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‎Sade a. f. marquess de‎

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‎Curiosa‎
Number of results : 4,492 (90 Page(s))

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‎"Couple Anamorphosé".‎

‎1985 1 Lavis et encre de Chine signé en bas à droite, 1985, 47.5 x 53 cm.‎

‎L'oeuvre représente un couple enlacé dans un cercle de forme ovoïde au milieu d'un univers cosmique ou de foetus émerge un enfant.Pierre-Yves TREMOIS est né en 1921, il est peintre mais aussi graveur et sculpteur. Son travail de graveur et son expérience du burin donnent à sa peinture une grande force qui tient à la simplicité et à la franchise de son trait. Après une formation à l'Ecole des Beaux-Arts de Paris, il reçut en 1943, le Grand Prix de Rome de peinture.‎

Bookseller reference : 19852

Livre Rare Book

Librairie Chrétien
Paris France Francia França France
[Books from Librairie Chrétien]

€2,700.00 Buy

‎"Marquis Donatien de Sade".‎

‎1955 Lavis et encre de Chine signé et titré avec la mention manuscrite, "Marquis de Sade", 1996, 37 x 51.5 cm., encadré.‎

‎Pierre-Yves TREMOIS est né en 1921, il est peintre mais aussi graveur et sculpteur. Son travail de graveur et son expérience du burin donnent à sa peinture une grande force qui tient à la simplicité et à la franchise de son trait. Après une formation à l'Ecole des Beaux-Arts de Paris, il reçut en 1943, le Grand Prix de Rome de peinture. Il choisit de se mesurer à différents auteurs comme Montherlant, Tournier, Claudel, Giono, Nietzsche, Mallarmé pour donner un équivalent plastique à leur oeuvre. L'oeuvre représente une scène de flagellation issue de "Justine ou les malheurs de la vertu".‎

Bookseller reference : 19785

Livre Rare Book

Librairie Chrétien
Paris France Francia França France
[Books from Librairie Chrétien]

€2,700.00 Buy

‎Das Denken von Sade.‎

‎München, Carl Hanser Verlag, 1969. 142 S. Kl.-8° Klein-Oktav, Softcover/Paperback‎

‎Hrsg. von Tel Quel. Aufsätze von Pierre Klossowski, Roland Barthzes, Philippe Sollers, Hubert Damisch und Michel Tort. Reihe Hanser, 16. Die Kapitale sind leicht bestoßen. Der Kopfschnitt ist ergraut.‎

Bookseller reference : 88988

Antiquariat.de

Antiquariat Boller
DE - Staufenberg
[Books from Antiquariat Boller]

€9.40 Buy

‎De la bibliothèque Tristan Tzara.‎

‎Paris Drouot, étude Loudmer. 1990 In-4 Cartonnage, jaquette illustrée Edition originales‎

‎Catalogues de la vente de la bibliothèque de Tristan Tzara organisée à Drouot. le 4 mars 1989. Descriptions de 476 oeuvres, ouvrages et manuscrits, généralement dédicacés, de Albert-Birot, Apollinaire, Aragon, Artaud, Cendrars, Arp, Bataille, Bellmer, Bousquet, Breton, Bryen, Cendrars, Char, Crevel, Dali, Desnos, Eluard, Duchamp, Ernst, Hugnet, Jarry, Jouve, Leiris, Mallarmé, Michaux, Paulhan, Picabia, Peret, Reverdy, le douanier Rousseau, Roussel, Sade, Soupault,... et ses livres. Bien complet de la jaquette illustrée d'un portrait de Tzara au monocle. Joint le feuillet d'errata. Très bon exemplaire 0‎

Bookseller reference : 007561

Livre Rare Book

Librairie-Galerie Emmanuel Hutin
Paris France Francia França France
[Books from Librairie-Galerie Emmanuel Hutin]

€40.00 Buy

‎ENVOL. Journal d'action laïque de l'Ardèche.‎

‎Privas, FOL, N° 382, juillet-aout 1988, in-4 de 16 pp., texte sur 2 colonnes, illustrations, carte ; en cahiers, sous couverture illustrée par Mireille Dravet. Comité de rédaction: Gaby Beaume, Maurice Boulle, Lionel Butali, Jean-Marc Gardès, André Griffon, Charles Volle, etc... Sommaire: Les mines de fer de Lachapelle, Vinezac, Fons (et alentours) au XIXème siècle. - Orgnac: Plus qu'un musée, par charles Volle. - Une héroïne du Marquis de Sade retenue prisonnière dans les affreuses montagnes du Vivarais. - Peuple et bourgeoisie sous la Révolution. Conflits et alliances: L'exemple bourguesan, par Jean-Louis Issartel. - L'Ardèche au temps des dinosaures.‎

Bookseller reference : 13033

Livre Rare Book

Librairie Ancienne du Vivarais
Saint Etienne de Boulogne France Francia França France
[Books from Librairie Ancienne du Vivarais]

€5.00 Buy

‎Français, encore un effort...extrait de «La Philosophie dans le boudoir» précédé de L'inconvenance majeure de M. Blanchot.‎

‎P., Pauvert (Libertés, 28), 1965, 9x18, 163, br. (souligné et annoté)‎

Bookseller reference : 33134

Livre Rare Book

Librairie Hervé Renard
Bruxelles Belgium Bélgica Bélgica Belgique
[Books from Librairie Hervé Renard]

€5.00 Buy

‎Guida ai misteri e segreti di Roma. (L. Alberti: Fantasmi a Roma - L. Vargas: Truculenza e colore in cucina - A. Paladini I segreti di Montecitorio - Il Vaticano - L. Zeppegno: Roma sotterranea - Gli amati sovrani - Il quartiere Coppedé - Folclore romano - G. P. Bona: Roma, importatrice di maghi - M. Spagnol: Sade a Roma - V. Lo Cascio Dell'uso profano dei sacri monumenti in Roma).‎

‎(Milano), Sugar Editore, (1968), in-8, similpelle edit., pp. XCVIII, 441, (7). Con numerose ill. in b.n. e cartine.‎

‎L'oeuvre du Marquis de Sade. Zoloé Justine Juliette La Philosophie dans le boudoir Les Crimes de l'Amour Aline et Valcour. Pages choisies comprenant des morceaux inédits et des lettres publiées pour la première fois, tirées des archives de la Comédie-Française. Introduction, essai bibliographique et notes par G. Apollinaire.‎

‎P., Bibliothèque des Curieux (les maîtres de l'amour), 1912, 14x23, 324, br. 8 illust. n-b. h-t. 560 g.‎

Bookseller reference : 28458

Livre Rare Book

Librairie Hervé Renard
Bruxelles Belgium Bélgica Bélgica Belgique
[Books from Librairie Hervé Renard]

€20.00 Buy

‎Lektüre zu de Sade.‎

‎Basel, Stroemfeld, 1981. 260 S. 8° Oktav, Softcover/Paperback‎

‎Hrsg. und ins Deutsche übertragen von Bernhard Dieckmann und Francois Pescatore. Die Kopfecke des Vorderdeckels ist bestoßen. Die Kopfkante des Vorderdeckels hat eine Randbestoßung. Der Vorderdeckel hat im unteren Bereich eine leichte Knickspur. Der Kopfschnitt ist leicht nachgedunkelt.‎

Bookseller reference : 91416

Antiquariat.de

Antiquariat Boller
DE - Staufenberg
[Books from Antiquariat Boller]

€18.80 Buy

‎LUI, LE MAGAZINE DE L'HOMME MODERNE N° 6‎

‎1964 Lui 1964 1964 (Mai), Paris, in-4 broché, nombreuses illustrations couleurs et N&B.‎

‎Bon état‎

Bookseller reference : 10776

Livre Rare Book

Les Kiosques
Toulon France Francia França France
[Books from Les Kiosques]

€40.00 Buy

‎OBLIQUES N°12-13. SADE.‎

‎1979 / 341 pages. Broché.‎

‎Bon état malgré des frottements d'usage, intérieur frais, couverture partiellement décollée du livret.‎

Bookseller reference : LIT2113C165

Livre Rare Book

Librairie du Levant
Bayonne France Francia França France
[Books from Librairie du Levant]

€45.00 Buy

‎Sade surreal. Der Marquis de Sade und die erotische Fantasie des Surrealismus in Text und Bild. Hrsg. von T. Bezzola, M. Pfister u. S. Zweifel. Ausst. Zürich, Kunsthaus Zürich 2001-02.‎

‎Ostfildern-Ruit, Hatje-Cantz ( 2001). Gr.8°. 307 S. Mit zahlr. tls. farb. Abb. OSamteinband.‎

‎Schnittkanten etwas angegilbt.‎

Bookseller reference : 182446-1

‎Sade, écrire la crise [Centre culturel international de Cerisy-la-Salle, colloque, 19-29 juin 1981]‎

‎Paris - Breteuil-sur-Iton Editons Belfond - Presses Bretoliennes 1983 - 1983 301 p in-8, 14 x 22.50 cm Broché, couverture blanche illustrée de l'éditeur, titre en bleu et noir Bon exemplaire‎

‎direction Michel Camus, Philippe Roger Contributions de J.-C. Bonnet, M. Camus, N. Chatelet, M. Delon, B. Didier, J. Ehrard, J.-P. Faye, L. Finas, B. Fink, P. Frantz, J. Gillibert, J.-M. Goulemot, A. Pfersmann, J. Proust, P. Roger et C. Thomas‎

Bookseller reference : KXI-41612

Livre Rare Book

Jean-Denis Touzot Libraire
Paris France Francia França France
[Books from Jean-Denis Touzot Libraire]

€18.00 Buy

‎Transaction passée entre la communauté de la ville de Mazan et les seigneurs de la dite ville en l' année 1523‎

‎Imp. Dominique Eysséric, Carpentras, 1725. In-4, plein vélin d'époque. 169 pages. Textes latin et français en regard sur deux colonnes.Transaction passée entre la ville de Mazan et les seigneurs François des Bernards, Sieur de Saint Andiol, et Messieurs Esprit Laugier et Jean- François Carias.‎

‎Ouvrage de toute rareté.Rousseurs. Bon exemplaire‎

Bookseller reference : 1589

Livre Rare Book

Livres Anciens Gilles Barbero
Arles France Francia França France
[Books from Livres Anciens Gilles Barbero]

€600.00 Buy

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‎Billet autographe de délégation pour imposition‎

‎s.n., s.l. 27 pluviose an 9 [27 février 1800], 18x5cm, une feuille.‎

‎Billet autographe signé de Louis-Marie de Sade, fils aîné du Divin Marquis, dans lequel ce dernier donne délégation à un percepteur pour l'imposition du bois de la résidence des Loges. Provenance : archives de la famille. - Photos sur www.Edition-originale.com -‎

Bookseller reference : 59454

Livre Rare Book

Le Feu Follet
Paris France Francia França France
[Books from Le Feu Follet]

€350.00 Buy

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‎Billet autographe de reconnaissance de dettes de 150 livre à la présidente de Montreuil.‎

‎s.n., s.l. 16 juin 1777, 17,1x11,1cm, une feuille.‎

‎Billet autographe signé de Madame de Sade, dans laquelle cette dernière reconnaît des dettes envers sa mère, Madame la présidente de Montreuil. Un petit trou sans manque de texte. Paraphe du notaire précisant le nombre de pièces en dessous des trois lignes de texte. Tout au long de sa vie, le Marquis - fastueux et très dépensier - fut criblé de dettes et n'eut de cesse de chercher de l'argent, principalement auprès de ses beaux-parents par l'entremise de sa femme. Provenance : archives de la famille. - Photos sur www.Edition-originale.com -‎

Bookseller reference : 59449

Livre Rare Book

Le Feu Follet
Paris France Francia França France
[Books from Le Feu Follet]

€680.00 Buy

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‎Billet autographe de reconnaissance de dettes de 200 livres à la présidente de Montreuil.‎

‎s.n., s.l. 18 janvier 1778, 16,3x5,1cm, une feuille.‎

‎Billet autographe signé de Madame de Sade, dans laquelle cette dernière reconnaît des dettes envers sa mère, Madame la présidente de Montreuil. Un tout petit trou sans gravité. Paraphes du notaire de Sade,Maître Gibert,précisant le nombre de pièces versées au verso de chaque billet. Tout au long de sa vie, le Marquis - fastueux et très dépensier - fut criblé de dettes et n'eut de cesse de chercher de l'argent, principalement auprès de ses beaux-parents par l'entremise de sa femme. Provenance : archives de la famille. - Photos sur www.Edition-originale.com -‎

Bookseller reference : 59444

Livre Rare Book

Le Feu Follet
Paris France Francia França France
[Books from Le Feu Follet]

€680.00 Buy

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‎Billet autographe de reconnaissance de dettes de 200 livres à la présidente de Montreuil.‎

‎s.n., s.l. 18 avril 1777, 11x17,1cm, un feuillet remplié.‎

‎Billet autographe signé de Madame de Sade, dans laquelle cette dernière reconnaît des dettes envers sa mère, Madame la présidente de Montreuil. Un petit trou sans manque de texte. Paraphe du notaire de Sade,Maître Gibert, précisant le nombre de pièces versées en dessous des trois lignes de texte. Tout au long de sa vie, le Marquis - fastueux et très dépensier - fut criblé de dettes et n'eut de cesse de chercher de l'argent, principalement auprès de ses beaux-parents par l'entremise de sa femme. Provenance : archives de la famille. - Photos sur www.Edition-originale.com -‎

Bookseller reference : 59447

Livre Rare Book

Le Feu Follet
Paris France Francia França France
[Books from Le Feu Follet]

€680.00 Buy

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‎Billet autographe de reconnaissance de dettes de 48 livres à la présidente de Montreuil.‎

‎s.n., s.l. 15 septembre 1777, 17,1x11,1cm, une feuille.‎

‎Billet autographe signé de Madame de Sade, dans laquelle cette dernière reconnaît des dettes envers sa mère, Madame la présidente de Montreuil. Un petit trou sans manque de texte. Paraphe du notaire de Sade,Maître Gibert, précisant le nombre de pièces versées au verso du feuillet. Tout au long de sa vie, le Marquis - fastueux et très dépensier - fut criblé de dettes et n'eut de cesse de chercher de l'argent, principalement auprès de ses beaux-parents par l'entremise de sa femme. Provenance : archives de la famille. - Photos sur www.Edition-originale.com -‎

Bookseller reference : 59448

Livre Rare Book

Le Feu Follet
Paris France Francia França France
[Books from Le Feu Follet]

€680.00 Buy

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‎Billet autographe de reconnaissance de dettes de trois cents livres à la présidente de Montreuil.‎

‎s.n., s.l. 18 janvier 1778, 19x12,7cm, une feuille.‎

‎Billet autographe signé de Madame de Sade, dans laquelle cette dernière reconnaît des dettes envers sa mère, Madame la présidente de Montreuil. Un tout petit trou sans gravité. Paraphes du notaire de Sade,Maître Gibert,précisant le nombre de pièces versées au verso de chaque billet. Tout au long de sa vie, le Marquis - fastueux et très dépensier - fut criblé de dettes et n'eut de cesse de chercher de l'argent, principalement auprès de ses beaux-parents par l'entremise de sa femme. Provenance : archives de la famille. - Photos sur www.Edition-originale.com -‎

Bookseller reference : 59651

Livre Rare Book

Le Feu Follet
Paris France Francia França France
[Books from Le Feu Follet]

€680.00 Buy

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‎Bronze du crâne du divin marquis‎

‎S.n. , s.l. 2012, 20x13,5x15cm, autre.‎

‎Bronze du crâne du Marquis de Sade exécuté par le Maître Fondeur d'art Avangini.Un des 99 uniques exemplaires numérotés portant l'empreinte de la signature de Sade. On joint le certificat d'authenticité signé par la Comtesse de Sade et portant le cachet de cire de la famille. Le vendredi 2 décembre 1814, à l'hospice de Charenton, mourait Donatien Alphonse François Marquis de Sade à l'âge de soixante-quatorze ans. Au mépris de ses dispositions testamentaires, le Marquis fut inhumé religieusement dans le cimetière de la maison de Charenton. Ironie du destin, Sade, même mort, ne resta pas longtemps au sein de l'église, puisque, quelques années plus tard, sa tombe devait être «profanée», au nom de la science, par le médecin de l'hospice, docteurL.J.Ramon. Après avoir étudié l'occiput de l'énigmatique Marquis, il le confia à son confrère allemand Johann Spurzheim, disciple du célèbre Franz Joseph Gall, fondateur de la très récente et très en vogue phrénologie. Spurzheim réalisa un moulage -aujourd'hui conservé au laboratoire d'anthropologie du Musée de l'Homme- du précieux crâne et exposa l'original au fil de ses conférences en Europe avant de l'égarer, semble-t-il en Allemagne ou en Amérique. Quelle liberté plus grande pouvait espérer celui qui vécut le plus clair de son temps enfermé? Le musée conserva également la notice de la très partiale analyse phrénologique de «l'organisation cérébrale du Marquis de Sade » réalisée par l'assistant de Spurzheim, qui n'est rien moins qu'un nouveau procès posthume se concluant sur une nouvelle condamnation sans appel : «Issue des passions les plus honteuses et empreintes de sentiments de l'opprobre et de l'ignominie, une conception aussi monstrueuse, si elle n'était l'uvre d'un insensé, rendrait son auteur indigne du nom d'homme et flétrirait à jamais la mémoire de sa postérité. » Nous lui préférerons la plus honnête description qu'en fait le docteur Ramon dans ses Notes sur M.deSade: «Le crâne de Sade n'a cependant pas été en ma possession pendant plusieurs jours sans que je l'aie étudié au point de vue de la phrénologie dont je m'occupais beaucoup à cette époque, ainsi que du magnétisme. Que résulta-t-il pour moi de cet examen? Beau développement de la voute du crâne (théosophie, bienveillance); point de saillie exagérée derrière et au-dessus des oreilles (point de combativité - organes si développés dans le crane de du Guesclin); cervelet de dimensions modérées, point de distance exagérée d'une apophyse mastoïde à l'autre (point d'excès dans l'amour physique). En en mot, si rien ne me faisait deviner dans Sade se promenant gravement, et je dirai presque patriarcalement, l'auteur de Justine et de Juliette, l'inspection de sa tête me l'eut fait absoudre de l'inculpation de pareilles uvres : son crâne était en tous points semblable à celui d'un Père de l'église. » Témoin de l'impénétrable secret du Marquis et de son intolérable liberté, ce crâne de bronze, seule réplique de l'occiput mystérieusement disparu semble répondre à la question shakespearienne par une reformulation sarcastique : Être où ne pas être! - Photos sur www.Edition-originale.com -‎

Bookseller reference : 58794

Livre Rare Book

Le Feu Follet
Paris France Francia França France
[Books from Le Feu Follet]

€5,500.00 Buy

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‎Cahiers personnels (1803-1804)‎

‎Corrêa, Paris 1953, 12,5x19,5cm, broché.‎

‎Edition originale, un des 95 exemplaires numérotés sur Arches, tirage de tête. Dos et premiers plat uniformément insolés et une déchirure en pied du premier plat, agréable état intérieur. - Photos sur www.Edition-originale.com -‎

Bookseller reference : 56057

Livre Rare Book

Le Feu Follet
Paris France Francia França France
[Books from Le Feu Follet]

€150.00 Buy

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‎Enveloppe rédigée de la main du Marquis de Sade‎

‎Paris s.d., 10x6cm, une enveloppe.‎

‎Enveloppe rédigée de la main du Marquis de Sade destinée à sa femme Renée-Pélagie néeCordier de Launay de Montreuil, Marquise de Sade. Epouse fidèle et dévouée tout au long de l'incarcération de son mari qu'elle quitta à sa libération, la mystérieuse Madame de Sade inspiraYukio Mishima pour sa pièce éponyme. Provenance : archives de la famille. - Photos sur www.Edition-originale.com -‎

Bookseller reference : 67594

Livre Rare Book

Le Feu Follet
Paris France Francia França France
[Books from Le Feu Follet]

€1,800.00 Buy

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‎La fête de l'amitié. Manuscrit autographe complet et unique.‎

‎S.n. , s.l. [1810-1812], in-8 (18,5x23,5cm), (1f.) 2 f. découpés (78f.), broché.‎

‎Manuscrit original complet de la dernière pièce du Marquis de Sade, entièrement réglé de rouge, et composé 78 feuillets recto-verso rédigés sur 12 lignes. Ce manuscrit, de même que les autres pièces conservées du Marquis, a été dicté à un copiste et corrigé par Sade lui-même. Deux pages en début de cahier ont été découpées avant rédaction. Cahier broché sous couverture rose de l'époque, présentant quelques manques en tête et en queue du dos. Titre à la plume sur le premier plat: 5/ La Fête de l'amitié encadrant un prologue et un vaudeville ayant pour titre Hommage à la reconnaissance le tout formant deux actes mêlés de prose de vers et de vaudeville. Ce titre est incorrect comme l'indique la première page sur laquelle apparaît le titre suivant : La Fête de l'amitié. Prologue. Encadrant l'Hommage à la reconnaissance. Vaudeville en un acte. Au verso du premier plat de couverture, une mention manuscrite de la main du Marquis, indique la place prévue pour cette pièce au sein de ses uvres. Plusieurs corrections, annotations et biffures manuscrites de la main de Sade dont une auto-citation placée en exergue du vaudeville: «On est des dieux l'image la belle quand on travaille au bonheur des humains. Hommage à la reconnaissance.» «Cette pièce, écrite par le Marquis en l'honneur du directeur de l'asile de Charenton M. de Coulmier, fut représentée sur le théâtre de Charenton entre 1810 et 1812, un an environ avant l'interdiction définitive de ces spectacles, le 6 mai 1813. Cette uvre tardive, est la seule de toute la production dramatique de Sade à Charenton à nous avoir été conservée.» Preuve historique - malgré les inévitables tensions - du réel respect de Sade envers le directeur de sa dernière demeure, dont la pièce fait l'apologie sous le limpide anagramme de Meilcour, La Fête de l'amitié est également par son sujet même une source précieuse d'informations sur les progrès de la médecine aliéniste se défaisant de l'attirail répressif au profit de nouvelles méthodes thérapeutiques comme cet art dramatique auquel Sade contribua largement et rend ici un hommage unique. La pièce présente la particularité toute sadienne de ne pas traiter la folie sous la forme péjorative d'une maladie, mais au contraire à travers la figure du Dieu Momus, personnage central et bienveillant de ce vaudeville atypique. En effet, si la fête décrite est une célébration du directeur d'un hospice similaire à celui de Charenton mais sis dans une antique Athènes, le principal laudateur est le dieu de la folie lui-même, dont la présence renverse complètement la relation entre sains et malades, à l'image des interprètes du spectacle dont on ne pouvait distinguer les comédiens professionnels et les pensionnaires enrôlés. Ce spectacle complet, chanté et dansé, est composé de deux pièces, un prologue-épilogue: La Fête de l'amitié, suivi d'un vaudeville: Hommage à la reconnaissance, interprété par les personnages du prologue, l'ensemble étant présenté lors de la « fête de M. le directeur ». Chaque strate dramatique est une variante allégorique de la situation réelle et nul doute que les interprètes, tout en pénétrant plus avant dans la fiction, jouaient toujours leur propre rôle. uvre d'un écrivain accompli et maitrisant parfaitement son propos et tous les ressorts dramatiques et narratifs, cette apparente bleuette - par son appartenance au genre littéraire très convenu et très codifié de l'hommage - contient en réalité les éléments de subversion chers au divin marquis. Et c'est un homme auquel on a très régulièrement confisqué et détruit les textes saisis dans sa chambre de Charenton qui offre alors au regard de tous le spectacle faussement innocent de la folie victorieuse dans un récit mettant en scène un véritable harem de femmes, discrètement nommé dans la distribution des rôles «troupe de jeunes filles du village». Ce terme remplace d'ailleurs la mention rayée «du même âge» qui était peut-être encore trop explicite. Ces mêmes jeunes filles joueront les «nymphes» de la seconde pièce imbriquée dans la première. De même, les dialogues sont parsemés d'ambivalences textuelles qui selon le jeu de scène ne pouvaient échapper au public de l'époque, lequel connaissait bien le marquis et sa réputation : « Du zèle ardent que vous faites paraître, / à votre exemple ici nous sommes pénétrés, / Mais il excite en nous le désir de connaître »; « si le métier n'a pas grande prétention, / Il est au moins fort agréable / Et le plus souvent préférable / à toute autre occupation.» Les jeux de mots mis à part, cette pièce constitue surtout l'un des derniers et très rares témoignages personnels du Marquis qui fut dans la plupart de ses écrits aussi discret sur sa personne qu'expansif sur le monde qui l'entoure. Or, aux côtés du transparent Meilcour, l'auteur se décrit lui-même sous les traits du personnage principal de sa comédie: Blinval. «En effet, l'histoire de cette troupe itinérante, constituée de comédiens dirigés par un homme de qualité comme Blinval, dont la passion pour la scène l'a amené à prendre la route comme un bohème, rappelle en tous points la jeunesse tumultueuse du marquis, parti en 1772 avec sa troupe sur les routes de Provence, au grand scandale de sa belle-mère.» (S. Dangeville) On remarquera à ce propos cette récurrence du nom composé à partir du phonème « val » souvent attaché à des personnages plus ou moins autobiographiques (Belval dans L'Union des arts, Valcour dans Aline et Valcour...) Le plus intéressant dans ce personnage n'étant d'ailleurs pas la référence au passé de Sade mais bel et bien à sa situation présente à Charenton. En décidant de demeurer libre auprès de Meilcour, Blinval dévoile un Marquis dont la présence à Charenton est pour la première fois vécue, non comme un enfermement injuste dans l'attente impatiente d'une libération, mais comme un achèvement positif et librement choisi. Et c'est toute la pièce qui s'enrichit alors de ce sens caché derrière l'apparente gratuité du spectacle chanté: les allusions à la toute-puissance de cette figure paternelle: «ah! mon cher enfant, tu lui dois bien plus qu'à ta mère»; le secret non dévoilé mais partagé avec Meilcour ou la structure même de cette pièce à tiroir qui consiste en une mise en abyme du jeu de l'acteur se cachant derrière des masques successifs: Blinval, joué par Sade lui-même, se faisant passer pour un comédien, puis mettant en scène L'Hommage à la reconnaissance tout en se soustrayant aux regards jusqu'à la révélation finale. L'unique pièce composée à Charenton et délibérément sauvegardée par le Marquis se révèle alors être un testament littéraire présentant au crépuscule de sa vie, un Sade apaisé et réconcilié avec lui-même et sa divine folie par l'action de sa première et dernière passion: le théâtre. ________ LE MARQUIS de SADE ET LE THEATRE Lettre du docteur Royer-Collard, médecin en chef de l'hospice de Charenton à son Excellence Monseigneur le Sénateur ministre de la police générale de l'Empire 1808 (extrait), in D.A.F. Marquis de Sade, Maurice Lever, Fayard : «Il existe à Charenton un homme que son audacieuse immoralité a malheureusement rendu trop célèbre, et dont la présence dans cet hospice a entraîné les inconvénients les plus graves ; je veux parler de l'auteur de Justine. Cet homme n'est pas aliéné. Son seul délire est celui du vice [...] Il faut que celui qui en est atteint soit soumis à la restriction la plus sévère [...] Or on a eu l'imprudence de former un théâtre dans cette maison, sous prétexte de faire jouer la comédie aux aliénés, sans réfléchir aux funestes effets qu'un appareil aussi tumultueux devait nécessairement reproduire sur leur imagination. M. de Sade est le directeur de ce théâtre. C'est lui qui indique les pièces, distribue les rôles et préside aux répétitions [...] Les malades qui sont en communication journalière avec cet homme abominable, ne reçoivent-ils pas sans cesse l'impression de sa profonde corruption ? Comment veut-on d'ailleurs que la partie morale du traitement de l'aliénation puisse se concilier avec ces agissements ?» Lettre de M. Montalivet, Ministre de l'Intérieur, à Monsieur de Coulmier, directeur de l'Hospice de Charenton 1813 (extrait), in D.A.F. Marquis de Sade, Maurice Lever, Fayard : «J'ai jugé, d'après le compte qui m'a été rendu, que les bals et les spectacles qui ont lieu dans la maison de Charenton dans la vue de distraire les malades pouvaient exercer sur eux une influence plus nuisible qu'utile, en agitant leurs sens et en exaltant leurs esprits, et il m'a paru convenable de supprimer provisoirement ces exercices.» «Sade [...] estimait son théâtre au-dessus de tout ce qu'il avait produit jusqu'alors» écrit son biographe Maurice Lever. Parmi toutes ses uvres, c'est donc à ses quelque vingt pièces que l'auteur de Justine tenait le plus. Lorsque sa famille détruisit à sa mort tous les documents compromettants du sulfureux marquis, ils préservèrent heureusement ces cahiers soigneusement recopiés durant les dernières années passées à l'asile de Charenton et témoignant de ce qui semblait la seule passion saine de l'enfant maudit de la famille. C'est dans un coffre scellé et oublié pendant près de cent cinquante ans dans une pièce dérobée du Château de Condé que furent entreposés tous les documents qui échappèrent à l'autodafé et qui ne seront mis à jour, compilés et édités que durant la seconde partie du XXèmesiècle grâce au surréaliste Gilbert Lély et à l'éditeur Pauvert. Pourtant, si tous les romans de Sade connurent dès ce moment de nombreuses publications, son théâtre, après une première édition en 1970, souffrant de son apparent éloignement avec l'uvre majeure, est à son tour ostracisé par les nouveaux lecteurs du marquis. étrange destin d'un homme dont la vie et les uvres sont marquées par une arbitraire et interminable scission entre le bien et le mal, le sain et la folie, la liberté et l'enfermement, le publié et l'inédit, le fantasme et la réalité, le connu et l'inconnu, le philosophe et le jouisseur, le romancier et le dramaturge. Personnalité complexe et uvre déroutante: Sade fut incompris hier et rejeté pour la noirceur de ses écrits. Mais ne l'est-il pas moins aujourd'hui par un sentiment contraire qui relègue aux oubliettes de la littérature tout ce qui de Sade n'est pas «sadique»? Si on regarde l'homme sous toutes ses faces, sans doute faut-il mettre, comme il le fait lui-même, son uvre théâtrale au premier plan et observer ainsi à travers elle la profonde unité intellectuelle et littéraire d'un homme dont le «vice» tant décrié ou tant aimé n'est que la partie saillante d'un hédonisme profond et intellectuellement très abouti. « Sade a aimé le théâtre à la folie, et sous toutes ses formes. Comédien, chef de troupe, décorateur, metteur en scène, et même souffleur par nécessité, le théâtre l'accompagne au long de sa vie. » (Maurice Lever) Née sans doute au collège Louis-le-Grand, réputé pour ses représentations théâtrales orchestrées par les jésuites, cette passion prit une forme particulière à chaque étape de la vie du Marquis, des cabarets de régiment (période durant laquelle il écrit sa première pièce) aux amantes comédiennes que le jeune époux collectionne plus ou moins discrètement - jusqu'à faire «jouer» à l'une d'entre elles le rôle de sa femme au château de Lacoste. à partir de 1763, il devient acteur et metteur en scène puis prend la direction du Théâtre de société du château d'évry. Entre deux épisodes de libertinage, il fait jouer sa femme et sa belle-mère dans des drames de Voltaire, avant d'écrire ses propres pièces et de faire construire un grand théâtre de cent vingt places dans son château de Lacoste, tandis que parallèlement éclatent les premières affaires judiciaires du divin Marquis. Comme ses romans sulfureux, c'est en prison que Sade compose la plupart de ses pièces, et ce, conjointement, comme le soulève dans son imposant essai sur le théâtre de Sade, Sylvie Dangeville qui note aussi que«ces juxtapositions témoignent de sa capacité à produire une uvre organisée en réseaux de significations complexes et distincts». Lorsque Sade écrit en avril 1784 à l'Abbé Amblet : «Au reste, mon cher ami, il m'est impossible de résister à mon génie, il m'entraîne vers cette carrière-là malgré moi et, quelque chose qu'on puisse faire, on ne m'en détournera pas», c'est, en ces termes ambigus, son génie dramatique qu'il invoque et qu'il dresse face à cet autre génie, «sombre» : «Cela m'occuperait beaucoup [de faire jouer mes pièces à Paris] et me retirerait de tout le reste. J'ose même dire que c'est le seul moyen, et la raison en est physique : il faut une force supérieure pour combattre une force puissante.» à chaque sortie de prison, ce sont encore ses activités théâtrales qui occuperont la vie publique de Sade, tandis que simultanément, lors de ses frasques secrètes, «le mode d'expression utilisé revient toujours à un processus théâtralisé où le protocole et le rituel s'imposent tout naturellement à la pure jouissance. Plaisirs érotique et théâtral ne sont donc que les deux facettes d'un même comportement car le renversement subversif des codes culturels et sociaux supposent toujours la mise en équivalence de ces deux démarches» (in S.Dangeville, Le théâtre change et représente: lecture critique des uvres dramatiques du Marquis de Sade). Ce lien significatif entre les faits libertins délictueux et les fortes périodes d'activités théâtrales a d'ailleurs été analysé par Annie Lebrun : «Le fait d'écrire des pièces s'imbrique chez lui dans un ensemble de conduites qui toutes ramènent vers la scène comme point de rencontre entre le réel et l'imaginaire, l'unique et le nombre, le spectaculaire et le secret. [...] Comme si quelque chose dans le jeu théâtral s'avérant insuffisant avait la double fonction de retarder et de rendre plus intense la nécessité d'un passage à l'acte mais en faisant voir par avance la théâtralité illusoire au-delà de laquelle il y a toujours une ''autre scène''» (in Un théâtre dressé sur notre abîme). Elle fait ainsi écho à cette étonnante introspection de Sade qui dans son Journal de Charenton écrivait : «le 21 depuis 3 semaines, j'éprouvais d'affreuses insomnies, ce fut la nuit du 20 au 21 [août 1807] que je réfléchis que de tous les temps les comédies m'avaient été funestes». Les dernières années de sa vie passées à Charenton sont également celles durant lesquelles le théâtre de Sade prend toute son ampleur. Grâce à l'intelligente complicité du directeur de l'asile, Sade développe une intense activité dramatique dont la notoriété dépasse largement le cadre hospitalier. Il y fait aménager une nouvelle salle de spectacle pour laquelle il compose de nombreuses pièces destinées à être jouées par les pensionnaires et organise des représentations publiques auxquelles le Tout-Paris se précipite, attiré notamment par le précaire équilibre entre le jeu et la folie des acteurs. C'est à cette occasion qu'il fait également recopier par ses voisins de chambrée toute sa production théâtrale, depuis ses débuts jusqu'à ses nouvelles créations. Cet ensemble de cahiers rédigés par des copistes improvisés et corrigés de la main de Sade constitue, pour la majeure partie, la seule trace manuscrite de l'uvre théâtrale du Marquis. Plus qu'une retranscription par l'homme mûr d'uvres de jeunesse c'est une réécriture et une recomposition de son uvre dramatique que Sade entreprend alors, signe supplémentaire de l'importance qu'il accorde à cette expression artistique et à chacune de ces pièces dont il approuve la version finale en l'annotant et en lui attribuant méthodiquement un numéro de classement spécifique au sein de l'ensemble des vingt uvres retenues, en vue d'une publication complète de son théâtre. Brillamment analysée par Sylvie Dangeville, la relation entre le théâtre de Sade, sa vie publique et clandestine, ses écrits érotiques et philosophiques, ses influences littéraires et «l'irréductible originalité de sa pensée» demeure toujours une source intarissable d'informations «sur la circulation textuelle de l'ensemble de l'uvre de Sade». Mais au-delà de l'intertextualité, la conception très physique du théâtre dont Sade fait preuve dans ses pièces témoigne d'un rapport fantasmatique au corps qui s'avère bien plus vaste que les «mises en scènes» sadiques de ses romans. Il n'est nullement surprenant que cet aspect encore à peine entrevu par la critique soit aujourd'hui le sujet d'une intense réflexion artistique. En 2008, avec sa création Sade, le théâtre des fous, la chorégraphe Marie-Claude Pietragalla s'empare ainsi du théâtre de Sade à Charenton pour explorer sa pensée «intimement, viscéralement et érotiquement liée au corps : Je suis donc je pense et non l'inverse.» - Photos sur www.Edition-originale.com -‎

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‎La philosophie dans le boudoir‎

‎S.n. (La mère en proscrira la lecture à sa fille), s.l. 1948, 14,5x19,5cm, broché.‎

‎Edition intégrale et strictement hors commerce car réservée aux seuls souscripteurs, un des 100 exemplaires numérotés sur pur fil Johannot, tirage de tête. Une claire mouillure en pied du dos légèrement insolé, gardes partiellement ombrée et comportant une décharge d'encre rouge, sinon agréable état intérieur. - Photos sur www.Edition-originale.com -‎

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‎Les antiquaires. Manuscrit autographe complet et unique.‎

‎S.n. , s.l. août 1808, in-8 (17,5x21,5cm), (40f.) (3f. bl.), broché.‎

‎Manuscrit original complet d'une des première oeuvres du Marquis de Sade, entièrement réglé au crayon, et composé 40 feuillets recto-verso. Ce manuscrit, de même que les autres pièces conservées du Marquis, a été dicté à un copiste et corrigé par Sade lui-même. Cahier broché sous couverture verte de l'époque, présentant un petit manque au milieu du dos. Titre à la plume en partie effacé sur le premier plat : 9/ Net et corrigé en août 1808 - bon brouillon. Les Antiquaires. Comédie en prose en 1 acte. Ce titre est reporté au verso du premier plat de couverture. Nombreuses corrections, annotations et biffures manuscrites de la main de Sade, principalement des ajouts de didascalies, riches en indications scéniques et psychologiques. Composée en 1776 puis recopiée à Charenton en 1808 et vraisemblablement enrichie à cette époque de quelques variations opportunes - notamment une allusion à Napoléon « dont il espérait, bien à tort, obtenir la permission de quitter, en homme libre l'hospice de Charenton» (p.94) - Les Antiquaires est l'une des premières créations théâtrales achevées du Marquis et par là-même, une de ses premières uvres littéraires, composée huit ans avant le Dialogue entre un prêtre et un moribond. En effet, si la datation décisive des pièces est rendue difficile par l'absence des manuscrits initiaux, plusieurs indices ont permis aux bibliographes de précisément situer la première rédaction de cette pièce en 1776, avec une possible version corrigée durant la période révolutionnaire et quelques dernières évolutions au moment de cette ultime rédaction, qui est aujourd'hui l'unique manuscrit conservé de cette pièce. Parmi les indices de datation - statut du personnage juif et anglais, style des dialogues, correspondance de Sade avec les théâtres - l'élément le plus déterminant est biographique. Les Antiquaires peut en effet être considéré comme le véritable « volet théâtral » du Voyage d'Italie de Sade avec lequel il entretient une intertextualité constante. La pièce met en effet en scène un antiquaire - c'est-à-dire au sens du XVIIIème un érudit, amateur d'antiquité - qui souhaite marier sa fille à un ami partageant la même passion, tandis que celle-ci trouve un stratagème pour le convaincre de la laisser épouser son jeune amant. Que ce soit à travers le discours savant des vrais antiquaires ou celui, farfelu, de l'amant les singeant, Sade se sert de sa propre expérience et de ses impressions de voyage qu'il expose ou détourne selon le point de vue de ses personnages. Ainsi la description par l'amant Delcour du volcan Etna est-elle une parodie du récit détaillé que Sade fait du volcan Pietra-Malla, tandis que l'invention d'une «galerie souterraine reliant l'Etna à l'Amérique», est directement inspirée du tunnel de la Crypta Neapolitana, décrit par Sade dans son Voyage. Le Marquis invoquera cette même expérience volcanique pour écrire l'une des plus fameuses scènes de son Histoire de Juliette. A peine revenu de son dernier périple savant, et presque parallèlement à l'écriture documentée et passionnée de cette expérience, Sade compose donc une version satirique de celle-ci (jusqu'à ses déboires d'intendance) maniant à la fois critique sociale de l'érudition stérile, et autodérision de sa propre passion pour l'Histoire, de «son avidité de tout voir et son insatiable curiosité» (cf. Maurice Lever, préface de Voyage d'Italie). La satire virulente s'accompagne ainsi paradoxalement d'une démonstration très sérieuse des connaissances de l'auteur très au fait des dernières découvertes et des grandes questions archéologiques du temps. C'est d'ailleurs ce qui vaudra à la pièce la critique de deux directeurs de théâtre auxquels Sade la proposa, vraisemblablement durant les années 1791, 1792: «L'ouvrage est purement écrit. Il annonce esprit et connaissance dans un auteur, mais la pièce est trop sérieuse, trop scientifique.» (Théâtre du Palais-Royal) ; «Moins d'étalage d'érudition, plus de ridicule [...] sont autant de moyens nécessaires pour mettre en scène Les antiquaires. L'auteur qui se montre partout très instruit, s'en convaincra lui-même» (Théâtre de Bondi). A moins que la pièce décriée soit une première version et que Sade ait tenu compte de ces appréciations et corrigé les défauts énoncés dans l'uvre qui a survécu, il semble que ces critiques résultent d'une incompréhension de ce qui fait justement la particularité de cette pièce. En effet, malgré un schéma très classique du conflit de génération confrontant un père obtus, obsessionnel et naïf à une jeunesse fantasque et libre d'esprit, la pièce ne propose pas de jugement définitif et les personnages d'anciens ne sont finalement pas dupes des supercheries et stratagèmes élaborés par les jeunes qui, eux-mêmes, finissent par concéder à leurs aînés une certaine autorité et manifester un respect pour leur savoir. Si la pièce est très largement inspirée de Molière, c'est donc en digne héritier de Diderot que Sade met en scène cette nouvelle querelle des Anciens et des Modernes, c'est-à-dire de l'antiquaire opposé au philosophe, dont fait état Jean Seznec dans ses Essais sur Diderot et l'Antiquité. Dans le discours préliminaire de l'Encyclopédie d'Alembert statue définitivement sur cette question : «C'est pourquoi, à mérite fort inégal, un Érudit doit être beaucoup plus vain qu'un Philosophe». Diderot, plus modéré, expose dans l'article «érudition», les bienfaits et les limites des deux postures intellectuelles. C'est clairement de cet héritage que se réclame le jeune Sade dont la pièce illustre «les paradoxes de ce débat avec une irrésistible virtuosité satirique» (S. Dangeville) tandis que l'auteur définit sa position dans la querelle entre antiquaires et philosophes à travers la figure de Delcourt : «Eh mais vraiment il me serait difficile de passer pour un [savant]. J'ai pu acquérir toutes les connaissances d'un homme de mon état, sans néanmoins avoir étudié les sciences que Monsieur votre Père et ses amis cultivent depuis si longtemps.» La réponse de la soubrette, Cornaline, témoigne pour sa part d'une liberté assumée face au savoir qui semble annoncer et éclairer la philosophie atypique et le détournement des valeurs du futur auteur des Cent Vingt Journées de Sodome: «Fussiez-vous vous-même aussi profond qu'eux, je ne veux pas que vous le paraissiez ; battez la campagne, faites des anachronismes, petit à petit on se méfiera de vous, on soupçonnera du mystère et de là même naitre et l'instant de vous dévoiler et la nécessité de ne plus feindre. » Cette apologie de l'excès jusqu'à l'invraisemblable, encore limité en cette année 1776 au domaine du savoir pourrait bien être les prémisses d'une pensée qui va s'épanouir dans des épopées apocalyptiques « propre[s] à faire naitre l'instant de [n]ous dévoiler et la nécessité de ne plus feindre ». Cette première expérience littéraire dont Gilbert Lély minimisa l'importance témoigne en réalité d'un auteur bien plus aguerri qu'il ne paraît au prime abord. Certes, comme l'écrit Sylvie Dangeville, Les Antiquaires est clairement rattaché aux années d'apprentissage de l'écriture théâtrale par le jeune marquis. Elle donne pour exemple la très forte influence des Fourberies de Scapin, du Malade imaginaire et des Femmes savantes sur les péripéties des Antiquaires. Notons cependant, que Sade ne s'inspire que très légèrement de la structure dramatique de ces pièces mais bien plus largement -jusqu'à l'excès encore! - des ressorts comiques de situations. Or en soumettant au spectateur des personnages cachés dans des sacs et battus, des amants surgissant de coffres près à être brûlés, et des femmes prédatrices: «Un loup dans mon enfance se jeta sur moi et depuis lors j'entre quelque fois dans des accès de fureur; je crois que je vous dévorerais, Monsieur», Sade n'est-il pas, déjà et entièrement, Sade? _______________ LE MARQUIS de SADE ET LE THEATRE Lettre du docteur Royer-Collard, médecin en chef de l'hospice de Charenton à son Excellence Monseigneur le Sénateur ministre de la police générale de l'Empire 1808 (extrait), in D.A.F. Marquis de Sade, Maurice Lever, Fayard : «Il existe à Charenton un homme que son audacieuse immoralité a malheureusement rendu trop célèbre, et dont la présence dans cet hospice a entraîné les inconvénients les plus graves ; je veux parler de l'auteur de Justine. Cet homme n'est pas aliéné. Son seul délire est celui du vice [...] Il faut que celui qui en est atteint soit soumis à la restriction la plus sévère [...] Or on a eu l'imprudence de former un théâtre dans cette maison, sous prétexte de faire jouer la comédie aux aliénés, sans réfléchir aux funestes effets qu'un appareil aussi tumultueux devait nécessairement reproduire sur leur imagination. M. de Sade est le directeur de ce théâtre. C'est lui qui indique les pièces, distribue les rôles et préside aux répétitions [...] Les malades qui sont en communication journalière avec cet homme abominable, ne reçoivent-ils pas sans cesse l'impression de sa profonde corruption ? Comment veut-on d'ailleurs que la partie morale du traitement de l'aliénation puisse se concilier avec ces agissements ?» Lettre de M. Montalivet, Ministre de l'Intérieur, à Monsieur de Coulmier, directeur de l'Hospice de Charenton 1813 (extrait), in D.A.F. Marquis de Sade, Maurice Lever, Fayard : «J'ai jugé, d'après le compte qui m'a été rendu, que les bals et les spectacles qui ont lieu dans la maison de Charenton dans la vue de distraire les malades pouvaient exercer sur eux une influence plus nuisible qu'utile, en agitant leurs sens et en exaltant leurs esprits, et il m'a paru convenable de supprimer provisoirement ces exercices.» «Sade [...] estimait son théâtre au-dessus de tout ce qu'il avait produit jusqu'alors» écrit son biographe Maurice Lever. Parmi toutes ses uvres, c'est donc à ses quelque vingt pièces que l'auteur de Justine tenait le plus. Lorsque sa famille détruisit à sa mort tous les documents compromettants du sulfureux marquis, ils préservèrent heureusement ces cahiers soigneusement recopiés durant les dernières années passées à l'asile de Charenton et témoignant de ce qui semblait la seule passion saine de l'enfant maudit de la famille. C'est dans un coffre scellé et oublié pendant près de cent cinquante ans dans une pièce dérobée du Château de Condé que furent entreposés tous les documents qui échappèrent à l'autodafé et qui ne seront mis à jour, compilés et édités que durant la seconde partie du XXèmesiècle grâce au surréaliste Gilbert Lély et à l'éditeur Pauvert. Pourtant, si tous les romans de Sade connurent dès ce moment de nombreuses publications, son théâtre, après une première édition en 1970, souffrant de son apparent éloignement avec l'uvre majeure, est à son tour ostracisé par les nouveaux lecteurs du marquis. Etrange destin d'un homme dont la vie et les uvres sont marquées par une arbitraire et interminable scission entre le bien et le mal, le sain et la folie, la liberté et l'enfermement, le publié et l'inédit, le fantasme et la réalité, le connu et l'inconnu, le philosophe et le jouisseur, le romancier et le dramaturge. Personnalité complexe et uvre déroutante: Sade fut incompris hier et rejeté pour la noirceur de ses écrits. Mais ne l'est-il pas moins aujourd'hui par un sentiment contraire qui relègue aux oubliettes de la littérature tout ce qui de Sade n'est pas «sadique»? Si on regarde l'homme sous toutes ses faces, sans doute faut-il mettre, comme il le fait lui-même, son uvre théâtrale au premier plan et observer ainsi à travers elle la profonde unité intellectuelle et littéraire d'un homme dont le «vice» tant décrié ou tant aimé n'est que la partie saillante d'un hédonisme profond et intellectuellement très abouti. « Sade a aimé le théâtre à la folie, et sous toutes ses formes. Comédien, chef de troupe, décorateur, metteur en scène, et même souffleur par nécessité, le théâtre l'accompagne au long de sa vie. » (Maurice Lever) Née sans doute au collège Louis-le-Grand, réputé pour ses représentations théâtrales orchestrées par les jésuites, cette passion prit une forme particulière à chaque étape de la vie du Marquis, des cabarets de régiment (période durant laquelle il écrit sa première pièce) aux amantes comédiennes que le jeune époux collectionne plus ou moins discrètement - jusqu'à faire «jouer» à l'une d'entre elles le rôle de sa femme au château de Lacoste. à partir de 1763, il devient acteur et metteur en scène puis prend la direction du Théâtre de société du château d'évry. Entre deux épisodes de libertinage, il fait jouer sa femme et sa belle-mère dans des drames de Voltaire, avant d'écrire ses propres pièces et de faire construire un grand théâtre de cent vingt places dans son château de Lacoste, tandis que parallèlement éclatent les premières affaires judiciaires du divin Marquis. Comme ses romans sulfureux, c'est en prison que Sade compose la plupart de ses pièces, et ce, conjointement, comme le soulève dans son imposant essai sur le théâtre de Sade, Sylvie Dangeville qui note aussi que«ces juxtapositions témoignent de sa capacité à produire une uvre organisée en réseaux de significations complexes et distincts». Lorsque Sade écrit en avril 1784 à l'Abbé Amblet : «Au reste, mon cher ami, il m'est impossible de résister à mon génie, il m'entraîne vers cette carrière-là malgré moi et, quelque chose qu'on puisse faire, on ne m'en détournera pas», c'est, en ces termes ambigus, son génie dramatique qu'il invoque et qu'il dresse face à cet autre génie, «sombre» : «Cela m'occuperait beaucoup [de faire jouer mes pièces à Paris] et me retirerait de tout le reste. J'ose même dire que c'est le seul moyen, et la raison en est physique : il faut une force supérieure pour combattre une force puissante.» à chaque sortie de prison, ce sont encore ses activités théâtrales qui occuperont la vie publique de Sade, tandis que simultanément, lors de ses frasques secrètes, «le mode d'expression utilisé revient toujours à un processus théâtralisé où le protocole et le rituel s'imposent tout naturellement à la pure jouissance. Plaisirs érotique et théâtral ne sont donc que les deux facettes d'un même comportement car le renversement subversif des codes culturels et sociaux supposent toujours la mise en équivalence de ces deux démarches» (in S.Dangeville, Le théâtre change et représente: lecture critique des uvres dramatiques du Marquis de Sade). Ce lien significatif entre les faits libertins délictueux et les fortes périodes d'activités théâtrales a d'ailleurs été analysé par Annie Lebrun : «Le fait d'écrire des pièces s'imbrique chez lui dans un ensemble de conduites qui toutes ramènent vers la scène comme point de rencontre entre le réel et l'imaginaire, l'unique et le nombre, le spectaculaire et le secret. [...] Comme si quelque chose dans le jeu théâtral s'avérant insuffisant avait la double fonction de retarder et de rendre plus intense la nécessité d'un passage à l'acte mais en faisant voir par avance la théâtralité illusoire au-delà de laquelle il y a toujours une ''autre scène''» (in Un théâtre dressé sur notre abîme). Elle fait ainsi écho à cette étonnante introspection de Sade qui dans son Journal de Charenton écrivait : «le 21 depuis 3 semaines, j'éprouvais d'affreuses insomnies, ce fut la nuit du 20 au 21 [août 1807] que je réfléchis que de tous les temps les comédies m'avaient été funestes». Les dernières années de sa vie passées à Charenton sont également celles durant lesquelles le théâtre de Sade prend toute son ampleur. Grâce à l'intelligente complicité du directeur de l'asile, Sade développe une intense activité dramatique dont la notoriété dépasse largement le cadre hospitalier. Il y fait aménager une nouvelle salle de spectacle pour laquelle il compose de nombreuses pièces destinées à être jouées par les pensionnaires et organise des représentations publiques auxquelles le Tout-Paris se précipite, attiré notamment par le précaire équilibre entre le jeu et la folie des acteurs. C'est à cette occasion qu'il fait également recopier par ses voisins de chambrée toute sa production théâtrale, depuis ses débuts jusqu'à ses nouvelles créations. Cet ensemble de cahiers rédigés par des copistes improvisés et corrigés de la main de Sade constitue, pour la majeure partie, la seule trace manuscrite de l'uvre théâtrale du Marquis. Plus qu'une retranscription par l'homme mûr d'uvres de jeunesse c'est une réécriture et une recomposition de son uvre dramatique que Sade entreprend alors, signe supplémentaire de l'importance qu'il accorde à cette expression artistique et à chacune de ces pièces dont il approuve la version finale en l'annotant et en lui attribuant méthodiquement un numéro de classement spécifique au sein de l'ensemble des vingt uvres retenues, en vue d'une publication complète de son théâtre. Brillamment analysée par Sylvie Dangeville, la relation entre le théâtre de Sade, sa vie publique et clandestine, ses écrits érotiques et philosophiques, ses influences littéraires et «l'irréductible originalité de sa pensée» demeure toujours une source intarissable d'informations «sur la circulation textuelle de l'ensemble de l'uvre de Sade». Mais au-delà de l'intertextualité, la conception très physique du théâtre dont Sade fait preuve dans ses pièces témoigne d'un rapport fantasmatique au corps qui s'avère bien plus vaste que les «mises en scènes» sadiques de ses romans. Il n'est nullement surprenant que cet aspect encore à peine entrevu par la critique soit aujourd'hui le sujet d'une intense réflexion artistique. En 2008, avec sa création Sade, le théâtre des fous, la chorégraphe Marie-Claude Pietragalla s'empare ainsi du théâtre de Sade à Charenton pour explorer sa pensée «intimement, viscéralement et érotiquement liée au corps : Je suis donc je pense et non l'inverse.» - Photos sur www.Edition-originale.com -‎

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‎Lettre au citoyen Gaufridy‎

‎Lettera amorosa, Saint Pierre Kapelle 1972, 9x13cm, en feuilles.‎

‎Edition originale imprimée à 56 exemplaires, le nôtre un des 43 exemplaires numérotés sur Hollande. Rare plaquette illustrée d'un frontispice de Jacques Hérold qu'il a signé et justifié. Une claire et petite mouillure sur le premier plat, agréable état intérieur. - Photos sur www.Edition-originale.com -‎

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‎Lettre autographe inédite à sa femme. L'oeil du Marquis : « ... et suis-je donc ici pour des années ? Adieu je suis au désespoir.»‎

‎s.n., s.l. s.d. (février 1783?), 11,7x19,1cm, Une page sur un feuillet remplié.‎

‎Lettre autographe inédite de Donatien Alphonse François de Sade rédigée d'une écriture fine et serrée sur une page adressée à sa femme. Deux petites brûlures causant la perte de quelques lettres en haut du premier feuillet. Adresse de Madame de Sade à Paris sur la quatrième page. Provenance?: archives de la famille. Sans date, cette lettre a été rédigée au début du mois de février 1783, durant l'incarcération du Marquis à la prison de Vincennes. Cette lettre pleine de douleur physique et morale est écrite depuis la cellule enfumée du Donjon dans lequel est consigné Monsieur le 6, interdit de visites depuis plus de deux mois et souffrant de cécité partielle et de terribles maux de tête. En apparence décousue, mêlant remerciements, plaintes, supplications et reproches, cette lettre d'amour autant que de haine, révèle la très grande faiblesse du prisonnier en cette période charnière de sa vie carcérale. C'est en effet exactement à cette période que prend forme dans sa tête malade l'univers littéraire unique du Marquis de Sade. «?J'ai reçu la lettre du docteur et je vous en remercie, j'y répondrai quand je pourrai onque ma tête le pourra.?» C'est au commencement de l'année 1783 que le Marquis subit d'importantes inflammations oculaires; il perdra presque totalement l'usage de ses yeux de janvier à juillet 1783. Sade rédigera un rapport détaillé de ses maux dans un précieux document intitulé Journal de mon il. Concernant ses céphalées, il écrit dans son Journal pour le mois de février?: «?Le 9 souffrant horriblement, j'eus nuit bonne mais de grandes douleurs de tête. Le 10 si mal à la tête que je ne pus me lever qu'à trois heures.?» C'est d'ailleurs cette unique allusion à des maux de tête qui nous permet de dater précisément cette lettre. Le «?docteur?» dont il est ici question n'est autre qu'Henri Grandjean, chirurgien-oculiste du roi et de la famille royale, envoyé examiner le prisonnier à la suite de ses instantes demandes?: «?Je vous prie de m'envoyer un médecin oculiste, et le meilleur de Paris.?» (Lettre à Renée-Pélagie du 4 février 1783). Le Marquis est alors très anxieux à l'idée de perdre la vue, comme le trahit la très fréquente répétition du verbe voir à quelques lignes d'intervalle?: «?me venir voir?», «?si je les vois?» ou encore «?si vous me voyiez?». C'est cependant sous l'effet de cette cécité naissante et des douleurs afférentes, qui le privent de toute distraction et le contraignent à l'inertie, que Sade commence à imaginer ses futures odyssées érotiques comme il le confessera quelques mois plus tard dans une lettre d'avril 1783?: «?Mon il est toujours le même, et on est très éloigné de penser même à me le guérir [...]. Au reste, je m'en occupe moins, je lis moins, je travaille moins, et ma tête erre sur autre chose avec une force si prodigieusement plus vive, qu'en réalité, à l'inconvénient près qu'il est fort grand, je serais presque tenté de n'en être pas fâché?! Je l'avais toujours bien entendu dire, qu'un sens affecté triplait la force de l'imagination, et je l'éprouve. Ça m'a fait inventer une singulière règle de volupté. C'est que je suis très persuadé que l'on parviendrait à rendre les plaisirs de l'amour au dernier degré de force possible, en amortissant un ou deux sens, et même plus, chaque fois qu'on veut jouir.?» Mais pour l'heure, le Marquis, encore loin de cette introspection fertile, est submergé par l'omniprésente souffrance qui semble le maintenir dans un état de grande confusion. Affaibli par cette violente affliction, Sade, «?à bout?», cède «?au désespoir?», et quittant la posture virulente qui lui est coutumière, devient une victime impuissante, soumise à la cruauté du clan des Montreuil?: «?N'obtiendrais-je donc jamais la plus légère faveur des bourreaux qui vous entourent ne sont-ils donc pas encore las de me persécuter, pour moi je le suis bien de souffrir. Eh mon Dieu je suis à bout.?» Cette supplique semble préfigurer les longues plaintes de la future Justine qui, cible du mauvais sort et des plus abominables châtiments, se laisse aller aux lamentations. À l'instar de son héroïne, Sade met à nu une faiblesse non feinte, marquée par l'étonnante litanie vocative «?Eh mon dieu?». Blessé tant physiquement que moralement, il s'en prend à Renée-Pélagie, qui malgré l'interdiction (depuis le 28 novembre 1782) de visiter son mari et son entrée au couvent de Sainte-Aure, continue à lui être fidèle et à correspondre avec lui. Cependant, ces échanges assidus semblent, mystérieusement faire enrager le Marquis?: «?Laissez-moi respirer au nom de Dieu au moins quinze jours, sans m'accabler comme vous faites de coups de poignards sur coups de poignards.?» Dans les rares lettres de Renée-Pélagie subsistantes à cette époque, il n'y a pourtant nulle trace d'animosité ou d'«?exécrables lettres?», et «?les poignards?» sont plus vraisemblablement l'expression de sa souffrance paranoïaque. On assiste d'ailleurs ici à un bipolarisme flagrant, où l'on devine un Sade partagé entre la souffrance physique provoquée par sa maladie et le manque moral causé par la suspension des visites?: «?Je voudrais ajouter à cela que si vous pouviez obtenir de me venir voir vers le commencement du carême, le plus grand service que vous pourriez me rendre serait de m'apporter vous-même les affaires-là qui me ferait mourir si je les vois venir sans vous.?» Pour échapper à la folie, il met en place un calendrier relativement précis comme en témoignent les repères temporels abondants de cette lettre?: il demande la tranquillité «?jusqu'au premier mars?», c'est-à-dire «?au moins quinze jours?», ce qui amènerait une possible visite de sa femme «?vers le commencement du carême?» soit à «?[l']époque du 1er mars?», visite qu'il pourra néanmoins attendre «?jusqu'en 8?». Mais l'agenda rassurant de ses visites conjugales se dissout soudain dans une temporalité effrayante, où se font écho la conscience précise du temps écoulé «?depuis six ans que je souffre?», et l'incertitude de l'avenir carcéral?: «?Suis-je donc ici pour des années???» Dès lors, le Marquis de Sade, aristocrate malchanceux en instance de libération et qui consacrait toute son énergie à cette seule finalité, devient pensionnaire attitré du donjon de Vincennes. Et de cette nouvelle posture naîtra bientôt la possibilité d'accéder à une liberté plus vaste que celle vainement espérée sa vie durant?: l'écriture. Une des rares lettres intimes encore inédites du Marquis de Sade. - Photos sur www.Edition-originale.com -‎

Bookseller reference : 59364

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‎Lettre autographe à sa femme. Hommages à la Présidente : « Faire noyer vive l'exécrable coquine qui depuis neuf ans (...) suce mon sang... »‎

‎s.l. (Vincennes) s.d. (circa 1781), 15,7x20,1cm, une feuille.‎

‎Lettre autographe, non signée, du Marquis de Sade adressée à sa femme. Une page rédigée à l'encre, écriture serrée sur 31 lignes. Cette lettre a été publiée dans la correspondance du Marquis de Sade. Provenance?: archives de la famille. Cette lettre a été rédigée lors de l'incarcération de Sade à Vincennes, probablement en avril 1781, si l'on en croit les quelques repères temporels évoqués par le rédacteur lui-même. Le Marquis parle en effet de la fin de l'«?exil de Marseille?», faisant ainsi référence à la décision de la cour d'Aix-en-Provence qui, le 14 juillet 1778, casse le jugement pour débauche et libertinage, mais lui interdit d'habiter ou de fréquenter la cité phocéenne pour une durée de trois ans. Sade revient en outre sur l'un des épisodes marquants de sa vie, sa cavale italienne, qui eut lieu entre janvier et novembre 1776?: «?il valait autant me tuer tout d'un coup ou me laisser dans le pays étranger quand j'y étais?». Le Marquis évoque également «?l'étonnante faveur?» qui lui est faite «?de changer de bercail?», c'est-à-dire sa possible translation au fort de Montélimar. En avril 1781, Madame de Sade obtient du Roi, par l'intermédiaire de son amie Madame de Sorans, l'autorisation que son mari soit transféré à la prison montilienne. Le Marquis explique dans la lettre?: «?je trouve qu'il faut être d'une belle impudence pour oser écrire à un malheureux qui souffre depuis neuf ans [...] de remercier bien humblement la personne qui lui obtint l'étonnante faveur de changer de bercail?». Sade fait sans doute ici référence à cette fameuse Madame de Sorans, dame de compagnie de la sur de Louis XVI et amie de sa femme qui, par esprit romanesque, acceptera d'intercéder en sa faveur auprès du Roi. C'est au commissaire Le Noir, cité dans cette lettre, que Renée-Pélagie laisse le soin d'annoncer la nouvelle au détenu?: «?Ah je vois ce que c'est à présent que votre belle visite de M. Lenoir, je suis accoutumé à le voir en milieu de mes détentions.?» Bien que, comme le souligne Pauvert (in Sade vivant), ce changement de «?bercail?» occupe grandement les pensées du Marquis et ses lettres, ce dernier n'y sera jamais envoyé, préférant rester dans les geôles du donjon de Vincennes. Sade est enfermé depuis maintenant plusieurs années et cette lettre tout en mouvements trahit sa soif de liberté. Cette lettre a été rédigée au moment où Madame de Sade s'est retirée au couvent Sainte-Aure. Si elle appréhende cette retraite comme une libération du carcan marital, le Marquis est quant à lui obsédé par l'idée de sa sortie et évoque d'ailleurs une possible date de libération?: octobre 1783. Cette longue incarcération commencée en 1777 durera pourtant jusqu'en avril 1790, date de l'abolition des lettres de cachet. Les visites de Madame de Sade ne seront quant à elles rétablies par l'administration carcérale que le 13 juillet 1781, après quatre ans et cinq mois de séparation. Plusieurs des grands thèmes de la correspondance sadienne transparaissent déjà dans cette lettre des premières années de détention. Tout d'abord, la haine éprouvée à l'encontre de sa belle-mère, la Présidente de Montreuil, cette «?exécrable coquine qui [lui] suce [le] sang [...] déshonore [ses] enfants [qui] n'est pas encore rassasiée de faire des horreurs et des platitudes?» et qu'il a le désir «?de faire noyer vive?». Le Marquis s'y plaint en outre de sa mauvaise condition physique?: «?la tête me tourne et je n'ai pas besoin dans l'état où je suis d'une augmentation de chagrin?» et utilise des épithètes toutes sadiennes pour exprimer son désespoir?: «?un malheureux qui souffre depuis neuf ans?», «?qu'ai-je fait grand dieu qu'ai-je fait pour souffrir depuis douze ans?». - Photos sur www.Edition-originale.com -‎

Bookseller reference : 59108

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‎Lettre autographe à sa femme. Le sot témoin : «C'est un bien sot personnage que celui du témoin [...] rien dans l'univers pourrait m'engager à jouer un tel rôle»‎

‎s.n., s.l. [Prison de Vincennes] s.d. (mars 1781), 15,9x20,1cm, Un feuillet recto-verso.‎

‎Lettre autographe censurée de Donatien Alphonse François de Sade rédigée d'une écriture fine sur deux pages adressée à sa femme Renée-Pélagie. Plusieurs soulignements, ratures et biffures. Sans date, cette lettre a été rédigée au début du mois de mars 1781 à la prison de Vincennes. La fin de la lettre a été mutilée à l'époque, probablement par l'administration carcérale qui détruisait les passages licencieux de la correspondance du Marquis. La lettre été retrouvée telle quelle lors de l'ouverture en 1948 de la malle du Marquis conservée scellée par la famille depuis 1814 et est publiée sous cette forme amputée dans la correspondance du Marquis de Sade. Provenance?: archives de la famille. Cette lettre relate l'une des grandes obsessions carcérales de Sade?: prendre l'air. «?J'ai un besoin d'être à l'air qui est au-dessus de tout ce qu'il est possible d'imaginer.?» Heureux hasard, les promenades - interdites depuis de 27 juin 1780 - lui seront rendues quelques jours après la rédaction de cette missive, le 9 mars 1781 soit après trente-six semaines de suspension. Pour lors, le Marquis est toujours consigné dans son «?espèce de cachot?» et s'apitoie sur son sort, ne manquant pas au passage de culpabiliser sa femme?: «?j'ai un besoin étonnant d'air, et je ne passerai sûrement pas l'été sans y succomber, si on ne me le fait pas respirer davantage ce printemps?». Loin de demander une promenade comme à son habitude, le Marquis dans cette requête implicite, souligne la nécessité physiologique que revêt sa demande?: «?S'il m'était seulement possible de respirer l'air trois ou quatre heures par jour sur le haut de la tour, je serais content, preuve que ce n'est pas le stérile plaisir d'une promenade dans un cimetière qui me tente, mais le besoin essentiel de respirer.?» La lettre s'enchaîne sur le deuxième grand sujet de la vie pénitentiaire sadienne?: les visites de Renée-Pélagie. «?Le premier objet de votre lettre auquel je réponds est celui où vous me proposez de me venir voir. Vous ne pouvez certainement rien me proposer de plus agréable et de plus fait pour apporter quelque consolation dans ma malheureuse situation.?». Le Marquis se plaît même à imaginer le rétablissement d'une vie de couple adaptée aux contraintes de la vie carcérale?: «?Vous devriez, si vous obtenez cela, venir prendre une petite maison pour votre été à Vincennes.?» Madame de Sade n'a pas eu l'autorisation de voir son mari depuis son arrestation et leurs entrevues ne seront rétablies qu'à partir du mois de juillet 1781, c'est-à-dire près de 4 ans et œ après son incarcération et seulement en présence du commis de police Boucher. La perspective d'une rencontre chaperonnée déplaît fortement à Sade?: «?Vous devriez, si vous obtenez cette permission, tâcher d'abord de l'obtenir sans témoin, car ces visites avec un témoin sont d'une gêne et d'un ennui mortels?: et d'ailleurs, vous en conviendrez, c'est un bien sot personnage que celui du témoin. Il doit être bien persuadé qu'on le maudit, et que le diable m'emporte si d'après cette certitude-là, rien dans l'univers pourrait, m'engager à jouer un tel rôle.?» L'irruption du champ lexical théâtral, genre littéraire fétiche du Marquis, dans cette lettre («?personnage?», «?jouer un tel rôle?») montre ici la perméabilité entre la fiction et la réalité et peut être appréhendée en regard de son uvre future. En effet, dans les romans à venir, les personnages de voyeurs seront investis d'un rôle primordial?: sans eux, l'acte sadique n'a pas d'existence légitime. Ainsi Justine, personnage principal du roman éponyme, occupe-t-elle une place centrale; spectatrice inopinée des pires infamies (pédophilie, pédérastie...) elle se fait la complice du lecteur, mais aussi le double de Sade, comme le souligne Bernard Noël?: «?Justine n'est pas seulement la "complice" de Sade?: elle est Sade...?» (in Jean Paulhan, Le Marquis de Sade et sa complice, Éditions complexes, 1987). Le Marquis, à travers les plaintes exprimées dans cette lettre, esquisse déjà cette relation complexe au témoin, sujet tour à tour adjuvant et opposant. Assimilé à un délateur émissaire du pouvoir, il devient fantasmatiquement le représentant de la plus haute autorité inquisitrice?: la Présidente de Montreuil. «?Je n'ai point de secret d'État à vous confier. Le Gouvernement, en dépit de Madame votre mère, n'est rien dans cette affaire-ci. Je ne vois pas, d'après cela, pourquoi gêner aussi cruellement dans de telles visites un mari et une femme qui n'ont à parler que de leurs simples affaires.?» Ce spectre omniprésent de la belle-mère refait surface dans la lettre lorsque le Marquis évoque le fonctionnement de «?la maison?», appellation pittoresque désignant la prison. Il rapporte avec précision à sa correspondante ses observations quant au fonctionnement du système de blanchisserie?: «?Il semble exactement que ce soit une femme de charge qui gronde des valets de ce qu'ils négligent le linge qu'on leur prête?: multiplicité de petites insolences autorisées par l'ingénieux Bailli, lequel est visiblement soudoyé par la présidente pour accumuler à chaque instant en façon de signaux toutes ces petites infamies-là.?» Ainsi la Présidente de Montreuil se trouve-t-elle mêlée à une anecdote du quotidien pénitentiaire et est une fois encore à l'origine de la transmission d'un funeste signal. Composante essentielle de la pensée carcérale du Marquis, ce langage codé comme les interprétations fantasmées des lettres de ses correspondants, alimentent les hypothèses des chercheurs, philosophes, mathématiciens... et poètes biographes. Ainsi Gilbert Lely estime que, loin d'être le symptôme d'une psychose, le recours aux signaux est une «?réaction de défense de son psychisme, une lutte inconsciente contre le désespoir où sa raison aurait pu sombrer, sans le secours d'un tel dérivatif?». Absentes de la correspondance durant ses onze années de liberté, ces strates sémantiques sibyllines, «?véritable défi à la perspicacité sémiologique?» (Lever p.637), réapparaîtront dans son journal de Charenton. La fin de la lettre a été mutilée, à l'instar de beaucoup de missives envoyées à cette époque. Ces amputations sont le fait de la censure pénitentiaire qui supprimait systématiquement et minutieusement les passages licencieux ou injurieux. Ainsi, justement en mars 1781, Renée-Pélagie conseille à son époux?: «?Tu devrais bien, mon tendre ami, réformer ton style pour que tes lettres puissent me parvenir dans leur entier. Si tu dis des vérités, cela offense, aigrit contre toi. Si tu dis des faussetés, on dit?: voilà un homme incorrigible, toujours avec la même tête qui fermente, ingrat, faux, etc. Dans tous les cas, ton style ne peut que te nuire. Ainsi réforme-le.?» - Photos sur www.Edition-originale.com -‎

Bookseller reference : 59363

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‎Lettre autographe à sa femme. Souffrance et philosophie : « si l'on pouvait lire au fond de mon cur, voir tout ce qu'elle y opère cette conduite-là, je crois qu'on renoncerait à l'employer!»‎

‎s.n., s.l. 17 août 1780, 10x16cm, 2 pages sur un feuillet.‎

‎«Qu'on punisse tant qu'on voudra, mais qu'on ne me tue pas: je ne l'ai pas mérité [...] Ah! si l'on pouvait lire au fond de mon cur, voir tout ce qu'elle y opère cette conduite-là, je crois qu'on renoncerait à l'employer!» Lettre autographe du Marquis de Sade adressée à sa femme. Un feuillet recto verso rédigé d'une écriture fine et serrée. Elle porte en tête la date partielle «ce jeudi 17». Deux infimes traces de pliures. La fin de la lettre a été mutilée à l'époque, probablement par l'administration carcérale qui détruisait les passages licencieux de la correspondance du Marquis. Ainsi, quelques mois plus tard, en mars 1781 sa femme lui écrit : « Tu devrais bien, mon tendre ami, réformer ton style pour que tes lettres puissent me parvenir dans leur entier. Si tu dis des vérités, cela offense, aigrit contre toi.Si tu dis des faussetés, on dit : voilà un homme incorrigible, toujours avec la même tête qui fermente, ingrat, faux, etc. Dans tous les cas, ton style ne peut que te nuire. Ainsi réforme-le.». La lettre été retrouvée telle quelle lors de l'ouverture en 1948 de la malle du Marquis conservée scellée par la famille depuis 1814 et est publiée sous cette forme amputée dans la correspondance du Marquis de Sade. Provenance : archives de la famille. Cette lettre a été rédigée le 17 août 1780,durant l'incarcération du Marquis à la prison de Vincennes. Suite à une énième altercation avec son geôlier, les promenades lui sont interdites depuis le 27 juin et ne lui seront rendues que le 9 mars de l'année suivante. La suppression des sorties affecte très fortement la santé physique et mentale du Marquis qui ne cesse de réclamer à Renée-Pélagie leur rapide rétablissement: «Je vous demande avec la plus vive instance de me faire prendre l'air: je n'y peux plus absolument tenir.» Les souffrances engendrées par ces privations sont prétexte à la mise en place d'une mécanique de culpabilité et de chantage avec sa femme: «Voilà trois jours que j'ai eu des étourdissements affreux, avec le sang qui me porte à la tête à un tel point que je ne sais comment je ne suis pas tombé sur le carreau. Quelqu'un de ces jours, on m'y trouvera mort, et vous en serez responsable, après vous avoir averti comme je le fais et vous avoir demandé les secours dont j'ai besoin pour y obvier.» Le Marquis fait ici intentionnellement jouer la corde sensible de Renée-Pélagie, mettant à rude épreuve ses valeurs chrétiennes et lui assignant le rôle de grande inquisitrice: «Vous pouvez me faire accorder ce que je demande, tout en conservant à votre signal la même force». On observe, comme dans la lettre de Tancrède, une nouvelle apparition du «signal», qui recouvre ici une toute autre sémantique encore. Composante essentielle de la pensée carcérale du Marquis, ce langage codé comme les interprétations fantasmées des lettres de ses correspondants, alimentent les hypothèses des chercheurs, philosophes, mathématiciens... et poètes biographes. Ainsi Gilbert Lely estime que, loin d'être le symptôme d'une psychose, le recours aux signaux est une «réaction de défense de son psychisme, une lutte inconsciente contre le désespoir où sa raison aurait pu sombrer, sans le secours d'un tel dérivatif». Absentes de la correspondance durant ses onze années de liberté, ces strates sémantiques sibyllines, «véritable défi à la perspicacité sémiologique» (Lever p.637), réapparaitront dans son journal de Charenton. Cette lettre est d'ailleurs l'occasion pour le Marquis de déployer son panel rhétorique, faisant s'affronter au sein d'une même phrase les antonymes sadiques. «Plaisir» rime ainsi avec «abominable», «cimetière» et «jardin» se superposent, «je souffre» se conjugue comme «je jouis» et la «douceur» côtoie la «noirceur». La pratique maîtrisée de cet exercice d'éloquence épouse le fond de la pensée sadienne: la souffrance et le plaisir sont intimement mêlés, simultanément subis, infligés et désirés. On entrevoit au travers de ces associations le manichéisme perméable de la pensée philosophique du Marquis, qui atteint son paroxysme à la fin de la lettre, parfaitement perceptible en dépit de son amputation: «Oui je conçois le mal, et je conçois qu'on le fasse; c'est une perversité de l'homme inévitable à sa nature; mais je ne conçois que, quand quelque plaisir...». Or le statut de martyr du Marquis est une véritable mise à l'épreuve de la philosophie de Sade qui légitime la souffrance d'autrui au nom d'une jouissance égoïste. En réalité, malgré la «méchanceté noire» du «sublime arrangement» qu'il subit, Sade loin de renier sa philosophie en l'éprouvant, ne réclame pas une part de plaisir indue, mais la simple considération d'un «besoin extrême». «Bien loin de demander des plaisirs», le prisonnier justifie au contraire, par une longue argumentation l'absence de satisfaction attendue : «On n'a qu'à m'accorder qu'une demi-heure et seulement trois ou quatre fois par semaine, aussi longtemps que j'aurais dû être sans en avoir, et je vous proteste que je compterai tout ce temps-là, c'est-à-dire depuis l'époque où elles m'ont été ôtées, et tout le temps qu'elles me le seront accordées qu'une demi-heure, que je compterai, dis-je, tout cet intervalle-là comme n'ayant pas dû y aller du tout.» Aussi, cette démonstration alambiquée est-elle capitale pour comprendre la psychologie du Marquis. Sous le joug de ses geôliers - et de sa femme - il se constitue victime consentante, ne réclamant que «les secours» élémentaires: «Soyez bien sûre que je ne demande qu'absolument ce qui m'est nécessaire, et que je souffre mille fois plus d'être obligé de demander que je ne jouis de ce qu'on m'accorde». La lettre dévoile ainsi une composante aussi essentielle que méconnue de la personnalité du Marquis. Il ne se contente pas- à l'instar des personnages sadiques de ses romans - d'être l'instigateur du vice, mais endosse tout aussi bien la position de la victime à laquelle ne doit être accordée que le droit - et les moyens - de vivre: «Qu'on punisse tant qu'on voudra, mais qu'on ne me tue pas: je ne l'ai pas mérité.» Cette réclamation est à mettre en parallèle avec ses romans à venir, dans lesquels les personnages vulnérables, victimes des tortures les plus inqualifiables, connaissent toujours un bref moment de répit durant lequel leurs bourreaux suspendent leur châtiment. Ces interruptions prennent la forme d'entractes philosophiques, au cours desquels les tortionnaires se font les porte étendards des idées sadiennes. Ce n'est donc pas le Sade persécuteur mais bien un captif blessé qui puisera au cur de sa souffrance carcérale pour fomenter les châtiments des 120 journées de Sodome, comme en témoigne cette fantastique confession prémonitoire: «Ah! si l'on pouvait lire au fond de mon cur, voir tout ce qu'elle y opère cette conduite-là, je crois qu'on renoncerait à l'employer!» - Photos sur www.Edition-originale.com -‎

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‎Liste du Théâtre français et du Théâtre italien‎

‎s.d. (circa 1790), 16,20,1cm, 3 pages sur un double feuillet.‎

‎Liste de 38 pièces (15 pièces jouées au Théâtre-Français et 23 à la Comédie-Italienne), rédigée sans doute par un secrétaire du Marquis. Annotations, ratures, biffures et corrections de la main du Marquis de Sade. Cette liste correspond à des pièces de théâtre jouées de 1783 à 1785 au Théâtre français (actuel Théâtre de l'Odéon) et au Théâtre italien (connu de nos jours sous le nom d'Opéra-Comique ou Salle Favart). Le Marquis avait pour habitude de se faire envoyer chaque année l'Almanach des spectacles afin de se tenir informé des actualités de la scène parisienne. Ainsi dans une lettre de décembre 1784 à sa femme Renée-Pélagie, il demande: «Liste d'objets dont j'ai besoin. [...] Deux almanachs [...] des spectacles. Les comédies ou tragédies nouvelles de l'année, de l'un et l'autre spectacles. J'en ai d'autant plus besoin cette année, que j'ai prodigieusement travaillé dans l'un et l'autre genre et que je ne puis me passer de ce qui paraît, pour m'instruire et vérifier.». Toutes les pièces listées dans cet inventaire apparaissent dans les almanachs théâtraux reproduits par Sylvie Dangeville dans son ouvrage Le Théâtre change et représente (Honoré Champion, Paris, 1999). Soucieux de garder un lien avec le monde extérieur, le Marquis commande énormément d'ouvrages, notamment les brochures des pièces théâtrales fraîchement parues. Ainsi en 1775, dans une lettre à la Veuve Duchesne, célèbre libraire-éditrice parisienne, il demande: «Pour l'intelligence du billet ci-joint, Madame Duchesne est priée de jeter les yeux sur l'Almanach des Spectacles, article pièces nouvelles, et en conséquence elle voudra bien remettre au présent porteur tout ce qui [a] été imprimé à l'un ou l'autre spectacle, savoir du Théâtre français depuis l'Hôtellerie ou le faux ami et du Théâtre italien depuis l'Amitié au village, l'un et l'autre inclusivement, si elles sont imprimées ou exclusivement si elles ne le sont pas, jusqu'à l'époque de la clôture des spectacles. Le porteur n'a qu'un louis; si les pièces montaient à une somme plus forte, Madame Duchesne enverrait d'abord pour cette somme et ferait dire celle qu'il faudrait envoyer le lendemain pour avoir le total.». Le «billet» dont il est question en début de missive est très vraisemblablement la liste que nous proposons; les deux titres auxquels fait référence le Marquis y apparaissent. Rare et précieuse liste répertoriant les ouvrages lus par le Marquis au commencement de son incarcération à La Bastille, point de départ de sa production littéraire prolifique. Provenance : archives de la famille. - Photos sur www.Edition-originale.com -‎

Bookseller reference : 59474

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‎Miss Henriette Stralson‎

‎Editions E.L.S., Paris 1946, 12,5x16,5cm, broché.‎

‎Nouvelle édition imprimée à 1250 exemplaires numérotés. Dos et plats légèrement et marginalement décolorés, agréable état intérieur. - Photos sur www.Edition-originale.com -‎

Bookseller reference : 53169

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‎Sade mon prochain‎

‎Seuil, Paris 1947, 14,5x19,5cm, broché.‎

‎Edition originale, un des 105 exemplaires numérotés sur vélin aravis, seuls grands papiers. Agréable exemplaire malgré de rares rousseurs affectant essentiellement les marges de certains feuillets. - Photos sur www.Edition-originale.com -‎

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‎Testament‎

‎Paris dimanche 2 avril 1758, 13,4x19,2cm et 11,7x17,8cm, 2 feuillets.‎

‎Testament de Louise-Anne de Bourbon-Condé dite Mademoiselle de Charolais, recopié de la main de Jean-Baptiste-François-Joseph, comte de Sade (et père du Marquis), dans lequel cette dernière fait de son neveu, Louis-François Joseph de Bourbon, prince de Conti, son légataire universel. Une seconde partie concerne les legs aux gens de livrée, aux femmes et valets de chambre, à la femme de garde-robe, etc. Note de bas de page de la main du Marquis de Sade : « dite Mademoiselle de Charolais ». On y joint un billet de notes, rédigé de la main de Sade, en vue de la publication de la correspondance de son père. Ce testament a été rédigé cinq jours avant la mort de Mademoiselle de Charolais, dont le décès survint le vendredi 7 avril 1758 à la suite de trois mois de maladie. La seconde partie du testament est datée du dimanche 2 avril 1758, sur la première est mentionnée la date du dimanche 12 avril 1758 : il s'agit bien sûr d'une date fautive. La totalité de cette copie a été rédigée de la main du Comte de Sade qui vécut avec Mademoiselle de Charolais à son château d'Athis-Mons à partir de 1750 jusqu'à la mort de cette dernière. Le jeune Comte de Sade, envoyé par son père à Paris aux alentours de 1720, eut pour protecteur Louis-Henri de Bourbon, Prince de Condé, dit Monsieur le Duc. Dès son arrivée, le jeune homme apprécie la vie de cour et « Chose rare, il plaît aux femmes sans se faire haïr des hommes : d'où le nombre de ses amis, au moins aussi élevé que celui de ses maîtresses. [...] M. de Sade ne se contente pas de conquêtes faciles ; les bourgeoises l'indiffèrent. Celles qu'il recherche - et conquiert le plus souvent - sont des femmes de cour, non seulement pourvues d'esprit et de beauté, mais parées encore d'un nom illustre, de crédit, d'influence ou de fortune, capables en un mot de servir ses intérêts et de le mettre bien en cour. » (Lever, Sade). Parmi son tableau de chasse figure Mademoiselle de Charolais, de sept ans son aînée, soeur de son protecteur et alors maîtresse royale. Peu désireuse de se marier, elle préférera toute sa vie conserver le célibat et multipliera les aventures et les amants prestigieux. Elle fut notamment la favorite du Duc de Richelieu, mais aussi de Louis XV pour lequel elle recrutait de nombreuses maîtresses, écopant ainsi du sobriquet de « maquerelle royale ». La rencontre charnelle entre Mademoiselle de Charolais et le Comte de Sade eut lieu le 24 novembre 1725 alors que ce dernier était contraint de garder le lit à cause d'une entorse. Une lettre de Louise-Anne atteste de cette aventure naissante : « Le 24 novembre est le plus beau jour de ma vie si je suis rentrée en possession de mon royaume et de ma souveraineté, par les droits du lit où je vous ai prêté serment de fidélité. Je compte y avoir reçu le vôtre et je vis maintenant pour le plus joli roi du monde. » (Papiers de famille, p.20). La passion n'est pourtant pas réciproque et le volage Comte de Sade fait bientôt la rencontre de la Duchesse de la Trémoïlle. S'éloignant ainsi de Mademoiselle de Charolais, il lui écrit en guise de rupture : « J'ai regardé, Madame, les avances que vous m'avez faites, comme des agacements de votre esprit et point de votre coeur. Je n'avais point l'honneur de vous connaître, je ne vous devais rien, une entorse m'obligeait de garder ma chambre, j'y étais désoeuvré, vos lettres étaient jolies, elles m'amusaient, je me suis flatté s'il était vrai que j'eus fait votre conquête, que vous me guérissiez d'une passion malheureuse qui m'occupe uniquement. » (op. cit. p.23). En 1752, le Comte de Sade est ruiné par son train de vie, il a envoyé le jeune Donatien au collège Louis-le-Grand et loge chez sa bonne amie Mademoiselle de Charolais au château d'Athis-Mons : « Je me suis retiré chez Mademoiselle, quoiqu'il soit cruel à mon âge de dépendre de quelqu'un, pour diminuer ma dépense. » (Lettre du Comte de Sade à son oncle le prévôt de L'Isle-sur-Sorgue, 11 novembres 1752). Il demeurera chez son amie, l'accompagnant dans ses nombreux déplacements à travers l'Europe, jusqu'au décès de celle-ci. La correspondance entre le Comte de Sade et Mademoiselle de Charolais perdura, comme en attestent les lettres consignées par le Marquis de Sade qui, avec une grande piété, joua un rôle important de conservateur dans le but de publier un jour les oeuvres paternelles. Ce testament de la main du Comte de Sade a été conservé dans cet esprit. Le Marquis, admiratif de l'histoire de son père, conservera toute sa vie le portrait en habit de cordelier que Mademoiselle de Charolais avait offert au Comte de Sade et l'accrochera dans sa chambre à Charenton. Rare témoignage de la grande amitié du Comte de Sade et de Mademoiselle de Charolais, précieusement conservé par le Marquis de Sade. Provenance : archives de la famille. - Photos sur www.Edition-originale.com -‎

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‎Vue d'Italie : Marine animée aux environs de Naples‎

‎S.n., s.l. (circa 1776), Cadre : 32x40,5cm ; dessin : 26x28,5cm, une feuille encadrée.‎

‎Dessin original à l'encre et à l'aquarelle représentant une vue animée de bord de mer avec un village perché sur une falaise. Encadrement moderne de baguettes blondes. Dessin réalisé pendant le voyage fait avec le Marquis de Sade au cours de l'année 1776. Jean-Baptiste Tierce (1737-1794), élève à l'école des Beaux-arts de Rouen puis à l'Académie de Peinture et de Sculpture de Paris, se fit rapidement remarquer comme paysagiste pour ses vues du Sud de la France et de l'Italie. Ses tableaux sont conservés aux Offices de Florence et dans plusieurs musées français. Lorsqu'en décembre 1775 Sade quitte Rome pour Naples, il est accueilli par le gendre de son ami le Docteur Mesny, Jean-Baptiste Tierce, qui à cette époque reçoit les commandes du Cardinal de Bernis. Il trouve un logement au Marquis «[qui] entend tout voir [de la région], s'instruire de tout, juger, admirer, critiquer, aimer, haïr, bref se livrer sans frein à cette curiosité insatiable et passionnée qui le conduit aussi bien dans les musées, les galeries, les églises, les palais et les bibliothèques, que dans les grottes, les caveaux, les catacombes, et jusque dans les entrailles des volcans. Il ne se contente pas de contempler les uvres d'art, les monuments antiques ou modernes, il observe aussi les murs, la politique, la religion, l'administration, la vie sociale. La beauté des femmes, les usages du monde, la qualité des spectacles, les manières de manger, de boire, de s'habiller, de prier, de se conduire dans le monde: rien ne le laisse indifférent. Il voudrait saisir tout le présent et tout le passé de cette civilisation, l'embrasser toute entière dans une vision unique et universelle. Programme gigantesque, à la mesure de son imagination exceptionnelle, mais qu'il n'a plus remplir, qu'il lui était impossible de remplir. Pourtant, telle est sa première ambition d'écrivain: grandiose, démesurée. En vue de ce «grand uvre», Sade prend des notes à la hâte, au bord des chemins ou dans les auberges, qu'il complète avec les fiches de ses correspondants Mesny et Iberti. Ainsi s'édifie ce monument qu'il destine au public, mais qui ne verra le jour qu'au XXème siècle. Jean-Baptiste Tierce y collabore étroitement: il relit les notes et consigne ses observations sur de petits cahiers, avec des numéros renvoyant aux uvres décrites. Sade en tient le plus grand compte. Souvent, le peintre l'accompagne dans ses randonnées, son carnet de croquis à la main, dessinant les édifices et les paysages qu'ils ont sous les yeux. Une centaine de ces dessins et gouaches ont été récemment retrouvés dans les archives de la famille de Sade. Ils confèrent au Voyage en Italie l'allure d'un véritable reportage.» (Maurice Levert, Sade, pp. 283-284). Provenance : archives de la famille de Sade. - Photos sur www.Edition-originale.com -‎

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Le Feu Follet
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‎Vue d'Italie : Marine animée à la tour carrée‎

‎S.n., s.l. (Circa 1776), Cadre : 40x50cm ; dessin : 18x24cm, une feuille encadrée.‎

‎Dessin original au crayon représentant une vue animée de bord de mer. Encadrement moderne de baguettes noires. Dessin réalisé pendant le voyage fait avec le marquis de Sade au cours de l'année 1776. Jean-Baptiste Tierce (1737-1794), élève à l'école des Beaux-arts de Rouen puis à l'Académie de Peinture et de Sculpture de Paris, se fit rapidement remarquer comme paysagiste pour ses vues du Sud de la France et de l'Italie. Ses tableaux sont conservés aux Offices de Florence et dans plusieurs musées français. Lorsqu'en décembre 1775 Sade quitte Rome pour Naples, il est accueilli par le gendre de son ami le Docteur Mesny, Jean-Baptiste Tierce, qui à cette époque reçoit les commandes du Cardinal de Bernis. Il trouve un logement au Marquis «[qui] entend tout voir [de la région], s'instruire de tout, juger, admirer, critiquer, aimer, haïr, bref se livrer sans frein à cette curiosité insatiable et passionnée qui le conduit aussi bien dans les musées, les galeries, les églises, les palais et les bibliothèques, que dans les grottes, les caveaux, les catacombes, et jusque dans les entrailles des volcans. Il ne se contente pas de contempler les uvres d'art, les monuments antiques ou modernes, il observe aussi les murs, la politique, la religion, l'administration, la vie sociale. La beauté des femmes, les usages du monde, la qualité des spectacles, les manières de manger, de boire, de s'habiller, de prier, de se conduire dans le monde: rien ne le laisse indifférent. Il voudrait saisir tout le présent et tout le passé de cette civilisation, l'embrasser toute entière dans une vision unique et universelle. Programme gigantesque, à la mesure de son imagination exceptionnelle, mais qu'il n'a plus remplir, qu'il lui était impossible de remplir. Pourtant, telle est sa première ambition d'écrivain: grandiose, démesurée. En vue de ce «grand uvre», Sade prend des notes à la hâte, au bord des chemins ou dans les auberges, qu'il complète avec les fiches de ses correspondants Mesny et Iberti. Ainsi s'édifie ce monument qu'il destine au public, mais qui ne verra le jour qu'au XXème siècle. Jean-Baptiste Tierce y collabore étroitement: il relit les notes et consigne ses observations sur de petits cahiers, avec des numéros renvoyant aux uvres décrites. Sade en tient le plus grand compte. Souvent, le peintre l'accompagne dans ses randonnées, son carnet de croquis à la main, dessinant les édifices et les paysages qu'ils ont sous les yeux. Une centaine de ces dessins et gouaches ont été récemment retrouvés dans les archives de la famille de Sade. Ils confèrent au Voyage en Italie l'allure d'un véritable reportage.» (Maurice Levert, Sade, pp. 283-284). Provenance : archives de la famille de Sade. - Photos sur www.Edition-originale.com -‎

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Le Feu Follet
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‎Zoloé et ses deux acolytes ou quelques décades de la Vie de trois jolies femmes‎

‎Bibliothèques des curieux, Paris 1922, 9,5x15cm, broché.‎

‎Nouvelle édition, un des 500 ex numérotés sur arches, seul tirage avec 10 Japon. Une petite tache sur la page de garde, sinon agréable exemplaire. - Photos sur www.Edition-originale.com -‎

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Le Feu Follet
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‎Étude de vaches‎

‎S.n., s.l. (Circa 1776), Cadre : 32x40,5cm ; dessin : 26x28,5cm, une feuille encadrée.‎

‎Dessin original à l'encre et à l'aquarelle. Encadrement moderne. Dessin réalisé pendant le voyage fait avec le marquis de Sade au cours de l'année 1776. Jean-Baptiste Tierce (1737-1794), élève à l'école des Beaux-arts de Rouen puis à l'Académie de Peinture et de Sculpture de Paris, se fit rapidement remarquer comme paysagiste pour ses vues du Sud de la France et de l'Italie. Ses tableaux sont conservés aux Offices de Florence et dans plusieurs musées français. Lorsqu'en décembre 1775 Sade quitte Rome pour Naples, il est accueilli par le gendre de son ami le Docteur Mesny, Jean-Baptiste Tierce, qui à cette époque reçoit les commandes du Cardinal de Bernis. Il trouve un logement au Marquis «[qui] entend tout voir [de la région], s'instruire de tout, juger, admirer, critiquer, aimer, haïr, bref se livrer sans frein à cette curiosité insatiable et passionnée qui le conduit aussi bien dans les musées, les galeries, les églises, les palais et les bibliothèques, que dans les grottes, les caveaux, les catacombes, et jusque dans les entrailles des volcans. Il ne se contente pas de contempler les uvres d'art, les monuments antiques ou modernes, il observe aussi les murs, la politique, la religion, l'administration, la vie sociale. La beauté des femmes, les usages du monde, la qualité des spectacles, les manières de manger, de boire, de s'habiller, de prier, de se conduire dans le monde: rien ne le laisse indifférent. Il voudrait saisir tout le présent et tout le passé de cette civilisation, l'embrasser toute entière dans une vision unique et universelle. Programme gigantesque, à la mesure de son imagination exceptionnelle, mais qu'il n'a plus remplir, qu'il lui était impossible de remplir. Pourtant, telle est sa première ambition d'écrivain: grandiose, démesurée. En vue de ce «grand uvre», Sade prend des notes à la hâte, au bord des chemins ou dans les auberges, qu'il complète avec les fiches de ses correspondants Mesny et Iberti. Ainsi s'édifie ce monument qu'il destine au public, mais qui ne verra le jour qu'au XXème siècle. Jean-Baptiste Tierce y collabore étroitement: il relit les notes et consigne ses observations sur de petits cahiers, avec des numéros renvoyant aux uvres décrites. Sade en tient le plus grand compte. Souvent, le peintre l'accompagne dans ses randonnées, son carnet de croquis à la main, dessinant les édifices et les paysages qu'ils ont sous les yeux. Une centaine de ces dessins et gouaches ont été récemment retrouvés dans les archives de la famille de Sade. Ils confèrent au Voyage en Italie l'allure d'un véritable reportage.» (Maurice Levert, Sade, pp. 283-284). Provenance : archives de la famille de Sade. - Photos sur www.Edition-originale.com -‎

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Le Feu Follet
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‎( Erotisme ) - Donatien Alphonse François Marquis de Sade - Denise Lannes.‎

‎Emilie de Tourville ou la Cruauté Fraternelle‎

‎Paris, Librairie Le François / Collection " A Trois Clefs d’Or " n° 1 de 1945. In-16 broché de 63 pages au format 9,5 x 14,cm. Couverture rempliée avec titre imprimé. Dos carré. Plats et intérieur frais. Collection dirigée par Gilbert Lély. Exemplaire avec deux superbes eaux-fortes originales de Denise Lannes. Un des 900 exemplaires numérotés sur papier ordinaire ( n° 122 ), après 100 sur arches du tirage de tête. Edition originale.‎

‎Port gratuit pour la France ( En raison des nouvelles normes postales, les livres dont l'épaisseur dépasse les 3 cm seront expédiés obligatoirement en Colissimo avec un forfait ajouté de 7 € ) Port à la charge de l'Acheteur pour le reste du monde. Pour destinations extra-planétaire s'adresser à la NASA. Membre du Syndicat Lusitanien Amateurs Morues - Vente exclusivement par correspondance ! Le libraire ne reçoit que sur rendez-vous. Il est préférable de téléphoner avant tout déplacement. A PARTIR DU 1er JANVIER 2020 SUITE AUX NOUVELLES TAXES MISES EN PLACE PAR LE GOUVERNEMENT AMÉRICAIN, ET À CAUSE DU BREXIT, LES ENVOIS SERONT MAJORÉS DE 1,9 % ET DE 7,50 € SUPPLÉMENTAIRES POUR LES ÉTATS-UNIS, ET DE 4,90 € POUR LE ROYAUME-UNI‎

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Librairie Victor Sevilla
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‎( Erotisme - Cinéma ) - Donatien Alphonse François Marquis de Sade - Claude Pierson - Huguette Boisvert - Alice Arno.‎

‎Justine de Sade ou les malheurs de la vertu. ( Première adaptation fidèle en Roman-Film de l'oeuvre du célèbre Marquis de Sade ).‎

‎Editions Internationales Prodiscor-France 1973. In-8 broché de 300 pages au format 15,5 x 21,5 cm. Couverture avec photo érotique extraite du film éponyme, avec Alice Arno dans le rôle de Justine. Dos resté carré, avec de très légères pliures de lectures. Mors et coin inférieur droit du premier plat avec traces de pliures. Intérieur frais. En début d'ouvrage on trouve la présentation des acteurs, scénariste et metteur en scène, une préface de ce dernier, les avis sur le film de Dominique Aury, Christian Bourgois, Jean Lescure, Gilbert Lely, Sergio Léone, Jean-Jacques Pauvert, etc. Présentation de Donatien Alphonse François Marquis de Sade, suivie d'une bibliographie, et des avis d'André Breton, Georges Bataille, Jean Paulhan, Paul Eluard. Magnifique roman-film écrit par Huguette Boisvert d'après Sade, et mis en scène par Claude Pierson, accompagné de très nombreuses photos érotiques et sado-masochistes, extraites du film. Très rare édition originale en bel état général.‎

‎Port gratuit pour la France ( En raison des nouvelles normes postales, les livres dont l'épaisseur dépasse les 3 cm seront expédiés obligatoirement en Colissimo avec un forfait ajouté de 7 € ) Port à la charge de l'Acheteur pour le reste du monde. Pour destinations extra-planétaire s'adresser à la NASA. Membre du Syndicat Lusitanien Amateurs Morues - Vente exclusivement par correspondance ! Le libraire ne reçoit que sur rendez-vous. Il est préférable de téléphoner avant tout déplacement. A PARTIR DU 1er JANVIER 2020 SUITE AUX NOUVELLES TAXES MISES EN PLACE PAR LE GOUVERNEMENT AMÉRICAIN, ET À CAUSE DU BREXIT, LES ENVOIS SERONT MAJORÉS DE 1,9 % ET DE 7,50 € SUPPLÉMENTAIRES POUR LES ÉTATS-UNIS, ET DE 4,90 € POUR LE ROYAUME-UNI‎

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Librairie Victor Sevilla
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‎( Erotisme - Cinéma ) - Donatien Alphonse François Marquis de Sade - Claude Pierson - Huguette Boisvert - Alice Arno.‎

‎Justine de Sade ou les malheurs de la vertu. ( Première adaptation fidèle en Roman-Film de l'oeuvre du célèbre Marquis de Sade ).‎

‎Editions Internationales Prodiscor-France 1973. In-8 broché de 300 pages au format 15,5 x 21,5 cm. Couverture avec photo érotique extraite du film éponyme, avec Alice Arno dans le rôle de Justine. Dos resté carré. Plats et intérieur parfaits. En début d'ouvrage on trouve la présentation des acteurs, scénariste et metteur en scène, une préface de ce dernier, les avis sur le film de Dominique Aury, Christian Bourgois, Jean Lescure, Gilbert Lely, Sergio Léone, Jean-Jacques Pauvert, etc. Présentation de Donatien Alphonse François Marquis de Sade, suivie d'une bibliographie, et des avis d'André Breton, Georges Bataille, Jean Paulhan, Paul Eluard. Magnifique roman-film écrit par Huguette Boisvert d'après Sade, et mis en scène par Claude Pierson, accompagné de très nombreuses photos érotiques et sado-masochistes, extraites du film. Très rare édition originale, surtout dans un tel état de fraicheur, proche du neuf.‎

‎Port gratuit pour la France ( En raison des nouvelles normes postales, les livres dont l'épaisseur dépasse les 3 cm seront expédiés obligatoirement en Colissimo avec un forfait ajouté de 7 € ) Port à la charge de l'Acheteur pour le reste du monde. Pour destinations extra-planétaire s'adresser à la NASA. Membre du Syndicat Lusitanien Amateurs Morues - Vente exclusivement par correspondance ! Le libraire ne reçoit que sur rendez-vous. Il est préférable de téléphoner avant tout déplacement. A PARTIR DU 1er JANVIER 2020 SUITE AUX NOUVELLES TAXES MISES EN PLACE PAR LE GOUVERNEMENT AMÉRICAIN, ET À CAUSE DU BREXIT, LES ENVOIS SERONT MAJORÉS DE 1,9 % ET DE 7,50 € SUPPLÉMENTAIRES POUR LES ÉTATS-UNIS, ET DE 4,90 € POUR LE ROYAUME-UNI‎

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Librairie Victor Sevilla
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‎( Erotisme - Cinéma ) - Walerian Borowczyk - André Pieyre de Mandiargues - René Micha - Robert Benayoun - Paloma Picasso - Marquis de Sade‎

‎Contes Immoraux. Dossier de Presse, signé par Paloma Picasso.‎

‎Editions Argos Film 1974. In-8 agrafé de 36 pages au format 18 x 27 cm. Couvertures photos extraites du film éponyme. Préface de André Pieyre de Mandiargues. Contient les synopsis des 4 contes composant le film; 1 : La Marée - 2 : Thérèse Philosophe d'après le Marquis de Sade - 3 : Erzsebet Bathory - 4 : Lucrezia Borgia. Scénarios et réalisation Walerian Borowczyk, aidé par André Pieyre de Mandiargues pour l'adaptation de sa nouvelle " La Marée ". Textes de René Micha et Robert Benayoun. Dossier consacré au cinéaste, avec interview, biographie et filmographie. Fiche technique. Etat superbe, proche du parfait. Rare édition originale, enrichie de la signature autographe, en page de titre, de Paloma Picasso qui interprête Erzsebet Bathory dans le film. A noter qu'à l'exception des photos 1, 2, 3 et 13, les autres sont extraites d'archives cinématographiques et ne servent qu'à illustrer ma fiche. Elles ne sont pas présentes dans l'ouvrage.‎

‎Port gratuit pour la France ( En raison des nouvelles normes postales, les livres dont l'épaisseur dépasse les 3 cm seront expédiés obligatoirement en Colissimo avec un forfait ajouté de 7 € ) Port à la charge de l'Acheteur pour le reste du monde. Pour destinations extra-planétaire s'adresser à la NASA. Membre du Syndicat Lusitanien Amateurs Morues - Vente exclusivement par correspondance ! Le libraire ne reçoit que sur rendez-vous. Il est préférable de téléphoner avant tout déplacement. A PARTIR DU 1er JANVIER 2020 SUITE AUX NOUVELLES TAXES MISES EN PLACE PAR LE GOUVERNEMENT AMÉRICAIN, ET À CAUSE DU BREXIT, LES ENVOIS SERONT MAJORÉS DE 1,9 % ET DE 7,50 € SUPPLÉMENTAIRES POUR LES ÉTATS-UNIS, ET DE 4,90 € POUR LE ROYAUME-UNI‎

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Librairie Victor Sevilla
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‎( SADE Abbé J. F. P. A.).‎

‎MEMOIRES POUR LA VIE DE FRANCOIS PETRARQUE, tirés de ses œuvres et des auteurs contemporains, avec des notes ou dissertations, et des pièces justificatives.‎

‎Amsterdam (Avignon) Arskée & Mercus 1764-1767 3 volumes in-4 (22 X 28 cm) demi vélin à coins, dos lisses, pièce de titre de basane brune, plats de papier noisette moucheté, entièrement non rogné. 79 + CXIX + 447 + 812 + 82 + 1 ff d'errata. (Reliure exécutée vers 1810).‎

‎Première édition parue anonymement, écrite par l'érudit et libertin Jacques-François-Paul-Aldonce, abbé de Sade, qui a du reste joué un rôle certain dans l'éducation de son neveu, le marquis de Sade. L'ouvrage contient une vignette de titre illustrée et gravée par Ph. Sauvan présentant Cupidon montrant deux médaillons dans lesquels Pétrarque et Laure se font face, un en-tête, un en-tête d'après le marbre sculpté de Simon de Sienne représentant Pétrarque et Laure trouvé à Florence par Bindo Peruzzi. Querard VIII, 303 soutient que cet ouvrage est rare, la plupart des exemplaires ayant passé en Italie et en Angleterre. Ces mémoires, demeurent également un tableau exact de l'histoire civile, ecclésiastique et littéraire du quatorzième siècle.‎

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Librairie Jeanne Laffitte
Marseille France Francia França France
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‎([LELY]) D.A.F. DE SADE (Donatien-Alphonse-François)‎

‎"MORCEAUX CHOISIS DE DONATIEN-ALPHONSE-FRANCOIS, MARQUIS DE SADE" publiés avec un prologue, une introduction et un poème, un aide-mémoire biographique, une bibliographie, treize documents hors-texte et deux lettres inédites du marquis par Gilbert Lely -‎

‎Ed. Pierre Seghers, Paris, Petit in-8 broché, couverture illustrée, XXXVIII-159 pp. - Ouvrage illustré de treize documents et deux lettres inédites hors-texte. Bel exemplaire en très bon état.‎

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Librairie Le Lutrin
Nice France Francia França France
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‎(DE BEAUVOIR, SIMONE). (SARTRE, JEAN-PAUL). BURDMAN, RALPH.‎

‎TETE-A-TETE. Signed.‎

‎Montreal, Place des Arts, (1987). 1987, 1st Edition. (de Beauvoir, Simone). (Sartre, Jean-Paul). Burdman, Ralph. TETE-A-TETE. Signed Souvenir Programme. Montreal: Place des Arts, (1987). First Edition of this 1988 winner of the Floyd S. Chalmers Canadian Play Award, portraying the last days of the remarkable relationship between Jean-Paul Sartre and Simone de Beauvoir. Small 8vo. Unpaginated. 16 pp. A fine copy of this Souvenir Programme Signed by multi-award-winning actress Monique Mercure, (Simone de Beauvoir), director Jean-Louis Roux and other cast members. Fine in wrappers, as issued. Signed by Author.‎

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‎(de SADE Donatien Alphonse François et LAUTREAMONT) / BLANCHOT Maurice‎

‎Lautréamont et Sade‎

‎Paris, Editions de Minuit, "Propositions" 6, 30 mai 1949, 14 x 19, 265 pages cousues sous couverture imprimée. PREMIERE EDITION, sur papier courant.‎

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Le Plaisir du Texte
Lyon France Francia França France
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‎(de SADE Donatien Alphonse François et LAUTREAMONT) / BLANCHOT Maurice‎

‎Lautréamont et Sade‎

‎Paris, Editions de Minuit, "Propositions" 6, 30 mai 1949, 14 x 19, 265 pages cousues sous couverture imprimée. PREMIERE EDITION, sur papier courant.‎

‎Etat d'usage.‎

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Le Plaisir du Texte
Lyon France Francia França France
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‎(EROTOLOGIE) VATSYAYANA. (Marcel Béalu) (Marquis de Sade).‎

‎Kama-Soutra.‎

‎Editions PIC, 1956, in-12 broché, couverture souple d'édition illustrée couleurs, 283 pages. Dessins en noir hors texte. Introduction et notes de Gilles Delfos (Marcel Béalu). Précédé d'un texte du Marquis de Sade. Bon exemplaire.‎

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Librairie la Ciguë
Saint-Etienne France Francia França France
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€8.00 Buy

‎(SADE) - Gilbert LELY‎

‎VIE DU MARQUIS DE SADE.‎

‎1965 Paris, chez Jean-Jacques Pauvert, 1965. Nouvelle édition entièrement refondue, en partie originale. Première édition chez J.-J. Pauvert.. Fort in-8 broché de 725 pp., avec 16 illustrations documentaires hors texte. Bibliographie et index in fine. Couverture à rabats. Couverture à peine usagée, intérieur en bon état.‎

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Le Livre Penseur
Paris France Francia França France
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