2 pages infolio - un peu poussièreuse en bas de page et en marge gauche -
Longue lettre sur un projet de scène dont il envoie l'idée et le cadre pour savoir s'il peut en faire quelque chose - Elle s'intitule: "Le Discours du Recteur" - Un recteur allemand, le visage haineux, prononce un violent discours contre la France - "Mort à la France et gloire à la Sainte Allemagne" - "Rassurez vous, après ce beau début vient le comique" - une centaine de vers drôles et cruels - Au milieu, il parle de ses fils: "Moi qui parle, j'en ai trois; mais je ne crains rien, je connais les gaillards, ils se cacheront bien et n'en tueront que mieux" - A la fin de la diatribe, un vaguemestre entre et lui remet une lettre annonçant la mort de ses fils - Il peut voir si le sujet lui convient - Mais qu'il ne se gène pas : "Je ne mets à cela aucun amour propre" -
Il propose de remettre un rendez vous - S'il y a des petits arrangements à faire, ils les feront ensemble - Si Cormon [Eugène] pouvait venir, cela lui ferait plaisir -
Touchante lettre: Elle remercie pour un envoi de livre provençaux - "Mon mari est de Montpellier, je suis une normande née à Paris" - Elle aime la belle langue sonore de Mistral et d'Aubanel - Ils ont tout lu "avec un intérêt mêlé d'attendrissement" - Ils remercie les jeunes de leurs témoignages de sympathie - Ils laissent leur jeunesse derrière eux, "sans crainte...", "sans regrets..." "mais avec une légére teinte indéniable de mélancolie" -
Importante lettre sur son oeuvre et ses enregistrements - Même si les firmes d'enregistrement ne se précipitent pas sur la musique contemporaine, certaines des ses oeuvres ont été enregistrées - "On trouve avec un peu de chance ma Symphonie de Numance au marché aux puces" - Il cite aussi le "Mystère des Saints Innocents", ses "Préludes pour orchestre à cordes", etc... et conseille les "entretiens avec Golea" comme introduction à son oeuvre -
Sa collection tient toujours et deux livres sont "arrêtés" - Ils paraitront en septembre et au jour de l'an 1931 - Elle a un contrat avec Flammarion pour cette collection - "Envoyez moi votre roman, je le lirai tout de suite" - Elle va mieux -
Le secrétariat des A[rtistes] F[rançais] a fait connaitre son nom avec "empressement" parmi ceux des critiques membres du "Jury du Prix de la Critique" - Qu'il ne voit aucune indiscrétion dans sa lettre mais plutot la signification de l'importance d'une telle décision pour quelques jeunes artistes - Il le remercie d'avoir bien voulu revenir sur son "premier renoncement" qui l'avait "beaucoup déçu" -
Il croyait trouver facilement une biographie de la reine Astrid mais sans succès - "Ah! si tu t'étais intéressé à Elisabeth, les livres foisonnent!" -
2 pages in12 - enveloppe - Très bon état - On joint une seconde lettre incompléte avec la signature à la fin -
Il écrit de son lit et il est bouleversé : "Pourquoi ne me croyez vous pas?" - Il ne lui est rien entré dans la poche au sujet des Vacances du Poète - Quant à Profil, ils arrivent à peine à couvrir les frais - "(vous le savez très bien d'ailleurs)" - Il n'a que 15000 francs par mois et il est désolé qu'il ne veuille pas le croire - Sur l'enveloppe, il demande de ne pas lui répondre - Dans la demi lettre: "C'est bien triste, et la solitude continue à m'écraser dans cette ville que je n'ai jamais pu sentir" (Nice) -
Il n'a plus un sou, il a emprunté pour un procès - "Vous le savez mais vous n'avez aucune pitié" - Il doit crever comme un chien - Sans compter ses problèmes de famille avec sa fille de 15 ans et sa femme qui veut qu'il aille "coucher sous les ponts" -
Il proteste énergiquement contre l'attribution du Mandat - Il le croit "millionaire" alors qu'il n'a pas le sou - Mais comme il "préfére souvent garder le silence, comme tous les natifs de la Vierge", il ne sait sans doute pas qu'il ne vit qu'avec 15 000 francs par mois, avec sa femme et sa fille de 11 ans - Il est de plus en mauvaise santé - Il est "sûr que les 3/4 des candidats proposés gagnent beaucoup plus" que lui - Les "vraies détresses sont souvent cachées" - Il écrit à d'autres membres du jury -
Il n'a "alerté" personne - Il a simplement fait savoir ses ennuis à "3 ou 4 amis" - Qui lui a dit que sa femme possèdait une boutique ? "un de mes ennemis" - Elle y travaille seulement - Par rapport au choix précédent, pour le Mandat, il lui faisait constater que "Monteiro (brésilien) avait été aussi directeur de revue et fondateur d'éditions" - Pourquoi, lui, devrait-il "être mis de coté" alors qu'il est malade et sans argent ? - Il a donné, il y a un an, 500 frs pour Daniel-Rops, mais depuis, "tout a changé" - Tout le monde lui dit de s'adresser à lui - Il le remercie au sujet de Duhamel, "toujours si bon" - Mr Duron va "essayer" de le secourir mais pas avant trois semaines - D'autre part, s'il n'a pas souscrit au Mandat, c'est qu'il n'est pas riche et que lui-même n'avait pas souscrit pour "les Vacances" qui ont d'ailleurs été supprimé - "Soyez bon" - "Dieu jugera" - Tout ce qu'il dit est vérifiable pour sa femme comme pour Daniel-Rops - Son médecin lui conseille "un grand repos", mais "ou trouver un peu d'argent" -
4 pages in4 étroit (format 28 x 11 cm) - Très bon état -
Sa lettre lui "coupe les jambes" - 1/ il est malade - 2/ il ne peut plus rien manger - Il ne pourra pas aller à Paris pour le prix Apollinaire, faute d'argent - Sa revue ne pourra plus paraitre - Il n'édite plus rien depuis 4 ans - "Les Vacances du Poète n'existe plus" - Il a donné une partie d'un mandat à Monteiro "(étranger, éditeur, directeur de revue, fondateur de prix") - Il ne comprends pas mais se doutait de sa réponse - "Ce n'est pas vraiment humain" - Son avocat lui coute 45000 francs, son procès 100 000 et le double si la plaignante fait appel - "Que vais-je devenir?" - "Il ne me restera plus qu'à me suicider et vous serez responsable de ma mort" - Il se demande ce qu'il a pu lui faire - Sa femme,à 42 ans, retravaille en usine et gagne 26000 francs par mois, et ils doivent vivre là dessus -
1810 1 page in8 - Bon état - adresse au dos : le mot "Cayrol" a été gratté -
Il aurait eu grand plaisir à collaborer à sa revue mais il y a bien longtemps qu'il n'a "fait de rêve" et il n'a rien d'inédit à proposer - Il le regrette -
Il espère qu'ils auront ensemble un bon succès - "Très bien la distribution" - [Il s'agit de la comédie "La Maladresse" écrite par Georges Docquois d'après la nouvelle de Duvernois - 1913] -
Il a vu Stock - "Il parait que Fantasio a renoncé à la pièce - Cambronne pour eusses!" - La Maladresse (pièce en collaboration avec Docquois) a "un succès moral trés grand" - On le félicite de tous côtés et il se demène comme un beau diable pour lui laisser le bénéfice de ses "jolis vers" - Mais pas de succès matériel : "recettes navrantes" -
A propos de la première de "La Maladresse" (pièce en collaboration avec Docquois - 1913) : "Compliments dithyrambiques dont j'étais un peu honteux attendu que le véritable auteur n'était pas là" - Le rideau a été relevé trois fois - Il regrette qu'il n'ait pu être présent - "Vous vous étes privé d'un grand plaisir" - Pour la partie matérielle, c'est une autre affaire - "Je ne crois pas à une recette" - Le reste du spectacle ayant été "amoché" -
A propos de la "La Maladresse" (pièce en collaboration avec Docquois - 1913) : Il sait sans doute déjà que les journaux qui en ont parlé "l'ont fait en des termes excellents" - "Fantasio" leur propose l'insertion: "200 frs" - Il lui demande de traiter directement et de faire ce qu'il veut - "A bientôt - Tachez de vous déboulogner au plus vite" -
A propos d'une enquête : Il n'a pas un instant à lui, mais comment refuser quelque chose à "un poète, un charmant poète" ? - Il peut passer tous les jours de cette semaine de 2 à 4 s'il veut qu'il lui "dise trois mots sur ces choses" -
1 page in12 - adresse au dos - trés bon état malgré trois bouts de scotch ayant servi à fixer la lettre - On joint une lettre de sa femme signée Julia et Henri Cain -
Il vient de subir "une assez douloureuse petite opération" à Paris et a repris le train pour ne pas manquer à sa parole - Il va arrivé "très endolori" - "Excusez moi si je suis en veston" - Sa femme ne lui apportera son "habit" que mardi -
1 page 1/2 in4 - trés bon état - En tête du journal heddomadaire "Monde" -
Très belle lettre sur Béraud et la critique : Il trouve son article sur Béraud bien fait, avec un véritable talent de "polémiste et de pamphlétaire" mais avec, au début, "des choses un peu brutales" qui "affaiblissent la portée de cet article" - De plus "il n'y a pas de raison que nous donnions un éreintement de Béraud qui ne serait pas accompagné d'autres exécutions" - Si on fait de la "critique de justiciers", il faut en critiquer d'autres: Vautel, Louis Forest, Henry Torrès, Pierre Benoit, Daudet...même si les uns méritent "des coups d'assomoir" et d'autres, "des coups de pattes" les uns étant "antipathiques", les autres "simplement des nullités" - Qu'il parle de ce projet avec Habaru et se souvienne du fait "qu'avec des expressions modèrées", on est plus crédible qu'avec l'invective et le sarcasme -
1 page in8 - trés bon état - joint un envoi autographe signé sur un feuillet blanc de garde -
Il est bien aimable d'avoir fait par de la naissance "de Monsieur Ildefonse, encore qu'il ait 40 ans en 1903" - Il a donc sept lustres de plus - "J'ignore d'autant mieux ce qu'il est devenu que je l'ai inventé de toutes pièces" - Il peut se faire qu'il ne soit pas trés différent de lui - Hélas, il n'a point sa fortune - Un paragraphe de son étude lui laisse croire qu'il a lu "quelque chose à son propos" - Or, il n'est abonné à aucune agence de coupures - S'il pouvait le renseigner, il serait bien aimable - peu commun -
Il peut venir faire prendre "l'album de Mademoiselle Docquois" quand il lui plaira - Il part à la campagne pour terminer sa pièce [peut être "Après moi" parue en 1911] et sera heureux, à son retour, de causer avec lui -
Carte postale - vue panoramique de Rio - trés bon état - On joint un billet de remerciements avec 5 lignes autographes de Henri Tisot -
La carte postale est signée par Jean Laurent (sans doute Jean Laurent Cochet] "Tout se passe au mieux" - et par Henri Tisot: "Grosses bises, on se régale" Henri Tisot à sa Marthonnette..-
2 pages in4 - Trés bon état - En tête: Hotel Terminus à Lyon -
Trés interessante lettre sur ses projets : Il le remercie pour sa note au Petit Dauphinois - Il achève son livre sur Robespierre puis son "Plan sentimental de Paris" avant de reprendre le cycle de 18 ou 20 romans dont Le Bois du Templier pendu est "en quelque sorte le Prélude (le mot étant entendu au sens musical)" - Il sait peut être "que dans ses projets, ou plus exactement dans ses plans, puisqu'ils sont prêts et écrits, cette suite d'ouvrage s'élargira, volume par volume, pour aller du pauvre village de France... jusqu'aux grands drames sociaux d'à-présents" - Il concluera par un ouvrage lyrique, "une sorte d'appel à l'avenir" - Enfin, avec les "Gaités du Larousse", il écrira un ouvrage "de pure rigolade" - Quand ce sera fini, il sera mûr pour écrire ses Mémoires: "cela pourra être curieux" - On joint un trés interessant article dactylographié de 3 pages in4 sur la "fresque épique et sociale" que prépare Henri Béraud dont le Bois du Templier pendu est la clef de voute et une plaquette "Opinions de la critique sur la Conquête du Pain, la grande épopée française de Henri Béraud" - 14 pp in8 agraphées -
Carte lettre format 10,5 x 20 cm - trés bon état -
A propos de la candidature de Jean Cau à l'Acadèmie Française: "Je vois que vous tentez de devenir immortel" - Il lui souhaite de réussir et que les Dieux lui seront favorables -
Carte lettre format 10,5 x 14 cm - bon état - En tête de l'Académie française -
A propos de la candidature de Jean Cau à l'Acadèmie Française: Le plus simple serait de lui téléphoner pour fixer un rendez vous - Il est chez lui le matin -
Il le remercie de son aimable article sur son "petit livre" [sans doute "Lui, ou les Femmes et l'Amour"] - Il lui a semblé qu'il ne lui avait pas déplu - "Nous savons si peu des Femmes qu'il nous faut bien inventer d'elles ce que nous en ignorons" -
A propos de Moréas: Pour ce qui est des inédits de Moréas, il ne lui semble pas pouvoir donner l'autorisation souhaitée - L'exécuteur testamentaire est Jean Faye - Moréas l'a seulement chargé, avec Barrès, de l'organisation et de l'attribution du prix annuel qui devait porter son nom - Il le remercie pour le beau sonnet qu'il a bien voulu lui envoyer -
Il le remercie pour son article si juste: "le vrai et le vraissemblable" - D'un postulat ..on arrive parfois à une vérité générale - Or, "il y a une facheuse tendance à interdire aux écrivains qui se piquent d'humanité ces situations qu'ils ont les trois quarts du temps, puisées dans la vie même" -
A propos de son travail: "ce sont d'abord les personnages qui m'attirent" - Personnages qui lui dictent ensuite une anecdote - Si elle est simple, elle devient une nouvelle, si elle comporte de nombreuses ramifications, un roman -
1 page in12 - trés bon état - On joint un billet de 2 lignes de remerciements au même, avec enveloppe, du 20 janvier 1903 -
Berthe Bady est toujours à Bruxelles ou elle jouera la "Femme nue" jusqu'à mardi - Il est désolé de ne pouvoir lui rendre "ce bien léger service" - Il comptait comme elle qu'elle aurait le plaisir de lire "les beaux vers de Madame de Noaillesqu'elle a déjà dits" -
Remerciements à propos d'une critique de Viou - "Alors que d'autres critiques décortiquent un récit avec une lame froide, vous y pénétrez avec votre chaleureuse sensibilité d'homme et de romancier - Et l'article que vous écrivez ensuite n'est pas un compte rendu: c'est une sorte de création personnelle brillante et forte, qui donne à la fois envie de lire le roman et d'admirer celui qui en parle" -
A propos de ses recherches sur Antoine Clerissy: Il voudrait savoir à quelles dates exactes Clérissy fut parrain à Avon en 1642 et 1643 - Lhuillier ou Tisserand ont signaler ces actes d'état civil - Il lui serait surtout utile de connaitre celui de 1643 pour ne pas se tromper sur l'époque à laquelle Clérissy quitte Avon définitivement - [En 1911, Stein publie "Antoine Clérissy et la verrerie du Monceau, prés Fontainebleau"] -
Il le remercie pour les "mots aimables" écrits à propos de son livre - Il fait le nécessaire auprès de la librairie Hachette pour l'option demandée par M. Arthur Pfannstiel - Il a écrit un article sur les faux dans l'art ou il a eu le grand plaisir de le citer -
Il a le chagrin de ne pouvoir répondre à son invitation pour la fête de Cirey, pris par des travaux et un déplacement à Epinal qu'il ne peut remettre - Il aurait aimer "baratter en joyeuse société" - Ils pourraient essayer de passer ensemble quelques jours à Saint Dié, ou à Celles à la fin de la prochaine semaine -
3 pages grand in8 + adresse au dos - bon état - On joint une seconde lettre en anglais - 2 pages 1/2 in8 à Mr Akerman du 26 juin 1854 -
Rare lettre en français: Sa lettre lui a rappelé son amitié et la perte qu'ils ont eu de son retour [en France] "dans ce pays qui doit s'enorgueiilir d'avoir donné naissance à un homme d'un si grand talent" - Quant à lui: "vous savez combien il est difficile de bien parler de soi" - En l'absence d'un plus grand talent, il a la chance de voir ses tableaux estimés du public - Il a été comblé de louanges de toute part mais il regrette de ne pas avoir son approbation personnelle - Mais les oeuvres de Phillipps [Thomas], de Shee (?), l'obligent à se surpasser - Il espère le voir dans quelques semaines et ensuite, s'il peut s'arracher à sa Paris, il se propose de faire le voyage de Venise afin de se "rendre par l'étude plus digne de l'approbation du public" - Dans la seconde lettre, il est question de Sir Robert Inglis dont il faudrait obtenir l'autorisation pour faire graver le portrait d'après son tableau -
Il le remercie pour le livre envoyé à Vincenot - Il pense que, au contraire de ses dires, Stendhal avait un gros appètit - "Une de ses maitresses en a témoigné" - mais "ce passionné avait la singularité de préférer la musique ...à la table" - Suit une série de citations sur la beauté, promesse de bonheur, dans l'oeuvre de Stendhal -
Remerciements pour un article "chaleureux et vif" consacré à ses "Lionceaux" - Il est très sensible à son opinion sur ce livre - Il voudrait lui faire plaisir mais "je suis un casanier, un "enfermé". Je me suis posé pour règle de renoncer aux conférences, aux signatures, aux sorties"- Il lui présente ses excuses "pour cet entêtement" -