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‎[MANUSCRIT - FORTIFICATIONS]‎

‎De la Croupe biaise.‎

‎S.l.n.d. in-folio, (18) pp, 3 croquis à la mine de plomb, sous ficelle de soie bleue.‎

‎Manuscrit technique rédigé au début du XIXe siècle. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Referenz des Buchhändlers : 170811

‎[MANUSCRIT] DAMPMARTIN (Anne-Henri Cabet de)‎

‎Discours prononcés durant le cours de la session de la Chambre des Députés qui s'est tenue l'année 1814.‎

‎Paris, 1815 in-8, [4]-73 pp., maroquin cerise à long grain, dos à nerfs orné de filets, pointillés et fleurons dorés, encadrement de double filet doré sur les plats, guirlande dorée sur les coupes, tranches dorées, guirlande de volutes dorées intérieure, gardes doublées de tabis vert (Thouvenin).‎

‎Le député du Gard.La carrière de député d'Anne-Henri Cabet de Dampmartin (1755-1825) fut brève (1813-1814) et provient de sa présentation par le collège électoral du Gard au Corps législatif en 1813. Le Sénat conservateur l'y fit entrer le 6 janvier 1813 comme député du Gard et c'est ainsi qu'il siégea à la première Chambre des Députés de la Restauration, y prenant assez occasionnellement la parole pour défendre des positions au demeurant libérales et modérées, qui contrastent avec sa future aversion des "régicides" (cf. les lignes qu'il consacre dans une autre partie de ses Mémoires à son prédécesseur Massieu au Dépôt de la Guerre). La réunion des discours inédits manuscrits et des discours imprimés.La plupart de ses interventions n'eurant pas l'honneur d'une publication, et on sera content de les trouver ici, en-dehors des pesants recueils parlementaires : opinion sur la méthode d'opiner (26 juin 1814) ; vote sur la proposition visant à dénommer "Parlement" la Chambre des Pairs et celle des Députés (16 juillet), etc. Le tout est lié par des considérations de motifs et des détails d'histoire de la session.Ont été reliés à la suite les quelques discours imprimés de Dampmartin :I. Opinion prononcée par M. Dampmartin, sur la loi relative à l'importation des fers étrangers. Séance du 1er octobre 1814 ([Paris], Hacquart, s.d. [1814], 11 pp.). - II. Opinion de M. Damp-Martin, sur le projet de loi relatif aux biens des émigrés. Séance du 26 octobre [Paris], Hacquart, s.d. [1814], 8 pp.). - III. Rapport fait au nom de la commission centrale, par M. dampmartin, relatif au rétablissement des Ecoles militaires. Séance du 12 novembre 1814 [Paris], Hacquart, s.d. [1814], 8 pp.). - IV. Opinion de M. Dampmartin, sur le projet de loi relatif à la réduction du nombre des membres de la Cour de Cassation. Séance du 24 décembre 1814 ([Paris], Hacquart, s.d. [1814], 7 pp.).Précieux exemplaire de l'auteur lui-même avec double vignette ex-libris : légendée ("Bibliothèque de A.H. Dampmartin, commencée en 1775") sur les premières gardes ; armoriée, sur les dernières.Très bel exemplaire. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Referenz des Buchhändlers : 171680

Livre Rare Book

Librairie Historique Fabrice Teissèdre
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1 800,00 € Kaufen

‎[MANUSCRIT] CAZALS‎

‎Relation du siège d'El-Arich.‎

‎(1800) , 28 pp. in-4 en cahier.‎

‎Extrait d'un rapport justificatif adressé au général en chef Kléber, par Cazals, chef de bataillon du génie qui commandait au fort d'El-Arich : "J'ai l'honneur de vous rendre compte, mon général, que l'armée ottomane commandée par le Grand Vizir Jouseph Pacha, ayant quitté le camp qu'elle occupait à Gaza, est venue faire le siège du fort d'El-Arich (…). Il s'agit de la description spectaculaire du siège d'El Arich, qui débuta le 22 décembre 1799, et se termina par la capitulation du fort après plusieurs mutineries de la garnison, suivie du massacre des prisonniers français par les janissaires ottomans. A travers le récit de cette affaire qui eut un grand retentissement, on pourra percevoir les signes de la démoralisation de l'Armée d'Orient dont Cazals esquissent les causes in fine : l'esprit d'insubordination et de révolte qui s'étaient déjà manifestés à Damiette et Alexandrie, le mauvais état des finances de l'Egypte et les arriérés de soldes, le sentiment d'abandon de la métropole, etc. Cazals commence son rapport sur la situation géographique du fort, l'état de la garnison et de l'artillerie, avant de détailler ses mesures de défenses ; "(…) Dès l'arrivée de l'armée ottomane, j'avais fait combler les citernes environnantes, disposer les batteries, renforcer leurs parapets, blinder les portes des magasins (…) Les parapets étaient garnis de sacs de terre, on levait des échafaudages de charpente pour faire la fusillade (…), pendant que les mineurs et les ouvriers construisaient des galleries et les cadres nécessaires pour les contre-mines indispensables en avant de chaque tour (…). Je prenais en un mot toutes les mesures nécessaires pour concourir à une défense utile (…).Suit le déroulement des événements qui allaient précipiter la chute du fort d'El-Arich : mise en place du blocus par les Ottomans, l'arrivée du grand Vizir, les progrès de l'ennemi qui bombardait le fort, le détails des différents combats et des tentatives de sorties des Français, la pétition en faveur de la reddition, les différentes mutineries d'une partie de la garnison, et l'ouverture des portes aux avant-gardes ennemis, etc. ; "(…) Dans l'enceinte du fort, une pluie de balles nous occasionnait une perte considérable. Le lieutenant du génie Piquet, en faisant réparer une embrasure endommagée par le canon ennemi reçut un coup mortel, près de 60 hommes de toutes armes furent mis hors de combat pendant cette attaque vigoureuse. Cependant le plus grand tumulte régnait dans la lunette où étaient les grenadiers, et dans le fort, les soldats criaient hautement qu'il fallait se rendre, ne voulaient plus se battre, refusait de faire feu, disant qu'ils n'avaient aucun espoir d'être secourus, que l'ennemi minait toutes les tours, qu'on les voulait sacrifier, etc. Je représentais vivement de mon côté tout ce que notre position avait davantageux (…) Je rappellais la révolte du 3 lors de laquelle ils me tenaient les mêmes discours séditieux (…). Soit que la garnison fut travaillé par les ennemis, soit que l'insurection soit venue de son propre mouvement, tout fut inutile (…). Les grenadiers et une partie de la garnison venaient de livrer la lunette, leurs armes et leurs personnes à l'ennemi. Au-dedans, les troupes méconnaissant tout sentiment de devoir et d'honneur, avaient eu la lacheté d'introduire les Osmanlis dans la place qu'elles devaient deffendre ; ils s'y trouvaient déjà en plus grand nombre que les français. Treize de leurs étendards étaient arborés sur le rempart, cependant le drapeau national flottait encore. Alors seulement, je demandai à capituler afin de sauver (…) le peu de braves qui restaient encore (…)."Cazals fait alors état de la signature de la capitulation, les conditions honorables garanties par le colonel anglais Douglas, la description de l'entrée des troupes turques dans le fort qui massacrèrent les prisonniers, le détail des supplices, etc. ; "(…) Le fort d'El-Arich ne tarda pas à présenter malgré la capitulation, le spectacle affreux d'une place prise d'assaut : de toute part on égorgeait, et coupait des têtes, les blessés furent massacrés (…) ; la tour à l'Est de la porte où étaient presque toutes les poudres et munitions de guerre après une explosion terrible, sauta en l'air ; elle engloutit sous ses décombres les Français et les Turcs (…). Le massacre continua, la milice turque se conduisait avec un rafinement de cruauté qu'on aura peine à croire. 22 français qui se trouvèrent sur une tour ayant été placés successivement sur un canon eurent la tête tranchée à coup de pioches (…)."Ces événements auront pour conséquence la discussion de la convention d'El-Arich en janvier 1800 ; Kléber qui n'a plus d'espoir quant à l'envoi de renfort de Bonaparte en France, y accepte le principe d'une évacuation de l'Egypte auprès du Grand Vizir, tandis que Desaix et Poussielgue négocieront avec Sidney Smith les sauf-conduits anglais. Cazals (1774-1813) servira encore à Heliopolis en mars 1800, nommé chef de brigade du génie par Kléber, se distinguera à la reprise du Caire et d'Alexandrie, avant de rentrer en France fin 1801. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Referenz des Buchhändlers : 172777

Livre Rare Book

Librairie Historique Fabrice Teissèdre
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3 500,00 € Kaufen

‎[MANUSCRIT]‎

‎Le Dégoût du métier. ou Les Conseils de l'expérience à un jeune homme qui se propose d'embrasser l'état militaire;‎

‎S.l., s.d. (vers 1800) in-4, [6] ff. n. ch., couverts d'une écriture moyenne, soignée et très lisible (environ 30 lignes par page), en feuilles, cousu.‎

‎Exceptionnelle diatribe en vers contre la vie militaire, rédigée par un engagé de la Révolution.La pièce est signée d'un certain citoyen Fromentel, sergent de la 33e demi-brigade, ce qui permet de la dater approximativement : en effet, créée en 1796 lors du second amalgame à partir des 10e, 90e demi-brigades et d'un bataillon de la 11e demi-brigade, la 33e demi-brigade d'infanterie de ligne ne garda cette dénomination que jusqu'au 24 septembre 1803, date à laquelle elle devint le 33e Régiment d'Infanterie de Ligne. C'est donc entre 1796 et 1803 que notre poésie a été rédigée. Au regard du contenu du texte, il est dommage que l'on ne puisse préciser l'identité et le parcours de son auteur, apparemment engagé depuis cinq ans lorsqu'il prit la plume (f. 1r, ligne 21), sensible alors à la gloire proposée aux défenseurs de la patrie, mais profondément dégoûté au moment où il rédige ces lignes. Des allusions aux campagnes d'Italie (Mantoue, Milan), et la pique finale contre Bonaparte (cf. infra) placent la rédaction après 1797.Fort peu héroïque ou martiale en effet, cette poésie au demeurant pas mal composée du tout vise à décourager un ami cherchant à s'engager dans l'armée : "Ami, que m'apprends-tu . D'où te vient ce délire ? / Le Démon des combats te possède et t'inspire ; / De ton heureux loisir, tu te sens oppressé, / Un vain désir de gloire dans ton coeur s'est glissé (...). / Imprudent ! A quels maux viens-tu te dévouer ? / Est-il quelque forfait qu'il te faille expier ? / Sais-tu bien à quel joug tu vas offrir ta tête ? "Le tableau dressé ensuite de la vie militaire est digne des détracteurs les plus féroces : "Qu'est-ce donc qu'un soldat ? C'est un sot automate, / Qu'on vante, qu'on punit, qu'on moleste & qu'on flatte, / Qu'on s'applique à plier sous un joug trop honteux, / Et qui la foudre en main n'ose dire : je veux. "L'on trouve même à la fin une opposition entre la renomméé de Bonaparte et l'anonymat des simples soldats qui concourent à sa gloire : "Mais lorsque Bonaparte enchaînant la fortune, / Venge des nations la querelle commune, / Lorsque de mille honneurs on le voit décoré, / Crois-tu que Fleur d'épine [maître d'armes] en soit moins ignoré ? / Vingt mille hommes parmi nous méritent la couronne ; / Mais dans un si grand nombre on ne connaît personne."On ne peut que souligner le caractère peu commun de ces sentiments, exprimés en pleine exaltation patriotique : si les épreuves et les déconvenues des campagnes ne les rendent pas inattendus, en revanche, leur expression aussi nette tranche avec les panégyriques de la guerre qui se répandent alors dans toutes les classes de la société. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Referenz des Buchhändlers : 173343

‎[MANUSCRIT]‎

‎Régiment de Cambrésis, composé d'un bataillon. Livret pour la revue du 3 8bre 1777. faite par M. de [Gironville] pour servir au payement de la subsistance‎

‎S.l., s.d. (1777) in-folio, [5] ff. n. ch., un feuillet vierge, demi-basane aubergine, dos lisse orné de filets dorés (reliure du XIXe s.). Dos insolé, accrocs aux deux coiffes.‎

‎Cette pièce est mi-imprimée mi-manuscrite : il s'agit en fait d'un formulaire pré-imprimé destiné à être renseigné à la main pour les revues, et il a de fait été rempli à la fois des données chiffrées exigées et de nombreuses indications de noms et de qualités des officiers. C'est en 1776 que le second Régiment de Cambrésis vit le jour par amalgame de deux bataillons du Régiment de Flandres (le premier à porter ce nom fut réformé en 1775). Ce sera l'ancêtre du 20e de Ligne (1791).Reliés à la suite deux états similaires : I. [MANUSCRIT] Inspection de 1777. Infanterie. Régiment de Bresse. Revüe faite à Crozon par Mr le Mis de Langeron lieutenant gnéral des armées du Roy le 11 septembre 1777. S.l.n.d. [1777], [7] ff. n. ch., entièrement manuscrits, trois feuillets vierges. II. [MANUSCRIT]. Régiment de Bresse. Etat de messieurs les officiers dudit régiment par rang d'ancienneté. 1780. S.l.n.d. [1780], [12] ff. n. ch. et régés, entièrement manuscrits, avec une collette complémentaire entre les ff. 11 et 12.Créé en 1776 également à partir de deux bataillons du Régiment du Poitou, le Régiment de Bresse est l'ancêtre du 26e Régiment d'Infanterie. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Referenz des Buchhändlers : 176153

‎[MANUSCRIT] BRETEUIL (Louis-Auguste Le Tonnelier, baron de)‎

‎Mémoires concernant la charge & les fonctions d’introducteur des ambassadeurs. Mémoires du baron de Breteuil introducteur des ambassadeurs (titre des volumes 2 à 6)‎

‎S.l., (XVIIIe siècle) 6 vol. in-folio, environ 2200 pages, veau brun marbré glacé, dos lisses cloisonnés et fleuronnés avec pièces de titre grenat, armoiries dorées au centre des plats, coupes filetées, tranches mouchetées (rel. de l'époque). Qqs petits défauts d'usage sans gravité.‎

‎"Qui a eu plus de part que celse a toutes ces intrigues de Cour ?" (La Bruyere à propos du Baron de Breteuil).D'une famille de grands serviteurs de l'État, frère d'un intendant des finances, il fut nommé lecteur ordinaire du roi en 1677, et employé à une mission diplomatique auprès du duc de Mantoue de 1682 à 1684. Fait alors conseiller du roi, il exerça la charge d'introducteur des ambassadeurs de 1698 à 1716 (en premier semestre). Personnage saillant de la Cour par sa position, il est évoqué par plusieurs écrivains de son époque – à son avantage sous les traits de Cléante dans l'ouvrage de sa maîtresse la présidente Ferrand, Histoire des amours de Cléante et de Bélise (1689), et dans des portraits-charges par La Bruyère et Saint-Simon.Dans le chapitre « Du Mérite personnel » des Caractères, La Bruyère écrit de lui : « Celse est d'un rang médiocre, mais des grands le souffrent ; il n'est pas savant, il a relation avec des savants ; il a peu de mérite, mais il connaît des gens qui en ont beaucoup ; il n'est pas habile, mais il a une langue qui peut servir de truchement, et des pieds qui peuvent le porter d'un lieu à un autre. C'est un homme né pour les allées et venues, pour écouter des propositions et les rapporter, pour en faire d'office [...], pour réussir dans une affaire et en manquer mille, pour se donner toute la gloire de la réussite, et pour détourner sur les autres la haine d'un mauvais succès. Il sait les bruits communs, les historiettes de la ville ; il ne fait rien, il dit ou il écoute ce que les autres font, il est nouvelliste [...] Il est entré dans de plus hauts mystères, il vous dit pourquoi celui-ci est exilé, et pourquoi on rappelle cet autre [...] Qui a eu plus de part que Celse à toutes ces intrigues de Cour ? et si cela n'était pas ainsi, s'il ne l'avait du moins rêvé ou imaginé, songerait-il à vous le faire croire ? Aurait-il l'air important et mystérieux d'un homme revêtu d'une ambassade ? »Dans ses Mémoires (année 1698), Saint-Simon insiste également sur plusieurs des mêmes points : « C'était un homme qui ne manquait pas d'esprit mais qui avait la rage de la cour, des ministres, des gens en place ou à la mode, et surtout de gagner de l'argent dans les partis en promettant sa protection. On le souffrait et on s'en moquait. »MEMOIRES CONÇUS COMME UNE SUCCESSION DE RECITS COMMENTES, suivant un ordre chronologique : le baron de Breteuil précise, pour les ambassades mentionnées, les entrées à Paris, les ordres de marches, le déroulement des audiences publiques et secrètes accordées par le roi, les visites rendues aux princes et princesses du sang, en accompagnant ses relations de remarques historiques et synthétiques sur des points d'étiquette. Certaines remarques se développent en véritables petits traités autonomes : « Des petites filles de France », « De la manière dont Monsieur reçoit un prince souverain », « Réception des généraux d'ordre [religieux] », « Cérémonial qui s'observe lorsque le roy donne le bonnet à un cardinal françois », etc.LE BARON DE BRETEUIL EVOQUE LES AMBASSADEURS DE TOUTE L'EUROPE, MAIS AUSSI DES PAYS LOINTAINS, Maroc (1699), « Moscovie, Turquie, Siam & Maroc » (annexe de l'année 1714) ou Perse (1715), et livre en regard le récit de quelques entrées d'ambassadeurs français dans les Cours étrangères, notamment à Londres et à Vienne.IL RELATE DES MOMENTS IMPORTANTS DE LA VIE DE COUR SOUS LOUIS XIV, notamment l'annonce de l'avènement du duc d'Anjou comme roi d'Espagne (« Mr, voilà le roy d'Espagne », 1700, p. 441), la cérémonie d'hommage du duché de Bar entre les mains du roi par le duc de Lorraine (1699), les négociations et réjouissances pour les mariages du duc de Mantoue (1704) ou du duc de Berry (1710), les deuils pour les morts de Philippe d'Orléans, (1701), du duc de Bretagne (1705), du grand dauphin (1711), du duc et de la duchesse de Bourgogne (1712), du duc de Berry (1714), etc.LE BARON DE BRETEUIL DONNE A TITRE DOCUMENTAIRE DES COPIES DE TEXTES AFFERENTS : une ordonnance royale, des mémoires au roi, des correspondances échangées avec le secrétaire d'État aux Affaires étrangères, un bref pontifical, des lettres d'ambassadeurs. Il livre également des extraits des mémoires de Nicolas Sainctot, introducteur des ambassadeurs durant l'autre semestre de chaque année, des passages des Mémoires de Claude Labbé de Villeras, secrétaire à la conduite des ambassadeurs sur la même période, un extrait du célèbre Journal du marquis de Dangeau, ou encore une relation écrite par Hardouin Le Fèvre de Fontenay, qui parut dans le Mercure de France en 1715 sous le titre Journal historique du voyage de l'ambassadeur de Perse en France. Il complète le tout avec quelques extraits de périodiques (Gazette, The London Gazette).AVEC LE DESSIN D'UN PLAN DE TABLE.Il existe plusieurs autres exemplaires de ces Mémoires, conservés à la bibliothèque de l'Arsenal, à la bibliothèque de Rouen, et au château de Breteuil. Plusieurs extraits en furent d'abord publiés, avant qu'Évelyne Lever en donne l'édition intégrale en 1992 (réédition en 2009).« Je m'en vais mais l'État demeurera toujours... »RECIT DE LA MORT DE LOUIS XIV, EXTRAIT DU JOURNAL DU MARQUIS DE DANGEAU, EN COPIE ANTERIEURE A SA PUBLICATION. Cet important journal ne serait édité pour la première fois que partiellement par Voltaire en 1770 et intégralement par Soulié et Dussieux en 1854-1860. Le présent extrait (ici pp. 321-344 de l'annexe de l'année 1715) figure dans le tome XVI de l'édition Soulié (1859, pp. 127-128).« ... "Pour vous, Madame [la duchesse de Ventadour, gouvernante du futur Louis XV], j'ay bien des remerciements à vous faire du soin avec lequel vous élevés cet enfant, et de la tendre amitié que vous avez pour luy, je vous prie de luy continuer, et je l'exhorte à vous en donner toutes les marques possibles de reconnoissance". Après quoy il a encore embrassé le dauphin par deux fois, et en fondant en larmes, il luy a donné sa bénédiction, le petit prince mené par la duchesse de Vantadour sa gouvernante en est sorty en pleurant, et ce tendre spectacle nous a tiré des larmes à tous.Un moment après le roy a envoyé quérir le duc du Mayne, et le comte de Toulouze, et leur a parlé la porte fermée, il a fait la même chose avec le duc dOrléans qu'on a été quérir dans son apartement où il étoit retourné. Dans le moment que ce prince sortoit de de sa chambre, Sa Majesté l'a rapellé jusqu'à deux fois.A midy et demy le roy a entendu la messe dans sa chambre avec la même attention qu'il a accoutumé de l'entendre le jour qu'il a pris médecine, les yeux toujours ouverts, en priant Dieu avec une ferveur surprenante... La messe finie, il a fait approcher de luy le cardinal de Rohan et le cardinal de Bissy auxquels il a parlé pendant une minute, et en finissant de leur parler, il a adressé la parolle à haute voix à tous ce que nous étions de ses officiers dans la ruelle, et auprès de son balustre, nous avons tous aproché de son lit, et il nous a dit :« MESSIEURS, JE SUIS CONTENT DE VOS SERVICES, vous m'avez fidellement servuy et avec envie de me plaire. Je suis fâché de ne vous avoir pas mieux récompensé que j'ay fait, les derniers tems ne l'ont pas permis.JE VOUS QUITTE AVEC REGRET, SERVEZ LE DAUPHIN AVEC LA MEME AFFECTION QUE VOUS M'AVEZ SERVY. C'est un enfant de cinq ans qui peut essuyer bien des traverses, car je me souviens d'en avoir beaucoup essuyé pendant mon jeune âge.JE M'EN VAIS MAIS L'ETAT DEMEURERA TOUJOURS, soyez y fidèlement attachez et que votre exemple en soit un pour tous mes autres sujets, soiés tous unis, et d'accord, c'est l'union et la force d'un Etat.ET SUIVEZ LES ORDRES QUE MON NEVEU [LE FUTUR REGENT] VOUS DONNERA. IL VA GOUVERNER LE ROYAUME, J'ESPERE QU'IL LE FERA BIEN. J'ESPERE AUSSY QUE VOUS FEREZ TOUS VOTRE DEVOIR, QUE VOUS VOUS SOUVIENDRES QUELQUES FOIS DE MOY".AUX DERNIERES PAROLLES NOUS SOMMES TOUS FONDUS EN LARMES, et rien ne peut exprimer les sanglots, l'affliction et le déespoir de tout ce que nous étions... » (pp. 332-333).« M. de Saint-Simon répondit brusquement que non... »LA CASSATION DU TESTAMENT DE LOUIS XIV SOUS LA PRESSION DU REGENT ET DES DUCS DONT SAINT-SIMON EN 1715.« Relation de ce qui s'est passé au Parlement le lundy 2e septembre 1715. Messieurs les ducs avoient préparé leurs contestations contre ce qu'ils prévoyaient se devoir passer et même avoient prévenu M. le duc d'Orléans... M. le duc d'Orléans ayant entendu la messe vint à la Grande Chambre accompagné de messieurs les princes du sang. Avant que de prendre place, il parla quelque tems debout assés bas à M. le premier président en faveur des ducs. Aussitost M. l'archevêque et duc de Reims fit les remontrances sur la contestation présente sur les protestations par écrit qui fut remise...M. LE DUC DE SAINT-SIMON ELEVA SA VOIX POUR SOUTENIR LA PROTESTATION et demander qu'il luy en fut donné acte. Il interpella M. le duc d'Orléans s'il n'avoit pas promis à messieurs les ducs de faire régler leurs prétentions avant que l'assemblée fut fermée. M. le président de Novion prit la parolle, et dit qu'à l'occasion d'une assemblée aussy auguste convocquée pour les plus importantes affaires de l'Etat, il étoit hors de propos de mêler une contestation qui étoit entre des particuliers. M. le premier président dit que pour finir il n'y avoit qu'à donner acte à messieurs les ducs, que ce qui se passeroit dans la journée ne pouroit nuire à leurs prétentions.CELA AINSY APAISE, M. LE DUC D'ORLEANS PARLA EN CES TERMES : "Messieurs, après tous les malheurs qui ont accablé la France, et la perte que nous venons de faire d'un grand roy, notre espérance est en celuy que Dieu nous a donné. C'est à luy seul, Messieurs, que nous devons à présent nos hommages, et une fidelle obéissance. C'est moy comme le premier de ses sujets qui doit donner l'exemple de cette fidélité inviolable pour sa personne... » Le manuscrit donne ensuite la teneur complète du testament de Louis XIV, et poursuit :« PENDANT LA LECTURE DU TESTAMENT, M. LE DUC D'ORLEANS NE PUT S'EMPECHER DE MARQUER SA SURPRISE PAR SES GESTES. M. le duc d'Orléans présenta ensuite à M. le premier président les codiciles du roy que M. le le chancelier luy avoit remis entre les mains ; ils furent donnés à M. de Dreux qui en fit la lecture ainsy qu'il ensuit : "Par mon testament déposé au Parlement, j'ay nommé le duc du Mayne [fils naturel légitimé de Louis XIV] pour tuteur du dauphin... Mon intention est que... il ayt toute l'autorité sur les officiers de la Maison du jeune roy, et sur les troupes qui la composent..."M. le duc du Mayne demanda d'être déchargé de la garde du roy qui luy étoit confiée, et qu'il ne devoit plus répondre de la sûreté de la personne du roy, et s'en tint au seul titre de surintendant de l'éducation du roy. Il requit sur cela les conclusions de Mrs les gens du roy... Mrs les ducs interrompirent les opinions croyant qu'elles étoient finies, et demandèrent qu'il leut fut donné acte de leurs protestations.M. LE DUC DE SAINT-SIMON INSISTANT TOUJOURS, M. DE VILLARS PRIT LA PAROLLE, et dit que le feu roy devant sa mort luy avoit fait l'honneur de luy déclarer quels étoient ses sentimens sur les contestations de Mrs les ducs, et qu'elle ne pouvoit être décidée qu'à leur avantage. M. le premier président luy répondit que le feu roy, avant de mourir, l'avoit assuré de tout le contraire...M. LE DUC DE SAINT-SIMON DEMANDANT TOUJOURS QU'IL LUY FUT DONNE ACTE, ET DISANT QUE CE N'ETOIT QUE SUR LA PAROLLE QUE M. LE DUC D'ORLEANS AVOIT DONNE à Mrs les ducs que ce qui se passeroit dans la journée ne pouroit leur nuire ny préjudicier, que Mrs les ducs avoient bien voulu se soumettre, M. le président de Novion luy demanda où il vouloit que cet acte fût déposé. M. le duc de Saint-Simon dit que ce devroit être au greffe. "Sur ce pied-là, répondit M. de Novion, vous nous reconnoissez donc pour vos juges.M. DE SAINT-SIMON REPONDIT BRUSQUEMENT QUE NON... M. le duc d'Orléans dit qu'il recevroit l'acte de protestation... M. le duc du Mayne fut déchargé de la garde du roy contre l'avis seul de M. le comte de Toulouze [autre fils naturel légitimé de Louis XIV] qui dit qu'il ne pouvoit donner un avis si contraire aux dernières volontés du feu roy. Ce fut ainsi que finit la séance... » (pp. 344, 346-347, 358-359, 365-367).« Une boëte de diamans avec le portrait du roy »Le baron de Breteuil consacre plusieurs passages aux présents et gratifications diplomatiques, pratique qu'il juge nécessaire mais dont il estime qu'elle doit être en nature et non sous forme monnayée pour en éviter les abus. « LE ROY M'AYANT FAIT REMETTRE ENTRE LES MAINS LE PRESENT QUE SA MAJESTE AVOIT ORDONNE POUR L'AMBASSADEUR DE VENIZE, concistant en une chaîne et une médaille du roy d'or, du poids de deux mil écus, et une boëte de diamans avec le portrait du roy d'environ quatre cent pistolles, et encore une chaîne et une médaille d'or du poids de cinq cens écus pour le secrétaire de l'ambassade, je portay ce présent à l'ambassadeur... et en même temps je fis porter par mon secrétaire à Bianchi secrétaire de l'ambassade de Venise celuy qui luy étoit destiné...LE CARACTERE BAS DE FEU BONNEUIL MON PREDECESSEUR, FORT DISSEMBLABLE DE SON PERE, AVOIT LAISSE INTRODUIRE DEPUIS PLUSIEURS ANNEES UN COMMERCE MERCENAIRE, OU POUR MIEUX DIRE INFAME, au lieu des présens qui ont été en usage de tout tems, il prenoit de l'argent manuellement des ambassadeurs et du moindre envoyé... [Note corrective en marge : « Bonneuil le père étoit homme de mérite qui faisoit sa charge avec dignité, mais sur la fin de sa vie, les besoins que les débauches attirent à un vieillard le firent relâcher de la noblesse avec laquelle il avoit fait sa charge auparavant... » (février 1699, pp. 667-669).JOINT, 2 pièces : un court mémoire concernant un point d'étiquette, et une copie d'extraits des mémoires de Sainctot concernant la réception d'une ambassadrice. Avec en outre de nombreux marque-page manuscrits anciensEXEMPLAIRE AUX ARMES DES MARQUIS DE VERNEUIL (armoiries dorées sur les plats, OHR, pl. n° 2200, fer de grand format).(Cette fiche a été rédigée par M. Pierre Gheno, collaborateur de la Librairie Les Neuf Muses). - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Referenz des Buchhändlers : 185935

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Librairie Historique Fabrice Teissèdre
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‎[MANUSCRIT] DESVAUX (Auguste-Nicaise)‎

‎Essai statistique sur les communes du département de Maine-et-Loire :. précédé d'une Notice sur la géographie physique, politique et administrative du même département, par M. Adville‎

‎S.l., s.d. (1844) in-8, 491 pp., couvertes d'une écriture fine et lisible (environ 20 lignes par page), feuillets réglés, demi-basane bouteille à coins, dos lisse cloisonné et orné en long, tranches mouchetées (reliure de l'époque). Coins et dos un peu frottés.‎

‎Il s'agit de la copie manuscrite faite en 1844 par Auguste Ménière (cf. mention finale p. 491) de deux textes déjà publiés :I. La Notice sur la géographie physique, politique et administrative du département de Maine-et-Loire, de Jean-Gabriel Adville (1781-1871), bibliothécaire en chef de la ville d'Angers, donnée dans plusieurs livraisons de l'Annuaire statistique de Maine-et-Loire en 1836 (pp. 56-74) et 1838 (pp. 52-72).II. La Statistique du Maine-et-Loire (Angers, Pavie, 1834) du naturaliste Auguste-Nicaise Desvaux (1784-1856) : seul le texte est reproduit, non les planches de l'atlas.En ce qui concerne le rédacteur, l'hésitation est possible : plusieurs individus d'Anjou portèrent ces nom et prénom dans la période qui nous intéresse, mais il est légitime de supposer que l'on a affaire à cet Auguste Ménière (1797-1866), frère de Prosper Ménière (1799-1862), et secrétaire de la Chambre de commerce d'Angers, ainsi que pionnier des observations météorologiques dans le département.Cf. Port (Célestin) : Dictionnaire historique, géographique et biographique de Maine-et-Loire (II, 655). - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Referenz des Buchhändlers : 186390

‎[MANUSCRIT]‎

‎Procès verbal de l'Assemblée généralle du Clergé de France. tenue par permission du Roy : en l'abbaye Saint Germain des Prez lez Paris ès années 1585 et 1586 / au Couvent des Augustins à Paris en l'année 1605 / en la ville de Paris ez années 1610, 1612, 1617 et 1619 / en la ville de Mante sur Seyne, en l'année mil six cent quarente un / Histoire de l'Assemblée générale du clergé commencée à Paris le xxve Octobre 1655 et close le xxiije May 1657‎

‎S.l., s.d. (vers 1700) 8 parties en six forts volumes in-folio, couvertes d'une écriture moyenne, cursive, espacée et relativement lisible (environ 20 lignes par page), demi-chevrette fauve à coins, dos à nerfs ornés de guirlandes et fleurons dorés, pièces de titre vertes, tranches rouges [volumes I-V] ; basane brune, dos à nerfs cloisonné et fleuronné, pièce de titre cerise, encadrement de triple filet à froid sur les plats, tranches mouchetées de rouge [volume VI], (rel. de la fin du XVIIIe). Dos frottés, coins et coupes abîmés.‎

‎Exceptionnelle réunion de copies manuscrites de procès-verbaux des Assemblées du clergé de France, pour la fin du XVIe siècle et la première moitié du XVIIe siècle.C'est en octobre 1561, lors du Colloque de Poissy, que des prélats (mais non formellement députés par le clergé de France) s'engagèrent pour la première fois à venir en aide aux défaillantes finances royales en se chargeant de payer les arrérages dus par le Trésor aux rentiers de l'Hôtel de Ville de Paris, en échange de quoi le Roi garantissait l'inviolabilité des biens ecclésiastiques, objet de la vindicte protestante. Mais c'est en 1579 (Assemblée de Melun) qu'une première réunion de députés cette fois-ci dûment mandatés régularisa cette situation au départ et, après avoir déclaré nuls les contrats de 1561, s'engagèrent à assurer pour six ans le paiement des rentes constituées par le Roi sur la ville de Paris, tandis que le souverain s'engageait en retour à rembourser le capital. Si, après les six ans passés, la dette n'était pas éteinte, le Roi devait autoriser une nouvelle assemblée. C'est naturellement ce qui se produisit, et c'est ainsi que naquit la périodicité des Assemblées du clergé, exemple unique (et limité au premier Ordre) d'une représentation spécifique et permanente d'une classe de sujets face au Roi, sous l'Ancien Régime. Dès lors, les Assemblées du clergé se réunirent régulièrement jusqu'en 1788, généralement tous les cinq ans à partir de 1625, et à raison de deux types :1. L'Assemblée des comptes (ou Petite assemblée), consacrée à examiner les comptes du receveur général de l’Assemblée, durant 3 mois (en principe) et convoquée normalement les années se terminant par 0. - 2. L'Assemblée du contrat (ou Grande assemblée), composée de 64 membres, ayant à décider du renouvellement des décimes et aussi du versement du "don gratuit" au Roi, durant six mois, et tenue les années se terminant par 5.Les questions financières et les relations avec la monarchie demeuraient leur objet propre, mais, en fonction de la conjoncture, elle furent systématiquement consultées sur toutes les questions de politique religieuse qui agitaient le royaume.Pour comprendre l'importance de notre recueil, il faut rappeler les conditions générales de diffusion (manuscrite ou imprimée) des procès-verbaux de ces assemblées. Dès l’Assemblée de Melun, en 1579, on avait prévu que les secrétaires devraient faire dix-huit ou vingt copies manuscrites du procès-verbal pour les provinces, et que tous ceux qui auraient besoin d’extraits auraient recours soit à l’original conservé aux archives, soit à ces copies. En 1625, on prévoit également l’envoi de copies aux diocèses. Une toute première tentative d’impression fut mise en route, mais resta alors inaboutie : le volume finit à la page 448 et n’a pas été achevé ; presque tous les exemplaires ont de surcroît été saisis et brûlés. C’est en 1635 que l’impression apparaît comme mode de diffusion effectif et normal : elle est généralement confiée à l’imprimeur Vitré sous le contrôle des secrétaires, pour être distribuée aux provinces et aux députés, deux exemplaires étant remis aux archives.En 1641 pourtant (cf. infra), on revient aux copies manuscrites au nombre de 53 pour les mêmes destinataires (le caractère chaotique de l'Assemblée de Mantes explique à notre sens en grande partie ce retour en arrière provisoire). Dès 1645, on fait retour à l’impression, et, à partir de 1660, l’envoi de l’exemplaire imprimé est fait par diocèse et non plus par province ; il s’agit d’un envoi à l’intention des archives du diocèse, indépendamment de celui qui est fait personnellement aux évêques. Quand un procès-verbal est trop court pour justifier un volume, on imprimait ensemble deux sessions comme on fit en 1693 et 1695.Il est surtout à noter que les imprimés ne sont pas la reprise intégrale des volumes manuscrits, dans lesquels figurent un certain nombre de développements jugés accessoires et sans doute indignes de l’impression ; des différences qui peuvent aller – c’est le cas pour les procès-verbaux de 1655 et 1715 – jusqu'à des divergences entre le manuscrit et l’impression. De toute manière, la diffusion de ces textes sous l'Ancien Régime est strictement limitée aux structures et personnes intéressées, ce qui n'empêcha pas la réalisation de copies privées, catégorie à laquelle semble appartenir notre exemplaire, sans qu'on puisse préciser dans quel contexte (cf. infra) ; elles restèrent de toutes façons limitées, et de diffusion restreinte, surtout à cause de la technicité des matières (rappelons que l'essentiel de l'activité des assemblées se concentre sur les questions financières).Notre recueil se distribue donc comme suit :I. Assemblée de 1585-1586. 1. Elle occupe les deux premiers volumes ([2]-823 et pp. chiffrées 824-1534). - 2. Il n'existe pas de version imprimée complète des procès-verbaux de cette assemblée, comme de toutes celles tenues avant la chambre ecclésiastique des Etats de 1614, et a déccision de 1625, mais on en trouvera un résumé dans le recueil de Duranthon intitulé Collection des procès-verbaux des Assemblées-générales du clergé de France, depuis l'année 1560, jusqu'à présent, rédigés par ordre de matières, et réduits à ce qu'ils ont d'essentiel (Paris, 1768, volume I), ce qui vaut aussi pour les assemblées suivantes de notre recueil jusqu'à celle de 1641 incluse. Cf. Lelong I, 6843. Aux Archives, cote G8 - 610.Réunie en vertu du contrat du 20 février 1580, l'Assemblée générale de 1585-1586 commença par compléter le règlement intérieur de ces réunions, arrêté dès 1579 et qui ne devait plus que varier à la marge jusqu'à la fin de l'Ancien Régime : sans changer les règles déjà établies concernant le président, les secrétaires et les promoteurs, on rappela que l'assemblée ne pouvait être déclarée légitime et ouverte qu'après la validation des procurations et mandats ; que les décisions prises par les députés engageaient tout l'Ordre du Clergé.Elle affirma ensuite nettement la totale liberté du don du clergé, compte tenu de l'affectation des décimes ordinaires au service des rentes de l'Hôtel de Ville. Au chapitre des questions proprement religieuses, et à la veille d'une nouvelle guerre civile, le clergé remercia le Roi de la révocation de la liberté de conscience des Réformés, le pressa de faire officiellement recevoir les décrets du Concile de Trente, de confirmer l'autorisation de conciles provinciaux, de déclarer vacants les bénéfices usurpés par des laïcs ou des simoniaques.Un peu oubliée par la suite en raison du contexte politique troublé jusqu'à la fin du XVIe siècle, cette assemblée est importante en ce qu'elle clôt la période de rodage de l'institution : les règles adoptées seront désormais reconduites tacitement, et, à partir de cette date, les assemblées ultérieures "convoquées en la manière accoutumée", sans innovation, en fonction des pouvoirs donnés par la précédente réunion.II. Assemblée de 1605-1606.1. Elle occupe le volume III ([2]-716 pp.). - 2. Pas de version imprimée complète. Cf. Lelong I, 6854. Aux Archives, cote G8 - 624.Ouverte le 27 juillet 1605, ses délibérations ne se terminèrent que le 20 avril 1606. Elle fut marquée par des remontrances assez sévères adressées au roi sur la situation religieuse de la France, et revint de nouveau sur la réception des décrets du Concile de Trente. Henri IV, assez vexé du ton employé, répliqua que l'enregistrement de Trente contrariait les "libertés de l'Eglise gallicane", tout en assurant q'u'il s'emploierait à faire pression sur les Parlements.III. Assemblée de 1610.1. Elle occupe les ff. [1]-[119] du volume IV. - 2. Pas de version imprimée. Cf. Lelong I, 6858. Aux Archives, cote G8 - 629B.IV. Assemblée de 1612.1. Elle occupe les ff. [120]-[219] du volume IV. - 2. Pas de version imprimée. Cf. Lelong I, 6859. Aux Archives, cote G8 - 631.V. Assemblée de 1617.1. Elle occupe les ff. [220]-[348] du volume IV. - 2. Pas de version imprimée. Cf. Lelong I, 6862. Aux Archives, cote G8 - 636.VI. Assemblée de 1619.1. Elle occupe les ff. [350]-[441] du volume IV. - 2. Pas de version imprimée. Cf. Lelong I, 6863. Aux Archives, cote G8 - 642.VII. Assemblée de 1641.1. Elle occupe le volume V (839 pp.). - 2. Pas de version imprimée. Cf. Lelong I, 6877. Aux Archives, cote G8 - 650.Réunie exceptionnellement à Mantes en raison des intrigues de Léonor d'Etampes, évêque de Chartes (Mantes était dans sa juridiction), cette assemblée convoquée avec retard (elle aurait dû avoir lieu en 1640) laissa un souvenir amer dans l'Eglise Gallicane en raison des intrigues, cabales et dissensions qui s'étalèrent au cours des six mois de délibérations, et qui avaient pour motif la résistance d'une partie des députés à accorder un don gratuit cette année-là. Il fallut même expulser par la force six prélats opposants, c’est-à-dire les Archevêques de Sens et de Toulouse (qui étaient les deux Présidents), et les évêques d’Evreux, Maillezais, Bazas, Toulon, lesquels furent accablés d’avanies et exilés dans leur diocèse.VIII. Assemblée de 1655-1657.1. Elle occupe le volume VI (1045 pp.). - 2. Une version imprimée (chez Vitré, 1656, in-folio de 1378 pp.) des procès-verbaux rédigée par les secrétaires Henri de Villars (1621-1693) et Jacques de Carbon de Montpezat. Mais, d'après le titre et le contenu, notre version n'est pas celle des Procès-verbaux proprement dits, mais d'une Histoire rédigée au cours de la plume par Robert François d'Aigreville, et dont Lelong a vu un mansucrit chez le chancelier d'Aguesseau. Lelong I, 6885 (procès-verbaux officiels imprimés) et 6886 (version narrative d'Aigreville). Aux Archives, cote G8 - 653 (procès-verbaux) et 654-656 (version d'Aigreville).De loin la plus longue de la période (octobre 1655 - avril 1657), cette Assemblée tenue après la Fronde et le retour de Mazarin eut à s'occuper de deux problèmes politico-ecclésiastiques majeurs : le sort du cardinal de Retz, archevêque de Paris, qui fut l'occasion d'une victoire de l'épiscopat sur les volontés combinées du Roi, de son ministre et du Pape (Retz fut maintenu dans sa juridiction en dépit de son rôle pendant la Fronde et de son exil) ; la question de la grâce et des cinq propositions extraites de Jansénius dans le bref Cum occasione de 1653, et ce fut l'occasion d'une autre victoire, contre Innocent X cette fois, avec le soutien de Louis XIV (protection de Pardaillan de Gondrin, archevêque de Sens contre la vindict du pape). Au demeurant, les prélats reçurent la doctrine de Cum occasione, et jouèrent un rôle doctrinal qui prépare manifestement celui qu'ils jouèrent en faveur du Roi dans la fameuse Assemblée de 1682.Cf. les deux textes fondamentaux que sont, à divers niveaux : 1. Gerbeaux (Fernand) et Hidesheimer (Françoise) : Agence générale du clergé. Répertoire de la sous-série G8 (Paris, 2001). - 2. Blet (Pierre) : Le Clergé de France et la monarchie. Etudes sur les assemblées du clergé de 1615 à 1666 (Rome, 1959, deux volumes).Le recueil a appartenu au docteur de Louvain Jan-Frans ou Jean-François Van de Velde (1743-1823), dernier bibliothécaire de l'ancienne Université de Louvain, qui semble avoir récupéré la copie au cours de ses recherches. Opposant au joséphisme puis à la Constitution civile du clergé, l'abbé Van de Velde subit, de 1784 à toutes les avanies imaginables de la part des pouvoirs successifs, de 1784 à 1800. Il ne faut pas le confondre avec son homonyme et contemporain le vingtième évêque de Gand (1778-1838).Indépendamment de ses fonctions officielles, qu'il remplit avec zèle (l'Université lui dut un accroissement considérable de ses collections notamment à partir des bibliothèques des Ordres et monastères supprimés par le joséphisme), Van de Velde s'était constitué une riche bibliothèque.Ses héritiers vendirent en 1833 cette collection qui comptait près de 450 incunables et 1.300 manuscrits et qui fut "la collection privée de livres et de manuscrits, probablement la plus vaste jamais vendue dans notre pays (la Belgique). Sept semaines - du 5 août au 16 septembre - furent nécessaires, à raison de cinq jours par semaine, pour écouler les 15.355 lots" ( Jan Roegiers). - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Referenz des Buchhändlers : 186491

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‎[MANUSCRIT] LANCI (Michelangelo)‎

‎Le Simboliche vie dell'antico e del nuovo Testamento. articolo scritturale tolto dal secondo volume dell' opera manoscritta‎

‎S.l. [Rome], s.d. (1848) in-4 carré, [12] ff. n. ch., réglés, couverts d'une écriture fine et lisible (environ 30 lignes par page), demi-veau tabac, dos lisse, pièce de titre cerise en long (reliure de l'époque). Dos frotté.‎

‎Il s'agit d'une copie signée et probablement rédigée de la main même de l'auteur l'orientaliste romain Michelangelo Lanci (1779-1867), qui ne survit guère que par ses travaux d'épigraphie arabe et araméenne. Mais il se voulait aussi exégète et entendait éclairer les textes scripturaires par ses connaissances archéologiques ou philologiques. Et là, le fiasco fut complet, sans compter les difficultés que le brave homme rencontra auprès du Saint-Office : en-dehors de son recueil le plus connu, Paralipomeni, ossia illustrazione alla Sacra Scrittura per monumenti fenico-assirii ed egiziani (Paris, 1845, deux volumes), il semble avoir laissé plusieurs manuscrits. Extrait d'un de ces recueils qui ne semblent pas avoir fait l'objet d'une impression telle quelle, notre petit article concerne le prophète Jonas et sa mésaventure "in ventre piscis". - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Referenz des Buchhändlers : 187438

‎[MANUSCRIT] CARBON (Ernest de)‎

‎Relation du voyage que je fis à Paris en 1827.‎

‎S.l., s.d. petit in-8, [9] ff. n. ch., couverts d'une écriture fine, modérément lisible (environ 25 lignes par page), et [14] ff. vierges, chevrette noire souple, dos lisse muet, encadrement de simple filet à froid avec fleurons d'angle sur les plats (reliure moderne). Bon exemplaire.‎

‎Moins qu'une relation au sens strict, ce petit manuscrit forme un carnet de notes, la plupart très succinctes, renseignant sur un voyage de Millau à Paris, et le séjour conséquent, effectué du 23 mars au 5 septembre 1827. Parti de Millau le 23 mars, Carbon, qui est sans doute un pasteur réformé, arrive dans la capitale quinze jours plus tard, après être passé à Nîmes, Valence, Lyon, Roanne, Nevers etc. Sont inscrites au jour le jour, jusqu'au départ des visites aux musées, galeries, théâtres, églises, Chambres, institutions, etc. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Referenz des Buchhändlers : 189083

‎[MANUSCRIT] ANDRIEUX (François-Guillaume)‎

‎[Lettres à Onésime Leroy].‎

‎S.l., s.d. (1833) in-8, chagrin bouteille, dos lisse muet, encadrement de simple filet à froid et guirlande dorée sur les plats, tranches dorées, dentelle intérieure, gardes doublées de tabis blanc (rel. de la fin du XIXe). Exemplaire un peu déboîté.‎

‎Ce recueil d'amateur réunit dans un même volume trois L.A.S. à l'en-tête de l'Institut de France - Académie Française (Andrieux en était secrétaire perpétuel depuis 1829), toutes adressées au dramaturge Onésime Leroy, en son domicile de Passy :I. La première du dimanche 3 février 1833 (un feuillet), avec une longue apostille de Leroy sur la visite qu'Andrieux lui fit à Passy peu de temps après.II. La deuxième (chronologiquement, mais troisième du recueil) est du 18 février 1833 (deux feuillets).III. La troisième (placée en deuxième position) est du 14 mars (un feuillet).Elles portent toutes sur l'achat d'une maison à Passy pour loger l'écrivain, qui préfèrerait cependant louer. Malade et fatigué, il demande à Leroy d'effectuer pour lui les démarches (visites, demandes de renseignements, etc.). Il est peu probable que ces dernières aient abouti : Andrieux mourut le 10 mai 1833 à Paris, et fut inhumé au Père-Lachaise. Rien donc qui concerne l'oeuvre aimable et voltairienne du littérateur, ni encore moins son activité politique, déjà lointaine (il fut membre du Conseil des Cinq-Cents, puis du Tribunat).Ont été joints dans le volume aux trois documents de base :1. Un feuillet manuscrit d'introduction. - 2. Un portrait de l'auteur, gravé au trait par Frémy. - 3. Une notice imprimée (paginée 312-317). - 4. Un extrait de ses poésies (Le Meunier Sans-souci ; Une promenade de Fénelon), accompagné de deux portraits (Frédéric II, Fénelon). - 5. Des coupures de journaux diverses sur le même auteur. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Referenz des Buchhändlers : 189170

‎[MANUSCRIT. -UNIFORMES]‎

‎[Troupes hollandaises].‎

‎S.l., s.d. in-4, 6 planches finement aquarellées, de 21,5 x 28 cm, avec sujets dans une large bordure citron, légendées en allemand (sauf la dernière, en français), en feuilles sous chemise de chagrin azur à recouvrements de toile et lacets, dos lisse muet (reliure moderne). Bon exemplaire.‎

‎Non datées, non signées, ces six agréables planches aux sujets très statiques, ne sont pas faciles à situer. Un élément des légendes permet cependant de proposer une fourchette chronologique plus précise. En 1795, le Régiment de Schepper (planche II) était un des 24 "régiments nationaux" qui portaient le nom de leur colonel, et avaient reçu en 1772 un numéro d'ordre (le Schepper figurait comme n° 1). Il est donc vraisemblable que notre collection remonte aux années 1770-1790.I. Hollandische Infanterie. - II. Hollandische Infanterie. Scheeper Rgt. - III. Hollandische Leib Garden. - IV. Hollandische Cavalerie. - V. Hollandischer Grenadier. - VI. Mineur [= Sapeur] hollandois. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Referenz des Buchhändlers : 189178

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‎[MANUSCRIT]‎

‎Carte figurative de la seigneurie de Beaufremez. appartenant au Sr. Gille Le Cat seigneur dudit Beaufremez, Clicquenoy, et., situé ès paroisses de Bondue [Bondues], Marcq [-en-Bareul], et environ, dont l'explication et grandeurs de chaque partie de terre avecq les tenans et aboutissans se trouve par l'acte jointe [sic], fait par le soubsigné arpenteur juré, et arresté le trentiesme de may mil sept cent dix-huit‎

‎S.l.n.d. (1718) grande carte in-4 oblongue (37 x 82 cm), contours rehaussés de couleurs, avec une échelle en verges dans le coin droit, en feuille. Traces de mouillures, petit manque de papier sans gravité.‎

‎Intéressante carte d'arpenteur de la seigneurie de Beaufremez, qui se situe sur le territoire de l'actuelle Wazemmes (ancienne commune indépendante, maintenant incluse dans la ville de Lille, dont elle forme un quartier). Elle est signée d'A. Van Crayelynghe, nom que l'on retrouve sur plusieurs actes de la même période dans la région. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Referenz des Buchhändlers : 190576

‎[MANUSCRIT] [CHABREL (Calixte)]‎

‎Villeneuve-lès-Avignon.‎

‎S.l., s.d. (1868) in-8, [57] ff. n. ch., couverts d'une écriture fine et très lisible (environ 25 lignes par page), demi-basane noire à coins, dos lisse orné en long, pièce de titre verte, simple filet doré sur les plats (reliure de l'époque). Coiffes rognées.‎

‎Le manuscrit se présente, après une page de titre plus récente et due à un possesseur du XXe siècle (qui a également composé quelques annotations en marge du texte), sous la forme de sept petites monographies recopiées à la suite, généralement à partir de diverses sources déjà imprimées :1. Description historique de la Chartreuse de Villeneuve-lez-Avignon. 1743 et 1744 (ff. 1-23). Il s'agit de l'article publié dans le Mercure de France de décembre 1743, janvier et avril 1744 par l'abbé Bernard-Laurent Soumille (1703-1774), prêtre-bénéficier de la collégiale de Villeneuve.2. Généalogie des divers tableaux de la paroisse Saint-Pons à Villeneuve-lez-Avignon (ff. 25-26).3. Monuments de Villeneuve. La Chartreuse, l'hôpital, le fort Saint-André (ff. 29-33). Il s'agit d'extraits d'Avignon, son histoire (1842), par Jean-Baptiste-Marie Joudou (1778-1859).4. Notice sur quelques monuments antiques et du moyen âge du canton de Villeneuve-lez-Avignon (ff. 34-41). Elle proviendrait d'un manuscrit sans date conservé aux Archives municipales.5. Entrée à Villeneuve du corps de Mgr le Prince de Conti le 26 mars 1666 (ff. 43-44).6. Fondation de l'exposition du Très Saint Sacrement dans l'église des Pénitents gris de Villeneuve en 1738 (ff. 45-47).7. Relation au pape Clément XI par Monseigneur de Gonteri, archevêque d'Anignon, sur l'état de son diocèse en 1708 (ff. 50-57). Ce texte avait été publié dans la Revue des bibliothèques paroissiales du diocèse d'Avignon (16 janvier 1865).L'identification de l'auteur provient de la signature C. Chabrel que l'on rencontre en bas des pièces 4, 5, 6 et 7, avec la date de mars 1867 (4, 5, 6) ou d'octobre 1868 (7). Il peut s'agir ou de Calixte, ou de son frère Charles, qui a signé la préface d'un guide de la ville. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Referenz des Buchhändlers : 193623

‎[MANUSCRIT - FLANDRES & ARTOIS]‎

‎Manuscrit touchant les ville et cité d'Arras, et les comtés de Flandres et Artois. Concernant différentes particularités très curieuses touchant les dits paÿs. Copié sur une copie reposante dans la Bibliothèque de la Société littéraire d'Arras‎

‎S.l.n.d. (1750) 3 parties en 1 fort vol. in-4, 404 ff.n.ch, couverts d'une écriture épaisse et lisible (environ 20/25 lignes par page), basane marbrée, dos à nerfs cloisonné et fleuronné, pièce de titre cerise, double filet doré sur les coupes, tranches rouges (reliure de l'époque). Coiffe inférieure et coins un peu rognés, mais bon exemplaire.‎

‎Comme l'indique le titre secondaire du f. 2, l'ouvrage, sans doute rédigé à Arras au milieu du XVIIIe siècle, est une compilation faite à partir des données fournies par deux historiens artésiens :1. Ferri ou Ferréol de Locre (1569-1614), curé de Saint-Nicolas d'Arras, et compositeur du Chronicon Belgicum ab anno CCLVIII ad annum usque MDC pertinuo conductum, qui ne parut qu'en 1616, après sa mort.2. Guillaume Gazet (1554-1612), curé de Sainte-Marie-Madeleine d'Arras, dont la production historique locale est très abondante et répartie sur une quinzaine de titres.Le propos du compilateur est clair et typique d'une époque où l'étude de l'histoire locale ou régionale ne savait encore se détacher du moule chroniquaire : il s'agit d'affecter des événements signifiants, "remarquables" à chaque année, en remontant le plus haut possible. De fait, les deux premières parties sont structurées de façon strictement chronologique, après une brève introduction à chaque fois, et vont respectivement de 282 à 1491, puis de 1492 à 1600. La troisième partie, quant à elle, contient un "Supplément" dont les données viennent s'insérer dans celles des deux parties précédentes.D'après les indications du titre, l'original copié se trouvait dans la bibliothèque de la Société littéraire d'Arras : fondée en 1737, devenue Académie royale des Belles-Lettres d'Arras en 1773, et transformée en 1816, après l'intermède révolutionnaire, en Académie d'Arras, avait évidemment comme terrain d'études favori les régions artésiennes et flamandes. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Referenz des Buchhändlers : 200919

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‎[MANUSCRIT- ESPAGNE 1808]‎

‎Recueil d'ordres du corps d'observation des Côtes de l'Océan. 2e cahier contenant 40 pages et 31 ordres‎

‎S.l.n.d. in-8 carré, paginé 40 à 81,‎

‎Très intéressant document sur la présence française en Espagne au printemps 1808 (mars-mai).La table qui ouve le document nous révéle le contenu : ordres du jour et lettres de mission.Tous les aspects de l'administration militaire de Murat y sont évoqués. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Referenz des Buchhändlers : 201860

‎[MANUSCRIT]‎

‎Regimientos del exército de Espana. su creacion y fuerza total‎

‎S.l., s.d. (vers 1770) in-folio oblong (43 x 60 cm), en feuille.‎

‎Grand et beau tableau manuscrit orné d'une frise extérieure noire et rouge, séparations rouges, et donnant les effectifs de l'armée espagnole sous Charles III, répartie en : 1. Tropa de Casa Real. - 2. Regimientos de infanteria. - 3. Infanteria Italiana y Walona. - 4. Regimienos suizos. - 5. Artilleria. - 6. Regimientos de caballeria. - 7. Regimientos de dragonas. - 8. Milicias provinciales. - 9. Milicias urbanas. - 10. Companias fijas.Les dernières dates de création de régiments sont 1766, 1768 et 1769. Il est légitime de supposer que notre tableau a été composé dans les années 1770. Une mention manuscrite au verso (Expedicion. 1774) corrobore cette datation. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Referenz des Buchhändlers : 201959

‎[MANUSCRITS]‎

‎Catalogue des manuscrits de la bibliothèque de la ville de Chartres.‎

‎Chartres, Imprimerie de Garnier, 1840 in-8, XII-212 pp., 653 numéros décrits, cartonnage Bradel de papier peigne, pièce de titre noire, tranches mouchetées (reliure de l'époque). Coins et charnières frottés, coiffes rognées.‎

‎Comme la plupart des dépôts publics ouverts pendant et juste après la Révolution, la bibliothèque municipale de Chartres fondée en 1804 est née des confiscations révolutionnaires. Ses fonds principaux proviennent de deux scriptoria, celui du chapitre de la Cathédrale de Chartres et celui de l’abbaye Saint-Père, auxquels s’ajoutent les fonds plus modestes de quelques autres abbayes. Ce premier catalogue de manuscrits est d'autant plus précieux qu'une grande partie de ses références a été endommagée dans l'incendie de mai 1944 qui a détruit le bâtiment. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Referenz des Buchhändlers : 202819

‎[MANUSCRIT]‎

‎Projet de règlement concernant l'établissement des forçats de terre.‎

‎S.l., s.d. (vers 1790) in-folio, [22] ff. n. ch., couverts à mi-page droite d'une écriture moyenne et très lisible (environ 20 lignes par page), demi-basane Bradel bordeaux à coins, dos orné de C entrelacés (reliure moderne). Petites épidermures au dos.‎

‎Non daté, non localisé, ce projet de règlement pénitentiaire apparaît singulièrement abstrait, voire théorique (à aucun moment, on ne sait de quelle hiérarchie relève l'établissement) ; il semble cependant bien accompagner le mouvement de réflexion juridique et sociale sur la détention, ses règles et ses conditions, qui, pour culminer sous la Monarchie de Juillet, occupe la fin du XVIIIe siècle et tout le premier XIXe siècle, à la suite de l'"invention" progressive de la prison comme peine, sinon exclusive (il faudra attendre le XXe siècle), du moins prépondérante.Son contenu est attendu : la gestion des bagnes et de ses occupants. Il aborde dans un premier temps la gestion administrative des bagnes, proposant la division des condamnés en escouades de 36 hommes, chacune dirigée par un argousin et deux sous-argousins, qui "répondront à un chef et à un sous-chef". L'uniforme et la fonction de chaque type de surveillant sont détaillés. Viennent ensuite les questions relatives à la surveillance des forçats et à leur condition de détention : "Tous les forçats auront la teste et la brabe razée et porteront un habillement uniforme ainsy qu' il sera reglé afin que si quelqu'un deux s'echape il ne puisse etre meconnu, et pour plus de sureté ceux qui auront été condamnés a perpétuité seront marqués à leur arrivée dans le lieu de la chaisne d'une fleur de lys à l'épaule droite avec un fer chaud afin que quelque part qu' ils puissent aller on les reconnoisse a cette flétrissure". Les autres sujets abordés concernent la vie quotidienne des détenus, leur nourriture, habillement, enregistrement, déplacements, travaux, le traitement des forçats malades et invalides, la pratique religieuse. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Referenz des Buchhändlers : 203338

‎[MANUSCRIT]‎

‎Etat sommaire de la généralité d'Alençon. 1698‎

‎S.l., s.d. (début du XVIIIe) petit in-4, [175] ff. n. ch., couverts d'une écriture moyenne et lisible (environ 20 lignes par page), basane fauve marbrée, dos à nerfs cloisonné et fleuronné, manque la pièce de titre, tranches mouchetées de rouge (reliure de l'époque). Manque de cuir sur 4 cm en coiffe inférieure, coins abîmés.‎

‎Il s'agit naturellement de l'un des fameux "Mémoires des Intendans" rédigés à la fin du XVIIe "pour l'instruction du Duc de Bourgogne", et qui n'ont que partiellement été édités, soit dans les recueils du XVIIIe siècle, soit dans des présentations crritiques du XXe siècle. Le nôtre, très partiellement résumé par Boulainvilliers dans son Etat de la France (volume V, pp. 136-190), a été rédigé par l'Intendant Jean-Baptiste de Pommereu de La Brétesche, en poste de 1689 à 1701, et comprend deux parties bien distinctes : Mémoires sur le Duché d'Alençon(ff. 1-112) ; Mémoire sur le Perche (ff. 113-175), disposés de façon semblable (géographie, économie, état nobiliaire et ecclésiastique). Il a cependant fait l'objet d'une publication intégrale, d'après un manuscrit un peu différent du nôtre, par l'archiviste de l'Orne Louis-François-Marin Duval (1840-1917) dans son très intéressant Etat de la généralité d'Alençon sous Louis XIV (1890), très documenté et bien annoté. Se reporter spécialement dans son introduction aux pp. LXXII et XCI-XCVI.Lelong, 35302 (manuscrit de même intitulé, de même date, et de même contenu, qu'il attribue à Pinon, successeur de Pommereu, ce qui est contradictoire avec la date de 1698). Cf. un manuscrit similaire à la BnF (cote NAF 22290-22307) dans un recueil historique sur Paris et les provinces de France. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Referenz des Buchhändlers : 203495

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‎[MANUSCRIT]‎

‎Traité de mariage du 26 avril 1790.‎

‎S.l., s.d. (avril 1790) in-4, [3] pp. n. ch. écrites sur peau de vélin, graphie cursive et moyennement lisible, en feuille.‎

‎Grosse du contrat de mariage passé devant le notaire royal et tabellion du bailliage de Dieuze, entre le cordonnier Nicolas Houpert et Anne-Marie Chrisman. Le bailliage de Dieuze, enclavé dans le temporel de l'Evêché de Metz, n'exista comme entité administrative de la Lorraine que de 1751 à 1790. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Referenz des Buchhändlers : 203498

‎[MANUSCRIT]‎

‎Poüillier ou Catalogue des bénéfices que contient le diocèse de Reims. leurs présentateurs ou collateurs et leurs patrons, avec les nombres des communions de chaque parroisse le tout tel quil a été compté en l'année 1711‎

‎S.l. [Reims], s.d. (1711) petit in-8, 249 pp. couvertes d'une écriture moyenne et lisible (environ 20 lignes par page), [7] pp. vierges, [24] ff. n. ch. de table, veau brun granité, dos à nerfs cloisonné et fleuronné, pièce de titre cerise, tranches mouchetées de rouge (reliure de l'époque). Coiffes et coins un peu frottés, mais bon exemplaire.‎

‎En raison de l'importance de l'archidiocèse de Reims, il existe de nombreux pouillés manuscrits de ses bénéfices, rédigés à différentes dates, et notamment dans les dépôts de la ville. Mais par ailleurs, plusieurs imprimés reproduisent la liste des bénéfices de Reims à des dates diverses : dans la collection de 1648, en 8 volumes in-4 (avec Bordeaux, Bourges, Lyon, Paris, Rouen, Sens et Tours) ; dans celle de 1698, en 4 volumes in-4 (avec Rouen, Paris et Bourges). Notre texte lui-même semble avoir fait l'objet d'une impression, si l'on en croit la cote VE-466-8 de la BnF.Exemplaire de Henri Jadart (1847-1921), conservateur de la Bibliothèque municipale de Reims jusqu'en 1914, qui l'a acheté en 1877, avec étiquette ex-libris contrecollée sur les premières gardes. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Referenz des Buchhändlers : 203627

‎[MANUSCRIT]‎

‎Mémoire sur l'Angleterre.‎

‎S.l., 28 octobre 1796 in-folio, [6] ff. n. ch., couverts d'une écriture fine et très lisible (environ 40 lignes par page), en feuilles.‎

‎Rédigé dans le cadre de l'émigration, et très vraisemblablement dans l'entourage de Louis XVIII (Avaray ?), ce mémoire détaille les difficultés du ministère britannique en juillet-août 1796 (financières, militaires, politiques), avant de documenter l'intervention de Catherine II dans les affaires européennes et les réactions des diverses Cours sur le déroulement des opérations de la coalition.Le tout se termine par la supposition que la Russie fera reonnaître les droits de Louis XVIII auprès des autres Cours et par un genre de projets militaires utopique dont les milieux contre-révolutionnaires de l'exil raffolaient et qui les ridiculisaient à l'intérieur : "... et le Roi, à la tête de 60,000 Russes, pourra au début de la campagne, pénétrer dans le Royaume par la Haute Alsace et la Franche-Comté".Heureusement que le texte s'achève modestement par cette conclusion : "Le Roi jugera dans sa sagesse le parti qu'il préférera et ses serviteurs se borneront à exécuter ses ordres ..." - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Referenz des Buchhändlers : 204663

‎[MANUSCRIT]‎

‎Rapport sur l'ouvrage de M. Moreau de Jonnès. intitulé, Statistique de la Grande-Bretagne et de l'Irlande‎

‎S.l. [Paris], s.d. (1838) in-4, [3] pp. n. ch., couvertes d'une écriture moyenne et peu lisible (environ 30 lignes par page), en feuille, bords ébarbés.‎

‎Non signée, cette critique au brouillon semble parfaitement contemporaine des deux volumes de la Statistique de la Grande-Bretagne, parus en 1837 et 1838. Elle a en tout cas été rédigée dans le cadre de la présentation à une société savante ("Parmi les ouvrages offerts à notre société, il en est peu qui méritent de fixer l'attention publique, autant que celui dont nous venons vous entretenir"), vraisemblablement la Société philotechnique de Paris (fondée en 1795), et dont l'économiste Alexandre Moreau de Jonnès (1778-1870) faisait également partie. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Referenz des Buchhändlers : 206309

‎[MANUSCRIT - SALVANDY]‎

‎26 et 28 février 1830. Obligation de 24. 000 francs. par M. et Mme de Salvandy au profit de M. et Mme Widmer‎

‎S.l. [Versailles], s.d. (1831) in-4, [4] ff. n. ch., couverts d'une écriture moyenne et lisible (environ 25 lignes par page), en feuilles sous chemise de papier crème, rousseurs et piqûres.‎

‎Copie authentique (grosse, signée seulement du notaire Marie-Joseph-Georges Rousse et de son notaire en second) d'un acte passé à Versailles le 4 février 1831 et constituant une hypothèque sur la maison des Salvandy sise au 30 de la rue Cassette à Paris, en vue de garantir l'acquittement d'une dette de 24 000 francs due aux époux Victor Widmer.Narcisse-Achille de Salvandy (1795-1856) était alors simple membre de la Chambre des députés pour le département de la Sarthe (jusqu'au renouvellement de mai 1831, où il ne fut pas réélu). Ses responsabilités ministérielles n'interviendront qu'en 1837. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Referenz des Buchhändlers : 207061

‎[MANUSCRIT]‎

‎[Notes d'un artilleur]. Commandant Martel‎

‎S.l., s.d. (1915-18) in-8, [68] ff. n. ch., réglés (cahier scolaire), écriture large et lisible, et [39] ff. volants, toile Bradel grise modeste, dos muet (reliure de l'époque).‎

‎La partie contenue dans le cahier couvre les dates du 10 août 1915 au 17 janvier 1916, tandis que les feuillets volants commencent le 6 décembre 1917 et se terminent le 2 novembre 1918, soit dix jours avant l'armistice.L'ensemble forme en fait un recueil de notes quotidiennes concernant les tâches à faire ou les tâches accomplies ; le style est concis, le cahier étant à usage personnel, et nullement destiné à la communication, comme le confirme la graphie négligée. L'essentiel concerne l'armement, sa fabrication, des essais (séances de tir), sa livraison, ce qui laisse supposer que son auteur était affecté aux services du matériel pour l'artillerie de campagne. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Referenz des Buchhändlers : 207106

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‎[MANUSCRIT] [VERNET (Carle)]‎

‎Congé absolu [- de retraite] délivré au citoyen sieur Tripier, Nicolas.‎

‎[Paris / Maestricht], G. Duplessi-Bertaux, 1798-5 novembre 1807 in-4 oblong (29 x43 cm), en feuille, sous double plaque de verre, et baguettes modernes. Qques tâches, et petites déchirures sans gravité.‎

‎Bel exemplaire de formulaire de congé de retraite, pré-imprimé, renseigné manuscritement au recto, et portant une annotation également manuscrite au verso :I. Le formulaire a été imprimé en 1798 (d'où la première date), gravé par Godefroy d'après Vernet et présente, de chaque côté du bloc central un cavalier avec sa monture (gauche) et un artilleur servant une pièce (droite) ; le bloc étant lui-même surmonté d'un groupe allégorique représentant la République française munie de la Constitution de l'an VIII, et entourée de deux victoires aux mains chargées de lauriers. Malgré le changement de régime, on voit que ce formulaire a été conservé par l'administration sans doute jusqu'à épuisement du stock.II. Le bénéficiaire dont les données sont renseignées au recto est un certain Nicolas Tripier, célibataire, natif de Chalancourt (Meuse) [probablement l'actuel Chattancourt, la graphie de cette commune ayant énormément varié]. Au 5 novembre 1807, date de l'acte, il avait 35 ans et servait depuis le 1er avril 1793 comme dragon au 2e Régiment de Dragons.III. L'attestation manuscrite du verso reproduit ces éléments et y ajoute le lieu de retraite de Tripier : son village natal de Chalancourt-Chattancourt. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Referenz des Buchhändlers : 207195

‎[MANUSCRIT]‎

‎Collèges de non-plein exercice réunis dans celui de Louis le Grand.‎

‎S.l.n.d. (1787) in-12, [8] ff. n. ch., couverts d'une écriture fine et lisible (environ 20 lignes par page), 2 ff. vierges, en feuilles, cousu, sous couverture d'attente.‎

‎Ce petit vade-mecum ne se limite pas aux renseignements indiqués au titre, et concernant le Collège Louis-le-Grand et son bureau d'administration (ff. 1-4r) ; il est suivi de la liste des membres de l'Académie française, disposés par ordre de réception (ff. 4v-8r, commençant par le maréchal-duc de Richelieu, élu en 1720, et se terminant par Rulhière, élu en 1787). Enfin, le f. 8v mêle les agents généraux du clergé, et les "bons dentistes" .... On ignore à qui servait cet ensemble de petites listes aux liens assez lâches. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Referenz des Buchhändlers : 207409

‎[MANUSCRIT]‎

‎Cours de législation criminelle et de procédure criminelle et civile.‎

‎S.l., s.d. (début XIXe) in-4, [30] ff. n. ch., couverts d'une écriture fine et lisible (environ 30 lignes par page), en feuilles, cousu, sous couverture d'attente, première couverture recouverte d'essais de plume et de dessins contemporains.‎

‎Le texte ne correspond pas à l'énoncé du titre, ce qui fait penser que l'on a affaire au premier cahier seulement d'un cours complet beaucoup plus développé dont le reste est perdu. En effet, les trente feuillets du manuscrit contiennent une introduction générale au droit des plus classiques, centrée sur les actions selon le droit romain et divisée en six chapitres, après trois pages d'Observations générales :1. L'origine et le progrès du droit romain. - 2. Manière de procéder chez les Romains tant au civil qu'au criminel. - 3. Des différentes divisions des actions. - 4. Des actions réelles (pétition d'hérédité, querelle d'inofficiosité, revendication des biens corporels et incorporels). - 5. Des actions personnelles (contrats parfaits par la tradition d'un objet ; contrats parfaits par le seul consenetement). - 6. Des actions personnelles indirectes. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Referenz des Buchhändlers : 207410

‎[MANUSCRIT]‎

‎19e Régiment d'Infanterie. - 12me Compagnie. I. Renforts. - II. Cahier des punis‎

‎S.l., 1916-1918 2 cahiers in-8, brochés sous couvertures factices modestes.‎

‎Ensemble très intéressant de deux petits cahiers régimentaires très correctement tenus, et renseignant, pour les années 1917-1918, sur la vie du 19e Régiment d'infanterie, qui servit à Verdun en 1916, fut touché par les mutineries de mai 1917, et posséda la particularité de figurer comme la dernière unité française à avoir eu connaissance de l'armistice (ce qui lui valut l'honneur de raviver la flamme du soldat inconnu à l'Arc de triomphe jusqu'en 1998, date de sa dissolution).I. Renforts : [50] ff. n. ch., du 12 décembre 1916 au 6 mai 1918 ; les listes du 19e sont précédées par leur équivalent pour les 124e et 99e régiments. - II. Punitions : [21] ff. n. ch., du 25 mars 1916 au 22 mai 1918. Ce dernier cahier est particulièrement détaillé : outre le nom du puni et la durée de sa peine, figure le motif, l'autorité prescriptrice, et la manière dont la peine a été accomplie. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Referenz des Buchhändlers : 207973

‎[MANUSCRIT]‎

‎286e [Régiment d'infanterie]. Ordre du Régiment n° 44.‎

‎S.l., 10 mars 1915-16 juin 1920 cahier in-8, 59 pp., [5] pp. n. ch., couvertes à plusieurs mains, écritures moyennes et lisibles, broché sous couverture cartonnée cerise.‎

‎L'essentiel de ce cahier (pp. 1-48) est constitué par la transcription soigneusement rédigée de l'Ordre du Régiment 44, lequel liste toutes les citations de membres du corps dues à des actes de bravoure devant l'ennemi. Il s'agissait apparemment d'une initiative du lieutenant-colonel d'Ollone commandant l'unité, et cette liste devait être lue à la troupe toutes les semaines. De fait, compagnie par compagnie, sont reproduites nominalement les citations, constituant ainsi un précieux document sur les débuts de la grande Guerre au 286e d'Infanterie, créé en août 1914 à partir du 86e.A la suite, et rédigées par d'autres mains, on trouvera une suite d'ordres (depuis le 175 du 3 juillet 1916 jusqu'au 869 du 20 octobre 1918), tous concernant des mesures individuelles pour faits de guerre. Et le texte s'achève par la promotion du sous-lieutenant Adrien Sève à l'Ordre de la Légion d'honneur, après la fin du conflit (16 juin 1920). - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Referenz des Buchhändlers : 207986

‎[MANUSCRIT]‎

‎252e. - Contrôle de la CM4.‎

‎S.l., s.d. (1918) cahier in-8, [28] ff. n. ch., broché.‎

‎Etat nominatif sur quinze colonnes, très complet pour chaque mobilisé : noms & prénoms ; grade ; numéro de matricule ; dépôt de mobilisation ; bureau de recrutement ; dernière date d'arrivée au front ; personne à aviser en cas d'évènement grave ; date de naissance ; lieu de naissance ; profession ; filiation ; mariage ; enfants ; dernier domicile ; lieu de permissions.La liste court ainsi alphabétiquement de André à Vaillard, puis reprend sans ordre précis, pour une date ultérieure, mais non précisée (fin du conflit si 'on en juge par les numéros de classes des mobilisés).Constitué en 1914 à partir du 52e, le 252e Régiment d'infanterie fut dissous en juin 1918. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Referenz des Buchhändlers : 207987

‎[MANUSCRIT]‎

‎Liste nominative. 9e Compagnie. - 101e Territorial‎

‎S.l.n.d. in-8, [9] ff. n. ch., broché.‎

‎Regroupe en fait trois listes successives : une par escouade ; un contrôle nominatif des gradés ; une par ordre d'arrivée.Comme ses homologues, le 101e Régiment d'infanterie territoriale, formé au Puy le 3 août 1914, regroupait les hommes âgés de 34 à 39 ans, considérés comme trop âgés et plus assez entraînés pour rejoindre une unité de ligne ou de réserve. Cependant, à mesure que la guerre s'éternisait, les territoriaux furent de plus en plus souvent engagés en première, cependant que les plus jeunes de leurs membres étaient reversés dans les régiments d'infanterie pour compenser les pertes. Le 1er août 1918, tous les régiments territoriaux furent officiellement dissous, et leurs hommes répartis dans les régiments d'active et de réserve. Ainsi, le 101e fut-il engagé à Verdun et subit des pertes sévères en 1916. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Referenz des Buchhändlers : 207988

‎[MANUSCRIT]‎

‎Afrique. 1837, 38 & 39‎

‎S.l., s.d. (1839) in-4 oblong, titre calligraphié dans un encadrement de volutes orientalisant, 16 planches manuscrites (dont 13 aquarelles en couleurs), [5] ff. vierges, demi-chagrin cerise, dos lisse muet (reliure de l'époque). Coiffes, coupes et coins abîmés.‎

‎Emouvant carnet de croquis et de dessins d'un soldat engagé dans la conquête de l'Algérie sous la Monarchie de Juillet, et sur lequel on ne sait malheureusement rien. Les aquarelles forment un travail naïf où le pittoresque démonstratif l'emporte sur le documentaire, mais l'ensemble constitue sans doute une des premières iconographies privées de certains endroits de Kabylie.1. Groupe de soldats avec une cantinière (au crayon de bois - signé L.N.). - 2. Soldat indigène (au crayon de bois). - 3. La Soumann' [= La Soummam, vallée en Kabylie] (une aquarelle de 12 x 19 cm), contrecollée). - 4. Dellys [localité entre Boumerdès et Tizi Ouzou] (une aquarelle en médaillon, entourée d'un décor arabisant rouge, et contrecollée). - 5. Dialogue de deux indigènes dans un décor de docks (aquarelle de 9 x 13 cm). - 6. Fleurs et fruits (aquarelle gommée de 18 x 12 cm). - 7. Une baie (au crayon de bois). - 8. M'Sila [ville des plateaux du Hodna] (une aquarelle en médaillon, entourée d'un décor arabisant noir, et contrecollée). - 9. Biskraa, porte du vllage nègre [Biskra] (une aquarelle en médaillon, entourée d'un décor arabisant noir, et contrecollée). - 10. Vue du Jurjura [= Djurdjura, massif montagneux du nord d l'Algérie] (une aquarelle en médaillon, entourée d'un décor arabisant rouge et noir, et contrecollée). - 11. Les Monts Orestes [?] (une aquarelle en médaillon, entourée d'un décor arabisant, et contrecollée). - 12. Le Palais du gouverneur d'Alger (une aquarelle en médaillon, entourée d'un décor arabisant, et contrecollée). - 13. Il'Affronn [= El Afroun, ville proche de Blida] (une aquarelle en médaillon, entourée d'un décor arabisant noir, et contrecollée). - 14. Chasse au lion (une aquarelle en médaillon, entourée d'un décor arabisant noir, et contrecollée). - 15. Marabout (une aquarelle en médaillon, entourée d'un décor arabisant blanc et noir, et contrecollée). - 16. Un campement la nuit (une aquarelle en médaillon, entourée d'un décor arabisant jaune, et contrecollée). - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Referenz des Buchhändlers : 208115

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‎[MANUSCRIT]‎

‎[Mélanges].‎

‎S.l., s.d. (septembre 1902) in-8, 65 ff. paginés 1-112 avec des erreurs, couverts d'une écriture moyenne et très lisible, avec des partie rubriquées, demi-toile noire à coins modeste, dos lisse, tranches rouges (reliure de l'époque). Exemplaire déboîté, toile salie, essais de plume sur les dernières gardes.‎

‎Dédié de façon très originale "A ma mère chérie", et daté du 4 septembre 1902 (date de l'anniversaire de cette génitrice adorée), ce petit cahier regroupe une série d'essais en prose :1. Prise du cutter anglais "L'Union" (ff. 3-17). - 2. La Mort d'un zouave, 1870 (ff. 19-23). - 3. Boërs de France (ff. 25-44). - 4. Pyrame (ff. 46-58). - 5. Ceux que l'on méconnaît et que l'on insulte (ff. 60-61). - 6. Marius contre Tartarin (ff. 63).Il est bien difficile de trouver un point commun à ces petites nouvelles empruntées à la réalité normande et bretonne de la petite et moyenne bourgeoisie de la fin du XIXe siècle. Certaines se lisent avec plaisir finalement.A la fin un ex-dono : "Donné à Yvonne Bordeaux par son père" (Institution de l'Ange-Gardien à Gacé -Orne), auquel fait écho une mystérieuse mention au crayon de bois du début du volume : "Volé à Y. Bordeaux" .... - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Referenz des Buchhändlers : 208142

‎[MANUSCRIT] [MONDENARD (Saint-Sardos de Montagu, Marquis de)]‎

‎Aperçu sur l'état actuel de la France.‎

‎S.l., s.d. (mai 1814) in-4 carré, [3] ff. n. ch. (dédicace, table des chapitres), 308 pp. couvertes d'une écriture fine et lisible (environ 25/30 lignes par page), maroquin cerise, dos lisse orné de hachurés et caissons fleurdelisés dorés, double encadrement de double filet doré enserrant des guirlandes sur les plats, fleurs de lis en écoinçon, armes au centre, tortillon doré sur les coupes, tranches dorées, hachuré doré sur les contreplats, gardes de papier violine (reliure de l'époque).‎

‎Exceptionnel état de la France manuscrit rédigé à la fin de l'Empire à destination de Louis XVIII lui-même.1. L'auteur.Signataire de la dédicace à Louis XVIII, Jean Saint-Sardos de Montagu, marquis de Mondenard (1761-1823) représente à merveille cette catégorie de nobles de fraîche date d'autant plus attachés à la monarchie que leur illustration est récente : d'une famille récemment anoblie (en mai 1764 en la personne de Pierre Saint-Sardos), il participa en 1789 aux assemblées de son Ordre à Cahors et Toulouse, émigra assez tôt en Angleterre tout en conservant pendant les années difficiles la terre et le château de Mondenard (entre Moissac et Cahors), acquis par son père en 1777. Il les garda jusqu'en 1812, date à laquelle il s'en sépara au profit du baron Chazal (préfet des Hautes-Pyrénées) pour acheter la terre de Malause. Sa mort sans héritier en 1823 mit fin à la brève existence de ce nom et de la lignée.Il fut l'auteur de quelques ouvrages imprimés, tous relatifs au gouvernement et aux finances, le plus important d'entre eux demeurant les Considérations sur l'organisation sociales, parues en trois volumes en 1802 chez Migneret. La dédicace rappelle d'ailleurs à Louis XVIII qu'il lui en avait envoyé un exemplaire lors de son exil en Pologne.Cf. Quérard VI, 198.2. Le texte.Il forme la suite des Considérations, et prétend donner à Louis XVIII un tableau complet de l'état législatif, administratif et politique du pays, sans ménager évidemment les conseils pour redresser tout ce que la Révolution a pu démolir ou abîmer. Mondenard est opposé à la Révolution et à l'Empire, mais se montre royaliste sans excès, très "chartiste" même, pas "pointu" en tout cas comme on dira plus tard, et nombre de ses préconisations sont raisonnables et mesurées : quand il critique par exemple l'ordonnance sur l'observance publique des dimanches et fêtes, il souligne avec justesse qu'elle n'apporte rien à la religion, tout en mécontentant fortement le grand nombre des ouvriers et artisans qui ne peuvent plus se permettre de chômer 52 dimanches, plus les fêtes, au long de l'année. Ses positions sur la liberté de la presse, les fêtes nationales, les proscriptions et confiscations annoncent un esprit plutôt libéral, et surtout cherchant à concilier les intérêts, non à les opposer. La meilleure partie du texte demeure celle consacrée aux finances publiques et à la fiscalité, domaines qu'il possède manifestement bien, et pour lesquelles il fat preuve de discernement (sa comparaison intuitive des charges respectives des contribuables anglais et français est éclairante, déjà). L'importance accordée à toutes les matières économiques et au développement de l'activité commerciale comme gage de paix sociales tranches vraiment avec la production classique des émigrés rentrés.Ce qui frappe également, c'est un quasi-silence sur les armées au sortir de l'aventure napoléonienne et alors que la reconversion des pléthoriques troupes sur le pied de guerre formait un des casse-têtes du nouveau régime : son chapitre "De la Force publique" tourne surtout autour de la gendarmerie, de la Garde nationale, de la sécurité intérieure, et renvoie marine et armée à leur presque-inutilité en temps de paix. Point de vue original, et sans vraies correspondances que ce soit chez les émigrés rentrés ou les anciens impériaux, tous fort belliqueux dans une mesure ou une autre.En toutes choses d'ailleurs, son séjour en Angleterre pendant l'émigration a marqué ses conceptions et son expérience : il n'idolâtre pas le modèle britannique, et sait plus que d'autres faire la part des conditions spécifiques du grand voisin pour ne pas vouloir importer moeurs et institutions, mais, comme la plupart des esprits réfléchis de l'époque, il y voit au moins une source d'inspiration.Une phrase prise dans la conclusion montre assez bien l'orientation générale de la pensée : "Il doit être évident, on ne sauroit trop le répéter que l'on ne peut consolider l'Etat qu'en donnant satisfaction réelle aux amis de la liberté, en épurant les moeurs, en établissant de véritables corporations, en soulageant les contribuables, en favorisant l'agriculture, les manufactures, les arts et le commerce ; en payant toute la dette publique, en effaçant le malheur des émigrés, enfin en conciliant tous les intérêts". C'est vaste, et sans doute irréalisable vu les divisions du pays, mais ce n'est pas idiot.Très bel exemplaire de présent aux armes de Louis XVIII. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Referenz des Buchhändlers : 208287

Livre Rare Book

Librairie Historique Fabrice Teissèdre
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‎[MANUSCRIT]‎

‎Ministère de la Guerre. - Bureau de la justice militaire. Mémoire sur l'état actuel de la législation relative à la justice militaire,. et sur les moyens de l'adapter aux formes de la monarchie par de nouveaux projets de lois et d'ordonnances.‎

‎[Paris], s.d. (1824); in-folio, 4 pp., [3] pp. n. ch., écriture large et lisible (environ 25 lignes par page), en feuilles.‎

‎Ce petit mémoire qui n'a pas fait l'objet de publication constitue en fait un vademecum préliminaire au travail de révision de la justice militaire demandé par l'Ordonnance royale du 20 août 1824 pour rattacher plus étroitement l'armée à la personne du Roi. Après une introduction générale, se trouve la première partie du texte, Coup d'oeil historique sur les dispositions législatives et réglementaires qui se sont succédées depuis 1790, complétée par un tableau indicatif des différentes lois depuis celle du 29 octobre 1790.En revanche, les deuxième et troisième parties (Discussion sur le meilleur mode à suivre / Projets de lois et d'ordonnances dressés en conséquence des discussions) manquent à notre exemplaire. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Referenz des Buchhändlers : 208324

‎[MANUSCRIT] PETIET (Auguste)‎

‎Observations sur le projet d'organisation d'un bureau central de statistique militaire.‎

‎[Paris], s.d. (1825) in-folio, [4] pp. n. ch. sur papier réglé, écriture moyenne et lisible (environ 35 lignes par page), en feuille, un rebord ébarbé, avec perte de quelques lettres.‎

‎En semi-disgrâce depuis sa participation à l'épisode des Cent-Jours, le général Auguste Pétiet (1784-1858) avait été "placardisé" comme directeur des Archives historiques au Dépôt de la Guerre, fonctions qu'il assuma de 1823 à 1830. C'est à ce titre qu'il communique son avis sur un projet du baron d'Audebert de Férussac (1786-1836) de créer un bureau de statistique militaire.On joint, sur le même sujet : [PAULINIER DE FONTENILLES :] Notes sur le projet d'établissement d'un bureau de statistique militaire au Dépôt général de la Guerre : [6] pp. n. ch., datées du 12 mai 1825.Pierre-François-Antoine Pualinier de Fontenilles (1775-1841), alors lieutenant-colonel du Génie, était membre de la commission pour la formation d'un bureau de statistique militaire. Il fut député de l'Hérault de 1815 à 1816, siégeant dans la majorité de la Chambre introuvable ; ses opinions ultra ne font pas de doute.Les deux opinants tombent d'accord sur la nécessité de créer ce bureau, mais forment chacun des critiques plus ou moins fortes sur les moyens d'exécution et d'organisation proposés. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Referenz des Buchhändlers : 208325

‎[MANUSCRIT] LOFFICIAL (Louis-Prosper)‎

‎Au Comité de salut public.‎

‎[Parthenay], s.d. (3 juillet 1795) in-folio, [4] pp. n. ch., couvertes d'une écriture fine et lisible (environ 40 lignes par page), en feuille, bords fragilisés.‎

‎Brouillon de lettre, curieusement daté de l'ancien style, ce qui est étrange pour un conventionnel en mission.Sur la rupture par Charette de son serment et l'attaque, le 7 messidor [25 juin ], du poste républicain des Essarts. Député des Deux-Sèvres, Lofficial (1751-1815), en fin de mission dans l'Ouest, estime de son devoir de collecter le plus d'informations possibles sur l'événement, quoique le lieu de l'incident ne fasse pas partie de sa division. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Referenz des Buchhändlers : 208327

‎[MANUSCRIT - SALINS] HASSENFRATZ (Jean-Henri)‎

‎Rapport à l'agence.‎

‎S.l. [Salins], s.d. in-folio, [4] pp. écrites sur une moitié, en feuille.‎

‎Résume les différentes communications que le physicien et inspecteur des mines Jean-Henri Hassenfratz (1755-1827), très engagé dans le processus révolutionnaire, envoya sur l'état des mines de Salins, à l'Agence des mines.Il est difficile de préciser la date exacte de cette mission à Salins, les seules mentions du texte concernant des quantièmes sans année : 15, 16 et 7 vendémiaire. L'allusion à l'arrivée du "représentant Besson" (le conventionnel Alexandre Besson, 1758-1826, député du Doubs sous la Convention et aux Cinq-Cents) ne permet pas plus de précision. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Referenz des Buchhändlers : 208328

‎[MANUSCRIT]‎

‎19e Corps d'Armée. - Division d'Oran. - Subdivision d'Aïn Sefra. Considérations sur les Amour et leurs terrains de parcours.‎

‎Aïn-Sefra, 17 octobre 1901 in-4, [7] ff. n. ch., couverts d'une écriture moyenne, soignée et très lisible (environ 30 lignes par page), en feuilles.‎

‎Intéressant rapport sur les tribus de l'ouest algérien, composé à une période intermédiaire de leur organisation par la puissance coloniale.Située aux confins marocains, la région d'Aïn Sefra abritait des tribus nomadisant entre le Maroc et l'Algérie, et ainsi revendiquées par les deux pays.En 1855, la majorité des tribus composant les Amûr avaient fait acte de soumission à la France, et les autorités militaires leur donnèrent une organisation régulière en trois caïdats. Mais le 20 mars 1882, à la création par arrêté gouvernemental du cercle d'Aïn Sefra, les Amûr se virent appliquer une nouvelle organisation qui ne règlait pas le statut de ces populations tiraillées entre Algérie et Maroc. De 1895 à 1905, une subdivision militaire doubla le cercle d'Aïn Sefra avant de se transformer en territoire militaire placé sous l'autorité d'un général de brigade dépendant directement du gouverneur général de l'Algérie (au point de vue administratif), et du général commandant le 19e corps d'armée (au point de vue militaire). A chaque fois, le statut et l'organisation des tribus était plus ou moins modifié.Cf. Ben Hounet (Yazid) : Des tribus en Algérie ? A propos de la déstructuration tribale pendant la période coloniale, in : Cahiers de la Méditerranée (2007). - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Referenz des Buchhändlers : 208335

‎[MANUSCRIT]‎

‎Conférence sur le Soudan français. faite par le lieutenant [*] le samedi 20 février 1904 à la Société industrielle d'Elbeuf‎

‎S.l. [Elbeuf], s.d. (1904) in-4, 49 ff. anopisthographes, couverts d'une écriture épaisse et lisible à l'encre (environ 20 lignes par page), nombreux ajouts au crayon rouge gras, nombreuses ratures et biffures, en feuilles sous chemise très défraîchie.‎

‎La vision française de l'Afrique noire au début du XXe siècle.Il s'agit manifestement du texte même qui servit au conférencier (son nom a été gratté) pour donner sa prestation. L'ensemble forme une présentation très générale des immenses territoires composant alors l'Afrique occidentale française (c'est en effet ce que recouvre l'expression vite devenue obsolète de "Soudan français"), et qui regroupent, selon l'auteur lui-même, les régions "du lac Tchad à la côte sénégalienne", donc des pays sans unité réelle. Les divisions de l'exposé sont conventionnelles (le pays / les animaux / les races / la vie indigène) et ne contiennent que des données communes, accessibles à un public métropolitain curieux, mais absolument pas spécialiste. A noter un long développement sur ce que l'auteur appelle par euphémisation "la captivité" et qui concerne en fait la persistance de l'esclavage dans les régions sous domination française. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Referenz des Buchhändlers : 208336

‎[MANUSCRIT]‎

‎Historique du cercle de Colomb Béchar. 1903-1909. - 1re partie. Le Sud Oranais de 1901 à 1903. - 2me partie. Le cercle de Colomb Béchar de 1903 au 31 décembre 1908. Rédigé sous les ordres du lieutenant-colonel Pierron, commandant supérieur, par le lieutenant Huot, de la 24e Compagnie montée du 1er Etranger. Complété pour l'année 1908 par le lieutenant Maunoury de la Compagnie saharienne de Colomb. Complété pour les années 1909 à 1911 par le capitaine Lanvezac (..)‎

‎S.l., s.d. (1909-1911) in-4, 43 ff. anopisthographes, ff. 45-86, puis ff. 88-112 ; 35 ff. (Journal de marche de la première colonne), en feuilles, cousu.‎

‎Relation très détaillée, voire minutieuse dans sa description des opérations, sur l'organisation du cercle de Colomb-Béchar (aujourd'hui Béchar), situé aux confins du Sahara algérien et du Maroc, et pour cette raison objet d'une surveillance et de mesures de sécurisation particulières : comme nombre de zones frontalières algéro-marocaines, il constitua un foyer d'insurrection endémique, où venaient se réfugier des tribus hostiles à la présence française. Outre des combats et razzias sporadiques, l'activité militaire consista surtout en l'installation d'une ligne de postes destinés à couvrir au mieux cette partie occidentale des Territoires du Sud (créés par la loi du 24 décembre 1902), et spécialement le Territoire d'Aïn-Sefra qui comprenait Colomb-Béchar.Malgré les derniers ajouts effectués au titre, et que nous avons relevés dans notre intitulé, le texte ne dépasse pas l'année 1908.On joint, de la même écriture : 1. [4] ff. volants. - 2. Un petit cahier in-8 intitulé Menabha (16 avril 1908), et comprenant [11] ff. n. ch. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Referenz des Buchhändlers : 208355

‎[MANUSCRIT]‎

‎Journal. tenu par le lieutenant Matheron, commandant le détachement du 18e escadron du train des équipages, affecté à la reconnaissance de Métarka pendant la période du 1er mai au 10 juin 1910‎

‎S.l., s.d. (1910) in-8, [18] ff. n. ch. sur papier réglé, couverts d'une écriture moyenne, soignée et très lisible (environ 20 lignes par page), en feuilles, cousu.‎

‎Composé d'un journal et d'observations, le texte couvre la période indiquée au titre. Il est suivi d'un Journal de marche (détachement de Colomb) pour la période du 15 mai au 3 juin.Le texte documente une tournée effectuée en mai-juin 1910 par la colonne du général Alix aux confins du Maroc (Métarka est dans le royaume chérifien), rejointe par des détachements venus de Béchar (colonel Laquière) et de Bou-Denib (colonel Strasser). - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Referenz des Buchhändlers : 208357

‎[MANUSCRIT]‎

‎Extrait du journal de marche. Colonne du Sud-Oranais, du 7 avril au 31 mai 1908. Occupation de Bou Denib. - Construction et défense du poste du 31 mai au 13 septembre 1908. - Attaque du 1er septembre. - Combat de Djorf (7 septembre)‎

‎S.l., s.d. (1908) in-4, [23] ff. n. ch., couverts d'une écriture fine, soignée et lisible (environ 30 lignes par page), avec 4 cartes et plans manuscrits (certains en couleurs), dont 3 sur calque brun et un sur papier blanc volant, broché sous couverture de papier noir, étiquette de titre contrecollée sur la première couverture.‎

‎Important journal des opérations de pacification de la frontière algéro-marocaine entrepris par la compagnie du capitaine Maury. Il court en fait jusqu'au 13 septembre 1908, avec, semble t-il, un manque entre le 14 mai et le début de juin.Les ff. 10 à 13, insérés entre les événements du 14 mai et ceux du 11 juin, contiennent un état des Militaires ayant pris part à la colonne du Sud Oranais du 7 avril au 31 mai 1908. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Referenz des Buchhändlers : 208370

‎[MANUSCRIT]‎

‎Projet d'attaque d'une place étrangère. Fait et dessinné [sic] par le sous-lieutenant élève d'artillerie Demarçay. Autographié par Em. Baur‎

‎Fontainebleau, 31 janvier 1876 in-folio oblong (68 x 96 cm), en feuille, bord supérieur ébarbé.‎

‎Beau projet manuscrit qui présente un plan d'attaques imaginaires contre la forteresse de Germersheim (la ville, sise sur le Rhin, avait été fortifiée par Sadi Carnot, fils aîné de Lazare Carnot, à l'époque où la rive gauche du Rhin était française.Visé par le professeur (nom peu lisible), il s'agit clairement d'un travail d'école rédigé par un élève de l'Ecole d'application de l'artillerie, sise à Fontainebleau (quartier des Hémonnières) de 1872 à 1940.L'élève pourrait bien être Charles-Jean Demarçay (1853-1905), X en 1872, et qui finit sa carrière comme capitaine d'artillerie. Il était le petit-fils du général d'artillerie Marc-Jean Demarçay (1772-1839), qui s'illustra pendant les campagnes de la Révolution et de l'Empire (il fut précisément directeur de la première école d'application de l'artillerie et du génie, créée à Metz en 1794). Son frère, le chimiste Eugène Demarçay (1852-1903) fut un collaborateur des époux Curie. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Referenz des Buchhändlers : 208488

‎[MANUSCRIT] LEVE (L.-S.)‎

‎Julia, ou Les Colons parisiens en Algérie.‎

‎S.l., mai 1863 in-8, 211 pp., un f. n. ch. de table, le tout couvert d'une écriture fine, calligraphiée et très lisible (environ 20 lignes par page), demi-chagin havane, dos à nerfs orné de doubles caissons à froid et d'un motif arabisant doré apposé postérieurement en queue, encadrements à froid sur les plats de toile chagrinée, tranches mouchetées (reliure de l'époque). Bon exemplaire.‎

‎Curieux roman, apparemment jamais publié, qui forme un récit d'histoire familiale se déroulant à cheval entre l'Algérie et la métropole (Drôme, Provence, spécialement Flassans dans le Var). L'héroïne, Julia, fille d'ouvriers parisiens, se retrouve avec sa famille en Algérie, devient orpheline, etc. On n'a pu retrouver de traces de l'auteur, qui n'écrit pas mal, mais de façon conventionnelle et décousue. Il ne semble pas qu'il ait publié d'autres ouvrages.Exemplaire de Pierre Libaude, avec vignette ex-libris contrecollée sur les premières gardes. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Referenz des Buchhändlers : 209460

‎[MANUSCRIT] [COSTE (A.)]‎

‎[Sur un passage du Phèdre de Racine].‎

‎[Paris], s.d. (janvier 1814) in-4, 7 pp., couvertes d'une écriture moyenne et très lisible (environ 20 lignes par page), en feuilles, cousu.‎

‎Accompagné d'une L.A.S. d'envoi datée du 3 janvier 1814, ce petit mémorandum littéraire est censé répondre à une objection sur un passage fameux du Phèdre de Racine (acte V, scène 6), où est rapportée à Thésée la fin de son fils Hippolyte : "Le récit de Théramène a, dit-on, une étendue, des figures et un degré de poésie, que ne comportait pas la douleur des personnages". Pour répondre à cette difficulté - bien réelle, il suffit de relire attentivement les 73 alexandrins que débite Théramène -, l'auteur explore des passages comparables dans l'Electre et l'Iphigénie de Sophocle, aini que dans l'Hécube d'Euripide. L'analyse aboutit à un jugement mi-figue, mi-raisin : "Il me semble difficile de justifier par l'exemple de Sophocle le récit de Théramène à cause de la position très différente des deux gouverneurs. Cependant, je suis bien loin de le trouver déplacé : il n'est pas prouvé du tout à mes yeux qu'il faille retrouver dans les Anciens toutes les beautés des modernes pour les approuver et il me semble que ce morceau est de ceux qui n'ont pas besoin d'être appuyés d'exemples parce qu'ils font eux-mêmes autorité".L'auteur signe "A. Costé" et commence sa missive par "Mon cher cousin" (lequel est l'érudit orléanais Barbot du Plessis), mais cela ne suffit pas à renseigner davantage sur son compte. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Referenz des Buchhändlers : 209527

‎[MANUSCRIT] [BARBOT DU PLESSIS]‎

‎Etude de l'Apocalypse.‎

‎S.l., s.d. (vers 1840) cahiers in-folio ou in-4, [107] ff., en partie numérotés, couverts d'une écriture moyenne, généralement peu lisible, sauf dans la mise au propre ( 5), en feuiles, cousus.‎

‎Il ne s'agit pas à proprement parler d'un mémoire cohérent, mais plutôt d'un dossier qui regroupe plusieurs versions d'une même approche.L'on a en effet :1. Dix cahiers d'une Etude de l'Apocalypse (suivis d'une Note sur l'étude de l'Apocalypse, et d'une annexe sur le chiffre), chiffrés 1 à 10 et comprenant 83 pp. numérotées par l'auteur.2. Plusieurs cahiers donnant une autre version du début du texte précédent : en tout [18] ff. n. ch., in-folio, in-4 ou in-8.3. Un cahier intitulé Plan d'un travail sur l'Apocalype ([4] ff. n. ch.).4. Un dossier intitulé Sujet et analyse de l'Apocalypse : [28] ff. n. ch.5. Enfin, la mise au propre de l'Etude, apparemment destinée à une publication : [15] ff. n. ch., avec un texte très abrégé par rapport à la matrice décrite en 1.Dans tous ces textes et commentaires, la pensée est fortement circulaire et revient sans cesse sur quelques thèmes et clefs d'interprétation. L'auteur livre à la fin ce qui lui semble former le coeur du texte : "C'est dans le dernier chapitre de l'Apocalypse que se révèle sa nature et son intention. Elle y est qualifiée L'Esprit de la prophétie ; spiritus prophetiae testimoniorum Jesu. Ce mot est un trait de lumière, et son évidence est frappante dans l'ensemble de l'ouvrage." Certes. Mais le caractère prophétique de l'Apocalypse n'a jamais fait de doute pour grand monde, ainsi que son épicentre autour du retour du Christ. Cette lecture d'un laïc manifestement sans formation théologique est intéressante pour documenter l'éternelle attraction du texte du disciple de Patmos sur l'imaginaire croyant (et non-croyant aussi d'ailleurs), mais on n'y trouvera nulle fulgurance exégétique. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Referenz des Buchhändlers : 209551

‎[MANUSCRIT]‎

‎Fusil du capitaine Saint-Alary au 59e de ligne.‎

‎S.l., 1861-1870; 41 pièces manuscrites ou imprimées en un vol. in-4, demi-chagrin cerise, dos lisse orné de filets dorés, titre poussé en lettres dorées au centre du plat supérieur (reliure de l'époque). Coiffes frottées.‎

‎C'est le sort général de la plupart des inventeurs de se voir ignorer. Ce petit dossier en offre une illustration vivante.Il réunit en effet toutes les pièces sur la présentation d'un nouveau fusil pour exercice créé par le capitaine d'habillement David Saint-Alary, ainsi que sur d'autres inventions ou améliorations proposées avec une insistance et une obstination dignes d'un bon militaire à son administration, laquelle, en bonne administration également, n'aura de cesse de réitérer ses refus.Conçu pour permettre l'entraînement du combat à la baïonnette sans danger pour les soldats, le fusil Saint-Alary avait les mêmes dimensions, le même poids et le même centre de gravité que le fusil en service dans l'infanterie. Mais il se composait d'un fût de bois de noyer complètement évidé, garni intérieurement d'un cylindre de fer blanc, et terminé par une calotte en fonte. Le rapport qui forme la pièce 8 en donne une description détaillée, et un dessin joint à la pièce 7 permet d'en avoir une idée concrète. Malgré des avis favorables émis par les différentes commissions militaires en charge d'évaluer les innovations techniques, cette invention ne fut pas retenue, sans doute pour des raisons budgétaires (et puis, ce n'était qu'une arme d'exercice), ce qui, on le lit en filigrane dans tout le dossier, navra son concepteur.Après deux feuillets manuscrits de table des matières, on trouvera donc successivement, mais dans le désordre chronologique le plus complet :1. Un badge d'exposant à l'Exposition universelle de 1867. - 2. Une dépêche télégraphique du 31 juillet 1867 du commissaire général de l'Exposition transmettant le désir de Napoléon III de faire examiner le nouveau fusil. - 3. Une L.A. au vice-président de l'Exposition universelle (un bifeuillet, 20 juillet 1867). - 4. Une coupure de presse (La Patrie du 2 août 1867) faisant part de l'intérêt de l'Empereur manifesté à l'Exposition. - 5. Une coupure de l'Illustration militaire contenant un article de Henri Delacour sur le même fusil Saint-Alary. - 6. Une L.A.S. du général de Luzy-Pélissac (17 novembre 1861) sur l'agrément du fusil d'escrime par le Comité de l'infanterie. - 7. Une copie d'une L.S. du maréchal Randon, ministre de la guerre (22 juin 1865), ajournant l'adoption du fusil, avec, ne marge, un dessin colorisé représentant le modèle du fusil en question. - 8. Rapport de la commission chargée d'étudier le fusil d'escrime (2 ff. in-folio repliés, 7 juin 1865). - 9. Copie d'une L.S. du général Bourbaki (un feuillet, 11 juin 1865). - 10. Rapport du commandant de l'Ecole normale militaire de gymnastique (un bifeuillet, 21 juin 1865). - 11. L.A.S. du colonel Vilette, aide-de-camp du maréchal Niel comme ministre de la guerre (27 mars 1867). - 12. Rapport de la commission militaire sur l'exposition universelle de 1867 (un bifeuillet). - 13. Une coupure de presse (La Patrie du 27 décembre 1867) sur l'essai du fusil Saint-Alary au Camp de Châlons. - 14. Lettre du cabinet de l'Empereur (24 janvier 1861) au sujet de deux fusils offerts au prince impérial. - 15. L.S. du cabinet du ministre de l'Instruction publique (27 juin 1867). - 16. Coupure de presse (Journal de Toulouse, du 13 mars 1868). - 17. Coupure de presse (Le Moniteur de la gymnastique). - 18. Coupure de presse (L'Italia militare du 26 novembre 1867, reprenant l'article de l'Illustration militaire, pièce 5). - 19. Coupure de presse (Le Moniteur de l'armée, du 26 août 1867). - 20. Une L.A.S du baron Eugène Stoffel, aide-de-camp de Napoléon III (16 juillet 1864), expliquant que l'Empereur ne donne pas d'audience pendant son séjour à Vichy. - 21. Coupure de presse (L'Etendard, du 23 octobre 1867). - 22. Un B.S. du duc de Bassano (Napoléon-Joseph-Hugues Maret), Grand Chambellan (26 juin 1868) exprimant de nouveau un refus d'audience. - 23. Coupure de presse (L'Exposition universelle de 1867 illustrée, du 4 novembre 1867). -24. B.A.S. du général de Caussade (18 septembre 1867) sur une demande d'audience auprès de l'Empereur. - 25. Coupure de presse (L'Etendard du 15 novembre 1867). - 26. Note du 21 septembre 1867 sur un refus d'audience de l'Empereur séjournant à Biarritz. - 27. L.A.S. du colonel Vilette (16 avril 1867). - 28.-29. Bulletins de dépôt du brevet d'invention à la préfecture de la Seine (23 octobre 1867 ; 29 novembre 1865). - 30. Billet autographié annonçant la visite de l'Empereur à la classe 94 de l'Exposition universelle (19 octobre 1867). - 31. Coupure de presse (L'Exposition universelle de 1867 illustrée, du 7 octobre 1867). - 32. Coupure de presse (Le Courrier de l'Allier, du 5 août 1866). - 33. Coupure de presse (Le Courrier de l'Allier, du 1er septembre 1867). - 34. Copie notifiée d'une décision du bureau de l'habillement du Ministère de la Guerre (un feuillet, 3 mai 1861) refusant un nouveau modèle de souliers proposé par Saint-Alary. - 35. Copie notifiée d'une décision du bureau de l'habillement du Ministère de la Guerre (un feuillet, 8 février 1867) refusant une modification au porte-sabre d'infanterie, toujours proposée par l'infortuné Saint-Alary. - 36.-37. Deux L.A.S. du député de la Haute-Garonne Vincent Piccioni (30 juin 1866 et 17 décembre 1867). - 38. Une L.A.S. du secrétaire de la Commission supérieure consultative de l'habillement et cu campement (27 septembre 1865). - 39. Une L.A.S. de l'aide de camp du général Lebrun (3 avril 1870). - 40. Copie du rapport spécial sur la chaussure du soldat adressé par le capitaine d'habillement Saint-Alary à Monsieur le général de division Lebrun, inspecteur général d'infanterie (4 ff. in-folio repliés, 1869). - 41. Communication du bureau de l'habillement du Ministère de la Guerre (20 novembre 1863) sur les souliers proposés par Saint-Alary.On joint deux ensembles complémentaires, susceptibles d'éclairer sur la vie et les finalités de notre inventeur obstinément méconnu : I. Dossier personnel du capitaine Saint-Alary, soit un ensemble de sept pièces contenues dans une chemise défraîchie (feuillets ou bifeuillets in-4) et présentant toutes les étapes de la carrière militaire de Saint-Alary :1. Promotion du sergent-major Alary au grade de sous-lieutenant (31 décembre 1849). - 2. Promotion au grade de lieutenant (31 décembre 1854). - 3. Promotion au grade de capitaine pour le 23e régiment d'infanterie (5 mai 1859). - 4. Affectation au 59e Régiment d'infanterie de ligne (8 octobre 1859). - 5. Attestation de l'obtention de la médaille commémorative de la Campagne d'Italie (10 octobre 1859). - 6. -7. Nomination au grade de chevalier de la Légion d'Honneur (1er septembre 1863). II. Un ensemble de documents relatifs à la mort de David Saint-Alary, survenue en avril 1927 à la suite de l'amputation d'une jambe gangrenée : un B.A.S. (du 3 avril) de notre ancien capitaine ; deux L.A.S. de son fils (6 et 17 avril), le tout sur papier de deuil et adressé au conseiller d'Etat Marcel Borduge (né en 1883), directeur général des contributions directes de 1923 à 1931, qui, pour une raison que nous ignorons, était très proche de la famille. C'est lui qui hérita du dossier sur le fusil Saint-Alary que nous présentons, et par lettre dactylographiée du 7 janvier 1956, le restitue aux ayants-droits. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

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