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‎Jules RENARD‎

‎Carte de visite autographe adressée à son ami Camille de Sainte-Croix‎

‎Paris s. d. [ca 1900] | 13 x 9 cm | une carte de visite‎

‎Carte de visite imprimée de Jules Renard sur laquelle il a ajouté ces quelques mots à l'attention de son ami Camille de Sainte-Croix : "Comme c'est loin déjà, l'écornifleur ! et il me semble, mon cher Camille de Sainte-Croix, que votre amitié n'a pas changé, ni la mienne. Cela tient sans doute à ce que nous sommes des maris modèles." - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Référence libraire : 85262

‎Pierre DRIEU LA ROCHELLE‎

‎Lettre autographe signée à la poétesse Renée de Brimont à propos de son recueil Fond de cantine‎

‎samedi janvier [19]21 | 21 x 27 cm | une page sur un feuillet‎

‎Lettre autographe signée de Pierre Drieu la Rochelle. Une page à l'encre noire sur un feuillet.Traces de plis transversaux inhérentes à l'envoi. L'écrivain offre une très belle analyse de ses vers inspirés du front, rassemblés sous le titre provocateur de Fond de cantine, paru en 1920. Il demande l'avis de la poétesseRenée de Brimont, petite nièce de Lamartine, qui publia également à la Nrf : "Merci Madame de la décision très fine de ces vers me coupent comme un regret. Que chacun se retire dans soi-même. Que puis-je espérer que vous pensez de ces rythmes militaires [...]". Esthétique et rare lettre de Drieu la Rochelle. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Référence libraire : 85767

‎Donatien Alphonse François de SADE‎

‎"J'éprouve [...] un dégoût, un abattement total"‎

‎Charenton 1801 | 15 x 22.80 cm | un feuillet composé deux papiers encollés‎

‎Lettre autographe originale du Marquis de Sade écrite depuis l'asile de Charenton (le lieu est nommé au dos, au début de la missive biffée). 27 lignes d'une écriture relativement resserrée sans adresse, mais le plus probablement écrite à son épouse, ce dont témoigne l'origine de cette lettre, en provenance de la famille de Sade.La lettre est physiquement composée de deux morceaux de papier encollés, au dos desquels figurent 19 lignes du Marquis scrupuleusement biffées mais laissant apparaître quelques mots ou lettres. Lettre citée dans Maurice Lever,Donatien Alphonse François, marquis de Sade, Paris, Fayard, 1991, p. 631. * Le 7 mars 1801, Armand de Sade, le fils du Marquis, reçoit une lettre du ministre de la police Joseph Fouché, qui lui notifie que son père a été arrêté hier et qu'on a trouvé sur lui des pages manuscrites du roman La nouvelle Justine : "Néanmoins, sensible à votre demande de mansuétude et ayant à cur de préserver l'honneur de votre nom, j'ai pris la décision de faire transférer votre père dans la maison de santé de Charenton..." On notera que pour Fouché, Charenton, asile d'aliénés, n'est qu'une maison de santé, une prison, et en effet, il ne faudrait pas oublier qu'une grande partie de la population de ces asiles n'étaient autre que des individus qui ne rentraient pas dans le champ social et moral et la psychiatrie n'a longtemps eu d'autre but que celui de normaliser, de rendre apte à la vie sociale. Contrairement a ce qui a été dit, Sade y a parfaitement sa place. Cependant, l'attitude de Sade le fera, sitôt entré à Charenton, expulser à Bicêtre (la Bastille des canailles), mais sa famille réussira là encore à le réintégrer à l'asile de Charenton. L'enfermement à Charenton sera non seulement la dernière incarcération du Marquis de Sade, mais son dernier lieu de vie, puisqu'il y trouva la mort en 1814. Les 19 lignes scrupuleusement biffées au dos laissent apparaître quelques mots ou lettres ; à cet égard on peut conjecturer qu'il s'agit d'un message codé dont Sade était assez friand, car à supposer que la censure fût à l'origine de ces ratures, absolument tout l'aurait été, or le message montre bien que presque tout a été consciencieusement biffé hormis quelques mots ou lettres. On peut ainsi retenir : Nécessaire, à tous, ger, ue, quel, je trouve, de... Quant à la lettre elle-même, elle est remarquable par l'homogéneité de son message. Il s'agit d'une longue plainte décrivant les maux physiques dont Sade est victime. C'est un compte rendu comptable de la somme des symptômes qui accablent l'écrivain. Dans un style hyperbolique usant entre autres figures de style des adverbes d'intensité (si, tel, très...), Sade égrène méthodiquement les violentes douleurs dont son corps est secoué, l'ensemble de ces violences étant constitué en système, en structure dont toutes les parties sont liées. Dans la correspondance de l'écrivain, on peut dire que chaque fois que ce dernier s'est trouvé incarcéré, ses lettres font mention d'attaques physiques incontrôlables même si on ne connaît pas d'autre lettre aussi uniforme et systématique. A l'enfermement répond un langage du corps pour le moins volubile, la douleur prenant naissance au creux de l'estomac pour irradier vers la périphérie : tête, yeux, jambes, l'ensemble convergeant vers un vertige, la perte d'équilibre... car c'est de cela qu'il s'agit, Sade n'est atteint d'aucune maladie, il est assiégé par l'angoisse dont le sens ultime est le vertige, le vacillement d'une réalité où lui sont retranchés sa liberté de vivre à sa guise, sa liberté de déplacement, et son nom. La perte de ces éléments fondamentaux pour son existence font de Sade un navire dans la tourmente. En outre, et quant à la formation de ces symtômes particuliers, si l'on considère que l'accomplissement d'un certain sadisme sexuel lui est nécessaire, la privation de cette satisfaction retourne sur lui-même cette pulsion sadique, qui devient masochiste. L'impossibilité d'extérioriser la destructivité qu‎

Référence libraire : 85841

‎Jean COCTEAU‎

‎"Il m'est encore impossible d'entrer dans les détails d'un long drame intime sans mettre en cause certaines personnes qui sont davantage des victimes du destin que véritablement responsables. Cette longue et triste histoire m'oblige à vivre loin de ce Santo Sospir dont les murs témoignent d'une amitié de quatorze ans..." Lettre autographe adressée à un ami à propos d'une amitié brisée et de ses projets de décoration de la chapelle de Notre-Dame de Jérusalem de Fréjus‎

‎Fréjus 17 Avril 1963 | 21.50 x 27.50 cm | une page‎

‎Lettre autographe datée et signée de Jean Cocteau, 20 lignes à l'encre noire, à en-tête du comité d'édification de la chapelle de Notre-Dame de Jérusalem de Fréjus. Traces de pliures inhérentes à la mise sous pli, une déchirure en marge gauche de la lettre au niveai de la pliure. Jean Cocteau se confond en excuses tout en se reconnaissant des circonstances atténuantes au regard du poids émotionnel qui l'accable : "J'accepte vos reproches avec beaucoup de honte. Mais si je pouvais vous raconter la période que je traverse votre coeur me comprendrait et m'absoudrait..." en raison d'une amitié récemment défunte et à propos de laquelle il ne désire pas en divulguer plus : "N'en parlons plus et priez pour moi..." Jean Cocteau préfère évoquer ses projets : "Actuellement je me consacre à mon travail de la chapelle du Saint-Sépulcre. Quand je l'aurai construite, peinte et rendue digne des chevaliers de Jérusalem, je me remettrait (sic) peut-être à écrire..." et les perspectives qui l'enchantent : "Il est probable que je resterais, après Pâques, à Fréjus, où les organisateurs m'offrent une petite villa." - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Référence libraire : 86003

‎Sacha GUITRY‎

‎Fragment manuscrit intitulé "Dialogue au sujet de la guerre"‎

‎S. n. | s. l. s. d. [ca 1930] | 21 x 27 cm | une page recto-verso plus un quart de page‎

‎Fragment manuscrit que Sacha Guitry a intitulé "Dialogue au sujet de la guerre",manuscrit de premier jet, 51 lignes rédigées au crayon de papier. Quelques ratures de la main de Sacha Guitry. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Référence libraire : 86004

‎Félicien CHAMPSAUR‎

‎Lettre autographe adressée à un ami écrivain à propos notamment de la prochaine parution de son ouvrage l'Orgie latine chez Fasquelle‎

‎Paris s. d. [ca 1903] | 13 x 21 cm | 4 pages sur un double feuillet‎

‎Lettre autographe datée et signée de Félicien Champsaur, environ 75 lignes à l'encre rose, adressée à un ami écrivain depuis son domicile parisien de la rue Ballu. Traces de pliures inhérentes à la mise sous pli,déchirures en marges droites de la lettre au niveau de la pliure. Félicien Champsaur s'excuse de sa tardive réponse : "Ne m'en veuillez pas et pardonnez, définitivement, à un confrère, harcelé par tous les flux de la vie, mais qui est "votre ami" , très acquis par les plus charmants souvenirs" et adresse ses meilleurs voeux pour l'année 1903 qui débute. Il évoque également la prochaine parution de son ouvrage "L'orgie latine" à paraître chez Eugène Fasquelle et qui sera ornée d'illustrations et propose à son correspondant de collaborer à la revue la Bavarde dans il donne quelques articles. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Référence libraire : 86005

‎Marcel PROUST‎

‎Lettre autographe signée à Maurice de Fleury à propos de ses pastiches‎

‎s. l. s. d. [1908 ou 1919 ?] | 11.60 x 17.80 cm | 4 pages sur un feuillet remplié‎

‎Lettre autographe signée de Marcel Proust à Maurice de Fleury, psychiatre et homme de lettres célèbre proche d'Émile Zola, qui a écrit un recueil de nouvelles ainsi que divers ouvrages médicaux sur la neurasthénie, l'insomnie, l'épilepsie. Quatre pages sur un double feuillet filigrané "Island Mill" bordé de noir. Traces de pli inhérentes à l'envoi. Publiée dans Kolb, VIII, n°32, p. 74-75. Superbe lettrevantantles mérites du pastiche littéraire, par l'un des plus grands écrivains du genre : Marcel Proust. L'écriture de la missivepeut coïncider avec la parution de sa série de pastiches sur l'Affaire Lemoine (escroquerie montée par un ingénieur français de ce nom, qui se prétendait capable de fabriquer des diamants authentiques), en première page du supplément littéraire duFigaroentre 1908 et 1909, ou bien dater de sa publication en volume, sous le titrePastiches et mélanges,en 1919. La lettre autographe est présentée sous une chemise en demi maroquin bleu nuit, plats de papier marbré à motif oeil de chat,contreplats doublés d'agneau beige, étui bordé du même maroquin. Proust remercie chaleureusement son ami Maurice de Fleury, «savant et écrivain», pour sa favorable réception de ses «petits pastiches»: «Votre double mérite devrait vous rendre doublement sévère : et vous excusez le pastiche, ce genre inférieur!», reconnaissant avec ironie la place encore précaire qu'occupait ce genre inhabituel, bien que populaire du temps de Proust. Le pastiche était davantage perçu comme une fantaisie stylistique ou même un exercice d'étudiant qu'une véritable création digne des belles lettres. L'écrivain le considère pourtant ici comme une rafraîchissante addition à la stricte hiérarchie des genres qui prévaut encore: « Manié pourtant par vos mains plus belles que les miennes, il me semble qu'il pourrait peut-être devenir comme une forme indirecte, plus discrète, plus frêle et plus élégante de critique littéraire. Des esprits très fiers pourraient s'y adonner, et des esprits très fins. comme le vôtre, très attraché par la grandeur, le sérieux, le devoir, aussi sage, pourrait s'y plaire, suivre ces jeux.»Proust revendique par ces mots l'intérêt du«pastiche critique», dontla tradition était déjà bien établie, agissant comme une analyse empirique du style d'un auteur. Depuis ses années à Condorcet, l'écrivain le pratique assidûment, avec,selon ses dires,plus ou moins de succès: «J'ai été aussi quelques fois à faire des pastiches de littérature médicale! Si j'avais pu les retrouver, ou les recommencer (mais tout cela est trop loin) je les aurais publiés si j'avais su que vous lisiez cela pour vous amuser. Je n'ai pas besoin de vous dire que jugé inimitable, vous n'y figuriez pas. Mais [] d'autres sont moins parfaits et joignaient à des qualités bien intéressantes, des petits défauts dont l'imitation et la caricature étaient possibles» Le pastiche aura de multiples vertus pour l'écrivain, et son usagel'aida sans nul douteà affiner son propre style. L'exercice dépassera bientôt les confins de la critique littéraire, comme le remarque Paul Aron: «Il n'est pas faux d'affirmer que la Recherche est un gigantesque pastiche du discours social fin de siècle.» Son grand uvre contiendra en effet des pastiches à divers degrés :leur manifestation la plus remarquable étant sans doute unevraie-fausse citationdu«journal inédit des Goncourt», passage écrit de toutes pièces par Proust qui apparaît dans Le Temps retrouvé. Exceptionnel témoignage de Proust à proposd'un important procédé de sacréation littéraire,qui nourrira les pages de saRecherche. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Référence libraire : 86094

‎Maurice LEBLANC‎

‎Lettre autographe signée adressée à un ami prenommé Louis le chargeant de deux démarches à effectuer pour lui‎

‎s. l. s. d. [ca 1905] | 11.50 x 18 cm | 5 pages sur un double feuillet‎

‎Lettre autographe signée de Maurice Leblanc à un ami rouennais prénommé Louis à qui il demande de lui rendre quelques services faute d'avoir le temps de s'en occuper lui-même. Maurice Leblanc charge son ami de deux commissions pour lui, la première d'aller chercher des meubles réservés par un de ses amis chez un antiquaire : "Passer chez un denommé Chassaigne, antiquaire, 20 rue St Romain...Il a vendu aux Prat il y a deux mois 6 chaises... [...] il n'a pas voulu accepter d'arrhes paraît-il... Pas de réponse. Qu'il dise franchement qu'il a tout vendu. Le banc était pour moi, 40fs et je voudrais bien l'avoir...", la seconde concernant une démarche administrative : "Passer au greffe du tribunal civil... et demander un extrait de mon acte de naissance et un extrait de l'acte de decès de mes parents... C'est pour un mariage..." - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Référence libraire : 86168

‎Julien BENDA‎

‎"... comme je le pressentais, je n'aurai doux le plaisir de faire connaissance de Vaux, que fin septembre, si vous continuez à m'admettre à cette époque..." Lettre autographe signée adressée à une amie‎

‎s. l. 6 Août 1918 | 13.50 x 18 cm | 2 pages et demie sur un double feuillet‎

‎Lettre autographe signée de Julien Benda adressée à une amie qu'il espère voir prochainement malgré les vicissitudes de la guerre, 28 lignes à l'encre noire. Traces de pliures inhérentes à la mise sous pli, une petite déchirure en marge droite de la première page. Julien Benda ne peut rencontrer son amie comme initialement prévu: "Je vais partir dans deux jours pour Uriage dont je reviendrai trop tard pour qu'il me soit possible d'aller vous voir avant votre départ pour Salies..." mais se réjouit d'avoir obtenu de ses nouvelles par l'intermédiaire d'un ami commun : "... ai eu de vos nouvelles. Je serais heureux d'en avoir encore, bien que la vie là-bas doive être exempte d'épisodes propres à fournir des récits à la Sévigné ; ici au contraire, depuis ce matin, dix heures, nous avons un renouveau d'émotion, comme vous l'apprendrez par les feuilles publiques... Mais rassurez-vous, nous "tenons"..." - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Référence libraire : 86172

‎Claude FARRÈRE‎

‎"Perdez la funeste habitude de me voir tué chaque fois qu'on parle l'épée à l'entour. C'est au contraire moi qui tuerai les autres..." Amusante lettre autographe signée à son ami Pierre Louÿs‎

‎Toulon 20 Juillet 1908 | 13.50 x 21.50 cm | deux pages et demie sur un double feuillet + une enveloppe‎

‎Lettre autographe signée de Claude Farrère, alors sous les drapeaux, 47 lignes à l'encre bleue, rédigée depuis Toulon à son ami Pierre Louÿs. Traces de pliures inhérentes à la mise sous pli, enveloppe jointe. Le soldat Claude Farrère remercie son ami de l'avoir défendu lors d'un différend l'opposant à un certain sieur B même si cela ne valait guère la peine de lui consacrer autant d'importance : "Le sieur B a lu, dans une quelqconque Annales, que son ennemi féroce était en train de guerroyer à Safi contre les Musulmans... Par une guigne inouïe, il se trouva que j'étais revenu de là-bas. Sa stupeur fut alors si grande qu'il perdit la tête..." , "Maintenant je ne vous dirai jamais à quel point j'ai été ému de votre rôle à vous, et du rôle de V. dans toute l'affaire..." Sûr de ses qualités d'escrimeur et de tireur, Claude Farrère se permet cette gentille et humoristique pique à l'adresse de son ami, et tient à le rasséréner au risque de sombrer dans l'anachronisme : "Perdez la funeste habitude de me voir tué chaque fois qu'on parle l'épée à l'entour. C'est au contraire moi qui tuerai les autres... Je fais d'abord beaucoup d'épée, à présent. Et je tire le pistolet comme feu Guillaume Tell. Donc be quiet. Voilà. A quand?" - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Référence libraire : 86173

‎Claude FARRÈRE‎

‎"M.M. possède à peu près vingt lettre de moi... une au moins dont je me souviens, et qui est une profession de sadisme. Je n'en dors plus."" Lettre autographe signée à son ami Pierre Louÿs à propos de ses succès féminins lui jouant parfois des tours‎

‎Grenade 1908 | 20.50 x 27 cm | huit pages sur deux doubles feuillets + une enveloppe‎

‎Humorristique lettre autographe signée de Claude Farrère, alors en croisière en Méditerranée et postée depuis Hôtel Washington Irving de Grenade, 8 pages sur deux doubles feuillets, dans laquelle il évoque notamment ses exploits auprès de la gent féminine. Traces de pliures inhérentes à la mise sous pli, enveloppe jointe. Claude Farrère quittant Tanger pour Grenade via Gibraltar, lui narre avec humour sa toute dernière conquête féminine et sa rivalité avec un autre soupirant : "Hier matin comme le Cassini allait quitter Tanger - where I had a delicious flirtation with a young girl !! [...] Nous aperçumes un être humain sur la dunette..., lequel être humaion criait comme un cochon de lait pris, quant à la queue, dans une porte. C'était mon successeur... Supposez que ce brave homme eût eu de moins bons poumons : nous ne l'entendions pas..." Il remercie Pierre Louÿs pour son dernier courrier auquel il s'empresse de donner suite: "J'ai cueilli votre lettre hier. Et vous voyez, je n'attends pas vingt-quatre pour vous répondre. Je constate en effet que dès qu'on est éloigné plus de quinze jours, toute causerie devient impossible. Jugez-en !!!" tout en clarifiant les choses à propos des trop nombreuses femmes qu'il a séduites au point que Pierre Louÿs ne s'y retrouve plus : "J'aurais juré sur ma vie que je vous avais narré par le menu mon aventure avec Mlle M. ; j'ai dû chercher une bonne heure dans mes souvenirs ce que pouvaient représenter les initiales CG !!! Voilà où nous en sommes. C'est affolant." Mais Claude Farrère s'expose parfois aux risques de ses pléthoriques victoires sentimentales et vante ironiquement ses déboires :"M.M. possède à peu près vingt lettre de moi... une au moins dont je me souviens, et qui est une profession de sadisme. Je n'en dors plus. Fiez vous après ça au jolies personnes très flirt qui vous écrivent des horreurs délicates pour se procurer de la prose à publier posthumement !!!" Il lui détaille aussi, de manière enjouée et épique, sa dernière soirée à bord du Cassini et les marques de sympathie qu'il a reçues : "Mon départ du Cassini a été la chose la plus parfaitement grotesque de la terre, et même des cinq océans... Toasts, effusions, agapes... R. m'informe solennellement que je suis "chaleureusement" proposé pour la croix par lui et l'amiral. Moi (qui le savais), stupéfaction classique et pénétrée. Là-dessus, la baleinière accoste, mes valises embarquent, je les suis... l'équipage dormait depuis deux heures théoriquement. Mais à peine la baleinière pousse-t-elle, hurlements sauvages, clameurs, vivats, hourrahs. Sans rien dire tous ces braves gens avaient attendu patiemment qu'il fût l'heure de crier. Naturellement je me suis mis à pleurer. Enfin l'idiotie totale." Il achève cette missive en énumérant les villes andalouse qu'il visitera : "Je oars après demain pour Séville, ensuite Cordoue et Tolède..." - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Référence libraire : 86215

‎Julien GRACQ‎

‎"Pourquoi la littérature... a-t-elle tant de mal au contraire à considérer la réalité, si le besoin s'en fait sortir?" Carte postale autographe signée de Julien Gracq adressée à son proche ami et monographe Ariel Denis à propos de sa lecture d'Ulysse de James Joyce‎

‎Sion-sur-l'Océan 13 Août [ca 1985] | 15 x 10 cm | une carte postale‎

‎Carte postale autographe signée de Julien Gracq, (19 lignes à l'encre noire), adressée à son ami et monographe Ariel Denis, rédigée depuis sa villégiature vendéenne, au verso d'une reproduction photographique représentant la côte Sion-sur-Océan vue du ciel. Julien Gracq évoque sa lecture de Joyce et compare les paysages et le climat irlandais à ceux de Vendée: "Ici, aucune trace des brumes d'Irlande, il fait inaltérablement beau, sans même un orage..." et s'enquiert de l'avenir professionnel de son ami : "Comment s'arrangent vos perspectives universitaires pour l'année à venir? Problème qui je sais, assombrit toujours un peu vos fins de vacances et dont j'espère qu'il va se régler à votre satisfaction." - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Référence libraire : 86224

‎Violette LEDUC‎

‎Lettre autographe signée adressée à Adriana Salem‎

‎Saint-Cirq-Lapopie s. d. [ca 1956] | 13 x 21 cm | une page et demie sur un feuillet‎

‎Lettre autographe signée de Violette Leduc adressée à Adriana, probablement Adriana Salem, 21 lignes à l'encre bleue. Pliure inhérente à la mise sous pli et petits manques marginaux dûs au prélèvement du feuillet. Lettre de remerciement envoyée depuis son domicile versaillais : "J'ai bien reçu la boîte de gâteaux, merci de tout mon coeur, comme c'est gentil. Violette Leduc étant souffrante psychiquement, elle informe sa correspondante de son programme de soins médicaux : "Simone de Beauvoir m'emmenera à la Vallée aux Loups, dans la clinique du Dr Le Savoureux mais Diatkine me reverra avant ici, c'est long enfin si j'en sors ! " et lui demande de ses nouvelles. Adriana Salemetait la fille de Frederic Gentili di Giuseppe, représentant du ministre des finances italien à Paris et grand collectionneur de tableaux de la Renaissance italienne. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Référence libraire : 86293

‎Joris-Karl HUYSMANS‎

‎Carte autographe signée rectifiant une erreur d'adresse pour son correspondant‎

‎s. l. s. d. [ca 1895] | 11.50 x 9 cm | une carte recto‎

‎Carte autographe signée,7 lignes à l'encre noire. Une tache en marge gauche affectant la première lettre de la troisième ligne. Dans ce billet, Huysmans s'interroge sur l'adresse de Dom Besse,moine bénédictin, écrivain et historien français, qu'il a précédemment communiquée à son correspondant et pour laquelle il semble avoir commis une erreur. Par précaution, il la lui détaille à nouveau. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Référence libraire : 86295

‎Henri BARBUSSE‎

‎Belle lettre autographe adressée à son amour et évoquant ses pérégrinations pour s'immiscer dans la vie politique des Balkans, notamment en Roumanie : "Mon séjour en Roumanie a été extrêmement rempli et a eu une très grande répercussion : campagnes de journaux, incidents à la chambre, manifestations populaires et qq criailleries fascistes etc..."‎

‎S. n. | s. l. 25 Novembre 1925 | 14.50 x 19.50 cm | 2 pages sur un feuillet‎

‎Lettre autographe datée et signée d'Henri Barbusse adressée à une amie, 32 lignes rédigées à l'encre noire depuis le bateau à vapeur Vaporul Regele Caroli. Pliures inhérentes à la mise sous pli, papier à en-tête des services maritimes roumains et du Vaporul Regele Caroli. Alors en croisière de Constanza à Constantinople, Henri Barbusse sa languit de l'absence de la femme qu'il aime : "Pendant tout le voyage, qui en est à peu près à la moitié, je n'ai cessé de penser à toi, ma belle, et je viens à toi en ce moment, à travers les distances et les préoccupations de toutes sortes, comme à ma vérité essentielle et suprême, comme partout et comme toujours." Il énumère les étapes de son voyage de retour depuis Constantinople à travers les Balkans puis l'Europe :"Je resterai deux trois jours à Constantinople, puis quatre jours à Sofia et quatre jours à Belgrade. puis deux jours à Budapest, Vienne et Paris." et s'inquiète de n'avoir pas reçu de nouvelles de son amour : "Je n'ai pas reçu de lettre de toi par le canal que je t'avais indiqué. Adresse moi un mot pour me dire comment tu vas..." Il se montre très satisfait du temps qu'il a passé en Roumanie politiquement parlant : "Mon séjour en Roumanie a été extrêmement rempli et a eu une très grande répercussion : campagnes de journaux, incidents à la chambre, mainfestations populaires et qq criailleries fascistes etc... je te raconterai tout cela en détail." - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Référence libraire : 86356

‎François MAURIAC‎

‎"Mais n'allez pas croire que le T.R. soit une revue catholique..." Lettre autographe datée et signée adressée à l'abbé Casy Rivière à propos de la vie littéraire et notamment de la revue la Table Ronde‎

‎S. n. | Paris s. d. [ca 1930] | 14 x 21.50 cm | une page recto verso‎

‎Lettre autographe de François Mauriac signée de ses initiales (28 lignes à l'encre bleue à en-tête de son domicile parisien de l'avenue Théophile Gautier) adressée à l'abbé Casy Rivière. Trace de pliure inhérente à la mise sous pli. François Mauriac évoque ses prochaines pérégrinations estivales : "... je pars le 20 en auto pour les Pyrénées et ne serai à Malagar que vers le 1 sept. Regrets !..." mais aussil'activité littéraire et certaines obédiences religieuses que l'on prête à la revue La Table ronde : "Le Léautaud a paru pendant mon séjour à Florence et je l'ai beaucoup regretté. Cela ne se renouvellera plus.Mais n'allez pas croire que le T.R. soit une revue catholique. Je suis à peu près le seul à l'être dans la rédaction. Et c'est bien pourquoi je ne souhaite nullement qu'un vicaire la lise." Il termine la missive par cette révélation concernant sa productivité en tant que vacancier : "Je lutte désespérément pour mon travail personnel contre tout ce qui m'en détourne, surtout lorsque je suis loin de Paris." - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Référence libraire : 86491

‎Violette LEDUC‎

‎Lettre autographe signée adressée à Adriana Salem à propos de ses promenades à Saint-Cirq-Lapopie dans le Quercy‎

‎Saint-Cirq-Lapopie s. d. [ca 1960] | 16 x 22 cm | une page sur un feuillet‎

‎Lettre autographe signée de Violette Leduc adressée à Adriana, probablement Adriana Salem, 20 lignes à l'encre bleue. Pliure inhérente à la mise sous pli et petits manques marginaux dûs au prélèvement du feuillet. Violette Leduc est encore àSaint-Cirq-Lapopie : "... bloquée par les belles choses cherchées et trouvées dans la nature : des grosses, des vieilles pierres de couleurs, des fossiles" et profite allègrement de ses balades en pleine nature : "J'ai marché des kilomètres et des kilomètres sous la pluie, sous l'orage ..." Elle s'inquiète de faire transporter à Paris tout ce qu'elle a glané lors de ses pérégrinations : "...j'ai porté ces chargements. Maintenant, je me demande comment les expédier. Il y en a beaucoup. L'idée que tout arriverait en miettes me désole, vous le comprendrez." - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Référence libraire : 86494

‎Honoré de BALZAC‎

‎Lettre autographe signée après sa première rencontre avec Madame Hanska‎

‎s. l. [Neuchâtel] [29 septembre 1833] | 13.40 x 21.10 cm | une page sur un double feuillet‎

‎Lettre autographe signée dHonoré de Balzac adressée à son ami lécrivain Charles de Bernard. Une page rédigée à lencre noire sur un bifeuillet. Au verso du dernier feuillet, figure ladresse du destinataire [Charles de Bernard du Grail] rédigée de la main de Balzac, ainsi que des tampons postaux et le cachet portant les armes des Balzac dEntraigues, que lécrivain sétait appropriées. Quelques infimes trous sans atteinte au texte, traces de plis inhérentes à lenvoi. Publiée dans sa correspondance (Paris, Calmann Lévy, 1876, CXIV, p. 252-253). Balzac écrit cette missive quatre jours après sa toute première rencontre et son premier baiser avec Madame Hanska à Neuchâtel, à la suite de longs mois déchanges épistolaires. «?Jai été très heureux ici. Je suis très content de ce que jai vu, le pays est délicieux?; mais vous savez que Jupiter a deux tonneaux et que les dieux nont point de faveurs qui soient pures.?» * Deux ans après la première lettre de «?lÉtrangère?» Éveline Rzewuska, un Balzac enamouré quitte Paris pour la retrouver en Suisse. Lécrivain faisant une «?escale?» à Besançon, servant de prétexte à son départ de la capitale, y avait brièvement vu son correspondant Charles de Bernard?: «?Il me semble que je vous ai bien peu remercié de la bonne journée que vous mavez donnée?; mais jespère vous prouver que je ne suis point un ingrat. À mercredi donc?; vous devez penser que jaurai bien du plaisir à vous revoir, vous qui avez fait que mon voyage à Besançon na pas été inutile et que jy ai trouvé du plaisir?». Après cette journée à Besançon et un voyage en malle-poste chaotique, Balzac rencontra enfin sa belle, quil dut malheureusement partager avec son mari le comte Hanski. Profitant dune absence de ce dernier, lécrivain échangea, sur un antique banc de pierre de la colline du Crêt, un baiser tant attendu avec Madame Hanska. Tout au bonheur de cette première rencontre, il ne peut sempêcher cependant de citer lomineuse fable de la Fontaine dans cette lettre?: «?mais vous savez que Jupiter a deux tonneaux et que les dieux nont point de faveurs qui soient pures?». Ses amours avec Madame Hanska ne seront pas, en effet, dun calme olympien, comme le résumera Gonzague Saint Bris?: «?dix-huit ans damour, seize ans dattente, deux ans de bonheur et six mois de mariage?». De Neuchâtel, ils garderont limage dun lieu symbolisant leur union. La ville figurera dans une soixantaine de leurs lettres?: «?Neuchâtel, cest comme le lys blanc, pur, plein dodeurs pénétrantes, la jeunesse, la fraîcheur, léclat, lespoir, le bonheur entrevu?», lui écrira-t-il. De Bernard, qui avait arrangé son transport vers la Suisse, est de nouveau missionné pour le retour de Balzac?: «?Jaurai le plaisir de vous revoir mercredi, 2 octobre. Voulez-vous avoir lobligeance de me retenir une place à la malle pour Paris???». Le voyage le séparant de nouveau de sa bien-aimée sera particulièrement misérable?: «?La Malle-poste était retenue pour 6 jours, en sorte que mon ami de Besançon [Charles de Bernard] na pu my avoir une place?; jai donc fait la route sur limpériale dune diligence en compagnie de 5 Suisses du canton de Vaud qui mont traité corporellement comme un animal quon mène au marché et qui ont singulièrement aidé les paquets à me contusionner?» (lettre à Madame Hanska, 6 octobre 1833). Balzac livre dans ces lignes sa toute première impression de ses premiers moments passés avec lobjet de sa plus vive passion, à qui il devait plus tard donner son nom. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Référence libraire : 86496

‎Pierre LOUS‎

‎Bristol autographe signé adressé à Henri Davray à propos de frais inhérents à une traduction‎

‎Paris s. d. [circa 1900] | 14 x 9 cm | un bristol recto verso + une enveloppe‎

‎Bristol autographe signé de Pierre Louÿs adressée à Henri Davray, 14 lignes à l'encre violette, enveloppe jointe. "Il n'a jamais été question entre nous de "fonds à déposer" pour cette traduction. Vous savez comment se font mes éditions au Mercure. Si votre traducteur est bon et s'il veut se hâter, je prends tout à ma charge. Mais il faudrait que je fusse fixé assez vite sur ce point car on me presse d'autre part. Je vous dirai qui.Votre Pierre Louÿs." - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Référence libraire : 86497

‎Franz HELLENS‎

‎"Et vos Conquérants ? Je suis bien impatient de lire le tout." Lettre autographe datée et signée à André Malraux‎

‎S. n. | Paris 19 Août Juillet 1928 | 13.50 x 21 cm | une feuille + une enveloppe‎

‎Lettre autographe datée et signée de Franz Hellens adressée à André Malraux, 21 lignes à l'encre noire. Traces de pliures inhérentes à la mise sous pli. Nous joignons une enveloppe adressée à Franz Hellens et rédigée par André Malraux qui contenait probablement la réponse à notre missive. Franz Hellens répond à une demande de renseignement formulée par André Malraux :" Je n'ai pas oublié le renseignement que vous m'avez prié de vous procurer au sujet du Voyage au Congo. Voici la réponse que j'ai reçu de la compagnie belge maritime du Congo. Ce n'atait pas du tout ce que j'avais demandé." et va tenter d'en savoir davantage afin de rendre service à son ami : "Je vais écrire autre part et tâcher d'obtenir une réponse précise à ma question. Patientez donc quelques jours encore." Franz Hellens évoque la parution, chez Grasset, de son prochain ouvrage : "Brun m'a envoyé copie signée du contrat. Il m'écrit que le livre pourra paraître en janvier prochain. J'aurai voulu octobre, mais enfin..." et s'enquiert du livre en cours d'André Malraux :"Et vos Conquérants ? Je suis bien impatient de lire le tout." - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Référence libraire : 86536

‎Jean COCTEAU‎

‎"Il pleuvait sur les calèches et les gitanes - mais dans le vieux Séville, pareil à Pompéi, les orangers embaument." Lettre autographe adressée à un ami prénommé Jean-Pierre décrivant l'atmosphère sévillane et les ennuis de santé de sa mécène et grande amie Francine Weisweiller‎

‎Saint-Jean-Cap-Ferrat 10 Mai 1954 | 13.50 x 21 cm | une page‎

‎Lettre autographe datée et signée de Jean Cocteau, 17 lignes à l'encre noire, à un ami lui décrivant son séjour sévillan. Traces de pliures inhérentes à la mise sous pli. Jean Cocteau explique son mutisme : sa mécène et très proche amie Francine Weisweiller a été malade : "Excuse ce long silence. mais on parle souvent de toi. Francine a été très, très malade à Kitzbühel en Autriche et longue à reprendre des forces." Mais pour couper court à ses mauvaises nouvelles, il préfère raconter l'enchantement de Séville: "Nous revenons de Séville.Il pleuvait sur les calèches et les gitanes - mais dans le vieux Séville, pareil à Pompéi, les orangers embaument. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Référence libraire : 86537

‎Frédéric MISTRAL‎

‎"... il y a dans les vôtres une si fine quintessence d'érudition et d'observation agréablement mêlées..." Elogieuse et belle lettre autographe datée et signée adressée à Anatole France qu'il félicite pour la qualité littéraire de ses ouvrages‎

‎Maillane (Bouches du Rhône) 28 Février 1898 | 11.50 x 17.50 cm | trois pages sur un double feuillet‎

‎Lettre autographe datée et signée de Frédéric Mistral adressée à Anatole France, 44 lignes à l'encre noire, à propos de la parution de son ouvrage "Les mannequins d'osier" qu'il vient de lui envoyer dédicacé. Traces de pliures inhérentes à la mise sous pli, une ombre verticale sur le premier feuillet. Frédéric Mistral vient de recevoir "Les mannequins d'osier"et dresse un portrait élogieux du style de son correspondant : "... ce livre qui m'a donné tous les plaisirs de la lecture. Je suis de ceux que le roman n'intéresse guère, lorsqu'ils ne sont que prétentieux tableaux de la vie contemporaine... [...] mais il y a dans les vôtres une si fine quintessence d'érudition et d'observation agréablement mêlées et une si joyeuse fleur d'optimisme tolérant qu'on s'y retrouve sans rechercher dans la façon gauloise, omnisciente et libre de Maître Rabelais." Le félibrige aime tout autant les personnages créés par son illustre et charmant maître"Tous vos personnages sont si naturels, si bien en situation, si logiques, que, ma foi, on les aime tous et quoique tout cela provienne d'un aimable et indulgent scepticisme, on y a là l'explication de ce phénomène étrange, que, si loin si injuste, si douloureux que soit le monde, chacun pourtant y pousse volontiers sa brouette avec la conviction en le réconfort d'avoir raison." que l'esprit qui souffle et anime ses livres : "... la sympathie du reste, vraiment universelle, qui accueille tous vos écrits, doit vous prouver combien vous êtes humain et sage dans l'antique sens de ces mots." - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Référence libraire : 86539

‎Blaise CENDRARS‎

‎"... je vais attaquer le paquet par le dernier, "cherchant qui dévorer"..." Lettre autographe signée à Luc Estang le remerciant pour l'envoi de ses derniers ouvrages‎

‎S. n. | Paris s. d. [ca 1950] | 11.50 x 16 cm | une page‎

‎Lettre autographe signée de Blaise Cendrars adressée à Luc Estang, 16 lignes à l'encre bleue. Traces de pliures inhérentes à la mise sous pli. Luc Estang vient d'expédier ses derrniers livres à Blaise Cendrars qui s'en délecte par avance et le remercie pour cela :"... je me réjouis d'avance de vous lire... " - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Référence libraire : 86569

‎Maxime WEYGAND‎

‎"Mais cette étude sur le Gal W. écrivain, c'est un sujet qui a bien peu de substance ! " Lettre autographe datée et signée dans laquelle il refuse une tentative de biographie‎

‎Paris 18 Juin 1938 | 11.50 x 18 cm | une page et demie‎

‎Lettre autographe du général Maxime Weygand, 22 lignes rédigées à l'encre bleue. Pliure inhérente à la mise sous pli. Le correspondant et biographe du général lui a renvoyé des documents afin de documenter l'ouvrage qu'il entend écrire sur Maxime Weygand, ce dernier en accuse bonne réception. Cependant, Maxime Weygand se montre étonné de l'intérêt qu'il suscite et tente de dissuader son correspondant de son entreprise : "Mais cette étude sur le Gal W. écrivain, c'est un sujet qui a bien peu de substance ! Vous avez trop de générosité en l'entreprenant, il faut y renoncer." - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Référence libraire : 86583

‎Joséphin PÉLADAN‎

‎"Pérégrine & Pérégrin, le nouveau roman de Péladan est la peinture d'un dernier amour, de celui où les femmes mettent tout leur coeur." Prière d'insérer manuscrit de Pérégrine & Pérégrin‎

‎S. n. [Mercure de France] | Paris 22 Mai 1932 | 21.50 x 17.50 cm | une feuille‎

‎Prière d'insérer manuscrit rédigé par le Sar Péladan pour la publication de son Pérégrine & Pérégrin au Mercure de France. Trace de pliure inhérente à la mise sous pli. Manuscrit comportant des ratures. "Prière d'insérer Pérégrine & Pérégrin, le nouveau roman de Péladan est la peinture d'un dernier amour, de celui où les femmes mettent tout leur coeur. Cette passion d'automne qui a les ardeurs de l'été s'encadre à chaque chapitre dans un décor nouveau quii varie l'impression des amants. La jalousie & les transes, la volupté & ses réactions sont étudiées avec la même (mot barré)pénétratiion subtile qui caractérise l'autuer du Vice suprême& la modestie & vanité. C'est la société du Mercure de France qui édite le dixseptième roman de la décadence latine (cette phrase ayant été raturée)." - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Référence libraire : 86589

‎Alexandre DUMAS‎

‎"il s'assurera que toutes choses sont dans l'état où il les a laissées" Lettre autographe signée à son amante Marie Richon‎

‎lundi soir [1866 ?] | 13.30 x 20.90 cm | une page sur un bifeuillet‎

‎Lettre autographe signée d'Alexandre Dumas à son amante Marie Richon. 6 lignes sur une page d'un bifeuillet de papier vergé, aux initiales couronnées de l'écrivain. « Chère amoi [sic] Ton ami arrivé moulu brisé de deux nuits de voitures et de chemins de fer. Il t'attend demain soir mardi. Oh ce sera avec grand bonheur qu'il s'assurera que toutes choses sont dans l'état où il les a laissées a toi» On ne sait rien de cette liaison avec Marie Richon, adressés à cette amante de toute évidence sensible aux belles-lettres («Fais-moi de bons vers pour mon retour », lui réclame-t-il dans un autre billet). Actrice, femme du monde ou de savoir, le mystère reste entier autour de ce personnage qui inspire chez l'insatiable Dumas une correspondance torride. Il donnait notamment rendez-vous à sa mystérieuse conquête à son domicile Boulevard Haussmann, où il s'était installé à partir de 1865. Une phrase de Dumas sur un autre billet nous apprend qu'elle rencontra même la fille de Dumas, qui vivait avec son père et subissait les visites de ses amantes («elle t'adore - ou plutôt nous t'adorons» lui écrira-t-il). On peut situer cette missive probablement dans le courant de l'année 1866, alors que l'écrivain prépare l'adaptation théâtrale de son romanGabriel Lambertet mentionne dans une lettre une lecture de la pièce, créée à l'Ambigu-Comique le 16 mars 1866.Les dernières années de sa vie ne démentent pas son incommensurable amour des femmes; durant cette période riche en aventures, il partageait également ses nuits avec la féministe et gérontophile Olympe Audouard, ainsi que la fameuse Adah Isaacs Menken, dont les portraits aux côtés de l'écrivain furent divulgués par leur indiscret photographe. Esthétique billet rempli d'anticipation, de la main du grand écrivain et adressé à une mystérieuse amante encore inconnue des biographes. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Référence libraire : 86602

‎Lawrence DURRELL‎

‎"J'arrive à Paris Dimanche 19 pour deux nuits. Sera tu la [sic] ? Disponible ? " Carte postale autographe signée de Lawrence Durrell adressée depuis Rhodes à Jani Brun‎

‎Rhodes Octobre 1979 | 21 x 10 cm | une carte postale‎

‎Suggestive carte postale autographe signée de Lawrence Durrell adressée à Jani Brun, rédigée au feutre bleu, au verso d'une reproduction de sculpture représentant une fontaine aux hippocampes de Rhodes. Petites traces de pliures angulaires sur la carte postale. "Rhodes ! J'arrive à Paris Dimanche 19 pour deux nuits. Sera tu la [sic]? Disponible ?Je decend chez l'hotel Royale comme d'habitude. Le tournage est fini ce soir ! Ouf ! Love. Larry." Après de nombreuses années passées en Grèce, en Egypte et à Rhodes, l'écrivain voyageur Lawrence Durrell fut contraint de fuirChypre à la suite de soulèvements populaires qui menèrent l'île à son indépendance de la couronne britannique. Riche seulement d'une chemise et d'une machine à écrire mais auréolé du succès de son romanBitter Lemons of Cyprus(Les citrons acides), il arriva en 1956 en France et s'établit dans le village languedocien de Sommières. Dans la «maison Tartès», sa grande demeure entourée d'arbres, il écrivit la seconde partie de son uvre, son monumental Quintette d'Avignon, s'adonna à la peinture et reçut ses illustres amis, dont le couple Henry Miller et Anaïs Nin, le violoniste Yehudi Menuhin, l'éditeur londonien Alan G. Thomas, et ses deux filles Pénélope et Sappho. Parmi les oliviers et sous le soleil méditerranéen, il y rencontre au milieu des années 1960 la jeune et pétillante "Jany" (Janine Brun), montpelliéraine d'une trentaine d'années à la beauté ravageuse, qui travaillait au département des Antiquités de la Sorbonne à Paris. Elle fut prénommée «Buttons» en souvenir de leur première rencontre, où la jeune fille portait une robe couverte de boutons. Henry Miller tomba également sous le charme de «Buttons», louant sa beauté et son éternelle jeunesse dans d'exceptionnelles lettres restées inédites. Les trois compères passèrent des soirées parisiennes mémorables dont nous gardons de précieuses traces autographes à travers leurs échanges épistolaires. Recommandée par Durrell, elle fit de nombreux voyages notamment en Angleterre d'où elle reçut une vaste correspondance de l'écrivain ainsi que des uvres d'art originales signées de son pseudonyme d'artiste, Oscar Epfs. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Référence libraire : 86609

‎Pierre LOUS‎

‎"C'est à cela seul que je dois mon indépendance littéraire et cette inestimable liberté du silence, qui n'est pas l'idéal de tous, mais qui me paraît être le bonheur du poëte..." Importante lettre autographe signée adressée à Alfred Vallette à propos du succès inattendu de son Aphrodite‎

‎Paris 1896 | 13 x 20.50 cm | 3 pages sur un double feuillet‎

‎Lettre autographe signée de Pierre Louÿs, adressée à son éditeur Alfred Vallette, 50 lignes rédigées à l'encre violette sur un double feuillet. Pierre Louÿs répond à son ami et éditeur Alfred Vallette après une polémique lancée par un journaliste de Comoedia, polémique qui pourrait entamer leur amitié : "Je ne suis pour rien dans l'écho publié par Comoedia... Mais ce que vous en citez suffit à me montrer que le rédacteur s'est mal informé." et il entend lui rappeler qu'ils n'avaient pu tomber d'accord sur les modalités d'édition d'Aphrodite et qu'il n'entrevoyait qu'une diffusion confidentielle pour son dernier livre : "L'histoire de notre édition est très simple. Vous m'avez proposé un traité que je n'ai pas trouvé bon ; j'ai préféré le "compte d'auteur" et je ne peux pas vous accuser d'avoir mal prévu le succès du livre puisque moi-mêmej'avais écrit mon roman pour vingt amis et quelques inconnus." C'est pourquoi le père d'Aphrodite s'étonne du triomphe rencontré par l'ouvrage : "Si une diseuse de bonne aventure nous avait prédit alors qu'Aphrodite dépasserait un jour le 300e mille, nous l'aurions traitée comme une pauvre folle." ; ce dernier consacrant sa notoriété et sa richesse dans le monde des lettres : "J'ai en outre une seconde raison pour ne pas vous en vouloir du traité que j'ai signé avec vous : c'est qu'en préservant mes droits d'autuer sur ce roman, j'ai fait sans le savoir, ma fortune. C'est à cela seul que je dois mon indépendance littéraire et cette inestimable liberté du silence, qui n'est pas l'idéal de tous, mais qui me paraît être le bonheur du poëte..." Très belle autographe sur le triomphe en littérature de Pierre Louÿs. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Référence libraire : 86610

‎Amable TASTU‎

‎"Je vous envoie, monsieur, une petite pièce de vers de moi..." Lettre autographe signée d'Amable Tastu‎

‎s. d. [circa 1840] | 9.80 x 13.80 cm | une page sur un feuillet‎

‎Lettre autographe signée d'Amable Tastu, monogramme estampé à froid en angle supérieur gauche, 11 lignes rédigées à l'encre noire. Trace de pliure inhérente à la mise sous pli. L'auteur adresse à son correspondant divers ouvrages et l'informe également qu'il tient à sa disposition : "le morceau que je vous ai promis pour un fac-simile..." - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Référence libraire : 86612

‎Lawrence DURRELL‎

‎"Oui telephonez moi quand tu es à Sauve-qui-pleut... " Amusante carte de visite autographe signée de Lawrence Durrell adressée à son amante Jani Brun‎

‎Rhodes s. d. [ca 1980] | 13 x 8 cm | une carte postale + une enveloppe‎

‎Suggestive carte de visite autographe signée de Lawrence Durrell adressée à Jani Brun, rédigée aux feutres marron et mauve, enveloppe jointe. "dear Buttons. Oui telephonez moi quand tu es à Sauve-qui-pleutet je viendrai te chercher (un coeur dessiné). Larry." Après de nombreuses années passées en Grèce, en Egypte et à Rhodes, l'écrivain voyageur Lawrence Durrell fut contraint de fuirChypre à la suite de soulèvements populaires qui menèrent l'île à son indépendance de la couronne britannique. Riche seulement d'une chemise et d'une machine à écrire mais auréolé du succès de son romanBitter Lemons of Cyprus(Les citrons acides), il arriva en 1956 en France et s'établit dans le village languedocien de Sommières. Dans la «maison Tartès», sa grande demeure entourée d'arbres, il écrivit la seconde partie de son uvre, son monumental Quintette d'Avignon, s'adonna à la peinture et reçut ses illustres amis, dont le couple Henry Miller et Anaïs Nin, le violoniste Yehudi Menuhin, l'éditeur londonien Alan G. Thomas, et ses deux filles Pénélope et Sappho. Parmi les oliviers et sous le soleil méditerranéen, il y rencontre au milieu des années 1960 la jeune et pétillante "Jany" (Janine Brun), montpelliéraine d'une trentaine d'années à la beauté ravageuse, qui travaillait au département des Antiquités de la Sorbonne à Paris. Elle fut prénommée «Buttons» en souvenir de leur première rencontre, où la jeune fille portait une robe couverte de boutons. Henry Miller tomba également sous le charme de «Buttons», louant sa beauté et son éternelle jeunesse dans d'exceptionnelles lettres restées inédites. Les trois compères passèrent des soirées parisiennes mémorables dont nous gardons de précieuses traces autographes à travers leurs échanges épistolaires. Recommandée par Durrell, elle fit de nombreux voyages notamment en Angleterre d'où elle reçut une vaste correspondance de l'écrivain ainsi que des uvres d'art originales signées de son pseudonyme d'artiste, Oscar Epfs. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Référence libraire : 86623

‎Liane de POUGY‎

‎Lettre autographe datée adressée à Salomon Reinach évoquant ses houleuses relations avec l'Amazone Natalie Clifford-Barney : "J'ai le poil sensible et comme le mousquetaire : bon coeur et mauvais caractère. C'est la 1ère fois que l'amazone m'aura dûrement visée..."‎

‎Le Clos-Marie (Roscoff) 2 Septembre 1923 | 20.50 x 27 cm | 1 page recto verso‎

‎Lettre autographe datée de Liane de Pougy adressée à l'archéologue français, conservateur du musée de Saint-Germain et professeur d'histoire de l'art à l'École du Louvre,Salomon Reinach, 56 lignes rédigées à l'encre bleue sur un feuillet recto verso, écrite depuis sa propriété du Clos-Marie à Roscoff où la célèbre courtisane y séjourna jusqu'en 1926. Une petit déchirure en marge droite de la lettre et inhérente à la mise sous pli de la missive ; une légère autre en pied sans atteinte au texte. Liane de Pougy s'extasie devant la jouvence des 65 printemps de son correspondant : "Many happy returns pour vos 65 ans qui vont ont trouvé si jeune, si frais, si vert, et de sentiments potaches (potasses). Mon ami, votre morale jeunesse détient le secret de votre jeunesse physique - ainsi que Rosa Josepha l'une tue l'autre - l'une conserve l'autre - et cela vu de front." tout en magnifiant son irradiante intelligence : "Ne plus produire. Vous asseoir sur le trône si haut de vos trophées formé par tout ce que vous avez arraché à l'instinct pour sacrifier à l'intellectualité. Pourquoi dit-on toujours puits de science - au lieu de dire une colonne lumineuse - un ciel - un soleil - un astre, etc... enfin de désigner par ce qui nous fait lever la tête." Elle attend son amie et ancienne amante la terrible et infidèle Natalie Clifford-Barney : "Natalie forme le projet de venir au clos fin 7bre. Elle a ici une blessure à panser - le temps a déjà, heureusement, en ceci fait son oeuvre ! J'ai le poil sensible et comme le mousquetaire : bon coeur et mauvais caractère. C'est la 1ère fois que l'amazone m'aura dûrement visée... N'en parlons plus." et ne veut surtout pas être plainte ni consolée pour ses déboires sentimentaux : "J'ai souffert en silence mais sans résignation. Ne parlez pas de ceci à Nathanaël... Nathanaël veut dire Philippe affirme Max Jacob qui vit près de nous et travaille près de nous de la plus intéressante façon..." Belle lettre de la célèbre courtisane, actrice et autrice Liane de Pougy narrant avec une virile pudeur ses déceptions amoureuses avec Natalie Clifford-Barney. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Référence libraire : 86631

‎Édouard PEISSON‎

‎"Mais je vis la plus grande partie de l'année dans le midi..." Lettre autographe datée et signée à Noël B. de La Mort qui souhaite le rencontrer‎

‎Aix-en-Provence 2 Avril 1936 | 13 x 21 cm | une page + une enveloppe‎

‎Lettre autographe datée et signée adressée à l'écrivain et critique littéraire Noël B. de La Mort, nom de plume de Noël Bayon, 15 lignes à l'encre bleue. Trace de pliure inhérente à la mise sous pli, enveloppe jointe. Noël B. de La Mort désire voir Edouard Peisson, mais ce dernier est peu souvent à Paris:"Mais je vis la plus grande partie de l'année dans le midi..." mais il se tient à la disposition de son correspondant :""Je suis disposé toutefois à répondre toutes les questions que vous me poserez par lettre." - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Référence libraire : 86641

‎Georges DUHAMEL‎

‎Carte de visite autographe à en-tête de la l'Académie française‎

‎Paris 6 Janvier 1955 | 13.50 x 10.50 cm | une carte de visite‎

‎Carte de visite imprimée de l'académicien Georges Duhamel sur laquelle il a ajouté, au recto, ces quelques mots à l'attention d'un certain Peillard notamment à propos de ses problèmes de santé : "Mon cher Peillard, Je vous renvoie sans attendre les épreuve reçues au dernier courrier. Je viens de passer dans mon lit presque tout le temps des fêtes. J'ai beaucoup souffert d'une de ces crises de rhumatisme qui m'empêchent pour l'instant de poser le pied par terre et même de goûter le repos du lit. Je me relève, depuis hier ; mais je ne sortirai pas avant la semaine prochaine. Trouvez ici mes voeux les plus cordiaux pour madame Peillard et vous-même. Ma femme me dit de joindre ses voeux aux miens. Je le fais. A bientôt ! A vous de grand coeur. GDuhamel." Légères piqûres sans gravité en tête du recto de la carte. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Référence libraire : 86656

‎Georges DUHAMEL‎

‎Carte de visite autographe à en-tête de l'Académie française à propos de son ouvrage Civilisation, prix Goncourt 1918‎

‎Paris 21 Novembre 1954 | 13.50 x 10.50 cm | une carte de visite‎

‎Carte de visite imprimée de l'académicien Georges Duhamel sur laquelle il a ajouté, au recto et au verso, ces quelques mots à l'attention d'un certain Peillard, correcteur, à propos d'un article concernant son ouvrage pacifiste"Civilisation"qui obtint le Prix Goncourt en 1918 : "21 Novembre 1954. Mon cher Peillard, voici l'article sur mon prix Goncourt. J'aimerais, si vous en avez le temps, en corriger l'épreuve. Si vous êtes pressé, faites la correction vous-même. Et merci d'avance. Pour votre femme et vous, ma fidèle pensée. GDuhamel." Légères piqûres sans gravité en tête du recto de la carte. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Référence libraire : 86657

‎Alphonse KARR‎

‎Carte de visite autographe signée au librettiste et journaliste Philipe Gille‎

‎s. l. Mai 1884 | 12.50 x 9 cm | une page + une enveloppe‎

‎Carte de visite autographe signée d'Alphonse Karr sur laquelle il a ajouté, recto verso, quelques mots à l'attention du journaliste et librettiste Philippe Gille, 36 lignes à l'encre violette. Enveloppe jointe. Alphonse Karr sollicite son ami le journaliste Philippe Gille pour qu'il lui permette de livrer quelques articles afin de remédier à ses problèmes pécuniaires et pour venir en aide à sa famille. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Référence libraire : 86671

‎Tancrède de VISAN‎

‎Rien ne pouvait me causer plus de joie que ces trois jacinthes... Bristol autographe signé remerciant son correspondant pour l'envoi de fleurs‎

‎Lyon 5 Avril 1938 | 14 x 10.50 cm | un bristol recto verso + une enveloppe‎

‎Bristol autographe daté et signé de Tancrède de Visan,15 lignes à l'encre violette et à en-tête du Nouvelliste de Lyon, au recto et au verso. Enveloppe jointe. Sensible à l'attention florale que lui a témoignée son correspondant, Tancrède de Visan adresse à Joseph Tauran-Lille ces quelques mots de reconnaissance : "Rien ne pouvait me causer plus de joie que ces trois jacinthes - blanc, rose et violet - dont les tendres harmonies illuminent mon salon tout en l'embaumant ". - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Référence libraire : 86686

‎Ernest RENAN‎

‎"vous entretenir de quelques affaires très importantes pour le Collège de France et qui sont assez pressées..." Lettre autographe datée et signée à Louis Liard concernant le Collège de France‎

‎Bellevue 17 Octobre 1884 | 13 x 20.50 cm | une page sur un double feuillet‎

‎Lettre autographe datée et signée d'Ernest Renan à Louis Liard alors directeur de l'enseignement supérieur au ministère de l'Instruction publique,14 lignes à l'encre noire et à en-tête du Collège de France dont il est l'administrateur depuis l'année précédente. Pliure inhérente à l'envoi postal, une petite déchirure en tête de la lettre au niveau de la date. Ernest Renan sollicite un rendez-vous afin d'évoquer avec son correspondant de l'avenir du Collège de France :"Oserai-je vous prier de me fixer l'heure et le jour où je pourrai, sans vous déranger, vous entretenir de quelques affaires très importantes pour le Collège de France et qui sont assez pressées ?... Louis Liard a précisé, au crayon de papier, en angle supérieur gauche de la lettre : La 1ere lettre que j'ai reçu de Renan. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Référence libraire : 86688

‎Myriam HARRY‎

‎"Depuis quelque temps déjà je le désirais et n'osait vous le demander " Lettre autographe adressée à Pierre Belperron lui ayant envoyé et dédicacé son dernier ouvrage en lice pour l'obtention du Prix Vacaresco‎

‎Neuilly-sur-Seine s. d. [ca 1947] | 20.50 x 13.50 cm | Une page‎

‎Lettre autographe signée de Myriam Harry adressée à un confrère écrivain concourant pour le prix Hélène Vacaresco, certainement Pierre Belperron pour son ouvrage paru chez Plon en 1947 "La guerre de Sécession". Trace de pliure inhérente à l'envoi postal. Du haut de toute sa timidité, Myriam Harry ne voulait pas solliciter son corréligionnaire écrivain et la réception de son ouvrage dédicacé la comble de bonheut: "Combien je suis heureuse de recevoir votre beau livre et même si aimablement dédicacé. Depuis quelque temps déjà je le désirais et n'osait vous le demander" Jury du prix qu'Hélène Vacaresco avait crée pour récompenserun essai littéraire et dont le premier prix fut décerné àMarguerite Teillard-Chambon en 1935, Myriam Harry ne manquera d'appuyer de sa voix la candidature de son correspondant : "vous pensez que je serai charmée d'apporter ma voix à une oeuvre profonde, et d'une si passionnante actualité." - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Référence libraire : 86689

‎Maxime WEYGAND‎

‎Lettre autographe datée et signée à propos de ses contributions littéraires notamment liées à la récente disparition du Maréchal Foch‎

‎Morlaix 16 Août 1933 | 20 x 12.50 cm | une page recto verso‎

‎Lettre autographe du général Maxime Weygand, 22 lignes rédigées à l'encre noire sur un feuillet recto verso, à en-tête de son manoir de Coat Amour près de Morlaix dans le Finistère. Pliure inhérente à la mise sous pli. Maxime Weygand a été fort occupé ces derniers temps : "J'ai été sans cesse en route ces temps derniers Me voici fort embarassé. J'ai écrit ces deux articles "La prise de commandement d'un chef" et "Au tournant de la route" quelques jours après la mort du Maréchal Foch et sur les sollicitations des uns et des autres dans un moment où la tristesse où j'étais plongé m'avait comme retiré du monde." et ne peut répondre à la question de son correspondant : "Vraiment je ne sais plus et je n'ai rien ici qui me permette de mieux savoir..." - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Référence libraire : 86736

‎Henri MICHAUX‎

‎"assez d'y avoir vécu un an et d'en avoir fait un livre" Lettre autographe signée deux fois et probablement adressée à Henri Parisot à propos d'un article pour sa revue Les quatre vents et concernant l'Equateur‎

‎S. n. | s. l. s. d. [ca 1945] | 9 x 13.50 cm | une page recto verso‎

‎Lettre autographe signée d'Henri Michaux en deux parties, 45 lignes à l'encre noire au recto et au crayon de papier au verso, rédigée sur deux jours (dimanche et lundi) sur un bristol. Pliure transversale en marge droite du bristol. Ratures et corrections à l'encre noire sur le recto de la lettre Henri Michaux refuse ce qu'on lui demande : "Voilà que vous m'en demandez 20 (pages). C'est impossible... J'en ai fait 6 qui en représentent 7 ou 8 de votre revue. J'en peux faire encore 2, il me semble (donc 10) Plus ? J'y songerai. Mais je ne peux aucunement vous les promettre." et pose quelques questions à son correspondant : "Vous ne m'avez toujours dit les écrivains qui collaborent au 1er N° (partie anthologique). J'en suis curieux et inquiet..." Au verso, l'écrivain a achevé son travail : "Et bien voilà, j'ai 10 pages... mais je ne peux plus rien écrire de ce pays - assez d'y avoir vécu un an (en 1928) et d'en avoir fait un livre. Ne me demandez donc pas davantage. Rien que d'avoir à transcrire ma lettre (!) j'en ai mal à la tête. En moi, ça refuse..." - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Référence libraire : 86737

‎André ABBAL‎

‎"je suis certain maintenant que mon Tarn et Garonne ne reviendra pas à l'atelier..." Lettre autographe signée à propos de l'une de ses oeuvres‎

‎Paris s. d. [ca 1941] | 14 x 15.50 cm | une page sur un double feuillet‎

‎Lettre autographe signée du sculpteur André Abbal adressée,13 lignes à l'encre noire sur un feuillet double. Trace de pliure inhérente à l'envoi postal. Le sculpteur évoque ses différentes productions :"je suis certain maintenant que mon Tarn et Garonne ne reviendra pas à l'atelier. Tranquille de ce côté je vais travailler ferme à d'autres choses qui m'intéressent beaucoup..." André Abbal, élève d'Alexandre Falguière, est réputé pour ses sculptures en pierre en taille directe. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Référence libraire : 86762

‎Alphonse DAUDET‎

‎Carte de visite autographe adressée au journaliste Philippe Gille‎

‎Paris 10 Avril 1889 | 10 x 6 cm | une carte de visite + une enveloppe‎

‎Carte de visite imprimée d'Alphonse Daudet sur laquelle il a ajouté ces quelques mots à l'attention de son ami le journaliste Philippe Gille à propos de sa bienveillante publicité qu'il a consacrée à l'ouvrage récemment publié de sa femme Julia : "Ma femme te remercie d'avoir si bien et si à propos lancé sonpetit livre. Moi, je te félicite de la jolie tournure que tu as donné à ce très spirituel et bien sensé petit spectacle de présentation. Remercie Magnard pour le ménage. Ton A.D." Enveloppe jointe comportant une déchirure en raison de l'ouverture du pli postal, une date inscrite en marge du verso de la carte, probablement celle de la réception de la carte. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Référence libraire : 86970

‎Alexandre DUMAS‎

‎Lettre autographe signée depuis Florence‎

‎s. l. (août 1841) | 13.40 x 20.50 cm | une page sur un feuillet‎

‎Lettre autographe signée d'Alexandre Dumas, adressée au secrétaire particulier de la Princesse royale.Unepage à l'encre noire, adresse autographe au verso et tampons postaux en date du 30 août 1841. Petite déchirure marginale dûe au décachetage, plis inhérents à l'envoi. "Très cher, Ci jointes sous votre couvert deux lettres : une que je vous prie d'envoyer au colonel Brahant par Joseph en le priant d'attendre la réponse. L'autre pour M. Pascal, que vous aurez la bonté de faire passerchez vous et qui vous donnera aussi, séance tenante la réponse. Ces deux réponses très cher, vous me les enverrez. A vous de coeur, Dumas J'avais préparé mon travail pour le 2e et le 17e afin que Mr les ait tous deux en octobre envoyez moi les épreuves si vous faites imprimer avant que je ne sois à Paris". Esthétiquelettre datant de l'exil florentin de Dumas. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Référence libraire : 87125

‎Roger de BEAUVOIR - (Alexandre DUMAS) - (MARS)‎

‎"assez bon vous deux Dumas [...] relever dans les lettres de Mlle Mars ce qui sera utile" Lettre autographe signée‎

‎s. l. s. d. [circa 1848] | 10 x 15.90 cm | une page sur un bifeuillet‎

‎Lettre autographe signée de Roger de Beauvoir.Unepage à l'encre noire sur un bifeuillet de papier bleu. Discrets plis inhérents à l'envoi. L'écrivain et chroniqueur prépare ses Mémoires de Mademoiselle Mars, immense actrice quicomptait parmi ses intimes. Il invite dans cette lettre son correspondant à se rendre au domicile de la comédienne avec Alexandre Dumas pour yétudier sa correspondance. "Mon cher ami, Hier soir à cinq heures j'ai appris une nouvelle si triste qu'elle a influé subitement sur ma santé ; j'ai combattu vainement cette impression, on m'a tant tourné le sang que je viens d'appeler un médecin. Il m'a fait une ordonnant indiquant 3 mois de régime, excusez du peu ! [...] Soyez donc allez bon vous deux Dumas pour venir demain relever dans les lettres de Melle Mars ce qui sera utile [...] - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Référence libraire : 87237

‎Jacques MESRINE‎

‎"...Enfin cela est un gros poids d'enlevé pour toi. Tu te retrouveras chez toi dans un décor que tu as aimé" Lettre d'amour autographe datée et signée de Jacques Mesrine écrite depuis la prison de Fleury-Mérogis et adressée à sa compagne Jeanne Schneider pour qui il vient de trouver un logement après sa prochaine libération‎

‎Fleury-Mérogis 21 Septembre 1976 | 21 x 29.50 cm | une page recto verso‎

‎Lettre autographe datée et signée de Jacques Mesrine, datée du mardi 21 septembre1976, 68 lignes à l'encre bleue sur une page recto verso adressée à son amour de l'époque, Jeanne Schneider, grâce à qui le manuscrit de l'Instinct de mort fut discrètement sorti de prison. Une pliure horizontale inhérente à la mise sous pli, une petite déchirure en marge droite de la missive au niveau de la pliure. Jacques Mesrine, alors incarcéré à la prison de Fleury-Mérogis, s'est arrangé avec sa mère pour qu'elle cède, à son départ de la région parisienne, son appartement de Clichy, à Jeanne Schneider après sa possible liberté provisoire : "J'ai eu un très agréable parloir avec maman. J'ai au moins une bonne nouvelle à t'annoncer. Pour Clichy c'est d'accord... Comme elle va vivre presque tout le temps à la montagne tu auras l'appartement pour toi. Je paierai le loyer. Elle a tout de suite dit d'accord après mon explication... [...] Je me doute de ta joie, de savoir que tu pourras vivre à Clichy - si près de notre papy... toujours présent de par l'amour que nous avons pour lui. Je suis certain que cette petite nouvelle te remonte le moral." Sa fille Sabrina l'inquiète et il pressent qu'il devra se montrer sévère vis à vis de ses écarts de conduite :"De Sabrina rien ! Il y a une chance pour qu'actuellement elle me prépare un "douze" je ne peux t'en parler sur lettre... mais j'ai l'impression que la puce me ment sur certaines choses... elle prend peut-être une route où il va me falloir la plus grande fermeté. J'ai demandé à maman de vérifier si elle va bien à l'école." Des nouvelles de son "filleul" le célèbre braqueur Jean-Charles Willoquet, avec qui il organisa son évasion de la prison de la Santé où ils s'étaient connus, le rendent plus fier : "J'ai reçu la photo du plus jeune détenu de France à savoir mon filleul "Willy Willoquet" dans sa cour de promenade. c'est émouvant et triste à la fois !" La situation de son jeune protégé coupé de tout contact avec ses proches et les gens qui l'aiment, lui rappelle sa propre situation personnelle et les avanies de l'existence isolée d'un prisonnier : "Je me demande comment va réagir Martine quand on va lui enlever ? Enfin c'est le destin qu'elle a choisi et accepté. Elle paie cher le prix de l'amour... Vous le payez toutes "très cher"..." Afin de vite effacer cette morose et implacable vérité, Jacques Mesrine plonge dans l'humour potache et se moque affectueusement des défauts physiques de son amour : "J'espère que la bonne nouvelle va te rendre ton sourire. eh ! la mémé... boutons sur la gueule... ou pas ! Je t'adore... il ne fallait pas flirter avec "voyou" ! C'est lui qui t'as passé cela (sic) nanou d'amour, ton viejo pirate monte à l'abordage de tes lèvres.. et... !! tu coules ! " Rare et très belle lettre de Jacques Mesrine dans laquelle il fait montre de toute l'intense affection qu'il porte à sa compagne et des forts sentiments dont il entoure les gens qu'il aime. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Référence libraire : 87298

‎Léon BLUM‎

‎"Le pays se sauvera lui-même. Il sauvera la Liberté. Il sauvera la Paix" Manuscrit autographe signé‎

‎s. d. [1948] | 21 x 27 cm | quatre feuillets‎

‎Manuscrit autographe signé intitulé "A Compiègne et au Palais Bourbon" de Léon Blum, 3 pages et demi à l'encre bleue, au verso de quatre feuillets à en-tête du journal Le Populaire (Organe central du Parti Socialiste S.F.I.O). Nombreux passages biffés et réécrits à l'encre noire. Trace de pli horizontal sur chaque feuillet, notes d'un précédent bibliographe au crayon en tête du premier feuillet. L'article est paru dans le quotidienLe Populaire le9 mars 1948. Belle et virulente diatribe de Léon Blum, à l'issue du discours de Compiègne du général De Gaulle, dénonçant ses manuvres vers un «Etat fort». Il dresse un tableau plein d'espérancede la réconciliation allemande, la construction européenne, ainsi que du plan Marshall bientôt ratifié - dont il avait été le grand négociateur. Le 7 mars 1948, le général qui venait de fonder le Rassemblement du Peuple Français, fut invité par le nouveau maire Jean Legendre, rallié au RPF. A un moment charnière de tensions internationales,devant plusieurs dizaines de milliers de personnes rassemblées place du château, De Gaulle appela les Français à se rassembler pour refonder la IVe République et les pays libres à s'unir contre le communisme, au lendemain du « coup de Prague ». Restant écarté du pouvoir, il entama alors sa traversée du désert jusqu'à son retour en 1958, à la faveur de la crise algérienne, où sombra la faible IVe République. Ayant mis en place les fondements de cette même République, Blum réprouve dans ces pages la remise en cause par De Gaulle des institutions parlementaires - alors même que ses propres députés gaullistes entravent les débats à l'assemblée. Il oppose au discours catastrophiste du général une vision optimiste de la reconstruction européenne et internationale, persuadé de la grande résilience de la nation française et confiant en ses institutions. «Chose curieuse, c'est la presse gaulliste qui attendait le discours de Compiègne avec la curiositéet l'impatience la plus marquées. [...] En fin de compte, le discours de Compiègne n'a apporté rien de neuf. Il a fait entendre que toutes ses mesures étaient arrêtées, et que sans doute aussi ses hommes étaient choisis. Il a déclaré que la situation était trop critique, en France, en Europe et dans le monde, pour permettre qu'on différât davantage. Mais il a persisté cependant à affirmer - c'est du moins ainsi que j'interprète un texte volontairement obscur [biffé: ambigu] - qu'il ne gouvernerait pas dans le cadre des institutions présentes [biffé: anciennes], et qu'il n'accepterait qu'un pouvoir taillé à sa mesure [...] Rien de bon ne peut en sortir, a-t-il conclu; il n'est que temps de tirer la France de ce marécage pour l'installer sur le sol ferme et salubre de l'Etat fort. Tout cela va fort bien. Seulement à l'heure même où le général prononçait contre les partis et les institutions parlementaires le réquisitoire altier, l'Assemblée nationale siégeait au Palais Bourbon. Elle promouvait l'examen des propositions relatives au prélèvement René Mayer. Et là, on voyait la coalition du parti gaulliste, avec ces mêmes «séparatistes» que le discours de Compiègne dénonçait comme des traîtres, s'étaler avec une impudence plus scandaleuse de jamais [...] Dénoncer l'impuissance parlementaire tout en l'organisant, stigmatiser la malfaisance et l'immoralité des partis tout en en fournissant l'exemple éhonté, c'est une attitude commode, mais qui brave par trop violemment le bon sens et l'honnêteté. [...] Certes, la situation intérieure est sérieuse, et la situation internationale ne l'est pas moins. Mais le redoutable hiver s'achève, le ravitaillement s'améliore. La tendance s'améliore vers la baisse des produits alimentaires s'accentue et s'accentuera dès que le courant parti des Etats-Unis aura atteint l'Europe. A Londres, pour la première fois, des possibilités d'accord sont apparues pour les problèmes allemands, même sur les Réparations, comme j'essaierai de le montrer à Charles Ronsac. A Bruxelles, Grande-Br‎

Référence libraire : 87358

‎Liane de POUGY‎

‎"Missy-Missou est revenue nous voir avec 2 amis. C'est bien elle-lui que vous avez vu à l'Opéra. Il ou elle eût été charmée de vous saluer mais ne vous as pas perçu." Lettre autographe datée adressée à Salomon Reinach notamment à propos des visites de son amie "Missy" Mathilde de Morny‎

‎Le Clos-Marie (Roscoff) 30 Août 1924 | 21 x 27.50 cm | 1 page recto verso‎

‎Lettre autographe datée de Liane de Pougy adressée à l'archéologue français, conservateur du musée de Saint-Germain et professeur d'histoire de l'art à l'École du Louvre,Salomon Reinach, 56 lignes rédigées à l'encre bleue sur un feuillet recto verso, écrite depuis sa propriété du Clos-Marie à Roscoff où la célèbre courtisane y séjourna jusqu'en 1926. Une petit déchirure en marge droite de la lettre et inhérente à la mise sous pli de la missive. Liane de Pougy n'a pas le temps de s'ennuyer dans sa propriété de Roscoff : "J'écris beaucoup dans mes cahiers fleuris, et je reçois des visites"où sa grande amie, Mathilde de Morny dite "Missy", célèbre Amazone du Tout-Paris, vient la voir: "Missy-Missou est revenue nous voir avec 2 amis. C'est bien elle-lui que vous avez vu à l'Opéra. Il ou elle eût été charmée de vous saluer mais ne vous as pas perçu. Il est reparti emmenant Max Jacob qui est déjà revenu." Liane de Pougy reçoit beaucoup de monde : "Nous attendons le jeune de Jacques de Maleisgne avec sa femme, son nègre, des animaux - des instruments, banjo, etc. Vous voyez qu'il y a de quoi s'occuper.",se plaint de sa santé tributaire des conditions météorologiques : "En plus de mes occupations, j'ai des douleurs alimentées par les pluies incessantes, cependant ce matin ma fenêtre est ouverte sur un paysage riant..." tout en appréciant, avec une certaine mélancolie, les beautés de la nature qui l'entourent : "Les rosiers poussent drus, leurs fleurs persistent, les grenouilles et les limaces sont heureuses, baveuses, et ne demandent plus de roi ! Les guêpes bourdonnent tristement, désenchantées de la saison ratée... et nous attendons l'hiver et ses feux, ses lumières, ses neiges, ses fourrures et tous ses artifices." Belle lettre de la célèbre courtisane, actrice et autrice Liane de Pougy relatant ses amitiés avec le Tous-Paris des Amazones. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Référence libraire : 87768

‎François René de CHATEAUBRIAND‎

‎"le temps de planter est venu" Lettre autographe signée au mari d'Atala, filleule de Chateaubriand‎

‎Paris 14 mars 1827 | 16.20 x 19.30 cm | trois pages et demi sur un bifeuillet‎

‎Lettre autographe signée de François-René de Chateaubriand, datée de sa main du 14 mars 1827, 3 pages et demi à l'encre noire sur un bifeuillet, adressée à Michel-Augustin Varcollier. L'écrivain s'adresse ici au mari de sa filleule, Atala Stamaty-Varcollier, la première à porter le prénom de l'héroïne du roman qui le propulsa sur la scène littéraire en 1801.Chef de la Division des Beaux-Arts de la Préfecture de la Seine, Michel-Augustin Varcollier sert d'intermédiaire pour Chateaubriand dans l'entreprise d'aménagement des abords del'Infirmerie Marie-Thérèse, grand projet de sa femme Céleste,qui se donne pour mission d'accueillir les prêtres âgés et les nobles devenues veuves à la suite de la Révolution française. "Voilà, Monsieur, un billet de Madame de Chateaubriand pour M. de Chabrol c'est pour l'inviter à se trouver au conseil de Marie-Thérèse qui aura lieu mercredi prochain 21 du courant à 2 heures. M. de Chabrol avait eu la bonté de proposer vendredi de cette semaine mais il a été impossible de réunir MM. les Conseillers. pour ce jour-là. Ayez, Monsieur, la bonté d'expliquer cela à Monsieur de Chabrol. [...] J'ai obtenu, Monsieur, que le préfet de Police la permissionde placer des palissades le long de murs mitoyens. Maintenant il me faut une permission de M. le Préfet de Paris pour planter dans l'enceinte de ces palissades. Je vais faire comme si je l'avais déjà, car le temps de planter est venu. Je ne doute point de la continuation de l'obligeance de M. le Préfet. Il y a encore, pour achever les travaux de la treillesur mon petit boulevart [sic] à donner deux couchesde peinture auxbarrières. Je me recommande à M. de Fresnes pour l'achèvement de ce grand ouvrage. Je dois le remercier ainsi que vous, Monsieur, de toutes les bontés qu'on a bien voulu avoir pour moi." - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Référence libraire : 87771

‎Maurice BLANCHOT‎

‎" être au plus près de chacun, dans la pensée "communiste", là où tout souffre, tout se reconnait, se découvre" Bristol autographe daté et signé adressé à sa soeur Marguerite Blanchot‎

‎S. n. | s. l. 11 Décembre 1969 | 10 x 7.50 cm | une feuille + une enveloppe‎

‎Bristol autographe daté et signéde Maurice Blanchot à sa soeur Marguerite, 12 lignes à l'encre noire. Enveloppe manuscrite jointe. "Cher marg, voici donc des paroles comme testamentaires, accueille-les non comme venant de moi, mais d'une recherche qui a, par hasard, et sans mérite ni démérite, passée par moi qui m'y suis soumis comme j'ai pu, qu'est-ce qui importe finalement ? être au plus près de chacun, dans la pensée "communiste", là où tout souffre, tout se reconnait, se découvre, être en ce coeur pour chacun, pour tous. Avec toute mon affection. Maurice." - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Référence libraire : 87858

‎Maurice BLANCHOT‎

‎Bristol autographe adressé à sa nièce Annick Blanchot‎

‎S. n. | s. l. s.d. (ca 1965) | 10 x 7.50 cm | une feuille + une enveloppe‎

‎Bristol autographe de Maurice Blanchot à sa nièce Annick, 5 lignes à l'encre noire. Enveloppe manuscrite jointe. "Pour Annick (sur l'enveloppe), ce livre ne t'apportera rien de consolant, mais du moins reçois-le comme le témoignage de mon affection qui ne te manquera pas, aussi longtemps que vivre sera possible - et peut-être, au-delà, par le souvenir." - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

Référence libraire : 87859

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