Site indépendant de libraires professionnels

‎Livres illustres‎

Main

Nombre de résultats : 15 165 (304 Page(s))

Première page Page précédente 1 ... 98 99 100 [101] 102 103 104 ... 132 160 188 216 244 272 300 ... 304 Page suivante Dernière page

‎ALBUM D’AQUARELLES SUR L’INDE.‎

‎ALBUM D’AQUARELLES SUR L’INDE. ALBUM DES MÉTIERS. Précieux et unique recueil indien de 60 aquarelles.‎

‎Précieux et unique album d’aquarelles aux coloris très vifs rehaussés d’or, dédié aux professions artisanales dans l’Inde du début du XIXe siècle. Inde, début du XIXe siècle. Album in-4 composé de (2) ff. bl. et de 60 aquarelles. Petite déchirure sans gravité à 2 planches. Relié en plein maroquin brun, encadrement et décor composés de motif végétaux dans un style oriental frappés à froid sur les plats. Dos anciennement refait. Reliure de l’époque. 277 x 180 mm.‎

‎[video width="1828" height="1028" mp4="https://www.camillesourget.com/wp-content/uploads/2016/11/Album-aquarelles-Inde-MD-version-site-web.mp4"][/video] Précieux album d’aquarelles constitué au XIXe siècle par un Lieutenant Britannique en poste en Inde et représentant principalement l’ensemble des professions artisanales telles qu’elles étaient alors pratiquées en Inde. L’album compte 60 superbes aquarelles d’une grande finesse d’exécution parmi lesquelles 10 représentent des souverains Sikhs aux costumes chatoyants et aux drapés élaborés, 40 les professions artisanales telles qu’elles étaient pratiquées au XIXe siècle en Inde et 10 des vues de monuments comme le Temple d’Or d’Amritsar, la tombe de Ranjît Singh, la Mosquée Dorée de Lahore au Pakistan, le Taj Mahal à Āgrā... La suite d’aquarelles consacrée aux métiers présente: un cordonnier, un forgeron, un potier, un tisserand, un ébéniste, un dresseur de serpent, un chasseur, un teinturier, des musiciens, un barbier, un boucher, etc. Chaque artisan est représenté en plein travail, entouré de ses outils et de ses réalisations en cours. Chaque scène offre une vision détaillée et réaliste de l’atelier de l’artisan, avec les divers outils et instruments qui lui sont nécessaires dans son travail accrochés au mur, posés sur une table ou à même le sol. Les aquarelles aux coloris particulièrement vifs et chatoyants ont été subtilement rehaussées à l’or et sont délimitées par un liseré peint. Les noms des personnages, des monuments et des professions représentés sont inscrits en persan à l’encre noire sous les cadres. Un rare témoignage de l’activité artisanale dans l’Inde du début du XIXe siècle. Recueil unique composé de 60 aquarelles peintes au début du XIXe siècle, dédié aux souverains de l’empire sikh et aux professions artisanales typiques de l’Inde de cette période, d’une grande valeur artistique et du plus haut intérêt pour l’histoire de l’artisanat. Provenance : ex libris manuscrit “L.S. Parry. Found by Lieutenant C.J. Tyler, R.A., in the Bagh Palace at Lucknow after the seige. 1856” sur la garde.‎

Référence libraire : LCS-16868

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
Paris France Francia França France
[Livres de Librairie Camille Sourget]

39 000,00 € Acheter

‎DEIDIER, l’Abbé.‎

‎Eléments généraux des principales parties de mathématiques, nécessaires à l’artillerie et au génie. Nouvelle édition, Dirigée, rectifiée, présentée avec plus d’ordre & de goût ; &, en plusieurs articles, réformée ou perfectionnée, par l’Auteur de la Théorie des Etres sensibles. Le Traité de mathématiques de l’Abbé Deidier destiné aux militaires.‎

‎L’exemplaire comporte en outre le Traité de perspective imprimé à part avec des notes de Cochin. A Paris, chez Charles-Antoine Jombert, Père, Libraire du Roi pour l’artillerie et le génie, 1773. - [Suivi de] : Deidier, l’Abbé. Traité de perspective théorique et pratique. Nouvelle édition corrigée & augmentée de notes par un artiste célèbre. Paris, rue Dauphine, chez Charles-Antoine Jombert, père, Libraire du Génie & de l’Artillerie, 1770. Soit 3 parties reliées en 2 volumes in-4 de : I/ xxviii pp., 472 pp., 19 planches dépliantes ; II/ (2) ff., 410 pp., 28 planches dépliantes, (1) f., iv pp., 124 pp., 15 planches dépliantes. Plein veau marbré, grandes armes frappées or au centre des plats surmontées de la mention REG. DU MAINE / INFANTERIE. en lettres dorées, dos à nerfs ornés, pièces de titre et de tomaison de maroquin rouge, filet or sur les coupes, tranches rouges. Reliure de l’époque. 250 x 180 mm.‎

‎Seconde édition originale corrigée et largement augmentée de ce traité de mathématiques destiné aux militaires. L’exemplaire comporte en outre le Traité de perspective imprimé à part avec des notes de Cochin. « L’abbé Deidier (Marseille 1698-Paris 1746), mathématicien du 18e siècle, fit l’éducation de Louis-Ferdinand-Joseph de Croy, duc d’Havré, et fut récompensé de ses soins par des bienfaits du prince tels qu’il put se livrer tout entier à son goût pour les mathématiques. Il publia en 1739 son ‘Arithmétique des géomètres’, ou ‘Nouveaux éléments de mathématiques’ ; et la ‘Science des géomètres’, ou la ‘Théorie et la pratique de la géométrie’, 2 vol. in-4 formant un cours complet de mathématiques élémentaires. Cet ouvrage est estimé par la clarté et la précision, l’ordre et l’abondance des matières. En 1740, il publia la ‘Mesure des surfaces et des solides, par l’arithmétique des infinis et les centres de gravité’, in-4…. ‘la Connaissance des calculs modernes’ publié en même temps que le précédent, sous le titre de ‘Calcul différentiel et calcul intégral, expliqués et appliqués à la géométrie’. Enfin, pour former un cours complet de mathématiques, il donna sa ‘Mécanique générale, pour servir d’introduction aux sciences physico-mathématiques’, Paris, 1741, in-4. Tant de travaux, publiés dans l’espace de deux ans, lui firent obtenir la place de professeur de mathématiques à l’école d’artillerie de la Fère. A peine fut-il en fonction, que le désir d’écrire encore lui fit reprendre les deux premiers volumes de son cours pour les refondre et en former un ‘Nouveau Traité élémentaire’ destiné aux militaires. Il y joignit un ‘Cours de perspective’, et fit paraitre, en 1745, 2 vol. in-4, sous le titre d’’Elemens généraux des principales parties des mathématiques, nécessaires à l’artillerie et au génie’. En 1773, on eut une nouvelle édition de cet ouvrage, dirigée, rectifiée, présentée avec plus d’ordre et de goût, et en plusieurs articles, réformée ou perfectionnée par l’auteur de la Théorie des êtres sensibles (Para du Phanjas). L’éditeur y supprima le ‘Traité de perspective’, comme étranger aux militaires, et le fit imprimer à part, avec des notes par Cochin… L’abbé Deidier rendit de grands services à l’instruction par ses écrits et par son zèle à remplir les devoirs de sa place. ». (Michaud, Biographie universelle, X). « Au XVIIIe siècle, la naissance d’écoles pour la formation scientifique et technique des ingénieurs des fortifications et des artilleurs, crée un marché potentiel pour des ouvrages accompagnant et complétant cette formation. Pour que ce marché se concrétise, il faut publier des livres adaptés aux besoins de ces « jeunes militaires » mais aussi les convaincre de l’utilité de leur lecture. C’est le travail éditorial des Jombert qui font leur spécialité des ouvrages techniques « pour l’Artillerie et le Génie ». S’appuyant sur un groupe d’auteurs compétents, ils développent un discours d’annonce autour de la figure de l’officier accompli, homme d’étude autant que de terrain ; ils soulignent la qualité scientifique des livres autant que leur utilité pratique, leur facilité d’assimilation pour des lecteurs peu rompus à l’étude et leur coût accessible. Si ce discours promotionnel enjolive un peu la réalité, ils travaillent aussi la forme matérielle des ouvrages et leurs textes liminaires pour mieux les faire correspondre à cet idéal. » Auteur de plusieurs autres livres de mathématiques, Deidier est nommé vers 1741 professeur de mathématiques à l'école d'artillerie de La Fère, où il succède à Bernard Forest de Bélidor et publie son cours en 1745. Une seconde édition de ce cours sera publiée en 1773 par François Para Du Phanjas. « Après avoir fait ses premières études dans le collège de l'Oratoire, l'Abbé Deidier, mathématicien français (1696/1746), étudia la théologie chez les jésuites et fut ordonné prêtre. Chargé de professer la philosophie au séminaire d'Aix, il s'occupa spécialement de mathématiques. Ses nombreux ouvrages lui assurent une place distinguée parmi les mathématiciens de son temps ». (Hoefer). L’illustration se compose de 62 planches gravées dépliantes, 47 pour les « Elémens » et 15 pour le « Traité de perspective ». Précieux exemplaire conservé dans sa reliure de l’époque aux armes du roi Louis XV portant frappée en lettres d’or la mention REG. DU MAINE / INFANTERIE.‎

Référence libraire : LCS-17903

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
Paris France Francia França France
[Livres de Librairie Camille Sourget]

4 500,00 € Acheter

‎BERTELLI, Francesco.‎

‎Il Carnevale Italiano Mascherato que si Veggono in Figura Varie Inventione di capritii. « Le premier véritable répertoire rassemblant les costumes qu’on rencontrait au carnaval de Venise ».‎

‎Très rare et splendide suite de gravures dédiée aux costumes typiques du carnaval de Venise. S.l.n.d. [1642]. Album in-folio de 1 frontispice et 22 gravures sur bois (sur 23, manque la planche appelée « Bragato ») montées sur des feuilles de papier vergé dans des fenêtres. Les gravures mesurent 145 x 95 mm. Reliure du XXe siècle en cartonnage de papier marbré. 304 x 207 mm.‎

‎Très rare et splendide suite de gravures dédiée aux costumes typiques du carnaval de Venise. Colas 317 et Lipperheide, 3168 (23 planches). Manque à Cicognara, Ruggieri et Vinet. Porter des masques extravagants était une tradition du carnaval de Venise, et visait en quelque sorte à créer une certaine égalité entre les classes sociales. Ces déguisements pouvaient correspondre à des personnages tels que l’homme sauvage ou le démon, ou à des caricatures de gens ordinaires : paysans, maîtres, poètes ou musiciens. Francesco Bertelli était un écrivain, éditeur et typographe installé à Padoue dans la première moitié du XVIIe siècle. « Il contribua à exporter l’idée de Venise comme une ville des plaisirs, regorgeant de courtisanes et de caractères de la commedia dell’arte. Dans le volume de plusieurs dizaines de gravures qu’il publia en 1642 et dont nous conservons des versions différentes, ‘Il Carnevale Italiano Mascherato…’, il a fait la somme des masques variés qui participaient habituellement au carnaval de Venise. C’est le premier véritable répertoire rassemblant les costumes qu’on y rencontrait. Douze planches proviennent du recueil de son père Pietro (Diversarum nationum habitus) paru en 1591 sur les costumes de diverses nations, d’autres s’inspirent des livres de costumes de Ferdinando Bertelli en 1563, de Cesare Vecellio en 1590 et de Giacomo Franco en 1610. Les personnages représentés, parfois seuls, souvent en couples ou en trio, constituent les types de masques auxquels on se réfère en général quand on cherche à imaginer comment on se déguisait au milieu du XVIIe siècle. Marquées par l’esprit des collections de costumes et accompagnées dans certaines versions de deux lignes de commentaires, les gravures de Francesco Bertelli montrent des personnages en pied qui semblent souvent se donner en spectacle. Nulle part n’y figure encore la bautta même si parfois semble s’ébaucher un ‘volto’. Des planches de Bertelli ont à leur tour été insérées dans certains volumes de l’Itinéraire d’Italie d’Andrea et Frans Schott, connu aussi sous le nom de Francesco Scoto, qui fut utilisé par les pèlerins et par de nombreux voyageurs au fil de ses multiples rééditions de 1600 à 1761. C’est dire combien elles constituent un creuset de la diffusion des images du carnaval auprès d’un large public. On possède des recueils de gravures de comédiens italiens du XVIe siècle, mais peu d’autres représentations gravées et a fortiori peintes du carnaval de Venise au XVIIe siècle. » (G. Bertrand, Histoire du carnaval de Venise). Précieux exemplaire de cet illustré d’une grande rareté consacré aux costumes du carnaval de Venise au XVIIe siècle. Very rare: only 3 copies have appeared at auction in at least 30 years, most recently at Christie's New York, 12th June 2009. Plate counts vary from copy to copy, from 23 in the Colas and Lipperheide copies to the Correr Museum copy in Venice, which appears to be the most complete with 28 plates. Voir l’article de Lina Padoan Urban ("Il Carnavale Veniziano, nelle Maschere incise da Francesco Bertelli," in Il Polifilo, Milano, 1986) qui tente de determiner la composition de cette suite et ses différents tirages.‎

Référence libraire : LCS-17889

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
Paris France Francia França France
[Livres de Librairie Camille Sourget]

7 500,00 € Acheter

‎ZOCCHI, Giuseppe (1711-1767).‎

‎Vedute delle ville, e d'altri luoghi della Toscana. Superbe première édition (sur trois) des villes, jardins et vues de Toscane par Giuseppe Zocchi.‎

‎Édition originale et premier tirage de cette magnifique suite représentant des villas, jardins et paysages animés de Toscane. Florence, Giuseppe Allegrini, 1744. In-folio oblong comportant un titre-frontispice gravé par Johann Gottfried Seuter d’après G. Zocchi et 50 planches gravées à l’eau-forte sur double-page d’après les dessins de Zocchi par Giuseppe Benedetti (7), Marco Antonio Corsi (4), Philotée-François Duflos (2), Giuseppe Filosi (4), Vincenzo Franceschini (1), Giuliano Giampiccoli (1), Michele Marieschi (2), Niccolo Mogalli (3), Pietro Monaco (7), Filippo Morghen (9), Johann Sebastian Müller (1), Giovanni Battista Piranesi (1), Joseph Wagner (6), et Giuseppe Zocchi (2). Table des matières reliée à la fin, restaurations au titre. Basane marbrée de l’époque, roulettes dorées autour des plats, fers dorés représentant des masques, des cornes d’abondance et des oiseaux dans les angles, dos à nerfs orné, pièce de titre de maroquin rouge, tranches rouges, restaurations aux coins et au dos. Reliure de l’époque. 390 x 594 mm.‎

‎Édition originale et premier tirage de cette magnifique suite représentant des villas, jardins et paysages animés de Toscane. Brunet, V, 1107 ; R.M. Mason, Giuseppe Zocchi, Florence : Libreria Editrice Fiorentina, 1981, «Le Edizione» B1; Moreni, II, 324-325. Exemplaire d’une grande fraicheur de cette suite de gravures de Zocchi qui vient compléter son ouvrage sur les vues de Florence. Les planches représentent des villas toscanes au milieu des jardins et des paysages environnants. Les scènes sont animées par les activités humaines et animales, souvent teintées d’humour. Une seconde édition fut publiée par Giuseppe Bouchard en 1754 puis une troisième par Bouchard en 1757. «Giuseppe Zocchi fut employé à des décorations dans les Palais de Florence et de ses environs, particulièrement dans les Palais Serristori, Rimuceini et Gerini. Les Gerini furent ses protecteurs. Au cours de ses voyages, il dessina les sites les plus remarquables des régions qu’il parcourait et ces dessins furent, dans la suite, gravés et réunis en intéressantes séries topographiques…» E. Bénezit. «Nel 1744, nel pieno sviluppo del "vedutismo", che aveva soprattutto a Roma ea Venezia i suoi più originali é significativi rappresentanti, anche Firenze, con l'opera di Giuseppe Zocchi riproposta in queste pagine, ebbe l'occasione di offrire al pubblico di amatori e viaggiatori del Grand Tour la propria immagine. Questa venne fissata in una serie di moderne vedute che, net rispetto delta rigorosa tradizione artistica locale, mostrano un carattere lucidamente realistico e razionale tehendo, neIl'ambito più vasto del loro genere, al gusto per l'esattezza della visione e la precisione topografica piuttosto che al "capriccio" o 'aIl'vocazione poetica dei Iuoghi raffigurati. Giuseppe Zocchi aveva manifestato fin da ragazzo un notevole talento artistico, tanto che non aveva ancora venticinque ann[i noi suo protettore, il marchese Gerini, gli commissionô le tavole su Firenze che noi oggi conosciamo». «Recorded in 1744, the views of Florence, beyond debt paid to the Roman and Venetian landscape painting, particularly Giuseppe Vasi and Michele Maneschi, contain an element of unquestionable originality in that realistic and descriptiveness which Zaman his boards lit up. Next to the urban planning and architectural reconstruction of his city, Zocchi tends to return the social atmosphere with an analytical section that depicts streets, squares and river, where next to carters, fishermen, merchants and peasants flow and noble ladies, carnages and prelates.» Précieux exemplaire de ce superbe ouvrage consacré à la Toscane au milieu du XVIIIe siècle, conservé dans sa reliure de l’époque.‎

Référence libraire : LCS-17891

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
Paris France Francia França France
[Livres de Librairie Camille Sourget]

60 000,00 € Acheter

‎THOMAS, Corbinianus.‎

‎Manuductio ad Astronomiam, Juxta modum Bayeri, Mathematici celeberrimi, concinnata, multis,…edita à Joh. Philippo Andreae. Le très rare atlas céleste de Corbinianus Thomas, dont les 83 planches à pleine page ont été entièrement coloriées à la main à l’époque.‎

‎Le très rare atlas céleste de Corbinianus Thomas qui comporte un traité d’astronomie et une explication sur l’usage des globes en astronomie. Leipzig & Nuremberg, 1730. Petit in-4 oblong de (1) f. de titre, 212 pp. et 83 planches hors texte. Manquent probablement le frontispice gravé et/ou un table dép. Feuillet de titre monté avec manque de papier et d’un peu de texte dans la partie supérieure. Cachet sur le feuillet de titre et dans la marge. Qq. ff. abîmés dans les marges. Qq. Tâches et mouillures. 20 planches avec dessins ajoutés dans l’image à l’encre ou au crayon. Demi-vélin souple postérieur à coins, plats de papier cartonné bleu, titre au dos. 195 x 156 mm.‎

‎Le très rare atlas céleste de Corbinianus Thomas qui comporte un traité d’astronomie et une explication sur l’usage des globes en astronomie. Poggend. II, 1096 u. ; Honeyman 2975; Not in Houzeau/L. Une autre version de cet ouvrage parut simultanément sous le titre de Mercurii Philosophici firmamentum firmianum descriptionem et usum globi artificialis coelestis. On connaît peu de choses à propos de Corbinianus Thomas, moine bénédictin et professeur de mathématique à Salzbourg, mais son atlas fait partie des trésors méconnus de la cartographie céleste. Il est composé de gravures représentant individuellement les constellations, aussi charmantes les unes que les autres. La planche d’Andromède est la plus réussie, grâce à son drap baroque répondant aux différentes teintes du rocher composant le décor. Certaines autres figures des constellations sont aussi peu communes. Thomas fut l’un des premiers cartographes célèstes à dédier une planche séparée à Camelopardalis, une constellation qui apparut pour la première fois sur les globes vers 1600, mais qui habituellement apparaissait aux côtés de Cepheus ou Cassiopeia. Il fut également le premier cartographe à offrir une planche individuelle à certaines des constellations du ud, tells que Indus et Pavo qui étaient habituellement représentées en tant que petites parties des planches dédiées au planisphère centré sur le pole sud célèste. Comme on peut le voir sur la planche d’Andromède à droite, Thomas a utilize un système de nomenclature intéressant : les lettres grecques de Bayer, la numération romaine pour la magnitude, et la numération arabe en référence à un catalogue d’étoiles. Ce système provient des larges globes de Coronelli, tout comme de nombreuses figures de Thomas. Thomas inventa une constellation, la constellation de Corona Firminia en honneur à son mécène, l’archevêque de Salzbourg. Elle ne figure ainsi que dans l’atlas du moine bénédictin Thomas Corbinianus où elle remplace tout bonnement la Couronne boréale. Le présent ouvrage est illustré de 83 gravures sur cuivre à pleine page présentant les constellations, les hémisphères, ou des figures plus techniques consacrées à l’usage des globes en astronomie. Précieux exemplaire de ce rare atlas céleste, dont l’ensemble des 83 planches a été entièrement colorié à la main à l’époque dans des tons particulièrement vifs. Nos recherches ne nous ont permis de localiser que 2 exemplaires de ce très rare atlas céleste dans l’ensemble des Institutions mondiales : Bibliothèque d’Etat de Berlin et Bibliothèque de l’Université d’Eichstätt.‎

Référence libraire : LCS-17875

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
Paris France Francia França France
[Livres de Librairie Camille Sourget]

29 000,00 € Acheter

‎ARNAULT, Antoine-Vincent.‎

‎Les Souvenirs et les regrets du vieil amateur dramatique, ou Lettres d' un Oncle à son Neveu sur l'ancien Théâtre français. Très bel exemplaire conservé dans une plaisante reliure romantique estampée de Thouvenin.‎

‎Edition originale de ce très bel ouvrage illustré de 36 planches hors texte gravées sur cuivre et peintes au pinceau à la main, certaines avec des rehauts en or. Paris, Charles Froment, 1829. Petit in-8 de viii pp., 214pp., (1) f., 36 planches hors texte en couleurs protégées par des serpentes. Veau glacé framboise, sur les plats encadrement d'un fi let doré et de motifs à froid, grand médaillon central en losange à froid, dos à nerfs orné de motifs dorés et à froid, filet doré sur les coupes, petite dentelle intérieure, tranches dorées. (Thouvenin). 169 x 103 mm.‎

‎Edition originale de ce très bel ouvrage illustré de 36 planches hors texte gravées sur cuivre et peintes au pinceau à la main, certaines avec des rehauts en or. Carteret, 37 ; Colas, n° 159. Remarquable illustration sur les costumes de spectacle. Ces gravures de Foech de Basle et de Whirsker, exécutées d'après nature, représentent les acteurs en pied dans les rôles où ils ont excellé. En tête de l'ouvrage sont placés les portraits en pied du « plus grand poète et du plus grand acteur de l'époque », Voltaire et Lekain, représentés répétant une scène de Mahomet. Toutes les illustrations sont de Foech. « Gravés d'après des gouaches de la plus petite proportion, ils sont néanmoins de la plus singulière ressemblance. Wirsker, auteur de ces gouaches, y a reproduit avec l'exactitude la plus spirituelle la physionomie, le maintien, le caractère de ses originaux, dans les rôles où ils ont excellé, et dans les situations où ils excitaient le plus d'enthousiasme. Mes gravures en sont une fidèle copie. » (Foech). Très bel exemplaire conservé dans une plaisante reliure romantique estampée de Thouvenin.‎

Référence libraire : LCS-17881

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
Paris France Francia França France
[Livres de Librairie Camille Sourget]

2 800,00 € Acheter

‎TUCCARO, Arcangelo.‎

‎Trois dialogues de l’exercice de sauter, et voltiger en l’air. Avec les figures qui servent à la parfaite demonstration & intelligence dudict Art. Très rare édition originale du plus ancien ouvrage sur les acrobaties, l’un des plus beaux livres illustrés français du XVIe siècle.‎

‎Très rare édition originale du plus ancien ouvrage sur les acrobaties, l’un des plus beaux livres illustrés français du XVIe siècle. Paris, Claude de Monstr’œil, 1599. In-4 de (4) ff., 199 ff. mal chiffrés 197, 87 gravures dans le texte et 1 grande planche dépliante hors-texte, qq. ff. brunis. Vélin souple de l’époque, dos lisse avec le titre manuscrit, traces d’attaches. Reliure de l’époque. 223 x 165 mm.‎

‎Très rare édition originale du plus ancien ouvrage sur les acrobaties, l’un des plus beaux livres illustrés français du XVIe siècle. Rahir, La Bibliothèque de l’amateur, 663 ; Adams T-1017 ; Lipperheide 3037 ; Brun, p. 306. « Première édition d’un livre fort curieux, écrit en français par un italien des Abruzzes, qui, après avoir été le gymnaste de l’empereur Maximilien, fort attaché à la cour de Charles IX, ‘qui prenait un singulier plaisir’ à ses exercices. La grande planche pliée du ‘Saut des cerceaux’ manque souvent. M. Claudin a consacré à la description de ce livre rare une note intéressante dans le cat. Luzarche. » Brunet, V, 972. « L’original de ce curieux ouvrage a été écrit en français, bien que l’auteur soit italien. Tuccaro était passé au service du roi Charles IX, après avoir été gymnaste et équilibriste de Maximilien II. Tuccaro apportait souvent son concours aux fêtes publiques, et c’est ainsi que dans la premier dialogue il paraît dans un château en Touraine, appartenant à Honoré de Beuil et où le roi Charles IX est reçu. Tuccaro, tout en se livrant à ses exercices, discourt de son état et 88 curieuses figures sur bois représentent 88 poses différentes. Une des figures représentant le ‘saut des cerceaux’ est des plus curieuses et se déplie. Elle est très rare, surtout intacte ». (Librairie Damascène Morgand, n° 9594, pour l’édition de 1616). Les 87 figures à pleine-page ou à mi-page représentent des exercices de gymnastique spectaculaires. « Une grande planche dépliante, représentant un saut à travers des cerceaux, et, dans le texte, 87 figures, dont plusieurs à pleine page, montrant des acrobates exécutant des sauts et des exercices de voltige, le tout gravé sur bois. » (Brun, Le Livre français illustré de la Renaissance, 306) Ouvrage d’une grande rareté : 6 exemplaires répertoriés dans OCLC : Harvard, Getty, NYPL, Syracuse, Newberry Library, Illinois State University. Précieux exemplaire grand de marges, bien complet de la grande planche dépliante qui manque souvent, conservé dans sa reliure en vélin souple de l’époque.‎

Référence libraire : LCS-17872

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
Paris France Francia França France
[Livres de Librairie Camille Sourget]

25 000,00 € Acheter

‎HOLMES, Samuel.‎

‎Voyage en Chine et en Tartarie, à la suite de l’ambassade de Lord Macartney, par M. Holmes, sergent-major de sa garde ; Auquel on a joint les Vues, Costumes, etc., de la Chine, par M. W. Alexandre, les Planches de l’Atlas original de cette Ambassade, omises dans la traduction française, et leur Explication… Edition originale de ce recueil de premières traductions françaises relatives à l’ambassade de Lord Macartney en Chine.‎

‎Bel exemplaire conservé tel que paru, broché et grand de marges car non rogné. Paris, Delance et Lesueur, 1805. 2 tomes en 2 volumes in-8 de I/ (2) ff., xlv pp., 171 pp., 25 gravures hors-texte dont 1 carte dépliante de Macao ; II/ (2) ff., 188 pp., 27 gravures dont 1 plan dépliant de la salle d’audience. Conservés brochés et non rognés, tels que parus, étiquettes de titre en tête des dos. Brochure de l’époque. 215 x 137 mm.‎

‎Édition originale de ce recueil de premières traductions françaises relatives à l’ambassade de Lord Macartney en Chine. Il a été établi par l’orientaliste Louis Langlès, qui l’a fait précéder d’observations personnelles sur le pays (Cordier, Sinica, IV, col. 2387-2388). La fermeture progressive de la Chine depuis le début du XVIIIe siècle, où seul Canton restait ouvert aux Européens, amena l’Angleterre à envoyer en Chine une ambassade pour obtenir de pouvoir exercer plus librement son commerce, notamment celui du thé. Cette ambassade, placée sous la direction de Lord Macartney, fit un long trajet par mer, par Madère, les Canaries, le Cap-Vert, Rio de Janeiro, puis, après avoir doublé le cap de Bonne-Espérance, par Java, Sumatra, le long de la Cochinchine et de la Chine jusqu’à l’embouchure du Yang-Tse-Kiang. Lord Macartney rejoignit alors Pékin puis la résidence d’été de l’empereur au Jehol. Holmes faisait partie de la garde qui accompagna Macartney dans son ambassade. La présente édition est illustrée d’un plan dépliant de Macao et de 51 planches hors texte sous serpente gravées par S. Simon d’après les dessins de William Alexander dont 1 plan dépliant de la salle d’audience et des cours adjacentes au Yuen-Ming-Yuen. Bel exemplaire conservé tel que paru, broché et grand de marges car non rogné.‎

Référence libraire : LCS-17836

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
Paris France Francia França France
[Livres de Librairie Camille Sourget]

4 000,00 € Acheter

‎GREUZE, Jean-Baptiste.‎

‎Divers habillements suivant le costume d’Italie dessinés d’après nature par Jean-Baptiste Greuze peintre du roi ornés de fonds par J.B. Lallemand... Les tableaux savoyards et italiens de Jean-Baptiste Greuze en tout premier tirage.‎

‎Édition originale de l’un des plus beaux et des plus rares livres illustrés français du XVIIIe siècle orné d’un frontispice et 24 planches gravées à l’eau-forte. Paris, chez l’Auteur, 1768. In-folio de (1) f. de titre gravé dans un encadrement d’architecture et de paysage et 24 planches numérotées. Demi-veau à coins, plats cartonnés ornés d’un élégant papier vert, rouge et blanc. Reliure du début du XIXe siècle. 345 x 270 mm.‎

‎Edition originale de l’un des plus beaux et des plus rares livres illustrés français du XVIIIe siècle orné d’un frontispice et 24 planches gravées à l’eau-forte. Brunet, II, 1736 ; Colas 1317 ; Cohen 463 ; Lipperheide 1253 ; Vinet 2284 ; Sander 864. Le frontispice est de J.B. Lallemand ; 21 planches sont gravées par Angélique et P.E. Moitte d’après Jean-Baptiste Greuze, la onzième et la vingt-troisième sont de Barbault et une de Vleghels. Ces compositions représentent de jeunes femmes savoyardes ou italiennes, paysannes, bourgeoises ou nobles, dans leurs costumes caractéristiques et placées dans des sites ou des paysages évoquant leur origine. Une légende en italien ou en français complète chaque planche. « Ces dessins de Greuze ont été exécutés pendant le voyage fait par cet artiste en Italie en compagnie de l’abbé Gougenot, conseiller du Grand Conseil et qui avait emmené Greuze en Italie à ses frais. Les dessins de cette suite appartenaient lorsqu’ils ont été gravés par P.E. Moitte et F.A. Moitte à l’abbé Gougenot. » (Bulletin Morgand et Fatout, 10343). Greuze qui tirait d’abondants profits de la reproduction de ses œuvres, surveillait attentivement la gravure de celles-ci ; le rendu, remarquable, des compositions tient sans doute à cette exigence. Epreuves brillantes, imprimées sur papier vergé fort. Jean-Baptiste Greuze n’a publié que deux livres, Le recueil de Têtes de différents caractères, dont on ne connait qu’un seul exemplaire complet, et celui-ci, d’une grande rareté également, le format des estampes ayant, depuis plus de deux siècles, incité les marchands d’estampes à casser le volume et à vendre les planches à l’unité. Bel exemplaire de l’un des plus rares livres illustrés français du XVIIIe siècle.‎

Référence libraire : LCS-17838

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
Paris France Francia França France
[Livres de Librairie Camille Sourget]

15 000,00 € Acheter

‎BOUCHER, François  / LONDERSEEL, Assuerus van / BOUCHARDON, Edme.‎

‎Les cris de Paris. Unique et remarquable recueil de 192 estampes du XVIIIe siècle provenant de la bibliothèque Edouard Rahir, relié à l’époque pour le roi Louis XV ou son entourage proche, réunissant François Boucher, Bouchardon, Sébastien Leclerc, Fleurimont, Van Loo et une merveilleuse suite non répertoriée d’Assuerus van Londerseel.‎

‎Ce recueil est du plus haut intérêt pour la connaissance des métiers et des costumes sous Louis XV. Certaines des gravures sont de véritables estampes de mode. Paris, chez Huguier, vers 1735. Plein veau havane marbré, dos à nerfs richement orné, pièces de titre en maroquin rouge, tranches jaspées. Reliure de l’époque. 318 x 238 mm.‎

‎12 planches in-4 gravées par Le Bas et Ravenet d’après les dessins de Boucher. 1. Gaigne Petit – 2. A Racomoder les vieux souflets – 3. Des noisettes au litron – 4. Balais Balais – 5. Charbon Charbon – 6. A. Ramonner du Haut en bas – 7. A la crème – 8. Des patez – 9. Chaudronier chaudronier – 10. Des radix des raves – 11. La Laittiere – 12. Au vinaigre. Ce recueil est du plus haut intérêt pour la connaissance des métiers et des costumes sous Louis XV. Certaines des gravures sont de véritables estampes de mode. « Le père de Boucher, dessinateur de broderies, fut le premier maître de l’enfant. Mais devant les dispositions dont il témoignait, il se décida à le faire travailler sous une direction plus autorisée que la sienne. François Boucher entra dans l’atelier de Le Moine, dont il imita bientôt la manière, dans Le jugement de Suzanne. Il n’y resta que fort peu de temps, quelques mois à peine, puis vint travailler chez le père du graveur L. Cars, lequel était éditeur. Mariette nous dit à ce sujet que Boucher y dessinait pour les planches de Cars et qu’il recevait pour ce travail 60 livres par mois, non compris le logement et la table. Ce fut ainsi qu’en 1721 il fit les illustrations de l’Histoire de France de Daniel, gravées par Baquoy. Entre temps, il avait commencé à s’adonner à l’art de la gravure et ses premiers essais décidèrent M. de Julienne à lui confier le soin de graver les dessins de Watteau. Le jeune artiste, encore très épris de son art, travaille à la fois le dessin, la gravure et la peinture. Les 24 livres par jour que M. de Julienne lui donnait pour prix de son travail lui faisaient la vie assez facile, mais Boucher voulait entrer à l’Académie et s’efforçait de perfectionner sa technique. En 1723, il emporta le premier prix au concours de l’Académie, avec Evilmerodach délivrant Joachim. Il avait à peine 20 ans. Mais il ne possédait pas encore la faveur dont il devait jouir plus tard et l’influence contraire du duc d’Antin ne lui permit pas d’obtenir son envoi à Rome comme pensionnaire du roi. Deux ans plus tard, néanmoins, ayant réuni quelque argent, et grâce à la générosité d’un tiers, il fit le voyage d’Italie en compagnie de Carle Van Loo. Il ne semble pas d’ailleurs que Boucher ait tiré grand enseignement de l’étude des écoles italiennes, tout au moins de celles de la grande époque classique. Ses goûts le portaient naturellement vers une forme plus badine et moins étudiée, et des maîtres transalpins c’est assurément Albani, Tiepolo et Baroccio qui produisirent avec lui la plus grande influence. Agréé à l’Académie, dès son retour d’Italie en 1731, il devint immédiatement le peintre mondain, le portraitiste, semi-officiel des femmes à la mode, épouses ou maîtresses des financiers et des mythologies galantes, telles Vénus commandant des armes à Vulcain pour Enée. Il illustra dans le même temps, Molière et La Fontaine » (Benezit). - [Relié avec] : Londerseel, Assuerus van. (Anvers 1572 – Rotterdam 1635). Probablement élève de Peter van des Borcht. On lui doit notamment des bois dans le goût de Virgile Solis pour des figures de la Bible. On lui doit également des gravures d’ornements pour les joailliers, ainsi que cette remarquable suite de masques et danseurs constituée de 9 estampes à pleine page, vers 1600, à ce jour non répertoriée. - [A la suite] : Actions glorieuses de S. A. S. Charles Duc de Lorraine, 13 planches. - [Puis] : Médailles du Règne de Louis XV (par Godonnesche ou Fleurimont), 56 planches. - [Et] : Recueil de différentes Charges dessigné à Rome par Carloo Vanloo, Peintre du Roy, c. 1737. 12 planches. Premier tirage de cette superbe suite de 12 portraits d’hommes en pied de nations étrangères, gravées par Le Bas et Ravenet d’après Van Loo. - 30 planches diverses et portraits de la Marquise du Châtelet et de Voltaire, gravés par Fessard, J. P. Le Bas, Frère, Surugue, Aveline, d’après Jeaurat, Boucher, Wouvermans, Téniers, Watteau, etc. - [Enfin] : Bouchardon. Études prises dans le bas peuple, ou les cris de Paris, 1737-1746. In-4. 60 planches. Ce rare recueil se compose de 5 séries de 12 planches chacune, représentant les types des différents marchands et ouvriers ambulants de Paris. Ces planches, dessinées par Bouchardon, ont été gravées à l’eau-forte par Caylus et terminées par Fessard. Il est très rare de trouver une suite complète des 60 estampes. Première suite, 1737. Et se vendent à Paris chez Fessard. 1 pte. tache sur 1 pl. Seconde suite, 1737. Chez Fessard. Troisième suite, 1738. Chez Fessard. Quatrième suite, 1742. Chez Fessard. Cinquième suite, 1746. A Paris chez Joullain. « Très beau recueil dû au comte de Caylus » (Cohen). La signature du Comte de Caylus, auquel est dû ce très beau recueil, se retrouve encore, à la pointe, sur certaines des planches. La cinquième suite figure ici avant les numéros, comme dans le célèbre exemplaire Charles Cousin, Lord Carnavon, cité par Cohen en maroquin de Hardy. L’illustration superbe, montée sur onglets, constitue la plus belle suite de dessins exécutée par Bouchardon. Mêlant dans ceux-ci élégance et réalisme, ce grand sculpteur, excelle dans la représentation d'attitudes très variées et très vivantes et reproduit ainsi d'une façon très personnelle et pittoresque le monde si multiforme des petits métiers ambulants de Paris au début du XVIIIe siècle : porteur d'eau, vendeur de moulins, écosseuse de pois, écureuse, lanterne magique, vendeur de lardoirs, vinaigre, vendeuse de cerneaux, de petits pâtés, de pommes cuites au four, porteur d'eau, crocheteur, cureur de puits, raccomodeur de seaux et de souflets, mort aux rats, peaux de lapin, lacets, cotterets, balais, café, barbier, vielleux, diseuse de bonne aventure, tonnelier, crieuse de vieux chapeaux etc... Des planches de très belle facture, très pures et à très grandes marges. Remarquable et unique ensemble de 192 gravures sur très grand papier fort des XVIIe et XVIIIe siècles vraisemblablement réunies et reliées vers 1750 pour le roi Louis XV ou son entourage proche comme l’atteste la fleur de lys surmontée de la couronne royale frappée en queue du dos. Les estampes coûtèrent 64 livres, prix considérable au XVIIIe siècle et la reliure 4 livres. De la bibliothèque Edouard Rahir avec ex-libris adjugé au prix de 6 000 F le 7 mai 1935 (n°732).‎

Référence libraire : LCS-17828

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
Paris France Francia França France
[Livres de Librairie Camille Sourget]

45 000,00 € Acheter

‎MOROKOSHI MEISHO ZUE.‎

‎唐土名所図絵 (= Description illustrée des lieux célèbres de la Chine). Très rare édition originale de la meilleure description des lieux célèbres de la Chine au tout début du XIXe siècle, ornée de plus de 250 gravures sur bois.‎

‎Très rare édition originale de cette superbe description des lieux célèbres de la Chine sous la dynastie Qing. Ōsaka, Kawachiya Kichibei, Bunka 3 [1806] année du tigre, 文化三年丙寅. 6 volumes in-4 imprimés sur papier japonais de riz. Les tomes sont chiffrés en chinois. Le texte est imprimé en sino-japonais avec des notations afin de faciliter la lecture aux Japonais. Cachet rouge de propriétaire au début de chaque volume. Conservés dans leurs brochures beiges japonaises d’origine avec titres d’origine, un titre imprimé et la table des matières de chaque volume collés sur les plats supérieurs, sutures probablement renouvelées. Défauts mineurs aux couvertures. Etui de protection japonais moderne de toile bleue. Reliure de l’époque. 255 x 183 mm.‎

‎Très rare édition originale de cette superbe description des lieux célèbres de la Chine sous la dynastie Qing. H. Kerlen, 1996, Catalogue of Pre-Meiji Japanese books and maps in public collections in the Netherlands, n°1077, E. Kraft, Japanische Handschrift und Traditionelle Drucke aus der Zeit vor 1868, I, 1982, n°511 et II, 1986, n°360; Bibliotheca Wittockiana, Western Travelers in China Discovering the Middle Kingdom (2009), n°54; Beijing in Ancient Maps, 2010, pp. 132-145, (Compiled by the National Library of China, Surveying and Mapping Press). “Le genre des Meisho-zue nait au Japon a la fin du XVIIIe siècle. Gravures et texte concourent au recensement de l’histoire locale et du patrimoine des villes traversées par les voyageurs. Destinés à vulgariser l’histoire des lieux, à faciliter l’appropriation topographique et intellectuelle de la géographie du pays, ils connurent un large succès.”(V. Béranger, La réception des Meisho-zu dans la France du XIXe siècle.) « Meisho-zue : dénomination des livres illustrés qui décrivent les paysages et présentent l’histoire des lieux célèbres de Kyôto, Edo et quelques provinces. Ils furent publiés vers la fin de l’époque d’Edo. L’origine de ce genre d’ouvrage remonte aux guides des lieux célèbres (meisho-ki) écrits au début de l’époque d’Edo. Si on compare le meisho-zue au meisho-ki, on remarque que les images y sont plus nombreuses et ont plus d’importance que les descriptions verbales. Les illustrations sont réalistes et ont subi l’empreinte de la peinture de genre…» (Seiichi Iwao, Dictionnaire historique du Japon, II, 115). L’abondante illustration se compose de plus de 250 gravures sur bois, dont 170 sur double-page, réalisées par les artistes japonais Okada Gyokuzan (1737-1812), Oka Yugaku (1762-1833), et Ohara Toya (1771-1840). Très variées, elles représentent des plans des villes, des cartes des provinces chinoises, des vues topographiques avec les sites archéologiques, les sites sacrés (les quatre montagnes sacrées du bouddhisme...), les monastères, les palais... D’autres illustrations, très vivantes sont empruntées à la littérature classique, à des évènements historiques ou légendaires, et à des scènes de mœurs contemporaines. On trouve aussi parmi ces nombreuses gravures des instruments de musique et d’astronomie, des armes ainsi que des costumes. Les figures sont accompagnées de poèmes et de notices explicatives. La taille des personnages sert de guide au lecteur pour évaluer les dimensions des édifices et des sites décrits. Parmi ces nombreuses illustrations, nous citerons tout particulièrement: une très belle carte de la Chine et de la Corée, un plan de Pékin (Beijing), une vue de la Cité Interdite, l'observatoire astronomique de Pékin fondé par les Jésuites Johann Adam Schall et Ferdinand Verbiest, plusieurs illustrations de globes et d'instruments de mesure introduits par les Européens, les cartes et vues de la grande muraille, hérissée de fortins, de tours de guet et de nombreuses portes... Très bel exemplaire de cet ouvrage très rare, le plus rare de la série des “lieux célèbres” publiée au Japon à partir de la fin du 18ème siècle, de toute pureté conserve dans ses élégantes brochures japonaises d’origine.‎

Référence libraire : LCS-17804

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
Paris France Francia França France
[Livres de Librairie Camille Sourget]

23 000,00 € Acheter

‎ROZIER, Abbé Jean.‎

‎Nouveau cours complet d’agriculture théorique et pratique, contenant la grande et la petite culture, l’économie rurale et domestique, la médecine vétérinaire, etc., ou Dictionnaire raisonné et universel d’agriculture ; Ouvrage rédigé sur le plan de celui de feu l’abbé Rozier, duquel on a conservé les articles dont la bonté a été prouvée par l’expérience ; par les membres de la section d’agriculture de l’institut de France, etc., avec figures en taille-douce. Le somptueux exemplaire de présent imprimé sur grand papier vélin, en maroquin vert de l’époque, aux armes et pièces d’armes de la Duchesse de Berry, épouse du duc de Berry, second fils du futur Charles X.‎

‎L’exemplaire de présent imprimé sur grand papier vélin aux armes de la Duchesse de Berry, illustré de nombreuses planches dépliantes A Paris, chez Deterville, libraire et éditeur, rue Hautefeuille, n° 8, 1821-1823. 16 volumes in-8 ornés de 67 planches dépliantes. Plein maroquin vert à grain long, armoiries dorées au centre des plats, roulette dorée et à froid sur les plats, fleurons et fleurs de lys d’angle, dos à nerfs passés richement ornés à l’or et à froid, coupes décorées, roulette dorée intérieure, tranches dorées. Reliures armoriées de l’époque signée de Simier, relieur du roi. 206 x 124 mm.‎

‎L’exemplaire de présent imprimé sur grand papier vélin aux armes de la Duchesse de Berry, illustré de nombreuses planches dépliantes. Le titre de « Cours » que Rozier donna à son ouvrage, annonçait qu’il serait distribué méthodiquement. Ce fut un dictionnaire, dont plusieurs articles formaient, il est vrai, des traités complets divisés en sections et en chapitres ; malgré cela, il arrive souvent que le sujet n’est pas épuisé ; l’auteur y revient dans de nouveaux articles ; c’est ainsi qu’après cent onze pages employées à traiter des abeilles, on retrouve encore deux sections sous le titre d’Alvéoles. Il parait que Rozier avait préparé d’avance la plupart de ces traités : quelques-uns lui appartenaient quant au fond ; il en avait tiré beaucoup d’autres des auteurs précédents, seulement par la rédaction il les avait adaptés à son plan ; c’est ainsi qu’il avait fait passer le traité des arbres fruitiers de Duhamel ou plutôt de le Berriais, dans son « Cours ». Il en fit de même des ouvrages de Roger Schabol ; d’autres articles lui furent fournis par ses collaborateurs, parmi lesquels on se contentera de citer Parmentier. C’est donc dans l’art avec lequel Rozier a mis en œuvre les travaux de ses prédécesseurs, que consiste son principal mérite ; il ne parle que très rarement de cet Olivier de Serres qu’il estimait tant. On peut, à l’article Agriculture prendre une idée de ce qu’il voulait faire. Cet article est précédé par un tableau synoptique qui présente tout l’ensemble de son travail. Dans cet article, outre plusieurs idées ingénieuses, on trouve une division de la France agricole partagée en zones caractérisées par leurs principales productions, comme l’olivier, le maïs, la vigne et le blé. Les planches sont exécutées avec soin. Cet ouvrage acquit, dès son apparition, une grande vogue. On ne pouvait disconvenir qu’il ne l’emportât, d’un côté au moins, sur tous les traités généraux publiés jusqu’alors. C’est qu’il s’élevait réellement au niveau des connaissances acquises ; et comme l’agriculture n’est autre chose que l’application de toutes les sciences naturelles, il en est résulté que ce cours est une Encyclopédie rurale, aussi complète qu’il était possible de la faire. Quant à la rédaction, elle fait honneur à l’auteur. Dans ses grands articles, on remarque l’art avec lequel il expose son sujet, l’ordre et la clarté qu’il met dans ses discussions. Son style paraît toujours d’accord avec l’objet qu’il traite : il est en général coulant et facile. Précieux exemplaire de Présent relié en maroquin vert de l’époque aux armes et pièces d’armes de la Duchesse de Berry.‎

Référence libraire : LCS-17793

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
Paris France Francia França France
[Livres de Librairie Camille Sourget]

9 500,00 € Acheter

‎MILLER, Philip.‎

‎Figures Of the most Beautiful, Useful, and Uncommon plants described in The Gardeners dictionary, exhibited on Three Hundred Copper Plates, Accurately Engraven after Drawings taken from Nature. With The Characters of their Flowers ans Seed-Vesssels, Drawn when they were in their greatest Perfection. To which are added, their Descriptions, and an Account of the Classes to which they belong according to Ray’s, Tournefort’s, and Linnæus’s Method of Classing them. Magnifique édition originale du botaniste Philip Miller (1691-1771) ornée de 300 planches à pleine page coloriées à la main à l’époque.‎

‎Splendide recueil de fleurs et plantes délicatement coloriées à l'époque. London, Printed for the Author, John Rivington, 1755-1760. 2 volumes in-folio de : I/ (3) ff., 100 pp. de texte, 150 planches à pleine page ; II/ (1) f., pp. 101 à 200, planches 151 à 300 dont 2 dépliantes, (2) ff. ; 3 premiers ff. du tome I restaurés et réemmargés sans manque, 5 pl. légèrement piquées, 8 brunies ou tachées, pte déchirure à 1 pl. dépliante sans manque. Un dessin à l'encre, non signé a été relié p. 30 du tome I. Demi-maroquin rouge à petits coins de vélin crème, dos à nerfs ornés, pièces de titre et de tomaison de maroquin olive, tranches dorées. Reliure moderne. 410 x 252 mm.‎

‎Edition originale illustrée de 300 très belles planches hors texte gravées sur cuivre par Jefferys, Mynde, Miller..., dont 2 dépliantes, toutes finement coloriées à l'époque. Brunet, V, 1718 ; Nissen, 1378 ; Pritzel, 6241 ; Graesse, Trésor de livres rares, p. 525 ; Great Flower Books p. 121 ; Dunthorne 209 ; Henrey 1097 ; Hunt 566 ; Stafleu and Cowen TL2 6059. Splendide recueil de fleurs et plantes délicatement coloriées à l'époque. Philip Miller (1691-1771) fut l'un des grands admirateurs de Linné dont il adopta, à partir de 1768, les principes et la nomenclature. Le présent ouvrage fut commencé en 1755 et achevé seulement 5 ans plus tard. Miller succéda en 1722 à son père au poste de surintendant du jardin de la compagnie des apothicaires à Chelsea et, sous sa direction, ce riche établissement ne tarda pas à devenir le plus riche d’Europe pour les plantes étrangères. C'est par ses soins qu'un grand nombre de plantes exotiques ont été acclimatées avec succès en Angleterre ; et ses relations nombreuses et multipliées avec les plus célèbres botanistes, soit en Europe, soit dans les Indes, ont puissamment contribué à répandre les découvertes botaniques. Il se fit d'abord connaître par quelques mémoires insérés dans les Transactions philosophiques ; mais son Dictionnaire des jardiniers, publié en 1731, souvent réimprimé, mit le sceau à sa réputation. Linné disait que ce livre serait le dictionnaire des botanistes, plutôt que celui des jardiniers. L'auteur eut le bonheur peu commun d'en donner, trente-sept ans après, la huitième édition. Dans les premières, il n'avait suivi que les méthodes de Ray et de Tournefort ; mais dans l'édition de 1768, il employa les principes et la nomenclature de Linné, dont il finit par devenir un des plus zélés admirateurs. Conçu initialement comme un complément à une publication antérieure, l’ouvrage de Miller "is a sufficiently complete work and may be rated on its own merits" (Hunt). Dans la préface, Miller explique ses intentions de publier une planche pour chaque plante de chaque genre connu, mais il abandonna ce projet afin de se consacrer à "...those Plants only, which are either curious in themselves, or may be useful in Trades, Medicine, &c. including the Figures of such new Plants as have not been noticed by any former Botanists." “The plants illustrated were either engraved from drawings of specimens in the Chelsea Physic Garden or drawings supplied by Miller's numerous correspondents, including John Bartram, the Pennsylvania naturalist (cf. plate 272), and Dr. William Houston, who travelled widely in the Americas and West Indies and bequeathed Miller his papers, drawings, and herbarium (cf. plates 44 and 182). For the plants drawn from examples in the Garden, Miller employed Richard Lancake and two of the leading botanical artists and engravers of the period, Georg Dionysius Ehret and Johann Sebastian Miller. Like Miller's ‘Catalogus Plantarum’, many of the etched and engraved plates are delicately printed in colour to give a more life-like impression after hand colouring.” L’ouvrage parut au moyen d’une souscription, en 50 livraisons mensuelles, chacune contenant 6 planches, entre le 25 mars 1755 et le 30 juin 1760. L’ouvrage fut à nouveau imprimé en 1771 et en 1809. Très bel exemplaire provenant de la bibliothèque P. Barfoot avec ex-libris manuscrit. Les exemplaires complets de cette première édition sont rares.‎

Référence libraire : LCS-17784

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
Paris France Francia França France
[Livres de Librairie Camille Sourget]

28 000,00 € Acheter

‎MUNSTER, Sebastian‎

‎Cosmographey oder beschreibung aller Länder herrschafften, fürnemsten Stetten, geschichten, gebreüche, hantierungen etc. Beschriben durch Sebastianum Munsterum, auch durch in selbst gebessert, an welt und natürliche historie, jetzunder aber bisz auff das 1569 jar… Très rare édition non décrite par Sabin de l’un des plus célèbres ouvrages de voyages, découvertes et géographie de la Renaissance.‎

‎« La Cosmographia Universalis de Münster fut l'un des ouvrages les plus lus du XVIe siècle et on peut vraisemblablement lui attribuer la seconde place en termes de popularité après la Bible. Au total plus de 120 collaborateurs ont participé à cette œuvre. L'ouvrage était à l'époque une référence en géographie et en histoire. » Ce livre fameux présente ainsi « la première carte de la Suisse ». Basel, in der Officin Henricpetrina, Im Jar 1569. In-folio de (100) ff. préliminaires y compris 1 frontispice gravé, suivis de 1467 pages de texte et gravures, la dernière non chiffrée pour la marque de l’imprimeur. Plein veau brun, encadrement d’un double filet doré sur les plats ornés d’une réserve centrale dorée arabisante surmontée sur le plat supérieur des chiffres H. C. H. avec la date de 1570 frappée or dessous, dos à quatre nerfs orné de fleurons à froid, coiffes et coins restaurés, tranches jaspées. Intéressante et élégante reliure de l’époque. 310 x 205 mm.‎

‎Très rare édition non décrite par Sabin de l’un des plus célèbres ouvrages de voyages, découvertes et géographie de la Renaissance ornée de 26 cartes sur double page dont la carte du « Nouveau Monde » présentant le continent et les îles d’Amérique, 37 vues et plans de ville sur double page illustrant notamment le plus ancien plan de Paris et la première carte de Suisse, 3 vues de villes dépliantes (Worms, Heidelberg et Vienne), 17 vues et plans de villes à pleine page, 45 autres vues de villes et près de 1000 gravures sur bois illustrant la spécificité des différentes régions du monde. La Cosmographia Universalis de Münster fut l'un des ouvrages les plus lus du XVIe siècle et on peut vraisemblablement lui attribuer la seconde place en termes de popularité après la Bible. Ce succès fut en partie dû aux excellentes gravures sur bois, dont certaines de Hans Holbein le Jeune, Urs Graf, Hans Rudolph Manuel Deutsch ou encore David Kandel. Au total plus de 120 collaborateurs ont participé à cette œuvre. L'ouvrage était à l'époque une référence en géographie et en histoire. On y retrouve de nombreuses illustrations des modes de vies de l'époque, de même que des vues des villes en doubles pages et de nombreuses cartes. Ces cartes couvraient de "nouvelles îles derrière l'Espagne jusqu'à l'Orient vers le pays des Indes" (l'Amérique et le continent asiatique). » La partie américaine est représentée par la grande mappemonde de Münster (où l’Amérique du sud s’intitule : Brésil, l’Amérique du Nord : Floride) ; la mappemonde d’après Ptolémée avec un continent austral et la célèbre carte : « Novus Orbis », avec une représentation assez correcte de l’Isthme de Panama ; ainsi que par le livre : « De Novis Insulis » (pp. 1417 à 1426) donnant, avec des figures, l'histoire des navigations successives de Colomb, des Portugais, de Magellan, de Pinzon, de Vespuce, etc.., Les gravures sur bois de ce passage représentent la caravelle de Christophe Colomb, la végétation locale, des indiens décapitant un humain, un homme rôti à la broche, une hutte de feuillage, etc. Brunet mentionne l’édition de 1550, avec 14 cartes seulement et indique que la première édition avec 26 cartes serait celle-ci, imprimée en 1569 et réimprimée en 1574 et 1578, « mais les épreuves des vignettes sur bois en sont mauvaises ». Il ajoute : « Les éditions de Bâle, 1592, 1598 et 1641, in-folio renferment 26 cartes gravées de nouveau, et plusieurs nouvelles planches en bois. » En fait la Cosmographie a été aussi réimprimée en 1572, 1575, 1588 et 1628. Sabin (Bibliotheca Americana) consacre près de 8 pages à Sébastien Munster et décrit 25 éditions différentes de cette Cosmographie mais il n’a jamais vu cette édition de 1569. Il mentionne des éditions antérieures à 1569, les unes avec 14 cartes, d’autres avec 26 cartes. Munster, savant hébraïsant, et l'un des bons géographes et mathématiciens de son temps, était né en 1489 à Ingelheim, dans le Palatinat. Il avait terminé ses études à l'âge de 16 ans, et s'étant rendu à Tubingue pour y suivre les leçons de Stoffler et de Reuchlin, il se décida à prendre l'habit de cordelier, afin de pouvoir se livrer plus tranquillement à la culture des lettres et des sciences. Séduit par la lecture des ouvrages de Luther, il quitta son couvent, et fut appelé en 1529 à Bâle, où il enseigna successivement l'hébreu et la théologie avec beaucoup de réputation. Il y mourut de la peste le 23 mai 1552. Sebastian Munster devint “one of the most influential cartographers in the sixteenth century" (Burden). « Belleforêt en a fait la base de sa Cosmographie. Cet ouvrage de Munster contient beaucoup de détails d'histoire naturelle. Les cartes, quoique gravées en bois, sont remarquables comme un monument de cette partie de l'histoire de l'art : celle de la Suisse, par exemple, qui est en 2 feuilles, est la première carte de ce pays qui eut été publiée. » (Michaud, tome 29, p. 574). Remarquable exemplaire en exceptionnel état de conservation. Les Cosmographies de Munster se rencontrent très rarement en belle condition d’époque : le format in-folio, le poids du volume, le millier d’intéressantes cartes et gravures sur bois incitant le lecteur à feuilleter le volume et les 450 années passées depuis l’impression du volume ont eu raison des plus solides reliures de l’époque. Celle-ci, très élégante ayant magnifiquement traversé les siècles, fait de cet exemplaire l’un des plus beaux connus en main privée.‎

Référence libraire : LCS-17771

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
Paris France Francia França France
[Livres de Librairie Camille Sourget]

29 000,00 € Acheter

‎FABRIS, Salvator.‎

‎Della vera pratica & scienza d’armi libri due... opera di Salvator Fabris Capo dell’ordine di i sette chori. Édition originale du célèbre traité d’escrime de Salvator Fabris orné de 191 estampes gravées par Halbeeck.‎

‎Splendide ouvrage décrivant les différentes passes d’armes, attaques, défenses et parades. Padova, Pietro Paolo Tozzi, 1624.In-folio de (1) f., (3) ff., 256 pp., (1) f. de table. 2 portraits à pleine page dont un hors texte et 191 planches dans le texte mal chiffrées 190. Relié en plein maroquin noir, encadrement de filets dorés sur les plats, fleurons allégoriques aux angles, dos à nerfs orné, double filet doré sur les coupes, large roulette intérieure dorée, tête dorée. Reliure signée Bretault.341 x 231 mm.‎

‎Édition originale avec titre de relais à la date de 1624. Seul le titre fut changé par rapport à l’édition de Copenhague de 1606.Gelli, pp. 75-77.Splendide ouvrage décrivant les différentes passes d’armes, attaques, défenses et parades.Le titre est suivi d’un magnifique portrait de Christian IV roi du Danemark, auquel l’ouvrage est dédié : le livre compte 256 pages, la seconde partie s’ouvre sur le portrait de l’auteur daté 1605. En outre, l’ouvrage est illustré de 191 gravures sur cuivre avec légendes dans le texte par Halbeeck dont une figure anatomique de l’homme et 190 figures de duels à l’épée et à la dague.« Des 190 planches intercalées dans le texte, toutes très belles, plusieurs sont superposées et collées pour cacher celles qui étaient mal tirées ou pour corriger la numérotation inexacte. Toutes les planches sont gravées sur cuivre par le célèbre Halbeeck... Les portraits et les planches de l’édition de 1624 sont identiques à ceux de 1606 et pour nous ce sont les mêmes. » mentionne Jacapo Gelli dans sa Bibliographia Generali Della Scherma. Milano 1895.Les gravures sont à la fois d’une extrême sobriété et d’une précision parfaite. Chacune d’entre elles représente un dallage sur lequel les adversaires, dénudés de façon à préciser la position exacte de leur corps, se fendent ou parent un coup d’épée. Nombre d’entre elles montrent l’un des attaquants touchant ou transperçant son adversaire.Chacune des gravures est accompagnée d’un texte descriptif.Brunet insiste sur la rareté de ce traité « Livre très difficile à trouver » écrit-il, coll. 1155 tome II, de son Manuel.Superbe exemplaire, complet, à très grandes marges.‎

Référence libraire : LCS-17775

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
Paris France Francia França France
[Livres de Librairie Camille Sourget]

9 000,00 € Acheter

‎STRADANUS, Joannes.‎

‎Venationes Ferarum, Avium, Piscium. Pugnae Bestiarorum: & mutuae Bestiarum, Depictae A Joanne Gallaeo : Carmine illustratae a C. Kiliano Dufflaeo. Generoso, prudenti, ac consultissimo viro, D. Henrico ab Osthoorn et Sonnevelt, I. V. Licentiato, cognato suo, Philippus Gallaeus amoris ergo libens merito D. D. La fameuse suite d’estampes de chasse de Jean Stradanus ornée d’un titre frontispice et 104 estampes imprimée à Anvers en 1585.‎

‎Sont ardemment recherchés les exemplaires de ce livre célèbre du XVIe siècle conservés dans leur reliure de l’époque mais ils sont rares. Anvers, J. Galle, [vers 1585]. In-folio oblong de 1 f. de titre et 104 planches numérotées de 1 à 104. Les gravures n° 4 et 17 sont réenmargées, la gravure n°103 est doublée, manque à la gravure n°104 de 5cm sur 5cm et elle est doublée. Tâche d'encre au verso de la planche 3 et de la n° 6 sans gravité et n'affectant pas la gravure. Petite tâche brune en marge des planches 9, 10, 11, 12, les planches 28, 50, 56 sont mal placées, restaurations marginales au titre. Veau brun, dos à nerfs orné. Reliure début du XVIIème. 250 x 347 mm.‎

‎Premier tirage de l’édition imprimée à Anvers vers 1585 avant l’impression sur le titre de l’adresse « Antverpiae, apud Joannem Gallacum », ornée d’un titre frontispice et de 104 planches essentiellement consacrées à la chasse numérotées 1 à 104. Les chasses représentées ont lieu dans divers continents, avec des animaux aussi exotiques que des panthères, des léopards, des éléphants, mais aussi des types de chasses plus traditionnelles comme la chasse à courre, au pigeon, au cerf… Les scènes de chasse sont également de type mythologique, des dragons, des monstres aquatiques sont traqués sur terre et sur mer. « Elles sont signées Joan. Stradanus ivent., Joan. Collaert sculp., Joan. Galle excud. Quelques planches sont gravées par Carol. De Mallery, Cornelius Galle, Theodorus Galle ; un assez grand nombre ne portent pas de nom de graveur. Toutes sont accompagnées de légendes en vers latins (quatre ou deux vers suivant les planches). » J. Thiébaud. « Jan van der Straet, plus connu sous le nom de Stradanus, est l'auteur d'un ensemble de dessins représentant diverses méthodes de chasse. Le projet de frontispice, dédié à Cosimo de Medici, indique que ces dessins, basés sur ses projets de tapisseries pour la décoration de la Villa de Cosimo à Poggio a Caiano et exécutées à l'Arazzia Medicae, devaient être gravés à une date ultérieure. La première édition dédiée à Cosimo de Medici, un groupe de quarante gravures exécutées par Philippe Galle en 1578, n'est pas titrée, tout comme les plus petites éditions précédentes. La première, une série de quatre planches à encadrements décoratifs connue sous le nom « Tapestry », fut gravée par Herman Jansz. Muller et publiée par Hieronymus Cock (HolI 512-15) en 1570. Plusieurs éditions d'Aux Quatre Vents suivirent, chacune de six planches, éditées et peut-être aussi gravées par Adrien Collaert de 1574 à 1576. Le succès de son édition non titrée de 1578 incita sans doute Philippe Galle à la faire suivre par une édition plus importante, 104 planches, destinée au marché néerlandais, avec pour la première fois une page de titre, mais malheureusement non datée. Les auteurs de ces planches, dont plusieurs avaient été déjà utilisées antérieurement, sont probablement les frères Cornelis et Theodor Galle, Adriaen et Hans Collaert, ainsi que Karel de Mallery. Chaque planche porte une inscription en latin populaire composée par Cornelis Kiliaan, correcteur aux Editions Plantin. Celles-ci sont souvent inexactes et il est évident qu'elles ne reposent pas sur des indications communiquées par l'artiste. Le petit-fils de Philippe, Joannes, fit paraître d'autres éditions ultérieurement et la série complète fut regravée sur de nouvelles planches après 1612 pour l'éditeur d'Amsterdam, Claes Jansz. Visscher qui avait acquis les droits de la famille Galle. Une édition date même de 1634... L’édition des gravures s'étalant sur une période d'au moins trente ans, la date d'exécution de ces dessins est difficile à établir avec précision. Il serait possible de suggérer que certains dessins de ce groupe, comparables en technique et en style à un dessin du même auteur daté de 1556 conservé au Fitzwilliam Museum à Cambridge, aient été exécutés avant 1560 (voir New York, European Drawings from the Fitzwilliam Museum, 1976-7, p.58, no.91, rep.; gravé par Karel de Mallery et n° 23 des Venationes ...). Il est plus vraisemblable cependant que la plupart de ces dessins aient été exécutés après complétion des tapisseries de Poggio a Caiano, lesquelles furent tissées vers 1568. Jan van der Straet (1523-1605), plus connu sous le nom de Stradanus, travailla la plus grande partie de sa vie en Italie en tant que graveur et dessinateur pour les manufactures de tapisseries. De 1553 à 1571, au service de Cosme Ier de Médicis, il s’attela à la création de représentations de chasse et de pêche pour les tapisseries devant décorer le palais de Poggio a Caiano. Les Venationes commémorent les tapisseries réalisées par Stradan et montrant les méthodes de chasse traditionnelles de la Renaissance. « Jan van der Straet naquit à Bruges, probablement en 1523. Il apprit les rudiments de son métier dans cette ville avant de se rendre à Anvers, dans l'atelier de Pieter Aertsen où il demeura trois ans. En 1545, il fut inscrit à la guilde de Saint Luc. Vers le milieu du siècle, il partait pour l'Italie. De Lyon, où il séjourna quelques mois chez le peintre Corneille de La Haye, il passa à Venise puis à Florence où il s'établit définitivement au cours des années 1550 et où devait se dérouler toute sa brillante carrière. De Giorgio Vasari, dont il fut l'un des plus importants et fidèles collaborateurs, et de Francesco Salviati, celui qu'on appela désormais Giovanni Stradano, ou Giovanni Della Strada, reçut les principes de la grande manière toscane, qu'il sut interpréter de manière originale. Sous la direction de Vasari, il contribua à la vaste entreprise de transformation du Palazzo Vecchio voulue par le duc Cosimo I de' Medici. Il prit ainsi part à la réalisation des grands cycles historiques et mythologiques, narratifs et allégoriques des appartements ducaux et du Salone dei Cinquencento, et devint bientôt le premier fournisseur de cartons de tapisseries de la cour. De 1567 à 1578, il donna les dessins de ce qui allait être son œuvre la plus célèbre : la tenture des Chasses destinée à la villa de Poggio a Caiano. En 1570, pour le décor du Studiolo du prince Francesco I, dernière des grandes entreprises vasariennes, il peignit un Laboratoire d'alchimie célèbre par son fiamminghismo, son "réalisme" flamand. Stradano participa également au programme de rénovation des grandes basiliques florentines de Santa Maria Novella et de Santa Croce. Pour Santo Spirito, il peignit un Christ chassant les marchands du Temple qui fut très admiré. Dès 1563, il fut élu, aux côtés d'Alessandro Allori, consul de l'Accademia del disegno, récemment instaurée et destinée à devenir la plus illustre des institutions artistiques florentines. Il mourut en 1605 et fut inhumé à Santissima Annunziata. Dès la fin des années 1560, Stradano avait engagé une longue collaboration avec les grandes maisons d'édition d'estampes d'Anvers. Hieronymus Cock, Cornelis Cort, Philip Galle, les Sadeler furent ainsi de ceux qui firent graver et contribuèrent à répandre ses inventions. En 1578, Stradano et Galle projetèrent de donner une suite aux gravures que Hieronymus Cock avait éditées quelques années auparavant d'après la tenture des Chasses de Poggio a Caiano. Galle publia d'abord une série d'estampes sans numéros, une seconde édition avec frontispice numérotée de 2 à 44, enfin un cycle séparé de soixante et une planches nouvelles. L'ensemble fut réuni en un recueil de cent quatre planches accompagnées de quatrains en latin, pour la plupart composés par Cornelis Kiel. Ce furent les « Venationes ferarum, avium, piscium, pugnae bestiariorum et mutuae bestiarum » : Chasses aux bêtes sauvages, aux oiseaux, aux poissons, combats de bestiaires et de bêtes entre elles. » (Musée du Louvre). Sont ardemment recherchés les exemplaires de ce livre célèbre du XVIe siècle conservés dans leur reliure de l’époque mais ils sont rares. Il faut en fait remonter à l’exemplaire Marcel Jeanson pour trouver un exemplaire de l’édition de 1585 conservé dans son vélin de l’époque (Sotheby’s Monaco, 28 février 1987, n°542). Vendu alors 18 614 € il y a 33 ans, cet exemplaire était estimé $ 42 000 en 1995, il y a 25 ans, par Sotheby’s.‎

Référence libraire : LCS-17764

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
Paris France Francia França France
[Livres de Librairie Camille Sourget]

45 000,00 € Acheter

‎LEFEBVRE-DURUFLÉ Jacques Noël / BONINGTON / FIELDING, Théodore.‎

‎Excursion sur les côtes et dans les ports de Normandie. Le plus beau des ouvrages consacrés aux côtes normandes sous le règne de Charles X, orné de 40 somptueuses aquatintes aquarellées à l’époque.‎

‎Magnifique exemplaire, absolument non rogné, très pur et admirablement aquarellé. Paris, J. F. Ostervald, Imprimerie de Jules Didot l’Aîné, 1823 (1823-1825). In-folio de (1) f., (54) ff. de texte, 40 planches sur grand papier indien, chacune montée avec titre imprimé, (1) f. de table. Demi-basane à coins, dos à nerfs refait orné de fleurons dorés. Reliure de l’époque. 494 x 310 mm.‎

‎Premier tirage du plus somptueux des ouvrages publiés sur les côtes et ports de Normandie sous le règne de Charles X. Il fut publié en plusieurs parties. Les trois premières parurent sous le titre « Voyage pittoresque dans les ports et sur les côtes de France. » C’était une aventure éditoriale atypique car deux des artistes pressentis pour le dessin de ces planches exceptionnelles étaient anglais : Bonington et Copley Fielding, ainsi que plusieurs des graveurs tels Thales et Théodore Fielding, qui travaillaient à Paris, “at this remarkable time for English watercolour art”. Abbey, Travel, 92. L’iconographie de toute beauté comprend 40 superbes planches à l’aquatinte finement aquarellées à l’époque, qui représentent diverses vues des côtes normandes. Elles sont montées à l’époque sur papier fort et légendées. Les diverses vues sont consacrées à : Rouen (6 vues) ; Caudebec (1 vue) ; Quilleboeuf (2 vues) ; Harfleur (2 vues) ; Honfleur (4 vues) ; Le Havre (10 vues) ; Etretat (3 vues) ; Fécamp (3 vues) ; Saint-Valéry-en-Caux (1 vue) ; Pourville (1 vue) ; Dieppe (5 vues) ; Tréport (2 vues). L’ensemble aquarellé de façon exquise présente de manière à la fois esthétique et réaliste des scènes de la vie quotidienne de marins et de pêcheurs normands, dans des sites maintenant détruits pour certains. Prideaux souligne (p. 276) que ce livre est le plus important ouvrage de Théodore Fielding. L’ouvrage était proposé à la vente en 4 formes différentes : impression ordinaire, impression avant la lettre, impression avant la lettre sur papier indien, impression aquarellée sur très grand papier. Notre exemplaire appartient au tirage de luxe, aquarellé à l’époque. Exemplaire très pur, à toutes marges, admirablement aquarellé “in which the quality of the colouring and engraving is exceptionnaly high”.‎

Référence libraire : LCS-17765

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
Paris France Francia França France
[Livres de Librairie Camille Sourget]

23 000,00 € Acheter

‎TOURNEFORT, Joseph Pitton de.‎

‎Relation d’un voyage du Levant fait par ordre du Roy, contenant : l’Histoire ancienne et moderne de plusieurs Isles de l’Archipel, de Constantinople, des Côtes de la Mer Noire, de l’Arménie, de la Georgie, des Frontieres de Perle & de l’Asie Mineure. Avec les Plans des Villes & des Lieux considerables ; Le Genie, les Mœurs, le Commerce & la Religion des differens Peuples qui les habitent… Enrichie de Descriptions & de Figures d’un grand nombre de Plantes rares, de divers Animaux… Edition originale du « plus intéressant voyage sur le Levant » (Chadenat).‎

‎Précieux exemplaire relié à l’époque pour le Baron de Longepierre, orné de l'emblème de la Toison d'Or. Paris, Imprimerie Royale, 1717.2 tomes en 2 volumes in-4 de : I/ (9) ff., 544 pp., 83 planches à pleine page, 4 planches sur double-page, tache brune p. 467, mouillure en marge des pp. 529 à 535 ; II/ (2) ff., 526 pp., (20) ff., 63 planches à pleine page et 1 planche sur double-page. Reliés en plein veau marbré, triple filet doré, emblème de la Toison d’Or au centre et aux angles des plats, dos à nerfs ornés du même emblème répété dans les caissons, pièces de titre et de tomaison de maroquin olive, double filet or sur les coupes, roulette intérieure dorée, tranches dorées sur marbrures. Reliure de l’époque.254 x 190 mm.‎

‎Édition originale du « plus intéressant voyage sur le Levant » (Chadenat, 195) imprimée sur les presses royales du Château du Louvre.Cette édition ornée de « nombreuses gravures, plans, vues, costumes, figures d’histoire naturelle, etc., est la plus recherchée et la plus belle de ce curieux voyage ». (Chadenat).Pritzel, 321.Joseph Pitton de Tournefort, célèbre botaniste français (1656-1708) fut présenté à Louis XIV en 1700, et reçut alors de ce prince l’ordre de se rendre dans le Levant avec le dessinateur Aubriet et le médecin Gundelsheimer pour y remplir une mission scientifique. De 1700 à 1702, il visita successivement Candie, l’Archipel, Constantinople, la côte méridionale de la mer Noire, l’Arménie, la Géorgie, le mont Arurat, l’Asie Mineure, Angora, Pruse, Smyrne, Éphèse, envoya à Paris, des lieux qu’il visitait, des produits zoologiques, botaniques, minéralogiques, s’occupa en même temps d’étudier les antiquités, les mœurs, les coutumes, les productions commerciales, et fut nommé, à son retour, professeur de médecine au Collège de France.La ‘Relation d’un voyage au Levant’, écrite sous forme de lettres, se lit avec beaucoup d’intérêt et contient une foule de détails extrêmement curieux sur Candie, sur Constantinople, sur les mœurs et les coutumes des Turcs, etc. La partie sur la Géorgie est d’autant plus intéressante qu’alors ce pays n’était connu que par les récits déjà vieux de Chardin et de Della-Valle. Le ton du récit en est simple et agréable ; Tournefort y déploie une vaste érudition sans jamais ennuyer.L’abondante illustration se compose de 151 planches gravées en taille-douce, dont 5 doubles, dessinées par Claude Aubriet.Parmi celles-ci, 101 sont consacrées aux vues de villes, paysages, costumes, animaux, mollusques,… et 50 aux plantes.Le nombre de planches semble varier d’un exemplaire à l’autre, fluctuant de 150 à 152 gravures.Précieux exemplaire relié en veau de l’époque pour le baron de Longepierre (1659-1721), orné de l’emblème de la Toison d’Or.Hilaire-Bernard de Roquelyne, baron de Longepierre naquit à Dijon au mois d’octobre 1659 et mourut à Paris le 31 mars 1721.Le Baron de Longepierre était un savant helléniste et auteur dramatique, précepteur du comte de Toulouse et du duc de Chartres, homme de confiance du Régent et ami des Noailles. Considéré comme l’un des bibliophiles les plus raffinés de son temps, son goût strict et épuré rompt avec celui de son époque.« Fils d’un maître des comptes, Longepierre fut un de ces petits prodiges qui, à l’âge où l’on joue aux quilles, étonnent le monde par leur précocité et qui plus tard ne font que de médiocres individualités. Il se distingua tellement de ses condisciples dans ses études classiques que Baillet le plaça parmi les ‘Enfants célèbres’. Il composa plusieurs tragédies qui toutes, à l’exception de Médée, eurent une fin tragique. Peu habitué au succès, quoique noble, celui de sa ‘Médée’ l’enfla au point qu’il ne voulut avoir d’autre signe héraldique sur ses livres que la ‘Toison d’or’, afin de porter jusqu’à ses derniers neveux le souvenir d’un fait aussi rare.L’amour des livres contribua peut-être plus à sa notoriété que ses pièces de théâtre.L’auteur dramatique est presque oublié aujourd’hui, tandis que le bibliophile est resté en grande réputation parmi les amateurs.Ses volumes, reliés avec goût, sont tous ornés de la ‘Toison d’or’ aux angles et sur les plats. » (Guigard, Armorial du bibliophile, p. 73).‎

Référence libraire : LCS-17722

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
Paris France Francia França France
[Livres de Librairie Camille Sourget]

45 000,00 € Acheter

‎SALLUSTE, Cayo.‎

‎La Conjuracion de Catilina y la Guerra de Jugurta. L’un des chefs-d’œuvre du livre illustré du XVIIIe siècle.‎

‎Premier tirage de cette célèbre édition illustrée. Madrid, J. Ibarra, 1772. In-folio de (10) ff. dont 1 frontispice et 1 portrait, 395 pp., (1) p., 8 planches hors-texte et 1 carte. Mouillure claire à 2 ff. Maroquin rouge de l’époque, roulette dorée encadrant les plats, dos à nerfs richement orné de fleurons dorés, pièce de titre de maroquin vert, roulette dorée sur les coupes, roulette intérieure dorée, doublures de papier moiré bleu, tranches dorées. Reliure de l’époque. 355 x 248 mm.‎

‎Premier tirage de cette célèbre édition illustrée, l’un des chefs-d’œuvre de la typographie espagnole et l’un des livres les plus parfaits produits au XVIIIe siècle par un admirateur et ami de Bodoni, Joachim Ibarra, imprimeur du roi Charles III d’Espagne, lui-même imprimeur amateur. The Huth Library, 1294 ; Brunet, V, 91 ; Cohen, 938 ; Palau, XVIII, 425; Updike, Printing types, II, 71-73; Dibdin, II, 387. « Cette édition de la traduction de Salluste, faite par l’Infant Don Gabriel, sous la direction de Fr. Perez Bayer, son précepteur, est regardée avec raison comme un chef-d’œuvre typographique. » Brunet, V, 91. Très belle illustration, entièrement gravée à l’eau-forte ; elle comprend quantité de lettres et lettrines ornées, de nombreuses figures dans le texte, 32 remarquables vignettes ou culs-de-lampe par Fabregat et Ballester ou par Salvador Carmona, d’après M.S. Maëlla, un très beau titre gravé et, hors texte, un portrait de Salluste, une carte d’Afrique gravée par Joan de la Crux, six planches de batailles, de monnaies et d’armures, et deux figures par Salvador Carmona, d’après M.S. Maëlla, l’une en tête de La Conjuracion de Catilina, l’autre en tête de La guerra de Jugurta. « Retiré, après la mort de son protecteur, César, dans la somptueuse villa entourée de jardins qu’il s’était fait construire à Rome, Salluste a consacré son œuvre à la glorification de l’Empereur et à la défense d’une morale politique hautaine ; styliste rigoureux, incisif et hardi, il suit les traces de Thucydide et reste, au sens moderne du terme, le premier historien de Rome. » Cette traduction des deux œuvres de Salluste, La Conjuracion de Catilina et La Guerra de Jugurta, donnée par le frère Perez Bayer, a été attribuée à l’Infant Don Gabriel, dont ce religieux était le précepteur. Le texte original latin est en romain à double colonne au-dessous de la version espagnole en italiques. Cette première édition est la seule renfermant la Dissertation de frère Perez Bayer sur l’alphabet et la langue des Phéniciens. Exemplaire appartenant au tout premier tirage, sur papier filigrané blanc, sans azur avec les figures avant lettre, imprimé pour l’Infant Gabriel et destiné à être distribué dans l’entourage royal. Le présent exemplaire fut ainsi offert par l’Infant Gabriel à la Duchesse de Wharton en 1774 comme l’atteste cette note manuscrite sur le faux-titre : « Ce livre est un présent de Son Altesse Royale l’Infant Don Gabriel de Bourbon à la Duchesse de Wharton, présent si précieux qu’elle gardera à jamais et qu’elle désire être conservé en sa famille par reconnaissance au très illustre Donateur. En l’année 1774. » Miss O’Byrne, fille d’un colonel irlandais exilé en Espagne, et demoiselle d’honneur de la reine d’Espagne, devint la Duchesse de Wharton lorsque le duc de Wharton qui tomba éperdument amoureux d’elle l’épousa en 1729. Il est revêtu d’une élégante reliure de l’époque en maroquin rouge. La dimension du volume (l’un des plus grands répertoriés, hauteur : 355 mm), la richesse de l’illustration, en font l’un des chefs-d’œuvre du livre illustré du XVIIIe siècle. Provenance : Duchesse de Wharton, gouverneur Wybicki (inscription manuscrite en polonais sur le faux-titre expliquant qu’après la prise de Tarragon, où l’armée polonaise fit preuve de bravoure, ce livre fut remis par un des grenadiers du colonel Wiczowi qui l’offrit au gouverneur Wybicki, connu pour les servies qu’il avait rendus à la Pologne).‎

Référence libraire : LCS-17710

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
Paris France Francia França France
[Livres de Librairie Camille Sourget]

39 000,00 € Acheter

‎SAUVAN, Jean-Baptiste Balthazar.‎

‎Picturesque Tour of the Seine from Paris to the Sea : with Particulars Historical and Descriptive. Illustrated with Twenty-Four Highly Finished and Coloured Engravings, from Drawings by A. Pugin and J. Gendall ; and Accompanied by a Map. La vallée de la Seine à l'aube de la révolution industrielle. Édition originale ornée de 26 estampes en couleurs.‎

‎Superbe exemplaire, sans rousseur, l’un des rarissimes connus relié en plein maroquin décoré. London, R. Ackermann, 1821. In-4 de viii pp., (1) f., 177 pp., 24 planches coloriées hors texte, 1 carte. Maroquin rouge à grain long, filets et fleurons dorés ornant les plats, dos à nerfs orné. Reliure anglaise signée de l’époque (vers 1845). 327 x 272 mm.‎

‎Premier tirage de l’un des beaux albums sur Paris et la Seine : il est illustré de 24 gravures imprimées en couleurs et rehaussées à l’aquarelle d’après les compositions de Gendall et Pugin. Abbey, Travel, 90; Tooley, n°445; Bobins, Exotic and the Beautiful, II, 548. Gravée par Sutherland et Havell, l’illustration comprend en outre une vignette sur le titre représentant le château de Rosny (propriété de la duchesse de Berry), un grand cul-de-lampe en couleur et une carte coloriée. Vues du Havre, Rouen, Elbeuf, Honfleur, Vernon, Mantes, Saint-Germain, Saint-Cloud, Paris, etc. L'album est dédié au roi Louis XVIII. Les épreuves sont d'un très beau tirage sur papier Whatman dont le filigrane est daté de 1818. L’ouvrage de Sauvan est considéré à juste titre comme le plus beau livre illustré de la Restauration sur la vallée de la Seine de Paris au Havre. Les estampes en couleurs forment de véritables tableaux présentant l'architecture, les paysages et les habitants de cette région avant la révolution industrielle. "The River Seine is well known to form a distinguished feature in the Tour of France, as it winds through and adorns the important province of Normandy, and is the great commercial Channel of the Metropolis of that Kingdom. This River reflects, in its earlier stream, the most striking views of metropolitan grandeur; and, as it proceeds, Nature has been most lavish in beautiful pictures on its banks, and presents, in its course, a succession of objects, whose landscape enrichments are connected with antiquarian circumstances peculiarly interesting to the English Traveller" (prospectus). Superbe exemplaire, sans rousseur, l’un des rarissimes connus relié en plein maroquin décoré.‎

Référence libraire : LCS-17680

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
Paris France Francia França France
[Livres de Librairie Camille Sourget]

15 000,00 € Acheter

‎SAINT-NON,J.-C. Richard de & VIVANT DENON,Dominique.‎

‎Voyage Pittoresque à Naples et en Sicile, par J.-C. Richard de Saint-Non. Nouvelle édition, corrigée, augmentée et mise dans un meilleur ordre par P.-J. Charrin. L'un des chefs d'œuvres du livre illustré, très rare en reliure uniforme de l'époque. L’un des plus somptueux ouvrages sur l’Italie, augmenté de nouvelles planches.‎

‎Troisième édition rarissime complète illustrée de 558 gravures. Paris, Houdaille, Libraire-Éditeur, 1836. 4 vol. in-8° et 2 atlas in-folio ; (2)-LXXIX-460 pp./(2)-587 pp./(2)-522 pp./(2)-614 pp., les atlas se composent ainsi : [Naples]-1 page de grand titre-285 gravures, cartes, figures [1-285]/[Grande Grèce]-1 page de grand titre-273 gravures, cartes, figures [286-558 et dernier], demi-chagrin bleu, dos à nerfs joliment orné, filets or, caissons or, titre or. Reliure uniforme de l’époque.‎

‎Blanc, 957 (pour l’édition de 1829). Quérard, La France Littéraire, t. VIII, p. 360. Troisième édition rarissime complète (Paris, Dufour & Cie, 1829, pour la deuxième édition) illustrée de 558 gravures. Manque à Cicognara, Cremonini et à de nombreuses bibliographies sur le sujet. Les additions faites à cette édition par Charrin sont : un chapitre contenant la description des Étrusques, des notes historiques et géographiques, une analyse détaillée de l’ouvrage, une notice biographique sur Richard de Saint-Non et 141 estampes supplémentaires dont 27 en couleur concernant les Étrusques. Au cours du voyage dans les deux Siciles, tandis que ses compagnons prenaient les mesures des temples et accumulaient les croquis, Denon jetait sur le papier un journal de voyage d’un style remarquable, qu’il communiquait à l’abbé de Saint-Non. Ce journal, associé à des pages de Chamfort, Cabanis, Faujas de Saint-Fond, Dolomieu, et autres plumes aussi fines, devait formé la matière du texte du Voyage pittoresque, mais le grand mérite de cet ouvrage monumental réside moins dans le texte que dans les exceptionnelles gravures à l’exécution parfaite.‎

Référence libraire : LCS-17662

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
Paris France Francia França France
[Livres de Librairie Camille Sourget]

25 000,00 € Acheter

‎BOISSARD, Robert.‎

‎Mascarades Recueillies & mises en taille douce. Édition originale fort rare illustrant les mascarades de la Renaissance, œuvre de Robert Boissard.‎

‎Un brillant témoignage sur les fêtes de la Renaissance, imprimé à Paris en 1597. De la bibliothèque Horace de Landau, avec ex-libris. S. l., 1597. In-4 de 24 planches gravées numérotées y compris le titre frontispice. Les planches 19 et 22 sont coupées au cadre et remontées. Ainsi complet. Demi-maroquin rouge à coins, dos à nerfs avec le titre et la date de publication frappés or. Reliure du XIXe siècle. 289 x 193 mm.‎

‎Édition originale fort rare illustrant les mascarades de la Renaissance, œuvre de Robert Boissard, dessinateur et graveur au burin né à Valence en 1570. Lipperheide, 3167 ; Brunet, I, 1070 ; Rahir, 331 ; Colas, 368 ; Cicognara, 1594 ; Graesse, Trésor de Livres rares, I, 475. Parent de Jean-Jacques Boissard, il a gravé d’après les dessins de celui-ci plusieurs des figures illustrant les Icones vivorum illustrium (Francfort, 1597). On lui doit, en outre, un portrait de Ronsard et un portrait d’Henri IV. Entièrement gravé, l’ouvrage est orné d’un titre dans un encadrement architectural, et de 23 planches dessinées par Jean-Jacques Boissard et gravées par Robert Boissard. La plupart ont été à l’époque rehaussées de couleur jaune. Le volume fut imprimé à l’époque de la grande vogue des mascarades. Généralement données dans les résidences royales, ces divertissements étaient essentiellement chorégraphiques. Ils avaient lieu dans une salle ayant la forme d’un « carré long », garnie sur les côtés de fauteuils ou de gradins, dans lesquels prenaient place le roi, sa famille et, selon leur rang, des courtisans. Une troupe de danseurs, conduite par un prince ou une princesse, accompagnée de quelques figurants, chanteurs et instrumentistes, paraissait au cours d’un bal, après avoir convenu d’un thème en rapport avec leurs déguisements et les entrées qu’ils exécutaient. Spectacles assez brefs, sans intrigue, ils pouvaient néanmoins comporter quelques décorations et même des machines. Mais généralement les représentations n’avaient lieu qu’avec des costumes auxquels on accordait le plus grand soin en dépensant pour eux des sommes aussi importantes que pour ceux des opéras. Les mascarades étaient organisées pendant le carnaval, au mois de janvier, février et mars, avant le carême, période de l’année durant laquelle s’exprimaient, selon des habitudes séculaires, plus de liberté et de fantaisie. Cette suite des mascarades qui a rendu célèbre le nom du graveur Robert boissard, n’est pas un simple recueil de « grotesques ». Ces couples maniérés aux visages caricaturaux sont accompagnés de légendes moralisatrices qui mettent ces inventions à mi-chemin entre les recueils de devises et d’emblèmes, si en vogue à l’époque, et ceux des proverbes, plus populaires, dans le genre de ceux de Lagniet (vers 1650). Bel exemplaire à grandes marges. Un brillant témoignage sur les fêtes de la Renaissance, imprimé à Paris en 1597. Provenance : de la bibliothèque Horace de Landau (1824-1903) avec son ex libris sur le contre-plat.‎

Référence libraire : LCS-17655

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
Paris France Francia França France
[Livres de Librairie Camille Sourget]

17 500,00 € Acheter

‎GAU, Francisque-Christian.‎

‎Antiquités de la Nubie, ou Monumens inédits des bords du Nil, situés entre la première et la seconde cataracte. Dessinés et mesurés en 1819, par F.C. Gau, architecte. Ouvrage faisant suite au grand ouvrage de la commission d’Egypte dédié au roi. Première et unique édition de cet impressionnant « ouvrage de référence sur l’art, la culture et l’architecture antiques de la vallée du Nil ».‎

‎Précieux exemplaire sur papier vélin, très grand de marges car non rogné, conservé dans son cartonnage d’origine. Stuttgart, Paris, imprimerie et librairie de Firmin Didot, 1822-1827. In-plano de viii pp., 20 pp., 13 ff. d’explication des planches, 64 planches numérotées à pleine page dont 5 en couleurs, 29 pp. de texte, 14 planches à pleine page. Cartonnage vert d’éditeur, dos lisse avec une pièce de titre en maroquin rouge, non rogné. Reliure de l’époque. 710 x 517 mm.‎

‎Première et unique édition de cet « ouvrage de référence sur l’art, la culture et l’architecture antiques de la vallée du Nil » selon le catalogue du Royal Institute of British Architects. Graesse, Trésor de livres rares, 34 ; Blackmer 656 (avec 4 planches en couleurs seulement). Cet ouvrage aux dimensions impressionnantes, proposant « le relevé le plus complet de son temps des antiquités nubiennes », parut en treize livraisons entre 1822 et 1827. « Ce bel ouvrage a été publié en 13 livrais., dont la dernière est double : chaque livrais. coûtait 18 fr. – Pap. vél. 36 fr. » (Brunet, II, 1501). « The standard work on the ancient art, culture and architecture of the Nile Valley, and the most complete pictorial record of Nubian antiquities of its day'; 'most of the engravers whose work is seen here also worked on Description de l'Egypte, to which the present work was intended to be an informal adjunct” (RIBA 1180). « Le principal mérite de cet ouvrage - la suite de la ‘Description de l’Egypte’ – c’est d’être le complément nécessaire de toutes les études sur les anciens habitants de la vallée du Nil ; le second, c’est d’indiquer, avec une précision toute nouvelle, le lien qui unit les évolutions du goût en architecture et la marche de la civilisation chez un peuple ; joignez à cela la reproduction de dessins fidèles, accompagnés d’un texte rédigé par deux grands érudits, Letronne et Niebuhr. Né à Cologne le 14 juin 1790, Francisque-Christian Gau vint à Paris en 1809, pour y étudier l’architecture. Ses maîtres furent Debret et Lebas. En 1817, il saisit l’occasion qui lui était offerte d’aller en Egypte, et, grâce à la protection d’un médecin allemand et de notre consul Drovetti, il trouva moyen de pénétrer en Nubie ; là, il put mettre à exécution le projet, conçu depuis longtemps, de donner une continuation aux travaux archéologiques de la commission d’Egypte, en dessinant les monuments qui bordent le Nil au-dessus de la seconde cataracte. De retour en France, et après avoir terminé les deux derniers volumes du grand ouvrage de Mazois sur Pompéi, il abandonna la théorie et l’histoire pour la pratique, et, s’étant fait naturaliser, il obtint de la ville de Paris d’importants travaux,. Nous ne citerons que l’église Sainte-Clotilde, dans le faubourg Saint-Germain... Gau est mort à Paris en 1853. » (Vinet, 215). « Prix de la livraison : 16 fr. papier fin, et 36 fr. papier vélin. L’existence de monumens égyptiens dans la Nubie était connue depuis longtemps : quelques relations de voyages, principalement celle de Norden, n’avaient laissé aucun doute à cet égard. Lors de l’expédition d’Egypte, des circonstances impérieuses empêchèrent les savans français de s’avancer au-delà de Philé, et de compléter ainsi leur belle et inestimable collection des monumens égyptiens, en fournissant des moyens précieux de comparaison entre ceux de l’Egypte et ceux de la Nubie. Depuis, quelques voyageurs se sont avancés plus ou moins dans la vallée supérieure du Nil ; mais ils se sont contentés de décrire les monumens sans les reproduire par le dessin ; or, un monument qui n’est que décrit est connu bien imparfaitement... M. Gau, architecte habile, élève de l’école française, plein d’ardeur et de courage, conçut le projet de remplir l’importante lacune que la commission d’Egypte avait été contrainte de laisser dans son travail. Après s’être bien familiarisé, par l’étude des monumens de la haute Egypte, avec le caractère de l’architecture égyptienne, il remonta le Nil jusqu’à la seconde cataracte ; et c’est en descendant ce fleuve qu’il dessina et mesura vingt-un monumens du plus haut intérêt. Les trois premières livraisons de cet ouvrage ont paru, et justifient pleinement l’opinion qu’en avaient conçue tous ceux auxquels M. Gau avait montré ses beaux dessins, faits avec un choix, un goût remarquables, touchés avec une finesse singulière, et, par-dessus tout, offrant ce caractère de naïveté qui garantit une fidélité parfaite. Il était facile de voir que l’auteur, habitué à rendre exactement ce qu’il a sous les yeux, n’avait point mis des formes de convention à la place de celles des figures originales. Sous son crayon, les sculptures égyptiennes ne ressemblaient point à des sculptures grecques ; c’étaient bien là ces profils, souvent hardis, presque toujours incorrects, cette roideur, cette uniformité constante, cette absence totale de formes justes et gracieuses, caractères auxquels on reconnait sur-le-champ les découpures monotones qu’on appelle ‘bas-reliefs égyptiens’. La perfection des dessins de M. Gau a passé dans les gravures que contiennent les trois premières livraisons de son ouvrage ; les artistes distingués auxquels il en a confié l’exécution, ont répondu à son attente. Les planches ombrées sont d’un effet harmonieux ; le burin en est ferme et sûr : les vues pittoresques, si bien choisies par M. Gau, sont rendues avec goût et esprit ; et les dessins d’architecture et de sculpture offrent une précision et un fini qu’on ne saurait trop louer. Voilà pour la partie matérielle ; si le reste de l’ouvrage se continue comme il est commencé, ce sera un des mieux exécutés qui existent en ce genre... M. Gau a pris Philé pour point de départ, et il remonte le Nil du nord au sud ; ainsi les derniers dessins de son ouvrage seront des vues de la seconde cataracte... Le texte de cet ouvrage sera en grande partie rédigé par M. Niebuhr, qui doit donner l’explication des inscriptions nombreuses que M. Gau a recueillies dans son voyage. L’échantillon que ce savant distingué a donné de son travail dans ses ‘Inscriptions nubienses’, fait désirer vivement d’en voir la totalité. D’après un prospectus récemment publié, M. Gau annonce qu’il développera dans son texte plusieurs propositions importantes pour l’histoire de la philosophie des arts ; il croit pouvoir établir que toute l’architecture d’Egypte a ses types dans les monumens de la Nubie, depuis les premières ébauches grossièrement taillées dans le roc, jusqu’aux derniers édifices construits sous les Ptolémées... M. Gau annonce son ouvrage comme ‘pouvant faire suite’ à la grande description de l’Egypte : nous ne craignons pas d’affirmer qu’il en est une ‘suite indispensable’. Sans prétendre établir aucun parallèle entre deux ouvrages, dont l’un a été publié avec tous les moyens et toute la magnificence qu’un gouvernement seul pouvait déployer, l’autre entrepris par un seul homme, et avec les simples ressources de particuliers amis des arts, nous pouvons assurer que celui de M. Gau, parfaitement bien conçu, disposé dans des proportions plus petites et commodes, réduit aux objets essentiels et d’un intérêt véritable, présente, avec plus d’unité dans le plan, une exécution non moins parfaite et jusqu’ici beaucoup plus égale ». (Letronne, Journal des Savans, Janvier 1822, pp. 285 à 293). Le présent ouvrage renferme 64 planches à pleine page montrant plus de 180 vues, plans, coupes, élévations, détails architecturaux, dont 5 coloriées, ainsi que 14 planches d'inscriptions accompagnées d'une étude épigraphique de Niebuhr complétée par Letronne, et 13 belles vignettes placées en tête de l'explication des planches, dont 2 en couleurs. La plupart des artistes qui gravèrent ces dessins, réputés très fideles, participèrent également à l'illustration de la Description de l'Egypte, dont le présent volume constitue une suite officieuse. Précieux exemplaire sur papier vélin, très grand de marges car non rogné, conservé dans son cartonnage d’origine.‎

Référence libraire : LCS-17637

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
Paris France Francia França France
[Livres de Librairie Camille Sourget]

15 000,00 € Acheter

‎[Augsburg, o.J., um 1710].‎

‎Il callotto resuscitato oder neu eingerichtes zwerchen Cabinet. Précieuse et fort rare édition originale complète de l'un des sommets du livre germanique illustré d'époque baroque, de style rococo, imprimé à Augsbourg vers 1710, s'inspirant des « Gobbi » de Jacques Callot (1592-1635).‎

‎Gravures centrales et encadrements caricaturent et moquent les différentes classes sociales, les légendes mêlant parfois langue française et allemande. [Augsburg, o.J., um 1710]. In-folio de 50 planches y compris le frontispice, restaurations marginales aux planches 37 et 50. Vélin rigide de l’époque, dos lisse avec le titre manuscrit. Contregardes renouvelées mais exemplaire réellement dans sa reliure de l’époque. 350 x 225 mm.‎

‎Précieuse et fort rare édition originale complète de l'un des sommets du livre germanique illustré d'époque baroque, de style rococo, imprimé à Augsbourg vers 1710, s'inspirant des « Gobbi » de Jacques Callot (1592-1635). Catalogue Lipperheide, 3548. Les Gobbi, réalisés en 1620-1621, forment une série de 21 planches (dont la planche de titre), de 9 x 6 cm environ, gravés sur la base de dessins réalisés à Florence en 1616, et inspirés des bossus que l'on choisissait pour distraire le grand-duc Cosme II de Médicis. La présente œuvre, intitulée « Il Callotto » en référence à Jacques Callot, est ornée d'un titre gravé et colorié et de 49 estampes gravées sur cuivre et entièrement coloriées à la main à l'époque, placées chacun dans un encadrement gravé et colorié postérieurement, d'une série de douze modèles différents. Gravures centrales et encadrements caricaturent et moquent les différentes classes sociales, les légendes mêlant parfois langue française et allemande. « Ces nains sont les descendants des monstres créés par Bosch et Bruegel. Leur difformité est utilisée pour railler diverses classes sociales. L'auteur est ici rabelaisien (et bruegélien) parce qu'il utilise le grotesque à des propos sérieux. La caricature et le fantastique lui servent à exprimer certaines pensées secrètes. Les nains bossus sont parents des bouffons peints par Vélasquez. Certains doivent être des portraits caricaturaux. Tous sont des types. On y retrouve certains comédiens. Mais les autres catégories sociales sont aussi représentées. Important, confit, gras, un bon bourgeois à l'hypocrite visage s'en va le pas assuré, sa canne à la main. Portant leur orgueil dans leur bosse, plusieurs seigneurs marchent l'épée au côté. Un ivrogne au gros ventre et à la face poupine lève gaiement son verre, comme cet autre courbé sur sa canne, avec son allure de langouste. Voilà enfin les capitaines, grandes gueules, grandes bottes, grande épée, petite cervelle, qui ont dégainé pour étriper tout un chacun ». L'édition originale de ce fameux et rare recueil illustré germanique, imprimé à Augsburg vers 1710, est connue sous l'appellation « Die erste Ausgabe des berühmten Zwergenkabinetts ». Son originalité fait d'elle le chef-d’œuvre de l'illustration sur cuivre de style rococo et elle a créé la mode du « Zwergenmode » du XVIIIe siècle. La manufacture de porcelaine de Meissen, l'architecture et la décoration des jardins rococo et de nombreux objets d'art allemands se sont inspirés de la décoration et des personnages de cette suite d'Augsbourg.‎

Référence libraire : LCS-17618

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
Paris France Francia França France
[Livres de Librairie Camille Sourget]

39 000,00 € Acheter

‎DORE, Gustave.‎

‎La Ménagerie parisienne. Premier tirage de la "Ménagerie parisienne" de Gustave Doré, caricaturant les Parisiens sous Napoléon III.‎

‎Premier tirage de cette suite de 24 lithographies réalisées d’après les dessins de Gustave Doré. Paris, Au Bureau du Journal pour Rire, s.d. [1854].Grand in-4 oblong de (1) f. de titre et 24 lithographies numérotées. Relié en demi-percaline ocre, dos lisse, pièce de titre en maroquin vert. Reliure du XIXe siècle.258 x 330 mm.‎

‎Premier tirage de cette suite de 24 lithographies réalisées d’après les dessins de Gustave Doré.Rahir, Bibliothèque, p. 404 ; Exposition rétrospective Gustave Doré, p. 9.L’ensemble des planches, gravées par Vayron, comporte une légende pleine d’humour et d’ironie rapportant les personnages représentés à des animaux. On y trouve: les Lions, les Petits Lions, Lions adultes (alias Lions sots), les Lionnes, les Rats (d’opéra), les Rats (d’égout), les Rats peintres (alias les rapins), etc. Ces personnages caricaturés composent la Ménagerie parisienne selon Gustave Doré.« Le potache journaliste ouvrait tout grands ses jeunes yeux provinciaux sur le Paris d’alors : bientôt libéré du collège, il musarde dans les rues du Quartier Latin (jadis si gai et bon enfant !), s’attarde boulevard des Italiens, s’installe chez Tortoni et au café Anglais, fréquente l’Opéra aussi bien que les bals publics. Il en rapporte de charmants et verveux albums : ‘les Différents Publics de Paris’ et ‘la Ménagerie parisienne’, auxquels nous consacrons plusieurs vitrines révélatrices des mœurs aimables et parfois cocasses qui précédèrent le Second Empire. Tour à tour amusé et impitoyable, Doré nous montre le bourgeois solennel à la vaste redingote et aux lourdes breloques d’or, la mère de famille empesée sous ses falbalas, la jeune fille aux yeux demi-baissés, le gandin ridicule et faraud, la lorette avenante, les beaux équipages, les figures stupides ou gourmées des loges, les vanités épanouies dans les salons, les drôleries d’une partie de campagne à Robinson. Quelle verve comique, quelle bonne humeur dans la satire, et comme il devait rire au milieu de ses modèles ! Son ‘public’ riait aussi, et sans se fâcher, puisque les éditeurs se disputaient la collaboration du jeune mémorialiste.Dans ces albums, on sent encore l’influence de Cham, de Grandville, de Gavarni, et comment en serait-il autrement ? » (Londres – 174 illustrations de Gustave Doré).« Gustave Doré (1832-1883) est sans doute l'un des plus prodigieux artistes du XIXe siècle. À quinze ans à peine, il entame une carrière de caricaturiste puis d'illustrateur professionnel - qui lui vaudra une célébrité internationale - avant d'embrasser tous les domaines de la création : dessin, peinture, aquarelle, gravure, sculpture.L'immense talent de Doré s'investit aussi dans les différents genres, de la satire à l'histoire, livrant tour à tour des tableaux gigantesques et des toiles plus intimes, des aquarelles flamboyantes, des lavis virtuoses, des plumes incisives, des gravures, des illustrations fantasques, ou encore des sculptures baroques, cocasses, monumentales, énigmatiques... »Musée d’Orsay, Exposition « Gustave Doré, L’Imaginaire au pouvoir. »Plaisant exemplaire dénué de rousseurs.De la bibliothèque Maurice Gras avec ex libris sur le contreplat.‎

Référence libraire : LCS-17558

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
Paris France Francia França France
[Livres de Librairie Camille Sourget]

8 500,00 € Acheter

‎HARDIVILLER, Charles Achille.‎

‎Souvenirs des Highlands ; Voyage à la suite de Henri V en 1832 par d’Hardiviller ; Relation, scènes, portraits, paysages et costumes. Offert à S.A.R. Madame la Duchesse de Berri. Le voyage du Comte de Chambord émigré dans les Highlands‎

‎Edition originale du voyage du Comte de Chambord émigré dans les Highlands dédicacée à S.A.R. Madame la Duchesse de Berry. Exemplaire de présent offert à Henri V, Comte de Chambord, exceptionnellement enluminé à la main à son intention. Paris, Dentu, Palais Royal ; Edimbourg, 1835. Petit in-folio de : 137 pp. de texte, 1 portrait d’Henri V à pleine page, 1 fac-similé de la lettre de la Duchesse de Berri à M. d’Hardiviller, 28 lithographies hors texte sous serpente. Relié en plein maroquin vert à grain long, encadrement de filets dorés, fleur de lys aux angles, chiffre H ceint d’une guirlande fleurdelysée au centre des plats, dos à cinq nerfs fleurdelysé, coupes décorées, roulette intérieure, tranches dorées. Reliure armoriée de l’époque, signée de Marchant. 335 x 248 mm.‎

‎Edition originale rarissime dédicacée à S.A.R. Madame la Duchesse de Berry, du voyage du Comte de Chambord emigré dans les Highlands en 1832, lors de son exil qui suivit la révolution de 1830. Exemplaire personnel d’Henri V, comte de Chambord, entièrement enluminé à son intention. Henri-Charles-Ferdinand-Marie-Dieudonné d’Artois, duc de Bordeaux, puis comte de Chambord, dit Henri V, fils posthume de Charles-Ferdinand, duc de Berry et de Marie-Caroline-Ferdinande-Louise de Bourbon-Sicile, naquit à Paris le 29 septembre 1820 après la mort de son père et fut titré duc de Bordeaux ; lorsqu’une souscription publique lui eut offert en 1821 le château de Chambord, il porta le titre de comte de Chambord qu’il échangea en 1830 contre le nom d’Henri V, Charles X et le duc d’Angoulême ayant abdiqué en sa faveur. Il épousa en 1846 Marie-Thérèse-Béatrix-Gaétane, archiduchesse d’Autriche-Este, fille du duc de Modène François IV, et mourut en exil, sans postérité, le 24 août 1883 à Frohsdorf en Autriche. Le volume est l’œuvre du peintre Charles Achille d’Hardiviller (1795-1835). Elève de David, il avait été le professeur de dessin du duc de Bordeaux devenu Comte de Chambord. Il fut lié à son destin et à celui de la duchesse de Berry jusqu’à la révolution de 1830, qui ruina sa carrière. Son œuvre de lithographe, qui commence dès 1821, retrace depuis l’enfance la vie du duc de Bordeaux. On retiendra de cette période deux portraits du duc, l’un pour la duchesse de Berry, l’autre pour la duchesse d’Angoulême ; le portrait de Mlle de Berry ; l’un des quatre tableaux commandés par la duchesse de Berry, représentant les fêtes qu’elle avait données ; Le martyre de S. Etienne (ministère de l’Intérieur) ; Jeanne Hachette (Hôtel de ville, Beauvais) ; Le martyre de S. Donatien et S. Rogatien, pour la ville de Nantes. Hardiviller grava entre 1830 et 1835 de nombreux portraits, parmi lesquels celui de Lafayette, de Sébastien Erard, de Walter Scott, du duc de Reichstadt (d’après Tassaert). Ses dernières œuvres portent la date de 1835. Dans ce somptueux volume, l’artiste dessine maintes fois Henri V devant les paysages des Highlands, seul ou accompagné. Hardiviller dédie son livre à « S.A.R. Madame la Duchesse de Berri ». Le volume contient la dédicace à SAR et la « Lettre de Son altesse Royale Madame la Duchesse de Berri à Monsieur d’Hardiviller » datée « Gratz 27 octobre 1833 ». Le volume se compose de 137 pages de texte écrites par l’artiste relatant le voyage d’Henri V, d’une lettre gravée de la Duchesse de Berry et de 29 lithographies originales merveilleusement gouachées à l’époque. Notre exemplaire est ainsi conforme à l’exemplaire non colorié de la British Library quant au nombre de lithographies. L’on sait que le nombre de lithographies varie selon les exemplaires ; de 32 dans les exemplaires du tirage courant à 29 dans les exemplaires de luxe, d’Hardiviller ayant jugé trois de ses estampes indignes d’orner les exemplaires de présent. Précieux exemplaire de présent imprimé sur grand papier vélin relié en maroquin vert de l’époque au chiffre d’Henri V, comte de Chambord, l’un des rarissimes connus avec l’ensemble des lithographies en somptueux coloris main de l’époque. L’exemplaire porte l’étiquette : « De la bibliothèque du Comte de Chambord (Henri V de France, duc de Bordeaux) né en 1820. Acquise par Maggs Bros Ltd de Londres ».‎

Référence libraire : LCS-17185

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
Paris France Francia França France
[Livres de Librairie Camille Sourget]

35 000,00 € Acheter

‎GRIMOD DE LA REYNIERE.‎

‎Manuel des Amphitryons ; contenant un Traité de la Dissection des viandes à table, la Nomenclature des Menus les plus nouveaux pour chaque saison, et des Elémens de Politesse gourmande. Ouvrage indispensable à tous ceux qui sont jaloux de faire bonne chère, et de la faire faire aux autres... Orné d’un grand nombre de Planches gravées en taille-douce. Edition originale très recherchée du « meilleur ouvrage du gastronome » Grimod de La Reynière « contenant un Traité de la Dissection des viandes à table, la Nomenclature des Menus les plus nouveaux pour chaque saison, et des Elémens de Politesse gourmande ».‎

‎Précieux exemplaire de cet ouvrage de gastronomie très recherché, bien complet de toutes ses planches, conservé dans son élégante reliure en basane racinée de l’époque. Paris, Capelle et Renand, 1808.In-8 de 356 pp., 17 planches. Relié à l’époque comme la plupart des exemplaires sans la seconde table. Basane racinée, dos lisse orné d’urnes dorées, pièce de titre de maroquin vieux rose. Reliure de l’époque. 194 x 125 mm.‎

‎« Edition originale très recherchée ». (Gérard Oberlé, Les Fastes de Bacchus et de Comus, 135).Vicaire 427 ; Simon 805 ; Bitting 203.« Laissons la parole à Ned Rival qui, dans son beau livre sur La Reynière, dit : ‘C'est à notre avis le meilleur ouvrage du gastronome. Moins tributaire de l'actualité que les Almanachs, écrit dans le calme, ce livre s'ouvre par un survol de l'histoire de la table depuis les Anciens jusqu'au premier Empire. L'essentiel est dit avec brio en quelques pages qui aboutissent à cette conclusion : les fortunes ayant changé de mains avec la Révolution, il faut réapprendre aux nouveaux amphitryons et à leurs convives le grand art du savoir- vivre : " tel homme qui de laquais d'un agent de change, ou d'agioteur est devenu en peu d'années millionnaire, se trouve incapable de gouverner comme il faut sa cuisine et sa cave. Il ne suffit pas d'avoir passé sa vie à rincer des verres pour être connaisseur ".L'impertinence du ton ne rebuta pas les lecteurs, aucun ne s'estimant concerné.Le livre se compose de trois parties. La première est un traité de la dissection des viandes. Savoir découper est en effet une connaissance essentielle : "On peut comparer un amphitryon qui ne sait pas découper au possesseur d'une belle bibliothèque qui ne saurait pas lire." Les brèves descriptions des différentes pièces qui peuvent se présenter sous le couteau du maître de maison, du bœuf à l'outarde en passant par la bécasse, sont accompagnées de planches gravées en taille-douce, reproductions des illustrations du célèbre Art de trancher la viande publié par Pierre Petit, sous Louis XIII.La deuxième partie du volume, à laquelle le restaurateur Alexis Balaine apporta son concours, est une nomenclature de menus saisonniers pour 15, 25 et 60 couverts... Les éléments de politesse gourmande qui concluent le volume forment un code de civilité dont certains de nos contemporains pourraient encore tirer profit. » (G. Oberlé).« Grimod reprend ici bien des éléments de l'Almanach et du Journal des gourmands. Il souhaite rappeler à une classe de nouveaux riches, issue de la Révolution, les principes de civilité d'autrefois et l'art subtil du découpage appris dès le jeune âge. Celui-ci prend le premier pas, expliqué pour chaque animal et agrémenté de conseils de cuisson et d'indications de fournisseurs. Cet art permet d'être reçu partout.L'amphitryon doit savoir choisir son menu. Avec l’aide du restaurateur Balaine, Grimod décrit et commente des menus de dîners de vingt-cinq, quarante et soixante couverts pour chaque saison, le tout accompagné d’anecdotes et d’adresses utiles. La troisième partie insiste sur le rôle de l'amphitryon, mais un petit chapitre à l'usage de l'invité semble sorti du Traité d'Antoine de Courtin. Pour se conformer aux usages nouveaux, Grimod décrit la manière de servir le café et les liqueurs après le repas, de recevoir ses convives au salon, de les mettre à l'aise entre eux pour favoriser la conversation. Il n'oublie pas le coût des réceptions et les principes d'économie. La table alphabétique et « raisonnée » traduit le foisonnement d'informations diverses et parfois inattendues de ce livre bien construit, au ton souvent impertinent. ».L’illustration se compose de 17 planches hors-texte du plus haut intérêt quant à la dissection des viandes et des poissons.Précieux exemplaire de cet ouvrage de gastronomie très recherché, bien complet de toutes ses planches, conservé dans son élégante reliure en basane racinée de l’époque.‎

Référence libraire : LCS-17559

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
Paris France Francia França France
[Livres de Librairie Camille Sourget]

4 500,00 € Acheter

‎MOCQUET DE MEAUX, Jean.‎

‎Voyages en Afrique, Asie, Indes orientales, & Occidentales… divisez en six livres, & enrichis de Figures. Le voyage de Mocquet en Amérique, Indes et Afrique en rarissime coloris de l’époque.‎

‎Exemplaire exceptionnel dont toutes les gravures ont été rehaussées de jolis coloris main à l’époque. L’état colorié de ce voyage est de la plus grande rareté. Rouen, Antoine Ferrand, 1665.In-8 de (8) pp., 442, (12), et 9 figures mises en couleurs.Relié en plein veau fauve, filet or encadrant les plats, dos à nerfs postérieur, tranches bleues mouchetées. Reliure anglaise du XVIIIe siècle.163 X 104 mm.‎

‎Rare édition rouennaise « d’un livre peu commun. Les parties de l’Amérique visitées par l’auteur sont la Guyane et la province de Cumana » (Leclerc. Bibliotheca Americana, n°1531 et 1532).Sabin, 49790 ; Cordier, Sinica, 2079 ; Brunet, III, 1782. Inconnu à Chadenat.L'originale parut en 1616.« It includes the voyage of the author in Guiana and the province of Gomana » (Sabin).“Sur la Chine et les Chinois voir pp. 339-347 » (Cordier).Jean Mocquet était né dans le Dauphiné en 1575.« Lorsque Henri IV fut parvenu à la couronne, Mocquet, dont les parents avaient beaucoup souffert pour la cause de ce prince, fut apothicaire de la cour. Le désir de voyager lui fit demander la permission d’aller dans les pays étrangers ; l’ayant obtenue, il fut chargé de recueillir des raretés pour le cabinet du roi. Il partit le 1er octobre 1601, et jusqu’en juillet 1612, fit cinq voyages : le premier à la côte occidentale d’Afrique, le second à la Guyane et à Cumana, le troisième au Maroc, le quatrième à Goa, le cinquième à la terre sainte. Chaque fois qu’il revenait, il déposait dans le cabinet du roi, aux Tuileries, les singuliers objets qu’il avait rapportés. « Le roi, dit-il, prenait plaisir aux discours que je lui faisais de mes voyages. » Il eut le titre de garde du cabinet des singularités, avec six cents francs de gages. Sa relation est intitulée ‘Voyages en Afrique, Asie, Indes orientales et occidentales, divisés en six livres et enrichis de figures’. Il en existe une traduction hollandaise, Dordrecht, 1656, in-4, et une allemande, 1668, in-4. Mocquet est un voyageur assez recommandable, il donne des détails curieux sur les sauvages et sur l’histoire naturelle de l’Amérique méridionale. Il raconte, entre autres, une histoire qui ressemble beaucoup à celle d’Ynkle et Yariko. Sa notice sur le Maroc a été abrégée par Dapper. Il fait un tableau repoussant, et malheureusement vrai, de la dépravation des Portugais dans les Indes, et donne des détails intéressants sur leur commerce. Il connut à Goa le voyageur Pyrard, qui lui raconta beaucoup de particularités sur les Maldives. Quand Mocquet revint de la Palestine, le roi fit placer dans son jardin du Louvre les plantes qu’il avait recueillies au mont Liban. »Ce volume renferme les Voyages de Mocquet en Libye, Barbarie et Canaries (en 1601-1602) ; aux Indes occidentales, aux Amazones, etc. (en 1604) ; au Maroc (en 1605-1606) ; en Ethiopie, Mozambique, Goa, etc. (en 1607-1610) ; en Syrie et Terre sainte (en 1611-1612) ; et en Espagne (en 1614-1615).« Ses voyages avaient pour but de recueillir des raretés pour le cabinet du Roi, dont il fut plus tard nommé garde ». Outre son contenu, l'ouvrage est recherché pour ses illustrations, soit 17 scènes gravées sur 9 cuivres à pleine page figurant des Libyennes qui vont seins nus le long de la mer chercher quelque poisson & des œufs d'Autruche pour manger, les canoës ou les hamacs des Indiens, Comment les Caraïbes boucanent & mangent la chair de leurs ennemis, Comment les Indiens & Canarins de Goa sont habillez, & vont cueillir le Cocos sur les Palmiers ou encore La Façon des Chinois en leurs vêtements, manger & réjouissances et La façon des Syriens comme ils dansent allant en Pèlerinage au Temple de Salomon, & font comme s'ils ressuscitaient des morts, entre deux santons & Marabous. Le présent ouvrage se trouve rarement complet de l’ensemble de ses planches (il manque souvent les 2 gravures hors texte des pp. 160-161 et 212-213).Exemplaire exceptionnel dont toutes les gravures ont été rehaussées de jolis coloris main à l’époque. L’état colorié de ce voyage est de la plus grande rareté. Nous n’avons trouvé trace d’aucun exemplaire de ce voyage avec les planches coloriées à l’époque.‎

Référence libraire : LCS-17561

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
Paris France Francia França France
[Livres de Librairie Camille Sourget]

21 000,00 € Acheter

‎BLUMENSTRAUSS‎

‎Für Musen und Menschen Freunde zum Neujahrsgeschenke 1808. Fort rare reliure Empire aux musiciens, peinte sur émail.‎

‎Joli volume orné d’1titre frontispice, 6 gravures sur cuivre et 12 gravures de mode, le tout en délicat coloris main de l’époque. Wien, Georg Friedr Kraus, 1808. In-16 de (2) ff. dont un titre frontispice, (30) ff., 6 gravures hors texte, 59 pp., 1 planche dépliante de partition de musique, (13) pp. et 12 gravures hors texte. Soit 1 frontispice et 18 gravures. Dos de maroquin rouge, peinture sur émail sur plats de métal, filet doré encadrant les plats, dos lisse richement orné, doublures en soie verte, miroir collé sur le premier contreplat, pochette en accordéon de soie verte sur le second contreplat, tranches dorées. Reliure de l’époque. 98 x 57 mm.‎

‎Joli volume orné d'un titre frontispice, 6 gravures sur cuivre et 12 gravures de mode, le tout en délicat coloris main de l’époque. Précieuse reliure aux musiciens peinte sur émail : une joueuse de triangle sur le plat supérieur, un joueur de musette sur le plat inférieur.‎

Référence libraire : LCS-17557

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
Paris France Francia França France
[Livres de Librairie Camille Sourget]

6 500,00 € Acheter

‎Album pintoresco de la isla de Cuba.‎

‎Album pintoresco de la isla de Cuba. L’un des rares témoignages sur la vie quotidienne à Cuba au XIXè siècle, illustré de 27 lithographies en couleurs.‎

‎Rare et bel album sur la vie cubaine des années 1850, entièrement lithographié en couleurs, conservé dans sa très décorative reliure en velours vert orné de fers rocailles dorés. [Berlin ou Hambourg], Storch & Kramer pour May y Cia, s.d. [c. 1851]. Petit in-folio oblong contenant 1 titre en chromolithographie, 27 chromolithographies, une carte dépliante de l’île et un plan dépliant de La Havane (infime déchirure ds. la marge bl.). Relié en velours vert de l’éditeur, large encadrement rocaillé en or autour des plats avec titre en lettres dorées au centre, tranches dorées. Reliure de l’époque. 242 x 342 mm.‎

‎L’une des deux éditions pirates imprimées en Allemagne vers 1850 de l’un des tout premiers témoignages de la vie quotidienne à cuba au XIXe siècle. Palau 5421 ; Sabin 17748 (pour l’autre édition pirate, illustrée de 26 planches). Les 27 planches en couleurs de ce recueil sont inspirées de celles du lithographe Frédéric Mialhe illustrant son voyage à Cuba dans les années 1847-1848 (Viaje Pintoresco al Rededor de la isla de Cuba. Havana, 1847-1848). D’une grande variété, elles représentent des vues de La Havane, de ses ports et de ses côtes (11 planches), mais surtout des scènes de la vie quotidienne, tels un combat de coq ou une corrida par exemple. Les 27 vues sont les suivantes : 1. Morro y entrada puerto de La Habana ; 2.Vista de La Habana ; 3. Vista de La Habana, parte de Estramuros ; 4-6. Habana ; 7. Plaza de armas ; 8. Puertas de Monserrate ; 9. Teatro de Tacon y parte del paseo de Isabel II ; 10. Fuente de la India en el paseo de Isabel II ; 11. Alameda de Paula ; 12. El quitrin ; 13. El panadero y el malojero ; 14. El casero ; 15. Valla de gallos; 16. Dia de reyes ; 17. El zapateado ; 18. Matanzas; 19. Morro y entrada del puerto de Santiago de Cuba; 20. Vista genl. de la ciudad y montanas de Baracoa; 21. Cercanias de Baracoa ; 22. Vista de la iglesia mayor y de la ermita del buen viaje ; 23. Vivienda de los pescadores de esponjas (les pêcheurs d’éponges); 24. Trinidad ; 25. Corrida de toros (combat de taureaux) ; 26. Vista de una casa de Calderas ; 27. Vista de una vega de tabaco (vue d’une plantation de tabac). Chaque planche est réalisée en chromolithographie et est accompagnée d’une légende en espagnol. Les planches de l’autre édition pirate de ce recueil, également imprimée en Allemagne à la même période, sont seulement au nombre de 26, présentent beaucoup moins de détails dans l’exécution et ne sont pas en chromolithographie. Ce précieux recueil est complété par une carte détaillée de l’île de Cuba ainsi que par un plan précis de la ville de La Havane, avec les noms de toutes les rues et même les numéros des habitations. Rare et bel album sur la vie cubaine des années 1850, entièrement lithographié en couleurs, conservé dans sa très décorative reliure en velours vert orné de fers rocailles dorés.‎

Référence libraire : LCS-17530

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
Paris France Francia França France
[Livres de Librairie Camille Sourget]

13 000,00 € Acheter

‎Vecellio, Cesare.‎

‎Corona delle nobili et virtuose donne. Libro primo […secondo… terzo]. Nel quale si dimostra in varii dissegni tutte le sorti di Mostre di Punti tagliati, Punti in aria, Punti a reticello, e d’ogni altra forte, cosi per Freggi, come per Merli, & Rosette, che con l’Aco si usano hoggidi per tutta l’Europa […]. 80 broderies vénitiennes dessinées par l’élève du Titien. Bel exemplaire, conservé dans sa reliure en vélin de l’époque.‎

‎Le plus beau livre de broderies et dentelles vénitiennes du XVIe siècle. Venise, A’ instantia di Cesare Vecellio, 1591.3 parties en 1 volume petit in-4 oblong de : I/ (2) ff., 28 planches à pleine page, une planche supplémentaire présentant un retirage du f. Gg2 de la partie 2 a été insérée dans le livre 1; II/ (2) ff., 24 planches ; III/ (2) ff., 26 planches. Les ff. Cc3 et Cc4 du livre 2 ont été reliés respectivement dans les livres 1 et 3. Ainsi complet. Qq. mouillures marginales. Relié en plein vélin souple de l’époque, dos lisse avec le titre, le lieu et la date inscrits à l’encre à l’époque, inscriptions à l’encre sur le plat supérieur. Gardes renouvelées. Reliure de l’époque.139 x 183 mm.‎

‎Rare édition originale du célèbre livre de broderies vénitienne de Vecellio.Le plus beau livre de broderies et dentelles vénitiennes du XVIe siècle.Rahir, Bibliothèque de l’amateur, p. 668 ; Brunet, V, 1105 ; Lotz, 116 d, 117 d, 118 b. ; Mortimer, Italian, 520; Vecellio's Renaissance costume book, 1977, p. 3; Pizzi Antichi nei Disegni di Cesare Vecellio, 1980, p. 6 ("La sua opera pubblicata piu volte dall'anno 1591 (I edizione) si ricorda in una rara edizione, si dice la IV, benche nulla si sappia della II e III, della Biblioteca Marciana del 1593").Les 3 livres furent imprimés pour la première fois en 1591 et devant le succès obtenu par l’ouvrage, les deux premières parties furent réimprimées deux fois dès 1591. « Cet ouvrage, peu connu, renferme trois parties, ayant chacune, outre le titre, une dédicace signée de Cesare Vecellio, auteur présumé des planches […]. Chacune de ces parties a été publiée séparément et réimprimée plusieurs fois » (Brunet).La première partie est illustrée de 27 modèles de dentelle à pleine page et d’une estampe représentant un atelier de broderie. La seconde partie comprend 26 modèles de broderie, eux aussi à pleine page, ainsi qu’une gravure de Vesta en médaillon, entourée d’un motif de broderie à la fin du livre 2. La troisième partie présente 25 modèles de dentelle, un médaillon et un emblème, également encadrés de motifs de broderie. L’illustration est également composée d’une vignette gravée répétée sur les trois feuillets de titre.Selon Edouard Rahir il s’agit de « l’un des plus importants recueils de modèles de dentelles ».« Cesare Vecellio (1530-1606) étudia la peinture avec Francesco Vecellio et reçut les leçons du Titien, dont il saisit habilement la manière […]. Il est surtout connu par l’un des deux recueils qu’il a laissés. Le second, aujourd’hui très rare, est la ‘Corona delle nobili e vertuose donne’, composé d’une série de planches donnant des specimen des diverses sortes de travaux de gravure au burin et à la pointe » (Biographie universelle, 45, 1055).Les collections de dessins de Vecellio sont considérées par Lotz comme les plus beaux livres de broderie de l’époque. Ses modèles incluent grotesques, animaux, chasseurs, motifs allégoriques et mythologiques.“The appeal of European-wide fashion was exploited as a lure to buyers of pattern books, too, such as Cesare Vecellio's La Corona delle Nobili et Virtuose Donne, which includes 'cuffs worn by French ladies,' 'Flemish-style rosettes,' and bedspread designs 'used by Greek ladies'” (Ann Rosalind Jones, Renaissance Clothing and the Materials of Memory, Cambridge UP, 2000, p. 137).Précieux exemplaire conservé dans son vélin souple de l’époque.Provenance: de la collection de Sir John Sterling Maxwell (ex-libris sur le 1er contreplat).‎

Référence libraire : LCS-17519

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
Paris France Francia França France
[Livres de Librairie Camille Sourget]

21 500,00 € Acheter

‎Lanté / Gatine / La Mésangère.‎

‎Galerie française de femmes célèbres par leurs talens, leur rang ou leur beauté. Portrait en pied, dessinés par M. Lanté, la plupart d’après des originaux inédits ; gravés par M. Gatine, et coloriés ; avec des notices biographiques et des remarques sur les habillemens. Les femmes célèbres de la France historique et littéraire à travers 70 costumes finement coloriés à la main à l’époque et rehaussés d’or.‎

‎Paris, chez l’éditeur, 1827.Grand in-4 de (2) ff., (70) ff. et 70 planches en couleurs, (1) f. de table. Relié en plein chagrin vert, plats ornés d’encadrements à froid et d’un décor romantique doré, dos lisse orné de même, filet or sur les coupes, roulette intérieure dorée, tranches dorées. Reliure de l’époque.330 x 240 mm. Une très jolie suite complète, en coloris très pur, conservée dans son élégante reliure décorée de l’époque.‎

‎Première édition du principal ouvrage ancien consacré aux femmes célèbres de la France historique et littéraire.Vicaire, IV, 1361 ; Lipperheide, I, 1077 ; Barbier, II, 519 ; Graesse, IV, p.88 ; Destailleur, n°577.L’illustration se compose de 70 planches hors-texte gravées et admirablement coloriées à l’époque avec rehauts d’or.70 feuillets de notices et de commentaires historiques par La Mésangère accompagnent chacune des planches.« Ces planches fort bien gravées et coloriées représentent des costumes féminins français du XIIe au XVIIIe siècle. Cette édition passe pour le premier tirage » mentionne Colas dans sa Bibliographie consacrée aux costumes.Voici, à titre d’exemple, la liste des femmes célèbres représentées.Hermengarde. Héloïse. Jeanne de Sancerre. Marguerite de Beaujeu. Marguerite de Flandre. Laure de Noves. Laure de Noves (dite la Belle Laure). Anne, Dauphine d’Auvergne. Suivante de la Dauphine d’Auvergne. Isabeau de Bavière. 1e Suivante d’Isabeau de Bavière. 2e Suivante d’Isabeau de Bavière. Jacqueline de la Grange. Dame de la famille des Ursins. Euriant (femme du comte de Nevers). Marie d’Anjou. Isabelle d’Ecosse. Marie de Hainaut (femme de Louis Ier, etc.). Dame de la cour de René d’Anjou. Michelle de Vitry. Agnès Sorel. Anne de Bretagne. La Reine Claude. Eléonore d’Autriche. Marguerite de Valois. Marguerite de France. Dame de la cour de François Ier. Jeune Personne du temps de François Ier. Françoise de Foix (Comtesse de Châteaubriand). La belle Féronière. Diane de Poitiers. La belle Paule. Louise de Savoie. Marie d’Angleterre. Fille d’honneur de Marie d’Angleterre. Anne de Boulen. Anne de Pisseleu (Duchesse d’Estampes). Catherine de Médicis. Mademoiselle de Limeuil. Elisabeth (fille de Henri II). Marie Stuart. Louise de Lorraine. Marguerite de Lorraine. Marie Touchet. Demoiselle en masque (règne de Henri III). Renée de Rieux Châteauneuf. Lingère (règne de Louis III). Marguerite de France (femme de Henri IV). Gabrielle d’Estrées. Eléonore Galigaï. Dame de la cour de Henri IV. La Marquise de Verneuil. Charlotte de Montmorency. Marion de Lorme. Ninon de l’Enclos. Marie de Hautefort. La Duchesse de Longueville. Madame de Sévigné. Madame de Grignan. Marie-Thérèse d’Autriche. Mademoiselle de La Fayette. Mademoiselle de la Vallière. Madame de Montespan. Mademoiselle de Fontanges. Madame de Maintenon. La Duchesse du Maine. La Duchesse de Bourgogne. Mademoiselle d’Orléans. La Camargo. Sophie Arnould.Une très jolie suite complète, en coloris très pur, conservée dans son élégante reliure décorée de l’époque.‎

Référence libraire : LCS-17496

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
Paris France Francia França France
[Livres de Librairie Camille Sourget]

9 500,00 € Acheter

‎ALCIAT, Andrea‎

‎Emblemata Cum Commentariis... par Claude Minorem Les Emblèmes d’Alciat ornés de 211 gravures sur bois‎

‎Les Emblèmes d’Alciat ornés de 211 gravures sur bois reliés en maroquin de l’époque aux armes de François de la Mure, seigneur de Biénavant. Paris, Jean Richer et François Gueffier, 1618. Fort in-8 de (24) ff., 970 pp. mal chiffrées 968, (15) ff. Relié en plein maroquin rouge de l’époque, roulette dorées encadrant les plats, armes frappées or au centre, dos lisse orné de la même roulette, titre doré frappé sur le dos, tranches dorées. Reliure de l’époque. 174 x 107 mm.‎

‎Superbe et rare édition illustrée des Emblèmes d’Alciat ornée de 211 jolies gravures sur bois (55 x 55 mm) placées dans de gracieux encadrements. La présente édition est augmentée de commentaires nouveaux donnés par Fédéric Morel qui paraissent ici pour la première fois. « André Alciat naquit à Milan le 8 mai 1492. Après avoir fait ses humanités dans cette ville, il alla étudier le droit à Pavie et à Bologne. Nommé en 1521 professeur de droit à l’université d’Avignon, il obtint dans cette ville de si grands succès que l’on compta jusqu’à huit cents personnes dans son auditoire ; mais le peu d’exactitude qu’on mit dans le paiement de ses honoraires le détermina à retourner à Milan. Alciat fut un des premiers à sentir que l’étude de l’histoire est indispensable pour ne pas commettre d’erreurs dans celle des lois, et que la culture des lettres n’est pas moins nécessaire à l’étude de la jurisprudence ». « Il fut obligé, en 1529, de se réfugier en France, où François Ier, mettant à profit l’aveugle fureur des compatriotes d’Alciat, le fixa dans ses Etats par ses bienfaits, et lui donna la chaire de Bourges, avec une pension de 600 écus, qui fut doublée l’année suivante. Alciat était avare, et l’urgent fut toujours le meilleur moyen de se l’attirer. François Sforza, duc de Milan, le réclama : et, connaissant sa passion, le menaça de confisquer ses propriétés s’il ne revenait pas. Une pareille menace, accompagnée à la vérité d’offres de présents, de pensions considérables, et de la dignité de sénateur, détermina Alciat de retourner dans sa patrie. Il revint alors professer à Pavie ; mais bientôt il passa à l’université de Bologne ; quatre ans après, il vint reprendre sa chaire à Pavie, et, au bout de quelque temps, il se laissa encore attirer à Ferrare par les largesses du duc Hercule d’Este. » Son œuvre la plus célèbre, les Emblèmes, sont des pièces de quatre, six, huit ou douze vers renfermant des réflexions littéraires et morales. Cette édition recherchée est ornée de 211 fines gravures sur bois de toute beauté. Précieux exemplaire relié en maroquin rouge de l’époque aux armes de François de la Mure, seigneur de Biénavant en Poitou, et de Changy et Chantois, en Forez. « Il fut conseiller du Roi, président en l’élection de Roanne, premier président en 1614, et mourut en 1637. Il avait épousé à Roanne, le 15 mars 1609, Jeanne Gayardon de Grezolles, dont il eut dix enfants. » (Olivier, Pl. 611). Provenance : François de la Mure (armes) et de la bibliothèque de l’Ambassadeur de France et de la Vicomtesse de Fontenay (ex libris gravé).‎

Référence libraire : LCS-17232

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
Paris France Francia França France
[Livres de Librairie Camille Sourget]

7 500,00 € Acheter

‎Nederlandsche Kleederdragten‎

‎Nederlandsche Kleederdragten, naar de natuur geteekend door Valentyn Bing en Braet Von Ueberfeldt. Costumes des Pays-Bas, dessinés d’après nature par V. Bing et Braet Von Ueberfeldt Les 75 superbes lithographies ont été réalisées d’après les dessins de Valentin Bing et de Jan Braet Von Ueberfeldt‎

‎Rare réunion de deux suites consacrées aux costumes et aux mœurs des Pays-Bas. Précieux exemplaire du tirage de luxe, imprimé sur grand papier, avec les 74 lithographies entièrement en couleurs. Amsterdam, Frans Buffa en Zonen, [1850]-1857.-[suivi de] : Nederlandsche zeden en gebruiken…Amsterdam, Frans Buffa en Zonen, [1857-1859].Soit 2 parties en 1 volume in-folio de I/ (2) ff., (14) ff., 56 planches à pleine page en couleurs numérotées ; II/ (6) ff. et 18 planches à pleine page en couleurs numérotées. Pte. déchirure restaurée dans la marge de 2 planches sans manque, dernier f. de texte plus court et restauré sans manque.Reliure romantique en demi-maroquin brun, cadre décoratif frappé or sur les plats composé de filets et d’un motif floral, dos à nerfs orné dans les caissons d’un motif frappé à froid. Qq. taches et frottements, restauration en queue du dos. Reliure de l’époque.540 x 385 mm.‎

‎Rare réunion de deux des plus beaux ouvrages consacrés aux costumes et aux mœurs des habitants des Pays-Bas au XIXe siècle, tous deux en premier tirage.Landwehr, Dutch Books, 242 et 243 ; Colas, Bibliographie du costume et de la mode, I, 333 ; Vinet, Bibliographie méthodique et raisonnée des Beaux-Arts, 2221 ; Lipperheide, Katalog der Freiherrlich von Lipperheide, 969m ; Graesse, Trésor de livres rares, p. 210.Les 56 planches de la première suite montrent les costumes portés dans les diverses provinces des Pays-Bas, avec un grand soin apporté aux détails et à l’environnement des personnages, tandis que les 18 planches de la seconde suite dépeignent les mœurs et coutumes des Hollandais.Nous y découvrons les habitants vêtus de leurs costumes traditionnels prenant part aux évènements marquants de l’année ou se livrant à leurs activités quotidiennes, avec une représentation d’un mariage, d’une kermesse, d’un marché, d’une école, d’une traversée en bateau,...“Costumes masculins et féminins avec détails de coiffures, scènes populaires, etc. Publié en 14 livraisons » (Colas).Les lithographies sont précédées d’un feuillet explicatif en hollandais et en français où les scènes représentées sont décrites et où les activités des personnages sont expliquées.Les 75 superbes lithographies ont été réalisées d’après les dessins de Valentin Bing et de Jan Braet Von Ueberfeldt, imprimées par Desguerrois et lithographiées par R. de Vries Jr. Précieux exemplaire du tirage de grand luxe, imprimé sur grand papier et présentant les costumes et les arrière-plans des 74 lithographies entièrement mis en couleurs.Dans le tirage ordinaire de la première suite, seuls les costumes sont coloriés tandis que les arrière-plans ne le sont pas ; le tirage ordinaire de la seconde suite ne présente aucune couleur.« Published in six issues each at fl. 4 (plain), fl. 5 (plain, large paper), fl. 10 (coloured, large paper).” (Landwehr, 243, à propos de la seconde suite).‎

Référence libraire : LCS-17484

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
Paris France Francia França France
[Livres de Librairie Camille Sourget]

7 500,00 € Acheter

‎Le Prince, Xavier.‎

‎Les Jeux des Jeunes Garçons Représentés en 25 gravures à l’aquatinte d’après les Dessins de Xavier Le Prince, avec l’explication détaillée des règles de chaque jeu, accompagnés de Fables nouvelles par MM. Le Franc, Armand-Gouffé, etc. et suivis d’anecdotes relatives à chaque jeu. Les Jeux de l’enfance peints sous la Restauration par le peintre Xavier Leprince en 25 tableaux rehaussés à l’aquarelle.‎

‎Exceptionnel exemplaire dont l’ensemble des 25 gravures sur cuivre à l’aquatinte du peintre Xavier Leprince ont été rehaussées à l’époque à l’aquarelle. Paris, chez Nepveu (de l’imprimerie de Firmin Didot), 1822. In-8 oblong de : 1 frontispice gravé orné d’une vignette, 154 pp., 24 pl. hors-texte aquarellées. Qq. discrètes piqûres. Conservé dans sa brochure bleue d’origine. Coin supérieur droit de la brochure déchiré sans manque. Brochure de l’époque. 240 x 160 mm.‎

‎Cinquième édition, entièrement refondue et considérablement augmentée, rare comme le sont les livres de l’enfance. Gumuchan et Cie, Les Livres de l’enfance du XVe au XIXe siècle, 3766 ; National Union Catalog (NUC pre-1956), 280:273. Les précédentes sont si rares que celle-ci est généralement considérée comme l’originale. Gumuchian ne cite d’ailleurs que la présente édition. Exceptionnel exemplaire dont l’ensemble des 25 gravures sur cuivre à l’aquatinte du peintre Xavier Leprince ont été rehaussées à l’époque à l’aquarelle. La gravure ornant le feuillet de titre représente trois garçonnets environnés des attributs de différents jeux : raquette, cerceau, cerf-volant, etc. Chaque estampe illustre plusieurs garçons en habit bourgeois s’adonnant à un ou deux jeux différents : Toupie et Sabot, Patins, Traîneaux et Glissade, Ballon, Barres, La Balle empoisonnée, La marelle et la Balle au mur, le Cheval fondu, etc. Les exemplaires ordinaires présentent les planches en noir. L’exemplaire Gumuchian possédait seulement « 3 planches en couleurs et 22 tirées en sépia ». Exemplaire conservé tel que paru, broché, non rogné, à grandes marges, la plupart des feuilles non encore découpées. D’après nos recherches, parmi les Institutions publiques françaises, seule la B.n.F. et le Fonds Pollès de la Bibliothèque de Rennes possèderaient cette rare édition. Aucun exemplaire complet et conservé dans une reliure de l’époque n’est passé sur le marché international depuis plus de trente ans.‎

Référence libraire : LCS-17481

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
Paris France Francia França France
[Livres de Librairie Camille Sourget]

8 500,00 € Acheter

‎RIDINGER, Johannes-Elias.‎

‎Fürstenlust… Parfaite & exacte Representation des Divertissemens de Grands Seigneurs où Parfaite Description des Chasses de toutes sortes des Bêtes. Selon les diverses manières des Chasses, de la Nature des Bêtes,… [six parties] inventées et gravées par Jean-Elias Ridinger. Editions originales de « Fürstenlust », l'oeuvre majeure de Ridinger et de « Contemplatio Ferarum Bestiarum ».‎

‎Précieuse suite en état avant les numéros, à grandes marges, en reliure de l’époque. Augsbourg, 1729.In-plano oblong, papier Jésus. Titre-frontispice gravé avec dédicace et 36 estampes en hauteur et en largeur, avec explications en français et en allemand. - [Relié avec] : RIDINGER, Johannes-Elias. Contemplatio Ferarum Bestiarum!Augustae Vind [elicorum], 1736.Grand in-folio oblong. Titre-frontispice en allemand et en latin et 40 estampes gravées sur cuivre.Ensemble 2 ouvrages reliés en 1 volume in-folio oblong, plein veau havane marbré, dos à nerfs orné, tranches jaspées, qq. restaurations anciennes à la reliure. Reliure de l'époque.396 x 475 mm.‎

‎Editions originales de Fürstenlust, l’œuvre majeure de Ridinger et de « Contemplatio Ferarum Bestiarum ».I - Fürstenlust, 1729.Références: Huzard, II, n° 5279, Jeanson, 1793 ; Thiébaud, 784; Schwerdt, III, P. 134; Thiennemann, 13-48.Edition originale et premier tirage.« Fine impressions of one of Ridinger's important and highly instructive sets, engraved by himself ».(Schwerdt, III, 134).Précieuse suite en état avant les numéros, à grandes marges, en reliure de l’époque.Titre et légendes des 36 estampes en français et en allemand. Cette suite seule, mais en reliure moderne, fut vendue 66 600 F (environ 10 000 €) il y a plus de 30 ans (Bibliothèque Marcel Jeanson, février 1987, Sotheby's Monaco, n° 493). II- Contemplatio Ferarum Bestiarum! Augustae-Vind, 1736.Thiébaud, 784.Edition originale et premier tirage.Titre-frontispice en allemand et en latin et 40 estampes gravées sur cuivre représentant les animaux de vénerie et de chasse dans de beaux paysages : Biche, Cerfs (11 pl.), Sangliers, laie, marcassins (4 pl.), Daims (2 pl.), Chevreuil, Loup, Lynx, Renard, Ours, Lion, Léopard, etc.Les légendes des planches sont en allemand, en français et en latin. Les descriptions, en vers, qui sont en bas de chaque planche, sont en allemand.Très bel exemplaire à grandes marges conservé dans sa première reliure de l’époque en veau brun décoré.‎

Référence libraire : LCS-17448

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
Paris France Francia França France
[Livres de Librairie Camille Sourget]

40 000,00 € Acheter

‎Guignes, Chrétien-Louis-Joseph de.‎

‎Voyages à Peking, Manille et l’Ile de France, faits Dans l’intervalle des années 1784 à 1801, par M. de Guignes, Résident de France à la Chine, attaché au Ministère des Relations extérieures, Corrspondant de la première et de la troisième Classe de l’Institut. Edition originale de ce passionnant récit de voyage sur la Chine sorti des presses impériales en 1808.‎

‎Très bel exemplaire à l’état neuf provenant d’une famille princière qui a conservé ces volumes tels que parus il y a 200 ans. Paris, de l’Imprimerie Impériale, 1808.3 volumes de texte in-8 et 1 atlas in-folio de : I/ (2) ff., lxiii pp., 439 pp.; II/ (2) ff., 476 pp.; III/ (2) ff., 488 pp. Atlas : (2) ff., 97 gravures sur 65 planches dont 4 cartes dépliantes.Reliés en plein veau raciné de l’époque, dos lisses ornés de faux-nerfs et d’instruments de musique dorés, pièces de titre et de tomaison de maroquin rouge et brun, étiquette de bibliothèque en pieds, coupes décorées, tranches jaspées. Atlas relié de manière uniforme mais en demi-reliure avec petits coins de vélin, dos orné de même que les volumes de texte. Reliure de l’époque.Texte : 197 x 118 mm - Atlas : 415 x 265 mm.‎

‎Edition originale de ce passionnant récit de voyage en Chine.Cordier, Sinica, 2351 ; Brunet, II, 568.« Ouvrage très estimé orné de 97 belles planches : vues, costumes, cartes, etc. » Chadenat, 590.Joseph de Guignes (1749-1845), orientaliste, sinologue et consul de France en Chine, séjourna 17 ans dans ce pays.« M. de Guignes était de retour de ses voyages dès l’an 1801. Il était le fils d’un savant très célèbre pour ses connaissances de la Littérature Chinoise. M. de G. a été longtemps Résident de France à la Chine. Il a même voyagé de Canton jusqu’à Pekin et de Pekin à Canton par une autre route en 1794 et 1795 [...] Voyons donc la connaissance que M. de Guignes a manifestée des caractères et de la Littérature Chinoise dans les trois tomes de ses Voyages... » (A. Montucci, Remarques philologiques sur les voyages en Chine de M. de Guignes).« La Chine est de tous les pays celui dont les historiens et les voyageurs ont le plus diversement parlé. Sa religion, ses lois, ses mœurs, sa politique ont été successivement l’objet des assertions les plus contradictoires... Dans cette divergence d’opinions, les historiens étaient cependant restés d’accord sur deux points ; la haute antiquité, et l’extrême population de la Chine : M. de Guignes, auquel un séjour de dix-sept ans dans ces contrées, a sans doute acquis le droit d’avoir un avis sur ces questions importantes, réfute l’une et l’autre, avec d’autant plus d’avantage, que, versé dans l’étude de la langue chinoise, il se fait une autorité des historiens de cette nation. Je me permettrai cependant de peser ses preuves...Le voyage à Pékin est divisé en trois parties ; dans la première, l’auteur donne un précis de l’histoire ‘ancienne’ de la Chine, à laquelle il aurait pu se dispenser de conserver cette épithète, puisqu’il essaie d’y prouver que la fondation de ce vaste empire, date seulement de la conquête des Tartars-Mogols, l’an 1279 de l’ère chrétienne.La seconde partie a pour objet le voyage de M. de Guignes, à Pékin, et son retour à Kanton. La troisième, et la plus intéressante à tous égards, offre le recueil des observations qu’il a faites sur la nation chinoise pendant sa longue résidence. [...]Le voyage de Kanton à Pékin, n’est, à proprement parler, qu’un itinéraire ; mais l’auteur écrit sur les lieux, il parle des choses qu’il voit, il n’ajoute aucun ornement étranger aux objets qu’il décrit, et dans ce récit, tout simple qu’il est, le lecteur prendra une idée plus juste, plus entière de la Chine et de ses habitans, que dans ces relations de cabinet où l’imagination et l’esprit brillent presque toujours aux dépens de la vérité [...]On ne saurait donner trop d’éloges à la dernière partie de l’ouvrage de M. de Guignes, où se trouve la peinture la plus complète et la plus fidèle du gouvernement, des mœurs, des usages, du commerce et de l’industrie du peuple chinois. On y reconnait partout l’écrivain véridique, l’observateur judicieux qui, pour avoir avancé quelques idées systématiques, sur l’origine de cette nation, ne s’en croit pas moins obligé de rapporter avec exactitude les faits qui paraissent le plus évidemment contredire l’opinion qu’il adopte. [...] Je ne craindrai pas d’affirmer que de toutes les relations publiées jusqu’ici sur ces contrées lointaines, celle de M. de Guignes est la plus propre à faire connaitre et apprécier l’état actuel physique et moral de la Chine et de ses habitans.L’atlas, joint à cet ouvrage, lui donne encore un nouveau prix. Les 93 gravures qu’il renferme, et dont les dessins ont été pris sur les lieux, par M. de Guignes lui-même, ne laissent rien à désirer pour la grâce de la composition et la vérité des détails. L’exécution fait honneur au burin de M. Deseve. Annoncer que cet ouvrage sort des presses impériales, c’est faire l’éloge de la partie typographique...On doit de vifs remerciements à l’autorité et aux amis de l’auteur dont les conseils de publier cet ouvrage ont enrichi l’histoire des voyages d’un ouvrage qui ne peut manquer d’y obtenir un rang très distingué ». (Mercure de France, 1809, vol. 35)Une soixantaine de pages de l’ouvrage sont consacrées aux Philippines et à l’Ile de France. L’atlas comporte 97 estampes finement gravées par Desève d’après les dessins de l’auteur figurant des monuments, vues, festivités, bateaux, costumes, plantes, divinités, notations musicales, etc.Très bel exemplaire d’une grande fraicheur, uniformément relié à l’époque, provenant d’une famille princière.‎

Référence libraire : LCS-17435

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
Paris France Francia França France
[Livres de Librairie Camille Sourget]

11 000,00 € Acheter

‎BICCI, Antonio et Gaetano.‎

‎I contadini della Toscana Espressi al naturale Secondo le diverse loro vestiture In sessanta Stampe a colori. Rarissime suite de Antonio et Gaetano Bicci illustrant les costumes de la Toscane au XVIIIe siècle‎

‎Edition originale rarissime composée de 60 superbes estampes imprimées en couleurs et rehaussées à la main par Carlo Lasinio. Firenze, Niccolo Pagni, Giuseppe Bardi, 1796.In-folio de (1) f. de titre, 60 planches numérotées à pleine page. Qq. piqûres sans gravité, pte. restauration dans la marge blanche inférieure de la pl. 34. Relié en demi-basane de l’époque, dos lisse orné de filets dorés et à froid, non rogné. Reliure de l’époque.522 x 340 mm.‎

‎Edition originale rarissime de cette superbe suite consacrée aux costumes des habitants de la Toscane au XVIIIe siècle.Lipperheide 1320 ; Rahir, La Bibliothèque de l’amateur, 323.Elle se compose de 60 estampes gravées en couleurs et rehaussées à la main par Carlo Lasinio figurant les costumes des habitants de toutes les provinces de la Toscane : Florence, Arezzo, Grosseto, Livourne, Lucques, Massa Carrara, Pise, Pistoia, Prato, Sienne...Lasinio a représenté des vendeurs de rue, des familles de paysans, des couples, ... à travers des scènes de la vie quotidienne, avec de superbes paysages toscans comme toile de fond.L’artiste et graveur Carlo Lasinio (Trévise 1759 - Pise 1838) est un graveur, peintre et dessinateur qui fut actif à Florence et à Pise. Il fut l'élève d'Edouard Gautier d'Agoty dans l'atelier duquel il apprit la technique de la gravure en couleurs. Rentré en Italie, il travailla à Florence puis devint le conservateur de la Galerie de Pise. Il reproduisit par la gravure un grand nombre de tableaux.Dans le présent recueil, Lasinio n’emploie cependant pas la méthode enseignée par Gautier d’Agoty, mais adopte la technique encore plus récente de la « gravure à la poupée ».Les 60 estampes ont ainsi été gravées en couleurs à la poupée, puis finement terminées au pinceau par l’artiste. « Ces très belles planches sont gravées par G. Canacci, Cavini, Cecchi, C. Lasinlo, Mugnon, G. Pera, Vascellini, Zancon d’après les dessins d’Antonio (57) et de Gaetano Bicci, Ant. Fedi et Piatolli. 1020 fr. Montgermont 1913 – 510 fr. (14 planches) de Jonghe 1930 » (Colas 325).Cette suite complète est rarissime. Elle est du plus haut intérêt pour l’histoire du costume. L’artiste s’est attaché à représenter chaque scène avec un grand réalisme, dépeignant de manière détaillée les costumes et accessoires des différentes professions et provinces, ainsi que les paysages toscans.Très précieux exemplaire de l’un des livres de costumes les plus rares, très grand de marges car non rogné et conservé dans sa reliure de l’époque, dont l’ensemble des 60 estampes ont été finement rehaussées à la main à l’époque dans des tons vifs et chatoyants.D’après nos investigations, parmi l’ensemble des bibliothèques publiques mondiales, seule la National Art Library Victoria & Albert Museum possèderait un exemplaire de cet ouvrage.‎

Référence libraire : LCS-17417

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
Paris France Francia França France
[Livres de Librairie Camille Sourget]

49 000,00 € Acheter

‎[CATALOGUE DE PARFUMS ET COSMETIQUES].‎

‎[CATALOGUE DE PARFUMS ET COSMETIQUES]. Parfumeries de Maugenet et Coudray. 22 rue Bourg L’Abbe. Superbe catalogue d’échantillons des parfums proposés à la vente par la maison parisienne Maugenet et Coudray.‎

‎Rare et luxueux catalogue de vente d’un fabricant de parfums et produits cosmétiques parisien abondamment illustré de plus de 400 échantillons en couleurs et rehaussés d’or. Paris, milieu du XIXe siècle. Paris, [v. 1840-1856].In-4 oblong de 20 double-pages numérotées. Relié en chagrin vert, double filet or encadrant les plats, nom de l’entreprise de parfumerie ainsi que son adresse frappés or sur le plat supérieur. Reliure de l’époque présentant quelques traces d’usure.237 x 305 mm.‎

‎Superbe catalogue d’échantillons de parfums et produits cosmétiques du milieu du XIXe siècle, présentant la collection de produits proposés à la vente par la maison parisienne Maugenet et Coudray.Rare témoin de la richesse et du luxe des marchandises produites dans ce secteur au XIXe siècle, il était utilisé comme catalogue de vente par ce marchand français.Ce recueil unique présente plus de 400 produits cosmétiques reproduits en lithographie, tels que des savons multiples, des baumes à lèvres, des crèmes de Perse, des parfums, des huiles pour les cheveux, des huiles aux fleurs, de la brillantine, des pommades diverses, des lotions pour les cheveux, des extraits de senteur, des eaux de lavande et de Cologne, des eaux de toilette, des dentifrices, des poudres pour le teint, des crèmes pour la moustache, …Chacun des produits a été colorié et un grand nombre d’entre eux porte une étiquette gaufrée à l’or.Ils sont tous numérotés à la main afin de faciliter les commandes des clients, comme l’explique la note manuscrite inscrite au début du volume : “Carnet n°27348. Avoir soin de nous indiquer le numéro du carnet avec le numéro de l’article. ”La petite parfumerie M. Maugenet & E. Coudray s’établit à Paris vers 1810. Au cours du XIXe siècle, Maugenet & Coudray, anciennement appelé Dela Salle & Chaulin, devint l’un des plus grands exportateurs de parfums et cosmétiques de luxe.Edmond Coudray, un docteur-chimiste, voyageait dans le monde entier pour rapporter des produits exotiques. En 1837, la maison de Coudray devint le fournisseur officiel de la cour Britannique.Maugenet et Coudray restèrent associés jusqu’en 1856, date à laquelle Maugenet décida de quitter la compagnie. Ils ouvrirent ensuite un petit magasin de cosmétiques et de parfums situé au 348 rue Saint-Honoré à Paris en 1882. L’entreprise produisait de nombreuses présentations luxueuses et remporta de nombreux prix. Ils gagnèrent deux médailles d’argent à l’Exposition de 1882 pour leur eau de Cologne.Les Parfums Coudray restèrent une affaire familiale jusqu’en 1908, date à laquelle la compagnie fut acquise par Edouard Colmant.Après la seconde guerre mondiale la maison fut à nouveau très active grâce à des formules de parfums ayant survécu.Current Literature, Volume 5, 1890:"Coudray, Lubin and all cologne makers though the house of famous for extracts for the Coudray for sachet powders and soaps...The amber and distilled lavender waters made by Coudray are also excellent...The most famous French sachet powders are those made by Coudray. There is more violet powder sold than all other sachet powders put together. Heliotrope is next to violet in popularity and after that comes white rose and jockey club. In the original packages, Coudray's powders come in no smaller size than a quarter of a pound. Violet powder is not a lasting perfume but may be improved in fragrance and made more lasting by adding to it one-half its bulk of orrisroot powder. This is an excellent sachet for the linen closet and is considerably less expensive than pure violet powder...Lubin, Coudray, and Pinaud of Paris the most famous manufacturers of French soaps. Lubin's violet and other soaps need no recommendation. Coudray and Pinaud both make delightful lettuce soaps one which is just now among the most popular of fine perfumed soaps...All Coudray's soaps may be safely recommended..."Lorsque Coudray arrive, « la maison prend alors une extension extraordinaire : créations sur créations, le soin apporté aux articles même les plus simples, le bon goût remplaçant les objets criards et sans élégance qui caractérisaient autrefois l’article d’exportation, la publication d’un catalogue illustrée, fait tout nouveau en parfumerie, la fondation d’une usine modèle à Saint-Denis, à côté de cela les qualités du chef de la maison, sa rondeur en affaires, sa probité rigoureuse, une régularité sans démenti, voilà les principales traces de cet édifice commercial. »Dans le monde précieux de la Maison Coudray, tout n’est que luxe et douceur, fantaisie et volupté. Un univers féminin tout en délicatesse dédié à la beauté des femmes depuis 1822. Sous le règne de Louis XVIII, Edmond Coudray, médecin-chimiste, devient fournisseur en eaux de Cologne, crèmes, savons, onguents et autres pommades des cours royales d’Angleterre, de Belgique, d’Italie, d’Afrique, du Portugal, du Brésil et de Russie.Coudray devient l’une des cinq plus grandes parfumeries du 19ème siècle. Précieux et rare témoignage de l’engouement pour les produits cosmétiques de luxe en Europe au milieu du XIXe siècle.‎

Référence libraire : LCS-17410

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
Paris France Francia França France
[Livres de Librairie Camille Sourget]

24 000,00 € Acheter

‎[CHARPENTIER, Henri]‎

‎[Recueil des costumes de la Bretagne et des contrées de la France...]. Superbe suite de costumes d'hommes et de femmes issus de nombreux départements de la France et plus particulièrement de Bretagne.‎

‎Superbe suite de 88 costumes traditionnels français, et plus particulièrement bretons, finement coloriée à la main à l’époque. Nantes, Charpentier, [1829-1831].Grand in-4 de 88 planches lithographiées et coloriées à la main (sur 120) montées sur onglets. Relié sans le feuillet de titre en demi-chagrin vert, encadrement de filets frappés à froid encadrant les plats, dos à nerfs orné de motifs dorés. Mors légèrement frottés. Reliure de l’époque.350 x 257 mm.‎

‎Superbe suite de costumes d’hommes et de femmes issus de nombreux départements de la France et plus particulièrement de Bretagne.Colas, Bibliographie générale du costume et de la mode, I, 612 ; Vinet, Bibliographie méthodique, 2279 ; Lipperheide, 1195.« La plupart de ces planches sont lithographiées par H. Charpentier, elles sont très intéressantes pour les costumes régionaux et paysans de la France. » (Colas).Les lithographies ont été réalisées par Henri Charpentier, et finement coloriées à la main à l’époque. Un certain nombre de planches présentent des rehauts d’or dans les costumes.Sur fond de paysages ces planches sont un document très précieux pour l’histoire du costume traditionnel en France et plus particulièrement en Bretagne : paysans et paysannes, pêcheurs et jeunes mariés y côtoient les dames de condition. Les si célèbres coiffes traditionnelles y sont représentées dans un contexte très vivant. Les départements suivants figurent dans le présent recueil : la Vendée (6 pl.), le Maine et Loire (6 pl.), la Loire inférieure (18 pl.), le Morbihan (3 pl.), le Finistère (15 pl.), l’Ile et Vilaine (2 pl.), les Côtes du Nord (2 pl.), la Manche (3 pl.), la Seine inférieure (10 pl.), le Calvados (3pl.), la Charente inférieure (6 pl.), la Vienne (1 pl.), l’Indre et Loire (1 pl.), l’Eure et Loire (2 pl.), le Rhône (2 pl.), le Loiret (1 pl.), la Gironde (6 pl.), l’Ain (1 pl.).« This set of plates is the earliest work devoted to the costume of the Bretagne region, as well as being of the highest quality ». (The Exotic and the beautiful, III, n°921).Les Charpentier, installés à Nantes, étaient de très importants éditeurs bretons du milieu du XIXe siècle. Ils ont publié une série d’ouvrages sur la région et ont utilisé une nouvelle technique introduite à Nantes en 1821 : la lithographie. Très jolie réunion de 88 lithographies finement coloriées à la main à l’époque, véritable témoignage des usages vestimentaires en Bretagne et en France au tout début du XIXe siècle.‎

Référence libraire : LCS-17396

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
Paris France Francia França France
[Livres de Librairie Camille Sourget]

18 000,00 € Acheter

‎ALBUM D’AQUARELLES SUR L’INDE.‎

‎Recueil d'aquarelles sur l'Inde Précieux et unique recueil d'aquarelles sur l'Inde‎

‎Précieux et unique album d'aquarelle dans les plus fraiches couleurs, dédiés à l'artisanat et aux costumes indiens au XIXe siècle. N.p.n.d., certains feuillets indiquent 1881 et 1882.In-folio de 72 aquarelles consacrés à l'artisanat indien, 7 aux bateaux chinois sur papier de riz, 1 fiche et 1 peinture chinoise sur tissu, toutes montées sur papier coloré. Demi-basane noire, dos lisse. Reliure de l'époque. [290 x 230 mm]‎

‎Précieux recueil d'aquarelles réalisé au XIXe siècle, représentant principalement la vie quotidienne et l'artisanat indien du XIXe siècle. Ce recueil contient 72 superbes aquarelles d'une grande délicatesse d'exécution consacrées à la vie quotidienne et l'artisanat indien comme on les pratiquait au XIXe siècle. On peut y voir : un marchand de fruit, un marchant d'épices, des fermiers, un teinturier, un potier, un musicien, une procession d'éléphants, etc.Les aquarelles sont d'une couleur particulièrement vives et scintillantes. Collection unique de 72 aquarelles dédiées aux coutumes et à la vie quotidienne indienne au XIXe siècle, d'une grande valeur artistique et du plus haut intérêt pour l'histoire de l'artisanat.‎

Référence libraire : LCS-17352

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
Paris France Francia França France
[Livres de Librairie Camille Sourget]

12 500,00 € Acheter

‎BONNART. MARIETTE. ENGELBRECHT.‎

‎Recueil de portraits et de costumes de l’époque de Louis XIV. Superbe recueil d'estampes de costumes réhaussées d'or et d'argent‎

‎Superbe recueil de costumes d’époque Louis XIV orné de 90 estampes en brillamment coloris de l’époque, rehaussées d’or et d’argent Paris, vers 1725.In-folio de 15 planches non numérotées, 12 planches numérotées, 48 planches non numérotées, 9 planches numérotées, 6 planches non numérotées. Marges de la 1e planche usée avec qq. déchirures et brunissures, pte. restauration à la planche de la Fille de joie turque sans manque. Veau fauve, double cadre de roulettes et fleurons dorés, large écoinçon central doré, dos lisses orné de fleurons dorés, tranches jaspées. Reliure espagnole de l’époque.360 x 232 mm.‎

‎Superbe recueil de 90 estampes à pleine page en premier tirage, entièrement enluminées à l’époque et dues essentiellement aux frères Bonnart, à Mariette et Martin Engelbrecht.« On décrit sous ce nom des recueils factices d’estampes publiées dans le dernier quart du XVIIe siècle par une famille de graveurs-marchands d’estampes.Les Bonnart, éditeurs d’estampes de modes, étaient quatre frères, fils de Henry mort vers 1682 : Nicolas, Henry, Robert et Jean-Baptiste.On ne sait pas si ces frères furent concurrents, mais la manière et le format des gravures publiées par eux ont de grandes analogies qui permirent leur réunion pour former des recueils plus ou moins importants composés d’estampes portant les signatures : Bonnart, R. B. dol. (Robert Bonnart), H.B. (Henry Bonnart), I.B.F. (Jean-Baptiste Bonnart) ; ces planches ont été publiées par cahiers ou séparément de telle façon qu’il est impossible d’en donner une nomenclature exacte, d’autant qu’on y joint habituellement d’autres estampes de même genre publiées par des graveurs-éditeurs comme I.D. de Saint-Jean (grava une centaine de planches), Nicolas Arnoult (environ 150 planches), Lepautre, Nicolas Bazin, Berey, Trouvain, P. Picart, Valleran, Leblond, Berain, Mariette, Lemoine, Chiquet, Larmessin, etc. ».« Ces réunions d’estampes ont un intérêt considérable pour la connaissance du costume et des modes sous Louis XIV ; elles représentent les grands personnages de la cour, de l’armée, de la magistrature ou de l’église.Beaucoup sont de vraies estampes de modes et peuvent être citées comme les prototypes des magnifiques suites publiées au XVIIIe siècle. »Colas, Bibliographie de costumes et de la mode, 379.Les estampes de Bonnart sont consacrées aux souveraines et princesses européennes en habits d’apparat : La Reine de France, Marie-Leczinska, la Reine, L’Infante d’Espagne, l’Impératrice d’Autriche, la grande Sultane, la Reine du Portugal, la Reine du Danemark, la Reine de Suède, la Princesse Palatine, les Duchesses de Bourbon, de Savoie, du Maine, de Lorraine, d’Orléans, de Vendôme, la Princesse de Conté, la Princesse de Galles, la Duchesse de Bavière, la Reine de Prusse, la Princesse de Galles, la Duchesse de Bavière, la Reine de Prusse, la Princesse de Moscovie…Certaines des estampes sont consacrées aux actrices du temps : Mademoiselle de Subligny, Danseuse de l’opéra, Mademoiselle des Matines, chanteuse et danseuse à l’opéra, Marinette en habit de Bradamante.Le recueil s’achève sur une série de 6 estampes d’Engelbrecht figurant divers métiers féminins : brodeuse, dentelière, couturière, tricoteuse, artiste-peintre, cuisinière.Toutes ces estampes ont été aquarellées à l’époque en brillant coloris et beaucoup sont rehaussées d’or et d’argent.À l’arrière plan des souveraines européennes se profilent des jardins à la française ou des monuments à l’antique.‎

Référence libraire : LCS-17348

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
Paris France Francia França France
[Livres de Librairie Camille Sourget]

59 000,00 € Acheter

‎CASTELLAN‎

‎Mœurs, usages, costumes des Othomans, et abrégé de leur histoire. La culture turque en 72 planches coloriées à la main à l’époque.‎

‎La culture turque en 72 planches coloriées à la main à l’époque. Paris, Nepveu, 1812. 6 volumes in-16 de I/ 20 pp., xxxi pp. (1) p., 119 pp., (1) p. de table, 1 planche hors-texte ; II/ (2) ff., 225 pp., (1) p., (1) f. de table, 1 planche hors-texte ; III/ (2) ff., 251 pp. (1) p. de table, 16 planches hors-texte ; IV/ (2) ff., 282 pp., (1) f. de table, 17 planches hors-texte ; V/ (2) ff., 231 pp., (1) p. de table, 10 planches hors-texte ; VI/ (2) ff., 235 pp., (3) pp, 27 planches hors-texte. Relié en plein maroquin rouge à grain long, roulette dorée d’encadrement sur les plats, dos lisses richement ornés, roulette dorée sur les coupes, roulette intérieure dorée, tranches dorées. Reliure de l’époque signée R. P. Chilliat. 134 x 82 mm.‎

‎Edition originale recherchée de cet important ouvrage consacré à la Turquie et orné de 72 planches coloriées à la main à l’époque, représentant diverses scènes et costumes. Lipperheide, 1427 ; Graesse, I, 530 ; Brunet, I, 1226 ; Colas, 545; Blackmer, 300; Lord Byron, dans une lettre adressée à Thomas Moore (28 août 1813), écrivait : “If you want any more books, there is Castellan's ‘Moeurs des Ottomans’, the best compendium of the kind I ever met with, in six small tomes." « Castellan (1772-1838) était un peintre, graveur et architecte français. Pendant la Révolution, il fut quelque temps employé dans les charrois militaires ; mais quand il fut rendu à ses études, il partit pour le Levant, visita Constantinople, la Grèce, les îles, l’Italie et la Suisse, recueillant partout un grand nombre de documents, de dessins... Fixé à Paris dès 1804, il s’occupa de publier divers ouvrages pleins d’intérêt, où se trouvent consignés les résultats de ses voyages et de ses observations. Ils sont accompagnés de nombreuses vues dessinées et gravées par l’auteur. Byron disait de cet excellent livre : « N’allez pas en Turquie sans avoir Castellan dans votre poche. » Hoefer, Nouvelle biographie générale, IX, 91-92. L’illustration est composée de 6 frontispices et 66 planches gravées, coloriées à la main à l’époque, représentant diverses scènes, monuments, costumes, villes, instruments musicaux, ... Les planches sont principalement des versions réduites des planches tirées de l’ouvrage “The Costume of Turquey” d’Octavien Dalvimart. Très bel exemplaire, d’une grande fraicheur, de cet ouvrage de référence sur la Turquie, conservé dans ses élégantes reliures de l’époque signées en maroquin rouge orné. Provenance : cachet frappé à froid, Fondation Napoléon, bibliothèque Martial Lapeyre, créateur de la Fondation Napoléon au milieu du XXe siècle.‎

Référence libraire : LCS-17318

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
Paris France Francia França France
[Livres de Librairie Camille Sourget]

8 500,00 € Acheter

‎Tapisseries du Roi‎

‎Tapisseries du Roi, où sont représentez les quatre éléments et les quatre saisons. Les Tapisseries commandées par le roi Louis XIV pour Versailles‎

‎Exemplaire relié en maroquin rouge aux armes et au chiffre du roi. A Paris, de l’Imprimerie Royale, 1670.Grand in-folio de (4) ff., 43 pp., (1) f.bl., (1) f., 47 pp., (1) p., 8 planches sur double page. Relié en plein maroquin rouge de l’époque, large roulette dorée encadrant les plats, armes frappées or au centre, dos à nerfs orné de chiffres couronnés, double filet doré sur les coupes, roulette intérieure dorée, tranches dorées.560 x 405 mm.‎

‎Premier tirage de ce merveilleux recueil d’estampes exécuté par ordre de Louis XIV pour célébrer sa gloire à travers les arts décoratifs. Brunet, II, 727 ; Lipperheide, 3757 ; Catalogue de la Bibliothèque Pichon, 473. Le Cabinet du roi est l’œuvre du jeune Louis XIV qui voulait proclamer sans plus tarder sa puissance et sa gloire, et, dans ce but, faire connaître la somptuosité des fêtes qu’il donnait et les richesses de ses palais. Le 22 décembre 1667, un arrêt du Conseil décidait donc de faire graver les plans et élévations des maisons royales, les représentations des objets précieux qui les décoraient ainsi que des animaux et plantes de toutes espèces. Puis Colbert décida de faire reproduire par la presse le premier grand manuscrit réalisé pour le souverain qui venait d’être achevé : les Devises pour les tapisseries du Roi. C’est en 1663 que la petite académie qui venait d’être fondée par Colbert fut chargée de choisir les emblèmes, avec légendes appropriées, qui devaient figurer sur les tapisseries commandées par le roi pour ses appartements de Versailles. Ces emblèmes firent l’objet d’un luxueux manuscrit daté de 1668, pour le Cabinet du roi : 32 médaillons peints sur vélin par le miniaturiste Jacques Bailly et texte écrit par Nicolas Jarry. Le manuscrit fut l’objet de cette somptueuse édition avec des gravures en taille-douce par Le Brun et Sébastien Le Clerc. « Ce volume contient 3 fontispices gravés par Bailly et Sébastien Le Clerc, 8 grandes planches d’après Le Brun, gravées par Sébastien Le Clerc et Goyton, 10 fleurons, culs-de-lampe, grandes lettres par Sébastien Le Clerc et Bailly, et 32 figures d’emblèmes, avec des vers français de Perrault, Chapelain, Charpentier, etc., au bas de la planche » (Brunet). Magnifique volume orne des tapisseries commandées par le roi Louis XIV pour ses appartements de Versailles, relié à l’époque en maroquin rouge à ses armes et à son chiffre.‎

Référence libraire : LCS-580

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
Paris France Francia França France
[Livres de Librairie Camille Sourget]

17 000,00 € Acheter

‎NEGRI, Cesare‎

‎Nuove inventioni di balli, opera vaghissima di Cesare Negri milanese detto il Trombone, famoso e eccellente professore di ballare, nella quale si danno i giusti modi del ben portar la vita, et di accomodarsi con ogni leggiadria di movimenti alle creanze, et gratie d’amore. Convenevoli a tutti i cavalieri et dame, per ogni sorte di ballo, balletto, et brando d’Italia, di Spagna, et di Francia. Con figure bellissime in rame, et regole della musica, et intavolatura, quali si rechieggono al suono et al canto. Divisa in tre trattati… Le premier livre illustré sur la danse‎

‎Le premier livre illustré sur la danse et les ballets publié en format in-folio. Milano, Girolamo Bordone, 1604. In-folio, plein veau marbré, dos à nerfs orné, tranches rouges. Reliure italienne vers 1720. 331 X 220 mm.‎

‎Première édition sous ce titre et seconde édition reproduisant celle de Milano, Piccaglia, 1602, aujourd’hui introuvable du premier grand livre illustré sur la danse au format in-folio. Références : Brunet, IV, 34 et Supplément II, 13 ; Cicognara, N°1725 ; Fétis, VI, 295 ; Eitner, VII, 166 ; Hoepli, Cento libri preziosi, etc). « Les deux ouvrages sont rares et assez recherchés » écrit Brunet IV, 34. En réalité le bibliographe cite ces deux éditions comme des livres entièrement différents. Il décrit l’édition de 1602 et n’a jamais vu d’exemplaire de l’édition de 1604, d’où son erreur. Aucun exemplaire de l’édition de 1602 n’est passé sur le marché public international depuis plus de 30 ans (APBC) et seuls deux exemplaires de 1604 sont répertoriés, l’un d’eux fut vendu 15 000 $ il y a une dizaine d’années. Le volume dédicacé à Philippe III d’Espagne, est orné du portrait de l’auteur Cesare de Negri, à pleine page et de 58 superbes estampes à toute page de ballets, danseurs et danseuses, accompagnées de musique notée, dessinés par Mauro Rovere de son vrai nom Giovanni Rossetti dit « il Fiamminghino » et gravé au burin par Leon Pallavicino. La première partie est d’un grand intérêt pour sa description précise des nombreuses fêtes et ballets donné à Milan à cette époque. Elle est accompagnée du nom des cavaliers, ainsi que du nom et de la qualité des cavalières. L’exemplaire possède le rare carton de 10 lignes collé à la page 182 qui manque souvent. Exemplaire non lavé, conservé dans sa reliure italienne réalisée vers 1720 portant en lettres d’or sur le premier plat le nom « c da ega » et provenant de la bibliothèque napolitaine P. Drayton (Naples 1857).‎

Référence libraire : LCS-923

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
Paris France Francia França France
[Livres de Librairie Camille Sourget]

33 000,00 € Acheter

‎LA MOTTRAYE, Aubry de‎

‎Voyages du Sieur A. de La Motraye, en Europe, Asie et Afrique. Où l’on trouve une grande variété de recherches géographiques, historiques et politiques, sur l’Italie, la Grèce, la Turquie, la Tartarie, Crimée, & Nogaye, la Circassie, la Suède, la Laponie, etc… avec des remarques instructives sur les mœurs, coutumes, opinions &c. des peuples & des païs où l’Auteur a voyagé […] La Mottraye en voyage en Europe, Asie et Afrique‎

‎Le grand voyage de La Mottraye en Europe, Asie et Afrique, orné en premier tirage des estampes de William Hogarth. L’un des rares exemplaires imprimés sur grand papier. La Haye, 1727. La Haye, T. Johnson & J. Van Duren, 1727. 2 volumes in folio de I/ (7) ff., 1 frontispice, 472 pp., 23 pp., et 31 planches hors-texte dont 6 dépliantes et 10 à double-page ; II/ 1 frontispice, (3) ff., 496 pp., 39 pp., 18 planches dont 7 sur double-page et 2 cartes sur double-page. Pages de titre imprimées en rouge et noir. Relié en veau granité de l’époque, double-filet à froid sur les plats, dos à nerfs ornés de fleurons dorés, coupes décorées, tranches rouges mouchetées. 368 x 235 mm.‎

‎Première édition française de ce voyage important d’Aubry de la Mottraye en Europe, Asie et Afrique. Chadenat 105 ; Blackmer 946. Aubry de La Mottraye s’établit en 1698 à Constantinople pour y pratiquer librement la religion protestante. Il avait déjà visité l’Italie, Jaffa, Alexandrie, Tripoli, Port Mahon, Lisbonne et avait suivi Tallard en Angleterre. Il fit connaissance de Tékéli à Constantinople et parcourut l’Anatolie jusqu’à la mer Noire. Il navigua ensuite vers Malte puis vers Barcelone. La Mottraye se lia vers 1711 avec F.E. Fabrice agent de Charles XII et le suivit à Bender. Des courses continuelles entre Constantinople et Demotica l’occupèrent jusqu’en 1714. Il partit pour la Suède avec Fabrice et pénétra jusqu’en Laponie. « Dans ses voyages, La Mottraye s’attache aux usages et aux coutumes et livre un grand nombre d’anecdotes curieuses sur des personnages dont l’histoire a consacré le nom. » Les bibliographes soulignent la beauté de l’iconographie due au talent de William Hogarth, l’un des plus célèbres artistes anglais du XVIIIe siècle. Le présent ouvrage est ainsi orné en premier tirage de 47 très belles gravures hors texte dessinées par William Hogarth, la plupart dépliantes ou sur double-page, de 2 frontispices et de 4 cartes. Dessinées avec talent et originalité elles campent avec élégance et mouvement scènes de mœurs, personnages, costumes et monuments des pays visités par La Mottraye. Hogarth y témoigne d’une verve toute particulière, en tant que « premier des peintres anglais qui aient possédé une indiscutable personnalité ». « Ouvrage curieux, recherché pour les 46 planches dont il est orné, presque toutes dessinées par W. Hogarth, l’un des plus célèbres artistes anglais du XVIIIe siècle. Il renferme de plus 4 cartes » (Chadenat). Exemplaire d’exception imprimé sur grand papier, particulièrement grand de marges (hauteur : 368 mm). Un exemplaire ordinaire mesure approximativement 315 mm de hauteur, soit 53 mm de moins que celui-ci.‎

Référence libraire : LCS-1438

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
Paris France Francia França France
[Livres de Librairie Camille Sourget]

15 000,00 € Acheter

‎NODIER‎

‎Journal de l’Expédition des Portes de Fer rédigé par Charles Nodier de l’Académie française. L'un des rares exemplaires hors-commerce du voyage en Algérie du Duc d'Orléans‎

‎L’un des rares exemplaires de présent relié à l’époque au chiffre du duc d’Orléans du Journal de l’Expédition des Portes de Fer. De la bibliothèque Henri Beraldi. Paris, Imprimerie Royale, 1844. Grand in-8 de (1) f. bl., (2) ff. pour le faux titre et le titre, XVI pp., 329 pp., (1) f. bl. 40 planches hors texte et 1 carte dépliante. Quelques rousseurs. Relié en chagrin vert, plats décorés d’importants motifs d’angles dorés reliés par des filets, avec encadrement de deux filets or et d’un autre, très large, à froid, chiffre couronné doré au centre des plats, dos à nerfs orné, filet doré sur les coupes, filets intérieurs dorés, doublures et gardes de papier blanc, tranches dorées. Reliure signée d’Andrieux. 270 x 177 mm.‎

‎Seule édition de ce remarquable ouvrage qui ne fut jamais mis dans le commerce, et dont le tirage n’excéda pas 1520 exemplaires. Carteret 434-437. « En 1839, le duc d’Orléans, fils aîné du roi Louis-Philippe, avait accompli un long, difficile et parfois dangereux voyage dans l’Algérie à peine conquise et non encore pacifiée. Le jeune prince avait rapporté de cette expédition des notes ; il pria alors le maître écrivain Charles Nodier de rédiger cette ‘Expédition des Portes de Fer’.L’impression du livre fut confiée à l’Imprimerie Royale et l’illustration à des maîtres comme Raffet, Decamps et Dauzats[…]La dépense engagée fut de 91 205 fr. 35 centimes, somme importante pour l’époque.L’ouvrage, livre privé, familier, écrit pour quelques-uns, était destiné aux membres de la famille royale, aux personnages de l’Etat, aux dignitaires de la Cour, aux officiers, sous-officiers et soldats ayant pris part à l’expédition […] Les envois n’absorbèrent pas la totalité du tirage […] Le temps a passé et les exemplaires se sont raréfiés, principalement ceux de présent qui portent un nom et qu’il convient de ne pas laisser échapper ». Carteret. L’illustration se compose d’environ 150 vignettes dans le texte, de 40 figures hors texte gravées sur bois d’après Raffet, Dauzats et Decamps, tirées avant la lettre sur chine et montées sur vélin fort, ainsi que d’une carte dépliante représentant « la route de Philippeville à Alger suivie par la colonne expéditionnaire » en octobre 1839. Chaque gravure hors texte est protégée par une serpente légendée. L’un des rares exemplaires présentant une reliure ornée de fers spéciaux et au chiffre. « Quelques exemplaires furent reliés à l’époque en maroquin ou chagrin rouge avec fers spéciaux ; ils sont très rares et préférables aux exemplaires présentés dans le cartonnage original ». Carteret. Précieux exemplaire relié à l’époque par Andrieux au chiffre du duc d’Orléans et offert par celui-ci à son ami Scheffer. En face du titre est inscrite à l’encre cette dédicace : « Donné au nom de Monseigneur le duc d’Orléans à son ami Monsieur A. Scheffer ». Le présent exemplaire provient de la bibliotheque du grand bibliophile et connaisseur Henri Beraldi et figurait au catalogue de sa vente en 1934 (Vente III, 1934, n°360). Il y était décrit comme un « très bel exemplaire», conservé dans une « belle et rare reliure d’Andrieux, au chiffre du duc d’Orléans » qui était d’ailleurs reproduite à pleine page.‎

Référence libraire : LCS-1706

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
Paris France Francia França France
[Livres de Librairie Camille Sourget]

8 500,00 € Acheter

‎ORTELIUS, Abraham‎

‎Theatro del mondo. L'atlas de poche d'Ortelius‎

‎L’Atlas de poche d’Ortelius en italien, complet de ses 108 cartes à pleine page, conservé dans sa reliure de l’époque. Venetia, Per Scipion Banca, 1667. In-16 de (4) ff., 232 pp., (8) ff. 108 cartes gravées à pleine page. Relié en vélin rigide de l’époque. Ex libris manuscrit sur le faux titre : « Bibliotheca Neorelli ». 133 x 93 mm.‎

‎Séduisant exemplaire conservé dans sa reliure en vélin de l’époque. Edition de poche italienne de l’atlas d’Ortelius, ornée de 108 cartes gravées à pleine page. Philips 478 ; Tooley 31. « The commercial success of the pocket-atlas was considerable. It was translated into French and Latin (now in prose) and was reprinted several times, long after Pieter Heyns had moved into the Netherlands together with his son Zacharias in 1588. In the year of Pieter Heyn’s death (1598), his son, Zacharias, then living in Amsterdam, repeated the successful best-seller of his father by publishing another Miroir du Monde, using woodcut”. Koeman. L’illustration s’ouvre sur une carte du monde et se poursuit avec les cartes des continents : l’Europe, l’Asie, l’Afrique et l’Amérique. Les 103 autres cartes représentent chacun des pays pour lesquels une notice a été rédigée en regard. La première édition en italien fut imprimée en 1608.‎

Référence libraire : LCS-1863

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
Paris France Francia França France
[Livres de Librairie Camille Sourget]

10 500,00 € Acheter

‎D’ALLEMAGNE‎

‎Les cartes à jouer du XIVe au XXe siècle. Jeux de cartes, art et histoire‎

‎L’ouvrage de référence concernant l’histoire des cartes à jouer. D’ALLEMAGNE, Henry René. Les cartes à jouer du XIVe au XXe siècle. Paris, Hachette, 1906. 2 forts volumes in-4 de : I/ (2) ff., XVI pp. et 504 pp. ; II/ (2) ff. et 640 pp. Reliure en toile beige, couvertures d’éditeur et dos illustrés en couleurs contrecollés sur la toile, tranches supérieures dorées. Les pages de titre sont imprimées en rouge et noir. 320 x 245 mm.‎

‎Superbe ouvrage contenant 3200 reproductions de cartes dont 956 en couleur, 12 planches hors texte coloriées à l’aquarelle, 25 phototypies, 116 enveloppes illustrées pour jeux de cartes et 340 vignettes et vues diverses. Le second volume est consacré aux communautés ouvrières, aux corporations des maîtres cartiers et à la fabrication des cartes dans toute la France. Il s’agit de l’ouvrage de référence sur l’histoire et l’art du jeu de cartes. Cette œuvre d’érudition particulièrement exhaustive produite par Henry René d’Allemagne couvre l’origine, l’évolution et les aspects sociaux du jeu de cartes des années 1370 à la première décennie du XXe siècle. Les deux superbes volumes sont ornés de milliers d’illustrations, dont beaucoup sont en couleur. En plus des 3200 reproductions de cartes, l’ouvrage présente d’innombrables images retraçant l’historique et l’évolution de ce jeu à travers les siècles. Un bel exemplaire de ce remarquable ouvrage.‎

Référence libraire : LCS-2001

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
Paris France Francia França France
[Livres de Librairie Camille Sourget]

4 000,00 € Acheter

‎LAGNIET, Jacques‎

‎Recueil des plus illustres proverbes, divisés en trois livres, le premier contient les proverbes moraux, le second les proverbes joyeux et plaisans le troisième représente la vie des Gueux en proverbes. La vie, les mœurs et les proverbes du peuple français sous les règnes de Louis XIII et de Louis XIV‎

‎Le rare recueil de Lagniet imprimé à Paris entre 1657 et 1663, illustrant par 119 estampes satiriques en premier tirage la vie, les mœurs et les proverbes du peuple français sous les règnes de Louis XIII et de louis XIV. L’exemplaire Destailleur conservé dans sa reliure en vélin de l’époque. Paris, sur le quay de la Megisserie au fort l’Evesque, s.d. [1657-1663]. 3 suites reliées en 1 volume in-4 de 42 planches numérotées (y compris le titre général), 47 planches et 30 planches. Restauration sans gravité dans le feuillet de titre. Relié en plein vélin rigide de l’époque, dos lisse avec le titre manuscrit, tranches mouchetées. Reliure de l’époque. 254 x 202 mm.‎

‎Précieux et rare recueil de Lagniet imprimé à Paris entre 1657 et 1663. Catalogue Destailleur, n° 325 ; Brunet, III, 767 ; Rahir, Bibliothèque de l’amateur, 590. Rares sont les recueils de Lagniet connus des bibliographes. Brunet cite ainsi 4 exemplaires dont aucun n’est complet. La composition des quelques exemplaires connus est différente. La collation du présent exemplaire, composé de trois suites numérotées, s’établit ainsi : -Livre premier : Proverbes moraux : 42 planches ; -Livre second : Proverbes joyeux et plaisans : 47 planches ; -Livre troisième : La vie des Gueux : 30 planches ; soit un total de 119 estampes gravées sur cuivre en premier tirage. L’ensemble constitue un document d’une richesse de détails inouïe et inégalée sur la vie besogneuse et récréative des gens du peuple au cœur du XVIIe siècle : tourneur, musiciens ambulants, mendiants, vitrier, charretier, bonnetier, pêche en rivière, festins, danse, forgeron, … Dans son étude sur les Mœurs et la caricature en France, John Grand-Carteret s’enthousiasme pour les Proverbes de Lagniet : « Non seulement, écrit-il, on voit défiler devant soi une importante période de l’histoire, prise dans des détails plus intimes que par les estampes toujours un peu pompeuses d’Abraham Bosse, mais encore on peut suivre au moyen de ces drôleries et facéties le développement de l’étude de mœurs. » Avec Lagniet, on plonge dans l’univers quotidien, les vicissitudes de la vie et l’omniprésence des fléaux qui ravageaient l’Europe, la peste, la guerre et la famine. Mendiants, artisans, marchands, bourgeois et nobles se pressent dans ces Proverbes. Chacune des planches est émaillée de proverbes, de dictons, de termes populaires et parfois triviaux, qui traduisent avec beaucoup de réalisme le milieu populaire de l’époque, très imprégné de maximes et de termes dont beaucoup ont disparu. Graveur au burin, caricaturiste et éditeur, Jacques Lagniet (1620-1672) excelle dans ce recueil à réaliser une illustration d’une grande vivacité et d’une grande sureté de trait dans le mouvement qui, jointe au vocabulaire très riche d’évocation, forme un ensemble d’une originalité et d’un esprit très personnels. Seules deux bibliothèques publiques françaises semblent posséder un recueil réunissant des planches de ces trois suites de Lagniet : la B.n.F. et la Bibliothèque de Rouen. Précieux exemplaire de l’un des plus curieux recueils d’estampes de l’histoire de la gravure, relié à l’époque en vélin par l’amateur l’ayant composé. La plupart des exemplaires connus ont été établis postérieurement, généralement au XIXe siècle, et se trouvent donc dans des reliures plus tardives. Un tel recueil, constitué à l’époque, joliment relié en vélin, est d’autant plus remarquable. Il provient de la bibliothèque de H. Destailleur avec ex libris.‎

Référence libraire : LCS-2989

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
Paris France Francia França France
[Livres de Librairie Camille Sourget]

49 000,00 € Acheter

Nombre de résultats : 15 165 (304 Page(s))

Première page Page précédente 1 ... 98 99 100 [101] 102 103 104 ... 132 160 188 216 244 272 300 ... 304 Page suivante Dernière page