|
|
|
[MANUSCRIT].
Gendarmerie nationale. - 16me division. - 32e escadron. Le capitaine commandant la gendarmerie nationale du département de la Dyle. au citoyen Doulcet [de Pontécoulant], préfet du département de la Dyle
Bruxelles, 10 Germinal an IX (31 mars 1801) in-4, écrit sur 2 pp., avec vignette en-tête, en feuille.
Référence libraire : 240944
|
|
|
[MANUSCRIT].
Empire français. - Gendarmerie impériale. Monjovet, capitaine commandant la gendarmerie impériale du département de la Dyle (..).
Bruges, 13 août 1806 in-4, en feuille.
Référence libraire : 240945
|
|
|
[MANUSCRIT].
2me division militaire du pays conquis dans le nord. - Subsistances générales. Vivres-viande. Ordre de service.
Bonn, 29 Brumaire an IV (20 novembre 1795) in-folio, en feuille, avec cachet de cire rouge.
Référence libraire : 240961
|
|
|
[MANUSCRIT].
Armée en Hollande. - 43me demi-brigade. Congé absolu.
Rotterdam, 8 Thermidor an IV (26 juillet 1796) in-folio, écrit sur deux pp., avec vignette en-tête, en feuille, avec cachet de cire rouge.
Référence libraire : 240962
|
|
|
[MANUSCRIT. - MONNAIE].
Édit du Roi,. portant règlement pour la fabrication des espèces, et augmentation des droits des officiers des monnaies sur la conversion des matières d'or et d'argent. Donné à Fontainebleau au mois de novembre 1785. Registré en la Cour des Monnaies, le 1er février 1786.
S.l., s.d. (1786), in-folio, [4] ff. n. ch., couverts d'une écriture moyenne, régulière, très lisible (environ 25 lignes par page), en feuilles. Haut des ff. plié et défraîchi.
Référence libraire : 244637
|
|
|
[MANUSCRIT. - VALACHIE]. [SUMMERER (Francis)].
Bulletin.
Bucarest, 20 février 1804, in-folio, [3] ff. n. ch., un f. vierge, en feuilles.
Référence libraire : 244745
|
|
|
Anonyme
[Essai sur l'amour tiré des Réflexions morales de Mr De la Rochefoucault.]
XVIIIe
Référence libraire : 640
|
|
|
ANONYME
Cronologia de Principi della reale Casa de Savoja.
1773
Référence libraire : 641
|
|
|
MANUSCRIT]
[Éléments chimiques, métalliques et minéraux : descriptions]
S. l, fin du XIXe siècle, in-12, non paginé (155 feuillets env.), demi-basane maroquinée vert sombre, dos lisse et muet, Ce petit manuscrit renferme un recueil de descriptions, de formules et de préparations chimiques, peut-être rédigées à l'occasion d'un cours de chimie. Il est dépourvu de titre et ouvre sur une partie intitulée "Recherche de l'arsenic (suite)" : les parties précédentes n'ont pas été conservées. Ces notes comprennent notamment des courts aperçus historiques sur la découverte de certains éléments. On y trouve notamment l'arsenic et l'antimoine, le carbone, silicium, bore, zizcomium, etc. Cachet de la papeterie des arts & métiers Hte Garolle, Paris. Dos usé. Couverture rigide
Référence libraire : 51576
|
|
|
MANUSCRIT | WILLDENOW, Karl Ludwig
Caroli a Linné species plantarum curante. Car. Ludw. Willdenow, tomus 5. Filices
, 1810, , in-4 [190 x 240 mm], [52] feuillets manuscrits à l'encre brune, Broché, titre manuscrit sur la première de couverture, Copie manuscrite anonyme du volume de Willdenow concernant les fougères. Willdenow (1765-1812), botaniste et pharmacien, fut directeur du jardin botanique de Berlin de 1801 jusqu'à sa mort. Il augmenta la quatrième édition du Species plantarum de Linné, qui fut publiée à Berlin, de 1797 à 1830, en 6 volumes in-8. Willdenow a achevé la révision du Species en 1810, en y ajoutant un cinquième volume consacré aux fougères (filices). "Cette révision repose en majeure partie sur l'étude des collections personnelles de l'auteur et décrit 353 genres nouveaux et 4600 espèces nouvelles. Ce livre n'a plus rien de commun avec le Species plantarum originel de Linné, exceptions faites du titre et de la méthode suivie" (De Wit & Baudière, Histoire du développement de la biologie, t.3, p.154). Ce manuscrit, sous-titré Filices, constitue le début du tome 5 (1ère partie) de cette quatrième édition. Il s'arrête à l'aspidium pennigerum (n° 66 des aspidia), ce qui correspond à la page 245 du volume imprimé (Berlin, Nauck, 1810). La 2e partie du t. 5 fut publiée en 1830 par Schwaegrichen. Un deuxième cahier devait constituer la fin de la première partie du t. 5. La comparaison de ce manuscrit, non signé, avec le manuscrit 1448 de la bibliothèque du Muséum national d'histoire naturelle, intitulé Observations sur le genre dufourea par C.-L. Willdenow, lui aussi non signé, ne nous pas a permis d'établir s'il s'était de la main de l'auteur. En effet, ces deux manuscrits, qui sont d'une main différente, sont probablement tous les deux des copies des volumes de Willdenow. Pritzel n° 5427. Couverture rigide
Référence libraire : 54903
|
|
|
Manuscrit - Exposition de 1900] FAIVRE (Joseph-Auguste)
L'art architectural en France depuis les origines gauloises au XVIII° siècle
[L'Isle-sur-le-Doubs, circa 1900], in-8, oblong, (25)ff cartonnés dont 23 manuscrits, 56 photographies contrecollées (4,5 x 3,5 cm à 6 x 8,5 cm), demi-chagrin brun, dos lisse muet orné de filets à froid (reliure de l'époque), 56 photographies de paysages ou de reproductions de livres: menhirs, pont du Gard, arènes de Nîmes, arc de triomphe d'Orange, temple Saint Jean de Poitiers, cathédrale de Saint Front de Périgueux, église Saint-Sernin de Toulouse, abbaye de Montmajour (près d'Arles), Saint Pierre de Chartres, cathédrale de Reims, palais de justice de Rouen, portail de l'église Saint-Gervais (Paris), château de Blois, etc. Cet album entièrement manuscrit restitue la conférence faite à l'école publique de garçons de l'Isle-sur-le-Doubs, par ordre du Ministère de l'Instruction publique et des Beaux-arts, à l'occasion de l'Exposition universelle de 1900. Le directeur de l'école, Joseph-Auguste Faivre, fut chargé de cette conférence qu'il accompagna de projections lumineuses, ici reproduites par des photographies. Le plan de la conférence est chronologique (Gaule; Gaule romaine; églises latines et mérovingiennes; style byzantin; monastères et églises romanes; style ogival; Renaissance). Joli témoignage des manifestations locales qui se tenaient à l'occasion des expositions universelles Couverture rigide
Référence libraire : 55082
|
|
|
ORNITHOLOGIE - MANUSCRIT [Rothschild, Rouillé, Johnston, Brehm et Sanyal]
Paradisiers ou Oiseaux de Paradis - Paradisaeidae - Birds of paradise
France, s.d. [circa 1915], , in-8 de (2) et 278 pages, toile noire rigide de l'époque, Recueil manuscrit anonyme de textes allemand et anglais parus entre 1898 et 1916 portant tous sur les paradisiers, oiseaux qui se caractérisent par un plumage très richement coloré. Ce recueil comprend deux traductions françaises inédites : celle des "Paradiseidae" de Walter Rothschild (Leipzig, Friedländer und Sohn, 1898) procurée par Daniel Rouillé ; et une seconde d'un court article de Sir Harry Jonsthon, "Birds of Paradise" paru dans les "Marvels of the Universe" et dans une revue allemande. Suivent deux copies de traductions françaises, d'un texte de Brehm et d'un de Ram Brahma Sanyal. A la page 251, on trouve une liste des "Paradisiers importés à Londres et ayant vécu au jardin zoologique de Regent's Park" d'après les catalogues de 1905, 1910 et 1913. En fin de volume, une très utile table alphabétique et synonymique et une table générale des matières. Bon manuscrit à l'intérieur propre comprenant des versions françaises inédites. Couverture rigide
Référence libraire : 59089
|
|
|
MANUSCRIT] TRY, Bertrand
Note de chirurgie faite par Monsieur Try conseiller de l'Académie royale de chirurgie pour feu Monsieur le Chevalier Lemairat
[Paris], 1er juin 1778, in-4, 1 page [170 x 2180 mm] pliée en deux, Encre brune sur papier vergé, Exceptionnelle note de frais rédigée par l'embaumeur de VOLTAIRE, le chirurgien Bertrand TRY, pour le travail effectué sur la dépouille du chevalier Le Mairat (ou Lemairat) : le document est daté du 1er juin 1778, soit du lendemain même de l'opération effectuée sur le corps de l'illustre défunt (31 mai 1778). Ce rarissime document original sur la pratique de l'embaumement à Paris au XVIIIe siècle faisait partie de la collection du Dr B. Hélot, qui l'a publié en 1910. Lemairat fut embaumé à Paris, rue de Courcelles, Faubourg Saint-Honoré : cette facture pour la prise en charge de son cadavre s'élève 288 livres, soit 240 pour l'ouverture et l'embaumement, 24 pour un certain docteur Douglée, qui a présidé à l'ouverture, et 24 pour l'élève chirurgien (sans doute un certain Burard) qui, contrairement à la pratique habituelle, n'a pas emporté le linge en récompense de son travail. À la fin de la page, trois lignes manuscrites signées Legendre Comte d'Onsenbray prient M. Chavet de "bien payer le mémoire cy dessus". Bertrand Try, né à Pau et établi à Paris, fut reçu maître chirurgien de Paris en 1752. En 1778, il était conseiller du Comité perpétuel de l'Académie royale de chirurgie et demeurait rue du Bac à Paris. Il n'était pas seulement un embaumeur réputé, mais également un chirurgien estimé, qui avait déjà tenté de soulager la strangurie de son célèbre patient, Voltaire, avant se charger de sa dépouille. Try était assisté dans sa pratique d'embaumeur par Pierre-François MITOUART, premier apothicaire du roi (1733-1786), qui se chargeait de la préparation des poudres de plantes aromatiques ; nous savons, sur la foi d'un document publié en 1910, que Mitouard avait fourni pour l'embaument de Lemairat dix livres de poudres, quatre bouteilles d'eau-de-vie de lavande et une bouteille de vinaigre des quatre voleurs (cf. Hélot). Comme le voulait l'usage, Try était également assisté de son premier garçon chirurgien, dont le nom, BURARD, nous a été transmis grâce aux documents relatifs à l'embaument de Voltaire (cf. Dorveaux). La technique d'ouverture et d'embaumement employée par Try était celle qui était pratiquée tout au long du XVIIIe siècle et que le chirurgien Dionis a décrit dans son célèbre Cours*. ON JOINT : une missive de Le Mairat d'Onsenbray ou (Ons en Bray), frère du défunt, datée du 15 septembre 1779, indiquant qu'il consent à verser une somme de mille livres au chirurgien Priva. RÉFÉRENCES : Dorveaux Paul. Le Cervelet de Voltaire et les Mitouart. Bulletin de la Société d'histoire de la pharmacie, 12? année, n°44, 1924. pp. 409-421. Hélot, Notes d'un embaumement en 1778. La France médicale, 1910, pp. 265-266. * Dionis, Cours d'opération et de chirurgie (1ere édition 1707) : l'opérateur commence par ouvrir la tête, puis la poitrine et enfin le ventre, à l'aide du scalpel, du bistouri et de l'élévatoire. Cerveau, cervelet et viscères sont examinés avant l'embaumement. Cette opération fait intervenir le plombier, qui fournit le cercueil et les barils de plomb destinés à contenir les entrailles et le coeur ; le chirurgien, assisté de son garçon chirurgien ; et l'apothicaire, chargé de la préparation des poudres de plantes aromatiques et du liniment. Les organes sont disposés dans un baril en couches, alternant poudres et viscères, puis le couvercle est soudé ; le coeur est mis dans de l'esprit de vin et embaumé séparément ; le corps est lavé, rempli d'étoupes et de poudres, emmailloté, placé dans le linceul puis dans le cercueil de plomb. Couverture rigide
Référence libraire : 60049
|
|
|
MANUSCRIT
Cosmographie
Neuilly, [dernier tiers du XIXe siècle], , petit in-4 de 45 feuillets et 17 planches à l'encre noire, demi-toile rose de l'époque, plat de papier rouge, Élégant manuscrit à l'encre noire, inachevé, rédigé par un élève ou un professeur de l'Institution Notre-Dame de Sainte-Croix à Neuilly, fondée en 1856. Divisé en quatre livres (les étoiles, la terre, le soleil, la lune), ce manuscrit pédagogique vaut surtout par sa riche illustration manuscrite : lunette, planisphère céleste, globe céleste et les différentes phases de la lune. Très bon état intérieur. Couverture rigide
Référence libraire : 60468
|
|
|
MANUSCRIT] MACQUER, Pierre-Joseph
Extrait du dictionnaire de chymie de Mr Macquer
sans lieu, sans nom, 1780, in-12, XII-292 (i.e. 290, les 2 premières pages étant numérotées 1 & 2 et 3 & 4), veau blond de l'époque, dos lisse et fleuronné, pièce de titre verte, tranches marbrées, Manuscrit anonyme, soigneusement rédigé à l'encre brune, illustré d'un petit dessin au titre et d'un bandeau. Il contient plusieurs articles depuis "Acide" jusqu'à "Zinc". Il s'achève sur une "Explication des caractères chymiques", comportant la légende des nombreux symboles utilisés, et sur un tableau dépliant donnant une "Echelle des affinités" utilisant ces symboles. Oeuvre maîtresse de Macquer, ce dictionnaire est l'un des tout premiers ayant pour objet la chimie. Il a paru pour la première fois en deux volumes en 1766 et a connu de nombreuses réimpressions, dont plusieurs sont contemporaines du présent manuscrit (Chez Didot en 1777-1778, chez les Libraires associés en 1779-1780, etc.) Pierre Joseph Macquer (1718-84) fut professeur de chimie et de pharmacie au Jardin des plantes de Paris. Après avoir publié des "Eléments de chimie" et encouragé par d'autres scientifiques, il décida de publier un dictionnaire de cette discipline qui n'avait jamais été abordée de manière alphabétique jusqu'alors. Cette forme lui permet en outre de développer un certain nombre de sujets qui ne trouvaient pas leur place dans un traité classique. Couverture rigide
Référence libraire : 64858
|
|
|
MANUSCRIT] MONTMÉJA, Pierre-Michel-Arthur de
Conférences pour l'Internat des hôpitaux de Paris
, 1865, in-4, titre, [1] f. blanc, [2]-572 pages manuscrites numérotées à la main, suivies de plusieurs feuillets blancs et [11] feuillets d'index in fine, demi-chagrin vert, dos à faux nerfs et orné, Intéressant manuscrit qui apporte de nouvelles informations sur la carrière du médecin et chef du service photographique de l'hôpital Saint-Louis, Arthur de Montméja. Il s'agit des notes, remises au propre, rédigées à la suite des 25 conférences (sur les os, les articulations, les muqueuses, la sphère ORL, les régions maxillaires, l'estomac et les intestins, le foie, etc...) auxquelles Arthur de Montméja assista dans l'année 1865 en vue de passer son Internat. Plusieurs feuillets numérotés sont demeurés vierges : sans doute en raison de retards ou d'absences de l'élève à quelques conférences. Un feuillet a été découpé à la suite du titre de la 1re conférence. La carrière de Montméja est étonnamment mal connue. Elle fut pourtant brillante. Nous savions jusque là qu'il avait été interne provisoire à l'hôpital Saint-Louis et, grâce à ce manuscrit, nous savons également qu'il tentait de devenir interne des hôpitaux de Paris. Il devint docteur en médecine en 1871, avec une thèse consacrée à la cataracte et, selon certaines indications, il fut chef de clinique ophtalmologique (on notera qu'à Paris la clinique ophtalmologique ne fut créée qu'en 1878). Montméja s'illustra particulièrement dans un domaine auquel il ne se destinait pas encore avant de devenir interne et d'avoir pour professeur l'éminent dermatologue Alfred Hardy : la photographie médicale. Il collabora en effet à la célèbre Clinique photographique de l'hôpital Saint-Louis (1868) en dirigeant l'atelier où furent réalisés les premiers clichés illustrant des pathologies de la peau. A la suite de ce travail, il publia, avec Jules Rengade et Désiré-Magloire Bourneville, la Revue photographique des hôpitaux de Paris (1869-1872), célèbre pour ses clichés représentant les maux et les pathologies du corps humain les plus rares et les plus spectaculaires. Propriétaire du château de Rouffilac à Carlux en Dordogne, Montméja décéda en 1910. Couverture rigide
Référence libraire : 65800
|
|
|
MANUSCRIT - MÉCANIQUE]
Mémoires de l'Académie royale des sciences, sur la Méchanique
Paris, s.n, vers 1740, in-4, [250x170 mm], 1 ff, 82 pp, [5] ff. bl, pp. 82-138 et pp. 140-344, [1] ff. bl,18 pl. depl, demi-basane blonde à coins, tranches jaspées, Intéressant et beau recueil manuscrit des mémoires de l'Académie des sciences exclusivement consacrés à la mécanique, compilant les travaux publiés depuis l'établissement de cette société, en 1666, jusqu'en 1706. L'Académie royale des Sciences, fondée en 1666 par Colbert, décida la publication des mémoires données en son sein : la première publication parut en 1701 et la dernière en 1793, au moment de sa suppression sous la Terreur. L'ensemble forme 164 volumes. Ce volume manuscrit regroupe les tout premiers mémoires de l'Académie concernant la mécanique, la plupart composés par Varignon. Cette copie manuscrite est très vraisemblablement de la main d'un scientifique averti. D'une petite écriture nette et très lisible, elle contient quelques schémas dans le texte et surtout elle est accompagnée de 18 planches repliées dont deux seulement sont gravées, toutes les autres étant dessinées à la plume. Les figures reproduites montrent l'aisance et la connaissance du copieur. Les seuls renseignements connus concernant ce dernier sont ses initiales, C.Q.F.F.V. , données à la fin du volume. Cette copie forme un premier tome, mais il n'est pas sûr que l'entreprise ait été poursuivie. Détail des mémoires recopiés : 1668 : Comparaison des différentes forces de l'homme et des Machines. 1671 : De la résistance des Corps Solides. 1674 : Du mouvement des Corps et de sa Communication. 1674 : De la Communication Du Mouvement. 1675 : Du Choc Oblique. 1685 : Sur les Moïens d'arretter et de lâcher aisément les Cables sur lesquels on tire. (Perrault) 1691 : Sur une Machine dans laquelle il ne peut y avoir d'Equilibre (Varignon) 1692 : Des espaces parcourus par les Corps (Varignon) 1693 : Sur la force du Coin (Varignon) 1700 : Sur les forces Centrifuges (Marquis de l'Hospital) 30 janvier 1700 : Manière Générale de déterminer les forces, les vitesses, les espaces et les tems, une seule de ces quatre choses étant donnée dans toutes sortes de mouvements rectilignes variés à discrétion. (Varignon) 13 novembre 1700 : Des forces centrales ou des pesanteurs nécessaires aux Planètes pour leur faire décrire les Orbes qu'on leur a supposé jusqu'icy (Varignon) 1702 : De la Résistance des Solides en Général, pour tout ce qu'on peut faire d'hypothèses touchant la force et la ténacité des fibres du corps à rompre ; et en particulier pour les hypothèses de Galilée et de M.Mariotte. (Varignon) 1702 : De la Résistance des Cilindres creux et Solides (Parent) 1702 : De la figure ou Curvité des fusées des horloges a ressort. (Varignon) 30 juin 1703 : Sur les Courbes de la chute des corps. (Varignon) 1703 : Sur les courbes décrites par des forces centrales. (Varignon) 1703 : Sur les forces et les machines en général. 1703 : Sur les frottements. (Amontons) 1703 : Sur la Route que tiennent plusieurs corps liés entre eux par des cordes, et tirés sur un plan horizontal. 1703 : Démonstration Générale du centre de Balancement ou d'oscillation tirée de la nature du levier. 14 juillet 1703 : Du frottement d'une Corde autour d'un Cilindre immobile. ( Sauveur) 1704 : Démonstration du Principe de M.Huygens, touchant le centre de Balancement, et l'identité de ce Centre avec celui de la percussion. Lettre du 3 avril 1704. (Bernouilli) 1704 : Nouvelle Statique avec frottements et sans frottements ou Règles pour calculer les frottements des Machines dans l'état de l'Equilibre. (Parent) 1704 : Manière de discerner les Vitesses des corps mûs en lignes courbes... (Varignon) 1705 : Du mouvement des Planètes sur les Orbes. (Varignon) 1705 : Véritable hypothèse de la Résistance des solides , avec la Démonstration de la Courbure des Corps (Carré) 11 juillet 1705 : Sur la Réfraction des Balles de Mousquet dans l'eau, et sur la Couverture rigide
Référence libraire : 69196
|
|
|
MANUSCRIT]
Ratafia
s.l, s.n, vers 1793, in-8, 50 pages reliées par une ficelle, paginées 502 à 531, sans couverture, Manuscrit anonyme sur les ratafias, les vins et le sucre : le texte est extrait de la Nouvelle chymie du goût et de l'odorat de Poncelet, copié à partir de l'édition de 1774 (Paris, Pissot). Il comprend les recettes du ratafia de fruit rouge, d'oeillet, de cassis, de noix vertes, de coing, d'anis, de genièvre, de fleur d'oranger, de cédrat, de semences chaudes, d'angélique ; du vin de pêches, de framboises, de cerises, d'abricot, de groseille, d'orange, de citron, etc. Une note marginale renvoie à une publication ultérieure ; la Feuille du cultivateur du 26 juin 1793. A la fin de l'extrait, le copiste a note la parution prochaine, annoncée dans le Lycée de Arts de décembre 1793, des Cheminées économiques de Desarnod. Première et dernière de couverture tachés. Couverture rigide
Référence libraire : 71279
|
|
|
MANUSCRIT | RAGAINE, Victor
Observation sur l'épidémie de variole
[France, Orne], c. 1857-1858, in-4, 97 pp, Demi-chagrin rouge à coins de l'époque, dos à faux-nerfs et fleuronné, tête dorée, Manuscrit non signé, rédigé d'une écriture soignée. Son auteur, le docteur Victor Ragaine (1814-1883), médecin chargé des épidémies dans l'arrondissement de Mortagne dans l'Orne, fournit ici le résultat des observations réalisées au cours de l'épidémie de variole qui sévit de septembre 1857 à janvier 1858 dans les communes de Saint-Jouin et de Coulmier. Ses conclusions portent sur l'efficacité de la vaccination. Ce manuscrit a fait l'objet d'une publication dans le Journal de médecine, de chirurgie et de pharmacologie (1861, 19e année, volume 32, pp. 531 et suiv.). Ragaine trace l'histoire de cette épidémie, depuis son importation à Saint-Jouin par le "patient zéro" Théophile Séguré, journalier de Chaillois ; il en suit le cours et démontre son mode de contagion. Il dresse un tableau statistique des individus ayant contracté la maladie en spécifiant leur âge, leur sexe, leur profession et leur classe sociale (aisé, peu aisé, indigent) ; il dresse un état des malades ayant été vaccinés ou non et, le cas échéant, la date de leur décès. La conclusion de son étude le pousse à préconiser la vaccination et la revaccination : "Puisqu'il parait constant que la vertu préservatrice de la vaccine est temporaire, l'avantage de la revaccination est donc incontestable et dans ce cas chaque médecin doit la considérer comme un véritable bienfait, il importe qu'il fasse tous ses efforts pour en propager la pratique" (p. 97). Victor Ragaine, fut membre du Conseil général de l'Orne de 1874 jusqu'à son décès. Il publia plusieurs travaux sur des épidémies, notamment une Relation d'une épidémie d'angines couenneuses (Paris, Baillière, 1879) et un Mémoire sur une épidémie de fièvres typhoi?des observées a? Moulins-la-Marche pendant les années 1855 et 1856 (Paris, Germer-Baille?re, 1858). Il fut nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1863. Petits frottements au dos et aux coins. Couverture rigide
Référence libraire : 74877
|
|
|
The Royal Commission on Historal Manuscripts
The Manuscript Papers of British Scientists 1600-1940
Her Majesty's Stationnery Office, London, 1982, in-8, 109 pp, cartonnage imprimé de l'éditeur, Guides to Sources for British History 2. Couverture rigide
Référence libraire : 75689
|
|
|
MANUSCRIT] VAUBAN, Sébastien LE PRESTE, marquis de (d'après)
Instructions de monsieur le Ma[réch]al de Vauban sur les choses nécessaires pour la deffence des places
, Milieu du XVIIIe siècle (après 1737), in-folio, [287] feuillets (pagination multiple), 19 planches dépliantes à l'encre et à l'aquarelle, Vélin rigide de l'époque, titre manuscrit sur le plat supérieur et en tête du dos, super ex-libris "À Mr Ferdinand de Gaudemar", lacets de fermeture, [Collation : [2]-69 pp. (pages blanches de 16 à 21, 51 à 54, 65 à 69) ; 21-60 pp. ; [6] ff. bl. ; 117 pp. et 19 pl. depl. ; [2]-22 pp. ; [2]-22 pp.] Ce beau manuscrit, soigneusement rédigé par une main anonyme, réunit des copies de traités d'ingénieurs militaires français des XVIIe et XVIIIe siècles, consacrés à la défense et à l'attaque des places : il contient en particulier la retranscription d'écrits du maréchal de VAUBAN (1633-1707), soit des extraits du Traité de la défense des places et du Mémoire pour servir d'instruction dans la conduite des sièges. Le recueil, en trois parties, forme un vade-mecum représentatif des théories de l'époque en matière de poliorcétique, sans doute à destination d'un fils aîné de la noblesse du milieu du XVIIIe s. Il est illustré de 19 belles planches dépliantes représentant des fortifications et des tranchées, en majorité théoriques ; deux planches figurent un cas concret, le siège de Lille en 1667, conduit par Vauban. Les illustrations sont finement tracées à la plume et délicatement aquarellées. Les ouvrages de Vauban ont circulé sous la forme de manuscrits, pour d'évidentes raisons de secret militaire. Ils ne furent autorisés à la publication qu'à partir de 1737, 30 ans après la mort de l'ingénieur : à cette date, de Hondt publie à la Haye un Traité de l'attaque et de la défense des places, très incorrect. Notre manuscrit est postérieur à cette édition, dont il reproduit l'erreur principale, soit l'attribution du Discours sur la défense des places à Vauban lui-même, alors qu'il s'agit d'un écrit de l'ingénieur Des Houlières (voir plus bas). I. DE LA DÉFENSE DES PLACES. Deux extraits : - VAUBAN. L'Instruction générale pour servir au règlement des garnisons et munitions ([2]-69 pp.). Cet écrit concerne l'approvisionnement de la place et l'estimation de la durée du siège. Sa rédaction remonte en 1703, date à laquelle l'architecte militaire offre son manuscrit au duc de Bourgogne ; il sera intégré par la suite dans son Traité de la défense, rédigé en 1706 au retour des Flandres et édité pour la première fois en 1769 chez Charles-Antoine Jombert (et non en 1737, édition de Hondt). L'auteur y préconise des calculs minutieux des vivres et des munitions, en insistant sur l'idée que la capacité de résistance d'une place assiégée va déterminer la possibilité qu'elle soit secourue par une armée. Il fournit ainsi de longues tables (retranscrites aux pages 22 à 50 du présent manuscrit) qui doivent aider à mettre en place la meilleure logistique possible : vivres, boissons, fourrages, meubles d'hôpital, batterie de cuisine, artillerie, arquebuses, mortiers, bombes et grenades, cordages, ferronnerie, armes à feu et à main, outils de mineurs, etc. Suivent 14 remarques importantes, notamment sur le tabac ("La vérité est que rien ne contribue plus que le tabac à désennuyer de l'oisiveté, & à émousser le grand besoin [que les soldats] ont de manger". P. 55). - [DES HOULIÈRES] Le Discours sur la défense des places (paginé 34 à 60). Ce Discours a été faussement attribué à Vauban par le copiste du manuscrit. Il réitère la faute commise par l'éditeur hollandais Pierre de Hondt, qui prétendit le publier en tant qu'édition originale du Traité de la défense, au sein de son édition du Traité de l'attaque et de la défense des places par le maréchal de Vauban (1737). Il s'agit en fait d'un texte de 1675 rédigé par l'ingénieur ordinaire Guillaume de Lafon de Boisguérin, seigneur des Houlières (ou Deshoulières, 1621-1694), et dont Vauban possédait une copie manuscrite qu'il avait annotée. Couverture rigide
Référence libraire : 81050
|
|
|
MANUSCRIT | JEANNE DES ANGES (Jeanne de BELCIER)
Extrait de diverses lettres de la mère Marie Jeanne des Anges, Supérieure des Ursulines de la ville de Loudun
, c. 1800, in-8, 372 pp, Basane marbrée de l'époque, dos lisse orné de symboles chrétiens, tranches jonquille, Précieux recueil manuscrit reproduisant des lettres inédites de la soeur Jeanne des Anges (1602-1665), supérieure des Ursulines de Loudun, écrites à la suite de la retentissante affaire des possédées de ce couvent (1634-1637). Le volume est soigneusement rédigé à l'encre, sur feuillets réglés au crayon. Le compilateur, un anonyme du début du XIXe siècle, a choisi des lettres datées de 1638 à 1663. Parmi les correspondants se trouve M. Laubardemont, à qui Jeanne des Anges écrit de janvier 1638 à janvier 1648 : Jean Martin de Laubardemont (1590-1656), avait été l'ordonnateur du procès d'Urbain Grandier. Elle évoque auprès de lui, ses visions et les "marques" (stigmates) que lui envoie son "saint Ange". D'autres lettres sont adressées à la mère Angélique de Saint François, ursuline à Loudun; à M. Duplessis-Ravenel, conseiller au siège présidial de Rennes; à Marguerite Péchard, religieuse de la Visitation de Rennes; à la marquise de Boisferrier; à Claude Sain, procureur du roi; à l'influente religieuse Madame Du Houx; à Suzanne le Bréton, religieuse de la Visitation; etc. La supérieure des Ursulines de Loudun y prodigue des conseils spirituels, partage ses réflexions mystiques, évoque sa santé et les stigmates qui lui sont renouvelés; des entretiens rapportés évoquent encore des apparitions dont ont été témoins des religieuses du couvent en 1644. La plupart des lettres de Jeanne des Anges n'ont pas été éditées : elles sont dispersées dans les archives de la Visitation du Grand Fougeray (Ille-et-Vilaine) et à la Bibliothèque Mazarine de Paris*. Seules ses lettres au père Saint-Jure** et à Mme Du Houx*** ont été publiées. Possédée puis délivrée des démons de Loudun, Jeanne des Anges devint porteuse de stigmates et de miracles : sa réputation se répandit jusqu'à la Cour. Avec son conseiller spirituel Saint-Jure, elle entreprit la rédaction de son autobiographie, qui ne sera publiée qu'en 1886 (Légué et Gilles de la Tourette). En parallèle, elle entretint une abondante correspondance avec les mystiques de son temps, jusqu'à la maladie qui la rendit paralytique. Objet de vénération de son vivant et dans les décennies qui ont suivi sa mort en 1665, Jeanne des Anges est devenue, petit à petit, une figure troublante ou ridicule, puis finalement l'incarnation de l'hystérique, tel que le XIXe siècle a caractérisé les malades se disant victimes de possessions. In fine, le manuscrit présente un "Recueil des lettres du père Seurin de la Compagnie de Jésus" : Jean-Joseph Surin (1600-1665), conseiller spirituel de Jeanne des Anges. En tout, 17 lettres, non datées, sont adressées à sa "très chère soeur" Jeanne des Anges. Surin avait joué un rôle essentiel dans l'exorcisme qui avait délivré la religieuse. Ses lettres évoquent ses passions et tournements, les épreuves envoyées par Dieu, sa santé corporelle et spirituelle, ou encore son voyage en Bretagne. Ex-libris de N[icole] H[ebecourt] représentant un diable railleur. Charnières fendillées. Bon état intérieur. * Molinier, catalogue des manuscrits de la Bibliothèque Mazarine, n° 1209. ** "Extrait des lettres que la mère Jeanne des Anges, supérieure des Ursulines de Loudun, a écrites au père Saint-Jure, de la Compagnie de Jésus, son directeur ". In Legué et Gilles de la Tourette. Soeur Jeanne des Anges, supérieure des Ursulines de Loudun, XVIIe siècle : autobiographie d'une hystérique possédée, d'après le manuscrit inédit de la bibliothèque de Tours. Bibliothèque diabolique de Bourneville. Paris, Aux bureaux du Progrès médical, 1886 : pp. 256 et suiv. *** "Correspondance de Jeanne des Anges et Mme du Houx (1652-1664)". In Elisabeth Goldsmith et Colette Winn. Lettres de femmes. Textes inédits et oubliés du XVIe au XVIIIe siècle. Paris, Champion, 2005 : Couverture rigide
Référence libraire : 83905
|
|
|
MANUSCRIT ANONYME
Journal d'un voyage fait à Paris en 1759
, 1759 (30 juillet - 14 septembre), in-8, [1]-405-[33] pp. manuscrites à l'encre (les pages 29 à 58 manquent). Relié avec 3 livrets de visite imprimés, de 16-16-16 pp, parchemin de l'époque, dos muet, Intéressant document relatant le voyage à Paris et dans ses environs d'un groupe de touristes Belges durant l'été 1759. Une seule main a rédigé la totalité du manuscrit : ce narrateur s'exprime à la première personne du pluriel, prenant ainsi la plume pour lui et ses compagnons. La lecture nous apprend peu de choses sur la composition de ce groupe ; ni l'identité précise de ses membres, ni leur âge, ni leur nombre ne sont précisés. nous savons néanmoins qu'ils viennent de Mons*, que ce sont de "grand amateurs qui se considèrent comme des provinciaux et qui [se sont] rendus à Paris uniquement pour y voir toutes les beautés qui s'y trouvent" (p. 174). Nous apprenons que l'un d'eux est un abbé (p. 172) et qu'ils ne sont pas des personnages de premier plan, puisqu'ils ne voyagent pas avec les meilleures recommandations, ce que confirme, entre autres, ce petit épisode : le groupe tente d'obtenir une audience de l'intendant Collin en vue d'acquérir les billets qui leur permettront de voir les maisons de la marquise de Pompadour, mais ils se trompent de personnage et rencontrent, à la place un certain homonyme, procureur au Parlement... (p. 175). Du reste, pour se permettre un tel voyage, il demeure certain qu'ils font partie de la petite noblesse ou de la bourgeoisie. Les visiteurs n'ont pris part à aucune mondanité lors de leur séjour : il s'agit d'un voyage purement culturel, pratique prisée depuis la Renaissance. Le manuscrit ne contient pratiquement que la description des monuments et des sites visités, dans un style plutôt prosaïque, laissant assez peu de place aux impressions particulières. L'entrevue avec le pseudo intendant Collin est l'une des rares anecdotes qui donne un peu d'humour au récit (on y apprend par ailleurs que leur compagnon abbé fut laissé à la rue pendant l'entretien, de crainte qu'il n'ait des airs de "marchandise de contrebande pour une pareille visite"). Le périple débute le 30 juillet 1759, avec le départ de Mons, dans la diligence qui les conduit à Lille ; de Lille, ils prennent une autre diligence, qui les amène à Paris, qu'ils atteignent le 6 août. Les étapes de ces trajets sont l'occasion de visites, notamment de la Nouvelle-Aventure à Lille, dont le narrateur fait une description assez précise, qu'il accompagne d'un plan tracé à la main. Arrivés à Paris par la barrière, les voyageurs sont conduits au bureau de la diligence au Grand Cerf. Ainsi commence la visite de Paris, qui se fait en fiacre : "La première chose qui frappe un étranger en entrant dans cette ville c'est la quantité de monde que l'on voit dans les rues" (p. 26). Nos voyageurs arrivent en effet en pleine période de foire saint Laurent et, de surcroit, le jour même où un homme a été roué vif "pour avoir tué son prétendu pour posséder sa femme" (p. 26), ce qui avait accru le nombre de badauds. Les visites s'enchaînent dès lors sur un rythme effréné. Les pages 29 à 58 du manuscrit étant manquantes, nous ignorons leur programme pour les journées du 8 et 9 août. Les commentaires du narrateur sont plutôt laconiques, que ce soit pour décrire les diverses églises et couvents de Paris, le Palais du Luxembourg, les Invalides, les Tuileries, la Bibliothèque Sainte-Geneviève, le Val-de-Grâce ou encore l'Observatoire. Ils prennent plaisir à effectuer la promenade du boulevard "ou des remparts comme on dit en province" (p. 92), de la rue Saint-Honoré à la porte Saint-Antoine. Tous les dimanches, ils assistent à la messe, dans les diverses églises de Paris. Notons qu'ils se rendent à l'hôpital de la Salpêtrière (p. 154 et suiv.), où sont élevés les enfants trouvés et enfermées "filles de mauvaise vie et les insensées" ; il y voient des jeunes filles Couverture rigide
Référence libraire : 85388
|
|
|
MANUSCRIT] MONTMÉJA, Pierre-Michel-Arthur de
Cours de mathématiques, comprenant : l'algèbre, l'arithmétique, la géométrie, des principes de physique et des problèmes. (Cours préparatoire à l'École centrale)
Paris, Collège Sainte-Geneviève, 1860-1861, in-4, [4]-486-[104] pp, Demi-basane verte de l'époque, Intéressant manuscrit de l'étudiant Arthur de Montméja (1841-1910), dont le nom et la signature apparaissent à plusieurs reprises. Ces cours comprennent des leçons d'algèbre (pp. 1-188), d'arithmétique (pp. 189-307), de géométrie (pp. 329-472), de physique (pp. [1-55]) et enfin des problèmes (pp. [71] et suiv.). L'ensemble a été rédigé à l'encre brune d'une écriture soignée et lisible, avec, en réserve, une marge importante, qui occupe toute la moitié gauche de chaque page : quelques figures y ont été dessinées, principalement pour les parties "géométrie" et "physique" ; cette dernière s'illustre entre autres de jolis dessins à l'encre et au crayon représentant des instruments (machine d'Atwood, machine à diviser, sphéromètre...). Plusieurs pages ont été laissées vierges entre les différentes parties. La carrière de Montméja est à la fois brillante et peu connue. La librairie a disposé de quelques manuscrits qui nous permettent de la connaître un peu mieux : celui-ci nous apprend ainsi que sa vocation première était de devenir ingénieur, en assistant aux cours préparatoires pour l'École Centrale donnés au collège Sainte-Geneviève dans les années 1860-1861. Finalement, Montméja s'est orienté vers la médecine, en devenant interne à l'hôpital Saint-Louis, puis docteur en médecine en 1871, avec une thèse consacrée à la cataracte, et chef de clinique ophtalmologique (on notera qu'à Paris la clinique ophtalmologique ne fut créée qu'en 1878). Il s'est particulièrement illustré dans le domaine de la photographie médicale. Propriétaire du château de Rouffilac à Carlux en Dordogne, il décède en 1910. Dos arraché. Couverture rigide
Référence libraire : 86409
|
|
|
MANUSCRIT | JUVENAL, Jean-André
Livre d?arithmétique pour réduire toutes questions proposées par les opérations (...) selon l'usage des Écoliers de Joseph Romain de Toulon
Cuers (Var), 1787, in-folio, 261-[18] pp. (pages manquantes : 2 à 6, 251 à 260), Vélin de l'époque, traces de liens, Beau manuscrit varois, très joliment calligraphié, illustré et rédigé à l'encre brune, rouge, bleue, verte et jaune. Il s'agit du cours d'arithmétique d'un professeur de Toulon, Joseph Romain, retranscrit par l'un de ses élèves : le nom de ce dernier est donné à deux reprises, l'une au pied de la page de titre ("Jean André Juvenal de Cuers en l'année MDCCLXXXVII"), l'autre au revers du dernier feuillet, sur le socle d'un grand dessin représentant le crucifix orné des Arma Christi ; agenouillé à son pied, un petit lecteur en recueillement est sans doute un portrait enfantin de l'auteur. Toutes les pages du cours sont réglées à l'encre brun-noir. De nombreux ornements animent le sujet : titres de parties calligraphiés, lettrines, bandeaux et frises tracés à la plume, petites esquisses, etc. Les leçons concernent l'arithmétique élémentaire et ses outils appliqués aux règles marchandes : addition et soustraction par toise, onces, livres, etc. ; divisions, règle de trois, conversion de monnaie, correspondances des poids et mesures, règle de remboursement, d'alliage, de compagnie, etc. Des éléments biographiques de Jean-André Juvenal sont indiqués à la suite du cour (p. [3], en fin de manuscrit), dans un court livre de raison : il a épousé le 26 octobre 1802 Rose Delfine Raynaud, elle aussi native de Cuers ; 1803 à 1819 ils ont eu sept enfants, soit cinq filles et deux garçons, dont la naissance est annoncée par la formule "Dieu ma [sic] donné" ; trois d'entre eux sont donnés pour morts. Les dernières pages du manuscrit ont servi de remploi dans les années 1880 pour établir des listes de quittance. Une marque de possesseur inscrite sur la dernière page : "Daumas Roselin Marius Alexandre né à Cuers le 24 août 1828 à 5 heures du soir". Un autre ex-libris manuscrit y figure, celui d'une "Mademoiselle Joséphine". L'encre noire a provoqué des coupures dans le papier aux endroits où elle a été appliquée en plusieurs couches, soit au niveau des encadrements, sur les 30 premières pages. Reliure usagée. Couverture rigide
Référence libraire : 88032
|
|
|
MANUSCRIT] ANONYME
Traité de mathématique [et] Élémens de géométrie
s.l, s.n, XVIIIe s, in-4, [103 ff.], Basane brune de l'époque, dos à nerfs et fleuronné, Beau manuscrit, non signé et non daté, rédigée d'une belle écriture, bien lisible, à l'encre brune. Il contient deux parties : La première constitue un traité d'arithmétique et de mathématiques générales, comportant un traité de la grandeur (opérations sur les grandeurs et du rapport des grandeurs) Le seconde est un traité de géométrie, Élemens de géométrie, beaucoup plus étendu : lui-même comportant deux parties, la première consacrée aux lignes, figures planes et superficies ; la seconde aux corps et figures solides. L'ouvrage est illustré de nombreux dessins marginaux, soigneusement exécutés à l'encre et rehaussés au lavis, notamment de jolis petits paysages illustrant les Principes de la longimétrie (Des élémens de géométrie, première partie). Les dernières pages du manuscrit sont manquantes. Reliure usée. Bel état intérieur. Couverture rigide
Référence libraire : 89621
|
|
|
CUVIER, Georges (d'après) | MANUSCRIT
Recherches sur les ossemens fossiles des quadrupèdes. Discours préliminaire
, s.d. (c. 1821), in-4, 331 pp, 1 table depl, Demi-basane olive de l'époque, dos lisse orné de fleurons romantiques, Manuscrit rédigé à l'encre d'une écriture soignée, entièrement réglé, reproduisant l'intégralité du célèbre Discours préliminaire de Georges Cuvier (1769-1832). Le copiste y a ajouté des extraits de plusieurs publications soutenant l'hypothèse du catastrophisme développée par le naturaliste : il y aurait eu autant de cataclysmes que d'âges fossiles, chaque espèce disparaissant de la surface de la terre lors de ces bouleversements, dont le dernier coïnciderait avec le Déluge de la Bible L'auteur du manuscrit a ici reproduit Discours préliminaire tel qu'il est paru en 1821, en ouverture de la seconde édition des Recherches sur les ossemens fossiles (Paris, Dufour, d'Ocagne, 1821). Ce texte important avait été publié pour la première fois avec le premier volume de l'édition originale de 1812. Il sera l'objet en 1825 d'un tiré à part sous le titre de Discours sur les révolutions de la surface du globe. Extraits ajoutés : - De Cuvier : "Les déluges d'Ogygès et de Deucalion sont-ils des évènements réels ou particuliers, ou des traditions altérées du Déluge universel?" (p. 267-275). Cette note est extraite de la Collection des auteurs classiques latins publiée par Lemaire, en tête du volume consacré à Ovide (t. 16, 8e livraison. 1821). - De Picot : "Réflexions sur le discours précédent. Sur les indices que la géologie et l'histoire des peuples fournissent relativement à l'antiquité du monde" (p. 279-287). Extrait de l'Ami de la religion et du roi, 19 décembre 1821, t. 30, n° 768. - De Lemontey, Cuvier, Brogniart... "Extraits sur différentes espèces de quadrupèdes fossiles" (288 et suiv.) : mastodonte, éléphant fossile, hippopotame, rhinocéros, félin, cerf, boeuf, baleine, tortues, etc. Cea beau document, qui relaie l'explication du fixisme, et donc du créationnisme, est enrichi d'un billet autographe signé de G. Cuvier du 17 juillet 1830, inséré en tête du volume : "Maillol laissera passer M. Werner avec deux poissons et deux oiseaux qu'il est en charge de peindre" [Jean-Charles Werner, peintre du Muséum, qui fut notamment chargé de réaliser la très belle illustration de l'Histoire naturelle des poissons de Cuvier et Valenciennes]. Ex-libris armorié de Mr de Badts de Cugnac sur le contreplat. Dos décollé et lacune en tête. Bel état intérieur. Couverture rigide
Référence libraire : 94473
|
|
|
MANUSCRIT | ANONYME
Cours manuscrits, notes d'observations chirurgicales, copies d'articles
Paris, c. 1818-1824, in-8, 8 volumes, Cartonnages rouges de l'époque, Notes de cours, observations chirurgicales et copies d'articles (notamment des Mémoires de l'Académie de chirurgie), par un étudiant en chirurgie dans les années 1820. Quelques volumes sont illustrés de dessins à la plume, parfois rehaussés; certains illustrent les cours, d'autres animent les marges. Ce beau témoignage, qui reflète la pratique des étudiants en médecine à la Restauration, comprend des cours de Jacques Lisfranc, Jean-Nicolas Marjolin ou encore Pierre-Augustin Béclard, sur l'anatomie, les maladies vénériennes, les inflammations, les affections nerveuses, les tumeurs, etc. Des observations chirurgicales ont été réalisées à l'Hospice de perfectionnement de l'Académie royale de chirurgie et à l'Hôtel-Dieu. L'ensemble est en cartonnage d'époque uniforme. Les feuillets ne sont pas massicotés. Coupes et coiffes frottées, un plat endommagé avec trace ancienne de moisissure. Couverture rigide
Référence libraire : 95429
|
|
|
MANUSCRIT ANONYME (d'après Jean-Baptiste de MIRABAUD) | MATÉRIALISME
Opinion des anciens sur la nature de l'âme. [Suivi de] Opinion des anciens sur les Juifs. [Et de] De Jésus Christ
, milieu du XVIIIe s, in-4, 3 part. en 1 vol. : [1] ff de titre, 195-[2]-323-[2]-263 pp, Basane havane de l'époque, dos lisse et fleuronné, pièce de titre rouge, tranches rouges, Copie manuscrite de textes philosophiques de Jean-Baptiste de Mirabaud (1675-1760). 1? Le premier - Opinion des anciens sur la nature de l'âme - est issu de "L'âme et de son immortalité", essai paru en 1751 au sein d'un recueil matérialiste publié par un prêtre, Jean-Baptiste Le Mascrier, et un avocat, César Chesneau Du Marsais : Le Monde, son origine, et son antiquité (Paris, Briasson, 1751). L'ouvrage, argumentant notamment, par la plume de Mirabaud, que les métaphysiciens n'avaient pas pris en compte les opinions des Anciens sur le monde et sur l'âme, avait été condamné au feu par arrêt du Parlement. 2? Le second - Opinion des anciens sur les Juifs - a été copié sur un ouvrage publié à Londres en 1769, condamné de même. 3? Le troisième - De Jésus Christ - est extrait de l'Examen critique du Nouveau Testament (Londres, 1777), texte prétendument posthume de l'historien Nicolas Fréret, sous le nom duquel il faudrait également reconnaître Mirabaud (voir notice FRBNF30951657 du catalogue de la BNF), quoique certains y voient le baron d'Holbach. La paternité de Mirabaud a souvent été discutée, ses textes philosophiques ayant été tantôt attribués à Fréret, tantôt à d'Holbach : de ce dernier, Mirabaud a en effet été le prête-nom lors de la publication, ultérieure, du Système de la Nature (Amsterdam, Rey, 1770). La postérité reconnaîtra ainsi assez souvent le nom d'Holbach à la place celui de Mirabaud, qui fut pourtant plus qu'un homme de paille littéraire, mais bien l'un des inspirateurs du baron allemand. Les travaux de Mirabaud - à l'instar de nombreux écrits philosophiques publiés à l'âge des Lumières - ont largement circulé sous la forme de manuscrits clandestins. Cette diffusion particulière des idées philosophiques d'avant la Révolution constitue un genre en soi : quelques textes n'ont jamais été imprimés; d'autres, à l'exemple de ceux qui sont retranscrits dans notre manuscrit, ont été frappés d'interdiction. Ainsi a été reconnu un véritable corpus de manuscrits, dont la majorité a permis, en son temps, de divulguer les opinions matérialistes, déistes et athées. Parmi eux, nous pouvons citer : - Ms 3560 et de la Bibliothèque Mazarine; - Ms 418 de la bibliothèque municipale de Besançon; - Ms 828 (XXXII) de la Bibliothèque municipale de Bordeaux; - ou encore : Ms 2645 de la Bibliothèque interuniversitaire de la Sorbonne. Ce volume a appartenu à Arsène Thiébaut de Berneaud (1777-1850), agronome et secrétaire perpétuel de la Société Linnéenne de Paris : la page manuscrite ajoutée en début d'ouvrage est de sa main. Il y a calligraphié le titre, "Recherches historiques et critiques sur l'origine et les bases du christianisme. MS. XVIIIe s." et, au verso, une table des matières suivie d'un commentaire, signé : "Ces diverses recherches sont fort remarquables; elles renferment des faits curieux sur le système judaïque et sur les bases du christianisme : c'est ce qui m'a décidé à en faire l'acquisition". Ultérieurement, un propriétaire inconnu dans le cours du XIXe s, a commenté à la suite : "Ce M. Thiébaut ne s'était pas aperçu que le troisième traité [De Jésus Christ] n'est autre chose que l'examen critique d'un nouveau testament imprimé dans les oeuvres de Fréret. Il est probable que les trois parties sont se compose ce manuscrit ne sont que des copies de livres publiés pendant le 18e siècle". Reliure usée, griffures sur le plat supérieur, charnière fendue. Bel état intérieur. Jammes, Bûcher littéraire, n° 690 et 750. Couverture rigide
Référence libraire : 96861
|
|
|
MANUSCRIT | ANONYME
Manuel de santé et de longue vie
, c. 1810, in-8, pagination multiple, Parchemin de remploi, à rabat, trace de lien, Charmant manuscrit de prophylaxie, composé de courts traités destinés à procurer des conseils pour conserver la santé, émaillés de maximes et autres petits poèmes pour encourager la longévité. Il comporte, notamment un Manuel de santé et de longue vie, décrivant sept moyen "pour vivre longtemps"; avec un Supplément donnant diverses recettes, dont celle du fameux "élixir de longue vie" du Dr Yernest, recette quasi mythique, qui a circulé sous la forme de plusieurs manuscrits dans la seconde moitié du XVIIIe s. à partir de sa découverte dans les papiers d'un médecin suédois, qui serait mort "à l'âge de 104 ans par une chute de cheval"; la composition est ici recopiée de l'Albert moderne (probablement de l'édition de 1769). Se trouvent également un "Avis à messieurs les curés et autres personnes charitables envers les malades", un Manuel des vieillards, de nouveau des Moyens pour parvenir à un âge avancé, diverses probabilités sur la vie humaine, des observations sur la mortalité des enfants, etc. L'auteur cite plusieurs médecins qui ont travaillé sur la question de la vie humaine, notamment Guillaume Daignan (1732-1812), auteur d'un Tableau des variétés de la vie humaine (1786), et du père de la médecine préventive, Christoph Wilhelm Hufeland (1762-1836), qui publia un Art de préserver la vie humaine en allemand en 1797, traduit en français en 1810. JOINT : un billet manuscrit par le même auteur, transcrivant un extrait des Annales de la Haute-Vienne (année 1814, n° 45), proposant un remède contre la goutte. Joli document. Petite lacune sur le plat inférieur. Couverture rigide
Référence libraire : 97098
|
|
|
MANUSCRIT
Quarta philosophiae pars phisica
, milieu XVIIIe s, in-4, [2]-381 pp, [6] pp. de tables, Vélin de l'époque, titre à l'encre en tête du dos [Cursus phisica. Physica Tom. 3], tranches rouges, Cours de physique manuscrit, non signé et non daté : le texte, soigneusement disposé, est réglé par une légère empreinte dans les feuillets. Il est illustré de dessins à la plume. Le dos est tomé "3". Le manuscrit décrit le système de physique classique tel qu'il était présenté et enseigné durant le XVIIIe siècle - y compris dans l'Encyclopédie. L'époque conçoit alors la discipline comme celle qui pose les fondements de la mécanique, avec un regard sur l'astronomie et sur certains domaines voisins. L'ouvrage est ainsi divisé en deux parties : physique générale et physique particulière. L'auteur se réfère notamment à la philosophie de Berkeley et à la physique leibnizienne - il évoque la traduction de Leibnitz par Émilie du Châtelet. Les dessins représentent des figures mathématiques et mécaniques - force de la roue, rotation par engrenage, vis d'Archimède; des schémas astronomiques et cosmogoniques - systèmes de Ptolémée, de Tycho Brahe et de Copernic; ou encore des figures de démonstration pour l'hydrostatique. Bon état, malgré un décollement en pied du dos; la page de titre est un peu salie. Couverture rigide
Référence libraire : 97956
|
|
|
RELIURE AUX ARMES | MANUSCRIT | DAVILA, Enrico (d'après)
Guerres civilles de Henri Davila [Abrégé]
France, Milieu XVIIe s, in-4, front, 510 pp. manuscrites à l'encre brune, [40] ff. bl, Basane havane du XVIIe siècle, dos à nerfs et fleuronné, armes centrales sur les plats [Bouthillier], tranches mouchetées, Précieux manuscrit offrant un abrégé inédit de l'Histoire des guerres civiles de France de Enrico Caterino Davila (1576-1631), célèbre ouvrage relatant les guerres de religions en France. L'Historia delle guerre civili di Francia fut publié pour la première fois en 1630 à Venise (T. Baglioni), puis traduite en français en 1644 par Jean Baudouin (Paris, Roccolet. 2 volumes). Le présent abrégé a sans doute été établi d'après l'une des éditions du XVIIe siècle (1644, 1657 ou 1666) et relié dans le même temps, avec les armes de l'auteur du manuscrit ou de l'un de ses successeurs. Le copiste a couvert tous les évènements décrits par Davila, jusqu'à la paix de Vervins en 1598. Le récit est précédé, au livre I, du rappel des événements dynastiques depuis les Francs. En tête de chaque marge est noté le règne où se placent les événements décrits. Ces derniers sont rubriqués de même en sections : ceux qui ont été jugés significatifs sont soulignés d'un trait de plume dans le texte; l'ordre de Catherine de Médicis au capitaine des gardes de porter les chefs de la maison du roi au roi de Navarre en 1560 (p. 29), l'ambiguïté de la majorité de Charles IX en 1563 (p. 48), la mort du connétable de Montmorency en 1567 (p. 60), la parution de l'amiral de Coligny à la cour en [août] 1571 (p. 107), etc. Enrico Caterino Davila, né Arrigo, était un officier militaire, au service de la France, puis de la République vénitienne. Il reçut les prénoms du roi et de la reine de France, Henri II et Catherine de Médicis, alors que son père était membre de la cour de France. Il était membre de la société des Innominati (Data BNF). En tant que vieux serviteur de Catherine de Médicis, il fut témoin de la reprise des hostilités à la suite de la première guerre civile en 1565. "La Saint Barthélémy ne lui arrache pas un seul cri d'indignation ; mais il en termine le récit par la réflexion que de telles trahisons et de telles violences ne produisent jamais aucun bien" (Hoeffer XIII, col. 249-250). Reliure aux armes des Bouthillier, famille de la noblesse bretonne. Le fer présent ici a été frappé au cours du XVIIe siècle. Cette famille a compté parmi ses membres les plus éminents Claude Bouthillier, surintendant des Finances sous Richelieu, et Léon Bouthillier de Chavigny, son fils, secrétaire d'État. Ex-libris héraldique gravé sur cuivre placé en frontispice de l'ouvrage : armes d'un descendant de la même famille. Galerie de ver en pied des des feuillets, sans atteinte au texte. Reliure frottée. OHR pl. 1984, fer n° 1. Couverture rigide
Référence libraire : 98312
|
|
|
MANUSCRIT
Le Sieur Dewills, apelant le Sieur Rousselet, intimé Me Delajoue, deffendeur
, (1771), in-4, [18] pp, Broché, sans couverture, feuillets assemblés par un lien de soie bleue, Rapport d'audience manuscrit, qui relate la curieuse affaire opposant un médecin, le Sieur Dewills, faisant commerce d'un remède qualifié d'eau de santé, au sieur Rousselet, marchand épicier, qui en avait fait l'acquisition pour l'usage de son épouse en échange de différentes marchandises. Un litige est déclenché par Rousselet qui, en août 1770, fait demande au Châtelet d'exiger le paiement de ces marchandises. La qualité de l'eau de santé entre au coeur de l'affaire; une expertise est demandée à l'apothicaire "Cadet Laîné" [Louis Claude Cadet de Gassicourt (1731-1799), frère de Cadet de Vaux, membre de l'Académie des sciences en 1766, chargé par gouvernement de reconnaître les falsifications]. Dewills conteste, au motif que le secret de la composition de son remède lui appartient. Pièce d'un grand intérêt pour l'histoire de la pharmacie et les tribulations des remèdes "secrets", florissants au XVIIIe siècle. Couverture rigide
Référence libraire : 98518
|
|
|
MANUSCRITS
Usage de la poudre anti-vénérienne de Mr le Chevalier de Goderneaux. [Et] Lettre de M. B[...] sur le spécifique de Mr le Ch[evalier] de Goderneaux
Liege, veuve Bourguignon, c. 1781, in-4, Deux documents manuscrits, 8 + 2 pp, Brochés, sans couverture, La poudre du chevalier de Goderneaux fait partie de ces remèdes secrets qui se sont multipliés au cours du XVIIIe s. Son inventeur, le chevalier de Goderneaux (ou Goderneau), ancien capitaine de Dragons et chevalier de Saint-Louis, la commercialise à partir des années 1770. Sa fortune est assurée par la diffusion de documents manuscrits qui, à l'instar de celui que nous présentons, en vantent l'efficacité. Sa formule exacte, à base de mercure, reste inconnue. Son usage, très répandu chez les militaires, comme grand nombre de remèdes secrets antivénériens, a donné lieu à de sévères controverses, dans lesquelles se sont mêlés les apothicaires, les chimistes et les pouvoirs publics. Le premier manuscrit que nous présentons, intitulé Usage de la poudre anti-vénérienne (8 pages) reproduit les lettres de Philippe Henri de Ségur (1724-1801), maréchal de France et secrétaire d'État de la Guerre, écrites entre févier et novembre 1781. La poudre y est présentée de manière élogieuse : l'auteur y rapporte notamment les "intentions positives de sa majesté [Louis XVI]. Un manuscrit similaire est conservé à la Bibliothèque de l'Arsenal. Notre copie, d'une écriture soignée, a été faite à Liège, "chez la veuve Bourguignon". Le second manuscrit, non signé (2 pages), rapporte le témoignage d'un personnage, Mr. B... (une petite déchirure en tête du document nous prive de connaitre son nom). Henri Bonnemain. "La Poudre du chevalier de Godernaux". In: Revue d'histoire de la pharmacie, 60? année, n°213, 1972. pp. 81-91. Couverture rigide
Référence libraire : 98522
|
|
|
MANUSCRIT | ROBERTSON, William Henry (d'après)
Traité de l'alimentation et du régime
, c. 1847, in-8, 350 pp, Demi-basane de l'époque, dos lisse et fileté, Traduction française inédite du premier tome (sur deux) de la quatrième édition de A Treatise on Diet and Regimen (Londres, J. Churchill, 1847), du médecin britannique William Henry Robertson (1810-1897). Ce traité d'alimentation populaire, publié pour la première fois en 1835, constitue le guide du médecin victorien pour une vie saine. Il comporte notamment un tableau destiné à démontrer le temps de digestion des divers aliments, d'après les expériences du docteur William Beaumont sur le trappeur canadien Alexis Saint Martin. Robertson encouragea l'usage des eaux minérales, la consommation des légumes digestes, la pratique de l'exercice physique, l'air frais et la qualité du sommeil. Il fut l'un des principaux artisans du développement de la station thermale de Buxton. Frottements au dos, coiffe inférieure arasée. Couverture rigide
Référence libraire : 98925
|
|
|
MANUSCRIT - ANONYME
Quinta pars philosophiae physica seu scientia naturae
, 1728-1728, in-4, 688 pp. manuscrites, 9 pl. gravées, Basane brune de l'époque, pièce de titre rouge, Cinquième partie d'un cours de physique manuscrit, consacré à la "science naturelle", non signé, enrichi de planches gravées en taille-douce: ces dernières sont imprimée à Paris, chez le graveur, imprimeur et marchand d'estampes Robert Hecquet (place Cambray, à l'image St Maure). L'ouvrage se divise en une introduction et deux parties, datées de 1728 à 1729 : ? Praefatio (p. 3-20); datée du 22 décembre 1728. ? Prima pars physicae. De principiis & p[re]prietatib[us] corporis naturalis (pp. 23-448, 4 pl.). Partie consacrée à la divisibilité de la matière et à sa mobilité et son mouvement, en deux traités : - Tractatus Primus. De divisibilitate ma[teri]ae; daté du 1er janvier 1729; - Tractatus Secundus. De mobilitate & motu materiae; daté du 15 mars 1729. Les planches représentent 47 figures de schémas et démonstrations physiques : optique, mécanique, hydraulique... ? Secunda Pars physicae. De cosmographia seu de vario situ et ordine hujus universi (pp. 449-688, 5 pl.). Partie consacrée à la cosmographie, datée du 29 avril 1729. Les planches représentent les systèmes cosmographiques de Ptolémée, Copernic, Descartes et Tycho Brahé. Ce manuscrit décrit la physique classique telle qu'il était présentée et enseigneé durant le XVIIIe siècle - y compris dans l'Encyclopédie. L'époque conçoit alors la discipline comme celle qui pose les fondements de la mécanique, avec un regard sur l'astronomie et sur certains domaines voisins. Cachet de la bibliothèque de Jean Philippe Condamy. Reliure usagée. Couverture rigide
Référence libraire : 100357
|
|
|
MANUSCRIT | ANONYME
Notions de géologie et de minéralogie. [Et] Chimie
, c. 1900, in-8, non paginé [90 pp.], Demi-toile chagrinée, étiquette "Chimie" contrecollée sur le plat inférieur, Cours manuscrit de sciences élémentaires, soigneusement rédigé à l'encre noire : La première partie, consacrée à la géologie et à la minéralogie, aborde les phénomènes géologiques, les roches et terrains, les fossiles, les combustibles, les métaux, les pierres et les pierres précieuses. La seconde partie traite de la chimie : la nomenclature chimique, l'air atmosphérique, l'oxygène, la combustion, le carbone, l'eau, etc.; ainsi que la chimie des métaux. Dos fragile, accrocs sur les plats. Couverture rigide
Référence libraire : 101664
|
|
|
MANUSCRIT | DEPIS, A
Petites formules usuelles pour différencier les maladies
France, fin XVIIIe s, in-12, non paginé (60 pp.), Broché, feuillets réunis en un cahier cousu, titre manuscrit sur le premier plat, Écriture à l'encre noire sur papier blanc et azuré, marge réglée au crayon. Cahier manuscrit rédigé par un chirurgien major du régiment de Mestre de Camp général des Dragons à Joinville. Cette unité de cavalerie de l'Ancien Régime est devenue le 10e régiment de dragons à la Révolution. L'auteur identifie certaines fièvres et maladies, dont la pleurésie, l'esquinancie, la colique néphrétique, les rhumatismes, la fièvre puerpérale, la chaude-pisse, etc. : pour chacune, il propose des traitements ? lavements, frictions, saignée... ? et recettes de remède à base de plantes, miel, champignons, minéraux, bouillons de viande, etc. Couverture rigide
Référence libraire : 101672
|
|
|
MANUSCRIT | ANONYME
Recueil d'observations sur le traitement des différentes maladies par les médecins français et étrangers
France, c. 1830, in-4, non paginé (84 pp.), Broché, couverture d'attente bleue, Retranscription manuscrite d'extraits donnant la description de traitements en usage en Europe dans les années 1800-1830. Écriture soignée, à l'encre noire. Couverture rigide
Référence libraire : 101674
|
|
|
FALRET, Jules | MANUSCRIT
Cours de Monsieur Falret sur les maladies mentales
[Paris, École pratique], 1871-1872, in-8, 694 pp, Demi-basane verte, COURS INÉDIT de l'aliéniste Jules-Philippe-Joseph Falret (1824-1902). Il s'agit de notes prises par l'un des ses élèves au cours des leçons cliniques données à l'École pratique, soit 16 leçons, professées entre le 2 décembre 1871 et le 27 janvier 1872. Falret mit à contribution, vers la fin de sa carrière, quelques-uns de ses élèves afin de réunir et de classer ses leçons. Plusieurs manuscrits de ses cours, tous rédigés par des élèves anonymes, viennent en effet de d'être mis au jour. Ceci corrobore le témoignage de l'un de ses élèves, le célèbre historien de la médecine René Semelaigne, selon lequel l'aliéniste avait à coeur de publier ses différentes leçons ; « le voeu [de Falret] ne devait pas se réaliser, et ce fut grand dommage, car les leçons auxquelles j'ai pu assister offraient le plus vif intérêt ; j'en avais recueilli plusieurs et regrette de les avoir égarées ». L'auteur du présent manuscrit l'a rédigé d'une écriture à l'encre noire soignée et d'une grande lisibilité. Les leçons ici retranscrites ont également été consignées dans un manuscrit de même provenance, de mains différentes, vendu par la Librairie Alain Brieux en 2016 [Ref. 68692]. Jules Falret, reçu interne des hôpitaux de Paris en 1847, passa deux années à la Salpêtrière avant de rejoindre la maison de santé de Vanves créée par son père Jean-Pierre (1794-1870) et par Félix Voisin. En 1853, il soutint sa thèse inaugurale intitulée Recherches sur la folie paralytique et diverses paralysies générales. Dès 1854, il est admis au sein de la Société médico-psychologique, dont il deviendra le président en 1871. En 1867, il fut nommé médecin de Bicêtre, poste qu'il occupa jusqu'en 1884 pour succéder à Moreau de Tours à la Salpêtrière, qu'il quittera en 1897. A la mort de son père, il reprit la direction de la maison de Vanves en 1872 et s'adjoignit la collaboration de Jules Cotard jusqu'en 1889, puis de Léon-François Arnaud. En août 1889, lors du Congrès international de médecine tenu sous sa présidence, il fut décidé de la création d'un congrès annuel de médecine mentale, auquel il prit plusieurs fois part. La volonté de Jules Falret de réunir ses travaux épars sur les maladies mentales prit forme avec la publication, en 1890, de son ouvrage principal, les Études cliniques et des Aliénés et les asiles d'aliénés, assistance, législation et médecine légale , la plupart de ses écrits avaient paru dans les Archives générales et dans les Annales médico-psychologiques. LES LEÇONS CLINIQUES EN ELLES-MEMES SONT RESTÉES INEDITES. Reliure usagée, décollement de papier de couverture. Traces anciennes de moisissures affectant le contreplat supérieur ; atteinte sur les gardes blanches et traces sur les premiers feuillets de texte. Couverture rigide
Référence libraire : 101906
|
|
|
FALRET, Jules | MANUSCRIT
École pratique. 1868-69. Cours de Monsieur le Docteur Falret sur l'aliénation mentale
Paris, École pratique, 1868-1869, in-8, 916 pp, Demi-basane verte, COURS INÉDIT de l'aliéniste Jules Falret (1824-1902). Il s'agit de notes prises par l'un de ses élèves à l'occasion du Cours sur les maladies mentales faits à l'École pratique entre le 30 novembre 1868 et le 23 janvier 1869, soit 15 leçons. (La première leçon n'est pas datée, mais nous en connaissons la date, grâce à un manuscrit de même provenance ? voir plus bas). Falret mit à contribution, vers la fin de sa carrière, quelques-uns de ses élèves afin de réunir et de classer ses leçons. Plusieurs manuscrits de ses cours, tous rédigés par des élèves anonymes, viennent en effet de d'être mis au jour. Ceci corrobore le témoignage de l'un de ses élèves, le célèbre historien de la médecine René Semelaigne, selon lequel l'aliéniste avait à coeur de publier ses différentes leçons ; « le voeu [de Falret] ne devait pas se réaliser, et ce fut grand dommage, car les leçons auxquelles j'ai pu assister offraient le plus vif intérêt ; j'en avais recueilli plusieurs et regrette de les avoir égarées ». L'auteur du présent manuscrit l'a rédigé d'une écriture à l'encre noire soignée et d'une grande lisibilité. Les leçons qu'il a consignées ont également été transcrites dans un manuscrit de même provenance, d'une main différente, vendu par la Librairie Alain Brieux en 2016 [Ref. 68681]. Jules-Philippe-Joseph Falret (1824-1902), reçu interne des hôpitaux de Paris en 1847, passa deux années à la Salpêtrière avant de rejoindre la maison de santé de Vanves créée par son père Jean-Pierre (1794-1870) et par Félix Voisin. En 1853, il soutint sa thèse inaugurale intitulée Recherches sur la folie paralytique et diverses paralysies générales. Dès 1854, il est admis au sein de la Société médico-psychologique, dont il deviendra le président en 1871. En 1867, il fut nommé médecin de Bicêtre, poste qu'il occupa jusqu'en 1884 pour succéder à Moreau de Tours à la Salpêtrière, qu'il quittera en 1897. A la mort de son père, il reprit la direction de la maison de Vanves en 1872 et s'adjoignit la collaboration de Jules Cotard jusqu'en 1889, puis de Léon-François Arnaud. En août 1889, lors du Congrès international de médecine tenu sous sa présidence, il fut décidé de la création d'un congrès annuel de médecine mentale, auquel il prit plusieurs fois part. La volonté de Jules Falret de réunir ses travaux épars sur les maladies mentales prit forme avec la publication, en 1890, de son ouvrage principal, les Études cliniques et des Aliénés et les asiles d'aliénés, assistance, législation et médecine légale , la plupart de ses écrits avaient paru dans les Archives générales et dans les Annales médico-psychologiques. LES LEÇONS CLINIQUES EN ELLES-MEMES SONT RESTEES INEDITES.. Reliure usagée fragile. Mouillures en pied des premiers feuillets. Couverture rigide
Référence libraire : 101946
|
|
|
MANUSCRIT]
Institutiones physicae : manuscrit
, [fin XVIIIe-début XIXe siècle], in-8, 456 pp. 6 pl, Basane marbrée havane, dos à nerfs orné de caissons dorés, pièce de titre cognac, tranches rouges, Manuscrit de leçons de physique en latin, rédigé d'une écriture bien lisible. Il est illustré de 6 portraits de Newton (en frontispice), Descartes, Épicure, Gassendi, Démocrite et Liebniz, la plupart gravés par Desrochers. Petits manques, épidermures et restaurations, quelques rousseurs et taches. Couverture rigide
Référence libraire : 102662
|
|
|
MANUSCRIT - HÔPITAUX DE MARSEILLE
Registre - Journal des affaires de l'administration des hôpitaux de Marseille
Marseille, La Charité et Hôtel-Dieu, 1818, in-folio, 24 feuillets, Broché, "N° 3, Commencé le 22 février 1818 & fini le 31 mars 1818". (Inscrit sur la couverture) Registre autographe des hôpitaux de Marseille rédigé journellement à l'encre noire, sur 4 colonnes : Numéros d'ordre (entre 196 et 289), "Classification", "Désignation et analyse" et "Décision de la commission exécutive". Chaque numéro d'ordre expose, selon une classification, les divers faits survenus durant en février et mars 1818 : Population & personnel ; Comptabilité (dépenses journalières, entretien du mobilier, frais de pharmacie, etc.) ; Service médical ; Bâtiment ; Boulangerie ; Contentieux, etc. Dans la section Population & personnel on trouve diverses inscriptions pour des demandes d'admissions (en tant que patients ou simples "passants") des transferts, des décès ou bien des remises en liberté. Ces inscriptions sont faites entre les établissements de l'hôtel Dieu et l'hôpital de la Charité pour des sujets : "insensés et furieux", des aliénés et des reclus, des pauvres et des vieillards, ou encore des enfants orphelins. Les rapports médicaux sont établis par M. Dugas, médecin en chef de l'hôpital Dieu et Mr. Le Semainier de l'hôpital de la Charité. Les mouvements du personnel sont également indiqués dans cette section. Les contentieux sont très souvent liés à l'établissement et la prise en charge de la pension des sujets. Quelques faits marquants inscrits : N° 200 et 275 : Le 28 février il est fait part en "Maternité", service de M. Boyer, qu'un enfant de sexe masculin exposé à l'Hôtel Dieu, le 30 janvier 1818, inscrit sous le n° 2328 est réclamé par sa mère et rendu contre la somme de dédommagement de 900 francs le 1er mars. Les enfants sont renvoyés au bureau de police de Toulon puisque leur mère est "hors-d'état de se charger d'eux". | N° 201 bis : Rapport du médecin Dugas sur le sieur Jn Jacques Coulin, ancien capitaine au long cours, âgé de 67 ans, demeurant rue de la prison, demande d'admission pour un cancer, "maladie incurable". N° 208 : Le 4 mars : Procès-verbal de Mr Le Semainier de St Lazare dressé par M. Malvillon, commissaire de police, duquel il résulte que Marie Negrel (Madame Devin) se livrant à des "actes de fureur & de démence" sera transférée à St Lazare. N° 214 : Le 6 mars : Admission à l'hôpital de la Charité des enfants Jacques Touche, 7 ans et demi et Véronique Touche, 9 ans nés à la Seyne de feu Jacques Victor Touche et Jeanne Tesse son épouse qui les a abandonnés. N° 220 : Le 7 mars : Demande d'admission à l'hôpital de la Charité de la demoiselle Elizabeth Clément née à Marseille le 16 avril 1742 "au nombre des pauvres vieillards" contre une pension de 300 francs. N° 251 et 259 : Admission comme passante à l'Hôtel Dieu d'une jeune fille âgée de 13 ans Marie Angélique Mignanté née dans le duché de Gênes, venant de l'hôpital de Pertuis de laquelle ville elle a perdu son père Jean Mignanté, cette fille est porteuse d'une feuille de route et d'un passeport délivré par le consul de Sardaigne. Passionnant document manuscrit daté du début du XIXe siècle qui nous informe très précisément par des faits concrets du fonctionnement de deux célèbres établissements hospitaliers marseillais aujourd'hui disparus : La Vieille Charité qui, après la Révolution et jusqu'à la fin du XIXe siècle, était un hospice réservé aux vieillards et aux enfants et l'Hôtel-Dieu, ancien hôpital pour les indigents, qui est devenu aujourd'hui un grand hôtel de luxe. Couverture usée avec auréoles claires, salissures et petits manques de papier en marge. Couverture rigide
Référence libraire : 102922
|
|
|
MANUSCRIT | BONALD, Louis Jacques Maurice de (d'après Louis SELLIER)
Institutiones rhetoricae
Ambiani [Amiens], Ludovicus Jacobus Mauritius de Bonald, 1805, in-8, 207-[2]-55 ff, Cartonnage de l'époque, Manuscrit en deux parties : la première ? en 207 feuillets et 2 feuillets de table ? comporte le Cours de rhétorique en latin et en français de Louis Sellier; la seconde, foliotée en chiffre romains (LV), contient une transcription en français du Discours de Ciréron pour Milon. Le jeune étudiant à l'origine de ce cahier, Louis Jacques Maurice de Bonald (1787-1870), originaire de Millau, deviendra une personnalité éminente à Lyon, dont il sera l'archevêque en 1839. Pour l'heure, il est en passe d'achever ses études classiques : né dans une famille ultraroyaliste, il est conduit chez les Pères de la Foi ? d'abord au sein du collège d'Amiens, puis à Montdidier ? par son parent, le prêtre réfractaire de Millau Louis de Sambucy. Il y suit le cours de rhétorique de Louis Sellier (1772-1854), émule de Joseph Varin avec qui il participe à la restauration de la Compagnie de Jésus. Les leçons du père Sellier débutent le 23 septembre 1805; Maurice de Bonald est alors à l'aube de ses 18 ans. L'élève a recopié ses notes sur des pages réglées au crayon, à l'encre noire, d'une écriture soignée et lisible. La page de titre calligraphique est illustrée en tête d'une croix lumineuse surgissant de nuées. Le cours se constitue d'une préface et de trois parties : I. De inventione; II. De dispositione; III. De Elocutione. À la fin se trouvent le Pro Milone, célèbre plaidoyer de Cicéron qui servit d'exercice d'éloquence à des générations d'étudiants. "Sous la conduite de maîtres aussi éclairés dans la science de Dieu que dans les sciences humaines, la semence divine fructifia abondamment dans l'âme du jeune Maurice de Bonald, si bien préparée à la recevoir. Sa vocation ecclésiastique fut le couronnement de cette éducation profondément chrétienne, commencée sur les genoux d'une pieuse mère, et achevée par les soins de vénérables professeurs, et sous la haute direction de son père" (Vie de S. Em. le Cardinal de Bonald p. 15). Les études religieuses de Maurice de Bonald sont en fait assez peu connues, contrairement à sa carrière ecclésiastique : dès qu'il quitte les Pères de la foi, il entre au séminaire de Saint-Sulpice; il est fait prêtre à la fin de l'année 1811. En 1823, il est nommé à l'Evêché du Puy tout juste rétabli, puis devient archevêque de Lyon en 1839. Cet ultramontain oeuvre avec ferveur à la rechristianisation de la capitale de la soie en fondant des dizaines d'églises, plusieurs instituts religieux et en remettant à l'honneur le culte marial. Bien qu'imprégné de l'héritage ultraroyaliste de sa famille, Maurice de Bonald adopta une attitude prudente, évitant toute opposition directe au pouvoir et s'abstenant de s'impliquer dans les affaires politiques. Le document que nous présentons ici apporte un éclairage précieux sur les jeunes années de cette figure religieuse parmi les plus marquantes du milieu du XIXe siècle. Cachet de la bibliothèque des Capucins de Millau. Papier de recouvrement des plats largement arraché, dos manquant, mais couture solide. Bon état intérieur. Vie de S. Em. le Cardinal de Bonald. Lyon, Briday, 1870. Couverture rigide
Référence libraire : 102924
|
|
|
MANUSCRIT | ANONYME
[Traité de la sphère]
France, s.d. (milieu du XVIIIe s.), in-12, non paginé [222 ff.], 1 pl. dépl, Cartonnage de papier dominoté de l'époque, Charmant manuscrit, proposant un manuel d'astronomie élémentaire en français, sous la forme de questions et de réponses, d'objections et de propositions, de thèses et de preuves : selon un plan classique, le copiste y traite de la forme de la terre, des divers cercles de référence de la Terre et du Soleil (écliptique, équateur, méridien, etc.), du zodiaque, des étoiles fixes, des planètes et de leurs positions, des systèmes du monde ? Ptolémée, Tycho, Copernic ? du calendrier et des éclipses. Avec un schéma dessiné à la plume et à la sanguine, démontrant la révolution de la terre autour du soleil. Une strophe de deux lignes en regard de la première page ? sans doute le refrain d'une chanson populaire ? suggère une provenance occitane : "Praita me un coutelou / per coupar la bosse". Écriture à l'encre noire, très lisible. Dans son état d'origine. Manque au dos, charnières intérieures ouvertes; bonne tenue de la reliure néanmoins. Tache d'encre sur les vers de la chanson occitane. Couverture rigide
Référence libraire : 103221
|
|
|
MANUSCRIT | ALIBERT, Jean-Louis (d'après); QUANTIN (élève)
Notes sur la thérapeutique
Paris, 1814, in-8, 352 pp. manuscrites, [21] ff. vierges, Demi-veau vert à petits coins, Ouvrage manuscrit de matières médicales rédigé par un étudiant à Paris en 1814, Quantin, dont la signature apparait à plusieurs reprises dans le recueil, ainsi que sur l'ex-libris manuscrit couvrant la première garde blanche : "Paris, le 26 mai 1814. Il appartient à Moi, Quantin, élève en médecine". Les notes se composent de quatre parties abordant l'histoire, les usages et les propriétés des substances médicinales, avec une pharmacopée. Elles constituent un aperçu caractéristique de la thérapeutique telle qu'elle était enseignée après la Révolution et dans les premières années du XIXe siècle à Paris. La division et la structure du manuscrit s'inspirent largement des Nouveaux élémens de thérapeutique de Jean-Louis ALIBERT ? publiés pour la première fois en 1804 ? dont une troisième édition avait été justement donnée en 1814 (Caille et Ravier) : plusieurs morceaux ont été directement copiées sur lui ? notamment le Nouvel essai sur l'art de formuler. Ces travaux anciens de d'Alibert, dont on connaît surtout les contributions majeures dans le domaine de la dermatologie, lui ouvriront place la professeur de botanique à la Faculté de médecine de Paris en 1823, puis la chaire de thérapeutique en 1821. - La première partie du manuscrit de Quantin ? "Des substances que la médecine emprunte au règne végétal pour agir sur la tonicité ou contractilité fibrillaire de l'estomac et des intestins" ? présente les plantes et écorces selon la division d'Alibert* : le quinquina, la cascarille, l'angusture, la cannelle, l'écorce de Winter, le simarouba, la racine de Jean de Lopez (Radix Lopeziana), le charbon-béni, le sang-dragon, le cachou, etc. - À la suite se trouve un "Tableau alphabétique des plantes usuelles, ou des principales propriétés des plantes en médecine", décrivant les substances alexipharmaques, antiépileptiques, antiscorbutiques, antivénériennes, carminatives, diurétique, émétique, fébrifuge, ophtalmique, vésicatoire, etc. - Le manuscrit se poursuit sur le "Nouvel essai sur l'art de formuler" recopiant les formules données par d'Alibert**, soit plusieurs recettes prescrites dans le traitement des voies digestives et urinaires, des système de la respiration, nerveux, dermoïde et de la génération : élixir antiscorbutique, vin cordial et thériacal, bière stomachique, pilule mercurielle, lavements adoucissants ou purgatifs, boisson antiphlogistique de Stoll, vinaigre de Saturne, pommade de la sultane ou encore vin de cloporte. - À la suite se trouve un "Tableau des substances qui agissent sur les voies animales". - Les douze dernières pages ont été rédigées tardivement, par plusieurs mains : on y trouve notamment des remèdes familiaux datés de 1901-1904. Dos usagé, avec manques. Bon état intérieur. * Nouveaux élémens de thérapeutique et de matière médicale (...) Paris, Caille et Ravier, 1814 (3e éd.). Vol. I, p. 21 et suiv. ** Ibid, vol. II, p. 577 et suiv. Les formules d'Alibert sont données en français et en latin : l'étudiant Quantin les a retranscrites ici en français uniquement. Couverture rigide
Référence libraire : 103349
|
|
|
MANUSCRIT | DUPRÉS (?)
Cursus Physicomathematicus
France, s.d. (fin du XVIIe s.), in-12, 259-[9] ff, Vélin revêtu de papier gaufré, Ex-libris manuscrit sur la première page : Ex-libris Duprés (?) candidati mathema[ticarum]. Joli manuscrit en latin, couvrant les principaux aspects de l'astronomie, des mathématiques et de la gnomonique, rédigé à l'encre brune d'une écriture très soigné et enrichi de figures et de planches dessinées à la plume. La première partie traite de la figure de la terre, de la distribution de la lumière, de la grandeur de la terre, de la mesure des lignes, des surfaces planes et des solides, de la trigonométrie, etc. La seconde partie est consacrée à la gnomonique. À la fin du manuscrit se trouve un supplément de quelques pages, "De tormento bellico", consacré aux machines de guerre, enrichie de figures gravées sur cuivre extraites d'ouvrages imprimés; cette partie s'achève sur une table en français des différentes espèces de canons et de tableaux balistique pour les jets de bombes. Charnière intérieure ouvert, dos décollé, large mouillure sur le plat inférieur. Mouillure en fin d'ouvrage, déchirure sans manque à une planche. Couverture rigide
Référence libraire : 103370
|
|
|
( Vigne ) Manuscrit
Acte de vente à Serrière de Briord (Virizieu, Seillonaz) (Ain) entre Gabrielle Babolat/François Plantin et Clémence Javelot d'un territoire avec vigne - 1803
Serrière, le six germinal an 11, feuillet double sur papier bleuté filigrané “timbre national” rédigé à Serrière (Ain) - feuillet double : 29.5 x 21 cm. Tache rousse sur les pliures.
Référence libraire : 5406
|
|
|
(Manuscrit) Marquis de Tournon à Suse (Maladie du bétail)
(Manifeste) De part le Roy...
1773. 48.5 x 37 cm - Manuscrit sur papier vergé. Diverses déchirures avec petits manques sans manque de texte ; taches claires. Document très lisible.
Référence libraire : 13533
|
|
|
(Manuscrit)
Théorie du Tissage -
Ecole Municipale de Tissage de Lyon, 1906-1907. In folio. Entièrement manuscrit, et avec une belle écriture et une belle présentation. Description des textiles les plus employés à la fabrication des tissus : La Soie - La Laine - Le Coton - Le Lin - Le Chanvre - Le Jute - La Ramie. Le Remettage - Taffetas - Picage en peigne - Sergés... Métier à la grande Tire - Métier à boutons - Métier à la Falconne - Métier Jacquard - Mécanique Vincenzi - Mécanique Verdol - Lisage à tambour - Piquage accéléré - Mise en carte - L'Empoutage - Velours Gandin... Joint un diplôme avec la signature de : Justin Godard et E. Herriot, avec la Mention Honorable. Toujours agrémenté avec des échantillons de tissus, Cachemire, Façonné teint en pièce, Taffetas façonné caméléon, Satin lancé pour col, Petite broderie Fond taffetas piqueté,..
Référence libraire : 35572
|
|
|