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‎Sade a. f. marquess de‎

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‎Curiosa‎
Number of results : 3,909 (79 Page(s))

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‎"Couple Anamorphosé".‎

‎1985 1 Lavis et encre de Chine signé en bas à droite, 1985, 47.5 x 53 cm.‎

‎L'oeuvre représente un couple enlacé dans un cercle de forme ovoïde au milieu d'un univers cosmique ou de foetus émerge un enfant.Pierre-Yves TREMOIS est né en 1921, il est peintre mais aussi graveur et sculpteur. Son travail de graveur et son expérience du burin donnent à sa peinture une grande force qui tient à la simplicité et à la franchise de son trait. Après une formation à l'Ecole des Beaux-Arts de Paris, il reçut en 1943, le Grand Prix de Rome de peinture.‎

Bookseller reference : 19852

Livre Rare Book

Librairie Chrétien
Paris France Francia França France
[Books from Librairie Chrétien]

€2,700.00 Buy

‎"Marquis Donatien de Sade".‎

‎1955 Lavis et encre de Chine signé et titré avec la mention manuscrite, "Marquis de Sade", 1996, 37 x 51.5 cm., encadré.‎

‎Pierre-Yves TREMOIS est né en 1921, il est peintre mais aussi graveur et sculpteur. Son travail de graveur et son expérience du burin donnent à sa peinture une grande force qui tient à la simplicité et à la franchise de son trait. Après une formation à l'Ecole des Beaux-Arts de Paris, il reçut en 1943, le Grand Prix de Rome de peinture. Il choisit de se mesurer à différents auteurs comme Montherlant, Tournier, Claudel, Giono, Nietzsche, Mallarmé pour donner un équivalent plastique à leur oeuvre. L'oeuvre représente une scène de flagellation issue de "Justine ou les malheurs de la vertu".‎

Bookseller reference : 19785

Livre Rare Book

Librairie Chrétien
Paris France Francia França France
[Books from Librairie Chrétien]

€2,700.00 Buy

‎Das Denken von Sade.‎

‎München, Carl Hanser Verlag, 1969. 142 S. Kl.-8° Klein-Oktav, Softcover/Paperback‎

‎Hrsg. von Tel Quel. Aufsätze von Pierre Klossowski, Roland Barthzes, Philippe Sollers, Hubert Damisch und Michel Tort. Reihe Hanser, 16. Die Kapitale sind leicht bestoßen. Der Kopfschnitt ist ergraut.‎

Bookseller reference : 88988

Antiquariat.de

Antiquariat Boller
DE - Staufenberg
[Books from Antiquariat Boller]

€9.40 Buy

‎De la bibliothèque Tristan Tzara.‎

‎Paris Drouot, étude Loudmer. 1990 In-4 Cartonnage, jaquette illustrée Edition originales‎

‎Catalogues de la vente de la bibliothèque de Tristan Tzara organisée à Drouot. le 4 mars 1989. Descriptions de 476 oeuvres, ouvrages et manuscrits, généralement dédicacés, de Albert-Birot, Apollinaire, Aragon, Artaud, Cendrars, Arp, Bataille, Bellmer, Bousquet, Breton, Bryen, Cendrars, Char, Crevel, Dali, Desnos, Eluard, Duchamp, Ernst, Hugnet, Jarry, Jouve, Leiris, Mallarmé, Michaux, Paulhan, Picabia, Peret, Reverdy, le douanier Rousseau, Roussel, Sade, Soupault,... et ses livres. Bien complet de la jaquette illustrée d'un portrait de Tzara au monocle. Joint le feuillet d'errata. Très bon exemplaire 0‎

Bookseller reference : 007561

Livre Rare Book

Librairie-Galerie Emmanuel Hutin
Paris France Francia França France
[Books from Librairie-Galerie Emmanuel Hutin]

€40.00 Buy

‎ENVOL. Journal d'action laïque de l'Ardèche.‎

‎Privas, FOL, N° 382, juillet-aout 1988, in-4 de 16 pp., texte sur 2 colonnes, illustrations, carte ; en cahiers, sous couverture illustrée par Mireille Dravet. Comité de rédaction: Gaby Beaume, Maurice Boulle, Lionel Butali, Jean-Marc Gardès, André Griffon, Charles Volle, etc... Sommaire: Les mines de fer de Lachapelle, Vinezac, Fons (et alentours) au XIXème siècle. - Orgnac: Plus qu'un musée, par charles Volle. - Une héroïne du Marquis de Sade retenue prisonnière dans les affreuses montagnes du Vivarais. - Peuple et bourgeoisie sous la Révolution. Conflits et alliances: L'exemple bourguesan, par Jean-Louis Issartel. - L'Ardèche au temps des dinosaures.‎

Bookseller reference : 13033

Livre Rare Book

Librairie Ancienne du Vivarais
Saint Etienne de Boulogne France Francia França France
[Books from Librairie Ancienne du Vivarais]

€5.00 Buy

‎Français, encore un effort...extrait de «La Philosophie dans le boudoir» précédé de L'inconvenance majeure de M. Blanchot.‎

‎P., Pauvert (Libertés, 28), 1965, 9x18, 163, br. (souligné et annoté)‎

Bookseller reference : 33134

Livre Rare Book

Librairie Hervé Renard
Bruxelles Belgium Bélgica Bélgica Belgique
[Books from Librairie Hervé Renard]

€5.00 Buy

‎Guida ai misteri e segreti di Roma. (L. Alberti: Fantasmi a Roma - L. Vargas: Truculenza e colore in cucina - A. Paladini I segreti di Montecitorio - Il Vaticano - L. Zeppegno: Roma sotterranea - Gli amati sovrani - Il quartiere Coppedé - Folclore romano - G. P. Bona: Roma, importatrice di maghi - M. Spagnol: Sade a Roma - V. Lo Cascio Dell'uso profano dei sacri monumenti in Roma).‎

‎(Milano), Sugar Editore, (1968), in-8, similpelle edit., pp. XCVIII, 441, (7). Con numerose ill. in b.n. e cartine.‎

‎L'oeuvre du Marquis de Sade. Zoloé Justine Juliette La Philosophie dans le boudoir Les Crimes de l'Amour Aline et Valcour. Pages choisies comprenant des morceaux inédits et des lettres publiées pour la première fois, tirées des archives de la Comédie-Française. Introduction, essai bibliographique et notes par G. Apollinaire.‎

‎P., Bibliothèque des Curieux (les maîtres de l'amour), 1912, 14x23, 324, br. 8 illust. n-b. h-t. 560 g.‎

Bookseller reference : 28458

Livre Rare Book

Librairie Hervé Renard
Bruxelles Belgium Bélgica Bélgica Belgique
[Books from Librairie Hervé Renard]

€20.00 Buy

‎Lektüre zu de Sade.‎

‎Basel, Stroemfeld, 1981. 260 S. 8° Oktav, Softcover/Paperback‎

‎Hrsg. und ins Deutsche übertragen von Bernhard Dieckmann und Francois Pescatore. Die Kopfecke des Vorderdeckels ist bestoßen. Die Kopfkante des Vorderdeckels hat eine Randbestoßung. Der Vorderdeckel hat im unteren Bereich eine leichte Knickspur. Der Kopfschnitt ist leicht nachgedunkelt.‎

Bookseller reference : 91416

Antiquariat.de

Antiquariat Boller
DE - Staufenberg
[Books from Antiquariat Boller]

€18.80 Buy

‎LUI, LE MAGAZINE DE L'HOMME MODERNE N° 6‎

‎1964 Lui 1964 1964 (Mai), Paris, in-4 broché, nombreuses illustrations couleurs et N&B.‎

‎Bon état‎

Bookseller reference : 10776

Livre Rare Book

Les Kiosques
Toulon France Francia França France
[Books from Les Kiosques]

€40.00 Buy

‎OBLIQUES N°12-13. SADE.‎

‎1979 / 341 pages. Broché.‎

‎Bon état malgré des frottements d'usage, intérieur frais, couverture partiellement décollée du livret.‎

Bookseller reference : LIT2113C165

Livre Rare Book

Librairie du Levant
Bayonne France Francia França France
[Books from Librairie du Levant]

€45.00 Buy

‎Sade, écrire la crise [Centre culturel international de Cerisy-la-Salle, colloque, 19-29 juin 1981]‎

‎Paris - Breteuil-sur-Iton Editons Belfond - Presses Bretoliennes 1983 - 1983 301 p in-8, 14 x 22.50 cm Broché, couverture blanche illustrée de l'éditeur, titre en bleu et noir Bon exemplaire‎

‎direction Michel Camus, Philippe Roger Contributions de J.-C. Bonnet, M. Camus, N. Chatelet, M. Delon, B. Didier, J. Ehrard, J.-P. Faye, L. Finas, B. Fink, P. Frantz, J. Gillibert, J.-M. Goulemot, A. Pfersmann, J. Proust, P. Roger et C. Thomas‎

Bookseller reference : KXI-41612

Livre Rare Book

Jean-Denis Touzot Libraire
Paris France Francia França France
[Books from Jean-Denis Touzot Libraire]

€18.00 Buy

‎Sade surreal. Der Marquis de Sade und die erotische Fantasie des Surrealismus in Text und Bild. Hrsg. von T. Bezzola, M. Pfister u. S. Zweifel. Ausst. Zürich, Kunsthaus Zürich 2001-02.‎

‎Ostfildern-Ruit, Hatje-Cantz ( 2001). Gr.8°. 307 S. Mit zahlr. tls. farb. Abb. OSamteinband.‎

‎Schnittkanten etwas angegilbt.‎

Bookseller reference : 182446-1

‎Transaction passée entre la communauté de la ville de Mazan et les seigneurs de la dite ville en l' année 1523‎

‎Imp. Dominique Eysséric, Carpentras, 1725. In-4, plein vélin d'époque. 169 pages. Textes latin et français en regard sur deux colonnes.Transaction passée entre la ville de Mazan et les seigneurs François des Bernards, Sieur de Saint Andiol, et Messieurs Esprit Laugier et Jean- François Carias.‎

‎Ouvrage de toute rareté.Rousseurs. Bon exemplaire‎

Bookseller reference : 1589

Livre Rare Book

Livres Anciens Gilles Barbero
Arles France Francia França France
[Books from Livres Anciens Gilles Barbero]

€600.00 Buy

‎"(SADE Donatien Alphonse François, Marquis de) KLOSSOWSKI Pierre"‎

‎Sade mon prochain‎

‎" - Seuil, Paris 1947, 14,5x19,5cm, broché. - Edition originale, un des 105 exemplaires numérotés sur vélin aravis, seuls grands papiers. Agréable exemplaire malgré de rares rousseurs affectant essentiellement les marges de certains feuillets. - Photos sur www.Edition-originale.com - [AUTOMATIC ENGLISH TRANSLATION FOLLOWS] First edition, one of 105 numbered copies on vélin aravis paper, the only large paper copies. A good copy despite occasional foxing, principally in margins of some leaves." Seuil Paris _1947 "14,5x19,5cm" broché‎

Bookseller reference : 57198

Livre Rare Book

Le Feu Follet
Paris France Francia França France
[Books from Le Feu Follet]

€400.00 Buy

‎"[BOURBON-CONDE Louise-Anne de] & SADE Donatien Alphonse François, Marquis de & SADE Jean-Baptiste-François-Joseph, comte de"‎

‎Testament‎

‎" - Paris dimanche 2 avril 1758, 13,4x19,2cm et 11,7x17,8cm, 2 feuillets. - Testament de Louise-Anne de Bourbon-Condé dite Mademoiselle de Charolais, recopié de la main de Jean-Baptiste-François-Joseph, comte de Sade (et père du Marquis), dans lequel cette dernière fait de son neveu, Louis-François Joseph de Bourbon, prince de Conti, son légataire universel. Une seconde partie concerne les legs aux gens de livrée, aux femmes et valets de chambre, à la femme de garde-robe, etc. Note de bas de page de la main du Marquis de Sade : « dite Mademoiselle de Charolais ». On y joint un billet de notes, rédigé de la main de Sade, en vue de la publication de la correspondance de son père. Ce testament a été rédigé cinq jours avant la mort de Mademoiselle de Charolais, dont le décès survint le vendredi 7 avril 1758 à la suite de trois mois de maladie. La seconde partie du testament est datée du dimanche 2 avril 1758, sur la première est mentionnée la date du dimanche 12 avril 1758 : il s'agit bien sûr d'une date fautive. La totalité de cette copie a été rédigée de la main du Comte de Sade qui vécut avec Mademoiselle de Charolais à son château d'Athis-Mons à partir de 1750 jusqu'à la mort de cette dernière. Le jeune Comte de Sade, envoyé par son père à Paris aux alentours de 1720, eut pour protecteur Louis-Henri de Bourbon, Prince de Condé, dit Monsieur le Duc. Dès son arrivée, le jeune homme apprécie la vie de cour et « Chose rare, il plaît aux femmes sans se faire haïr des hommes : d'où le nombre de ses amis, au moins aussi élevé que celui de ses maîtresses. [...] M. de Sade ne se contente pas de conquêtes faciles ; les bourgeoises l'indiffèrent. Celles qu'il recherche - et conquiert le plus souvent - sont des femmes de cour, non seulement pourvues d'esprit et de beauté, mais parées encore d'un nom illustre, de crédit, d'influence ou de fortune, capables en un mot de servir ses intérêts et de le mettre bien en cour. » (Lever, Sade). Parmi son tableau de chasse figure Mademoiselle de Charolais, de sept ans son aînée, soeur de son protecteur et alors maîtresse royale. Peu désireuse de se marier, elle préférera toute sa vie conserver le célibat et multipliera les aventures et les amants prestigieux. Elle fut notamment la favorite du Duc de Richelieu, mais aussi de Louis XV pour lequel elle recrutait de nombreuses maîtresses, écopant ainsi du sobriquet de « maquerelle royale ». La rencontre charnelle entre Mademoiselle de Charolais et le Comte de Sade eut lieu le 24 novembre 1725 alors que ce dernier était contraint de garder le lit à cause d'une entorse. Une lettre de Louise-Anne atteste de cette aventure naissante : « Le 24 novembre est le plus beau jour de ma vie si je suis rentrée en possession de mon royaume et de ma souveraineté, par les droits du lit où je vous ai prêté serment de fidélité. Je compte y avoir reçu le vôtre et je vis maintenant pour le plus joli roi du monde. » (Papiers de famille, p.20). La passion n'est pourtant pas réciproque et le volage Comte de Sade fait bientôt la rencontre de la Duchesse de la Trémoïlle. S'éloignant ainsi de Mademoiselle de Charolais, il lui écrit en guise de rupture : « J'ai regardé, Madame, les avances que vous m'avez faites, comme des agacements de votre esprit et point de votre coeur. Je n'avais point l'honneur de vous connaître, je ne vous devais rien, une entorse m'obligeait de garder ma chambre, j'y étais désoeuvré, vos lettres étaient jolies, elles m'amusaient, je me suis flatté s'il était vrai que j'eus fait votre conquête, que vous me guérissiez d'une passion malheureuse qui m'occupe uniquement. » (op. cit. p.23). En 1752, le Comte de Sade est ruiné par son train de vie, il a envoyé le jeune Donatien au collège Louis-le-Grand et loge chez sa bonne amie Mademoiselle de Charolais au château d'Athis-Mons : « Je me suis retiré chez Mademoiselle, quoiqu'il soit cruel à mon âge de dépendre de quelqu'un, pour diminuer ma dépense. » (Lettre du Comte de Sade à son oncle le prévôt de L'Isle-sur-Sorgue, 11 novembres 1752). Il demeurera chez son amie, l'accompagnant dans ses nombreux déplacements à travers l'Europe, jusqu'au décès de celle-ci. La correspondance entre le Comte de Sade et Mademoiselle de Charolais perdura, comme en attestent les lettres consignées par le Marquis de Sade qui, avec une grande piété, joua un rôle important de conservateur dans le but de publier un jour les oeuvres paternelles. Ce testament de la main du Comte de Sade a été conservé dans cet esprit. Le Marquis, admiratif de l'histoire de son père, conservera toute sa vie le portrait en habit de cordelier que Mademoiselle de Charolais avait offert au Comte de Sade et l'accrochera dans sa chambre à Charenton. Rare témoignage de la grande amitié du Comte de Sade et de Mademoiselle de Charolais, précieusement conservé par le Marquis de Sade. Provenance : archives de la famille. - Photos sur www.Edition-originale.com - [AUTOMATIC ENGLISH TRANSLATION FOLLOWS] A holograph of Louise-Anne de Bourbon-Condé, known as Mademoiselle de Charolais, in which she made her nephew, Louis Francois de Bourbon, prince of Conti, his sole legatee. A note is attached, Sade a publisher of his father." Paris _dimanche 2 avril 1758 "13,4x19,2cm et 11,7x17,8cm" 2 feuillets‎

Bookseller reference : 59468

Livre Rare Book

Le Feu Follet
Paris France Francia França France
[Books from Le Feu Follet]

€2,800.00 Buy

‎"[SADE Donatien Alphonse François, Marquis de] SADE Renée-Pélagie Cordier de Montreuil, Marquise de"‎

‎Billet autographe de reconnaissance de dettes de 200 livres à la présidente de Montreuil.‎

‎" - s.n., s.l. 18 janvier 1778, 16,3x5,1cm, une feuille. - Billet autographe signé de Madame de Sade, dans laquelle cette dernière reconnaît des dettes envers sa mère, Madame la présidente de Montreuil. Un tout petit trou sans gravité. Paraphes du notaire de Sade, Maître Gibert, précisant le nombre de pièces versées au verso de chaque billet. Tout au long de sa vie, le Marquis - fastueux et très dépensier - fut criblé de dettes et n'eut de cesse de chercher de l'argent, principalement auprès de ses beaux-parents par l'entremise de sa femme. Provenance : archives de la famille. - Photos sur www.Edition-originale.com - [AUTOMATIC ENGLISH TRANSLATION FOLLOWS] Provenance: family archives." s.n. s.l. _18 janvier 1778 "16,3x5,1cm" une feuille‎

Bookseller reference : 59444

Livre Rare Book

Le Feu Follet
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[Books from Le Feu Follet]

€680.00 Buy

‎"[SADE Donatien Alphonse François, Marquis de] SADE Renée-Pélagie Cordier de Montreuil, Marquise de"‎

‎Billet autographe de reconnaissance de dettes de 200 livres à la présidente de Montreuil.‎

‎" - s.n., s.l. 18 avril 1777, 11x17,1cm, un feuillet remplié. - Billet autographe signé de Madame de Sade, dans laquelle cette dernière reconnaît des dettes envers sa mère, Madame la présidente de Montreuil. Un petit trou sans manque de texte. Paraphe du notaire de Sade, Maître Gibert, précisant le nombre de pièces versées en dessous des trois lignes de texte. Tout au long de sa vie, le Marquis - fastueux et très dépensier - fut criblé de dettes et n'eut de cesse de chercher de l'argent, principalement auprès de ses beaux-parents par l'entremise de sa femme. Provenance : archives de la famille. - Photos sur www.Edition-originale.com - [AUTOMATIC ENGLISH TRANSLATION FOLLOWS] Autographed note signed by Madame de Montreuil Marquise de Sade, in which she acknowledges debts to her mother, the President of Montreuil. A small hole without lack of text. The banker's initials indicating the number of coins paid on the back of each banknote. Provenance: archives of the family." s.n. s.l. _18 avril 1777 "11x17,1cm" un feuillet remplié‎

Bookseller reference : 59447

Livre Rare Book

Le Feu Follet
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€680.00 Buy

‎"[SADE Donatien Alphonse François, Marquis de] SADE Renée-Pélagie Cordier de Montreuil, Marquise de"‎

‎Billet autographe de reconnaissance de dettes de 48 livres à la présidente de Montreuil.‎

‎" - s.n., s.l. 15 septembre 1777, 17,1x11,1cm, une feuille. - Billet autographe signé de Madame de Sade, dans laquelle cette dernière reconnaît des dettes envers sa mère, Madame la présidente de Montreuil. Un petit trou sans manque de texte. Paraphe du notaire de Sade, Maître Gibert, précisant le nombre de pièces versées au verso du feuillet. Tout au long de sa vie, le Marquis - fastueux et très dépensier - fut criblé de dettes et n'eut de cesse de chercher de l'argent, principalement auprès de ses beaux-parents par l'entremise de sa femme. Provenance : archives de la famille. - Photos sur www.Edition-originale.com - [AUTOMATIC ENGLISH TRANSLATION FOLLOWS] Autographed note signed by Madame de Montreuil Marquise de Sade, in which she acknowledges debts to her mother, the President of Montreuil. A small hole without lack of text. Initial signature of the banker specifying the number of pieces paid on the back of the sheet. Provenance: archives of the family." s.n. s.l. _15 septembre 1777 "17,1x11,1cm" une feuille‎

Bookseller reference : 59448

Livre Rare Book

Le Feu Follet
Paris France Francia França France
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€680.00 Buy

‎"[SADE Donatien Alphonse François, Marquis de] SADE Renée-Pélagie Cordier de Montreuil, Marquise de"‎

‎Billet autographe de reconnaissance de dettes de 150 livre à la présidente de Montreuil.‎

‎" - s.n., s.l. 16 juin 1777, 17,1x11,1cm, une feuille. - Billet autographe signé de Madame de Sade, dans laquelle cette dernière reconnaît des dettes envers sa mère, Madame la présidente de Montreuil. Un petit trou sans manque de texte. Paraphe du notaire précisant le nombre de pièces en dessous des trois lignes de texte. Tout au long de sa vie, le Marquis - fastueux et très dépensier - fut criblé de dettes et n'eut de cesse de chercher de l'argent, principalement auprès de ses beaux-parents par l'entremise de sa femme. Provenance : archives de la famille. - Photos sur www.Edition-originale.com - [AUTOMATIC ENGLISH TRANSLATION FOLLOWS] Autographed note signed by Madame de Montreuil Marquise de Sade, in which she acknowledges debts to her mother, the President of Montreuil. A small hole without lack of text. Initials the banker with the number of pieces below the three lines of text. Provenance: archives of the family." s.n. s.l. _16 juin 1777 "17,1x11,1cm" une feuille‎

Bookseller reference : 59449

Livre Rare Book

Le Feu Follet
Paris France Francia França France
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€680.00 Buy

‎"[SADE Donatien Alphonse François, Marquis de] SADE Renée-Pélagie Cordier de Montreuil, Marquise de"‎

‎Billet autographe de reconnaissance de dettes de trois cents livres à la présidente de Montreuil.‎

‎" - s.n., s.l. 18 janvier 1778, 19x12,7cm, une feuille. - Billet autographe signé de Madame de Sade, dans laquelle cette dernière reconnaît des dettes envers sa mère, Madame la présidente de Montreuil. Un tout petit trou sans gravité. Paraphes du notaire de Sade, Maître Gibert, précisant le nombre de pièces versées au verso de chaque billet. Tout au long de sa vie, le Marquis - fastueux et très dépensier - fut criblé de dettes et n'eut de cesse de chercher de l'argent, principalement auprès de ses beaux-parents par l'entremise de sa femme. Provenance : archives de la famille. - Photos sur www.Edition-originale.com - [AUTOMATIC ENGLISH TRANSLATION FOLLOWS] Autographed note signed by Madame de Montreuil Marquise de Sade, in which she acknowledges debts to her mother, the President of Montreuil. A tiny hole without gravity. Signed by the notary of Sade, Maître Gibert, specifying the number of coins paid on the back of each note. Provenance: archives of the family." s.n. s.l. _18 janvier 1778 "19x12,7cm" une feuille‎

Bookseller reference : 59651

Livre Rare Book

Le Feu Follet
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€680.00 Buy

‎"[SADE Donatien Alphonse François, Marquis de] TIERCE Jean-Baptiste"‎

‎Vue d'Italie : Marine animée aux environs de Naples‎

‎" - S.n., s.l. (circa 1776), Cadre : 32x40,5cm ; dessin : 26x28,5cm, une feuille encadrée. - Dessin original à l'encre et à l'aquarelle représentant une vue animée de bord de mer avec un village perché sur une falaise. Encadrement moderne de baguettes blondes. Dessin réalisé pendant le voyage fait avec le Marquis de Sade au cours de l'année 1776. Jean-Baptiste Tierce (1737-1794), élève à l'école des Beaux-arts de Rouen puis à l'Académie de Peinture et de Sculpture de Paris, se fit rapidement remarquer comme paysagiste pour ses vues du Sud de la France et de l'Italie. Ses tableaux sont conservés aux Offices de Florence et dans plusieurs musées français. Lorsqu'en décembre 1775 Sade quitte Rome pour Naples, il est accueilli par le gendre de son ami le Docteur Mesny, Jean-Baptiste Tierce, qui à cette époque reçoit les commandes du Cardinal de Bernis. Il trouve un logement au Marquis « [qui] entend tout voir [de la région], s'instruire de tout, juger, admirer, critiquer, aimer, haïr, bref se livrer sans frein à cette curiosité insatiable et passionnée qui le conduit aussi bien dans les musées, les galeries, les églises, les palais et les bibliothèques, que dans les grottes, les caveaux, les catacombes, et jusque dans les entrailles des volcans. Il ne se contente pas de contempler les uvres d'art, les monuments antiques ou modernes, il observe aussi les murs, la politique, la religion, l'administration, la vie sociale. La beauté des femmes, les usages du monde, la qualité des spectacles, les manières de manger, de boire, de s'habiller, de prier, de se conduire dans le monde : rien ne le laisse indifférent. Il voudrait saisir tout le présent et tout le passé de cette civilisation, l'embrasser toute entière dans une vision unique et universelle. Programme gigantesque, à la mesure de son imagination exceptionnelle, mais qu'il n'a plus remplir, qu'il lui était impossible de remplir. Pourtant, telle est sa première ambition d'écrivain : grandiose, démesurée. En vue de ce « grand uvre », Sade prend des notes à la hâte, au bord des chemins ou dans les auberges, qu'il complète avec les fiches de ses correspondants Mesny et Iberti. Ainsi s'édifie ce monument qu'il destine au public, mais qui ne verra le jour qu'au XXème siècle. Jean-Baptiste Tierce y collabore étroitement : il relit les notes et consigne ses observations sur de petits cahiers, avec des numéros renvoyant aux uvres décrites. Sade en tient le plus grand compte. Souvent, le peintre l'accompagne dans ses randonnées, son carnet de croquis à la main, dessinant les édifices et les paysages qu'ils ont sous les yeux. Une centaine de ces dessins et gouaches ont été récemment retrouvés dans les archives de la famille de Sade. Ils confèrent au Voyage en Italie l'allure d'un véritable reportage. » (Maurice Levert, Sade, pp. 283-284). Provenance : archives de la famille de Sade. - Photos sur www.Edition-originale.com - [AUTOMATIC ENGLISH TRANSLATION FOLLOWS] Original drawing in ink and watercolor representing an animated view seaside with a village perched on a cliff. Modern blond chopsticks framing. Drawing done during the trip frait with the Marquis de Sade in the year 1775" S.n. s.l. _(circa 1776) "Cadre : 32x40,5cm ; dessin : 26x28,5cm" une feuille encadrée‎

Bookseller reference : 59469

Livre Rare Book

Le Feu Follet
Paris France Francia França France
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€3,000.00 Buy

‎"[SADE Donatien Alphonse François, Marquis de] TIERCE Jean-Baptiste"‎

‎Vue d'Italie : Marine animée à la tour carrée‎

‎" - S.n., s.l. (Circa 1776), Cadre : 40x50cm ; dessin : 18x24cm, une feuille encadrée. - Dessin original au crayon représentant une vue animée de bord de mer. Encadrement moderne de baguettes noires. Dessin réalisé pendant le voyage fait avec le marquis de Sade au cours de l'année 1776. Jean-Baptiste Tierce (1737-1794), élève à l'école des Beaux-arts de Rouen puis à l'Académie de Peinture et de Sculpture de Paris, se fit rapidement remarquer comme paysagiste pour ses vues du Sud de la France et de l'Italie. Ses tableaux sont conservés aux Offices de Florence et dans plusieurs musées français. Lorsqu'en décembre 1775 Sade quitte Rome pour Naples, il est accueilli par le gendre de son ami le Docteur Mesny, Jean-Baptiste Tierce, qui à cette époque reçoit les commandes du Cardinal de Bernis. Il trouve un logement au Marquis « [qui] entend tout voir [de la région], s'instruire de tout, juger, admirer, critiquer, aimer, haïr, bref se livrer sans frein à cette curiosité insatiable et passionnée qui le conduit aussi bien dans les musées, les galeries, les églises, les palais et les bibliothèques, que dans les grottes, les caveaux, les catacombes, et jusque dans les entrailles des volcans. Il ne se contente pas de contempler les uvres d'art, les monuments antiques ou modernes, il observe aussi les murs, la politique, la religion, l'administration, la vie sociale. La beauté des femmes, les usages du monde, la qualité des spectacles, les manières de manger, de boire, de s'habiller, de prier, de se conduire dans le monde : rien ne le laisse indifférent. Il voudrait saisir tout le présent et tout le passé de cette civilisation, l'embrasser toute entière dans une vision unique et universelle. Programme gigantesque, à la mesure de son imagination exceptionnelle, mais qu'il n'a plus remplir, qu'il lui était impossible de remplir. Pourtant, telle est sa première ambition d'écrivain : grandiose, démesurée. En vue de ce « grand uvre », Sade prend des notes à la hâte, au bord des chemins ou dans les auberges, qu'il complète avec les fiches de ses correspondants Mesny et Iberti. Ainsi s'édifie ce monument qu'il destine au public, mais qui ne verra le jour qu'au XXème siècle. Jean-Baptiste Tierce y collabore étroitement : il relit les notes et consigne ses observations sur de petits cahiers, avec des numéros renvoyant aux uvres décrites. Sade en tient le plus grand compte. Souvent, le peintre l'accompagne dans ses randonnées, son carnet de croquis à la main, dessinant les édifices et les paysages qu'ils ont sous les yeux. Une centaine de ces dessins et gouaches ont été récemment retrouvés dans les archives de la famille de Sade. Ils confèrent au Voyage en Italie l'allure d'un véritable reportage. » (Maurice Levert, Sade, pp. 283-284). Provenance : archives de la famille de Sade. - Photos sur www.Edition-originale.com - [AUTOMATIC ENGLISH TRANSLATION FOLLOWS] Italian scene: animated seaside with square tower Original pencil drawing showing an animated seaside scene. Modern black wooden frame. A drawing done during the journey the artist undertook with Sade in 1776. Jean-Baptiste Tierce (1737-1794), who studied at the School of Fine Arts in Rouen and subsequently at the Academy of Painting and Sculpture in Paris, quickly built a reputation as a landscapist for his views of the South of France and Italy. His paintings are in the Uffizi in Florence and several French museums. When, in December 1775, Sade left Rome for Naples, he was welcomed by the son-in-law of his friend Dr. Mesny, Jean-Baptiste Tierce, who at the time was working on commissions for Cardinal de Bernis. He found lodgings for the Marquis who ""intends to see everything [of the region], learn everything, judge, admire, critique, love, hate, in short give himself over to the insatiable and passionate curiosity that takes him to museums, galleries, churches, palaces and libraries as well as grottoes, caves, catacombs, and right down to the very innards of volcanoes. He was not content merely to look at the various works of art and ancient and modern monuments; he also set out to observe the local mores, politics, religion, administration, and social life. The beauty of the women, the local traditions, the quality of plays, table manners, and the way people drank, dressed, prayed, and made their way in the world all interested him. He wanted to take in both the present and the past of this culture, to encompass it all in a unique and universal vision. A massive undertaking to match his extraordinary imagination which he was, however, unable to fulfil, it being impossible for him to do so. This was, however, the nature of his central ambition as a writer: grandiose and outsized. With a view to this ""great work"", Sade took hurried notes, at the side of the road or in hostelries, which he then complemented with notes from his correspondents Mesny and Iberti. Thus, he built up the monument he intended to put before the public, but which did not end up seeing the light of day until the 20th century. Jean-Baptiste Tierce was a close collaborator: he re-read Sade's notes and gave his observations on the little notebooks, with numbers referring to the works mentioned. Sade took the greatest notice of his views. Often, the painter accompanied him on his rambles, sketchbook in hand, drawing the buildings and landscapes before them. A hundred or so of these drawings and watercolors were recently found in the Sade family archives. They give the Voyage en Italie the charm of a real travel diary."" (Maurice Levert, Sade, pp. 283-284). Provenance : Sade family archives." S.n. s.l. _(Circa 1776) Cadre : 40x50cm ; dessin : 18x24cm une feuille encadrée‎

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Le Feu Follet
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‎"[SADE Donatien Alphonse François, Marquis de] TIERCE Jean-Baptiste"‎

‎Étude de vaches‎

‎" - S.n., s.l. (Circa 1776), Cadre : 32x40,5cm ; dessin : 26x28,5cm, une feuille encadrée. - Dessin original à l'encre et à l'aquarelle. Encadrement moderne. Dessin réalisé pendant le voyage fait avec le marquis de Sade au cours de l'année 1776. Jean-Baptiste Tierce (1737-1794), élève à l'école des Beaux-arts de Rouen puis à l'Académie de Peinture et de Sculpture de Paris, se fit rapidement remarquer comme paysagiste pour ses vues du Sud de la France et de l'Italie. Ses tableaux sont conservés aux Offices de Florence et dans plusieurs musées français. Lorsqu'en décembre 1775 Sade quitte Rome pour Naples, il est accueilli par le gendre de son ami le Docteur Mesny, Jean-Baptiste Tierce, qui à cette époque reçoit les commandes du Cardinal de Bernis. Il trouve un logement au Marquis « [qui] entend tout voir [de la région], s'instruire de tout, juger, admirer, critiquer, aimer, haïr, bref se livrer sans frein à cette curiosité insatiable et passionnée qui le conduit aussi bien dans les musées, les galeries, les églises, les palais et les bibliothèques, que dans les grottes, les caveaux, les catacombes, et jusque dans les entrailles des volcans. Il ne se contente pas de contempler les uvres d'art, les monuments antiques ou modernes, il observe aussi les murs, la politique, la religion, l'administration, la vie sociale. La beauté des femmes, les usages du monde, la qualité des spectacles, les manières de manger, de boire, de s'habiller, de prier, de se conduire dans le monde : rien ne le laisse indifférent. Il voudrait saisir tout le présent et tout le passé de cette civilisation, l'embrasser toute entière dans une vision unique et universelle. Programme gigantesque, à la mesure de son imagination exceptionnelle, mais qu'il n'a plus remplir, qu'il lui était impossible de remplir. Pourtant, telle est sa première ambition d'écrivain : grandiose, démesurée. En vue de ce « grand uvre », Sade prend des notes à la hâte, au bord des chemins ou dans les auberges, qu'il complète avec les fiches de ses correspondants Mesny et Iberti. Ainsi s'édifie ce monument qu'il destine au public, mais qui ne verra le jour qu'au XXème siècle. Jean-Baptiste Tierce y collabore étroitement : il relit les notes et consigne ses observations sur de petits cahiers, avec des numéros renvoyant aux uvres décrites. Sade en tient le plus grand compte. Souvent, le peintre l'accompagne dans ses randonnées, son carnet de croquis à la main, dessinant les édifices et les paysages qu'ils ont sous les yeux. Une centaine de ces dessins et gouaches ont été récemment retrouvés dans les archives de la famille de Sade. Ils confèrent au Voyage en Italie l'allure d'un véritable reportage. » (Maurice Levert, Sade, pp. 283-284). Provenance : archives de la famille de Sade. - Photos sur www.Edition-originale.com - [AUTOMATIC ENGLISH TRANSLATION FOLLOWS] Original drawing in ink and watercolor depicting a lively seaside view with a village perched on a cliff. Modern framing of blond chopsticks. Drawing made during the journey with the Marquis de Sade during the year 1775" S.n. s.l. _(Circa 1776) "Cadre : 32x40,5cm ; dessin : 26x28,5cm" une feuille encadrée‎

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Le Feu Follet
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‎"BLANCHOT Maurice (RESTIF DE LA BRETONNE Nicolas-Edme) (SADE Donatien Alphonse François, Marquis de)"‎

‎"Sade et Restif de la Bretonne. Tapuscrit avec de nombreux ajouts autographes [Ensemble] Un livre vivant. Manuscrit préparatoire [ensemble] Les plaisirs et les jours, tapuscrit final."‎

‎" - S.n., s.l. 1948, 50 feuillets (21x27cm); 3 feuillets in-8 (12x22cm), un feuillet 13,5x10,5cm; 17 feuillets in-4 (21x27cm). - Tapuscrit original de 50 feuillets, constituant l'ensemble des écrits de Blanchot sur Restif de la Bretonne parus successivement dans Critique n°22 de mars 1948, sous le titre : « Un livre vivant », dans Les Cahiers de la Pléiade n°4 de juin 1948, sous le titre : « Les plaisirs de la vertu », puis enfin en préface de « Sara » de Restif de la Bretonne, chez Stock en 1949. A cette important ensemble, sont joints quatre feuillets manuscrits recto verso de premier jet et de notes ainsi que le tapuscrit final des « Plaisirs de la vertu » annoté par l'éditeur. Le premier feuillet comporte une déchirure importante en tête avec manque affectant la majorité du titre. Les autres feuillets comportent parfois de petites déchirures marginales sans gravité. L'article fut repris ultérieurement, en 1986, dans un essai intitulé Sade et Restif de la Bretonne, publié à la collection « Le regard littéraire » des éditions bruxelloises Complexes. Tapuscrits et manuscrits présentant de nombreuses ratures, corrections et soulignements à l'encre. En 1948, connaissant une période d'intense activité littéraire avec la finalisation de la deuxième version de Thomas l'obscur, Blanchot éprouve, face à l'écriture critique, un profond désenchantement « au point d'en éprouver l'inutilité. » (Bident) Ce sentiment de vanité nourrit toutefois une écriture féconde. Blanchot ne se soustrait aucunement aux âpres efforts de la recherche comme en témoigne cet important document dévoilant l'élaboration de sa réflexion sur Sade et Restif de la Bretonne. Cet étonnant tapuscrit, comportant plusieurs étapes d'écritures et de composition, est un exemple unique du cheminement intellectuel de Maurice Blanchot dans la composition de cette réflexion fondamentale. Une étude comparative des différentes versions et articles publiés fait en effet appraitre que le document que nous présentons est antérieur à toutes les publications mais qu'il porte cependant les traces et tous les éléments de chacune. De fait, si la structure initiale semble être celle de la préface de Sara, les ajouts, transformations, réimpressions de certains feuillets et renumérotation de pages correspondent en partie à l'élaboration des deux articles plus courts parus pourtant antérieurement et composés d'extraits de cette préface. D'une grande complexité structurelle, le tapuscrit révèle, par ses repentirs, corrections syntaxiques, insertions, reprises et collages, la progression de la pensée et la chronologie de l'écriture. La nature disparate des papiers qui composent cet ensemble rendent manifestes ces ruptures dans la rédaction. Les cinq premiers feuillets du corpus, dont le titre partiellement manquant [Un...] renvoie au premier article « Un livre vivant », se concluent sur ce qui semble un abandon de l'écriture au milieu d'une phrase et d'une ligne au deux tiers du feuillet. On retrouve ce texte modifié à partir de la page 20 et cette fois poursuivi jusqu'à son terme : la conclusion de la préface de Sara. Cette première version inachevée qui débute comme le court manuscrit accompagnant notre ensemble servira d'introduction à l'article des Cahiers de la Pléiade. Blanchot recommence ensuite son article, en reprenant une nouvelle numérotation, avec ce qui sera le début à la fois de la préface et des Plaisirs de la vertu. A l'instar de son travail romanesque, Blanchot propose ici une version « longue » dans laquelle sont insérés des feuillets présentant un texte tronqué et partiellement modifié pour la composition des deux articles intermédiaires. Les corrections manuscrites sur la version longue, reportées en tapuscrit sur la version courte, ne laissent aucun doute sur la chronologie du travail du critique. Ainsi, la conclusion des Plaisirs de la vertu qui occupe les feuillets 16 à 18, s'achève sur la signature tapuscrite de Blanchot, cependant qu'une seconde série de pages 16 à 18 introduit la suite de la réflexion. De même, à partir de la page 20, Blanchot réutilise, en les modifiant, les premières pages abandonnées pour élaborer sa conclusion. L'ensemble très complexe de ces abondantes reprises et corrections révèle la densité et la maturation de cette écriture palimpseste. Il convient également de noter que diverses corrections n'ont pas été reportées dans les versions imprimées. Il en est ainsi de nombreuses interventions manuscrites et développements de notes qui enrichissent considérablement la connaissance du travail de l'auteur et de ses recherches personnelles : « M. Bachelin en veut beaucoup à Remy de Gourmont qui attribue à Restif (avec [une certaine] (rayé) peu d'imprécision) 2 à 300 volumes. Monselet a compté 203 volumes, [...] M. Bachelin lui-même a trouvé 61.000 pages, soit 190 volumes, comprenant des répétitions. Mais il ne faut pas négliger les répétitions : quoi de plus important ? ». Intervention très personnelle d'un auteur qui a tant de fois réutilisé ces propres articles dans ses essais critiques et qui est justement en train de réécrire son premier roman. On constate par ailleurs que le manuscrit qui nous est parvenu n'est composé que des premières lignes de l'introduction initiale (celle utilisée dans Un livre vivant), puis n'est plus composé que de notes éparses sans réelle continuité. Jusqu'à présent, d'après les documents que nous avons pu consulter, les tapuscrits consistaient généralement en une retranscription des manuscrits avec peu de variantes et de corrections. A l'opposé, le caractère minimaliste autant qu'aporétique de ce manuscrit et l'abondance des corrections et reprises du tapuscrit semble indiquer que, cette fois au moins, le tapuscrit constitue le document de travail original à partir duquel se développe la réflexion de l'auteur. Outre l'approche structurelle de l'écriture que permet ce travail tapuscrit, le fond du récit, d'un intérêt notable, se distingue par l'omniprésence des thèmes centraux de la vie et de l'uvre de Blanchot. L'exceptionnelle longueur du texte tout autant que ce difficile travail d'élaboration témoignent d'un remarquable investissement intellectuel, indice de l'importance toute particulière que l'auteur accordait à l'uvre de Restif confrontée à celle de Sade. A l'instar de la critique de Sade (""Quelques remarques sur Sade"") composée quelques années auparavant, Blanchot dresse un portrait à la fois psychologique, social et littéraire de Restif de la Bretonne, ne manquant pas de confronter l'esprit de deux écrivains qui lui sont chers : « Il est bien connu que l'inceste a toujours semblé à Restif une passion [particulièrement / très] aimable. Dans l'Anti-Justine, il y voit le meilleur antidote contre les sombres perversions de Sade. » ; « Eloges assez plats, mais raisonnables : Restif n'est pas immoral, il fait, nous l'avons vu, de la morale un usage singulier, mais elle lui est nécessaire. Par rapport aux philosophes de la nature pour qui il n'y a ni vertu ni vice, il fait figure de rétrograde ; par rapport à Sade, il semble un abîme de vérité ». Comme à son habitude, Blanchot cherche à retracer les filiations intellectuelles en établissant, parfois à rebours, une généalogie de la création littéraire. Un habile lien est ainsi noué entre Proust et Restif autour de la question du souvenir : « Restif fait du souvenir la faculté créatrice par excellence » ; « c'est que tout récit est déjà investi d'un souvenir [...] » ; « Par ses Mementos, ses mémoires et ses récits, Restif cherche moins à éterniser les évènements qui déjà disparaissent qu'à transformer ceux qui viennent en moment déjà vécus » ; ou encore « Beaucoup de ses livres superposent les souvenirs ». Cette perpétuelle réécriture de Blanchot trouve un écho surprenant dans l'analyse même de l'écriture de Restif : « Ses idées vont et viennent. Il les échafaude, elles s'écroulent, il en conçoit d'autres. Elles n'ont pas la logique d'un système, bien qu'il les ait exposées plusieurs fois sous une forme systématique » la suite semble moins personnelle : « et [à chaque instant] (rayé) toujours menacées par le mouvement fantasque d'un esprit peu fait pour penser, elles manquent aussi bien du sérieux d'une conviction intellectuelle : que du sérieux de la passion. » Ce passage biffé à l'encre sur le tapuscrit, figurera finalement tel quel dans les versions imprimées. Les reprises du récit mettent de fait en évidence les recompositions, emprunts et reformulations de la pensée de Blanchot, qui semble elle aussi se structurer au fil de ses analyses, comme en témoigne le réemploi de l'introduction du précédent argument : « Ses idées vont et viennent. Il les échafaude, elles s'écroulent, il en conçoit d'autres. Sa conduite n'est aucunement éclairée par elles, et s'il moralise à propos de ses moindres actes, sa morale consiste à dire : voilà le moment où je me suis avili, voilà l'époque où j'étais encore honnête [...] ». Aussi, la grande attention et la force d'interprétation accordées aux anecdotes biographiques, concernant l'enfance, les liens familiaux, autant que l'éveil des passions et des pulsions créatrices semblent lever un certain voile sur la pudeur légendaire de Blanchot quant à sa propre expérience de l'autorité paternelle « S'il est vrai que les enfants ont naturellement pour leur père, une réserve de haine, cette antipathie, dans le cas de Restif, s'est trouvé déviée, et il a pu aimer le sien parfaitement en reportant sur ses frères trop aînés la partie mauvaise de ses sentiments familiaux. » Autre préoccupation centrale chez Blanchot, la question de la morale et de sa réversibilité, déjà présente dans l'étude de Sade, se retrouve ici dans l'analyse psychologique de Restif de la Bretonne. Le critique accusant alors une profonde fascination pour les personnalités à la morale ambigüe et chancelante : « le jeu de cache-cache que Restif joue avec la morale pour son plus grand plaisir, se marque encore par ceci : à peine [a-t-il] (rayé) ayant commis le plus grand crime, et se sent-il à jamais dépravé, qu'il est régénéré et retrouve, avec la pureté, l'agréable perspective de pouvoir la perdre encore. » C'est sans doute lorsqu'il cherche à percer à jour l'essence de l'acte créateur que Blanchot atteint l'apogée de sa verve littéraire, agrémentée des phrases percutantes résonnant comme un écho de sa propre condition : « Il a ce dévergondage propre aux autodidactes pour qui apprendre est une libre aventure, et il y ajoute ce plaisir de se rendre estimable par le fait qu'il commet, de s'habituer à aimer ses erreurs et à respecter ses égarements et finalement de jouir de ses remords en combinant de la manière la plus bizarre vertu, plaisirs, crime et regrets ». Ou encore cette importante réflexion teintée de l'aveu de ses connivences intellectuelles « Comme il en revient toujours à lui-même et que le sujet de tous ses livres est sa vie, voyant cette vie immédiatement transformée en une solide étendue de caractères imprimés, il se croit naïvement un livre, et mieux qu'un livre de papier, une ferme table de métal, une solidité de fonte, un passé inaltérable inscrit dans le bois et dans la pierre. L'illusion est étrange ? Mais sans elle, il n'aurait pu écrire. Et quel écrivain, hélas ! Ne s'est senti un jour devenir Restif sur ce point ? ». - Photos sur www.Edition-originale.com - [AUTOMATIC ENGLISH TRANSLATION FOLLOWS] Original typescript of 50 leaves, comprising Blanchot's collected writings on Restif de la Bretonne, which appeared successively in Critique n°22 in March 1948, under the title ""Un livre vivant [A Living Book] "", and Les Cahiers de la Pléiade n°4 in June 1948, under the title ""Les plaisirs de la vertu [The Pleasures of Virtue] "", and finally as a preface to Restif de la Bretonne's ""Sara"", published by Stock in 1949. This important collection is enriched with four manuscript leaves written recto and verso of the first outline, notes, and final typescript of ""Plaisirs de la vertu"", annotated by the publisher. The first leaf has a significant tear to head with loss, affecting the majority of the title. The other leaves have insignificant occasional small marginal tears. The article was picked up again later, in 1986, in an essay entitled Sade et Restif de la Bretonne, published in the collection ""Le regard littéraire"" by the Brussels-based publisher Complexes. Typescripts and manuscripts with numerous deletions, corrections and underlinings in ink."" In 1948, during a period of intense literary activity which included finalizing the second version of Thomas l'Obscur, Blanchot manifested, in response to criticism, a profound disenchantment ""to the point of feeling its pointlessness"" (Bident). This feeling of doing things in vain nonetheless fed a blooming period of writing. Blanchot did not limit himself at all to the harsh effort of research, as witnessed by this important document, which unveils the development of his thinking on Sade and Restif de la Bretonne. This astounding typescript, with several stages of writing and composition, is a unique example of Blanchot's intellectual path while putting together this profound reflection. A comparative study of the different versions and published articles makes clear that the document offered here for sale predates all the publications but that it nonetheless bears traces and all the elements of each. Indeed, if the initial structure appears to be that of the preface to Sara, the additions, transformations, and reprintings of certain leaves and the renumbering of the pages correspond in part to the development of the two shorter articles that appeared before, and make up extracts of this preface. Structurally highly complicated, the typescript reveals, through its re-thinkings, syntactical corrections, insertions, reinstatements and bits stuck on, the progress of Blanchot's thinking and the chronology of the piece's composition. The disparate nature of the papers that make up this collection make these breaks in the writing very clear. The first five leaves of the ensemble, whose partially lacking title [Un...] refers to the first article ""Un livre vivant"", concludes with what seems to be a sentence left unfinished in the middle and a line across two thirds of the leaf. This text appears again in modified form from page 20 onwards and this time is completed, to become the end of the preface to Sara. This first unfinished version that begins like the short manuscript included in our collected would become the introduction of the article in the Cahiers de la Pléiade. Blanchot started his article once again, with a new numbering for what would become the start of, and the preface to the Plaisirs de la vertu. As with his novelistic work, Blanchot here presents a ""long"" version into which are inserted sheets with a truncated text partially modified for the composition of the two articles in between. The manuscript corrections on the long version, copied in type on the short version, leave absolutely no doubt as the chronology of the critical process. Thus, the conclusion of the Plaisirs de la vertu which is on leaves 16 to 18 finishes with Blanchot's typed signature. Nonetheless, a second series of pages numbered 16 to 18 present the continuation of the thought. In the same way, from page 20 on, Blanchot reuses, with changes, the first pages, which he had abandoned, to work out his conclusion. The complicated mass of these manifold reprises and corrections reveals the density and maturation of this palimpsest-like work. It should also be noted that various corrections were not taken up in the printed versions. This is also true for numerous manuscript notations and developments of notes that considerably enrich our knowledge of the author's work and his personal research. ""M. Bachelin was very angry with Remy de Gourmont who attributed 2 to 300 volumes to Restif (with [a certain] (deleted) lack of precision). Monselet counted 203 volumes...M. Bachelin himself found 61,000 pages, or 190 volumes, including repetition. But we must not forget those: for what else is as important?"" This is a very personal intervention from an author who so many times reused his own articles in critical essays and who was just in the process of re-writing his first novel. One can also see that the manuscript which has come down to us is made up only of the first lines of the initial introduction (the one used in Un livre vivant), followed by scattered notes without any real sense of continuity. Up till now, based on the documents we've been able to consult, Blanchot's typescripts have generally consisted of a re-transcription of his manuscripts with few variants or corrections. On the other hand, the minimalist, almost aporetic, quality of this manuscript and the wealth of corrections and reprises in the typescript would seem to indicate that, in this case at least, the typescript was the original working document on the basis of which the author's reflections developed. As well as the structural approach to the writing that this typescript allows us, there is significant interest in how the very heart of the story is distinguished by the omnipresence of the central themes of Blanchot's life and work. The exceptional length of the text as well as the difficult work of its development bear witness to a remarkable intellectual engagement, an indicator of the very particular importance that the author attributed to the work of Restif as compared to that of Sade. Just as with the critique of Sade (""Quelques remarques sur Sade [A Few Remarks on Sade]"") written a few years before, Blanchot presents a portrait of Restif de la Bretonne that is at the same time psychological, social and literary. Blanchot does not fail to counterpoise the spirit of these two writers whom he held dear. ""It is well known that incest always seemed to Restif a [particularly/very] pleasant passion. In l'Anti-Justine, he saw in incest the best antidote to the dark perversions of Sade."" ""Rather muted, but reasonable elegies: Restif is not immoral. He uses, as we have seen, morality in a rather singular way, but he has to do so. Compared to the philosophers of nature for whom there is neither virtue nor vice, he cuts a rather retrograde figure, but compared to Sade, he seems an abyss of truth ». As usual, Blanchot tries to retrace intellectual kinships by establishing, sometimes working backwards, a genealogy of literary creation. Thus he makes a clever link between Proust and Restif around the question of memory: ""Restif makes memory the creative faculty par excellence. "" ; "" It 's that all stories are already invested with a memory...""; ""With his Mementos, his memories and his stories, Restif is trying less to immortalize events that have already disappeared than to transform those still to come into moments already lived"", or even ""Many of his books superimpose memories"". Blanchot's perpetual re-writing finds a surprising echo even in the analysis of Restif's work: ""His ideas come and go. He builds them up, they break down, he comes up with different ones. They do not have the logic of a system, despite the fact that he presented them several times in a systematic form"" . What follows seems less personal: "" and [at each moment] (deleted) always threatened by the fantastical movement of a spirit not really made for thinking, they also lack both seriousness and intellectual conviction: apart from the seriousness of passion."" This passage, struck through in ink in the typescript, would end up appearing in its entirety in the printed versions. The narrative reprises highlight the re-writings, borrowings and reformulations of Blanchot's thinking, which seems to structure itself along the lines of analyses, as the reuse of the introduction to the previous theme shows. "" His ideas come and go. He builds them up, they break down, he comes up with different ones. They do not help explain his behavior at all, and if he moralizes about his slightest act, his morality consists of saying: here is the moment I turned base, there the time when I was honest still ... "". Thus, the great attention and power of the interpretation devoted to biographical anecdotes from childhood, family relationships and the awakenings of creative passions and impulses, seem to lift a certain veil on Blanchot's legendary modesty when it comes to his own experience of paternal authority. ""If it is true that children naturally harbor a stock of hated for their father, this antipathy in the case of Restif found itself displaced, and he was able to love his father perfectly while transferring the negative parts of his feelings for his family onto his much older brothers. "" Another central preoccupation of Blanchot's, the question of morality and its reversibility - already present in his study of Sade, also reappears in this psychological analysis of Restif de la Bretonne. The critic, here, accuses him of a deep fascination for morally ambiguous and bankrupt personalities. "" the game of hide and seek that Restif plays with morality to his greatest delight is also characterized by the following: barely having [had he] (deleted) committed the greatest crime and feeling forever lost to depravity, he finds himself reborn and along with his innocence regained, comes the pleasant thought of being able to lose it once again. "" It is without doubt when he's looking to shed light on the essence of the creative act that Blanchot achieves the apogee of his literary verve, studded with striking phrases that resonate like an echo of his own situation: "" He has the tendency of falling into bad ways that is particular to the self-taught. For them, learning is an unfettered adventure, and he adds to that the pleasure of making himself remarkable by committing himself to learning to love his errors, respecting his distractions, and eventually finding joy in his remorse, mixing in the strangest way virtue, pleasure, crime and regret. "". Or this important thought shot through with a confession of his intellectual connivance "" Since he always comes back to himself and the subject of all his books is his own life, seeing that life immediately transformed into a physical expanse of printed characters, he naively thinks of himself as a book, and even more than a paper book, a solid metal sheet, as firm as iron, an inalterable past inscribed in wood and stone. That illusion may strike us as strange, but without it, he could not have written. And which writer, alas!, has not found himself thinking like Restif in this respect at some time or other? "". " S.n. s.l. _1948 "50 feuillets (21x27cm); 3 feuillets in-8 (12x22cm), un feuillet 13,5x10,5cm; 17 feuillets in-4 (21x27cm)"‎

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‎"Crepax Guido / Marquis de Sade"‎

‎JUSTINE von Marquis de Sade‎

‎Rotterdam: Editions Belrose. 1981. "Large 4to. Unpaginated c.156pp. illustrated in black and white. Crepax's version of Sade's epic tale of sadomasochism told here in comics format. Text in German." Illustrated laminated boards. Light shelfwear. Very good. Editions Belrose hardcover‎

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‎"SADE Donatien Alphonse François, Marquis de"‎

‎"Lettre autographe à sa femme. Souffrance et philosophie : « si l'on pouvait lire au fond de mon cur, voir tout ce qu'elle y opère cette conduite-là, je crois qu'on renoncerait à l'employer!»"‎

‎" - s.n., s.l. 17 août 1780, 10x16cm, 2 pages sur un feuillet. - « Qu'on punisse tant qu'on voudra, mais qu'on ne me tue pas : je ne l'ai pas mérité [...] Ah ! si l'on pouvait lire au fond de mon cur, voir tout ce qu'elle y opère cette conduite-là, je crois qu'on renoncerait à l'employer ! » Lettre autographe du Marquis de Sade adressée à sa femme. Un feuillet recto verso rédigé d'une écriture fine et serrée. Elle porte en tête la date partielle « ce jeudi 17 ». Deux infimes traces de pliures. La fin de la lettre a été mutilée à l'époque, probablement par l'administration carcérale qui détruisait les passages licencieux de la correspondance du Marquis. Ainsi, quelques mois plus tard, en mars 1781 sa femme lui écrit : « Tu devrais bien, mon tendre ami, réformer ton style pour que tes lettres puissent me parvenir dans leur entier. Si tu dis des vérités, cela offense, aigrit contre toi. Si tu dis des faussetés, on dit : voilà un homme incorrigible, toujours avec la même tête qui fermente, ingrat, faux, etc. Dans tous les cas, ton style ne peut que te nuire. Ainsi réforme-le. ». La lettre été retrouvée telle quelle lors de l'ouverture en 1948 de la malle du Marquis conservée scellée par la famille depuis 1814 et est publiée sous cette forme amputée dans la correspondance du Marquis de Sade. Provenance : archives de la famille. Cette lettre a été rédigée le 17 août 1780, durant l'incarcération du Marquis à la prison de Vincennes. Suite à une énième altercation avec son geôlier, les promenades lui sont interdites depuis le 27 juin et ne lui seront rendues que le 9 mars de l'année suivante. La suppression des sorties affecte très fortement la santé physique et mentale du Marquis qui ne cesse de réclamer à Renée-Pélagie leur rapide rétablissement : « Je vous demande avec la plus vive instance de me faire prendre l'air : je n'y peux plus absolument tenir. » Les souffrances engendrées par ces privations sont prétexte à la mise en place d'une mécanique de culpabilité et de chantage avec sa femme : « Voilà trois jours que j'ai eu des étourdissements affreux, avec le sang qui me porte à la tête à un tel point que je ne sais comment je ne suis pas tombé sur le carreau. Quelqu'un de ces jours, on m'y trouvera mort, et vous en serez responsable, après vous avoir averti comme je le fais et vous avoir demandé les secours dont j'ai besoin pour y obvier. » Le Marquis fait ici intentionnellement jouer la corde sensible de Renée-Pélagie, mettant à rude épreuve ses valeurs chrétiennes et lui assignant le rôle de grande inquisitrice : « Vous pouvez me faire accorder ce que je demande, tout en conservant à votre signal la même force ». On observe, comme dans la lettre de Tancrède, une nouvelle apparition du « signal », qui recouvre ici une toute autre sémantique encore. Composante essentielle de la pensée carcérale du Marquis, ce langage codé comme les interprétations fantasmées des lettres de ses correspondants, alimentent les hypothèses des chercheurs, philosophes, mathématiciens... et poètes biographes. Ainsi Gilbert Lely estime que, loin d'être le symptôme d'une psychose, le recours aux signaux est une « réaction de défense de son psychisme, une lutte inconsciente contre le désespoir où sa raison aurait pu sombrer, sans le secours d'un tel dérivatif ». Absentes de la correspondance durant ses onze années de liberté, ces strates sémantiques sibyllines, « véritable défi à la perspicacité sémiologique » (Lever p.637), réapparaitront dans son journal de Charenton. Cette lettre est d'ailleurs l'occasion pour le Marquis de déployer son panel rhétorique, faisant s'affronter au sein d'une même phrase les antonymes sadiques. « Plaisir » rime ainsi avec « abominable », « cimetière » et « jardin » se superposent, « je souffre » se conjugue comme « je jouis » et la « douceur » côtoie la « noirceur ». La pratique maîtrisée de cet exercice d'éloquence épouse le fond de la pensée sadienne : la souffrance et le plaisir sont intimement mêlés, simultanément subis, infligés et désirés. On entrevoit au travers de ces associations le manichéisme perméable de la pensée philosophique du Marquis, qui atteint son paroxysme à la fin de la lettre, parfaitement perceptible en dépit de son amputation : « Oui je conçois le mal, et je conçois qu'on le fasse ; c'est une perversité de l'homme inévitable à sa nature ; mais je ne conçois que, quand quelque plaisir... ». Or le statut de martyr du Marquis est une véritable mise à l'épreuve de la philosophie de Sade qui légitime la souffrance d'autrui au nom d'une jouissance égoïste. En réalité, malgré la « méchanceté noire » du « sublime arrangement » qu'il subit, Sade loin de renier sa philosophie en l'éprouvant, ne réclame pas une part de plaisir indue, mais la simple considération d'un « besoin extrême ». « Bien loin de demander des plaisirs », le prisonnier justifie au contraire, par une longue argumentation l'absence de satisfaction attendue : « On n'a qu'à m'accorder qu'une demi-heure et seulement trois ou quatre fois par semaine, aussi longtemps que j'aurais dû être sans en avoir, et je vous proteste que je compterai tout ce temps-là, c'est-à-dire depuis l'époque où elles m'ont été ôtées, et tout le temps qu'elles me le seront accordées qu'une demi-heure, que je compterai, dis-je, tout cet intervalle-là comme n'ayant pas dû y aller du tout. » Aussi, cette démonstration alambiquée est-elle capitale pour comprendre la psychologie du Marquis. Sous le joug de ses geôliers - et de sa femme - il se constitue victime consentante, ne réclamant que « les secours » élémentaires : « Soyez bien sûre que je ne demande qu'absolument ce qui m'est nécessaire, et que je souffre mille fois plus d'être obligé de demander que je ne jouis de ce qu'on m'accorde ». La lettre dévoile ainsi une composante aussi essentielle que méconnue de la personnalité du Marquis. Il ne se contente pas- à l'instar des personnages sadiques de ses romans - d'être l'instigateur du vice, mais endosse tout aussi bien la position de la victime à laquelle ne doit être accordée que le droit - et les moyens - de vivre : « Qu'on punisse tant qu'on voudra, mais qu'on ne me tue pas : je ne l'ai pas mérité. » Cette réclamation est à mettre en parallèle avec ses romans à venir, dans lesquels les personnages vulnérables, victimes des tortures les plus inqualifiables, connaissent toujours un bref moment de répit durant lequel leurs bourreaux suspendent leur châtiment. Ces interruptions prennent la forme d'entractes philosophiques, au cours desquels les tortionnaires se font les porte étendards des idées sadiennes. Ce n'est donc pas le Sade persécuteur mais bien un captif blessé qui puisera au cur de sa souffrance carcérale pour fomenter les châtiments des 120 journées de Sodome, comme en témoigne cette fantastique confession prémonitoire : « Ah ! si l'on pouvait lire au fond de mon cur, voir tout ce qu'elle y opère cette conduite-là, je crois qu'on renoncerait à l'employer ! » - Photos sur www.Edition-originale.com - [AUTOMATIC ENGLISH TRANSLATION FOLLOWS] Handwritten letter to his wife. Sufferance and philosophy: ""si l'on pouvait lire au fond de mon cur, voir tout ce qu'elle y opère cette conduite-là, je crois qu'on renoncerait à l'employer !"" August 17, 1780, 10 x 16 cm, loose leaves ""Punish as much as you like, but do not kill me: I did not deserve it [...] Ah! If you could read to the bottom of my heart, see everything that happens there, I think you would give up using it!"" Handwritten letter from the Marquis de Sade addressed to his wife. One recto-verso leaf written in fine, tight writing. It has the partial date at the top ""ce jeudi 17"" ""this Thursday 17th."" Two slight signs of folding. The end of the letter was mutilated at the time, probably by the prison administration which destroyed the Marquis's licentious correspondence. So, several months later, in March 1781 his wife wrote to him: ""My dear, you really must change your style so that your letters can reach me whole. If you give the truth, it offends, turns against you. If you give any untruths, they say: this is an incorrigible man, always with the same head that ferments, ungrateful, false etc. In any case, your style can only harm you. So change it."" The letter was found as it was when, in 1948, the Marquis' trunk, that had been sealed by the family since 1814, was opened and it was published in this reduced form in the correspondence of the Marquis de Sade. Provenance: family archives. This letter was written on 17 August 1780, during the Marquis's incarceration in Vincennes prison. Following the umpteenth altercation with the prison guard, the right to go for a walk was taken away from him on 27 June and was not reinstated until 9 March the following year. The Marquis's physical and mental health is strongly affected by not being able to go out and he constantly begs Renée-Pélagie for the right to be quickly reinstated: ""I urge you to let me get some fresh air: I absolutely cannot take it any longer."" The suffering caused by these deprivations is a pretext for setting up a mechanism of guilt and blackmail with his wife: ""There, three days that I have felt an awful dizziness, with blood rushing to my head so much so that I do not know how I have not fainted. One of these days, they will find me dead and you will be responsible, after having warned you as I do and having asked you for the help which I need to avoid it."" Here, the Marquis is intentionally pulling on Renée-Pélagie's heartstrings, really putting her Christian values to the test and giving her the role of grand inquisitor: ""You can grant me what I ask for, whilst keeping, on your signal, the same strength."" We note, as in Tancrède's letter, a new appearance of ""signal,"" which masks completely different semantics. An essential component of the Marquis's prison mindset, this encoded language, like the fantasised interpretations of his correspondents' letters, feeds the theories of researchers, philosophers, mathematicians... and poet biographers. As such, Gilbert Lely estimates that, far from being symptomatic of psychosis, the return to signals is ""his psyche's defence reaction, a sub-conscious struggle against despair where, without the help of such a distraction, his motivation could have declined."" Missing from his correspondence during his eleven years of freedom, these enigmatic semantic depths, ""a real challenge to semiological judgement"" (Lever p.637), reappear in his Charenton magazine. This letter is also an opportunity for the Marquis to deploy his rhetorical panel, confronting the sadistic antonyms in the same sentence. ""Pleasure"" is synonymous with ""abominable"" ""revolting,"" ""cemetery""and ""garden"" are superimposed, ""I suffer"" is conjugated as ""I enjoy"" and ""softness"" stands alongside ""darkness."" The mastered practice of this eloquence exercise is united with the depths of Sadian thought: sufferance and pleasure are closely mixed, simultaneously endured, inflicted and desired. Through these associations, we glimpse the sensitive Manicheism of the Marquis's philosophical thought, which reaches its climax at the end of the letter, perfectly clear despite having a part missing: ""Yes, I perceive evil, and I perceive that it is done; it is an inevitable perversity of man; but I only perceive when some pleasure..."" Yet the Marquis's status as a martyr is a real test of Sade's philosophy that justifies the suffering of others in the name of selfish pleasure. In reality, despite the ""black wickedness"" of the ""sublime arrangement"" ""sublime arrangement"" to which he is subjected, Sade, far from denying his philosophy by experiencing it, does not claim a single part of the unwarranted pleasure, but the mere consideration of an ""extreme need."" ""Far from asking for pleasures,"" on the contrary, the prisoner justifies the lack of expected satisfaction through a lengthily argument: ""They only have to grant me a half hour and only three or four times per week, such a long time that I should have to be without it. I tell you that I will count all of this time, that is to say, the time since it was taken away from me and all the time when I only had half an hour, I will count, I tell you, all of this time as not having to go out at all."" Also, this convoluted demonstration is essential to understand the Marquis's behaviour. At the hands of his jailers - and his wife - he makes himself a willing victim, only asking for ""basic help"": ""Be sure that I am only asking for what is absolutely necessary and that I am suffering a thousand times more for having to ask than I enjoy what is granted to me."" The letter uncovers an element as essential as it is unknown about the Marquis's personality. He is not content - following the example of the Sadian characters in his novels - to be the instigator of the defect, but he takes on the position of the victim to whom only the right - and the means - to live must be granted: ""Punish as much as you like, but do not kill me: I did not deserve it"". This demand is to be compared with his future novels, in which the vulnerable characters, victims of the most unspeakable tortures, are always granted a brief moment of respite during which their executioners suspend their punishment. These interruptions take the form of philosophical intervals, during which the torturers are the standard bearers of Sadian ideas. Therefore, it is not the Sade persecutor but a wounded captive who will draw on the heart of his prison sufferance to incite the punishments of the 120 Journées de Sodome, as evidenced by this fantastic premonitory confession: ""Ah! If you could read to the bottom of my heart, see everything that happens there, I think you would give up using it!"" " s.n. s.l. _17 août 1780 10x16cm 2 pages sur un feuillet‎

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‎"SADE Donatien Alphonse François, Marquis de"‎

‎Bronze du crâne du divin marquis‎

‎" - S.n. , s.l. 2012, 20 x 13,5 x 15 cm, autre. - Bronze du crâne du Marquis de Sade exécuté par le Maître Fondeur d'art Avangini. Un des 99 uniques exemplaires numérotés portant l'empreinte de la signature de Sade. On joint le certificat d'authenticité signé par la Comtesse de Sade et portant le cachet de cire de la famille. Le vendredi 2 décembre 1814, à l'hospice de Charenton, mourait Donatien Alphonse François Marquis de Sade à l'âge de soixante-quatorze ans. Au mépris de ses dispositions testamentaires, le Marquis fut inhumé religieusement dans le cimetière de la maison de Charenton. Ironie du destin, Sade, même mort, ne resta pas longtemps au sein de l'église, puisque, quelques années plus tard, sa tombe devait être « profanée », au nom de la science, par le médecin de l'hospice, docteur L. J. Ramon. Après avoir étudié l'occiput de l'énigmatique Marquis, il le confia à son confrère allemand Johann Spurzheim, disciple du célèbre Franz Joseph Gall, fondateur de la très récente et très en vogue phrénologie. Spurzheim réalisa un moulage - aujourd'hui conservé au laboratoire d'anthropologie du Musée de l'Homme - du précieux crâne et exposa l'original au fil de ses conférences en Europe avant de l'égarer, semble-t-il en Allemagne ou en Amérique. Quelle liberté plus grande pouvait espérer celui qui vécut le plus clair de son temps enfermé ? Le musée conserva également la notice de la très partiale analyse phrénologique de « l'organisation cérébrale du Marquis de Sade » réalisée par l'assistant de Spurzheim, qui n'est rien moins qu'un nouveau procès posthume se concluant sur une nouvelle condamnation sans appel : « Issue des passions les plus honteuses et empreintes de sentiments de l'opprobre et de l'ignominie, une conception aussi monstrueuse, si elle n'était l'uvre d'un insensé, rendrait son auteur indigne du nom d'homme et flétrirait à jamais la mémoire de sa postérité. » Nous lui préférerons la plus honnête description qu'en fait le docteur Ramon dans ses Notes sur M. de Sade : « Le crâne de Sade n'a cependant pas été en ma possession pendant plusieurs jours sans que je l'aie étudié au point de vue de la phrénologie dont je m'occupais beaucoup à cette époque, ainsi que du magnétisme. Que résulta-t-il pour moi de cet examen ? Beau développement de la voute du crâne (théosophie, bienveillance) ; point de saillie exagérée derrière et au-dessus des oreilles (point de combativité - organes si développés dans le crane de du Guesclin) ; cervelet de dimensions modérées, point de distance exagérée d'une apophyse mastoïde à l'autre (point d'excès dans l'amour physique). En en mot, si rien ne me faisait deviner dans Sade se promenant gravement, et je dirai presque patriarcalement, l'auteur de Justine et de Juliette, l'inspection de sa tête me l'eut fait absoudre de l'inculpation de pareilles uvres : son crâne était en tous points semblable à celui d'un Père de l'église. » Témoin de l'impénétrable secret du Marquis et de son intolérable liberté, ce crâne de bronze, seule réplique de l'occiput mystérieusement disparu semble répondre à la question shakespearienne par une reformulation sarcastique : Être où ne pas être ! - Photos sur www.Edition-originale.com - [AUTOMATIC ENGLISH TRANSLATION FOLLOWS] Bronze Cast of the Marquis de Sade's Skull 2012, 20 x 13,5 x 15 cm, bronze Bronze cast of the Marquis de Sade's skull by the master founder Avangini. One of a unique numbered edition of 99 bearing a reproduction of Sade's signature. Also included is a certificate of authenticity signed by the Comtesse de Sade, with the family's wax seal. Provenance: family archives. On Friday 2nd December 1814, Donatien Alphonse François, Marquis de Sade died at the Charenton asylum, at the age of 74. Despite his final wishes, the Marquis had a religious burial in the cemetery at Charenton. In an ironic twist of fate, Sade would not stay in the bosom of the Church for long even after death, for a few years later, his tomb was ""profaned"" in the name of science by the asylum's doctor, Dr. L. J. Ramon. Having studied the enigmatic Marquis' skull, he passed it on to his German colleague Johann Spurzheim, a student of the famous Franz Joseph Gall, the founder of phrenology, very new and very popular at the time. Spurzheim made a cast - today in the Anthropological Lab of the Museum of Mankind - of the precious skull and exhibited the original during his European conferences before mislaying it, apparently in Germany or America. What greater freedom could someone who had spent the best years of his life behind bars have hoped for? The museum also preserves the notes from the very partial phrenological analysis of the ""Marquis de Sade's cerebral structure"" carried out by Spurzheim's assistant, which was nothing less than a new, posthumous, trial culminating in another guilty verdict, this time without appeal: ""Born from the most shameful passions and marked by feelings of opprobrium and ignominy, a world-view so monstrous - if it were not the brainchild of a lunatic - would render its creator unworthy of being called a man, and would blacken his reputation for good."" We, however, prefer the more honest description provided by Dr Ramon in his Notes on M. de Sade: ""Sade's skull, nonetheless, had not been in my possession many days before I examined it from the phrenological point of view, something I was very taken with at the time (as well as magnetism). What did this examination show me? A well-developed crown (Theosophy, goodwill); marked projection behind and underneath the ears (a conflict point - similarly developed organs in the skull of du Guesclin); mid-sized cerebellum, an elongated distance between one mastoid part of the temporal bone and another (indicating excesses in physical love). In a word, just as I was unable to discover in Sade, as he walked along seriously and, I would even say, almost in a patrician way, the author of Justine and Juliette, my inspection of his head would have made me absolve him altogether of the charge of producing such works: his skull was in all respects comparable to that of a Church Father."" A witness to the impenetrable secret of the Marquis and his intolerable freedom, this bronze skull, the only replica of the occiput that so mysteriously disappeared, seems to respond to the Shakespearean question with a sarcastic reformulation: To be free or not to be!" S.n. s.l. _2012 "20x13,5x15cm" autre‎

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‎"SADE Donatien Alphonse François, Marquis de"‎

‎Cahiers personnels (1803-1804)‎

‎" - Corrêa, Paris 1953, 12,5x19,5cm, broché. - Edition originale, un des 95 exemplaires numérotés sur Arches, tirage de tête. Dos et premiers plat uniformément insolés et une déchirure en pied du premier plat, agréable état intérieur. - Photos sur www.Edition-originale.com - [AUTOMATIC ENGLISH TRANSLATION FOLLOWS] First edition, one of 95 numbered copies on Arches paper, the tirage de tête. Spine and upper covers uniformly sunned, internally good. " Corrêa Paris _1953 "12,5x19,5cm" broché‎

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‎"SADE Donatien Alphonse François, Marquis de"‎

‎Enveloppe rédigée de la main du Marquis de Sade‎

‎" - Paris s.d., 10x6cm, une enveloppe. - Enveloppe rédigée de la main du Marquis de Sade destinée à sa femme Renée-Pélagie née Cordier de Launay de Montreuil, Marquise de Sade. Epouse fidèle et dévouée tout au long de l'incarcération de son mari qu'elle quitta à sa libération, la mystérieuse Madame de Sade inspira Yukio Mishima pour sa pièce éponyme. Provenance : archives de la famille. - Photos sur www.Edition-originale.com - [AUTOMATIC ENGLISH TRANSLATION FOLLOWS] Envelope written by the hand of the Marquis de Sade for his wife Renée-Pélagie born Cordier de Launay de Montreuil, Marquise de Sade. Faithful and devoted wife throughout the incarceration of her husband she left at his release, the mysterious Madame de Sade inspired Yukio Mishima for his eponymous play. Provenance: family archives." Paris _s.d. 10x6cm une enveloppe‎

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‎"SADE Donatien Alphonse François, Marquis de"‎

‎La philosophie dans le boudoir‎

‎" - S.n. (La mère en proscrira la lecture à sa fille), s.l. 1948, 14,5x19,5cm, broché. - Edition intégrale et strictement hors commerce car réservée aux seuls souscripteurs, un des 100 exemplaires numérotés sur pur fil Johannot, tirage de tête. Une claire mouillure en pied du dos légèrement insolé, gardes partiellement ombrée et comportant une décharge d'encre rouge, sinon agréable état intérieur. - Photos sur www.Edition-originale.com - [AUTOMATIC ENGLISH TRANSLATION FOLLOWS] Integral and strictly off trade edition reserved only for subscribers, one of 100 numbered copies on Johannot ""pur-fil"" paper, deluxe edition. A clear wetting at the foot of the back slightly insolated partially shaded guards and having a red ink discharge, otherwise good condition inside. --- Please note that the translation in english is done automatically, we apologize if the formulas are inaccurate. Contact us for any information!" S.n. (La mère en proscrira la lecture à sa fille) s.l. _1948 "14,5x19,5cm" broché‎

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‎"SADE Donatien Alphonse François, Marquis de"‎

‎La fête de l'amitié. Manuscrit autographe complet et unique.‎

‎" - S.n. , s.l. [1810-1812], in-8 (18,5x23,5cm), (1f.) 2 f. découpés (78f.), broché. - Manuscrit original complet de la dernière pièce du Marquis de Sade, entièrement réglé de rouge, et composé 78 feuillets recto-verso rédigés sur 12 lignes. Ce manuscrit, de même que les autres pièces conservées du Marquis, a été dicté à un copiste et corrigé par Sade lui-même. Deux pages en début de cahier ont été découpées avant rédaction. Cahier broché sous couverture rose de l'époque, présentant quelques manques en tête et en queue du dos. Titre à la plume sur le premier plat : 5/ La Fête de l'amitié encadrant un prologue et un vaudeville ayant pour titre Hommage à la reconnaissance le tout formant deux actes mêlés de prose de vers et de vaudeville. Ce titre est incorrect comme l'indique la première page sur laquelle apparaît le titre suivant : La Fête de l'amitié. Prologue. Encadrant l'Hommage à la reconnaissance. Vaudeville en un acte. Au verso du premier plat de couverture, une mention manuscrite de la main du Marquis, indique la place prévue pour cette pièce au sein de ses uvres. Plusieurs corrections, annotations et biffures manuscrites de la main de Sade dont une auto-citation placée en exergue du vaudeville : « On est des dieux l'image la belle quand on travaille au bonheur des humains. Hommage à la reconnaissance. » « Cette pièce, écrite par le Marquis en l'honneur du directeur de l'asile de Charenton M. de Coulmier, fut représentée sur le théâtre de Charenton entre 1810 et 1812, un an environ avant l'interdiction définitive de ces spectacles, le 6 mai 1813. Cette uvre tardive, est la seule de toute la production dramatique de Sade à Charenton à nous avoir été conservée. » Preuve historique - malgré les inévitables tensions - du réel respect de Sade envers le directeur de sa dernière demeure, dont la pièce fait l'apologie sous le limpide anagramme de Meilcour, La Fête de l'amitié est également par son sujet même une source précieuse d'informations sur les progrès de la médecine aliéniste se défaisant de l'attirail répressif au profit de nouvelles méthodes thérapeutiques comme cet art dramatique auquel Sade contribua largement et rend ici un hommage unique. La pièce présente la particularité toute sadienne de ne pas traiter la folie sous la forme péjorative d'une maladie, mais au contraire à travers la figure du Dieu Momus, personnage central et bienveillant de ce vaudeville atypique. En effet, si la fête décrite est une célébration du directeur d'un hospice similaire à celui de Charenton mais sis dans une antique Athènes, le principal laudateur est le dieu de la folie lui-même, dont la présence renverse complètement la relation entre sains et malades, à l'image des interprètes du spectacle dont on ne pouvait distinguer les comédiens professionnels et les pensionnaires enrôlés. Ce spectacle complet, chanté et dansé, est composé de deux pièces, un prologue-épilogue : La Fête de l'amitié, suivi d'un vaudeville : Hommage à la reconnaissance, interprété par les personnages du prologue, l'ensemble étant présenté lors de la « fête de M. le directeur ». Chaque strate dramatique est une variante allégorique de la situation réelle et nul doute que les interprètes, tout en pénétrant plus avant dans la fiction, jouaient toujours leur propre rôle. uvre d'un écrivain accompli et maitrisant parfaitement son propos et tous les ressorts dramatiques et narratifs, cette apparente bleuette - par son appartenance au genre littéraire très convenu et très codifié de l'hommage - contient en réalité les éléments de subversion chers au divin marquis. Et c'est un homme auquel on a très régulièrement confisqué et détruit les textes saisis dans sa chambre de Charenton qui offre alors au regard de tous le spectacle faussement innocent de la folie victorieuse dans un récit mettant en scène un véritable harem de femmes, discrètement nommé dans la distribution des rôles « troupe de jeunes filles du village ». Ce terme remplace d'ailleurs la mention rayée « du même âge » qui était peut-être encore trop explicite. Ces mêmes jeunes filles joueront les « nymphes » de la seconde pièce imbriquée dans la première. De même, les dialogues sont parsemés d'ambivalences textuelles qui selon le jeu de scène ne pouvaient échapper au public de l'époque, lequel connaissait bien le marquis et sa réputation : « Du zèle ardent que vous faites paraître, / à votre exemple ici nous sommes pénétrés, / Mais il excite en nous le désir de connaître » ; « si le métier n'a pas grande prétention, / Il est au moins fort agréable / Et le plus souvent préférable / à toute autre occupation. » Les jeux de mots mis à part, cette pièce constitue surtout l'un des derniers et très rares témoignages personnels du Marquis qui fut dans la plupart de ses écrits aussi discret sur sa personne qu'expansif sur le monde qui l'entoure. Or, aux côtés du transparent Meilcour, l'auteur se décrit lui-même sous les traits du personnage principal de sa comédie : Blinval. « En effet, l'histoire de cette troupe itinérante, constituée de comédiens dirigés par un homme de qualité comme Blinval, dont la passion pour la scène l'a amené à prendre la route comme un bohème, rappelle en tous points la jeunesse tumultueuse du marquis, parti en 1772 avec sa troupe sur les routes de Provence, au grand scandale de sa belle-mère. » (S. Dangeville) On remarquera à ce propos cette récurrence du nom composé à partir du phonème « val » souvent attaché à des personnages plus ou moins autobiographiques (Belval dans L'Union des arts, Valcour dans Aline et Valcour...) Le plus intéressant dans ce personnage n'étant d'ailleurs pas la référence au passé de Sade mais bel et bien à sa situation présente à Charenton. En décidant de demeurer libre auprès de Meilcour, Blinval dévoile un Marquis dont la présence à Charenton est pour la première fois vécue, non comme un enfermement injuste dans l'attente impatiente d'une libération, mais comme un achèvement positif et librement choisi. Et c'est toute la pièce qui s'enrichit alors de ce sens caché derrière l'apparente gratuité du spectacle chanté : les allusions à la toute-puissance de cette figure paternelle : « ah ! mon cher enfant, tu lui dois bien plus qu'à ta mère » ; le secret non dévoilé mais partagé avec Meilcour ou la structure même de cette pièce à tiroir qui consiste en une mise en abyme du jeu de l'acteur se cachant derrière des masques successifs : Blinval, joué par Sade lui-même, se faisant passer pour un comédien, puis mettant en scène L'Hommage à la reconnaissance tout en se soustrayant aux regards jusqu'à la révélation finale. L'unique pièce composée à Charenton et délibérément sauvegardée par le Marquis se révèle alors être un testament littéraire présentant au crépuscule de sa vie, un Sade apaisé et réconcilié avec lui-même et sa divine folie par l'action de sa première et dernière passion : le théâtre. ________ LE MARQUIS de SADE ET LE THEATRE Lettre du docteur Royer-Collard, médecin en chef de l'hospice de Charenton à son Excellence Monseigneur le Sénateur ministre de la police générale de l'Empire 1808 (extrait), in D.A.F. Marquis de Sade, Maurice Lever, Fayard : « Il existe à Charenton un homme que son audacieuse immoralité a malheureusement rendu trop célèbre, et dont la présence dans cet hospice a entraîné les inconvénients les plus graves ; je veux parler de l'auteur de Justine. Cet homme n'est pas aliéné. Son seul délire est celui du vice [...] Il faut que celui qui en est atteint soit soumis à la restriction la plus sévère [...] Or on a eu l'imprudence de former un théâtre dans cette maison, sous prétexte de faire jouer la comédie aux aliénés, sans réfléchir aux funestes effets qu'un appareil aussi tumultueux devait nécessairement reproduire sur leur imagination. M. de Sade est le directeur de ce théâtre. C'est lui qui indique les pièces, distribue les rôles et préside aux répétitions [...] Les malades qui sont en communication journalière avec cet homme abominable, ne reçoivent-ils pas sans cesse l'impression de sa profonde corruption ? Comment veut-on d'ailleurs que la partie morale du traitement de l'aliénation puisse se concilier avec ces agissements ? » Lettre de M. Montalivet, Ministre de l'Intérieur, à Monsieur de Coulmier, directeur de l'Hospice de Charenton 1813 (extrait), in D.A.F. Marquis de Sade, Maurice Lever, Fayard : « J'ai jugé, d'après le compte qui m'a été rendu, que les bals et les spectacles qui ont lieu dans la maison de Charenton dans la vue de distraire les malades pouvaient exercer sur eux une influence plus nuisible qu'utile, en agitant leurs sens et en exaltant leurs esprits, et il m'a paru convenable de supprimer provisoirement ces exercices. » « Sade [...] estimait son théâtre au-dessus de tout ce qu'il avait produit jusqu'alors » écrit son biographe Maurice Lever. Parmi toutes ses uvres, c'est donc à ses quelque vingt pièces que l'auteur de Justine tenait le plus. Lorsque sa famille détruisit à sa mort tous les documents compromettants du sulfureux marquis, ils préservèrent heureusement ces cahiers soigneusement recopiés durant les dernières années passées à l'asile de Charenton et témoignant de ce qui semblait la seule passion saine de l'enfant maudit de la famille. C'est dans un coffre scellé et oublié pendant près de cent cinquante ans dans une pièce dérobée du Château de Condé que furent entreposés tous les documents qui échappèrent à l'autodafé et qui ne seront mis à jour, compilés et édités que durant la seconde partie du XXème siècle grâce au surréaliste Gilbert Lély et à l'éditeur Pauvert. Pourtant, si tous les romans de Sade connurent dès ce moment de nombreuses publications, son théâtre, après une première édition en 1970, souffrant de son apparent éloignement avec l'uvre majeure, est à son tour ostracisé par les nouveaux lecteurs du marquis. étrange destin d'un homme dont la vie et les uvres sont marquées par une arbitraire et interminable scission entre le bien et le mal, le sain et la folie, la liberté et l'enfermement, le publié et l'inédit, le fantasme et la réalité, le connu et l'inconnu, le philosophe et le jouisseur, le romancier et le dramaturge. Personnalité complexe et uvre déroutante : Sade fut incompris hier et rejeté pour la noirceur de ses écrits. Mais ne l'est-il pas moins aujourd'hui par un sentiment contraire qui relègue aux oubliettes de la littérature tout ce qui de Sade n'est pas « sadique » ? Si on regarde l'homme sous toutes ses faces, sans doute faut-il mettre, comme il le fait lui-même, son uvre théâtrale au premier plan et observer ainsi à travers elle la profonde unité intellectuelle et littéraire d'un homme dont le « vice » tant décrié ou tant aimé n'est que la partie saillante d'un hédonisme profond et intellectuellement très abouti. « Sade a aimé le théâtre à la folie, et sous toutes ses formes. Comédien, chef de troupe, décorateur, metteur en scène, et même souffleur par nécessité, le théâtre l'accompagne au long de sa vie. » (Maurice Lever) Née sans doute au collège Louis-le-Grand, réputé pour ses représentations théâtrales orchestrées par les jésuites, cette passion prit une forme particulière à chaque étape de la vie du Marquis, des cabarets de régiment (période durant laquelle il écrit sa première pièce) aux amantes comédiennes que le jeune époux collectionne plus ou moins discrètement - jusqu'à faire « jouer » à l'une d'entre elles le rôle de sa femme au château de Lacoste. à partir de 1763, il devient acteur et metteur en scène puis prend la direction du Théâtre de société du château d'évry. Entre deux épisodes de libertinage, il fait jouer sa femme et sa belle-mère dans des drames de Voltaire, avant d'écrire ses propres pièces et de faire construire un grand théâtre de cent vingt places dans son château de Lacoste, tandis que parallèlement éclatent les premières affaires judiciaires du divin Marquis. Comme ses romans sulfureux, c'est en prison que Sade compose la plupart de ses pièces, et ce, conjointement, comme le soulève dans son imposant essai sur le théâtre de Sade, Sylvie Dangeville qui note aussi que « ces juxtapositions témoignent de sa capacité à produire une uvre organisée en réseaux de significations complexes et distincts ». Lorsque Sade écrit en avril 1784 à l'Abbé Amblet : « Au reste, mon cher ami, il m'est impossible de résister à mon génie, il m'entraîne vers cette carrière-là malgré moi et, quelque chose qu'on puisse faire, on ne m'en détournera pas », c'est, en ces termes ambigus, son génie dramatique qu'il invoque et qu'il dresse face à cet autre génie, « sombre » : « Cela m'occuperait beaucoup [de faire jouer mes pièces à Paris] et me retirerait de tout le reste. J'ose même dire que c'est le seul moyen, et la raison en est physique : il faut une force supérieure pour combattre une force puissante. » à chaque sortie de prison, ce sont encore ses activités théâtrales qui occuperont la vie publique de Sade, tandis que simultanément, lors de ses frasques secrètes, « le mode d'expression utilisé revient toujours à un processus théâtralisé où le protocole et le rituel s'imposent tout naturellement à la pure jouissance. Plaisirs érotique et théâtral ne sont donc que les deux facettes d'un même comportement car le renversement subversif des codes culturels et sociaux supposent toujours la mise en équivalence de ces deux démarches » (in S. Dangeville, Le théâtre change et représente : lecture critique des uvres dramatiques du Marquis de Sade). Ce lien significatif entre les faits libertins délictueux et les fortes périodes d'activités théâtrales a d'ailleurs été analysé par Annie Lebrun : « Le fait d'écrire des pièces s'imbrique chez lui dans un ensemble de conduites qui toutes ramènent vers la scène comme point de rencontre entre le réel et l'imaginaire, l'unique et le nombre, le spectaculaire et le secret. [...] Comme si quelque chose dans le jeu théâtral s'avérant insuffisant avait la double fonction de retarder et de rendre plus intense la nécessité d'un passage à l'acte mais en faisant voir par avance la théâtralité illusoire au-delà de laquelle il y a toujours une ''autre scène'' » (in Un théâtre dressé sur notre abîme). Elle fait ainsi écho à cette étonnante introspection de Sade qui dans son Journal de Charenton écrivait : « le 21 depuis 3 semaines, j'éprouvais d'affreuses insomnies, ce fut la nuit du 20 au 21 [août 1807] que je réfléchis que de tous les temps les comédies m'avaient été funestes ». Les dernières années de sa vie passées à Charenton sont également celles durant lesquelles le théâtre de Sade prend toute son ampleur. Grâce à l'intelligente complicité du directeur de l'asile, Sade développe une intense activité dramatique dont la notoriété dépasse largement le cadre hospitalier. Il y fait aménager une nouvelle salle de spectacle pour laquelle il compose de nombreuses pièces destinées à être jouées par les pensionnaires et organise des représentations publiques auxquelles le Tout-Paris se précipite, attiré notamment par le précaire équilibre entre le jeu et la folie des acteurs. C'est à cette occasion qu'il fait également recopier par ses voisins de chambrée toute sa production théâtrale, depuis ses débuts jusqu'à ses nouvelles créations. Cet ensemble de cahiers rédigés par des copistes improvisés et corrigés de la main de Sade constitue, pour la majeure partie, la seule trace manuscrite de l'uvre théâtrale du Marquis. Plus qu'une retranscription par l'homme mûr d'uvres de jeunesse c'est une réécriture et une recomposition de son uvre dramatique que Sade entreprend alors, signe supplémentaire de l'importance qu'il accorde à cette expression artistique et à chacune de ces pièces dont il approuve la version finale en l'annotant et en lui attribuant méthodiquement un numéro de classement spécifique au sein de l'ensemble des vingt uvres retenues, en vue d'une publication complète de son théâtre. Brillamment analysée par Sylvie Dangeville, la relation entre le théâtre de Sade, sa vie publique et clandestine, ses écrits érotiques et philosophiques, ses influences littéraires et « l'irréductible originalité de sa pensée » demeure toujours une source intarissable d'informations « sur la circulation textuelle de l'ensemble de l'uvre de Sade ». Mais au-delà de l'intertextualité, la conception très physique du théâtre dont Sade fait preuve dans ses pièces témoigne d'un rapport fantasmatique au corps qui s'avère bien plus vaste que les « mises en scènes » sadiques de ses romans. Il n'est nullement surprenant que cet aspect encore à peine entrevu par la critique soit aujourd'hui le sujet d'une intense réflexion artistique. En 2008, avec sa création Sade, le théâtre des fous, la chorégraphe Marie-Claude Pietragalla s'empare ainsi du théâtre de Sade à Charenton pour explorer sa pensée « intimement, viscéralement et érotiquement liée au corps : Je suis donc je pense et non l'inverse. » - Photos sur www.Edition-originale.com - [AUTOMATIC ENGLISH TRANSLATION FOLLOWS] La Fête de l'amitié. Unique complete autograph manuscript [The Friendship's Party] [Charenton asylum] n. d. [ca. 1810-1812], in-8: 18,5 x 23,5 cm , (1 f.) 2 f shaved (78 f.), original wrappers The complete original manuscript of the last play by the Marquis de Sade, ruled in red throughout, comprising 78 leaves of 12 lines written recto and verso. This manuscript, like the other extant items from the Marquis, was dictated to a scribe and corrected by Sade himself. Two pages at the beginning of the notebook were excised before the text was written. Contemporary pink paper wrappers, a few lacks to head and foot of spine. Ink title to upper cover ""5/ La Fête de l'amitié"" including a prologue and a vaudeville sketch entitled Hommage à la reconnaissance, these forming two acts of mixed prose, verse, and vaudeville. This title is incorrect, as shown by the first page, on which the following title appears: ""La Fête de l'amitié. Prologue. Encadrant l'Hommage à la reconnaissance. Vaudeville en un acte."" Manuscript note by the Marquis to verso of upper cover, indicating the position he intended this work to occupy within his oeuvre. Several manuscript corrections, annotations and deletions in Sade's hand, including a quote from his own work as prelude to the vaudeville: ""On est des dieux l'image la belle quand on travaille au bonheur des humains. Hommage à la reconnaissance. [We are in the finest image of the gods when we work for the good of humanity. Homage to recognition.]"" ""This piece, written by the Marquis in honor of the director of the Charenton Asylum, M. de Coulmiers, was played in the Charenton theatre between 1810 and 1812, approximately a year before the total ban on the plays there was introduced on the 6 May 1813. This late work is the only play of Sade's entire theatrical output at Charenton that has come down to us."" The play is historic testimony of Sade's genuine respect - despite the inevitable tensions - for the director of his final home, whom the play lauds under the transparently anagrammatic name of Meilcour. But La Fête de l'amitié is also, by its very subject, a precious source of information on the progress of psychiatric medicine, just freeing itself from its repressive accoutrements in favor of new therapeutic methods, like the drama productions to which Sade contributed heavily and to which he here pays singular homage. The piece is particularly Sadean in its approach of casting madness not in the negative form of an illness, but quite the opposite, through the character of the benevolent God Momus, the focal point in this atypical vaudeville. Essentially, though the feast the play describes is a celebration in honor of the director of an asylum similar to Charenton located in ancient Athens, the central figure is the god of insanity himself, whose presence completely upends the relationship between the sane and the sick - much like with the players in the production itself, in which you couldn't distinguish the professional actors from the inmates of the asylum. The whole production, including both song and dance, is made up of two plays - a prologue/epilogue, La Fête de l'amitié, followed by a vaudeville: Hommage à la reconnaissance, played by the same characters as the prologue. The complete production was played at the ""festival for the Director."" Each dramatic layer is an allegorical variant on the real situation and there's no doubt that the actors, as they got deeper and deeper into the piece, were still playing their own parts. The work of a polished writer in full control of his subject and all the various dramatic and narrative tools, this seemingly frothy piece - by virtue of belonging to the literary genre of homage, which is very conventional and strictly codified - nonetheless contains the subversive elements so dear to the Marquis. And it's also a man who has suffered the regular confiscation and destruction of the texts found in his room at Charenton that here offers up to all and sundry the deceptively innocent spectacle of insanity triumphant in a narrative that presents a veritable harem of women, euphemistically referred to in the cast of characters as ""a group of young countrywomen."" This, in itself, replaces the expression ""of the same age"", which has been erased, being - perhaps - too explicit. These same young women go on to play the ""nymphs"" in the second piece, incorporated into the first. Similarly, the dialogues are replete with textually ambivalent phrases which - given the way the play was presented - could hardly have escaped the attention of a contemporary audience, who were familiar with the Marquis and his reputation: ""Du zèle ardent que vous faites paraître, / à votre exemple ici nous sommes pénétrés, / Mais il excite en nous le désir de connaître [Your ardent zeal apparent / penetrates us all / and excites in us a desire to know]""; ""si le métier n'a pas grande prétention, / Il est au moins fort agréable / Et le plus souvent préférable / à toute autre occupation [though devoid of lofty ambition, the profession / Is at least very pleasant / And more often than not / better than all other kinds of work]."" But leaving his plays on words aside, this play is above all one of the last, very rare personal relics of the Marquis, who was generally as discreet about himself in his writings as he was expansive in person with the world around him. Here, alongside the obvious figure of Meilcour, the author describes himself in the traits of the principal character in his comedy, Blinval. ""Essentially, the story of this itinerant troupe, made up of actors led by the distinguished Blinval, whose passion for the stage led to him to the Bohemian step of taking to the road, recalls throughout the tumultuous youth of the Marquis, who took to the roads of Provence with his company in 1772, deeply scandalizing his mother-in-law."" (S. Dangeville). Incidentally, we can see that names including the syllable ""val"" often recur in connection with characters who are more or less autobiographically inspired (Belval in L'Union des arts, Valcour in Aline et Valcour). The most interesting thing in this character is not so much the references to Sade's past but to his contemporary situation at Charenton. In deciding to live freely with Meilcour, Blinval reveals a Marquis whose presence at Charenton is for the first time experienced not as unjust imprisonment, with the impatient expectation of release, but as a positive accomplishment, freely chosen. In fact, the entire play is shot through with this hidden feeling underlying the apparent frivolousness of the singing, with allusions to the omnipotence of this paternal figure: ""ah! mon cher enfant, tu lui dois bien plus qu'à ta mère [ah, my dear child, you owe him far more than you do your mother]"". Other examples include a secret, not revealed but shared with Meilcour, and even the structure of the story within a story, consisting of a recursive image of the role of the actor, hiding behind successive masks. Blinval, played by Sade himself, takes on first the role of an actor and later a director in L'Hommage à la reconnaissance, all the while shielding himself from view until the final reveal. The only piece written at Charenton and carefully preserved by the Marquis shows itself a literary testament written at the twilight of his life and presenting a Sade mollified and reconciled with himself and his divine madness through the action of his first and final passion: the theatre. Provenance: family archives. " S.n. s.l. _[1810-1812] "in-8 (18,5x23,5cm)" (1f.) 2 f. découpés (78f.) broché‎

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‎"SADE Donatien Alphonse François, Marquis de HEROLD Jacques"‎

‎Lettre au citoyen Gaufridy‎

‎" - Lettera amorosa, Saint Pierre Kapelle 1972, 9x13cm, en feuilles. - Edition originale imprimée à 56 exemplaires, le nôtre un des 43 exemplaires numérotés sur Hollande. Rare plaquette illustrée d'un frontispice de Jacques Hérold qu'il a signé et justifié. Une claire et petite mouillure sur le premier plat, agréable état intérieur. - Photos sur www.Edition-originale.com - [AUTOMATIC ENGLISH TRANSLATION FOLLOWS] first edition printed 56 copies ours one of 43 numbered copies on Holland paper. Rare pamphlet illustrated with a frontispiece of Jacques Herold it signed and justified. A clear and little wetness on the first flat, nice interior state." Lettera amorosa Saint Pierre Kapelle _1972 9x13cm en feuilles‎

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‎"SADE Donatien Alphonse François, Marquis de"‎

‎Lettre autographe à sa femme. Hommages à la Présidente : « Faire noyer vive l'exécrable coquine qui depuis neuf ans (...) suce mon sang... »‎

‎" - s.l. (Vincennes) s.d. (circa 1781), 15,7x20,1cm, une feuille. - Lettre autographe, non signée, du Marquis de Sade adressée à sa femme. Une page rédigée à l'encre, écriture serrée sur 31 lignes. Cette lettre a été publiée dans la correspondance du Marquis de Sade. Provenance?: archives de la famille. Cette lettre a été rédigée lors de l'incarcération de Sade à Vincennes, probablement en avril 1781, si l'on en croit les quelques repères temporels évoqués par le rédacteur lui-même. Le Marquis parle en effet de la fin de l'«?exil de Marseille?», faisant ainsi référence à la décision de la cour d'Aix-en-Provence qui, le 14 juillet 1778, casse le jugement pour débauche et libertinage, mais lui interdit d'habiter ou de fréquenter la cité phocéenne pour une durée de trois ans. Sade revient en outre sur l'un des épisodes marquants de sa vie, sa cavale italienne, qui eut lieu entre janvier et novembre 1776?: «?il valait autant me tuer tout d'un coup ou me laisser dans le pays étranger quand j'y étais?». Le Marquis évoque également «?l'étonnante faveur?» qui lui est faite «?de changer de bercail?», c'est-à-dire sa possible translation au fort de Montélimar. En avril 1781, Madame de Sade obtient du Roi, par l'intermédiaire de son amie Madame de Sorans, l'autorisation que son mari soit transféré à la prison montilienne. Le Marquis explique dans la lettre?: «?je trouve qu'il faut être d'une belle impudence pour oser écrire à un malheureux qui souffre depuis neuf ans [...] de remercier bien humblement la personne qui lui obtint l'étonnante faveur de changer de bercail?». Sade fait sans doute ici référence à cette fameuse Madame de Sorans, dame de compagnie de la sur de Louis XVI et amie de sa femme qui, par esprit romanesque, acceptera d'intercéder en sa faveur auprès du Roi. C'est au commissaire Le Noir, cité dans cette lettre, que Renée-Pélagie laisse le soin d'annoncer la nouvelle au détenu?: «?Ah je vois ce que c'est à présent que votre belle visite de M. Lenoir, je suis accoutumé à le voir en milieu de mes détentions.?» Bien que, comme le souligne Pauvert (in Sade vivant), ce changement de «?bercail?» occupe grandement les pensées du Marquis et ses lettres, ce dernier n'y sera jamais envoyé, préférant rester dans les geôles du donjon de Vincennes. Sade est enfermé depuis maintenant plusieurs années et cette lettre tout en mouvements trahit sa soif de liberté. Cette lettre a été rédigée au moment où Madame de Sade s'est retirée au couvent Sainte-Aure. Si elle appréhende cette retraite comme une libération du carcan marital, le Marquis est quant à lui obsédé par l'idée de sa sortie et évoque d'ailleurs une possible date de libération?: octobre 1783. Cette longue incarcération commencée en 1777 durera pourtant jusqu'en avril 1790, date de l'abolition des lettres de cachet. Les visites de Madame de Sade ne seront quant à elles rétablies par l'administration carcérale que le 13 juillet 1781, après quatre ans et cinq mois de séparation. Plusieurs des grands thèmes de la correspondance sadienne transparaissent déjà dans cette lettre des premières années de détention. Tout d'abord, la haine éprouvée à l'encontre de sa belle-mère, la Présidente de Montreuil, cette «?exécrable coquine qui [lui] suce [le] sang [...] déshonore [ses] enfants [qui] n'est pas encore rassasiée de faire des horreurs et des platitudes?» et qu'il a le désir «?de faire noyer vive?». Le Marquis s'y plaint en outre de sa mauvaise condition physique?: «?la tête me tourne et je n'ai pas besoin dans l'état où je suis d'une augmentation de chagrin?» et utilise des épithètes toutes sadiennes pour exprimer son désespoir?: «?un malheureux qui souffre depuis neuf ans?», «?qu'ai-je fait grand dieu qu'ai-je fait pour souffrir depuis douze ans?». - Photos sur www.Edition-originale.com - [AUTOMATIC ENGLISH TRANSLATION FOLLOWS] SADE Donatien Alphonse François, Marquis de Autograph letter to his wife. Hommages à la Présidente: ""Faire noyer vive l'exécrable coquine qui depuis neuf ans [...] suce mon sang..."" N. p. [Vincennes Castle] n. d. (circa 1781), 157 x 201 mm (6 3/16 x 7 15/16 ""), single leaf ""The more I think about it, however, the more I think you have to have quite a nerve to dare write to a poor suffering unfortunate..."" Autograph letter unsigned from the Marquis de Sade to his wife. One page, closely written in ink on 31 lines. This letter was written during Sade's imprisonment at Vincennes, probably in April 1781, if one is to believe the occasional indicators of date referenced by the writer. Sade mentions the end of his ""exile from Marseilles"", referring to the decision of the court in Aix-en-Provence to overturn his conviction for debauchery and libertinage on the 14 July 1778, but which nonetheless banned him from living in or visiting Marseilles for three years. Sade also mentions one of the defining episodes of his life, his flight to Italy between January and November 1776: ""they may as well have killed me straight off as left me in that foreign country where I was."" Sade also mentions the ""amazing favor"" that befell him of ""moving house"", which is to say his potential transfer to the fort at Montélimar. In April 1781, Madame de Sade, through the good offices of her friend Madame de Sorans, got authorization from the King for her husband to be transferred to the prison there. Sade explains in the letter: ""I think you have to have quite a nerve to dare write to a poor suffering unfortunate who has been beset these nine years...telling him to thank, ever so humbly, the woman who obtained for him the amazing favor of moving house."" Sade is here no doubt referring to the famous Madame de Sorans, a lady of Louis XVI's sister's bedchamber and a friend of his wife's who, out of a spirit of adventure, accepted the task of petitioning the King in his favor. It was to Commissioner Le Noir, referenced in this letter, that Renée-Pélagie left the task of breaking the news to the prisoner: ""Ah, I see now what this nice little visit by M. Lenoir means, I'm used to seeing him in the middle of my incarcerations."" Despite the fact that, as Pauvert points out in Sade vivant, this change of ""house"" occupied the Marquis' thoughts to a large extent, he was never actually moved, preferring to stay in the gaols of the keep at Vincennes. At this point, Sade had been imprisoned for several years and this letter, full of movement, reveals his thirst for freedom. This letter was written when Madame de Sade withdrew to the convent at Sainte-Aure. If she saw this act as a liberation from the yoke of her marriage, the Marquis for his part was obsessed by the idea of his own liberation and mentions a potential date: October 1783. His long incarceration, which began in 1777, would last till April 1790, when lettres de cachet were abolished. Madame de Sade's visits were not reauthorized by the prison authorities until 13 July 1781, after four years and five months of separation. Several important themes in Sade's correspondence already appear in this letter from his first years in prison. First of all, his hatred for his mother-in-law, the Présidente de Montreuil, an ""execrable wretch who drinks [my] blood...disgraces [her] children, who has not yet done scattering her horrific deeds and platitudes"" and whom he would like to ""drown alive"". The Marquis also complains of his poor physical health: ""my head spins and in my condition I hardly need any more misery"", using very Sadean epithets to express his despair. ""A poor suffering unfortunate who has been beset these nine years""; ""what have I done, what have I done dear Lord, to suffer for twelve years?"". Provenance: family archives. " s.l. |(Vincennes) _s.d. (circa 1781) "15,7x20,1cm" une feuille‎

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‎"SADE Donatien Alphonse François, Marquis de"‎

‎Lettre autographe à sa femme. Le sot témoin : «C'est un bien sot personnage que celui du témoin [...] rien dans l'univers pourrait m'engager à jouer un tel rôle»‎

‎" - s.n., s.l. [Prison de Vincennes] s.d. (mars 1781), 15,9x20,1cm, Un feuillet recto-verso. - Lettre autographe censurée de Donatien Alphonse François de Sade rédigée d'une écriture fine sur deux pages adressée à sa femme Renée-Pélagie. Plusieurs soulignements, ratures et biffures. Sans date, cette lettre a été rédigée au début du mois de mars 1781 à la prison de Vincennes. La fin de la lettre a été mutilée à l'époque, probablement par l'administration carcérale qui détruisait les passages licencieux de la correspondance du Marquis. La lettre été retrouvée telle quelle lors de l'ouverture en 1948 de la malle du Marquis conservée scellée par la famille depuis 1814 et est publiée sous cette forme amputée dans la correspondance du Marquis de Sade. Provenance?: archives de la famille. Cette lettre relate l'une des grandes obsessions carcérales de Sade?: prendre l'air. «?J'ai un besoin d'être à l'air qui est au-dessus de tout ce qu'il est possible d'imaginer.?» Heureux hasard, les promenades - interdites depuis de 27 juin 1780 - lui seront rendues quelques jours après la rédaction de cette missive, le 9 mars 1781 soit après trente-six semaines de suspension. Pour lors, le Marquis est toujours consigné dans son «?espèce de cachot?» et s'apitoie sur son sort, ne manquant pas au passage de culpabiliser sa femme?: «?j'ai un besoin étonnant d'air, et je ne passerai sûrement pas l'été sans y succomber, si on ne me le fait pas respirer davantage ce printemps?». Loin de demander une promenade comme à son habitude, le Marquis dans cette requête implicite, souligne la nécessité physiologique que revêt sa demande?: «?S'il m'était seulement possible de respirer l'air trois ou quatre heures par jour sur le haut de la tour, je serais content, preuve que ce n'est pas le stérile plaisir d'une promenade dans un cimetière qui me tente, mais le besoin essentiel de respirer.?» La lettre s'enchaîne sur le deuxième grand sujet de la vie pénitentiaire sadienne?: les visites de Renée-Pélagie. «?Le premier objet de votre lettre auquel je réponds est celui où vous me proposez de me venir voir. Vous ne pouvez certainement rien me proposer de plus agréable et de plus fait pour apporter quelque consolation dans ma malheureuse situation.?». Le Marquis se plaît même à imaginer le rétablissement d'une vie de couple adaptée aux contraintes de la vie carcérale?: «?Vous devriez, si vous obtenez cela, venir prendre une petite maison pour votre été à Vincennes.?» Madame de Sade n'a pas eu l'autorisation de voir son mari depuis son arrestation et leurs entrevues ne seront rétablies qu'à partir du mois de juillet 1781, c'est-à-dire près de 4 ans et œ après son incarcération et seulement en présence du commis de police Boucher. La perspective d'une rencontre chaperonnée déplaît fortement à Sade?: «?Vous devriez, si vous obtenez cette permission, tâcher d'abord de l'obtenir sans témoin, car ces visites avec un témoin sont d'une gêne et d'un ennui mortels?: et d'ailleurs, vous en conviendrez, c'est un bien sot personnage que celui du témoin. Il doit être bien persuadé qu'on le maudit, et que le diable m'emporte si d'après cette certitude-là, rien dans l'univers pourrait, m'engager à jouer un tel rôle.?» L'irruption du champ lexical théâtral, genre littéraire fétiche du Marquis, dans cette lettre («?personnage?», «?jouer un tel rôle?») montre ici la perméabilité entre la fiction et la réalité et peut être appréhendée en regard de son uvre future. En effet, dans les romans à venir, les personnages de voyeurs seront investis d'un rôle primordial?: sans eux, l'acte sadique n'a pas d'existence légitime. Ainsi Justine, personnage principal du roman éponyme, occupe-t-elle une place centrale ; spectatrice inopinée des pires infamies (pédophilie, pédérastie...) elle se fait la complice du lecteur, mais aussi le double de Sade, comme le souligne Bernard Noël?: «?Justine n'est pas seulement la ""complice"" de Sade?: elle est Sade...?» (in Jean Paulhan, Le Marquis de Sade et sa complice, Éditions complexes, 1987). Le Marquis, à travers les plaintes exprimées dans cette lettre, esquisse déjà cette relation complexe au témoin, sujet tour à tour adjuvant et opposant. Assimilé à un délateur émissaire du pouvoir, il devient fantasmatiquement le représentant de la plus haute autorité inquisitrice?: la Présidente de Montreuil. «?Je n'ai point de secret d'État à vous confier. Le Gouvernement, en dépit de Madame votre mère, n'est rien dans cette affaire-ci. Je ne vois pas, d'après cela, pourquoi gêner aussi cruellement dans de telles visites un mari et une femme qui n'ont à parler que de leurs simples affaires.?» Ce spectre omniprésent de la belle-mère refait surface dans la lettre lorsque le Marquis évoque le fonctionnement de «?la maison?», appellation pittoresque désignant la prison. Il rapporte avec précision à sa correspondante ses observations quant au fonctionnement du système de blanchisserie?: «?Il semble exactement que ce soit une femme de charge qui gronde des valets de ce qu'ils négligent le linge qu'on leur prête?: multiplicité de petites insolences autorisées par l'ingénieux Bailli, lequel est visiblement soudoyé par la présidente pour accumuler à chaque instant en façon de signaux toutes ces petites infamies-là.?» Ainsi la Présidente de Montreuil se trouve-t-elle mêlée à une anecdote du quotidien pénitentiaire et est une fois encore à l'origine de la transmission d'un funeste signal. Composante essentielle de la pensée carcérale du Marquis, ce langage codé comme les interprétations fantasmées des lettres de ses correspondants, alimentent les hypothèses des chercheurs, philosophes, mathématiciens... et poètes biographes. Ainsi Gilbert Lely estime que, loin d'être le symptôme d'une psychose, le recours aux signaux est une «?réaction de défense de son psychisme, une lutte inconsciente contre le désespoir où sa raison aurait pu sombrer, sans le secours d'un tel dérivatif?». Absentes de la correspondance durant ses onze années de liberté, ces strates sémantiques sibyllines, «?véritable défi à la perspicacité sémiologique?» (Lever p. 637), réapparaîtront dans son journal de Charenton. La fin de la lettre a été mutilée, à l'instar de beaucoup de missives envoyées à cette époque. Ces amputations sont le fait de la censure pénitentiaire qui supprimait systématiquement et minutieusement les passages licencieux ou injurieux. Ainsi, justement en mars 1781, Renée-Pélagie conseille à son époux?: «?Tu devrais bien, mon tendre ami, réformer ton style pour que tes lettres puissent me parvenir dans leur entier. Si tu dis des vérités, cela offense, aigrit contre toi. Si tu dis des faussetés, on dit?: voilà un homme incorrigible, toujours avec la même tête qui fermente, ingrat, faux, etc. Dans tous les cas, ton style ne peut que te nuire. Ainsi réforme-le.?» - Photos sur www.Edition-originale.com - [AUTOMATIC ENGLISH TRANSLATION FOLLOWS] Handwritten letter to his wife: ""The Foolish Witness"" [Vincennes Prison] n. d. [March 1781], 15,9 x 20,1 cm, one recto-verso leaf Handwritten, censored letter by Donatien Alphonse François de Sade, written in fine writing across two pages addressed to his wife Renée-Pélagie. A number of examples of underlinings, crossing-out and erasing. Without a date, this letter was written in early March 1781 in Vincennes prison. The end of the letter was mutilated at the time, probably by the prison administration which destroyed the Marquis' licentious correspondence. In 1948 the letter was found as it was when the Marquis' trunk, which had been sealed by the family since 1814, was opened; it was published in this reduced form as part of the Marquis de Sade's correspondence. Provenance: family archives. This letter deals with one of Sade's great prison obsessions: having fresh air. ""My need to be out in the fresh air is above everything that I can imagine. A fortunate coincidence, walks - which had been forbidden since 27 June 1780 - were returned to him several days after writing this missive, on 9 March 1781, after having been suspended for thirty-six weeks. During that time, the Marquis is held always in his 'kind of dungeon' and wallows in self-pity, not missing the opportunity to blame his wife: 'I have a surprising need for fresh air, and I will certainly not spend the summer without succumbing to it, if you do not make me breathe more this spring?'. Far from asking for a walk as was his norm, in this implicit request the Marquis highlights the physiological necessity of this request: 'If it was only possible for me to breathe fresh air for three or four hours per day from the top of the tower, I would be happy, proof that it is not the sterile pleasure of a walk in the cemetery that appeals to me, but the essential need to breathe.'"" The letter continues onto the second big topic of Sade's life in prison: Renée-Pélagie's visits. ""The first point in your letter to which I reply is the one where you suggest coming to see me. You could certainly not have suggested anything better and furthermore bring some consolation to my unfortunate situation."" The Marquis even likes to imagine reinstating life as a couple, adapted to the constraints of life in prison: ""You should, if you get it, come and take a little house for your summer in Vicennes. Madame de Sade had not been authorized to see her husband since his arrest and their meetings would only be reinstated in July 1781, namely almost 4 œ years after his imprisonment and only in the presence of the Boucher police clerk. The prospect of a chaperoned meeting was not at all pleasing for Sade: ""You should, if you get permission, first try to get it without a witness, because these visits with a witness are a deadly embarrassment and a nuisance: and besides, you will agree, the character of the witness is that of a foolish one. He must be convinced that he is cursed, and that the devil take me so by this certainty, nothing in the universe could commit me to play such a role?"" The sudden use of theatrical language, the Marquis' favourite literary genre, in this letter (""character, play such a role?"") demonstrates the permeability between fiction and reality and an understanding in regard to his future work. Indeed, in novels to come, the voyeur's characters will be vested with a primordial role: without them, the sadistic act has no legitimate existence. Thus, Justine, the main character of the eponymous novel, has a central role; unexpected spectator of the worst infamies (paedophilia, pederasty...) she becomes the reader's accomplice, but also Sade's double, as Bernard Noël highlights: ""Justine n'est pas seulement la ""complice"" de Sade: elle est Sade..."" ""Justine is not only Sade's ""accomplice: she is Sade..."" (in Jean Paulhan, Le Marquis de Sade et sa complice, Éditions complexes, 1987). Through his complaints expressed in this letter, the Marquis already sketches out this complex relation to the witness, a subject who is both adjuvant and opponent. Likened to an emissary of power, he phantasmically becomes the representative of the highest inquisitive authority: the President of Montreuil. ""I have no State secret to confide in you. The Government, despite Madame you mother, has nothing to do with this business. I do not see, from this, why such visits between a husband and a wife who have nothing to talk about but their simple affairs, should be so cruelly disturbed.""This omnipresent ghost of the mother-in-law resurfaces in the letter when the Marquis alludes to the functioning of ""the house"", the picturesque name for the prison. He reports his precise observations on the functioning of the laundry system to his correspondent: ""It seems exactly as if there is there is a woman in charge who tells the valets off for neglecting the laundry they are given: an abundance of small insolences authorised by the ingenious Bailli, the one who is obviously bribed by the president to constantly accumulate all these little infamies by way of signals. ""As such the President of Montreuil finds herself involved in an anecdote of daily prison life and is once again responsible for giving out a harmful signal. An essential component of the Marquis' prison mindset, this encoded language, like the fantasised interpretations of his correspondents' letters, feeds the theories of researchers, philosophers, mathematicians... and poet biographers. As such, Gilbert Lely estimates that, far from being symptomatic of psychosis, the return to signals is a ""réaction de défense de son psychisme, une lutte inconsciente contre le désespoir où sa raison aurait pu sombrer, sans le secours d'un tel dérivatif"" ""reaction of his psyche's defence, a sub-conscious struggle against despair where, without the help of such a distraction, his motivation could have declined."" No present in his correspondence during his eleven years of freedom, these enigmatic semantic depths, ""a real challenge to semiological judgement"" (Lever p. 637), reappear in his Charenton diary."" The end of the letter was mutilated, like many of the missives sent in this era. These removed sections are the result of the prison censorship that systematically and meticulously removed licentious or abusive passages. Thus, rightly in March 1781, Renée-Pélagie advises her husband: ""My dear, you really must change your style so that your letters can reach me whole. If you give the truth, it offends, turns against you. If you give any untruths, they say: there is an incorrigible man, always with the same head that ferments, ungrateful, false etc. In any case, your style can only harm you. So change it."" " s.n. s.l. [Prison de Vincennes] _s.d. (mars 1781) "15,9x20,1cm" Un feuillet recto-verso‎

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‎"SADE Donatien Alphonse François, Marquis de"‎

‎Lettre autographe inédite à sa femme. L'oeil du Marquis : « ... et suis-je donc ici pour des années ? Adieu je suis au désespoir.»‎

‎" - s.n., s.l. s.d. (février 1783?), 11,7x19,1cm, Une page sur un feuillet remplié. - Lettre autographe inédite de Donatien Alphonse François de Sade rédigée d'une écriture fine et serrée sur une page adressée à sa femme. Deux petites brûlures causant la perte de quelques lettres en haut du premier feuillet. Adresse de Madame de Sade à Paris sur la quatrième page. Provenance?: archives de la famille. Sans date, cette lettre a été rédigée au début du mois de février 1783, durant l'incarcération du Marquis à la prison de Vincennes. Cette lettre pleine de douleur physique et morale est écrite depuis la cellule enfumée du Donjon dans lequel est consigné Monsieur le 6, interdit de visites depuis plus de deux mois et souffrant de cécité partielle et de terribles maux de tête. En apparence décousue, mêlant remerciements, plaintes, supplications et reproches, cette lettre d'amour autant que de haine, révèle la très grande faiblesse du prisonnier en cette période charnière de sa vie carcérale. C'est en effet exactement à cette période que prend forme dans sa tête malade l'univers littéraire unique du Marquis de Sade. «?J'ai reçu la lettre du docteur et je vous en remercie, j'y répondrai quand je pourrai onque ma tête le pourra.?» C'est au commencement de l'année 1783 que le Marquis subit d'importantes inflammations oculaires ; il perdra presque totalement l'usage de ses yeux de janvier à juillet 1783. Sade rédigera un rapport détaillé de ses maux dans un précieux document intitulé Journal de mon il. Concernant ses céphalées, il écrit dans son Journal pour le mois de février?: «?Le 9 souffrant horriblement, j'eus nuit bonne mais de grandes douleurs de tête. Le 10 si mal à la tête que je ne pus me lever qu'à trois heures.?» C'est d'ailleurs cette unique allusion à des maux de tête qui nous permet de dater précisément cette lettre. Le «?docteur?» dont il est ici question n'est autre qu'Henri Grandjean, chirurgien-oculiste du roi et de la famille royale, envoyé examiner le prisonnier à la suite de ses instantes demandes?: «?Je vous prie de m'envoyer un médecin oculiste, et le meilleur de Paris.?» (Lettre à Renée-Pélagie du 4 février 1783). Le Marquis est alors très anxieux à l'idée de perdre la vue, comme le trahit la très fréquente répétition du verbe voir à quelques lignes d'intervalle?: «?me venir voir?», «?si je les vois?» ou encore «?si vous me voyiez?». C'est cependant sous l'effet de cette cécité naissante et des douleurs afférentes, qui le privent de toute distraction et le contraignent à l'inertie, que Sade commence à imaginer ses futures odyssées érotiques comme il le confessera quelques mois plus tard dans une lettre d'avril 1783?: «?Mon il est toujours le même, et on est très éloigné de penser même à me le guérir [...]. Au reste, je m'en occupe moins, je lis moins, je travaille moins, et ma tête erre sur autre chose avec une force si prodigieusement plus vive, qu'en réalité, à l'inconvénient près qu'il est fort grand, je serais presque tenté de n'en être pas fâché?! Je l'avais toujours bien entendu dire, qu'un sens affecté triplait la force de l'imagination, et je l'éprouve. Ça m'a fait inventer une singulière règle de volupté. C'est que je suis très persuadé que l'on parviendrait à rendre les plaisirs de l'amour au dernier degré de force possible, en amortissant un ou deux sens, et même plus, chaque fois qu'on veut jouir.?» Mais pour l'heure, le Marquis, encore loin de cette introspection fertile, est submergé par l'omniprésente souffrance qui semble le maintenir dans un état de grande confusion. Affaibli par cette violente affliction, Sade, «?à bout?», cède «?au désespoir?», et quittant la posture virulente qui lui est coutumière, devient une victime impuissante, soumise à la cruauté du clan des Montreuil?: «?N'obtiendrais-je donc jamais la plus légère faveur des bourreaux qui vous entourent ne sont-ils donc pas encore las de me persécuter, pour moi je le suis bien de souffrir. Eh mon Dieu je suis à bout.?» Cette supplique semble préfigurer les longues plaintes de la future Justine qui, cible du mauvais sort et des plus abominables châtiments, se laisse aller aux lamentations. À l'instar de son héroïne, Sade met à nu une faiblesse non feinte, marquée par l'étonnante litanie vocative «?Eh mon dieu?». Blessé tant physiquement que moralement, il s'en prend à Renée-Pélagie, qui malgré l'interdiction (depuis le 28 novembre 1782) de visiter son mari et son entrée au couvent de Sainte-Aure, continue à lui être fidèle et à correspondre avec lui. Cependant, ces échanges assidus semblent, mystérieusement faire enrager le Marquis?: «?Laissez-moi respirer au nom de Dieu au moins quinze jours, sans m'accabler comme vous faites de coups de poignards sur coups de poignards.?» Dans les rares lettres de Renée-Pélagie subsistantes à cette époque, il n'y a pourtant nulle trace d'animosité ou d'«?exécrables lettres?», et «?les poignards?» sont plus vraisemblablement l'expression de sa souffrance paranoïaque. On assiste d'ailleurs ici à un bipolarisme flagrant, où l'on devine un Sade partagé entre la souffrance physique provoquée par sa maladie et le manque moral causé par la suspension des visites?: «?Je voudrais ajouter à cela que si vous pouviez obtenir de me venir voir vers le commencement du carême, le plus grand service que vous pourriez me rendre serait de m'apporter vous-même les affaires-là qui me ferait mourir si je les vois venir sans vous.?» Pour échapper à la folie, il met en place un calendrier relativement précis comme en témoignent les repères temporels abondants de cette lettre?: il demande la tranquillité «?jusqu'au premier mars?», c'est-à-dire «?au moins quinze jours?», ce qui amènerait une possible visite de sa femme «?vers le commencement du carême?» soit à «?[l']époque du 1er mars?», visite qu'il pourra néanmoins attendre «?jusqu'en 8?». Mais l'agenda rassurant de ses visites conjugales se dissout soudain dans une temporalité effrayante, où se font écho la conscience précise du temps écoulé «?depuis six ans que je souffre?», et l'incertitude de l'avenir carcéral?: «?Suis-je donc ici pour des années???» Dès lors, le Marquis de Sade, aristocrate malchanceux en instance de libération et qui consacrait toute son énergie à cette seule finalité, devient pensionnaire attitré du donjon de Vincennes. Et de cette nouvelle posture naîtra bientôt la possibilité d'accéder à une liberté plus vaste que celle vainement espérée sa vie durant?: l'écriture. Une des rares lettres intimes encore inédites du Marquis de Sade. - Photos sur www.Edition-originale.com - [AUTOMATIC ENGLISH TRANSLATION FOLLOWS] SADE Donatien Alphonse François, Marquis de Unpublished autograph letter to his wife. L'il du Marquis: ""... et suis-je donc ici pour des années? Adieu je suis au désespoir."" N. p. [Vincennes Castle] n.d. [February 1783?], 117 x 191 mm (4 5/8 x 7 1/2 ""), one page on a folded leaf ""What monster, oh dear God, what monster breathes these lazy expressions that you use and am I then here for years to come? Farewell, I am at the edge of despair."" Unpublished autograph letter by Donatien Alphonse François de Sade written in a fine and close hand on one page addressed to his wife. Madame de Sade's Paris address to fourth page. Two small burns with loss of a few letters to top of first leaf. Undated, this letter was written at the beginning of February 1783 during the Marquis' incarceration in the prison at Vincennes. The letter, full of both physical and emotional pain, was written from the locked cell in the dungeon to which 'Monsieur le 6' was confined, denied visits for over two months and suffering from partial blindness and terrible headaches. Apparently rambling, the letter is a mixture of thanks, complaints, supplications and reproaches, and is as much a love letter as a letter of hate, revealing the terrible vulnerability of the prisoner during this transitional period of his incarceration. It was in fact precisely during this period that the unique literary universe of the Marquis de Sade took shape in his sick head. ""I received the doctor's letter and I thank you for it, I shall reply if ever my head allows me."" It was at the beginning of 1783 that the Marquis suffered from significant swelling to his eyes; he lost the use of his eyes almost completely from January to July 1783. Sade wrote a detailed report of his illnesses in an important record entitled Diary of my Eye. As for his headaches, he writes in his Diary for February: ""9th, suffering terribly, I had a good night but strong headaches. The 10th it was so bad with my head that I couldn't get up till three"". It is, by the by, this sole allusion that allows us to date the letter. The ""doctor"" mentioned here is none other than Henri Grandjean, the King's surgeon and eye doctor, and that of the royal family, sent to examine the prisoner following his insistent demands: ""Please send me an eye doctor, the best in Paris"" (letter to Renée-Pélagie, 4 February 1783). The Marquis was very concerned at the time at the prospect of losing his sight, as we can see by his frequent use of the verb ""to see"" every few lines: ""come see me"", ""if I see them"" and ""if you could see me"". It was nonetheless while suffering from the onset of this blindness and various pains that deprived him of all other distractions and confined him to inactivity that Sade began to conceive his future erotic Odysseys, as he would note in a letter a few months later, in April 1783: ""My eye is unchanged, and even the prospect of a cure seems to be very far off...Thus I am less occupied, I read less and work less, and my mind wanders to other things with a force so prodigiously more lively that, really, however grave the inconveniences I am faced with, I am almost tempted not to mind. I've always heard it said that when one of the senses is diminished, it triples the power of the imagination, and I am the living proof. It has made me come up with a singular rule of sensual pleasure. I am deeply convinced that one can whip up the pleasure of love to the utmost possible extent in shutting down one or two of the senses, or even more, each time one wants to climax."". But at the time, the Marquis, still far from this fruitful introspection, is overwhelmed by the ever-present suffering that seems to keep him in a state of profound confusion. Weakened by this violent affliction, Sade is ""at the edge"" of imminent ""despair"" and, stepping out of the virile pose that he usually adopts, becomes a powerless victim, subject to the cruelty of the Montreuil clan.: ""Will I never gain the slightest favor from the executioners who surround you, are they not tired of persecuting me? As for me, I am tired of suffering. Oh, God, I'm exhausted."" This supplication seems to prefigure the long complaints of the future Justine who, the victim of an unfortunate fate and the most appalling punishments, allows herself to fall into lamentation. Like his heroine, Sade here displays an unfeigned vulnerability, marked by the extraordinary vocative litany of ""Oh, God"". Wounded as much emotionally as physically, he turned to Renée-Pélagie who, despite the ban on visiting her husband (in place since 28 November 1782), and her entering the convent of Sainte-Aure, continued to be faithful to him and to correspond with him. Nonetheless, these dutiful exchanges seem to make the Marquis peculiarly angry: ""Let me breathe for two weeks at least, in the name of God, without harassing me like you do with dagger blow upon dagger blow."" In the rare extant letters from Renée-Pélagie from this period, there is, however no trace of animosity or of ""execrable letters"" or ""daggers"", which more probably reflect an expression of Sade's paranoia. We can also see on display here an obviously bipolar personality, which reveals a Sade divided between the physical suffering brought on by his illness and an emotional suffering caused by the prohibition on visits. ""I wanted to add that if you could arrange to come and see me before the beginning of Lent, the greatest service you could do me would be to bring yourself the things that would make me die if I saw them arrive without you"". To avoid going mad, he put together a relatively detailed calendar, as the numerous references to time in his letter attest. He wants peace ""until the first of March"", which is to say ""at least two weeks"", which would put a potential visit from his wife off until ""about the start of Lent"" or in other words ""around the first of March"", but which could potentially be pushed ""until the 8th"". But the reassuring calendar of these conjugal visits suddenly dissolves in a frightening sense of time where the precise awareness of the time that's gone by ""in the six years that I've suffered"" echoes, as well as the uncertainty of his future in prison. ""Am I then here for years to come?"" From then on, the Marquis de Sade, an aristocrat nonetheless hapless when it came to his liberation, and who devoted all his energies to this one goal, became a permanent resident of the dungeon at Vincennes. And from this new attitude was to come, not much later, the possibility of finding a far greater liberty than the one he longed for most of his life: writing. One of the rare intimate letters of the Marquis de Sade that remains unpublished. Provenance: family archives." s.n. s.l. _s.d. (février 1783?) "11,7x19,1cm" Une page sur un feuillet remplié‎

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‎"SADE Donatien Alphonse François, Marquis de & ANONYME"‎

‎Liste du Théâtre français et du Théâtre italien‎

‎" - s.d. (circa 1790), 16,20,1cm, 3 pages sur un double feuillet. - Liste de 38 pièces (15 pièces jouées au Théâtre-Français et 23 à la Comédie-Italienne), rédigée sans doute par un secrétaire du Marquis. Annotations, ratures, biffures et corrections de la main du Marquis de Sade. Cette liste correspond à des pièces de théâtre jouées de 1783 à 1785 au Théâtre français (actuel Théâtre de l'Odéon) et au Théâtre italien (connu de nos jours sous le nom d'Opéra-Comique ou Salle Favart). Le Marquis avait pour habitude de se faire envoyer chaque année l'Almanach des spectacles afin de se tenir informé des actualités de la scène parisienne. Ainsi dans une lettre de décembre 1784 à sa femme Renée-Pélagie, il demande : « Liste d'objets dont j'ai besoin. [...] Deux almanachs [...] des spectacles. Les comédies ou tragédies nouvelles de l'année, de l'un et l'autre spectacles. J'en ai d'autant plus besoin cette année, que j'ai prodigieusement travaillé dans l'un et l'autre genre et que je ne puis me passer de ce qui paraît, pour m'instruire et vérifier. ». Toutes les pièces listées dans cet inventaire apparaissent dans les almanachs théâtraux reproduits par Sylvie Dangeville dans son ouvrage Le Théâtre change et représente (Honoré Champion, Paris, 1999). Soucieux de garder un lien avec le monde extérieur, le Marquis commande énormément d'ouvrages, notamment les brochures des pièces théâtrales fraîchement parues. Ainsi en 1775, dans une lettre à la Veuve Duchesne, célèbre libraire-éditrice parisienne, il demande : « Pour l'intelligence du billet ci-joint, Madame Duchesne est priée de jeter les yeux sur l'Almanach des Spectacles, article pièces nouvelles, et en conséquence elle voudra bien remettre au présent porteur tout ce qui [a] été imprimé à l'un ou l'autre spectacle, savoir du Théâtre français depuis l'Hôtellerie ou le faux ami et du Théâtre italien depuis l'Amitié au village, l'un et l'autre inclusivement, si elles sont imprimées ou exclusivement si elles ne le sont pas, jusqu'à l'époque de la clôture des spectacles. Le porteur n'a qu'un louis ; si les pièces montaient à une somme plus forte, Madame Duchesne enverrait d'abord pour cette somme et ferait dire celle qu'il faudrait envoyer le lendemain pour avoir le total. ». Le « billet » dont il est question en début de missive est très vraisemblablement la liste que nous proposons ; les deux titres auxquels fait référence le Marquis y apparaissent. Rare et précieuse liste répertoriant les ouvrages lus par le Marquis au commencement de son incarcération à La Bastille, point de départ de sa production littéraire prolifique. Provenance : archives de la famille. - Photos sur www.Edition-originale.com - [AUTOMATIC ENGLISH TRANSLATION FOLLOWS] List of 15 French and 23 Italian pieces, probably written by a secretary and annotated on the margin by the Marquis. Provenance: archives of the family." _s.d. (circa 1790) "16,20,1cm" 3 pages sur un double feuillet‎

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‎"SADE Donatien Alphonse François, Marquis de"‎

‎Miss Henriette Stralson‎

‎" - Editions E.L.S., Paris 1946, 12,5x16,5cm, broché. - Nouvelle édition imprimée à 1250 exemplaires numérotés. Dos et plats légèrement et marginalement décolorés, agréable état intérieur. - Photos sur www.Edition-originale.com - [AUTOMATIC ENGLISH TRANSLATION FOLLOWS] New edition of 1250 numbered copies. Spine and covers slightly and marginally faded, internally good." Editions E.L.S. Paris _1946 "12,5x16,5cm" broché‎

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‎"SADE Donatien Alphonse François, Marquis de"‎

‎Zoloé et ses deux acolytes ou quelques décades de la Vie de trois jolies femmes‎

‎" - Bibliothèques des curieux, Paris 1922, 9,5x15cm, broché. - Nouvelle édition, un des 500 ex numérotés sur arches, seul tirage avec 10 Japon. Une petite tache sur la page de garde, sinon agréable exemplaire. - Photos sur www.Edition-originale.com - [AUTOMATIC ENGLISH TRANSLATION FOLLOWS] New edition, one of 500 copies numbered on Arches paper, one draw with 10 Japan. A small spot on the page, otherwise nice copy. --- Please note that the translation in english is done automatically, we apologize if the formulas are inaccurate. Contact us for any information!" Bibliothèques des curieux Paris _1922 "9,5x15cm" broché‎

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‎"Sade D. A. F. Marquis de"‎

‎"JUSTINE OR THE MISFORTUNES OF VIRTUE. Les Infortunes de la vertu. Introduction by Iwan Bloch MD"‎

‎New York: The Risus Press. 1935. 8vo. xii206pp. Chapter head decorations unsigned but by Mahlon Blaine. Original decorated grey boards. Head- and tail-bands. Some rubbing to top and foot of spine. Pages have been opened with a rather rough hand with occasional pieces torn from fore-edge; tear enters the text block on two occasions otherwise a good copy The Risus Press hardcover‎

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‎"Sade D. A. F. Marquis de"‎

‎"JUSTINE or GOOD CONDUCT WELL CHASTISED.". Being an English rendering... done by Pieralessandro Casavini Austryn Wainhouse.‎

‎Paris: The Olympia Press. 1954. "8vo. 330pp. Second edition of this translation. This is the first English translation of Sade's novel JUSTINE OU LES MALHEURS DE LA VERTU 'En Hollande' Paris Girouard 1791. The first Olympia Press edition was published in May 1953 and was one of their maiden productions. Printed June 1954 by Imprimerie Mazarine Paris. Half-title bears bookstore label of Mistral Books and Prints ""on the Left Bank facing Notre Dame"" - now Shakespeare and Company Paris. Kearney 1.2.2." Original yellow printed wrappers. Chip to foot of spine wrappers a little grubby; else very good The Olympia Press unknown‎

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‎"Sade D. A. F. Marquis de"‎

‎"JUSTINE or GOOD CONDUCT WELL CHASTISED. JUSTINE OU LES MALHEURS DE LA VERTU." Traveller's Companion Series‎

‎Paris: Olympia Press. 1963. "Being an English rendering. done by Pieralessandro Casavini Austryn Wainhouse. 330pp. 2pp: ""A short list of Olympia Press titles."" Green border on title page. No. 67 of The Traveller's Companion Series. Conforms to Kearney 2007 5.67.2." Original printed wrappers. Light shelfwear. Very good Olympia Press unknown‎

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‎"Sade D. A. F. Marquis de edited by Gilbert Lely"‎

‎"MORCEAUX CHOISIS... publiees avec un Prologue une Introduction et un Poeme un Aide memoire biographique une Bibliographie treize documents hors texte et deux Lettres inedities du marquis par Gilbert Lely"‎

‎Paris: Pierre Seghers. 1948. "Sm. 4to. pp. 139. Thirteen plates comprising photographs and facsimiles. An interesting and useful collection of peripheral material on Sade including an extraordinary double-page table or spreadsheet in modern terms compiled by Lely itemising the women Sade had sexual relations with their names ages and where known the nature of the activities that took place." Original illustrated wrappers. Some minor shelfwear otherwise a bright copy of an uncommon item Pierre Seghers unknown‎

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‎"Sade D. A. F. marquis de"‎

‎ERNESTINE and La Double epreuve. Avec dix eaux fortes par Sylvain Sauvage‎

‎Paris: Au Cabinet du livre Jean Fort. 1926. "Large 8vo. iv158 pp. uncut. Coloured frontispiece and nine etched plates with tissue guards. Limited to 582 copies of which this is no. 203 of 500 on Arches. The text is preceded by a short Introduction by Pascal Pia titled 'Le Divin Marquis.' These two short pieces are extracted from Sade's Les Crimes de l'amour Paris: Masse 1800." Original printed wrappers. Some spotting and fading to wrappers else a very good copy of a handsome book Au Cabinet du livre (Jean Fort) unknown‎

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‎"Sade D. A. F. marquis"‎

‎LES 120 JOURNEES DE SODOME OU L'ECOLE DU LIBERTINAGE. Preface de Gilbert Lely. Tome 1 2 18 Oct‎

‎Paris: Union Generale d'Editions. "197778". "8vo. Two volumes. pp. 312 308. Text in French." Paperback. Light shelfwear. Very good Union Generale d'Editions paperback‎

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‎"Sade D. A. F. Marquis de"‎

‎THE 120 DAYS OF SODOM OR: THE ROMANCE OF THE SCHOOL FOR LIBERTINAGE. Being an English rendering of Les 120 Journes de Sodome done by Pieralessandro Casavini Austryn Wainhouse with an Essay by Georges Bataille Traveller's Companion Series‎

‎Paris: Olympia Press. 1962. "16mo. Three volumes: 192 203 223pp. No. 50 in the Traveller's Companion series. Second printing; green border on title pages. The copyright notices for all three volumes are for Sade's Juliette." Original printed green wrappers. Minor shelfwear; light crease to upper right corner of Vol 2. Former owner has neatly inked out the prices on the back cover; otherwise a nice set Olympia Press unknown‎

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‎"Sade D. A. F. Marquis de"‎

‎THE 120 DAYS OF SODOM Les 120 Journees de Sodome or: The Romance of the School of Libertinage. Being an English rendering by Pieralessandro Casavini Austryn Wainhouse and with an Essay by Georges Bataille. Vol. III Traveller's Companion Series‎

‎Paris: Olympia Press. 1966. 223pp. No. 50 of the Traveller's Companion Series. Imperfect; wanting vols. 1 & II. The Essay by Bataille appears only in vol. I. This printing has the distinction of being the last volume published at Paris by the Olympia Press. Original printed wrappers. Very good Olympia Press unknown‎

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‎"Sade D. A. F. Marquis de"‎

‎THE 120 DAYS OF SODOM OR: THE ROMANCE OF THE SCHOOL FOR LIBERTINAGE. Being an English rendering of Les 120 Journes de Sodome done by Pieralessandro Casavini Austryn Wainhouse with an Essay by Georges Bataille Traveller's Companion Series‎

‎Paris: Olympia Press. 1962. "16mo. Three volumes: 192 203 223pp. No. 50 in the Traveller's Companion series. Second printing; green border on title pages. The copyright notices for all three volumes are for Sade's Juliette." Original printed green wrappers. Minor shelfwear. A very good set Olympia Press unknown‎

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‎"Sade D. A. F. Marquis de"‎

‎THE BEDROOM PHILOSOPHERS.. Being an English rendering. of La Philosphie dans le Boudoir done by Pieralessandro Casavini Austryn Wainhouse Traveller's Companion Series‎

‎Paris: The Olympia Press. 1957. "226pp. No. 49 of The Traveller's Companion Series. First edition in this series. This is the first integral English translation of LA PHILOSOPHIE DANS LE BOUDOIR 'Londres' Paris 1795. The first Olympia Press edition was published in May 1953. Kearney 5.49.1." Original printed wrappers. Light shelfwear .Very good. The Olympia Press unknown‎

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‎"Sade D. A. F. Marquis de"‎

‎THE BEDROOM PHILOSOPHERS. Being an English rendering... done by Pieralessandro Casavini Austryn Wainhouse Traveller's Companion Series‎

‎Paris: The Olympia Press. 1960. 12mo. 224pp. No. 49 of The Traveller's Companion Series. Second edition in this series; green border on title page. Kearney 5.49.2. Original printed wrappers. Light shelfwear. Very good The Olympia Press unknown‎

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