A la première question il répond : "aucun" mais des fragments de "Maugis en ménage" et de "Lélie fumeuse d'opium" - A la seconde: "La maitresse du Prince Jean" grâce à la défense de Paul-Boncour -
1905 Paris - Société d'Editions littéraires et artistiques - Ollendorff - 1905 - 321 pages - 1 volume in12 - reliure demi-chagrin havane - dos plat orné mais passé -
Amusant envoi autographe signé à la comtesse de Selve (?) en la suppliant de "ne pas m'appeler Rachel" sur un livre qu'il a si peu écrit -
Il n'y a pas de livre qui lui soit consacré mais des articles ou des citations de son nom dans des ouvrages sur la sculpture - "Un article doit m'être consacré dans le numéro de novembre de la Galerie du Jardin des Arts" -
Le secrétariat des A[rtistes] F[rançais] a fait connaitre son nom avec "empressement" parmi ceux des critiques membres du "Jury du Prix de la Critique" - Qu'il ne voit aucune indiscrétion dans sa lettre mais plutot la signification de l'importance d'une telle décision pour quelques jeunes artistes - Il le remercie d'avoir bien voulu revenir sur son "premier renoncement" qui l'avait "beaucoup déçu" -
Intéressante lettre sur sa vie et ses ennuis : "les deux derniers deccans ont été vachement peu compréhensifs pour le poisson que je suis" - Sa femme malade, des dettes "à perte de vue", un début d'incendie, la voiture de sa femme "foutue, foutue", et lui avec "sa fougueuse maitresse (Triumph spitfire grand sport)" qui a glissé sur une plaque de verglas et les a "foutu.. dans une saloperie de jeune chène qui l'a escagassée" - "Le Salon 67 des A.I.B. se passera de moi malgré moi" car il n'a rien de disponible dans un tel "contexte" -
A propos de deux ouvrages sur lui: le premier chez ARTED, "trés complet" avec des textes de Raymond Cogniat et Jianou; l'autre est le catalogue de sa prochaine exposition au Musée Rodin avec des textes de Cécile Goldscheider et Gaston Diehl -
Rare, Intéressante et importante lettre sur ses problèmes financiers comme Graveur général des Monnaies en 1792, long plaidoyer explicatif pour justifier une demande d'acompte de 15000 livres qu'il se voit "contraint de faire pour être en état de continuer des travaux" dont il a à coeur de s'occuper "sans relâche" -
Il lui envoie un catalogue ou figurent les principaux articles parus ainsi qu'un papier sur un livre - Il lui demande de lui téléphoner lors d'un passage à Paris -
Il est heureux qu'il s'intéresse à son travail et lui signale un ouvrage qui vient de paraitre : Etienne Hajdu par Ionel Jianou chez Arted... - "J'aimerai savoir ce que vous faites dans la vie" -
Il a été trés touché par l'article de Raoul Jean Moulin paru dans les Lettres Françaises - Il sait que l'aspect "tellement soigné" vient de lui - Il aimerait le revoir bientôt -
Il avait perdu son adresse pour le remercier de son "bel article dans le Monde illustré" - Il a dû le trouver un "peu mufle" - Il attend de le revoir pour le "remercier de vive voix" -
Il est heureux de savoir qu'il a aimé son livre - "Je me souviens avec plaisir des soirées passées aux Houches à bavarder et à chanter..." - Il l'embarrasse un peu en lui demandant un extrait de son "important ouvrage" mais comme le livre a failli s'appeler "la divine surprise", il pense à cet extrait: "...la divine surprise de voir le phénoméne prevu par le calcul apparaitre là ou on l'a prêvu, tel qu'on l'a prêvu" - Belle lettre -
1 carte in12 recto verso format 10,5 x 14 cm - En tête "Université de Poitiers" - trés bon état -
Il le remercie de l'intérêt qu'il porte à ses livres - "J'ai toujours cherché à les présenter sous la forme la plus accessible, en dégageant les idées vraiment fondamentales" - Il lui envoie quelques tirés à part qui lui donneront "une idée de ce [qu'il] tente en ce moment pour mettre en ordre ce qu'on sait relativement aux problèmes comportant une infinité d'inconnues" -
1 carte in12 recto verso format 10,5 x 14 cm - En tête "Université de Poitiers" - trés bon état -
Belle lettre scientifique : Il vient de parcourir son livre - "J'ai un peu de peine à admettre que l'existence des phénoménes fasse un appel nécessaire à l'espace euclidien, considéré à titre exclusif; à admettre aussi l'existence d'un temps universel. Toutefois, je conçois bien que le philosophe peut se poser des problèmes d'un caractère assez diffèrent de celui qu'envisage le géométre, problèmes qui l'aménent à se montrer plus exclusif dans le choix des concepts qui lui paraitraient vraiment primordiaux" - Il est interessé par ses renseignements historiques car il pourrait avoir à compléter son livre actuellement sous presse "Structure des théories - Problèmes infinis" - "L'une des idées du dernier chapitre...se trouvait en germe dans Poincaré, Dernières pensées" -
Rare et très intéressant rapport scientifique à l'Académie des Sciences, dans lequel il examine la théorie du géomètre dijonnais Picardet, premier mari de Claudine Picardet, [1735 - 1820, et future épouse du chimiste Guyton de Morveau], "pensionnaire de l'Académie de Dijon" - Dans sa lettre, Picardet "entreprend de prouver qu'il n'y a point de quantités vraiment incommensurables. M. Picardet commence par imaginer deux suites numériques dont les termes correspondent, et qui sont formés de manière que deux fois le quarré d'un terme quelconque pris dans la première augmenté ou diminué d'une unité est égal au quarré du terme qui lui répond dans l'autre, et il nomme la première la suite des latéraux et la seconde la suite des diagonaux". "D'ou il est facile de tirer que la différence de deux latéraux qui se suivent immédiatement est égale au double du premier des latéraux correspondans" - Picardet annonce la publication prochaine d'un "Essai d'arithmétique universelle ou l'on développe les vrais éléments de l'étendue" - Cousin conclut que "l'Académie peut le dispenser d'écrire les autres lettres qui doivent suivre celle que nous venons d'analyser" -
2 pages in4 - En tête "La Lumière" Revue mensuelle - Fondée en 1882 - trés bon état -
Elle lui envoie tous les numéros de la revue - S'il ne les reçoit pas, "c'est la faute de la poste" - "Je ne saurais pas vous indiquer un spécialiste guérisseur et musicien; je crois bien que la musique est bonne pour votre cas" - Vu les dangers de la loi pour les guérisseurs, "nous ne faisons pas de suggestions, nous ne magnétisons pas, nous ne faisons pas d'hypnotisme" - Pour Agate de Soday, si elle réussit à toutes distances, "c'est qu'il n'y a pas de distance pour l'esprit" - Pékin est aussi loin que la rue d'à coté - "Ce qui, pour elle, ferait de l'éloignement, ce serait l'indignité de la personne..."- Rare et importante lettre -
Il écrit le jour même au Ministre de l'instruction publique, Mr Ouvanoff (?), pour lui demander "qu'il veuille bien souscrire à [son] éditeur de Wali.." - Il admire beaucoup son activité.. - "La russie a fait en vous une excellente acquisition, mais nous y avons perdu"- Heureusement qu'ils peuvent "jouir aussi de [ses] travaux" - "Nous les apprécierons même davantage à présent qu'ils arrivent de loin" -
A propos d'astronomie: "La grande tache revient pour la 3e fois" - Il lui envoie dare-dare une note pour l'Eclair - "Ce fait est très rare" - Il s'est permis de faire allusion à un appareil qu'il a inventé récemment "qui rendra service aux amateurs" -
Elle peut compter sur elle pour un lot à "la tombola au bénéfice de nos enfants" - Elle s'est toujours interessée à cette oeuvre dont elle s'est "si longtemps occupée activement" -
1 carte lettre écrite recto verso - trés bon état -
Elle a reçu la revue "Le Pont des Arts" et le remercie d'y avoir mentionné son séjour aux Pays Bas - Elle lui demande de le lui envoyer désormais "42 rue Fontaine à Paris IXe", son adresse habituelle - [A noter que ce fut aussi l'adresse d'André Breton] -
Il lui envoie une photo de la toile des Indépendants et un mandat pour le cliché - "Titre de la toile: Dégel au canal St Martin" - Suit l'autorisation de reproduire la toile "sans aucun droit à payer" -
2 pages in12 (carte 9,5 x 13,5 cm) - trés bon état -
Il aimerait figurer dans son ouvrage en préparation : "La peinture indépandante de Cézanne à nos jours" - "N'ayant rien reçu de votre part, je ne crois tout de même pas que vous désiriez me passer sous silence" -
Son absence de Marseille l'empêchera de lui faire parvenir l'ouvrage de Georges Waldemar sur sa peinture - Il demande de le rappeler vers le 15 novembre à Marseille -
Il espère que son exposition sera l'occasion de le revoir - Il rentre du Maroc ou son fils fait "son service dans la Marine à Casablanca" - Mais ce n'est pas le thème de son exposition, ses travaux faits là-bas y étant d'ailleurs restés -
Très belle lettre à propos de la question : "Qu'est ce qu'un art national?" - "Il y a chez nous une sorte de fatigue et d'irritation causées par l'invasion des étrangers à Paris..On est prêt à fermer l'oreille à toute musique et les yeux à toute oeuvre plastique qui nous vient d'au delà des frontières".. - Faut il choisir entre Detaille et Rodin, Dukas, Debussy ou Ravel ? - Ingres ne fut il pas tenu pour un oriental "si profondèment français qu'il fut" - Ce qui est fait ailleurs est aussi "plus ou moins français, d'influence française"- "Dans les arts, Dieu soit loué, nous sommes encore vivants, et bien vivants. Nous faisons beaucoup d'enfants" -
Elle dédicacera avec plaisir les "Poèsies de Rimbaud" qu'elle trouve le plus réussi des ouvrages qu'elle a illustrés - Il peut lui envoyer le premier feuillet du livre qu'elle lui retournera ou encore passer la voir à Paris -
Carte représentant le tableau Robe noire, dédicacée au dos à "celui qui [lui] fait l'amitié d'accompagner (son] travail avec bienveillance et sensibilité"-
Il parle des nombreux ouvrages qui existent sur son oeuvre et citent les plus récents que l'on peut trouver à la librairie Lardanchet "100 fbg Saint Honoré" - Il signale aussi un ouvrage épuisé paru en Suisse et un "excellent article de René Huyghe dans le numéro d'avril de Connaissance des arts"- Il explique son refus régulier de rentrer à l'Académie des Beaux arts - "J'ai toujours voulu rester totalement indépendant" - Ce genre d'honneur représente pour lui beaucoup de temps perdu et n'a pour lui "aucune séduction" - Appartenir à l'Académie Royale de Belgique lui suffit amplement -
Il ne peut lui donner le renseignement demandé - La seule personne qui aurait pu le faire était Leon Paul Duc, poète et chansonnier, qui "participa à tous les cabarets de cette époque" - Il avait débuté chez Salis, au Chat Noir et était un grand ami de Jean Moréas - Il évoque leur souvenir dans son livre : "Montmartre, mon vieux village" - Le nom de Geo Sandry ne lui est pas inconnu - Sa prochaine chronique dans Masques et Visages évoque Aristide Bruant et le Mirliton, son premier cabaret -
Il note son nom pour lui envoyer une invitation lors de sa nouvelle exposition - "La prochaine a lieu à Tokyo" - C'est cela qui compte (les expositions) - Ni Vuillard, qui fut son maitre, ni Sérusier n'ont eu de livre de leur vivant.. alors..!
A propos du Catalogue raisonné de l'oeuvre de Renoir qu'il prépare : Il lui écrit de la part de Jean Griot - Sa parente, Mme de Horrack-Fournier, a été propriètaire d'un tableau représentant "Une jeune fille s'habillant", datant de 1876, et reproduit dans le livre de Jeanne Baudot, page 6 - Il aimerait connaitre les dimensions de l'oeuvre et s'il est exact "qu'elle a été peinte sur le couvercle d'une boite de cigares" ? -
Il doit le croire "distant ou bien oublieux" - Il y a longtemps qu'il lui doit un remerciement pour "les délicieuses feuilles" ou il répand les trésors de sa verve, de son esprit et de son humour -
1 page in8 - carte pneumatique avec adresse au dos - trés bon état -
Il pensait pouvoir venir "causer" avec lui mais il en est empêché - Il demande un rendez vous pour la semaine suivante : "il est urgent que nous causions de notre pièce" -
1 page in12 - carte postale avec église Sainte Catherine à Bruxelles au recto - trés bon état -
A l'ami Georges Docquois "qui m'a écrit de si gentilles choses" - La petite Lana W. "meurt d'envie de jouer La Petite Jasmin" [1912] et il est heureux qu'il la trouve "idoine", s'il peut s'exprimer ainsi -
Il est débordé et le remercie de son indulgence - "Je suis tellement débordé que j'en suis malpoli et que je contrarie bien des amitiés sans le vouloir" - Cela va finir par une maladie nerveuse - Il demande de venir le voir - "Vous emporterez ce que je vous ai promis" -
A propos d'un article sur sa pièce: "Une journée parlementaire"(1894) : "il y a déjà longtemps que vous m'amusiez avec les autres, ... vous m'avez fait plaisir avec moi-même" - Il le remercie de lui avoir donné l'illusion de la notoriété -Traces d'encre dues à la pliure de la lettre pas encore totalement sèche -
Sur l'ouvrage de Docquois: "Bêtes et gens de lettres" (1895) - Il le remercie du plaisir qu'il a eu à lire son livre et lui fait mille compliments - "Le public saura-t-il qu'il faut venir là pour connaitre .. certains gens de lettres" - "C'est du Caran d'Ache" - sans méchanceté, un petit théatre de poche - Il regrette seulement de "n'y pas voir le vieux grognard d'Esparbés" -
1 page in4 - enveloppe - trés bon état - En tête du Grand Hotel du Forum en Arles-sur-Rhône -
Il est accablé de travail et sa question est à la fois belle et difficile - On ne peut la traiter par à peu près - Il ne veut pas improviser ni en parler d'une table d'hotel -