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‎[Auvergne. Archives du Château de Pomay à Lusigny. 1743]. Aveu Dénombrem.t Terier et Reconoiss.ces des Censitaires de la Terre et Seigneurie de Pommay, Relevante du Roy.‎

‎, , 1743. In-folio manuscrit sur papier timbré « Généralité de Paris » de (3)-151 ff., titre et table calligraphiés et encadrés, veau marbré, dos muet à nerfs orné d'une tulipe répétée à chaque caisson, tranches rouges (reliure de l'époque).‎

‎Terrier bourbonnais de la seigneurie de Pomay à Lusigny, fief au XVIIIe siècle des « Le Noir, cette richissime fratrie de fermiers généraux bien connue des moulinois qui posséda Cindré, Marcellange, Pomay, Nades, Chauvigny, Lalizolle et Espinasse » (Société d'émulation du Bourbonnais) ; table nominative des vingt-neuf censitaires en 1743.Registre et Papiers Terriers de la Terre et Seigneurie de Pomay et dépendance situées en la Paroisse de Luzigny et autres paroisses circonvoisines appartenant à Messire Pierre Estienne Le Noir Ecuyer Seigneur de Cindré, Pomay et autres lieux Intendant et Contrôleur Général de l'Argenterie Menus-Plaisirs, et Affaires de la Chambre du Roy, fait et renouvelé par Maitre Francois Maizonnier Notaire (…) en ladite sénéchaussée de Bourbonnais en exécution des lettres obtenues en la Chancellerie du Palais à Paris le 28 juin 1743 (…) pour l'exécution desquelles et du renouvellement dudit Terrier nous avons été nommés et commis par Monsieur le Sénéchal de Bourbonnais le 31 juillet dernier (…) dans les paroisses Dizeure, Luzigny, Chevagne, Lucenay et Gennetines (…) contrôlé à Moulins (…) et qu'il serait par nous procédé au renouvellement dudit terrier et à la réception et déclaration des reconnaissances nouvelles au Château de la Seigneurie de Pomay Luzigny. Le château de Pomay à Lusigny fut érigé au milieu d’un grand territoire de la Sologne bourbonnaise au XVIIe siècle. Proche de Moulins, le château fidélisa trois familles : Fouquet, Noblet et Durat. Madeleine de Castille, seconde épouse de Nicolas Fouquet, suite au veuvage de celui-ci, posséda Pomay une quarantaine d’années en raison de son bannissement de la cour. Elle reçut plusieurs personnes encore en cour et fidèles en amitié, dont la Marquise de Sévigné en 1676. Puis le château passa de main en main au fil des nominations des grands officiers de différents administrations affectés en l’ancienne capitale du duché dont le natif de Moulins Pierre Etienne Le Noir de Cindré intendant et secrétaire des Menus Plaisirs décédé le 26 août 1734 à l'âge de 28 ans. Le château sera plus tard la demeure de la noble famille Noblet d’Anglure pendant plus de 130 ans qui finalement la céda au Comte de Durat en 1964.Bulletin de la Société d'émulation du département de l'Allier (2004) p. 299.‎

Référence libraire : 44964

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‎[Auvergne. Archives du Château de Pomay à Lusigny. 1821-1829]. Terre de Pommay à Monsieur le Marquis de Bartillat. Journal commencé la 16 septembre 1821.‎

‎, , 1821-1829. In-folio manuscrit de (2)-241 pp., vélin vert, dos lisse muet (reliure de l'époque).‎

‎Précieux livre de comptes manuscrit tenu par le régisseur du château de Pomay à Lusigny entre 1821 et 1829, propriété d'Armand-Louis Jehannot marquis de Bartillat (1776-1842) : Présenté à M. le marquis de la Morelie préfet de l'Allier, une pétition tendant à faire rayer le nom de M. le marquis de Bartillat de de la Confrérie de Chézy et Gennetines et d'y réintégrer celui de M. de Parcieu qui n'a pas cessé d'être légalement propriétaire de la terre de Pomay d'après l'avis de M. Saulnier (page 43). 1684 transactions numérotées et consignées par ordre chronologique couvrent l'entière période de propriété du marquis de Bartillat, de 1821 à 1829, le plus souvent absent de son domaine auvergnat : « Remis à Madame Bellaigue sur son reçu, 150 francs pour faire la dépense de gibier envoyé par elle à M. le marquis à Paris. » Les règlements sont adressés pour la plupart aux artisans (charpentier, couvreur, serrurier, cloutier, tuilier, terrassier etc.) ainsi qu'aux journaliers (« Payé à Benoît et Jacques journaliers de Lusigny pour quatorze journées à la plantation ») et aux « fermiers de Pommay ».Le château est construit de 1637 à 1645 sur commande de François de La Croix. Seules quelques familles y ont vécu durablement : les Noblet, les La Croix et les Durat respectivement pendant 107, 48 et 55 ans. Veuve de Nicolas Fouquet, Madeleine de Castille posséda Pomay une quarantaine d’années en raison de son bannissement de la cour où elle reçut plusieurs personnes encore en cour et fidèles en amitié, dont la Marquise de Sévigné en 1676. Puis le château passa de main en main au fil des nominations des grands officiers de différents administrations affectés en l’ancienne capitale du duché. « Le château de Pomay échappa à la confiscation pendant la Révolution ; en 1817, Alphonse Regnault , marquis de Parcieu, en hérita pour le revendre en 1821 à Armand-Louis Jehannot marquis de Bartillat qui le céda en 1829. » (Société d'émulation du Bourbonnais).Joint : Suivant le cadastre de la commune de Chézy communiqué par M. le comte Destrée maire, les bois de Messieurs Des Écherolles dans cette commune sont… Manuscrit in-4 de 4 pp.Bulletin de la Société d'émulation du département de l'Allier, vol. 41 année 1938. Mors du premier plat fendu.‎

Référence libraire : 44965

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‎[Auvergne. Manuscrit]. Institution au droit du Pays d'Auvergne tant coutumier que droit écrit.‎

‎S.l.n.d., , (c. 1770). In-4 manuscrit de (10)-384 pp., table, titre calligraphié, vélin rigide, dos muet à nerfs, titre manuscrit à l'encre du temps sur le plat supérieur, tranches rouges, lacets (reliure de l'époque).‎

‎Manuscrit anonyme de droit coutumier qui semble inédit, établi sur la nouvelle édition annotée par Prohet des Coutumes du haut et bas pays d'Auvergne (Clermont-Ferrand,Pierre Viallanes, 1770) qui contient une dissertation de M. Champflour lieutenant de la sénéchaussée de Clermont citée dans le texte (page 118).Avis au lecteur. Cet ouvrage est une espèce d'introduction à la pratique qui donne même une ouverture utile pour acquérir des connaissances dans le droit civil : il est traité dans ce manuscrit avec un ordre admirable des questions les plus importantes relatives tant au païs de droit écrit que coutumier d'Auvergne ; tout y est expliqué avec un art inconvenable (sic). L'auteur dans toutes les questions qu'il agite, semble vouloir y renfermer toutes les circonstances les plus épineuses et les plus curieuses. Il donne à la fin de chaque question les solutions les plus justes qu'un lecteur puisse désirer, et la plupart des solutions sont appuyées, sur des lois, sur des points de coutume, sur le sentiment des plus célèbres auteurs, et enfin sur les arrêts les plus remarquables des cours souveraines de ce royaume.« Il faut attendre 1695 pour que paraisse un nouveau commentaire des coutumes d’Auvergne réalisé par l’avocat Claude-Ignace Prohet. L’auteur, qui connaîtra un succès non négligeable puisque la dernière édition de son commentaire paraît en 1770, suit le chemin tracé par Guillaume Consul dans la voie du commentaire comparé. Il s’appuie principalement sur les coutumes des régions voisines, sur les traités de droit écrit en français et sur la législation royale qui connaissait, en cette fin de XVIIème siècle, de profondes modifications. Cette oeuvre a été maintes fois rééditée et la publication de 1745, réalisée à Clermont, se trouve augmentée de notes sur les articles abrogés ou modifiés par les ordonnances dites de « d’Aguesseau » en matière de testament et de donation. L’auteur de ces remarques est un avocat du nom de Pierre-Paul Artaud, resté anonyme dans certaines éditions ; le travail de ce praticien, dont la bibliothèque municipale de Clermont-Ferrand possède un manuscrit du commentaire des coutumes d’Auvergne, présente un grand intérêt. Artaud a repris, dans son travail publié et dans son manuscrit, plusieurs décisions des juridictions d’Auvergne appliquant tant la coutume que le droit écrit. Le dernier commentateur des coutumes d’Auvergne, Guillaume-Michel Chabrol, fait paraître les quatre volumes de son ouvrage entre 1784 et 1787. Bel exemplaire sans rature, d'une écriture très lisible. Cachet humide « P. Michel avocat de Clermont-Ferrand ».Gouron Terrin, 353 pour les Coutumes du haut et bas pays d'Auvergne, 1770.‎

Référence libraire : 44954

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‎[Avignon. Règlement d'éducation familiale. Manuscrit calligraphié, 1685-1687]. Regles dressées pour l'instruction des Enfans. Contenant un advis, une exhortation sur le Reglement. Le Reglement divisé en trois parties avec les prières du soir et matin. Achevées d'escrire et mise en usage le premier may 1685. Reveües, Corrigées & réécrites pour la Seconde fois le premier Décembre 1687.‎

‎, , 1687. In-8 carré manuscrit de (45) ff. à 22 lignes par page veau brun granité, dos orné à nerfs, traces de lacets, tranches jaspées (reliure de l'époque).‎

‎Précieux manuscrit calligraphié d'une belle écriture et d'une parfaite lisibilité, règle familiale établie par l'aîné d'une fratrie avignonnaise à l'attention de ses cadets, revue et corrigée deux ans après sa première rédaction.Avignon reste, jusqu'en 1791, enclave pontificale en territoire français, ce qui lui confère un statut religieux particulier et explique le soin apporté dans ce règlement aux exercices liturgiques, à la confession et à la doctrine du vendredi. L'auteur, qui se nomme simplement l'aîné, ouvre son règlement par cette déclaration : « C'est le malheur que je veux tacher d'éviter dans notre famille en donnant aujourd'hui premier jour du mois de mai 1685 ce règlement aux enfants qui la composent et ainsi celui qui aura soin d'eux fasse tous ses efforts afin qu'ils l'observent de point en point pendant tout le temps de leur estude. »Le règlement se divise en : Règlement sur la Maison et Avis sur le Règlement ; Petites observations aux enfants sur l'observance de leur règlement ; Exercices ordinaires de la journée depuis six heures du matin jusqu'à midi, puis depuis six heures du soir jusqu'au coucher ; De quelques exercices particuliers pour certains jours : jours de vacances, doctrine du vendredi, confession, lecture, certaines particularités occurrentes de quelques jours de l'année.Une prière à observer une fois l'an à la mémoire de l'aïeul Simon Viénot « nostre grand père qui décéda le 29 Juin l'an 1676 » identifie cette famille avignonnaise, Simon Viénot, orfèvre d'Avignon, décédé en 1676 figure aux archives de la ville. La famille se rend à l'église Saint-Agricol et franchit le Rhône chaque premier juillet « pour s'aller baigner », attestant la vie quotidienne bourgeoise dans Avignon pontifical. D'autres oraisons sont adressées à Antoinette de Blisson, décédée le 12 janvier 1675, et à Élisabeth de Viénot, décédée le 19 février 1686.Habiles restaurations aux coiffes.[Archives Simon Viénot, cf. Catalogue Général des Manuscrits des Bibliothèques Publiques de France, tome XLIX, Aix - Arles - Avignon (Suppléments) Paris, BNF, 1951, pp. 295-296].‎

Référence libraire : 11339

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‎[Bagne de l'île Nou - Nouvelle-Calédonie]. Lettre autographe signée de Marin Fenayrou. N°14139. Ile Nou, le 6 Décembre 1884.‎

‎, , 1884. 4 pp. in-4 manuscrites.‎

‎Lettre autographe cachetée, signée et adressée de l'Ile Nou (Nouvelle-Calédonie) par Marin Fenayrou à son épouse Gabrielle incarcérée à la Maison Centrale de Clermont (Oise).Sombre affaire criminelle qui défraya la chronique. Gérard Oury en fit un film (Le Crime ne paie pas, avec Pierre Brasseur et Annie Girardot, 1961).Les époux Fenayrou avaient été condamnés aux travaux forcés pour le meurtre le 29 mai 1882 de Louis Aubert, pharmacien à Paris, amant de Gabrielle Feynarou, attiré dans un guet-apens dans une maison de Chatou.Le 6 décembre 1884, Marin Feynarou adressa à son épouse cette requête expédiée de l'ile Nou en Nouvelle-Calédonie : Ma chère femme, J'ai été si étonné d'après ta dernière lettre en voyant que tu n'avais rien reçu de Mr le Ministre de la Marine que j'ai écrit tout de suite à la D.tion pour qu'elle daigne m'informer des suites qu'elle avait jugé à propos de donner aux démarches que j'avais faites au mois de mai dernier. Il m'a été répondu que, d'après une récente dépêche, il n'y avait que les condamnés de 1ère classe et concessionnaires qui pouvaient faire venir leur famille dans la colonie. Cette nouvelle m'avait plongé dans une tristesse fort grande, je me demandais quand est-ce finirait cette vie pleine d'incertitudes et de tourments ; j'ai passé pendant quelques jours dans les alternatives d'espoirs et de découragements faciles à comprendre, heureusement que la confiance que j'ai dans l'avenir est fort grande et que j'ai pu grâce à elle chasser de biens noirs soucis et me faire entrevoir que bientôt nos inquiétudes cesseraient et que au milieu de nos chers enfants nous pourrions oublier le passé sinon tout à fait du moins en atténuer l'amertume. Pour cela ma chère femme il faut que maintenant tu fasses toutes les démarches auprès du Ministre de la Marine, afin qu'il daigne notre réunion, exprime lui le désir que j'ai de t'avoir et toi celui de me rejoindre, joins à l'appui s'il le faut ma lettre pour mieux confirmer nos intentions, quand il verra que nos désirs sont mutuels, il pourra j'en suis presque certain, nous accorder une faveur exceptionnelle, surtout voyant que je suis de 1ère classe. Cette nomination à laquelle j'étais loin de m'attendre est venue agréablement me surprendre, comme elle te surprendra toi-même ; voilà toujours un obstacle de moins à surmonter (…) Je ne suis plus à Bourail, j'habite l'Ile Nou, elle est fort agréable ; on aperçoit à deux kilomètres Nouméa le chef lieu de la colonie ; je suis occupé comme écrivain. Tu vas sans doute te demander le motif de ce changement, je n'en sais rien moi-même, je l'attribue (ce qui du reste est facile à comprendre) à ce que je n'étais pas de 1ère classe. Ce changement m'a été fort possible et quoique sachant bien que je n'occupais ce poste que par faveur et que je n'y avais aucun droit, je l'ai quitté avec beaucoup de regrets mais aussi avec beaucoup de résignation. Depuis quelques temps mes idées se sont modifiées par rapport aux enfants, je ne sais pas si tu ne ferais pas mieux de les emmener avec toi, je ne puis t'expliquer les raisons qui me font agir ainsi (…) voilà deux ans et demi que je ne les ai embrassés (…).‎

Référence libraire : 10790

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‎[Beaujolais - Archives seigneuriales]. Chartier et registre de comptes du château de Pramenoux (Saint-Nizier-d'Azergues, Rhône).‎

‎S.l. [Vallée de l’Azergues], , 1499-1613. 1 fort volume in-folio, vélin de l'époque, composé de plusieurs cahiers factices, encre brune, écritures cursives gothiques, secrétaires et notariales. Nombreux essais de plume (probatio pennae) sur les feuillets de garde, paraphes. Rousseurs, mouillures anciennes et usures marginales normales, mais très bon état général de conservation pour un document de cette nature.‎

‎Précieux ensemble d'archives privées du Haut-Beaujolais, retraçant plus d'un siècle de la vie économique, juridique et domestique de la famille de Ronchevol (ou Rochivol).Ce registre composite constitue le coeur administratif de la seigneurie de Pramenoux (commune actuelle de Saint-Nizier-d'Azergues). Il se compose de trois ensembles majeurs : Un jalon diplomatique du XVe siècle (1499) : Rare et important acte de donation rédigé en latin juridique sur le terrain même de Pramenoux. Par ce texte, Antoine de Ronchevol et Pierre du Bois (seigneur d’Issy-l’Évêque) cèdent à la prestigieuse Abbaye de Joug-Dieu des terres situées à Saint-Martin d'Azergues. L'acte offre un bornage topographique méticuleux (mentionnant la Combe de la Fay et la Roche Reboure) et les signatures de notables locaux (Chabrot, de Saint-André).Le quotidien d'un château à la Renaissance : témoignage de l'économie seigneuriale comprenant le rôle complet de la recette des cens et corvées de l'année 1552 dus à Simon de Ronchevol (détail des redevances en seigle, froment, avoine, gélines et chapons).À la suite, un très vivant inventaire du mobilier de la « chambre haulte » décrit les biens meubles précieux du château : un grand lit à balustres garni de tissus, des chaudrons d'airain blanc et des tupins (marmites) de fer.Le chartrier et les litiges de la seigneurie (1613) : Plusieurs répertoires de « layettes » et de livres terriers dressent l'inventaire des titres de propriété accumulés, s'étendant jusqu'à Villefranche et Avenas. Ils documentent les alliances féodales locales (les Damas Noirs) et d'importantes procédures judiciaires opposant les seigneurs de Pramenoux aux puissantes dames Adrienne et Péronnelle de Saulx, ainsi que des accords avec le curé de Grandris. S'y trouve également inséré un grand acte solennel d'abergement ducal concédé au nom du Duc de Bourbon, seigneur de Beaujeu, fixant des tenures mesurées en bixances le long du grand chemin de la Follière.Superbe document de haute valeur historique pour l'étude des structures féodales, de la micro-toponymie lyonnaise et de la vie quotidienne d'une maison forte du Beaujolais sous l'Ancien Régime.‎

Référence libraire : 45044

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‎[Beauvais. Musique liturgique. Manuscrit calligraphié. 1783]. Liber Cantoralis ad usum D. Cantoris Ecclesiae Belvacensis Quoties, ratione suae dignitatis suo fungitur officio. Bellovaci scripsit P.F.B. Porquier. M.D.C.C L.XXX.III.‎

‎Beauvais, , 1783. Manuscrit in-8 réglé de XL-201 pp., maroquin rouge, dos à nerfs orné à la grotesque, pièce de titre en maroquin vert, triple filet doré d'encadrement sur les plats, gardes de papier dominoté, filet or sur les coupes, roulette intérieure dorée, tranches dorées (reliure de l'époque).‎

‎Manuscrit de musique liturgique établi pour le chœur de la cathédrale Saint-Pierre de Beauvais, dont la voûte gothique, culminant à 48,50 m, est la plus haute de toutes les cathédrales gothiques, rédigé et calligraphié en 1783 par le sacristain P.F.B. Porquier. Le Liber Cantoralis est le livre propre du chantre (Cantor) : il contient l'ensemble des pièces, antiennes, répons, versets, cantiques, que le chantre doit chanter seul ou diriger lors des offices solennels, selon le rite particulier du diocèse de Beauvais.Le sacristain Porquier est attesté à Beauvais par un autre manuscrit conservé aux Archives Départementales de l'Oise (G. 2798) : un Cérémonial des enfants de choeur établi en 1779, pour lequel il reçut 34 livres « (après avoir) raccomodé les antiphonaires et avoir copié les antiennes et cantiques de la cathédrale Saint-Pierre », témoignant d'une longue pratique de la calligraphie liturgique au service de la cathédrale.Somptueuse reliure en maroquin rouge à la grotesque dans le goût de Padeloup, l'un des plus illustres relieurs du XVIIIe siècle, probablement exécutée à Paris pour le chapitre de la cathédrale. Petits accidents sur le plat inférieur.Abbé Lucien Tesson, Inventaire des objets d'art et antiquités de la cathédrale de Beauvais ; Archives Départementales de l'Oise, (Registre des délibérations, 1784-1785) ; « Recherches sur la bibliothèque de l'église cathédrale de Beauvais », Mémoires de l'Académie.‎

Référence libraire : 41437

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‎[Bourgogne. Manuscrit]. La Vie d'Olivier Cromwel par Gregoire Leti. Tome Premier. [Tome second.] A Basoches ce dix neuf mars [vingt quatre may] 1749.‎

‎Bazoches, , 1749. 2 vol. in-4 manuscrits de 21-432 pp., 504 pp. basane marbrée, dos orné à nerfs, pièces de titre et de tomaison en maroquin rouge et brun, double filet à froid d'encadrement sur les plats, tranches rouges (reliure de l'époque).‎

‎Très belle pièce d'art populaire, calligraphiée, enluminée et rubriquée par un bourguignon de Bazoches au XVIIIe siècle. Copie enluminée conforme à la première édition française établie par Jean Le Pelletier (1694) de La Vie d'Olivier Cromwel par l'historien protestant italien Gregorio Leti (1630-1701), entièrement calligraphiée à l'encre rouge et brune par la même personne à Bazoches en Bourgogne l'année 1749.Le manuscrit est illustré de deux portraits de Cromwell en buste et en pied, deux titres ornés, seize en-têtes et quinze lettrines, le tout enluminé à l'aquarelle jaune, rouge, verte et noire. Les titres de départ, initiales et manchettes sont en rouge. Pièces liminaires : dédicace à Madame Yolande Beatrix grande princesse de Toscane, avertissement du traducteur, épître de l’auteur au lecteur. Provenance : ex-libris manuscrit « Fauvelet 1771 » ; « Chaulay de Bonnaire 1837 », avec ex-libris manuscrit répété et timbre humide en page de garde. Bel exemplaire. Quelques petites mouillures angulaires.‎

Référence libraire : 44618

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‎[Bréviaire manuscrit. Dour (Hainaut). 1788]. Livre écrit à la plume appelé recueil de prières chrétiennes utiles à ma piété et à ma dévotion revues et propres pour le peuple Chrétien, ainsi que pour la conservation de la foy catholique tirés de plusieurs livres approbationés (sic) de plusieurs autheurs enfin que tous devraient s’armer. Fait à Dour. Par Antoine Capouillez faisant profession d’instruire la jeunesse du lieu il y a 51 ans, le 21 de may 1788.‎

‎Dour, , 1788. Manuscrit in-12 de (1)-167-(4) pp. à 21 lignes par page, veau brun marbré, dos à nerfs muet, fermoirs en laiton (reliure de l’époque).‎

‎Bréviaire manuscrit fait et fini le vingt et un de may 1788 par Antoine Capouillez, maître d’école à Dour fait par lui à la plume à la plus grande gloire de Dieu, sa profession fut de 51 ans (explicit). Contient : L’Évangile selon Saint Jean, Prière contre les sorciers, Prière du matin, Prière pour la messe basse, Les 15 oraisons de Ste Brigitte, Oraison pour obtenir une bonne mort, Oraison révélée par le saint Esprit à Saint Augustin, Prière en temps de peste et famine publiques, Oraison pour être préservé de mort subite, Prière contre la peste et la mort subite, Hymne miraculeuse composé par Saint Bonaventure à l’honneur de Saint Antoine de Padoue etc.Très beau manuscrit soigneusement calligraphié par Antoine Capouillez usant de graphies différentes pour le corps du texte ou les titres courants, illustré de culs de lampe. Courte généalogie manuscrite de la famille Capouillez depuis le décès d’Étienne Joseph en 1837, dressée au verso de l’avant-dernier feuillet de garde. Reliure discrètement restaurée.‎

Référence libraire : 42397

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‎[Carta Executoria. Manuscrit espagnol]. Real carta executoria ganada apedimento D. Pedro Palacios / Olabarria yaiesta u ezi no del valle de Orozco Ano de 1749.‎

‎Valladolid, , 1749. Manuscrit in-4 (30,5 x 21 cm) à 20 lignes par page de 430 ff., maroquin fauve, dos à nerfs richement orné à petit fer dont deux pièces mosaïquées de maroquin vert, sur les plats inscriptions en lettres capitales, large encadrement doré à petit fer, écoinçons et ornement central doré sur médaillon ovale de maroquin vert mosaïqué, tranches peintes d'un décor de fleurs, dorées et ciselées, fermoirs ciselés en laiton (reliure de l’époque).‎

‎Lettre exécutoire royale datée Valladolid 1749 établie à la demande de D. Pedro Palacios y Olabarria concernant Orozko, en Biscaye, commune du Pays basque espagnol. Il contient le cachet humide de Ferdinand VI (1713-1759) roi d’Espagne depuis 1746.Bel exemplaire. Pâle mouillure cornière, traces de frottements sur la reliure. Rare archive juridique espagnole du XVIIIe siècle conservée dans une superbe reliure mosaïquée de l'époque en maroquin fauve.‎

Référence libraire : 42696

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‎[Chanson du capitaine]. Je me suis t'engagé / Pour l'amour d'une belle / C'est pas pour l'anneau d'or / Qu'à d'autre elle a donné / Mais bien pour un baiser / Qu'elle m'a refusé.‎

‎, , 1890 ca. Manuscrit in-12 carré (15 x 12 cm) de (8) ff. montés sur onglet, demi-maroquin rouge à coins, dos orné à nerfs, filets dorés sur les plats, tête dorée, non rogné (Canape-Belz).‎

‎Charmant livret manuscrit illustré sur belle page de huit dessins aquarellés et monogrammés "A C ", réalisés sans date dans le goût d'Eugène Courboin dont le nom fut ajouté en bas à droite du premier couplet.Henry Murger le premier évoqua en 1857 la Chanson du capitaine comme « une de ces improvisations qui viennent on ne sait d'où, et que le sentiment naïf qui les a dictées fait survivre au temps où elles sont nées. Celle-ci peut-être avait été composée dans l'ombre d'une geôle pénitentiaire par un soldat menacé des rigueurs du code martial : c'était l'histoire d'un pauvre garçon engagé par dépit amoureux que la nostalgie du pays et de l'amour surprend au bout de quelques étapes, et qui déserte avec armes et bagages » (Les Vacances de Camille).Frère de François Courboin, Eugène Courboin (1851-1922) illustra de nombreux classiques dans le registre militaire entre 1880 et 1910 - le monogramme "A C" ne peut être néanmoins associé à ces deux illustrateurs.Bel exemplaire. Très pâles rousseurs. Délicieux objet bibliophilique dans une reliure signée Canape-Belz, titré Le Soldat sans souci en écho au vers du troisième couplet : Où vas tu sans souci ? / Je vais dans ce vallon / Rejoindre mon bataillon.‎

Référence libraire : 15103

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‎[Chansonnier manuscrit sur peau de vélin].‎

‎, , (1700 circa). Manuscrit in-16 sur peau de vélin (65 x 109 mm) de (20) ff. dont dix blancs dans un encadrement ornemental peint sur peau de vélin, maroquin brun, dos orné à nerfs, double filet et large dentelle dorés d'encadrement sur les plats, roulette sur les coupes, gardes et doublures de papier dominoté doré d'un décor floral, tranches dorées (reliure de l'époque).‎

‎Chansonnier enluminé sur peau de vélin dont chaque page est ornée d'un décor floral peint en encadrement, orné de deux peintures à pleine page d’une qualité remarquable, la première en frontispice : J'adore qui me brusle (ou la prière au Soleil) et la seconde à l'explicit : Jusqu'à mourir pour ce que j'aime (la mort du cygne).Resté inachevé, le recueil contient six chansons - les deux premières pages sont effacées, la troisième partiellement : (3e couplet) Cet aveu fait par la franchise ; Pour la fête d'Élise ; N'en demandez pas davantage ; à Soeur Élise en lui donnant un voile ; Ronde de table (deux premiers vers effacés, ainsi qu'une partie du 4e couplet) ; (Air Ce boudoir est mon Parnasse) Zéphir fixant une rose.Charmant manuscrit XVIIIe conservé dans sa première reliure en maroquin décoré.‎

Référence libraire : 44630

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‎[Chansonnier manuscrit].‎

‎(Mayence), , 1921-1922. Cahier manuscrit petit in-4 (17,5 x 21,5 cm) de (69) ff. illustrés dans le texte, (1) f. de table, demi-toile grise muette à coins de l’époque.‎

‎Chansonnier du soldat Paul Nagnan illustré de 53 dessins coloriés dans le texte parfois à pleine page, qui signe et date du 22 novembre 1921 au 12 mars 1922 les 43 chansons précédées sur le premier contreplat d'un portait charge de troupier avec l'envoi : En souvenir d'occupation sur le Rhin, copié pour mon ami Caillet comme preuve d'amitié sincère. Paul Nagnan. Le trottin qui trotte, Tourne-tourne, Mimi l'arpète, Histoire de Poupées, Il faut aimer un jour, Sur le chemein de l'atelier, la Valse rouge, La Rouge, Sur un air américain, La Valse du pavé, Valsez Midinettes ! La Chanson du bonheur, Zigoui-goui !!! Lorsque descend la nuit, Sur les âmes neigeuses, Woman's smile, Idylle fleurie, En occupation, Quand les femmes sont jolies, La Môme d'amour, Chez qui va-t-elle, La Femme de Paname, Quand son aigle noir, Femmes que vous êtes jolies, Pour un regard, Voici la Lune, Sur les bords de la Seine, Le Long du Faubourg, Enfin j'ai une auto, Les Yeux des femmes, Coeur de lilas, Si vous rencontrez une blonde, C'est Margoton, Derrière la caserne, Mon homme, J'n'ai pas de gosse, Rêves de roi, N'insultez pas les filles, La Marche du soir, Tant que le monde, Sur un canapé, La Lune, Ferme tes jolis yeux.Les soldats Nagnan et Caillet appartiennent au du 46° Régiment d’Artillerie de Campagne porté (R.A.C.P.) créé en 1909, en garnison au camp de Châlons, qui constituait en temps de paix l’artillerie de corps du 6° Corps. Pendant la Première Guerre Mondiale il participa à de nombreuses batailles dont, notamment la bataille de la Marne (septembre 1914), la bataille de l’Yser (novembre 1914), Verdun (mars à juin 1916 et pendant l’été 1917), bataille de la Somme (automne 1916), Villers-Cotterêts (mai 1918) et l’offensive de Champagne (septembre 1918). De 1919 à 1922, le 46° RACP, cantonné à Mayence, fait partie de l’Armée du Rhin. Le 10 avril 1923, le 46° change de dénomination et devient le 313° RACP.‎

Référence libraire : 42043

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‎[Chansonnier manuscrit]. Recueil de romances et chansonnettes.‎

‎, , (vers 1872). Cahier manuscrit petit in-4 (16 x 22 cm) de (128) ff. illustrés dans le texte, table (leporello) de 6 planches repliées, demi-toile brune muette à coins de l’époque.‎

‎Chansonnier du sergent fourrier au 44e de ligne Achille Letienne établi après la guerre de 1870 (« Souvenir National 1870-1871 l'Alsace et la Lorraine », « Trahison de la guerre », « Champigny »), illustré de deux titres-frontispices sur carton et 163 titres calligraphiés et coloriés parfois augmentés d'une vignette historiée, d'une très grande variété de formes et de couleurs :Le Vagabond, Christoph Colomb, Mia Néra, Rappelle-toi, L'Écuyer, Les Cuirassiers, La Rencontre, Pédro, Le Roi s'amuse, Dans mon verre, Oh! Tais-toi, Le Voyageur, L'Aveugle, L'Hirondelle morte, Billets d'amour, Les Remors de Caïn, Le Chasseur et l'Hirondelle, Ce que j'aime, Tombé du nid, Les Sapins, Si j'avais ma mère, Le Fils de la Normandie, La Mort d'une mère, Qu'on se souvienne, Vous parlez d'avenir, Viens belle nuit, Gardez-vous de vieillir, L'Hiver, Un mot de toi, Binetôt, On ne meurt pas d'amour, Bastille, Ma cigarette, Petits coupeurs de bois, Le Bois de Vincennes, Le Roi des bohémiens, Le Grand Cambrinus etc. Ex-libris A.J.‎

Référence libraire : 43258

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‎[Commune de Paris. Incendie du ministère des Finances. Archives inédites. 1871].REY-GAUREZ (François). Ensemble d'archives manuscrites relatives au sauvetage du mobilier et à l'incendie du Ministère. Avril-Juillet 1871. 3 lettres manuscrites de 4 pages in-8 ; 1 rapport manuscrit de 6 pages in-4 ; 1 inventaire manuscrit de 3 ff. in-folio. Chaque lettre et le rapport accompagnés de leur double préparatoire, biffé et abondamment corrigé. Joint deux pièces officielles d'époque‎

‎, , 1871. 3 lettres manuscrites de 4 pages in-8, 1 rapport manuscrit de 6 pages in-4, 1 inventaire manuscrit de 3 ff. in-folio. Les lettres et le rapport sont accompagnées pour chaque pièce d'un double préparatoire, biffé et corrigé.‎

‎Précieux ensemble inédit provenant d'un acteur direct des événements, documentant de l'intérieur l'activité du ministère des Finances pendant la Commune, depuis la mise en sécurité des biens jusqu'à l'incendie de l'hôtel du ministère, rue du Mont-Thabor, les 22-24 mai 1871. « Les archives et la bibliothèque du ministère disparaissent dans l'incendie, mais un certain nombre de documents et une partie du mobilier sont sauvés des flammes » (Ministère de l'Économie, Paris brûle-t-il ?).François Rey-Gaurez, frotteur affecté à la Maison du ministre Augustin Pouyer-Quertier, alors replié à Versailles, adresse à son supérieur Ruos trois lettres datées des 20, 23 et 26 avril 1871, dans lesquelles il rend compte de la mise à l'abri des malles et des fonds du ministère, tandis que la menace des pillages se précise. Renvoyé par les insurgés le 21 mai, il revient au ministère pendant la Semaine sanglante et participe, avec le chef du matériel Achille de Colmont, qui publiera en 1882 l'Historique de l'incendie du ministère des Finances (24-30 mai 1871), référence sur le sujet, au sauvetage du mobilier d'apparat sous le feu. Il décrit notamment l'évacuation des « deux petites bibliothèques de Monsieur le Ministre », des meubles de la grande galerie, de la grande pendule, des lustres, du billard et du piano à queue : « Il ne restait dans les petits appartements que les quatre murs. »Son rapport du 31 mai 1871, adressé au ministère, constitue un témoignage direct sur les circonstances de l'incendie et la destruction de l'édifice. L'inventaire du 28 juillet suivant répertorie le « linge de la Maison du Ministre qui a été sauvé ». La conservation des brouillons préparatoires, abondamment corrigés, permet de suivre l'élaboration des témoignages au moment même où se déroulent les événements.Pièces jointes : laissez-passer officiel délivré à Rey-Gaurez le 29 mai 1871 ; billet de réquisition militaire du 8 février 1871, signé Le commandant Cathilineau, ordonnant à la Compagnie d'Orléans le transport d'un mobilisé de Poitiers à Angers, signataire à rapprocher vraisemblablement du commandant Henri de Cathelineau, général des Volontaires de l'Ouest pendant la guerre franco-prussienne, sous réserve de vérification.Ministère de l'Économie, Paris brûle-t-il ? ; Achille de Colmont, Historique de l'incendie du ministère des Finances (24-30 mai 1871), 1882.‎

Référence libraire : 44587

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‎[Contre-Révolution. Directoire. Manuscrit inédit. Réponse à Necker]. PALYS (Antoine-Joseph de). Appendice à un ouvrage intitulé De la Révolution française par Mr. Necker. Suivi de : Programme politique. Soixante et une questions modestement proposées aux législateurs, philosophes, politiques, &c de toutes les nations par Jérôme Atkins, orateur de la Chambre des Communes.‎

‎, , [1797 ca]. Manuscrit in-8 carré (16,5 x 13 cm) de (87) ff., 18 lignes par page, demi-basane marbrée, dos lisse orné, deux pièces de titre en maroquin rouge Necker - Révolution Française Appendice M. S. de M. de Palys (reliure de l'époque).‎

‎Réflexions manuscrites et inédites rédigées comme adresse à Necker, dans une veine résolument contre-révolutionnaire, suite à la publication en 1797 de De la Révolution française, ouvrage dans lequel l'ancien ministre de Louis XVI « retrace les événements de la Révolution depuis les préparatifs des États généraux jusqu'à la Constitution de 1794 et contient une critique sévère du fonctionnement du Directoire ».Antoine-Joseph de Palys, « ancien ingénieur en chef au Pont Saint-Esprit, fait chevalier de Saint-Louis le 21 avril 1777, frère du chevalier Henri Palys de Montrepos gouverneur du Château de Nantes » (Mazas, Histoire de l'ordre militaire de Saint-Louis, 1856, II, p. 539), dont l'Ordre avait été créé en 1693 par Louis XIV pour récompenser les officiers les plus valeureux, rédige ce texte sous le Directoire comme soldat royaliste blessé par la Révolution : « Votre ouvrage sur la Révolution que je viens de lire a rouvert toutes les blessures qui ont longtemps déchiré mon âme [...] je n'ai pu m'empêcher de faire quelques observations [...] peu importe qu'elles vous soient favorables ou non, que peut contre vous votre éloquence les réflexions et le style d'un vieux soldat qui ne sait ni farder les mensonges ni embellir la vérité. [...] Vous trouvâtes les finances et le crédit dans un état déplorable mais n'aviez-vous pas un peu contribué à les jeter dans cet état ? Vous aviez déjà été environ quatre ans directeur des finances [...]. »Première partie (ff. 1-67) : Appendice à un ouvrage intitulé De la révolution française par Mr. Necker, réponse aux réflexions de Necker sur l'égalité, la souveraineté du peuple et les Droits de l'homme.Deuxième partie (ff. 70-89) : Programme politique. Soixante et une questions modestement proposées aux législateurs, philosophes, politiques, &c de toutes les nations par Jérôme Atkins, orateur de la Chambre des Communes, vraisemblablement sous un nom d'emprunt anglais : « Nous Jérôme Atkins, Secrétaire perpétuel de la grande loge d'Orient, touché de la profonde indignation de ma Nation pour la révolution française et de son profond mépris pour les loix qu'elle a produit [...] avons pris la liberté de proposer à tous les savants français et étrangers [...] soixante et une questions [...] ces mémoires seront écrits en français en latin et en anglais et ne pourront occuper plus d'une demi-heure de lecture. »Ex-libris manuscrit sur la garde supérieure : « Alex. de Palys » suivi de « Par Mes. Ant. Jp. de Palys Cap. major au Corps du Génie, Chevalier de St Louis ». Ex-libris armorié « Bibliothèque de Clays-Palys ».‎

Référence libraire : 11856

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‎[Contredanse française. Musique de bal. Manuscrit. Vers 1765].‎

‎S.l.n.d., , (1765 ca). Manuscrit in-12 oblong (134 x 190 mm) de (1)-73-(3) ff. de musique notée à l'encre brune avec la description des figures en regard, table, veau fauve, dos orné à nerfs, trace de pièce de titre, triple filet doré d'encadrement sur les plats, dentelle intérieure, tranches jaspées (reliure de l'époque).‎

‎Rare recueil manuscrit de 73 contredanses, réuni vers 1765, au moment du remarquable essor de la contredanse française.Lorsque paraît en 1762 le Répertoire des bals ou Théorie-pratique des contredanses du sieur de La Cuisse, la contredanse française est relativement bien définie : danse de pas et de figures, sa pratique connaît une croissance exponentielle à partir des années 1760, révélée par la remarquable production éditoriale qui l'accompagne, des partitions vendues à l'unité sur un même modèle : une page de titre, une page de description verbale de la danse, une page de diagrammes ou plans dessinant le chemin des figures, et une page consacrée à la musique (Daniel & Chevalier). « Dans les années qui précèdent la Révolution, le menuet tombe en défaveur, mais non la contredanse, qui devient l'élément essentiel du bal. On l'aime pour la juste mesure de son groupement limité à huit membres et pour l'égalité sans façon qu'elle établit entre eux » (Jean-Michel Guilcher).Les 73 contredanses réunies ici comprennent le titre et la musique notée et, pour 53 d'entre elles, la description verbale des figures en regard. On y relève notamment : Les Plaisirs de l'Arquebuse, La Brandebourg, La Lucille, Les Petites Étrennes, L'Amoureux de quinze ans, La Puce, La Guérin, Esther, La Rugieri (contredanse allemande), La Viarmoise, Les Fêtes de Tempé (contredanse allemande), La Bienfaisante (contredanse française), Le Palais d'amour, La Vandeüil (contredanse allemande), L'Ambigu comique (contredanse allemande), La Champagne, La Saint-Étienne, La Nouvelle française, L'Américaine, L'Insurgente, L'Anglaise américaine, La Destaing, etc. Ces titres témoignent, comme dans les partitions gravées contemporaines, « d'une histoire culturelle que suggèrent les faits divers, la Guerre d'Indépendance américaine, les lieux de villégiature ».Provenance : ex-libris manuscrit Ce livre appartient à François Reboul [...] Montpellier (étiquette F. Reboul sur le premier contreplat). Petite galerie de ver sans atteinte au texte ; pâles mouillures sur les plats de la reliure.Jean-Michel Guilcher, La Contredanse. Un tournant dans l'histoire française de la danse, 2003, p. 86 ; Johanna Daniel & Pauline Chevalier (dir.), Répertoire des contredanses (1762-1788).‎

Référence libraire : 43831

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‎[Convention thermidorienne. Manuscrit]. Mes Épisodes par Mr. Delaporte. Années 1794 & 1795.‎

‎, , 1794-1795. In-4 manuscrit de (233) ff., signature des cahiers manuscrite, demi-veau havane, dos lisse orné, pièce de titre en maroquin rouge (reliure de l'époque).‎

‎Précieux et copieux manuscrit littéraire d'une écriture fine et sans rature qui, dans le goût des Rêveries du promeneur solitaire de Jean-Jacques Rousseau, réunit pendant la Réaction thermidorienne réflexions, essais, vers et relation d'un voyage dans le Paris révolutionnaire, rédigés à la première personne en forme de journal dont chaque date est un « épisode », du 10 Floréal an 2 (29 avril 1794) au 24 Prairial an 3 (12 juin 1795).« Qu'il est sublime le caractère du Républicain ! », la journée du 20 Prairial an 2 (8 juin 1794), où la fête de l'Être Suprême au Champ-de-Mars réunit le peuple et les députés, entraîne l'auteur à des réflexions sur l'Homme nouveau et la République, après des premières pages philosophiques inspirées par son voyage en Brie à Valjouan (Villeneuve-les-Bordes), aux châteaux de Changy et de Montigny, avant de rallier Paris. « Paris, une ville qui fournit tant aux réflexions... j'avais lu très attentivement le Tableau de Paris de Mercier (...) Nous entrâmes aux Tuileries qu'on appelle aujourd'hui Jardin National. » Delaporte visite le Paris révolutionnaire à l'automne 1794, le Théâtre de l'Être Suprême, assiste à une séance de la Convention, rend hommage à son maître Rousseau l'année où il entra au Panthéon. Il consacre de nombreuses pages au théâtre et aux spectacles parisiens (« il faut être dans les loges pour savoir jusqu'où va l'ignorance de ces prétendus juges »), mentionne Talma et Mlle Raucourt, l'actrice vue au Théâtre Feydeau qui passa onze mois en prison et ne fut libérée qu'après la chute de Robespierre le 6 août 1794.La dernière partie réunit des compositions littéraires (Histoire du Montois ; Caroline et Julien, Romance) et philosophiques (Idées rapides sur les circonstances présentes, 20 Fructidor an 3 — 6 septembre 1795), et s'achève avec Loiserolles, ou l'Héroïsme paternel : « Cette anecdote n'est que trop vraie (...) la déplorable histoire de l'infortuné Loiserolles, un auteur l'a mise sur la scène. J'ai cru devoir l'écrire en forme de nouvelle, et transmettre à la postérité un fait qu'elle ne croira pas sans doute. » La pièce évoquée est Loizerolles, ou L'héroïsme paternel, opéra-comique en un acte, livret de Ducaire, musique de Louis-Emmanuel Jadin (1768-1853), créé au théâtre des Amis de la Patrie (ci-devant Louvois) le 25 décembre 1795 — soit dans les dernières semaines couvertes par le présent manuscrit.On connaît à la même époque, sous le Directoire à Paris, un nommé Delaporte qui en compagnie de Bizet (†1842) est l'auteur du livret de Télémaque cadet, parodie en un acte et vaudevilles, représentée au Théâtre de la Cité-Variétés, prairial an IV, et imprimée par Barba la même année 1796 (Tourneux, III, 19476). La qualité littéraire de ces miscellanées et la très grande place accordée par Delaporte au théâtre révolutionnaire inclinent à penser que le librettiste du Télémaque cadet pourrait être l'essayiste des Épisodes, dont le manuscrit parfaitement établi semble inédit.‎

Référence libraire : 44792

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‎[Convulsionnaires. Jansénisme. Manuscrit].‎

‎Sans lieu, sans date, , 1743 circa. Manuscrit in-8 de 131-364 pp. à 24 lignes par page, basane marbrée, dos orné à nerfs, pièce de titre en maroquin rouge, tranches rouges (reliure de l'époque).‎

‎Précieux recueil manuscrit de discours convulsionnaires de 1743, source de première main d'une grande lisibilité, copié par un archiviste anonyme appartenant à la nébuleuse janséniste parisienne à un moment charnière du mouvement : « vers 1743, des prodiges nouveaux affermirent les humbles disciples de l'oeuvre en leur prouvant de plus en plus sa divinité. Au moment où les grandes défections affaiblirent le parti divisé, le Seigneur se plût à multiplier les témoignages de sa protection. C'est en 1743 que, pour la première fois, l'on assista au "prodige des épées, des crucifiements, des Christs ensanglantés", où le P. de Gennes voyait sans hésitation le doigt de Dieu » (J. Dedieu).Le mouvement convulsionnaire naquit en 1727 autour de la tombe de François de Pâris (1690-1727), diacre janséniste de la paroisse Saint-Médard à Paris, dont les guérisons miraculeuses supposées attirèrent une foule croissante jusqu'à la fermeture du cimetière par ordre du roi en 1731 (« De par le Roi, défense à Dieu de faire miracle dans cet endroit », selon la légende). À partir de 1731, le mouvement se radicalisa dans les cercles fermés : les secoureurs administraient des sévices, coups de bûches, d'épées, crucifixions, sur les convulsionnaires qui les réclamaient comme signes de grâce, accompagnés de « prières, de descriptions de cérémonies figuratives, de visions, de paraboles, de dialogues et de lettres » (Berger & Rey). Les discours des convulsionnaires, soigneusement notés par des assistants, constituent une source irremplaçable pour l'histoire du mouvement.Première partie : onze discours d'Olivier Pinault, dit frère Pierre, dont les deux extrêmes sont datés 1734 et les neuf autres de 1743 :Discours sur les maux de l'Église et de ses enfants, les causes de ces maux, les remèdes que Dieu y prépare ; Discours sur le silence de Dieu et les sécheresses ; Discours sur la conversion du peuple Juif ; Discours sur le ministère de la pauvreté de Jésus-Christ à l'occasion des premières paroles du psaume 40 "Heureux celui qui comprend le mystère du pauvre" ; Discours après la lecture du psaume 107 ; Plaie horrible et universelle de l'Église. Les Convulsions sont l'effet et la figure de cette plaie.Seconde partie : trente-cinq discours (13 janvier – 30 décembre 1743) du comte de Tilly, dit frère Hilaire ou Hilaire de Blaru, chevalier de Malte, qui recueillit les confessions des convulsionistes.« La radicalisation du mouvement convulsionnaire se développe fortement dans les années 1740 et se maintient dans les deux décennies suivantes pour décroître à la veille de la Révolution. Elle s'exprime d'une part dans la description du phénomène, notamment à travers les séances de sévices nommés secours. Cette dérive sectaire inspire d'autre part une controverse qui aboutit parfois à des condamnations judiciaires » (Berger & Rey).Caroline Berger & Jean-Sylvain Rey, Archives du mouvement convulsionnaire (1727-1816) ; Joseph Dedieu, « L'agonie du jansénisme (1715-1790) », Revue d'histoire de l'Église de France.‎

Référence libraire : 42266

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‎[Curiosa. Sackeville (Charles). Manuscrit]. Gentleman et [...] ou les délices du sexe. Londres, Boardmann et Cie booksellers.‎

‎, , s.d. (1890-1911). Grand in-8 manuscrit à l'encre noire (18 x 26 cm) de 61 pp. à 45 lignes par page, demi-chagrin vert, dos à nerfs (reliure de l'époque).‎

‎Copie manuscrite anonyme sans illustrations du texte intégral de la première édition française de "The New Epicurean" dont la traduction sous le titre Gentleman et [...] ou les délices du sexe a paru en 1890 (Imprimerie de la Société Cosmopolite A. Brancart) tandis que l'édition originale anglaise avait été publiée à Londres en 1865.Le texte est attribué à Charles Sackeville pseudonyme d'Edward Sellon (1818-1866). Contient une préface et neuf chapitres intitulés : A Lesbia, A Laïs, A Sapho, A Julla, A Euphrosine, A Laïs, A Thalia, A Hélène et A Livia, suivis d'une conclusion dédiée A Thalia. Une nouvelle édition française parut en 1924 sous le titre Amours secrètes d'un gentleman, rééditée sous ce titre vers 1936 illustrée par Louis-André Berthommé-Saint-André. Traces de frottement sur la reliure.Pia, Enfer, 316 ; Dutel 364 ; Perceau, Bibliographie du roman érotique, 90-3.‎

Référence libraire : 41563

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‎[DAUPHINE] [GROSSE DU XVIE SIECLE]‎

‎1574 Gde pièce manuscrite in-folio, pliée, sur parch.‎

‎Grosse contenant une obligation de 1232 livres 18, passée en 1574 à Grenoble en faveur de Méraude de Bombern, veuve d’Antoine Maurel, en son vivant juge de la cour de Valleure (Valloire, Savoie) par sa sœur Gasparde, héritière des parents Philibert de Bombern et Isabelle de Genas. Il est question aussi de Gasparde, veuve d’André Allemand (vers 1525-1569), vicomte du Trièves, bailli des montagnes du Dauphiné ; et de droits dotaux, du contrat de mariage de Méraude de Bombern, d’une somme de 840 livres. Petites mouillures sans gravité, belle pièce. - Frais de port : -France 4,9 € -U.E. 7 € -Monde (z B : 11 €) (z C : 21 €)‎

Référence libraire : 574633

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Librairie Le Trait d'Union
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‎[Dauphiné. Manuscrit. Livre de compte domestique]. Journal de depense de M.e Etienne Guillambaud commencé le 1er avril 1789.‎

‎, , 1789-1825. Manuscrit in-folio de (1)-158 pp. à environ 45 lignes par page à l'encre brune, becquets, traces de cire rouge, vélin, triple filet d'encadrement sur les plats, numéro et additions manuscrites sur le plat supérieur (reliure de l'époque).‎

‎Intéressante pièce d'archives manuscrite commencée avec la Révolution - le rédacteur prend en compte l'arrivée du calendrier révolutionnaire en 1792 - poursuivie par les héritiers et arrêtée sous la Restauration, en 1820. Registre comptable de la maison d'Etienne Guillambaud tenu par ses soins qui fait état des dépenses ordinaires d'un bourgeois sous la Révolution et l'Empire, consignées en trois colonnes (noms, articles et montants) : gages des domestiques (Noté ici pour mémoire que Victoire Villard est entrée à mon service le sept juillet mil sept cent quatre-vingt huit a 72 l. de gage par an), travaux d'entretien, obligations (J'ai payé à Forest receveur des Impositions), frais de bouche et de toilette (Perruquier) etc. Propriétaire terrien, il relève le coût des cultures pratiquées sur son pré : (p. 45-47) Etat des semences de Bergerandiere et Vinay en terre dans l'automne 1795 (froment, seigle, orge) ; Production de noix en 1795, etc. Maître Etienne Guillambaud possédait une étude notariale à Vinay dans le Dauphiné à quelques lieues de Grenoble, en compagnie de son frère Alexandre Guillambaud (ce dernier fut maire de la ville) : J'ai partagé avec mon frère le petit mobilier de mon oncle le chirurgien ; j'ai gardé la part qui lui revenait dans la batterie en cuivre, étain, marmite, chandeliers etc. Une rue porte aujourd'hui à Vinay le nom Guillambaud. Précieux témoin des frais domestiques d'une maison bourgeoise en Dauphiné devenu Isère en 1790, enrichi de nombreux becquets et papiers volants, refermé par les héritiers : J'ai arrêté compte avec Lacroix il me reste devoir 56 francs de l'année 1825 tout compte fini pour les intérêts de cent francs aux impôts payés ce 11 décembre 1825 Jean Baptiste Lacroix Guillambaud née Duport.‎

Référence libraire : 15165

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‎[Dialogue aux enfers. Révolution d'Angleterre. Manuscrit de la bibliothèque de Soubise. XVIIIe siècle]. LE NOIR (Jean). Le Voyage de Cromvel en l'autre monde et son retour sur la Terre, ou l'histoire des troubles d'Angleterre composée par le Sr Jean de Vuerstaonnay, chevalier, gentilhomme ordinaire de la chambre de Sa Majesté Britannique. Et traduite en françois par J. Le Noir, interprète des langues étrangères à Londres.‎

‎, , 1750 ca. Manuscrit in-4 (18 x 24 cm) de (212) ff. à 20 lignes par page, veau fauve glacé, dos à nerfs orné d'une hermine et d'un macle couronnés, tranches rouges (reliure de l'époque).‎

‎Rare copie manuscrite établie vers 1750 pour la bibliothèque du prince de Soubise du Voyage de Cromwell, texte méconnu publié à deux reprises au XVIIe siècle sous le pseudonyme de Vuerstaonnay, copiant la première version française parue à Londres chez R. Daniel pour Jean Clark en 1670, sans les additions de l'édition augmentée (généalogie de Jacques II et sonnet sur la mort de Cromwell) publiée vingt ans plus tard.Dialogue aux enfers en présence de Lucifer, où l'Empereur César invite Cromwell à relater « depuis le commencement les troubles de vostre Angleterre jusqu'à vostre mort ; je le feray dit Cromwell d'autant plus volontiers que je suis le seul dans les Enfers qui sache tout le secret. Charles premier fils de Jacques Ier Roy de trois royaumes succéda à son père l'an 1625 [...] »Jean Le Noir (Alençon, 1622 – Nantes, 1692), prêtre, chanoine théologal de Séez favorable aux jansénistes, prédicateur et polémiste mort en prison à Nantes, auteur sous de nombreux pseudonymes (l'Abbé Vérité, Un Théologien, Un Théologal de Séez, René, Un Ecclésiastique du diocèse d'Amiens, etc.), est surtout connu par son Alcoran des Molinistes (Frère, II, 209 ; Nicolas Petit, Prosopographie génovéfaine, n° 3296).Provenance : bibliothèque du maréchal de Soubise ; a reliure en veau fauve ornée de macles et d'hermines couronnées alternées est le signe distinctif des livres de Charles de Rohan, prince de Soubise (1715-1787), maréchal de France et ministre d'État, dont la bibliothèque de quelque 20000 ouvrages s'était enrichie sur deux siècles depuis Jacques-Auguste de Thou (1553-1617). « Les livres du maréchal de Soubise étaient reliés pour la plupart en veau fauve, sans armes, ornés simplement de macles et de mouchetures d'hermine, couronnées, frappées alternativement entre les nervures du dos » (Olivier-Hermal-Roton, fers n° 6 et 7). Cote manuscrite ancienne sur le premier plat, répétée sur le verso du premier feuillet de garde.Petit manque de papier dans la marge supérieure du 23e feuillet, sans perte de lettre ; infime accident à la coiffe de pied.Catalogue des livres, imprimés et manuscrits de la bibliothèque de feu Monseigneur le prince de Soubise (1788), n° 7633 : ; Frère, II, 209.‎

Référence libraire : 11691

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[Livres de Bonnefoi Livres Anciens]

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‎[Dieppe. Manuscrit]. Mémoires pour servir à l'histoire de la ville de Dieppe, suivies de notices sur les Églises, Chapelles, Couvents, Hôpitaux et Maladeries, sur quelques hommes célèbres et sur diverses pratiques religieuses et cérémonies particulières à cette ville. Transcrits et mis en ordre par C. L. R.‎

‎Sans lieu, , 1836. In-4 manuscrit (190 x 305 mm) de (2)-VI-329 pp. à 33 lignes par page, demi-veau blond, dos orné à nerfs, chiffre doré doré au dos (reliure de l'époque).‎

‎Histoire inédite de Dieppe depuis sa fondation en 912 à 1756 quand éclata une nouvelle guerre avec l'Angleterre, établie par l'historien de la Normandie Charles Renard qui signe la préface, éditeur de travaux régionalistes sous le pseudonyme « bibliophile normand ». L'auteur explique préalablement avoir remis en ordre un manuscrit de sa bibliothèque daté 1754, « Mémoire pour servir à la description de la ville de Dieppe écrite par Louis Clémence Écolier des Frères des Écoles Chrétiennes en la grande classe de Saint Remy » compilation de textes des XVIIe et XVIIIe siècle consacrés à Dieppe. Le texte est suivi de notices sur « quelques hommes célèbres, les églises, chapelles, couvents, hôpitaux et maladeries » dont la Chapelle de St Nicolas de Cote-Cote, la Maladerie de Janval, l’Hôtel-Dieu, l’abbaye de Ste Catherine, l’église paroissiale de St. Jacques, de l’église paroissiale de Saint-Remy, le couvent des Minimes, le couvent des RR.PP. Carmes déchaussés, le couvent des RR. PP. Capucins, le couvent de l’Oratoire, le couvent des Carmélites, Résidence des RR.PP. Jésuites, le couvent des Vésulines, la description de l’hôpital général, l’École des Frères de la doctrine chrétienne, les Quatre charités, les Processions, les stations et serments d’Avent et de Carême, les Saluts, de l’Église titulaire ou succursale des grèves.L'érudit local Charles Renard historien de la Normandie révolutionnaire, publia les Oeuvres politiques de Charlotte de Corday (1863), Dumouriez et les marguilliers de Cherbourg lettres inédites et autographes publiées par M. Ch. Renard, de Caen (1842) ; Rapports de Henri Grégoire faits à la Convention du 22 germinal an II au 24 frimaire an III, réédités par un bibliophile normand (1867).Provenances : l’abbé Julien Loth, curé de Saint-Maclou à Rouen avec son ex-libris gravé par Jules Adeline en 1896, à la devise Quidquid latet apparebit ; prélat du diocèse de Rouen, il fut membre de la Société des antiquaires de Normandie et de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Rouen. Robert Thoumyre (cachet ex-libris) né le 16 février 1883 à Dieppe, député de la Seine-Inférieure de 1919 à 1932, ministre des Pensions (1930), sénateur de la Seine-Inférieure de 1932 à 1940 et président du conseil général de la Seine-Inférieure de 1937 à 1943 (†1947). Ex-libris moderne « J.M. » non identifié.Très beau manuscrit au chiffre « CR » de l'auteur sur le dos de la reliure, soigneusement rédigé à l'encre brune avec un titre calligraphié orné d'une vignette et d'un bandeau aux armes royales ; lettrine illustrée et historiée. Les pages 313 à 320 sont paginées mais laissées vierges avec un simple encadrement au crayon.Frère, I, 363 (Dieppe), II, 455 (Charles Renard).‎

Référence libraire : 42903

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Bonnefoi Livres Anciens
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[Livres de Bonnefoi Livres Anciens]

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‎[Diocèse d’Alès. Manuscrit liturgique. 1791]. Extrait du Rituel de Paris. A Alais 1791.‎

‎Alès, , 1791. In-12 manuscrit de (1)-166-(1) pp. à 14 lignes par page, 10 dessins hors texte, maroquin rouge, dos orné à nerfs, double filet doré d’encadrement sur les plats, tranches dorées (reliure de l’époque).‎

‎Rituel des sacrements calligraphié à l’encre rouge et noire à l’usage de Jean-Joseph Giraud vicaire général d’Alès illustré à l’encre rouge avec des instructions sur le baptême, l’extrême onction, le saint viatique, la sépulture des enfants, la recommandation de l’âme, la sépulture des adultes, le mariage ; chaque sacrement est orné d’un dessin pleine-page hors-texte, en-tête et cul de lampe.Portrait de "Jean Joseph Giraud vicaire général d’Alais" en frontispice, titre-frontipisce au chiffre supposé de l'évêque Louis-François de Bausset, 8 figures pleine page, 7 en-têtes et 6 culs-de-lampe, le tout dessiné et encadré à l’encre rouge.Le diocèse d’Alais (Alès) érigé en 1694 fut supprimé par l’Assemblée constituante en 1790 et son évêque Louis-François de Bausset se joignit en 1791 à la protestation des évêques français contre la constitution civile du clergé. Le manuscrit qui porte le chiffre dessiné supposé de l’évêque (LFB) fut établi la même année pour son vicaire général Jean Joseph Giraud. Louis-François de Bausset (1748-1824) cardinal et homme de lettres, devint évêque d'Alais en 1784, et fut envoyé par les États du Languedoc aux deux assemblées des notables de 1787 et de 1788.Précieux rituel languedocien calligraphié et illustré dans un style naïf, dernier témoignage en 1791 du diocèse d’Alais bientôt rattaché à celui d'Avignon.‎

Référence libraire : 39883

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Bonnefoi Livres Anciens
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‎[Enluminure] Saint Laurent et son grill _Grande Initiale Historiée A extraite d’un graduel monumental‎

‎Allemage XVe siècle Grande initiale A enluminée sur peau de vélin (150 x 125 mm) représentant Sain Laurent tenant son grill de la main gauche et un livre dans la main droite. Placé sur un fond rose pale orné de croisillons d'or liquide, Saint Laurent est vêtu d’une chasuble bleue orné de médaillons dorés. Bel effet de drapé servi bandes d’or ornant le vêtement.‎

Référence libraire : 2983

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L'Oeil de Mercure
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[Livres de L'Oeil de Mercure]

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‎[Espagne. Histoire dynastique]. Mémoires sur l'histoire d'Espagne.‎

‎, , 1733 ca. Manuscrit in-4 de 731-(1) pp.,17 lignes par page, nombreux passages soulignés, notes marginales, demi-basane marbrée, dos orné à nerfs, pièce de titre en maroquin rouge, tranches jaspées (reliure de l'époque).‎

‎Important recueil établi dans la première moitié du XVIIIe siècle, anonyme et manuscrit qui compile et met en forme plusieurs sources identifiables pour servir à l'histoire de l'Espagne. Incipit : L'Empire Romain d'Occident commençant à déchoir sous Honorius, les Vandales, les Filinges, les Suèves et les Alains, après avoir traversé les Gaules, s'emparèrent d'une bonne partie de l'Espagne… (Explicit :) La suite du règne de Charles II a parfaitement répondu à de si pitoiables commencements. Contient : L'Empire Romain (p. 1) Charles Quint (96) Instructions de Charles V à Philippe second son fils (187) De la découverte de l'Amérique (239) Philippe Second (333) Demelez entre les François et les Espagnols touchant les presseance (393) Portrait de Philippe Second (433) Instructions secrètes laissées au Roy Philippe III d'Espagne par Philippe II son pere (453) Philippe III (475) Philippe IV (511) Charles II (576).Parmi les dix chapitres (de graphie à chaque fois différente) qui composent cette histoire, nous avons pu authentifier trois sources (non attribuées dans le texte) à savoir 1. l'Histoire du Monde d'Urbain Chevreau (troisième édition de 1717) pour le chapitre sur la Découverte de l'Amérique (p. 244, Les Insulaires accourus en foule à l'arrivée des Espagnols…) 2. Les Instructions secrètes laissées au Roy Philippe III (p. 453) furent publiées par Sully (Mémoires) sous le titre Testament du Roy d'Espagne 3. le dernier chapitre sur le règne de Charles II (p. 576) est un extrait des Mémoires de la cour d'Espagne, de 1679 à 1681 du Marquis de Villars publiés une première fois en 1733 (Lorsque Dom Juan entra dans le gouvernement…). En 1860, Jacques Mangeart décrit sous le titre Mémoire sur l'Espagne et sur le Portugal (n°587 du Catalogue descriptif et raisonné des manuscrits de la bibliothèque de Valenciennes) 2 volumes petit in-folio manuscrits et anonymes qui présentent le même incipit : L'Empire Romain d'Occident commençant à déchoir sous Honorius (…).Un feuillet (pp. 25-26) restauré en marge, les premiers feuillets légèrement roussis ; reliure restaurée.Rare recueil manuscrit établi au XVIIIe siècle qui rassemble sous le voile de l'anonyme les sources importantes publiées à l'époque sur le Royaume d'Espagne.‎

Référence libraire : 11861

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‎[Expédition de Rome]. Carnet manuscrit d'un soldat de l'expédition romaine en 1849, originaire de Vizille (Isère).‎

‎Sans lieu, , 1849-1853. Manuscrit in-12 (160 x 105 mm) de 79 pp., cartonnage papier marbré de l'époque.‎

‎Carnet de campagne d'un voltigeur du 20e régiment d'infanterie de ligne : témoignage inédit sur l'expédition romaine de 1849 et les campagnes militaires ultérieures.Le carnet de Thomas Rey, voltigeur du 20e régiment d'infanterie de ligne, offre un témoignage précieux sur l'expédition romaine de 1849, dont il fut un acteur direct. Ce manuscrit débute par une mention autographe destinée à garantir sa restitution : « Ce petit mémoire appartient à Rey Thomas, voltigeur au 20e de ligne, 1er bataillon. Les personnes qui le trouveront sont priées de le remettre audit ».Le récit se divise en deux parties principales, correspondant aux engagements majeurs auxquels Rey participa :Combat du 30 avril 1849 – Une description du premier affrontement entre les forces françaises et les défenseurs romains.Assaut du 3 juin 1849 – Une narration détaillée de la seconde attaque, suivie du siège de Rome et de sa prise par les troupes françaises le 3 juillet 1849.En complément de ces récits, Rey a transcrit plusieurs textes officiels liés à l'expédition : ordres du jour du général Oudinot et de son successeur, le général Rostoland, proclamations adressées aux Romains, et félicitations du prince-président Louis-Napoléon Bonaparte aux soldats du corps expéditionnaire. Parmi ces documents figure également une lettre de félicitations adressée par Louis-Napoléon à Oudinot le 13 juillet 1849, témoignant de la reconnaissance officielle envers les troupes françaises. Le carnet contient enfin une liste détaillant la composition du corps expéditionnaire.À la fin du manuscrit, Thomas Rey dresse une liste des lieux qu'il a traversés depuis son départ pour l'armée le 26 avril 1848. Bien que les toponymes soient souvent mal orthographiés, il est possible de suivre son parcours. Originaire de Vizille (Isère), Rey servit d'abord dans des garnisons du sud de la France avant de rejoindre l'Italie. Par la suite, il fut déployé en Algérie, où il arriva le 4 janvier 1850.En Algérie, Rey séjourna notamment à Constantine, prit part à une expédition en Kabylie et conduisit des prisonniers à Lambessa, ces derniers étant vraisemblablement des victimes du coup d’État de 1851. En avril 1852, après un nouveau passage à Constantine, il repartit en Kabylie le 18 mai 1853 avant de rentrer à Sétif le 17 juillet de la même année.Le récit des événements de 1849 et les souvenirs de ce voltigeur furent publiés par François Dutacq dans le Bulletin de la Société d’histoire de la Révolution de 1848 (tome XI, n°64, septembre-octobre 1915, pp. 289-298). Ce carnet, témoin d’une époque troublée, constitue une source pour mieux comprendre l'expérience des soldats français lors de l’expédition romaine et des campagnes militaires en Algérie sous le Second Empire.‎

Référence libraire : 43623

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‎[Forez. Montbrison. Chambéon. Manuscrit]. Registre concernant le Büillon. Acquisition du Büillon et de la Bruslée. 10 juin 1716.‎

‎Chambéon, , 1716-1733. Manuscrit in-folio (260 x 390 mm) de 239 pp. reliure portefeuille en vélin dur de l'époque, traces de lacet (reliure de l'époque).‎

‎Livre de compte manuscrit du domaine du Bullion, fief de la paroisse de Chambéon, rive gauche de la Loire dans le Forez, consignant les comptes du domaine de 1716 à 1733.L'incipit en expose l'origine : « J'ay acheté le Büillon et le domaine de la grange Bruslée de Mr. et Md.e de Cherüe qui demeurent dans le Röannais par contract le 10 juin 1716. Passé par devant Challaye notaire de cette ville avec toutes les appartenances et dépendances de ces biens et quelques pensions en vin et en argent à Marcoux. Le tout au prix de 17.000 livres. » En marge figure la note : Mad. de Cherüe est morte au mois d'avril 1733.La table des matières illustre la richesse du domaine : acquisition, paiements et réparations, meubles achetés, arbres plantés, jardin, garenne, glacière, bestiaux, profits des brebis, moutons et cochons, volaille, oeufs, beurre, fromage, char de foin, pain des moissonneurs, ma dixme sur le Büillon, bois taillis, semailles et récoltes, ventes de grains, étangs Janin, du Colombier, du Robertet, du grand et du petit Razinet, la peschoire du Buillon, arches à poisson, etc.L'histoire du fief. Le Bullion est une ancienne seigneurie forézienne dont le propriétaire le plus illustre fut Jean Papon (Le Crozet, ca 1507 – Marcoux, 6 novembre 1590), « grand juge du Forez », jurisconsulte et écrivain, que l'historien Laurent Pfister place parmi les grands juristes humanistes français du XVIe siècle et qu'Honoré d'Urfé représenta dans son Astrée sous les traits du druide Adamas. Juge royal de Montbrison (1529), lieutenant général civil et criminel du bailliage du Forez (1543), conseiller au Parlement de Paris, maître des requêtes de Catherine de Médicis, anobli par Henri III en 1578, Papon avait acquis le fief du Bullion le 24 novembre 1548 pour 3 600 livres ; il y animait, avec ses fils Étienne et Loÿs (dramaturge, « Ronsard forézien »), le cercle humaniste forézien qui rassemblait juristes, poètes et hommes de savoir. Le fief passa ensuite à Melchior Papon, troisième fils de Jean, marié en 1587 à Jeanne du Verney. François Papon rendit hommage au roi pour le fief du Bullion en 1674 ; en 1716, la terre était possédée par la famille de Cherüe lorsque le rédacteur du présent registre l'acquit pour 17000 livres.Dufour, Dictionnaire topographique du Forez, 1946, col. 118 ; L. Pfister, Dictionnaire historique des juristes français, p. 712 ; M. Delmas-Marty, A. Jeammaud & O. Leclerc (dir.), Droit et humanisme : autour de Jean Papon, juriste forézien.‎

Référence libraire : 43668

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‎[Franche-Comté. Manuscrit. Topographie de la Franche-Comté].‎

‎Besançon, , 1756-1764. In-folio manuscrit de 862 pp., basane marbrée, dos orné à nerfs, pièce de titre en maroquin fauve (reliure de l'époque).‎

‎Recueil manuscrit de dissertations et mémoires présentés ou lus à l’Académie de Besançon réunis sous l'intitulé « Topographie du Comté de Bourgogne » (pièce de titre au dos de la reliure).En 1752 des lettres patentes royales créèrent l’Académie des Sciences, Belles-lettres et Arts de Besançon. Les quarante premiers académiciens furent nommés par le roi, les quarante-sept suivants furent élus par leurs confrères jusqu’en 1789. Parmi ses membres figuraient le bénédictin Dom Berthod (1733-1788) et le conseiller Nicolas-François-Eugène Droz (1735-1805) secrétaire perpétuel dès 1771 qui laissa notamment un Recueil des édits et ordonnances enregistrés au Parlement et des principaux arrêts de cette cour, 6 volumes in folio publiés de 1771 à 1778. Droz intervint 40 fois à l’académie en 26 ans, en des domaines très variés, mais touchant de préférence l’histoire. Contient : Quelles ont été les différentes positions de la ville de Besançon depuis Jules César par Dom Berthod (1764, 120 pp.) ; Quel a été le gouvernement politique de Besançon sous les empereurs d’Allemagne par Egenod (1761, pp. 121-185) ; Quelles sont les raisons particulières de la devise et des armoiries de Besançon (dessins de sceaux et armoiries, pp. 189-198) ; Anciens droits qu’avaient les Comtes de Bourgogne sur la ville de Besançon, par d’Agay (1756, pp. 201-299) ; Quelles ont été les principales villes de la Franche-Comté dès le XIe siècle par Dom Berthod. (1759, pp. 301-419) ; Recherches et observations sur les 14 principales villes de Franche-Comté, sur la plupart des bourgs et villages et sur leurs noms et les rapports qu’ils ont entre eux par Chevalier (pp. 423-862). Exemplaire enrichi d’un manuscrit in-folio de 8 ff intitulé : Préface historique pour être mis à la tête du recueil des ouvrages de l’Académie de Besançon. Provenance : François Nicolas Eugène Droz des Villars (ex-libris « Manuscrits Droz n°3 ») historien franc-comtois, né à Pontarlier en 1735, mort à Saint-Claude en 1805. Avocat et conseiller au Parlement de Besançon, secrétaire de l’Académie de cette ville, il fut et reste un historien franc-comtois renommé. Le site de la Bibliothèque nationale de France propose une liste de ses ouvrages imprimés, également consultables à la Bibliothèque municipale de Besançon. Une partie des manuscrits de son cabinet forme la Collection Droz de ce fonds. Leurs notices descriptives sont à lire dans le Catalogue général des manuscrits des bibliothèques publiques de France, t. XXXIII, II/2, Paris, 1904, p. 713-743. Il n’est à peu près aucun thème de l’histoire comtoise médiévale et moderne auquel Droz, inlassable copiste et son équipe de scribes (chartriers des Chalon, du Parlement, de l’archevêché, de nombreuses abbayes) n’aient porté quelque attention avant les dilapidations révolutionnaires. Ce recueil est décrit sous le n°04 dans le Catalogue de manuscrits et de livres sur la Franche Comté, provenant des bibliothèques du conseiller Fr Nic. Eug. Droz des Villars (1735-1805) et du chanoine Suchet (1819-1904), Dijon, Rebourseau, 1924 (vente « château de Vregille » à Dijon en 1924). Ex-libris gravé « JGE - Que m'importe ».Gresset, Maurice. « Les académiciens de Besançon : 1752-1789 ». Les élites régionales, (xviie-xxe siècle), édité par Christine Lebeau et al., Presses universitaires de Strasbourg, 2002.‎

Référence libraire : 44710

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‎[Gouvernements généraux et particuliers. Manuscrit. 1782]. Gouvernemens tant généraux que particuliers des Provinces et États Majors des Places du Royaume déterminées par le Roi Louis XVI suivant l’Ordonnance de Sa Majesté du 18 Mars 1776. Année MDCCLXXXII.‎

‎, , 1782. In-8 manuscrit (19 x 13 cm) de (104) ff. à 14 lignes par page calligraphiées à l’encre rouge et brune dans double filet rouge d’encadrement, maroquin rouge, dos lisse orné à la grotesque, pièces de titre en maroquin vert, triple filet doré d’encadrement sur les plats, tranches dorées (reliure de l’époque).‎

‎État des trente-neuf gouvernements généraux des provinces décidés en 1776 par Louis XVI, chacune soumise à l'autorité militaire, administrative et exécutive d'un gouverneur - avec leurs noms, places, classes, traitements et appointements dont la Ville, vicomté et prévôté de Paris puis dix-huit gouvernements de la première classe (Isle de France , Picardie, Flandre française et de Hainaut, Champagne et Brie, Lorraine et Barrois, Alsace, Comté de Bourgogne, Duché de Bourgogne, Lyonnais, Forez, Beaujolais, Dauphiné, Provence, Languedoc, Roussillon, Navarre et Béarn, Guyenne, Bretagne, Normandie) et vingt-et-un de de la seconde classe (Le Havre de Grâce, Boulonnais, Artois, Principauté de Sedan, Toul, Toulois, Nivernais, Bourbonnais, Berry, Auvergne, Foix, Donezan et Andorre, Limousin, Haute et Basse Marche, Saintonge et Angoumois, La Rochelle et pays d'Aunis, Poitou, Saumurois, Anjou, Touraine, Maine, Perche et Comté de Laval, Orléanais, île de Corse).Extrait de l’ordonnance du 18 mars 1776 portant règlement sur les gouvernements généraux et particuliers, recopié en guise d'avertissement : « Les lieutenances générales des Provinces ont été de tout temps données aux Princes du Sang, à la Haute Noblesse, aux Maréchaux de France et autres Officiers généraux auxquels la naissance l’éducation et l’expérience ont rendu familiers les principes du gouvernement et l’art de commander. C’est à eux que s’adressent immédiatement les ordres du Roy surtout en ce qui a trait à l’administration militaire (…) Les Gouvernements des Provinces cy-après détaillés où sont compris les gouvernants, lieutenants de roy et Officiers des États-Majors commandant dans les places de guerre, frontières, villes maritimes et intérieures du Royaume ont été originairement formés sous Hugues dit Capet, trente sixième Roy de France et déterminés par Sa Majesté Louis XVI suivant son ordonnance du dix huit mars mille sept cent soixante seize et qui en déterminant différentes classes affecte particulièrement chacune d’elles aux différents grades militaires ». Très bel exemplaire calligraphié et relié à l’époque en maroquin rouge.‎

Référence libraire : 39669

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‎[Grande Guerre. Correspondance conjugale du lieutenant Léon Meltzheim et son épouse Andrée Meltzheim (janvier 1914 - décembre 1917)].‎

‎, , 1914-1917. Plus de 1000 lettres et cartes manuscrites.‎

‎Correspondance privée exceptionnelle échangée entre le lieutenant Léon Meltzheim (Paris, 1883 – 1972), affecté au 30e Régiment d'Artillerie, et son épouse Andrée Meltzheim, surnommée Dé, entre juillet 1914 et décembre 1918 ; accompagnée de plus de 120 lettres et cartes de la famille et des proches de Léon (1916) et de la monographie familiale rédigée par leur fils Georges Meltzheim, Vie de Léon Meltzheim (1883-1972).Composition du fonds :— Plus de 750 lettres de Léon : 84 (1914), 168 (1915), 172 (1916), 117 (1917), 150 (1918).— Environ 350 lettres d'Andrée pour la seule année 1917.— Plus de 120 lettres et cartes de la famille et des proches (1916).— Documents associés : photographies, coupons de mandat-lettre, négatif photographique.Les premières lettres (juillet-décembre 1914) relatent les conditions difficiles de l'artillerie, longues marches, manque de repos, dans un registre volontairement rassurant : Léon minimise les détails militaires pour ménager son épouse. Il mentionne incidemment la Croix de Guerre qu'il reçoit, sans s'y attarder. L'année suivante, il évoque les gaz de combat et son équipement de protection (lunettes). L'année 1916 est dominée par la bataille de Verdun, le 30e d'Artillerie est déployé pour protéger les lignes de ravitaillement, et par la naissance de leur fils Georges, en juillet : « Quelle joie que ce poupard ! », écrit Léon. Fin 1916, il se dit chanceux d'avoir échappé aux horreurs de Verdun. À partir de 1917, les lettres de Léon se raréfient et évitent la description de la guerre ; en revanche Andrée lui écrit quotidiennement, plus de 300 lettres pour la seule année 1917, offrant un point de vue précieux sur la vie à l'arrière : gestion du foyer, premiers pas de Georges, difficultés économiques.« Le couple séparé est devenu un enjeu majeur dans la nation en guerre » : cette correspondance illustre précisément ce que Clémentine Vidal-Naquet analyse dans son étude fondée sur 74 correspondances conjugales, « avant tout objet de deuil durant le conflit, objet de filiation ensuite », à savoir « comment la guerre s'immisce dans l'ordinaire des jours » et comment le lien conjugal se maintient, se transforme ou se brise sous la contrainte de l'éloignement et de la menace permanente de la mort.Clémentine Vidal-Naquet, Correspondances conjugales 1914-1918. Dans l'intimité de la Grande Guerre ; Couples dans la Grande Guerre. Le tragique et l'ordinaire du lien conjugal, préface d'Arlette Farge.‎

Référence libraire : 41649

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‎[Grande Guerre. Poilus. Correspondance autographe. 1909-1931]. Correspondance de Raymond Abescat.‎

‎, , 1909-1931. 831 lettres et cartes manuscrites.‎

‎Exceptionnel ensemble constituant la correspondance de Raymond Abescat (Auteuil, 10 septembre 1891 – Rueil-Malmaison, 25 août 2001), l'un des derniers Poilus français et, à sa mort à cent neuf ans, doyen mondial des anciens combattants de la Grande Guerre.La correspondance couvre principalement les années 1912-1919, depuis l'incorporation de Raymond Abescat au 113e régiment d'infanterie de Blois en octobre 1912 jusqu'à sa démobilisation en mai 1919, adressée principalement à ses parents parisiens. Elle constitue un témoignage exceptionnellement continu sur le parcours d'un jeune soldat, depuis le service militaire avant-guerre jusqu'aux combats, à la blessure, à l'hospitalisation et aux années de convalescence.Dès le 1er août 1914, il écrit à ses parents : « Vous devez sans doute le savoir au moment où vous aurez ma lettre, l'ordre de mobilisation générale est lancé. Il est arrivé ici ce soir à 4h 1/2. Toute la journée nous l'attendions. L'exercice comme je vous le disais dans ma dernière lettre est un exercice pour de bon. » Son régiment est engagé sur le front belge ; sa compagnie subit des pertes considérables à Signeulx avant d'être envoyée en Argonne, dans le secteur de Lavoye. En avril 1916, il prend part aux combats du bois de la Caillette, puis le 24 octobre 1916 à la reprise du fort de Douaumont : « Les nouvelles sont excellentes ici et les Boches prennent une bonne pilule. Dès hier, l'attaque n'était pas commencée que les prisonniers rappliquaient en quantité. Tous sont très jeunes et un grand nombre ont les pieds gelés. » Moins d'un mois plus tard, le 16 novembre 1916, il est grièvement blessé par des éclats d'obus à la jambe et au pied, opéré à Verdun, transféré à l'hôpital Carnot de Dijon où il échappe de peu à l'amputation. Le 23 novembre : « Il n'y a pas de changement depuis ma dernière lettre. Mon pied suppure toujours mais moins. Chaque matin je suis pansé. »De 1917 à 1919, convalescent mais mobilisé, son courrier part successivement de l'hôpital 48 de La Chapelle-Saint-Mesmin, de Narbonne, Blois, Romorantin, Saint-Mesmes et Chartres, avec le grade de brigadier au 67e régiment d'artillerie. La correspondance documente ainsi la vie quotidienne d'un soldat mobilisé, combats, blessures, soins hospitaliers, rééducation, difficile retour à la vie civile, sur l'ensemble du conflit.Après la guerre, Abescat entra sur concours à la Caisse des dépôts et consignations, prit sa retraite en 1957 et s'engagea comme secrétaire de la Fraternelle des anciens combattants de Puteaux. Titulaire de la médaille militaire et chevalier de la Légion d'honneur, il mourut le 25 août 2001, seize jours avant son cent dixième anniversaire. « Avec sa disparition, c'est une grande page d'histoire qui se tourne » (Emmanuel Potiron, Le Parisien, 28 août 2001).Emmanuel Potiron, « Le doyen mondial des poilus s'est éteint », Le Parisien, 28 août 2001 ; Clémentine Vidal-Naquet, Correspondances conjugales 1914-1918.‎

Référence libraire : 43739

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‎[Guerre de 1870. Manuscrit]. Souvenirs d'un Prisonnier de Metz pendant la fatale guerre de 1870-1871 suivis du Journal d'un Artilleur pendant la même campagne.‎

‎S.l.n.d., , (1871). Cahier in-4 manuscrit de 17 pp., titre manuscrit sur la couverture.‎

‎Court récit anonyme vraisemblablement inédit qui suit la colonne des prisonniers français partie de Metz après la capitulation, pour Wesel en Allemagne, à pied et en chemin de fer. « Nous sommes à la fin octobre, des bruits de capitulation circulent depuis plusieurs jours. Il y a plus d'une semaine que nous n'avons pas goûté de pain et bientôt nous n'aurons plus de chevaux ; malgré cela notre coeur de Français se soulève à la pensée de livrer Metz à cette horde de barbares et de nous constituer prisonniers. Mais il n'est déjà plus temps : pour pouvoir plus facilement rendre la ville, notre général en chef Bazaine et ses complices ont inventé une fable odieuse : « L'armée de la Loire qui s'était formée, est complètement détruite. La France entière est démoralisée, toute résistance est désormais impossible. Du reste les soldats doivent être renvoyés chez eux, car on va traiter de la paix. » Cette fable répétée par nos braves officiers engagea nos soldats déjà vaincus par la famine à rendre les armes sans murmure. Bazaine signe la honte le 27 octobre, il devait livrer le 29 à midi une armée de 12000 hommes à une poignée. Qu'il soit à jamais maudit lui et ses lâches généraux ! (…) C'en est fait, nous étions prisonniers de guerre. » Itinéraire en France : Les Étangs, Boulay et Tromborn : « Là, quoique le village soit voisin de la frontière on nous fit un accueil des plus amical. Les paysans venaient eux-mêmes dans le camp pour nous apporter du pain, du fromage des pommes et tout ce qu'ils avaient enfin. »Suivi de l'ébauche d'un journal de guerre du 21 juillet au départ de Privas au 4 septembre 1870. Plusieurs corrections ; manuscrit d'une écriture parfaitement lisible.‎

Référence libraire : 44750

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‎[Guerre de Sept ans. Régiment de Picardie. Manuscrit]. Journal des Marches, Camps, Cantonnements et Opérations du Régiment de Picardie depuis son départ de France, l'an 1757, jusqu'à la rentrée dans le Royaume et des principaux événements des armées du Roy, contre celles de Sa Majesté Britannique depuis le commencement jusqu'à la fin de la guerre en Europe seulement.‎

‎S.l.n.d., , (1763 ca). Manuscrit in-4 (23,5 x 18 cm) de (1)-520 pp., demi-vélin, dos lisse (reliure de l'époque).‎

‎Souvenirs anonymes d'un officier embarqué, recomposés en forme de journal militaire avec l'ambition d'établir l'histoire complète des campagnes du régiment de Picardie dans la Guerre de Sept ans, de 1757 à 1762.Mon dessein n'a donc été que de détailler, en m'amusant et pour moi seulement, les mouvements et opérations du Régiment de Picardie pendant le cours de cette guerre ; et d'y joindre les principaux événements des armées du Roi contre celle du Roi d'Angleterre en Europe seulement, n'ayant pour ainsi dire nulle connaissance de ce qui s'est passé dans les autres parties du monde. Si de temps en temps je me suis permis quelques réflexions, je ne les ai envisagées que comme de faibles conjectures souvent très opposées aux résultats de la saine politique, je prie le censeur judicieux de regarder ce manuscrit comme un fruit de mon désoeuvrement que je n'ai jamais destiné de faire paraître au jour. Je me suis servi du dictionnaire géographique pour la description des villes que je n'ai pu voir moi-même (Incipit). Régiment d'infanterie du royaume de France créé en 1585, le régiment de Picardie fut désigné, en 1756, pour faire partie du secours destiné à l’impératrice Marie-Thérèse. La France ayant pris parti dans la querelle de l’Autriche avec la Prusse, le régiment fut envoyé à l’armée du maréchal d’Estrées et se trouva à la bataille d’Haastembeck où il eut 4 officiers mis hors de combat. Le régiment suivit ensuite le maréchal de Richelieu dans le Hanovre, prit part à l’occupation de Minden et de Hanovre et poursuivit l’ennemi jusqu’à Closterseeven. Après la rupture de la convention signée par les généraux hanovriens, en vertu de laquelle leur armée ne devait plus participer aux hostilités, il quitta le camp d’Halberstadt et se remit en campagne. Richelieu, qui avait devant lui le prince Ferdinand de Brunswick, fit forcer le passage de l’Aller. Le régiment franchit la rivière au pont d’Alten-Zell, occupa le soir la ville de Zell et de là rentra dans le Hanovre. En février 1758, Louis de Bourbon-Condé comte de Clermont ramène l'armée de Hanovre sur le Rhin. Le régiment de Picardie est cantonné à Wesel, et se trouve cette année à la bataille de Crefeld. À la fin de la campagne, il prend ses cantonnements à Goch dans le duché de Clèves. En 1759, il passe dans la Hesse et assiste à la bataille de Minden. Il acheva la campagne dans le Westerwald. Le régiment parvint à reprendre Herborn le 4 janvier 1760. Après cette affaire il établit ses quartiers d'hiver à Cologne puis se trouva durant cette année, à la bataille de Corbach et à la défense de Gottingen. Le 10 février 1761, le régiment de Picardie sortit d'Eschwege sur la Werra.Le traité de Paris du 10 février 1763 mit fin à la guerre de sept ans tandis que le régiment de Picardie demeurait à Aschaffenbourg. Il est facile de voir par le titre de ce manuscrit qu'il est hors de mon sujet d'entrer dans le détail des échanges et cessions faites respectivement par les princes qui se sont réconciliés ; et de rapporter enfin aucun article dudit traité à l'occasion duquel nous fîmes par ordre de la cour le 26 du mois de juin suivant la réjouissance en la manière accoutumée (explicit).Manuscrit lisible et sans rature d'un récit militaire complet qui semble inédit. Petite galerie de ver marginale sur quelques feuillets.[Charles Desmaze, Le Régiment de Picardie étude historique, Paris, Dentu, 1888].‎

Référence libraire : 44795

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‎[Guerre du Roussillon (1793-1795). Histoire et Anecdotes. Manuscrit]. Le Français prisonnier de guerre en Espagne, histoire véritable. Suivie de quelques anecdotes ayant aussi leur côté vrai, recueillies par C. B. [Charles Bonnard], ancien officier d'infanterie, 1849.‎

‎, , 1849-1858. Grand in-8 manuscrit (15,5 x 24 cm) de 441 pp., table, demi-basane olive, dos lisse orné (reliure romantique de l'époque).‎

‎Mémoires et souvenirs inédits d'un soldat de la Révolution rédigés au milieu du XIXe siècle en forme de roman historique.Depuis l'exécution de Louis XVI le 21 janvier 1793, l’Espagne a massé des troupes à la frontière catalane ; le 7 mars, la Convention lui déclare la guerre. Le 23 avril, à Perpignan, est constitué un Comité de Salut Public à l'image de celui de Paris. La guerre du Roussillon aussi dénommée guerre des Pyrénées va opposer l'Espagne associée au Portugal, et la France révolutionnaire de mars 1793 à juillet 1795. Avertissement : « Ce serait être dans l'erreur que de regarder l'Histoire du Français prisonnier de guerre en Espagne, comme le fruit d'une imagination romanesque. Les faits en grande partie y sont d'une rigoureuse exactitude, et les noms propres s'y trouvent énoncés sans la plus légère altération. Il faut cependant en excepter celui d'Alvérédo, en ce que l'historien, qui d'ailleurs a connu tous les personnages français, n'a jamais lu en bas des lettres qu'il a eues en communication, que le nom de baptême de la jeune espagnole, ce qui du reste est assez l'usage en Espagne ; également celui de sa mère, qui signait Melchiora. C'est seulement en ce qui touche le dénouement, que l'auteur a cru pouvoir s'éloigner de la vérité ; et il dépendait sans nul doute de l'officier français que ce dénouement devînt en tout la réalité (…) » Charles Bonnard qui appose sa signature autographe au titre, était un jeune lieutenant au Régiment de Champagne âgé de vingt-deux ans lors de l'entrée en guerre de l'Espagne en 1793. En garnison à Perpignan au moment de l'entrée en guerre, son unité est envoyée défendre la frontière à partir de Fort-les-Bains, rapidement soumis au blocus des troupes espagnoles. Le 3 juin 1793, sans avoir jamais été renforcé ni ravitaillé, le fort capitule et sa garnison doit se rendre, avec les honneurs pour seule consolation. Commence alors pour les officiers un parcours de «captivité» dans diverses villes espagnoles. C'est à Valladolid que Charles et ses compagnons sont finalement assignés à résidence. Et c'est dans cette localité que Charles va vivre avec Francisca, jeune fille de la noblesse locale, une rocambolesque histoire d'amour.Suivi d'un recueil d'« anecdotes » qui comprend : La Frangipane, anecdote. Valladolid, 1794 ; Les boucles d'oreille de Justine, Paris 1828 ; L'épouse délaissée le lendemain de son mariage, Paris, 1834 ; Un épisode de la campagne de 1814, Paris, 1834 ; Conversation entre deux époux, Vitry le François 1825 ; L'épouse acariâtre, Paris 1829 ; Le fils naturel anecdote, Paris 1834 ; extraits et « Conclusion » de Amour et repentir (roman épistolaire) ; Louis XVIII son départ des Tuileries dans la nuit du 20 mars 1815 ; Éloge funèbre d'une reine d'Égypte ; Portrait de Louis XVIII.Précieux recueil historique et littéraire composé par un ancien du Régiment de Champagne âgé de 87 ans en 1858 (voir page 432) qui prend pour point de départ ses campagnes en Espagne sous la Convention dont l'histoire reste méconnue et assez peu renseignée (citons Joseph-Napoléon Fervel (1811-1877), Campagnes de la Révolution française dans les Pyrénées orientales. 1793-1794-1795, Paris, Dumaine, 1851-1853).« La guerre avec l’Espagne ne joue qu’un rôle secondaire dans l’histoire de la Révolution française. Le prestige des armées prussiennes et autrichiennes, la menace quelles faisaient peser sur Paris principal foyer révolutionnaire, plus tard dans le cas de l’armée des Alpes le champ ouvert aux exploits de Bonaparte, contribuèrent à rejeter dans l’ombre un conflit somme toute court, et jamais décisif pour l’avenir de la République. Vues du Languedoc, cependant, les perspectives changent. Dans la mesure même où il fut longtemps négligé par Paris, le front espagnol a lourdement pesé sur l’histoire languedocienne : d’abord en exigeant de l’ancienne province un effort de guerre pour lequel elle n’était nullement préparée, mais aussi, plus indirectement mais non moins profondément, en contribuant à infléchir les rapports complexes entre la Révolution parisienne, les autorités locales, et les populations concernées. » (Georges Fournier).Important manuscrit d'une écriture fine et lisible, signé par l'auteur.Fournier, Georges. « Le Languedoc et la guerre avec l’Espagne (1793-1795) ». L’Espagne et la France à l’époque de la Révolution française (1793-1807), édité par Jean Sagnes, Presses universitaires de Perpignan, 1993. Coiffe de pied arasée, frottements.‎

Référence libraire : 44751

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‎[Guerre franco-prussienne. Armée de Châlons. Sedan. Manuscrit]. Souvenirs de la Campagne de 1870 du 23 juillet au 14 septembre.‎

‎, , 1873. Cahier petit in-4 manuscrit (20,5 x 17 cm) de (1)-144-(1) pp., titre manuscrit en long « Campagne 1870-1871 (Mémoires) ».‎

‎Remarquable récit inédit d'un officier du génie ayant participé à la campagne de 1870, depuis son départ de Montpellier le 23 juillet jusqu'à sa capture et son transfert à Berlin en septembre. Le manuscrit, rédigé en 1873 sous forme de mémoires à partir d'un journal tenu pendant les opérations, relate avec précision les marches, les combats et les travaux de la 6e compagnie de sapeurs du 2e régiment du génie, forte au départ de quatre officiers, 89 sapeurs à pied, huit sapeurs conducteurs, deux voitures de section et douze chevaux. Après les premiers combats dans les environs de Sarreguemines, la compagnie rejoint le camp de Châlons, où l'armée de Mac-Mahon se rassemble pour tenter de dégager Bazaine, puis gagne, par Rethel et Buzancy, la région de la Meuse. Le récit donne un aperçu très concret du rôle des sapeurs, ouverture des voies, travaux de campagne, établissement d'obstacles et reconnaissances, et de leurs conditions matérielles : « Les outils portatifs sont loin d'être commodes. Il faut trop de temps pour les sortir de l'étui, les emmancher etc. Dès la première rampe, je fis charger des outils ordinaires sur les chevaux de bât, et le travail marcha bien plus rapidement. »Le témoignage prend une intensité particulière lors de la débâcle de l'armée de Châlons. À Beaumont, le 30 août, l'auteur décrit la surprise du camp français par l'artillerie ennemie et porte un jugement particulièrement sévère sur les généraux de Failly et Goze : « Les balles, les obus sont tombés à l'improviste, par milliers sur le camp [...] Les généraux de Failly et Goze ont encouru ce jour-là une terrible responsabilité et à mon avis ils doivent rendre un compte sévère de leur conduite dans la journée du 30 août 1870 ! » Il relate ensuite la retraite vers Mouzon, les combats autour de Sedan et la désorganisation progressive de l'armée : « De l'autre côté de la Meuse, à 2 kilomètres environ de Mouzon, je vois une longue ligne de batteries faisant feu sur le village ; j'estime à 100 le nombre des pièces prussiennes qui tiraient en ce moment et 12 de nos pièces seulement leur répondaient [...] quelqu'un dit que l'ordre est de se diriger sur Sedan. » Le 31 août, il reçoit le commandement de 256 hommes de la réserve. Le 1er septembre, à Sedan, il assiste à l'effondrement de l'armée : « Je m'aperçois que c'est une véritable déroute qui commence. Les obus nous arrivent de trois côtés à la fois. Deux sapeurs sont blessés [...] bientôt les balles se mêlent à la mitraille ». Le 2 septembre, il note : « Nous sommes prisonniers (lecture des articles de la capitulation) ». Les hommes sont conduits au camp d'Iges, puis transférés en Allemagne, le narrateur poursuivant son itinéraire de prisonnier jusqu'à Berlin, où il se trouve le 14 septembre.Le manuscrit est complété par un ensemble de documents relatifs à la vie de la compagnie : composition de la 6e compagnie au 23 juillet 1870 ; état des absents aux appels des 2 et 5 septembre ; détachement de la 13e compagnie versé à la 6e sur ordre du colonel Charton le 31 août ; état de la solde approximative de la compagnie du 21 juillet au 3 septembre ; recettes et dépenses. L'explicit reprend les vers de Casimir Delavigne dans les Messéniennes, « La Bataille de Waterloo » : « Sois maudit, ô Napoléon ! ».Manuscrit d'une très belle écriture, parfaitement lisible et sans rature, constituant un témoignage exceptionnel de première main sur la campagne de l'armée de Châlons, la surprise de Beaumont, la défaite de Sedan, la capitulation et le sort des prisonniers français.‎

Référence libraire : 44265

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‎[Hérault. Le Pouget. Pouzols. Manuscrit]. Abrégé sur l’Arithmétique fait par Moi Joseph Darlay du Lieu du Pouget. Commencé le Premier May 1770. Disciple du Sr. Fulerand Portier. Regent du Lieu de Pousols l’année 1770. A*M*G*D.‎

‎Le Pouget, , 1770. In-folio manuscrit (29 x 42 cm) de (38) ff., vélin (reliure de l’époque).‎

‎Manuscrit d'arithmétique calligraphié et enluminé orné d’une large façade de palais coloriée en guise de frontispice, établi par Joseph Darlay maire du village occitan Le Pouget sous la Révolution (1791-1792). « Avis au Lecteur. Comme l’arithmétique est une science que l’on oublie facilement j’ai fait faire cet abrégé dans le dessein de le donner à mes écoliers pour se remettre dans l’esprit par son moyen les règles qu’ils pourraient oublier lorsqu’ils n’en feront point l’usage. Je ne me suis attaché dans ce petit traité qu’à la représentation des règles d’usage avec leur explication de leur méthode et leurs opérations par où je les ai trouvées nécessaires regardant le négoce. » Contient : Addition des livres, sols et deniers, addition des marcs, onces, deniers et grains, des toises, pieds et puces, soustraction, réduction des monnaies, partition, multiplication, tables des parties aliquotes, du cadis (de l‘occitan cadis étoffe de laine croisée et à grains employée en Provence ndlr) du vin, du gain, des intérêts à tant pour cent, donation faite à une église, règle de trois avec temps, tarifs des comptes faits pour le vin etc. Lettres du titre ajourées. Quelques mouillures, vélin fripé avec petit manque de peau, partiellement couvert de traces manuscrites à l'encre du temps.‎

Référence libraire : 42912

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‎[Illuminisme. Manuscrit]. SEBAS tien choisi de Dieu pour donner à son peuple la nouvelle alliance pour la durée de tous les tems dans la succession de tous les âges. Aux Israélites dispersés parmi les nations et, à tous ceux qui se joindront avec eux, Salut, honneur et gloire.‎

‎Sans lieu ni date, , 1806 vers . Petit in-4 (17 x 22 cm) de (4)-474-XXIV pp., 22 lignes à la page, 7 gravures repliées, demi-basane marbrée, dos lisse orné, pièce de titre noire (reliure fin XIXe).‎

‎Manuscrit unique d'un illuminé qui, pour pour illustrer son propos messianique, a gravé 7 curieuses planches ésotériques, probablement tirées à un seul exemplaire. Ce manuscrit est décrit par Dorbon dans la Bibliotheca Esoterica (n°4496).« Réjouissez-vous Enfants d'Israël, voici votre Libérateur : » Sébastien aurait été choisi par Dieu pour incarner le Messie attendu du peuple Juif et entend démontrer en quatre parties l'évidence de la Nouvelle Alliance dont (1) les preuves de son Élection accompagnées de sa propre lecture de l'Écriture Sainte à la faveur des bouleversements récents ; (2) le Gouvernement civil des Nations dont le corps social devra être « divisé en trois classes : la première formera l'Assemblée des Lumières ; la seconde, l'Assemblée de la Prospérité ; quant à la troisième, elle comprendra un Conseil d'Exécution, un Comité de Décision et un Conseil de Cassation. A la tête du gouvernement se trouvera le Père du peuple aussi appelé Docteur des docteurs dont le pouvoir sera héréditaire par voie de transmission à ses descendants mâles. Trois décorations récompenseront les mérites des membres de chacune des trois classes : celle de La lanterne de l'oiseau de Prospérité, celle de l'Éclipse. » (3) le Gouvernement spirituel : instructions pour la construction du Temple de la Nouvelle Alliance et sa liturgie : sacrements, prières, calendrier réformé, fêtes, sépultures, éducation de la jeunesse et l'établissement d'une société de bienfaisance. Enfin, dans une dernière partie Sébastien, s'appuyant sur l'Écriture Sainte, s'efforce de démontrer aux peuples l'erreur dans laquelle ils sont tombés. La remarquable illustration comprend :1. Réunion en amphithéâtre des initiés prévenus de l'arrivée du Messie dont Adam et Ève, les Patriarches, les quatre Évangélistes et une assemblée de savants réunis autour de la figure de Sébastien dont le portrait manque.2. Portrait de Sébastien agriculteur arrachant les mauvaises herbes, appuyé sur un chevalet à ressorts de son invention.3. Sébastien en ballon dans un aérostat électrique sur lequel est inscrit «Sébastien la Lumière».4. Sébastien, assis au bord de l'eau et tenant un soufflet, éclaire une lanterne sous-marine permettant à un plongeur de voir sous l'eau. 5. Oiseau de Prospérité héraldique qui pond à l'aide de la chaleur d'une lampe allumée. 6. Un puissant souffle sorti d'une sphère découvre le Nouveau Temple.7. Le Maître Autel du Nouveau Temple et ses vestales.Dorbon, Bibliotheca Esoterica n°4496, avec son étiquette gravée en fin d'exemplaire.‎

Référence libraire : 43469

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‎[Italie. Voyage épistolaire manuscrit. 1847].‎

‎, , 1847. Ensemble 5 lettres manuscrites décachetées de 8 à 20 pp. au format in-8 et in-4 d’une écriture fine mais lisible. La plus volumineuse (20 pp.) est brochée sous couverture sable muette de l’époque.‎

‎Correspondance de Louise et Jean en voyage en Italie au printemps 1847 adressée à leurs parents Monsieur et Madame Fremyn 11 rue de Lille à Paris. Les premières lettres datées Rome 27 avril 1847, Naples 4 mai 1847 et Catane 20 mai 1847 sont surtout écrites pour rassurer leurs destinataires restés à Paris et leur faire part des étapes et des conditions du voyage : Nous avons traversé la Sicile sans brigands sans aventures en voiture de poste (…) Nous ne regrettons pas notre voyage de Palerme à Catane par terre… l’Etna est magnifique… De Catane nous nous sommes embarqués pour aller à Siracuse, Civita Vecchia Ile de Malte… J’ai quitté Lavalette dimanche soirJe suis à Naples depuis quelques heures. Les deux dernières lettres, plus développées, rédigées respectivement par Louise (Venise 24 juin 1847, ma bonne mère depuis ma dernière lettre il m’a été vraiment impossible de vous écrire plus tôt) et Jean (Turin dimanche 4 juillet 1847 Depuis Florence nous avons fait bien du chemin) relatent le voyage dans son ensemble depuis leur arrivée à Gênes puis Livourne, Rome, Naples, la Sicile, Florence, Bologne, Ferrare, Padoue, Venise, Milan et Turin. Aussi je crois que nous avons fait un voyage complet. Extraits : [Gênes] Cette ville à mi-côtes se déployant en amphithéâtre devant vous avec des maisons peintes extérieurement de diverses couleurs et rangées comme par gradins jusques au bord de la mer, offre un panorama magnifique ; les villas des grands seigneurs et des gens riches sont en aile des deux côtés et se prolonge en demi-cercle également le long de la mer… Nous avons visité le Pont de Carignan qui joint deux collines dans le milieu de la ville… les Palais de Brignole, Galbi, Spinola et Durazzo… [Rome] ville triste très sale mais très curieuse et renfermant des monuments magnifiques. L’enceinte de Rome est immense, elle comprend les sept collines… les belles ruines sont sur le mont Palatin… nous avons assisté à toutes les cérémonies curieuses que bien d’autres n’ont pas vu… je me contenterai de détailler les principales qui sont Les Ténèbres à la Chapelle Sixtine avec le Miserere chanté par les voix extraordinaires dont vous avez entendu parler, la petite bénédiction Jeudi saint, La Cène, la Messe arménienne… La magnifique fête de Pâques dans l’Eglise St Pierre la Bénédiction Urbi et Orbi sur la place St Pierre au bruit du canon et des cloches au milieu d’une foule immense. Mais c’est l’importante description patrimoniale de Florence qui occupe la plus grande place du récit avec l’inventaire dressé et détaillé par le voyageur. Déjà le chemin que nous avions suivi de Livourne à Florence en côtoyant les bords de l’Arno nous avait paru délicieux. 1. Le Palais Vieux (Palazzo Vecchio) 2. La charmante Loggia dei Lanzi 3. L’Eglise cathédrale, sa campanile, et le baptistère sur la place Large Del domo (Piazza Del Duomo, Cathédrale santa Maria del Fiore, Campanile de Giotto, Porte du Paradis, Baptistère Saint-Jean 4. L’Eglise St Michel bâtie primitivement pour servir de halles curieuse par le maître hôtel de forme gothique (L'église Orsanmichele) 5. L’Eglise Santa Maria Novella 6. L’Eglise Santa Maria Maddalena dei Pazzi 7. L’Eglise de Santa Croce remarquable par les monuments funéraires qu’elle renferme 8. L’Eglise de l’Annunciata (La basilique de la Santissima Annunziata) 9. Chapelle de St Laurent (basilique San Lorenzo) «c’est la merveille de Florence » 10. La Bibliothèque St. Laurent bâtie par Michel Ange (Bibliothèque Laurentienne) Cette bibliothèque renferme des quantités de manuscrits très rares… les Oeuvres d’Aristote… la Géographie de Ptolémée… Une copie des ouvrages d’Homère faite à la main avec arabesques admirables de 1400 Une copie des Odes d’Horace possédée par Pétrarque 11. Le Musée d’Histoire naturelle où se trouvent trois tableaux faits en cire par l’abbé Lumbo représentant la peste à Florence 12. L’Académie des Beaux-Arts 13. Oratorio dello Scalzo (Chiostro dello Scalzo) couvent dépendant de l’Académie… fresque superbe d’André Del Sorte… représentent l’histoire de St Jean Baptiste… deux fresques fort belles de Francabigio 14. Le Palais Pitti résidence du grand duc qui renferme une superbe galerie de tableaux et une seule statue bien belle la Vénus de Canova… J’ai pris note des plus beaux tableaux ou du moins ceux qui m’ont le plus frappé (LISTE d'une cinquantaine de tableaux dont Le Tintoret, Rubens, Raphael etc.) 15. Le Jardin du Palais Pitti dit Boboli 16. La Galerie Médicis qui vaut celle de Pitti pour les tableaux qui en plus contient de magnifiques statues… comme je vous rapporte le livret de cette galerie je me contenterai de vous énoncer ici les plus saillants 1rere en fait de sculptures (6) 2. en fait de tableaux (15) 17. Enfin le Cascine ou Laiteries du GrandDuc. Intéressante relation et précieux témoignage de deux amateurs éclairés sur l'Italie de 1847, à la veille du Risorgimento.‎

Référence libraire : 15237

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‎[Itinéraire manuscrit]. Plan de la Route de Paris à Dieppe par Pontoise Magny et Rouen. 1769.‎

‎, , 1769. Manuscrit in-8 oblong (23 x 20 cm), titre, table, remarques et 29 cartes à double page finement dessinées et aquarellées, maroquin vert, dos lisse orné, large dentelle dorée encadrant les plats, coupes filetées or, frise intérieure, gardes de soie rose, tranches dorées (reliure de l'époque).‎

‎Superbe itinéraire entièrement dessiné et aquarellé de la route menant de Paris (village de La Chapelle) à Dieppe, figurant les grandes routes et les routes vicinales, les chemins et sentiers, aussi bien que les bois et forêts, étangs, rivières, ruisseaux et « la Manche ou le Canal » (dernière planche) ainsi que les villes, villages et hameaux, les églises, les fermes et les bâtiments isolés. La route passe par les villes de Saint-Denis, Épinay, Franconville, Pontoise, Vigny, Magny, Hauteverne, Flumesnil, Mussegros, Fleury, Le Bourg Beaudoin, Franqueville, Rouen, le Val Martin, Varneville, Tôtes, Bennetot, Osmonville, Douxmenil, enfin Dieppe. Les cartes sont précédées de remarques : « La longueur de la route est divisée de mille en mille toises. Sur la généralité de Paris à compter du carrefour formé par la rue Neuve Notre-Dame et celle du Marché Pallu, où se trouve à peu près le centre de Paris, et sont marqués le long du chemin comme il suit 1m… 2m… &c. Les lieux de 2400 toises à compter du même carrefour sont marqués comme il suit sur toute la route. Les Postes et leur nombre à compter de Paris sont marquées au-dessous du nom de chaque lieu où elles sont établies. Chemin pavé, chemin de gravelage, chemin ni pavé ni caillouté. Les objets remarquables que l'on peut apercevoir du chemin sont marqués hors la carte avec leurs distances prises perpendiculairement ».Carte itinéraire d'une grande exactitude de la seconde moitié du XVIIIe siècle et d'une superbe exécution. Très bel exemplaire.‎

Référence libraire : 43413

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‎[Jeu divinatoire. Manuscrit].‎

‎, , 1740. Manuscrit in-12 de (364) ff., basane marbrée, dos orné à nerfs sans pièce de titre, tranches rouges (reliure de l’époque).‎

‎Remarquable éphéméride manuscrite de 364 épigrammes et maximes amoureuses versifiées et calligraphiées en belle page — un feuillet vierge de toute autre inscription par jour de l'année, dans le goût des almanachs et livres de récréations galantes qui fleurissaient autour de 1740. La collation seule en révèle la nature calendaire : 364 feuillets pour 364 jours, sans aucune inscription de date, laissant à chaque possesseur le soin de l'adopter à l'année de son choix.L'objet offre plusieurs possibilités de lecture : dramatique, dialogique, ludique, dans la tradition des jeux divinatoires de société, ou épistolaire, chaque vers pouvant être découpé et glissé dans un billet. Cette polyvalence est caractéristique de la littérature galante manuscrite du temps de Marivaux, qui prolonge dans le secret de la plume la culture de conversation des salons : « cette culture orale du jeu se traduit en une littérature ludique en prose ou en vers qui continue la conversation sociale à travers une prolifération de genres mineurs » (Études Épistémè, n° 39, 2021). Plusieurs vers sont adressés à des figures pastorales convenues, Iris, Climène, Daphné, Cloé, Sylvie, laissant à chacune une identité imaginaire. L'Himen, hélas ! pour un volage / Devient l'émail du sentiment / Mais l'amour ne peut dans un sage / Distinguer l'époux de l'amant.Le temps passe, la beauté s'évanouit / Belle enfant profitez de la vie.Le manuscrit et sa reliure sont en tout point anonymesn sans lieu, sans date, sans nom. Cachet « Bibliothèque de Thierry — Étampes ».Études Épistémè, n° 39, 2021, « Jeux littéraires en France et en Angleterre au XVIIe siècle » ; Caroline Sanchez, Les livres de jeux aux XVIIe et XVIIIe siècles.‎

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‎[Journal d'un musicien militaire, de Cayenne aux Alpes-Maritimes, 1806-1831. Manuscrit]. ADINE (Pierre-Jean-Baptiste). Mon Retour de Cayenne en Europe et mes voyages depuis mon débarquement en may 1806.‎

‎, , 1806-1831. Manuscrit in-8 carré de (49) pp., texte copié à l'encre brune, sur papier bleuté et blanc, écriture cursive bien lisible jusqu'en janvier 1818 mais plus difficile à déchiffrer les dernières pp. 47-49, titre et signature inscrits à l'encre sur la première page, deux cahiers cousus, sous couverture d'attente muette, documents conservés dans un emboîtage demi-chagrin bleu moderne. Couverture salie, quelques mouillures.‎

‎Précieux témoignage manuscrit d'un musicien militaire ayant traversé en acteur direct toutes les convulsions politiques et militaires de la France entre 1787 et 1831, des Gardes françaises du Roi aux douanes impériales, en passant par les armées révolutionnaires et la garnison de Cayenne.Pierre-Jean-Baptiste Adine (1776-1832), paroissien de Saint-Germain-l'Auxerrois à Paris et clarinettiste professionnel, comme l'atteste une attestation du Directeur du Conservatoire de musique de Paris datée du 5 nivôse, an X, qui constitue l'une des douze pièces annexes du manuscrit, entre en 1787 dans le Régiment des Gardes françaises du Roi, qu'il quitte à sa dissolution en août 1789. Il sert ensuite dans les Gardes nationales parisiennes, puis dans les armées révolutionnaires comme musicien de l'Armée du Rhin et de l'Armée du Nord, avant de rejoindre la garnison de Cayenne alors administrée par le gouverneur Victor Hugues, où stationnait le Bataillon de la Guyane. En 1804-1805, plusieurs membres de ce bataillon furent renvoyés en France ; Adine en fait partie et quitte Cayenne à bord de la goélette suédoise L'Hermignone, commandée par le capitaine Bigard, en l'an XIII (1805). Le journal décrit chaque étape du périple de retour : les escales aux Îles du Salut, en Martinique, en Guadeloupe et aux Açores, les rencontres avec des corsaires anglais. Débarqué en France en mai 1806, il retrouve son régiment, le 112e d'infanterie de ligne qu'il quitte en 1807 pour entrer au service des Douanes, affecté successivement en Savoie, dans le Piémont et dans le sud de la France, décrivant avec minutie les conditions locales, notamment le village de Gréolière dans les Alpes-Maritimes.Le manuscrit est accompagné de douze pièces annexes qui en font une archive complète d'une carrière traversant l'Ancien Régime, la Révolution et l'Empire : certificats de service des Gardes françaises (30 août 1789), des Gardes nationales parisiennes (1er janvier 1792), de l'Armée du Nord (14 octobre 1794), de l'Armée du Rhin, de l'Armée du Danube, duplicata de certificats des 72e et 27e demi-brigades, ordres de route, congés de licenciement, et un Signalement et détail des services (1807-1831) portant en note finale cette mention laconique et poignante : « Cet employé est mort le 11 avril 1832, après vingt-quatre ans, onze mois et onze jours de service. »Frédéric Berjaud & Didier Davin, Les soldats perdus de Guyane, 1799-1809.‎

Référence libraire : 1866

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‎[Journal lycéen manuscrit clandestin. Paris, 1865]. Le Caïman démocratique, ou les immortels principes de 89. Journal hebdomadaire sérieux.‎

‎, , 1865. 1 livraison in-plano de 4 pp. et 1 livraison in-4 de 14 pp., cartonnage bleu, pièce de titre sur le premier plat.‎

‎Les deux seules livraisons connues de ce rarissime journal manuscrit de lycéens, datées des 27 février et 6 mars 1865.En 1865, la presse française est soumise au régime d'autorisation préalable du Second Empire, tout journal doit obtenir une autorisation gouvernementale, payer une caution et se soumettre au système des avertissements. Cette contrainte explique que la presse lycéenne de l'époque soit nécessairement clandestine. Alors que les rares titres lycéens de cette année qui nous sont parvenus étaient imprimés, comme L'Escholier, seul journal lycéen de 1865 conservé à la BnF, le Caïman démocratique est entièrement calligraphié à la main, ce qui le rend encore plus rare et témoigne d'une clandestinité plus absolue encore : un tel journal ne peut circuler qu'à un seul exemplaire, de main en main, sans aucune infrastructure matérielle, et une saisie par un proviseur suffisait à mettre fin à l'aventure.Les rédacteurs signent leurs articles sous des pseudonymes savoureux, Philodème, Jacques Pudibond, Griffonnet Chat-à-plume, Chaudrouillard père, John Boulingrog, K. Zodiaque, qui témoignent d'une culture humaniste certaine. Un feuilleton, Un épisode du XIIIe siècle, signé K.Z., côtoie des articles de politique intérieure et étrangère d'une audace remarquable sous l'Empire à son apogée : « La royauté est l'enfer d'un peuple, la république l'âge mûr et l'empire est la dernière période de la grandeur d'une nation. » Cette génération sera celle des républicains de 1870-1880.La presse lycéenne de l'ombre parvient à s'imposer dans le dernier tiers du siècle, mais les titres antérieurs à 1868 sont d'une extrême rareté.‎

Référence libraire : 710

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‎[Journées de Juin 1848]. Billet manuscrit signé et daté Paris le 26 juin 1848.‎

‎, , 1848.‎

‎Ordre de service difficilement lisible adressé au Citoyen Fayard le 26 juin 1848 inscrit et signé à l'encre du temps au verso d'un reste d'affiche (20 x 18 cm).« Le Citoyen Fayard (…) Nationale de Neufchatel est autorisé (…) neuf gardes nationaux Bataillon des Tuileries Paris le 26 juin 1848 ». Avc la dernière barricade du faubourg Saint-Antoine, la journée du 26 juin marqua la fin de la révolte débutée le 22 juin précédent du peuple de Paris pour protester contre la fermeture d la chutes Ateliers nationaux.‎

Référence libraire : 10789

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‎[La Salpêtrière. Paris. Manuscrit]. Règlement pour les soeurs officières de la maison de Saint-Louis de la Salpêtrière fait pour l'année 1718.‎

‎(Paris), , 1718. In-4 manuscrit de 201 pp. à 18 lignes par page, veau brun, dos à nerfs, dos restauré (reliure de l'époque).‎

‎Très beau manuscrit établi pour la Maison de Saint-Louis de la Salpêtrière, ouverte à Paris en mai 1657 par l'édit de Louis XIV qui attribua les bâtiments du Petit-Arsenal à l'administration de l'Hôpital général, et aménagés en lieu d'assistance et de refuge pour les indigentes et infirmes, en particulier les femmes aliénées, hystériques, paralytiques et incurables.Les soeurs officières constituaient le corps administratif permanent de la Salpêtrière, « vingt-six sœurs officières commandées par une supérieure, petit groupe d'administratrices capables et puissantes dont les historiens n'ont guère fait cas » (Michel Bonduelle). Bien que créé sous l'influence de Vincent de Paul qui avait chargé Mme de Miramion (1629-1696) de recruter les premières officières, ce corps était entièrement laïque : « Mme de Miramion était appelée "supérieure" et les officières "soeur", bien qu'elles fussent laïques ». Elles portaient un costume voisin de celui des Soeurs de Charité sans en partager les vœux — ce qui explique que la Révolution les ait épargnées lorsqu'elle dispersa les congrégations.Sous l'Ancien Régime, les officières contrôlaient la vingtaine d'emplois où habitaient les pauvres, ainsi que l'infirmerie, la prison, la cuisine, la buanderie, la lingerie, l'habillement, la paneterie et les magasins de provisions. Elles géraient aussi « un réseau complexe de privilèges et de faveurs régissant l'existence journalière des pauvres ». Tout s'achetait à la Salpêtrière qui était « après tout un grand village » : un lit seul dans une petite chambre coûtait 300 livres, un marché régulier avec une vingtaine de boutiques offrait pain, fruits, saucisses, tabac, vin et eau-de-vie. « Le loyer de ces dernières boutiques valait dix fois autant que les autres : ce commerce était bien lucratif dans cet hospice de femmes » (Michel Bonduelle).Le présent règlement de 1718, vingt-six ans après les Règlements de 1692 cités par Bonduelle, constitue un document de première main sur l'organisation interne d'une institution au coeur de l'histoire de la psychiatrie en France, entre le Grand Renfermement décrit par Foucault et les réformes de Pinel.Jean Imbert, « L'Hôpital général et la Salpêtrière aux XVIIe et XVIIIe siècles » ; Michel Bonduelle, La Salpêtrière de Mazarin à Charcot ; Le régime intérieur de la Salpêtrière de Paris (1656-1791).‎

Référence libraire : 42544

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‎[Languedoc-Roussillon. Alès. Manuscrit]. Journal du Voyage d'Alais à Paris en Hollande et en Angleterre pendant une partie des années 1716 et 1717. Par Mr Gibertain de la ville d'Alais officier français sous la Régence du Duc d'Orléans en France et sous le règne du Roi Georges Ier en Angleterre.‎

‎, , 1716-1717. Petit in-4 manuscrit (16 x 20 cm) de (342) pp., vélin rigide, titre manuscrit sur le plat supérieur (reliure de l'époque).‎

‎Relation inédite d'un voyage aux Pays-Bas et en Angleterre effectué par le capitaine d'infanterie François Giberne de Gibertain, parti d'Alès le 5 avril 1716 et rentré dans sa ville natale le dimanche 3 octobre 1717.Le voyage s'inscrit dans un contexte diplomatique d'une exceptionnelle densité. En 1716-1717, le Régent Philippe d'Orléans, sous l'influence de l'abbé Dubois, cherchait à rompre avec la politique de Louis XIV et à construire une alliance avec l'Angleterre et les Provinces-Unies, qui aboutit à la Triple-Alliance conclue à La Haye le 4 janvier 1717, précisément pendant le séjour de Gibertain aux Pays-Bas. L'ambassadeur de France à La Haye, M. de Châteauneuf, chez lequel notre officier dîna, jouait un rôle central dans ces négociations.Pour obtenir l'autorisation de quitter le royaume, Gibertain dut passer par le marquis de La Fare, Philippe-Charles de La Fare (1687-1752), capitaine des gardes du Régent en 1716, nommé brigadier le 1er janvier de cette même année, futur gouverneur du château d'Alès (1720), qui le chargea de rapporter du thé pour le Régent :« Le 15 (mai 1716) j'avais demandé à M. le Maréchal de Villars un congé pour aller en Angleterre en lui montrant le certificat de M. de Barville. Il me répondit d'abord que ce certificat suffisait, un moment après il changea et me dit qu'il en parlerait à M. le Régent. S'il m'arrivait quelque chose en pays étranger, la cour pourrait trouver mauvaise ma sortie, je pus consulter le Marquis de La Fare qui approuva mon opinion et s'offrit d'en parler à Mr. le Régent qui décida sur le champ que tout officier qui sortait du Royaume sans congé ou permission du Roi perdait son emploi du jour de sa sortie et qu'il me fallait prendre un congé du Conseil de la guerre qui me serait expédié par l'ordre de M. le Maréchal de Villars, M. de La Fare m'ayant porté cette réponse et donné fort bien à dîner et en bonne compagnie. »C'est un véritable voyage d'études qu'entreprend notre officier depuis les Cévennes, scrupuleusement documenté à chaque étape : itinéraire détaillé jusqu'à Londres par Lyon, Paris, Valenciennes, Bruxelles « capitale du Brabant et des Pays Bas autrichiens » et La Haye ; tableaux des recettes de diligence, lettres de change, billets d'État, relais de poste. Amsterdam et Londres occupent la plus grande partie du récit, observations sur les prix, les mœurs et coutumes, les monnaies, les billets de loterie, la banque, l'architecture, la Compagnie des Indes. Gibertain offre un panorama inédit de la capitale hollandaise dans son formidable essor économique, et de Londres sous le règne de George Ier roi de Grande-Bretagne et d'Irlande depuis le 1er août 1714, Voltaire ne s'y installera que dix ans plus tard, en 1726.Rentré en France le 8 juillet 1717, l'officier porte sur son pays un regard neuf, que la confrontation avec l'Angleterre a rendu plus critique : « Il me parut que les provinces par où je revins de Paris sont bien pauvres. On trouve quantité de villages où plusieurs maisons sont désertes d'autres brûlées ou découvertes, et en ayant demandé la raison en plusieurs endroits on me répondit que c'était des gens que la misère avait chassés en d'autres pays, ne pouvant payer les charges. Les paysans d'Angleterre sont bien autrement vêtus et chaussés ».François Giberne de Gibertain (†1762), chevalier de Saint-Louis, ne se contenta pas de voyager : il devint une figure importante de la capitale des Cévennes comme inspecteur des chemins du diocèse d'Alès. À ce titre, il fut mêlé à l'une des grandes controverses d'aménagement du Languedoc, le tracé du chemin de grande communication reliant Clermont à Montpellier par Le Puy et Alès, dit chemin de Régordane, projeté sous la Régence et dont la réalisation fut retardée par les rivalités entre le Vivarais et le Gévaudan. Le 15 novembre 1751, Gibertain publia à Alès une enquête « faite durant le mois d'août tendant à démontrer que la route projetée Pradelles-Aubenas était impraticable six mois de l'année », fondée sur les témoignages recueillis le 18 août 1751 auprès de sept habitants du Vivarais attestant que la rigueur du climat rendait dangereux les déplacements hivernaux. L'itinéraire qu'il combattait, passant par Mayres, fut finalement adopté en 1759.Plats de la reliure griffonnés à l'encre du temps.Le lien des chercheurs Cévenols, n° 151, octobre-décembre 2007.‎

Référence libraire : 44766

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‎[Languedoc. Nîmes. Mathéi de la Calmette de Valfons]. Correspondance des Grands Personnages de la Cour adressée à Charles Mathieu de La Calmette, marquis de Valfons, vicomte de Sebourg.‎

‎, , 1684-1791. 70 lettres autographes signées, formats in-12 à in-4, reliées en 1 vol. in-4, demi basane marron, dos lisse orné (relié vers 1840).‎

‎Précieux recueil de lettres autographes signées dont le roi Louis XVI adressées pour la plupart au marquis de Valfons, lieutenant général des armées du roi, brillant soldat qui participa aux batailles de Fontenoy, d'Hastenbeck, aux sièges de Prague, dont la renommée lui ouvrit les portes de Versailles où il fut souvent invité aux « soupers des petits cabinets » du roi. En 1753, la situation de Valfons - né à Nîmes en 1710 -, qui était celle d'un officier noble sans fortune, n'arrivant, qu'à force d'expédients, à soutenir le train auquel l'obligeaient sa naissance et son grade, se transforma par suite de son mariage avec Mlle de Sebourg, l'une des plus riches et des plus anciennes familles du Hainaut français. Il prit alors le nom et les armes de sa femme, et, comme gouverneur du fort de l'Écluse, tint un état de maison considérable. Après la paix de 1763, les honneurs vinrent successivement accroître sa situation. En 1764 la terre de la Calmette fut érigée en marquisat ; en 1771 il reçut le cordon de l'ordre de saint Louis ; en 1780 enfin, il fut promu lieutenant général. Il mourut en 1786 à Paris.Cette correspondance qui convoque les grands personnages des règnes de Louis XV puis Louis XVI, s'adresse ainsi à Valfons l'homme de cour distingué par le roi et les ministres.Sa famille, les Mathéi de Valfons, étaient seigneurs de La Calmette (Gard), commune qui a conservé un lien avec son nom. « Le plus ancien, Estienne Mathieu, protestant, est au début du dix-septième siècle, le notaire du village gardois de Boucoiran. Son fils Jean et son petit-fils Étienne, tous deux avocats à Nîmes, vont bénéficier de charges au présidial de cette ville. Viendra ensuite Jean-Louis, le premier maire de Nîmes qui, avec l’acquisition de biens fonciers conséquents au village de La Calmette, en deviendra le seigneur. Puis son fils aîné, Louis, tout d’abord avocat, sera président à mortier au Parlement de Metz. Au cours du règne de Louis XV, les frères de Louis vont permettre l’accession de la famille à la notoriété et au marquisat. Ainsi Charles, le marquis de Valfons bénéficiera d’entrées à la cour auprès du roi et de Mme de Pompadour. D’autres membres de la fratrie s’illustreront dans la carrière des armes ou au sein du clergé. Ainsi, va-t-on avec eux parcourir la France et l’Europe, connaître Metz et son Parlement, Valenciennes et sa région, Paris et la cour de Versailles, tous les membres de la famille demeurant cependant fermement attachés à leur province natale, le Languedoc. » (Jean-Claude Guiraud).GUIRAUD, Jean-Claude. La remarquable ascension sociale d'une famille languedocienne aux XVIIe et XVIIIe : d'après des documents inédits, les Mathieu, Matheï de La Calmette, de Valfons et les autres, Éditions de la Fenestrelle, Nîmes, 2015.Inventaire :1 - Louis XVI à M. de La Calmette. Versailles, 25 septembre 1775.1 p. (manque de lettres,cernes). Contresigné Victor de Félix, comte Du Muy.2 - Louis Philippe, duc d’Orléans au vicomte de Sebourg (La Calmette). Saint-Cloud, 4 janvier 1745. 1 p.3 - Louis de Bourbon à M. de Valfourd, brigadier des armées du Roy au marquis de Valfons (La Calmette). Berny le 28 mars 1749. 1 p.4 - Louis Jean Marie de Bourbon, duc de Penthièvre au marquis de Valfons (La Calmette). Ville d'Eu le 9 février 1791. 1 p.5 - Richelieu à M. de La Calmette. 4 L.A.S. non datées, avec cachet de cire.7 p.6 - Comte de Saxe. 3 L.A.S à la Duchesse de Luynes datées de 1745/46/48 et 1 à M... 8 p.7 - Le Voyer d’Argenson 4 L.A.S. (1746/63) adressée à M. de Valfons.8 - Duc de Choiseul. L.A.S. adressée au capitaine de la Valtière. 1761. 1 p.9 - Duc de Broglie. 2 L.A.S. à M. de Valfons. 1780. Et 1773. 2 p.10 - Prince de Montbarey. L.A.S. au Vicomte de Sebourg. 1780. 1 p.11 - La Tour du Pin. L.A.S. au duc d’Anjou, 1789. 1 p.12 - Comte de Maurepas. 2 L.A.S. à M . de Calmette, 1798 et 1876. 2 p.13 - Maréchal de Noailles. 2 L.A.S. à M. Valfons. 1779. 2 p.14 - Comte Noailles. 8 L.A.S. à M. de La Calmette. 1740-1771. 8 p. Cachets de cire.15 - Chancelier d’Aguessau. L.A.S. à M. de la Calmette. S.d. 1 p.16 - Duc de Laval. 2 L.A.S. à M . de La Calmette. 1775. 2 p.17 - Prince de Soubise. 3 L.A.S. à M. de Sebourg 1743-1762. 3 p.18 - Maréchal de Clermont-Prince . 1 L.A.S. 1777. 1 p.19 - Duc de Tonnerre. 2 L.A.S. 1775 et 1780. 2 p.20 - Chancelier Maupéou. 6 L.A.S. au comte de Sebourg. 1768-1776. 7 p.21 - Duc d’Aiguillon. 1 L.A.S.. 1780. 1 p.22 - Vicomte de Clermont-Tonnerre au comte de Valfons. 1764. 1 L.A.S. 1 p.23 - A. de Montmorency, prince de Robech. 1777. 2 L.A.S. 2 p.24 - Saint-Florentin, Duc de la Vrillière. 1749. 1 p.25 - René de Paulmy. L.A.S. à sa tante. 1737. 1 p.26 - D’Ormesson. L.A.S. à M. de La Calmette. 1737. 1 p.27 - Duc de Noailles. 2 L.A.S.. 1684 et 1687. 3 p.28 - Saint-Germain. 4 L.A.S. au Vicomte de Sebourg. 1759-77. 4 p.29 - Ch. Alex. de Calonne au vicomte de Sebourg. 4 L.A.S. 1778-83. 8 p.30 - Duc de Nivernais à M. de Massilian. L.A.S. 1763. 1 p.31 - Duc d’Ayen à M. de Valfourd. LAS. 1789. 1 p.32 - Comte Du Muy à M. de Sebourg. 2 L.A.S. 1767-74. 2 p.33 - Marquis de Monteynard à Mr. de Sebourg. 1 L.A.S. 1772. 1 p.34 - Comte de Vaux au vicomte de Sebourg 1 L.A.S. (vers 1769-70). 1 p.‎

Référence libraire : 44847

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‎[Languedoc]. Cayé de la Depance que jay faite a locasion des nosces de ma fille ou toute la depance est couchée dans ce Caye la dite depance commence le troisieme janvier 1743 et finie.‎

‎, , 1743. Manuscrit in-4 broché de (20) pp. [A la fin] (2) ff. : Mémoire de la recette commencée / Recette commencée le 15eme janvier 1743 : Du 15eme janvier 1743 Resceu de Mme de M Laurens etc ».‎

‎Livre de compte anonyme pour les mois de janvier et février 1743 entièrement dévolu aux frais de mariage « de la fille »., soit au total 1483 livres et 76 sols. La noce rassemble au moins 18 couverts (pour une table de 18 couvers qu'il m'a fait en trois portions), où l'on mange chapons, poissons, pieds de cochons, cochon garoux, seize perdrix ou perdreaux, 20 douzenes oeufs à 8s la douzene, etc. On a prévu la poudre à poudrer mais aussi le bois pour lequel un homme a été payé douze journées de travail, et un soldat payé à le garder. Les fournisseurs viennent souvent de Montpellier, Ganges et Montdardier, ce qui laisse imaginer un mariage languedocien. Document manuscrit sur une noce au milieu du XVIIIe siècle. 1 feuillet déchiré en marge avec perte de quelques lettres.‎

Référence libraire : 3757

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‎[Lettres de cachet. Affaire Sanois. Manuscrit autographe. 1785-1786]. SANOIS (Jean-François-Joseph de La Motte-Geffrard, comte de). Journal du Comte de Sanois, depuis le 4e may 1785 jusqu'au 25 janvier 1786. Mémoire dicté à Besançon la nuit du samedy 7 au dimanche 8 de may 1785, en continuant le dimanche 8, à deux bas officiers prisonniers comme lui dans les prisons militaires de cette ville. 1786.‎

‎, , 1786. Manuscrit in-folio réglé (22 x 32,5 cm) de (2)-162 pp., quelques feuillets vierges, vélin sur ais de bois (reliure de l'époque). Titre manuscrit sur le plat supérieur : Journal du Comte de Sanois sortant de la Maison de force de Charenton où il a été détenu au secret depuis le 4. may 1785 jusqu'au 25 janvier 1786. Premier cahier. Mémoire dicté à Besançon. Titre sur le dos : Journal manuscrit du comte de Sanois May 1786 7bre 1787.‎

‎Précieux manuscrit autographe à la fois mémoire de défense et journal intime, de l'une des plus célèbres causes célèbres pré-révolutionnaires, analysée par Sarah Maza comme l'un des procès qui contribuèrent le plus à délégitimer les institutions de l'Ancien Régime.Jean-François-Joseph de La Motte-Geffrard (1723-1799), aide-major des Gardes françaises et chevalier de l'ordre de Saint-Louis, fut arrêté à Lausanne le 4 mai 1785 à la demande de son épouse et de ses frères, qui l'accusaient de dilapidation et de banqueroute frauduleuse, et ramené en France pour être incarcéré au secret à la maison de force de Charenton en vertu d'une lettre de cachet. Pendant sa détention à Besançon, les 7 et 8 mai 1785, il dicta à deux bas-officiers prisonniers ce premier mémoire qu'il remit le 21 septembre 1785 au président Gilbert de la Chambre des vacations du Parlement de Paris, et retira du greffe après sa libération en janvier 1786. Ce manuscrit constitue le document fondateur de toute sa défense.Libéré après neuf mois de détention, Sanois intenta aussitôt un procès contre son épouse. « C'est en 1786, à la veille de la Révolution, que l'affaire Sanois éclate dans un climat social particulièrement tendu, transformant un banal fait divers en procès à sensation » : son avocat Pierre-Louis de Lacretelle (1751-1824) publia en janvier 1786 un Mémoire pour le comte de Sanois qui transforma l'affaire privée en débat public sur les lettres de cachet. « Exempt de censure, le mémoire judiciaire était devenu un redoutable moyen de communication qui gagnait les salons et les cafés ». Le procès se termina par une transaction : la comtesse reconnut le caractère mensonger de ses accusations et s'engagea à verser une rente. Sanois s'exila à Neuchâtel, puis rentra à Paris à l'annonce de la convocation des États généraux, avant d'être emprisonné deux fois comme contre-révolutionnaire et de mourir à Paris le 12 février 1799.Contenu du manuscrit : Accusations et répliques (réfutation des charges de dilapidation et de banqueroute) ; conflits familiaux (relation avec sa fille et ses frères cadets) ; étapes de l'emprisonnement et transferts ; vie privée et mariage ; acquisition des terres d'Isle et de Vignely ; démarches pour rentrer en France ; « Tableau de ma situation au 4e may 1785 jour que j'ay été arresté à Lausanne » ; « Réserve et protestation de mes pouvoirs en temps et lieu contre les auteurs fauteurs et complices de ma détention illégale ».Sarah Maza, Private Lives and Public Affairs: The Causes Célèbres of Prerevolutionary France ; Pierre-Louis Lacretelle, Mémoire pour le comte de Sanois, ancien aide-major des gardes françoises, sortant de Charenton.‎

Référence libraire : 11680

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