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‎SILVESTRE Armand & MORAND Eugene‎

‎GRISELIDIS, Mystere - Gouaches. Aquarelles. Lettres ornees & ecriture par Serge Beaune‎

‎1920, En feuilles (232 x 250 mm) sous un portefeuille. 153 feuillets.Sur japon nacre, chaque feuillet manuscrit recto verso est execute sur papier japon nacre a fort grammage et se compose d’un texte manuscrit a l’imitation de l’ancien encadre de compositions art nouveau, bandeaux, culs de lampes et motifs.Les motifs decoratifs a theme animalier ou abstrait, pour certains s’inspirent de l’art roman, d’autres de themes egyptiens et orientaux.Bien qu’uniforme dans l’esprit les themes changent subtilement d’une page a l’autre en changeant de couleurs d’une scene a l’autre. Chaque initiale du texte et le nom des personnages est peint en rouge.Chaque scene (en moyenne toutes les deux et trois pages, parfois moins) s’ouvre par une peinture occupant la moitie de l’espace dans une demi ogive, realisee a la gouache puis vernie.Les ornements etant peints dans une technique mixte gouache et aquarelle.La tonalite de l’ouvrage joue sur les clairs obscurs et privilegie les scenes de nuit ou d’interieurs eclairees par des lanternes et flambeaux.Ces scenes alternent des paysages crepusculaires.Ouvrage date et signe en fin d’ouvrage « Termine le 23 mars 1920, Serge Beaune »‎

‎Cet exemplaire unique, fruit de six ans de travail est l’œuvre de Serge Beaune, peintre symboliste representant de la tendance art nouveau, ami de Roche Grosse. Illustrateur et affichiste il a collabore et illustre plusieurs ouvrages d’Anatole France, Francis Carco, Pierre Louys, Remy de Gourmont et Charles Baudelaire.Il collabore regulierement dans le journal l’illustration pour les numeros de noel. En 1926 il cesse son activite de peintre et devient imprimeur.Ce livre unique est a rapprocher d’un autre travail, sur un texte de Pierre Louys «Chrysis ou la ceremonie matinale» qui se trouve de nos jours a Lisbonne dans la prestigieuse collection du musee de la Fondation Calouste Gulbenkian. Calouste Gulbenkian (1869- 1955) , financier armenien et esthete, etait connu pour l’exigence de ses choix, ses moyens financiers lui permettant d’acquerir les plus belles pieces proposees sur le marche, il acquit les manuscrits anciens les plus precieux de son temps, ainsi que les œuvres art nouveau les plus recherchees. Ce collectionneur de genie, etait un des plus grands bibliophile de son temps, il chassait avec la meme passion les manuscrits medievaux et les reliures art deco, sa devise «The best or nothing» s’adapte particulierement au travail de Serge Beaune.Donne en 1891 la piece Griselidis fut interprete au Francais et rencontra un vif succes, les roles principaux etaient tenus Madame Bartet dans le role de la marquise de Salus et Coquelin Cadet dans le role du diable. Quelques annees plus tard Jules Massenet adapta la piece a l’opera.‎

Référence libraire : 3001

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L'Oeil de Mercure
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‎La part du rêve - Inventaire manuscrit d’une bibliothèque privée vers 1815‎

‎Vers 1815 1815 Inventaire manuscrit vers 1815 d’une bibliothèque privée sans doute de la région de Limoge.Feuillets de différents formats assemblés en désordre, 18ff« Voici donc en abrégé et par ordre des matières le tableau sommaire en différents genres des ouvrages (…) tels qu’ils sont classés et placés par doubles rangées de chacune des tablettes de ladite grande armoire. »« De main gauche, dixième tablette deuxième rangée de livre mélange de vieilles brochures et imprimés, première rangée sur le fond et l’arrières, vieux ouvrages en parchemin.Deuxième tablette : inventions, secrets et jeux récréatifs, sept volumes en parchemin.« Magasin des modes françaises et anglaises. Plan généalogique de fortifications de guerre (plus loin) collection informe et dévastée (aujourd’hui sans ordre), mais considérable et précieuse en ce qu’elle est composée d’un très grand nombre d’estampes et gravures anciennes et de différents genres de la main d’hommes alors célèbres dans l’école. Les unes et les autres enfermées comme enfouies pèle et mêle sous des cartons multipliés et de différentes grandeurs et formats. "‎

Référence libraire : 3015

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L'Oeil de Mercure
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‎[ Condé, Prince de - Baronne de FEUCHÈRE } GATIGNY, intendant du duc de Bourbon.‎

‎Lettre de chantage adressée à Louis Henri Joseph, Duc de Bourbon puis Prince de Condé (1756-1830)L.A.S. adressé au duc de Bourbon " en son château de Chantilly".‎

‎Paris, 23 janvier 1830.‎

‎2 pp. in-4 manuscrit à la plume, d’une calligraphie particulièrement soignée. Adresse au verso du second feuillet avec marques postales et cachet de cire rouge armorié.« A son Altesse Royale Monseigneur le Duc de Bourbon en son Château de Chantilly, Oise » Le maître chanteur est le fils de l’ancien intendant du Prince de Condé : De Gatigny, s’estimant lésé et injustement remercié, il révèle posséder la correspondance échangée entre le Duc et son père, ainsi que la correspondance entre Mme de Feuchère et son père. Il réclame un versement dans les dix jours (souligné) d’une somme de 50 000 francs (souligné) sou peine de quoi il se verrait contraint de publier dans les douze jours l’intégralité de ces documents qu’il se propose de diffuser auprès des journaux et des divers souverain d’Europe. Madame de Feuchère est une ancienne prostituée (Sophie Dawes) dont le Duc de Bourbon avait fait sa maîtresse durant son exil à Londres. Âgée de 20 ans, la très jeune et jolie servante anglaise fut mariée sur recommandation du Duc de Bourbon à Monsieur le Baron de Feuchère. Ayant découvert la véritable identité de son épouse, le Baron de Feuchère obtint la rupture de son mariage et une réparation qui fit scandale à l’époque. En 1829, le Duc de Bourbon, fit un lègue énorme à la Baronne de Feuchère : 2 millions de francs, les châteaux et propriétés de Saint-Leu, Taverny, Enghien, Montmorency, Mortefontaine, le pavillon du palais Bourbon et le Château d’Ecouen. En 1830, soit 7 mois après notre lettre le Duc de Bourbon est retrouvé pendu à l’espagnolette d’une fenêtre, ses pieds touchaient encore terre. La Baronne de Feuchère fut inquiétée, en allant jusqu’à soupçonner un jeu érotique ayant mal tourné, puis les charges furent abandonnées et l’on conclut à un suicide. Le style particulièrement fleuri de l’auteur de cette lettre, son écriture calligraphiée rend encore plus épouvantable, cet incroyable document concernant le dernier des Bourbons.‎

Référence libraire : 3016

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L'Oeil de Mercure
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‎Exceptionnel document sur la répression de la révolte de Saint-Domingue « Etat des personnes détenues à bord de la corvette « La Sagesse » com/dé par le capitaine Barnetche savoire (…) »‎

‎29 germinal An 11 (19 avril 1803) 1803 Trois pages in-folio sur papier filigrané « Texier Ponbreton » aux armes du bonnet frégien (An 2). Manuscrit à l’encre brune, se composant d’un tableau détaillant la condition des personnes détenues à bord de la corvette. Les catégories sont : nom / sexe / qualité / couleur / libre / esclave / observations. Il s’agit de l’état dressé des prisonniers, libres et esclaves, détenus à bord de la corvette « La Sagesse » le 29 germinal an 11 (19 avril 1803) en rade du Fort « Dhauphin » (Fort liberté). Le document est signé par le capitaine commandant Barnetche et l’agent comptable Peychaud. La liste contient quarante-quatre noms dans lesquels on ne relève que quatre blancs, les catégories font frémir : blanc, négresse libre, négresse esclave, mulâtre libre, griffon (enfant issu d’un.e mulâtre et d’un.e noir.e), gartron , nergilion … Les observations portées en marge sont explicites. En voici quelques exemples. "Harteaux", homme, blanc , « vagabond magasin et voleur d’une montre ! Au moins déportation ! »Tous les membres proches de la famille d’Albert qu’ils soient libres ou esclaves sont affublés du commentaire suivant « Canaille Canaille de la famille Albert. Quinze individus très dangereux à conserver (gouverner ?) »Leferve, femme mulâtre, libre : « Son fils est passé à l’ennemi et carabinier d’Albert »On note le nom de Marie, domestique, caractéristique : « enfant, négresse et esclave. » Plus loin Louis d’Espinase, une femme quarteronne, libre : « Concubine de La Croze, fusillé (…) » La majorité des détenus sont des femmes comme cette Cassile, mulâtresse esclave qualifiée de « Concubine d’un chasseur passé à l’ennemi ». Un autre blanc se glisse au milieu de cette sinistre liste, il s’appelle Bassidaux, c’est « un lâche et un traitre », il écrit « fusillable » souligné deux fois, puis encore « Ce Bassidaux est fusillable ! » Sur d’autres « Je ne veux point de ces hommes chasseurs » « Concubine de chasseur » Fanchonelle, femme, négresse, esclave « Concubine d’un chasseur passé à l’ennemi ».Sophie, blanche, taxée de « Concubine de l’Univers et d’un chasseur ennemi » Quasiment tous les prisonniers ont le droit à ces commentaires cinglants « coquinissime », « déportable », « ce français italien de nation » , « parente des deux babys fusillées hier » « à chasser ». Sur des négrillons, esclaves : « enfants : très petits enfants »‎

‎Le Document est certifié en rade du Fort Dhauphin le 29 Germinal 11e année, vue par le capitaine commandant Barnetche et l’agent comptable Peychaud. Le Fort Dauphin, ex Fort Liberté, était la place fortifiée de Toussaint Louverture, et a été réduit à la suite d’âpres combats. Ces documents inédits concernant la répression de la révolte de Saint Domingue dont ont été victimes les proches des insurgés. Déportés et fusillés en masse. Rappelons qu’en 1802, le premier consul rétablit l’esclavage. Un important corps expéditionnaire formé de 23 000 hommes va s’opposer à partir du mois de mai 1802 à l’armée de Toussaint qui dispose d’une armée de plus de 20 000 hommes. L’offensive, extrêmement meurtrière se concentre alors sur les forts et le port dont la réduction signera la fin de l’aventure Toussain Louverture. Déporté en France au Fort de Joux dans le Jura ou Toussaint meurt d’épuisement le 7 avril 1803. Il ne connaîtra donc pas l’indépendance de Saint-Domingue promulguée le premier janvier 1804, par son lieutenant affranchi Jean-Jacques Dessaline.‎

Référence libraire : 3017

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L'Oeil de Mercure
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‎Marie-Caroline de Bourbon-Siciles, Duchesse de BERRY (1798-1870)‎

‎Naples, 10 mai 1850. Très belle lettre écrite sur un petit bi-folium, agrémenté en marge d’une grande composition à l’or et de trois aquarelles dans le style troubadour : Un personnage en prière devant une église, un ange et une sainte femme (pochoir et aquarelle). Une charmante lettre adressée à sa « chère Grum », le climat de Naples n’est pas clément, « Le Roi a ete bon pour eux il a permis a Adinolphe de porter l’uniforme de Husard de la garde vous pensez sa joie », suivent quelques nouvelles domestiques. Très beau document dans l’esprit néo gothique cher à la Duchesse.‎

Référence libraire : 3018

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L'Oeil de Mercure
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‎MEDVECZKI (Diourka) ; TOPOR (Roland)‎

‎MARGARET(titre provisoire)‎

‎Circa 1968 Tapuscrit in 4 broché de 64 ff portant en page de titre « MARGARET (titre provisoire) / Scénario original de D. Medveczki et R. Topor » .‎

‎Scénario original inédit de premier jet d’un film de Diourka MEDVECZKI dont la réalisation prévue en 1970, fut abruptement abandonnée par le réalisateur qui décida de rompre tout lien avec la société. Étoile montante de la nouvelle vague Diourka Medveczki est un véritable météore qui ne produisit que trois œuvres durant sa courte carrière : « Paul » avec Bernadette Lafont, Jean-Pierre Léaud, Jean-Pierre Kalfon en 1969 ; « Marie et le curé » avec Bernadette Lafont et Jean Claude Castelli en 1968 et « Jeanne et la moto » Avec Isabelle Marcanton et Alain Fradisse en 1969. Les cahiers du cinéma reconnaissent alors « Un cinéaste dont on peut d’ores et déjà estimer qu’il est l’un des plus importants tournant en France », 1969. Il est vrai que l’œuvre a de quoi séduire, à mi chemin entre Pierre Buñuel et Jean Luc Godard son style est véritablement fascinant. Maniant un humour décalé, volontiers provocateur servi par une image aux plans audacieux et très construits. Compagnon de Bernadette de Lafont sa vie connaît un tournant au début des années 70, il divorce et traverse une crise existentielle qui l’amènera à choisir une vie d’ermite dans les Cévennes dans une maison en bois construite de ses mains et meublée de ses propres sculptures. Diourka est en effet sculpteur d’origine Hongroise qui connaît dans les années 60 une reconnaissance prometteuse, soutenu par Picasso à Valauris, il exprime une fougue et un talent que tous lui reconnaissent. C’est cet attrait pour les volumes qui l’amène au cinéma, il dit lors de son dernier entretien avoir voulu alors « faire un cinéma qui soit comme un bas-relief en mouvement ». « Margaret » désiré ardemment par la critique ne vit jamais le jour, ce film devait être l’aboutissement d’un cycle qui resta donc inachevé. Nous n’avons pas pu trouver de témoignage de la rencontre Topor-Diourka, mais à la lecture de cette très étrange histoire la réponse s’impose comme une évidence. La foisonnante imagination de Topor, son humour décalé rencontre avec Diourka une sorte d’alter-égo et nous ne pouvons que nous joindre à la cohorte des critiques se lamentant sur le fait que ce film énigmatique n’ai jamais vue de jour. En 2012, André S. Labarthe et Estelle Fredet ont rencontrés Diourka et ont réalisés un émouvant reportage « Diourka à prendre ou à laisser ». Est parut un coffret DVD regroupant ses trois films ainsi que le documentaire de André S.Labarthe et Estelle Fredet et le Documentaire « Bernadette Lafont exactement » 2007, que nous joignons à cet étonnant document. En quelques mots et sans déflorer la teneur du scénario voici un petit résumé de l’étrange histoire de « Margaret ». Sachez que le film se déroule dans une petite épicerie, qu’il y est question de vie étriquée, de séduction torride, de rats, et d’une petite fille qui dans ce monde désespérant apportera l’espoir d’une vie nouvelle. Diourka avait d’ailleurs imaginé ce rôle pour sa propre fille.‎

Référence libraire : 3025

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L'Oeil de Mercure
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‎PROA (Jean Jacques)‎

‎[Mémoires manuscrites d’un marin négrier rochelais en 1806] « J.J. Proa, Mes mémoires destinées à mon fils »‎

‎Vers la fin du XVIIIe siècle Cahier In 4 en couverture souple, « J.J Proa _ Mes mémoires » écrit à l’encre brune sur le plat supérieur. Manuscrit rédigé au net, certainement par un membre de la famille de J.J. Proa vers la fin du XVIIIe siècle. Manuscrit rédigé à l’encre violette très joliment calligraphiée. 1bl, 113ff, 2bl‎

‎J.J. Proa (1757-1825) natif de La Rochelle, très tôt orphelin, s’embarque dès l’âge de 14 ans, dès son troisième voyage, il prend la direction de l’Afrique sur un navire Négrier : le commerce triangulaire est réputé le plus lucratif de l’époque. Sans aucun état d’âme pour « la marchandise » Jean Jacques Proa raconte comment les négriers organisent le voyage, les circonstance de l’achat des êtres humains, hommes femmes et enfants selon des barèmes et des tarifs alléchants … D’un ton alerte et enjoué l’auteur se met en scène au milieu de cette catastrophe humaine. Il raconte la douceur de vivre aux Antilles, les périls de la « collecte », l’agencement du bateau, afin de se prémunir des révoltes. Ce récit est un des très rares témoignages qui nous soit parvenu racontant dans le détail la sinistre besogne des négriers, rendant ce manuscrit particulièrement précieux. Édité en partie en 1993 et en 2004, sans aucun accompagnement critique ni mise en situation historique ces mémoires, qui sont un témoin unique de cette sinistre période. Quelques extraits de son premier voyage : Troisième voyage et premier en Afrique en 1777, Le bateau négrier, Le Duc de Laval, va appareiller en direction de l’Afrique, dirigé par le capitaine Bridon dont Proa fait la description suivante : « Il était dans la fleur de l’âge et nouvellement marié, il avait l’âme tendre et le cœur sensible »« Après avoir embarqué les vivres et les marchandises, nous nous disposâmes à partir pour les cotes d’Afrique, y faire emplettes de nègres esclaves pour les aller revendre à Saint Domingue. »« Notre cargaison consistait en fer, toiles de coton bleu, eau de vie, fusils, quincailleries de toutes espèces : miroir couteaux ciseaux etc, draps blancs et rouge, toile blanche de Suisse etc… il faut aussi beaucoup de tabac (…) l’on donne ces marchandises en échange des noirs ; un nègre coute en Afrique a peu près 3 à 400 francs, on le revend en Amérique 1600 à 1800 francs, ce qui est un gros bénéfice ! Aussi ce sont des voyages très lucratifs, et où le capitaine seul gagne souvent 30 000 francs. Nous devions traiter 400 nègres. » « Après une escale au Portugal le bateau se dirige vers l’Afrique à Sama puis Juida (actuelle Ouidah) où le troc débute Le capitaine Mr Bridon proposition d’un logement et d’un magasin pour y recevoir les marchandises et les nègres achetés. Les marchandises sont débarquées à Grégoué où se trouvent les forts.»Une grande partie des esclaves y sont stockés mais le compte n’y est pas, le jeune Jean Jacques doit se rendre Épée « afin d’y résider et de finir d’acheter les nègres qui nous étaient nécessaires ». Après plusieurs péripéties l’expédition arrive à son terme, le bateau transformé pour le transport des esclaves et la sécurisation de l’équipage (canons) est terminée, le bateau appareil en direction de Saint Domingue. Après une digression savante sur le bénéfice dégagé par l’opération : 450 nègres à 1500 francs pièces en moyenne (hommes femmes et enfants) ôtés les frais de fonctionnement, et les pertes inévitables, les gains sont considérables. « Aussitôt le départ le capitaine les officiers et parties de l’équipage choisissent parmi les négresses celles qui leur conviennent les mieux ; elles nous servent à table, et au lit et d’ordinaire ce sont celles qui se portent le mieux et se vendent le mieux parce que souvent on leur fait faire bonne chair et on les diverti. » Arrivés à Fort au Prince, Jean Jacques Proa touche l’argent de mes parts « tête de nègres » il achète quatre barriques de café pour y faire quelques bénéfices en France. Sur la fin du manuscrit Jean Jacques Proa qui en 1806 a 49 ans, dresse un bilan de son existence : « Je fais sur ma vie trois réflexions : 1. j’ai trop sacrifié au moment présent et négligé ma fortune.2. L’envie de me marier m’a pris trop jeune et m’a trop dominé. 3. Enfin j’ai laissé la mer dans un temps ou je pouvais y faire le plus de bénéfices. »‎

Référence libraire : 3042

Livre Rare Book

L'Oeil de Mercure
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€ 1.500,00 Acheter

‎Rare herbier marin « Album de Plantes Marine »‎

‎Cicra 1860 Grand In-8 étroit à l’italienne (25x16 cm), relié en pleine percaline bleue marine dos à 4 nerfs titre frappé « Album de Plantes Marine », filet d’encadrement doré sur les plats, doré sur tranches. Traces de mouillures sur la reliure ainsi qu’à l’intérieur sur plusieurs pages. 74 ff avec sur chaque page une belle algue appliqué ainsi que son nom manuscrit indiqué à la plume bleue.‎

‎Intéressant album de « Plantes marines » composé de 74 échantillons d’algues au naturel appliquées sur des feuilles de papier crème, légendes avec le nom en latin de chaque spécimen d’algue rédigé à l’encre bleue. Les algues appliquées sont d’une telle finesse qu’on a l’impression avec une recherche de mouvement, reproduisant l'ondoiement de l'algue au fil de l'eau et leur aspect nébuleux. Composé dans les premières années du 19ème siècle, chaque espèce est pressée, afin de ne laisser qu’une empreinte sans altérer le support ni écraser l’algue, ce travail minutieux n’en est pas moins scientifique puisque chaque spécimen est accompagné en vis-à-vis de son nom latin. Cette prouesse technique est une spécialité de Bel Isle en Mer dont le savoir est à présent perdu.‎

Référence libraire : 3044

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L'Oeil de Mercure
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‎[Jean-Baptiste Le Marinier, Chevalier de CANY, Commandeur de l’Ordre de Malte (1645-1689)]‎

‎« Reflexions dun Chevalier de Malte Religieux de l’ordre militaire des hospitaliers de Saint [Jean] de Jerusalem. Sur la grandeur et les devoirs de son Etat ».‎

‎Circa 1688 Manuscrit composé de 15 cahiers assemblés par des lacets et reliés entre eux par une cordelette de lin (177 feuillets in-folio (230 x 355 mm). Calligraphie très lisible, écrite à l’encre noire et à l’encre rouge, réglé au crayon en marge. Quelques déchirures, manques dans les premiers feuillets. Manuscrit très fortement raturé et surchargé. Composition - Avant-propos, 6ff.- Suivi de : « Formulaire de la profession reguliere des Chevaliers de Malte » (à l’encre rouge) 1ff.- Suivi de : « Oraisons que le prestre dit avant la profession ». En latin aux encres rouges et noires, 2ff.- Suivi de : « La forme de Donner l’ordre de Chevalerie, Les oraisons finies, le prestre commence la messe et sarreste avant levangil alors celui quy se dispose a recevoir l’habit se leve de devant l’autel, et va se mettre a genoux devant le chevalier quy la luy doit donner : pour en recevoir premierement lordre de chevalerie lequel luy dit (…), 4ff.- Suivi de : « Troisieme section contenant les paroles qui se prononcent en faisant les vœux », 1page. - suivi de : « Quatrième section contenant la forme de donner la croix et l’habit régulier de l’ordre et les oraisons quiserecitent pour conclusion de la cérémonie » 2 ff.- Suivi de : « Oraison après profession » (à genoux devant l’autel), 3ff.- Suivi de : « Reflexions dun Chevalier de Malte Religieux de l’ordre militaire des hospitaliers de Saint [Jean] de jerusalem. Sur la grandeur et les devoirs de son Etat ». 326 pages numérotées, dont les 4 derniers blancs. Le dernier marqué au verso d’une autre écriture : « Recu Ch de Malthe dan langue de provence le premier 7 bre 1572. »Défauts : Saut de pagination entre la dernière page de table marquée 293 à la partie commençant par : « réflexion d’un chevalier » paginée 303.‎

‎I – Historique de l’ordre de malte L’Ordre de chevalerie le plus ancien au monde : il fut créé en 1048. L’ordre dont le symbole est la croix blanche à huit pointes se donnera pour but la défense militaire des malades et des pèlerins lors des croisades. Sa double vocation militaire et hospitalière se verra confirmée au fil des siècles par la refonte en une seule entité des anciennes confréries de l’ordre des Templiers et des Antonins. Basé dans l’ile de Malte l’Ordre souverain militaire et hospitalier de Saint Jean de Jérusalem, de Rhodes et de Malte eut au cours des XVIe et XVIIe siècles un rôle essentiel dans la lutte contre les Turques.Parallèlement à cette activité guerrière l’institution prit en charge les malades et lépreux qui bénéficièrent de l’expérience acquise par l’ordre des Antonins. En lutte constante contre les galères turques, l’ordre devint une puissance incontournable du bassin méditerranéen. À la fin du XVIIe siècle, le relâchement des moeurs et un certain laissé aller rendirent nécessaire une nouvelle mise au point des droits et devoirs de l’ordre. II – Texte de Jean Baptiste le Marinier de CanyC’est ce qu’entreprend en 1688 le commandeur Jean Baptiste le Marinier de Cany dans un travail intitulé « Réflexions d’un chevalier de Malte, Religieux de l’Ordre militaire des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem sur la grandeur de son état ». Ce texte, encore inédit de nos jours connaît deux versions, une italienne, une française. Le chercheur Luigi Michele de Palma a publié un article en 2019 « Jean-Baptiste Le Marinier de Cany un maestro della spiritualita giovannita » Edizioni La Villa, une analyse de la structure de ce texte fondamental concernant non seulement l’éthique et l’histoire de l’ordre mais aussi sur le rituel de l’adoubement des chevaliers. Son travail s’appuit sur l’analyse d’un manuscrit conservé à la Bibliothèque de La Valette (Libr.1416), celui ci, comprenant cinq parties, au lieu de trois dans notre exemplaire. Notre manuscrit offre en comparaison d’intéressantes variantes. Ainsi, dans la seconde partie, chaque section est précédée des phrases prononcées par le chevalier lors de sa réception ainsi que la description minutieuse de chacun des moments clefs de la cérémonie. Ces instants forts, sont dans notre manuscrit l’occasion d’en expliquer la symbolique rejoignant en cela l’exemplaire décrit par Luigi Michele de Palma de la bibliothèque de Malte. Par exemple : folio 190, « le profes donne lespée au recevant avec son fourreau en la main lui disant. (un mot rayé) à cette fin que mainteniez tout ce que vous avez promis prenez cette espée au nom du Pere, du Fils, et du Saint esprit. Ainsisoitil. »___ Des sentiments que doit inspirer un Chevalier de la manière dont on lui présente lépée »L’intégralité du déroulé de la cérémonie est également reportée en début d’ouvrage sous un titre écrit en rouge (la forme de donner l’ordre de chevalerie (…) Cette section est apparemment absente de l’exemplaire décrit par Luigi Michele de Palma. Carmen Depasquale, responsable du département français de la faculté des arts de l’université de Malte, auteur d’une thèse de doctorat en 2000 intitulé « La vie intellectuelle et culturelle des chevaliers de Malte au XVIIIe siècle », donne une description des exemplaires connus de ce texte, tous inédits, deux textes en français NLM.libr 1416 ; NLM.libr 324) Ainsi que deux versions italiennes, l’un : NLM.libr250 est comme notre exemplaire est composé des deux premières parties, l’autre : NLM.libr558 comporte les parties 3 à 5 et la table des matières. III – Remarques sur la nature de ce document Les nombreux remords, biffures, réécritures de texte sont parfois d’une importance considérable. Ils indiquent que notre manuscrit est un exemplaire de premier jet ou du moins dans un stade d’élaboration d’un texte définitif, comprenant d’amples extensions marginales possiblement intégrées au texte dans une version ultérieure. Ceci laisse à penser que ce manuscrit est vraisemblablement autographe. Une date en marge de 1688 indique par ailleurs que la rédaction de celui-ci est antérieure avec la date généralement donnée de 1689 à la version conservée à la Bibliothèque de La Valette. Les remords, salissures, taches, lignes raturées et ajouts inter-textuels ne laissent aucun doutent la nature originale de ce manuscrit. Un manuscrit du plus vif intérêt probablement autographe de Jean Baptiste le Marinier, Chevalier de Cany, qui eut un impact majeur sur l’ordre militaire des chevaliers de Saint Jean de Jérusalem, dans lequel se trouve minutieusement décrit le déroulé de l’adoubement des membres de l’ordre.‎

Référence libraire : 3205

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L'Oeil de Mercure
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‎CHARMOLUE (Guillaume)‎

‎Grande initiale « E » enluminée extraite d’un graduel monumental (Célestins de Marcoussis ?)‎

‎Paris, Circa 1550 Initiale « E » enluminée sur vélin dimension de l'initiale 72 x 68 mm ; dimensions du fragment : 112 x 122 mm. Initiale à l'or bruni discrètement encadré de rouge sur fond bleu avec rehauts blancs, bordure sur fond criblé avec décor de feuilles d'acanthe bleues soulignées de blanc et petits disques à l'or bruni.Au dos une large écriture gothique à l'encre rouge et noire, fragment de lettrine noire avec un fond bleu, musique notée carrée sur portées tracées à l'encre rouge.‎

‎Une délicate lettrine extraite d’un graduel monumental de l’ordre des célestins peint par l’enlumineur Guillaume Charmolue. Contrairement à l’immense majorité des peintres enlumineurs Guillaume Charmolue est connu pour avoir réalisé de somptueuses ornementations sur plusieurs manuscrits appartenant à l’ordre des célestins. Plusieurs fois documenté il est même représenté au naturel dans deux manuscrits. L’un à la « Free Library of Philadelphia manuscripts collection » (10072) où son nom est inscrit sur sa manche et à Munich (BSB, clm, 1007) où on voit l’enlumineur représenté à genoux devant Saint Benoit. Dans plusieurs œuvres Charmolue signe son travail, à Munich notamment : folio 185. « Hugus voluminis scriptor F. Guillelmus Charmolue »A une date indéterminé, postérieure à la dissolution de l’ordre mais antérieure à la révolution française ces ouvrages monumentaux, graduels et antiphonaires, furent détruits et parfois dépecés. Les fragments de ces grands manuscrits sont présents de nombreuses bibliothèques tant en Europe qu’aux Etats UnisIl arrive parfois que certaines lettrines apparaissent au hasard de ventes aux enchères ce qui est le cas ici L’ordre des célestins qui avaient pour armoiries d’azur à une longue croix entortillée d’une S d’argent et accostée de deux fleurs de lys d’or, avait été anoblie par Philippe Le Bel. Comme le précise Saffroy : « Les célestins poussèrent si loin le désordre et l’immoralité qu’en 1778 on fut contraint de les supprimer ; ils obtinrent plus tard de rentrer dans leur couvents. » Ces miniatures d’une grande fraicheur sont caractéristiques de la maitrise et de la délicatesse dont faisait preuve Charmolue tant dans l’application de l’or à la feuille que dans la réalisation se ces petites marges sur fond criblés qui son tune sorte de signature. Ses oeuvres sont conservées à la Bibliothèque nationale de France, Bibliothèque de l’arsenal à Paris ; Bsb Munich, Stuttgart, Paul Getty Museum de Malibu, New Yorks Columbia university. Le plus important ensemble de fragments est conservées à la Bayerischen StaatsBibliothek ( Fragment aus Marcoussis, Eingeklebt in handschriften –Heute bsb)‎

Référence libraire : 3052

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L'Oeil de Mercure
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‎CHARMOLUE (Guillaume)‎

‎Grande initiale « S » enluminée extraite d’un graduel monumental (Célestins de Marcoussis ?)‎

‎Paris, Circa 1550 Initiale « S » enluminée sur vélin dimension de l'initiale 72 x 68 mm ; dimensions du fragment : 112 x 122 mm. Initiale à l'or bruni discrètement encadré de rouge sur fond bleu avec rehauts blancs, bordure sur fond criblé avec décor de feuilles d'acanthe violines et vieux rose soulignées de blanc et petits disques à l'or bruni.Musique notée carrée sur portées tracées à l'encre rouge sous la lettrine. Au dos une large écriture gothique, à l'encre noire.‎

‎Une délicate lettrine extraite d’un graduel monumental de l’ordre des célestins peint par l’enlumineur Guillaume Charmolue. Contrairement à l’immense majorité des peintres enlumineurs Guillaume Charmolue est connu pour avoir réalisé de somptueuses ornementations sur plusieurs manuscrits appartenant à l’ordre des célestins. Plusieurs fois documenté il est même représenté au naturel dans deux manuscrits. L’un à la « Free Library of Philadelphia manuscripts collection » (10072) où son nom est inscrit sur sa manche et à Munich (BSB, clm, 1007) où on voit l’enlumineur représenté à genoux devant Saint Benoit. Dans plusieurs œuvres Charmolue signe son travail, à Munich notamment : folio 185. « Hugus voluminis scriptor F. Guillelmus Charmolue »A une date indéterminé, postérieure à la dissolution de l’ordre mais antérieure à la révolution française ces ouvrages monumentaux, graduels et antiphonaires, furent détruits et parfois dépecés. Les fragments de ces grands manuscrits sont présents de nombreuses bibliothèques tant en Europe qu’aux Etats UnisIl arrive parfois que certaines lettrines apparaissent au hasard de ventes aux enchères ce qui est le cas ici L’ordre des célestins qui avaient pour armoiries d’azur à une longue croix entortillée d’une S d’argent et accostée de deux fleurs de lys d’or, avait été anoblie par Philippe Le Bel. Comme le précise Saffroy : « Les célestins poussèrent si loin le désordre et l’immoralité qu’en 1778 on fut contraint de les supprimer ; ils obtinrent plus tard de rentrer dans leur couvents. » Ces miniatures d’une grande fraicheur sont caractéristiques de la maitrise et de la délicatesse dont faisait preuve Charmolue tant dans l’application de l’or à la feuille que dans la réalisation se ces petites marges sur fond criblés qui son tune sorte de signature. Ses oeuvres sont conservées à la Bibliothèque nationale de France, Bibliothèque de l’arsenal à Paris ; Bsb Munich, Stuttgart, Paul Getty Museum de Malibu, New Yorks Columbia university. Le plus important ensemble de fragments est conservées à la Bayerischen StaatsBibliothek ( Fragment aus Marcoussis, Eingeklebt in handschriften –Heute bsb)‎

Référence libraire : 3053

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L'Oeil de Mercure
Paris France Francia França France
[Livres de L'Oeil de Mercure]

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‎CHARMOLUE (Guillaume)‎

‎Grande initiale « B » enluminée extraite d’un graduel monumental (Célestins de Marcoussis ?)‎

‎Paris, Circa 1550 Initiale « B » enluminée sur vélin dimension de l'initiale 72 x 68 mm ; dimensions du fragment : 112 x 122 mm. Initiale à l'or bruni discrètement encadré de rouge sur fond bleu avec rehauts blancs, bordure sur fond criblé avec décor de feuilles d'acanthe bleue soulignées de blanc et petits disques à l'or bruni.Au dos une écriture gothique, avec une belle petite lettrine rouge ornementée en l'encre bleue.‎

‎Une délicate lettrine extraite d’un graduel monumental de l’ordre des célestins peint par l’enlumineur Guillaume Charmolue. Contrairement à l’immense majorité des peintres enlumineurs Guillaume Charmolue est connu pour avoir réalisé de somptueuses ornementations sur plusieurs manuscrits appartenant à l’ordre des célestins. Plusieurs fois documenté il est même représenté au naturel dans deux manuscrits. L’un à la « Free Library of Philadelphia manuscripts collection » (10072) où son nom est inscrit sur sa manche et à Munich (BSB, clm, 1007) où on voit l’enlumineur représenté à genoux devant Saint Benoit. Dans plusieurs œuvres Charmolue signe son travail, à Munich notamment : folio 185. « Hugus voluminis scriptor F. Guillelmus Charmolue »A une date indéterminé, postérieure à la dissolution de l’ordre mais antérieure à la révolution française ces ouvrages monumentaux, graduels et antiphonaires, furent détruits et parfois dépecés. Les fragments de ces grands manuscrits sont présents de nombreuses bibliothèques tant en Europe qu’aux Etats Unis. Il arrive parfois que certaines lettrines apparaissent au hasard de ventes aux enchères ce qui est le cas ici. L’ordre des célestins qui avaient pour armoiries d’azur à une longue croix entortillée d’une S d’argent et accostée de deux fleurs de lys d’or, avait été anoblie par Philippe Le Bel. Comme le précise Saffroy : « Les célestins poussèrent si loin le désordre et l’immoralité qu’en 1778 on fut contraint de les supprimer ; ils obtinrent plus tard de rentrer dans leur couvents. » Ces miniatures d’une grande fraicheur sont caractéristiques de la maitrise et de la délicatesse dont faisait preuve Charmolue tant dans l’application de l’or à la feuille que dans la réalisation se ces petites marges sur fond criblés qui son tune sorte de signature. Ses oeuvres sont conservées à la Bibliothèque nationale de France, Bibliothèque de l’arsenal à Paris ; Bsb Munich, Stuttgart, Paul Getty Museum de Malibu, New Yorks Columbia university. Le plus important ensemble de fragments est conservées à la Bayerischen StaatsBibliothek ( Fragment aus Marcoussis, Eingeklebt in handschriften –Heute bsb)‎

Référence libraire : 3054

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L'Oeil de Mercure
Paris France Francia França France
[Livres de L'Oeil de Mercure]

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‎JACOBUS MATHEY dit Jacquet Maci‎

‎Grande majuscule « F » ornée‎

‎Première moitié du XIVe siècle 1851 Lettre ornée sur vélin (18,5x16,5 cm) extraite d’une page d’antiphonaire ou graduel, musique notée sur une portée à 4 lignes. Grande initiale F (17,3x10,5 cm) décorée aux gouaches et à l’encre à motifs abstraits bleus et vermillons pour la hampe et à l’encre vermillon verte et bleue pour les motifs ornementaux couvrant l’espace intérieur et les prolongation marginales.‎

‎Initiale ornée par l’enlumineur ornemaniste Jacobus Mathey / Jacquet Maci. L’identité de cet artiste a été établit par Mr François Avril à la suite d’un travail comparatif de trois manuscrits caractèristiques du style du peintre : Le Missel de la Saint Chapelle conservé à la Bibliothèque municipale de Lyon ; Un épistolier (MS.YATES. THOMSON 34) du British Museum, et un important Evangéliaire (MS 161) de la Bibliotheque de l’Arselal. Cf F. Avril « Trois manuscrits de l’entourage de Jean Pucelle », Revue de l’art n°9, 1970, p 37 – 48. D’une habileté de plume exceptionnelle et d’une minutie caractéristique, l’art de Jacobus Mathey s’exprime par un foisonnement de filigranes disposés en volutes, tracés d’une fine plume à l’encre vermillon créant un effet de tourbillons relevés de petits cercles à l’encre verte. Le centre de la lettre étant occupée par une petite rosace dessinée à l’encre bleue. Ce motif central est une sorte de signature de l’artiste qui utilise parfois un aigle héraldique ou comme c’est le cas ici, une figure géométrique ayant pour but d’attirer l’œil au centre de la composition. Ce style poussant l’art de la plume jusqu’à l’envahissement est une marque de fabrique de l’artiste. L’identité de Jacquet Maci nous est connue par une mention se trouvant dans la bible de Billyng , enluminée par Jean Pucelle, datée de 1328 (BNF ; Latin 1135) : « Jehan Pucelle, Anciau de Sens, Jacquet Maci, ils ont enluminé ce livre ci. Ceste lingne de vermillon que vees fu ecriste en lan mcccxxvii, en un jeudi darrenier jour davril veille de mai V°5 die » La place qu’occupe Jacquet Maci auprès du peintre Jean Pucelle indique l’importance accordée au travail de plume de l’artiste ornemaniste. François Avril a pu de manière définitive établir que les enlumineurs Jacquet Maci et Jacobus Mathey sont la même et unique personne. Dans une importante communication publiée en 1971 dans le bulletin monumentale tome 129 n°4 année 1971 p249-264 : « Un enlumineur ornemaniste parisien de la première moitié du XIVe siècle : Jacobus Mathey, Jaquet Maci ».Cet article a établit par là le statut de l’artiste ornemaniste dans la hiérarchie des intervenants dans la confection de manuscrits précieux. C’est à dire un statut d’égale importance à celui des peintres en manuscrit. Jacobus Mathey est à ce titre avec Jean Pucelle à qui il a été plusieurs fois associé, l’un des acteurs majeur du renouveau de l’art de l’enluminure de la première moitié du XIVe siècle.‎

Référence libraire : 3126

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L'Oeil de Mercure
Paris France Francia França France
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‎BORY DE SAINT-VINCENT, Jean-Baptiste (1778-1846) à TRISTAN, Flora (1803-1844)‎

‎[Correspondance] La rencontre de deux destins hors du commun‎

‎1838-1842 Une correspondance adressée à la femme de lettre féministe socialiste française, l’une des figures majeure du socialisme utopique du XIXe siècle, Flora Tristan (7 avril 1803 – 14 novembre 1844)Ensemble de 5 lettres adressées à Flora TRISTAN, formant 9 pages in4, in8 et in12, Alger, Paris et s.l, 1838-1842 et s.d.Adresses aux versos des seconds feuillets avec marques postales.Bory de Saint Vincent écrit ces lettres à Flora Tristan alors qu’elle a déjà pris contact avec Charles Fourier et travaille à son maître ouvrage.Elle publie en 1838 « Méphis » en deux volumes et vient de survivre à une tentative d’assassinat en 1839 par son ex-mari. Ses « Promenades dans Londres » en 1840 lui ont fait prendre conscience du prolétariat anglais l’amenant à publier en 1843 l’union ouvrière dans lequel se trouve cet adage célèbre « Prolétaires de tous les pays unissez vous ».La rencontre qu’elle fit avec Prosper Enfantin, qu’évoque Bory de Saint Vincent, eut une influence considérable sur la nature de ses réflexions.Bory de Saint Vincent va le lui présenter lors d’un dîner philosophique. Il évoque leurs « explorations ethnologiques » à Oran et ajoute « Je doute qu’il s’occupe encore de faire du saintsimonisme et des Religions. Il donne dans le positif, anime beaucoup de tables [...] ».‎

‎« Très belle paria,que pensez vous de moi, sinon que je puis vous oublier ? »Si vous aviez cependant une petite idée de votre valeur, vous n’auriez pas de ces idées là. Depuis que je vous ai vu, j’ai été non seulement fort occupé, mais un peu indisposé et ne suis presque pas sorti. Je ne voulais pas vous porter une figure blème, une humeur triste, bref tous les symptômes d’un malade. Ce temps là me tue au moral et au physique. Il me faudrait de la chaleur, du soleil, et vos beaux yeux pour me remettre. (…) » (sd, 42 ?). « Très aimable philosophe, (...) ». « Belle gazelle, vous voyez que je suis bien occupé, non seulement pour ne pas avoir été vous voir encore dans votre cherche-midi, mais encore pour demeurer à Paris aujourd’hui, où mes enfants voudraient que pour profiter des vacances, je les conduisisse à la campagne. Je ne puis en vérité de quinze jours encore aller de vos cotés. »BORY DE SAINT-VINCENT, Jean-Baptiste, naturaliste, aventurier, grand voyageur et soldat a eu plusieurs vies, après plusieurs publications savantes, il s’engage dans les armées de la révolutions en 1799, participe a une campagne scientifique en Australie, a la suite de pérégrinations chaotiques on le retrouve dans l’ile de la Réunion où en 1801 il commet la première ascension scientifique du Python de la fournaise. Il est de retour en France en 1802, il s’engage comme capitaine, en tant que dragon de régiment de cavalerie, il suivra la plupart des campagnes napoléoniennes, Austerlitz, Iéna, Friedland.Il continue parallèlement à se livrer à cette révolution scientifique.Il continue parallèlement à se livrer à cette révolution scientifique. Actif pendant les 100 jours, il est balayé par le retour de Louis XVIII.Écarté de tout poste de responsabilité, il se décide en 1822 à rédiger son dictionnaire d’histoire naturelle en 17 volumes.En 1829, il fait partie de l’expédition de Morée, ses descriptions scientifiques d’une extrême importance et d’une qualité inédite jusqu’alors lui valent un retour aux affaires publiques.Il combat sur les barricades du Faubourg St germain et à l’Hôtel de ville.Après les trois glorieuses Bory est enfin après 15 ans réintégré dans l’armée à son grade de colonel. Élu député en 1831, il est finalement élu membre de l’académie des science en 1834.En 1839, il prend la tête d’une commission d’exploration scientifique en Algérie afin d’établir des travaux de même type que ceux en Égypte et en Morée.Bory décède à Paris en 1846.Notons également que Bory fut l’un des concepteurs de la théorise transformiste de Lamarck, défenseur de la génération spontanée, il fut un opposant de premier plan à l’esclavagisme, Victor Schoelcher le site comme l’un de ses soutiens en faveur de l’abolition.‎

Référence libraire : 3129

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L'Oeil de Mercure
Paris France Francia França France
[Livres de L'Oeil de Mercure]

€ 1.000,00 Acheter

‎Pièce signée par le général Abdallah Menou‎

‎Turin, 1807 Lettre à en tête de l’empire français, tampon impérial du gouvernement général des départements au delà des alpes Lettre de nomination de Monsieur Chaudron Chef de Bataillon au titre de commandant d’armes de la ville de Turin. Daté et signé à Turin le 28 février 1807 par le Général MenouContre signé par le général Dauzert.‎

‎Le général Abdallah Menou s’était converti à l’islam lors de la campagne d’Egypte et avait épousé une dame Zobaïdah. Après la perte de l’Egypte le général Abdallah Menou fut nommé gouverneur général de la ville de Turin où il décéda en 1810. Rare pièce signée du très atypique général Menou.‎

Référence libraire : 3136

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L'Oeil de Mercure
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[Livres de L'Oeil de Mercure]

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‎Fragment d’un antiphonaire, lettrines anthropomorphes — Messe de l’épiphanie‎

‎XVe siècle Manuscrit sur vélin, à l’encre brune, partition à l’encre rouge, 20,5x24 cm. Fournis avec une retranscription. Agrémenté d’une grande lettrine ornementée aux encres rouge et bleue ainsi que de petites lettrine anthropomorphes très charmantes, dont le visage d'un évêque inquiet au regard en biais coincé dans une lettre O.‎

Référence libraire : 3233

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L'Oeil de Mercure
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‎[Un manuscrit près romantique inédit]‎

‎Factum pour Maitre Charles Thibert‎

‎1740‎

‎In 4 en plein veau glacé tabac, dos à cinq nerfs orné de fleurons, piece de titre en maroquin rouge, dentelles intérieures, tranches rougies. Reliure d'époque, comportant quelques usures aux coins (coiffes manquantes)Étonnant manuscrit romanesque inédit, demeuré anonyme, signé en dernière page par cette énigme, contenant probablement l’anagramme de l’auteur « Lhomme qui a fait se livres est par sot »La structure de ce récit est pour le moins originale parce qu’il s’agit d’un factum produit par un certain Charles Thibert, avocat à la cours, emprisonné au Chatelet à Paris, accusé d’un prétendu crime de rapt accusé d’un prétendu crime de rapt commis en la personne de ma Damoiselle de Luynes. L’intrigue se situe à la fin du XVIIe siècle en 1671 et tourne autour de la passion amoureuse alliant le narrateur écroué à la demoiselle de Luynes, la jalousie d’un frère et la perversité d’une mère auront de funestes effets sur son destin. Le récit, non dénué d’un étrange érotisme se double d’une dénonciation d’un amour impossible entre deux amants de classes différentes. Bien que de faux jumeaux naissent de l’union avec la demoiselle de Luyne et qu’un pacte de mariage signé de leur propre sang les unisse à jamais, l’acharnement de la famille, la mauvaise foie et les mensonges, emporteront le narrateur sur la paille humide du cachot. La calligraphie du manuscrit est très lisible, peut être à fin d’édition. Le texte encadré d’un simple trait de plume, est accompagné en marge de remarques rythmant le récit : « Embarquement de nos amants », « hardiesse de fille », « l’accusé évite la compagnie du sieur de Luyne à cause de sa débauche », « l’accusé passe la nuit dans la chambre de la demoiselle sans l’avoir prémédité », « une fille qui aime ne manque point de prétexte » « Victime de l’avarice insupportable du suer de Luyne et de la trahison de l’objet de son amour, l’auteur cruellement enfermé depuis quatre ans, dans une rue de prison » achève son playdoyer en protestant de son innocence.‎

Référence libraire : 3378

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L'Oeil de Mercure
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‎Manuscrit fin 18ème - Anonyme - Grec et français‎

‎Manuscrit - poème paru en 1791 dans l'Almanach des muses - L'avare bon calculateur - Paradis, enfer, purgatoire‎

‎Anonyme [M.D.T.], fin 18ème, 2p in-4. Poème grec avec sa traduction française en regard, publié en 1791 dans L'Almanach des Muses de 1791 et dans L'Esprit des Journaux d'avril 1791, signé M.D.T. (Monsieur de T*** ?). Il est alors titré : L'avare bon calculateur. Un avare explique à son fils pourquoi il ne faut pas donner d'argent au curé : s'il est condamné, c'est « argent perdu », s'il est sauvé, c'est un « secours de trop ». « Mais supposons enfin le Purgatoire, mon père [réponds le fils]. Oh dans ce cas, dans ce cas j'attendrais ». Sous le texte grec, quelques notes du traducteur. Premier feuillet sali. Ce texte sera à nouveau publié en 1848 (Petit trésor de poésie récréative) et en 1876 (L'aimable compagnon).‎

Référence libraire : 001435

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Librairie Trois Plumes
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[Livres de Librairie Trois Plumes]

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‎[Manuscrit] Franc-Nohain,‎

‎La Voie descendante.‎

‎[Manuscrit] Franc-Nohain, La Voie descendante. Octobre 1926. In-4, titre-10p. Manuscrit original daté à la fin du 25 octobre 1926. Le texte ne semble avoir été publié qu'en 1933 dans les Nouvelles Fables (Spes, 1933). Intéressant manuscrit à l'encre violette, probablement le premier jet, avec de nombreuses corrections. Le titre (couverture d'origine) porte dont le titre du poème et un long envoi à Gérard Bauër : « Pour Gérard Bauër que j'ai connu au temps de ma "voie montante" et à qui, après plus de vingt ans passés, je garde toute mon affection bien fidèle. FNohain ». Provenance : Gérard Bauër avec envoi de l'auteur et ex-libris sur le contreplat. Reliure signée G Gauché, bradel demi-vélin vert, pièce de titre noire. Très bel ouvrage. [XI]‎

Référence libraire : 007725

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Librairie Trois Plumes
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‎[Manuscrit - père Pasquier Quesnel]‎

‎[Manuscrit - père Pasquier Quesnel], La Constitution Unigenitus de notre S.P. le pape Clément XI du 8 septembre 1713 qui condamne le livre des Réflexions morales du Père Quesnel sur le nouveau Testament - 1727.‎

‎[Manuscrit - père Pasquier Quesnel], La Constitution Unigenitus de notre S.P. le pape Clément XI du 8 septembre 1713 qui condamne le livre des Réflexions morales du Père Quesnel sur le nouveau Testament - 1727. [S.l., s.n., 1727]. Petit in-8, 37-202p. Exceptionnel manuscrit écrit en 4 couleurs, l'or pour les paroles divines, le rouge pour la bulle qui « a tout mis à feu et à sang dans l'Eglise », le noir pour les remarques car « cette constitution ne peut produire dans le cour d'un vrai chrétien que de tristes réflexions sur l'affligeant état de l'Eglise » et le bleu pour les passages des pères et des conciles. Notons d'ailleurs que Bossuet, gallican, y apparait en bleu. Il faut dire que la bulle à unifier les gallicans et les jansénistes. L'auteur est probablement Jean-Baptiste Goy (1666-1738), sculpteur devenu ecclésiastique, attaché un temps à la paroisse Saint Roch, notoirement janséniste. En effet, il serait le coauteur de la nouvelle édition de La Vérité rendue sensible à tout le monde contre les défenseurs de la constitution Unigenitus, ouvrage de l'abbé Dusausoy (d'Harcourt, Normandie, décédé en 1727). Notre manuscrit reprend la première partie de cet ouvrage en y ajoutant les « textes sacrés » à l'encre d'or. Curieusement, il existe la mention d'un ouvrage imprimé qui porte le même titre (voir Catalogue des Livres Imprimez de la bibliothèque du Roy - Théologie. Paris, Imprimerie Royale, 1742. Tome second, n°2047, p.120) sans que n'ayons pu en identifier un exemplaire. Ex-libris tampon sur le titre et la première page de texte (dans le texte.) de G.Roguet. Reliure pleine basane janséniste de l'époque, titre doré effacé (constitution), mors supérieur en grande partie fendue, coins usés. Rare curiosité.‎

Référence libraire : 008021

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Librairie Trois Plumes
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€ 1.800,00 Acheter

‎[Manuscrit - Afrique, Africana] Marius Perret (1851-1900),‎

‎En Colonne au Sénégal.‎

‎[Manuscrit - Afrique] Marius Perret (1851-1900), En Colonne au Sénégal. [ca.1891], in-8, 78-3p. Exceptionnel journal de Marius Perret lors de l'expédition du colonel Dodds (colonne du Fouta). Ce manuscrit semble entièrement inédit bien qu'il fût clairement destiné à être publié, probablement dans Le Tour du Monde, journal auquel il collaborait. Certaines parties ont été supprimées, notamment celle sur les espions. Peut-être y a-t-il eu un véto militaire ou politique à cette publication ? Il s'agit d'une version remise au propre puis corrigée à de nombreuses reprises (plusieurs encres différentes). On remarquera qu'il y a deux versions pour la fin du manuscrit - les 3 pages supplémentaires. La première version a été réécrite quelques mois après la première, probablement pour tenir compte de la mort d'Abdoul Boubakar, tué par des maures quelques mois après l'expédition. Cela permet de dater le manuscrit de 1891. Notons que Perret n'était pas militaire. Il est en fait le premier peintre français à aller au Sénégal et il suivit l'expédition comme médecin. En effet, le médecin militaire était indisposé et Perret l'a donc remplacé (il était médecin de formation). Reliure moderne, plein buffle noir, dos lisse, corps de l'ouvrage composé de pochettes en plastique de conservation dans lesquelles sont glissés les feuillets.‎

Référence libraire : 008047

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Librairie Trois Plumes
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‎[Manuscrit religieux], Ordo Missae.‎

‎[Manuscrit religieux], Ordo Missae.‎

‎[Manuscrit religieux], Ordo Missae. Ca.1750, in-12, [96]p. Joli manuscrit, en rouge et brun, dans un cadre brun, avec de nombreuses pages de grégorien, pour les différentes préfaces et le canon de la messe principalement. Ex-libris armorié d'Armand Bazin de Bezons (1701-1778), évêque de Carcassonne, auteur notamment d'un missel gallican pour son diocèse. Pleine basane d'époque, manques en haut et en bas du dos, usures aux coins. Un feuillet de garde manquant, ex-libris gratté aux angles. Joli manuscrit.‎

Référence libraire : 011137

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‎[Manuscrit] Emile Gérard-Gailly,‎

‎Le dernier Dialogue.‎

‎Emile Gérard-Gailly, Le dernier Dialogue. Les Sablons de Tourgéville [Calvados], 2 au 10 août 1917. Petit in-12 carré, 96f. Manuscrit original complet de cette nouvelle publiée en 1923 dans son volume Ni moi sans vous. La Chronique des lettres françaises (1924, p.275) décrit ainsi la nouvelle : « Le dernier Dialogue est une nouvelle sans description ni récit, toute en conversation. Combien tragique, dans leur simplicité, ces derniers propos de deux amants, deux étudiants, que l'habitude de la plus précise analyse a rendus trop clairvoyants sur eux-mêmes, et si pitoyables dans leur scrupuleuse probité de conscience ! ». Le manuscrit, écrit d'une belle écriture à l'encre noire, sur le recto de chaque feuillet. Il porte ensuite de nombreuses corrections à l'encre brune, vraisemblablement en vue de l'édition. Beaucoup de corrections sont assez importantes et débordent parfois sur le verso d'autres feuillets. Ces corrections ont vraisemblablement été faites en vue de la publication. Le manuscrit porte un envoi juste après l'édition : « à mon ami Armand Delvigne, / j'offre et cette nouvelle et / ce manuscrit, avec l'espoir / qu'il me rendra un / jour la pareille. / Gérard-Gailly / Paris, juin 1923 ». Ce manuscrit fut donc écrit à Tourgéville où Gérard-Gailly avait ses habitudes. Il vivait entre sa villa Ghislaine à Tourgéville et son domicile parisien. La ville normande est probablement l'une des rares à ne pas l'avoir oublié en donnant son nom à une rue. Il sera aussi un ami proche de René Boylesve dont il sera l'exécuteur testamentaire avant de devenir le président de l'association des amis de René Boylesve. Reliure demi-basane à coins, tête dorée. Epidermures et frottements. Rare manuscrit de cet auteur belge.‎

Référence libraire : 012873

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‎[Manuscrit] Cardinal de Bérulle,‎

‎[Manuscrit] Règlements de la Congrégation de l'Oratoire de Jésus, fondée par Monseigneur le Cardinal de Bérulle, en 1611.‎

‎[Manuscrit] Cardinal de Bérulle, Règlements de la Congrégation de l'Oratoire de Jésus, fondée par Monseigneur le Cardinal de Bérulle, en 1611. Paris, 1787. In-12, environ 140p. Belle copie de ces règlements qui furent imprimés uniquement au XVIIe siècle et dont on trouve de nombreuses copies du XVIIIe siècle. Notre copie n'est pas tout-à-fait terminée car elle n'a pas été paginée et la table finale n'indique donc aucun numéro de page. La copie est d'une petite écriture, bien lisible, avec quelques corrections. Ex-libris manuscrit « Gravellat 1787 ». On trouve la trace d'un oratorien nommé Gravellat à Condom en 1790 puis comme professeur au collège d'Anjou en 1792. Plein veau d'époque, dos lisse à la grotesque, pièce de titre maroquin, tranches marbrées. Petits accrocs sur le dos, manques à la pièce de titre, un coin usé, petites usures aux autres coins. Sympathique exemplaire.‎

Référence libraire : 013599

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Librairie Trois Plumes
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‎[Manuscrit inédit] Horace ; Guillaume Grivel‎

‎Odes d'Horace - Les Satyres, Les Epitres, & L'Art Poëtique d'Horace.‎

‎Horace ; Guillaume Grivel, Odes d'Horace - Les Satyres, Les Epitres, & L'Art Poëtique d'Horace. Manuscrit, ca.1770. Deux volumes in-4, 326p & 403p. Exceptionnel manuscrit inédit de la traduction, en prose, des oeuvres d'Horace par l'avocat et écrivain Guillaume Grivel (1735-1810). Plusieurs notes autographes de Grivel, en début du premier volume, indique que les odes sont « traduites par Mr Grivel ». Selon nous, il s'agit de recopies au propre, par un secrétaire, en vue d'une publication qui n'eut jamais lieu. Le premier manuscrit, contenant les Odes, est très raturé et très corrigé et il nous semble que ces corrections sont très majoritairement de la main du secrétaire. Le second manuscrit, peu raturé, porte peu de corrections. Nous pensons que ce manuscrit pourrait être autographe, d'une écriture très soignée, et que les rares corrections sont autographes. La difficulté à trouver des exemples d'écritures de Grivel ne nous permet pas d'être certain de notre avis. Les deux manuscrits n'ont clairement pas été préparés en même temps comme le montrent les différences de décors mais se suivent. Les pièces de titre sont identiques, les caissons sont extrêmement proches, un volume a un double filet d'encadrement sur les plats, la roulette en bordure des contreplats est identique. Le deuxième volume a une pièce de tomaison. Plein veau glacé, dos orné, tranches dorées, rousseurs éparses. Le premier manuscrit se termine p.325, la p.326 est entièrement griffonnée et les p.327 à 332 sont disparues. Mors partiellement fendus, coins usés. Très beau document.‎

Référence libraire : 015953

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Librairie Trois Plumes
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€ 1.500,00 Acheter

‎[Manuscrit autographe] Jean Hermant‎

‎Histoire des Conciles où l'on verra en abrégé ce qui s'est passé dans l'Eglise depuis son établissement jusqu'au 17e siècle [jusqu'à présent].‎

‎[Manuscrit autographe] Jean Hermant, Histoire des Conciles où l'on verra en abrégé ce qui s'est passé dans l'Eglise depuis son établissement jusqu'au 17e siècle [jusqu'à présent]. [Caen ?, ca.1695]. 2 volumes in-4, [2]-311-[1bl]-[6]p & [2]-265-[3bl]-[10]p. Manuscrit autographe de l'ouvrage d'Hermant publié à Rouen en 1695. Il se présente sous la forme d'un manuscrit à l'encre brune, réglé à l'encre bleue, avec titre cursif, rappel de l'époque à l'angle, et mentions des débuts de chapitre en marge (avec titre respectif). Il s'agit d'une recopie au propre de l'ouvrage en vue de la publication. Ce manuscrit a très peu de ratures et quelques corrections, d'une encre légèrement différente. Le texte publié reprend bien ces corrections. Chaque volume a une gravure de Michel Lasne (1595-1667) - d'après son propre dessin-, aux armes de France, avec de larges blancs pour y inscrire le titre. Cette gravure est très classique de la production du XVIIe siècle : un portique avec les armes en tête et deux personnages, Prudentia et Politica. On notera que ce graveur est natif de Caen comme l'auteur. Jean Hermant (1650-1725) est un prêtre natif de Caen qui fut curé de Maltot (près de Bayeux) de 1696 à sa mort. Il a laissé de nombreux manuscrits et publié plusieurs ouvrages qui eurent un succès certain. L'Histoire des Conciles eut ainsi au moins sept éditions entre 1695 et 1755 et même une traduction italienne. Ex-libris de Jean Hermant au contreplat de chaque volume. Ce bel ex-libris gravé, avec la devise « instruit et ornat », a été utilisé par deux autres personnes : J-B Philippe Dudouet (de Caen) et Godard, doyen du Saint-Sépulcre de Caen en 1761. On remarquera que pour Hermant, l'ex-libris le mentionne déjà comme prêtre de Saint Pierre de Maltot, donc il a été fait après 1696. Il y a fort à parier que cet ex-libris est l'oeuvre d'un graveur de Caen. Reliure plein veau, dos à nerfs orné, tranches mouchetées. Coiffes supérieures arrachées avec petits manques en haut des dos, petits manques aux coins, mors supérieur du tome 1 fendu en tête. Papier très bien conservé, belles gardes marbrées. Rare manuscrit de ce prêtre et historien normand.‎

Référence libraire : 016394

Livre Rare Book

Librairie Trois Plumes
Angers France Francia França France
[Livres de Librairie Trois Plumes]

€ 2.300,00 Acheter

‎Manuscrit Anonyme,‎

‎Sainte Dorothée de Césarée en Cappadoce, Vierge.‎

‎Anonyme, Sainte Dorothée de Césarée en Cappadoce, Vierge. Bazas [Gironde], 1896. In-8, [4]-36p. Beau manuscrit calligraphié en noir, dans un cadre fait d'un filet rouge, sur un beau papier vergé, racontant la vie de Sainte Dorothée, martyre du IVe siècle, et donnant ses « caractéristiques » (manière de la représenter) et ses « reliques » (lieux où elles sont conservées). Ce manuscrit donne un dialogue entre le préfet Sapricius [Saprice] et la future martyre. La fin du manuscrit indique que l'auteur s'est inspiré des Bollandistes. La calligraphie du lieu, sur la page de titre, peut laisser croire qu'il faudrait lire « Bazar » (manuscrit qui aurait pu être vendu au Bazar de la Charité) mais il faut lire Bazas. Plein chagrin vert bouteille, dos lisse, doubles gardes de papier marbré. Petits frottements, dos passé. Belle curiosité.‎

Référence libraire : 016426

Livre Rare Book

Librairie Trois Plumes
Angers France Francia França France
[Livres de Librairie Trois Plumes]

€ 230,00 Acheter

‎Cahier ou feuillets de musique manuscrits.‎

‎in -4 Un cahier de musique manuscrit des années 50/60. Entre airs populaires et valses oubliées, ce document d'étude offre un regard émouvant sur l'initiation musicale d'autrefois. Un témoignage authentique de la vie quotidienne et de la transmission artistique.‎

‎D'un point de vue sociologique, ce manuscrit marque le développement de l'accès à la culture. Dans les années 50, l'apprentissage de la musique était un pilier de l'éducation populaire. Posséder ce cahier, c'est archiver la souveraineté de l'amateur, celui qui pratique la musique pour le plaisir du foyer, loin des salles de concert, perpétuant des thèmes qui constituent notre socle culturel commun depuis des siècles. en état d'usage Disponibilité sous réserve de vente en boutique, prix valable, frais de port en plus, La Poste ou Mondial Relay‎

Référence libraire : LCI-6511

Livre Rare Book

Le Chef d'Oeuvre Inconnu
Lille France Francia França France
[Livres de Le Chef d'Oeuvre Inconnu]

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‎[MANUSCRIT]‎

‎Théorie sur le service des grandes Gardes. postes, patrouilles & tiré du Service des Campagnes‎

‎(ca 1760) in-4, 12 ff.-6 ff. blancs, en feuilles sur papier vergé.‎

‎Ce vade-mecum de ce qu'il faut savoir en la matière se présente sous forme de questions-réponses et passe en revue un certain nombre de points. Exemples : "Que dira le brigadier détaché lorsqu'il sera à portée d'être entendu ? Il criera qui vive et ensuite de quel régiment... Comment une vedette doit-elle porter ses armes ? Elle aura toujours haut les armes lorsque la proximité de l'ennemi l'exigera et hors de là elle aura son fusil croisé sur le cou de son cheval". - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 90071

‎[MANUSCRIT]‎

‎Copie manuscrite (fin du XIXe siècle) d'un état des prisonniers politiques rédigé à l'automne 1811.‎

‎S.l.n.d. in-folio, 104 ff. réglés au crayon dont 98 manuscrits d'une belle écriture calligraphiée, demi-basane rouge, dos lisse (reliure de l'époque).‎

‎Copie d'un type de pièce d'archives que l'on trouve exclusivement dans les dépôts publics. Elle porte au recto du premier feuillet l'indication suivante : "L'original de ce manuscrit a été retrouvé en 1878 dans une armoire du ministère de la Justice pendant que j'étais directeur des Affaires criminelles. Avant de le déposer aux Archives nationales, je l'ai fait copier. G. Picot." - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 107830

Livre Rare Book

Librairie Historique Fabrice Teissèdre
Sauve France Francia França France
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‎[MANUSCRIT - ARQUEBUSIERS]‎

‎Projet d'établissement de LX. Compagnies de chevaliers de l'Arquebuze. en titre d'office militaire dans le royaume. Etat major, grands officiers commandeurs, grands officiers non commandeurs‎

‎S.l.n.d. (vers 1780) grand placard in-folio, 94 x 63 cm, en feuille, repliée. Coin inférieur droit présentant de petites déchirures, dont l'une réparée postérieurement.‎

‎Depuis le XVe siècle, beaucoup de villes françaises avaient des "compagnies d'arquebusiers", sortes de sociétés formant corps, regroupant les hommes s'entraînant au tir, dont l'équivalent le plus proche seraient les actuelles sociétés de tir américaines. Ces compagnies furent généralement favorisées par les pouvoirs municipaux et le pouvoir royal, parce qu'elles pouvaient fournir des hommes exercés au tir, dans différentes circonstances liées à la guerre ou à la défense des cités.Ici, le projet exprimé par ce tableau manuscrit est considérable et doit sans doute être compris comme une recherche d'expédient financier (par la création de nouveaux offices) : il s'agit de fonder une soixantaine de ces corps dans 18 généralités du royaume (sur les 34 de la fin de l'Ancien Régime), surtout dans le nord, mais pas exclusivement (Paris, Lyon, Rouen, Caen, Alençon, Orléans, Bourges, Poitiers, Amiens, Soissons, Tours, Moulins, La Rochelle, Bordeaux, Montauban, Toulouse, Dijon, Châlons). La composition en hommes est soigneusement détaillée : 175 par compagnie, répartis en 25 officiers et 150 chevaliers. De même la valeur des offices à créer, l'attribution d'un droit de franc-salé, etc. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 151044

‎[MANUSCRIT - SAMBRE]‎

‎Projet du commissaire des Etats, tendant à faire passer la navigation de la Sambre par l'intérieur de la ville de Maubeuge. Raisons qui déterminent le Comm[issai]re ds Etats à préférer cette route à celle des fossés de la fortification‎

‎S.l. [Douai], s.d. (1791) in-4, [113] pp. (seules les 21 premières sont chiffrées), couvertes d'une écriture fine et lisible (environ 40 lignes réglées par page), avec 11 figures aquarellées dans le texte, et 9 pl. hors-texte (dont deux ff. doubles volants, et une grande carte dépl. aux contours rehaussés de couleurs, représentant le tracé du cours de la Sambre depuis la frontière jusqu'à Namur), en feuilles.‎

‎Très important manuscrit, qui intéresse toute l'histoire économique du nord de la France et de la Belgique.Il s'agit d'une copie, vraisemblablement effectuée à Douai en 1791, dans le cadre des travaux du Directoire du département du Nord, d'un ensemble de documents relatifs à l'amélioration de la navigation de la Sambre. Car les rapports du commissaire des Etats du Hainaut sont suivis d'études, de chiffrages, de documents officiels sur la question. La partie la plus importante de cet ensemble est formée par un long "Mémoire sur la navigation et les inondations de la rivière de Sambre", rédigé par les commissaires des Etats. Il s'étend de la p. [35] à la p. [75]. Pour les Pays-Bas autrichiens, il est complété à la suite par un "Mémoire sur la navigation de la Sambre depuis la frontière de France jusqu'à Namur" (pp. [76]-[101]) ; c'est cette partie qu'illustre la belle carte du tracé de la rivière jusqu'à Namur, que l'on trouve parmi les planches finales. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 152855

Livre Rare Book

Librairie Historique Fabrice Teissèdre
Sauve France Francia França France
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‎[MANUSCRIT]. MOCQUARD (Jean-François)‎

‎2 L.A.S. à Mademoiselle Colombier.‎

‎(Paris), 1864 in-16, sur double feuillet.‎

‎- L.A.S à l'actrice à propos de sa première représentation. (Paris), 31 mars 1864. 2 pp."Votre petit billet m’a été remis dimanche matin seulement. Prenez vous en donc à Mr de Rouville, si je n’ai pas connu plutôt le jour de votre début et ne m’accusez pas d’indifférence. Personne n'a pu encore me rendre compte de vôtre premier essai (...).""Sortie à vingt ans du Conservatoire de Paris, l'actrice Marie Colombier (1844-1910) avait débuté au Châtelet le 26 mars 1864. Très jolie fille, pleine de jeunesse et de gaieté mais dépourvue de tout sens moral, elle se lança aussitôt dans la vie joyeuse de la fin de l'Empire, eut d'innombrables amants, négligea totalement son art pour ne rechercher que des succès purement féminin." Mademoiselle Colombier était une grande amie de Sarah Bernhardt, amitié qui ne tarda pas à se brouiller après une tournée en Amérique. L'actrice s'était essayée dans la littérature dont on mentionnera le Carnet d'une Parisienne (1882), La plus jolie femme de Paris (1887), ses Mémoires (1898-1900).- L.A.S. à Mademoiselle. (Paris), jeudi."J’ai besoin d’avoir une conférence avec M. Camille-Doucet au sujet de la position théâtrale d’une personne à laquelle je m’intéresse (…) je suis donc privé d’être votre convive (…)"Ancien secrétaire du baron Fain, au cabinet du Roi Louis-Philippe, Camille Doucet (1812-1895) dirigea à partir de 1853 le bureau des théâtres, et devint en 1863 directeur de l'administration des théâtres au ministère de la Maison de l'Empereur. Auteur de plusieurs pièces et œuvres lyriques, il entre à l'Académie en 1865.Notons que Mocquart avait publié quelques écrits ; aimant le théâtre, il avait collaboré à plusieurs drames dont Les Fastes du Crime (1844) représenté avec grand succès sur l'adaptation d'Ennery. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 157101

‎[MANUSCRIT] BOYER DE CRÉMILLES (Paul-Louis-Hyacinthe)‎

‎Mémoire de Mr de Crémille sur la disposition à faire pour la garnison de la frontière depuis la Meuse jusqu'à Dunkerque. en temps de guerre‎

‎S.l.n.d. (1743) in-4, [6] ff. n. ch. couverts d'une écriture moyenne et très lisible (environ 25 lignes par page), en feuilles, avec ruban.‎

‎Cadet aux Gardes Françaises dès 1717, mestre de camp depuis 1735, maréchal général des logis en 1742, Boyer de Crémilles fut employé en 1741-1743 à la reconnaissance des frontières des Pays-Bas entre Dunkerque et la Meuse, dans le cadre de la préparation des campagnes de 1741 (armée de Bohême) et de 1743. C'est exactement la situation qu'il décrit au début de son court mémoire : "Le premier arrangement que j'ai d'abord envoyé à M. d'Argenson [Marc-Pierre de Voyer de Paulmy d'Argenson, secrétaire d'Etat à la Guerre de 1743 à 1757], par rapport aux garnisons qu'il me paroissoit nécessaire de mettre sur les frontières de Flandres depuis Dunkerque jusqu'à la Meuse n'a été faite que dans la supposition qu'il n'y auroit qu'une partie des troupes des Alliés qui passeroit pour hyverner dans les Pays-Bas et que le reste pourroit aller prendre des quartiers dans les Païs d'Hannovre et dans le Hunsrück (...)". La modification de ce plan initial le conduit à proposer un état général des troupes à placer dans les postes des Flandres, d'Artois et du Hainaut, qui occupe intégralement les feuillets suivants. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 167353

‎[MANUSCRIT] [AVAUX (Claude de Mesmes d')]‎

‎Extraits des lettres, actes, et mémoires envoiés, ou reçeus par Monsieur le Comte d'Avaux. plénipotentiaire ambassadeur de France aux conférences pour la paix de Westphalie, qui se sont trouvés dans le cabinet de Monseigneur de Mesmes président à mortier, ou dans la bibliothèque de feu Mr. Colbert‎

‎S.l.n.d. fort vol. in-folio, [612] pp. n. ch., couvertes d'une écriture fine et très lisible (environ 40 lignes par page), [7] ff. vierges, vélin rigide, tranches mouchetées de rouge, titre manuscrit au dos (reliure de l'époque). Vélin un peu taché, mais bon exemplaire.‎

‎Très important registre de correspondances concernant la période la plus importante de la vie de Claude de Mesmes, comte d'Avaux (1595-1650). Il a été collationné à partir des pièces conservées dans la bibliothèque de son neveu Jean-Jacques de Mesmes (1640-88) et dans le cabinet de Colbert, qui a dû les hériter de Mazarin.C'est dès 1627 que commença la carrière diplomatique du jeune maître des requêtes avec une ambassade extraordinaire à Venise, mais c'est le 20 septembre 1643 qu'il fut envoyé pour la seconde fois à La Haye, pour négocier la paix générale, dont l'aboutissement sera les Traités dits de Westphalie en 1648, en compagnie d'Abel Servien et du duc de Longueville. Notre recueil commence précisément avec l'année 1643 et quasiment avec l'insertion de ces lettres de mission. Il se termine un peu après la disgrâce de l'ambassadeur, rappelé par Mazarin le 13 mars 1648 et exilé dans ses terres, à la suite de son interminable et pénible rivalité avec Abel Servien, qui avait fini par envenimer tant la mission elle-même que les rapports avec les puissances étrangères et la position de Mazarin. Longueville ayant été également rappelé, Abel Servien demeura seul à négocier avec l'Empereur, les pourparlers avec l'Espagne ayant été rompus à cette date.La répartition des pièces se fait ensuite de la façon suivante :1. Année 1643 : pp. 1-8.2. Année 1644 : pp. 9-70.3. Année 1645 : pp. 71-165.4. Année 1646 : pp. 166-316.5. Année 1647 : pp. 317-504.6. Année 1648 : pp. 505-612.Il est important de noter que ce registre est minimal, c'est-à-dire qu'il ne reproduit pas les pièces citées dans leur intégralité, mais se contente d'en résumer le contenu (exemple : "Le 25 de février 1647. Mémoire de Monsieur d'Avaux. Il envoie une copie plus correcte du traité des Suédois. Proposition de M. de Traum pour Me la Landgrave : difficultés entre les Catholiques et les Protestants, et sur l'affaire Palatine. Il séjourne encore quelque temps à Osnabrug."En dépit de cela, et du fait qu'il existe des publications partielles des négociations d'Avaux en Westphalie (Mémoires de Monsieur D. touchant les négociations du Traité de paix fait à Munster en l'année 1648, Paris, 1674 - Mémoires et négociations secrètes de la cour de France touchant la paix de Munster, contenant les lettres... et avis secrets envoyés de la part du roi, de S. É. le cardinal Mazarin et de M. le comte de Brienne,... aux plénipotentiaires de France à Munster, afin de leur servir d'instruction pour la paix générale, avec les dépêches et les réponses des plénipotentiaires, Amsterdam, 1710), ce manuscrit demeure un instrument de premier plan pour la connaissance de la diplomatie de Mazarin. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 168099

Livre Rare Book

Librairie Historique Fabrice Teissèdre
Sauve France Francia França France
[Livres de Librairie Historique Fabrice Teissèdre]

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‎[MANUSCRIT- FISCALITÉ]‎

‎Privilèges des droits des officiers des Chancelleries.‎

‎S.l.n.d. petit in-4, (1)-23 pp.‎

‎Intéressant petit manuscrit rédigé après 1706 (le dernier feuillet mentionne plusieurs édits dont le dernier est daté de 1706) ; il donne d'utiles renseignements sur la fiscalité d'Ancien Régime.Certains textes sont barrés tout en restant lisibles. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 168198

‎[MANUSCRIT - FORTIFICATIONS]‎

‎De la Croupe biaise.‎

‎S.l.n.d. in-folio, (18) pp, 3 croquis à la mine de plomb, sous ficelle de soie bleue.‎

‎Manuscrit technique rédigé au début du XIXe siècle. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 170811

‎[MANUSCRIT] DAMPMARTIN (Anne-Henri Cabet de)‎

‎Discours prononcés durant le cours de la session de la Chambre des Députés qui s'est tenue l'année 1814.‎

‎Paris, 1815 in-8, [4]-73 pp., maroquin cerise à long grain, dos à nerfs orné de filets, pointillés et fleurons dorés, encadrement de double filet doré sur les plats, guirlande dorée sur les coupes, tranches dorées, guirlande de volutes dorées intérieure, gardes doublées de tabis vert (Thouvenin).‎

‎Le député du Gard.La carrière de député d'Anne-Henri Cabet de Dampmartin (1755-1825) fut brève (1813-1814) et provient de sa présentation par le collège électoral du Gard au Corps législatif en 1813. Le Sénat conservateur l'y fit entrer le 6 janvier 1813 comme député du Gard et c'est ainsi qu'il siégea à la première Chambre des Députés de la Restauration, y prenant assez occasionnellement la parole pour défendre des positions au demeurant libérales et modérées, qui contrastent avec sa future aversion des "régicides" (cf. les lignes qu'il consacre dans une autre partie de ses Mémoires à son prédécesseur Massieu au Dépôt de la Guerre). La réunion des discours inédits manuscrits et des discours imprimés.La plupart de ses interventions n'eurant pas l'honneur d'une publication, et on sera content de les trouver ici, en-dehors des pesants recueils parlementaires : opinion sur la méthode d'opiner (26 juin 1814) ; vote sur la proposition visant à dénommer "Parlement" la Chambre des Pairs et celle des Députés (16 juillet), etc. Le tout est lié par des considérations de motifs et des détails d'histoire de la session.Ont été reliés à la suite les quelques discours imprimés de Dampmartin :I. Opinion prononcée par M. Dampmartin, sur la loi relative à l'importation des fers étrangers. Séance du 1er octobre 1814 ([Paris], Hacquart, s.d. [1814], 11 pp.). - II. Opinion de M. Damp-Martin, sur le projet de loi relatif aux biens des émigrés. Séance du 26 octobre [Paris], Hacquart, s.d. [1814], 8 pp.). - III. Rapport fait au nom de la commission centrale, par M. dampmartin, relatif au rétablissement des Ecoles militaires. Séance du 12 novembre 1814 [Paris], Hacquart, s.d. [1814], 8 pp.). - IV. Opinion de M. Dampmartin, sur le projet de loi relatif à la réduction du nombre des membres de la Cour de Cassation. Séance du 24 décembre 1814 ([Paris], Hacquart, s.d. [1814], 7 pp.).Précieux exemplaire de l'auteur lui-même avec double vignette ex-libris : légendée ("Bibliothèque de A.H. Dampmartin, commencée en 1775") sur les premières gardes ; armoriée, sur les dernières.Très bel exemplaire. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 171680

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Librairie Historique Fabrice Teissèdre
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‎[MANUSCRIT] CAZALS‎

‎Relation du siège d'El-Arich.‎

‎(1800) , 28 pp. in-4 en cahier.‎

‎Extrait d'un rapport justificatif adressé au général en chef Kléber, par Cazals, chef de bataillon du génie qui commandait au fort d'El-Arich : "J'ai l'honneur de vous rendre compte, mon général, que l'armée ottomane commandée par le Grand Vizir Jouseph Pacha, ayant quitté le camp qu'elle occupait à Gaza, est venue faire le siège du fort d'El-Arich (…). Il s'agit de la description spectaculaire du siège d'El Arich, qui débuta le 22 décembre 1799, et se termina par la capitulation du fort après plusieurs mutineries de la garnison, suivie du massacre des prisonniers français par les janissaires ottomans. A travers le récit de cette affaire qui eut un grand retentissement, on pourra percevoir les signes de la démoralisation de l'Armée d'Orient dont Cazals esquissent les causes in fine : l'esprit d'insubordination et de révolte qui s'étaient déjà manifestés à Damiette et Alexandrie, le mauvais état des finances de l'Egypte et les arriérés de soldes, le sentiment d'abandon de la métropole, etc. Cazals commence son rapport sur la situation géographique du fort, l'état de la garnison et de l'artillerie, avant de détailler ses mesures de défenses ; "(…) Dès l'arrivée de l'armée ottomane, j'avais fait combler les citernes environnantes, disposer les batteries, renforcer leurs parapets, blinder les portes des magasins (…) Les parapets étaient garnis de sacs de terre, on levait des échafaudages de charpente pour faire la fusillade (…), pendant que les mineurs et les ouvriers construisaient des galleries et les cadres nécessaires pour les contre-mines indispensables en avant de chaque tour (…). Je prenais en un mot toutes les mesures nécessaires pour concourir à une défense utile (…).Suit le déroulement des événements qui allaient précipiter la chute du fort d'El-Arich : mise en place du blocus par les Ottomans, l'arrivée du grand Vizir, les progrès de l'ennemi qui bombardait le fort, le détails des différents combats et des tentatives de sorties des Français, la pétition en faveur de la reddition, les différentes mutineries d'une partie de la garnison, et l'ouverture des portes aux avant-gardes ennemis, etc. ; "(…) Dans l'enceinte du fort, une pluie de balles nous occasionnait une perte considérable. Le lieutenant du génie Piquet, en faisant réparer une embrasure endommagée par le canon ennemi reçut un coup mortel, près de 60 hommes de toutes armes furent mis hors de combat pendant cette attaque vigoureuse. Cependant le plus grand tumulte régnait dans la lunette où étaient les grenadiers, et dans le fort, les soldats criaient hautement qu'il fallait se rendre, ne voulaient plus se battre, refusait de faire feu, disant qu'ils n'avaient aucun espoir d'être secourus, que l'ennemi minait toutes les tours, qu'on les voulait sacrifier, etc. Je représentais vivement de mon côté tout ce que notre position avait davantageux (…) Je rappellais la révolte du 3 lors de laquelle ils me tenaient les mêmes discours séditieux (…). Soit que la garnison fut travaillé par les ennemis, soit que l'insurection soit venue de son propre mouvement, tout fut inutile (…). Les grenadiers et une partie de la garnison venaient de livrer la lunette, leurs armes et leurs personnes à l'ennemi. Au-dedans, les troupes méconnaissant tout sentiment de devoir et d'honneur, avaient eu la lacheté d'introduire les Osmanlis dans la place qu'elles devaient deffendre ; ils s'y trouvaient déjà en plus grand nombre que les français. Treize de leurs étendards étaient arborés sur le rempart, cependant le drapeau national flottait encore. Alors seulement, je demandai à capituler afin de sauver (…) le peu de braves qui restaient encore (…)."Cazals fait alors état de la signature de la capitulation, les conditions honorables garanties par le colonel anglais Douglas, la description de l'entrée des troupes turques dans le fort qui massacrèrent les prisonniers, le détail des supplices, etc. ; "(…) Le fort d'El-Arich ne tarda pas à présenter malgré la capitulation, le spectacle affreux d'une place prise d'assaut : de toute part on égorgeait, et coupait des têtes, les blessés furent massacrés (…) ; la tour à l'Est de la porte où étaient presque toutes les poudres et munitions de guerre après une explosion terrible, sauta en l'air ; elle engloutit sous ses décombres les Français et les Turcs (…). Le massacre continua, la milice turque se conduisait avec un rafinement de cruauté qu'on aura peine à croire. 22 français qui se trouvèrent sur une tour ayant été placés successivement sur un canon eurent la tête tranchée à coup de pioches (…)."Ces événements auront pour conséquence la discussion de la convention d'El-Arich en janvier 1800 ; Kléber qui n'a plus d'espoir quant à l'envoi de renfort de Bonaparte en France, y accepte le principe d'une évacuation de l'Egypte auprès du Grand Vizir, tandis que Desaix et Poussielgue négocieront avec Sidney Smith les sauf-conduits anglais. Cazals (1774-1813) servira encore à Heliopolis en mars 1800, nommé chef de brigade du génie par Kléber, se distinguera à la reprise du Caire et d'Alexandrie, avant de rentrer en France fin 1801. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 172777

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Librairie Historique Fabrice Teissèdre
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‎[MANUSCRIT]‎

‎Le Dégoût du métier. ou Les Conseils de l'expérience à un jeune homme qui se propose d'embrasser l'état militaire;‎

‎S.l., s.d. (vers 1800) in-4, [6] ff. n. ch., couverts d'une écriture moyenne, soignée et très lisible (environ 30 lignes par page), en feuilles, cousu.‎

‎Exceptionnelle diatribe en vers contre la vie militaire, rédigée par un engagé de la Révolution.La pièce est signée d'un certain citoyen Fromentel, sergent de la 33e demi-brigade, ce qui permet de la dater approximativement : en effet, créée en 1796 lors du second amalgame à partir des 10e, 90e demi-brigades et d'un bataillon de la 11e demi-brigade, la 33e demi-brigade d'infanterie de ligne ne garda cette dénomination que jusqu'au 24 septembre 1803, date à laquelle elle devint le 33e Régiment d'Infanterie de Ligne. C'est donc entre 1796 et 1803 que notre poésie a été rédigée. Au regard du contenu du texte, il est dommage que l'on ne puisse préciser l'identité et le parcours de son auteur, apparemment engagé depuis cinq ans lorsqu'il prit la plume (f. 1r, ligne 21), sensible alors à la gloire proposée aux défenseurs de la patrie, mais profondément dégoûté au moment où il rédige ces lignes. Des allusions aux campagnes d'Italie (Mantoue, Milan), et la pique finale contre Bonaparte (cf. infra) placent la rédaction après 1797.Fort peu héroïque ou martiale en effet, cette poésie au demeurant pas mal composée du tout vise à décourager un ami cherchant à s'engager dans l'armée : "Ami, que m'apprends-tu . D'où te vient ce délire ? / Le Démon des combats te possède et t'inspire ; / De ton heureux loisir, tu te sens oppressé, / Un vain désir de gloire dans ton coeur s'est glissé (...). / Imprudent ! A quels maux viens-tu te dévouer ? / Est-il quelque forfait qu'il te faille expier ? / Sais-tu bien à quel joug tu vas offrir ta tête ? "Le tableau dressé ensuite de la vie militaire est digne des détracteurs les plus féroces : "Qu'est-ce donc qu'un soldat ? C'est un sot automate, / Qu'on vante, qu'on punit, qu'on moleste & qu'on flatte, / Qu'on s'applique à plier sous un joug trop honteux, / Et qui la foudre en main n'ose dire : je veux. "L'on trouve même à la fin une opposition entre la renomméé de Bonaparte et l'anonymat des simples soldats qui concourent à sa gloire : "Mais lorsque Bonaparte enchaînant la fortune, / Venge des nations la querelle commune, / Lorsque de mille honneurs on le voit décoré, / Crois-tu que Fleur d'épine [maître d'armes] en soit moins ignoré ? / Vingt mille hommes parmi nous méritent la couronne ; / Mais dans un si grand nombre on ne connaît personne."On ne peut que souligner le caractère peu commun de ces sentiments, exprimés en pleine exaltation patriotique : si les épreuves et les déconvenues des campagnes ne les rendent pas inattendus, en revanche, leur expression aussi nette tranche avec les panégyriques de la guerre qui se répandent alors dans toutes les classes de la société. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 173343

‎[MANUSCRIT]‎

‎Régiment de Cambrésis, composé d'un bataillon. Livret pour la revue du 3 8bre 1777. faite par M. de [Gironville] pour servir au payement de la subsistance‎

‎S.l., s.d. (1777) in-folio, [5] ff. n. ch., un feuillet vierge, demi-basane aubergine, dos lisse orné de filets dorés (reliure du XIXe s.). Dos insolé, accrocs aux deux coiffes.‎

‎Cette pièce est mi-imprimée mi-manuscrite : il s'agit en fait d'un formulaire pré-imprimé destiné à être renseigné à la main pour les revues, et il a de fait été rempli à la fois des données chiffrées exigées et de nombreuses indications de noms et de qualités des officiers. C'est en 1776 que le second Régiment de Cambrésis vit le jour par amalgame de deux bataillons du Régiment de Flandres (le premier à porter ce nom fut réformé en 1775). Ce sera l'ancêtre du 20e de Ligne (1791).Reliés à la suite deux états similaires : I. [MANUSCRIT] Inspection de 1777. Infanterie. Régiment de Bresse. Revüe faite à Crozon par Mr le Mis de Langeron lieutenant gnéral des armées du Roy le 11 septembre 1777. S.l.n.d. [1777], [7] ff. n. ch., entièrement manuscrits, trois feuillets vierges. II. [MANUSCRIT]. Régiment de Bresse. Etat de messieurs les officiers dudit régiment par rang d'ancienneté. 1780. S.l.n.d. [1780], [12] ff. n. ch. et régés, entièrement manuscrits, avec une collette complémentaire entre les ff. 11 et 12.Créé en 1776 également à partir de deux bataillons du Régiment du Poitou, le Régiment de Bresse est l'ancêtre du 26e Régiment d'Infanterie. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 176153

‎[MANUSCRIT] BRETEUIL (Louis-Auguste Le Tonnelier, baron de)‎

‎Mémoires concernant la charge & les fonctions d’introducteur des ambassadeurs. Mémoires du baron de Breteuil introducteur des ambassadeurs (titre des volumes 2 à 6)‎

‎S.l., (XVIIIe siècle) 6 vol. in-folio, environ 2200 pages, veau brun marbré glacé, dos lisses cloisonnés et fleuronnés avec pièces de titre grenat, armoiries dorées au centre des plats, coupes filetées, tranches mouchetées (rel. de l'époque). Qqs petits défauts d'usage sans gravité.‎

‎"Qui a eu plus de part que celse a toutes ces intrigues de Cour ?" (La Bruyere à propos du Baron de Breteuil).D'une famille de grands serviteurs de l'État, frère d'un intendant des finances, il fut nommé lecteur ordinaire du roi en 1677, et employé à une mission diplomatique auprès du duc de Mantoue de 1682 à 1684. Fait alors conseiller du roi, il exerça la charge d'introducteur des ambassadeurs de 1698 à 1716 (en premier semestre). Personnage saillant de la Cour par sa position, il est évoqué par plusieurs écrivains de son époque – à son avantage sous les traits de Cléante dans l'ouvrage de sa maîtresse la présidente Ferrand, Histoire des amours de Cléante et de Bélise (1689), et dans des portraits-charges par La Bruyère et Saint-Simon.Dans le chapitre « Du Mérite personnel » des Caractères, La Bruyère écrit de lui : « Celse est d'un rang médiocre, mais des grands le souffrent ; il n'est pas savant, il a relation avec des savants ; il a peu de mérite, mais il connaît des gens qui en ont beaucoup ; il n'est pas habile, mais il a une langue qui peut servir de truchement, et des pieds qui peuvent le porter d'un lieu à un autre. C'est un homme né pour les allées et venues, pour écouter des propositions et les rapporter, pour en faire d'office [...], pour réussir dans une affaire et en manquer mille, pour se donner toute la gloire de la réussite, et pour détourner sur les autres la haine d'un mauvais succès. Il sait les bruits communs, les historiettes de la ville ; il ne fait rien, il dit ou il écoute ce que les autres font, il est nouvelliste [...] Il est entré dans de plus hauts mystères, il vous dit pourquoi celui-ci est exilé, et pourquoi on rappelle cet autre [...] Qui a eu plus de part que Celse à toutes ces intrigues de Cour ? et si cela n'était pas ainsi, s'il ne l'avait du moins rêvé ou imaginé, songerait-il à vous le faire croire ? Aurait-il l'air important et mystérieux d'un homme revêtu d'une ambassade ? »Dans ses Mémoires (année 1698), Saint-Simon insiste également sur plusieurs des mêmes points : « C'était un homme qui ne manquait pas d'esprit mais qui avait la rage de la cour, des ministres, des gens en place ou à la mode, et surtout de gagner de l'argent dans les partis en promettant sa protection. On le souffrait et on s'en moquait. »MEMOIRES CONÇUS COMME UNE SUCCESSION DE RECITS COMMENTES, suivant un ordre chronologique : le baron de Breteuil précise, pour les ambassades mentionnées, les entrées à Paris, les ordres de marches, le déroulement des audiences publiques et secrètes accordées par le roi, les visites rendues aux princes et princesses du sang, en accompagnant ses relations de remarques historiques et synthétiques sur des points d'étiquette. Certaines remarques se développent en véritables petits traités autonomes : « Des petites filles de France », « De la manière dont Monsieur reçoit un prince souverain », « Réception des généraux d'ordre [religieux] », « Cérémonial qui s'observe lorsque le roy donne le bonnet à un cardinal françois », etc.LE BARON DE BRETEUIL EVOQUE LES AMBASSADEURS DE TOUTE L'EUROPE, MAIS AUSSI DES PAYS LOINTAINS, Maroc (1699), « Moscovie, Turquie, Siam & Maroc » (annexe de l'année 1714) ou Perse (1715), et livre en regard le récit de quelques entrées d'ambassadeurs français dans les Cours étrangères, notamment à Londres et à Vienne.IL RELATE DES MOMENTS IMPORTANTS DE LA VIE DE COUR SOUS LOUIS XIV, notamment l'annonce de l'avènement du duc d'Anjou comme roi d'Espagne (« Mr, voilà le roy d'Espagne », 1700, p. 441), la cérémonie d'hommage du duché de Bar entre les mains du roi par le duc de Lorraine (1699), les négociations et réjouissances pour les mariages du duc de Mantoue (1704) ou du duc de Berry (1710), les deuils pour les morts de Philippe d'Orléans, (1701), du duc de Bretagne (1705), du grand dauphin (1711), du duc et de la duchesse de Bourgogne (1712), du duc de Berry (1714), etc.LE BARON DE BRETEUIL DONNE A TITRE DOCUMENTAIRE DES COPIES DE TEXTES AFFERENTS : une ordonnance royale, des mémoires au roi, des correspondances échangées avec le secrétaire d'État aux Affaires étrangères, un bref pontifical, des lettres d'ambassadeurs. Il livre également des extraits des mémoires de Nicolas Sainctot, introducteur des ambassadeurs durant l'autre semestre de chaque année, des passages des Mémoires de Claude Labbé de Villeras, secrétaire à la conduite des ambassadeurs sur la même période, un extrait du célèbre Journal du marquis de Dangeau, ou encore une relation écrite par Hardouin Le Fèvre de Fontenay, qui parut dans le Mercure de France en 1715 sous le titre Journal historique du voyage de l'ambassadeur de Perse en France. Il complète le tout avec quelques extraits de périodiques (Gazette, The London Gazette).AVEC LE DESSIN D'UN PLAN DE TABLE.Il existe plusieurs autres exemplaires de ces Mémoires, conservés à la bibliothèque de l'Arsenal, à la bibliothèque de Rouen, et au château de Breteuil. Plusieurs extraits en furent d'abord publiés, avant qu'Évelyne Lever en donne l'édition intégrale en 1992 (réédition en 2009).« Je m'en vais mais l'État demeurera toujours... »RECIT DE LA MORT DE LOUIS XIV, EXTRAIT DU JOURNAL DU MARQUIS DE DANGEAU, EN COPIE ANTERIEURE A SA PUBLICATION. Cet important journal ne serait édité pour la première fois que partiellement par Voltaire en 1770 et intégralement par Soulié et Dussieux en 1854-1860. Le présent extrait (ici pp. 321-344 de l'annexe de l'année 1715) figure dans le tome XVI de l'édition Soulié (1859, pp. 127-128).« ... "Pour vous, Madame [la duchesse de Ventadour, gouvernante du futur Louis XV], j'ay bien des remerciements à vous faire du soin avec lequel vous élevés cet enfant, et de la tendre amitié que vous avez pour luy, je vous prie de luy continuer, et je l'exhorte à vous en donner toutes les marques possibles de reconnoissance". Après quoy il a encore embrassé le dauphin par deux fois, et en fondant en larmes, il luy a donné sa bénédiction, le petit prince mené par la duchesse de Vantadour sa gouvernante en est sorty en pleurant, et ce tendre spectacle nous a tiré des larmes à tous.Un moment après le roy a envoyé quérir le duc du Mayne, et le comte de Toulouze, et leur a parlé la porte fermée, il a fait la même chose avec le duc dOrléans qu'on a été quérir dans son apartement où il étoit retourné. Dans le moment que ce prince sortoit de de sa chambre, Sa Majesté l'a rapellé jusqu'à deux fois.A midy et demy le roy a entendu la messe dans sa chambre avec la même attention qu'il a accoutumé de l'entendre le jour qu'il a pris médecine, les yeux toujours ouverts, en priant Dieu avec une ferveur surprenante... La messe finie, il a fait approcher de luy le cardinal de Rohan et le cardinal de Bissy auxquels il a parlé pendant une minute, et en finissant de leur parler, il a adressé la parolle à haute voix à tous ce que nous étions de ses officiers dans la ruelle, et auprès de son balustre, nous avons tous aproché de son lit, et il nous a dit :« MESSIEURS, JE SUIS CONTENT DE VOS SERVICES, vous m'avez fidellement servuy et avec envie de me plaire. Je suis fâché de ne vous avoir pas mieux récompensé que j'ay fait, les derniers tems ne l'ont pas permis.JE VOUS QUITTE AVEC REGRET, SERVEZ LE DAUPHIN AVEC LA MEME AFFECTION QUE VOUS M'AVEZ SERVY. C'est un enfant de cinq ans qui peut essuyer bien des traverses, car je me souviens d'en avoir beaucoup essuyé pendant mon jeune âge.JE M'EN VAIS MAIS L'ETAT DEMEURERA TOUJOURS, soyez y fidèlement attachez et que votre exemple en soit un pour tous mes autres sujets, soiés tous unis, et d'accord, c'est l'union et la force d'un Etat.ET SUIVEZ LES ORDRES QUE MON NEVEU [LE FUTUR REGENT] VOUS DONNERA. IL VA GOUVERNER LE ROYAUME, J'ESPERE QU'IL LE FERA BIEN. J'ESPERE AUSSY QUE VOUS FEREZ TOUS VOTRE DEVOIR, QUE VOUS VOUS SOUVIENDRES QUELQUES FOIS DE MOY".AUX DERNIERES PAROLLES NOUS SOMMES TOUS FONDUS EN LARMES, et rien ne peut exprimer les sanglots, l'affliction et le déespoir de tout ce que nous étions... » (pp. 332-333).« M. de Saint-Simon répondit brusquement que non... »LA CASSATION DU TESTAMENT DE LOUIS XIV SOUS LA PRESSION DU REGENT ET DES DUCS DONT SAINT-SIMON EN 1715.« Relation de ce qui s'est passé au Parlement le lundy 2e septembre 1715. Messieurs les ducs avoient préparé leurs contestations contre ce qu'ils prévoyaient se devoir passer et même avoient prévenu M. le duc d'Orléans... M. le duc d'Orléans ayant entendu la messe vint à la Grande Chambre accompagné de messieurs les princes du sang. Avant que de prendre place, il parla quelque tems debout assés bas à M. le premier président en faveur des ducs. Aussitost M. l'archevêque et duc de Reims fit les remontrances sur la contestation présente sur les protestations par écrit qui fut remise...M. LE DUC DE SAINT-SIMON ELEVA SA VOIX POUR SOUTENIR LA PROTESTATION et demander qu'il luy en fut donné acte. Il interpella M. le duc d'Orléans s'il n'avoit pas promis à messieurs les ducs de faire régler leurs prétentions avant que l'assemblée fut fermée. M. le président de Novion prit la parolle, et dit qu'à l'occasion d'une assemblée aussy auguste convocquée pour les plus importantes affaires de l'Etat, il étoit hors de propos de mêler une contestation qui étoit entre des particuliers. M. le premier président dit que pour finir il n'y avoit qu'à donner acte à messieurs les ducs, que ce qui se passeroit dans la journée ne pouroit nuire à leurs prétentions.CELA AINSY APAISE, M. LE DUC D'ORLEANS PARLA EN CES TERMES : "Messieurs, après tous les malheurs qui ont accablé la France, et la perte que nous venons de faire d'un grand roy, notre espérance est en celuy que Dieu nous a donné. C'est à luy seul, Messieurs, que nous devons à présent nos hommages, et une fidelle obéissance. C'est moy comme le premier de ses sujets qui doit donner l'exemple de cette fidélité inviolable pour sa personne... » Le manuscrit donne ensuite la teneur complète du testament de Louis XIV, et poursuit :« PENDANT LA LECTURE DU TESTAMENT, M. LE DUC D'ORLEANS NE PUT S'EMPECHER DE MARQUER SA SURPRISE PAR SES GESTES. M. le duc d'Orléans présenta ensuite à M. le premier président les codiciles du roy que M. le le chancelier luy avoit remis entre les mains ; ils furent donnés à M. de Dreux qui en fit la lecture ainsy qu'il ensuit : "Par mon testament déposé au Parlement, j'ay nommé le duc du Mayne [fils naturel légitimé de Louis XIV] pour tuteur du dauphin... Mon intention est que... il ayt toute l'autorité sur les officiers de la Maison du jeune roy, et sur les troupes qui la composent..."M. le duc du Mayne demanda d'être déchargé de la garde du roy qui luy étoit confiée, et qu'il ne devoit plus répondre de la sûreté de la personne du roy, et s'en tint au seul titre de surintendant de l'éducation du roy. Il requit sur cela les conclusions de Mrs les gens du roy... Mrs les ducs interrompirent les opinions croyant qu'elles étoient finies, et demandèrent qu'il leut fut donné acte de leurs protestations.M. LE DUC DE SAINT-SIMON INSISTANT TOUJOURS, M. DE VILLARS PRIT LA PAROLLE, et dit que le feu roy devant sa mort luy avoit fait l'honneur de luy déclarer quels étoient ses sentimens sur les contestations de Mrs les ducs, et qu'elle ne pouvoit être décidée qu'à leur avantage. M. le premier président luy répondit que le feu roy, avant de mourir, l'avoit assuré de tout le contraire...M. LE DUC DE SAINT-SIMON DEMANDANT TOUJOURS QU'IL LUY FUT DONNE ACTE, ET DISANT QUE CE N'ETOIT QUE SUR LA PAROLLE QUE M. LE DUC D'ORLEANS AVOIT DONNE à Mrs les ducs que ce qui se passeroit dans la journée ne pouroit leur nuire ny préjudicier, que Mrs les ducs avoient bien voulu se soumettre, M. le président de Novion luy demanda où il vouloit que cet acte fût déposé. M. le duc de Saint-Simon dit que ce devroit être au greffe. "Sur ce pied-là, répondit M. de Novion, vous nous reconnoissez donc pour vos juges.M. DE SAINT-SIMON REPONDIT BRUSQUEMENT QUE NON... M. le duc d'Orléans dit qu'il recevroit l'acte de protestation... M. le duc du Mayne fut déchargé de la garde du roy contre l'avis seul de M. le comte de Toulouze [autre fils naturel légitimé de Louis XIV] qui dit qu'il ne pouvoit donner un avis si contraire aux dernières volontés du feu roy. Ce fut ainsi que finit la séance... » (pp. 344, 346-347, 358-359, 365-367).« Une boëte de diamans avec le portrait du roy »Le baron de Breteuil consacre plusieurs passages aux présents et gratifications diplomatiques, pratique qu'il juge nécessaire mais dont il estime qu'elle doit être en nature et non sous forme monnayée pour en éviter les abus. « LE ROY M'AYANT FAIT REMETTRE ENTRE LES MAINS LE PRESENT QUE SA MAJESTE AVOIT ORDONNE POUR L'AMBASSADEUR DE VENIZE, concistant en une chaîne et une médaille du roy d'or, du poids de deux mil écus, et une boëte de diamans avec le portrait du roy d'environ quatre cent pistolles, et encore une chaîne et une médaille d'or du poids de cinq cens écus pour le secrétaire de l'ambassade, je portay ce présent à l'ambassadeur... et en même temps je fis porter par mon secrétaire à Bianchi secrétaire de l'ambassade de Venise celuy qui luy étoit destiné...LE CARACTERE BAS DE FEU BONNEUIL MON PREDECESSEUR, FORT DISSEMBLABLE DE SON PERE, AVOIT LAISSE INTRODUIRE DEPUIS PLUSIEURS ANNEES UN COMMERCE MERCENAIRE, OU POUR MIEUX DIRE INFAME, au lieu des présens qui ont été en usage de tout tems, il prenoit de l'argent manuellement des ambassadeurs et du moindre envoyé... [Note corrective en marge : « Bonneuil le père étoit homme de mérite qui faisoit sa charge avec dignité, mais sur la fin de sa vie, les besoins que les débauches attirent à un vieillard le firent relâcher de la noblesse avec laquelle il avoit fait sa charge auparavant... » (février 1699, pp. 667-669).JOINT, 2 pièces : un court mémoire concernant un point d'étiquette, et une copie d'extraits des mémoires de Sainctot concernant la réception d'une ambassadrice. Avec en outre de nombreux marque-page manuscrits anciensEXEMPLAIRE AUX ARMES DES MARQUIS DE VERNEUIL (armoiries dorées sur les plats, OHR, pl. n° 2200, fer de grand format).(Cette fiche a été rédigée par M. Pierre Gheno, collaborateur de la Librairie Les Neuf Muses). - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 185935

Livre Rare Book

Librairie Historique Fabrice Teissèdre
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‎[MANUSCRIT] DESVAUX (Auguste-Nicaise)‎

‎Essai statistique sur les communes du département de Maine-et-Loire :. précédé d'une Notice sur la géographie physique, politique et administrative du même département, par M. Adville‎

‎S.l., s.d. (1844) in-8, 491 pp., couvertes d'une écriture fine et lisible (environ 20 lignes par page), feuillets réglés, demi-basane bouteille à coins, dos lisse cloisonné et orné en long, tranches mouchetées (reliure de l'époque). Coins et dos un peu frottés.‎

‎Il s'agit de la copie manuscrite faite en 1844 par Auguste Ménière (cf. mention finale p. 491) de deux textes déjà publiés :I. La Notice sur la géographie physique, politique et administrative du département de Maine-et-Loire, de Jean-Gabriel Adville (1781-1871), bibliothécaire en chef de la ville d'Angers, donnée dans plusieurs livraisons de l'Annuaire statistique de Maine-et-Loire en 1836 (pp. 56-74) et 1838 (pp. 52-72).II. La Statistique du Maine-et-Loire (Angers, Pavie, 1834) du naturaliste Auguste-Nicaise Desvaux (1784-1856) : seul le texte est reproduit, non les planches de l'atlas.En ce qui concerne le rédacteur, l'hésitation est possible : plusieurs individus d'Anjou portèrent ces nom et prénom dans la période qui nous intéresse, mais il est légitime de supposer que l'on a affaire à cet Auguste Ménière (1797-1866), frère de Prosper Ménière (1799-1862), et secrétaire de la Chambre de commerce d'Angers, ainsi que pionnier des observations météorologiques dans le département.Cf. Port (Célestin) : Dictionnaire historique, géographique et biographique de Maine-et-Loire (II, 655). - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 186390

‎[MANUSCRIT]‎

‎Procès verbal de l'Assemblée généralle du Clergé de France. tenue par permission du Roy : en l'abbaye Saint Germain des Prez lez Paris ès années 1585 et 1586 / au Couvent des Augustins à Paris en l'année 1605 / en la ville de Paris ez années 1610, 1612, 1617 et 1619 / en la ville de Mante sur Seyne, en l'année mil six cent quarente un / Histoire de l'Assemblée générale du clergé commencée à Paris le xxve Octobre 1655 et close le xxiije May 1657‎

‎S.l., s.d. (vers 1700) 8 parties en six forts volumes in-folio, couvertes d'une écriture moyenne, cursive, espacée et relativement lisible (environ 20 lignes par page), demi-chevrette fauve à coins, dos à nerfs ornés de guirlandes et fleurons dorés, pièces de titre vertes, tranches rouges [volumes I-V] ; basane brune, dos à nerfs cloisonné et fleuronné, pièce de titre cerise, encadrement de triple filet à froid sur les plats, tranches mouchetées de rouge [volume VI], (rel. de la fin du XVIIIe). Dos frottés, coins et coupes abîmés.‎

‎Exceptionnelle réunion de copies manuscrites de procès-verbaux des Assemblées du clergé de France, pour la fin du XVIe siècle et la première moitié du XVIIe siècle.C'est en octobre 1561, lors du Colloque de Poissy, que des prélats (mais non formellement députés par le clergé de France) s'engagèrent pour la première fois à venir en aide aux défaillantes finances royales en se chargeant de payer les arrérages dus par le Trésor aux rentiers de l'Hôtel de Ville de Paris, en échange de quoi le Roi garantissait l'inviolabilité des biens ecclésiastiques, objet de la vindicte protestante. Mais c'est en 1579 (Assemblée de Melun) qu'une première réunion de députés cette fois-ci dûment mandatés régularisa cette situation au départ et, après avoir déclaré nuls les contrats de 1561, s'engagèrent à assurer pour six ans le paiement des rentes constituées par le Roi sur la ville de Paris, tandis que le souverain s'engageait en retour à rembourser le capital. Si, après les six ans passés, la dette n'était pas éteinte, le Roi devait autoriser une nouvelle assemblée. C'est naturellement ce qui se produisit, et c'est ainsi que naquit la périodicité des Assemblées du clergé, exemple unique (et limité au premier Ordre) d'une représentation spécifique et permanente d'une classe de sujets face au Roi, sous l'Ancien Régime. Dès lors, les Assemblées du clergé se réunirent régulièrement jusqu'en 1788, généralement tous les cinq ans à partir de 1625, et à raison de deux types :1. L'Assemblée des comptes (ou Petite assemblée), consacrée à examiner les comptes du receveur général de l’Assemblée, durant 3 mois (en principe) et convoquée normalement les années se terminant par 0. - 2. L'Assemblée du contrat (ou Grande assemblée), composée de 64 membres, ayant à décider du renouvellement des décimes et aussi du versement du "don gratuit" au Roi, durant six mois, et tenue les années se terminant par 5.Les questions financières et les relations avec la monarchie demeuraient leur objet propre, mais, en fonction de la conjoncture, elle furent systématiquement consultées sur toutes les questions de politique religieuse qui agitaient le royaume.Pour comprendre l'importance de notre recueil, il faut rappeler les conditions générales de diffusion (manuscrite ou imprimée) des procès-verbaux de ces assemblées. Dès l’Assemblée de Melun, en 1579, on avait prévu que les secrétaires devraient faire dix-huit ou vingt copies manuscrites du procès-verbal pour les provinces, et que tous ceux qui auraient besoin d’extraits auraient recours soit à l’original conservé aux archives, soit à ces copies. En 1625, on prévoit également l’envoi de copies aux diocèses. Une toute première tentative d’impression fut mise en route, mais resta alors inaboutie : le volume finit à la page 448 et n’a pas été achevé ; presque tous les exemplaires ont de surcroît été saisis et brûlés. C’est en 1635 que l’impression apparaît comme mode de diffusion effectif et normal : elle est généralement confiée à l’imprimeur Vitré sous le contrôle des secrétaires, pour être distribuée aux provinces et aux députés, deux exemplaires étant remis aux archives.En 1641 pourtant (cf. infra), on revient aux copies manuscrites au nombre de 53 pour les mêmes destinataires (le caractère chaotique de l'Assemblée de Mantes explique à notre sens en grande partie ce retour en arrière provisoire). Dès 1645, on fait retour à l’impression, et, à partir de 1660, l’envoi de l’exemplaire imprimé est fait par diocèse et non plus par province ; il s’agit d’un envoi à l’intention des archives du diocèse, indépendamment de celui qui est fait personnellement aux évêques. Quand un procès-verbal est trop court pour justifier un volume, on imprimait ensemble deux sessions comme on fit en 1693 et 1695.Il est surtout à noter que les imprimés ne sont pas la reprise intégrale des volumes manuscrits, dans lesquels figurent un certain nombre de développements jugés accessoires et sans doute indignes de l’impression ; des différences qui peuvent aller – c’est le cas pour les procès-verbaux de 1655 et 1715 – jusqu'à des divergences entre le manuscrit et l’impression. De toute manière, la diffusion de ces textes sous l'Ancien Régime est strictement limitée aux structures et personnes intéressées, ce qui n'empêcha pas la réalisation de copies privées, catégorie à laquelle semble appartenir notre exemplaire, sans qu'on puisse préciser dans quel contexte (cf. infra) ; elles restèrent de toutes façons limitées, et de diffusion restreinte, surtout à cause de la technicité des matières (rappelons que l'essentiel de l'activité des assemblées se concentre sur les questions financières).Notre recueil se distribue donc comme suit :I. Assemblée de 1585-1586. 1. Elle occupe les deux premiers volumes ([2]-823 et pp. chiffrées 824-1534). - 2. Il n'existe pas de version imprimée complète des procès-verbaux de cette assemblée, comme de toutes celles tenues avant la chambre ecclésiastique des Etats de 1614, et a déccision de 1625, mais on en trouvera un résumé dans le recueil de Duranthon intitulé Collection des procès-verbaux des Assemblées-générales du clergé de France, depuis l'année 1560, jusqu'à présent, rédigés par ordre de matières, et réduits à ce qu'ils ont d'essentiel (Paris, 1768, volume I), ce qui vaut aussi pour les assemblées suivantes de notre recueil jusqu'à celle de 1641 incluse. Cf. Lelong I, 6843. Aux Archives, cote G8 - 610.Réunie en vertu du contrat du 20 février 1580, l'Assemblée générale de 1585-1586 commença par compléter le règlement intérieur de ces réunions, arrêté dès 1579 et qui ne devait plus que varier à la marge jusqu'à la fin de l'Ancien Régime : sans changer les règles déjà établies concernant le président, les secrétaires et les promoteurs, on rappela que l'assemblée ne pouvait être déclarée légitime et ouverte qu'après la validation des procurations et mandats ; que les décisions prises par les députés engageaient tout l'Ordre du Clergé.Elle affirma ensuite nettement la totale liberté du don du clergé, compte tenu de l'affectation des décimes ordinaires au service des rentes de l'Hôtel de Ville. Au chapitre des questions proprement religieuses, et à la veille d'une nouvelle guerre civile, le clergé remercia le Roi de la révocation de la liberté de conscience des Réformés, le pressa de faire officiellement recevoir les décrets du Concile de Trente, de confirmer l'autorisation de conciles provinciaux, de déclarer vacants les bénéfices usurpés par des laïcs ou des simoniaques.Un peu oubliée par la suite en raison du contexte politique troublé jusqu'à la fin du XVIe siècle, cette assemblée est importante en ce qu'elle clôt la période de rodage de l'institution : les règles adoptées seront désormais reconduites tacitement, et, à partir de cette date, les assemblées ultérieures "convoquées en la manière accoutumée", sans innovation, en fonction des pouvoirs donnés par la précédente réunion.II. Assemblée de 1605-1606.1. Elle occupe le volume III ([2]-716 pp.). - 2. Pas de version imprimée complète. Cf. Lelong I, 6854. Aux Archives, cote G8 - 624.Ouverte le 27 juillet 1605, ses délibérations ne se terminèrent que le 20 avril 1606. Elle fut marquée par des remontrances assez sévères adressées au roi sur la situation religieuse de la France, et revint de nouveau sur la réception des décrets du Concile de Trente. Henri IV, assez vexé du ton employé, répliqua que l'enregistrement de Trente contrariait les "libertés de l'Eglise gallicane", tout en assurant q'u'il s'emploierait à faire pression sur les Parlements.III. Assemblée de 1610.1. Elle occupe les ff. [1]-[119] du volume IV. - 2. Pas de version imprimée. Cf. Lelong I, 6858. Aux Archives, cote G8 - 629B.IV. Assemblée de 1612.1. Elle occupe les ff. [120]-[219] du volume IV. - 2. Pas de version imprimée. Cf. Lelong I, 6859. Aux Archives, cote G8 - 631.V. Assemblée de 1617.1. Elle occupe les ff. [220]-[348] du volume IV. - 2. Pas de version imprimée. Cf. Lelong I, 6862. Aux Archives, cote G8 - 636.VI. Assemblée de 1619.1. Elle occupe les ff. [350]-[441] du volume IV. - 2. Pas de version imprimée. Cf. Lelong I, 6863. Aux Archives, cote G8 - 642.VII. Assemblée de 1641.1. Elle occupe le volume V (839 pp.). - 2. Pas de version imprimée. Cf. Lelong I, 6877. Aux Archives, cote G8 - 650.Réunie exceptionnellement à Mantes en raison des intrigues de Léonor d'Etampes, évêque de Chartes (Mantes était dans sa juridiction), cette assemblée convoquée avec retard (elle aurait dû avoir lieu en 1640) laissa un souvenir amer dans l'Eglise Gallicane en raison des intrigues, cabales et dissensions qui s'étalèrent au cours des six mois de délibérations, et qui avaient pour motif la résistance d'une partie des députés à accorder un don gratuit cette année-là. Il fallut même expulser par la force six prélats opposants, c’est-à-dire les Archevêques de Sens et de Toulouse (qui étaient les deux Présidents), et les évêques d’Evreux, Maillezais, Bazas, Toulon, lesquels furent accablés d’avanies et exilés dans leur diocèse.VIII. Assemblée de 1655-1657.1. Elle occupe le volume VI (1045 pp.). - 2. Une version imprimée (chez Vitré, 1656, in-folio de 1378 pp.) des procès-verbaux rédigée par les secrétaires Henri de Villars (1621-1693) et Jacques de Carbon de Montpezat. Mais, d'après le titre et le contenu, notre version n'est pas celle des Procès-verbaux proprement dits, mais d'une Histoire rédigée au cours de la plume par Robert François d'Aigreville, et dont Lelong a vu un mansucrit chez le chancelier d'Aguesseau. Lelong I, 6885 (procès-verbaux officiels imprimés) et 6886 (version narrative d'Aigreville). Aux Archives, cote G8 - 653 (procès-verbaux) et 654-656 (version d'Aigreville).De loin la plus longue de la période (octobre 1655 - avril 1657), cette Assemblée tenue après la Fronde et le retour de Mazarin eut à s'occuper de deux problèmes politico-ecclésiastiques majeurs : le sort du cardinal de Retz, archevêque de Paris, qui fut l'occasion d'une victoire de l'épiscopat sur les volontés combinées du Roi, de son ministre et du Pape (Retz fut maintenu dans sa juridiction en dépit de son rôle pendant la Fronde et de son exil) ; la question de la grâce et des cinq propositions extraites de Jansénius dans le bref Cum occasione de 1653, et ce fut l'occasion d'une autre victoire, contre Innocent X cette fois, avec le soutien de Louis XIV (protection de Pardaillan de Gondrin, archevêque de Sens contre la vindict du pape). Au demeurant, les prélats reçurent la doctrine de Cum occasione, et jouèrent un rôle doctrinal qui prépare manifestement celui qu'ils jouèrent en faveur du Roi dans la fameuse Assemblée de 1682.Cf. les deux textes fondamentaux que sont, à divers niveaux : 1. Gerbeaux (Fernand) et Hidesheimer (Françoise) : Agence générale du clergé. Répertoire de la sous-série G8 (Paris, 2001). - 2. Blet (Pierre) : Le Clergé de France et la monarchie. Etudes sur les assemblées du clergé de 1615 à 1666 (Rome, 1959, deux volumes).Le recueil a appartenu au docteur de Louvain Jan-Frans ou Jean-François Van de Velde (1743-1823), dernier bibliothécaire de l'ancienne Université de Louvain, qui semble avoir récupéré la copie au cours de ses recherches. Opposant au joséphisme puis à la Constitution civile du clergé, l'abbé Van de Velde subit, de 1784 à toutes les avanies imaginables de la part des pouvoirs successifs, de 1784 à 1800. Il ne faut pas le confondre avec son homonyme et contemporain le vingtième évêque de Gand (1778-1838).Indépendamment de ses fonctions officielles, qu'il remplit avec zèle (l'Université lui dut un accroissement considérable de ses collections notamment à partir des bibliothèques des Ordres et monastères supprimés par le joséphisme), Van de Velde s'était constitué une riche bibliothèque.Ses héritiers vendirent en 1833 cette collection qui comptait près de 450 incunables et 1.300 manuscrits et qui fut "la collection privée de livres et de manuscrits, probablement la plus vaste jamais vendue dans notre pays (la Belgique). Sept semaines - du 5 août au 16 septembre - furent nécessaires, à raison de cinq jours par semaine, pour écouler les 15.355 lots" ( Jan Roegiers). - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 186491

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‎[MANUSCRIT] LANCI (Michelangelo)‎

‎Le Simboliche vie dell'antico e del nuovo Testamento. articolo scritturale tolto dal secondo volume dell' opera manoscritta‎

‎S.l. [Rome], s.d. (1848) in-4 carré, [12] ff. n. ch., réglés, couverts d'une écriture fine et lisible (environ 30 lignes par page), demi-veau tabac, dos lisse, pièce de titre cerise en long (reliure de l'époque). Dos frotté.‎

‎Il s'agit d'une copie signée et probablement rédigée de la main même de l'auteur l'orientaliste romain Michelangelo Lanci (1779-1867), qui ne survit guère que par ses travaux d'épigraphie arabe et araméenne. Mais il se voulait aussi exégète et entendait éclairer les textes scripturaires par ses connaissances archéologiques ou philologiques. Et là, le fiasco fut complet, sans compter les difficultés que le brave homme rencontra auprès du Saint-Office : en-dehors de son recueil le plus connu, Paralipomeni, ossia illustrazione alla Sacra Scrittura per monumenti fenico-assirii ed egiziani (Paris, 1845, deux volumes), il semble avoir laissé plusieurs manuscrits. Extrait d'un de ces recueils qui ne semblent pas avoir fait l'objet d'une impression telle quelle, notre petit article concerne le prophète Jonas et sa mésaventure "in ventre piscis". - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 187438

‎[MANUSCRIT] CARBON (Ernest de)‎

‎Relation du voyage que je fis à Paris en 1827.‎

‎S.l., s.d. petit in-8, [9] ff. n. ch., couverts d'une écriture fine, modérément lisible (environ 25 lignes par page), et [14] ff. vierges, chevrette noire souple, dos lisse muet, encadrement de simple filet à froid avec fleurons d'angle sur les plats (reliure moderne). Bon exemplaire.‎

‎Moins qu'une relation au sens strict, ce petit manuscrit forme un carnet de notes, la plupart très succinctes, renseignant sur un voyage de Millau à Paris, et le séjour conséquent, effectué du 23 mars au 5 septembre 1827. Parti de Millau le 23 mars, Carbon, qui est sans doute un pasteur réformé, arrive dans la capitale quinze jours plus tard, après être passé à Nîmes, Valence, Lyon, Roanne, Nevers etc. Sont inscrites au jour le jour, jusqu'au départ des visites aux musées, galeries, théâtres, églises, Chambres, institutions, etc. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 189083

‎[MANUSCRIT] ANDRIEUX (François-Guillaume)‎

‎[Lettres à Onésime Leroy].‎

‎S.l., s.d. (1833) in-8, chagrin bouteille, dos lisse muet, encadrement de simple filet à froid et guirlande dorée sur les plats, tranches dorées, dentelle intérieure, gardes doublées de tabis blanc (rel. de la fin du XIXe). Exemplaire un peu déboîté.‎

‎Ce recueil d'amateur réunit dans un même volume trois L.A.S. à l'en-tête de l'Institut de France - Académie Française (Andrieux en était secrétaire perpétuel depuis 1829), toutes adressées au dramaturge Onésime Leroy, en son domicile de Passy :I. La première du dimanche 3 février 1833 (un feuillet), avec une longue apostille de Leroy sur la visite qu'Andrieux lui fit à Passy peu de temps après.II. La deuxième (chronologiquement, mais troisième du recueil) est du 18 février 1833 (deux feuillets).III. La troisième (placée en deuxième position) est du 14 mars (un feuillet).Elles portent toutes sur l'achat d'une maison à Passy pour loger l'écrivain, qui préfèrerait cependant louer. Malade et fatigué, il demande à Leroy d'effectuer pour lui les démarches (visites, demandes de renseignements, etc.). Il est peu probable que ces dernières aient abouti : Andrieux mourut le 10 mai 1833 à Paris, et fut inhumé au Père-Lachaise. Rien donc qui concerne l'oeuvre aimable et voltairienne du littérateur, ni encore moins son activité politique, déjà lointaine (il fut membre du Conseil des Cinq-Cents, puis du Tribunat).Ont été joints dans le volume aux trois documents de base :1. Un feuillet manuscrit d'introduction. - 2. Un portrait de l'auteur, gravé au trait par Frémy. - 3. Une notice imprimée (paginée 312-317). - 4. Un extrait de ses poésies (Le Meunier Sans-souci ; Une promenade de Fénelon), accompagné de deux portraits (Frédéric II, Fénelon). - 5. Des coupures de journaux diverses sur le même auteur. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 189170

‎[MANUSCRIT. -UNIFORMES]‎

‎[Troupes hollandaises].‎

‎S.l., s.d. in-4, 6 planches finement aquarellées, de 21,5 x 28 cm, avec sujets dans une large bordure citron, légendées en allemand (sauf la dernière, en français), en feuilles sous chemise de chagrin azur à recouvrements de toile et lacets, dos lisse muet (reliure moderne). Bon exemplaire.‎

‎Non datées, non signées, ces six agréables planches aux sujets très statiques, ne sont pas faciles à situer. Un élément des légendes permet cependant de proposer une fourchette chronologique plus précise. En 1795, le Régiment de Schepper (planche II) était un des 24 "régiments nationaux" qui portaient le nom de leur colonel, et avaient reçu en 1772 un numéro d'ordre (le Schepper figurait comme n° 1). Il est donc vraisemblable que notre collection remonte aux années 1770-1790.I. Hollandische Infanterie. - II. Hollandische Infanterie. Scheeper Rgt. - III. Hollandische Leib Garden. - IV. Hollandische Cavalerie. - V. Hollandischer Grenadier. - VI. Mineur [= Sapeur] hollandois. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 189178

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‎[MANUSCRIT]‎

‎Carte figurative de la seigneurie de Beaufremez. appartenant au Sr. Gille Le Cat seigneur dudit Beaufremez, Clicquenoy, et., situé ès paroisses de Bondue [Bondues], Marcq [-en-Bareul], et environ, dont l'explication et grandeurs de chaque partie de terre avecq les tenans et aboutissans se trouve par l'acte jointe [sic], fait par le soubsigné arpenteur juré, et arresté le trentiesme de may mil sept cent dix-huit‎

‎S.l.n.d. (1718) grande carte in-4 oblongue (37 x 82 cm), contours rehaussés de couleurs, avec une échelle en verges dans le coin droit, en feuille. Traces de mouillures, petit manque de papier sans gravité.‎

‎Intéressante carte d'arpenteur de la seigneurie de Beaufremez, qui se situe sur le territoire de l'actuelle Wazemmes (ancienne commune indépendante, maintenant incluse dans la ville de Lille, dont elle forme un quartier). Elle est signée d'A. Van Crayelynghe, nom que l'on retrouve sur plusieurs actes de la même période dans la région. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 190576

‎[MANUSCRIT] [CHABREL (Calixte)]‎

‎Villeneuve-lès-Avignon.‎

‎S.l., s.d. (1868) in-8, [57] ff. n. ch., couverts d'une écriture fine et très lisible (environ 25 lignes par page), demi-basane noire à coins, dos lisse orné en long, pièce de titre verte, simple filet doré sur les plats (reliure de l'époque). Coiffes rognées.‎

‎Le manuscrit se présente, après une page de titre plus récente et due à un possesseur du XXe siècle (qui a également composé quelques annotations en marge du texte), sous la forme de sept petites monographies recopiées à la suite, généralement à partir de diverses sources déjà imprimées :1. Description historique de la Chartreuse de Villeneuve-lez-Avignon. 1743 et 1744 (ff. 1-23). Il s'agit de l'article publié dans le Mercure de France de décembre 1743, janvier et avril 1744 par l'abbé Bernard-Laurent Soumille (1703-1774), prêtre-bénéficier de la collégiale de Villeneuve.2. Généalogie des divers tableaux de la paroisse Saint-Pons à Villeneuve-lez-Avignon (ff. 25-26).3. Monuments de Villeneuve. La Chartreuse, l'hôpital, le fort Saint-André (ff. 29-33). Il s'agit d'extraits d'Avignon, son histoire (1842), par Jean-Baptiste-Marie Joudou (1778-1859).4. Notice sur quelques monuments antiques et du moyen âge du canton de Villeneuve-lez-Avignon (ff. 34-41). Elle proviendrait d'un manuscrit sans date conservé aux Archives municipales.5. Entrée à Villeneuve du corps de Mgr le Prince de Conti le 26 mars 1666 (ff. 43-44).6. Fondation de l'exposition du Très Saint Sacrement dans l'église des Pénitents gris de Villeneuve en 1738 (ff. 45-47).7. Relation au pape Clément XI par Monseigneur de Gonteri, archevêque d'Anignon, sur l'état de son diocèse en 1708 (ff. 50-57). Ce texte avait été publié dans la Revue des bibliothèques paroissiales du diocèse d'Avignon (16 janvier 1865).L'identification de l'auteur provient de la signature C. Chabrel que l'on rencontre en bas des pièces 4, 5, 6 et 7, avec la date de mars 1867 (4, 5, 6) ou d'octobre 1868 (7). Il peut s'agir ou de Calixte, ou de son frère Charles, qui a signé la préface d'un guide de la ville. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 193623

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