Manuscrit autographe signé d'un conte "La dot de Lucette", rédigé dans une écriture fine et trés serrée, raturé et corrigé, et se terminant par une demande d'épreuves à faire parvenir soit aux petites Dalbi, soit à l'Hotel de la Providence à Contrexeville - Le début: "Au mois de mars 1814, la France était envahie"...-
Ce texte a servi de préface pour une édition en langues française des poèmes d'Olaf Bull - Beau portrait de ce poète norvégien né à Oslo en 1883 et mort en 1933, trés influencé par Nietzsche et Bergson - "Dans sa poèsie, Olaf Bull pressait son individualité jusqu'à son extréme limite- Peut être était là la seule possibilité que le destin lui eut donnée de se mettre vraiment en contact avec les autres - Peut être la solitude était elle pour lui une route et non pas une borne - La beauté si chérement acquise de ses vers, le chaud reflet de son ardeur devrait en tout cas longtemps écarter les glaces autour de lui - Et de créer dans le monde un courant vivant et libre de glaces, n'est ce pas là une des taches les plus hautes de la poèsie"...-
Elle remercie pour l'appui apporté pour le passage de ses vers à la Renaissance et le chèque reçu - "Je sais que la Renaissance publie des contes" - Elle lui en soumettra bientôt -
Elle lui envoie le volume des "Bucoliques d'été" - Elle souhaite qu'il lui plaise ainsi qu'à Mme Daniel Lesueur "et qu'il puisse en être rendu compte dans la Renaissance" - Elle avait envoyé de la prose et des vers à la revue mais "le marbre était surplein" - On devrait lui faire signe - "Ce n'est pas souvent que les revues 'font signe' aux auteurs non encore arrivés" - Elle souhaite un prompt rétablissement à Mme Lesueur qu'elle a su souffrante -
[En tant que bien culturel de catégorie 8, (décret no 93-124 du 29 janvier 1993), cet article ne peut être vendu sans formalité que dans la Communauté Européenne ]-
1 page in8 - En tête du journal "Le Papillon" - bon état -
Lettre décorative à encadrer éventuellement d'une des plus importantes féministes du XIXe siècle en France - Elle a dit à Henri Paul qu'il était dans "mon cher département" - "Il aurait été pourtant heureux de vous serrer la main" -
4 pages in8 - En tête du journal "Cabinet du Préfet de la Seine"-
Belle lettre à propos de la mort de Mr Le Roy qu'il a appris avec beaucoup de peine - Il pense avoir le droit de compter parmi ses amis - "son caractère et sa droiture m'inspirait confiance et lorsque j'ai eu à l'appeler par intérim à suppléer le turifaire général de la Préfecture de la Seine...j'ai toujours pu me reposer sur lui"..- Plus loin, il pourquit: "Tant d'excellentes qualités ne sont plus par sa mort que la matière de ...nos regrets"- Peu commun - Il a laissé son nom dans l'histoire grâce à l'un des objets les plus utiles qui soient -
Très belle lettre au banquier et homme politique Jacques Lafitte (Bayonne 1767 - 1844): Le jeune avocat demande d'un prêt de 2400 fr qu'il remboursera dans cinq ans après avoir payé chaque année "de justes intérêts"- "Je ne louerai point votre générosité - Comme c'est à elle que je m'adresse, l'éloge ne paraitrait pas assez désintéressé - D'ailleurs, la plus digne manière d'honorer toute vertu, ce n'est pas de la vanter, c'est de se fier à elle"- Avocat, il souhaite se consacrer uniquement à son métier face à des "rivaux, à qui le talent ou la fortune assure l'indépendance" - Il cite des amis qui le garantissent - Il sollicite sans se sentir humilé -"L'humiliation, pour moi, serait de demander une place" - Lui, son "ambition est d'être libre par le travail" - Peu commun - Plougoulm fut l'un des défenseurs des quatre sergents de La Rochelle cette même année 1822 -
1 page in8 - adresse et cachet de Cusset au dos -
Il a bien reçu sa lettre mais était gravement malade de la "fièvre des moissons" qui "l'a laissé sans tête et sans jambes" - Il a de solides "raisons de croire que cette année verra la fin de [leur] soucis respectifs" - Qu'il ne lui reproche pas son voyage à Vichy - Il l'a fait pour sa femme malade àprès "vingt invitations de médecins à la conduire aux eaux de Vichy" -... "On s'ennuie ici parfaitement" -
A propos d'un projet d'anthologie: "Comment se présente votre anthologie? Est elle préfacée? Par qui?" - Pour les poètes: "Sont-ils de mon bord?" - Veut il des inédits ou non? - Il termine: "pas de matière grasse, ici...La campagne est plus démunie que la ville, qui par les intermédiaires, rafle tout" -...Peut être à 350 ou 400 frs le kilo "comme je le paie moi-même" - Membre de l'Ecole de Rochefort avec Béalu, Bérimont, Cadou, Rousselot -
Il regrette de ne pouvoir être aux cotés de ses amis - "Tentez donc quelque chose - Puisque vous étes sur place, remettez donc à la censure mes pages, en les priant de les ajouter au manuscrit" - ... Membre de l'Ecole de Rochefort avec Béalu, Bérimont, Cadou, Rousselot -
"J'aime tes poèmes pour leur générosité et leur ferveur, pour la contribution qu'ils apportent à la connaissance humaine"...- Il est d'accord avec l'indispensable effort qu'il faut accomplir pour se faire entendre de tous - Il lui enverra "Thérése ou la solitude dans la ville" (chez Seghers) - Il trouve l'attribution du mandat des poètes à Frick et à Birot justifiée, mais ne sait s'il pourra participer financièrement cette année - "Je ne sors guère et seulement pour des nécessités de travail - et je m'enfonce volontairement dans une solitude qui me console des meurtrissures de la vie" - Ecole de Rochefort avec Béalu, Bérimont, Cadou, Rousselot -
Il envoie sa participation au mandat des poètes - Mais il ne pourra venir, étant trés gravement malade - "J'ai une énorme ulcère, de la largeur d'une main, qui s'est développé sur ma "mauvaise jambe" comme dirait Verlaine" - Il lui semble qu'on peut rendre hommage à "un noble et pur poète" qui ferait l'unanimité, et qui de plus vit de peu: "Marie Noel" - Il signale que sa femme est à sa disposition pour des reliures - Membre de l'Ecole de Rochefort avec Béalu, Bérimont, Cadou, Rousselot -
A propos de l'édition de "La Dauphine" (parue en 1922) - Il avait accepté fin septembre un spécimen et n'a plus de nouvelles depuis - "Que se passe-tt-il?" -
Il demande d'adresser à René Doumic (pour un rapport à l'académie) tous ses livres - suit la liste de 10 de ses livres ("sauf Nous qu'il possède déjà en édition courante") -
"J'espère que le Gaulois sera hospitalier à mon livre" - Il attendra le retour de Mr Meyer - Il précise que sa lettre l'a touché parce qu'il y sens de la "sympathie", bien nécessaire dans sa tristesse -
"Puisque vous avez eu l'irrévérence de plaisanter dans votre lettre de la vénérable Société des bonnes Lettres, et du nouveau membre qu'elle a jugé à propos de s'adjoindre", il se venge par une petite contrariété en modifiant la date prêvue d'une rencontre amicale (en réalité pour cause de travail) -
1 carte pneumatique avec adresse au dos - bon état -
Elle est d'une "inquiètude folle" car elle n'a pas reçu les épreuves du "pauvre petit dialogue" que vous savez [pour une parution dans le Gaulois] - Elle est confuse de le tourmenter autant -
carte format: 9 x 11 cm - En tête "La Pomponnette par Lagny - Seine et Marne" -
Elle ne lui a envoyé personne du nom de Louise Labey qu'elle ne connait "ni de vue ni de nom" pour lui demander un secours - Elle la félicite pour une haute distinction -
"Essaie de me retrouver le manuscrit du Père Fouettard" - Il voudrait le "présenter"- "peut être une bonne chose pour moi" - S'il est perdu, il essaiera de le reconstituer - Il se recommande à Raouette "pour suivre la piste de l'infortuné manuscrit" -...Peu commun -
1 page in8 - (petite déchirure en tête sans atteinte au texte) -
Corrections pour des épreuves: 1) - il doit avoir négligé de corriger la dédicace du conte "La Voix" - Il souhaite remplacer "baronne" par "Mademoiselle Louise Berh" - "Cet étalage de titre nobiliaire est tout à fait déplacé" - 2) - le titre général de la série pourrait être "Trois petits contes" ou "3" si cela ne dérangeait pas la mise en page - 3) - Ces contes doivent prendre place dans un 2eme série des "Contes pour les enfants d'hier" -...- Peu commun -
Belle et triste lettre: il est en poste à Oued-zem, "petite ville , de création colonisatrice", ou il s'ennuie et ou il fait froid - Il avait pensé trouver un climat de confiance mais "d'autres manoeuvrent pour détériorer la présence des français de bonne volonté" - Il lui aurait fallu Paris: "Paris et le combat fraternel - Paris et le travail créateur, Paris et l'amour de l'écriture" - Ici, il n'en a pas le gout - Il vit seul; sa femme est en France; il a 47 ans; il lui reste une année de contrat - Il voudrait rentrer - "Tout n'est pas rose en France...Mais n'est il pas temps de se retrouver au coude à coude" - Auteur d'un ouvrage sur la Poèsie Concentrationnaire -
Belle lettre sur la gestation de son ouvrage sur la poèsie concentrationnaire paru en 1975 chez Seghers: Il revit depuis qu'il a été nommé à Casablanca - Il a retrouvé son médecin et suit son traitement - Il a "besoin de rattraper ces vingt années perdues" - Un recueil de poèsie va sortir - Il a deux romans en chantier, fréquente les "Amitiés littéraires et poètiques", "bel exemple de fraternité agissante" - Il souhaiterait présenter dans une conférence, "les poètes de la déportation, les poètes assassinés" pour "prouver que lorsque les bêtes nazies avaient anéanti les corps...il demeurait cette chose essentielle, la pensée et son expression majeure, le verbe" - Pour ce projet, il n'a malheuresement pas grand chose... - Auteur d'un ouvrage sur la Poèsie Concentrationnaire -
Remerciements pour des voeux - Il a pu ramener sa femme de Clermont mais elle n'a pas retrouvé l'usage complet de ses jambes - Lui est toujours "assomé par la Présidence de la Commission des décorations": "je n'y tiendrais pas si je n'avais de temps à autres des prises d'air salubres à l'étranger"- Il lui demande de passer le voir au 4 bis du boulevard des Invalides -
Voeux - "Savez vous que je suis devenu votre voisin au 18 avenus de la Bourdonnais?" - Ils pourront se voir plus souvent et parler de la guerre et de la paix - "Quelle misère que notre victoire soit si mal récompensée ...et payée!" - Il reste optimiste -
Voeux - "Enfin, vous voilà de retour!" - Il se demandait ce qu'il faisait à Dreux - "la tranquilité et le charme de la vie à la campagne" - Il souhaite le revoir -
Il vient de remercier Boutet de Monvel - Sa femme va mieux malgré les crises de douleur due au mauvais temps - Il organiserons une prochaine soirée -
Voeux - Il vont se voir - "Je vais beaucoup mieux et je me considèrerais comme guéri si je n'étais pas encore astreint à un régime sévére que j'observe d'ailleurs sans ennui ni envie" -
A propos d'un voyage: il lui conseille d'aller voir le général Degoutte à Mayence pour lequel il lui donne un mot d'introduction - "Nul n'est plus que lui en mesure de vous recommander à qui de droit" -
En-tête: Le Maréchal Fayolle - 2 pages 1/2 in8 -
Voeux - Il sera heureux de le revoir à Paris et de parler de son voyage en Italie - "Pourquoi n'irions nous pas ensemble à Rome?" dès qu'il sera rétabli - "Quelle source de joie ce serait pour nous que de revoir ensemble les merveilles de Florence, de Rome, de Naples!" - Peut être même partir à Jérusalem et revenir par l'Italie -
1 page in8 + adresse au dos (pneumatique) - bon état -
Il demande pardon pour son silence mais a été bouleversé par la maladie de sa femme - Bien que rassuré, il lui sera impossible de répondre à son invitation - "regrets les plus vifs" -
1926 Paris - Editions du Siècle - 1926 - 1 volume in8 broché de 125 pages - 1 des 50 exmplaires sur japon de l'édition originale -
Avec les autographes originaux provenant du fond Coulon pour la réalisation de ce livre [Lettres et Manuscrits autographes de Coulon, Lettres et manuscrits autographes de Moréas, lettre autographe de Henri de Régnier, etc...] - dossier manuscrit des archives Coulon sur cet ouvrage parfaitement classées par un amateur (Descriptif détaillé sur demande) - Ensemble exceptionnel -
Il le remercie pour une jolie carte: "Je connaissais et j'avais autrefois publié cette ... vignette si savoureuse" - Suit un rendez vous et des voeux pour 1948 -
Remerciements "à tous les deux pour me venir en aide - Ce sera grâce à vous que je verrai bientôt la fin de cette laborieuse publication" - (sans doute "La Maison d'un vieux collectionneur")
Il a besoin de deux nouvelles frises - "Pour composer ces frises, veuillez ouvrir les "Saints Simoniens" - Il y trouvera des frises "qui sous [sa] plume agile accompagneront la légéreté et le charme..." - Il précise que dans son ouvrage, "l'achevé d'imprimer soulignera votre nom d'artiste "Jean Kerhor" afin de préciser sa contribution - Il lui donne un rendez vous et a convoqué Mr Poirier (Grund) -
Sa dernière entrevue avec Mr P. (Poirier) fut "orageuse" - "Il était plus que jamais dans un état voisin de l'ébriété - Il voulait m'imposer de joindre son nom au mien comme coauteur de mon livre!!!" -Il veut d'autre part continuer à collaborer avec lui pour "tracer .. la lettre dans le cartouche qui est en dessous de la frise" - Il pourra donc continuer à dessiner ces lettres qui lui donne toute satisfaction -
Trois intéressantes lettres à propos de leur collaboration pour sans doute "La Maison d'un vieux collectionneur" - Jean Kerhor (ou André Dupuis) a effectué de nombreux dessins d'objets, des lettres ornées et des frises pour le livre - Dans ces lettres, D'Allemagne donne des indications trés précises sur ce qu'il souhaite et ne manque pas de dire sa satisfaction -
2 pages in12 - bon état - On y joint une carte de visite avec quelques lignes autographes -
Elle lui soumet 2 manuscrits pour "La Renaissance", prose et vers: Celui qui revient et Lamentations de ruines de France - Elle a déjà publié à la Revue hebdomadaire, au Correspondant, aux Annales,...au Gaulois... - Elle lui avait envoyé son dernier livre de poèsie avant la guerre qui avait été trés apprécié par Madame Daniel Lesueur -
Elle espère qu'il n'oubliera pas sa promesse de parler dans le Gaulois de son "Livre de Poèsie" - "Je me rappelle à votre souvenir avant que les vacances ne sonnent et vous demande de ne pas trop laisser vieillir mon oeuvre" -
Long et intéressant article ou projet d'article sur le poète François Villon - "Il était naturel que dans le domaine de la poèsie surgissent des hommes qui parlassent comme le peuple" - Villon va innover sur la forme et le fond -
[En tant que bien culturel de catégorie 8, (décret no 93-124 du 29 janvier 1993), cet article ne peut être vendu sans formalité que dans la Communauté Européenne ]-