Die unabhängige Plattform professioneller Buchhändler und Antiquare

‎Livres illustres‎

Main

Anzahl der Treffer : 15.165 (304 seiten)

Erste Seite Vorherige Seite 1 ... 97 98 99 [100] 101 102 103 ... 131 159 187 215 243 271 299 ... 304 Nächste Seite Letzte Seite

‎CALLOT Jacques. (Collectif)‎

‎Jacques Callot. Etude sur son oeuvre gravé suivie de 44 planches dont 4 en sanguine.‎

‎Editions des Bibliothèques Nationales, 1935, in-12 broché sous chemise avec 44 planches représentant 46 gravures dont 4 en sanguine. Exemplaire bien complet de ses planches. Très bon état.‎

Referenz des Buchhändlers : 31882

Livre Rare Book

Déjà Jadis
Fréjus France Francia França France
[Bücher von Déjà Jadis]

€ 25,00 Kaufen

‎GARCIA LORCA (Federico) - WODA (Albert)‎

‎Divan du Tamarit.- Gravures originales de Albert Woda.‎

‎Editions de l'Eau, 1986. In-4 à l'italienne, en feuilles sous étui marbré (28 x 25,5 cm). Ouvrage bilingue avec la traduction de Claude Couffon et le texte espagnol en regard, illustré de 7 gravures originales hors-texte par Albert Woda, au burin à la Manière noire,légendées et signées. Signature également de l'artiste, au colophon et petit envoi autographe. Tirage à 50 exemplaires numérotés sur Vélin de Rives (n° 16). Très bel exemplaire.‎

Referenz des Buchhändlers : 32332

Livre Rare Book

Déjà Jadis
Fréjus France Francia França France
[Bücher von Déjà Jadis]

€ 350,00 Kaufen

‎SANSON D'ABBEVILLE, Nicolas‎

‎L’Asie en plusieurs cartes nouvelles, et exactes ; & en divers traittes de géographie, et d’histoire. Là où sont descripts succinctement, & avec une belle Methode, & facile ses empires, ses monarchies, ses estats, &c., les mœurs, les langues, les religions, les richesses de ses peuples, &c. Et ce qu’il y a de plus beau, & de plus rare dans toutes ses Parties, & dans ses Isles. Par le Sieur Sanson d’Abbeville, Géographe Ordinaire du Roy. Edition originale fort recherchée du premier atlas français de Nicolas Sanson (1600-1667) consacré à l’Asie conservé dans sa reliure en vélin souple de l’époque.‎

‎En Français dans le texte. B.N.F. n° 98. Paris, chez l’autheur, 1652. In-4 de (1) f. de titre, (50) ff. de texte, (1) f. de table, (1) f. de privilège, 17 cartes sur double-page aux contours rehaussés en couleurs, cachet chinois à l’encre rouge en marge inf. du titre et de 10 cartes. Vélin souple de l’époque, mention «17 Cartes» écrites à l’encre sur le plat supérieur, dos lisse avec une pièce de titre de maroquin rouge. Reliure de l’époque. 253 x 183 mm.‎

‎Edition originale précieuse et très recherchée du fameux Atlas français consacré à l’Asie, de NicolasSanson (1600-1667) imprimé pour la première fois en 1652 et analysé dans «En Français dans le texte. B.N.F.» n° 98. Pastoureau, Sanson III A. Faisant suite à l'Europe, l'atlas d'Asie est le second des quatre traités in-4 que Nicolas Sanson, après avoir œuvré pour Melchior Tavernier, se chargea d'éditer pour son propre compte. Les quatre ouvrages (Europe, Asie, Afrique, Amérique) seront plus tard réunis et publiés par l'éditeur hollandais François Halma pour former la Description de tout l'Univers (Amsterdam, 1700). En raison de la zone géographique représentée, il offre la particularité de renfermer un certain nombre de cartes insulaires : Japon, Philippines, Moluques, Maldives, Sumatra, Ceylan. Le texte qui offre un commentaire géographique et non cartographique est puisé chez les auteurs anciens tels que Ptolémée, mais également dans les récits de voyageurs modernes, en particulier ceux des jésuites qui séjournèrent en Chine et au Japon. Les cartes comprennent une carte générale de l’Asie, une de la Turquie, l’Anatolie, Sorie et Diarbeck, Turcomanie Georgie, l’Arabie Petrée, l’Empire de Sophy des Perses, l’Empire du Grand Mogol, Presqu’Isle de l’Inde deça le Gange, Presqu’Isle de l’Inde au delà du Gange, Royaume de la Chine, la Grande Tartarie, les Isles du Japon, les Isles Philippines, les Isles Molucques, les Isles de la Sonde, Ceylan et les Maldives. Les délimitations des 17 cartes ont été coloriées à l’époque. Très bel exemplaire d’une parfaite fraicheur conservé dans sa première reliure en vélin souple de l’époque.‎

Referenz des Buchhändlers : LCS-18562

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
Paris France Francia França France
[Bücher von Librairie Camille Sourget]

€ 5.500,00 Kaufen

‎VERNET, Joseph.‎

‎Collection des vues des ports de mer en France… Témoignage pittoresque de la vie portuaire en France au temps de la marine à voile.‎

‎Réunion très rare de l’ensemble des gravures des vues et ports de France, de Joseph Vernet, dans leur superbe tirage d’origine. Paris, J. P. Le Bas, [1760-1778]. In-plano oblong de (2) ff., 16 planches, reliure du temps à dos de veau fauve marbré orné de faux nerfs et de motifs dorés, cartouche de maroquin rouge avec dentelle en encadrement et titre dorés au centre des plats, non rogné. Reliure de l’époque. 800 x 550 mm.‎

‎[video width="996" height="1920" mp4="https://www.camillesourget.com/wp-content/uploads/2024/07/VERNET-bis.mp4"][/video] Superbe suite des 16 vues des ports d’après Joseph Vernet finement gravées par Charles-Nicolas Cochin et Jacques-Philippe Le Bas. L’exemplaire comporte les deux planches supplémentaires - la dernière (Le Havre) d’après Cochin - terminées à l’eau-forte par P. Martini. Joseph Vernet n’a pas peint de tableau représentant le port et la ville du Havre. La planche n°16, jointe à la série des gravures reproduisant les peintures de Joseph Vernet, a été dessinée par C. N. Cochin et gravée par J. Ph. Le Bas. Vernet reçut du marquis de Marigny, directeur général des bâtiments du roi et frère de la marquise de Pompadour, une commande de Louis XV pour la représentation des principaux ports de France, tâche à laquelle il s’attela en 1753. Après avoir peint Marseille et le golfe de Bandol, il partit pour Toulon, puis Antibes et Sète. De Bordeaux, où il reçut un accueil très brillant, il redescendit à Bayonne puis remonta vers La Rochelle et Rochefort. Installé à Paris en 1763, il se rendit à Dieppe, dernier port qu’il représenta. Nicolas Ozanne accompagna Joseph Vernet pendant une partie de son voyage. La commande royale concernait vingt ports, mais Vernet n’en peignit que neuf, plus la baie de Bandol, de 1753 à 1765, donnant lieu à quinze tableaux. La guerre de Sept Ans et les difficultés financières qui en découlaient suspendirent ses travaux. Liste des seize planches: Planche N°1. Le port neuf ou l’Arsenal de Toulon, vu de l’angle du parc de l’artillerie - peinture de 1755 - gravure de 1760. Planche N°2. L’intérieur du port de Marseille, vu du Pavillon de l’horloge du Parc - peinture de 1754 - gravure de 1760. Planche N°3. La Madrague ou la Pêche du Thon, vue du golfe de Bandol - peinture de 1754 - gravure de 1760. Planche N°4. L’entrée du Port de Marseille, vue de la Montagne appelée Tête de More - Peinture de 1754 - gravure de 1760. Planche N°5. Le Port vieux de Toulon, vu du côté des Magasins aux Vivres - peinture de 1756 - gravure de 1762. Planche N°6. La Ville et la Rade de Toulon vues à mi-côte de la montagne qui est derrière - peinture 1755 - gravure 1762. Planche n°7. Le Port d’Antibes en Provence, vu du côté de la Terre - peinture de 1756 - gravure de 1762. Planche N°8. Le Port de Cette en Languedoc, vu du côté de la mer, derrière la jettée isolée - peinture 1756-57 - gravure 1762. Planche N°9. Vue de la Ville et du Port de Bordeaux, prise du Côté des Salinières - peinture 1757-59 - gravure 1764. Planche N°10. Vue de la Ville et du Port de Bordeaux, prise du Château Trompette - peinture 1757-59 - gravure 1764. Planche N°11. Vue de la Ville et du Port de Bayonne, prise à mi-côte sur le Glacis de la Citadelle - Peinture de 1759-61 - gravure de 1764. Planche N°12. Vue de la Ville et du Port de Bayonne, prise de l’allée de Bouflers, près de la Porte de Mousserole - peinture de 1759-61 - gravure de 1764. Planche N°13. Le Port de Rochefort vu du Magasin des Colonies - peinture de 1761-62 - gravure de 1767. Planche N°14. Le Port de La Rochelle, vu de la petite Rive - peinture de 1761-62 - gravure de 1767. Planche N°15. Vue du Port de Dieppe - peinture 1763-65 - gravure de 1778. Planche N°16. Le Port et la Ville du Havre, vus du pied de la Tour de François premier, 1776. Les ordres du roi étaient clairs: «vos tableaux doivent réunir deux mérites, celui de la beauté pittoresque et celui de la ressemblance, autant que son intention: voir les ports du royaume représentés au naturel dans vos tableaux». A Toulon: le quai aux vivres est une véritable exposition de ce que l’on pouvait trouver à bord en matière de sacs, de jarres, de corbeilles, de paniers, de bouteilles et de futailles. Le vin, la viande salée, les fromages dont on voit des meules que l’on roule, les légumes secs, les épices, le bétail sur pied sont embarqués sur l’allège à quai qui chargera les munitions à bord d’un vaisseau en partance. A Marseille: sur le quai du vieil arsenal, au fond du port, s’active une foule animée et colorée de femmes et d’hommes du peuple auxquels se mêlent gentilshommes, femmes de qualité et religieux. Des levantiers, Turcs ou Barbaresques enturbannés arpentent aussi les quais. L’entrée du port est animée de multiples embarcations, canots, allèges, bateaux pêcheurs, tartanes. A Bordeaux, sur le quai des Salinières, nous voyons des jésuites, d’élégantes jeunes femmes en robes à panier, mais aussi des boulangers et un garçon vacher; un précieux tilbury lancé à vive allure contrastant avec un attelage de bœufs traînant un lourd charroi de tonneaux. Sur le fleuve, des bateaux de commerce viennent charger le vin contenu dans les tonneaux alignés sur le quai. A Rochefort, nous voici sur le quai aux vivres: les tonneaux de vin de Bordeaux, les chaudrons, les marmites sont destinés à l’approvisionnement des vaisseaux, de même que les bestiaux qui paissent dans la prairie. Les paquets de toiles à voiles et les gros écheveaux de chanvre vont alimenter les ateliers de l’arsenal dont la magnifique corderie qui s’étend sur la droite. A La Rochelle, au milieu des ballots, des panières, des fûts, des bois, des ancres, des femmes et des hommes travaillent, se reposent ou discutent, en un mot vivent sous nos yeux une attitude, un geste, un regard nous les rendent plus proches que de longs discours sur la société du XVIIIe siècle. Alors que bien souvent Vernet prend de grandes libertés face aux demandes très précises du roi pour le choix des sites ou du point de vue d’où il les dépeint, il répond pleinement à ses vœux en décrivant partout des scènes de la vie quotidienne: devant nos yeux vit tout un peuple au naturel. Témoignage pittoresque de la vie portuaire en France au temps de la marine à voile et de la douceur de vivre sous le règne de Louis XV le bien-aimé. Réunion très rare de l’ensemble des gravures des vues et ports de France, de Joseph Vernet, dans leur superbe tirage d’origine. Avec Joseph Vernet et sa descendance directe s'affirme une dernière fois la continuité de cette école d'Avignon qui, depuis le XIVe siècle, n'a cessé de se manifester par des artistes de talents et de caractères forts différents mais unis par d'indiscutables affinités. On peut faire remonter l'origine de cette école à l'époque où Bertrand de Goth, archevêque de Bordeaux, devenu pape sous le nom de Clément V, transporta la cour pontificale à Avignon. Dans cette «petite ville paisible, dont le charme ne pouvait leur échapper, les papes firent éclore un puissant foyer artistique, dont l'éclat devait se prolonger jusqu'au XIXe siècle. À Avignon, qui garde intacts tant de vestiges de son destin exceptionnel, le jeune Joseph Vernet pouvait à chaque pas rencontrer des monuments susceptibles de lui donner un avant-goût de la ville unique qui devait plus tard le révéler à lui-même. Face au Palais des Papes s'élève cet Hôtel de la Monnaie, construit par un cardinal Borghèse, légat du Pape, et qui porte sur sa façade le dragon et l'aigle, armes de la famille, enfin la colline des Dons, où la vue est si belle sur le Rhône et sur Villeneuve est une réduction de ces jardins du Pincio, qui forment avec la Villa Médicis l'un des plus beaux lieux de Rome et du monde. Cet appel de l'Italie, Joseph Vernet le ressentit de bonne heure, et son père, Antoine Vernet, fut assez heureux pour intéresser aux dons brillants du jeune peintre plusieurs nobles personnages de la ville, en particulier le marquis de Caumont et le comte de Quinson, qui lui ouvrirent leur bourse et lui permirent de partir pour Rome, qui offrait à cette époque aux artistes des ressources incomparables. Mais au cours de ce voyage pour rejoindre la Ville éternelle, dont la première étape le conduisit à Marseille, Joseph Vernet devait faire une rencontre capitale : celle de la mer ; en effet des hauteurs qui dominent la ville elle lui apparut pour la première fois dans toute sa beauté ; ce fut le coup de foudre, et lorsque quelques jours plus tard, après une tempête spectaculaire, Vernet arrive à Civita-Vecchia, son destin est fixé : il deviendra le peintre de la mer qui, désormais, sera présente dans presque toutes ses œuvres. La vie que mène à Rome le jeune artiste est des plus agréables ; il y a été fort bien accueilli et s'y est fait rapidement une clientèle avide de tempêtes et de naufrages. Les livres de raison de Vernet nous donnent sur ses travaux des renseignements précis : en 1743 il est reçu membre de l'Académie de Saint Luc, honneur assez rare pour un étranger, la mer l'attire de plus en plus, c'est avec joie qu'il se rend en pèlerinage à Naples, où le maître qu'il admire tant, Salvator Rosa, trouva la source principale de son inspiration. Cependant à Rome la popularité de Vernet croît de jour en jour ; sa clientèle devient européenne. En Italie, Joseph a trouvé la fortune, la gloire et l'amour ; aussi n'est-il pas pressé de quitter un pays qui l'a si bien reçu. Pourtant, sollicité par ses protecteurs français, il se décide à rentrer définitivement dans son pays, mais il retourne en Italie à plusieurs reprises et ce n'est qu'en 1753 qu'il se fixe en France pour toujours. Grâce au haut patronage de M. de Marigny, directeur suprême des Beaux-Arts et frère de Mme de Pompadour, qui avait à ce moment toute la faveur de Louis XV, Vernet obtint du roi une commande où il devait donner toute la mesure de son talent : Les Ports de France. La mer qui l'inspira si souvent dans ses œuvres antérieures va lui fournir encore un thème important, mais elle ne sera cette fois que le complément de ses compositions ; pour un moment il va cesser de peindre des tempêtes, des orages et des coups de vent. Ces ports de France seront des paysages où la vérité et la fantaisie se mêlent agréablement, témoin ce Port de Marseille lumineux et doré comme un Claude Gellée, qui nous montre au premier plan un groupe réuni pour un goûter en plein air, un autre pour un bal ; les robes et les ombrelles des femmes animent ce paysage aux lignes si nobles et lui donnent un air de fête familiale. Même procédé dans la Vue de la Ville et de la Rade de Toulon, où nous voyons à mi‑hauteur des collines qui dominent la rade, s'activer sur une terrasse monumentale, des cavaliers, des chasseurs, des joueurs de boules et des dames en grande toilette. Cette volonté d'humanisation du paysage se retrouve dans presque toutes les œuvres de J. Vernet, même dans celles où elle pourrait paraître artificielle; dans les tempêtes, les naufrages, les orages, nous verrons toujours l'homme opposer à la force aveugle des éléments son courage, son ingéniosité ou son désespoir. Cette introduction du drame humain au milieu des aspects pittoresques d'une nature hostile, c'est là la véritable originalité de Joseph Vernet. «C'est un grand magicien, que ce Vernet, écrit Diderot, on croirait qu'il commence par créer un pays et qu'il a des hommes, des femmes, des enfants en réserve, dont il peuple sa toile comme on peuple une colonie, puis il leur fait le ciel, le temps, la saison, le bonheur, le malheur qu'il lui plaît ». La production de J. Vernet est considérable et ses contemporains raffolèrent de lui. Dans cette œuvre consacrée presque exclusivement à la mer, aux tempêtes, et aux orages, on peut distinguer au moins deux périodes, une période romaine profondément marquée par les peintres napolitains, Salvator Rosa et Solimena, qu'il admirait sans réserve ; il leur doit ce sentiment dramatique de la nature et cette largeur de facture qu'il manifesta dès ses premières œuvres. À son retour en France, son art s'humanise et s'enrichit de détails savoureux qui, loin d'en altérer le caractère, lui confèrent une grande part de son charme. Certes, J. Vernet a entendu le message de Poussin et de Claude Gellée, mais au sublime de l'un et au mystère de l'autre, il a substitué un pathétique humain et familier, et s'il n'atteint pas leur grandeur, il garde avec son siècle un contact plus étroit et une audience plus large en lui tenant un langage plus accessible. Après les fêtes galantes de Watteau et les Bergeries de Boucher, la nature telle que la conçoit Vernet et si apprêtée qu'elle nous paraisse, est une nature vraie et non un décor d'opéra. Si Vernet eut une influence manifeste sur le goût de son temps, il est plus difficile de percevoir son passage dans la peinture moderne. Pourtant bien des œuvres qui nous ravissent toujours portent sa marque indiscutable ; comment ne pas penser à lui devant les Ruines et les Cascades d'Hubert Robert et plus près de nous, comment oublier le Ponte Rotlo en admirant les Corot d'Italie ? Heureusement la postérité si sévère envers les gloires récentes en apparence les plus solides et qu'elle précipite si volontiers en enfer ou en purgatoire, révise tôt ou tard ses jugements les plus définitifs ; et tandis que les grandes batailles d'Horace Vernet ne font plus recette, la gloire du grand peintre des Ports de France, si aimable et si française nous apparaît toujours aussi pure et aussi justifiée.» J. Dupuy. Très bel exemplaire à grandes marges relié en demi-veau fauve.‎

Referenz des Buchhändlers : LCS-18548

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
Paris France Francia França France
[Bücher von Librairie Camille Sourget]

€ 45.000,00 Kaufen

‎PRIESTLEY, Joseph (1733-1804) / NOLLET, Abbé (1700-1770).‎

‎Histoire de l’électricité, Traduite de l’Anglois de Joseph Priestley avec des Notes critiques. Ouvrage enrichi de Figures en Taille-Douce. L’Abbé Nollet (1700-1770) était alors « maître de physique des Enfants de France ».‎

‎Le superbe exemplaire – en édition originale –relié en maroquin de l’époque aux armes du Comte d’Artois, futur Charles X, alors âgé de 14 ans. Paris, Chez Herissant le fils, 1771. 3 volumes in-12 de: I/ xlvi pp., (1) f. d’errata et d’Avis au relieur, 432 pp.; II/ (2) ff., 531 pp., (1) p. d’errata, 1 planche dépliante hors-texte; III/ (2) ff., 474 pp., (3) ff., 8 planches dépliantes hors-texte. Maroquin rouge, triple filet doré encadrant les plats, fleurs-de-lys aux angles, armoiries au centre, dos à nerfs ornés de fleurs-de-lys, pièces de titre et de tomaison de maroquin vert, tranches dorées. Reliure de l’époque. 166 x 95 mm.‎

‎Edition originale française très appréciée, ornée de neuf planches gravées repliées. Connu pour ses travaux dechimisteet dephysicien, on attribue à Joseph Priestley la découverte de l’oxygènequ’il a isolé dans son étatgazeux. C’est en 1774 que Priestley produisit pour la première fois de l’oxygène. Cependant, en tant que partisan de la théoriephlogistique, il nomma ce nouveau gaz «air déphlogistiqué», et ne se rendit pas compte de l’importance de sa découverte.Carl Wilhelm Scheele, lui aussi partisan duphlogistique, revendiqua la découverte de l’«oxygène», mais il devait revenir au chimiste françaisAntoine Lavoisier, père de la chimie moderne et démystificateur de la théorie duphlogistique, d’identifier le nouveau gaz par son poids spécifique et de donner à l’oxygène son nom. De son vivant, la réputation scientifique de Priestley résulte de sa «découverte» de l’eau gazeuse, de ses traités sur l’électricitéet de ses études sur les différents «airs» (gaz), le plus connu étant celui qu’il baptise «l’air déphlogistiqué» (oxygène). L’Abbé Nollet est parmi les invités des salons littéraires deSceauxet des fêtes desGrandes Nuits de Sceaux, que donne laduchesse du Maine, dans le cercle desChevaliers de la Mouche à Miel, auchâteau de Sceaux. De 1730 à 1732, il est associé aux recherches dusurintendant du Fay, spécialiste de l’électricité, l’un des deux plus grands électriciens du début duXVIIIesiècle avec l’AnglaisStephen Gray. Prenant connaissance des observations de Maimbray en 1747 - expérience princeps d’électroculture, Nollet, qui étudiait alors la capillarité, se décide à étudier l’effet de l’électricité sur la végétation. Nollet, qui, en outre, avait découvert l’osmoseen 1748, se heurte d’abord àThomas-François Dalibard, puis àBenjamin Franklinsur la théorie de l’électricité et surtout sur la paternité de la découverte de l’origine électrique de la foudre. A partir de 1758, il prend le titre et la fonction de maître de physique desEnfants de France, ce qui a pour effet d’installer définitivement la physique expérimentale à la cour de France. Mort le 24 avril 1770, cette «Histoire de l’électricité» publiée quelques mois après sa mort sera l’une de ses toutes dernières œuvres scientifiques. Très bel exemplaire relié en maroquin de l’époque aux armes de Charles Philippe de France, Comte d’Artois, futur Charles X (1757-1836) (avec son rare premier fer: écartelé de France et d’Artois, portant, aux 2 & 3, d’azur semé de fleurs de lys d’or, au lambel de gueules (Olivier, 2540)), alors âgé de 14 ans. De la bibliothèque A. de Grateloup, avec ex-libris manuscrits en pages de garde.‎

Referenz des Buchhändlers : LCS-18529

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
Paris France Francia França France
[Bücher von Librairie Camille Sourget]

€ 15.000,00 Kaufen

‎[MAUGENDRE, Adolphe et LEPAGE, Henri].‎

‎Vues pittoresques de Nancy et de ses environs. 31 très jolies lithographies en couleur de Maugendre.‎

‎Bel exemplaire en joli coloris conserve dans sa condition d’époque. Nancy, Wiener (ainé) fils, s.d. [c. 1840-1850]. In-4 oblong de 1 titre-frontispice, 120 pp. de texte imprimées sous la forme de deux colonnes par page, 1 planche sur double-page, 30 planches lithographiées en couleurs à pleine page, 1 gravure en noir, 1 plan dépliant de Nancy. Relié en percaline rouge de l’éditeur, encadrement de filets estampés à froid autour des plats, titre frappé or au centre, dos lisse. Reliure de l’époque. 243 x 322 mm.‎

‎Un recueil rare et recherché sur Nancy et ses environs. Accompagné d’un texte historique et descriptif, il contient 30 lithographies en couleurs à pleine page (190 x 123 mm) dessinées et lithographiées par Adolphe Maugendre et tirées chez Wiener fils, éditeur à Nancy. A ces 30 planches s’ajoutent un titre lithographié en couleurs, une planche sur double-page également en couleurs, une gravure en noir et un plan dépliant de la ville de Nancy ajouté. Adolphe Maugendre, paysagiste et lithographe, né en 1809 à Ingouville (près du Havre), est mort en 1895 à Paris. "Les albums de Maugendre sont rares et recherchés". Bénézit. D’un dessin très fin et d’une grande précision dans le détail, ils évoquent d’une façon subtile la vie quotidienne nancéienne au XIXe siècle, devant des monuments choisis ou dans des sites réputés. On y voit l’Hôtel de ville, la Place Stanislas, la Cathédrale, l’Eglise de Bon-Secours, l’Eglise Saint-Sébastien, la Porte de la citadelle, le Palais ducal, le Château de Craon, le Château de Fléville, le Château de Lunéville, ... Les planches sont accompagnées d’une Notice historique sur la ville et ses environs par Henri Lepage, historien français spécialisé dans l’histoire de la Lorraine. Il précise dans l’avertissement que «les pages qui suivent ont pour but d’effacer les impressions peu favorables avec lesquelles les voyageurs arrivent à Nancy, et de détruire l’indifférence, du reste assez générale, qu’éprouvent pour leur ville ceux-là même qui l’habitent depuis longtemps». Exemplaire relié au format in-4 oblong, alors que les exemplaires ordinaires sont au format in-8. Pour cela, les colonnes de texte ont été imprimées deux par deux sur chaque page. La planche de l’Église Saint-Sébastien a été reliée deux fois dans cet exemplaire. Bel exemplaire en joli coloris conservé dans sa condition d’époque. Ex-libris manuscrit à l’encre noire sur le feuillet de titre Af. Marscovski (?).‎

Referenz des Buchhändlers : LCS-18527

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
Paris France Francia França France
[Bücher von Librairie Camille Sourget]

€ 4.500,00 Kaufen

‎MICHEL, Claude Sidoine.‎

‎L’Indicateur Fidèle ou Guide des Voyageurs, qui enseigne Toutes les Routes Royales et Particulières de la France, Routes levées Topographiquement dès le Commencement de ce Siècle, et Assujetties à une Graduation Géométrique, contenant Toutes les Villes, tous les Bourgs, Villages, Hameaux, Fermes, Châteaux, Abbayes, Communautés, Églises, Chapelles... Edition originale ornée de 19 cartes gravées et aquarellée en reliure de l’époque.‎

‎Le volume contient une carte générale et 18 cartes des routes, portant, en marge, une légende des distances, des heures de départ et d’arrivée. A Paris, Rue St Jacques, à l’Enseigne du Globe, 1765. In-8 : titre gravé par Aubin, dédicace à Cassini de Thury gravée d'après Baisiez, 19 cartes gravées, et aquarellées : traits surlignés, villes pointées de rouge, océans et fleuves en vert. 1. carte générale de la France ; 2.Banlieues de Pans avec les "grandes routes branchées sur Paris" et la minéralogie de la région parisienne (chiffré 1) ; 3. De Paris à Nantes, (ch. 2) ; 4. De Paris à Bordeaux et Toulouse, carte dépliante (ch. 3) ; 5. De Paris à Lyon par la Bourgogne et le Bourbonnais (ch. 4) ; 6. De Paris à Strasbourg (ch.5); 7. Routes de Champagne, Lorraine… (ch. 6) ; 8. Troisième route de Paris à Strasbourg [par Soissons] (ch. 7) ; 9. Troisième route de Paris à Strasbourg... [par]... Langres (ch 8); 10. Routes des Provinces de Picardie (ch. 9) ; 11. Route de Paris à Londres..., carte dépliante (ch. 10) ; 12. Route d'Amsterdam à Marseille (ch. 11) ; 13. Seconde partie de la Route d'Amsterdam à Marseille... , carte dépliante (ch. 12); 14. Grande route de Strasbourg à Vienne (n. ch.), carte dépliante ; 15. Routes et chemins de Bretagne (ch. 14), l'océan n'est que légèrement teinté ; 16. Routes et chemins... compris entre les 4 grandes routes de Paris à Nantes, Rennes, Toulouse, Bordeaux (ch. 15) ; 17. Continuation des routes occidentales et méridionales (ch. 16) ; 18. Routes et chemins... compris entre les deux grandes routes de Pans à Toulouse (ch. 17) ; 19. Continuations des routes orientales et méridionales de Pans à Marseille (ch. 18), la mer est teintée de vert ; Prospectus du Guide des Voyageurs pour les Routes Royales (2 pp.) ; Catalogue alphabétique du Supplément (10 pp.). Veau marbré, roulette à froid autour des plats, dos à nerfs orné. Reliure de l’époque. 210 x 113 mm.‎

‎Edition originale. «Nous reproduisons le N.B. qui se trouve au bas du titre et qui indique quel soin a présidé à la confection de cet ouvrage: ‘Personne ne doit ignorer Combien cet Ouvrage a coûté de Peines et de soins pendant plusieurs Années pour le rendre digne du Public. Le Sr. Michel persuadé de l’Avantage que l’Indicateur Fidèle ou Guide des Voyageurs peut procurer aux Commerçants, Navigateurs, Voyageurs et à tous ceux qui seront Curieux de s’instruire de la Distance d’un lieu à un autre, Se Flatte de l’avoir rendu si Complet que les Amateurs y trouveront tout ce qu’on peut désirer dans un Ouvrage où l’on n’a rien épargné pour le porter à la Perfection dont il Était susceptible.’ Le titre est suivi d’un très beau frontispice contenant la dédicace: ‘A Monsieur Cassini de Thury…’. En tête, les armes de M. Cassini de Thury; à la partie inférieure, un coche par eau trainé par des chevaux, une diligence, monuments et paysages dans le fond; le tout encadré d’arbres et de rochers. Le volume contient une carte générale et 18 cartes des routes, portant, en marge, une légende des distances, des heures de départ et d’arrivée. Il se termine par le Prospectus ou Guide des voyageurs, et le catalogue alphabétique des routes royales et particulières.» (Bulletin de le Société archéologique…, vol. 2, 1905). «Il n’est pas de voyageur un peu curieux de sa route qui ne s’avise d’aller, avant de s’aventurer, acheter un Joanne, un Badeker, ou, à tout le moins, un Indicateur Chaix. La précaution est sage, si sage même que nos pères, qui n’étaient pas plus mal avisés que nous, avaient aussi leurs Guides; et ces Guides fournissaient abondance de renseignements utiles. Nous avons trouvé l’Atlas dont suit le titre en respectant scrupuleusement la rédaction: ‘L’Indicateur fidèle ou Guide des Voyageurs, qui enseigne Toutes les Routes Royales…, Paris, 1765’. Ce titre est long, mais combien il est suggestif! L’Indicateur Fidèle est remarquablement gravé; c’est un travail consciencieux et artistique. Le pittoresque s’y joint à l’exactitude. Bois, rivières, côtes, sont rehaussés d’une teinte verte, bleue, bistre. Il est vrai qu’il avait son prix; car l’exemplaire in-4 se vendait 15 livres; et chaque route détachée, sur feuille particulière, valait 15 sous.» (Le Magasin pittoresque, vol. 61, p. 206). Le réseau français se trouvait dans un piteux état au début du règne de Louis XV. Tous les témoignages du temps sont unanimes sur ce point, et le pénible voyage de Marie Leczinska à travers les provinces de l'Est pour rejoindre Paris en 1725 en fut la meilleure illustration. Avec le développement régulier des transports terrestres, l'entretien des routes se présentait de plus en plus comme une entreprise insoluble, une sorte de rapiéçage sans fin qu'on pratiquait toujours à la dernière extrémité et qui craquait à nouveau presque aussitôt. Cette situation de sauvetage chronique, qui faisait des routes du royaume le pire des goulots d'étranglement pour l'administration et pour une économie en pleine expansion, ne pouvait se prolonger indéfiniment. Tout en ordonnant la réfection progressive de tous les grands axes routiers du royaume et d'abord de ceux qu'empruntait la poste, le contrôleur général Orry, et avec lui l'intendant Trudaine, décidèrent de créer des voies entièrement nouvelles partout où les nécessités politiques et économiques du temps l'exigeaient. C'était donc, envisager, en plein XVIIIème siècle, la mise en chantier de ce que nous pourrions appeler maintenant un réseau d’«hipporoutes », et décider que ce réseau devrait être capable de supporter un trafic régulier de voitures au galop. On se souvient des décisions qui furent à l'origine de cette patiente mais très profonde transformation des grandes routes françaises : la corvée des chemins, rendue obligatoire dans tout le royaume par l'Instruction du 13 juin 1738 du contrôleur général Orry, constituait le préalable à toute l'opération puisqu'elle devait procurer aux ingénieurs des Ponts et Chaussées de chaque province l'énorme, sinon très efficace, main-d'œuvre qui leur était nécessaire. La même instruction chargeait les ingénieurs, en accord avec les intendants des provinces, de commencer les ouvrages et de dresser les plans des routes à ouvrir ou à aligner. Leur plus grand effort, que l'on espérait cette fois-ci définitif, devait porter bien entendu sur les grands itinéraires partant de la capitale : il fallait avant tout qu'à travers ce très vaste royaume de France les ordres du gouvernement puissent parvenir plus rapidement et plus sûrement jusqu'aux provinces éloignées. Hors de cette priorité absolue pour un grand réseau centralisé, chaque ingénieur chercherait à améliorer les roules s'éloignant du chef-lieu de sa généralité, et particulièrement celles qui menaient aux chefs-lieux des généralités voisines. Enfin, on travaillerait également sur quelques routes de traverse présentant un grand intérêt économique ou stratégique. Daniel-Charles Trudaine, nommé à la Direction des Ponts et Chaussées en 1743, allait donner une impulsion vigoureuse à toute l'entreprise. Suivi plus tard par son fils, il coordonna avec autorité l'action des ingénieurs et veilla à élever leur niveau de recrutement et d'instruction. Son premier soin fut de créer à Paris en 1744 un bureau de dessinateurs, celui du géographe Mariaval, pour assurer la mise au net des plans de routes dressés par les ingénieurs. Le 14 février 1747, il confie la direction du bureau à Jean-Rodolphe Perronet qu'il a fait venir de la Généralité d'Alençon, et lui donne mission de former les futurs sous-ingénieurs. En 1750 enfin, au moment où les premiers élèves commencent à sortir de ce qui deviendra plus tard l’École des Ponts et Chaussées, Trudaine réorganise le corps des ingénieurs. Tout était alors en place pour le départ du plus large programme de travaux publics jamais entrepris jusqu'à ce jour en France. Cet Indicateur fidèle ou Guide du voyageur, véritable succès de librairie, offre un regard attrayant sur la France du XVIIIème siècle. Ses routes sont organisées; le pays est administré. Les grands travaux de construction d'un réseau routier moderne ont ici porté leur fruit. De la bibliothèque Maurice Lecomte.‎

Referenz des Buchhändlers : LCS-18501

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
Paris France Francia França France
[Bücher von Librairie Camille Sourget]

€ 4.500,00 Kaufen

‎LA BROSSE, Louis-Philippe.‎

‎Traité du baromètre, ouvrage mathématique, physique et critique, Dans lequel on fait voir quelle est la nature de toutes sortes de Baromètres ; la manière de s'en servir ; à quels usages un Baromètre peut être bon ; & quelle est la cause de sa variation. Edition originale mathématique et scientifique rarissime analysant le Baromètre, son fonctionnement, ses variations et ses usages, imprimée à Nancy en 1718, ornée d’une planche et d’un tableau dépliant.‎

‎Bel exemplaire conservé dans sa reliure de l’époque. Nancy, chez Jean-Baptiste Cusson, 1717. In-12 de (14) ff., 1 planche dépliante hors texte, 1 tableau dépliant, 320 pp., reliure plein veau moucheté, dos orné à 5 nerfs, pièce de titre en maroquin rouge, tranches jaspées rouges. Reliure de l’époque. 163 x 93 mm.‎

‎Edition originale et seule édition mathématique et scientifique, rarissime, analysant le Baromètre, son fonctionnement, ses variations et ses usages, imprimée à Nancy en 1718. Louis-Philippe La Brosse, chanoine de Notre-Dame de Foy de Giroviller, savant et homme de lettres, fut en rapport avec les scientifiques de son époque. Il vivait en Lorraine au commencement du XVIIIe siècle. Ce traité du baromètre est le développement d’un mémoire que l’auteur avait envoyé en 1715 au concours ouvert par l’académie de Bordeaux. «La manière d’écrire & de philosopher de cet Autheur qui parait pour la première fois dans le champ litteraire, ressemble assez à celle de l’illustre Mr Descartes; c’est ce qui lui a donné lieu de comprendre dans un petit ouvrage avec beaucoup d’ordre & de netteté un très grand nombre de questions, qui ont toutes du rapport avec le liquide dans lequel nous vivons, & qui pour la plupart n’ont pas été jusques ici suffisamment éclaircies, ou qui même n’ont peut être jamais été agitées dans les livres non plus que dans les écoles de Phisique. Le système qu’il se propose pour rendre raison de la variation du Barometre, de même que de cet admirable mouvement de l’air que nous appelons vent, est nouveau, très simple, des mieux imaginé, & ne suppose rien qui ne soit au moins très possible & très facile à concevoir. Il explique par l’occasion dans le corps de l’ouvrage, d’une manière aussi nouvelle qu’elle est solide & naturelle, plusieurs passages de l’Ecriture sainte qui ont rapport à l’histoire de la création du monde… Enfin, l’Autheur dont nous parlons, propose dans son livre plusieurs experiences à faire des plus curieuses qu’il n’a pû faire lui-même comme il le declare, faute de moyens, de loisir, & d’occasions favorables pour cela; il donne de tems en tems certains avis qui peuvent faire plaisir à plusieurs personnes, & fait plusieurs remarques locales au sujet de la Lorraine qui peuvent servir de regles & de fondement pour en faire de semblables ailleurs… Il fait assez connaitre qu’il a cru devoir en user ainsi, afin de rendre son livre intelligible à un très grand nombre de personnes qui ont des Barometres, & qui n’étant pas suffisamment lettrées d’ailleurs, seront bien aises apparemment d’y trouver de quoi pouvoir s’instruire touchant la nature de cet admirable instrument, sans être obligées de recourir ailleurs, en quoi sans doute il a eu raison; le vulgaire doit même lui en savoir bon gré, & comme il y a d’ailleurs de quoi occuper les Sçavans, l’on peut dire qu’il est d’une nature à faire plaisir à toutes sortes de personnes. Ce coup d’essai d’un Autheur donne lieu d’en esperer quelque chose de plus, si l’on a soin de lui fournir de quoi cultiver & employer son talent». (La Clef du Cabinet des princes de l’Europe, 1717, pp. 235-236). Cette édition originale est ornée d’un tableau dépliant et d’une planche montrant des baromètres. Bel exemplaire conservé dans sa reliure de l’époque.‎

Referenz des Buchhändlers : LCS-18491

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
Paris France Francia França France
[Bücher von Librairie Camille Sourget]

€ 2.900,00 Kaufen

‎HOLBEIN, Hans.‎

‎Les Simulachres & historiées faces de la mort, autant élégammēt pourtraictes que artificiellement imaginées. Première et précieuse édition de La Danse des morts de Hans Holbein, imprimée à Lyon en 1538 illustrée de façon magistrale de 41 dessins du maître, gravés par Hans Lützelburger.‎

‎Les plus grand exemplaire (hauteur: 177 mm) répertorié sur le marché depuis plusieurs décennies. Lyon, Melchior & Gaspar Trechsel, 1538. Petit in-4 de (52) feuillets, signés A-M4. Plein maroquin brun, fleuron central à froid, dos à nerfs orné, filets or sur les coupes, roulette intérieure, tranches dorées. Reliure signée de Trautz-Bauzonnet, vers 1865. 177 x 123 mm.‎

‎«Earliest known edition of this remarkable work with its most fascinating designs of exquisite finish» (Murray). Brunet, III, 254; Brun, Le livre français illustré de la Renaissance, p. 222; Mortimer 284; Murray 247; Massmann S. 8; Minns 213; Holbein-Kat. Basel 1960, nr. 418; Woltmann92-149; Hollstein XIVa, 202, 99; 247 ; Brunschwig, 428; Baudrier, V, 175; Rothschild, I, 15. “Suite de 41 compositions merveilleusement gravées d’après les dessins d’Holbein. Le monogramme HL qui se voit au f. 36 sur le lit de la duchesse est celui de Hans Lützelbürger (planche XX)». Brun. First edition of Holbein's Dance of Death, whose iconographic influence continues to the present day. «Holbein’s contribution to the traditional Dance of Death was a sharpening of the humor and satire and a heightening of the drama, so that the customary procession of figures becomes instead under his hand a series of fully realized scenes» (Mortimer). Erste Druckausgabe von Holbeins Basler Totentanz. «Die Folge besteht aus 51 Bildern, von denen 41 beim Tode Lützelburgers, vor Johannistag 1526, vollendet waren und in der Ausgabe von 1538 erschienen. Melchior Trechsel hatte die Stöcke direkt bei Lützelburger bestellt und am Johannistag 1526 bezogen ; nach Aussage des Vorworts von 1538 getraute man sich nicht, die restlichen Stöcke schneiden zu lassen» (Holbein-Kat.). (Première édition imprimée de la danse macabre bâloise de Holbein. "La suite se compose de 51 images, dont 41 étaient achevées à la mort de Lützelburger, avant la Saint-Jean 1526, et qui ont été publiées dans l'édition de 1538…). Premier tirage, de grande rareté, de cette remarquable et célèbre suite de la danse des morts, imaginée par Holbein et « qui doit » selon les bibliographes « être rangée parmi les plus beaux livres qui aient été publiés ». Cette très précieuse danse des morts comprend 41 estampes gravées par Hanz Lützelburger, sur les dessins de Hans Holbein. Le monogramme H signe la gravure de la Duchesse. En 1536 le génial artiste est choisi comme l'un des peintres de Henri VIII. En 1538 Holbein part pour la Belgique puis visite Lyon. Ce voyage coïncida avec la première publication dans cette ville, par Gaspar et Melchior Trechsel des « Simulacres et Historiées faces de la mort ». Les 41 bois gravés qui ornent le volume avaient été tirés à Bâle dès 1530, mais n'avaient jamais été réunis en recueil. Le collaborateur bâlois de Holbein, Hans Lùtzelburger, exécute ici les gravures d'après les dessins de son maître (voir son monogramme "HL" au f. 36). La première réunion en série de ces images à la fois glaçantes et teintées d'humour confère toute son importance à ce qui allait devenir l'un des livres illustrés les plus célèbres de la Renaissance. Le dernier ouvrage connu d'Holbein fut un dessin daté de 1543, année où le grand artiste fut terrassé par une épidémie de peste. L’iconographie absolument remarquable témoigne du génie d’Holbein, dans l’originalité, l’expression et le réalisme des scènes évoquant les différentes classes de la société, ainsi que dans la finesse extrême du dessin. « The wonderful pictures of its most facinating designs of exquisite finish » furent la source où plusieurs artistes postérieurs puiseront leur inspiration. Chacune des gravures est mise en page sous un extrait de 3 lignes latines de la Bible et est accompagnée d'un quatrain en français. Toutes les classes de la société sont réunies dans cette mise en scène magistrale, au réalisme fascinant. L’ouvrage connut d’ailleurs un tel succès que 12 éditions se succédèrent de 1538 à 1562. La danse macabre d'Holbein 1- La création 22- Le prêtre 2- La tentation 23- Le moine 3- L'expulsion du Paradis 24- La nonne 4- Adam travaillant le sol 25- La vieille dame 5- Os de tous les morts 26- Le médecin 6- Le pape 27- L'astrologue 7- L'empereur 28- L'homme riche 8- Le roi 29- Le marchand 9- Le cardinal 30- Le navigateur 10- L'impératrice 31- Le chevalier 11- La reine 32- Le comte 12- L'évêque 33- Le vieil homme 1 3- Le duc 34- La comtesse 14- L'abbé 35- La noble 15- L'abbesse 36- La duchesse 1 6- Le noble 37- Le vendeur ambulant 17- Le chanoine 38- L'agriculteur 18- Le juge 39- L'enfant 19- L'avocat 40- Le jugement dernier 20- Le sénateur 41- Les armoiries de la Mort 21- Le prédicateur Les quatrains et épître en français sont attribués à Jean de Vauzelles ou Gilles Corrozet. Le plus grand exemplaire (hauteur: 177 mm) répertorié sur le marché depuis plusieurs décennies. Provenance: l'exemplaire provient de la célèbre bibliothèque de l'entrepreneur, philanthrope et bibliophile Charles William Dyson Perrins (1864-1958); Sam Josefowitz, Pully – puis par descendance aux propriétaires actuels.‎

Referenz des Buchhändlers : LCS-18475

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
Paris France Francia França France
[Bücher von Librairie Camille Sourget]

€ 65.000,00 Kaufen

‎GALLE, Philippe – BOL, Joannes.‎

‎Venationis, piscationis, et aucupii typi. Joes Bol depingebat. Philip. Galleus excud. La chasse et la pêche à travers 46 estampes du graveur de Brueghel.‎

‎Edition originale, seconde émission. [Anvers], 1582. In-8 oblong. 1 titre-frontispice et 47 planches. Restauration ds. la marge blanche des pl. 46 et 47. Demi-vélin à coins, ex-libris Sir Thomas North Dik Lauder of Grange and Fountain Hall Brt. 1822 accolé sur le plat supérieur, dos lisse. Étui. Reliure du début du XIXe siècle. 260 x 113 mm.‎

‎Edition originale, seconde émission. Cat. Schwerdt, I, 76; Sage, A catalogue of the coll. of books on angling…, p. 38. L’un des plus jolis recueils de gravures du XVIe siècle sur la chasse et la pêche, orné d’un titre-frontispice inséré dans un encadrement animé de scènes de chasse et de pêche et de 47 estampes gravées sur cuivre (212 x 82 mm) illustrant l’art de la chasse, de la fauconnerie et de la pêche. Les bibliographes soulignent la rareté de ce recueil: «Très rare. Pour composer cette magnifique série de figures, J. Bol s’est sans doute inspiré des estampes de Stradan dont la première édition des ‘Venationes’ parut en 1578». Thiebaud, Bibliographie des ouvrages français sur la chasse, 110. Première édition, seconde émission, selon Schwerdt, I, 76, avec les planches numérotées. Seconde édition selon Thiébaud, 110. Philippe Galle, dessinateur et graveur au burin, devint membre de la Gilde d’Anvers en 1570 et citoyen de cette même ville en 1571. Membre éminent de l’École Hollandaise, il a principalement gravé des œuvres de Brueghel. Son talent appliqué à la chasse, à la fauconnerie et à la pêche excelle dans cette suite de gravures, l’une des plus célèbres du XVIe siècle.‎

Referenz des Buchhändlers : LCS-18470

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
Paris France Francia França France
[Bücher von Librairie Camille Sourget]

€ 12.000,00 Kaufen

‎VIDUIS (1500-1569). [Médecin du roi François Ier].‎

‎Chirurgia è Graeco in Latinum conversa, Vido Vidio Florentino interprete, cum nonnullis eiusdem Vidii com[m]entariis. Indicem auctorum & operum sequenti paginâ quaerito. Edition originale très rare de ce volume dû au médecin du roi François Ier.‎

‎Premier tirage de ces célèbres 210 bois. Lutetiae Parisiorum, Petrus Galterius, 1544. In-folio de (18) ff., 533 pp. et (1) p. d’errata. De nombreux bois dans le texte dont 30 à pleine page, restauration dans la marge des pp. 465 à 520 sans atteinte au texte. Plein veau brun, double encadrement de filets à froid sur les plats fleurdelisés aux angles, dos muet à nerfs. Reliure du XIXe siècle. 337 x 227 mm.‎

‎Édition originale de ce « volume peu commun » (Brunet), l’un des plus beaux livres de chirurgie du XVIe siècle, contenant pour la première fois les textes de la Chirurgie grecque d'Hippocrate, de Galien et d'Oribase, en traduction latine. Harvard 542. Il est illustré de 210 magnifiques gravures sur bois, inspirées par des dessins de modèles classiques grecs qui nous sont parvenus par les gréco-byzantins, représentant des opérations de chirurgie, des instruments et des bandages dont 30 figures à pleine page montrant l'utilisation de machines élaborées pour réduire les fractures. «210 figures explicatives dont certaines, à pleine page, exécutées au trait avec une grande élégance. Un de ces bois, p. 175, est marqué de la lettre gothique F, analogue à celle qu’on voit sur quelques figures gravées pour D. Janot. Une autre composition, p. 224, d’une facture plus hésitante, et aux visages grimaçants, est signée d’un monogramme qu’on peut lire APF. Ces figures représentent le plus souvent des machines destinées à réduire les fractures, elles sont intéressantes et les personnages, généralement nus, rendus avec un grand souci d’exactitude anatomique. Certaines s’inspirent des dessins du Primatice et de Jean Santorino se trouvant dans un manuscrit qui fut offert à François Ier, conservé aujourd’hui à la Bibliothèque nationale (Ms. latin 6866).» (Brun, Le Livre français illustré de la Renaissance, 309. L'auteur, Guido Guidi dit Vidius (1500-1569), né à Florence, fut le médecin de François Ier. Le texte s'appuie sur un manuscrit grec de la Bibliothèque de Laurent de Médicis, à Florence. On a longtemps attribué les dessins des bois de cet ouvrage au Primatice, mais depuis l'article de Michel Hirst « Salviati illustratuer de Vidius » (Revue de l'Art, 1969, n°6) ils ont été restitués à Francesco Salviati. Certains des bois portent la croix de Lorraine, d'autres les initiales F. ou ARF. On les donne fréquemment comme étant de François Jollat. (Welcomme I-6596 ; Waller 1960). Francesco Salviati, pseudonyme deFrancesco de’ Rossi(1510àFlorence-1563àRome) est unpeintremaniéristeflorentin. Il tient son nom de son fidèle protecteur, le cardinalGiovanni Salviati, l’oncle deCosmeIer. Il est parfois surnomméCeccoouCecchino Salviati.Giorgio Vasariécrit que Salviati «possédait un plus beau style que tout autre à Florence à son époque.» C'était un portraitiste renommé et un fresquiste admiré pour sa rapidité d’exécution - que Vasari oppose à la lenteur dePontormoet deBronzino- et son habileté à mettre en scène de complexes allégories profanes ou sacrées. De retour à Rome en 1541, Salviati peint pour la Stanza dell’Incendia du Palais du Vatican une fresque (aujourd’hui disparue) représentantRe Pepino(Pépin le bref). La même année, il peintla Sainte Famille au perroquet(aujourd’hui au Musée du Prado). En 1543, il décore la salle de l’Audience (sala dell‘Udienza) duPalazzo Vecchioà Florence. Le programme iconographique illustre les moments de la vie du généralMarcus Furius Camillus, d’aprèsPlutarque: « la prise de Veies » (la Conquista di Veio), «Camillus soumettant les Vosques» (Camillo che sconfigge i Volsci), «la punition du maître de Faléries » (la Punizione del Maestro di Falerii), «le triomphe de Camillus» (il Trionfo di Camillo). Il reçoit le 6 novembre 1544, la commande del’Incrédulité de Saint Thomas(aujourd’hui au Louvre6) pour l’église Notre-Dame de Confort de Lyon. Il peint la grandeDépositionde la chapelle Dini à Santa Croce et à la fin de son séjour florentin, laCharitéde la galerie des Offices. En 1548, insatisfait du traitement qu’on lui fait à Florence, il repart à Rome. Il peint pour le cardinalAlexandre Farnèseles fresques de la chapelle du Pallio du palais de la Chancellerie (Palazzo della Cancelleria). Il reçoit la commande de fresques pour la chapelleSanta Maria dell’Anima(1549-1550). Il reprend en 1550 la décoration de l’Oratorio San Giovanni Decollato. Il y peint deux apôtres, etla naissance de saint Jean-Baptiste. Pour le réfectoire de San Salvatore in Lauro, il exécute lesNoces de Canaet lesScènes de la Genèse. En 1553, il peint lesHistoires de Davidtirées despremieretdeuxième livres de Samuelpour le salon des Mappemondes du Palais Sacchetti, que le cardinal Giovanni Ricci da Montepulciano vient d'acquérir. Il décore pour le cardinal Ranuccio Farnèse la salle des Fasti Farnesianidu Palais Farnèse à Rome. La parenthèse française: Il part pour vingt mois (entre février 1556 et l’hiver 1557-1558) en France, décore pour le compte de Charles de Lorraine, le château de Dampierre. Il ne subsiste malheureusement rien de son travail. Le château Renaissance a été détruit pour faire place à un nouvel édifice construit parJules Hardouin-Mansartdans un style classique en 1683. Nous ne possédons aucune autre trace du travail de Salviati en France, même si un voyageur italien cite, en 1606, dans sa description du Palais Gondi, à Paris, unFrançois Ier et Charles Quint faisant la paixdû à Francesco Salviati, qu'il a peut-être peint pendant son séjour français. «At the suggestion of Ridolfi, Guido Guidi (Vidus Vidius) undertook the translation and by the liberality of François Ier, to whom it is dedicated, he was able to produce this splendid edition. From a preface in Guidi’s Latin MS. it would seem that the drawings, which are such a striking feature of the book, are to be attributed to Francesco Primaticcio and Jean Santorinos. They are modified copies, or interpretations, of the original Greek drawings, with which it is interesting to compare them.» (Bibliotheca Osleriana, n°155) «Volume d’une belle exécution typographique, dédié à François Ier, dont l’auteur, Guido Guidi, fut le premier médecin après la mort de Guillaume Cop. Les 211 figures gravées sur bois dont il est orné nous ont singulièrement frappé; on peut certainement les attribuer à un des plus grands artistes du temps et de l’école florentine. Ce livre rare est peu connu.» (Répertoire universel de bibliographie par Léon Techener, n°934) Précieux exemplaire de l’un des plus beaux traités de chirurgie du XVIe siècle.‎

Referenz des Buchhändlers : LCS-18466

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
Paris France Francia França France
[Bücher von Librairie Camille Sourget]

€ 13.000,00 Kaufen

‎WEIGEL, Christoff.‎

‎Abbildung der Gemein-Nützlichen Haupt-Stände von denen Regenten und ihrer so in Friedens als Kriegs-Zelten zugeordneten Bedienten an bib auf alle Künstler und Handwercker… Edition originale de premier état du livre de référence sur les métiers du XVIIe siècle.‎

‎Illustrée de 212 gravures sur cuivre avant les numéros. Regenspurg, Gedruckt… 1698. In-4 de 1 frontispice, (8) ff., 684 pp. chiffrées 676, (1) f., 212 gravures sur cuivre à pleine page. Plein veau havane, dos à nerfs richement orné, tranches rouges. Reliure de l’époque. 196 x 155 mm.‎

‎Edition originale très recherchée de ce célèbre ouvrage illustré du graveur et éditeur allemand Christoph Weigel (1654-1725) sur les métiers du XVIIe siècle, orné de 212 gravures sur cuivre et d’un frontispice. Bauer, Weigel 1062, 10; Lipperheide Pe.; Brunet Suppl. II. 941 ; VD17 1:081343C; BL/STC German Books W-688. Il constitue une source de premier ordre sur les principaux métiers et l’artisanat à la fin du XVIIe siècle. Selon Brunet, il existe un état avant les numéros, ce qui est le cas du présent exemplaire. “First edition of Weigel’s popular account of trades and crafts, a book famed for its detailed descriptions of contemporary professions and guilds. Some, like fishermen and ship's captains, were rather unusual in Nuremberg or southern Germany”. «Geschätzt wegen dekorativer, genauer Darstellungen zeitgenössischer Stände und Handwerke mit entspr. Beschreibungen, die ‘einen wichtigen Einblick in Handwerk, Künste und Handel zur Zeit Weigels’ (B. 836) geben. 87 Darstellungen sin dim süddeutschen Raum fremd (z. B. Fischer, Schiffer, Muschel-Verkäufer) und basieren auf J.u.C. Luykens ‘Het Menselyk Bedryf’ von 1694 (s. B. 839 u. 1143 ff. mit genauer Auflistung)”. L’ouvrage est divisé en vingt-quatre parties ou divisions, chacune se rapportant à une catégorie de métiers. Débutant par six métiers ou fonctions d’état (régent, avocat, fonctionnaire, etc.), se succèdent les métiers des armes (soldats, fondeur de canon, poudrier, etc.), de la marine (matelot, fabricant de mâts, forgeur d’ancre, etc.), de l’éducation, de la médecine, du commerce, des « exercices glorieux » (maître d’armes, maître à danser, maître du jeu de balle, etc.), des arts, de la musique, de l’imprimerie, de la joaillerie et de l’orfèvrerie, du travail du laiton, de la menuiserie, etc.Ce livre a ceci d’important qu’il offre une riche illustration, où chaque métier décrit comporte une gravure le représentant, mettant en scène un ou plusieurs praticiens. Tous les métiers de l’âge classique sont ici illustrés au moyen de fines gravures sur cuivre à mi-page. Quelques gravures portent la signature de Caspar Luyken, les autres ne sont pas signées. L’édition est d’une grande rareté. La plupart des exemplaires sont incomplets, tels celui de la B.n.F. ou de la collection Lipperheide. Exemplaire très frais, bien complet, en premier état avant les numéros, des 212 gravures, conservé dans son élégante reliure décorée de l’époque.‎

Referenz des Buchhändlers : LCS-18465

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
Paris France Francia França France
[Bücher von Librairie Camille Sourget]

€ 23.000,00 Kaufen

‎BAILLY, Jean-Sylvain.‎

‎Histoire de l’astronomie ancienne, jusqu’à l’établissement de l’école d’Alexandrie. Rare série complète de cette importante histoire de l'astronomie pour le XVIIIe siècle.‎

‎L'ensemble des cinq volumes est illustré de 21 planches. Paris, De Bure, 1781. In-4 de xxiv pp., 527 pp., 3 planches. * Histoire de l’astronomie moderne depuis la fondation de l’école d’Alexandrie, jusqu’à l’époque de M.D.CC.XXX. Paris, De Bure, 1785. 3 volumes in-4 de xvi pp., 728 pp., 13 planches; II/ (2) ff., 751 pp., 5 planches; III/ (2) ff., 415 pp. * Traité de l’astronomie indienne et orientale. Ouvrage qui peut servir de suite à l’Histoire de l’Astronomie ancienne. Paris, De Bure, 1787. In-4 de (2) ff., clxxx pp., 427 pp. Soit un ensemble de 5 volumes in-4 reliés uniformément en veau marbré de l’époque, roulette doré autour des plats, dos à nerfs richement ornés de fers en forme de fleurs, pièce de titre de maroquin rouge, coupes décorées, tranches mouchetées rouges. Reliure de l’époque. 260 x 193 mm.‎

‎Rare série complète en seconde édition pour la totalité des volumes de cet «ouvrage estimé» (Brunet). Lalande p. 544; Poggendorff I/89; Dorbon n°5399 "Rare complet des 5 volumes."; DSB I, pp. 400-402; Houzeau & Lancaster 22; Brunet, I, 615 «Ouvrage estimé. L'astronomie indienne est rare». «‘L’astronomie indienne’ est rare, et vaut seule 15 à 18 fr. ‘L’astronomie ancienne’ parut d’abord en 1775, et ‘l’astronomie moderne’, de 1779 à 1782; mais on préfère la seconde édition, parce qu’elle contient des augmentations.» (Brunet). L'Histoire de l'astronomie fut considérée par les contemporains de Bailly à la fois comme une œuvre scientifique et une œuvre littéraire, et c'est elle qui lui ouvrit les portes de l'Académie française grâce à son ami Buffon et malgré l'opposition de d'Alembert, alors qu'il faisait déjà parti par ses travaux de l'Académie des sciences depuis 1763. Il est désigné maire de Paris le 15 juillet 1789. Arrêté en 1793, il est appelé à témoigner au procès de Marie-Antoinette, mais dépose en sa faveur, ce qui le conduit à sa perte. Il est guillotiné en novembre 1793. La réussite de l'ouvrage de Bailly tient au fait qu'il était également littérateur et qu'il accorda une égale place à la narration qu'aux savants calculs. Disciple de Lacaille, ses recherches sur les satellites de Jupiter constituent son principal titre scientifique.Dans l'Histoire de l'astronomie ancienne, Bailly recherche essentiellement l'origine de l'astronomie, ses progrès et l'influence qu'elle eut sur différents peuples, rejetantl'idée ancienne selon laquelle elle serait "la fille" de l'astrologie. Elle fut en fait un préalable à l'Histoire de l'astronomie moderne.«Ouvrage important et agréable tout à la fois, rempli de dissertations savantes, d'idées lumineuses, de peintures brillantes» (De Lalande, Bibliographie astronomique). «Cet ouvrage, écrit avec élégance, d'un style brillant, quelque fois animé, fut reçu avec une extrême faveur» (Michaud, Biographie universelle). L'ensemble des cinq volumes est illustré de 21 planchesgravées par P. Cl. de La Gardette : 3 planches pour l'Histoire de l'astronomie ancienneet 18 pour l'Histoire de l'astronomie moderne (mesures, plans, instruments, reproductions de signes zodiacaux). Le présent ensemble constitué des 5 volumes en reliure uniforme de l’époque forment une rare réunion des œuvres importantes de Bailly sur l'astronomie. Superbe exemplaire bien complet de l’ensemble des volumes et de ses 21 planches, conservé dans une très élégante reliure uniforme de l’époque aux dos très finement ornés. Provenance: exemplaire de Henry de Cessole avec ex-libris manuscrit, ex-libris armoriés A.G. du Plessis et P. de La Morandière.‎

Referenz des Buchhändlers : LCS-18463

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
Paris France Francia França France
[Bücher von Librairie Camille Sourget]

€ 9.500,00 Kaufen

‎FLUDD, Robert (alias DE FLUCTIBUS)‎

‎Philosophia moysaica In qua Sapientia & scientia creationis & creaturarum Sacra vereque Christiana... Edition originale posthume du dernier essai de Robert Fludd.‎

‎L’un des plus fameux philosophes et alchimistes anglais, traitant de la Création. Goudae, Petrus Rammazenius, 1638. Grand in-4 de (4) ff. y compris le titre gravé, 144 ff. (numérotés 152 par erreur); 30 ff., (1) f. d’errata relié entre les ff.28 et 29, nombreuses gravures dans le texte. Relié en plein veau brun moucheté de l’époque, double filet doré encadrant les plats, dos à nerfs orné de fleurons dorés, tranches rouges sur marbrures. Reliure du tout début du XVIIIe siècle. 317 x 195 mm.‎

‎Édition originale posthume du dernier essai de Robert Fludd traitant de la Création. Sir William Osler, Biblotheca Osleriana : A catalogue of books illustrating the history of medecine and science, n°2629 ; DSB V, 47ff. - Ferguson I, 284. - Wheeler Gift 112-113. - Mottelay S. 554. - Gardner 237 & 236. - Wellcome I, 2331 & 2332. - Poggendorff I, 763 (nur Tl. I). Dans son ouvrage, Robert Fludd (1574-1638), l’un des plus fameux philosophes et alchimistes anglais, démontre l’égalité entre le Soleil – source de lumière et de vie – et Dieu. 'In the first half of the seventeenth century [Fludd] was one of England's best known philosophers. Certainly few Englishmen of his day managed to draw the attention of such a distinguished group as Kepler, Mersenne, and Gassendi – each of whom wrote at least one work discussing, and usually complaining of, Fludd's theories. To many Europeans he seemed the most prominent of all English philosophers of his day 'Fludd, like most other Renaissance scientists, and certainly like all Paracelsians, had a bitter hatred of Aristotle even though Aristotelian influences are evident throughout his work. As his authority he preferred to turn to God's two books of revelation – one, His written book, the Holy Scriptures, and the other, nature, God's book of Creation Fludd stated that the origin of all things may be sought in the dark chaos (potential unity) from which arose the light (divine illumination or actual unity). He affirmed that there is true unity in this dichotomy since "Light was unto the eternall unity all one with darkness, though unto our weak capacities they are opposite in property". Continuing, he explained that it was from the darkness or shades of the chaos through the divine light that there appeared the waters which are the pervasive matter of all other substances. This is then true Mosaic philosophy, which is built upon the three primary elements of darkness, light, and the waters or the Spirit of the Lord. And it is with the aid of this divine knowledge that we may bring order even out of the confusion found in the writings of the ancients on the subject. With a careful analysis of their texts Fludd showed that when Aristotle wrote of the prima materia, Plat of the hyle, Hermes of the umbra horrenda, Pythagoras of the "symbolical unity", and Hippocrates of the deformed chaos, they were all writing in reality of the darkness or the dark abyss of Moses. Similarly by some name or another all of these philosophers knew something of the Mosaic "light" and "waters". However, in their interpretations they often varied far from the truth and it is to the works of Plato and the Pymander of Hermes that the true adept is urged to go for enlightenment' (Debus, The English Paracelsians pp. 105-109). Disciple de Paracelse, il défend surtout dans cet ouvrage célèbre la médecine magnétique, qui le mène à la médecine transplantatoire : Fludd expose ainsi les vertus de la transplantation d’une maladie entre les hommes, les animaux et les végétaux. L’édition comprend in fine la réponse de Fludd à la réfutation de cet ouvrage publiée par le prêtre écossais Foster: Responsum ad Hoplocrisma-Spongum M. Fosteri (Ibid., id., 1638 – 30 ff.). L’ouvrage est illustré d’un titre gravé sur cuivre (répété en tête de la deuxième partie) et d’environ 30 gravures dans le texte dont 4 gravures sur cuivre. Bel exemplaire conservé dans sa reliure du tout début du XVIIIesiècle Provenance: A N. Brugière de Lamotte (ex-libris gravé) et ex-libris manuscrit de l’époque sur le titre.‎

Referenz des Buchhändlers : LCS-18460

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
Paris France Francia França France
[Bücher von Librairie Camille Sourget]

€ 7.000,00 Kaufen

‎NICOLAY, Nicolas de.‎

‎Le Navigationi et Viaggi, fatti nella Turchia, di Nicolo de Nicolai del Delfinato, signor d’Arfevilla, Cameriere & Geografo ordinario del Re di Francia, con diverse singolarità viste, & osservate in quelle parti dall’Autore. Novamente tradotto di Francese in Italiano da Francesco Flori da Lilla, Aritmetico… Rare première édition vénitienne.‎

‎Première édition italienne illustrée de 67 planches gravées sur cuivre à pleine page représentant des costumes de la Turquie, de l’Arabie et de la Grèce dont sept paraissent ici pour la première fois. Venise, Francesco Ziletti, 1580. In-folio de (8) ff., (4) ff., 192 pp. ornées de 67 planches gravées sur cuivre à pleine page. Petit cachet humide partiellement effacé sur le titre, infime déchirure en marge du titre, déchirure restaurée au coin des pp. 53, 137, 139, 185 et en marge de la p. 183, pte tache d’encre p. 110. Veau rouge, double filet à froid encadrant les plats, dos à nerfs, titre doré, roulette intérieure dorée. Reliure moderne. 303 x 202 mm.‎

‎Première édition italienne au format in-folio, en partie originale, contenant sept gravures de costumes orientaux à pleine page de plus que les éditions précédentes. Pour ce motif et pour son format, cette édition, devenue rare, est l’une des plus recherchées. Il s’agit en outre de la première édition à contenir des gravures sur cuivre pour illustrer le texte, beaucoup plus fines et détaillées que les gravures sur bois employées dans les éditions précédentes. Brunet, IV, 67; Adams n°253 ; Cicognara 1731 ; Colas 2204; Mortimer, II, 319. Rare édition vénitienne en partie originale «renfermant 7 planches de plus que l’édition française de 1568». La première édition parut à Lyon en 1567. Cette édition vénitienne présente 67 planches gravées sur cuivre tirées à pleine page, soit 7 planches de plus que l’édition française de 1568. Ces superbes gravures sont une source inestimable de renseignements sur les peuples de l’Empire ottoman du XVIe siècle. «Voici la liste de ces gravures supplémentaires: 1 planche paginée 154 sans légende représentant 3 personnages. 1 planche paginée 182: Capitano d’Arabie. 1 planche paginée 184: Donna turca standi in casa 1 planche paginée 186: Sposa di Constantinopoli 1 planche paginée 188: Patriarca di Costantinopoli 1 planche paginée 190: Calidesquer a piedi 1 planche paginée 192 sans légende portant 4 costumes de femmes.» (Colas, 2204) Nicolas de Nicolay est né à La Grave d’Oisans (Isère) en 1517 et mort à Paris en 1583. Après avoir pris part au siège de Perpignan (1542), il parcourut la plus grande partie de l’Europe, servant dans les armées de la plupart des pays qu’il visitait, étudiant les langues qu’il entendait parler et prenant des croquis, dont il forma une collection. De retour en France au bout de seize ans, il devint valet de chambre et géographe de Henri II. En 1551, il accompagna à Constantinople l’ambassadeur d’Aramon, puis visita l’archipel grec, les côtes septentrionales de l’Afrique et devint commissaire d’artillerie. A propos de l’édition de 1567, Colas écrit: «Ces gravures représentent des costumes masculins et féminins de la Turquie, de l’Arabie et de la Grèce; c’est la première série de documents sérieux sur les habillements du proche Orient, aussi a-t-elle été copiée par la plupart des dessinateurs d’habits du XVIe siècle; ces gravures sont attribuées à Louis Danet par la plupart des bibliographes, 42 portent le monogramme L. D. Cependant l’exemplaire du Cabinet des estampes porte en note manuscrite que ces planches sont gravées par Léonard Thiry dit Léonard Daven et le catalogue de la vente Destailleur (1893, n° 1325) confirme cette dernière attribution. Ni Bartsch, ni Passavant ne mentionnent cette suite dans l’œuvre de Thiry ». Après avoir décrit les mœurs d’Alger, de Tripoli, de Barbarie et de Scio, où il aborda en allant à Constantinople, Nicolay (1517-1583), voyageur dauphinois, s’arrête plus longtemps à ce qui concerne les Turcs, les Grecs et les autres habitants de l’empire ottoman. Ses remarques sont instructives pour le temps où elles ont paru et offrent même encore des détails curieux. Mais Nicolay interrompt tout à coup sa relation à la fin du troisième livre; il parle des habitants de la Perse et de l’Arabie, pays qu’il n’a pas visités, et a recours pour remplir son texte, ainsi que ce qui regarde les Grecs, les Arméniens et les Juifs, aux auteurs anciens et modernes qui ont écrit sur ces peuples et sur les pays qu’ils habitent. Exemplaire à bonnes marges portant l’ex-libris «Gonnelli Firenze 1875».‎

Referenz des Buchhändlers : LCS-18445

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
Paris France Francia França France
[Bücher von Librairie Camille Sourget]

€ 14.500,00 Kaufen

‎VIRGILE‎

‎Les Œuvres, translatées de latin en françoys et nouvellement imprimées. Précieuse seconde édition française illustrée de l’œuvre complète de Virgile‎

‎Premier tirage de cette superbe édition en français des Œuvres de Virgile, avec l’Eneide traduite par Octavien de Saint-Gelais, ornée de plus de 150 gravures «très finement exécutées». (Brun, Le livre français illustré de la Renaissance). Paris, Jehan Petit pour Oudin, 1540.Petit in-folio gothique de (2) ff. préliminaires dont le titre-frontispice imprimé en rouge et noir, 76 ff. ornés de 53 gravures dans le texte, 125 ff. (petite restauration au titre sans manque) ornés de 106 gravures dans le texte, (1) f. Maroquin rouge à grain long, double encadrement de double filet à froid, large fleuron doré au centre des plats, fleurons dorés aux angles, dos à nerfs orné de fleurons dorés, double filet or sur les coupes, roulette intérieure dorée, tranches dorés sur marbrure. Reliure signée de Capé. 291 x 193 mm.‎

‎Précieuse seconde édition française illustrée de l’œuvre complète de Virgile. La traduction en vers sur deux colonnes (la première date de 1529) est due, pour les Bucoliques et les Géorgiques à Guillaume Michel dit de Tours, et pour l’Eneide à Octavien de Saint Gelais. Cette dernière partie commence par un titre à part orné d’un bois représentant l’auteur. Tchemerzine (V, 633), cite cette édition sans mentionner l’imprimeur de cet exemplaire, Jehan Petit. Brunet (v, 1300) ne mentionne pas non plus cet imprimeur. Très soigneusement imprimée en gothique, l’édition présente en marge du texte français, le texte latin en caractères romains. Beaucoup plus illustrée que la première édition (une vingtaine de figures), celle-ci est ornée de 159 remarquables figures gravées sur bois en premier tirage, de la largeur d’une colonne, «très finement exécutées» (Brun, Le Livre français illustré de la Renaissance, 312). Les Bucoliques et les Géorgiques sont illustrées de 53 gravures illustrant la vie rurale et les travaux des champs, certaines se répétant à partir de 24 bois différents. L’Eneide est illustrée de 106 fines gravures sur bois (75 x 56 mm) suivant fidèlement le texte et donnant le nom des différents personnages sur des phylactères. Le titre général est inséré dans un grand portique architectural à médaillons au nom de Jehan Petit (Renouard 904). Il est orné des armes royales et des armes de la ville de Paris. Le dernier feuillet présente la grande marque de Iehan Petit aux 2 lions portant l’écu à la fleur de lis (108 x 82 mm). Octavien de Saint-Gelais, né à Cognac, vers 1466, d’une famille qui prétendait descendre de l’ancienne maison de Lusignan, en Poitou, fit ses études à Paris, embrassa l’état ecclésiastique, se livra néanmoins à la poésie. Sa naissance et ses talents l’introduisirent à la cour de Charles viii. Ce prince le goûta et le fit nommer, en 1494, à l’évêché d’Angoulême par le pape Alexandre vi, à qui le chapitre avait remis son droit de nomination. Saint-Gelais renonça dès lors aux frivolités de la jeunesse; et deux ans après, il alla remplir les fonctions épiscopales, avec édification, dans son diocèse, où il mourut en 1502. «Il avait passé pour un des plus grands poètes de son temps». «Virgile est l’ami du solitaire, le compagnon des heures secrètes de la vie… Les tableaux de Virgile ne sont pas bornés à de certaines perspectives de la vie; ils représentent toute la nature: ce sont les profondeurs des forêts, l’aspect des montagnes, les rivages de la mer, où des femmes exilées regardent, en pleurant, l’immensité des flots…» Chateaubriand. Très bel exemplaire d’un ouvrage fort rare, l’un des illustrés français du XVIe siècle les plus raffinés, finement relié en maroquin rouge orné par Capé, l’un des plus fins relieurs parisiens du Second Empire.‎

Referenz des Buchhändlers : LCS-15881

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
Paris France Francia França France
[Bücher von Librairie Camille Sourget]

€ 15.000,00 Kaufen

‎BUCHOZ, Pierre-Joseph‎

‎Première centurie de planches enluminées et non enluminées représentant au Naturel ce qui se trouve de plus Intéressant et de plus Curieux parmi les animaux, les végétaux et les minéraux, Pour servir d'intelligence à l'histoire générale des trois Règnes de la Nature. - Seconde centurie... L'exemplaire de la comtesse Sophie Potocka relié en maroquin parisien de l'époque.‎

‎200 planches coloriées à l'époque illustrant fleurs et animaux. Paris, Lacombe, Buchoz, puis Paris, Buchoz & Amsterdam, Marc-Michel Rey, [1775]-1778-1779-1780-1781. 20 tomes en 4 volumes in-folio de: I/ 5 titres, 50 planches dont 49 en double état en noir et coloriées et 1 uniquement en couleurs, 5 ff. d’explication des planches; II/ 5 titres, 50 planches dont 48 en double état en noir et coloriées et 2 uniquement dans l’état colorié, 5 ff. d’explication des planches; III/ 5 titres, 50 planches dont 47 en double état en noir et coloriées et 3 uniquement en couleurs, 5 ff. d’explication; IV/ 5 titres, 50 planches dont 48 en double état en noir et coloriées et 2 uniquement en couleurs, 5 ff. d’explication des planches. Plein maroquin rouge, triple filet en encadrement et fleurons angulaires dorés sur les plats, dos à nerfs ornés de motifs dorés, pièces de titre et de tomaison de maroquin vert, tranches dorées. Reliure de l’époque. 458 x 305 mm.‎

‎[video width="1684" height="1080" mp4="https://www.camillesourget.com/wp-content/uploads/2024/03/FullSizeRender1.mp4"][/video] Édition originale de l'un des plus célèbres livres de Pierre Joseph Buchoz. Sitwell p 82; Blunt, pp. 158-160 ; Brun Anker 73 ; Fine Bird Books, p. 63 ; Nissen IVB 156 et I, 1371; Graesse I, 563. Pierre Joseph Buchoz (1731-1807), docteur agrégé à la Faculté et au collège Royal de Médecine de Nancy, médecin botaniste de Monsieur, ancien médecin de feu sa Majesté le Roi de Pologne et de Monseigneur Comte d'Artois... a publié un grand nombre d'ouvrages sur les plantes étrangères et indigènes. Outre quelques bonnes observations sur les oiseaux de volière ses livres sont aujourd'hui principalement recherchés pour la beauté des estampes enluminées qui les accompagnent. Avocat puis médecin, démonstrateur au collège royal des médecins de Nancy, Pierre-Joseph Buchoz, de Metz, publia des ouvrages d'histoire naturelle dans l'esprit encyclopédiste du temps. Bel ouvrage imprimé sur grand papier de Hollande orné de 20 titres calligraphies en couleurs, en lettres d'or, rouges et vertes, et de 200 planches hors texte entièrement coloriées à la main à l'époque illustrant gibier, oiseaux, mammifères, papillons, coquillages, fleurs, plantes, fossiles. Les volumes sont enrichis de la suite de 192 gravures en noir. Les superbes planches de botanique, zoologie et minéralogie ont été dessinées par les plus grands artistes du XVIIIe siècle tels Jacques de Favanne, Guillaume de Favanne son fils, Bélengé et Jean-Baptiste Desmoulins. Elles sont gravées par Ransonnette, Jean Leroy, Dupin fils, Claude Fessard, M. Fessard, Breant, Vangelisti, Vidal, C. Baquoy, Bradel et Jacques Juillet. The British Museum (Nat. Hist.) Cat.: I, 275, notes that "the plates of fossils and minerals were collected and issued in 1782 as 'Les dons merveilleux.de la Nature dans le regne Mineral." Bel exemplaire en maroquin rouge provenant de la bibliothèque de la Comtesse Sophie Potocka (1760-1822), célèbre dans toutes les cours d'Europe pour sa beauté, avec sa signature sur le premier titre de chaque volume.‎

Referenz des Buchhändlers : LCS-18444

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
Paris France Francia França France
[Bücher von Librairie Camille Sourget]

€ 125.000,00 Kaufen

‎LA CHAPELLE, Jean-Baptiste de.‎

‎Traité de la construction théorique et pratique du scaphandre, ou du bateau de l’homme. Approuvé par l’Académie Royale des Sciences...Volume in-8 enrichi de Figures en taille-douce. Première et unique édition de la première description du scaphandre.‎

‎Très bel exemplaire d’une parfaite fraicheur conservé dans son élégante reliure de l’époque non restaurée. Paris, chez Debure père & chez l’Auteur, 1775. In-8 de xlviii pp., 328 pp., (3) ff., (1) f.bl., 4 gravures sur 2 planches hors texte dépliantes. Veau marbré, filet à froid autour des plats, dos lisse orné de fleurons dorés, pièce de titre de maroquin rouge, tranches marbrées. Reliure de l’époque. 182 x 98 mm.‎

‎Première et unique édition de la première description du scaphandre, l’invention nouvelle de Jean-Baptiste de La Chapelle. Le mot «scaphandre», du grec skaphe (barque) et andros (homme), fut utilisé pour la première fois en 1775 par l'Abbé de la Chapelle dans son ouvrage Traité de la construction théorique et pratique du scaphandre ou du bateau de l'homme. L'invention de l'Abbé de la Chapelle consistait en un costume réalisé en liège et permettant à des soldats de flotter et de traverser les cours d'eau. «L’Abbé Jean-Baptiste de La Chapelle est un mathématicien français, né vers 1710, mort à Paris, en 1792. Censeur royal, membre de quelques Académies de province et de la Société royale de Londres, il passa sa vie dans la retraite, partageant son temps entre l’étude et la société de quelques amis. Il s’occupa surtout de mathématiques, et fit quelques découvertes utiles, parmi lesquelles on compte ce qu’il appela le scaphandre, appareil en liège au moyen duquel l’homme peut marcher à la surface des eaux tranquilles. L’auteur en fit plusieurs fois l’essai lui-même sur la Seine.» (Nouvelle biographie générale, XXVIII, 509-510). "Cette espèce de cuirasse permet de faire à la nage toutes sortes de manœuvres comme de manger, boire, lire, écrire, combattre, charger le fusil ou le pistolet, tirer, chasser, pêcher, se sauver des naufrages, sans jamais pouvoir couler au fond, calfater un vaisseau en pleine mer, ou l'y radouber, faire passer à un corps de troupes, sans ponts, sans bateaux, sans radeaux & surtout sans bruit, les plus grands fleuves et les plus rapides, lui faciliter une descente par mer, sur une côte ou sur une terre. L’auteur décrit par le menu les périls de la mer ainsi que la combinaison avec laquelle il gagna une importante notoriété en traversant à de nombreuses reprises la Seine. Composée de toile et de cuir, son invention ne permet pas encore d’évoluer sous la surface de l’eau, mais propose un système de flottaison destiné aux troupes de marine et au sauvetage lors des naufrages. L’illustration est composée de 4 belles gravures sur cuivre imprimées sur 2 planches dépliantes dessinées et gravées par J. Robert. Elles donnent à voir les différents éléments de cette étrange habit qui demeure largement considéré comme le véritable précurseur des gilets de sauvetage modernes. Très bel exemplaire d’une parfaite fraicheur conservé dans son élégante reliure de l’époque non restaurée.‎

Referenz des Buchhändlers : LCS-18420

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
Paris France Francia França France
[Bücher von Librairie Camille Sourget]

€ 3.800,00 Kaufen

‎GEYLER VON KAISERBERG, Johannes.‎

‎Sermones prestantissimi Sacrarum literarum doctoris Joanis Geilerii Keiserspergii, concionatoris argentinensis, fructuosissimi de tempore et de sanctis accomodandi. De arbore humana. De xii excellentiis arboris Crucifixi. De xii fructibus Spiritus sancti. De xiii conditionibus mortis sub typo majoris villani arborum Cesaris Gorsmeier Holtzmeier. De morte virtuali sive gratie. De dispositione ad felicem mortem. De xxiii obsequiis mortuis impendendisque sermonibus de morte virtuali annectuntur. - "A la fin" : Expliciunt sermones... Joannis Geileri Keyserspergii de morte preciosa ac aliis sub diverso typo, quos Joannes Grüniger ["sic"]... Argentine impressit, anno millesimo quingentesimo decimoquinto, in vigilia nativitatis Marie (1515). Exemplaire conservé dans sa première reliure en peau de truie estampée sur ais de bois.‎

‎Seconde édition des sermons strasbourgeois de Geyler von Kaiserberg, ornée de la très rare danse des morts ainsi que du très beau frontispice «criblé». Strasbourg, Johannes Grüninger, 1515. In-folio de (6) ff., 214 ff. (le dernier est marqué CXVI par erreur). Peau de truie sur ais de bois, plats biseautés estampés à froid avec décors d'entrelacs et de fleurs, dos à nerfs, fermoirs métalliques, traces d'écoinçons et de cabochons, trace d'attache d'une chaîne. Reliure de l'époque. 280 x 190 mm.‎

‎Seconde édition de cette série de trois sermons prêchés à la cathédrale de Strasbourg entre 1495 et 1497 illustrée d'un ensemble de "danses macabres" et d'un encadrement de titre "criblé" par Hans Wechtlin. Ritter, 971; Kristeller 155; Muller II:35, 126; Muther 1435; Schmidt 146. See Minns, Dance of Death Collection, 194. La danse des morts de Geyler von Kaysersberg est très rare. «Ces sermons furent traduits en latin par Jacques Biethen, de Riquewihr, et dédiés par lui à Conrad Wickram, vicaire général du diocèse de Strasbourg, et à Clément Daniel, curé de Ribeauvillé, ex aedibus domini mei Petri Wickram, summae aedis concinatoris. Biethen dit que Geiler lui-même avait désiré la publication de ces sermons, prêchés en 1495, en partie dans la cathédrale, en partie à Sainte-Madeline et à Saint-Nicolas-aux-Ondes.» “Second edition of Geiler’s sermons, illustrated with the same unusual set of woodcuts representing danse macabre subjects that appeared in the first edition of 1514. Geiler, sometimes called the German Savonarola, was a “preacher at the Strassburg cathedral, who attracted huge audiences while advocating reform. Inspired by the ideals of humanism, Geiler composed and delivered sermons that were at once learned and passionate, and above all, accessible to a broad audience.” Carlos M.N. Eire, Reformations: The Early Modern World, 1450-1650 (2016). The title page is printed in the dotted manner or manière criblée or Schrotblatt, a technique found in Germany and France in the late 15th and early 16th centuries, in which the design is created from punches or stamps on a metal plate. Seven woodcuts and numerous woodcut initials also decorate the book”. Geyler, nommé aussi Kaisersberg de l’endroit où il fut élevé, fameux prédicateur, naquit à Schafhouse le 16 mars 1445. Il perdit en bas âge son père, notaire à Ammerweiler, et se rendit à Kaisersberg (en Allemagne), auprès de son grand-père. Il fut élevé chez son grand-père, en Alsace, étudia les belles-lettres à Fribourg en Brisgau et la théologie à Bâle, où il devint docteur en 1475. Il se distingua bientôt dans l’éloquence sacrée à Fribourg et à Wurtzbourg, et remplit pendant 30 ans, à partir de 1478, les fonctions de prédicateur à la cathédrale de Strasbourg. «Les dominicains avaient occupé jusqu’alors la chaire de la cathédrale de cette ville; mais des disputes scandaleuses qu’il avaient eues en 1454 avec Jean Cruizer, curé de St-Laurent, et avec les autres curés de la ville, et des propositions indécentes qu’ils avaient débités dans la chaire de vérité, firent perdre peu après à ces religieux la prérogative de prédicateurs-nés de la cathédrale. Geyler s’y livra au saint ministère avec le plus grand zèle pendant trente années consécutives. Ses sermons forment un mélange du sacré et du profane, de latin et d’allemand. Geyler s’y élève sans cesse avec force contre les désordres des moines de son temps. Le choix de ses images et de ses expressions, qui blesseraient aujourd’hui nos oreilles délicates et n’exciteraient que le rire, touchait alors nos ancêtres jusqu’aux larmes, et convertissait quelquefois les pêcheurs les plus endurcis. On doit à l’éloquence de Geyler l’abolition de plusieurs abus contre la décence et la majesté du culte divin, tels que les cérémonies qui se faisaient dans la cathédrale le jour des Innocents et pendant la semaine de la Pentecôte, ainsi que les assemblées nocturnes de la Dédicace. C’est aussi à ses exhortations que la ville de Strasbourg doit la première idée d’une école publique. Les sermons de Geyler attiraient un si nombreux auditoire que la place de la chapelle de St-Laurent, où était la chaire de la basilique, devint bientôt trop étroite pour pouvoir contenir la foule. On construisit alors en 1486 cette chaire magnifique qui existe encore aujourd’hui, sur les dessins de Jean Hammerer, architecte de fabrique, et d’après les idées de Geyler lui-même. Cet orateur sacré était fort considéré par Maximilien Ier, à cause de sa probité et de son érudition; cet empereur l’appela souvent à sa cour, le consulta sur les matières les plus importantes, et le protégea contre les ennemis que suscitait à l’orateur la hardiesse avec laquelle il prêchait… Aucun de ses contemporains ne possédait peut-être une bibliothèque aussi considérable et aussi bien choisie que la sienne. Il avait l’habitude d’écrire tous ses sermons tantôt en latin, tantôt en allemand; ces manuscrits passaient ensuite entre les mains de ses amis et de ses admirateurs, qui les ont publiés en partie de son vivant, en partie après sa mort; car il n’avait pas la patience de soigner lui-même l’impression de ses ouvrages… Tous les ouvrages de Geyler sont curieux par les détails qu’ils renferment sur les usages et les mœurs du temps de l’empereur Maximilien Ier.» (Michaud, Biographie universelle). L’ouvrage comporte un frontispice gravé sur bois «criblé» comprenant les initiales E.F. G.W. V.A. attribué à Hans Wechtlin ainsi que 7 gravures sur bois mettant en scène des danses macabres, dont une à pleine page. Elles sont attribuées selon les spécialistes à Hans Baldung Grien. “Kristeller describes the full-page "Figura Mortis" cut (showing death slaying a whole family) as "a Dance of Death scene of the most moving character."” Précieux exemplaire conservé dans sa reliure de l’époque en peau de truie estampée à froid sur ais de bois. Mention manuscrite sur le titre : Monastère St Anne Bamberg.‎

Referenz des Buchhändlers : LCS-18406

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
Paris France Francia França France
[Bücher von Librairie Camille Sourget]

€ 25.000,00 Kaufen

‎LABILLARDIERE.‎

‎Relation du voyage à la recherche de La Pérouse, fait par ordre de l’Assemblée constituante, Pendant les années 1791, 1792, et pendant la 1ère. et la 2de. année de la République Françoise. La passionnante Relation du voyage à la recherche de La Pérouse ornée de 44 planches en premier tirage.‎

‎Superbe exemplaire conservé dans sa reliure de l’époque ornée d’un chiffre couronné. Paris, chez H. J. Jansen, An VIII de la République françoise [1800]. 2 volumes in-4 de texte de: I/ xvi pp., 442 ; II/ 332 pp., 113 pp. de vocabulaire et de table, (1) p. d’errata; 1 atlas in-plano de: 1 titre gravé, 44 planches numérotées dont 1 carte sur double-page. Qq. rousseurs claires en marge de certaines planches de l’atlas. Reliés de manière uniforme en demi-chagrin rouge avec plats de percaline rouge, roulette dorées encadrant les plats, chiffre couronné frappé or au centre des plats, dos à faux-nerfs ornés de bateaux dorés dans 3 caissons et du chiffre couronné répété dans un caisson, nombreux témoins. Reliure de l’époque. Volumes de texte: 298 x 228 mm. Volume d’atlas: 573x 415 mm.‎

‎Edition originale de cet «ouvrage estimé». (Brunet, III, 711). Nissen ZBI 2331; Sabin 38420. Par décret du 9 février 1791, l'Assemblée Nationale prit la décision d'organiser une expédition avec "la double mission de rechercher M. de La Pérouse, d'après les documents, instructions et ordres qui leur seront donnés, et de faire en même temps des recherches relatives aux sciences et au commerce ...". Placée sous les ordres de Bruny d’Entrecasteaux et de Huon de Kermadec, cette mission, chargée de tenter de retrouver les vaisseaux la Boussole et l’Astrolabe, se composait des flûtes la Recherche et l’Espérance. La flotte partit de Brest le 28 septembre 1791, abordant le 13 octobre à Ténériffe. La Billardière visita son pic fameux et en releva l’histoire naturelle. Le 17 janvier 1792, il relâcha au cap de Bonne-Espérance, où d’Entrecasteaux reçut un message de Saint-Félix, commandant la station des mers de l’Inde, lequel l’informait que le commodore anglais Hunter affirmait avoir vu des hommes en uniformes français dans les iles de l’Amirauté. La Billardière mit à profit le temps de son séjour au Cap pour explorer les montagnes de la Table, du Lion, Stellenbosch et leurs environs. Il s’avance même dans l’intérieur jusqu’à Fransche-Hoek, à la rencontre d'une colonie française de protestants émigrés en 1675. Il enrichit ses collections de beaucoup de plantes peu connues ou mal décrites jusque là. L'expédition appareille le 16 février. Au bout d'un peu plus de deux mois de navigation difficile les navires mouillent sur la côte de Van-Diemen, dans un port qui reçut le nom d’Entrecasteaux (23 avril 1792), La Billardière et les autres naturalistes font plusieurs excursions dans les terres. Radoubés, les vaisseaux de l’expédition de secours effectuent une reconnaissance du sud-ouest de l’Australie, de la Tasmanie, de la Nouvelle-Zélande. La Billardière, Claude Antoine Gaspard Riche (1762-1798) et Louis Ventenat (1765-1794) en profitent pour effectuer d’amples collections de spécimens zoologiques, botaniques et géologiques, et décrire les coutumes et les langues des aborigènes d’Australie. L’expédition, après une longue et périlleuse navigation, après avoir perdu son chef et quatre-vingt huit hommes de ses équipages, aborde enfin en octobre 1793 à Java où, les guerres révolutionnaires ayant éclaté entre-temps, elle est déclarée prisonnière de guerre par les Hollandais, les vaisseaux capturés et les collections de La Billardière envoyées en Grande-Bretagne. Détenu successivement à Samarang, puis à Batavia, La Billardière ne fut rendu à la liberté que le 9 germinal an III. Il peut alors gagner l’île de France, où il est reçu au jardin botanique de Pamplemousses par Nicolas Céré; mais ses collections, contenant plus de quatre mille plantes, dont les trois quarts étaient d'espèces jusque alors inconnues, avaient été transportées en Angleterre. Son ancien maître, le célèbre Sir Joseph Banks (1743-1820) intercède en sa faveur et obtient des autorités britanniques qu’elles lui renvoient ses collections intactes: «J’aurais craint, disait-il, d’enlever à un homme une des idées botaniques qu’il était allé conquérir au péril de sa vie''. Quérard, IV, La France littéraire, p. 336. La fin du texte est constituée de plusieurs vocabulaires. «La partie linguistique très développée contient les vocabulaires suivants: Malais, du cap de Diemen, des îles des Amis, de la Nouvelle-Calédonie et de l’île Waygiou». (Chadenat, n°99). Premier tirage de l’atlas qui comporte une grande carte dépliante à double-page de la mer des Indes et d'une partie de celle du Sud dressée par Barbié Du Bocage et gravée par D'Houdan et 44 planches: 24 planches de vues, portraits des indigènes des îles des Amis, de l'Amirauté et de Nouvelle-Calédonie, et ustensiles dessinées par Piron ; 14 planches de botanique d'après Redouté; 4 planches d'oiseaux d'après Audebert et une planche d'araignée, gravées par Dien, Copia, Maleuvre et Perée. «L’atlas renferme 44 belles planches: vues, costumes, scènes diverses, histoire naturelle, etc.» (Chadenat, n°613). Superbe exemplaire de ce passionnant récit de voyage, conservé dans ses reliures de l’époque ornées d’un chiffre couronné.‎

Referenz des Buchhändlers : LCS-18397

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
Paris France Francia França France
[Bücher von Librairie Camille Sourget]

€ 19.000,00 Kaufen

‎[PHILIPPE d’ORLEANS, Régent] - LONGUS.‎

‎Les Amours pastorales de Daphnis et Chloé. Traduction nouvelle, avec figures nouvellement dessinées Sur les Peintures de M. le Duc d’Orléans, Régent. Précieux exemplaire ayant appartenu à Napoléon III.‎

‎L’un des rarissimes exemplaires de luxe contenant les 29 figures gouachées tirées sur vélin des Amours de Daphnis et Chloé, l’un des plus célèbres livres illustrés du XVIIIe siècle. Paris, de l’Imprimerie de Monsieur, 1787. Petit in-folio de (1) f. bl., viii pp., (1) f., 175 pp., 29 planches hors-texte en couleurs numérotés, protégées par des serpentes. Maroquin rouge, filet et guirlande dorés encadrant les plats, dos lisse finement orné, pièce de titre de maroquin vert, coupes décorées, roulette intérieure dorée, tranches dorées. Etui. Reliure de l’époque. 319 x 240 mm.‎

‎Très belle édition du plus célèbre livre illustré français du XVIIIe siècle, imprimée sur la presse privée de Monsieur, comte de Provence, frère de LouisXVI, futur LouisXVIII, ornée de 29 copies au trait des figures originales du Régent, gravées par Martini. Un des rarissimes exemplaires de luxe contenant les 29 figures gouachées tirées sur vélin. Les peintures sont d'une extrême fraîcheur. «L’éditeur Lamy fit gouacher des suites de ces gravures au trait tirées sur vélin et les inséra dans des exemplaires de luxe.» (Cohen, 655). L'imprimerie de Monsieur était dirigée par Pierre-François Didot (dit Didot jeune) depuis 1779. Dans ce roman grec de Longus (fin du IIe siècle après Jésus-Christ), l’auteur raconte l’histoire de l’amour simple et naïf de Daphnis et Chloé, deux pauvres enfants abandonnés. La particularité de l’ouvrage de Longus, par comparaison avec les autres ouvrages du même genre c’est d’avoir laissé les péripéties au second plan, et d’avoir donné tout le relief aux aventures sentimentales des protagonistes. Daphnis et Chloé ont découvert, en une lente progression, leur sexualité, et le roman s’achève précisément sur l’accomplissement de l’acte charnel. Le roman célèbre Éros, bien sûr, mais aussi Pan et les Nymphes. Ce livre, traduit dans toutes les langues, fut remis au goût du jour en France par le Régent, Philippe d’Orléans et connut plusieurs belles éditions illustrées tout au long du XVIIIe siècle. La présente édition offre une traduction nouvelle par de Bure Saint-Fauxbin. Superbe exemplaire dont l’ensemble des gravures ont été gouachées à l’époque et rehaussées d’un double cadre peint en saumon et noir, conservé dans sa première reliure en maroquin de l’époque. Ce précieux exemplaire a appartenu à Napoléon III, comme en atteste son ex libris apposé au contreplat de la reliure. Charles-Louis-Napoléon Bonaparte, troisième et dernier fils de Louis, roi de Hollande, et Hortense-Eugénie de Beauharnais, et neveu de Napoléon Ier, naquit à Paris au château des Tuileries, le 20 avril 1808 et devint le 22 juillet 1832, à la mort du duc de Reichstadt, le représentant direct de la dynastie napoléonienne; d’abord fixé en Suisse où il fut nommé capitaine d’artillerie, à Berne en 1824, il essaya en 1836 à Strasbourg, de renverser Louis-Philippe dans un mouvement militaire; arrêté et envoyé aux Etats-Unis, il fit en août 1840 à Boulogne une seconde tentative qui échoua et qui lui valut l’emprisonnement perpétuel, mais il réussit à s’enfuir du fort de Ham le 26 mai 1846 et à gagner la Belgique; de retour en France lors de la révolution de 1848, il fut élu député en juin 1848, puis président de la république le 10 décembre de la même année. Le coup d’Etat du 2 décembre 1851 qu’il fit contre l’Assemblée législative lui donna la présidence pour dix ans; enfin, proclamé empereur à la suite d’un plébiscite des 21-22 novembre 1852, le 1er décembre 1852, Napoléon III épousa le 29 janvier 1853, Marie-Eugénie de Gusman, comtesse de Téba, seconde fille du comte de Montijo. Sous son règne la France jouit d’une grande prospérité industrielle et commerciale due en partie à nombre de mesures d’utilité publique prises par le gouvernement, tandis qu’à l’extérieur, une suite de guerres, dont la fin de la conquête de l’Algérie, nous donnait la Savoie, le comté de Nice et la Cochinchine. A la suite de la défaite de Sedan où l’empereur avait été fait prisonnier, la république fut proclamée à Paris le 4 septembre. Napoléon III mourut en exil à Chislehurst, en Angleterre, le 9 janvier 1873. (Olivier Pl. 2659, 15).‎

Referenz des Buchhändlers : LCS-18396

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
Paris France Francia França France
[Bücher von Librairie Camille Sourget]

€ 48.000,00 Kaufen

‎Sammlung verschiedener Spanischer National-Trachten und Uniformen der Division des Marquis de la Romana‎

‎Sammlung verschiedener Spanischer National-Trachten und Uniformen der Division des Marquis de la Romana, 1807 und 1808 in Hambourg in Garnison [Les troupes espagnoles en garnison à Hambourg en 1808]. Le superbe exemplaire du Tsar Alexandre Ier.‎

‎18 planches en couleurs consacrées aux soldats espagnols en garnison durant les guerres napoléoniennes. S.l.n.d. [Hambourg, vers 1808]. In-folio de (1) f. de titre, 18 planches numérotées gravées sur cuivre. Cachet à froid de C. Suhr au pied de chaque planche. Cartonnage de papier marbré, filet doré encadrant les plats, dos lisse, non rogné. Reliure de l’époque. 369 x 235 mm.‎

‎[video width="1280" height="720" mp4="https://www.camillesourget.com/wp-content/uploads/2023/07/SUHR.mp4"][/video] Premier tirage de cette suite complète et fort rare, d’un grand intérêt documentaire: titre et 18 planches gravées sur cuivre et finement coloriées à l’époque à l’aquarelle et à la gouache représentant un ou plusieurs personnages en costumes espagnols, à pieds, à cheval ou en voiture, la plupart dans de très beaux paysages. Colas 2833; Lipperheide 2357. Don Pedro Caro y Sureda (1761-1811), Marquis de La Romana, fut, aux côtés des Anglais, l’un des grands généraux espagnols de la Guerre d’Espagne. En 1807-1808, le Roi d’Espagne, alors allié de Napoléon, envoya les troupes de La Romana en garnison à Hambourg. On les voit représentés ici par Suhr avec femmes, familles, domestiques, ânes et chevaux. A l’été 1808, La Romana les fit passer en Espagne grâce aux Anglais. L'entrevue d'Erfurt réunit l'empereur Napoléon 1er et le tsar de Russie Alexandre 1er. Voulue par Napoléon, elle se tient en Saxe à Erfurt, du 27 septembre au 14 octobre 1808, dans le but de renforcer l'alliance franco-russe conclue l'année précédente lors du traité de Tilsit, signé à la suite de la guerre menée par la Quatrième Coalition. Les armées françaises jusque-là au faîte de leur gloire, ont connu leur premier important revers en Espagne avec la capitulation du général Dupont à Bailén battu par les troupes espagnoles en juillet 1808. Napoléon veut régler lui-même le problème espagnol en emmenant une partie de la grande armée en Espagne, mais craint d'être attaqué à l'Est par l'Autriche qui renforce ses armées. Superbe exemplaire de toute fraîcheur, conservé dans son très élégant cartonnage de l’époque, condition rarissime, provenant de la bibliothèque impériale du Tsar Alexandre 1er avec ex-libris armorié.‎

Referenz des Buchhändlers : LCS-18372

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
Paris France Francia França France
[Bücher von Librairie Camille Sourget]

€ 11.000,00 Kaufen

‎GREEVEN, H.‎

‎Collection des costumes des provinces septentrionales du Royaume des Pays-Bas, Dessinés d’après nature par H. Greeven Lithographiés par Vallon de Villeneuve. Edition originale de ce superbe recueil de costumes des Pays-Bas.‎

‎Ouvrage orné en premier tirage de 20 planches finement coloriées à la main à l’époque. Amsterdam chez François Buffa et fils, Paris chez Engelmann, 1828. In-folio de (4) ff. prel., 20 planches à pleine page protégées par des serpentes, avec autant de ff. explicatifs, déchirure sans manque à la pl. 10. Demi-chagrin prune à coins, dos lisse orné de filets dorés, pièce de titre en maroquin rouge apposée au centre du plat supérieur portant la mention du prix original «Prix 16 Fl.». Reliure de l’époque. 340 x 250 mm.‎

‎Edition originale de ce superbe recueil de costumes des Pays-Bas. Colas 1311; Lipperheide 960; Vinet 2219; Hiler, p. 395. Le texte explicatif est rédigé en français et en anglais et donne des détails sur le pays, les villes et villages concernés, la culture des habitants ainsi que leurs coutumes et leurs modes vestimentaires. La table des planches est quant à elle en français et en hollandais. L’illustration se compose de 20 planches de costumes des Pays-Bas gravées par Vallon de Villeneuve d’après des dessins de Hendrik Greeven (1787-1854). L’ensemble a été finement colorié à la main à l’époque dans des tons particulièrement vifs et chatoyants. Les planches représentent des hommes, femmes et enfants de toutes les classes sociales dans leurs costumes traditionnels. «There is little doubt that Maaskamp's book of costumes with twenty plates stood model for this work. This goes for the lay-out of the book as well as for the subjects chosen” (Landwehr). Précieux exemplaire d’une parfaite fraicheur conservé dans sa reliure de l’époque.‎

Referenz des Buchhändlers : LCS-18346

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
Paris France Francia França France
[Bücher von Librairie Camille Sourget]

€ 5.500,00 Kaufen

‎DEMIDOFF.‎

‎Voyage dans la Russie méridionale et la Crimée par la Hongrie, la Valachie et la Moldavie. Le voyage de Demidoff en Russie et en Crimée orné de 25 planches hors-texte.‎

‎L’abondante illustration comporte le portrait de Nicolas Ier gravé par Piaud, d’après Raffet et 24 planches gravées hors texte, tirées sur Chine et montées sur papier fort, dont 1 planche de musique. Paris, Ernest Bourdin, 1840. Grand in-8 de (2) ff., vii pp. (préface), viii pp. (dédicace), 621 pp., (3) et 25 planches. Qq. rares ff. piqués. Relié en chagrin rouge vif, encadrement à froid sur les plats et large composition dorée baroque avec des feuillages, dos à nerfs couvert d’un décor baroque doré, tranches dorées. Reliure de l’époque. 255 x 163 mm.‎

‎Edition originale de cet ouvrage dans lequel Demidoff relate son voyage entrepris en Russie et en Crimée en 1837. Atabey 337; not in Blackmer; Brunet, II, 583. This is the first part of Demidov's account of his mission in Russia and the Crimea, an account of the voyage itself. The scientific observations by Huot, Leveille, Rousseau and Nordmann were published in three volumes in 1842, together with an atlas of natural history plates.'' (Atabey) Quelques très rares exemplaires possèdent une dédicace à «sa Majesté l’Empereur de toutes les Russies» en viii pp. reliée au début du volume, et le présent exemplaire en fait partie. L’abondante illustration comporte le portrait de Nicolas Ier gravé par Piaud, d’après Raffet et 24 planches gravées hors texte, tirées sur Chine et montées sur papier fort, dont 1 planche de musique. En 1837-1838, Démidoff organisa une expédition scientifique en Russie du Sud et en Crimée, dont il confia la direction scientifique à Frédéric Le Play. Elle comprenait 22 savants, écrivains et artistes français dont Auguste Raffet et le critique Jules Janin. L'expédition comprenait aussi Jean-Jacques Nicolas Huot (géologue), Louis Rousseau (aide naturaliste au Muséum d'Histoire naturelle), Léon Lalanne (ingénieur des Ponts et chaussées), Henri Malinvaud, le dessinateur Raffet, et le comte de Saint-Aldegonde, qui a accompagné Le Play dans sa traversée prospective du bassin du Donetz. La présence de ce dernier personnage, polytechnicien, officier de l'artillerie français au service de la Couronne fait ressortir encore une particularité constatée à juste titre par A. Savoye : la commandite tripartite de l'expédition. En effet, celle-ci comprend d'abord Démidoff, initiateur et directeur du voyage, ensuite, d'une façon implicite, les administrations des Corps des Mines et des Ponts françaises sans l'aval desquelles les fonctionnaires de ces corps n'auraient pas pu être du voyage, enfin, les autorités russes qui, outre l'autorisation officielle de prospecter, lui apportent un soutien logistique subsistant. Notons que, de leur côté, les services de renseignement français ont porté de l'intérêt à ce voyage. En tout cas, dans les circonstances et au moment que nous ignorons, les rapports de Le Play et de Saint-Aldegonde relatifs à la prospection du bassin du Donetz leur ont été transmis ; le résultat de cette expédition fut publié sous le titre Voyage dans la Russie méridionale et la Crimée avec une centaine de lithographies originales de Raffet. Le tsar, dédicataire de l'ouvrage, montra de l'irritation contre le fait que la plupart des membres de l'expédition étaient français. Démidoff voulait combattre certaines idées reçues des Français à l'encontre de la Russie. Néanmoins, ces comptes-rendus irritèrent le tsar Nicolas Ier par leur description du système féodal russe. Bel exemplaire bien complet de la préface, de la dédicace et de la planche de musique «Marche Valaque» qui manquent souvent, de cet intéressant récit de voyage, conservé dans sa reliure romantique de l’époque en chagrin rouge richement décoré.‎

Referenz des Buchhändlers : LCS-18337

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
Paris France Francia França France
[Bücher von Librairie Camille Sourget]

€ 5.500,00 Kaufen

‎BRY, Jean Theodore de.‎

‎Alphabeta et Characteres… Apud Omnes Omnino Nationes usurpatj ; ex varijs Autoribus accurate depromptj. Artificiose… in aere effictj, et recens forâs dati, per Io : Theodorum Et Io : Israelem De Bry, Fratres germanos… Edition originale et premier tirage du plus rare recueil d’alphabets « Alphabeta et Characteres » des frères de Bry, imprimée à Francfort en 1596.‎

‎Bel exemplaire de la bibliothèque A. Brölemann. Francfordij… 1596. In-4 oblong de (6) ff., 62 planches sur 51 ff. (manque ici le feuillet K2 orné des lettres E et F). Cuir de Russie fauve, filet doré autour des plats, dos à nerfs, filet or sur les coupes, charnières fragiles, roulette intérieure et tranches dorées. Reliure signée Bruyere, vers 1840. 146 x 199 mm.‎

‎Première édition originale de ce recueil des frères de Bry qui revendique de tracer tous les alphabets en usage dans les divers peuples du monde. Les alphabets latins furent tracés d’après les modèles de Corneille Agrippa et Baptiste Palatin. Hollstein Dutch and Flemish IV.37, n°119-169, Bonacini 290 ; cf. Becker : Hofer Collection 59 (citing German-language edition) ; Berlin 5283 ; Guilmard p. 369 ; Brunet I, 1309 ; Graesse VIII, 124. First edition, published simultaneously with a German-language issue (« Alphabeten , und aller art Characteren… »). The alphabet plates include representations of Chaldaen, Syriac, Hebrew, Coptic, Arabic, Samaritan, Greek, Illyrian, Croatian, Armenian, and Roman, among others, many of these in several different varieties, as well as national varieties of lettering styles - German, Flemish, French, and other - also demonstrating upper and lower cases and styles of script. Following these are 12 plates with an alphabet of 24 elaborate Mannerist initial letters by the de Bry brothers, exquisitely ornamented with lions, horses, unicorns, dogs, monkeys, cats, peacocks, turkeys, pelicans, owls, butterflies, beetles, and vines. The final three plates (of four published in the concluding section) include six handsome monogram devices for the brothers themselves and others, and two quatrains of verse in rebus form. This copy includes, however, the beautiful and very elaborate dedication engraving, which is not always present- a complex wreathed monogram for Count Philip Louis II of Hanau-Münzenberg, set between elegant figures of Justice and Truth, who stride forward from columned niches bearing scales and a mirror. Dans la description de son exemplaire incomplet Peter A. Wick ajoutait : « Like all other copies we have seen described, this volume does not include Plate A, and it would appear that it was never present, as Becker speculates with reference to the German issue of the work. » Le présent exemplaire contient la planche A1 qui reproduit la gravure de dédicace. « This antiquarian text, Alphabeta et characteres, first published in 1596 and later published in English in 1628 as Caracters and Diversitie of Letteres Used by Divers Nations in the World, the second alphabet book produced by the de Bry workshop in the 1590s, is comprised mostly of plates reproducing alphabets ancient and modern. The de Brys’ fanciful alphabet, in which letters are composed entirely of bodies, is therefore something of an exception in the larger historicizing program of the book, but it does offer a lesson in embodiement that applies to the book as a whole. The alphabet begins with Adam and Eve who, in their original sin, ‘fall’ into each other to become the letter A. This corporeal letter, linked to the Fall as surely as the A of the ‘Nova alphati’, once again suggests that in a fallen world it is only by means of the letter that we can embody our scriptural origins. Yet this is also a book full of alphabets in which time makes fallen bodies of letters. The corporeal letter cannot help but play a paradoxical role in a book whose historicizing purpose is to embody the origins of that which embodies our origins. It would be easy to explain away this problem by treating the fanciful A composed of Adam and Eve as a witty gloss on the simple letter A that is given, a priori, just below it; yet this simple A, printed in Roman capital, itself turns out to be a gloss on something prior to it. The plate from the ‘Alphabeta et characters’ illustrating the historicized Roman alphabet proves that this letter exists in time and must therefore be seen as a descendant of, for example, the curious A’s of two ancient Egyptian alphabets represented in a separate plate, letters that are themselves descendants of some prior letter. At some point, if we are to avoid lapsing into this infinite regression in which there will always be one more step to an original writing, a separation must be forced between the sacred truths borne by the letter and the letter as historical artifact. Perhaps once could argue, with Juliet Fleming, that the form this separation takes in response to the Renaissance tattoo is one of acknowledgment and disavowal. We have seen the ideological work of disavowal, in which the potential sameness of tattoo and letter is renounced through an exclusion of the tattoo from the realm of writing. Such a disavowal is implicit in the introductory remarks to ‘Caracters and Diversitie of Letters’: ‘Among Men, some are accounted Ciuill, and more both Sociable and Religious, by the Vse of ‘letters’ and Writing, which others wanting are esteemed Brutish, Sauage, Barbarous. But the tattoo, precisely because it stands as a site of disavowal, is the fetish that acknowledges the letter’s fallen materiality. In the case of de Bry’s engraving, that acknowledgment becomes particularly apparent when we consider alongside the Roman capitals of the ‘Alphabeta et characters’, de Bry’s Roman capitals that index the Algonquian tattoos. Although de Bry’s historicized letters may not properly be ‘marks rased on their backs’, one could certainly see them in terms of inscriptions chiseled into stone, or even as marks ‘rased’ on copper plates. And as physical marks, the letters of the Roman alphabet are not less bound to matter and to a worldly temporality than tattoos. So long as we choose to see de Bry’s letters (and again I suggest we should see hem as we see the tattoos’, then we must acknowledge a fundamental similarity between letters and tattoos : both are marks that originate within time, in a material act of inscription. » (Savage Marks). Ce remarquable recueil d’alphabets débute par une série d’alphabets orientaux anciens et modernes (chaldéens syriaques, hébraïques, …) suivis des lettres antiques, gothiques, latines, italiennes, bergamasques, espagnoles,… Vient ensuite un magnifique alphabet ornemaniste d’inspiration flamande orné de fleurs, oiseaux, insectes, quadrupèdes. Une planche de facture extrêmement moderne représente un alphabet humanoïde tel que le reprendra Daumier quelques deux siècles plus tard. Enfin, le volume se termine par un feuillet de chiffres et deux feuillets de rébus. Le volume extrêmement rare n’est bien décrit que par le Berlin Katalog. Brunet, repris par Graesse puis par Bonacini, ne décrit qu’imparfaitement cet ouvrage en n’indiquant que 51 feuillets d’après un exemplaire (Vente Langlès). Il commet une autre erreur en mentionnant qu’il s’agit d’une seconde édition du « Nova Alfati » des frères de Bry, ouvrage totalement différent et qui, bien que rare, est beaucoup plus connu que celui-ci. De cet ouvrage, véritablement rarissime, il n’est passé aucun exemplaire en ventes publiques depuis de nombreuses décennies et, à notre connaissance, seuls deux exemplaires, tous deux incomplets, ont figuré dans des catalogues de libraires : le premier, dans les années 70, dans le catalogue « Alphabets bestiaires… » de la librairie Cécile Eluard, incomplet du feuillet de dédicace, et le second, fortement incomplet, dans le catalogue de la librairie A. Jammes « Belles écritures » où il était décrit comme « extrêmement rare ». La description donnée par Guilmard est faite d’après l’exemplaire Foulc, lui aussi, incomplet. La Librairie P. Sourget a catalogué et vendu 45 000 € un exemplaire complet en mai 2003, il y a 17 ans (Ref. Livres Précieux, cat XXVI, n°46). L’un des touts derniers exemplaires parus sur le marché, celui de Peter A. Wick - Ars Libri limited, décembre 2010, décrit ainsi : « This copy lacks one plate in the final series, a fine acrobatic alphabet, several leaves newly mounted on stubs, lower right corner of final plate renewed in blank margin ; title with expertly mended clean tear and one small abrasion at platemark ; generally a fine, clean copy. » fut vendu $ 25 000 il y a 10 ans. Fort bel exemplaire - restauration minime dans les marges des deux dernières planches - revêtu d’une reliure en cuir de Russie signée de Bruyère, relieur lyonnais exerçant vers 1840-1860, provenant de la célèbre bibliothèque A. Brölemann.‎

Referenz des Buchhändlers : LCS-18312

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
Paris France Francia França France
[Bücher von Librairie Camille Sourget]

€ 15.000,00 Kaufen

‎BRETON DE LA MARTINIERE‎

‎La Russie ou mœurs, usages et costumes des habitans de toutes les provinces de cet empire. Ouvrage ornée de 111 planches, représentant plus de 200 sujets. 111 estampes aquarellées à la main à l’époque évoquant la Russie.‎

‎Première édition très recherchée de ces charmants volumes consacrés à la Russie et ornés de 111 estampes, presque toutes aquarellées à la main à l’époque. Paris, Nepveu, 1813. 6 tomes en 6 volumes in-12 de : I/ xxxii pp., 163, 2 pp., 10 pp. d’avis au relieur, 17 planches dont 2 dépliantes et 14 en couleurs ; II/ (2) ff., 186 pp., (2) pp. de table, 13 planches dont 1 dépliante et 12 en couleurs ; III/ (2) ff., 190 pp., 2 pp. de table, 24 planches dont 1 dépliante et 22 en couleurs ; IV/ (2) ff., 196 pp., 2 pp. de table, 13 planches en couleurs dont 1 dépliante ; V/ (2) ff., 192 pp., 2 pp. de table, 24 planches dont 23 en couleurs ; VI/ (2) ff., 198 pp., 2 pp., 20 planches en couleurs. Soit un total de 111 planches aquarellées (sauf 7 qui sont en noir). Veau granité, roulette dorée autour des plats, dos lisses ornés de filets et fleurons dorés, coupes décorées, roulette dorée intérieure, tranches dorées. Reliure de l’époque. 131 x 80 mm.‎

‎Première édition très recherchée de ces charmants volumes consacrés à la Russie et ornés de 111 estampes, presque toutes aquarellées à la main à l’époque. Lipperheide 1350. Toutes ces estampes illustrent avec bonheur les mœurs, professions et modes de vie, quelquefois sur fond de paysages, des Russes de la Russie ancienne du début du XIXe siècle. Certaines gravures très jolies évoquent ainsi les traineaux, les paysannes des différentes provinces, l’intérieur des yourtes… Toutes ces gravures ont été exécutées sur les dessins originaux et d’après nature, par Damane, Demartrait, peintre français, auteur et éditeur des Maisons de Plaisance impériales de Russie et Robert Ker-Porter, peintre anglais, inventeur des « Panoramas ». Très séduisant exemplaire aquarellé à la main à l’époque conservé dans ses élégantes reliures en veau granité de l’époque.‎

Referenz des Buchhändlers : LCS-18311

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
Paris France Francia França France
[Bücher von Librairie Camille Sourget]

€ 6.500,00 Kaufen

‎ALCIAT‎

‎Diverse Imprese Accomodate a diverse moralità, con versi che i loro significati dichiarano insieme con molte altre nella lingua Italiana non piu tradotte. Tratte da gli Emblemi dell’ Alciato. Edition rare de ce livre d’emblèmes illustré‎

‎L'un des recueils de pièces en vers du XVIe siècle, œuvres d'Andrea Alciati illustre milanais, orné de 180 fines gravures sur bois insérées dans des encadrements à arabesques, grotesques ou motifs d’architecture. Lyon, Mathias Bonhomme, 1551.In-8 de 191 pp. comprenant 169 emblèmes et 11 gravures d’arbres. Plusieurs ex-libris sur le f. de titre, pte. déchirure dans la marge extérieure de la p.3 avec légère atteinte à l’encadrement de la gravure. Vélin souple de l’époque, roulette dorée encadrant les plats, coupe droite légèrement rognée, dos lisse avec le titre manuscrit. Reliure de l’époque. 182 x 114 mm.‎

‎Une édition rare de ce livre d’emblèmes illustré qui connut un succès foudroyant tout au long du XVIe siècle. Graesse, I, p.62; Baudrier, Bibliographie lyonnaise, IX, p. 187; Fairfax Murray, French, 10. Les emblèmes sont ici dédiés à Francesco Donato, Doge de Venise, par Giovanni Marquale, le traducteur du texte. André Alciat naquit à Milan le 8 mai 1492. Après avoir fait ses humanités dans cette ville, il alla étudier le droit à Pavie et à Bologne. Nommé, en 1521, professeur de droit à l'université d'Avignon, il obtint dans cette ville de si grands succès, que l'on compta jusqu'à huit cents personnes dans son auditoire ; mais le peu d'exactitude qu'on mit dans le paiement de ses honoraires le détermina à retourner à Milan. Alciat fut un des premiers à sentir que l'étude de l'histoire est indispensable pour ne pas commettre d'erreurs dans celle des lois, et que la culture des lettres n'est pas moins nécessaire à l'étude de la jurisprudence. "Il fut obligé, en 1529, de se réfugier en France, où François Ier, mettant à profit l'aveugle fureur des compatriotes d'Alciat, le fixa dans ses Etats par ses bienfaits, et lui donna la chaire de Bourges, avec une pension de 600 écus, qui fut doublée l'année suivante. Alciat était avare, et l'argent fut toujours le meilleur moyen de se l'attirer. François Sforce, duc de Milan, le réclama ; et, connaissant sa passion, le menaça de confisquer ses propriétés s'il ne revenait. Une pareille menace, accompagnée à la vérité d'offres de présents, de pensions considérables, et de la dignité de sénateur, détermina Alciat de retourner dans sa patrie. Il revint alors professer à Pavie ; mais bientôt il passa à l'université de Bologne ; quatre ans après, il vint reprendre sa chaire à Pavie, et, au bout de quelque temps, il se laissa encore attirer à Ferrare par les largesses du duc Hercule d'Est". Son œuvre la plus célèbre, les Emblèmes, sont des pièces de quatre, six, huit ou douze vers renfermant des réflexions littéraires et morales. L’illustration se compose de 180 fines gravures sur bois (61 x 65 mm) qui évoquent le style de Bernard Salomon dit Le Petit Bernard auquel certains bibliographes les attribuent. Les dessins semblent en fait avoir été exécutés par ce graveur de Fribourg Pierre Vase qui arriva à Lyon vers 1548 et y séjourna quelques années avant d’aller résider à Genève. Celui-ci développa les thèmes utilisés par Bernard Salomon et y ajouta maints motifs très personnels. Chacune des 169 premières figures est une évocation très précise de l’emblème explicité en caractères italiques sous la gravure. Les 11 dernières figures gravées au trait représentent diverses essences d’arbres. L’édition contient un nombre de gravures très nettement supérieur à celui de l’édition de 1548 qui ne contenait que 127 bois et à celui de l’édition de 1549 qui comportait 165 figures. Outre le titre orné d’un portique soutenu par deux enfants, Pierre Vase a spécialement dessiné pour ces emblèmes 35 types différents d’encadrements, lesquels, alternés, encadrent à pleine page chacune des 180 gravures. Arabesques, grotesques, motifs d’architecture, enfants et animaux, paysages, nefs et monstres marins, fleurs et fruits se mêlent harmonieusement en une évocation de style Renaissance. Bel exemplaire d’une grande pureté, de l’un des livres illustrés les plus célèbres de la Renaissance, conservé dans sa première reliure en vélin souple de l’époque. Provenance: Henry Colborne, ex dono Fookes (inscription à l’encre dans le bas du f. de titre et au verso du dernier f.).‎

Referenz des Buchhändlers : LCS-16101

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
Paris France Francia França France
[Bücher von Librairie Camille Sourget]

€ 4.900,00 Kaufen

‎NEANDER, Johann‎

‎Traicté du tabac, ou nicotiane, panacee, petun : autrement Herbe a la Reyne, Avec sa preparation & son usage, pour la plus part des indispositions du corps humain, ensemble les diverses façons de le falsifier, & les marques pour le recognoistre :Composé premierement en Latin par Jean Neander, Medecin à Leyden, & mis de nouveau en François, par I.V. (Jean Veyras).Œuvre très utile, non seulement au vulgaire, mais à tous ceux qui font la médecine, & notamment à ceux qui voyageants n’ont moyen de porter quantité de medicaments.Auquel avons adjousté un traité des Hernies, & des Arquebuzades. L’un des traités de tabacologie majeurs illustré des premières représentations d’Amérindiens cultivant le tabac.‎

‎Célèbre édition originale française avec titre de relais à la date de 1626 du « Traité du tabac » imprimée à Lyon, recherchée notamment pour la beauté de ses estampes. A Lyon, chez Barthelemy Vincent, 1626. In-8 de (4) ff., 342 pages, (1) p. et 9 superbes estampes hors texte. Plein maroquin vert janséniste, dos à nerfs, double filet or sur les coupes, roulette intérieure, tranches dorées. Reliure signée de Chambolle-Duru vers 1875. 173 x 107 mm‎

‎Édition originale de la traduction française de Jacques Veyras avec titre de relais à la date de 1626, de l’un des plus importants ouvrages relatifs au tabac. Graesse IV, 652 ; Waring II, 709 ; Ferchl 379 ; Leclerc, Bibliotheca Americana, 407; Sabin XII, 576. Arents 148 a : « The little that is new in this treatise is of very definite value in the history of tobacco, and that little is rendered more impressive by the novel and accurate illustrations which decorate the work. Among them are the earliest representations known to us of American natives engaged in cultivating and curing tobacco, of curious pipes, and of the kalian of Persia ». Jean Néander (1596-1630), médecin de Brême, propose une réflexion sur le tabac et sur l’usage que l’on peut en faire dans la médecine, et s’oppose à tout usage purement récréatif. Il conseille l'usage de longues pipes, comme celles des Indiens, pour permettre le refroidissement de la fumée. Selon ses dires, le tabac était " une plante créée par Dieu mais le diable s’en est mêlé; en prendre avec excès ruine l’âme et le corps." Ouvrage curieux et riche de recettes médicales dans la composition desquelles entre les feuilles ou d’autres parties du tabac. L’auteur voit dans le tabac une petite panacée, affirmant qu’il apaise la faim et la soif et peut servir d’antidote en cas d’empoisonnement à l’ellébore (hellébore). Il souligne l’importance des hollandais dans l’importation du tabac d‘Amérique en Europe. Y est abordé la culture, la cueillette, la transformation, le stockage du tabac. Ainsi que la façon de le fumer au moyen d’une pipe. L’édition est illustrée de 9 figures gravées sur cuivre à pleine page. Les 3 premières représentent les différentes espèces de plantes, les 3 suivantes dépeignent des scènes de culture et de transformation du tabac et les 3 dernières figurent divers types de pipes. Ces gravures sont du plus haut intérêt car ce sont les premières représentations connues d’Amérindiens cultivant et fumant du tabac. « 9 figures sur cuivre représentant la plante, la récolte faite par les Indiens et des pipes indiennes » (Leclerc, Bibliotheca Americana, 3399). Bel exemplaire relié en maroquin vert janséniste de Chambolle-Duru vers 1875.‎

Referenz des Buchhändlers : LCS-18247

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
Paris France Francia França France
[Bücher von Librairie Camille Sourget]

€ 4.500,00 Kaufen

‎POSTEL, Guillaume‎

‎De la République des Turcs : & là où l’occasion s’offrera, des meurs & loy de tous Muhamedistes. La société ottomane à la Renaissance par Guillaume Postel‎

‎L’édition originale de La République des Turcs de Guillaume Postel, « l’un des ouvrages les mieux documentés sur la société ottomane à la Renaissance ». Poitiers, Enguibert de Marnef, 1560. 3 parties en 1 volume petit in-4 de : I/ (1) f.bl., (4) ff., 127 pp., (1) p.bl. ; II/ 57 pp., (3) pp.bl. ; III/ (4) ff., 90 pp., (1) f.bl., suite de 56 gravures à pleine page numérotées (sur 57) reliée à la suite, (1) f.bl. Relié en plein veau brun granité de l’époque, triple filet à froid encadrant les plats, dos à nerfs finement orné, coupes décorées, tranches rouges. Reliure du XVIIIe siècle. 205 x 146 mm.‎

‎Rare édition originale de ces trois livres connus sous le titre général de « La République des Turcs », composés par l'orientaliste Guillaume Postel (1510-1581). Brunet, IV, 839 ; Graesse, Trésor de livres rares, 424 ; Fairfax Murray, French, n°454 (pour la seconde édition). Il s’agit de « l’un des ouvrages les mieux documentés sur la société ottomane à la Renaissance » (M. Bertaud, Les Grandes Peurs, II, p. 295). « Guillaume Postel (1505-1581) est l’un des hommes les plus savants de son époque et un visionnaire célèbre. Son ardeur pour l’étude était fort grande ; mais la misère le contraignit à quitter son pays pour aller chercher des moyens d’existence […] Il fut heureux d’accompagner à Constantinople La Forest, envoyé en Turquie pour négocier quelques affaires… Postel publia bientôt après un alphabet en douze langues et quelques autres ouvrages. François Ier l’avait nommé en 1539 professeur de mathématiques et de langues orientales au Collège royal ; mais enveloppé dans la disgrâce du chancelier Poyet, il quitta la France. Postel se trouvait à Rome vers 1554, lorsqu’il y connut Ignace de Loyola et il voulut alors entrer dans la Compagnie de Jésus. Après deux ans de noviciat il fut chassé de l’ordre par Ignace de Loyola. Les écrits dans lesquels Postel exposait ses idées mystiques le firent mettre en prison ; il s’échappa, et alla à Venise, où d’autres dangers l’attendaient. Dénoncé à l’Inquisition, il se constitua lui-même prisonnier et fut mis en liberté par le tribunal. Les nombreux écrivains qui se sont occupés de Postel sont loin d’être d’accord sur les événements de sa vie à partir de cette époque. Le seizième siècle prisa très haut le vaste savoir de Guillaume Postel, considéré par François Ier et la reine de Navarre comme un prodige d’érudition. Son entretien était recherché des plus grands seigneurs, tels que les cardinaux de Tournon, de Lorraine et d’Armagnac. On assure que quand il enseignait à Paris dans le collège des Lombards, il attirait une si grande foule d’auditeurs, que comme la grande salle du collège ne pouvait les contenir, il les faisait descendre dans la cour et leur parlait de la fenêtre. Quelque opinion que l’on se forme des sentiments exprimés par Postel dans ses nombreux ouvrages, il est juste de remarquer que tous les historiens rendent hommage à la pureté de ses mœurs, à la sagesse de sa conduite et à l’aménité de son caractère. » (Biographie générale, XL, 879-885). « Plusieurs attributs conviennent au nom de Guillaume Postel. Ce fut un voyageur ; un savant, que François Ier nomma parmi les lecteurs royaux comme professeur de langues orientales ; un visionnaire aussi, rêvant de ramener tous les hommes à la loi chrétienne, sous l’autorité du roi de France ». En 1536, les dons extraordinaires de Postel pour les langues lui valent de suivre en Turquie Jean de La Forest, ambassadeur de François Ier auprès du sultan Soliman II le Magnifique. Le Levant est une révélation, Postel en goûte l’art de vivre, y apprend l’arabe et conçoit le dessein de convertir les musulmans à la religion chrétienne. Plus qu'une relation il s'agit d'un véritable rapport de mission, dont l'écriture commença a partir de 1538. « Le but de l’ouvrage est clairement exprimé dans l’épître dédicatoire au dauphin figurant au livre I : il est primordial que ce dauphin, ‘futur empereur de son pays’, puisse ‘en voyant l’histoire et l’image du plus grand état et Prince de l’Orient’ se rendre digne de posséder les biens de son ‘plus grand ennemi quant à la religion’. Il sera d’autant plus capable de ‘débiliter’ cet ennemi qu’il sera par le menu informé de ce qui se passe chez cette ‘force turquesque’. Postel prévient ainsi qu’il écrit ce qu’il a vu, comme témoin de la puissance turque et de la grandeur de Soliman. Ce n’est pas la chronique d’un chrétien échappé d’Orient ; ce n’est pas non plus un récit de voyage plus ou moins romancé. C’est un rapport de mission. Et le scandale est là pour une opinion française qui, depuis vingt ans, lit des propos bien différents sur cet empire d’Orient. » (C. Postel, Les écrits de Guillaume Postel, p. 94). Il s'agit des trois seuls livres imprimés par Enguilbert de Marnef en cette année 1560. Ils portent la marque de l'homme au miroir sur les feuillets de titre. Cette œuvre formera l'une des références de l'Essai sur l'origine des langues de Jean-Jacques Rousseau. “Postel's work on Ottoman Empire ... represents the fruition of his experiences in the East and his appreciation of Islam” (Atabey, 977). Se trouve reliée in-fine une suite de 56 superbes gravures à l’eau-forte légèrement postérieures, représentant les costumes du levant, numérotées 1 à 56 (manque la n°17). Elles s’apparentent à celles de Nicolay dans son livre « Livre des Navigations et pérégrinations orientales » publié dans ce format en 1576. Très bel exemplaire de ce livre estimé et rare, conservé dans son élégante reliure du XVIIIe siècle.‎

Referenz des Buchhändlers : LCS-16169

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
Paris France Francia França France
[Bücher von Librairie Camille Sourget]

€ 33.000,00 Kaufen

‎CHARDIN, Sir John.‎

‎Voyages du chevalier Chardin en Perse, et autres lieux de l’Orient. Enrichis de figures en taille-douce, qui représentent les antiquités et les choses remarquables du pays. Nouvelle édition, augmentée du Couronnement de Soliman III & d’un grand nombre de Passages tirés du Manuscrit de l’Auteur, qui ne se trouvent point dans les Editions précédentes. Première édition complète des Voyages du chevalier Chardin en Perse et autres lieux de l’Orient, « augmentée du Couronnement de Soliman III & d’un grand nombre de Passages tirés du Manuscrit de l’Auteur » et ornée de 79 superbes gravures hors texte.‎

‎Cette édition est ornée de 79 gravures hors texte dont 51 dépliantes, de 2 frontispices et de 4 vignettes en tête. Amsterdam, aux dépens de la Compagnie, 1735. 4 tomes en 2 volumes in-4 de : I/ (7) ff., 390 pp., (1) f. bl., (2) ff., 359 pp, 1 frontispice, 61 planches, 2 cartes et 2 vignettes dans le texte ; II/ (3) ff., 437 pp., (3) ff., 324 pp., (15) ff., 1 frontispice, 16 planches et 2 vignettes dans le texte. Veau fauve mosaïqué, plats entièrement ornés d’un double encadrement mosaïqué alternant veau brun et veau fauve avec panneau central plus foncé, le tout souligné de roulettes et fleurons estampés à froid, filet doré d’encadrement, dos à nerfs richement ornés, tranches mouchetées. Reliure anglaise de l’époque. Marques d’appartenance de deux bibliothèques sur les feuillets de titre. 247 x 195 mm.‎

‎Première édition complète des voyages de Chardin en Perse, augmentée de plusieurs passages et du couronnement de Soliman III. Brunet, I, 1802 ; Chadenat, I, 1566 ; Schwab, Bibliographie de la Perse, n°87-88 ; Wilson p.40 ; Atabey 220 ; Diba p. 238. Le Couronnement de Soliman III confère un intérêt particulier à la présente édition. « Cette relation, dit Boucher de la Richarderie, n’a point été insérée dans les éditions des voyages de Chardin en 1711 et 1723. Elle ne se trouve que dans la dernière édition de ses Voyages, donnée après sa mort en 1735.- Très rare ». (Bibliographie de la Perse). « Le témoignage unanime des voyageurs qui, depuis Chardin, ont visité et décrit les mêmes contrées, n’a servi qu’à constater la justesse, la profondeur de ses observations, la variété de ses connaissances et sa véracité […] La première édition de ses voyages, publiée à Londres en 1686 in-folio, ne contient que le voyage de Paris à Ispahan ; elle n’a pas été continuée parce que l’auteur partit pour la Hollande où il publia 2 autres éditions, à peu près complètes de son Voyage en Perse. Nous disons à peu près complètes car le libraire Delorme exigea de l’auteur la suppression de certains passages capables de déplaire au clergé romain, et d’empêcher le débit de l’ouvrage en France. Ces passages ont été réintégrés dans l’édition de 1735, 4 volumes in-4 ». (Biographie universelle, VII, 506). Cette édition est ornée de 79 gravures hors texte dont 51 dépliantes, de 2 frontispices et de 4 vignettes en tête. Le tome 2 présente des tableaux dépliants atteignant jusqu’à 190 cm de longueur et représentant les bas-reliefs d’un temple des ruines de Persépolis. Chadenat mentionne à propos de cette édition « 79 belles planches repliées : cartes, vues, scènes, etc. ». Il précise qu’il possède « une très belle édition, dans une jolie reliure [en veau jaspé avec un compartiment de veau clair sur les plats], de cet ouvrage estimé ». Fils d’un joaillier de la place Dauphine à Paris, Chardin partit en 1665 pour les Indes dans le but accessoire d’y faire le commerce des diamants, et surtout entraîné par la passion des voyages. Il traversa la Perse, visita Surate, Ormus, et revint se fixer à Ispahan, où il séjourna 6 années et où le Schah Abbas II le nomma son « marchand ». « Sa position officielle, ses relations avec les principaux personnages, la connaissance qu’il s’empressa d’acquérir des idiomes du pays, lui permirent de recueillir une multitude de renseignements sur le gouvernement, les mœurs, les antiquités, les monuments et l’histoire de la Perse. Un dessinateur habile, qu’il avait amené, l’accompagnait dans toutes ses explorations, et il put rapporter ainsi des reproductions exactes des monuments, des costumes, des ruines de Persépolis, des armes, des ustensiles, … On a prétendu que l’académicien Charpentier avait aidé Chardin dans la rédaction de son livre. Quoiqu’il en soit, ce qui appartient incontestablement à l’illustre voyageur, ce sont ces matériaux précieux recueillis avec tant d’intelligence et de courage, ces recherches profondes, ces observations, ces renseignements curieux et authentiques sur l’histoire, l’administration, la législation, les mœurs, les sciences, les arts, les usages d’un pays pour ainsi dire inconnu jusqu’alors. Le témoignage unanime des voyageurs, dit Langlès, qui, depuis Chardin, ont visité et décrit les mêmes contrées, n’a servi qu’à constater la justesse, la profondeur de ses observations, la variété de ses connaissances et sa véracité ». « Ce voyage est un des plus intéressants que l’on ait publiés dans le siècle dernier. Cette edition est encore assez recherchee […] et elle se trouve difficilement » mentionne Brunet. Bel exemplaire, à belles marges, orné de 79 superbes gravures à pleine page, conservé dans son élégante reliure de l’époque en veau mosaïque.‎

Referenz des Buchhändlers : LCS-18236

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
Paris France Francia França France
[Bücher von Librairie Camille Sourget]

€ 19.000,00 Kaufen

‎ANCIENNES DENTELLES BELGES.‎

‎formant la collection de Feue Madame Augusta Bnne Liedts, et donnée au Musée de Gruuthuus à Bruges. Magnifique et imposante reliure en maroquin bleu à dentelle et aux grandes armes mosaïquées au centre des plats, signée de Desamblancx-Weckesser.‎

‎Somptueux ouvrage dédié aux précieuses dentelles belges qui formaient la collection de la Baronne Liedts et qui furent offertes au Musée de Bruges. Phototypie, Jos. Maes, Anvers, 1889. Très grand in-folio. Maroquin bleu, grandes armes mosaïquées frappées au centre des plats, large dentelle dorées autour des plats avec des couronnes aux angles, dos à nerfs richement orné avec des couronnes dans les caissons, tranches dorées, large roulette intérieure dorée, gardes et doublures de soie ivoire. Reliure signée Desamblancx – Weckesser, relieurs. Bruxelles, 1891. 541 x 390 mm. Dimensions de la reliure : 555 x 403 mm.‎

‎Somptueux ouvrage dédié aux précieuses dentelles belges qui formaient la collection de la Baronne Liedts et qui furent offertes au Musée de Bruges. L’ouvrage est composé d’un feuillet de titre, d’un feuillet de dédicace à la reine, d’un portrait de la baronne Liedts, de 146 planches à pleine page de modèles de dentelles en phototypie, de 35 planches à pleine page de supplément aux dentelles représentées et d’un feuillet de table. Magnifique et imposante reliure en maroquin bleu à dentelle et aux grandes armes belges mosaïquées au centre des plats, signée de Desamblancx-Weckesser.‎

Referenz des Buchhändlers : LCS-18227

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
Paris France Francia França France
[Bücher von Librairie Camille Sourget]

€ 25.000,00 Kaufen

‎ALVAREZ DE COLMENAR, J.‎

‎Beschryving van Spanjen en Portugal. Superbe volume illustré de 167 gravures sur l'Espagne et le Portugal en 1707.‎

‎L'un des rarissimes exemplaires de grand luxe partiellement enluminés dans l'atelier de l'éditeur hollandais. Leiden, Pieter Vander Aa, 1707. In-folio de (8) ff. dont 1 frontispice colorié, 1 grande carte dépliante en couleurs rehaussée à l’or, 80 pp., 84 pp., 128 pp., 1 gravure dépliante reliée entre les pp. 98 et 99, infime trou ds. la marge bl. p. 12, 52 pp., 56 pp., (32) ff., feuillets de texte légèrement brunis comme d'ordinaire. Plein vélin rigide, double encadrement à froid sur les plats avec médaillon central, dos à nerfs avec titre calligraphié à l'encre, tranches jaspées. Reliure d'éditeur de l'époque. 355 x 227 mm.‎

‎Première édition de format in-folio, la plus belle de toutes, et première édition hollandaise illustrée en premier tirage de la superbe carte dépliante « Novissima et Accuratissima Tabula Regnorum Hispania et Portugalliae Publicis Ac Regiis Viis ornata Excudit Petrus Vander Aa », représentant l'Espagne, le Portugal et une partie du sud-ouest de la France - (elle mesure près de 630 x 530 mm) -, du titre frontispice dessiné par J. Goercée et de la vue dépliante de Barcelone. Palau, 212. Le texte est orne de 164 gravures sur cuivre semblables à celles de l'édition française de format in-8. Mesurant chacune environ 160 x 130 mm, elles illustrent avec bonheur les principales villes, monuments et curiosités de l'Espagne et du Portugal à la fin du XVIIe siècle. Leurs légendes sont généralement en langue française tandis que le texte est en hollandais. Les gravures regorgent de détails remarquables sur de nombreuses villes espagnoles et portugaises telles que les voyageurs pouvaient les voir au tournant du XVIIe siècle. Certaines vues montrent des scènes rares telles une pêche au thon à Cadix, la procession du pèlerinage de Compostelle, des femmes basques se rendant à l’église, la manière dont l’inquisition mène ses procès, une procession à l’occasion d’un autodafé, des personnes condamnées par l’inquisition brûlées vives, etc. L’exemplaire est en outre bien complet du panorama dépliant de Barcelone vue de la mer. Les livres illustrés sur l'Espagne et le Portugal de cette époque sont plus rares que sur les autres pays d'Europe de l'Ouest. Le présent volume est peu courant dans le tirage classique en noir et blanc, mais absolument rarissime dans le présent état de grand luxe : avec le titre frontispice et la grande carte de l’Espagne et du Portugal magnifiquement enluminés à l'époque avec rehauts d'or dans l'atelier même de Vander Aa. La reliure d'éditeur, en vélin estampé à froid, est en parfait état de conservation.‎

Referenz des Buchhändlers : LCS-18200

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
Paris France Francia França France
[Bücher von Librairie Camille Sourget]

€ 17.000,00 Kaufen

‎ALKEN, Henry.‎

‎Symptoms of being amused. [Followed by]: Illustrations to Popular songs. Première édition de ce recueil de caricatures d’Alken. Tooley, 57.‎

‎« A book which contains no full plate pictures, but a large quantity of well drawn and finely coloured humorous sketches of sporting interest » (Schwerdt). London, Thomas Mc Lean, 1823. 2 parties en 1 volume petit in-folio oblong de : I/ (2) ff.bl., (1) titre, (1) f. de préface, 41 planches ; II/ (2) ff., 43 planches. Relié en plein maroquin rouge anglais du XIXe siècle, triple encadrement de filets dorés sur les plats, titre frappé or sur le plat supérieur, dos à nerfs orné de filets dorés, large roulette intérieure dorée, tranches dorées. Reliure signée Hatchards. 336 x 230 mm.‎

‎I/ Première édition de ce recueil de caricatures d’Alken. Tooley, 57. Les planches très humoristiques d'Alken dépeignent une variété étonnante de catastrophes, élaborant un de ses thèmes favoris : les pièges de l’amusement et des jeux, en particulier ceux impliquant un cheval ou un fusil. La présente édition est illustrée de 42 eaux-fortes comiques coloriées à la main, y compris le titre pictural gravé, toutes filigranées 1822 Thomas McLean. Chaque planche contient plusieurs dessins accompagnés de légendes. Le format crée de la vivacité sur la page et contribue au sens inimitable du mouvement si essentiel à l'art d'Alken.Étant signées d’Alken, la plupart des illustrations présentent un intérêt équin ou sportif, et les scènes satyriques sont essentiellement visuelles. « A book which contains no full plate pictures, but a large quantity of well drawn and finely coloured humorous sketches of sporting interest » (Schwerdt). II/ Première édition et deuxième tirage de cette évocation de la régence d’Angleterre. Not in Abbey; cf. Schwerdt IV, p. 4 (édition de 1822 avec 40 planches); cf. Tooley 37 (tirage de 1822, mentionnant quatre tirages successifs). Le premier tirage de cette œuvre fut publié en 1822, la présente en 1823 puis une autre en 1825. Chaque gravure est composée de deux à six vignettes, chacune d’elle illustrant, de façon humoristique, une phrase tirée d’une chanson populaire de l’époque. Il n’est pas surprenant de constater que nombre des illustrations représentent la chasse, le tir et les chevaux, et comprennent également des scènes de la vie quotidienne de toutes les classes, de la mode, de la vie urbaine et rurale, de la vie militaire et navale, etc. L’ouvrage 'Illustrations of Popular Songs’ est une œuvre ayant pour but de railler l’Amateur de Beaux-Arts et de chansons, avec des représentations caractéristiques de ses sujets favoris. L’illustration se compose de 43 planches coloriées à la main et toutes datées de 1822. Elles présentent des caricatures humoristiques avec des scènes de chasse, de sport, de la vie de commerces, la consommation d’alcool, des arts, de la vie maritale…‎

Referenz des Buchhändlers : LCS-18194

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
Paris France Francia França France
[Bücher von Librairie Camille Sourget]

€ 7.000,00 Kaufen

‎MARMOL.‎

‎L’Afrique de Marmol de la traduction de Nicolas Perrot d’Ablancourt. Divisée en trois volumes, et enrichie de Cartes Geographiques de M. Sanson, Geographe ordinaire du Roy. Avec l’Histoire des Chérifs traduite de l’Espgnol de Diego Torrés, par le Duc d’Angouleme le Père. L’Afrique de Marmol illustrée de 28 superbes cartes dues à Nicolas Sanson.‎

‎Précieux exemplaire conservé dans ses reliures uniformes en vélin ancien. Paris, Louis Billaine, 1667. 3 volumes ornés de 28 cartes hors texte. Vélin, dos lisses, pièces de titre de maroquin brun. Reliure ancienne.‎

‎Première édition de la traduction française de Nicolas Perrot, sieur d'Ablancourt, sur l'original en espagnol de Luis Marmol Carvajal (1520-1600). Brunet, III, 1440. Lors de l'expédition de Charles Quint contre les Maures, Marmol fut capturé et emprisonné pendant près de huit ans. Il publia sa Descripción general de Africa en deux parties à Grenade en 1573 et 1599. Luis de Marmol Carvajal, natif de Grenade, prit part à la campagne de Tunis sous Charles Quint. Il passa plus de 22 ans en Afrique du Nord dont 7 ou 8 en tant que captif au Maroc, à Fez et à Tunis. Il profita de ses années de captivité pour apprendre l'arabe. Dans son ouvrage, il fait un compte rendu historique des nombreux conflits entre les Chrétiens et les Infidèles, ainsi qu'entre les Musulmans eux-mêmes depuis l'époque de Mahomet jusqu'en 1571. "His writing is focused on Spanish commercial interests in Africa, and he provides a valuable source on the consumer goods valued in Europe in his day”. Les belles cartes qui illustrent le livre sont dues à Nicolas Sanson, un des plus grands cartographes du XVIIe siècle. L'Histoire des Chérifs de Diego de Torres, occupe la fin du troisième volume avec un titre et une pagination à part. Bel exemplaire conservé dans ses reliures uniformes en vélin ancien.‎

Referenz des Buchhändlers : LCS-18120

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
Paris France Francia França France
[Bücher von Librairie Camille Sourget]

€ 10.000,00 Kaufen

‎LA MARTINIERE, Pierre-Martin de (1634-1690).‎

‎Nouveau Voyage du Nort dans lequel on voit les Mœurs, la Manière de vivre, & les Superstitions des Norweghiens, des Lapons, des Kiloppes, des Borandiens, des Syberiens, des Moscovites, des Samojedes, des Zembliens & des Islandois. Edition originale rarissime ornée de 18 estampes.‎

‎Bel exemplaire en reliure de l’époque provenant de la bibliothèque Philippe André de Raisme (1695-1750). Amsterdam, Estienne Roger, [1700]. In-12 de 341 pp. dont 18 planches à pleine page, (15) ff. de table. Veau havane moucheté, dos à nerfs orné. Reliure de l’époque. 153 x 90 mm.‎

‎Edition originale rarissime ornée d’un frontispice et 17 planches gravées en taille‑douce à pleine page (costumes, habitants, scènes de chasse et de pêche). « Figures hors texte en taille-douce : indigènes, animaux, etc. » (Chadenat, 1645. Pierre-Martin de La Martinière, médecin alchimiste, après avoir été médecin du roi de France, devint le chirurgien de Frédéric III du Danemark. C’est ainsi qu’il participa aux expéditions de la Compagnie du Nord danoise. In 1670 (this date is controversial (see « Controversy over the date of La Martinière's journey to the north », below), La Martinière happened to be in Copenhagen at the time when the Danish Northern Trading Company, after having been granted franchise by Frederick III of Denmark, was to undertake an expedition to the northern realms with the objective of ascertaining the type of trade that could be maintained with the indigenous populations of the north. The king had for this reason equipped a fleet of three trading vessels belonging to the company. La Martinière, with the assistance of one of his friends, was enlisted as surgeon on board one of those ships and thus had the opportunity to wander through the coasts of Norway, Lapland, northern Russia, Novaya Zemlya, Greenland and Iceland for a period of five months. An account of the expedition was later published by him in 1671 in Paris. It is the first published travel report written by a Frenchman describing the Arctic coasts of Europe. Although his career is to some extent known, the same is not true as regards his private life. Concerning it, very few information is available. It seems that he married two times. La Martinière died towards 1676 according to some sources, aged 42. According to other sources, however, he died much later in 1690. No consensus exists concerning the date of La Martinière's journey to the north. While some sources place his journey in the year of 1670, it is a common practice to assign 1653 instead of 1670 as its date. Väinö Tanner even writes that the travel took place in 1647. The date 1647 is undoubtedly fallacious since it is clearly implied in the account of La Martinière's voyage that the travel did not occur prior to 1653 (see pp. 1–2 of the third edition of La Martinière's travel account). The following arguments have been set forth to prove the dates 1647 and 1653 erroneous and the date 1670 veracious: « – In the introduction to the account, the years 1647 and 1653 are mentioned when referring to the years that the trading company received its royal franchises. This does not tell when the journey occurred. Commentators have, in other words, confused the date of La Martinière’s voyage with other dates mentioned in his book. – It is explicitly stated in the English edition that the journey lasted from April to September 1670. However, the date obviously has been added on by the English publisher. – We are reminded several times in the English edition that La Martinière undertook his journey in 1670. – In the French edition, the author points to the winter of early 1670 when French doctors thought that the plague infected people because of extreme cold weather. So the book must have been written after 1670. – Also in the French edition, La Martinière tells how he gave a book which he had written on medical science to a person whom he had met in Norway. This book, Le Prince des Operateurs, was published in France in 1668. – La Martinière was an experienced discoverer long before setting off on his northern trek. He had also written books about various diseases as a result of his long medical practice. It is improbable that a young man of 19 years, as he would have been in 1653, could have found enough time for this. » Bel exemplaire relié en veau de l’époque provenant de la bibliothèque Philippe André de Raisme (1695-1750).‎

Referenz des Buchhändlers : LCS-18122

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
Paris France Francia França France
[Bücher von Librairie Camille Sourget]

€ 3.500,00 Kaufen

‎[RECUEIL D'ESTAMPES]‎

‎[RECUEIL D'ESTAMPES représentant les Grades, les Rangs & les Dignités, suivant le costume de toutes les Nations existantes ; avec des Explications historiques, & la Vie abrégée des grands Hommes qui ont illustré les dignités dont ils étoient décorés : Ouvrage dédié à la noblesse, et divisé en cinq classes ; La première, destinée aux Souverains de toute la terre : La seconde, à l’Église dans toutes les Religions : La troisième, à l’État Militaire de chaque Nation : La quatrième, à la Magistrature : La cinquième, aux Gens-de-Lettre & aux Artistes. Premier tirage de l’un des plus précieux recueils de costumes et de portraits historiques, « l’estampe représentant Marie-Antoinette en costume de cour s’étant vendue seule 265 F or à la vente Behague » (Cohen, I, 334).‎

‎Bel exemplaire sur grand papier en coloris de l’époque, conservé dans sa reliure de l’époque. A Paris, chez Duflos le jeune, 1779. In-folio de (2) ff. pour le titre et l’avertissement, 128 planches hors-texte finement aquarellées à l’époque, encadrées d’un filet enluminé, avec les serpentes d’origine conservées. 1 planche avec des mouillures, signature autographe au verso de la planche 88. - [Avec] Recueil d’estampes représentant les Grades, les Rangs & les Dignités, suivant le costume de toutes les Nations existantes ; avec des Explications historiques, & la Vie abrégée des grands Hommes qui ont illustré les dignités dont ils étoient décorés : Ouvrage dédié au Roi, et divisé en cinq classes ; La première, destinée aux Souverains de toute la terre : La seconde, à l’Église dans toutes les Religions : La troisième, à l’État Militaire de chaque Nation : La quatrième, à la Magistrature : La cinquième, aux Gens-de-Lettre & aux Artistes. A Paris, chez Duflos le jeune, 1780. In-folio de (2) ff. pour le titre et la dédicace au roi, 112 planches hors-texte finement aquarellées à l’époque, encadrées d’un filet enluminé, avec les serpentes d’origine conservées. - [Avec] : Deuxième Recueil des Portraits des Hommes et des Femmes illustres, de toutes les nations connues, présentés sous le costume de leurs dignités… A Paris, chez Duflos le jeune, 1787. In-folio de (1) f. de titre, 6 planches, 22 pp. numérotées. Soit un total de 246 planches. Ensemble de 2 volumes reliés en plein veau granité, dos à nerfs orné de fers et de fleurons dorés, pièces de titre en maroquin fauve, pièces de tomaison en maroquin bleu, tranches rouges. Reliures de l’époque. 398 x 263 mm.‎

‎Edition originale et premier tirage de l’un des plus célèbres recueils de portraits historiques et de costumes du XVIIIe siècle. Colas, 250 ; Lipperheide 38 ; Brunet, II, 862 ; Vinet, 2104. Il compte parmi les plus précieux depuis l’origine de l’Imprimerie puisque le seul portrait de « Marie-Antoinette en costume de cour, d’après Touzé, s’est vendu seul 265 F or, vente Behague » (Cohen, I, 334). Or un livre de bibliophilie s’achetait alors à compter de 10 F Or. Précieux exemplaire de ce somptueux ouvrage (paru en 44 livraisons de 6 planches chacune) ici en tirage de luxe avec le rare portrait de Marie-Antoinette d’après Touzé. Toutes les planches ont été aquarellées à l’époque (l’une d’entre elles porte la signature autographe de Duflos au verso). « Un petit nombre d’exemplaires seulement furent tirés coloriés et avec la planche entourée de filets d’or » (Bulletin Morgand et Fatout, n°8154). Parmi les personnages représentés figurent notamment Louis XVI, Marie-Antoinette, Mahomet II, Henry VIII, Christine de Suède, des dignitaires comme le Mufti, le grand prêtre Persan, le Lama tartare, le grand Lama, le Brahman,le grand Vizir, l’émir Pacha, Tchorbadgi, Boluch-Bassi, Olivier Cromwell, un Shogun japonais, une dame d’Hindoustan, un Patagon, une femme caraïbe, Alkmey (roi de la Guinée), un noble Indien de la nation d’Ottawa, une femme du Kamchatka, une femme du Congo, Samba Pango (roi du Loango). Cohen, décrit un exemplaire complet avec, comme ici, le titre, la dédicace au roi Louis XVI et l’avertissement. Colas mentionne en outre un second feuillet de titre, un avertissement à la noblesse et 17 ff. de texte que l’on ne voit quasiment jamais. Le nombre d’estampes varie selon les exemplaires. Les plus complets ou ceux complétés possèdent 264 estampes. Cohen et Colas ne citent aucun exemplaire en cette condition. Cohen ne cite qu’ « un bel exemplaire relié en maroquin rouge contenant comme celui-ci, titre, dédicace au roi et avertissement, suivi de 240 estampes ; Colas décrit les exemplaires Bethmann avec 254 planches et de Jonghe avec 258 planches mais ce dernier, en reliure moderne était incomplet du titre. L’exemplaire est bien complet de la gravure représentant Marie-Antoinette, « qui se négocie à prix d’or ». L’intérêt de ce livre est de représenter nombre de personnages célèbres des arts, des lettres et de la politique de France et d’Angleterre. Les exemplaires ne possédant pas le portrait de Marie‑Antoinette sont dépréciés. « Very beautiful and rare work on costumes from all over the world by all kinds of people, including militaries, artists and kings i.a. Peter the Great, joan of Arc, René Descartes, but also rulers from America, China, Congo, etc. i.a. “Timur-Bek ou le grand Tamerlan, empereur du Mogol”, “Mani-Monbada, reine de Congo”, “DonAlvare, roy de Congo”, “Cunne shote, chef des Chiroquois” etc”. » Bel exemplaire en coloris de l’époque, chaque cadre rehaussé à l’or, imprimé sur grand papier, conserve dans sa reliure de l’époque.‎

Referenz des Buchhändlers : LCS-18071

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
Paris France Francia França France
[Bücher von Librairie Camille Sourget]

€ 39.000,00 Kaufen

‎ABRAHAM BAR HIYYA.‎

‎Sefer Zurat ha-Erets... Sphaera mundi, describens figuram terrae dispositionemque orbium coelestium & motus stellarum, autore Rabi Abraham Hispano filio R. Haijae… Item arithmetica (Sefer ha-Mispar)... in numeris integris & fractis, a Rabi Elia [Mizrahi]... conscripta. Accesserunt... S. Munsteri annotationes marginales. Rarissime édition originale bilingue hébreu-latin du plus célèbre traité d’astronomie d’Abraham bar Hiyya.‎

‎Superbe exemplaire conservé dans sa reliure de l’époque en peau de truie estampée à froid sur ais de bois. Basel, H. Petri, 1546. 2 textes en 1 volume in-4 de : I/ (3) ff., (1) f.bl., 351 pp., (1) p. avec la marque ; II/ (4) ff. (sur 5, relié sans le titre latin de la 2e partie), (1) f.bl., 207 pp., (1) p. avec la marque. Hebrew and Roman letters, illustration: woodcut figures and diagrams. Reliure en peau de truie de l’époque estampée à froid sur ais de bois. Les plats sont ornés d’une plaque à froid avec une frise comportant des scènes bibliques en encadrement. Le plat supérieur est monogrammé et daté « I S 1558 ». Dos à nerfs comportant le titre manuscrit. Superbe reliure allemande de l’époque. 195 x 140 mm.‎

‎Rarissime édition originale bilingue hébreu-latin du plus célèbre traité d’astronomie d’Abraham bar Hiyya (1065-1136), un mathématicien, astronome et philosophe juif espagnol. Adams A-33 ; VD16 ZV-19 ; USTC 661378 ; STC German 1; Zinner 1891; Macclesfield 119; Burmeister, Münster 146; Houzeau & Lancaster 1217; IA 100.165; Steinschneider 673.3; Zinner 1891. Sphaera Mundi, printed with Mizrahi (Elijah) Arithmetica, translated by O. Schreckenfuchs, edited by Sebastian Munster, printed in Hebrew and Latin. “This beautifully printed volume, is both in its Hebrew and Latin parts, illustrated by neat Diagrams and Figures cut in wood; and subsequent to a Preface in Latin, gives us (underneath a short Hebrew Title) the following copious Latin Title […]. The above work of Rabbi Abraham is thus entered in the Bibliotheca Brittanica. Abraham R. Fil. Haijae, a native of Spain, and author of ‘Sphaera Mundi, Hebraice, cim versione Oswaldi Schreckenfuchsii, et Notis Sebastiani Munsteri’, Basil, 1546, 4to. The Device of Henry Petrus (the printer of this finely executed volume) appears at the end of both the Hebrew and Latin texts. The following extract from the ‘General Biography’ must necessarily be understood to designate the author of the ‘Sphaera Mundi’ notwithstanding the variation in spelling his Father’s name – ‘Abraham Ben Chaila, a Spanish Rabbi, in the 13th century, practiced Astrology, and assumed the character of a Prophet. He predicted the coming of the Messiah, and fixed for the time of his advent, the year 1358, but fortunately died in 1303 (fifty-five years before the time when his prediction was to be fulfilled). He is also said to have written a Treatise on the Figure of the Earth in Hebrew and Latin, which was published at Basel in 1546, 4to.” (A descriptive catalogue of books in the Library of John Holmes). The author, often known as Savasorda, wrote a treatise on practical geometry, which contains the earliest account of Arabic algebra written in Europe. This work deals with astronomy and geography. Il était connu sous plusieurs autres noms, dont Savasordia, Abraham Judaeus et également Abraham Hispano comme dans le présent ouvrage. Il comporte aussi « Compendium arithmetices » par Elija Orientali, également en hébreu et en latin, et « Quos Libros Osvvaldus » par Erasme Oswald Schreckenfuchs. The treatise on arithmetic by Elijah Mizrahi (c. 1540-1526), an important figure in Ottoman Jewry, was first published in Constantinople in 1533. L’ouvrage, imprimé en hébreu et en latin, comporte des commentaires et des explications de Sebastian Münster. Il est orné de nombreuses gravures sur bois et diagrammes dans le texte ainsi que de la marque de l’imprimeur répétée à la fin de chacune des deux versions hébreu et latine. Superbe exemplaire conservé dans sa reliure de l’époque en peau de truie estampée à froid sur ais de bois.‎

Referenz des Buchhändlers : LCS-18054

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
Paris France Francia França France
[Bücher von Librairie Camille Sourget]

€ 14.500,00 Kaufen

‎PRISSE D’AVENNES, Achille Constant Théodore Emile.‎

‎Oriental Album, characters, costumes, and modes of life in the valley of Nile. “The above is one of the most attractive books of Eastern Costume”.‎

‎“The influence of such a book on the mind is analogous to that of travelling: it extends our knowledge of different modes of existence”. London, James Madden, [1848]. 30 planches en couleurs en tirage à part plus 1 frontispice.‎

‎Superbe illustration complète sur l’Egypte et la Nubie en tirage hors-texte ; chaque planche de format 422 x 303 mm correspond au tirage de l’édition originale de 1848. Les planches en couleurs sont dessinées par Prisse d’Avennes, qui travailla à Thèbes de 1839 à 1843 avec le botaniste George Lloyd. Atabey 1001 ; Blackmer 1357 ; Lipperheide 1599. Nomenclature : Portrait of the late George Lloyd. Arnaout and osmanli soldiers, Alexandria. Ghawazi, or dancing girls. Rosetta. Camels resting in the sherkiyeh. Land of Goshen, lower Egypt. Egyptian lady in the harem. Cairo. Nizam, or regular troops. Kanka. Habesh, or Abyssinian slave. Cairo. Zeyat (oilman), his shop and customers. Cairo. Janissary and merchant. Cairo. Young arab girl returning from the bath. Cairo. Cairine lady waited upon by a galla slave girl. Bedouins, from the vicinity of Suez. Fellah, dressed in the haba. Female fellah. Female of the middle class drawing water from the nile. Fellahs, a man and a woman. Women of Middle Egypt. Peasant dwellings. Upper Egypt. Ababdeh. Nomads of the Eastern thebaid desert. Ababdeh riding their dromedaries. Kafileh, with camels bearing the hodejh. Dromedaries halting in the eastern desert. Arab Sheikh smoking. From the coast of the red sea. Wahabis, with an Azami arab. Nejdi horse. Arabia. Nubian females ; Kanoosee tribe. Phile. Nubian and a fellah, carrying dromedary saddle-bags. Berberi playing on the kisirka to women of the same tribe. Nubia. Abyssinian priest and warrior. Warrior from Amhara. Abyssinian costume. “31 large coloured plates of Arab costume, Bedouin Groups and Scenes. The most interesting and correct work on the Costume of the Arabs, Syrians and Egyptians”. (Oriental history, literature and languages, n°289) “The above is one of the most attractive books of Eastern Costume ; the figures and groups are on a large scale, full of Eastern spirit”. (Catalogue B. Quaritch, 1859). “Now complete, containing 31 large Lithographs. From the ‘Times’, Sept. 25. Among the splendid illustrated works by which this age is distinguished, there is, perhaps, none that will excel the ‘Oriental Album’, which is devoted to the pictorial exhibition of Egyptian life. The chief illustrations consist of large coloured lithographs, representing the costume and habits of all classes. These are beautifully drawn by Mr. Prisse, and finished with that scrupulous attention to elaborate detail which is so necessary when designs are to be means of information as well as choice Works of Art”. “From the ‘Spectator’, Sept. 12. The air of life, the force of effect, the brilliant but harmonious colouring, render the prints among the very finest works of their kind. The influence of such a book on the mind is analogous to that of travelling: it extends our knowledge of different modes of existence, and helps us to limit our category of necessaries. To possess such a work, therefore, is a luxury which counteracts the influence of luxury; though, indeed, to many it will furnish materials much more substantially useful than any more luxury”. (The Athenaeum: Journal of Literature, Science, the Fine Arts, etc., 1850).‎

Referenz des Buchhändlers : LCS-18008

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
Paris France Francia França France
[Bücher von Librairie Camille Sourget]

€ 11.000,00 Kaufen

‎NIEUHOFF, Jan.‎

‎L’Ambassade de la compagnie orientale des Provinces unies vers l’Empereur de la Chine, ou grand Cam de Tartarie, faite par les Srs. Pierre de Goyer, & Jacob de Keyser. Première édition française du voyage de Nieuhoff en Chine richement illustrée de 14 très jolies estampes et conservée dans son vélin de l’époque.‎

‎Très séduisant exemplaire à grandes marges conservé dans sa reliure de vélin de l’époque. Leide, Jan de Meurs, 1665. 2 parties en 1 volume in-folio de (9) ff. préliminaires y compris le titre et le frontispice, le portrait gravé et la dédicace, 290 pages, 1 carte dépl., 31 planches sur double-page, marges plus courtes à 1 planche ; 1 f. de titre, 134 pp., 1 f. d’avertissement, 3 planches sur double-page. 114 gravures en tout. Pte. restauration en marge du frontispice, pte. brulure dans la pl. p. 118. Vélin ivoire rigide, tranches jaspées, dos lisse. Reliure de l’époque. 390 x 232 mm.‎

‎Première édition française du voyage de Pierre de Goyer et Jacob de Keyser envoyés par le conseil des Indes orientales en Chine. Elle parut la même année et chez le même éditeur que l’édition en hollandais. Chadenat, I, 140 ; Tiele, p. 179, Cordier, Bibliotheca Sinica, 2341. En 1655 le gouvernement général nomma Nieuhoff intendant de l’ambassade envoyée en Chine avec Goyer et de Keyser à sa tête. Les ambassadeurs débarquèrent à Canton le 29 juillet 1655 et y restèrent jusqu’au 17 mars 1656. Ils passèrent par Nankin et durent triompher de l’hostilité des jésuites pour parvenir à être admis le 1er octobre 1656 devant l’empereur de Chine. Revenu à Canton, Nieuhoff s’embarqua pour l’Europe le 31 mars 1657. Dédié à Colbert et orné d’un grand portrait du ministre, l’ouvrage est réputé et recherché pour son iconographie très riche de la Chine connue à l époque. Outre un frontispice gravé et une grande carte dépliante de la Chine, 114 jolies gravures dont 34 sur double-page représentent ainsi les paysages, vues de ports et villes, costumes, faune et flore des contrées visitées par l’auteur. Le tirage, très encré, est superbe. Très séduisant exemplaire à grandes marges conservé dans sa reliure de vélin de l’époque. Il porte un ex-libris armorié du XVIIIe siècle et provient de la bibliothèque Johan August Gylling, 1869 avec ex-libris manuscrit et de la librairie H. P. Kraus, avec étiquette.‎

Referenz des Buchhändlers : LCS-17999

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
Paris France Francia França France
[Bücher von Librairie Camille Sourget]

€ 7.500,00 Kaufen

‎KANGXI (ou QING SHENGZU, 1654-1722).‎

‎Gengzhitu (耕織圖 = Le Livre du Riz et de la Soie). Edition originale de ce superbe album commandité par l’empereur chinois Kangxi en 1696, présentant des poèmes de sa composition ainsi que 46 superbes gravures sur bois représentant la vie quotidienne des paysans chinois au XVIIe siècle.‎

‎Il s'agit d'un ouvrage majeur de la littérature illustrée de la dynastie Qing (1644-1912). Chine, Pékin, 1696. In-folio de (52) pp. Trace d’une petite galerie de vers anciennement restaurée. L’ensemble est monté sous forme de dépliant « à l’accordéon » (Leperello). Cachet rouge en tête du volume. L’album est protégé par deux plats en bois massif. Il est conservé dans sa rare reliure du XVIIIe siècle, identique à celle de la Bibliothèque Nationale, Département des Estampes. Pièce de titre en papier sur le plat supérieur. 348 x 282 mm.‎

‎Edition originale de cet album commandité par l’empereur chinois Kangxi en 1696, comportant ses poèmes et ses sceaux. Il y eut plusieurs tirages de cette édition et le présent exemplaire ne présente pas le tout premier tirage des bois. Il s'agit d'un ouvrage majeur de la littérature illustrée de la dynastie Qing (1644-1912) que le savant Yao Shi commenta de la façon suivante : « Que ceux qui verront cet album ne le regardent pas à la légère ». L’ouvrage présente 46 poèmes composés et calligraphiés par l'Empereur de Chine, Kangxi 康熙. Cet empereur, contemporain de Louis XIV, régna de 1662 à 1722. C’était un souverain tolérant qui laissa la Chine ouverte aux influences bouddhistes et chrétiennes en utilisant les connaissances mathématiques, géographiques et astronomiques des Jésuites. L’album est orné de 46 superbes gravures sur bois de grand format (24 x 24 cm) qui illustrent chacun des poèmes de l’empereur. Elles représentent les travaux des champs et la vie quotidienne des paysans chinois au XVIIe siècle. Ces gravures furent réalisées à partir de peintures sur soie de Jiao Bingzhen. Après avoir commandité la publication du présent album réunissant ses poèmes, Kangxi ordonna la gravure de répliques fidèles sur des planches de bois des superbes peintures sur soie de Jiao Bingzhen, 焦秉貞 (1689-1726), afin de les diffuser sous forme d'imprimé. A cette époque, la sériciculture n'était plus la technique secrète jalousement gardée. Les peintures originales sur soie sont aujourd'hui perdues, et le présent ouvrage est une reproduction xylographique ordonnée par l'empereur Kangxi en 1696. Les poèmes de l'empereur, imprimés dans l’espace laissé vide au-dessus des gravures, furent traduits par Bernhard Fuehrer, célèbre sinologue de l'université de Londres. Les 46 illustrations sont les suivantes: Première partie: Les travaux des champs : 1. Le trempage des semences ; 2. Le labour ; 3. Le hersage ; 4. Le hersage en profondeur ; 5. Le nivellement ; 6. Les semailles des pousses ; 7. La poussée des jeunes plants ; 8. L'amendement ; 9. L'extraction des jeunes plants ; 10. Le repiquage ; 11. Le premier sarclage ; 12. Le deuxième sarclage ; 13. Le troisième sarclage ; 14. L'irrigation ; 15. La moisson ; 16. La mise en meules sur l'aire ; 17. Le battage ; 18. Le pillonage ; 19. Le criblage ; 20. Le vannage ; 21. Le passage à la meule ; 22. L'engrangement ; 23. L'offrande aux esprits. Deuxième partie: Les travaux de la soie : 24. Le bain des graines ; 25. Le deuxième sommeil ; 26. Le troisième sommeil ; 27. Le grand réveil ; 28. Le filage ; 29. La répartition des claies ; 30. La cueillette des feuilles de mûrier ; 31. La montée sur les litières ; 32. Le chauffage des claies ; 33. Le délitage ; 34. Le triage des cocons ; 35. L'enfouissement des cocons ; 36. Le trempage de la soie ; 37. Les papillons ; 38. L'offrande de remerciement ; 39. La trame ; 40. Le tissage ; 41. Le travelage ; 42. La chaine ; 43. La teinture ; 44. Le tissage à ramages ; 45. La coupe de la soie ; 46. La confection des vêtements. Précieux exemplaire de ce superbe ouvrage commandité par l’empereur chinois en 1696, conservé dans sa rare reliure du XVIIIe siècle constituée de deux plats de bois massif. Nous avons pu localiser 3 exemplaires de ce rare ouvrage : à la B.n.F. (Département des estampes), Oxford Library et Amsterdam.‎

Referenz des Buchhändlers : LCS-18001

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
Paris France Francia França France
[Bücher von Librairie Camille Sourget]

€ 30.000,00 Kaufen

‎DU FOUILLOUX, Jacques‎

‎La Venerie et Fauconnerie de Iaques dv Fouilloux, Jean de Franchieres, & autres divers autheurs. Reveuës, corrigees & augmentees de chasses non encores par cy devant impriméees. Par I. D. S. Gentil-homme P. [Jean de Sansicquet]. Première édition de Du Fouilloux à contenir la Vénerie et la Fauconnerie, imprimée à Paris en 1585.‎

‎Superbe et exceptionnel exemplaire conservé dans son beau vélin de l’époque, condition la plus enviable que l’on cherche en vain pour ce grand classique du XVIe siècle. A Paris, Pour Felix Le Mangnier, rue neufve nostre-Dame…, 1585. Avec Privilège du Roy. 2 parties en un volume in-4. Plein vélin souple à recouvrement, traces de liens, dos lisse. Reliure de l’époque. 225 X 170 mm.‎

‎Première édition réunissant la vénerie et la fauconnerie de Jacques du Fouilloux. Thiébaud 300-303 ; Schwerdt I, p. 153 ; Souhart 151-152 ; Jeanson 191. Ce volume est composé de deux parties qui ont chacune un titre particulier et une pagination différente. La Vénerie : (8) ff. (y compris le titre, avec la figure d’hommage au verso), 125 ff. et les divers traités ajoutés à cette édition ; (1) f.bl. ; (4) ff. pour le « Recueil des mots de vénerie » (38 lignes à la page) ; 57 figures sur bois dans le texte. La Fauconnerie de Iean de Franchieres, grand prieur d’Aquitaine, avec tous les autres autheurs qui se sont peu trouver traictans de ce subject. De nouveau reveuë, corrigee et augmentee, outre les precedentes impressions. A Paris, Pour Félix Le Mangnier, 1585. Avec privilège du Roy : (4) ff., 127, (5) ff. ; 31 figures d’oiseaux dans le texte (plusieurs répétées). Pour qu’un exemplaire soit complet, il faut donc qu’on y trouve les deux ouvrages réunis. « Cette édition de ‘La Vénerie’ contient de plus que la précédente, sous la rubrique « Adjonctions », ‘La Chasse du loup’, de Jean de Clamorgan ; ‘La Chasse du conil’, extraite de ‘La Maison rustique’ de Charles Estienne et Jean Liébault et ‘Les Remèdes très utiles et nécessaires pour la maladie des chiens’, qui sont extraits et traduits de ‘Tre libri degli uccelli da rapina’, de Carconna. A l’avenir, toutes les éditions contiendront ces augmentations. » (Thiebaud). « Edition fort recherchée, à cause de l’avantage des augmentations qu’elle renferme, et parce que le tirage des gravures est meilleur que celui des éditions postérieures. Les lettres initiales J. D. S., gentilhomme P. qu’on lit au titre de cette édition, signifient Jean de Sansicquet, gentilhomme Poitevin. Jean de Sansicquet, seigneur de Denans et d’Escoué, était ami et parent de J. du Fouilloux ». Thiébaud. Jacques du Fouilloux né au XVIe siècle, dans cette partie du Bas-Poitou connue sous le nom des Gastine, aux environs de Parthenay, partagea ses loisirs entre la poésie et la chasse, genre d’exercice pour lequel il avait une passion extraordinaire. Il forma un recueil de ses observations sur les habitudes des animaux, et sur la manière la plus agréable de les chasser : il le publia sous ce titre : La Vénerie... Jacques du Fouilloux publia son traité de vénerie en 1561, mais c’est dans cette réédition de 1585 qu’il fit suivre son ouvrage de celui de Franchières, qui n’avait pas été imprimé. Jean de Franchières, chevalier de Rhodes ou de St-Jean de Jérusalem, vivait à la cour de Louis XI et y jouissait de la réputation d’un homme instruit, puisque Naudé le cite pour prouver qu’avant le règne de François Ier la noblesse cultivait déjà les sciences. Franchières est l’auteur de La Fauconnerie. Il composa ce traité d’après des sources syriennes et italiennes à la requête de Jacques Du Fou, grand veneur de France. Superbe et exceptionnel exemplaire conservé dans son beau vélin souple à recouvrement de l’époque, condition la plus enviable que l’on cherche en vain pour ce grand classique du XVIe siècle. De la bibliothèque Joseph de Lassberg avec l’ex-libris manuscrit « Villa Epponis ad Bibliothecam » sur la garde.‎

Referenz des Buchhändlers : LCS-17985

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
Paris France Francia França France
[Bücher von Librairie Camille Sourget]

€ 45.000,00 Kaufen

‎RIVIERE, Pierre-Louis.‎

‎Poh-Deng. Scènes de la vie siamoise. Illustrations de H. de La Nézière. Première édition de Poh Deng de Rivière, somptueusement illustrée par Joseph de la Nézière, et merveilleusement reliée par Georges Baudin.‎

‎Le présent exemplaire fait partie des 288 exemplaires imprimés sur papier vélin à la cuve des manufactures Blanchet et Kléber et porte le n°83. Paris, L’édition d’art, H. Piazza, s.d. [1913]. In-4 de (2) ff.bl., 179 pp., (3) ff. Couverture supérieure, pp. 51-52, p. 107 et pp. 35-36 répétées deux fois à la fin. Conservé dans une reliure très raffinée spécialement exécutée pour cet ouvrage, veau ivoire en box mosaïqué décoré sur chaque plat d'une grande composition figurative dans les tons rouge, rose, orange et vert, figurant une scène avec un dragon, dos lisse, non rogné, tranche supérieure dorée, couverture et dos conservés. Reliure signée Georges Baudin. 229 x 159 mm.‎

‎Superbe volume de luxe contenant cinquante compositions en couleurs dont dix hors-texte, et orné de dix planches décoratives, d’encadrements, lettres ornées, en-têtes, culs-de-lampes, etc. en couleurs et or. Carteret, IV, p.243. Première édition de Poh-Deng illustrée par Joseph de la Nézière, limitée à 350 exemplaires numérotés. Le présent exemplaire fait partie des 288 exemplaires imprimés sur papier vélin à la cuve des manufactures Blanchet et Kléber et porte le n°83. Joseph de la Nézière (1873-1944) était un remarquable peintre-voyageur, membre de la Société de Géographie. Ses voyages d'où il rapportait des croquis l'ont conduit à plusieurs reprises en Orient entre 1901 et 1910 et en Afrique du Nord. Une exécution magnifique, avec des détails curieux empruntés aux documents du pays qui forment quelque chose de très nouveau et de rare, et donnent à l'ensemble de l'ouvrage un grand intérêt artistique. Un livre remarquable pour ses illustrations par de La Nézière, peintre et illustrateur du début du XXe siècle. Précieux exemplaire merveilleusement relié à l’époque en veau ivoire orné de motifs en mosaïque de Georges Baudin. Georges Baudin est un peintre, graveur sur bois, illustrateur, décorateur et relieur né à Paris le 26 juin 1882. Il a exposé dans diverses foires annuelles à Paris à partir de 1913. Il a illustré des œuvres littéraires, souvent à caractère amoureux. Il eut une importante activité dans l'art de la reliure, notamment la reliure en couleur sur veau ou vélin. Provenance : de la collection de Marcel Pognon (avec ex-libris).‎

Referenz des Buchhändlers : LCS-17951

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
Paris France Francia França France
[Bücher von Librairie Camille Sourget]

€ 12.000,00 Kaufen

‎[RECUEIL D'UNIFORMES MILITAIRES].‎

‎[RECUEIL D'UNIFORMES MILITAIRES]. Précieux recueil orné de 333 planches d’uniformes militaires entièrement aquarellées au pochoir.‎

‎Très beau et précieux témoignage sur les uniformes militaires à la veille de la Révolution française. -Tenues des troupes à pied d’après le règlement arrêté par le Roi le 21 Février 1779, d’après Hoffmann dont on a gravé et copié une planche sur papier ancien mises en couleur et expliquées par Gabriel Cottreau, membre de la Sabretache. [Gravé c. 1780] Aquarellé à La Mézière, 1900-1901. -Planches gravées d’après Nicolas Hoffman par Gosselin Exemplaire entièrement colorié par Gabriel Cottreau. [Gravé c. 1780] Aquarellé à La Mézière, 1902-1903. -Les grenadiers de l’Infanterie, Royal Artillerie, les chasseurs à pied et les milices, dans leurs uniformes des ordonnances du 1 octobre 1786 – 17 mars 1788, copiés sur l’histoire généalogique des régiments de France, ouvrage manuscrit orné de planches gouachées et coloriées donnant l’uniforme de chaque régiment présenté au roi Louis XVI par le Comte de la Cour du Pin, ministre de la guerre en 1789, par G. Cottreau sur les indications relevées par Hollander sur le Manuscrit de la collection Balsan. [Gravé c. 1780] Aquarellé à La Mézière, 1905. Soit 3 volumes in-folio de : I/ (1) f. de titre et 118 planches à pleine page numérotées ; II/ 99 planches à pleine page numérotées ; III/ (1) f. de titre manuscrit et 116 planches à pleine page numérotées. Reliés en demi-chagrin noir, dos à nerfs ornés de fleurs-de-lys dorées dans les caissons, non rognés. Reliures de l’époque. 395 x 310 mm.‎

‎Superbe recueil réunissant 333 planches d’uniformes militaires en couleurs. Le présent recueil fut composé entre 1900 et 1905 par Gabriel Cottreau, un membre actif de « La Sabretache ». Fondée en 1891 par le peintre Édouard Detaille, "La Sabretache" était à l'origine un musée de l'armée. Cette société française d’études d’Histoire militaire regroupe des amateurs souhaitant conserver la mémoire et sauvegarder les glorieux souvenirs de l'armée française en diffusant le goût et l'étude de l'histoire militaire et en réunissant des objets de collections et des souvenirs militaires. Gabriel Cottreau a réuni en 3 volumes in-folio les gravures des tenues des troupes de toutes les régions françaises à la veille de la Révolution, entre 1779 et 1788, y compris celles de Port-au-Prince, de la Martinique, de la Guadeloupe... Le recueil présente également les uniformes des régiments d’infanterie suisses, irlandais, suédois, italiens, allemands... Chaque gravure est accompagnée d’une légende manuscrite rédigée par Gabriel Cottreau. L’abondante illustration comprend 333 superbes planches à pleine page d’uniformes gravées par Gosselin d’après Nicolas Hoffmann (1740-1832), entièrement aquarellées au pochoir par Gabriel Cottreau entre 1900 et 1905 : grenadiers, chasseurs à pied, milices, canonnier, mineur, ... Très beau et précieux témoignage sur les uniformes militaires à la veille de la Révolution française. Provenance : ex libris « Collection militaire G. Cottreau ».‎

Referenz des Buchhändlers : LCS-17952

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
Paris France Francia França France
[Bücher von Librairie Camille Sourget]

€ 23.000,00 Kaufen

‎GOOS, Pieter.‎

‎Le Grand & Nouveau Miroir ou Flambeau, De la Mer contenant la description de toutes les costes Marines Occidentalles & Septentrionnalles… Traduict de Flaman en François par Paul Yvounet. Édition originale française extrêmement rare du plus bel atlas maritime hollandais du XVIIe siècle.‎

‎Superbe exemplaire illustré d’un frontispice et de 33 cartes en coloris d’époque, conservé dans sa reliure en vélin du temps. Amsterdam, Pierre Goos, 1662. 4 parties en 1 volume in-folio de (1) f., (20) ff. pour l’Instruction en l'art de la Navigation avec volvelles gravées sur bois, 128 pp. chiffrées par erreur 228 et 33 cartes sur double-page. Vélin ivoire de l’époque, qq. mouillures et rousseurs éparses. Reliure de l’époque. 446 x 284 mm.‎

‎Edition originale française extrêmement rare du plus bel atlas maritime hollandais du XVIIe siècle. Koeman, IV, Goos 40. Elle est illustrée d’un frontispice et de 33 très belles cartes sur double page, en coloris d’époque. La composition de l’édition française diffère totalement de celles publiées en anglais ou hollandais. Elle comprend des cartes de Grande-Bretagne, des Pays-Bas, de Belgique, de France, d’Espagne, du Portugal et des côtes du Maroc avec les Canaries. Le texte indique les itinéraires maritimes à suivre et les dangers à éviter. Le cartographe Pieter Goos (1615-1675) était l’un des libraires les plus estimés d’Amsterdam qui s’était spécialisé dans les ouvrages maritimes. Jouissant d’une bonne réputation de graveur de cartes de navigation, il publiait également des atlas. Son intention était davantage de produire des volumes somptueux destinés à de riches collectionneurs plutôt que des ouvrages fonctionnels pour les marins et navigateurs. « Pieter Goos was one of the best known maritime booksellers of Amsterdam. This beautiful sea atlas reflects a high professional standard. The many editions published over 25 years are an indication of the customers’ appreciation. Goos’s sea atlas was more intended for the book-lover than for the seaman” (Koeman). “Dutch cartographer Pieter Goos (c. 1616-1675) was one of the most prominent engravers of navigational maps during the 17th century. His maps are considered some of the most beautiful of the era, a time when the Dutch dominated both shipping and cartography” (Moreland, C. & Bannister, D., 1986). L’illustration se compose d’un titre-frontispice et de 33 cartes finement gravées sur double-page représentant les côtes de toutes les parties du globe. Le frontispice, les contours des cartes et les cartouches ont été coloriés à la main à l’époque. Très bel exemplaire complet de ses 33 cartes gravées sur double-page et de son titre frontispice en coloris d’époque, conservé dans sa reliure en vélin du temps. Provenance : Biblioteca Lamoniana ; Musée de la Citadelle Vauban, Belle-Île en mer. Président à mortier au Parlement de Paris, puis grand chancelier, Chrétien-François II de Lamoignon termina sa brillante carrière en tant que garde des sceaux. Sa prestigieuse bibliothèque serait complétée par son fils Lamoignon de Malesherbes, directeur de la Librairie de 1749 à 1763 et futur défenseur de Louis XVI. Cet atlas maritime en français est extrêmement rare ; 1 seul exemplaire répertorié : Harvard University.‎

Referenz des Buchhändlers : LCS-17933

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
Paris France Francia França France
[Bücher von Librairie Camille Sourget]

€ 90.000,00 Kaufen

‎BALINGHEM, Père Anthoine de‎

‎Apresdinees et propos de table contre l’excez au boire, et au manger pour vivre longuement, sainement et sainctement. Dialogisez entre un prince & sept scavants personnages : un théologien, canoniste, iurisconsulte, politique, medecin, philosophe moral, et historien. Très rare « première édition de cet ouvrage facétieux et plaisant contre le vice d’ivrognerie et les ivrognes » (Vicaire, 62)‎

‎Édition originale d’une grande rareté d’un traité rédigé contre l’ivrognerie au tout début du XVIIe siècle. Lille, De l’Imprimerie de Pierre de Rache, à la Bible d’or, l’an 1615. In-12 de (13) ff., (1) f.bl., 588 pp., (1) f.bl. Pte galerie de vers dans la marge blanche inférieure des pp. 91 à 121, 143 à 163 et 553 à 588 sans atteinte au texte, papier légèrement bruni. Plein vélin à recouvrement, traces de liens, dos lisse avec le titre manuscrit. Reliure de l’époque. 155 x 93 mm.‎

‎Très rare «première édition de cet ouvrage facétieux et plaisant contre le vice d’ivrognerie et les ivrognes» (Vicaire, 62). Brunet, I, 626; Sommervogel, Bibliothèque de la Compagnie de Jésus, I, 834 «Volume contenant de singulières dissertations. Le livre a été recherché» (Rahir, La Bibliothèque de l’amateur, 304). «Volume peu commun» souligne Brunet. Né à Saint-Omer en 1571, Antoine de Balinghem entra chez les jésuites des Pays-Bas méridionaux à l’âge de 17 ans, puis fut envoyé pour faire son noviciat à Novellara en Italie. Professeur de philosophie à Douai puis à Louvain, il fut ordonné prêtre en 1596 et passa le reste de sa vie à enseigner et à traduire de nombreux livres de l’italien et de l’espagnol. Il mourut à Lille le 24 janvier 1630. Les Après dinées sont rédigés sous forme de dialogues sur la goinfrerie et l’ivrognerie tenus entre l’auteur et divers hommes de métier qui apportent leur avis sur cette question du «Bien boire» et du «Bien manger». Se succèdent ainsi les points de vue d’un théologien, d’un canoniste, d’un jurisconsulte, d’un politique, d’un médecin, d’un philosophe et d’un historien. Les deux péchés sont analysés, commentés puis loués ou fustigés sous le regard expert des sept personnages. L’auteur ne s’adresse pas seulement à la classe populaire, il accuse aussi le magistrat de compromettre les intérêts de la cité, le juge ceux de ses justiciables, le confesseur de s’exposer, quand il a bu, à trahir les secrets du confessionnal etc. «Document très curieux et très significatif sur les mœurs et les habitudes des populations flamandes de son temps» (Oberlé). Séduisant exemplaire en pure reliure de l’époque. Ex-libris gravé portant la devise Beatus homo quem tu erudieris Domine et les initiales «A.L.S.» sur le contreplat.‎

Referenz des Buchhändlers : LCS-16394

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
Paris France Francia França France
[Bücher von Librairie Camille Sourget]

€ 7.500,00 Kaufen

‎WATTEAU, Antoine.‎

‎L’Œuvre d’Antoine Watteau, Peintre du Roy. En son Académie Roïale de Peinture et Sculpture Gravé d’après ses tableaux & Desseins originaux tirez du Cabinet du Roy & des plus curieux de l’Europe. Par les Soins de M. de Julienne. « Ce somptueux recueil imprimé en 1735 est un des livres les plus beaux et les plus rares du XVIIIe siècle. Des 100 exemplaires qui furent tirés il y a près de trois siècles, à peine une trentaine existe encore aujourd’hui » (Cohen, en 1910, il y a 109 ans).‎

‎Selon Cohen, ce recueil vaut 30 fois le prix des Fables de la Fontaine illustrées par Oudry en 4 volumes in-folio, Paris, 1755-1759. A Paris, Fixé à cent exemplaires de pres épreuves. Imprimez sur grand papier. 2 volumes grand in-folio, vers 1735. 261 planches gravées. - Vol. 1 : 1 titre gravé, 1 f. de texte gravé, 1 frontispice gravé. 38 planches ; Figures de mode, dessinées et gravées à l’eau forte par Vatteau (sic). Paris : Duchange et Jeaurat, s.d. : 1 titre gravé, 11 planches ; Figures Françaises et comiques, nouvellement inventées par M. Watteau. Paris, Duchange et Jeaurat, s.d. : 1 titre gravé, 7 planches. Autres vues. Paris Duchange, Gautrot et Joullain, s.d : 52 planches dont 8 doubles. - Vol. II : Œuvres des estampes gravées, d’après les tableaux et dessins de feu Antoine Watteau. Quatrième et dernière partie. Paris, Gersaint, s.d. : 1 titre gravé et 153 planches. Soit un total de 261 gravures. Reliure en veau marbré, triple filet doré en encadrement sur les plats, dos à nerfs et caissons ornés, pièce de titre rouge et tomaison citron. Reliure de l’époque. Provenances : Comte Henry Greffulhe (1848-1932) (ex-libris gravés à ses armes) ; André Langlois (ex-libris). 637 x 468 mm.‎

‎Edition originale. « Ce somptueux recueil en deux volumes est un des livres les plus beaux et les plus rares du XVIIIe siècle. Des cent exemplaires qui furent tirés, à peine une trentaine existe encore aujourd’hui (en 1910, il y a 109 ans) les autres ayant été cassés par les marchands d’estampes. » (Cohen). Il est à observer que le Tome I contient uniquement des pièces à regarder en hauteur et le tome II des pièces à regarder en largeur. Quand il y a deux pièces sur la même planche, au tome I, ce sont donc des pièces en largeur au tome II, des pièces en hauteur. - [Avec] : WATTEAU, Antoine. Figures de différents caractères de Paysages & d’Etudes dessinées d’après nature, par Antoine Watteau. Peintre du Roy en son Académie Royale de peinture et Sculpture, Gravées à l’Eau-forte par des plus habiles Peintres et Graveurs du temps, tirées des plus beaux cabinets de Paris. A Paris, chez Audran, graveur du Roy en son Hôtel royal des Goblins et chez F. Chereau, graveur du Roy, rue Saint-Jacques, aux deux pilliers d’or, Roland scrips. F. Baillieul l’aisné sculpsit, s.d. (vers 1735). 2 tomes reliés en 1 volume grand in-folio. Tome I : (7) ff. gravés (titre, portrait de Watteau par lui-même gravé par Boucher, Vie, 2 ff. ; épitaphe, 2 ff., préface 1 f. et 132 sujets sur 101 planches. Tome II : (3) ff. (titre, avertissement, frontispice par Boucher) et 120 (ou parfois 121) ff. contenant les sujets 133 à 350. Reliure en veau marbré, aux armes de Samuel Bernard (OHR, 1043), triple filet doré en encadrement sur les plats, dos à nerfs, caissons ornés, pièce de titre et de tomaison en maroquin rouge, roulette sur les chasses, tranches rouges. Provenance : Samuel Bernard, comte Coubert (1651-1739). Reliure armoriée de l’époque. 509 x 337 mm. Edition originale de ce précieux recueil publié par les ordres de M. de Julienne qui, selon Mariette, grava lui-même les n°221 et 222. Les aquafortistes des autres planches sont Jean et Benoît Audran, Boucher, Cars, Caylus, Cochin, Desplaces, Lépicié, Sylvestre et Carle Vanloo. Cette édition, la seule bonne est fort rare. Cartonné, non rogné, 1 500 fr. OR, catalogue Fontaine 1874, n°2493. En veau ancien, 2 500 frs Or Bulletin Morgand (1891), n°20348. En demi-reliure de Pagnant 3 000 frs Or, Bulletin Morgand (1899), n° 35457 ; en feuilles, 3 500 frs Or ibid. n°36821. Soit de 18 000 à 23 000 F Or pour les deux œuvres en 1912 selon Cohen soit 30 fois la valeur de la grande édition des Fables de La Fontaine illustrées par Oudry en 4 volumes in-folio, Paris 1755-1759 dont un bel exemplaire de premier tirage en maroquin se vend aujourd’hui 30 000 €. L’œuvre de Watteau est le plus rare des recueils de gravures du XVIIIe siècle. Il a été formé par les soins de Jean de Jullienne, ami et protecteur de Watteau, et tiré chez lui, à la manufacture des Gobelins, à cent exemplaires. Nous résumons brièvement, d'après les précieuses recherches de MM. Dacier et Vuaflart (Jean de Jullienne et les graveurs de Watteau), l'historique de cette magnifique entreprise. Le travail de gravure débuta en 1717, soit quatre ans avant la mort d'Antoine Watteau, et se continua jusqu'en 1735. Pour ces gravures, M. de Jullienne sut faire appel aux meilleurs artistes du moment : Jean Audran, Desplaces, Dupuy, Cochin père, Edme Jeaurat, Benoît Audran, fils de Jean, Siivestre, Laurent Cars, Bernard Lépicié, Carle Vanloo, Trémolières, François Boucher, alors âgé de dix-neuf ans, Jean de Jullienne lui-même, son ami le comte de Caylus et un anonyme qui signe M et pourrait être M. de Montullé, cousin germain de Jullienne, Tardieu, Maurice Baquoy, Louis Crépy, Nicolas de Larmessin, Thomassin, Jean Moyreau, Gabriel Huquier, spécialiste des arabesques, Bernard Baron, François Joullain, les frères Liotard, de Genève, Aveline, François Chédel, Jacques Ph. Le Bas, Marie-Jeanne Renard du Bos, Louis Jacob, Etienne Fessard, soit en tout trente-six artistes. Watteau lui-même a gravé dix pièces qui furent retouchées par les graveurs professionnels. « En 1716 Watteau céda aux instances de Crozat et vint s'installer chez le célèbre collectionneur. Crozat possédait, rue de Richelieu, au coin des boulevards un magnifique hôtel avec parc. Il avait à Montmorency un château somptueux. Watteau bénéficia de ce luxe, mais pas longtemps. La brillante société qui fréquentait chez le financier lui prenait beaucoup trop d'instants qu'il eut préféré consacrer aux commandes dont il était surchargé. Il quitta Crozat pour aller chez Sirois dont il accepta l'hospitalité, défendant qu'on fit connaître sa demeure à ceux qui la demanderaient. » « C'est à partir de cette époque que Watteau se libéra des manières et des influences précédentes et trouva définitivement et l'esprit et la technique qui allaient constituer cette poésie qui est si particulière à son œuvre. Quant à l'esprit, il abandonne les scènes de mascarades du répertoire de Gillot, et se consacre désormais aux manèges de l'amour, depuis les jeux retenus des premières rencontres : « La proposition embarrassante », jusqu'aux ultimes passes d'armes : « La surprise ». Il aime aussi à décrire les plaisirs de la musique : « Les Charmes de la vie ». Il isole parfois des personnages dans le but d'approfondir leur portrait psychologique : « La Finette » et « L'indifférent », tous deux au Louvre, « Le donneur de sérénades » de Chantilly. Mais c'est peut-être encore plus la technique picturale nouvelle qui constitue la grande originalité de l'art de Watteau dans sa brève maturité : d'une part il ne met plus en scène des personnages détachés devant un fond de décor, au contraire, par une touche hachurée, il fait un tout des personnages et de l'espace dans lequel il se meuvent ou se situent, s'imbriquant dans les herbes, les branchages, la brume légère. S'il avait été auparavant sensible aux exemples des peintres de genre flamands, la pratique des collections de Crozat lui permet de découvrir ses véritables sources avec le sens de la grande décoration, l'aisance du dessin, des raccourcis, des arabesques élégantes, chez Véronèse, et le sens de la pâte picturale généreuse et sensuelle, la traduction voluptueuse de la lumière dorée enveloppant les beaux corps chez Titien. Cependant, il n'avait toujours pas peint son morceau de réception pour l'Académie, qui l'avait accueilli en quelque sorte sur parole, et qui commençait à s'impatienter. Ce fut en 1717 que Watteau lui présenta enfin « L'embarquement pour Cythère », qui lui valut aussitôt le titre de « peintre des fêtes galantes ». Ce titre bien que justifié ne traduit que le côté le plus anecdotique du talent de Watteau. En fait on aurait pu mieux le dire « peintre de la nostalgie des fêtes galantes », ce qui aurait traduit plus justement le climat poétique propre aux prétendues fêtes de Watteau. En outre, par-delà le sujet, si prenant soit-il, c'est bien plus le rythme de la composition, la gamme colorée, chaude et dorée, la technique, légère et nerveuse, par petites touches spirituelles, entrecroisant les tons, le dessin, alerte, éblouissant, des personnages et du paysage, l'accord, la fusion, entre êtres et choses, acteurs et décor, personnages et nature, qui créent la poésie chez Watteau. » Précieux exemplaire de l’un des plus beaux livres illustrés par un peintre au XVIIIe siècle. Les exemplaires complets de toutes leurs planches, comme celui-ci, sont rarissimes : du tirage originel à cent exemplaires en 1735, un nombre infime a échappé aux marchands d'estampes qui ont souvent préféré vendre les gravures à part. (Cohen-de Ricci, col. 1053-1065).‎

Referenz des Buchhändlers : LCS-17943

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
Paris France Francia França France
[Bücher von Librairie Camille Sourget]

€ 185.000,00 Kaufen

‎RAMELLI‎

‎Le diverse et artificiose machine del capitano Agostino Ramelli. Le plus important traité illustré de technique du XVIe siècle‎

‎Le grand traité de Ramelli orné de 194 estampes “among the best in technological illustration”. Exemplaire privilégié d’une grande pureté conservé dans sa reliure en maroquin ancien, condition des plus rares. Paris, in casa del autore, 1588. In-folio de (16) ff., 338 ff. 194 planches gravées dont 20 sur double page. Dernière planche légèrement tachée, pâle mouillure dans la marge inférieure des ff. 58 à 63. Plein maroquin rouge, plats ornés d’un décor à la Du Seuil, dos à nerfs orné insolé, coupes décorées, roulette intérieure, tranches dorées. Reliure de la fin du XVIIe siècle. 320 x 210 mm.‎

‎Édition originale de l’important traité illustré d’Augustin Ramelli, l’ingénieur italien du roi Henri III, dédiée à ce monarque. Brunet, IV, 1095 ; Mortimer, French, 452 ; Dibner, Heralds of Science, 173 ; Norman 1777. Le duc d’Anjou, futur Henri III, le sauva en payant sa rançon lorsqu’il fut dangereusement blessé et fait prisonnier au siège de La Rochelle en 1573. Devenu roi, Henri III fixa Ramelli près de lui en le gratifiant d’une pension considérable. Ce traité fondamental de mécanique est ainsi dédié à Henri III et Ramelli exprime toute sa gratitude pour la faveur royale dans sa dédicace. L’auteur se plaint également dans son adresse au lecteur, du piratage de ses dessins publiés à son insu et inutilisés. Pour pallier ces problèmes Ramelli planifia lui-même et supervisa une mise en page rigoureuse destinée à écarter toute mutilation. L’ouvrage fut imprimé aux frais de l’auteur, dans sa propre maison (« In casa del autore »). Ceci explique le caractère artisanal de l’impression et le fait que certains exemplaires privilégiés possèdent quelques estampes montées et collées à l’époque par Ramelli et son équipe d’imprimeurs. Tel est le cas du présent exemplaire, l’un des plus purs et beau passé sur le marché depuis longtemps, avec les gravures I-V et CXXVIII montées à l’époque par Ramelli « In Casa del autore ». « Cet ouvrage, écrit en italien et en français, est rare et recherché » (Brunet). “His machines became part of the common stock of mechanical knowledge and his mechanical treatise remained a primary influence for at least two centuries” (Norman). L’illustration, absolument remarquable, comprend 194 grandes estampes, dont 20 sur double page. D’un intérêt capital dans l’histoire de l’ingénierie, elles décrivent d’extraordinaires machines hydrauliques ou de guerre, représentées en action, telles ces machines destinées à élever l’eau, à traîner de lourdes charges, à lancer des traits et des grenades enflammées, balistes et catapultes. Certaines des gravures représentent également plusieurs machines ingénieuses à usage domestique, telles que la célèbre « roue à livres », des moulins à eau, des fontaines, des automates. On y remarque l’application de l’axe coudé, de la pompe aspirante et foulante, de la vis d’Archimède et de la fontaine de Héron. Y figure même, moins la vapeur, notre bateau à aubes ainsi qu’une scierie mécanique. “The engravings are among the best in technological illustration”. Dibner. Ce bel ouvrage, imprimé en français et en italien, est également illustré d’un titre inséré dans un encadrement architectural grave et d’un portrait de l’auteur par Léonard Gaultier. Toutes ces illustrations sont elles aussi présentées dans des encadrements gravés. Le plus important traité illustré de technique du XVIe siècle. Exemplaire de grande beauté intérieure, très pur, l’un des rarissimes reliés en maroquin ancien orné d’un décor à la Du Seuil au dos quelque peu insolé.‎

Referenz des Buchhändlers : LCS-16647

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
Paris France Francia França France
[Bücher von Librairie Camille Sourget]

€ 62.000,00 Kaufen

‎AGRICOLA, Georgius‎

‎De re Metallica. De animantibus subterraneis liber. “One of the first technological books of modern times”‎

‎Édition originale du « De Re Metallica » d’Agricola, “one of the first technological books of modern times”, illustré de 273 gravures sur bois de H. R. M. Deutsch. Bâle, J. Froben & N. Episcopius, 1556.In-folio de (5) ff, 1 f.bl., 502 pp. et (37) ff., ainsi complet du rare feuillet blanc. Relié en demi-vélin, tranches rouges. Reliure du XIXe siècle. 332 x 226 mm.‎

‎Édition originale du plus célèbre ouvrage d’Agricola, premier traité sur les mines et la métallurgie et “one of the first technological books of modern times”. P.M.M., n°79. Georges Bauer Agricola (1494-1555) effectua ses études à Leipzig, Bologne et Padoue avant de devenir médecin et minéralogiste dans le centre minier de Joachimstral en Bohème puis à Chemnitz, principal centre minier de la Saxe. Il poursuivit sans relâche ses recherches scientifiques, les étayant d’observations très concrètes qui contribuent à rendre son ouvrage particulièrement crédible et attrayant. Agricola est considéré, par cet ouvrage « De Re Metallica », comme l’un des fondateurs de la minéralogie systématique, dont le sujet n’avait été traité auparavant que dans le « Probierbüchlein » en 1510 et le « De la Pirotechnia » de Biringuccio en 1540. Le « De Re Metallica » divisé en 12 livres est une véritable encyclopédie de l’industrie minière. Les six premiers livres traitent de « l’art d’extraire les métaux » et donc de l’exploitation minière proprement dite. Le livre VII traite des fours et des opérations propres à l’essai des minerais et des métaux. L’illustration se compose de 273 gravures sur bois dues à Hans Rudolf Manuel Deutsch. Certaines à pleine page (235 x 140 mm), d’autres à mi-page, elles sont saisissantes de réalisme et campent d’une façon précise l’univers quotidien d’un centre minier actif au milieu du XVIe siècle tout en illustrant l’état des connaissances mécaniques, physiques et géologiques du temps. Les passages les plus importants du traité abordent la mécanique, l’utilisation de l’énergie de l’eau, les systèmes de pompage, la ventilation, le transport des minerais et font preuve d’une technologie très élaborée. Exemplaire grand de marges (hauteur : 332 mm) et de grande pureté de cette première édition de l’un des plus précoces ouvrages de technologie européens. Il provient de la bibliothèque Horace William Sandars avec ex-libris, et porte une signature contemporaine sur le feuillet de titre.‎

Referenz des Buchhändlers : LCS-16751

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
Paris France Francia França France
[Bücher von Librairie Camille Sourget]

€ 49.000,00 Kaufen

‎I/ CASSINI, Jacques.‎

‎Elémens d’astronomie. Première édition de l’un des traités d’astronomie les plus complets du XVIIIe siècle.‎

‎Edition originale de ces deux ouvrages astronomiques importants. Paris, de l’Imprimerie royale, 1740. - [Avec] : II/ [Du même]. Tables astronomiques du Soleil, de la Lune, des planètes, des étoiles fixes, et des satellites de Jupiter et de Saturne ; Avec l’explication & l’usage de ces mêmes tables. Paris, de l’Imprimerie royale, 1740. [Suivi de] : Cassini de Thury, César François. Addition aux tables astronomiques de M. Cassini. A Paris, chez Durand, 1756. 2 volumes in-4 de : I/ xvi pp., (6) ff. de table, 643 pp., 26 planches dépliantes ; II/ xiv pp., (3) ff. de table, 120 pp., 222 pp. de tables astronomiques, (1) f. bl., (1) f., 98 pp. d’addition aux tables astronomiques. Plein veau marbré, double filet à froid encadrant les plats, dos à nerfs ornés, pièces de titre de maroquin rouge, coupes décorées, tranches mouchetées. Reliure de l’époque. 252 x 187 mm.‎

‎Edition originale de ces deux ouvrages astronomiques importants. I/ Première édition de ce traité très complet, dans lequel l'auteur se livre à une recherche originale de la valeur des principaux éléments numériques de l'astronomie, et qui contient des détails historiques encore intéressants aujourd'hui. Houzeau & Lancaster n°9251 ; Lalande p. 411 ; Poggendoff I. 380 pour les "éléments" ; Poggendoff I. 390 pour les "tables" ; D.S.B. III, p.10. L'auteur de cet ouvrage était le célèbre astronome Jacques Cassini (1677-1756), deuxième du nom, fils de l'astronome et ingénieur Giovanni Domenico Cassini (1625-1712). Membre de l'Académie des sciences depuis 1694 et reçu à l'Académie royale des sciences de Londres en 1696, Cassini est surtout connu pour ses travaux relatifs à la détermination de la figure de la terre. Il le présente dans sa préface comme le premier traité d'éléments d'astronomie écrit en français. L'ouvrage débute par des considérations sur les cercles de la sphère, les systèmes du monde, les réfractions astronomiques et la parallaxe; il se poursuit par le traité qui est divisé en 9 parties: la première porte sur les étoiles fixes, la seconde traite du soleil et de sa révolution autour de son axe, la troisième de la théorie de la lune, la quatrième de Saturne, la cinquième de Jupiter, la sixième de Mars, la septième de Venus, la huitième de Mercure et la neuvième des satellites de Jupiter et de Saturne. Les "Eléments" sont illustrés de 21 planches dépliantes gravées par Simonneau. II/ Première édition des Tables de Cassini qui servent de complément aux Eléments. Ces tables ont longtemps été considérées comme les meilleures. Les "Tables" sont ornées d’une vignette gravée par Thomassin et de 5 planches dépliantes gravées par Simonneau. "In astronomy proper Cassini's work is vast. Besides working patiently as an observer and directing frequently effective work while head of the Paris observatory he published a great number of memoirs in the Histoire de l'Académie and two books on astronomy (1740): a collection of tables and a manual. Cassini's principal areas of interest were the study of the planets and their satellites... particularly the inclination of the orbits of the satellites and the structure of Saturn's ring... the observation and the theory of the comets, and the tides." (DSB). Précieux exemplaire bien complet des « Tables » de Cassini ainsi que de l’ « Addition aux tables », également complet de ses 26 planches dépliantes, conservé dans des reliures uniformes de l’époque aux dos particulièrement élégants.‎

Referenz des Buchhändlers : LCS-17902

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
Paris France Francia França France
[Bücher von Librairie Camille Sourget]

€ 7.500,00 Kaufen

‎ARS MORIENDI‎

‎ARS MORIENDI. Le Livre nomme Lart et science de bien vivre et de bien mourir avecques plusieurs belles histoires... L’Art de bien vivre et de bien mourir‎

‎L’Art de bien vivre et de bien mourir, catalogué il y a 42 ans par Georges Heilbrun. De la bibliothèque Edmée Maus. Paris, vers 1530. Lyon, Jaques Moderne dit Grad Jaques, s.d. [vers 1530]. In-8 de (36) ff. (A-I4) dont 1 titre gravé dans une bordure, gothique à longues lignes, 12 gravures sur bois à pleine page, ptes. déchirures à 3 ff. sans manque, pte. restauration dans la partie supérieure du f. B3. Maroquin brun janséniste, dos lisse avec le titre doré en long, filet doré sur les coupes, triple filet doré intérieur, tranches dorées. Gruel. 162 x 113 mm.‎

‎Rare édition de l’Ars Moriendi « Art de bien vivre et de bien mourir » illustré de xylographies, petit livre de piété dont on ignore l’auteur et la date de composition, et dont il y eut plusieurs traductions. Dutuit, Livres xylographiques, I, p.62 ; Graesse, Trésor de Livres rares, 47 ; Brunet, I, 512 ; Baudrier, XI, 516-517 et 512 ; Pogue, Jacques Moderne, n°67. Guillaume Tardif, lecteur de Charles VIII, fut, selon Émile Mâle, l’auteur de cette libre traduction du texte des anciennes éditions xylographiques, dans laquelle le latin concis et obscur est « traduit, expliqué, développé par un véritable écrivain qui parle une langue grave et un français déjà classique ». Les premiers exemplaires de « l’Ars Moriendi » illustré apparaissent vers la moitié du XVe siècle avec des xylographies d’une efficacité tellement dramatique qu’elles ont contribué, à elles seules, beaucoup plus que le texte, à la diffusion très importante du petit livre : chaque image est placée en regard du texte, et illustre tour à tour la tentation du diable et la bonne inspiration de l’ange agonisant. Au fil des décennies (une des dernières éditions est de 1538), l’Ars devient un genre littéraire, et cependant il tend à se cristalliser, tandis que les illustrations deviennent de plus en plus grossières et se simplifient au maximum ; toutefois quelques thèmes du drame qui se déroule dans l’âme du fidèle au moment du trépas, représentés par l’ars moriendi, sont accueillis dans les traités contemporains sur les « novissima », lesquels, outre les thèmes, qui sont propres à l’Ars, en contiennent d’autres (Ubi sunt, de la description de l’agonie, etc.). L’esprit et la substance des artes moriendi passèrent aussi dans bien d’autres livres de piété, et il survécut quelque chose d’eux dans les innombrables exhortations aux malades et aux moribonds qui furent publiées, surtout en France, au cours du XVIIe et XVIIIe siècles. Cette curieuse édition contient en plus de « l’Ars moriendi » « les Dix et les Cinq commandements » et « les Fantaisies du monde », de Guillaume Alexis. L’iconographie saisissante comprend 12 grands bois à pleine page, reprenant les bois primitifs du maître de « l’Ars moriendi » de Jean Siber, reproduits par Claudin III, 210 à 212 et 445, 446 et Baudrier, XI, 512. Deux petits bois représentent Moïse sur le feuillet de titre et la Crucifixion. Précieux volume provenant de la bibliothèque Edmée Maus, avec ex libris. Il fut catalogué il y a 42 ans au prix considérable de 42 500 F (7 000 €) (cat. 39, 1973, n°9) par Georges Heilbrun.‎

Referenz des Buchhändlers : LCS-16804

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
Paris France Francia França France
[Bücher von Librairie Camille Sourget]

€ 45.000,00 Kaufen

Anzahl der Treffer : 15.165 (304 seiten)

Erste Seite Vorherige Seite 1 ... 97 98 99 [100] 101 102 103 ... 131 159 187 215 243 271 299 ... 304 Nächste Seite Letzte Seite