre sur la page de titre de son recueil de portraits de Maurice Chevalier, comportant également la signature autographe de ce dernier. * "Charles Kiffer avait juste vingt ans, en 1922, lorsqu'il était allé aux Bouffes-Parisiens voir Maurice Chevalier qui y jouait Dédé. Il avait été ébloui par la performance de l'artiste, et il en avait dessiné plusieurs croquis criant de vérité. Il avait été le premier à bien capter par le dessin des traits primordiaux et essentiels de la personnalité de Maurice, tels que la lippe la moue de la lèvre inférieure de Chevalier, ou sa façon très particulière de cambrer les reins, que Montel lui avait tant reprochée à l'Eldorado. Kiffer avait saisi ces instants de la silhouette de l'artiste uniquement pour le plaisir. Car à l'époque, le jeune homme n'avait aucune intention de faire une carrière de publiciste, et, en outre, il ne connaissait encore personne dans le milieu du spectacle. Trois ans plus tard, un ami de Kiffer qui connaissait Chevalier et Volterra, leur montra les dessins du jeune artiste. Le directeur et la vedette furent conquis. Les dessins devinrent une affiche où Kiffer avait stylisé Maurice en une sorte de lys, puis cette affiche se métamorphosa en tableau. Par la suite, Kiffer réalisera la plupart des affiches de Maurice Chevalier, avec qui il s'était lié d'amitié." (Daniel Ringold, Maurice Chevalier. Le sourire de Paris) - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Bookseller reference : 90926

‎Jean DE LATTRE DE TASSIGNY‎

‎Portrait photographique dédicacé et signé de Jean de Lattre de Tassigny‎

‎s. l. 1937-1941 | 18 x 24 cm | une feuille‎

‎Portrait photographique de Jean de Lattre de Tassigny en uniforme, représenté en buste de trois quarts. Discrètes rousseurs. Envoi autographe signé de Jean de Lattre de Tassigny, à l'encre bleue passée, inscrit dans l'angle supérieur droit du portrait, à « mon ami Pauchant, président de Rancourt-Verdun, très amicalement et fidèlement... Verdun 1937 - Colmar 1947 ». * Le 2 février 1947, l'inspecteur général de l'Armée, Jean de Lattre de Tassigny, préside aux cérémonies du 2e anniversaire de la libération de Colmar en Alsace, accompagné du général américain Millburn. C'est très certainement à la suite de cet événement que le général français envoie son portrait dédicacé « Colmar 1947 » à l'association Rancourt-Verdun, constituée d'anciens combattants des 351e et 151e régiments d'infanterie. Ce dernier régiment fut fondé à Belfort, non loin de Colmar. « Verdun 1937 » est une autre date importante, tant pour Jean de Lattre de Tassigny que pour l'association Rancourt-Verdun. En janvier 1937, Lattre de Tassigny était colonel du 151e régiment lorsque les anciens combattants de 14-18 de ce régiment remirent aux nouvelles recrues la fourragère. C'est également de Lattre de Tassigny qui en 1945 reconstitua ce même régiment, dissous pendant la Seconde Guerre mondiale. Célèbre photographie du général Jean de Lattre de Tassigny à bord du paquebot le conduisant vers les plages du débarquement de Provence, enrichie d'un envoi « commémoratif » à l'égard de l'association Rancourt-Verdun. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Bookseller reference : 90930

‎Marguerite YOURCENAR‎

‎Billet autographe daté et signé adressé à Marcel Baroche sur une carte de visite imprimée‎

‎Sans nom d'éditeur | Paris 1980 | 12.8 x 8.7 cm | Une feuille + une enveloppe‎

‎Billet autographe daté et signé de Marguerite Yourcenar adressé depuis son domicile parisien à Marcel Baroche, de la revue littéraire Sud, sur une de ses cartes de visite, 18 lignes à l'encre verte accompagnées d'une enveloppe manuscrite à l'adresse de son correspondant, concernant un projet de collaboration initié par le directeur de la Sud avec l'écrivain. "27 décembre 1980, à la revue Sud, à marcel Baroche cher monsieur, vous avez mon acceptation au projet d'un numéro spécial sur mon oeuvre en 1982, et mes remerciements anticipés. Il existe de nombreuses photographies de moi dont quelques unes me paraissent ressemblantes : je n'en possède personnellement aucune, mais peut-être en trouverai-je à vous en envoyer en temps utile. Pour l'instant au moins, je ne possède aucun inédit à offrir. Plus tard peut-être... Bien sympathiquement Marguerite Yourcenar." - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Bookseller reference : 90948

‎LOUIS XVI - (au Cardinal CALINO) - Charles DE VERGENNES‎

‎Lettre de vux manuscrite signée par Louis XVI adressée au cardinal Ludovico Calini‎

‎Versailles 31 janvier 1776 | 18.3 x 24.4 cm | Bifeuillet‎

‎Lettre écrite par un secrétaire et signée par Louis XVI adressée au cardinal Ludovico Calini, rédigée à l'encre sur onze lignes. La signature de Charles Gravier, comte de Vergennes, figurant en pied du bifeuillet, accompagne celle du roi pour ces vux de nouvelle année. Est inscrit au verso le nom du destinataire : « Mon Cousin le Cardinal Calino ». Quelques mouillures, un trou discret à « qu'il vous ait ». « Mon Cousin, J'ai vu avec plaisir par votre lettre du 1er octobre et le témoignage de la sincérité des vux que vous formez pour moi au commencement de cette année. Vos sentiments me sont autant connues que vous devez être persuadé du désir que j'ai de vous donner des preuves de mon estime et de mon affection. Sur ce je prie Dieu qu'il vous ait, Mon Cousin, en sa sainte et digne garde. Écrit à Versailles le 31 janvier de 1776. » * Lors de la rédaction de cette lettre, Louis XVI est âgé de vingt-deux ans et règne seulement depuis deux ans. Le destinataire, le cardinal Ludovico Calini, nommé camerlingue du Sacré Collège en 1774 à l'avènement de Louis XVI, occupe alors l'une de ses dernières fonctions ecclésiastiques. Correspondance familière entre Louis XVI et le cardinal Ludovico Calini, dans laquelle le roi retourne à son destinataire « la sincérité des vux » reçue de sa part pour la nouvelle année 1776. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Bookseller reference : 90973

‎Michel LEIRIS‎

‎Bristol autographe daté et signé adressé depuis son domicile parisien à la femme de lettres Christiane Baroche‎

‎Paris 5 avril 1979 | 13 x 8.5 cm | Une feuille + une enveloppe‎

‎Bristol autographe daté et signé adressé depuis son domicile parisien à la femme de lettres Christiane Baroche, 12 lignes à l'encre bleue. Enveloppe manuscrite jointe sur laquelle Christiane Baroche a ajouté "Leiris" en angle supérieur droit. "5 avril 1979, chère Christiane Baroche, merci à vous ainsi qu'à tous ceux qui ont bien voulu m'adresser, par l'intermédiaire de Sud, un signe amical. Je ne puis qu'en être reconforté et trouver là un peu cde courage dont je manque de plus en plus pour travailler ! Soyez donc certaine que votre idée m'a fait plaisir et croyez à mes sentiments les meilleurs. Michel Leiris." - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Bookseller reference : 90976

‎Michel LEIRIS‎

‎Lettre autographe datée et signée adressée à la femme de lettres Christiane Baroche : "Soyez sûre que je préfère de beaucoup quelque chose de ce genre à un ensemble de doctes analyses ! "‎

‎Paris 7 janvier 1979 | 21 x 29.7 cm | Une feuille + une enveloppe‎

‎Lettre autographe datée et signée adressée à la femme de lettres Christiane Baroche, 21 lignes à l'encre bleue à propos d'un numéro de la revue Sud qui lui a été consacré. Traces de pliures inhérentes à la mise sous pli, enveloppe manuscrite jointe, Christiane Baroche ayant ajouté au crayon de papier le nom de l'expéditeur. Michel Leiris remercie Christiane Baroche pour l'hommage qui lui a rendu la revue Sud : "Soyez sûre que je préfère de beaucoup quelque chose de ce genre à un ensemble de doctes analyses ! " mais ne pourra se rendre disponible pour la prochaine manifestation le concernant : "Dites, je vous prie, à Mr Genêt que je lui sais gré d'avoir pensé à une "journée Leiris", mais qu'il ne doit malheureusement pas compter sur ma présence : j'en serai, d'une part, empêché matériellement... et, d'autre part, cette participation personnelle m'embarrasseerait beaucoup, je vous l'avoue franchement." Pour terminer, Michel Leiris présente ses voeux à sa correspondante et à l'équipe de Sud pour l'année à venir. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Bookseller reference : 91015

‎John ATHERTON - (à Julien LEVY)‎

‎Correspondance avec son galeriste Julien Levy‎

‎circa 1940-1941 | 18.5 x 27.5 cm | 17 feuillets‎

‎Ensemble de 16 lettres autographes signées du peintre John Carlton Atherton, composé de 9 lettres adressées à Julien Levy, et 7 lettres adressées à Lotte Barrit, la secrétaire et gestionnaire de la galerie (19 pages sur 17 feuillets). Toutes les lettres sont signées John Atherton à l'exception de trois signées "Jack". Lettres à en-tête de "The Quarry Bridgefield, Connecticut", trois lettres à en-tête barré et remplacé à la plume "Shaftsbury, Vermont", une autre à l'adresse d'Upper Blackville New Brunswick, Canada Rare ensemble de lettres du peintre américain John Atherton, célèbre artiste du "réalisme magique", adressé au galeriste Julien Levy, et sa collaboratrice Lotte Barrit. * La galerie Julien Levy, connue pour avoir représenté Max Ernst, Joseph Cornell, Frida Kahlo, and Pavel Tchelitchew, avait donné à Atherton sa première exposition monographique en 1938. Cet ensemble adressé par le peintre date d'une période particulièrement faste marquée par deux expositions, la première au prestigieux Whitney Museum of American Art de New York (15 janvier- 19 février) et à Buenos Aires, au Museo Nacional de Bellas Artes pendant l'été. Il gagne aussi la même année le concours du "National Defense Poster" organisé par le MoMA, après s'être distingué par sa lithographie pour la World's Fair de 1939. Les lettres à Julien Levy et Lotte Barrit parlent de ses toiles exposées à New York et en Amérique du sud ("J'ai appris par Gene Davis que "Backyard" était au Metropolitan et partait en tournée en Amérique latine"). Le peintre demande des nouvelles sur ses toiles ("Le musée qui s'était renseigné sur "The Pit" l'a-t-il acheté ou refusé ?" "J'aurais particulièrement aimé qu'un [tableau] aille à la Corcoran [Gallery of Art à Washington)"), et organise la fameuse exposition au Whitney Museum ("L'exposition du Whitney n'est-elle pas consacrée aux dessins et aquarelles ? J'ai quelques dessins que je pourrais apporter quand je viendrai, et voir si vous pensez qu'ils valent la peine d'être exposés "). Atherton se confie sur son travail et ses influences : "Votre exposition "Chess" [sur les échecs] a l'air intéressante. Je vais essayer de produire une idée à temps pour vous envoyer un tableau [...] J'ai fait environ une demi-douzaine de peintures jusqu'à présent. Certaines sont assez réussies. [...] La campagne regorge de bons sujets et j'espère trouver de meilleures façons de la peindre au fil du temps". On suit la progression de certaines oeuvres "Le nouveau tableau sera terminé cette semaine - quoi qu'il arrive ! Vous pouvez l'avoir pour ce que vous voulez. Il est à peu près de la taille et de la qualité d'"Industrial landscape", donc le prix devrait être à peu près le même, ou ce que vous jugerez le mieux. Le titre est "The Yard". Certains passages sont plein d'humour, lorsqu'Atherton s'inquiète de donner une de ses toiles à de "violents communistes" : "Pourriez-vous choisir un de nos tableaux et envoyer le document ci-joint pour les antifascistes ? À moins que vous ne sachiez quelque chose sur cette organisation qui pourrait me conduire à ne pas offrir de tableau. Je ne sais rien d'eux, et j'espère qu'ils ne sont pas tous de violents communistes". Cette correspondance dévoile la confiance absolue de l'artiste pour ce galeriste d'exception, qui avait tant oeuvré pour mettre en avant les peintres américains gravitant autour du surréalisme : "Merci pour votre note très encourageante. C'est très satisfaisant de voir les choses aller si bien, et j'espère ne pas vous donner, ni à quiconque aime mes tableaux, de raison de le regretter "écrit-il à Levy le 11 décembre [1940]. Atherton, adepte de la pêche et vivant la majorité de son temps dans sa campagne du Connecticut, dans le Vermont ou au Canada, se repose sur la galerie pour la promotion des oeuvres : "Veuillez excuser mon manque de connaissance de ce qui se passe dans le monde de l'art, car je ne sors pas beaucoup" écrit-il à Lotte Barrit. Exceptionnel ensemble dans l'intimité d'un grand artiste‎

Bookseller reference : 91043

‎Marie Anne BABEUF [Marie-Anne-Victoire LANGLET]‎

‎"voilà quarante-trois jours que je suis ici sans être interrogée" Lettre autographe signée‎

‎Paris 23 pluviôse an IX [12 février 1801] | 11 x 16.5 cm | Une feuille‎

‎Lettre autographe signée "ta merre famme Babeuf" de Marie-Anne Babeuf, adressée à son fils Emile (né Robert, et prénommé Emile par son père en hommage à Rousseau). 3 pages sur un bifeuillet. Rarissime et inédite lettre écrite de prison par une révolutionnaire à la biographie encore très lacunaire : la femme du célèbre chef la conjuration des Egaux Gracchus Babeuf. Cet appel désespéré de Marie-Anne Victoire Langlet, modeste femme de chambre devenue activiste date justement dune période de sa vie dont on ne sait quasiment rien car les biographes de Babeuf sarrêtent avec la mort de celui-ci. Aussi faute de sources, peu se sont intéressés au sort de cette quasi inconnue dont on na retenu que la qualité de 'femme de' puis de veuve. Cette lettre désenchantée à son fils est lune des seules que lon connaît après lexécution de son mari. * Fille dun humble marchand de clinquaille dAmiens, Marie-Anne épousa en 1782 le célèbre précurseur du communisme et "partagea tous les tourments de son mari dont elle fut parfois la plus proche collaboratrice" (Jean Risacher). Elle a joué un rôle dans ses activités révolutionnaires babouvistes en participant activement à la distribution et aux abonnements de son journalLe Tribun du Peuple aux côtés de son fils Emile, le destinataire de cette lettre : "Ils sont occupés jour et nuit chez Guffroy, mon imprimeur, au ployage, à la distribution, à l'expédition du journal. La maison est abandonnée. Deux autres jeunes enfants, dont l'un n'a que trois ans, restent tout le jour enfermés seuls durant un mois" écrivit Babeuf dans le Tribun. Dans un contexte de disette, de hausse des prix et de répression accrue contre les sans-culottes, Marie-Anne dénonçait sans relâche labandon des idéaux de 1793, en particulier légalité réelle et le droit à lexistence qui lui valut son premier séjour en prison pour complicité. Le gouvernement thermidorien ordonne son incarcération à la Petite Force, dans la prison des criminelles et filles de mauvaise vie, où elle est privée de nourriture et interrogée pendant deux jours. Elle partageait les convictions de son mari, dont lultime acte politique, la Conjuration des Egaux, concernait aussi légalité des genres : "Laissez vos femmes prendre part à l'intérêt de la patrie; elles peuvent plus que l'on ne pense pour sa prospérité" avait clamé Babeuf dans un plaidoyer pour les droits politiques des femmes (Opinion d'un citoyen..., 12 brumaire an III [2 novembre 1794]). L'engagement de cette femme se fera au prix dimmenses sacrifices : un enfant mort de faim, et de multiples emprisonnements de son mari pendant lesquels elle maintient des contacts clandestins avec les alliés babouvistes en se faisant passer pour une innocente mère de famille - famille qu'elle doit bien souvent nourrir seule. En 1796, le Directoire exécute Babeuf et démantèle sa conjuration des Egaux ; en 1801, Bonaparte tente désormais déliminer le reste des émules babouvistes. Laffaire de la "machine infernale", tentative royaliste dassassinat contre sa personne, lui donna un prétexte pour incriminer la gauche républicaine et néojacobine, qui n'avait pourtant pris aucune part à l'explosion de la rue Saint-Nicaise. Marie-Anne, devenue "marchande à toilette", colporteuse de vêtements et de babioles à Paris, fait toujours partie du mouvement et se voit interpellée ainsi que des dizaines d'autres compagnons de Babeuf. Cette lettre date de cette seconde détention, cette fois à la prison des Madelonettes, comme indiqué dans l'en-tête autographe. Son séjour est nettement plus long que le premier : "tu ne s[a]is donc pas que voilàs carante troi journe que je suis isis [sic] sans ete intorges [sans être interrogée]" écrit-elle d'une orthographe approximative, implorant son fils Emile, alors âgé de seize ans, de lui venir en aide. La faculté à lire et écrire de Marie-Anne Victoire est au cur du débat dhistoriens : plusieurs ont soutenu avec véhémence son illettrisme. Babeuf a laissé croire à son ignora‎

Bookseller reference : 91111

‎Pedro ALBENIZ - Carlo CZERNI [Carl CZERNY] - d'après Vincenzo BELLINI‎

‎Recreaciones Utiles - Variaciones Brillantes - Fantasia Elegante... de la opera I Puritani - Lucia di Lammermoor - Fantasia brillante... de la Opera Lucia di Lammermoor - Fantasia Brillante... sobre motivos de la opera Lucrezia Borgia 6 recueils romantiques pour piano forte‎

‎Madrid s. d. [1830-1845] | 27 x 33.5 cm | Relié‎

‎Rarissime réunion de 6 recueils de pièces pour piano forte : quatre par le compositeur espagnol Pedro Pérez de Albéniz suivi de deux rares impressions madrilènes de fantaisies par le compositeur autrichien Carl Czerny. Reliure en demi-chagrin chocolat, dos lisse orné de filets dorés, titre doré, plats de percaline gaufrée bleu pétrole, gardes et contreplats de papier bleu. Quelques habiles restaurations sur les plats, coins, coupes et dos. Rousseurs. Précieux exemplaire, dont les deux premiers recueils portent la signature autographe d'Albéniz, et le troisième son cachet à ses initiales. Personnalité artistique complète, Albéniz est l'une des figures principales du piano romantique espagnol par sa contribution pédagogique et compositionnelle. Albéniz appartient au groupe de musiciens qui ont diffusé le romantisme en Espagne après avoir approfondi sa formation à Paris, lors de quatre séjours entre 1825 et 1829, au cours desquels il intègre les innovations du piano romantique, et a étudié avec Herz et Kalkbrenner. Il entre en contact avec les musiciens les plus notables du mouvement tels que Fétis ou Rossini, avec qui il maintient une relation tout au long de sa carrière. Dans le domaine lyrique, il vit au temps de Vincenzo Bellini et Gaetano Donizetti, notamment, très populaires en Espagne. Il compose des fantaisies au piano sur les airs des grands succès de ces compositeurs, dont deux d'entre elles figurent ici dans ce volume aux côtés d'un arrangement par Czerny d'aprèsLucrèce Borgia et Lucia de Lammemoor de Donizetti. Outre son appartenance au mouvement romantique, Albéniz se révéla être un sympathisant libéral. L'une des preuves les plus éloquentes de ses convictions est la composition, au coeur de cette décennie sombre pour l'Espagne, des Variaciones brillantes pour piano-forte d'après l'Hymne de Riego, op. 28 (1825) dont la rare partition figure dans ce recueil et qui est considérée comme l'une de ses oeuvres les plus célèbres. Cet hymne sera par ailleurs adopté par la république espagnole entre 1931 et 1939. Malgré ces idées, il demeure célèbre pour sa grande proximité avec la famille royale espagnole : outre sa position au conservatoire royal, il est nommé professeur de piano de la reine Isabelle II et de sa sur, l'infante Maria Luisa Fernanda, le 19 janvier 1841 et reçut également la protection du roi Ferdinand VII. Cette fonction de pianiste de Sa Majesté influence la plupart de ses uvres pour piano, composées spécialement pour la famille royale : deux des quatre pièces d'Albéniz contenues dans ce recueil sont dédiées à la reine et l'infante. Dès lors, son activité musicale se concentre principalement au Palais royal, tant pour l'enseignement et la composition que pour les concerts. Ses uvres y étaient souvent créées, généralement dédiées à la reine Isabelle II ou à sa sur, qui les interprétaient en premier. Plusieurs pages de titre du recueil portent des étiquettes encollées à l'adresse de San Sebastian. Ayant effectué une partie de sa formation à San Sebastian, Albéniz fut organiste à l'église San Vicente de San Sebastian depuis l'âge de dix ans, et également maître de chur à l'église Santa María, ayant repris le poste de son père en 1827. * Pedro Albeniz, Recreaciones Utiles, Piezas escogidas de autores Alemanes y Espanoles..., Madrid, Lodre,Carrafa y Hermoso, [vers 1842], 21 p. Signature d'Albeniz au titre. Ouvrage dédié à la "Reyna Ysabel II", composé de huit airs : 1. Pastoral, 2. Rondino, 3. Tema yvariaciones, 4. Vals a cuatro manos, 5. Galop, 6. Marcha a 6 manos, 7. La Melancolía, 8. Rondo-Vals. Pedro Albeniz, Variaciones Brillantes Para Forte Piano... sobre el "Himno de Riego"..., Madrid, Lodre, Carrafa y Hermoso, Paris, Pacini, [vers 1840], 20 p. Signature d'Albeniz au titre. 2e édition de cette oeuvre composée vers 1825. Pedro Albeniz, Fantasía Elegante sobre motivos escogidos de la ópera "I puritani" de Vincenzo Bellini..., Madrid, [Lodre, Carrafa y Hermoso - étiquette encollée‎

Bookseller reference : 91202

‎(à Jean-Paul SARTRE) - Alexeï Sourkov‎

‎Télégramme adressé à Jean-Paul Sartre‎

‎s. n. | Moscou 1955 | 21.1 x 11.7 cm | Une feuille‎

‎Télégramme adressé par Alexei Sourkov à Jean-Paul Sartre, à son adresse 42 rue Bonaparte à Paris, encollée en partie supérieure ". Message encollé "324 MOSCOW 16 31 1824 NORTHERN = /TOUS MES VOEUX CHALEUREUX ANNEE NOUVELLE = ALEXEI SOURKOV". Tampons au recto et verso, l'un d'entre eux indiquant la date du "31 décembre 1955". Sartre reçoit les meilleurs voeux de son confrère Alexei Sourkov, membre de l'Union des écrivains soviétiques, et "l'un de ses principaux interlocuteurs en URSS" (Cécile Vaissié, Sartre et lURSS, Le Joueur et les survivants). Ce télégramme de Sourkov arrive dans la résidence germanopratine de Sartre quelques mois seulement après son très médiatisé premier voyage en URSS, aux côtés de Simone de Beauvoir. * C'est l'époque du "dégel" post-stalinien, Staline étant mort l'année précédente en 1953. Alexeï Sourkov, poète très officiel, double lauréat du prix Staline, et à la tête de lUnion des écrivains depuis octobre 1953, avait accueilli chaleureusement Sartre à Moscou pendant l'été 1954. Sartre, alors "Compagnon de route" du Parti Communiste Français et de l'URSS, publie des articles plutôt élogieux à l'issue de ce voyage minutieusement orchestré par le régime, et minimise la répression et la censure qui vont encore bon train. Peu avant l'envoi de ce télégramme, Sartre devient, en décembre 1954, vice-président de lassociation France-URSS présidée par Ehrenbourg. Comme le remarque Cécile Vaissié, Sartre "est désormais lun des rouages des relations franco-soviétiques et rejoint dailleurs aussi un comité chargé de préparer la célébration du dixième anniversaire de lalliance franco-soviétique et celle du trentième anniversaire de la reconnaissance de lURSS par la France". Sourkov n'est pas le seul à rendre hommage au grand écrivain : "le 10 janvier 1955, Sartre répond à Boris Polévoï qui lui a envoyé ses vux. Il lui souhaite "santé, bonheur et succès", à lui et "à tous [ses] amis en URSS" auxquels il assure penser souvent : "Je veux, comme vous, que 1955 apporte de nouvelles victoires à tous ceux qui luttent pour la paix." (Cécile Vaissié). Insolite document au point le plus fort de la proximité de Sartre avec l'URSS, attestant de ses liens étroits avec l'intelligentsia soviétique. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Bookseller reference : 91212

‎Georges SIMENON‎

‎Lettre autographe datée et signée adressée à André David : "vous pouvez travailler sur La Grande Perche mais, bien entendu, mon acceptation ne peut dépendre que du résultat"‎

‎s. n. | Cannes 1955 | 14.6 x 19.6 cm | Une feuille‎

‎Lettre autographe datée du 26 septembre 1955 et signée de Georges Simenon adressée depuis Cannes à André David. 18 lignes à l'encre noire sur un feuillet indiquant son adresse américaine de Lakeville dans le Connecticut. Trace de pliure inhérente à la mise sous pli. Georges Simenon s'excuse du retard de sa réponse : "mais j'étais en plein roman. Parbleu ! si je me souviens de vous ! " et indique ses prochaines disponibilités à son correspondant en lui précisant même sa future adresse cannoise. Il autorise le projet d'adaptation à l'écran, par André David, de son roman "Maigret et la Grande Perche" tout en posant ses conditions : "vous pouvez travailler sur La Grande Perche mais, bien entendu, mon acceptation ne peut dépendre que du résultat (duquel, d'ailleurs, je ne doute pas). Tenez-moi au courant." - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Bookseller reference : 91219

‎Joséphine BAKER‎

‎Coupure de presse datée et signée par Joséphine Baker‎

‎s. n. | Paris 1975 | 11.7 x 16.8 cm | Une feuille‎

‎Coupure de presse consistant en une photographie de Joséphine Baker en costume de scène qu'elle a signée et datée au feutre noir. Bel exemplaire. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Bookseller reference : 91757

‎Annie ERNAUX‎

‎Carte postale autographe adressée à son amie Christiane Baroche : "J'aime ce que tu aimes, je m'interroge sur les mêmes choses que toi, la folie, la création, dans tous les sens..."‎

‎s. n. | 1984 | 15 x 10.6 cm | Une carte postale‎

‎Carte postale autographe signée, 12 lignes au stylo bille noir, adressée à son amie la femme de lettres Christiane Baroche dans laquelle elle lui avoue se montrer en totale communion d'esprit avec elle. Le recto de la carte postale est illustré d'une reproduction du tableau "Trompe l'oeil" de Cornelis Gysbrechts. "Ma chère Christiane, merci ! Ce petit prix a surtout le mérite de grossir ma cagnotte pour la maison de mes rêves, enfin, un peu : 5000 F. Mais je suis très contente. Je voulais te dire depuis les vacances de Pâques combien j'avais eu le plaisir à écouter ta voix fraternelle dans ton recueil de "Rimes intérieures". J'aime ce que tu aimes, je m'interroge sur les mêmes choses que toi, la folie, la création, dans tous les sens..." - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Bookseller reference : 91928

‎Annie ERNAUX - (à Christiane BAROCHE)‎

‎Bristol autographe signé et adressé à son amie Christiane Baroche à propos de son livre "L'Hiver de Beauté récemment paru : "Tu as réussi un très beau livre dans une langue que je trouve de plus en plus rigoureuse..."‎

‎s. n. | s. l. 25 avril 1987 | 15.5 x 11 cm | Une feuille + une enveloppe‎

‎Bristol autographe signé, daté du 25 avril 1987, 17 lignes au stylo bille noir, adressé à son amie l'écrivaine Christiane Baroche dans laquelle elle ne tarit pas d'éloges sur son dernier ouvrage L'hiver de beauté. Enveloppe jointe. "Ma chère Christiane, après tout, je me console : celui qui a fauché "L'Hiver de Beauté" a eu du nez, il a passé de bons moments, avec ta superbe Isabelle, ta non moins acide et volontaire Queria. Tu as réussi un très beau livre dans une langue que je trouve de plus en plus rigoureuse, la construction est remarquable et "fluent" comme on dit en anglais, c'est très naturellement qu'on passe de l'une à l'autre femme. Il y a en particulier, une scène très belle, celle de l'accouchement de Madeleine. J'ai aussi un faible pour le personnage d'Hendricke. Bravo ! Je t'embrasse. Annie." * Christiane Baroche (1935-2024), lauréate du prix Goncourt de la nouvelle, fut pendant plus de dix ans lectrice de manuscrits pour Gallimard, l'éditeur d'Ernaux, avant de devenir elle-même romancière. C'est à ce titre qu'elle joua un rôle dans les débuts littéraires d'Ernaux au milieu des années 1970. Un exemplaire deLa Place, dédicacé par Ernaux à Baroche neuf mois plus tôt, la remercie de l'avoir «fait "naître" (dans le bonheur) il y a dix ans ». Un témoignage intime et spontané de l'amitié entre deux romancières Gallimard, saisi au moment même où Christiane Baroche venait de publier l'un de ses romans les plus ambitieux, sorte de spin-off des liaisons dangereuses autour du personnage de Merteuil. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Bookseller reference : 91929

‎Donatien Alphonse François de SADE - (à Renée-Pélagie de SADE) - et (à La Présidente de MONTREUIL)‎

‎"C'est le chant du cigne."‎

‎1778 - 1779 | 15.5 x 13.5 cm | Une feuille‎

‎Vincennes, 21 mai 1779. Une feuille de 15,5 x 13,5 cm, 20 lignes autographes. Lettre autographe du marquis de Sade adressée à son épouse Renée-Pélagie de Montreuil, écrite depuis le donjon de Vincennes et datée « Ce vingt et un Mai 1779 ». La marge supérieure est irrégulièrement découpée et la feuille porte au verso les traces de deux plis. Écriture serrée à l'encre brune. La lettre, dépourvue de formule d'adresse initiale, s'achève par un simple paraphe. Cette lettre du 21 mai 1779 à Madame de Sade est citée dans les travaux consacrés à la correspondance carcérale de Sade, avec sa formule caractéristique de « vache à lait de la Police ». Elle a notamment été publiée dans les Lettres et mélanges littéraires écrits à Vincennes et à la Bastille. En tête de la feuille, encadrée de deux signes en croix, Sade inscrit une étrange légende : « c'est le chant du cigne ». Le même signe réapparaît dans le corps de la lettre pour désigner le passage auquel cette formule doit renvoyer. Par ce jeu de renvoi, Sade donne lui-même un titre à l'un des moments les plus sombres de sa plainte, transformant la lettre en mise en scène de sa propre détresse. Depuis sa cellule, il décrit en effet une santé qu'il dit profondément altérée et affirme son incapacité à s'accoutumer au régime de Vincennes. Il ne demande plus tant sa libération qu'un autre enfermement, dans un « fort plus humain » où lui seraient accordées des sorties quotidiennes. Il propose Saumur ou Doullens. Le premier nom ne lui est pas étranger : après l'affaire Rose Keller, Sade avait déjà été détenu au château de Saumur en avril 1768, alors utilisé pour les prisonniers enfermés par lettre de cachet. La plainte glisse bientôt vers l'accusation. Persuadé que sa captivité profite à ceux qui la prolongent, Sade se représente comme la malheureuse « vache à lait de la police ». L'image n'est pas isolée dans sa correspondance : elle appartient à cette critique obsessionnelle de l'univers carcéral dans laquelle geôliers, policiers et magistrats deviennent sous sa plume les véritables bénéficiaires du malheur du détenu. Le mouvement de la lettre conduit enfin de la plainte adressée à l'épouse au réquisitoire contre sa mère, la présidente de Montreuil. Sade tient celle-ci pour l'instigatrice et surtout pour la garante de la lettre de cachet qui le maintient en prison. Sa correspondance de Vincennes fait d'elle la figure centrale de sa persécution, tour à tour qualifiée de « vipère », de « détestable bête » ou d'« âme de boue ». Ici, l'attaque atteint une violence particulière : « Ô vous que j'appelais autrefois ma mère [...] qui m'eût dit que ce serait un jour avec mon sang et avec l'honneur de vos petits enfants que vous achèteriez le vil crédit du tribunal de la police. » La lettre appartient à la seconde captivité de Vincennes. Transféré à Aix en juin 1778 afin d'obtenir la révision du procès de Marseille, Sade avait vu casser la condamnation capitale prononcée contre lui en 1772.La lettre de cachet demeurant cependant en vigueur, il devait être reconduit à Vincennes. Il échappa à son escorte près de Valence en juillet, gagna La Coste, y fut repris le 26 août et retrouva sa cellule au début de septembre. Il ne quittera plus Vincennes avant son transfert à la Bastille en 1784. Au printemps 1779, l'enfermement commence ainsi à produire cette correspondance extraordinaire dans laquelle Sade transforme continuellement son corps, sa cellule et ses persécuteurs en figures littéraires. L'animalisation y est omniprésente : lui-même devient la « vache à lait » que l'on exploite, tandis que Madame de Montreuil prend ailleurs les traits de la vipère ou de la bête enragée. La souffrance réelle du prisonnier et la dramatisation qu'il en donne deviennent indissociables. L'incertitude sur la durée de sa détention, le manque d'exercice et les conditions matérielles de Vincennes nourrirent alors son désespoir autant que son activité d'écriture. La petite inscription placée en tête de la‎

Bookseller reference : 91946

‎Annie ERNAUX - (à Christiane BAROCHE)‎

‎Bristol autographe signé et adressé à son amie Christiane Baroche pour son aimable critique de ses oeuvres "car les moments de "gloire" sont aussi ceux qu'on a envie de traverser avec les gens qu'on aime bien..."‎

‎s. n. | s. l. 18 novembre 1984 | 12.8 x 8.2 cm | Une feuille + une enveloppe‎

‎Bristol autographe signé, daté du 18 novembre 1984, 12 lignes au stylo bille bleu, adressé à son amie la femme de lettres Christiane Baroche dans laquelle elle évoque son dernier ouvrage "Plaisirs amers" et toute l'amitié qui lie les deux femmes écrivains. Enveloppe manuscrite à l'adresse de Christiane Baroche jointe. Belle et affectueuse lettre de remerciement, écrite six jours après l'annonce du prix Renaudot décerné à Ernaux pour La Place : « Merci Christiane de ta lettre qui m'a fait très chaud au coeur, car les moments de "gloire" sont aussi ceux qu'on a envie de traverser avec les gens qu'on aime bien. Je t'embrasse. Annie. » Ernaux y ajoute en post-scriptum sa joie d'apprendre l'accueil réservé sur le petit écran au premier roman de Christiane Baroche, Plaisirs amers, paru quelques mois plus tôt : « PS. Jacques Duchateau a formidablement bien parlé de 'Plaisirs amers" à Droit de réponse, j'étais ravie. » * Christiane Baroche (1935-2024), lauréate du prix Goncourt de la nouvelle, fut pendant plus de dix ans lectrice de manuscrits pour Gallimard, l'éditeur d'Ernaux, avant de devenir elle-même romancière. C'est à ce titre qu'elle joua un rôle dans les débuts littéraires d'Ernaux au milieu des années 1970. Un exemplaire de La Place, dédicacé par Ernaux à Baroche neuf mois plus tôt, la remercie de l'avoir «fait "naître" (dans le bonheur) il y a dix ans ». Le présent billet, rédigé au lendemain immédiat du prix Renaudot 1984, capture ainsi un moment d'intimité entre deux écrivaines au parcours étroitement lié, l'une accédant à la consécration alors que l'autre voit son propre premier roman "naitre" à son tour. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Bookseller reference : 91998

‎Louise de VILMORIN‎

‎Carte postale manuscrite adressée à son amie Frédéric Fresco‎

‎s. n. | Verrières-le-Buisson 1965 | 15.5 x 9.8 cm | Une carte postale‎

‎Carte postale manuscrite datée et signée de Louise de Vilmorin adressée à son ami Frédéric Fresco lui souhaitant de bonnes fêtes de fin d'année. Le recto de la carte représente la maison de Louise de Vilmorin à Verrières. La carte postale est agrémentée d'une grand trèfle à quatre feuilles dessiné qui encadre son message et d'où surgit sa signature. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Bookseller reference : 92056

‎Henri CALET‎

‎Ensemble complet de la correspondance autographe interzone d'Henri Calet à son épouse Marthe Barthelmess Deux cartes postales et 6 lettres manuscrite‎

‎s. n. | s. l. Lyon Tarbes 1941 | 14.6 x 10.3 cm & 20 x 21 cm | En feuilles‎

‎Ensemble complet de la correspondance interzone d'Henri Calet à son épouse Marthe Barthelmess, écrite du 18 janvier au 2 février 1941, au moment où l'écrivain franchit clandestinement la ligne de démarcation puis attend à Lyon, auprès de Pascal Pia, de trouver un emploi avant de rejoindre Tarbes. Ensemble complet de 2 cartes postales interzones et 6 lettres autographes signées, écrites par Henri Calet (Raymond Barthelmess) à son épouse Marthe Barthelmess, née Klein, entre le 18 janvier et le 2 février 1941 (16 jours) : Carte postale interzone. Sennecey-le-Grand (Saône-et-Loire), 18 janvier 1941. Exp. : André Jullien. Dest. : Marthe Barthelmess, 26, rue de la Sablière, Paris 14. Signature : « Loul ». Carte postale interzone. Lyon, 19 janvier 1941. Exp. : André Jullien. Rue de la Fromagerie. Lyon [nom réel dune voie lyonnaise.] Dest. : Marthe Barthelmess, 26, rue de la Sablière, Paris 14. Lettre. [Lyon], dimanche 19 janvier 1941 [et lundi 20 janvier.] 2 feuillets recto verso. Lettre. Lyon, 22 janvier 1941 [et 23 janvier]. 2 feuillets recto verso. En-tête : « Café-restaurant Paufique, 6 rue de la Barre [Lyon] » Lettre. [Lyon], 24 janvier 1941 [et 25, 26 et 27 janvier]. 3 feuillets recto verso. Lettre. [Lyon], 27 janvier 1941 [et 28, 30 janvier]. 2 feuillets recto verso. Lettre. [Lyon], 30 janvier 1941 [et 31 janvier]. 2 feuillets recto verso. On trouve un ajout manuscrit au crayon de Marthe, au verso du 2e feuillet. Lettre. [Tarbes], 2 février 1941. Un feuillet recto. Cette lettre présente un trou en son milieu, côté gauche, qui naffecte pas vraiment sa lecture. Les deux cartes postales, expédiées sous le nom d'emprunt d'André Jullien, cousin belge réel de Calet, sont adressées au domicile parisien du couple, 26 rue de la Sablière, dans le XIVe arrondissement. Récit au jour le jour du passage de la ligne de démarcation à pied, en pleine neige, en compagnie de plusieurs compagnons de fortune et d'un passeur, puis chronique minutieuse de la vie d'un démobilisé désuvré à Lyon : démarches administratives, recherche d'un emploi, système clandestin de correspondance organisé via Pascal Pia et le journal Paris-Soir replié en zone libre, fréquentation quotidienne du cercle des journalistes réfugiés (Georges Altman, Gaston Bonheur, entre autres), avant l'installation à Tarbes chez une amie et l'attente de l'arrivée de Marthe. Pascal Pia, alors secrétaire de rédaction de Paris-Soir à Lyon, occupe une place centrale dans cette correspondance : il accueille Calet, dîne avec lui presque chaque soir, multiplie en vain les démarches pour lui trouver du travail, et sert de relais postal pour les lettres, via un système de triple enveloppe décrit en détail par Calet lui-même. C'est sur ses conseils que Calet entreprendra, deux ans plus tard, l'écriture du Bouquet, roman de sa captivité de 1940 publié chez Gallimard en 1945 et dédié à Pia : les lettres, écrites à chaud, forment ainsi la matrice vécue et datée d'un texte que Calet ne romancera que plus tard, offrant un point de comparaison précieux entre l'expérience immédiate et sa transposition littéraire. Cet ensemble rassemble donc, dans sa continuité et sa complétude, la totalité de la correspondance conservée pour cette période charnière de la vie de Calet, entre le franchissement de la ligne, la démobilisation et le départ pour Tarbes qui allait, quelques années plus tard, mener à l'écriture du Bouquet. * Peu après son mariage, une commission de réforme le juge apte au « service armé et motorisé » : Calet est affecté dans une compagnie de mitrailleurs à Auxerre, qu'il rejoint le 17 avril à la caserne Vauban. Fait prisonnier le 15 juin à Coulanges-sur-Yonne, il est interné deux semaines au camp de la Forêt, à Clamecy, tandis que Marthe et les parents de Calet ont fui Paris à pied trois jours plus tôt, dans la débâcle générale ; ils passeront trois mois en Dordogne, dans une école de jeunes filles. Transféré à la caserne Vauban où il demeure prisonnier durant le mois de juill‎

Bookseller reference : 92081

‎Marguerite YOURCENAR‎

‎Bristol autographe daté et signé adressé à Jane Bathori‎

‎s. n. | Paris 1954 | 8.6 x 6.1 cm | Une feuille sous enveloppe‎

‎Bristol autographe daté et signé de Marguerite Yourcenar, 12 lignes écrites recto-verso à l'encre noire, adressé à Jane Bathori. L'encre ayant légèrement pâli. Enveloppe manuscrite jointe à l'adresse de Jane Bathori. "6-III-54, chère madame, j'ai pensé ce matin à vous en passant dans votre quartier, et me suis rappelé de votre charmant accueil du mois dernier. Le temps m'a manqué pour essayer de vous voir, mais ces fleurs au moins vous transmettrons mon amical souvenir. Marguerite Yourcenar." Jane Bathori est une mezzo-soprano française, cheffe de chur, professeure, directrice de théâtre, réalisatrice. * « Yourcenar [appartient] à ces générations pour qui l'homosexualité était une élection réservée à un petit nombre d'esprits choisis. » remarque Dominique Fernandez. Cest justement à un autre de ces esprits choisis que Yourcenar adresse ce charmant billet à l'interprète qui créa de nombreuses mélodies de Debussy, Ravel et Satie, mais aussi Arthur Honegger, Darius Milhaud et Francis Poulenc parmi tant dautres. Les destins de la chanteuse et l'autrice sont similaires : elles s'exilent toutes deux pendant la seconde guerre mondiale avec leur compagnes : Jane Bathori en Argentine, avec l'actrice Andrée Tainsy ; Yourcenar aux côtés de Grace Frick, aux Etats-Unis, qui deviendra son pays d'adoption. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Bookseller reference : 92179

‎Michel SIMON‎

‎Lettre autographe signée adressée à un directeur de journal lui recommandant un ami‎

‎s. d. [1950] | 20.3 x 27 cm | Une feuille‎

‎Lettre autographe signée adressée à un directeur de journal en vue d'y placer un ami, 12 lignes à l'encre bleue. Fold marks from having been sent through the post. "Mon cher directeur, je me permets de vous recommander chaleureusement Monsieur Alfred Gehri mon ancien camarade qui est correspondant attitré de journaux suisses à Paris et qui est en pourparler avec madame votre mère au sujet d'une location. D'avance merci de le recevoir et croyez mon cher directeur à mes sentiments dévoués. Michel Simon." - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Bookseller reference : 92208

‎Georges BRAQUE - Mariette LACHAUD - (envoi à Max-Philippe DELATTE)‎

‎Double portrait photographique de Francis Ponge enrichi d'un envoi autographe‎

‎s. n. | s. l. 1951 | 50 x 32.6 cm ; photographies : 16.8 x 23.3 cm | Deux photographies sur une feuille‎

‎Deux photographies en tirage original signées à l'encre bleue par Mariette Lachaud, contrecollées sur une feuille de papier fort. Note autographe de Max Philippe Delatte au verso "1951 Photos prises par le secrétaire de Braque et disposées ainsi en vis-à-vis par Braque lui-même". La colle utilisée par Braque a éclairci le verso de la feuille et une petite surface en marge de la première photographie. Rare double portrait photographique de Francis Ponge pris dans l'atelier de son ami Georges Braque par sa fidèle assistante, enrichi d'un envoi autographe du poète à Max-Philippe Delatte. * Probablement pris dans l'atelier de Braque à Varengeville, les portraits sont l'oeuvre de Mariette Lachaud, secrétaire de l'artiste et photographe discrète du quotidien de Braque, qui documentait les créations, promenades, et ses amitiés : "Ponge rencontre [Braque] en mars 1945 à linitiative de Jean Paulhan, qui vient de publier Braque, le patron(1945). Ponge a une grande amitié pour Braque, aîné quil admire. Le peintre devient une figure centrale dans sa réflexion sur la peinture: Ponge rédige neuf textes sur le peintre, de 1946 à 1980. Il na jamais autant écrit sur un autre artiste. Braque est également un repère théorique et esthétique pour Ponge, en tant que peintre mais aussi par ses déclarations et aphorismes, que lon retrouve dansLe Cahier de Georges Braque(1948) etLe Jour et la Nuit(1952), recueil regroupant les cahiers de Braque de 1917 à 1952. Un dessin de Braque se trouve en couverture deProêmes(1948) et duPeintre à létude(1949). Le peintre illustre égalementCinq Sapatesde cinq eaux-fortes. Braque le réconciliateur(1946) est le premier texte que Ponge écrit sur Braque, où il explore son «idée intime globale» du peintre. Il lui consacre par la suite de nombreux autres textes:Braque ou lart moderne comme évènement et plaisir(1947) ouBraque - dessins(1950). DansBraque Japon(1952) en particulier, Ponge exprime la difficulté décrire sur la peinture, littérature et peinture se tenant à distance lune de lautre du fait de léloignement originel entre matière verbale et matière picturale. Ponge écrit encoreBraque lithographe(1963),Braque votif(1964),À propos de Braque(1970),Braque ou un méditatif à luvre(1970), et enfin unBref condensé de notre dette à jamais et re-co-naissance à Braque particulièrement en cet été 80(1980). Au-delà de la réflexion sur la peinture, Ponge voit en Braque un « maître de vie », chez qui les qualités artistiques sont aussi des qualités morales." (Société des lecteurs de Francis Ponge) Max Philippe Delatte était libraire dans le seizième arrondissement de Paris. Grand bibliophile, il avait noué des liens damitié avec Ponge etpubliera la même année que ces portraits, une Bibliographie sommaire de l'oeuvre de Francis Ponge. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Bookseller reference : 92300

‎SUPERSAC (Léon)‎

‎Monsieur et madame Polichinelle.‎

‎1881 À Paris, chez Tresse, 1881.‎

‎1 volume in-12 (18 cm x 12 cm), maroquin noir (reliure signée E. Thevenet), dos à nerfs, dentelle intérieure dorée, envoi autographe de l'auteur au verso du titre. [6]-44 pages (complet). Nerfs frottés. Bon état. ÉDITION ORIGINALE. Comédie en un acte en vers, représentée pour la première fois à Paris, sur le Théâtre du Gymnase, le 23 janvier 1881. Exemplaire portant un long et bel envoi adressé à Mademoiselle Léonide Leblanc. Agréable exemplaire.‎

Bookseller reference : 280

Livre Rare Book

Pages Anciennes
Paris France Francia França France
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‎Gilbert Lély (poèmes), Henri Pastoureau (préface), Alain-Valéry Aelberts et Jean-Jacques Auquier (Introduction)‎

‎Cérémonial pour saluer d'éruption en éruption jusqu'à l'infracassable nuit la brèche absolue et la trajectoire du marquis de Sade‎

‎Bruxelles, Aelberts et Auquier, 1970. L'un des 5 sur Japon (nº III). Élégamment relié plein maroquin par Daniel-Henri Mercher. Avec deux états des deux illustrations de Jorge Camacho et Jacques Hérold, chacune des quatre signées au crayon. Accompagné d'un étui demi-maroquin et d'un boîtier coulissant. In-8, 185 x 260 mm, 67 pp. et ff. Plein maroquin rouge carmin tirant sur le rosé, avec motif de chaîne noir gravé formant un "S" sur le plat avant et un triangle sur le plat arrière, accompagné de quatre clous dorés sur l'avant et d'un clou doré sur l'arrière. Dos lisse, noms des éditeurs et titre raccourci "Cérémonial du marquis de Sade" inscrits en caractère d'imprimerie poussés noirs. Contreplat et page de garde noir de jais. Tranche supérieure noire, tranchefile. Trois ff. supplémentaires en début et fin d'ouvrage. Couverture brochée conservée, 1 ff., faux-titre, 1 ff. plus fin portant une eau-forte originale en couleurs de Jacques Hérold signée de sa main en frontispice, page de titre. Poème de Gilbert Lely en incipit, "Lexicographie préalable" d'Henri Pastoureau, Introduction des éditeurs, Scénario, une eau-forte N&B de Jorge Camacho signée de sa main, Prologue, vingt "Tableaux", Intervalle, Annexes, Table, Justification du tirage, 1 ff., suite avec une eau-forte en couleurs de Jacques Hérold et une eau-forte N&B de Jorge Camacho toutes deux signées. Un feuillet listant les 1075 exemplaires du livre, avec tampon "ÉPUISÉ" à côté de la mention des exemplaires hors commerce et sur Japon. Plat broché et dos broché originaux conservés. Minuscule signature du relieur au bas du contreplat de couverture, mention "1990" au bas du contreplat arrière. Étui demi-maroquin rouge carmin et noir, pareillement relié, boîtier coulissant à bordures du même maroquin.‎

‎Ensemble en très bel état. Exemplaire remarquable, un véritable bijou de reliure. Le papier des reliures de J. Camacho est légèrement gondolé, minuscule trace de choc latéral au bas des trois derniers feuillets. Imperceptible tache au bas de la reliure de l'étui, petites traces de frottements et choc aux coins inférieurs du boîtier.‎

Bookseller reference : 581

Livre Rare Book

Librairie Noisette
Bragança Paulista Brazil Brasil Brasil Brésil
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€999.00 Buy

‎MILLE Pierre‎

‎Barnavaux. Les Maîtres du Livre.‎

‎Paris, Geogres Crès et Cie, 1921 13 x 20, 282 pp., demi-reliure cuir, 5 nerfs, tête dorée, très bon état‎

‎1 des 1875 Ex. Num. sur papier de Rives, lettre de deux pages de Pierre Mille datée du 4 mars(?) 1920, belle reliure en très bon état‎

Bookseller reference : 5152

Livre Rare Book

Librairie Ausone
Bruxelles Belgium Bélgica Bélgica Belgique
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‎SAUTOY Claude‎

‎La graphologie.‎

‎Canada, Editions de L'Homme, 1984 14 X 20, 324 pp., nombreux exemples manuscrits, broché, bon état.‎

Bookseller reference : 15555

Livre Rare Book

Librairie Ausone
Bruxelles Belgium Bélgica Bélgica Belgique
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‎Henri Chabrol‎

‎Paix sur la Terre‎

‎bel envoi autographe à " Maitre Blisson, ce livre audacieux..mais ne plaide pas coupable. Cordial souvenir." vol. broché 180x160, 119 pp. Très bel état. Edition Cauvin, Paris 1956 ref/30ge‎

‎Henri Chabrol (né le 11 janvier 1897 à Nîmes et mort le 18 février 1981 dans la même ville est un écrivain français. Ancien élève de l'École normale supérieure (promotion 1919) et agrégé de lettres (1920), il enseigna dans la cité des Antonin et fut membre de l'Académie de Nîmes.‎

Bookseller reference : CZC-13865

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Livres anciens & Autographes
Lille France Francia França France
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‎Henri Chabrol‎

‎Paix sur la Terre‎

‎bel envoi autographe à " Maitre Blisson, ce livre audacieux..mais ne plaide pas coupable. Cordial souvenir." vol. broché 180x160, 119 pp. Très bel état. Edition Cauvin, Paris 1956 ref/30ge‎

‎Henri Chabrol (né le 11 janvier 1897 à Nîmes et mort le 18 février 1981 dans la même ville est un écrivain français. Ancien élève de l'École normale supérieure (promotion 1919) et agrégé de lettres (1920), il enseigna dans la cité des Antonin et fut membre de l'Académie de Nîmes.‎

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Livres anciens & Autographes
La Madeleine France Francia França France
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‎Henri Chabrol‎

‎Paix sur la Terre‎

‎bel envoi autographe à Dominique Combette, vrai poète, ce livre audacieux ... vol. broché 180x160, 119 pp. Très bel état. Achevé d’imprimer le 20 février 1956 sur les Presses de l’Imprimerie Armand Rousseaux (PARIS 10°). ref/227‎

‎Henri Chabrol (né le 11 janvier 1897 à Nîmes et mort le 18 février 1981 dans la même ville est un écrivain français. Ancien élève de l'École normale supérieure (promotion 1919) et agrégé de lettres (1920), il enseigna dans la cité des Antonin et fut membre de l'Académie de Nîmes.‎

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Livres anciens & Autographes
Lille France Francia França France
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‎Henri Chabrol‎

‎Paix sur la Terre‎

‎bel envoi autographe à Dominique Combette, vrai poète, ce livre audacieux ... vol. broché 180x160, 119 pp. Très bel état. Achevé d’imprimer le 20 février 1956 sur les Presses de l’Imprimerie Armand Rousseaux (PARIS 10°). ref/227‎

‎Henri Chabrol (né le 11 janvier 1897 à Nîmes et mort le 18 février 1981 dans la même ville est un écrivain français. Ancien élève de l'École normale supérieure (promotion 1919) et agrégé de lettres (1920), il enseigna dans la cité des Antonin et fut membre de l'Académie de Nîmes.‎

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Livres anciens & Autographes
La Madeleine France Francia França France
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‎Jean Vague‎

‎Nation‎

‎envoi autographe de l'auteur Table ( extraits);valeurs humaines et surhumaines, le langage national de la vie, morphologie des sociétés humaines, les conditions vitales des nations, la France de demain, les moyens de réaliser l'idéal Français, autour de nous... vol. broché 180x160, usures, très bon état intérieur, 256 pp. Librairie Neuve, Boyer 1941 ref/30ge‎

‎Jean Vague, né le 25 novembre 1911 à Draguignan et mort le 20 avril 2003 dans le 8e arrondissement de Marseille, est un professeur de médecine français, spécialiste d'endocrinologie, qui a profondément influencé l’orientation des recherches sur l’obésité au XXe siècle. Il est membre de l'Académie nationale de médecine en 1980 et reçoit le prix Biguet de l'Académie française en 1994‎

Bookseller reference : CZC-13867

Livre Rare Book

Livres anciens & Autographes
Lille France Francia França France
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‎Jean Vague‎

‎Nation‎

‎envoi autographe de l'auteur Table ( extraits);valeurs humaines et surhumaines, le langage national de la vie, morphologie des sociétés humaines, les conditions vitales des nations, la France de demain, les moyens de réaliser l'idéal Français, autour de nous... vol. broché 180x160, usures, très bon état intérieur, 256 pp. Librairie Neuve, Boyer 1941 ref/30ge‎

‎Jean Vague, né le 25 novembre 1911 à Draguignan et mort le 20 avril 2003 dans le 8e arrondissement de Marseille, est un professeur de médecine français, spécialiste d'endocrinologie, qui a profondément influencé l’orientation des recherches sur l’obésité au XXe siècle. Il est membre de l'Académie nationale de médecine en 1980 et reçoit le prix Biguet de l'Académie française en 1994‎

Bookseller reference : CZC-13867

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Livres anciens & Autographes
La Madeleine France Francia França France
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‎BEHAINE (René).‎

‎ENSEMBLE DE CORRESPONDANCES ET DOCUMENTS PHOTOGRAPHIQUES.‎

‎Un précurseur de Marcel Proust : René Béhaine. - Treize lettres autographes signées, dont quatre lettres adressées à l'éditeur de La Moisson des Morts, datant de 1957 et 11 lettres dont 3 cartes recto-verso et une carte postale s'échelonnant de 1960 à 1965, adressées à un libraire. La première partie de la correspondance commence ainsi : " Monsieur, Madame Léon Daudet m'apprend que vous fondez une maison d'édition. Dans quelles conditions accepteriez-vous en principe d'éditer un de mes livres. N'étant ni démocrate, ni juif, j'ai dû rompre avec Robert Laffont. [...]. Un groupe d'écrivains s'est constitué pour me soutenir (Thérive, Auguste Bailly, Robert Poulet, Paul Morand, Maurois, Maximilien Vox, Yves Gandon et, chose assez curieuse, c'est Edgar Faure, que je ne connais pas, qui en est le président d'honneur). [...] Etes-vous en mesure d'assurer une diffusion indispensable ? Tout est là. [...]". La seconde partie de la correspondance s'adresse à un libraire qui souhaite réaliser une exposition sur René Béhaine : ce dernier en est évidemment touché et répète à son interlocuteur les raisons de son insuccès : son jugement sur les juifs et la démocratie, le peu ou la mauvaise publicité faite à son oeuvre par ses éditeurs, etc. Il écrit à ce sujet en mai 1960 : " Savez-vous [...] ce que mes deux derniers livres m'ont rapporté ? Un chapeau, un panama que m'envoya avec deux colis de café de son hacienda un lecteur de la République de l'Equateur ! ? De mon éditeur : rien. ". - Manuscrit d'une page et demi, signé, comportant l'indication " Philo ", à la fin duquel Béhaine a écrit : " à recopier jusque là " puis " en l'écrivant, j'ai failli laisser brûler mon déjeuner - étant à la fois sportif, philosophe, bonne à tout faire et écrivain. ". - Manuscrit de deux pages sur deux feuillets (210 X 270), intitulé " 88 bis ". Ces manuscrits auraient été publiés dans les Ecrits de Paris de novembre 1959 d'après la note d'une lettre écrite en mars 1960. - Six photographies noir et blanc réalisées par " Paul-Louis. Studio-Starlet à Nice " : René Béhaine nageant, bêchant, taillant une haie, se promenant avec son chien, conversant avec une élégante et un portrait. - Une lettre autographe signée de Charles MAURRAS à en-tête de " L'Action Française " et datée " 24 mai 1911 " adressée à " Mon Cher Ami ". - Article d'Albert Feuillerat intitulé " Un précurseur de Marcel Proust : René Béhaine ", publié dans la Chronique des lettres du Bulletin des Etudes françaises, Montréal, mars 1948. Sept pages (210 X 268) imprimées. - Article imprimé de Maurice Chapelan paru dans le journal L'Indépendant à l'occasion du décès de René Béhaine.‎

‎Si l'oeuvre de René BEHAINE n'a pas atteint la postérité que son auteur pouvait désiré, il n'en demeure pas moins qu'elle compte des lecteurs attentifs, voire enthousiastes, comme le démontre cet extrait de l'article de Maurice Chapelan : "Beaucoup de gens se demanderont, surtout dans les générations nouvelles : qui est René Béhaine ? Il faut répondre : le romancier le plus méconnu de notre siècle et, aux yeux de quelques-uns, le plus grand. En cinquante ans, il a publié les seize volumes (certains énormes) d'une série intitulée "Histoire d'une société". Aucun d'eux n'a réussi à obtenir une audience notable." Albert Feuillerat de son côté considère l'oeuvre de Béhaine comme " l'un des monuments les plus considérables de la littérature française du XXème siècle". René Béhaine a été proposé en 1961 pour le Prix Nobel de littérature. PICTURES AND MORE DETAILS ON REQUEST.‎

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‎BOILEAU (Nicolas, dit BOILEAU-DESPREAUX). (Paris, 1636 - 1711).‎

‎RECU en partie AUTOGRAPHE, comportant la signature autographe de Boileau, daté " le douzième jour de juin mil sept cens ".‎

‎1699 Une page format oblong (140 X 175 mm) sur parchemin. Document en partie imprimé "Quittance Hôtel de Ville - Gen.[alité] de Paris - Rentes de deux Sols".‎

‎RARE RECU AUTOGRAPHE signé "N. Boileau", dont seule la partie en gras et italique est manuscrite : «En présence des notaires à Paris soussignez Messire Nicolas Boileau Escuyer Sieur Despreaux a confessé avoir receu de [Mr Baudry rue St Merry] la somme de Cent douze livres dix sols pour les trois derniers mois de 1699 et six premiers mois de l'année mil sept cent à cause de cent cinquante livres de rente constituez sur les aides et gabelles, le vingt-huitième may dernier dont, etc. Quittant, etc. Fait et passé à Paris és Estudes, etc. le douzième jour de juin mil sept cens et a signé. N. Boileau. » La signature autographe de Boileau est RARE. NICE COPY. PICTURES AND MORE DETAILS ON REQUEST.‎

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‎BOURGES (Elimir).‎

‎LETTRE AUTOGRAPHE signée adressée au compositeur Gustave Samazeuilh.‎

‎Une page (131 X 206 mm).‎

‎L'auteur de "La Nef" remercie son correspondant «pour la place [de concert] qu'il lui a envoyée, mais il n'a malheureusement pas pu en profiter car il est de faction le dimanche, qui est le jour où [ses] amis viennent [le] voir ». Mais sa femme est allée au Châtelet à sa place et lui a dit «la belle et grande impression que [sa] musique lui avait faite. » Le compositeur Gustave SAMAZEUILH (Bordeaux, 1877 - Paris, 1967) a laissé une oeuvre marquée par une fine élégance d'écriture. Il fut aussi un critique réputé. BEL ÉTAT. FINE COPY. PICTURES AND MORE DETAILS ON REQUEST.‎

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‎CATHERINE DE MEDICIS. Reine de France (Florence, 1519 - Blois, 1589).‎

‎LETTRE signée "Catrine", adressée à François de Beaumont, baron des Adrets, localisée et datée "à Collonge les Royaulx, le XXVme jour de Decembre 1569".‎

‎Une page (185 X 225) ; pliure horizontale renforcée au verso par une bande de papier, deux taches claires au centre n'altérant pas le texte, deux mentions manuscrites anciennes. Au verso mentions manuscrites : " A Monsieur de Beaumont chevalier de l'ordre du Roy monsieur mon fils " et " Lettre de la Reine receuë le vendredi penultiesme jour de decembre 1569 par Artignon concernant les garnisons du Chasteau du Loir " .‎

‎Une lettre de Catherine de Médicis au sanguinaire baron des Adrets. Dans cette missive la reine informe François de Beaumont que son fils, le duc d'Anjou, futur Henri III, a écrit au marquis de Boissy de " desloger de [sa] ville et baronnye de Chasteau du Loir [et] l'exempter de toutes garnisons de gens de guerre ". Elle ajoute qu' " a ceste cause je vous prye de tenir la main a ce que les pauvres habitans et subjectz de madite baronnye puissent estre conservez en ladite sauvegarde et soulagez le plus qu'il sera possible ". Catherine de Médicis souhaite, à travers cette "dispense", épargner ses sujets des crimes et atrocités commis par ces hommes de guerre. En effet la guerre civile règne en France et le conflit entre catholiques et huguenots est prétexte à de sanglants massacres ; dans l'intervalle qui s'écoule entre août 1568 et août 1570 les horreurs de la guerre atteignent leur comble. François de Beaumont, baron des Adrets, est notamment affreusement célèbre pour la mort et la torture qu'il répand dans le Dauphiné partout où il passe, signalant ses triomphes par le carnage et la dévastation, détruisant les églises et frappant les populations d'une terreur dont le souvenir ne s'est pas encore éteint. La tradition rapporte qu'à Montbrison et dans d'autres villes, il obligeait les prisonniers à sauter du haut d'une tour sur la pointe des piques de ses soldats et qu'il marquait son passage aux arbres des chemins en y suspendant les cadavres de ses victimes. Ce document montre la volonté de la reine à faire triompher son désir d'union et de pacification du pays. Ses efforts furent d'ailleurs momentanément récompensés après la signature le 8 août 1570 du traité de paix conclut à Saint-Germain. Mais le souvenir de Catherine de Médicis restera toujours associé à celui d'une reine froide et sanguinaire, instigatrice du massacre de la Saint-Barthélemy (24 août 1572). PICTURES AND MORE DETAILS ON REQUEST.‎

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‎CAYLA (Zoé, comtesse du). Dame française et favorite de Louis XVIII (Boullay-Thierry, 1785 - Saint-Ouen, 1852).‎

‎LETTRE AUTOGRAPHE signée "Z. Ctesse Du Cayla", adressée à "Monsieur Robicher, à Estrée par Aire-sur-la-Lys, Dépt. du Pas-de-Calais", localisée et datée "St Ouen, 21 juin [1828]".‎

‎Deux pages sur un feuillet double (115 X 183 mm), avec adresse et cachet ; un petit trou marginal sans manque de texte causé par le décachetage.‎

‎LA FAVORITE de Louis XVIII et la maîtresse de Talleyrand. Lettre adressée par la comtesse à un fileur de laine. Il a semble-t'il rencontré des difficultés avec la laine qu'elle lui a fait parvenir et doit lui renvoyer celle qu'il n'a pas utilisée. La texture de la laine est en cause, mais Mme Du Cayla n'a pu lui "en envoyer de plus fine, parce qu'elle avait déjà reçu une autre destination, ensuite d'autres fileurs ayant été plus heureux, il ne me reste que de la reconnaissance et des regrets de la peine que vous avez bien voulu prendre". Et elle ajoute : « Je crois tout à fait au même résultat que vous pour les croisements de béliers anglais avec mérinos ». Fille de l'avocat Talon, mariée au comte du Cayla et admise à la cour sous la restauration, elle pénétra dans l'intimité du roi et prit sur lui un ascendant absolu, autant par sa beauté que par les grâces d'un esprit que Madame Campan avait cultivé. Elle fut comblée de richesses et reçut notamment le château de Saint-Ouen. Après un long procès, elle vécut séparée de son mari dans cette belle résidence, un peu oubliée de la cour de Charles X et s'occupant presque exclusivement d'essais et d'exploitations agricoles. Elle obtint par des croisements une nouvelle race de moutons à toison longue, à laquelle on a donné son nom. Certains ont prétendu que la belle Mme du Cayla n'était que la maîtresse platonique de Louis XVIII et que les dernières privautés du petit-fils de Louis XV consistaient à aspirer une prise de tabac placée sur la gorge nue de la séduisante comtesse. PICTURES AND MORE DETAILS ON REQUEST.‎

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‎CHEVALIER (Maurice). Chanteur fantaisiste français (Paris, 1888-1972).‎

‎CARTE AUTOGRAPHE signée adressée à Pierre Brasseur, localisée et datée "Paris 25-3-44".‎

‎Carte autographe signée adressée à Pierre Brasseur, localisée et datée "Paris 25-3-44". Carte (146 X 105) papier bleuté rédigée recto-verso, avec les initiales "M.C." gaufrées.‎

‎MAURICE CHEVALIER qui s'est rendu la veille au soir au théâtre s'est senti embarrassé d'aller à la suite de tant de monde féliciter Brasseur dans sa loge. Il l'assure pourtant avoir passé "une très intéressante soirée en appréciant et votre courageuse évolution d'artiste et votre très original talent d'auteur qui, vu mes longues absences de Paris, ne m'a été révélé qu'avec Sainte Cécile. Bravo sincèrement, Maurice Chevalier". PICTURES AND MORE DETAILS ON REQUEST.‎

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‎CONCINI (Concino) et MARIE DE MEDICIS.‎

‎ACTE NOTARIÉ DE LA CHANCELLERIE ROYALE.‎

‎Acte notarié de la chancellerie Royale concernant la cession pour six ans du "bail a ferme des fruictz et revenu du domaine" du Duché d'Alençon, à compter du 1er octobre 1613 au 1er octobre 1619, comportant notamment les signatures autographes de Concini (Maréchal d'Ancre) et de Marie de Médicis. Douze pages et demi sur quatre feuillets double (215 X 300 mm) retenus ensemble par un cordon.‎

‎IMPORTANT DOCUMENT NOTARIAL qui regroupe les signatures de CONCINO [Concini], Phelypeaux [Maître Jehan, sieur de Villesanain, conseiller et secrétaire du roi], J.[ehan]-J.[acques] de Mesmes [seigneur de Roissy, conseiller du roi], Arnauld [Isaac, conseiller d'état et intendant des finances], L.[ouis] Dolle [conseiller du roi], Bullion [Claude de, sieur de Bonelle, surintendant des finances sous Louis XIII], Marescot [Guillaume, conseiller du roi], Dangloix, Morlon, [Maître Alexandre] Duplex et Marie [de Médicis]. Le fait que Concini ait signé par son prénom montre la puissance dont il jouissait ainsi que son ambition royale depuis la disparition d'Henri IV (1610). Concino Concini (Florence, 1575 - Paris, 1617) était fils d'un notaire de Florence. Sa jeunesse fut déshonorée par tous les désordres ; ruiné par la débauche, il parvint à se faire recevoir comme gentilhomme dans la maison de Marie de Médicis et suivit en France cette princesse dont il épousa la femme de chambre et la favorite, Léonora Dori, dite Galigaï. La faveur dont jouissait sa femme auprès de la reine lui permit de faire une carrière rapide après la mort de Henry IV : marquis d'Ancre, maréchal de France, il exerça le pouvoir (1611) avec tyrannie et avidité. Devenu l'amant officiel de la reine, il se retrouva à la tête d'une fortune considérable : les vastes terres d'Ancre et de Lésigny, deux hôtels dans Paris, le bâton de Maréchal de France, la charge d'intendant de la maison de la reine, les gouvernements d'Amiens, Péronne, Roye, Montdidier, etc.. Cette scandaleuse et prodigieuse fortune lui valut de solides inimitiés. Il se fit détester par la noblesse et les princes par son insolence et son ambition, du peuple par ses exactions et son despotisme, du jeune roi Louis XIII enfin par tous ces motifs et en même temps par l'avilissante tutelle qu'il prétendait faire peser sur lui. Mais le 24 avril 1617 toute cette puissance s'écroula. Conseillé par de Luynes qui n'avait de cesse de lui dépeindre Concini comme usurpateur de la puissance royale, Louis XIII ordonna son arrestation avec ordre de le tuer s'il résistait. Vitry, capitaine des gardes, dressa une embuscade et fit massacrer Concini au moment où il allait entrer au Louvre. Le cadavre de l'aventurier italien fut traîné par les rues, découpé en morceaux et brûlé devant la statue d'Henri IV (on l'accusait avec plus ou moins de vraisemblance d'avoir trempé dans le meurtre de ce roi). On prétend même qu'un furieux fit rôtir son coeur sur des charbons et le mangea publiquement. Sa femme fut condamnée à mort par le parlement et décapitée en place de Grève, où les deux parties de son corps furent livrées au bûcher et les cendres jetées au vent. Louis XIII remit alors l'autorité à son favori de Luynes et éloigna sa mère, Marie de Médicis, de la cour. BEAU DOCUMENT. La signature autographe de Concini est RARISSIME ; sa réunion avec celle de Marie de Médicis lui confère un caractère EXCEPTIONNEL. FINE COPY. PICTURES AND MORE DETAILS ON REQUEST.‎

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‎DEMPSEY (William HARRISON, dit Jack). Boxeur américain (1895-1983).‎

‎PHOTOGRAPHIE ORIGINALE.‎

‎Photographie noir et blanc (233 X 233), collée sur carton fort. Petit éclat.‎

‎PHOTOGRAPHIE ORIGINALE enrichie d'un ENVOI AUTOGRAPHE signé : "To Mrs. Claude Beddington, with my best wishes and respects. Your friend, Jack Dempsey". JACK DEMPSEY, boxeur américain, fut champion du monde des poids lourds de 1919 à 1926, année où il perdit son titre face à Tunney. Le 2 juillet 1921, le français Georges Carpentier dit "Le Bombardier" lui disputa son titre et fut vaincu par knock-out à la quatrième reprise. NICE COPY. PICTURES AND MORE DETAILS ON REQUEST.‎

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‎FLORIAN (Jean-Pierre CLARIS de). Écrivain français (Château de Florian, Gard, 1755 - Sceaux, 1794), petit-neveu de Voltaire‎

‎LETTRE AUTOGRAPHE signée "Florian" adressée à "Monsieur l'abbé Arnaud".‎

‎Une page (156 X 196) sur un double feuillet filigrané "Pro Patria"; adresse manuscrite à la quatrième page : "à monsieur, monsieur l'abbé Arnaud chez Me de Vimeux, chez Mr le Cte d'Argentat, au bas du pont Royal".‎

‎FLORIAN réclame à l'abbé Arnaud un service : " [...] j'ai lu mes vers à Mr de Buffévent, on prétend qu'il ne sont pas aisés à entendre, surtout le premier et qu'il faut mettre au lieu de "tu n'as point combattu", "tu n'as point concouru". Si ce changement est bon, comme je le crois, et que votre société le juge tel, je vous demande en grâce de retourner au journal le faire changer. Ce sera la millième obligation que vous aura votre ami. ". Le destinataire de Florian est très probablement l'abbé François Arnaud (Aubignan, 1720 - Paris, 1784), littérateur français qui entra en 1762 à l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres et à l'Académie française en 1771. Il écrivit le plus souvent en société avec Suard dans le Journal étranger, dans la Gazette de France, dans la Gazette littéraire de l'Europe (1764-1766). Après avoir combattu les philosophes, il les soutint ensuite avec ardeur, se montra gluckiste passionné et fit une guerre d'épigrammes a Marmontel et aux piccinistes. Il publia à cette occasion de remarquables articles sur la musique ancienne. Une des plus mordantes épigrammes qu'il ait décochées contre Marmontel est celle où il tourne en ridicule la prétention de son adversaire à posséder le secret des vers de Racine ; Jamais, écrivit-il, secret ne fut si bien gardé. PICTURES AND MORE DETAILS ON REQUEST.‎

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‎GOBINEAU (Joseph Arthur, comte de). Ecrivain et diplomate français (Ville d'Avray, 1816 - 1882, Turin).‎

‎LETTRE AUTOGRAPHE signée "Cte de Gobineau", localisée et datée "Stockholm 5 sept 1872".‎

‎Quatre pages sur un feuillet double (135 X 210). LES RECHERCHES DU COMTE DE GOBINEAU POUR ETABLIR L'ARBRE GENEALOGIQUE DE SA FAMILLE.‎

‎LETTRE très intéressante, probablement adressée au curé de Beauvais, ville où le comte de Gobineau avait espéré le rencontrer et parler avec lui des questions archéologiques qui les passionnent l'un et l'autre : "[...] Mais je ne vous ai plus revu et je suis contraint de commencer tout droit la correspondance à laquelle vous m'avez autorisé et pour laquelle la lecture des deux excellents ouvrages que je vous dois et qui sont pleins d'érudition et de véritables découvertes, me donne, s'il est possible, encore plus de goût." Il a besoin de l'aide de son correspondant et lui demande s'il pourrait, en attendant, lui obtenir de l'abbé de Cordes le prêt de l'ouvrage qui fait l'historique du nom de Gournay ? Le comte de Gobineau possède lui-même des documents sur ce nom, et c'est à ce sujet qu'il aurait besoin des lumières de son correspondant : "[...] avant et après les conquêtes [...] la famille de ces feudataires du Bray se trouvant alliée aux Coucys et aux Dammartin avait des fiefs dans le nord du Beauvaisis et il n'y a rien là que de naturel. Ceux de ces fiefs que je retrouve avant la dépossession du domaine normand par Philippe Auguste (1202, prise de Gournay) se bornent aux conquêtes et à Bôves dans l'amiénois. Postérieures à 1202 jusque vers 1434, je vois Corneille, canton de Crèvecoeur, Quincampoix, Montigny, le Plesnier, Ravenel, Coivrel, Neufry, Gournay-sur-Aronde, Assy, mis en rapports plus ou moins directs avec la famille par des branches restées en France, après que la souche principale eût été transportée en Angleterre. De là cette souche se ramifiant, produisit Thomas de Gournay, un des meurtriers d'Edouard III et le fils de celui-ci Mathieu, [...]". Le comte de Gobineau poursuit la liste des Gournay jusqu'en "[...] 1440 ( ?) Gauvain de Gournay ; en 1454 Gobinot de Gournay, en 149... Gobinot de Gournay, mêmes armes que nous, puis en Guyenne, mêlés avec nous, des Gournays dans les paroisses de l'Entre-deux-Mers bordelais où nous avons habité. Voici les grands traits de l'histoire à laquelle je souhaite de vous intéresser. [...]". Après d'autres indications il précise que le nom de Gobineau n'a pris cette forme que depuis le XVIème siècle : "[...] avant c'est Gobinot, Gonvineau, Gonvigneau, etc." ; il quitte son correspondant en s'excusant de cette "longue lettre". PICTURES AND MORE DETAILS ON REQUEST.‎

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‎LACRETELLE (Jacques de).‎

‎ENSEMBLE DE QUATRE CORRESPONDANCES.‎

‎Ensemble de quatre correspondances adressées à un libraire qui souhaite réaliser une exposition de l'oeuvre picturale de MALCOM DE CHAZAL et éditer pour l'occasion un catalogue qu'il voudrait voir préfacé par Jacques de Lacretelle. - LETTRE AUTOGRAPHE signée, localisée et datée " Montreux, 16 mai 60 ". Deux pages (209 X 269). Lacretelle félicite son correspondant pour l'intérêt qu'il porte à Malcom de Chazal, mais refuse d'écrire une introduction à un ouvrage qui lui serait destiné : " [je] ne connais pas assez son oeuvre ". Il reconnaît pourtant l'avoir rencontré l'automne dernier : " L'homme m'a plu et son destin d'albatros m'a paru tragique. J'aime aussi ses pensées de moraliste, cette ironie hautaine et ces images qui sortent de terre [...]. ". Puis Lacretelle conseille : " Pourquoi ne pas essayer de toucher Paulhan, ce Chazalien de la première heure ? C'est lui qui saurait le mieux mettre en valeur notre ami. ". Après lui avoir souhaité le succès dans son entreprise, Lacretelle l'invite à venir lui rendre visite lors de sa prochaine venue à Paris : " Je vous montrerai une cinquantaine de gouaches et d'huiles que Chazal m'a confiées en vue d'une exposition. J'ai frappé à plusieurs portes et j'ai quelque espoir. Mais tout le monde n'a pas votre feu ! [...]. ". - LETTRE AUTOGRAPHE signée, localisée et datée " Brécy, 22 juillet 60 ". Deux pages (209 X 135). Lacretelle se reproche sa réponse négative au sujet d'une édition de l'oeuvre de Chazal : " La véritable raison est que votre projet me paraît intéressant, généreux, mais bien difficile à réaliser pratiquement. Que de frais et quels souscripteurs ? [...] ". Il pense qu'une telle entreprise serait plus facilement réalisable à Paris. Il lui reparle à nouveau de Paulhan et lui annonce que si personne n'est prêt à l'aider il reviendra sur sa décision : " Je ne veux pas que Chazal se croie abandonné. ". Il lui donne ensuite le nom et les coordonnées d'une amie de Chazal qui pourrait lui venir en aide dans son aventure éditoriale. - CARTE AUTOGRAPHE signée, localisée et datée " Brécy. 29 juillet 1960 ". Verso de carte postale " Vue de Brécy " (103 X 140). Lacretelle regrette que son correspondant se heurte comme il l'avait prévu à des difficultés matérielles, mais est soulagé d'apprendre que ce n'est pas " [son] refus initial qui en est cause. ". Il évoque ensuite la possibilité de venir rendre visite à l' " attrayante " librairie de son correspondant. - LETTRE AUTOGRAPHE signée, datée " 5 mai 1961 ". Deux pages (209 X 269) à en-tête imprimé " 49, rue Vineuse ". Lacretelle n'a pas oublié son correspondant " pas plus que je n'ai oublié Malcom de Chazal. J'ai persuadé la Galerie Charpentier de faire une exposition de trente de ses toiles ". Il a fait la présentation à la presse, présentation qui sera reproduite dans le catalogue. Il se rappelle que son correspondant possède des documents (livres, manuscrits, photographies) et souhaiterait qu'il les lui confie temporairement le temps de l'exposition : " Ce serait assurément plus commode que de les demander à Chazal lui-même. Il faudrait des textes ou des images susceptibles de piquer la curiosité des bibliophiles. ". Il demande cependant à son correspondant de ne rien envoyer pour l'instant, car il va s'absenter une semaine.‎

‎TRES INTERESSANT ENSEMBLE. PICTURES AND MORE DETAILS ON REQUEST.‎

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‎LA VARENDE (Jean Mallard, vicomte de).‎

‎LETTRE AUTOGRAPHE signée, datée «8.III.[19]53 ».‎

‎1953 Une page sur un feuillet (209 X 272 mm). Cachet encré «Mairie de Chamblac (Dépt. de l'Eure) ».‎

‎« Cher Monsieur, Je garde un bien beau souvenir, croyez-le, de mes amitiés vendéennes, et sans la surcharge, j'aurais bien envie d'aller la rafraîchir au printemps (ce mot évoque la neige trouvée à La Roche), mais c'est une poursuite acharnée, et je finis par ne plus savoir où j'en suis, où j'en devrais être. Pourtant, je tenterai de me reprendre ; à la fin de juin. J'aurais sans doute mis tout en ordre ; alors pourrais-je m'occuper des héros de mon âme. Pauvre âme, on s'intéresse si peu à cela. L'esprit compte seul, & pourtant... Amicalement à tous. La Varende. 8.III.53.» DOCUMENT en BEL ÉTAT. NICE COPY. PICTURES AND MORE DETAILS ON REQUEST.‎

Bookseller reference : 000065

‎LÉAUTAUD (Paul).‎

‎LETTRE AUTOGRAPHE signée, localisée et datée «Paris, le 23 avril 1919 ».‎

‎Une page (132 X 212 mm) à en-tête imprimé du Mercure de France. Fine bande de scotch sur la marge droite du verso.‎

‎LETTRE probablement adressée au directeur de la revue italienne "Eroïca". Léautaud lui indique qu'il n'a jamais reçu le courrier qui lui avait été adressé et pense qu'il «s'est perdu en route ». Il refuse toutefois «d'établir un service d'échange gratuit avec cette revue. La guerre et les conditions de la librairie actuellement nous ont obligés à suspendre beaucoup de nos services gratuits. Il y a là tout un service qu'il nous faudra réorganiser dans quelque temps. » Léautaud précise que la rubrique des Lettres italiennes du Mercure ne fonctionne plus, qu'il met donc la lettre de son correspondant de côté «pour en décider le moment venu ». Il ajoute qu'il lui adresse les deux volumes désirés et qu'il a bien reçu son «dernier cahier : Le Bestiaire berrichon, d'Hugues Lapaire. » DOCUMENT EN BON ÉTAT. GOOD PAPER. PICTURES AND MORE DETAILS ON REQUEST.‎

Bookseller reference : 000066

‎MAISTRE (Xavier de). Ecrivain français (Chambéry, 1764 - Saint-Pétersbourg, 1852).‎

‎LETTRE AUTOGRAPHE signée "Cte X. de Maistre", localisée et datée "Saint-Pétersbourg, 18 juillet 1844".‎

‎1844 Deux pages (135 X 215 mm) sur un feuillet double.‎

‎XAVIER DE MAISTRE (1763-1852) s'adresse à son correspondant qui sera vraisemblablement surpris de recevoir seulement en 1844 la réponse à sa lettre de juillet 1843 : " [...]. J'ai d'autant plus à coeur de vous expliquer ce retard que vous avez pu le croire volontaire ce qui me seroit très pénible [...]. J'ai trouvé votre lettre encore cachetée [...]. Je vois qu'elle n'a pu me parvenir que dans le mois d'aoust 1843 pendant que j'étois sous le poids d'une maladie dangereuse et hors d'état de pouvoir la lire ; d'autres lettres reçues à la même époque m'ont été remises après ma convalescence, celle-là seule s'étoit égarée par un hasard que je ne m'explique pas. [...] Votre aimable lettre quoique de vieille date m'a fait le plus grand plaisir et je vous remercie du fond de mon coeur des bons sentiments qu'elle contient pour moi [...]." Lorsque la Révolution française éclate, le comte Xavier de Maistre, frère de Joseph, refuse de servir la France et s'installe en Russie à Saint-Pétersbourg. Il s'y maria en 1817 et s'y établit définitivement. PICTURES AND MORE DETAILS ON REQUEST.‎

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‎MONTALEMBERT (Charles FORBES, comte de). Publiciste et homme politique français (Londres, 1810 - Paris, 1870).‎

‎LETTRE AUTOGRAPHE signée adressée "à Son Exc. Le Ministre de la Guerre ", localisée et datée " La Roche en Brény. Côte d'Or. Ce 15 novembre 1847."‎

‎Deux pages sur un feuillet double (207 X 262) avec bordure à encadrement noir. Demande d'autorisation d'un VOYAGE AUX ANTILLES pour un officier de chasseurs en semestre, en l'occurrence son frère. " Monsieur le Ministre, Je prends la liberté de vous prier de vouloir bien accorder à mon frère, capitaine au 3ème Régt. de chasseurs à cheval, l'autorisation de se rendre aux Antilles pour des affaires importantes de famille pendant le semestre qui vient de lui être accordé. Ces affaires étant aussi importantes pour moi que pour lui, ce sera un service personnel que vous me rendrez, Monsieur le Ministre, en lui accordant la permission nécessaire pour qu'il entreprenne ce voyage. ". Montalembert ajoute " qu'il serait tout à désirer que cette autorisation fut promptement expédiée afin que mon frère puisse profiter du paquebot à vapeur anglais qui part le 2 du mois prochain. [...] ". Deux tampons du Ministère de la Guerre ; mention manuscrite à l'encre rouge " 22 S Cavalerie. Accordé, répondre promptement. Le ministre. ".‎

‎LE COMTE DE MONTALEMBERT, ami de Lacordaire et de Lamennais, fut une figure éminente du catholicisme libéral et un membre actif de la chambre des pairs pendant la monarchie de Juillet. Publiciste historien, philosophe, il fut surtout un admirable orateur parlementaire royaliste et catholique et défendit à la tribune la liberté de la presse, soutint les droits des nationalités opprimées et fut l'un des auteurs de la loi de 1850 sur la liberté de l'enseignement. C'est son père le baron Jean-Charles de Montalembert qui émigra le premier aux Antilles. Passé au service de l'Angleterre en 1793, il y forma un corps d'émigrés qui prit le nom de légion Montalembert et à la tête de laquelle il s'embarqua pour Saint-Domingue en 1794 où il fit la guerre aux nègres insurgés. Il se retira après le licenciement de son corps de troupe dans l'île de la Trinité (Petites Antilles) où il termina sa vie. PICTURES AND MORE DETAILS ON REQUEST.‎

Bookseller reference : 000081

‎MURAT (Joachim). Maréchal de France, roi de Naples (La Bastide - Fortunière, 1771 - Pizzo, 1815).‎

‎LETTRE SIGNÉE une première fois "Joachim Napoléon" puis "J N", adressée au général Grenier, datée du 27 septembre 1810.‎

‎1810 Une page (245 X 197 mm) sur un feuillet double. Mentions manuscrites au verso.‎

‎LA MALHEUREUSE TENTATIVE D'INVASION DE LA SICILE. Depuis le 15 juillet 1808, Murat est Joachim Ier, roi de Naples et de Sicile. Il prépare le débarquement en Sicile, tentative malheureuse qui provoqua une colère célèbre de Napoléon. « Monsieur le Général, toutes les barques destinées au transport de l'artillerie doivent être prises dans la division Cavaignac ; l'organisation des autres divisions ne doit être nullement dérangée. Lorsque les barques de la garde et de la division par tonneaux seront arrivées à Scella et à Baguara, celles de la division Lamarque seront placées, la droite à Porticello et la gauche à Canatello. Sur ce, Monsieur le général, je prie Dieu qu'il vous aie en sa sainte et digne garde. Joachim Napoléon. Si parmi les barques de la division Cavaignac il ne s'en trouvait pas un nombre suffisant propre au transport de l'artillerie on les prendrait parmi les felouques de la garde qu'on ferait remplacer de suite par d'autres de la division Cavaignac. J. N. » PICTURES AND MORE DETAILS ON REQUEST.‎

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‎PUVIS DE CHAVANNES (Pierre Cécil). Peintre et dessinateur français (Lyon, 1824 - Paris, 1898).‎

‎LETTRE AUTOGRAPHE signée "Pierre Puvis de Chavannes", localisée et datée "Paris, 29 avril 1874".‎

‎1874 Une page (130 X 210 mm) sur un feuillet double. Le peintre souhaite que son neveu "Monsieur de Vaugelas, secrétaire d'ambassade à Londres " puisse visiter l'exposition : " [...] il ne peut la voir qu'aujourd'hui, car il doit repartir demain pour retourner à son poste. [...]".‎

‎Il doit s'agir de l'exposition du tableau "Charles Martel sauvant la chrétienté par sa victoire sur les sarrasins" et du carton représentant "Sainte Radegonde au couvent de Sainte-Croix", tous deux réalisés en 1874 par Puvis de Chavannes pour l'hôtel de ville de Poitiers. PICTURES AND MORE DETAILS ON REQUEST.‎

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