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‎BONNART / TROUVAIN.‎

‎Recueil de portraits et de costumes de l’époque de Louis XIV. Superbe recueil de costumes d’époque Louis XIV orné de 157 estampes dont 126 ont été brillamment aquarellées à l’époque et rehaussées d’or.‎

‎Ces recueils hautement convoités depuis trois siècles par les marchands d’estampes pour être disséqués et vendus à la planche, sont devenus introuvables. Paris, chez Bonnart et Trouvain, 1694-1696. In-folio de 157 planches à pleine page dont 126 en couleur, qq. ptes. restaurations marginales. Pleine basane granitée, triple filet doré encadrant les plats, dos à nerfs orné de fleurons dorés, pièce de titre de maroquin rouge. Reliure du XVIIIe siècle. 348 x 245 mm.‎

‎Recueil de 126 estampes à pleine page en premier tirage, entièrement enluminées à l’époque et dues essentiellement aux frères Bonnart et à Trouvain. Colas, II, 379. Sont décrits sous ce nom de «recueils Bonnart» quelques rares recueils d’estampes publiées dans le dernier quart du XVIIe siècle par une famille de graveurs marchands d’estampes, les Bonnart. Ces estampes étaient publiées à l’époque, soit à l’unité, soit par séries. Il est donc impossible d’en donner une nomenclature exacte. «Les Bonnart éditeurs d’estampes de modes, dont ils étaient au besoin les graveurs, étaient quatre frères, fils de Henry mort vers 1682. On ne sait pas si ces frères furent concurrents, mais la manière et le format des gravures publiées par eux ont de grandes analogies qui permirent leur réunion pour former des recueils plus ou moins importants composés d’estampes portant les signatures: Bonnart, R.B. dol (Robert Bonnart), H.B. (Henry Bonnart), I.B.F. (Jean-Baptiste Bonnart); ces planches ont été publiées par cahiers ou séparément de telle façon qu’il est impossible d’en donner une nomenclature exacte, d’autant qu’on y joint habituellement d’autres estampes de même genre publiées par des graveurs-éditeurs comme I.D. de Saint-Jean, Nicolas Arnoult, Lepautre, Nicolas Bazin, Berey, ...» «Ces réunions d’estampes ont un intérêt considérable pour la connaissance du costume et des modes sous Louis XIV; elles représentent les grands personnages de la cour, de l’armée, de la magistrature ou de l’église. Certains sont de vraies estampes de modes et peuvent êtres citées comme les prototypes des magnifiques suites publiées au XVIIIe siècle». Colas, Bibliographie générale du costume et de la mode. Cette belle réunion de 157 eaux-fortes est en partie consacrée aux souverains et aux grands personnages européens en habits d’apparat: Louis XIV, Louis le Grand, Mgr le Dauphin, le Duc de Bourgogne, le Duc d’Anjou, Madame de Maintenon, la Reine de Portugal, celle de Dannemark, ... Le recueil comporte également des planches consacrées aux sens, aux saisons, aux continents, ... Le recueil se compose ainsi: -50 estampes gravées par Bonnart et aquarellées à l’époque (20 hommes, 26 femmes et 4 planches pour les heures du jour) -76 estampes gravées par Trouvain et aquarellées à l’époque (33 hommes, 30 femmes et 13 planches allégoriques pour les saisons, les continents, les sens...) -31 planches non coloriées dont 24 gravées par Bonnart et 6 par Trouvain. Parmi ces 31 planches en noir, 11 sont en double état et apparaissent déjà dans la suite coloriée. 126 des 157 estampes ont été aquarellées à l’époque en brillant coloris et beaucoup sont rehaussées d’or. A l’arrière-plan des souveraines européennes se profilent des jardins à la française ou des monuments à l’antique. Ces recueils hautement convoités depuis trois siècles par les marchands d’estampes pour être disséqués et vendus à la planche, sont devenus introuvables.‎

Referenz des Buchhändlers : LCS-A24

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
Paris France Francia França France
[Bücher von Librairie Camille Sourget]

€ 75.000,00 Kaufen

‎AITZING, Michael von‎

‎[Ad Hispaniae et Hungariae reges termaximos. De Leone Belgico, eius[que] topographica at[que] historica descriptione liber quin[que] partibus…]. Les 112 célèbres estampes de Fr. Hogenberg du « De Leone Belgico de 1583 » illustrant les guerres de religion aux Pays-Bas de 1559 à 1583 en coloris ancien de qualité.‎

‎De toute rareté en coloris ancien. [Köln, G. von Kempen für F. Hogenberg, 1583]. Plein veau brun, filet et roulette dorés encadrant les plats, dos à nerfs orné. Reliure du XVIIIe siècle usagée. 255 x 185 mm.‎

‎[embed]https://youtu.be/daqQjSV56HA[/embed] Edition originale. VD16 E 4768 ; BM STC, German Books, S. 292 ; Adams E 1175. «Cet ouvrage, dont les exemplaires sont assez rares, contient l'histoire des troubles des Pays-Bas, de 1559-83, et il est orné de 112 pl. grav. par Fr. Hogenbergh, et d’une carte des Pays-Bas. Le Leo belqicus a été reproduit plusieurs fois avec des augmentations dans le texte et dans le nombre des planches : savoir, en 1585, in-fol, en 655 pp. avec 142 pl. (continué jusqu'en 1585), 26 fr. Borluut, - avec un appendix jusqu'en 1586, in-fol. de 742 pp. avec 165 pl. etc….» (Brunet, I, 122). L'histoire illustrée des guerres de religion en Belgique et en Hollande, décrite de 1559 à 1583, richement ornée de gravures sur cuivre de Hogenberg. Celles-ci montrent pour la plupart des scènes de sièges des villes les plus importantes des Pays-Bas, telles que Alkmaar, Amsterdam, Anvers, Berg op Zoom, Bréda, Bruxelles, Haarlem, Leyde, Maastricht, Mechelen, Middelburg, Rotterdam, Utrecht, Zutphen… Michaël Eytzinger (Freiherr Michael von Aitzing, Aitzinger, Eyzinger, or Eitzing) (born ca. 1530 in Obereitzing - died 1598 in Bonn), was an Austrian nobleman, diplomat, historian, and publicist, who wrote and published several histories, including Novus de Leone Belgico in 1583 that included the first cartographic representation of the Low Countries as Leo Belgicus. The lion motif was inspired by the heraldic figures that appear in the coats of arms of several Dutch constituencies, as well as in the arms of William of Orange. The map was published during the period when the Netherlands was fighting the Eighty Years' War for independence from Spain. Précieux exemplaire dont l’ensemble des gravures est ici en beau coloris ancien.‎

Referenz des Buchhändlers : LCS-A21

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
Paris France Francia França France
[Bücher von Librairie Camille Sourget]

€ 45.000,00 Kaufen

‎The Speaking Picture Book « Le pièce de résistance de toute collection d’objets mobiles, ou de livres-jouets d’ailleurs. »‎

‎Un exemplaire très bien conservé et en très bel état. [Nuremberg : H. Grevel & Co., vers 1880.] In-folio. 8 planches en chromolithographie avec, en regard, un texte explicatif et une flèche dans la marge indiquant le petit bouton d’ivoire qui, lorsqu’on le tire, produit le bruit animal correspondant ; l’ensemble est monté au-dessus de minuscules soufflets intégrés dans le boîtier inférieur. Dans notre exemplaire, le pompon relié aux voix humaines produit un coin-coin de canard. Rarement trouvé en parfait état de fonctionnement, comme c’est le cas ici.Reliure d’origine en toile rouge avec encadrements décoratifs entourant une plaque en couleurs contrecollée sur le plat supérieur, décor estampé à froid sur le plat inférieur, tranches peintes en or. 320 × 240 mm.‎

‎[video width="1920" height="1080" mp4="https://www.camillesourget.com/wp-content/uploads/2025/12/The-Speaking-Picture-Book.mp4"][/video] Magnifique livre sonore destiné aux enfants, l’un des plus sophistiqués du XIXᵉ siècle. Avec neuf pompons ou tirettes en ivoire, munis de ficelles, qui, lorsqu’on les tire depuis la tranche ou le côté du boîtier, produisent divers sons : un chant de coq, des pépiements d’oiseaux, un braiement d’âne, un bêlement, un meuglement, une vache, un agneau… Décrit par Peter Haining (p. 136) comme « le pièce de résistance de toute collection de livres animés, ou de livres-jouets d’ailleurs ».Haining, Movable Books, New English Library, 1979, p. 136. À ce jour, The Speaking Picture Book demeure l’un des livres-jouets mécaniques les plus techniquement sophistiqués et les plus enchanteurs du XIXᵉ siècle. Cette invention allemande combine des illustrations vives en chromolithographie avec des soufflets cachés et des anches en papier qui reproduisent des sons d’animaux étonnamment réalistes lorsque l’on tire sur les ficelles correspondantes. Les animaux représentés comprennent un âne, un coq, une vache, une chèvre, des agneaux, des oiseaux et un coucou… Selon Haining, le livre fut produit à Nuremberg par une firme inconnue et, comme la page de titre l’indique, des versions traduites furent proposées en français, en espagnol et, comme cet exemplaire, en anglais. La chromolithographie vigoureuse de la couverture et des huit autres illustrations est indubitablement allemande et bavaroise.Cette édition en langue anglaise fut imprimée en Allemagne et distribuée par le célèbre magasin de jouets FAO Schwarz à New York. Le boîtier présente une reliure en toile rouge, une couverture illustrée en couleurs et des côtés en bois doré à la peinture dorée.‎

Referenz des Buchhändlers : LCS-A37

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
Paris France Francia França France
[Bücher von Librairie Camille Sourget]

€ 2.500,00 Kaufen

‎Un mois dans les Pyrénées. Album de sites, mœurs et costumes des Hautes et Basses-Pyrénées, peint d’après nature par C. Maurice. Superbe suite de 12 lithographies consacrées aux Pyrénées coloriées et gommées à l'époque.‎

‎Les scènes, aux couleurs remarquables, représentent divers personnages dans plusieurs villes des Pyrénée. Paris, F. Sinnett, éditeur, s.d. [vers 1850]. In-4 oblong de (1) f., 12 lithographies en couleurs numérotées sous serpentes. Quelques rousseurs sans atteinte aux planches. Percaline violine, double encadrement de listels et fleurons à froid ornant les plats, titre doré au centre du plat, dos lisse. Reliure de l’époque. 425 x 290 mm.‎

‎[video width="1920" height="1080" mp4="https://www.camillesourget.com/wp-content/uploads/2025/11/Untitled-design.mp4"][/video] Edition originale et premier tirage de cette superbe suite de 12 lithographies exécutées par Charles Maurice et consacrées aux Pyrénées. « Très rare » mentionne Labarère (1002). Les scènes, aux couleurs remarquables, représentent divers personnages dans plusieurs villes des Pyrénées : Oloron, Pau, Laruns, Assouste, Gabas, Eaux-Bonnes, Cauterets, etc. «Ces planches représentent diverses scènes champêtres avec plusieurs personnages en costumes du pays. Elles portent l’adresse de Sinnett et lith. Becquet frères, rue des Noyers, 37». (Colas, Bibliographie générale du costume et de la mode, 738). En voici la liste: Bayonne, arrivée des marchandes de sardines. Oleron, paysans allant au marché d’Orthez. Pau,place du vieux marché. Laruns, un mariage sortant de l’église. Assouste, travaux agricoles. Eaux-Chaudes, transport de vin... Gabas, casse aux vautours/ Eaux-Bonnes, fête de la St-Jean. Col de Tortes, traversée par la montagne. Cauterets, bains de la Railière. Luz, retour du baptême/ Bagnères, un dimanche dans les environs. Splendide et rare suite complète de ses 12 planches consacrées aux costumes traditionnels des Hautes et Basses-Pyrénées, lithographiées et délicatement coloriées à l’époque.‎

Referenz des Buchhändlers : LCS-A18

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
Paris France Francia França France
[Bücher von Librairie Camille Sourget]

€ 6.000,00 Kaufen

‎MERIGOT.‎

‎Promenades ou itinéraires des Jardins de Chantilly, Orné d’un Plan et de vingt Estampes qui en représentent les principales Vues, dessinées et gravées par Mérigot. Edition originale des Jardins de Chantilly, imprimée sur grand papier vélin, conservée dans sa reliure en maroquin mosaïqué de l’époque.‎

‎Edition originale et premier tirage des 21 ravissantes estampes de vues des jardins et bâtiments de Chantilly, l’un des exemplaires sur grand papier vélin. A Paris, chez Desenne, Gattey, Guyot et à Chantilly chez M. Hédouin, 1791. In-8 de (2) ff., 1 plan dépliant, 60 pp., 20 planches hors texte. Plein maroquin vert, large roulette dorée encadrant les plats, dos lisse orné de roulettes formant faux-nerfs et d’attributs musicaux dorés, filet doré sur les coupes, doublures et gardes de papier rose, tranches dorées. Reliure parisienne de l’époque. 226 x 141 mm.‎

‎Edition originale et premier tirage des 21 ravissantes estampes de vues des jardins et bâtiments de Chantilly, l’un des exemplaires sur grand papier vélin. Brunet, IV, 899. Elle est ornée d’un plan dépliant et de 20 planches interprétées à la manière noire par Mérigot et Fils. «La nature et les arts semblent avoir, à l’envi, contribué à l’embellissement de Chantilly. Il est peu de lieux en France qui réunissent autant d’objets de magnificence et d’agrément. Le luxe et la richesse des bâtiments, la variété et la beauté des jardins, l’abondance et la limidité des eaux, l’éclat des divers points de vue, des collections précieuses, des raretés de plusieurs genres... c’est ce qui nous a déterminé à en offrir le tableau...» «On a tiré quelques exemplaires sur papier vélin pour les premières épreuves...» (Préface) Mercier écrivait en 1781: «Je n’ai encore rien trouvé de comparable à Chantilly aux environs de la capitale. Trente voyages dans ce lieu enchanté n’ont pas encore épuisé mon admiration. C’est le plus beau mariage qu’aient jamais fait l’art et la nature». «Ouvrage publié par Mérigot et orné de 20 figures très finement gravées à l’aquatinte. C’est le pendant de la ‘Promenade ou Itinéraire des Jardins d’Ermenonville’». (Bulletin Morgand et Fatout, n°7744) D’Argenville, dans son Voyage pittoresque des environs de Paris, ne se montre pas moins enthousiaste: «Chantilly réunit tout ce que la nature et l’art peuvent produire d’agréable pour former un des plus beaux lieux du monde. L’art y est même tellement caché, que les aimables aspects qu’il présente de tous côtés paraissent n’être dus qu’à la nature, qui y étale de toutes parts un spectacle varié, également nouveau et toujours charmant. Les plaines, les bois et les coteaux que renferme le parc y offrent les plus agréables paysages du monde. Les cascades, les parterres, les îles et les bosquets forment ensemble la vue la plus délicieuse qui puisse s’offrir à l’imagination». «Parmi les curiosités de la nature et de l’art qu’on y admirait au siècle dernier, et dont quelques-unes ont été respectées par la tourmente de 1793, nous citerons, d’après d’Argenville: la Galerie des cerfs, contigüe à la serre de l’Orangerie; les Bosquets, séparés de l’Orangerie par un petit canal et remplis de portiques de treillage, de bassins, de jets d’eau et de jeux divers...; les Cascades de Beauvais, assemblage de mascarons, de coquilles, de rocailles, de jets d’eau...; le Jardin ou Parc de Sylvie, où s’élève la petite maison du même nom, près de l’étang...; le Jeu de l’oie, pratiqué dans un bosquet avec des pierres marquant les numéros et des figures d’oie montées sur des piédestaux; le Jeu de l’arquebuse, formé d’une croix de gazon...; la Ménagerie; la Laiterie, etc. A ces diverses curiosités citées par d’Argenville en 1768, il faut ajouter le Jardin anglais et le Hameau formé de quelques maisonnettes rustiques dans le goût du Petit Trianon. Ces deux embellissements sont dus au prince Louis-Joseph, qui les fit exécuter vers 1780». (Larousse du XIXe siècle). Précieux exemplaire de premier tirage, particulièrement grand de marges (hauteur: 226 mm), imprimé sur grand papier vélin, conservé dans son élégante reliure en maroquin vert de l’époque ornée d’attributs musicaux.‎

Referenz des Buchhändlers : LCS-A8

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
Paris France Francia França France
[Bücher von Librairie Camille Sourget]

€ 15.000,00 Kaufen

‎[MODE]‎

‎La Mode, Revue du monde élégant. Quatrième année. L’esprit et la vie parisienne de bon ton en 76 gravures en couleurs.‎

‎Bel exemplaire conservé dans ses reliures uniformes de l’époque. Paris, Janvier-Juillet 1832. 4 volumes grand in-8 regroupant 76 planches au total: I/ 320 pp., 21 planches en couleur: 20 planches numérotées de 201 à 220 et 1 non annoncée, couvertures conservées ; II/ 344 pages,20 planches numérotées 182 à 200 + planche 260, derniers feuillets sur papier jaune, couverture supérieure conservée; III/ 320 pp., 17 planches numérotées 221 à 237, couvertures conservées; IV/ 332 pp., manque le cahier 11 d’où un saut dans la numérotation de la p. 253 à 276, 17 planches numérotées 242 à 256, planches 238 et 254 manquantes, déchirure atteignant le texte p. 23, couvertures conservées. Qq. mouillures. Basane brune, dentelle à froid sur les plats, dos lisses avec pièces de titre et de tomaison en maroquin vert, tranches jaunes mouchetées de bleu. Reliure de l’époque. 217 x 130 mm.‎

‎Quatrième année de cette importante revue fondée par Emile de Girardin, qui se flatte de représenter l’esprit et la vie parisienne de bon ton. On y retrouve le docteur Véron, dont la présence attire bientôt Alphonse Karr, Alexandre Dumas, Eugène sue, Georges Sand, ainsi que Balzac. En 1830, passant sous le contrôle des légitimistes, avec le vicomte Walsh, La Mode se dressera contre la monarchie de Juillet. L’illustration superbe se compose de 76 planches en couleurs. Bel exemplaire conservé dans ses reliures uniformes de l’époque.‎

Referenz des Buchhändlers : LCS-186403

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
Paris France Francia França France
[Bücher von Librairie Camille Sourget]

€ 3.500,00 Kaufen

‎[GUERRE D’INDÉPENDANCE DES ETATS-UNIS D’AMÉRIQUE]‎

‎Recueil d’estampes représentant les différents evenemens de la guerre qui a procuré l’indépendance aux Etats-Unis de l’Amérique. Admirable recueil d’estampes sur la guerre d’indépendance des États-Unis d’Amérique.‎

‎Il s’agit du seul ouvrage contemporain des faitspublié en France sur le sujet. Paris, Ponce, s.d. [vers 1783]. Grand in-4 de 16 planches gravées, plein maroquin vieux rouge, triple filet doré autour des plats, dos à nerfs richement orné, double filet or sur les coupes, roulette dorée intérieure, tranches dorées. Reliure signée Zaehnsdorf, England. 202 x 224 mm.‎

‎Édition originale de premier tirage de cette suite complète de 16 planches gravées retraçant les origines et les évènements marquants de la Révolution Américaine. Sabin, n°68421; Cohen, 490; Howes, C-576 ; Winsor, VI, p. 185. Recorded here are some of the major events of the War and of the larger global conflict between Great Britain and France, including the tarring and feathering of John Malcom at Boston, the battle of Lexington, the capitulation of Burgoyne at Saratoga, the capture of Dominica, Senegal, Grenada, Pensacola, and Tobago, the surrender of Cornwallis at Yorktown, the battle of St. Eustache, the siege of Fort S.Philippe, and the attack on Brimstomhill. There is also a general map of the United States and a composite map of the Gulf of Mexico, Barbary, Minorca, and Tobago. Below each view, forming part of the engraved surface is brief explanatory text by Niquet. The engraved title contains a précis of the War, surmounted by five inset views of military and naval engagements, while the final plate, decorated with four similar insets, gives a précis of the Treaty of Versailles in 1783 and a list of the principal officers killed or wounded in the war. Howes describes this as the first French book with a title-page mentioning the United States. Cet extraordinaire ouvrage sur la guerre d’indépendance des Etats-Unis d’Amérique se compose de belles fresques (180 x 235 mm) gravées par Ponce, Godefroy, Le Barbier, Marillier… illustrant les évènements marquants de la Révolution Américaine: – Titre gravé orné de cinq vignettes de combats navals et terrestres dont La défaite anglaise en Louisiane et la prise du Fort de la Mobile le 14 mars 1780. – John Malcom ou les Origines de la Révolution Américaine. – Journée de Lexington. – Sarratoga, le 17 novembre 1777. – Prise de la Dominique. – Prise du Sénégal. – Prise de l’isle de La Grenade. – Prise de Pensacola le 9 mai 1781. – Prise de Tabago. – Reddition de l’armée de Lord Cornwallis. – Surprise de St Eustache. – Siège du Fort S. Philippe le 4 février 1782. – Attaque de Brimstomhill. – Carte des Etats-Unis. – Cartes particulières. – Précis du Traité de Paix. Il s’agit du seul ouvrage contemporain des faits publié en France sur le sujet et du premier ouvrage français à évoquer les Etats-Unis sur sa page de titre. “This beautiful series of plates is often cited as the first French book on the "United States" since it used that name in the title. This work was of great influence in creating the iconographic model for the new democracy”. Superbe exemplaire de la plus grande rareté dont l’ensemble des 16 planches gravées ont été délicatement mises en couleurs à l’époque. Nos recherches nous ont permis de trouver trace d’un seul autre exemplaire en coloris de l’époque passé sur le marché depuis le début des relevés, en juin 2013, il y a 11 ans. Admirable recueil d’estampes sur la guerre d’indépendance des États-Unis d’Amérique.‎

Referenz des Buchhändlers : LCS-186405

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
Paris France Francia França France
[Bücher von Librairie Camille Sourget]

€ 12.500,00 Kaufen

‎LAMESLE‎

‎Epreuves Générales des Caractères qui se trouvent chez Claude Lamesle Fondeur de Caracteres d’Imprimerie Précieux catalogue de la typographie au XVIIIe siècle qui donne tous les caractères les plus élégants fondus depuis le siècle précédent jusqu'en 1742.‎

‎Edition originale de ce précieux ouvrage. A Paris, Ruë Galande (au milieu) près la Place Maubert, 1742. Petit in-4 de (2) ff. bl., 1 feuillet titre imprimé en rouge et noir, 80 planches de spécimens dont 10 à double-page montées sur onglet. Veau havane granité, triple filet à froid entourant les plats, dos à nerfs orné de motifs floraux et de filets dorés, pièce de titre en maroquin rouge, roulette dorée sur les coupes, tranches rouges. Reliure de l’époque. 219 x 160 mm.‎

‎Edition originale de ce précieux ouvrage qui «présente mieux que nul autre la production des graveurs de caractères en France dans le dernier quart du XVIIe s et la première moitié du XVIIIe» (Updike). Audin, 27 ; Birrell and Garnett, 35 ; Bigmore and Wyman 1, p. 417 ; Cat. Berlin, 5394 ; F. Johnson, The Type Specimen of Claude Lamesle (1927); Jammes, Collection de specimen de caractères, n°19 ; D.B. Updike, I, p. 270 : « This book, both in type and ornaments, I think presents better than any other, the output of French foundries during the last quarter of the XVIIth and the first half of the XVIIIth century. The collection of types is remarkably fine ». Rare première édition de ces épreuves dont il existe une nouvelle émission publiée par Nicolas Gando en 1758. Précieux catalogue de la typographie au XVIIIe siècle qui donne tous les caractères les plus élégants fondus depuis le siècle précédent jusqu'en 1742. « Lamesle avait acheté en 1737 l'ancienne fonderie de Jean Cot qui possédait des caractères de Garamont ou de ses imitateurs, de Robert Granjon, de Jean Jannon qui ont connu une large diffusion à travers l'Europe. En 1758, ayant vendu son établissement, Lamesle partit pour Avignon où il créa une nouvelle fonderie. Parmi les caractères proposés dans ce volume figure un « Cicero gros oeil » de Robert Granjon que l'on reconnait dans les inventaires de Plantin. On peut aussi noter la présence d'un autre Cicero, dit « La Police » qui avait servi à imprimer en 1705, le Traité de la Police de Nicolas de La Mare. Ce carctère qui comportait certaines carctéristiques des « Romains du Roi » avait été gravé par Mathieu Malherbe Des Portes dont le nom figure dans un document manuscrit de la main de Fournier le Jeune publié apr Mme Jeanne Veyrin-Forrer dans La Lettre et le Texte » (Jammes). Lamesle, qui avait repris la fonderie de Jean Cot en 1737, entra ainsi en possession de deux caractères gravés par Grangeon au XVIe s.: le Cicero Gros Œuf n° XXXIV et le «Petit Parangon» n° LI. II possédait aussi le Romain du Roi de l'imprimerie Royale dont le fils de Jean Cot avait fait une copie subreptice. Les caractères sont accompagnés d'initiales et de très nombreux ornements. Lamesle possédait également des caractères arabes, hébraïques et d’autres destinés à imprimer de la musique. L’ouvrage présente ainsi 72 spécimens de caractères d'écriture et 12 de musique. Les feuillets dépliants sont consacrés aux gros corps et à la musique. Le titre et la musique gravée sont imprimés en rouge et noir. Bel exemplaire conservé dans une jolie reliure de l'époque, condition exceptionnelle pour un ouvrage de ce genre.‎

Referenz des Buchhändlers : LCS-1864027

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
Paris France Francia França France
[Bücher von Librairie Camille Sourget]

€ 8.500,00 Kaufen

‎LE VACHER DE CHARNOIS‎

‎Costumes et Annales des grands théâtres de Paris, accompagnés de notices intéressantes et curieuses, avec privilège du roi... Il parait tous les samedis un numéro de ce journal. Les 177 gravures des acteurs et actrices de Théâtre du XVIIIe siècle.‎

‎L’exemplaire de Louis Jouvet, appartenant au tirage de luxe de format in-4 sur grand papier avec les figures en coloris de l’époque. [Paris], On souscrit au Palais-royal au bureau du journal des costumes des théâtres, au-dessus du Café du caveau & du Sallon des arts. Et chez Mérigot le jeune, libraire, quai des Augustins, Desene, au Palais-royal. L'Esclapart, libraire de Monsieur, frère du Roi, rue du Roule. Royer, quai des Augustins, s. d. [15 avril 1786 - 8 novembre 1789]. 5 volumes in-4 contenant 5 parties : XXIV numéros contenant 25 planches de costumes hors-texte de costumes dont 22 en couleurset 11 pages d’airs de musique en partitions ; XXIV numéros (XXV à XLVIII) contenant 24 planches de costumes hors-texte dont 17 en couleurs; 2ff., 198 pp., 200 pp. (du n° XXIV au XLVIII) contenant 48 planches de costumes hors-texte dont 40 en couleurs, une planche technique en noir et 2 pages de musique; 196 pp. (contenant XXIV numéros), 224 pp. (contenant XXIV numéros (du n° XXV à XLVIII) contenant 48 planches de costumes dont 45 en couleurs et 1 page de musique; 226 pp. (contenant XXVI numéros), 50 pp. (contenant 6 numéros (du XXVII au XXXII) contenant 33 planches hors texte de costumes dont 22 en couleurs et une planche dépliante; planches sous serpentes. Excellent état de l’ensemble. Exemplaire à toutes marges sur grand papier, bleuté pour une grande partie. Basane brune marbrée, dos à nerfs ornés, pièces de titres et de tomaisons blondes, mors frottés, tranches rouges. Reliure de l’époque. 245 x 190 mm.‎

‎Edition originale ornée de 179 estampes dont 177 de costumes d’acteurs de théâtre du XVIIIesiècle et 146 en coloris de l’époque. «Il existe des exemplaires en grand papier de format in-4, dans ceux-ci les six premiers numéros sont imprimés avec une justification plus grande et les 6 planches sont de format in-4, ces six planches sont réduites de format dans l'édition in-8. » (Colas) Superbe album de planches de Janinet, gravées à l’aquatinte et coloriées, pour la revue des Costumes et Annales des Grands théâtres de Paris, publiée de 1786 à 1789, comprenant les portraits en couleurs de Mlles Arnould, Colombe, Dumesnil, de Mmes Favart ou Gontier, M. Contat, Dugazon, Le Kain, etc. Cette revue parut sous la forme de livraisons, toutes les semaines, le samedi puis le vendredi à partir du 21 juillet 1786. Précieux exemplaire appartenant au tirage de luxe de format in-4 sur grand papier. «176 figures au lavis et en couleur, d’après Duplessi-Bertaux, Dutertre, Le Barbier, Desrais, Janinet, etc., ou non signées et gravées par Janinet. Publication périodique dont il paraissait 48 numéros par an, dit le prospectus, avec 24 figures coloriées, 24 gravures d’après l’antique et 36 planches de musique, au prix de 30 livres (les trois premières années ont eu 48 numéros et la quatrième 33 seulement). Cet ouvrage commencé par M. D’Auberteuil et continué par Le Vacher de Charnois a régulièrement paru du 15 avril 1786 au 8 novembre 1789, où il fut arrêté du plein gré de Charnois. Recueil intéressant, recherché pour les renseignements que l’on y trouve sur le théâtre, mais surtout pour ses jolies portraits d’actrices, parmi lesquelles on remarque Mlle Contat (rôle deSuzanne, de la ‘Folle Journée’), Mme Dugazon, Mlle Guimard, Mlle Colombe, Mme Vestris, Mme Favart, Sophie Arnould, Adrienne Lecouvreur, Raucourt, etc.» (Cohen, Guide de l'amateur de livres a gravures de XVIIIe siècle. col.226-227.) Jean-Charles Le Vacher de Charnois (né à Paris le 14 mars 1749, où il est mort le 2 septembre 1792 à la prison de l'Abbaye, lors des massacres de Septembre) est écrivain, journaliste, dramaturge et critique théâtral français. Après un passage dans l'administration royale, il commence sa carrière littéraire en rédigeant le Journal des théâtres en 1777. Il est familier du monde des théâtres, auquel il est attaché par son mariage avec Angélique-Marie Dubus, fille de l'acteur Préville, à Paris le 29 novembre 1777. En 1777, il est l'ami d'une comédienne, Madame Bellecour, et en 1780, il est l'amant d'une actrice de la Comédie-Française puis de l'Opéra, Mlle Durancy. Mais s'étant réconcilié avec sa femme, il doit rompre avec l'actrice qui, de désespoir, se donne la mort. Edition originale de cet ouvrage précieux pour l’histoire de décor et du costume de théâtre illustré en premier tirage de 177 figures sur grand papier. L’iconographie s’avère d’un intérêt particulier pour l’illustration des pièces de théâtre, la plupart des gravures étant consacrées aux acteurs. L’ensemble finement gravé et délicatement colorié présente une belle qualité artistique. Livre très recherché: 30000 fr. (gr. pap.) Besombes 1930. Tandis que les livres remarquables de la bibliothèque Rahir se vendaient alors à compter de 1000 fr. Provenance: Ex-libris imprimé de Louis Jouvet, célèbre comédien, metteur en scène et directeur de théâtre français, professeur au Conservatoire national supérieur d’art dramatique.‎

Referenz des Buchhändlers : LCS-1864028

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
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€ 12.000,00 Kaufen

‎BEGUILLET, Edmé / PONCELIN, Jean-Charles.‎

‎Description historique de Paris, et de ses plus beaux monumens, Gravés en Taille-douce par F.N. Martinet, Ingénieur & Graveur du Cabinet du Roi ; Pour servir d’Introduction à l’Histoire de Paris & de la France : dédiée au Roi. Le plus bel ouvrage du XVIIIe siècle consacré à Paris, orné de 54 gravures de Martinet.‎

‎Bel exemplaire relié à l'époque provenant de la célèbre bibliothèque du Docteur Lucien Graux. A Paris, chez les Auteurs, et à Dijon chez Frantin, 1779-1781. 3 volumes in-8 de: I/ (2) ff., 2 frontispices gravés, xii pp., c pp., 384 pp., 20 planches hors texte; II/ 2 frontispices, xxiv pp., 414 pp., (1) f., 11 planches hors texte; III/ 1 frontispice, xi pp., 420 pp., 18 planches hors texte. Plein veau granité, dos à nerfs ornés, pièces de titre et de tomaison de maroquin rouge, filet or sur les coupes, tranches rouges. Reliure de l’époque. 197 x 117 mm.‎

‎Première et seule édition du plus bel ouvrage du XVIIIe siècle consacré à Paris. Cohen 692; Berkvam, La Vie parisienne, n° 41; Lacombe, Catalogue, n° 931; Dufour, 55; Mareuse, n° 12128. Ce titre inachevé, mais très finement illustré, est devenu rare dans toutes ses sorties : seul le premier volume est d'Edme Béguillet (mort en 1786) ; les deux autres, parus en 1780 et 1781, ont été rédigés par Poncelin (1746-1828). Il offre une série impressionnante de vues des principaux monuments de la capitale avant la Révolution, recommandables et par la finesse du trait et par la rareté de certaines représentations (notamment les établissements scolaires). C’est toute l’organisation de la capitale au long des siècles compilée au détour de ces pages qui donne un vaste aperçu de l’organisation de la Ville à la fin du XVIIIe siècle. Les contemporains appréciaient ces ouvrages finement illustrés et qui présentaient Paris sous son meilleur angle. Beguillet et Poncelin prenaient le relais de Piganiol de la Force avec sa Description historique de la ville de Paris et de ses environs dont la dernière parution datait de 1765. «Ouvrage orné de 3 titres gravés, 2 frontispices, 3 en-têtes, 10 planches d’allégories et de portraits et 39 planches de vues de Paris à 2 sujets par planche, le tout gravé par Martinet. Jolies illustrations.» (Catalogue des livres relatifs à l’histoire de la ville de Paris, 291) «Les titres, frontispices gravés et les charmantes gravures représentent les principaux monuments de Paris à la fin du siècle dernier. Les volumes II et III parus plus tard sont très rares». (Dufour, Bibliographie artistique, historique et littéraire de Paris avant 1789) « Les planches qui représentent les monuments de Paris ou les anciens boulevards, sont remarquables par la finesse du burin et fort intéressantes au point de vue des changements survenus dans Paris». On y remarque des scènes de rue animées, les collèges du Quartier Latin et l'école vétérinaire d'Alfort. "Martinet's etchings are perfect illustrations for these articles on all aspects of religious, civil, and intellectual life in Paris" (Michael L. Berkvam). Bel exemplaire relié à l'époque provenant de la célèbre bibliothèque du Docteur Lucien Graux.‎

Referenz des Buchhändlers : LCS-1864060

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Librairie Camille Sourget
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€ 12.500,00 Kaufen

‎BERTELLIUS‎

‎Omnium fere Gentium nostrae aetatis habitus, nunquam ante hac aediti. Illustration de la mode de la Renaissance, reliée en maroquin brun de Chambolle-Duru.‎

‎Bel exemplaire à grandes marges. Ferdinando Bertelli, Aeneis Typis Excudebat Venetiis, Anno 1563. In-4 comportant 1 titre gravé et 60 planches gravées sur cuivre. Maroquin brun janséniste, dos à nerfs, double filet or sur les coupes, roulette intérieure dorée, tranches dorées sur marbrure. Chambolle-Duru. 210 x 163 mm.‎

‎Première édition de ce « Recueil rare composé de 60 planches chiffrées ». Brunet, I, 815. Vinet 2085 ; Rahir 229 ; Cicognara 1588; Lipperheide 2. «Volume d’une grande rareté» (Vinet, Bibliographie méthodique et raisonnée des Beaux-arts). « Recueil de costumes gravés sur cuivre par Ferdinand Bertellius. Le volume comprend un titre gravé ornementé et 60 pl. numérotées de costumes d’hommes et de femmes.» «Première édition de cet ouvrage célèbre, presque inconnue. Les planches sont plus larges que celles des éditions suivantes, elles mesurent 104 x 154 mm, 118 x 156 mm, 98 x 152 mm, tandis que les planches postérieures de mesurent qu’à peu près la moitié». « Recueil précieux, composé de 60 planches. Les exemplaires qu’on rencontre ordinairement sont à la date de 1569, et les planches sont chiffrées». Colas mentionne 1 titre gravé et 64 planches gravées sur cuivre, chiffrées 1 à 60. Le recueil contient en fait 1 titre et 60 planches, certains exemplaires contenant des planches « sans numéro qui n'appartiennent peut-être pas à cette suite. » Brunet. Ces planches, d'environ 155 x 105 mm, représentent chacune un personnage masculin ou féminin dans un encadrement. Un panneau de bois suspendu à la branche d'un arbrisseau porte la légende. Les gravures illustrent la mode « Renaissance » de la péninsule italienne, de l'Espagne, des pays allemands et slaves, de la France mais aussi de la Turquie, de l'Éthiopie et des pays riverains de la méditerranée. Bel exemplaire à grandes marges.‎

Referenz des Buchhändlers : LCS-18640263

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Librairie Camille Sourget
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€ 25.000,00 Kaufen

‎BEVY‎

‎Histoire des inaugurations des rois, empereurs, et autres souverains de l’univers ; depuis leur origine jusqu’à présent. Suivie d’un précis de l’état des Arts & des Sciences sous chaque Regne : des principaux faits, mœurs, coutumes & usages les plus remarquables des François, depuis Pepin jusqu’à Louis XVI 81 costumes français du XIIIe au XVIIIe siècle.‎

‎Précieux exemplaire dont toutes les planches a été magnifiquement coloriées à la main et enluminées à l’époque. Paris, Moutard, Libraire de la Reine, 1776. In-8 de xvi pp., 559 pp., (5) pp., 14 planches à pleine page hors texte. Relié en plein veau porphyre de l’époque, triple filet doré autour des plats, dos à nerfs orné de fleurons dorés, pièce de titre de maroquin vert, filet or sur les coupes, tranches dorées. Reliure de l’époque. 195 x 123 mm.‎

‎Edition originale publiée à l’occasion des cérémonies du sacre de Louis XVI. Sander 138; Saffroy, I, 15227; Barbier, II, 755; Brunet, VI, 1310; Lipperheide 2479. «Né à Saint-Hilaire près d’Orléans, le 4 novembre 1738, Charles-Joseph Bévy, bénédictin de la congrégation de Saint-Maur et de la maison de Saint-Denis, avait atteint sa trente-huitième année, lorsqu’il publia un ouvrage intitulé: ‘Histoire des inaugurations des rois, des empereurs et des autres souverains de l’univers’ avec gravures, in-8. Ce livre, auquel le sacre récent de Louis XVI donnait un intérêt de circonstance, appela sur l’auteur l’attention bienveillante du comte de Saint-Germain.» L'ouvrage fut remarqué et valut au bénédictin dom Bévy (1738-1830), la charge d'historiographe de France pour la Flandre et le Hainaut. «14 figures comprenant 81 costumes, dessinés par Michel Rieg, gravés par Ingouf et Trière. » (Cohen, 145). «Ces 14 planches représentent environ 80 costumes français du XIIIe au XVIIIe siècle». (Colas, I, 320). Somptueux exemplaire, sans doute unique, dont toutes les planches ont été magnifiquement coloriées à la main à l’époque et rehaussées à l’or. Aucun bibliographe n’avait connaissance d’un tel exemplaire en couleurs.‎

Referenz des Buchhändlers : LCS-1864064

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Librairie Camille Sourget
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€ 6.500,00 Kaufen

‎BRANDT‎

‎Stultifera‎

‎Le premier ouvrage illustré par Dürer. L’un des touts premiers livres abordant la découverte de l’Amérique. In the chapter: de Geographica regionum inquisitione there is a passage on the discovery of America (If. 58 numbered 62) Première édition latine incunable publiée à Strasbourg ornée de 117 spectaculaires gravures sur bois. Strasbourg, J. Gruninger, 1er juin 1497. Brandt, Sébastien. [La Nef des Fous]. Stultifera Navis (traduit en latin par Jacobus Locher). Strasbourg, J. Gruninger, 1er juin 1497. In-4 de 112 ff. (mal ch. 116) (sig. A6 B-I6/4 K-X4/6 Y6) ornés de 117 bois gravés, 35-39 lignes, caractères romains (restaurations en marges des ff. 1 et 116 sans atteinte au texte). Reliure réalisée dans un parchemin du XIVè siècle. 220 x 153 mm. Edition latine incunable, la première publiée à Strasbourg et la quatrième latine générale du premier ouvrage illustré par Dürer. HC 3747; Pellechet 2820; Polain (B) 865; BMC III 795; Schreiber 3567; Goff B 1089; Proctor 480; Vouillième-Berl. 2301 ; Schmidt, Grüninger 30 ; Schreiber 3570 ; Muther 553. L’iconographie comprend 117 gravures sur bois, la plupart exécutées sur les dessins de Dürer. Cette illustration reprend les bois gravés dans l’édition allemande donnée par le même imprimeur en 1494, avec cependant 3 nouvelles figures sur bois. “The woodcuts are very interesting and remarkable. Many woodcuts show clear elements of Durer’s style, that he must have part on the illustration of this work in any manner. Latin edition in verses. In the chapter: de geographica regiorum inquisitione there is a passage on the discovery of America (1f. 58 numbered 62). Some chapters concern physicians a. the medicine”. «De Colmar, Dürer gagna Bâle qui était à cette époque un grand centre de l’imprimerie, branche en plein essor. Dürer y travailla comme graveur sur bois tout en dessinant également de nombreuses esquisses au profit d’autres artisans graveurs. Il se consacra à l’illustration de l’œuvre la plus connue de Sebastian Brandt, ‘La Nef des fous’. Il resta d’ailleurs très lié avec cet éditeur tout le restant de sa vie. On ne sait où il se rendit en quittant Bâle mais une chose est certaine: les années 1490-1494 sont caractérisées par une première activité intense dans le cadre d’une Renaissance bouillonnante et enthousiaste». Albert Dürer, Catalogue raisonné. «Cet ouvrage singulier a eu une grande vogue à l’époque où il parut et les gravures en bois très remarquables dont il est orné le recommandent encore aux curieux. L’édition la plus ancienne que l’on connaisse de cette traduction est celle décrite ci-dessus». Brunet, I, 1204. Né à Strasbourg en 1458, Sébastien Brandt écrivit cet ouvrage lorsqu’il devint conseiller de l’empereur Maximilien Ier. L’idée du poème remonte peut-être à une ancienne coutume de Mardi gras, particulière aux populations du Haut et Bas-Rhin. L’auteur fait s’embarquer sur un navire tous les fous du pays, représentant les différentes classes sociales: clergé, noblesse, magistrature, université, négoce, paysans, cuisiniers… A chacun est consacré un chapitre permettant ainsi à Brandt d’esquisser une caricature des diverses corporations et professions et une satire des principales sottises, abus et vices de la nature humaine. Chacune des 117 figures sur bois illustre avec une verve acérée les scènes de la vie quotidienne et représente les costumes de l’époque. La modernité de l’illustration confère à l’ouvrage un intérêt majeur et en fait l’un des plus célèbres illustrés de l’histoire du livre. C’est en effet l’un des premiers exemples de gravures humoristiques et l’une des premières illustrations directement adaptées à un texte. Exemplaire à grandes marges (hauteur 220 mm), de l’une des plus rares éditions incunables. N°17 dans le classement de Frédéric Barbier («La Nef des fous au XVè siècle: un projet de recherche» in Histoire et Civilisation du Livre, III, Droz, 2007).‎

Referenz des Buchhändlers : LCS-1864070

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
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€ 29.000,00 Kaufen

‎BRUZEN DE LA MARTINIERE‎

‎Cérémonies‎

‎Edition originale du plus beau livre illustré français sur les mœurs, cérémonies et coutumes civiles et religieuses du XVIIIe siècle. Illustré de 266 gravures de Bernard Picart, il est relié en maroquin rouge par Chilliat né en 1784, relieur de l’Impératrice Marie-Louise. Amsterdam, 1723-1743. Bernard, Jean-Frédéric. Bruzen De La Martiniere Antoine-Augustin. Cérémonies et coutumes religieuses de tous les peuples du monde Représentées par des Figures dessinées de la main de Bernard Picard: avec une explication historique, & quelques dissertations curieuses. 8 t. en 9 vol. [12]-xlii[8]-153-206-[2], [4]-197-[1]-104, [4]-211-[1] (avec pp. clxv-clxiii)-49-[3]-150-[2] (saut de pag. sans manque dans la 2ème partie), [4]-386-38-84-[1], 396, [4]-13-348-[2], [4]-291-[1]-32-160, [16]-288, [8]-120-[1-1 bl.-4]-164 (=184) pp. - Lebrun Pierre. Thiers, Jean-Baptiste. Superstitions anciennes et modernes préjugés vulgaires qui ont induit les peuples à des usages & à des pratiques contraires à la religion. Avec des figures qui représentent ces pratiques. 2 volumes. [4]-xviii-[2]-268-72,[8]-133-[1 bl.]-326-[16] pp. (faux titre déchiré sans manque, rest.). Amsterdam, J. F. Bernard, 1723-1743, n 1733-1736. Soit 11 volumes in-folio (qq. bruniss). Plein maroquin à grain long rouge, cadres de filets et roulette feuillagée dorés sur les plats, dos à 5 nerfs, caissons joliment ornés de larges fleurons piquetés dorés, bordures, coiffes et coupes ornées dorées. Riche reliure en maroquin signée «Chilliat», né en 1784. 430 x 273 mm. Édition originale du plus important, du plus complet et du plus richement illustré livre français du XVIIIe siècle sur les mœurs, coutumes et cérémonies civiles et religieuses observées chez les différentes nations à cette époque. Conlon 23:35 (= BN, BL, NUC); Cohen 134 ; Brunet I-1742 ; Sabin 4931; STCN. « Ouvrage qui doit presque tout le succès qu'il a obtenu aux 266 belles gravures dont il est orné. C'est une œuvre extraite des écrits de R. Simon, de J. Abbadie, de Dupin, de Thiers, du P. Le Brun, de Boulainvilliers, de Reland, etc., sur le même sujet. La rédaction en est due à J. -Fréd. Bernard, libraireéditeur, au ministre Bernard, à Bruzen de la Martinière, et autres. Les premiers volumes ont été réimprimés en 1735 et 1739, avec quelques augmentations dans le texte; mais la première édition est celle qu'on préfère, parce qu'elle contient les premières épreuves.» Les deux volumes de supplément (surtout en grand papier) et les deux de superstitions sont fort difficiles à trouver. » cohen. L'éditeur présente ainsi son entreprise : « Le premier deffein du Libraire qui a entrepris ce Recueil était de le réduire en quatre Volumes in Folio, fuivant le programme qu'il en publia en Novembre 1720. Il le divifoit alors en deux Claffes, dont la première renfermait les « Cérémonies Religieufes, les pratiques & les ufages introduits à l'occafion, ou fi l'on veut, pour l'amour de la Religion ; les Cérémonies nuptiales, de nativité & funèbres de tous les Peuples du Monde, les Cérémonies fuperftitieufes, les Habillemens des Ecclefiaftiques &c. » La seconde renfermait les « Cérémonies Civiles, c'eft-à-dire celles qui fe pratiquent au Couronnement des Souverains de l'Univers, les Exercices & les jeux, les Entrées publiques & les Tournois, les Ballets, les Caroufels, les Inftallations des Chevaliers, les Mafcarades &c. les peines & les fuplices, divers ufages des hommes dans la Vie Civile, les habillemens de toutes les Nations du Monde, tant de Cérémonie, qu'ordinaires &c. » Voilà le plan contenu dans ce programe : Nous fommes toujours refolus de fuivre cet ordre ; mais il s'en faut bien que tant de matière ne puiffe être réduite en quatre volumes. A peine fuffiront ils pour ces Cérémonies & Coutumes Religieufes que l'on doit regarder comme générales, & qui font établies par l'autorité des Ecclefiaftiques, que l'on peut appeler les Dépofitaires des Rites Religieux. » Ex. complet du supplément en 2 volumes (i.e. t. VII & VIII) et de "Superstitions" qui sont «fort difficiles à trouver» (Cohen). Ouvrage recherché pour son abondante et impressionnante illustration gravée sur cuivre en premier tirage (complet): frontispice (manque souvent ayant été publié postérieurement) et 266 planches hors-texte dont 28 dépliantes et 11 sur doubles pages, 9 vignettes de titre et qqs bandeaux dispersés dans l'ouvrage. Belles illustrations, dépeignant les rites et rituels des diverses croyances mais aussi des costumes, et divinités, etc. (la plupart avec plusieurs sujets par planche). L'ouvrage traite des religions pratiquées par les juifs et les catholiques (t. I & II), les peuples des Indes Occidentales (Amérique) et Orientales (t. III), de l'Orient (Moluques, Bornéo, Chine, Japon, Laponie, Perse, Afrique..., t. IV) les orthodoxes et les protestants (coptes, arméniens, vaudois, luthériens..., t. V), les anglicans, quakert et anabaptistes mais aussi les "fanatiques", convulsionnais, adamistes, sectes mystiques francs-maçons etc. (t. VI) et les "mahométans" (t. VII, contenant aussi un supplément et des tables) et les t. VIII & IX constituent un supplément avec des chapitres sur les ordres militaires, la sorcellerie, les fêtes du carnaval, la fête des fous (de J.-B. Du Tilliot)... Les 2 derniers volumes sont relatifs aux superstitions. Superbes reliures réalisées par Chilliat, né en 1784, relieur de l’Impératrice Marie-Louise. Ex-libris armorié à la devise "Pax et Libertas" et ex-libris Wolvenbosch et Dr. L. De Winter. Cachet moderne sur les contreplats.‎

Referenz des Buchhändlers : LCS-1864072

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
Paris France Francia França France
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€ 48.000,00 Kaufen

‎DEZALLIER D'ARGENVILLE‎

‎La Vie des plus fameux peintres‎

‎Précieux et superbe exemplaire de dédicace sur grand papier offert par l’auteur, Dezallier d’Argenville, avec sa signature autographe, au Marquis Philibert d’Orry (16891747), ministre d’État du roi Louis XV, orné de 172 portraits de peintres. Paris, 1745. Provenances: Dezallier d’Argenville (l’auteur); Philibert d’Orry (dédicataire, ministre d’État du roi Louis XV); Jean Martin Partyet (Écuyer du roi Louis XVI); André Gutzwiller. Argenville, Antoine-Joseph Dezallier d'. Abrégé de la Vie des plus fameux peintres, avec leurs portraits gravés en taille-douce, les indications de leurs principaux ouvrages, Quelques Réflexions sur leurs caractères et la manière de connoître les desseins des grands Maîtres. Par M. *** de l'Académie Royale des Sciences de Montpellier. Paris, chez De Bure l'Aîné, 1745. 2 volumes in-4 de: I/1 frontispice gravé, (4) ff., xlviii pp., 443 pp.; II/ 1 frontispice gravé, (1) f., viii pp., 483 pp. Maroquin rouge, triple filet doré encadrant les plats, armoiries au centre, dos à nerfs ornés, double filet or sur les coupes, roulette intérieure, tranches dorées. Reliure armoriée de l'époque. 260 x 190 mm. Précieux exemplaire de Dédicace au marquis Philibert d’Orry, ministre d’État du roi Louis XV, offert par l’auteur avec sa signature autographe. Somptueuse édition originale ornée d’1 frontispice dessiné par Latouche et gravé par Fessard, de bandeaux, lettrines et culs-de-lampe et de 172 « portraits» in-texte. (69 + 103), gravés en taille-douce. «Ouvrage estimé et devenu rare. » (Brunet, II, 522). cette édition est préférable à celle de 1762 car les portraits sont ici en premier tirage, mentionne le bibliographe. « Les épreuves sont de premier tirage et meilleures que dans l'édition suivante. » (Cohen, 91). Dès sa jeunesse, Dezallier D'Argenville s'adonna à l'étude des beaux-arts, sous la direction du dessinateur Bernard Picart, du peintre De Piles et de l'architecte Leblond. En 1713, il fit un voyage en Italie, pour se perfectionner dans la connaissance de la peinture. Il voyagea aussi en Angleterre en 1728. « Très proche du chancelier d'Aguesseau, sa fortune et son goût pour les sciences et les arts l'amenèrent à collectionner puis à publier des ouvrages sur ses sujets de prédilection. » « Son « Abrégé de la vie de quelques peintres célèbres », parut en 1745, 2 volumes in-4. Les peintres dont d'Argenville a parlé dans cet ouvrage sont au nombre de 180. Quelque temps après il donna les « Vies » de plusieurs autres peintres dans un supplément remarquable par des vers qui, coupant de temps en temps le fil de la prose, jettent dans cette suite de l'ouvrage plus de variété. Les vers ne sont point de d'Argenville, c'est le chevalier de Laurès qui en est l'auteur. » Magnifique exemplaire imprimé sur grand papier de Hollande avec les gravures en tirage somptueux et puissant, relié en maroquin rouge de l'époque aux armes du marquis Philibert D'Orry, (né à Troyes en 1689, mort dans son château en 1747), alors Ministre d'État, Contrôleur Général des Finances, Directeur Général des Bâtiments du Roy, Commandeur et Trésorier de l'Ordre du Saint-Esprit. Issu d'une famille de Gentilhomme Verrier. Son père, s'enrichira considérablement durant la Guerre de la Succession d'Espagne, jusqu'à s'occuper des finances du roi d'Espagne. Philibert d’Orry, après avoir été Capitaine de Cavalerie, puis Conseiller au Parlement de Paris en 1715, Intendant à Lille, à Soissons et en Roussillon entre 1722 et 1728, va devenir, grâce à la protection du Cardinal De Fleuri, Contrôleur Général des Finances en 1730 et des Bâtiments du Roi en 1736. Financier habile et intègre, il va durant 15 ans, rétablir les finances du royaume, en s’inspirant de son prédécesseur, Jean-Baptiste Colbert, natif comme lui de Troyes. Il fit terminer le Canal de Crozat, favorisa la Manufacture de porcelaine de Vincennes (aujourd’hui Sèvres), réformant, la Compagnie des Indes, il développa le commerce avec le Canada, les Indes, il protégea, aussi, l’Académie royale de peinture et de sculpture en 1737, tout cela lui attira la haine et la jalousie de la Cour. Mais n’écoutant que son Devoir, il fit achever ‘la triangulation’ de la France, et instaura la ‘Corvée Royale’ pour la construction et l’entretien des routes et chemins à travers la France, etc… Confronté à l’ambition et à l’opposition de Madame de Pompadour, qui voulait placer ses amis au Pouvoir, en 1745, il fut tenu de démissionner et de se retirer dans son château de la Chapelle Geoffroy, à Saint-Aubin dans l’Aube. Il y mourut 2 ans après, en 1747, sans avoir pu revenir à Paris. Un volume de supplément, paru en 1752 est joint à l’exemplaire (également relié en maroquin rouge de l’époque). En 2002, il y a 22 ans, ces deux volumes aux armes de Maurepas, non offerts par l’auteur furent vendus 25000 € et en 2006, ces mêmes volumes non armoriés furent vendus 17000 €.‎

Referenz des Buchhändlers : LCS-186424

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
Paris France Francia França France
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€ 15.000,00 Kaufen

‎GARNERAY‎

‎(Vues des côtes de France dans l’Océan et dans la Méditerranée peintes et gravées par M. Louis Garneray, décrites par M. E. Jouy, de l’Académie Française). Le plus beau livre français de marines et de ports aquarellés par le peintre Louis Garneray sous le règne du Roi Charles X.‎

‎Magnifique exemplaire du rarissime tirage avant la lettre gravée à droite. [Paris, Panckoucke, 1823-1832]. In-folio de 64 planches. Demi-maroquin vert à long grain avec coins, double filet doré, dos orné. Reliure de l’époque. 482 x 323 mm.‎

‎Édition originale et premier tirage du plus beau livre illustré français de la Restauration orné de 64 estampes à pleine page somptueusement aquarellées à l’époque par Garneray illustrant les ports, villes et côtes de France de la mer du nord à la Méditerranée. Ce livre, divisé en 3 parties, publié en 16 livraisons (et non 15 comme dit Brunet) de 4 planches chacune avec un texte, est rare complet des 64 estampes. Elles furent parfois reliées seules, sans le texte, cas du présent exemplaire. Louis Ambroise Garneray (1783-1857) quitta la marine nationale en 1800. Capturé par les anglais en 1806 et libéré le 18 mai 1814, il revint à Paris. «Il était admirablement doué pour les arts et, en fait, au cours de sa carrière de marin, n’avait jamais cessé de dessiner et de peindre. Il se remit à l’ouvrage, travailla probablement avec des membres de sa famille, apprit la gravure avec Debucourt et commença à exposer. Il se fit connaître en 1815 par «La descente des émigrés français à Quiberon», qui, admis au Salon, fut acquis par le comte d’Artois. Garneray fit dès lors figure de peintre de la cour, travailla pour le duc de Berry, concourut, en 1817, pour la charge de peintre de marine du duc d’Angoulême, amiral de France, qui l’agréa. Il épousa, en 1820, Anne-Julie-Joséphine Cavaroz, fille d’un administrateur des Quinze-Vingts, entreprit, avec Etienne Jouy, un grand ouvrage: «Vues des côtes de France dans l’Océan et dans la Méditerranée», qui l’amena à visiter tous les ports de France de 1820 à 1823. La peinture de Louis Garneray est d’une grande valeur. Ses marines, lumineuses et bien colorées, admirablement composées, où l’harmonie des ensembles égale l’exactitude des détails, sont parmi les plus belles qui aient été exposées à son époque. A la fin de 1841, Garneray demanda à travailler pour la Manufacture de Sèvres; on l’y admit sans titre officiel, ce qui lui laissa toute sa liberté. Il fournit de nombreux modèles pour la peinture sur porcelaine mais ne résida pas à Sèvres». Ce magnifique ouvrage est ici en parfait état de conservation. Toutes les estampes aquarellées sont d’une fraîcheur remarquable. Il est conservé dans son élégante reliure en demi-maroquin vert décoré de l’époque. Quant à la cote des «Vues de Port de Garneray», elle s’envole littéralement. Vue du port d’Anvers 41 x 69 cm: 50 € - le 27 mars 1947 à Drouot. Vue du port d’Anvers 41 x 69 cm: 63000 € - le 23/10/2006 à Drouot (Beaussant-Lefèvre). Les exemplaires complets des 64 estampes en superbe coloris et reliure du temps sont fort recherchés. £56,000 (environ 95000 €) le 30 mars 1994 chez Christie’s Londres, lot 63. 159033 FS (140000 €) le 12 novembre 2006 chez Koller-Genève, lot 1539. 145000 € le 7 juin 2007. Librairie Sourget – Cat XXXV lot 220. Précieux exemplaire du rarissime tirage avant la lettre droite et avec la numérotation des estampes.‎

Referenz des Buchhändlers : LCS-186447

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
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€ 25.000,00 Kaufen

‎GOLTZIUS‎

‎La Passion‎

‎Goltzius (Hendrik), La Passion (1596-1598). Suite complète de 12 planches. (F. W. H. Hoolstein, n° 21 à 32) “Extremely scarce as a complete set. Bartsch 27-38.” «Goltzius est un superbe graveur et ses œuvres sont justement recherchées» E. Benezit. «Un virtuose du burin comme l’histoire de la gravure n’en a jamais connu».E. Rouir. Goltzius, Hendrik. La Passion. Suite complète de 12 planches. (F. W. H. Hoolstein, n° 21 à 32). 1596-1598. In-4 en hauteur, burin. Splendides épreuves du 1er état sur 2. Complete set of 12 engravings, 1596-98. Each approximatively 200 x 130 mm; 8 x 5 inches. First state (of 2), before the address of de Wit. Marges du cuivre conservées. Bords tendus sur une feuille de montage pour chacune, réunies dans une reliure cartonnée. Dimensions des pages : 308 x 248 mm Dimensions des gravures : 199 x 132 mm. «Extremely scarce as a complete set. Bartsch 27-38». Précieux exemplaire du plus grand graveur au burin de l’histoire de la gravure qui a composé ces 12 pièces dans la manière de Lucas de Leyde, «ce qui lui a parfaitement réussi». A. Bartsch. «En Hollande, ce siècle s’achève en apothéose avec Hendrick Goltzius (1558-1617), virtuose du burin comme l’histoire de la gravure n’en a jamais connu.» «La renommée d'Hendrick Goltzius dans le domaine artistique et, plus précisément dans celui de la gravure a toujours été confirmée. L. Alvin, en 1856, parlait de Goltzius en termes élogieux : « Génie inventif et ardent, il avait ouvert une voie nouvelle à son art qui, depuis Durer et Lucas de Leyde, n’avait pas fait de progrès sensibles aux Pays-Bas ». De même, Eugène Dutuit en 1881-1885 l'estimait comme l'un « des plus éminents graveurs qui précéda Rubens». «La renommée de Goltzius continua à croître, puisqu’en 1595 Rodolphe II lui accorda le Privilège Impérial permettant de protéger ses gravures des contrefaçons. Par ailleurs, l'entreprise de publication de H, Goltzius, ayant atteint une réputation internationale expédiait des gravures à Amsterdam, Francfort, Venise, Rome, Paris et Londres dès 1597. Enfin, quelque temps avant son décès en 1598, Philippe II avait exprimé le désir d'avoir un dessin de Goltzius, une Pietà. Les estampes de Goltzius sont toutes dignes d’intérêt tant par leur beauté, leur composition, le foisonnement de détails, le rendu des expressions, leur finesse que par la dextérité de leur auteur permettant, sur chacune d’entre elles, d’apprécier la technique du burin. Cette méthode de gravure est une gravure en creux, appelée encore taille-douce. Les traits du dessin initial sont traduits par des creux tracés à l’aide d’un burin sur une plaque de métal et plus spécialement de cuivre, ce qui rend les corrections ardues. De ce fait, le burin est, dans le domaine de la gravure, la technique la plus difficile qui soit.» Persée. Estampe n° 11 – La mise au tombeau, description: La onzième estampe de La Passion du Christ de Goltzius est consacrée à la mise au tombeau. Jésus fut enterré dans un « tombeau neuf, dans lequel personne n'avait encore été mis » (évangile selon saint Jean), situé près du lieu de la crucifixion. Goltzius reprend ici un thème maintes fois traité par le passé. Toutefois, son originalité parvient à se dégager d'un schéma plusieurs fois usité consistant à traiter la scène en extérieur en montrant une partie de la tombe taillée dans le roc. Goltzius adopte une composition inverse. Dürer dans ses mises au tombeau (Petite Passion sur cuivre, Petite Passion sur bois, et Grande Passion) présentait la scène en extérieur avec le tombeau tandis qu'à l'arrière-plan apparaissait l'entrée de la sépulture. Goltzius, quant à lui, a situé sa scène à l'intérieur même de la sépulture, dans une grotte, alors qu'à l'arrière-plan seule l'ouverture taillée dans le roc ouvre sur l'extérieur. Mais ce parti pris n'est pas tellement étonnant de la part de Goltzius. Depuis le début de sa série sur La Passion du Christ, il insistait, dès que sa scène le permettait, sur le cadre architectural, s'y sentant plus à l'aise qu'avec le paysage. La grotte se substitue à l'architecture, les masses de pierres remplacent les bâtiments. Goltzius peut ainsi, comme avec l'architecture, travailler l'ombre et la lumière. Les zones lumineuses sont rendues par quelques tailles dispersées sur un fond laissé en réserve comme à l'entrée de la sépulture. D'autres zones sont quadrillées de tailles, de manière à représenter l'ombre. Les demi-teintes sont rendues à l'aide de tailles horizontales où s'insèrent parfois des tailles verticales. Enfin pour accuser le volume, le relief, Goltzius marque chaque arête de pierre d'une taille discontinue plus profonde ou au contraire d'un liseré blanc selon l'intensité de la lumière. Multipliant les contrastes, Goltzius place dans l'ouverture de la grotte un couple de paysans en contre-jour se détachant sur un fond clair. Ce schéma, sans précédent, sera adopté par Adam Elsheimer (1578-1610) dans ses Trois Marie au tombeau du Christ de 1603-1605 (Rheinisches Lendesmuseum, Bonn) ainsi que par son élève Pieter Lastman (1583-1633) dans sa Mise au tombeau du Christ (Musée des Beaux- Arts de Lille) datant de 1612. Goltzius axe sa composition sur une oblique montante donnée par le tombeau, reprise par le corps de Jésus pour se terminer au niveau de la tête de Jean - personnage situé à droite, qui d'une main essuie ses larmes. Cet axe permet à Goltzius de creuser sa composition contrairement aux scènes identiques traitées dans le passé comme Duccio (vers 1260, 1318-19) dans son Ensevelissement du Christ de sa Maestà (1308-1311) de Sienne, comme Roger van der Weyden (1399-1400, 1464) dans sa Mise au tombeau des environs de 1450-51 (Galerie des Offices, Florence), comme Schongauer dans La Mise au tombeau de sa Passion du Christ, ou Dürer dans sa Mise au tombeau de 1512 de la Petite Passion sur bois. Tous privilégient un axe frontal, entraînant l'aplanissement de la scène. Cependant, Dürer dans sa Mise au tombeau de 1512 (Petite Passion sur cuivre), soit trois ans après celle de La Petite Passion sur bois, installe le tombeau de biais. Il en est de même chez Lucas de Leyde dans sa Mise au tombeau (1521) de la Petite Passion où le tombeau creuse l'espace. Par ailleurs, les protagonistes, chez Goltzius, se rassemblent autour du tombeau, ce qui permet d'accentuer l'oblique de la composition. Cet effet se retrouve, en partie, chez Dürer dans sa Mise au tombeau (vers 1496-97) de la Grande Passion : le tombeau est mis frontalement à l'arrière-plan mais certains personnages forment une oblique s'orientant vers lui. L'originalité de Goltzius réapparaît au niveau de ses protagonistes, non par la multiplicité - déjà présente dans La Mise au tombeau (vers 1497-98) de La Grande Passion de Dürer - mais par la diversification de ces derniers. D'une part, on trouve les personnages habituellement présents dans une mise au tombeau : la Vierge assise, tenant la main du Christ ; Jean à droite au fond de la grotte, MarieMadeleine - à gauche du tombeau - essuyant ses larmes. D'autre part, quatre individus soutiennent le corps du Christ, contrairement à l'iconographie traditionnelle qui n'en conçoit que deux : Nicodème, portant les pieds du Christ, est présenté de dos et Joseph d'Arimathie - un disciple de Jésus - portant le Christ sous les aisselles. À cela, Goltzius rajoute deux personnages dont l'un semble être Pierre. Deux saintes femmes entre Marie-Madeleine et Jean sont également présentes. Mais l'apport de Goltzius réside dans l'introduction du couple de paysans et celle des deux enfants. En variant ses protagonistes et en les multipliant, Goltzius met en évidence l'aspect émouvant de la scène. Par ailleurs, il insiste sur l'affliction commune en représentant des enfants dont l'un se frotte les yeux en désignant Jean - pleurant également. Ce procédé n'est qu'une redite de son Ecce Homo où, là aussi, il avait représenté un enfant mais là, ce dernier symbolisait la condamnation unanime du Christ. De même, la position de Nicodème, au premier plan, fermant la composition n'est qu'une reprise d'un schéma présent dans toutes les compositions de sa série sur La Passion du Christ. En outre, il semble que Goltzius ne veuille pas organiser ses scènes selon un point de vue unique : celui du spectateur, d'où ce personnage nous tournant le dos. Pour hiérarchiser ses personnages, Goltzius se sert de la lumière qui déferle de l'ouverture de la grotte inscrivant ainsi une seconde oblique, contraire à la première, mais moins insistante. Cette lumière éclaire les seuls visages du Christ et de Marie de manière à insister sur l'aspect pathétique de la scène. Par ailleurs, la lumière effleure le visage de Jean de façon à le sortir de l'anonymat qu'entraîne sa position au sein de la gravure. De plus, cette lumière permet de modeler le corps du Christ : sa chair est inerte, molle. Ses bras, paraissant désarticulés, sa tête s'affaissant, accusent cette impression. Toutefois, la source lumineuse n'est pas toujours respectée. Nicodème est éclairé par une lumière autre que celle de l'ouverture de la grotte puisque son dos est éclairé. En contradiction, son ombre, portée sur le sol, respecte la source lumineuse issue de l'ouverture. Goltzius insiste également sur les drapés. Ces derniers créent comme une rythmique au sein de la composition : le drapé de la Vierge forme un « S » à l'envers, le linceul du Christ contraste avec sa chair, enfin ceux des autres protagonistes ponctuent la composition tout en révélant la dextérité de Goltzius. Ainsi Nicodème est vêtu d'un long manteau dont les deux manches sont reliées dans le dos. Goltzius peut, de cette façon, s'attarder sur les plis et les replis, jouant sur leurs verticalités contrariées par l'arrondi du drapé reliant les deux manches. De même, cet attachement aux détails révèle son goût pour le maniérisme et lui permet d'enrichir sa composition sans, pour autant, en abuser. De la sorte, au premier plan, Goltzius a représenté la couronne d'épines, symbole de son couronnement ainsi qu'un pot d'onguent permettant de préparer le corps du Christ au repos éternel. Goltzius, en respectant l'iconographie traditionnelle, a su redonner un souffle nouveau à un thème traité depuis plusieurs siècles, en plaçant sa scène dans une grotte, modifiant de ce fait l'agencement mais surtout l'atmosphère par le biais de l'intensité lumineuse. «Extremely scarce as a complete set». Un chef-d’œuvre hollandais de la fin du XVIe siècle en bel état de conservation.‎

Referenz des Buchhändlers : LCS-186454

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
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€ 20.000,00 Kaufen

‎GREGOIRE‎

‎Explication des cérémonies de la Fête-Dieu d’Aix-en-Provence, Ornée de figures du Lieutenant de Prince d’Amour (sic) ; du Roi & Bâtonniers de la Bazoche ; de l’Abbé de la Ville ; & des Jeux des Diables, des Razcassetos, des Apôtres, de la Reine de Saba, des Tirassons… Les cérémonies de la Fête de Dieu d’Aix en Provence imprimées en Aix en 1777.‎

‎Edition originale de ce curieux ouvrage sur les fêtes instituées sous le règne du Roi René. A Aix, chez Esprit David, 1777. In-12, 1 portrait, 220 pp., ii pp., 13 planches dépliantes. Conservé broché tel que paru, à toutes marges car non rogné, qq. usures au dos. Brochure de l’époque. 188 x 110 mm.‎

‎Edition originale de ce curieux ouvrage sur les fêtes instituées sous le règne du Roi René. Leur origine se situe vers l’an 1462, elles donnaient lieu à des jeux, des processions, des joutes, des tournois, etc… E. Rouard, Notice sur la bibliothèque d’Aix dite de Méjanes, p. 53; G. Mourey, Le livre des fêtes françaises, 284, 286-8; Jacques Billiord, Le livre en Provence du XVIe au XVIIIe siècle, pp. 17, 103; Vinet, 819; Cohen-De Ricci 367-368; Lipperheide Sl 20; Rümann859. Exemplaire bien complet des 12 planches dépliantes à l’eau-forte avec des légendes en provençal, ces très pittoresques figures sont dessinées et gravées par P. et G. Grégoire (fils de l’auteur) qui furent les inventeurs de la peinture sur velours, avec la planche de musique gravée (marche du lieutenant du Prince, airs de la Reine de Saba, des chevaux frux (sic) de la passade, du guet) et en frontispice le portrait du roi René d’Anjou par G. Grégoire, soit en tout 14 figures. (Barbier, t.2, col. 378). “Cet ouvrage est de Gaspard Grégoire, natif d’Aix. Les figures ont été dessinées par Paul Grégoire, un de ses fils, et gravées par Gaspard, frère de Paul. Ce sont ces deux fils Grégoire qui sont les inventeurs de la peinture sur velours”. (Barbier, anonymes, III, 378). Instituted by King René [titular King of Naples (1435-1480)], the Fête-Dieu is one of the most popular, most original, and most picturesque of all festivals in Provence; it is at Aix that it was always held, and was celebrated with the greatest enthusiasm and magnificence; its naive rites were always observed with the greatest respect. It was originally a tournament, opening on the Monday of Pentacost by the nomination of officers or knights of which the principal ones were the Lieutenant of the Prince of Love, the Abbot of the City, and the King of La Basoche ; it lasted until the Saturday after the Fête-Dieu” (Mour). L’intérêt de ce livre est tel qu’un fac-similé fut réalisé à Marseille en 1978. Précieux exemplaire conservé broché tel que paru, à toutes marges car non rogné. The nuc contains an entry for an edition of 1773 at the Detroit Institute of Arts and two other locations. Upon inspection, this has been found to be a ghost.‎

Referenz des Buchhändlers : LCS-A7

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
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€ 2.500,00 Kaufen

‎GRILLONI‎

‎Costumes militaires‎

‎Manuscrit original illustré de 73 dessins aquarellés représentant l’armée italienne adoptant la tenue prussienne dédicacé «All Eminentissimo et Reverenoissimo Principe Il Sigr Cardinale Ignazio Buoncompagni». Rome, 26 juin 1786. Grilloni, Antonio. Manuscrit original dédicacé «All Eminentissimo et Reverenoissimo Principe Il Sigr Cardinale Ignazio Buoncompagni». Rome, 26 juin 1786. A series of 73 carefully drawn and well-executed water-colour drawings illustrating Italian Military Costume, with specially drawn and coloured title-page «Maneggio d'Armi alla maniera Prussiana per uso del Battaglione de Soldati in luogo de Corsi," and carefully written. Introduction signed B. V. E. and Antonio Grilloni, Rome, 26 Giugno, 1786. In-4. Cuir de Russie tabac, roulette dorée autour des plats, dos à nerfs orné de fleurons dorés, roulette dorée sur les coupes, tranches dorées. Reliure de l’époque. 296 x 234 mm. Superbe album complet regroupant 73 dessins aquarellés, avec la page de titre signée BVE et Antonio Grilloni. Un magnifique traité militaire aux teintes particulièrement vives montrant l'adoption de l'habit militaire prussien par l'armée italienne, par BVE et Antonio Grilloni en date du 26 juin 1786. Il présente 161 soldats dans diverses postures, de dos, de face ou de profil, tenant leurs armes à la main selon les situations. Provenance: Sir Charles Abney Hastings, 2e Bart (1792-1858), ex-libris ; de la collection Willesley Hall.‎

Referenz des Buchhändlers : LCS-186457

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
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€ 17.500,00 Kaufen

‎CROZET, Julien et ROCHON, Abbé Alexis-Marie de.‎

‎Nouveau voyage à la Mer du Sud, Commencé sous les ordres de M. Marion, Chevalier de l’Ordre royal & militaire de S. Louis, Capitaine de brûlot ; & achevé, après la mort de cet Officier, sous ceux de M. le Chevalier Duclesmeur, Garde de la Marine. Cette Relation a été rédigée d’après les Plans & Journaux de M. Crozet. On a joint à ce voyage Un Extrait de celui de M. De Surville dans les mêmes Parages. L’expédition rivale de Kerguelen à la découverte de la Terre australe.‎

‎La France attache son nom à l’exploration des Mers Australes et publie la première carte de la Nouvelle-Zélande. Paris, Barrois l’aîné, 1783. In-8 deviii pp., 290 pp., 5 planches et 2 cartes hors-texte dont 1 dépliante, (1) f. Plein-veau marbré, filet à froid encadrant les plats, dos lisse orné de filets dorés, pièce de titre de maroquin rouge, filet or sur les coupes, tranches rouges. Reliure de l’époque. 189 x 120 mm.‎

‎Édition originale de la plus grande rareté de cet ouvrage capital pour l’histoire de la Nouvelle-Zélande et de la Tasmanie. Il s’agit du récit de l’une des toutes premières expéditions françaises en Australie et en Nouvelle-Zélande. Sabin, XVII, 439; Davidson, A Book Collector's Notes, pp. 98-99 ; Dunmore, t. I, p. 182 ; Du Rietz, Bibliotheca Polynesiana by Kroepelien, 1104 ; Hill, 401; Hocken, pp. 21-22; Howgego, I, C222, p. 285; Le Nail, Explorateurs et Grands Voyageurs Bretons, p. 32; New Zealand National Bibliography, t. I, 1502. “The first printed French maps of New Zealand were Marion Dufresne’s maps of 1772 in this account of Crozet’s voyage.” (Tooley, The Mapping of Australia, p. XII et p. 308, 158). “Crozet’s narrative, apart from the drama of its story, has much careful observation on Maori life and custom and, with the reports of Cook and his officers, was virtually the only source material available for 40 years… ” (New Zealand National Bibliography). “It is an exceedingly rare item and is seldom available.” (Davidson, A Book Collector’s Notes, pp. 98-99). Excellent marin, bien en cour, féru des nouveautés scientifiques, mais aussi commerçant très actif, sa curiosité est éveillée par l’accostage à Port-Louis du « Brisson », lequel ramène en Polynésie le Tahitien Ahu-Toru qui avait accompagné Bougainville en France et auquel le célèbre circumnavigateur avait promis le retour au pays. L’intendant Pierre Poivre a des instructions très précises et le devoir d’organiser la suite du voyage. Marion-Dufresne propose de l’organiser - en grande partie à ses frais - en combinant le retour de Ahu-Toru, l’exploration du sud des Océans Indien et Pacifique au-delà des 45° de latitude sud afin de repérer un éventuel continent inconnu, la reconnaissance du littoral de la Nouvelle-Zélande aux fins «de profits de pêche», et, enfin, la poursuite de la recherche vers le détroit de Torrès et Timor d’un endroit «propice à l’établissement d’un comptoir commercial». Poivre est d’accord, informe le ministre et met à la disposition de l’entrepreneur-marin une flûte de 450 tonneaux le « Mascarin » ; Marion-Dufresne affrête de son côté la frégate « Marquis de Castries » qu’il confie à Julien Crozet avec lequel il a déjà navigué. Les deux navires appareillent de Port-Louis le 18 octobre 1771, trois mois avant l’expédition commandée à Kerguelen dans le but de trouver un éventuel «continent austral». Ahu-Toru décède de la variole (sans doute contractée à Port-Louis) le 6 novembre au large de Madagascar; il n’est plus nécessaire de remonter jusqu’à Tahiti, aussi Marion-Dufresne informe le ministre qu’il fait route au Sud-Est, sous les 40°: il découvre des îles: Crozet, celle qui - maintenant sud-africaine - s’appelle «prince Édouard» après qu’il l’eut baptisée Terre de la Caverne. Une avarie assez sérieuse oblige, en janvier 1772, à trouver un abri, puis un épais brouillard gène la lente reconnaissance de poussières d’îles, sans que l’on parvienne à détecter un véritable archipel. Fin janvier, l’expédition est géographiquement assez proche de celle de Kerguelen: peut-être Marion-Dufresne a-t-il découvert les Kerguelen avant Kerguelen ? En février, à l’initiative de Crozet, on oblique à l’Est et le 3 mars on est en vue de la terre de van Diemen (Tasmanie), 130 ans après ce dernier. L’escale est pittoresque, amicale avec les insulaires; on fait de l’eau et des fruits frais. Plus loin, les autochtones accueillent avec des lances et des sagaies, ce qui amène à en tuer quelques-uns. Marion-Dufresne traverse la mer de Tasmanie et longe les côtes de l’Ile nord de Nouvelle-Zélande, leur donne des noms français sans savoir que Cook a déjà procédé à cet inventaire et ces baptêmes en 1769. Il aborde la Baie des Îles, noue des relations amicales avec les Maoris locaux, remarque leur parenté linguistique avec les Tahitiens, fait beaucoup d’observations, établit trois camps, préludes dans son esprit à un « comptoir » plus sérieux. Mais les choses se gâtent ; on fait la fête le 8 juin, mais un petit groupe de matelots en reconnaissance ne rentre pas. Marion-Dufrene descend à terre avec un groupe d’hommes et ne revient pas. Le 12 juin, il est certain que l’intrépide commandant a été massacré ; la troupe est envoyée à terre, punit, exécute quelques Maoris, incendie un village après avoir trouvé les restes d’un repas cannibale. Il est impossible de rester dans ces conditions, décrites avec précision dans le journal de bord, et l’expédition appareille le 12 juillet, sous le commandement de Crozet et de son second Ambroise Le Jar de Clesmeur. Tous deux ignorent quels étaient les réelles intentions du disparu ; les officiers réunis en conseil décident de continuer à remonter la côte et de rejoindre la route du nord « sans chercher des terres éloignées », ils doublent ainsi l’Île Rotterdam des Tonga, relâchent aux Mariannes. La navigation est lente, difficile, les cas de scorbut se multiplient. Le 23 août, les deux unités franchissent l’équateur, obliquent vers l’ouest, relâchent à Guam ou le gouverneur espagnol fournit eau fraîche, vivres et soins ; il donne aussi un pilote pour conduire les deux navires jusqu’à Manille « où on tire quelques profits des cargaisons embarquées », les deux navires et les hommes remis en état appareillent à la fin de l’année et rejoignent Port-Louis sans encombre en avril 1773. Le ministre, et les autorités trouvent les résultats de l’expédition bien décevants: pas de continent austral, seulement d’arides poussières d’îles, au climat peu attrayant et à la végétation sans intérêt. Sur le plan commercial c’est un coûteux échec : la cargaison s’est mal vendue, il reste 400 000 livres de dettes, notamment les salaires des membres des équipages et les frais de réparations. L’affaire traînera jusqu’en 1788. La mort tragique de Marion-Dufresne, qui voulut faire cohabiter exploration et spéculation commerciale, ajoute à la désillusion et montre l’impossibilité d’une installation durable dans des terres aussi hostiles et éloignées. Sans doute cette aventure est-elle la dernière des «expéditions de découverte» telles qu’elles furent menées par la plupart des Marines occidentales des XVIIe et XVIIIe siècles. (Canal Académie, «Des marins et des navigateurs», Françoise Thibault, janvier 2013). «This was the only form in which the voyage was published; it did not appear in English until H. Ling Roth's translation of 1891». «Crozet’s narrative, apart from the drama of its story, has much careful observation on Maori life and custom and, with the reports of Cook and his officers, was virtually the only source material available for 40 years» (New Zealand National Bibliography). L’illustration se compose de 4 beaux portraits de Maoris, d’une représentation d’un cèdre, d’une carte dépliante révélant les découvertes de Surville et de plus petites cartes montrant les découvertes de Marion-Dufresne en Nouvelle-Zélande et en Tasmanie. Superbe exemplaire d’une grande fraicheur, conservé dans sa reliure de l’époque, de cette édition originale de la plus grande rareté.‎

Referenz des Buchhändlers : LCS-186382

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
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€ 15.000,00 Kaufen

‎[ROLLS-ROYCE].‎

‎THE 20-25 H.P. ROLLS-ROYCE. Un catalogue commercial luxueusement édité pour présenter la série 20-25 HP mise en vente par Rolls-Royce en 1931.‎

‎L’ouvrage contient 7 illustrations en couleur de voitures Rolls-Royce et de leurs conducteurs. Londres, Rolls-Royce Limited, s.d. [1931]. Grand in-4, 36 pp. avec des illustrations en noir et blanc et 7 illustrations en couleur de voitures Rolls-Royce (avec chauffeurs). Broché, couverture de l'éditeur gris foncé avec lettrage argenté, ruban de soie. Imprimé sur du papier de haute qualité, initiales imprimées en bleu. Une petite tache au dos de la couverture. 313 x 242 mm.‎

‎[embed]https://youtu.be/zjnFrVKrx_8[/embed] Comme on peut s'y attendre de la part de cette société, il s'agit d'un catalogue commercial luxueusement édité pour présenter la série des 20-25 HP. Le modèle le moins cher est la « Touring Car Four Seats », qui coûte £1848. Le Cabriolet-De-Ville Quatre Sièges coûte £2044. Même Rolls-Royce n'était pas insensible au climat économique qui régnait. Une personne à l'époque a corrigé le prix imprimé du châssis, qui est passé de 1185 £ à 1050 £. L’ouvrage contient 7 illustrations en couleur de voitures Rolls-Royce et de leurs conducteurs. Très bel exemplaire.‎

Referenz des Buchhändlers : LCS-18586

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
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€ 2.500,00 Kaufen

‎SANSON D'ABBEVILLE, Nicolas‎

‎L’Asie en plusieurs cartes nouvelles, et exactes ; & en divers traittes de géographie, et d’histoire. Là où sont descripts succinctement, & avec une belle Methode, & facile ses empires, ses monarchies, ses estats, &c., les mœurs, les langues, les religions, les richesses de ses peuples, &c. Et ce qu’il y a de plus beau, & de plus rare dans toutes ses Parties, & dans ses Isles. Par le Sieur Sanson d’Abbeville, Géographe Ordinaire du Roy. Edition originale fort recherchée du premier atlas français de Nicolas Sanson (1600-1667) consacré à l’Asie conservé dans sa reliure en vélin souple de l’époque.‎

‎En Français dans le texte. B.N.F. n° 98. Paris, chez l’autheur, 1652. In-4 de (1) f. de titre, (50) ff. de texte, (1) f. de table, (1) f. de privilège, 17 cartes sur double-page aux contours rehaussés en couleurs, cachet chinois à l’encre rouge en marge inf. du titre et de 10 cartes. Vélin souple de l’époque, mention «17 Cartes» écrites à l’encre sur le plat supérieur, dos lisse avec une pièce de titre de maroquin rouge. Reliure de l’époque. 253 x 183 mm.‎

‎Edition originale précieuse et très recherchée du fameux Atlas français consacré à l’Asie, de NicolasSanson (1600-1667) imprimé pour la première fois en 1652 et analysé dans «En Français dans le texte. B.N.F.» n° 98. Pastoureau, Sanson III A. Faisant suite à l'Europe, l'atlas d'Asie est le second des quatre traités in-4 que Nicolas Sanson, après avoir œuvré pour Melchior Tavernier, se chargea d'éditer pour son propre compte. Les quatre ouvrages (Europe, Asie, Afrique, Amérique) seront plus tard réunis et publiés par l'éditeur hollandais François Halma pour former la Description de tout l'Univers (Amsterdam, 1700). En raison de la zone géographique représentée, il offre la particularité de renfermer un certain nombre de cartes insulaires : Japon, Philippines, Moluques, Maldives, Sumatra, Ceylan. Le texte qui offre un commentaire géographique et non cartographique est puisé chez les auteurs anciens tels que Ptolémée, mais également dans les récits de voyageurs modernes, en particulier ceux des jésuites qui séjournèrent en Chine et au Japon. Les cartes comprennent une carte générale de l’Asie, une de la Turquie, l’Anatolie, Sorie et Diarbeck, Turcomanie Georgie, l’Arabie Petrée, l’Empire de Sophy des Perses, l’Empire du Grand Mogol, Presqu’Isle de l’Inde deça le Gange, Presqu’Isle de l’Inde au delà du Gange, Royaume de la Chine, la Grande Tartarie, les Isles du Japon, les Isles Philippines, les Isles Molucques, les Isles de la Sonde, Ceylan et les Maldives. Les délimitations des 17 cartes ont été coloriées à l’époque. Très bel exemplaire d’une parfaite fraicheur conservé dans sa première reliure en vélin souple de l’époque.‎

Referenz des Buchhändlers : LCS-18562

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
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€ 5.500,00 Kaufen

‎VERNET, Joseph.‎

‎Collection des vues des ports de mer en France… Témoignage pittoresque de la vie portuaire en France au temps de la marine à voile.‎

‎Réunion très rare de l’ensemble des gravures des vues et ports de France, de Joseph Vernet, dans leur superbe tirage d’origine. Paris, J. P. Le Bas, [1760-1778]. In-plano oblong de (2) ff., 16 planches, reliure du temps à dos de veau fauve marbré orné de faux nerfs et de motifs dorés, cartouche de maroquin rouge avec dentelle en encadrement et titre dorés au centre des plats, non rogné. Reliure de l’époque. 800 x 550 mm.‎

‎[video width="996" height="1920" mp4="https://www.camillesourget.com/wp-content/uploads/2024/07/VERNET-bis.mp4"][/video] Superbe suite des 16 vues des ports d’après Joseph Vernet finement gravées par Charles-Nicolas Cochin et Jacques-Philippe Le Bas. L’exemplaire comporte les deux planches supplémentaires - la dernière (Le Havre) d’après Cochin - terminées à l’eau-forte par P. Martini. Joseph Vernet n’a pas peint de tableau représentant le port et la ville du Havre. La planche n°16, jointe à la série des gravures reproduisant les peintures de Joseph Vernet, a été dessinée par C. N. Cochin et gravée par J. Ph. Le Bas. Vernet reçut du marquis de Marigny, directeur général des bâtiments du roi et frère de la marquise de Pompadour, une commande de Louis XV pour la représentation des principaux ports de France, tâche à laquelle il s’attela en 1753. Après avoir peint Marseille et le golfe de Bandol, il partit pour Toulon, puis Antibes et Sète. De Bordeaux, où il reçut un accueil très brillant, il redescendit à Bayonne puis remonta vers La Rochelle et Rochefort. Installé à Paris en 1763, il se rendit à Dieppe, dernier port qu’il représenta. Nicolas Ozanne accompagna Joseph Vernet pendant une partie de son voyage. La commande royale concernait vingt ports, mais Vernet n’en peignit que neuf, plus la baie de Bandol, de 1753 à 1765, donnant lieu à quinze tableaux. La guerre de Sept Ans et les difficultés financières qui en découlaient suspendirent ses travaux. Liste des seize planches: Planche N°1. Le port neuf ou l’Arsenal de Toulon, vu de l’angle du parc de l’artillerie - peinture de 1755 - gravure de 1760. Planche N°2. L’intérieur du port de Marseille, vu du Pavillon de l’horloge du Parc - peinture de 1754 - gravure de 1760. Planche N°3. La Madrague ou la Pêche du Thon, vue du golfe de Bandol - peinture de 1754 - gravure de 1760. Planche N°4. L’entrée du Port de Marseille, vue de la Montagne appelée Tête de More - Peinture de 1754 - gravure de 1760. Planche N°5. Le Port vieux de Toulon, vu du côté des Magasins aux Vivres - peinture de 1756 - gravure de 1762. Planche N°6. La Ville et la Rade de Toulon vues à mi-côte de la montagne qui est derrière - peinture 1755 - gravure 1762. Planche n°7. Le Port d’Antibes en Provence, vu du côté de la Terre - peinture de 1756 - gravure de 1762. Planche N°8. Le Port de Cette en Languedoc, vu du côté de la mer, derrière la jettée isolée - peinture 1756-57 - gravure 1762. Planche N°9. Vue de la Ville et du Port de Bordeaux, prise du Côté des Salinières - peinture 1757-59 - gravure 1764. Planche N°10. Vue de la Ville et du Port de Bordeaux, prise du Château Trompette - peinture 1757-59 - gravure 1764. Planche N°11. Vue de la Ville et du Port de Bayonne, prise à mi-côte sur le Glacis de la Citadelle - Peinture de 1759-61 - gravure de 1764. Planche N°12. Vue de la Ville et du Port de Bayonne, prise de l’allée de Bouflers, près de la Porte de Mousserole - peinture de 1759-61 - gravure de 1764. Planche N°13. Le Port de Rochefort vu du Magasin des Colonies - peinture de 1761-62 - gravure de 1767. Planche N°14. Le Port de La Rochelle, vu de la petite Rive - peinture de 1761-62 - gravure de 1767. Planche N°15. Vue du Port de Dieppe - peinture 1763-65 - gravure de 1778. Planche N°16. Le Port et la Ville du Havre, vus du pied de la Tour de François premier, 1776. Les ordres du roi étaient clairs: «vos tableaux doivent réunir deux mérites, celui de la beauté pittoresque et celui de la ressemblance, autant que son intention: voir les ports du royaume représentés au naturel dans vos tableaux». A Toulon: le quai aux vivres est une véritable exposition de ce que l’on pouvait trouver à bord en matière de sacs, de jarres, de corbeilles, de paniers, de bouteilles et de futailles. Le vin, la viande salée, les fromages dont on voit des meules que l’on roule, les légumes secs, les épices, le bétail sur pied sont embarqués sur l’allège à quai qui chargera les munitions à bord d’un vaisseau en partance. A Marseille: sur le quai du vieil arsenal, au fond du port, s’active une foule animée et colorée de femmes et d’hommes du peuple auxquels se mêlent gentilshommes, femmes de qualité et religieux. Des levantiers, Turcs ou Barbaresques enturbannés arpentent aussi les quais. L’entrée du port est animée de multiples embarcations, canots, allèges, bateaux pêcheurs, tartanes. A Bordeaux, sur le quai des Salinières, nous voyons des jésuites, d’élégantes jeunes femmes en robes à panier, mais aussi des boulangers et un garçon vacher; un précieux tilbury lancé à vive allure contrastant avec un attelage de bœufs traînant un lourd charroi de tonneaux. Sur le fleuve, des bateaux de commerce viennent charger le vin contenu dans les tonneaux alignés sur le quai. A Rochefort, nous voici sur le quai aux vivres: les tonneaux de vin de Bordeaux, les chaudrons, les marmites sont destinés à l’approvisionnement des vaisseaux, de même que les bestiaux qui paissent dans la prairie. Les paquets de toiles à voiles et les gros écheveaux de chanvre vont alimenter les ateliers de l’arsenal dont la magnifique corderie qui s’étend sur la droite. A La Rochelle, au milieu des ballots, des panières, des fûts, des bois, des ancres, des femmes et des hommes travaillent, se reposent ou discutent, en un mot vivent sous nos yeux une attitude, un geste, un regard nous les rendent plus proches que de longs discours sur la société du XVIIIe siècle. Alors que bien souvent Vernet prend de grandes libertés face aux demandes très précises du roi pour le choix des sites ou du point de vue d’où il les dépeint, il répond pleinement à ses vœux en décrivant partout des scènes de la vie quotidienne: devant nos yeux vit tout un peuple au naturel. Témoignage pittoresque de la vie portuaire en France au temps de la marine à voile et de la douceur de vivre sous le règne de Louis XV le bien-aimé. Réunion très rare de l’ensemble des gravures des vues et ports de France, de Joseph Vernet, dans leur superbe tirage d’origine. Avec Joseph Vernet et sa descendance directe s'affirme une dernière fois la continuité de cette école d'Avignon qui, depuis le XIVe siècle, n'a cessé de se manifester par des artistes de talents et de caractères forts différents mais unis par d'indiscutables affinités. On peut faire remonter l'origine de cette école à l'époque où Bertrand de Goth, archevêque de Bordeaux, devenu pape sous le nom de Clément V, transporta la cour pontificale à Avignon. Dans cette «petite ville paisible, dont le charme ne pouvait leur échapper, les papes firent éclore un puissant foyer artistique, dont l'éclat devait se prolonger jusqu'au XIXe siècle. À Avignon, qui garde intacts tant de vestiges de son destin exceptionnel, le jeune Joseph Vernet pouvait à chaque pas rencontrer des monuments susceptibles de lui donner un avant-goût de la ville unique qui devait plus tard le révéler à lui-même. Face au Palais des Papes s'élève cet Hôtel de la Monnaie, construit par un cardinal Borghèse, légat du Pape, et qui porte sur sa façade le dragon et l'aigle, armes de la famille, enfin la colline des Dons, où la vue est si belle sur le Rhône et sur Villeneuve est une réduction de ces jardins du Pincio, qui forment avec la Villa Médicis l'un des plus beaux lieux de Rome et du monde. Cet appel de l'Italie, Joseph Vernet le ressentit de bonne heure, et son père, Antoine Vernet, fut assez heureux pour intéresser aux dons brillants du jeune peintre plusieurs nobles personnages de la ville, en particulier le marquis de Caumont et le comte de Quinson, qui lui ouvrirent leur bourse et lui permirent de partir pour Rome, qui offrait à cette époque aux artistes des ressources incomparables. Mais au cours de ce voyage pour rejoindre la Ville éternelle, dont la première étape le conduisit à Marseille, Joseph Vernet devait faire une rencontre capitale : celle de la mer ; en effet des hauteurs qui dominent la ville elle lui apparut pour la première fois dans toute sa beauté ; ce fut le coup de foudre, et lorsque quelques jours plus tard, après une tempête spectaculaire, Vernet arrive à Civita-Vecchia, son destin est fixé : il deviendra le peintre de la mer qui, désormais, sera présente dans presque toutes ses œuvres. La vie que mène à Rome le jeune artiste est des plus agréables ; il y a été fort bien accueilli et s'y est fait rapidement une clientèle avide de tempêtes et de naufrages. Les livres de raison de Vernet nous donnent sur ses travaux des renseignements précis : en 1743 il est reçu membre de l'Académie de Saint Luc, honneur assez rare pour un étranger, la mer l'attire de plus en plus, c'est avec joie qu'il se rend en pèlerinage à Naples, où le maître qu'il admire tant, Salvator Rosa, trouva la source principale de son inspiration. Cependant à Rome la popularité de Vernet croît de jour en jour ; sa clientèle devient européenne. En Italie, Joseph a trouvé la fortune, la gloire et l'amour ; aussi n'est-il pas pressé de quitter un pays qui l'a si bien reçu. Pourtant, sollicité par ses protecteurs français, il se décide à rentrer définitivement dans son pays, mais il retourne en Italie à plusieurs reprises et ce n'est qu'en 1753 qu'il se fixe en France pour toujours. Grâce au haut patronage de M. de Marigny, directeur suprême des Beaux-Arts et frère de Mme de Pompadour, qui avait à ce moment toute la faveur de Louis XV, Vernet obtint du roi une commande où il devait donner toute la mesure de son talent : Les Ports de France. La mer qui l'inspira si souvent dans ses œuvres antérieures va lui fournir encore un thème important, mais elle ne sera cette fois que le complément de ses compositions ; pour un moment il va cesser de peindre des tempêtes, des orages et des coups de vent. Ces ports de France seront des paysages où la vérité et la fantaisie se mêlent agréablement, témoin ce Port de Marseille lumineux et doré comme un Claude Gellée, qui nous montre au premier plan un groupe réuni pour un goûter en plein air, un autre pour un bal ; les robes et les ombrelles des femmes animent ce paysage aux lignes si nobles et lui donnent un air de fête familiale. Même procédé dans la Vue de la Ville et de la Rade de Toulon, où nous voyons à mi‑hauteur des collines qui dominent la rade, s'activer sur une terrasse monumentale, des cavaliers, des chasseurs, des joueurs de boules et des dames en grande toilette. Cette volonté d'humanisation du paysage se retrouve dans presque toutes les œuvres de J. Vernet, même dans celles où elle pourrait paraître artificielle; dans les tempêtes, les naufrages, les orages, nous verrons toujours l'homme opposer à la force aveugle des éléments son courage, son ingéniosité ou son désespoir. Cette introduction du drame humain au milieu des aspects pittoresques d'une nature hostile, c'est là la véritable originalité de Joseph Vernet. «C'est un grand magicien, que ce Vernet, écrit Diderot, on croirait qu'il commence par créer un pays et qu'il a des hommes, des femmes, des enfants en réserve, dont il peuple sa toile comme on peuple une colonie, puis il leur fait le ciel, le temps, la saison, le bonheur, le malheur qu'il lui plaît ». La production de J. Vernet est considérable et ses contemporains raffolèrent de lui. Dans cette œuvre consacrée presque exclusivement à la mer, aux tempêtes, et aux orages, on peut distinguer au moins deux périodes, une période romaine profondément marquée par les peintres napolitains, Salvator Rosa et Solimena, qu'il admirait sans réserve ; il leur doit ce sentiment dramatique de la nature et cette largeur de facture qu'il manifesta dès ses premières œuvres. À son retour en France, son art s'humanise et s'enrichit de détails savoureux qui, loin d'en altérer le caractère, lui confèrent une grande part de son charme. Certes, J. Vernet a entendu le message de Poussin et de Claude Gellée, mais au sublime de l'un et au mystère de l'autre, il a substitué un pathétique humain et familier, et s'il n'atteint pas leur grandeur, il garde avec son siècle un contact plus étroit et une audience plus large en lui tenant un langage plus accessible. Après les fêtes galantes de Watteau et les Bergeries de Boucher, la nature telle que la conçoit Vernet et si apprêtée qu'elle nous paraisse, est une nature vraie et non un décor d'opéra. Si Vernet eut une influence manifeste sur le goût de son temps, il est plus difficile de percevoir son passage dans la peinture moderne. Pourtant bien des œuvres qui nous ravissent toujours portent sa marque indiscutable ; comment ne pas penser à lui devant les Ruines et les Cascades d'Hubert Robert et plus près de nous, comment oublier le Ponte Rotlo en admirant les Corot d'Italie ? Heureusement la postérité si sévère envers les gloires récentes en apparence les plus solides et qu'elle précipite si volontiers en enfer ou en purgatoire, révise tôt ou tard ses jugements les plus définitifs ; et tandis que les grandes batailles d'Horace Vernet ne font plus recette, la gloire du grand peintre des Ports de France, si aimable et si française nous apparaît toujours aussi pure et aussi justifiée.» J. Dupuy. Très bel exemplaire à grandes marges relié en demi-veau fauve.‎

Referenz des Buchhändlers : LCS-18548

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Librairie Camille Sourget
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‎PRIESTLEY, Joseph (1733-1804) / NOLLET, Abbé (1700-1770).‎

‎Histoire de l’électricité, Traduite de l’Anglois de Joseph Priestley avec des Notes critiques. Ouvrage enrichi de Figures en Taille-Douce. L’Abbé Nollet (1700-1770) était alors « maître de physique des Enfants de France ».‎

‎Le superbe exemplaire – en édition originale –relié en maroquin de l’époque aux armes du Comte d’Artois, futur Charles X, alors âgé de 14 ans. Paris, Chez Herissant le fils, 1771. 3 volumes in-12 de: I/ xlvi pp., (1) f. d’errata et d’Avis au relieur, 432 pp.; II/ (2) ff., 531 pp., (1) p. d’errata, 1 planche dépliante hors-texte; III/ (2) ff., 474 pp., (3) ff., 8 planches dépliantes hors-texte. Maroquin rouge, triple filet doré encadrant les plats, fleurs-de-lys aux angles, armoiries au centre, dos à nerfs ornés de fleurs-de-lys, pièces de titre et de tomaison de maroquin vert, tranches dorées. Reliure de l’époque. 166 x 95 mm.‎

‎Edition originale française très appréciée, ornée de neuf planches gravées repliées. Connu pour ses travaux dechimisteet dephysicien, on attribue à Joseph Priestley la découverte de l’oxygènequ’il a isolé dans son étatgazeux. C’est en 1774 que Priestley produisit pour la première fois de l’oxygène. Cependant, en tant que partisan de la théoriephlogistique, il nomma ce nouveau gaz «air déphlogistiqué», et ne se rendit pas compte de l’importance de sa découverte.Carl Wilhelm Scheele, lui aussi partisan duphlogistique, revendiqua la découverte de l’«oxygène», mais il devait revenir au chimiste françaisAntoine Lavoisier, père de la chimie moderne et démystificateur de la théorie duphlogistique, d’identifier le nouveau gaz par son poids spécifique et de donner à l’oxygène son nom. De son vivant, la réputation scientifique de Priestley résulte de sa «découverte» de l’eau gazeuse, de ses traités sur l’électricitéet de ses études sur les différents «airs» (gaz), le plus connu étant celui qu’il baptise «l’air déphlogistiqué» (oxygène). L’Abbé Nollet est parmi les invités des salons littéraires deSceauxet des fêtes desGrandes Nuits de Sceaux, que donne laduchesse du Maine, dans le cercle desChevaliers de la Mouche à Miel, auchâteau de Sceaux. De 1730 à 1732, il est associé aux recherches dusurintendant du Fay, spécialiste de l’électricité, l’un des deux plus grands électriciens du début duXVIIIesiècle avec l’AnglaisStephen Gray. Prenant connaissance des observations de Maimbray en 1747 - expérience princeps d’électroculture, Nollet, qui étudiait alors la capillarité, se décide à étudier l’effet de l’électricité sur la végétation. Nollet, qui, en outre, avait découvert l’osmoseen 1748, se heurte d’abord àThomas-François Dalibard, puis àBenjamin Franklinsur la théorie de l’électricité et surtout sur la paternité de la découverte de l’origine électrique de la foudre. A partir de 1758, il prend le titre et la fonction de maître de physique desEnfants de France, ce qui a pour effet d’installer définitivement la physique expérimentale à la cour de France. Mort le 24 avril 1770, cette «Histoire de l’électricité» publiée quelques mois après sa mort sera l’une de ses toutes dernières œuvres scientifiques. Très bel exemplaire relié en maroquin de l’époque aux armes de Charles Philippe de France, Comte d’Artois, futur Charles X (1757-1836) (avec son rare premier fer: écartelé de France et d’Artois, portant, aux 2 & 3, d’azur semé de fleurs de lys d’or, au lambel de gueules (Olivier, 2540)), alors âgé de 14 ans. De la bibliothèque A. de Grateloup, avec ex-libris manuscrits en pages de garde.‎

Referenz des Buchhändlers : LCS-18529

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Librairie Camille Sourget
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‎[MAUGENDRE, Adolphe et LEPAGE, Henri].‎

‎Vues pittoresques de Nancy et de ses environs. 31 très jolies lithographies en couleur de Maugendre.‎

‎Bel exemplaire en joli coloris conserve dans sa condition d’époque. Nancy, Wiener (ainé) fils, s.d. [c. 1840-1850]. In-4 oblong de 1 titre-frontispice, 120 pp. de texte imprimées sous la forme de deux colonnes par page, 1 planche sur double-page, 30 planches lithographiées en couleurs à pleine page, 1 gravure en noir, 1 plan dépliant de Nancy. Relié en percaline rouge de l’éditeur, encadrement de filets estampés à froid autour des plats, titre frappé or au centre, dos lisse. Reliure de l’époque. 243 x 322 mm.‎

‎Un recueil rare et recherché sur Nancy et ses environs. Accompagné d’un texte historique et descriptif, il contient 30 lithographies en couleurs à pleine page (190 x 123 mm) dessinées et lithographiées par Adolphe Maugendre et tirées chez Wiener fils, éditeur à Nancy. A ces 30 planches s’ajoutent un titre lithographié en couleurs, une planche sur double-page également en couleurs, une gravure en noir et un plan dépliant de la ville de Nancy ajouté. Adolphe Maugendre, paysagiste et lithographe, né en 1809 à Ingouville (près du Havre), est mort en 1895 à Paris. "Les albums de Maugendre sont rares et recherchés". Bénézit. D’un dessin très fin et d’une grande précision dans le détail, ils évoquent d’une façon subtile la vie quotidienne nancéienne au XIXe siècle, devant des monuments choisis ou dans des sites réputés. On y voit l’Hôtel de ville, la Place Stanislas, la Cathédrale, l’Eglise de Bon-Secours, l’Eglise Saint-Sébastien, la Porte de la citadelle, le Palais ducal, le Château de Craon, le Château de Fléville, le Château de Lunéville, ... Les planches sont accompagnées d’une Notice historique sur la ville et ses environs par Henri Lepage, historien français spécialisé dans l’histoire de la Lorraine. Il précise dans l’avertissement que «les pages qui suivent ont pour but d’effacer les impressions peu favorables avec lesquelles les voyageurs arrivent à Nancy, et de détruire l’indifférence, du reste assez générale, qu’éprouvent pour leur ville ceux-là même qui l’habitent depuis longtemps». Exemplaire relié au format in-4 oblong, alors que les exemplaires ordinaires sont au format in-8. Pour cela, les colonnes de texte ont été imprimées deux par deux sur chaque page. La planche de l’Église Saint-Sébastien a été reliée deux fois dans cet exemplaire. Bel exemplaire en joli coloris conservé dans sa condition d’époque. Ex-libris manuscrit à l’encre noire sur le feuillet de titre Af. Marscovski (?).‎

Referenz des Buchhändlers : LCS-18527

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Librairie Camille Sourget
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‎MICHEL, Claude Sidoine.‎

‎L’Indicateur Fidèle ou Guide des Voyageurs, qui enseigne Toutes les Routes Royales et Particulières de la France, Routes levées Topographiquement dès le Commencement de ce Siècle, et Assujetties à une Graduation Géométrique, contenant Toutes les Villes, tous les Bourgs, Villages, Hameaux, Fermes, Châteaux, Abbayes, Communautés, Églises, Chapelles... Edition originale ornée de 19 cartes gravées et aquarellée en reliure de l’époque.‎

‎Le volume contient une carte générale et 18 cartes des routes, portant, en marge, une légende des distances, des heures de départ et d’arrivée. A Paris, Rue St Jacques, à l’Enseigne du Globe, 1765. In-8 : titre gravé par Aubin, dédicace à Cassini de Thury gravée d'après Baisiez, 19 cartes gravées, et aquarellées : traits surlignés, villes pointées de rouge, océans et fleuves en vert. 1. carte générale de la France ; 2.Banlieues de Pans avec les "grandes routes branchées sur Paris" et la minéralogie de la région parisienne (chiffré 1) ; 3. De Paris à Nantes, (ch. 2) ; 4. De Paris à Bordeaux et Toulouse, carte dépliante (ch. 3) ; 5. De Paris à Lyon par la Bourgogne et le Bourbonnais (ch. 4) ; 6. De Paris à Strasbourg (ch.5); 7. Routes de Champagne, Lorraine… (ch. 6) ; 8. Troisième route de Paris à Strasbourg [par Soissons] (ch. 7) ; 9. Troisième route de Paris à Strasbourg... [par]... Langres (ch 8); 10. Routes des Provinces de Picardie (ch. 9) ; 11. Route de Paris à Londres..., carte dépliante (ch. 10) ; 12. Route d'Amsterdam à Marseille (ch. 11) ; 13. Seconde partie de la Route d'Amsterdam à Marseille... , carte dépliante (ch. 12); 14. Grande route de Strasbourg à Vienne (n. ch.), carte dépliante ; 15. Routes et chemins de Bretagne (ch. 14), l'océan n'est que légèrement teinté ; 16. Routes et chemins... compris entre les 4 grandes routes de Paris à Nantes, Rennes, Toulouse, Bordeaux (ch. 15) ; 17. Continuation des routes occidentales et méridionales (ch. 16) ; 18. Routes et chemins... compris entre les deux grandes routes de Pans à Toulouse (ch. 17) ; 19. Continuations des routes orientales et méridionales de Pans à Marseille (ch. 18), la mer est teintée de vert ; Prospectus du Guide des Voyageurs pour les Routes Royales (2 pp.) ; Catalogue alphabétique du Supplément (10 pp.). Veau marbré, roulette à froid autour des plats, dos à nerfs orné. Reliure de l’époque. 210 x 113 mm.‎

‎Edition originale. «Nous reproduisons le N.B. qui se trouve au bas du titre et qui indique quel soin a présidé à la confection de cet ouvrage: ‘Personne ne doit ignorer Combien cet Ouvrage a coûté de Peines et de soins pendant plusieurs Années pour le rendre digne du Public. Le Sr. Michel persuadé de l’Avantage que l’Indicateur Fidèle ou Guide des Voyageurs peut procurer aux Commerçants, Navigateurs, Voyageurs et à tous ceux qui seront Curieux de s’instruire de la Distance d’un lieu à un autre, Se Flatte de l’avoir rendu si Complet que les Amateurs y trouveront tout ce qu’on peut désirer dans un Ouvrage où l’on n’a rien épargné pour le porter à la Perfection dont il Était susceptible.’ Le titre est suivi d’un très beau frontispice contenant la dédicace: ‘A Monsieur Cassini de Thury…’. En tête, les armes de M. Cassini de Thury; à la partie inférieure, un coche par eau trainé par des chevaux, une diligence, monuments et paysages dans le fond; le tout encadré d’arbres et de rochers. Le volume contient une carte générale et 18 cartes des routes, portant, en marge, une légende des distances, des heures de départ et d’arrivée. Il se termine par le Prospectus ou Guide des voyageurs, et le catalogue alphabétique des routes royales et particulières.» (Bulletin de le Société archéologique…, vol. 2, 1905). «Il n’est pas de voyageur un peu curieux de sa route qui ne s’avise d’aller, avant de s’aventurer, acheter un Joanne, un Badeker, ou, à tout le moins, un Indicateur Chaix. La précaution est sage, si sage même que nos pères, qui n’étaient pas plus mal avisés que nous, avaient aussi leurs Guides; et ces Guides fournissaient abondance de renseignements utiles. Nous avons trouvé l’Atlas dont suit le titre en respectant scrupuleusement la rédaction: ‘L’Indicateur fidèle ou Guide des Voyageurs, qui enseigne Toutes les Routes Royales…, Paris, 1765’. Ce titre est long, mais combien il est suggestif! L’Indicateur Fidèle est remarquablement gravé; c’est un travail consciencieux et artistique. Le pittoresque s’y joint à l’exactitude. Bois, rivières, côtes, sont rehaussés d’une teinte verte, bleue, bistre. Il est vrai qu’il avait son prix; car l’exemplaire in-4 se vendait 15 livres; et chaque route détachée, sur feuille particulière, valait 15 sous.» (Le Magasin pittoresque, vol. 61, p. 206). Le réseau français se trouvait dans un piteux état au début du règne de Louis XV. Tous les témoignages du temps sont unanimes sur ce point, et le pénible voyage de Marie Leczinska à travers les provinces de l'Est pour rejoindre Paris en 1725 en fut la meilleure illustration. Avec le développement régulier des transports terrestres, l'entretien des routes se présentait de plus en plus comme une entreprise insoluble, une sorte de rapiéçage sans fin qu'on pratiquait toujours à la dernière extrémité et qui craquait à nouveau presque aussitôt. Cette situation de sauvetage chronique, qui faisait des routes du royaume le pire des goulots d'étranglement pour l'administration et pour une économie en pleine expansion, ne pouvait se prolonger indéfiniment. Tout en ordonnant la réfection progressive de tous les grands axes routiers du royaume et d'abord de ceux qu'empruntait la poste, le contrôleur général Orry, et avec lui l'intendant Trudaine, décidèrent de créer des voies entièrement nouvelles partout où les nécessités politiques et économiques du temps l'exigeaient. C'était donc, envisager, en plein XVIIIème siècle, la mise en chantier de ce que nous pourrions appeler maintenant un réseau d’«hipporoutes », et décider que ce réseau devrait être capable de supporter un trafic régulier de voitures au galop. On se souvient des décisions qui furent à l'origine de cette patiente mais très profonde transformation des grandes routes françaises : la corvée des chemins, rendue obligatoire dans tout le royaume par l'Instruction du 13 juin 1738 du contrôleur général Orry, constituait le préalable à toute l'opération puisqu'elle devait procurer aux ingénieurs des Ponts et Chaussées de chaque province l'énorme, sinon très efficace, main-d'œuvre qui leur était nécessaire. La même instruction chargeait les ingénieurs, en accord avec les intendants des provinces, de commencer les ouvrages et de dresser les plans des routes à ouvrir ou à aligner. Leur plus grand effort, que l'on espérait cette fois-ci définitif, devait porter bien entendu sur les grands itinéraires partant de la capitale : il fallait avant tout qu'à travers ce très vaste royaume de France les ordres du gouvernement puissent parvenir plus rapidement et plus sûrement jusqu'aux provinces éloignées. Hors de cette priorité absolue pour un grand réseau centralisé, chaque ingénieur chercherait à améliorer les roules s'éloignant du chef-lieu de sa généralité, et particulièrement celles qui menaient aux chefs-lieux des généralités voisines. Enfin, on travaillerait également sur quelques routes de traverse présentant un grand intérêt économique ou stratégique. Daniel-Charles Trudaine, nommé à la Direction des Ponts et Chaussées en 1743, allait donner une impulsion vigoureuse à toute l'entreprise. Suivi plus tard par son fils, il coordonna avec autorité l'action des ingénieurs et veilla à élever leur niveau de recrutement et d'instruction. Son premier soin fut de créer à Paris en 1744 un bureau de dessinateurs, celui du géographe Mariaval, pour assurer la mise au net des plans de routes dressés par les ingénieurs. Le 14 février 1747, il confie la direction du bureau à Jean-Rodolphe Perronet qu'il a fait venir de la Généralité d'Alençon, et lui donne mission de former les futurs sous-ingénieurs. En 1750 enfin, au moment où les premiers élèves commencent à sortir de ce qui deviendra plus tard l’École des Ponts et Chaussées, Trudaine réorganise le corps des ingénieurs. Tout était alors en place pour le départ du plus large programme de travaux publics jamais entrepris jusqu'à ce jour en France. Cet Indicateur fidèle ou Guide du voyageur, véritable succès de librairie, offre un regard attrayant sur la France du XVIIIème siècle. Ses routes sont organisées; le pays est administré. Les grands travaux de construction d'un réseau routier moderne ont ici porté leur fruit. De la bibliothèque Maurice Lecomte.‎

Referenz des Buchhändlers : LCS-18501

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Librairie Camille Sourget
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€ 4.500,00 Kaufen

‎LA BROSSE, Louis-Philippe.‎

‎Traité du baromètre, ouvrage mathématique, physique et critique, Dans lequel on fait voir quelle est la nature de toutes sortes de Baromètres ; la manière de s'en servir ; à quels usages un Baromètre peut être bon ; & quelle est la cause de sa variation. Edition originale mathématique et scientifique rarissime analysant le Baromètre, son fonctionnement, ses variations et ses usages, imprimée à Nancy en 1718, ornée d’une planche et d’un tableau dépliant.‎

‎Bel exemplaire conservé dans sa reliure de l’époque. Nancy, chez Jean-Baptiste Cusson, 1717. In-12 de (14) ff., 1 planche dépliante hors texte, 1 tableau dépliant, 320 pp., reliure plein veau moucheté, dos orné à 5 nerfs, pièce de titre en maroquin rouge, tranches jaspées rouges. Reliure de l’époque. 163 x 93 mm.‎

‎Edition originale et seule édition mathématique et scientifique, rarissime, analysant le Baromètre, son fonctionnement, ses variations et ses usages, imprimée à Nancy en 1718. Louis-Philippe La Brosse, chanoine de Notre-Dame de Foy de Giroviller, savant et homme de lettres, fut en rapport avec les scientifiques de son époque. Il vivait en Lorraine au commencement du XVIIIe siècle. Ce traité du baromètre est le développement d’un mémoire que l’auteur avait envoyé en 1715 au concours ouvert par l’académie de Bordeaux. «La manière d’écrire & de philosopher de cet Autheur qui parait pour la première fois dans le champ litteraire, ressemble assez à celle de l’illustre Mr Descartes; c’est ce qui lui a donné lieu de comprendre dans un petit ouvrage avec beaucoup d’ordre & de netteté un très grand nombre de questions, qui ont toutes du rapport avec le liquide dans lequel nous vivons, & qui pour la plupart n’ont pas été jusques ici suffisamment éclaircies, ou qui même n’ont peut être jamais été agitées dans les livres non plus que dans les écoles de Phisique. Le système qu’il se propose pour rendre raison de la variation du Barometre, de même que de cet admirable mouvement de l’air que nous appelons vent, est nouveau, très simple, des mieux imaginé, & ne suppose rien qui ne soit au moins très possible & très facile à concevoir. Il explique par l’occasion dans le corps de l’ouvrage, d’une manière aussi nouvelle qu’elle est solide & naturelle, plusieurs passages de l’Ecriture sainte qui ont rapport à l’histoire de la création du monde… Enfin, l’Autheur dont nous parlons, propose dans son livre plusieurs experiences à faire des plus curieuses qu’il n’a pû faire lui-même comme il le declare, faute de moyens, de loisir, & d’occasions favorables pour cela; il donne de tems en tems certains avis qui peuvent faire plaisir à plusieurs personnes, & fait plusieurs remarques locales au sujet de la Lorraine qui peuvent servir de regles & de fondement pour en faire de semblables ailleurs… Il fait assez connaitre qu’il a cru devoir en user ainsi, afin de rendre son livre intelligible à un très grand nombre de personnes qui ont des Barometres, & qui n’étant pas suffisamment lettrées d’ailleurs, seront bien aises apparemment d’y trouver de quoi pouvoir s’instruire touchant la nature de cet admirable instrument, sans être obligées de recourir ailleurs, en quoi sans doute il a eu raison; le vulgaire doit même lui en savoir bon gré, & comme il y a d’ailleurs de quoi occuper les Sçavans, l’on peut dire qu’il est d’une nature à faire plaisir à toutes sortes de personnes. Ce coup d’essai d’un Autheur donne lieu d’en esperer quelque chose de plus, si l’on a soin de lui fournir de quoi cultiver & employer son talent». (La Clef du Cabinet des princes de l’Europe, 1717, pp. 235-236). Cette édition originale est ornée d’un tableau dépliant et d’une planche montrant des baromètres. Bel exemplaire conservé dans sa reliure de l’époque.‎

Referenz des Buchhändlers : LCS-18491

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Librairie Camille Sourget
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€ 2.900,00 Kaufen

‎HOLBEIN, Hans.‎

‎Les Simulachres & historiées faces de la mort, autant élégammēt pourtraictes que artificiellement imaginées. Première et précieuse édition de La Danse des morts de Hans Holbein, imprimée à Lyon en 1538 illustrée de façon magistrale de 41 dessins du maître, gravés par Hans Lützelburger.‎

‎Les plus grand exemplaire (hauteur: 177 mm) répertorié sur le marché depuis plusieurs décennies. Lyon, Melchior & Gaspar Trechsel, 1538. Petit in-4 de (52) feuillets, signés A-M4. Plein maroquin brun, fleuron central à froid, dos à nerfs orné, filets or sur les coupes, roulette intérieure, tranches dorées. Reliure signée de Trautz-Bauzonnet, vers 1865. 177 x 123 mm.‎

‎«Earliest known edition of this remarkable work with its most fascinating designs of exquisite finish» (Murray). Brunet, III, 254; Brun, Le livre français illustré de la Renaissance, p. 222; Mortimer 284; Murray 247; Massmann S. 8; Minns 213; Holbein-Kat. Basel 1960, nr. 418; Woltmann92-149; Hollstein XIVa, 202, 99; 247 ; Brunschwig, 428; Baudrier, V, 175; Rothschild, I, 15. “Suite de 41 compositions merveilleusement gravées d’après les dessins d’Holbein. Le monogramme HL qui se voit au f. 36 sur le lit de la duchesse est celui de Hans Lützelbürger (planche XX)». Brun. First edition of Holbein's Dance of Death, whose iconographic influence continues to the present day. «Holbein’s contribution to the traditional Dance of Death was a sharpening of the humor and satire and a heightening of the drama, so that the customary procession of figures becomes instead under his hand a series of fully realized scenes» (Mortimer). Erste Druckausgabe von Holbeins Basler Totentanz. «Die Folge besteht aus 51 Bildern, von denen 41 beim Tode Lützelburgers, vor Johannistag 1526, vollendet waren und in der Ausgabe von 1538 erschienen. Melchior Trechsel hatte die Stöcke direkt bei Lützelburger bestellt und am Johannistag 1526 bezogen ; nach Aussage des Vorworts von 1538 getraute man sich nicht, die restlichen Stöcke schneiden zu lassen» (Holbein-Kat.). (Première édition imprimée de la danse macabre bâloise de Holbein. "La suite se compose de 51 images, dont 41 étaient achevées à la mort de Lützelburger, avant la Saint-Jean 1526, et qui ont été publiées dans l'édition de 1538…). Premier tirage, de grande rareté, de cette remarquable et célèbre suite de la danse des morts, imaginée par Holbein et « qui doit » selon les bibliographes « être rangée parmi les plus beaux livres qui aient été publiés ». Cette très précieuse danse des morts comprend 41 estampes gravées par Hanz Lützelburger, sur les dessins de Hans Holbein. Le monogramme H signe la gravure de la Duchesse. En 1536 le génial artiste est choisi comme l'un des peintres de Henri VIII. En 1538 Holbein part pour la Belgique puis visite Lyon. Ce voyage coïncida avec la première publication dans cette ville, par Gaspar et Melchior Trechsel des « Simulacres et Historiées faces de la mort ». Les 41 bois gravés qui ornent le volume avaient été tirés à Bâle dès 1530, mais n'avaient jamais été réunis en recueil. Le collaborateur bâlois de Holbein, Hans Lùtzelburger, exécute ici les gravures d'après les dessins de son maître (voir son monogramme "HL" au f. 36). La première réunion en série de ces images à la fois glaçantes et teintées d'humour confère toute son importance à ce qui allait devenir l'un des livres illustrés les plus célèbres de la Renaissance. Le dernier ouvrage connu d'Holbein fut un dessin daté de 1543, année où le grand artiste fut terrassé par une épidémie de peste. L’iconographie absolument remarquable témoigne du génie d’Holbein, dans l’originalité, l’expression et le réalisme des scènes évoquant les différentes classes de la société, ainsi que dans la finesse extrême du dessin. « The wonderful pictures of its most facinating designs of exquisite finish » furent la source où plusieurs artistes postérieurs puiseront leur inspiration. Chacune des gravures est mise en page sous un extrait de 3 lignes latines de la Bible et est accompagnée d'un quatrain en français. Toutes les classes de la société sont réunies dans cette mise en scène magistrale, au réalisme fascinant. L’ouvrage connut d’ailleurs un tel succès que 12 éditions se succédèrent de 1538 à 1562. La danse macabre d'Holbein 1- La création 22- Le prêtre 2- La tentation 23- Le moine 3- L'expulsion du Paradis 24- La nonne 4- Adam travaillant le sol 25- La vieille dame 5- Os de tous les morts 26- Le médecin 6- Le pape 27- L'astrologue 7- L'empereur 28- L'homme riche 8- Le roi 29- Le marchand 9- Le cardinal 30- Le navigateur 10- L'impératrice 31- Le chevalier 11- La reine 32- Le comte 12- L'évêque 33- Le vieil homme 1 3- Le duc 34- La comtesse 14- L'abbé 35- La noble 15- L'abbesse 36- La duchesse 1 6- Le noble 37- Le vendeur ambulant 17- Le chanoine 38- L'agriculteur 18- Le juge 39- L'enfant 19- L'avocat 40- Le jugement dernier 20- Le sénateur 41- Les armoiries de la Mort 21- Le prédicateur Les quatrains et épître en français sont attribués à Jean de Vauzelles ou Gilles Corrozet. Le plus grand exemplaire (hauteur: 177 mm) répertorié sur le marché depuis plusieurs décennies. Provenance: l'exemplaire provient de la célèbre bibliothèque de l'entrepreneur, philanthrope et bibliophile Charles William Dyson Perrins (1864-1958); Sam Josefowitz, Pully – puis par descendance aux propriétaires actuels.‎

Referenz des Buchhändlers : LCS-18475

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
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€ 65.000,00 Kaufen

‎GALLE, Philippe – BOL, Joannes.‎

‎Venationis, piscationis, et aucupii typi. Joes Bol depingebat. Philip. Galleus excud. La chasse et la pêche à travers 46 estampes du graveur de Brueghel.‎

‎Edition originale, seconde émission. [Anvers], 1582. In-8 oblong. 1 titre-frontispice et 47 planches. Restauration ds. la marge blanche des pl. 46 et 47. Demi-vélin à coins, ex-libris Sir Thomas North Dik Lauder of Grange and Fountain Hall Brt. 1822 accolé sur le plat supérieur, dos lisse. Étui. Reliure du début du XIXe siècle. 260 x 113 mm.‎

‎Edition originale, seconde émission. Cat. Schwerdt, I, 76; Sage, A catalogue of the coll. of books on angling…, p. 38. L’un des plus jolis recueils de gravures du XVIe siècle sur la chasse et la pêche, orné d’un titre-frontispice inséré dans un encadrement animé de scènes de chasse et de pêche et de 47 estampes gravées sur cuivre (212 x 82 mm) illustrant l’art de la chasse, de la fauconnerie et de la pêche. Les bibliographes soulignent la rareté de ce recueil: «Très rare. Pour composer cette magnifique série de figures, J. Bol s’est sans doute inspiré des estampes de Stradan dont la première édition des ‘Venationes’ parut en 1578». Thiebaud, Bibliographie des ouvrages français sur la chasse, 110. Première édition, seconde émission, selon Schwerdt, I, 76, avec les planches numérotées. Seconde édition selon Thiébaud, 110. Philippe Galle, dessinateur et graveur au burin, devint membre de la Gilde d’Anvers en 1570 et citoyen de cette même ville en 1571. Membre éminent de l’École Hollandaise, il a principalement gravé des œuvres de Brueghel. Son talent appliqué à la chasse, à la fauconnerie et à la pêche excelle dans cette suite de gravures, l’une des plus célèbres du XVIe siècle.‎

Referenz des Buchhändlers : LCS-18470

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Librairie Camille Sourget
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€ 12.000,00 Kaufen

‎VIDUIS (1500-1569). [Médecin du roi François Ier].‎

‎Chirurgia è Graeco in Latinum conversa, Vido Vidio Florentino interprete, cum nonnullis eiusdem Vidii com[m]entariis. Indicem auctorum & operum sequenti paginâ quaerito. Edition originale très rare de ce volume dû au médecin du roi François Ier.‎

‎Premier tirage de ces célèbres 210 bois. Lutetiae Parisiorum, Petrus Galterius, 1544. In-folio de (18) ff., 533 pp. et (1) p. d’errata. De nombreux bois dans le texte dont 30 à pleine page, restauration dans la marge des pp. 465 à 520 sans atteinte au texte. Plein veau brun, double encadrement de filets à froid sur les plats fleurdelisés aux angles, dos muet à nerfs. Reliure du XIXe siècle. 337 x 227 mm.‎

‎Édition originale de ce « volume peu commun » (Brunet), l’un des plus beaux livres de chirurgie du XVIe siècle, contenant pour la première fois les textes de la Chirurgie grecque d'Hippocrate, de Galien et d'Oribase, en traduction latine. Harvard 542. Il est illustré de 210 magnifiques gravures sur bois, inspirées par des dessins de modèles classiques grecs qui nous sont parvenus par les gréco-byzantins, représentant des opérations de chirurgie, des instruments et des bandages dont 30 figures à pleine page montrant l'utilisation de machines élaborées pour réduire les fractures. «210 figures explicatives dont certaines, à pleine page, exécutées au trait avec une grande élégance. Un de ces bois, p. 175, est marqué de la lettre gothique F, analogue à celle qu’on voit sur quelques figures gravées pour D. Janot. Une autre composition, p. 224, d’une facture plus hésitante, et aux visages grimaçants, est signée d’un monogramme qu’on peut lire APF. Ces figures représentent le plus souvent des machines destinées à réduire les fractures, elles sont intéressantes et les personnages, généralement nus, rendus avec un grand souci d’exactitude anatomique. Certaines s’inspirent des dessins du Primatice et de Jean Santorino se trouvant dans un manuscrit qui fut offert à François Ier, conservé aujourd’hui à la Bibliothèque nationale (Ms. latin 6866).» (Brun, Le Livre français illustré de la Renaissance, 309. L'auteur, Guido Guidi dit Vidius (1500-1569), né à Florence, fut le médecin de François Ier. Le texte s'appuie sur un manuscrit grec de la Bibliothèque de Laurent de Médicis, à Florence. On a longtemps attribué les dessins des bois de cet ouvrage au Primatice, mais depuis l'article de Michel Hirst « Salviati illustratuer de Vidius » (Revue de l'Art, 1969, n°6) ils ont été restitués à Francesco Salviati. Certains des bois portent la croix de Lorraine, d'autres les initiales F. ou ARF. On les donne fréquemment comme étant de François Jollat. (Welcomme I-6596 ; Waller 1960). Francesco Salviati, pseudonyme deFrancesco de’ Rossi(1510àFlorence-1563àRome) est unpeintremaniéristeflorentin. Il tient son nom de son fidèle protecteur, le cardinalGiovanni Salviati, l’oncle deCosmeIer. Il est parfois surnomméCeccoouCecchino Salviati.Giorgio Vasariécrit que Salviati «possédait un plus beau style que tout autre à Florence à son époque.» C'était un portraitiste renommé et un fresquiste admiré pour sa rapidité d’exécution - que Vasari oppose à la lenteur dePontormoet deBronzino- et son habileté à mettre en scène de complexes allégories profanes ou sacrées. De retour à Rome en 1541, Salviati peint pour la Stanza dell’Incendia du Palais du Vatican une fresque (aujourd’hui disparue) représentantRe Pepino(Pépin le bref). La même année, il peintla Sainte Famille au perroquet(aujourd’hui au Musée du Prado). En 1543, il décore la salle de l’Audience (sala dell‘Udienza) duPalazzo Vecchioà Florence. Le programme iconographique illustre les moments de la vie du généralMarcus Furius Camillus, d’aprèsPlutarque: « la prise de Veies » (la Conquista di Veio), «Camillus soumettant les Vosques» (Camillo che sconfigge i Volsci), «la punition du maître de Faléries » (la Punizione del Maestro di Falerii), «le triomphe de Camillus» (il Trionfo di Camillo). Il reçoit le 6 novembre 1544, la commande del’Incrédulité de Saint Thomas(aujourd’hui au Louvre6) pour l’église Notre-Dame de Confort de Lyon. Il peint la grandeDépositionde la chapelle Dini à Santa Croce et à la fin de son séjour florentin, laCharitéde la galerie des Offices. En 1548, insatisfait du traitement qu’on lui fait à Florence, il repart à Rome. Il peint pour le cardinalAlexandre Farnèseles fresques de la chapelle du Pallio du palais de la Chancellerie (Palazzo della Cancelleria). Il reçoit la commande de fresques pour la chapelleSanta Maria dell’Anima(1549-1550). Il reprend en 1550 la décoration de l’Oratorio San Giovanni Decollato. Il y peint deux apôtres, etla naissance de saint Jean-Baptiste. Pour le réfectoire de San Salvatore in Lauro, il exécute lesNoces de Canaet lesScènes de la Genèse. En 1553, il peint lesHistoires de Davidtirées despremieretdeuxième livres de Samuelpour le salon des Mappemondes du Palais Sacchetti, que le cardinal Giovanni Ricci da Montepulciano vient d'acquérir. Il décore pour le cardinal Ranuccio Farnèse la salle des Fasti Farnesianidu Palais Farnèse à Rome. La parenthèse française: Il part pour vingt mois (entre février 1556 et l’hiver 1557-1558) en France, décore pour le compte de Charles de Lorraine, le château de Dampierre. Il ne subsiste malheureusement rien de son travail. Le château Renaissance a été détruit pour faire place à un nouvel édifice construit parJules Hardouin-Mansartdans un style classique en 1683. Nous ne possédons aucune autre trace du travail de Salviati en France, même si un voyageur italien cite, en 1606, dans sa description du Palais Gondi, à Paris, unFrançois Ier et Charles Quint faisant la paixdû à Francesco Salviati, qu'il a peut-être peint pendant son séjour français. «At the suggestion of Ridolfi, Guido Guidi (Vidus Vidius) undertook the translation and by the liberality of François Ier, to whom it is dedicated, he was able to produce this splendid edition. From a preface in Guidi’s Latin MS. it would seem that the drawings, which are such a striking feature of the book, are to be attributed to Francesco Primaticcio and Jean Santorinos. They are modified copies, or interpretations, of the original Greek drawings, with which it is interesting to compare them.» (Bibliotheca Osleriana, n°155) «Volume d’une belle exécution typographique, dédié à François Ier, dont l’auteur, Guido Guidi, fut le premier médecin après la mort de Guillaume Cop. Les 211 figures gravées sur bois dont il est orné nous ont singulièrement frappé; on peut certainement les attribuer à un des plus grands artistes du temps et de l’école florentine. Ce livre rare est peu connu.» (Répertoire universel de bibliographie par Léon Techener, n°934) Précieux exemplaire de l’un des plus beaux traités de chirurgie du XVIe siècle.‎

Referenz des Buchhändlers : LCS-18466

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Librairie Camille Sourget
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€ 13.000,00 Kaufen

‎WEIGEL, Christoff.‎

‎Abbildung der Gemein-Nützlichen Haupt-Stände von denen Regenten und ihrer so in Friedens als Kriegs-Zelten zugeordneten Bedienten an bib auf alle Künstler und Handwercker… Edition originale de premier état du livre de référence sur les métiers du XVIIe siècle.‎

‎Illustrée de 212 gravures sur cuivre avant les numéros. Regenspurg, Gedruckt… 1698. In-4 de 1 frontispice, (8) ff., 684 pp. chiffrées 676, (1) f., 212 gravures sur cuivre à pleine page. Plein veau havane, dos à nerfs richement orné, tranches rouges. Reliure de l’époque. 196 x 155 mm.‎

‎Edition originale très recherchée de ce célèbre ouvrage illustré du graveur et éditeur allemand Christoph Weigel (1654-1725) sur les métiers du XVIIe siècle, orné de 212 gravures sur cuivre et d’un frontispice. Bauer, Weigel 1062, 10; Lipperheide Pe.; Brunet Suppl. II. 941 ; VD17 1:081343C; BL/STC German Books W-688. Il constitue une source de premier ordre sur les principaux métiers et l’artisanat à la fin du XVIIe siècle. Selon Brunet, il existe un état avant les numéros, ce qui est le cas du présent exemplaire. “First edition of Weigel’s popular account of trades and crafts, a book famed for its detailed descriptions of contemporary professions and guilds. Some, like fishermen and ship's captains, were rather unusual in Nuremberg or southern Germany”. «Geschätzt wegen dekorativer, genauer Darstellungen zeitgenössischer Stände und Handwerke mit entspr. Beschreibungen, die ‘einen wichtigen Einblick in Handwerk, Künste und Handel zur Zeit Weigels’ (B. 836) geben. 87 Darstellungen sin dim süddeutschen Raum fremd (z. B. Fischer, Schiffer, Muschel-Verkäufer) und basieren auf J.u.C. Luykens ‘Het Menselyk Bedryf’ von 1694 (s. B. 839 u. 1143 ff. mit genauer Auflistung)”. L’ouvrage est divisé en vingt-quatre parties ou divisions, chacune se rapportant à une catégorie de métiers. Débutant par six métiers ou fonctions d’état (régent, avocat, fonctionnaire, etc.), se succèdent les métiers des armes (soldats, fondeur de canon, poudrier, etc.), de la marine (matelot, fabricant de mâts, forgeur d’ancre, etc.), de l’éducation, de la médecine, du commerce, des « exercices glorieux » (maître d’armes, maître à danser, maître du jeu de balle, etc.), des arts, de la musique, de l’imprimerie, de la joaillerie et de l’orfèvrerie, du travail du laiton, de la menuiserie, etc.Ce livre a ceci d’important qu’il offre une riche illustration, où chaque métier décrit comporte une gravure le représentant, mettant en scène un ou plusieurs praticiens. Tous les métiers de l’âge classique sont ici illustrés au moyen de fines gravures sur cuivre à mi-page. Quelques gravures portent la signature de Caspar Luyken, les autres ne sont pas signées. L’édition est d’une grande rareté. La plupart des exemplaires sont incomplets, tels celui de la B.n.F. ou de la collection Lipperheide. Exemplaire très frais, bien complet, en premier état avant les numéros, des 212 gravures, conservé dans son élégante reliure décorée de l’époque.‎

Referenz des Buchhändlers : LCS-18465

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
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€ 23.000,00 Kaufen

‎BAILLY, Jean-Sylvain.‎

‎Histoire de l’astronomie ancienne, jusqu’à l’établissement de l’école d’Alexandrie. Rare série complète de cette importante histoire de l'astronomie pour le XVIIIe siècle.‎

‎L'ensemble des cinq volumes est illustré de 21 planches. Paris, De Bure, 1781. In-4 de xxiv pp., 527 pp., 3 planches. * Histoire de l’astronomie moderne depuis la fondation de l’école d’Alexandrie, jusqu’à l’époque de M.D.CC.XXX. Paris, De Bure, 1785. 3 volumes in-4 de xvi pp., 728 pp., 13 planches; II/ (2) ff., 751 pp., 5 planches; III/ (2) ff., 415 pp. * Traité de l’astronomie indienne et orientale. Ouvrage qui peut servir de suite à l’Histoire de l’Astronomie ancienne. Paris, De Bure, 1787. In-4 de (2) ff., clxxx pp., 427 pp. Soit un ensemble de 5 volumes in-4 reliés uniformément en veau marbré de l’époque, roulette doré autour des plats, dos à nerfs richement ornés de fers en forme de fleurs, pièce de titre de maroquin rouge, coupes décorées, tranches mouchetées rouges. Reliure de l’époque. 260 x 193 mm.‎

‎Rare série complète en seconde édition pour la totalité des volumes de cet «ouvrage estimé» (Brunet). Lalande p. 544; Poggendorff I/89; Dorbon n°5399 "Rare complet des 5 volumes."; DSB I, pp. 400-402; Houzeau & Lancaster 22; Brunet, I, 615 «Ouvrage estimé. L'astronomie indienne est rare». «‘L’astronomie indienne’ est rare, et vaut seule 15 à 18 fr. ‘L’astronomie ancienne’ parut d’abord en 1775, et ‘l’astronomie moderne’, de 1779 à 1782; mais on préfère la seconde édition, parce qu’elle contient des augmentations.» (Brunet). L'Histoire de l'astronomie fut considérée par les contemporains de Bailly à la fois comme une œuvre scientifique et une œuvre littéraire, et c'est elle qui lui ouvrit les portes de l'Académie française grâce à son ami Buffon et malgré l'opposition de d'Alembert, alors qu'il faisait déjà parti par ses travaux de l'Académie des sciences depuis 1763. Il est désigné maire de Paris le 15 juillet 1789. Arrêté en 1793, il est appelé à témoigner au procès de Marie-Antoinette, mais dépose en sa faveur, ce qui le conduit à sa perte. Il est guillotiné en novembre 1793. La réussite de l'ouvrage de Bailly tient au fait qu'il était également littérateur et qu'il accorda une égale place à la narration qu'aux savants calculs. Disciple de Lacaille, ses recherches sur les satellites de Jupiter constituent son principal titre scientifique.Dans l'Histoire de l'astronomie ancienne, Bailly recherche essentiellement l'origine de l'astronomie, ses progrès et l'influence qu'elle eut sur différents peuples, rejetantl'idée ancienne selon laquelle elle serait "la fille" de l'astrologie. Elle fut en fait un préalable à l'Histoire de l'astronomie moderne.«Ouvrage important et agréable tout à la fois, rempli de dissertations savantes, d'idées lumineuses, de peintures brillantes» (De Lalande, Bibliographie astronomique). «Cet ouvrage, écrit avec élégance, d'un style brillant, quelque fois animé, fut reçu avec une extrême faveur» (Michaud, Biographie universelle). L'ensemble des cinq volumes est illustré de 21 planchesgravées par P. Cl. de La Gardette : 3 planches pour l'Histoire de l'astronomie ancienneet 18 pour l'Histoire de l'astronomie moderne (mesures, plans, instruments, reproductions de signes zodiacaux). Le présent ensemble constitué des 5 volumes en reliure uniforme de l’époque forment une rare réunion des œuvres importantes de Bailly sur l'astronomie. Superbe exemplaire bien complet de l’ensemble des volumes et de ses 21 planches, conservé dans une très élégante reliure uniforme de l’époque aux dos très finement ornés. Provenance: exemplaire de Henry de Cessole avec ex-libris manuscrit, ex-libris armoriés A.G. du Plessis et P. de La Morandière.‎

Referenz des Buchhändlers : LCS-18463

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Librairie Camille Sourget
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€ 9.500,00 Kaufen

‎FLUDD, Robert (alias DE FLUCTIBUS)‎

‎Philosophia moysaica In qua Sapientia & scientia creationis & creaturarum Sacra vereque Christiana... Edition originale posthume du dernier essai de Robert Fludd.‎

‎L’un des plus fameux philosophes et alchimistes anglais, traitant de la Création. Goudae, Petrus Rammazenius, 1638. Grand in-4 de (4) ff. y compris le titre gravé, 144 ff. (numérotés 152 par erreur); 30 ff., (1) f. d’errata relié entre les ff.28 et 29, nombreuses gravures dans le texte. Relié en plein veau brun moucheté de l’époque, double filet doré encadrant les plats, dos à nerfs orné de fleurons dorés, tranches rouges sur marbrures. Reliure du tout début du XVIIIe siècle. 317 x 195 mm.‎

‎Édition originale posthume du dernier essai de Robert Fludd traitant de la Création. Sir William Osler, Biblotheca Osleriana : A catalogue of books illustrating the history of medecine and science, n°2629 ; DSB V, 47ff. - Ferguson I, 284. - Wheeler Gift 112-113. - Mottelay S. 554. - Gardner 237 & 236. - Wellcome I, 2331 & 2332. - Poggendorff I, 763 (nur Tl. I). Dans son ouvrage, Robert Fludd (1574-1638), l’un des plus fameux philosophes et alchimistes anglais, démontre l’égalité entre le Soleil – source de lumière et de vie – et Dieu. 'In the first half of the seventeenth century [Fludd] was one of England's best known philosophers. Certainly few Englishmen of his day managed to draw the attention of such a distinguished group as Kepler, Mersenne, and Gassendi – each of whom wrote at least one work discussing, and usually complaining of, Fludd's theories. To many Europeans he seemed the most prominent of all English philosophers of his day 'Fludd, like most other Renaissance scientists, and certainly like all Paracelsians, had a bitter hatred of Aristotle even though Aristotelian influences are evident throughout his work. As his authority he preferred to turn to God's two books of revelation – one, His written book, the Holy Scriptures, and the other, nature, God's book of Creation Fludd stated that the origin of all things may be sought in the dark chaos (potential unity) from which arose the light (divine illumination or actual unity). He affirmed that there is true unity in this dichotomy since "Light was unto the eternall unity all one with darkness, though unto our weak capacities they are opposite in property". Continuing, he explained that it was from the darkness or shades of the chaos through the divine light that there appeared the waters which are the pervasive matter of all other substances. This is then true Mosaic philosophy, which is built upon the three primary elements of darkness, light, and the waters or the Spirit of the Lord. And it is with the aid of this divine knowledge that we may bring order even out of the confusion found in the writings of the ancients on the subject. With a careful analysis of their texts Fludd showed that when Aristotle wrote of the prima materia, Plat of the hyle, Hermes of the umbra horrenda, Pythagoras of the "symbolical unity", and Hippocrates of the deformed chaos, they were all writing in reality of the darkness or the dark abyss of Moses. Similarly by some name or another all of these philosophers knew something of the Mosaic "light" and "waters". However, in their interpretations they often varied far from the truth and it is to the works of Plato and the Pymander of Hermes that the true adept is urged to go for enlightenment' (Debus, The English Paracelsians pp. 105-109). Disciple de Paracelse, il défend surtout dans cet ouvrage célèbre la médecine magnétique, qui le mène à la médecine transplantatoire : Fludd expose ainsi les vertus de la transplantation d’une maladie entre les hommes, les animaux et les végétaux. L’édition comprend in fine la réponse de Fludd à la réfutation de cet ouvrage publiée par le prêtre écossais Foster: Responsum ad Hoplocrisma-Spongum M. Fosteri (Ibid., id., 1638 – 30 ff.). L’ouvrage est illustré d’un titre gravé sur cuivre (répété en tête de la deuxième partie) et d’environ 30 gravures dans le texte dont 4 gravures sur cuivre. Bel exemplaire conservé dans sa reliure du tout début du XVIIIesiècle Provenance: A N. Brugière de Lamotte (ex-libris gravé) et ex-libris manuscrit de l’époque sur le titre.‎

Referenz des Buchhändlers : LCS-18460

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€ 7.000,00 Kaufen

‎NICOLAY, Nicolas de.‎

‎Le Navigationi et Viaggi, fatti nella Turchia, di Nicolo de Nicolai del Delfinato, signor d’Arfevilla, Cameriere & Geografo ordinario del Re di Francia, con diverse singolarità viste, & osservate in quelle parti dall’Autore. Novamente tradotto di Francese in Italiano da Francesco Flori da Lilla, Aritmetico… Rare première édition vénitienne.‎

‎Première édition italienne illustrée de 67 planches gravées sur cuivre à pleine page représentant des costumes de la Turquie, de l’Arabie et de la Grèce dont sept paraissent ici pour la première fois. Venise, Francesco Ziletti, 1580. In-folio de (8) ff., (4) ff., 192 pp. ornées de 67 planches gravées sur cuivre à pleine page. Petit cachet humide partiellement effacé sur le titre, infime déchirure en marge du titre, déchirure restaurée au coin des pp. 53, 137, 139, 185 et en marge de la p. 183, pte tache d’encre p. 110. Veau rouge, double filet à froid encadrant les plats, dos à nerfs, titre doré, roulette intérieure dorée. Reliure moderne. 303 x 202 mm.‎

‎Première édition italienne au format in-folio, en partie originale, contenant sept gravures de costumes orientaux à pleine page de plus que les éditions précédentes. Pour ce motif et pour son format, cette édition, devenue rare, est l’une des plus recherchées. Il s’agit en outre de la première édition à contenir des gravures sur cuivre pour illustrer le texte, beaucoup plus fines et détaillées que les gravures sur bois employées dans les éditions précédentes. Brunet, IV, 67; Adams n°253 ; Cicognara 1731 ; Colas 2204; Mortimer, II, 319. Rare édition vénitienne en partie originale «renfermant 7 planches de plus que l’édition française de 1568». La première édition parut à Lyon en 1567. Cette édition vénitienne présente 67 planches gravées sur cuivre tirées à pleine page, soit 7 planches de plus que l’édition française de 1568. Ces superbes gravures sont une source inestimable de renseignements sur les peuples de l’Empire ottoman du XVIe siècle. «Voici la liste de ces gravures supplémentaires: 1 planche paginée 154 sans légende représentant 3 personnages. 1 planche paginée 182: Capitano d’Arabie. 1 planche paginée 184: Donna turca standi in casa 1 planche paginée 186: Sposa di Constantinopoli 1 planche paginée 188: Patriarca di Costantinopoli 1 planche paginée 190: Calidesquer a piedi 1 planche paginée 192 sans légende portant 4 costumes de femmes.» (Colas, 2204) Nicolas de Nicolay est né à La Grave d’Oisans (Isère) en 1517 et mort à Paris en 1583. Après avoir pris part au siège de Perpignan (1542), il parcourut la plus grande partie de l’Europe, servant dans les armées de la plupart des pays qu’il visitait, étudiant les langues qu’il entendait parler et prenant des croquis, dont il forma une collection. De retour en France au bout de seize ans, il devint valet de chambre et géographe de Henri II. En 1551, il accompagna à Constantinople l’ambassadeur d’Aramon, puis visita l’archipel grec, les côtes septentrionales de l’Afrique et devint commissaire d’artillerie. A propos de l’édition de 1567, Colas écrit: «Ces gravures représentent des costumes masculins et féminins de la Turquie, de l’Arabie et de la Grèce; c’est la première série de documents sérieux sur les habillements du proche Orient, aussi a-t-elle été copiée par la plupart des dessinateurs d’habits du XVIe siècle; ces gravures sont attribuées à Louis Danet par la plupart des bibliographes, 42 portent le monogramme L. D. Cependant l’exemplaire du Cabinet des estampes porte en note manuscrite que ces planches sont gravées par Léonard Thiry dit Léonard Daven et le catalogue de la vente Destailleur (1893, n° 1325) confirme cette dernière attribution. Ni Bartsch, ni Passavant ne mentionnent cette suite dans l’œuvre de Thiry ». Après avoir décrit les mœurs d’Alger, de Tripoli, de Barbarie et de Scio, où il aborda en allant à Constantinople, Nicolay (1517-1583), voyageur dauphinois, s’arrête plus longtemps à ce qui concerne les Turcs, les Grecs et les autres habitants de l’empire ottoman. Ses remarques sont instructives pour le temps où elles ont paru et offrent même encore des détails curieux. Mais Nicolay interrompt tout à coup sa relation à la fin du troisième livre; il parle des habitants de la Perse et de l’Arabie, pays qu’il n’a pas visités, et a recours pour remplir son texte, ainsi que ce qui regarde les Grecs, les Arméniens et les Juifs, aux auteurs anciens et modernes qui ont écrit sur ces peuples et sur les pays qu’ils habitent. Exemplaire à bonnes marges portant l’ex-libris «Gonnelli Firenze 1875».‎

Referenz des Buchhändlers : LCS-18445

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€ 14.500,00 Kaufen

‎BUCHOZ, Pierre-Joseph‎

‎Première centurie de planches enluminées et non enluminées représentant au Naturel ce qui se trouve de plus Intéressant et de plus Curieux parmi les animaux, les végétaux et les minéraux, Pour servir d'intelligence à l'histoire générale des trois Règnes de la Nature. - Seconde centurie... L'exemplaire de la comtesse Sophie Potocka relié en maroquin parisien de l'époque.‎

‎200 planches coloriées à l'époque illustrant fleurs et animaux. Paris, Lacombe, Buchoz, puis Paris, Buchoz & Amsterdam, Marc-Michel Rey, [1775]-1778-1779-1780-1781. 20 tomes en 4 volumes in-folio de: I/ 5 titres, 50 planches dont 49 en double état en noir et coloriées et 1 uniquement en couleurs, 5 ff. d’explication des planches; II/ 5 titres, 50 planches dont 48 en double état en noir et coloriées et 2 uniquement dans l’état colorié, 5 ff. d’explication des planches; III/ 5 titres, 50 planches dont 47 en double état en noir et coloriées et 3 uniquement en couleurs, 5 ff. d’explication; IV/ 5 titres, 50 planches dont 48 en double état en noir et coloriées et 2 uniquement en couleurs, 5 ff. d’explication des planches. Plein maroquin rouge, triple filet en encadrement et fleurons angulaires dorés sur les plats, dos à nerfs ornés de motifs dorés, pièces de titre et de tomaison de maroquin vert, tranches dorées. Reliure de l’époque. 458 x 305 mm.‎

‎[video width="1684" height="1080" mp4="https://www.camillesourget.com/wp-content/uploads/2024/03/FullSizeRender1.mp4"][/video] Édition originale de l'un des plus célèbres livres de Pierre Joseph Buchoz. Sitwell p 82; Blunt, pp. 158-160 ; Brun Anker 73 ; Fine Bird Books, p. 63 ; Nissen IVB 156 et I, 1371; Graesse I, 563. Pierre Joseph Buchoz (1731-1807), docteur agrégé à la Faculté et au collège Royal de Médecine de Nancy, médecin botaniste de Monsieur, ancien médecin de feu sa Majesté le Roi de Pologne et de Monseigneur Comte d'Artois... a publié un grand nombre d'ouvrages sur les plantes étrangères et indigènes. Outre quelques bonnes observations sur les oiseaux de volière ses livres sont aujourd'hui principalement recherchés pour la beauté des estampes enluminées qui les accompagnent. Avocat puis médecin, démonstrateur au collège royal des médecins de Nancy, Pierre-Joseph Buchoz, de Metz, publia des ouvrages d'histoire naturelle dans l'esprit encyclopédiste du temps. Bel ouvrage imprimé sur grand papier de Hollande orné de 20 titres calligraphies en couleurs, en lettres d'or, rouges et vertes, et de 200 planches hors texte entièrement coloriées à la main à l'époque illustrant gibier, oiseaux, mammifères, papillons, coquillages, fleurs, plantes, fossiles. Les volumes sont enrichis de la suite de 192 gravures en noir. Les superbes planches de botanique, zoologie et minéralogie ont été dessinées par les plus grands artistes du XVIIIe siècle tels Jacques de Favanne, Guillaume de Favanne son fils, Bélengé et Jean-Baptiste Desmoulins. Elles sont gravées par Ransonnette, Jean Leroy, Dupin fils, Claude Fessard, M. Fessard, Breant, Vangelisti, Vidal, C. Baquoy, Bradel et Jacques Juillet. The British Museum (Nat. Hist.) Cat.: I, 275, notes that "the plates of fossils and minerals were collected and issued in 1782 as 'Les dons merveilleux.de la Nature dans le regne Mineral." Bel exemplaire en maroquin rouge provenant de la bibliothèque de la Comtesse Sophie Potocka (1760-1822), célèbre dans toutes les cours d'Europe pour sa beauté, avec sa signature sur le premier titre de chaque volume.‎

Referenz des Buchhändlers : LCS-18444

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Librairie Camille Sourget
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€ 125.000,00 Kaufen

‎LA CHAPELLE, Jean-Baptiste de.‎

‎Traité de la construction théorique et pratique du scaphandre, ou du bateau de l’homme. Approuvé par l’Académie Royale des Sciences...Volume in-8 enrichi de Figures en taille-douce. Première et unique édition de la première description du scaphandre.‎

‎Très bel exemplaire d’une parfaite fraicheur conservé dans son élégante reliure de l’époque non restaurée. Paris, chez Debure père & chez l’Auteur, 1775. In-8 de xlviii pp., 328 pp., (3) ff., (1) f.bl., 4 gravures sur 2 planches hors texte dépliantes. Veau marbré, filet à froid autour des plats, dos lisse orné de fleurons dorés, pièce de titre de maroquin rouge, tranches marbrées. Reliure de l’époque. 182 x 98 mm.‎

‎Première et unique édition de la première description du scaphandre, l’invention nouvelle de Jean-Baptiste de La Chapelle. Le mot «scaphandre», du grec skaphe (barque) et andros (homme), fut utilisé pour la première fois en 1775 par l'Abbé de la Chapelle dans son ouvrage Traité de la construction théorique et pratique du scaphandre ou du bateau de l'homme. L'invention de l'Abbé de la Chapelle consistait en un costume réalisé en liège et permettant à des soldats de flotter et de traverser les cours d'eau. «L’Abbé Jean-Baptiste de La Chapelle est un mathématicien français, né vers 1710, mort à Paris, en 1792. Censeur royal, membre de quelques Académies de province et de la Société royale de Londres, il passa sa vie dans la retraite, partageant son temps entre l’étude et la société de quelques amis. Il s’occupa surtout de mathématiques, et fit quelques découvertes utiles, parmi lesquelles on compte ce qu’il appela le scaphandre, appareil en liège au moyen duquel l’homme peut marcher à la surface des eaux tranquilles. L’auteur en fit plusieurs fois l’essai lui-même sur la Seine.» (Nouvelle biographie générale, XXVIII, 509-510). "Cette espèce de cuirasse permet de faire à la nage toutes sortes de manœuvres comme de manger, boire, lire, écrire, combattre, charger le fusil ou le pistolet, tirer, chasser, pêcher, se sauver des naufrages, sans jamais pouvoir couler au fond, calfater un vaisseau en pleine mer, ou l'y radouber, faire passer à un corps de troupes, sans ponts, sans bateaux, sans radeaux & surtout sans bruit, les plus grands fleuves et les plus rapides, lui faciliter une descente par mer, sur une côte ou sur une terre. L’auteur décrit par le menu les périls de la mer ainsi que la combinaison avec laquelle il gagna une importante notoriété en traversant à de nombreuses reprises la Seine. Composée de toile et de cuir, son invention ne permet pas encore d’évoluer sous la surface de l’eau, mais propose un système de flottaison destiné aux troupes de marine et au sauvetage lors des naufrages. L’illustration est composée de 4 belles gravures sur cuivre imprimées sur 2 planches dépliantes dessinées et gravées par J. Robert. Elles donnent à voir les différents éléments de cette étrange habit qui demeure largement considéré comme le véritable précurseur des gilets de sauvetage modernes. Très bel exemplaire d’une parfaite fraicheur conservé dans son élégante reliure de l’époque non restaurée.‎

Referenz des Buchhändlers : LCS-18420

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Librairie Camille Sourget
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€ 3.800,00 Kaufen

‎GEYLER VON KAISERBERG, Johannes.‎

‎Sermones prestantissimi Sacrarum literarum doctoris Joanis Geilerii Keiserspergii, concionatoris argentinensis, fructuosissimi de tempore et de sanctis accomodandi. De arbore humana. De xii excellentiis arboris Crucifixi. De xii fructibus Spiritus sancti. De xiii conditionibus mortis sub typo majoris villani arborum Cesaris Gorsmeier Holtzmeier. De morte virtuali sive gratie. De dispositione ad felicem mortem. De xxiii obsequiis mortuis impendendisque sermonibus de morte virtuali annectuntur. - "A la fin" : Expliciunt sermones... Joannis Geileri Keyserspergii de morte preciosa ac aliis sub diverso typo, quos Joannes Grüniger ["sic"]... Argentine impressit, anno millesimo quingentesimo decimoquinto, in vigilia nativitatis Marie (1515). Exemplaire conservé dans sa première reliure en peau de truie estampée sur ais de bois.‎

‎Seconde édition des sermons strasbourgeois de Geyler von Kaiserberg, ornée de la très rare danse des morts ainsi que du très beau frontispice «criblé». Strasbourg, Johannes Grüninger, 1515. In-folio de (6) ff., 214 ff. (le dernier est marqué CXVI par erreur). Peau de truie sur ais de bois, plats biseautés estampés à froid avec décors d'entrelacs et de fleurs, dos à nerfs, fermoirs métalliques, traces d'écoinçons et de cabochons, trace d'attache d'une chaîne. Reliure de l'époque. 280 x 190 mm.‎

‎Seconde édition de cette série de trois sermons prêchés à la cathédrale de Strasbourg entre 1495 et 1497 illustrée d'un ensemble de "danses macabres" et d'un encadrement de titre "criblé" par Hans Wechtlin. Ritter, 971; Kristeller 155; Muller II:35, 126; Muther 1435; Schmidt 146. See Minns, Dance of Death Collection, 194. La danse des morts de Geyler von Kaysersberg est très rare. «Ces sermons furent traduits en latin par Jacques Biethen, de Riquewihr, et dédiés par lui à Conrad Wickram, vicaire général du diocèse de Strasbourg, et à Clément Daniel, curé de Ribeauvillé, ex aedibus domini mei Petri Wickram, summae aedis concinatoris. Biethen dit que Geiler lui-même avait désiré la publication de ces sermons, prêchés en 1495, en partie dans la cathédrale, en partie à Sainte-Madeline et à Saint-Nicolas-aux-Ondes.» “Second edition of Geiler’s sermons, illustrated with the same unusual set of woodcuts representing danse macabre subjects that appeared in the first edition of 1514. Geiler, sometimes called the German Savonarola, was a “preacher at the Strassburg cathedral, who attracted huge audiences while advocating reform. Inspired by the ideals of humanism, Geiler composed and delivered sermons that were at once learned and passionate, and above all, accessible to a broad audience.” Carlos M.N. Eire, Reformations: The Early Modern World, 1450-1650 (2016). The title page is printed in the dotted manner or manière criblée or Schrotblatt, a technique found in Germany and France in the late 15th and early 16th centuries, in which the design is created from punches or stamps on a metal plate. Seven woodcuts and numerous woodcut initials also decorate the book”. Geyler, nommé aussi Kaisersberg de l’endroit où il fut élevé, fameux prédicateur, naquit à Schafhouse le 16 mars 1445. Il perdit en bas âge son père, notaire à Ammerweiler, et se rendit à Kaisersberg (en Allemagne), auprès de son grand-père. Il fut élevé chez son grand-père, en Alsace, étudia les belles-lettres à Fribourg en Brisgau et la théologie à Bâle, où il devint docteur en 1475. Il se distingua bientôt dans l’éloquence sacrée à Fribourg et à Wurtzbourg, et remplit pendant 30 ans, à partir de 1478, les fonctions de prédicateur à la cathédrale de Strasbourg. «Les dominicains avaient occupé jusqu’alors la chaire de la cathédrale de cette ville; mais des disputes scandaleuses qu’il avaient eues en 1454 avec Jean Cruizer, curé de St-Laurent, et avec les autres curés de la ville, et des propositions indécentes qu’ils avaient débités dans la chaire de vérité, firent perdre peu après à ces religieux la prérogative de prédicateurs-nés de la cathédrale. Geyler s’y livra au saint ministère avec le plus grand zèle pendant trente années consécutives. Ses sermons forment un mélange du sacré et du profane, de latin et d’allemand. Geyler s’y élève sans cesse avec force contre les désordres des moines de son temps. Le choix de ses images et de ses expressions, qui blesseraient aujourd’hui nos oreilles délicates et n’exciteraient que le rire, touchait alors nos ancêtres jusqu’aux larmes, et convertissait quelquefois les pêcheurs les plus endurcis. On doit à l’éloquence de Geyler l’abolition de plusieurs abus contre la décence et la majesté du culte divin, tels que les cérémonies qui se faisaient dans la cathédrale le jour des Innocents et pendant la semaine de la Pentecôte, ainsi que les assemblées nocturnes de la Dédicace. C’est aussi à ses exhortations que la ville de Strasbourg doit la première idée d’une école publique. Les sermons de Geyler attiraient un si nombreux auditoire que la place de la chapelle de St-Laurent, où était la chaire de la basilique, devint bientôt trop étroite pour pouvoir contenir la foule. On construisit alors en 1486 cette chaire magnifique qui existe encore aujourd’hui, sur les dessins de Jean Hammerer, architecte de fabrique, et d’après les idées de Geyler lui-même. Cet orateur sacré était fort considéré par Maximilien Ier, à cause de sa probité et de son érudition; cet empereur l’appela souvent à sa cour, le consulta sur les matières les plus importantes, et le protégea contre les ennemis que suscitait à l’orateur la hardiesse avec laquelle il prêchait… Aucun de ses contemporains ne possédait peut-être une bibliothèque aussi considérable et aussi bien choisie que la sienne. Il avait l’habitude d’écrire tous ses sermons tantôt en latin, tantôt en allemand; ces manuscrits passaient ensuite entre les mains de ses amis et de ses admirateurs, qui les ont publiés en partie de son vivant, en partie après sa mort; car il n’avait pas la patience de soigner lui-même l’impression de ses ouvrages… Tous les ouvrages de Geyler sont curieux par les détails qu’ils renferment sur les usages et les mœurs du temps de l’empereur Maximilien Ier.» (Michaud, Biographie universelle). L’ouvrage comporte un frontispice gravé sur bois «criblé» comprenant les initiales E.F. G.W. V.A. attribué à Hans Wechtlin ainsi que 7 gravures sur bois mettant en scène des danses macabres, dont une à pleine page. Elles sont attribuées selon les spécialistes à Hans Baldung Grien. “Kristeller describes the full-page "Figura Mortis" cut (showing death slaying a whole family) as "a Dance of Death scene of the most moving character."” Précieux exemplaire conservé dans sa reliure de l’époque en peau de truie estampée à froid sur ais de bois. Mention manuscrite sur le titre : Monastère St Anne Bamberg.‎

Referenz des Buchhändlers : LCS-18406

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
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€ 25.000,00 Kaufen

‎LABILLARDIERE.‎

‎Relation du voyage à la recherche de La Pérouse, fait par ordre de l’Assemblée constituante, Pendant les années 1791, 1792, et pendant la 1ère. et la 2de. année de la République Françoise. La passionnante Relation du voyage à la recherche de La Pérouse ornée de 44 planches en premier tirage.‎

‎Superbe exemplaire conservé dans sa reliure de l’époque ornée d’un chiffre couronné. Paris, chez H. J. Jansen, An VIII de la République françoise [1800]. 2 volumes in-4 de texte de: I/ xvi pp., 442 ; II/ 332 pp., 113 pp. de vocabulaire et de table, (1) p. d’errata; 1 atlas in-plano de: 1 titre gravé, 44 planches numérotées dont 1 carte sur double-page. Qq. rousseurs claires en marge de certaines planches de l’atlas. Reliés de manière uniforme en demi-chagrin rouge avec plats de percaline rouge, roulette dorées encadrant les plats, chiffre couronné frappé or au centre des plats, dos à faux-nerfs ornés de bateaux dorés dans 3 caissons et du chiffre couronné répété dans un caisson, nombreux témoins. Reliure de l’époque. Volumes de texte: 298 x 228 mm. Volume d’atlas: 573x 415 mm.‎

‎Edition originale de cet «ouvrage estimé». (Brunet, III, 711). Nissen ZBI 2331; Sabin 38420. Par décret du 9 février 1791, l'Assemblée Nationale prit la décision d'organiser une expédition avec "la double mission de rechercher M. de La Pérouse, d'après les documents, instructions et ordres qui leur seront donnés, et de faire en même temps des recherches relatives aux sciences et au commerce ...". Placée sous les ordres de Bruny d’Entrecasteaux et de Huon de Kermadec, cette mission, chargée de tenter de retrouver les vaisseaux la Boussole et l’Astrolabe, se composait des flûtes la Recherche et l’Espérance. La flotte partit de Brest le 28 septembre 1791, abordant le 13 octobre à Ténériffe. La Billardière visita son pic fameux et en releva l’histoire naturelle. Le 17 janvier 1792, il relâcha au cap de Bonne-Espérance, où d’Entrecasteaux reçut un message de Saint-Félix, commandant la station des mers de l’Inde, lequel l’informait que le commodore anglais Hunter affirmait avoir vu des hommes en uniformes français dans les iles de l’Amirauté. La Billardière mit à profit le temps de son séjour au Cap pour explorer les montagnes de la Table, du Lion, Stellenbosch et leurs environs. Il s’avance même dans l’intérieur jusqu’à Fransche-Hoek, à la rencontre d'une colonie française de protestants émigrés en 1675. Il enrichit ses collections de beaucoup de plantes peu connues ou mal décrites jusque là. L'expédition appareille le 16 février. Au bout d'un peu plus de deux mois de navigation difficile les navires mouillent sur la côte de Van-Diemen, dans un port qui reçut le nom d’Entrecasteaux (23 avril 1792), La Billardière et les autres naturalistes font plusieurs excursions dans les terres. Radoubés, les vaisseaux de l’expédition de secours effectuent une reconnaissance du sud-ouest de l’Australie, de la Tasmanie, de la Nouvelle-Zélande. La Billardière, Claude Antoine Gaspard Riche (1762-1798) et Louis Ventenat (1765-1794) en profitent pour effectuer d’amples collections de spécimens zoologiques, botaniques et géologiques, et décrire les coutumes et les langues des aborigènes d’Australie. L’expédition, après une longue et périlleuse navigation, après avoir perdu son chef et quatre-vingt huit hommes de ses équipages, aborde enfin en octobre 1793 à Java où, les guerres révolutionnaires ayant éclaté entre-temps, elle est déclarée prisonnière de guerre par les Hollandais, les vaisseaux capturés et les collections de La Billardière envoyées en Grande-Bretagne. Détenu successivement à Samarang, puis à Batavia, La Billardière ne fut rendu à la liberté que le 9 germinal an III. Il peut alors gagner l’île de France, où il est reçu au jardin botanique de Pamplemousses par Nicolas Céré; mais ses collections, contenant plus de quatre mille plantes, dont les trois quarts étaient d'espèces jusque alors inconnues, avaient été transportées en Angleterre. Son ancien maître, le célèbre Sir Joseph Banks (1743-1820) intercède en sa faveur et obtient des autorités britanniques qu’elles lui renvoient ses collections intactes: «J’aurais craint, disait-il, d’enlever à un homme une des idées botaniques qu’il était allé conquérir au péril de sa vie''. Quérard, IV, La France littéraire, p. 336. La fin du texte est constituée de plusieurs vocabulaires. «La partie linguistique très développée contient les vocabulaires suivants: Malais, du cap de Diemen, des îles des Amis, de la Nouvelle-Calédonie et de l’île Waygiou». (Chadenat, n°99). Premier tirage de l’atlas qui comporte une grande carte dépliante à double-page de la mer des Indes et d'une partie de celle du Sud dressée par Barbié Du Bocage et gravée par D'Houdan et 44 planches: 24 planches de vues, portraits des indigènes des îles des Amis, de l'Amirauté et de Nouvelle-Calédonie, et ustensiles dessinées par Piron ; 14 planches de botanique d'après Redouté; 4 planches d'oiseaux d'après Audebert et une planche d'araignée, gravées par Dien, Copia, Maleuvre et Perée. «L’atlas renferme 44 belles planches: vues, costumes, scènes diverses, histoire naturelle, etc.» (Chadenat, n°613). Superbe exemplaire de ce passionnant récit de voyage, conservé dans ses reliures de l’époque ornées d’un chiffre couronné.‎

Referenz des Buchhändlers : LCS-18397

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
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€ 19.000,00 Kaufen

‎[PHILIPPE d’ORLEANS, Régent] - LONGUS.‎

‎Les Amours pastorales de Daphnis et Chloé. Traduction nouvelle, avec figures nouvellement dessinées Sur les Peintures de M. le Duc d’Orléans, Régent. Précieux exemplaire ayant appartenu à Napoléon III.‎

‎L’un des rarissimes exemplaires de luxe contenant les 29 figures gouachées tirées sur vélin des Amours de Daphnis et Chloé, l’un des plus célèbres livres illustrés du XVIIIe siècle. Paris, de l’Imprimerie de Monsieur, 1787. Petit in-folio de (1) f. bl., viii pp., (1) f., 175 pp., 29 planches hors-texte en couleurs numérotés, protégées par des serpentes. Maroquin rouge, filet et guirlande dorés encadrant les plats, dos lisse finement orné, pièce de titre de maroquin vert, coupes décorées, roulette intérieure dorée, tranches dorées. Etui. Reliure de l’époque. 319 x 240 mm.‎

‎Très belle édition du plus célèbre livre illustré français du XVIIIe siècle, imprimée sur la presse privée de Monsieur, comte de Provence, frère de LouisXVI, futur LouisXVIII, ornée de 29 copies au trait des figures originales du Régent, gravées par Martini. Un des rarissimes exemplaires de luxe contenant les 29 figures gouachées tirées sur vélin. Les peintures sont d'une extrême fraîcheur. «L’éditeur Lamy fit gouacher des suites de ces gravures au trait tirées sur vélin et les inséra dans des exemplaires de luxe.» (Cohen, 655). L'imprimerie de Monsieur était dirigée par Pierre-François Didot (dit Didot jeune) depuis 1779. Dans ce roman grec de Longus (fin du IIe siècle après Jésus-Christ), l’auteur raconte l’histoire de l’amour simple et naïf de Daphnis et Chloé, deux pauvres enfants abandonnés. La particularité de l’ouvrage de Longus, par comparaison avec les autres ouvrages du même genre c’est d’avoir laissé les péripéties au second plan, et d’avoir donné tout le relief aux aventures sentimentales des protagonistes. Daphnis et Chloé ont découvert, en une lente progression, leur sexualité, et le roman s’achève précisément sur l’accomplissement de l’acte charnel. Le roman célèbre Éros, bien sûr, mais aussi Pan et les Nymphes. Ce livre, traduit dans toutes les langues, fut remis au goût du jour en France par le Régent, Philippe d’Orléans et connut plusieurs belles éditions illustrées tout au long du XVIIIe siècle. La présente édition offre une traduction nouvelle par de Bure Saint-Fauxbin. Superbe exemplaire dont l’ensemble des gravures ont été gouachées à l’époque et rehaussées d’un double cadre peint en saumon et noir, conservé dans sa première reliure en maroquin de l’époque. Ce précieux exemplaire a appartenu à Napoléon III, comme en atteste son ex libris apposé au contreplat de la reliure. Charles-Louis-Napoléon Bonaparte, troisième et dernier fils de Louis, roi de Hollande, et Hortense-Eugénie de Beauharnais, et neveu de Napoléon Ier, naquit à Paris au château des Tuileries, le 20 avril 1808 et devint le 22 juillet 1832, à la mort du duc de Reichstadt, le représentant direct de la dynastie napoléonienne; d’abord fixé en Suisse où il fut nommé capitaine d’artillerie, à Berne en 1824, il essaya en 1836 à Strasbourg, de renverser Louis-Philippe dans un mouvement militaire; arrêté et envoyé aux Etats-Unis, il fit en août 1840 à Boulogne une seconde tentative qui échoua et qui lui valut l’emprisonnement perpétuel, mais il réussit à s’enfuir du fort de Ham le 26 mai 1846 et à gagner la Belgique; de retour en France lors de la révolution de 1848, il fut élu député en juin 1848, puis président de la république le 10 décembre de la même année. Le coup d’Etat du 2 décembre 1851 qu’il fit contre l’Assemblée législative lui donna la présidence pour dix ans; enfin, proclamé empereur à la suite d’un plébiscite des 21-22 novembre 1852, le 1er décembre 1852, Napoléon III épousa le 29 janvier 1853, Marie-Eugénie de Gusman, comtesse de Téba, seconde fille du comte de Montijo. Sous son règne la France jouit d’une grande prospérité industrielle et commerciale due en partie à nombre de mesures d’utilité publique prises par le gouvernement, tandis qu’à l’extérieur, une suite de guerres, dont la fin de la conquête de l’Algérie, nous donnait la Savoie, le comté de Nice et la Cochinchine. A la suite de la défaite de Sedan où l’empereur avait été fait prisonnier, la république fut proclamée à Paris le 4 septembre. Napoléon III mourut en exil à Chislehurst, en Angleterre, le 9 janvier 1873. (Olivier Pl. 2659, 15).‎

Referenz des Buchhändlers : LCS-18396

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
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€ 48.000,00 Kaufen

‎Sammlung verschiedener Spanischer National-Trachten und Uniformen der Division des Marquis de la Romana‎

‎Sammlung verschiedener Spanischer National-Trachten und Uniformen der Division des Marquis de la Romana, 1807 und 1808 in Hambourg in Garnison [Les troupes espagnoles en garnison à Hambourg en 1808]. Le superbe exemplaire du Tsar Alexandre Ier.‎

‎18 planches en couleurs consacrées aux soldats espagnols en garnison durant les guerres napoléoniennes. S.l.n.d. [Hambourg, vers 1808]. In-folio de (1) f. de titre, 18 planches numérotées gravées sur cuivre. Cachet à froid de C. Suhr au pied de chaque planche. Cartonnage de papier marbré, filet doré encadrant les plats, dos lisse, non rogné. Reliure de l’époque. 369 x 235 mm.‎

‎[video width="1280" height="720" mp4="https://www.camillesourget.com/wp-content/uploads/2023/07/SUHR.mp4"][/video] Premier tirage de cette suite complète et fort rare, d’un grand intérêt documentaire: titre et 18 planches gravées sur cuivre et finement coloriées à l’époque à l’aquarelle et à la gouache représentant un ou plusieurs personnages en costumes espagnols, à pieds, à cheval ou en voiture, la plupart dans de très beaux paysages. Colas 2833; Lipperheide 2357. Don Pedro Caro y Sureda (1761-1811), Marquis de La Romana, fut, aux côtés des Anglais, l’un des grands généraux espagnols de la Guerre d’Espagne. En 1807-1808, le Roi d’Espagne, alors allié de Napoléon, envoya les troupes de La Romana en garnison à Hambourg. On les voit représentés ici par Suhr avec femmes, familles, domestiques, ânes et chevaux. A l’été 1808, La Romana les fit passer en Espagne grâce aux Anglais. L'entrevue d'Erfurt réunit l'empereur Napoléon 1er et le tsar de Russie Alexandre 1er. Voulue par Napoléon, elle se tient en Saxe à Erfurt, du 27 septembre au 14 octobre 1808, dans le but de renforcer l'alliance franco-russe conclue l'année précédente lors du traité de Tilsit, signé à la suite de la guerre menée par la Quatrième Coalition. Les armées françaises jusque-là au faîte de leur gloire, ont connu leur premier important revers en Espagne avec la capitulation du général Dupont à Bailén battu par les troupes espagnoles en juillet 1808. Napoléon veut régler lui-même le problème espagnol en emmenant une partie de la grande armée en Espagne, mais craint d'être attaqué à l'Est par l'Autriche qui renforce ses armées. Superbe exemplaire de toute fraîcheur, conservé dans son très élégant cartonnage de l’époque, condition rarissime, provenant de la bibliothèque impériale du Tsar Alexandre 1er avec ex-libris armorié.‎

Referenz des Buchhändlers : LCS-18372

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Librairie Camille Sourget
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€ 11.000,00 Kaufen

‎GREEVEN, H.‎

‎Collection des costumes des provinces septentrionales du Royaume des Pays-Bas, Dessinés d’après nature par H. Greeven Lithographiés par Vallon de Villeneuve. Edition originale de ce superbe recueil de costumes des Pays-Bas.‎

‎Ouvrage orné en premier tirage de 20 planches finement coloriées à la main à l’époque. Amsterdam chez François Buffa et fils, Paris chez Engelmann, 1828. In-folio de (4) ff. prel., 20 planches à pleine page protégées par des serpentes, avec autant de ff. explicatifs, déchirure sans manque à la pl. 10. Demi-chagrin prune à coins, dos lisse orné de filets dorés, pièce de titre en maroquin rouge apposée au centre du plat supérieur portant la mention du prix original «Prix 16 Fl.». Reliure de l’époque. 340 x 250 mm.‎

‎Edition originale de ce superbe recueil de costumes des Pays-Bas. Colas 1311; Lipperheide 960; Vinet 2219; Hiler, p. 395. Le texte explicatif est rédigé en français et en anglais et donne des détails sur le pays, les villes et villages concernés, la culture des habitants ainsi que leurs coutumes et leurs modes vestimentaires. La table des planches est quant à elle en français et en hollandais. L’illustration se compose de 20 planches de costumes des Pays-Bas gravées par Vallon de Villeneuve d’après des dessins de Hendrik Greeven (1787-1854). L’ensemble a été finement colorié à la main à l’époque dans des tons particulièrement vifs et chatoyants. Les planches représentent des hommes, femmes et enfants de toutes les classes sociales dans leurs costumes traditionnels. «There is little doubt that Maaskamp's book of costumes with twenty plates stood model for this work. This goes for the lay-out of the book as well as for the subjects chosen” (Landwehr). Précieux exemplaire d’une parfaite fraicheur conservé dans sa reliure de l’époque.‎

Referenz des Buchhändlers : LCS-18346

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Librairie Camille Sourget
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€ 5.500,00 Kaufen

‎DEMIDOFF.‎

‎Voyage dans la Russie méridionale et la Crimée par la Hongrie, la Valachie et la Moldavie. Le voyage de Demidoff en Russie et en Crimée orné de 25 planches hors-texte.‎

‎L’abondante illustration comporte le portrait de Nicolas Ier gravé par Piaud, d’après Raffet et 24 planches gravées hors texte, tirées sur Chine et montées sur papier fort, dont 1 planche de musique. Paris, Ernest Bourdin, 1840. Grand in-8 de (2) ff., vii pp. (préface), viii pp. (dédicace), 621 pp., (3) et 25 planches. Qq. rares ff. piqués. Relié en chagrin rouge vif, encadrement à froid sur les plats et large composition dorée baroque avec des feuillages, dos à nerfs couvert d’un décor baroque doré, tranches dorées. Reliure de l’époque. 255 x 163 mm.‎

‎Edition originale de cet ouvrage dans lequel Demidoff relate son voyage entrepris en Russie et en Crimée en 1837. Atabey 337; not in Blackmer; Brunet, II, 583. This is the first part of Demidov's account of his mission in Russia and the Crimea, an account of the voyage itself. The scientific observations by Huot, Leveille, Rousseau and Nordmann were published in three volumes in 1842, together with an atlas of natural history plates.'' (Atabey) Quelques très rares exemplaires possèdent une dédicace à «sa Majesté l’Empereur de toutes les Russies» en viii pp. reliée au début du volume, et le présent exemplaire en fait partie. L’abondante illustration comporte le portrait de Nicolas Ier gravé par Piaud, d’après Raffet et 24 planches gravées hors texte, tirées sur Chine et montées sur papier fort, dont 1 planche de musique. En 1837-1838, Démidoff organisa une expédition scientifique en Russie du Sud et en Crimée, dont il confia la direction scientifique à Frédéric Le Play. Elle comprenait 22 savants, écrivains et artistes français dont Auguste Raffet et le critique Jules Janin. L'expédition comprenait aussi Jean-Jacques Nicolas Huot (géologue), Louis Rousseau (aide naturaliste au Muséum d'Histoire naturelle), Léon Lalanne (ingénieur des Ponts et chaussées), Henri Malinvaud, le dessinateur Raffet, et le comte de Saint-Aldegonde, qui a accompagné Le Play dans sa traversée prospective du bassin du Donetz. La présence de ce dernier personnage, polytechnicien, officier de l'artillerie français au service de la Couronne fait ressortir encore une particularité constatée à juste titre par A. Savoye : la commandite tripartite de l'expédition. En effet, celle-ci comprend d'abord Démidoff, initiateur et directeur du voyage, ensuite, d'une façon implicite, les administrations des Corps des Mines et des Ponts françaises sans l'aval desquelles les fonctionnaires de ces corps n'auraient pas pu être du voyage, enfin, les autorités russes qui, outre l'autorisation officielle de prospecter, lui apportent un soutien logistique subsistant. Notons que, de leur côté, les services de renseignement français ont porté de l'intérêt à ce voyage. En tout cas, dans les circonstances et au moment que nous ignorons, les rapports de Le Play et de Saint-Aldegonde relatifs à la prospection du bassin du Donetz leur ont été transmis ; le résultat de cette expédition fut publié sous le titre Voyage dans la Russie méridionale et la Crimée avec une centaine de lithographies originales de Raffet. Le tsar, dédicataire de l'ouvrage, montra de l'irritation contre le fait que la plupart des membres de l'expédition étaient français. Démidoff voulait combattre certaines idées reçues des Français à l'encontre de la Russie. Néanmoins, ces comptes-rendus irritèrent le tsar Nicolas Ier par leur description du système féodal russe. Bel exemplaire bien complet de la préface, de la dédicace et de la planche de musique «Marche Valaque» qui manquent souvent, de cet intéressant récit de voyage, conservé dans sa reliure romantique de l’époque en chagrin rouge richement décoré.‎

Referenz des Buchhändlers : LCS-18337

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
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€ 5.500,00 Kaufen

‎BRY, Jean Theodore de.‎

‎Alphabeta et Characteres… Apud Omnes Omnino Nationes usurpatj ; ex varijs Autoribus accurate depromptj. Artificiose… in aere effictj, et recens forâs dati, per Io : Theodorum Et Io : Israelem De Bry, Fratres germanos… Edition originale et premier tirage du plus rare recueil d’alphabets « Alphabeta et Characteres » des frères de Bry, imprimée à Francfort en 1596.‎

‎Bel exemplaire de la bibliothèque A. Brölemann. Francfordij… 1596. In-4 oblong de (6) ff., 62 planches sur 51 ff. (manque ici le feuillet K2 orné des lettres E et F). Cuir de Russie fauve, filet doré autour des plats, dos à nerfs, filet or sur les coupes, charnières fragiles, roulette intérieure et tranches dorées. Reliure signée Bruyere, vers 1840. 146 x 199 mm.‎

‎Première édition originale de ce recueil des frères de Bry qui revendique de tracer tous les alphabets en usage dans les divers peuples du monde. Les alphabets latins furent tracés d’après les modèles de Corneille Agrippa et Baptiste Palatin. Hollstein Dutch and Flemish IV.37, n°119-169, Bonacini 290 ; cf. Becker : Hofer Collection 59 (citing German-language edition) ; Berlin 5283 ; Guilmard p. 369 ; Brunet I, 1309 ; Graesse VIII, 124. First edition, published simultaneously with a German-language issue (« Alphabeten , und aller art Characteren… »). The alphabet plates include representations of Chaldaen, Syriac, Hebrew, Coptic, Arabic, Samaritan, Greek, Illyrian, Croatian, Armenian, and Roman, among others, many of these in several different varieties, as well as national varieties of lettering styles - German, Flemish, French, and other - also demonstrating upper and lower cases and styles of script. Following these are 12 plates with an alphabet of 24 elaborate Mannerist initial letters by the de Bry brothers, exquisitely ornamented with lions, horses, unicorns, dogs, monkeys, cats, peacocks, turkeys, pelicans, owls, butterflies, beetles, and vines. The final three plates (of four published in the concluding section) include six handsome monogram devices for the brothers themselves and others, and two quatrains of verse in rebus form. This copy includes, however, the beautiful and very elaborate dedication engraving, which is not always present- a complex wreathed monogram for Count Philip Louis II of Hanau-Münzenberg, set between elegant figures of Justice and Truth, who stride forward from columned niches bearing scales and a mirror. Dans la description de son exemplaire incomplet Peter A. Wick ajoutait : « Like all other copies we have seen described, this volume does not include Plate A, and it would appear that it was never present, as Becker speculates with reference to the German issue of the work. » Le présent exemplaire contient la planche A1 qui reproduit la gravure de dédicace. « This antiquarian text, Alphabeta et characteres, first published in 1596 and later published in English in 1628 as Caracters and Diversitie of Letteres Used by Divers Nations in the World, the second alphabet book produced by the de Bry workshop in the 1590s, is comprised mostly of plates reproducing alphabets ancient and modern. The de Brys’ fanciful alphabet, in which letters are composed entirely of bodies, is therefore something of an exception in the larger historicizing program of the book, but it does offer a lesson in embodiement that applies to the book as a whole. The alphabet begins with Adam and Eve who, in their original sin, ‘fall’ into each other to become the letter A. This corporeal letter, linked to the Fall as surely as the A of the ‘Nova alphati’, once again suggests that in a fallen world it is only by means of the letter that we can embody our scriptural origins. Yet this is also a book full of alphabets in which time makes fallen bodies of letters. The corporeal letter cannot help but play a paradoxical role in a book whose historicizing purpose is to embody the origins of that which embodies our origins. It would be easy to explain away this problem by treating the fanciful A composed of Adam and Eve as a witty gloss on the simple letter A that is given, a priori, just below it; yet this simple A, printed in Roman capital, itself turns out to be a gloss on something prior to it. The plate from the ‘Alphabeta et characters’ illustrating the historicized Roman alphabet proves that this letter exists in time and must therefore be seen as a descendant of, for example, the curious A’s of two ancient Egyptian alphabets represented in a separate plate, letters that are themselves descendants of some prior letter. At some point, if we are to avoid lapsing into this infinite regression in which there will always be one more step to an original writing, a separation must be forced between the sacred truths borne by the letter and the letter as historical artifact. Perhaps once could argue, with Juliet Fleming, that the form this separation takes in response to the Renaissance tattoo is one of acknowledgment and disavowal. We have seen the ideological work of disavowal, in which the potential sameness of tattoo and letter is renounced through an exclusion of the tattoo from the realm of writing. Such a disavowal is implicit in the introductory remarks to ‘Caracters and Diversitie of Letters’: ‘Among Men, some are accounted Ciuill, and more both Sociable and Religious, by the Vse of ‘letters’ and Writing, which others wanting are esteemed Brutish, Sauage, Barbarous. But the tattoo, precisely because it stands as a site of disavowal, is the fetish that acknowledges the letter’s fallen materiality. In the case of de Bry’s engraving, that acknowledgment becomes particularly apparent when we consider alongside the Roman capitals of the ‘Alphabeta et characters’, de Bry’s Roman capitals that index the Algonquian tattoos. Although de Bry’s historicized letters may not properly be ‘marks rased on their backs’, one could certainly see them in terms of inscriptions chiseled into stone, or even as marks ‘rased’ on copper plates. And as physical marks, the letters of the Roman alphabet are not less bound to matter and to a worldly temporality than tattoos. So long as we choose to see de Bry’s letters (and again I suggest we should see hem as we see the tattoos’, then we must acknowledge a fundamental similarity between letters and tattoos : both are marks that originate within time, in a material act of inscription. » (Savage Marks). Ce remarquable recueil d’alphabets débute par une série d’alphabets orientaux anciens et modernes (chaldéens syriaques, hébraïques, …) suivis des lettres antiques, gothiques, latines, italiennes, bergamasques, espagnoles,… Vient ensuite un magnifique alphabet ornemaniste d’inspiration flamande orné de fleurs, oiseaux, insectes, quadrupèdes. Une planche de facture extrêmement moderne représente un alphabet humanoïde tel que le reprendra Daumier quelques deux siècles plus tard. Enfin, le volume se termine par un feuillet de chiffres et deux feuillets de rébus. Le volume extrêmement rare n’est bien décrit que par le Berlin Katalog. Brunet, repris par Graesse puis par Bonacini, ne décrit qu’imparfaitement cet ouvrage en n’indiquant que 51 feuillets d’après un exemplaire (Vente Langlès). Il commet une autre erreur en mentionnant qu’il s’agit d’une seconde édition du « Nova Alfati » des frères de Bry, ouvrage totalement différent et qui, bien que rare, est beaucoup plus connu que celui-ci. De cet ouvrage, véritablement rarissime, il n’est passé aucun exemplaire en ventes publiques depuis de nombreuses décennies et, à notre connaissance, seuls deux exemplaires, tous deux incomplets, ont figuré dans des catalogues de libraires : le premier, dans les années 70, dans le catalogue « Alphabets bestiaires… » de la librairie Cécile Eluard, incomplet du feuillet de dédicace, et le second, fortement incomplet, dans le catalogue de la librairie A. Jammes « Belles écritures » où il était décrit comme « extrêmement rare ». La description donnée par Guilmard est faite d’après l’exemplaire Foulc, lui aussi, incomplet. La Librairie P. Sourget a catalogué et vendu 45 000 € un exemplaire complet en mai 2003, il y a 17 ans (Ref. Livres Précieux, cat XXVI, n°46). L’un des touts derniers exemplaires parus sur le marché, celui de Peter A. Wick - Ars Libri limited, décembre 2010, décrit ainsi : « This copy lacks one plate in the final series, a fine acrobatic alphabet, several leaves newly mounted on stubs, lower right corner of final plate renewed in blank margin ; title with expertly mended clean tear and one small abrasion at platemark ; generally a fine, clean copy. » fut vendu $ 25 000 il y a 10 ans. Fort bel exemplaire - restauration minime dans les marges des deux dernières planches - revêtu d’une reliure en cuir de Russie signée de Bruyère, relieur lyonnais exerçant vers 1840-1860, provenant de la célèbre bibliothèque A. Brölemann.‎

Referenz des Buchhändlers : LCS-18312

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Librairie Camille Sourget
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€ 15.000,00 Kaufen

‎BRETON DE LA MARTINIERE‎

‎La Russie ou mœurs, usages et costumes des habitans de toutes les provinces de cet empire. Ouvrage ornée de 111 planches, représentant plus de 200 sujets. 111 estampes aquarellées à la main à l’époque évoquant la Russie.‎

‎Première édition très recherchée de ces charmants volumes consacrés à la Russie et ornés de 111 estampes, presque toutes aquarellées à la main à l’époque. Paris, Nepveu, 1813. 6 tomes en 6 volumes in-12 de : I/ xxxii pp., 163, 2 pp., 10 pp. d’avis au relieur, 17 planches dont 2 dépliantes et 14 en couleurs ; II/ (2) ff., 186 pp., (2) pp. de table, 13 planches dont 1 dépliante et 12 en couleurs ; III/ (2) ff., 190 pp., 2 pp. de table, 24 planches dont 1 dépliante et 22 en couleurs ; IV/ (2) ff., 196 pp., 2 pp. de table, 13 planches en couleurs dont 1 dépliante ; V/ (2) ff., 192 pp., 2 pp. de table, 24 planches dont 23 en couleurs ; VI/ (2) ff., 198 pp., 2 pp., 20 planches en couleurs. Soit un total de 111 planches aquarellées (sauf 7 qui sont en noir). Veau granité, roulette dorée autour des plats, dos lisses ornés de filets et fleurons dorés, coupes décorées, roulette dorée intérieure, tranches dorées. Reliure de l’époque. 131 x 80 mm.‎

‎Première édition très recherchée de ces charmants volumes consacrés à la Russie et ornés de 111 estampes, presque toutes aquarellées à la main à l’époque. Lipperheide 1350. Toutes ces estampes illustrent avec bonheur les mœurs, professions et modes de vie, quelquefois sur fond de paysages, des Russes de la Russie ancienne du début du XIXe siècle. Certaines gravures très jolies évoquent ainsi les traineaux, les paysannes des différentes provinces, l’intérieur des yourtes… Toutes ces gravures ont été exécutées sur les dessins originaux et d’après nature, par Damane, Demartrait, peintre français, auteur et éditeur des Maisons de Plaisance impériales de Russie et Robert Ker-Porter, peintre anglais, inventeur des « Panoramas ». Très séduisant exemplaire aquarellé à la main à l’époque conservé dans ses élégantes reliures en veau granité de l’époque.‎

Referenz des Buchhändlers : LCS-18311

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
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€ 6.500,00 Kaufen

‎NEANDER, Johann‎

‎Traicté du tabac, ou nicotiane, panacee, petun : autrement Herbe a la Reyne, Avec sa preparation & son usage, pour la plus part des indispositions du corps humain, ensemble les diverses façons de le falsifier, & les marques pour le recognoistre :Composé premierement en Latin par Jean Neander, Medecin à Leyden, & mis de nouveau en François, par I.V. (Jean Veyras).Œuvre très utile, non seulement au vulgaire, mais à tous ceux qui font la médecine, & notamment à ceux qui voyageants n’ont moyen de porter quantité de medicaments.Auquel avons adjousté un traité des Hernies, & des Arquebuzades. L’un des traités de tabacologie majeurs illustré des premières représentations d’Amérindiens cultivant le tabac.‎

‎Célèbre édition originale française avec titre de relais à la date de 1626 du « Traité du tabac » imprimée à Lyon, recherchée notamment pour la beauté de ses estampes. A Lyon, chez Barthelemy Vincent, 1626. In-8 de (4) ff., 342 pages, (1) p. et 9 superbes estampes hors texte. Plein maroquin vert janséniste, dos à nerfs, double filet or sur les coupes, roulette intérieure, tranches dorées. Reliure signée de Chambolle-Duru vers 1875. 173 x 107 mm‎

‎Édition originale de la traduction française de Jacques Veyras avec titre de relais à la date de 1626, de l’un des plus importants ouvrages relatifs au tabac. Graesse IV, 652 ; Waring II, 709 ; Ferchl 379 ; Leclerc, Bibliotheca Americana, 407; Sabin XII, 576. Arents 148 a : « The little that is new in this treatise is of very definite value in the history of tobacco, and that little is rendered more impressive by the novel and accurate illustrations which decorate the work. Among them are the earliest representations known to us of American natives engaged in cultivating and curing tobacco, of curious pipes, and of the kalian of Persia ». Jean Néander (1596-1630), médecin de Brême, propose une réflexion sur le tabac et sur l’usage que l’on peut en faire dans la médecine, et s’oppose à tout usage purement récréatif. Il conseille l'usage de longues pipes, comme celles des Indiens, pour permettre le refroidissement de la fumée. Selon ses dires, le tabac était " une plante créée par Dieu mais le diable s’en est mêlé; en prendre avec excès ruine l’âme et le corps." Ouvrage curieux et riche de recettes médicales dans la composition desquelles entre les feuilles ou d’autres parties du tabac. L’auteur voit dans le tabac une petite panacée, affirmant qu’il apaise la faim et la soif et peut servir d’antidote en cas d’empoisonnement à l’ellébore (hellébore). Il souligne l’importance des hollandais dans l’importation du tabac d‘Amérique en Europe. Y est abordé la culture, la cueillette, la transformation, le stockage du tabac. Ainsi que la façon de le fumer au moyen d’une pipe. L’édition est illustrée de 9 figures gravées sur cuivre à pleine page. Les 3 premières représentent les différentes espèces de plantes, les 3 suivantes dépeignent des scènes de culture et de transformation du tabac et les 3 dernières figurent divers types de pipes. Ces gravures sont du plus haut intérêt car ce sont les premières représentations connues d’Amérindiens cultivant et fumant du tabac. « 9 figures sur cuivre représentant la plante, la récolte faite par les Indiens et des pipes indiennes » (Leclerc, Bibliotheca Americana, 3399). Bel exemplaire relié en maroquin vert janséniste de Chambolle-Duru vers 1875.‎

Referenz des Buchhändlers : LCS-18247

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
Paris France Francia França France
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€ 4.500,00 Kaufen

‎CHARDIN, Sir John.‎

‎Voyages du chevalier Chardin en Perse, et autres lieux de l’Orient. Enrichis de figures en taille-douce, qui représentent les antiquités et les choses remarquables du pays. Nouvelle édition, augmentée du Couronnement de Soliman III & d’un grand nombre de Passages tirés du Manuscrit de l’Auteur, qui ne se trouvent point dans les Editions précédentes. Première édition complète des Voyages du chevalier Chardin en Perse et autres lieux de l’Orient, « augmentée du Couronnement de Soliman III & d’un grand nombre de Passages tirés du Manuscrit de l’Auteur » et ornée de 79 superbes gravures hors texte.‎

‎Cette édition est ornée de 79 gravures hors texte dont 51 dépliantes, de 2 frontispices et de 4 vignettes en tête. Amsterdam, aux dépens de la Compagnie, 1735. 4 tomes en 2 volumes in-4 de : I/ (7) ff., 390 pp., (1) f. bl., (2) ff., 359 pp, 1 frontispice, 61 planches, 2 cartes et 2 vignettes dans le texte ; II/ (3) ff., 437 pp., (3) ff., 324 pp., (15) ff., 1 frontispice, 16 planches et 2 vignettes dans le texte. Veau fauve mosaïqué, plats entièrement ornés d’un double encadrement mosaïqué alternant veau brun et veau fauve avec panneau central plus foncé, le tout souligné de roulettes et fleurons estampés à froid, filet doré d’encadrement, dos à nerfs richement ornés, tranches mouchetées. Reliure anglaise de l’époque. Marques d’appartenance de deux bibliothèques sur les feuillets de titre. 247 x 195 mm.‎

‎Première édition complète des voyages de Chardin en Perse, augmentée de plusieurs passages et du couronnement de Soliman III. Brunet, I, 1802 ; Chadenat, I, 1566 ; Schwab, Bibliographie de la Perse, n°87-88 ; Wilson p.40 ; Atabey 220 ; Diba p. 238. Le Couronnement de Soliman III confère un intérêt particulier à la présente édition. « Cette relation, dit Boucher de la Richarderie, n’a point été insérée dans les éditions des voyages de Chardin en 1711 et 1723. Elle ne se trouve que dans la dernière édition de ses Voyages, donnée après sa mort en 1735.- Très rare ». (Bibliographie de la Perse). « Le témoignage unanime des voyageurs qui, depuis Chardin, ont visité et décrit les mêmes contrées, n’a servi qu’à constater la justesse, la profondeur de ses observations, la variété de ses connaissances et sa véracité […] La première édition de ses voyages, publiée à Londres en 1686 in-folio, ne contient que le voyage de Paris à Ispahan ; elle n’a pas été continuée parce que l’auteur partit pour la Hollande où il publia 2 autres éditions, à peu près complètes de son Voyage en Perse. Nous disons à peu près complètes car le libraire Delorme exigea de l’auteur la suppression de certains passages capables de déplaire au clergé romain, et d’empêcher le débit de l’ouvrage en France. Ces passages ont été réintégrés dans l’édition de 1735, 4 volumes in-4 ». (Biographie universelle, VII, 506). Cette édition est ornée de 79 gravures hors texte dont 51 dépliantes, de 2 frontispices et de 4 vignettes en tête. Le tome 2 présente des tableaux dépliants atteignant jusqu’à 190 cm de longueur et représentant les bas-reliefs d’un temple des ruines de Persépolis. Chadenat mentionne à propos de cette édition « 79 belles planches repliées : cartes, vues, scènes, etc. ». Il précise qu’il possède « une très belle édition, dans une jolie reliure [en veau jaspé avec un compartiment de veau clair sur les plats], de cet ouvrage estimé ». Fils d’un joaillier de la place Dauphine à Paris, Chardin partit en 1665 pour les Indes dans le but accessoire d’y faire le commerce des diamants, et surtout entraîné par la passion des voyages. Il traversa la Perse, visita Surate, Ormus, et revint se fixer à Ispahan, où il séjourna 6 années et où le Schah Abbas II le nomma son « marchand ». « Sa position officielle, ses relations avec les principaux personnages, la connaissance qu’il s’empressa d’acquérir des idiomes du pays, lui permirent de recueillir une multitude de renseignements sur le gouvernement, les mœurs, les antiquités, les monuments et l’histoire de la Perse. Un dessinateur habile, qu’il avait amené, l’accompagnait dans toutes ses explorations, et il put rapporter ainsi des reproductions exactes des monuments, des costumes, des ruines de Persépolis, des armes, des ustensiles, … On a prétendu que l’académicien Charpentier avait aidé Chardin dans la rédaction de son livre. Quoiqu’il en soit, ce qui appartient incontestablement à l’illustre voyageur, ce sont ces matériaux précieux recueillis avec tant d’intelligence et de courage, ces recherches profondes, ces observations, ces renseignements curieux et authentiques sur l’histoire, l’administration, la législation, les mœurs, les sciences, les arts, les usages d’un pays pour ainsi dire inconnu jusqu’alors. Le témoignage unanime des voyageurs, dit Langlès, qui, depuis Chardin, ont visité et décrit les mêmes contrées, n’a servi qu’à constater la justesse, la profondeur de ses observations, la variété de ses connaissances et sa véracité ». « Ce voyage est un des plus intéressants que l’on ait publiés dans le siècle dernier. Cette edition est encore assez recherchee […] et elle se trouve difficilement » mentionne Brunet. Bel exemplaire, à belles marges, orné de 79 superbes gravures à pleine page, conservé dans son élégante reliure de l’époque en veau mosaïque.‎

Referenz des Buchhändlers : LCS-18236

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
Paris France Francia França France
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€ 19.000,00 Kaufen

‎ANCIENNES DENTELLES BELGES.‎

‎formant la collection de Feue Madame Augusta Bnne Liedts, et donnée au Musée de Gruuthuus à Bruges. Magnifique et imposante reliure en maroquin bleu à dentelle et aux grandes armes mosaïquées au centre des plats, signée de Desamblancx-Weckesser.‎

‎Somptueux ouvrage dédié aux précieuses dentelles belges qui formaient la collection de la Baronne Liedts et qui furent offertes au Musée de Bruges. Phototypie, Jos. Maes, Anvers, 1889. Très grand in-folio. Maroquin bleu, grandes armes mosaïquées frappées au centre des plats, large dentelle dorées autour des plats avec des couronnes aux angles, dos à nerfs richement orné avec des couronnes dans les caissons, tranches dorées, large roulette intérieure dorée, gardes et doublures de soie ivoire. Reliure signée Desamblancx – Weckesser, relieurs. Bruxelles, 1891. 541 x 390 mm. Dimensions de la reliure : 555 x 403 mm.‎

‎Somptueux ouvrage dédié aux précieuses dentelles belges qui formaient la collection de la Baronne Liedts et qui furent offertes au Musée de Bruges. L’ouvrage est composé d’un feuillet de titre, d’un feuillet de dédicace à la reine, d’un portrait de la baronne Liedts, de 146 planches à pleine page de modèles de dentelles en phototypie, de 35 planches à pleine page de supplément aux dentelles représentées et d’un feuillet de table. Magnifique et imposante reliure en maroquin bleu à dentelle et aux grandes armes belges mosaïquées au centre des plats, signée de Desamblancx-Weckesser.‎

Referenz des Buchhändlers : LCS-18227

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
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€ 25.000,00 Kaufen

‎ALVAREZ DE COLMENAR, J.‎

‎Beschryving van Spanjen en Portugal. Superbe volume illustré de 167 gravures sur l'Espagne et le Portugal en 1707.‎

‎L'un des rarissimes exemplaires de grand luxe partiellement enluminés dans l'atelier de l'éditeur hollandais. Leiden, Pieter Vander Aa, 1707. In-folio de (8) ff. dont 1 frontispice colorié, 1 grande carte dépliante en couleurs rehaussée à l’or, 80 pp., 84 pp., 128 pp., 1 gravure dépliante reliée entre les pp. 98 et 99, infime trou ds. la marge bl. p. 12, 52 pp., 56 pp., (32) ff., feuillets de texte légèrement brunis comme d'ordinaire. Plein vélin rigide, double encadrement à froid sur les plats avec médaillon central, dos à nerfs avec titre calligraphié à l'encre, tranches jaspées. Reliure d'éditeur de l'époque. 355 x 227 mm.‎

‎Première édition de format in-folio, la plus belle de toutes, et première édition hollandaise illustrée en premier tirage de la superbe carte dépliante « Novissima et Accuratissima Tabula Regnorum Hispania et Portugalliae Publicis Ac Regiis Viis ornata Excudit Petrus Vander Aa », représentant l'Espagne, le Portugal et une partie du sud-ouest de la France - (elle mesure près de 630 x 530 mm) -, du titre frontispice dessiné par J. Goercée et de la vue dépliante de Barcelone. Palau, 212. Le texte est orne de 164 gravures sur cuivre semblables à celles de l'édition française de format in-8. Mesurant chacune environ 160 x 130 mm, elles illustrent avec bonheur les principales villes, monuments et curiosités de l'Espagne et du Portugal à la fin du XVIIe siècle. Leurs légendes sont généralement en langue française tandis que le texte est en hollandais. Les gravures regorgent de détails remarquables sur de nombreuses villes espagnoles et portugaises telles que les voyageurs pouvaient les voir au tournant du XVIIe siècle. Certaines vues montrent des scènes rares telles une pêche au thon à Cadix, la procession du pèlerinage de Compostelle, des femmes basques se rendant à l’église, la manière dont l’inquisition mène ses procès, une procession à l’occasion d’un autodafé, des personnes condamnées par l’inquisition brûlées vives, etc. L’exemplaire est en outre bien complet du panorama dépliant de Barcelone vue de la mer. Les livres illustrés sur l'Espagne et le Portugal de cette époque sont plus rares que sur les autres pays d'Europe de l'Ouest. Le présent volume est peu courant dans le tirage classique en noir et blanc, mais absolument rarissime dans le présent état de grand luxe : avec le titre frontispice et la grande carte de l’Espagne et du Portugal magnifiquement enluminés à l'époque avec rehauts d'or dans l'atelier même de Vander Aa. La reliure d'éditeur, en vélin estampé à froid, est en parfait état de conservation.‎

Referenz des Buchhändlers : LCS-18200

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
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€ 17.000,00 Kaufen

‎ALKEN, Henry.‎

‎Symptoms of being amused. [Followed by]: Illustrations to Popular songs. Première édition de ce recueil de caricatures d’Alken. Tooley, 57.‎

‎« A book which contains no full plate pictures, but a large quantity of well drawn and finely coloured humorous sketches of sporting interest » (Schwerdt). London, Thomas Mc Lean, 1823. 2 parties en 1 volume petit in-folio oblong de : I/ (2) ff.bl., (1) titre, (1) f. de préface, 41 planches ; II/ (2) ff., 43 planches. Relié en plein maroquin rouge anglais du XIXe siècle, triple encadrement de filets dorés sur les plats, titre frappé or sur le plat supérieur, dos à nerfs orné de filets dorés, large roulette intérieure dorée, tranches dorées. Reliure signée Hatchards. 336 x 230 mm.‎

‎I/ Première édition de ce recueil de caricatures d’Alken. Tooley, 57. Les planches très humoristiques d'Alken dépeignent une variété étonnante de catastrophes, élaborant un de ses thèmes favoris : les pièges de l’amusement et des jeux, en particulier ceux impliquant un cheval ou un fusil. La présente édition est illustrée de 42 eaux-fortes comiques coloriées à la main, y compris le titre pictural gravé, toutes filigranées 1822 Thomas McLean. Chaque planche contient plusieurs dessins accompagnés de légendes. Le format crée de la vivacité sur la page et contribue au sens inimitable du mouvement si essentiel à l'art d'Alken.Étant signées d’Alken, la plupart des illustrations présentent un intérêt équin ou sportif, et les scènes satyriques sont essentiellement visuelles. « A book which contains no full plate pictures, but a large quantity of well drawn and finely coloured humorous sketches of sporting interest » (Schwerdt). II/ Première édition et deuxième tirage de cette évocation de la régence d’Angleterre. Not in Abbey; cf. Schwerdt IV, p. 4 (édition de 1822 avec 40 planches); cf. Tooley 37 (tirage de 1822, mentionnant quatre tirages successifs). Le premier tirage de cette œuvre fut publié en 1822, la présente en 1823 puis une autre en 1825. Chaque gravure est composée de deux à six vignettes, chacune d’elle illustrant, de façon humoristique, une phrase tirée d’une chanson populaire de l’époque. Il n’est pas surprenant de constater que nombre des illustrations représentent la chasse, le tir et les chevaux, et comprennent également des scènes de la vie quotidienne de toutes les classes, de la mode, de la vie urbaine et rurale, de la vie militaire et navale, etc. L’ouvrage 'Illustrations of Popular Songs’ est une œuvre ayant pour but de railler l’Amateur de Beaux-Arts et de chansons, avec des représentations caractéristiques de ses sujets favoris. L’illustration se compose de 43 planches coloriées à la main et toutes datées de 1822. Elles présentent des caricatures humoristiques avec des scènes de chasse, de sport, de la vie de commerces, la consommation d’alcool, des arts, de la vie maritale…‎

Referenz des Buchhändlers : LCS-18194

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
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€ 7.000,00 Kaufen

‎MARMOL.‎

‎L’Afrique de Marmol de la traduction de Nicolas Perrot d’Ablancourt. Divisée en trois volumes, et enrichie de Cartes Geographiques de M. Sanson, Geographe ordinaire du Roy. Avec l’Histoire des Chérifs traduite de l’Espgnol de Diego Torrés, par le Duc d’Angouleme le Père. L’Afrique de Marmol illustrée de 28 superbes cartes dues à Nicolas Sanson.‎

‎Précieux exemplaire conservé dans ses reliures uniformes en vélin ancien. Paris, Louis Billaine, 1667. 3 volumes ornés de 28 cartes hors texte. Vélin, dos lisses, pièces de titre de maroquin brun. Reliure ancienne.‎

‎Première édition de la traduction française de Nicolas Perrot, sieur d'Ablancourt, sur l'original en espagnol de Luis Marmol Carvajal (1520-1600). Brunet, III, 1440. Lors de l'expédition de Charles Quint contre les Maures, Marmol fut capturé et emprisonné pendant près de huit ans. Il publia sa Descripción general de Africa en deux parties à Grenade en 1573 et 1599. Luis de Marmol Carvajal, natif de Grenade, prit part à la campagne de Tunis sous Charles Quint. Il passa plus de 22 ans en Afrique du Nord dont 7 ou 8 en tant que captif au Maroc, à Fez et à Tunis. Il profita de ses années de captivité pour apprendre l'arabe. Dans son ouvrage, il fait un compte rendu historique des nombreux conflits entre les Chrétiens et les Infidèles, ainsi qu'entre les Musulmans eux-mêmes depuis l'époque de Mahomet jusqu'en 1571. "His writing is focused on Spanish commercial interests in Africa, and he provides a valuable source on the consumer goods valued in Europe in his day”. Les belles cartes qui illustrent le livre sont dues à Nicolas Sanson, un des plus grands cartographes du XVIIe siècle. L'Histoire des Chérifs de Diego de Torres, occupe la fin du troisième volume avec un titre et une pagination à part. Bel exemplaire conservé dans ses reliures uniformes en vélin ancien.‎

Referenz des Buchhändlers : LCS-18120

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
Paris France Francia França France
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€ 10.000,00 Kaufen

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