Importante lettre sur son oeuvre et ses enregistrements - Même si les firmes d'enregistrement ne se précipitent pas sur la musique contemporaine, certaines des ses oeuvres ont été enregistrées - "On trouve avec un peu de chance ma Symphonie de Numance au marché aux puces" - Il cite aussi le "Mystère des Saints Innocents", ses "Préludes pour orchestre à cordes", etc... et conseille les "entretiens avec Golea" comme introduction à son oeuvre -
Ils sont "un peu en camp volant" cause déménagements; mais il pourra lui donner une adresse dans quelques jours ou ils pourront reprendre leur "si charmante relation d'art et d'amitié" -
Il regrette de ne pas l'avoir vu lors de son passage - Il a fait demander son adresse à l'Opèra Comique et lui propose un rendez vous chez Mr Oudinot, 6 rue de la grande chaumière, ou chez lui, rue de Verneuil, ou "à tel endroit "qu'il lui plaira -
2 pages in16 (format 9 x 6 cm) - trés bon état -
Il lui demande de "patronner au mieux de ses intérêts" Mlle Levallois, "jeune virtuose violoniste" qui désire se produire à Paris après avoir donné de nombreux concerts en province et à l'étranger -
Il lui envoi le duplicata de sa demande de souscription de ses oeuvres classiques de musique au Ministère de l'Intérieur - Si c'est trop cher, il préfére diminuer le nombre d'exemplaires "plutôt que d'échouer complétement" -
Son "affaire est à la baisse" - Le Ministre a déjà désigné deux de ses confrères à l'Ecole... Mais le désespoir n'est pas complet; il compte sur lui - "Le ministre n'a pas encore reçu les deux lettres de Martin du Nord et de Rotschild (sic)"
Il compte sur sa présence le lendemain pour entredre son "ode-symphonie" - [Francis Thomé avait mis à la mode la récitation poètique accompagnée à laquelle il semble faire allusion ici] -
1 page in8 - trés bon état - En tête de La Nouvelle Revue -
La Nouvelle revue ne peut publier son "amusant comte (sic) sur M. de Miribel" - C'est du ressort d'un journal - Son collaborateur "G.G." dira de M. de Miribel ce que la Nlle Revue en pense - "Mille regrets" -
Sa collection tient toujours et deux livres sont "arrêtés" - Ils paraitront en septembre et au jour de l'an 1931 - Elle a un contrat avec Flammarion pour cette collection - "Envoyez moi votre roman, je le lirai tout de suite" - Elle va mieux -
1 page 1/2 in4 - En tête "Lucienne Mogin-Desnoues" - Trés bon état -
Elle est touchée par sa fidélité et serait heureuse de pouvoir lui adresser un jour ses "oeuvres complétes" même si le terme lui semble "un rien prétentieux" - Elle apprécierait de recevoir la photocopie de l'article de Sabatier dont il lui parle - Elle lui demande s'il possède son poème "Dans l'éclair d'une truite", noblement édité par Oberlé - Sinon, elle lui adressera - A Noel paraitront ses "Fantaisies autour du Trèfle" ; elle les lui enverra -
1 page in4 - En tête "Lucienne Mogin-Desnoues" - Trés bon état -
Elle est touchée de son offre vis à vis de Gallimard mais elle pense que l'intervention d'un lecteur serait inefficace - Elle doit envoyer des manuscrits mais "en grand deuil"(son mari est mort il y a quatre ans), elle a perdu tout élan - Cela reviendra grâce à des signes comme les siens -
1 page 1/2 in4 - En tête "Lucienne Mogin-Desnoues" - Trés bon état -
Il semble que des projets pour réunir tous ses recueils ainsi que des inédits semblent prendre tournure - Depuis la mort de son mari, on n'a publié qu'un long poème, écrit à sa mémoire, et disponible à la Librairie du Manoir de Pron - La maladie, le décès de son beau-père, "le poète Norge" l'ont coupé de son travail - Mais elle l'a repris - Lui as-t-elle envoyé "l'ultime recueil de Jean Mogin, Maison partout, paru chez Grasset fin 85?" - S'il passe par sa haute-Provence, qu'il grimpe jusqu'à Monjustin, "village en extase devant les vastes ciels"-
1 page 1/2 in4 - En tête "Lucienne Mogin-Desnoues" - Trés bon état -
Il peut lui parler de son mari: elle vit avec lui "tous les instants de [sa] survie"- (depuis 7 ans) - S'il ne trouve pas Norge dans l'ouvrage de Sabatier, c'est sans doute parce qu'il doit y avoir un volume sur les étrangers francophones - Quant à Jean Mogin, son mari, elle lui envoie sa première pièce et son ultime recueil de poèmes - Mais ses plaquettes sont épuisées: Les Vigiles, Patures du silence, La belle alliance, ...-
2 pages in4 - En tête "Lucienne Mogin-Desnoues" - Trés bon état -
C'est avec plaisir qu'elle copie pour lui un de ses poèmes - Sa lettre lui est parvenue avec retard - Elle demande de lui pardonner d'avoir oublié son visage - "La vie est si fuyante et si chargée" - Il lui donne du courage - Elle a choisi le poème au hasard - [Sur la seconde feuille] - Beau poème élégamment manuscrit "Les Virtuoses": "Approches toi du cygne si tu oses" ...-
Il doit se demander si elle appartient "toujours au monde des vivants" - Elle a subi une petite opération oculaire, "un peu compliqué d'autres bobos", qui lui ont fait prendre du retard dans son courrier - Si ses écrits sont rares, c'est qu'elle a toujours préféré "la qualité à la quantité" - et "l'actuelle surabondance de tout encourage [sa] tendance" - Elle a nombres d'inédits et "une publication serait du quinquina pour mon inspiration qui palit un peu" - Elle lui adresse un choix de poèmes de son Jean Mogin, perdu il y a dix ans - Elle rassemble des inédits de Norge pour le centenaire de sa naissance en 1998 - Elle cite les deux ouvrages publiés par Gérard Oberlé: Dans l'éclair d'une truite et L'herbier naif - Elle lit des poètes, des biographies, des romanciers chevronnés "surtout mon cher, cosmique, inépuisable Giono" - Et aussi le Trésor des Contes de Henri Pourrat - Elle le bénit d'aimer la poèsie dans "une époque pleine d'artifice" -
L'officier dont elle n'avait pas retrouvé le nom, chez lequel on avait retrouvé des armes, s'appelait le Capitaine Tambourini (sic: sans doute Tamburini), à Asnières ou Courbevoie (il s'agit de Coubevoie) -
Trés importante lettre à propos du journaliste Jules Guérin, directeur de l'hebdomadaire "L'Antijuif" - Elle voudrait que l'on trouve le moyen de réagir contre une rumeur visant à faire croire "que Guèrin s'est entendu avec le gouvernement pour détourner l'attention du procès de Rennes et de la grâce de Dreyfus?" - Il faudrait tacher d'étouffer ce bruit - "La coincidence de la réddition de Chabrol [en 1899] avec le dénouement scandaleux de l'affaire a été trés facheuse pour nous..."- Elle ne peut rien - On la sait "trop férocement antijuive" - Mais comme elle aime bien Guérin, elle voudrait faire cesser tout cela -
Elle est particulièrement émue de son envoi de fleurs et se rappelle "l'indulgente amitié que Durey a toujours montré pour [ses] petits ouvrages" - Elle ne sort plus que pour aller chez ses docteurs à qui elle appartient "étroitement" - Sa "pauvre" tête est "devenue méningiteuse" - Elle la remercie pour une "petite Colette" qui a trouvé près d'elle "un si bienveillant patronage" - Elle lui adresse ses voeux de bonheur et de prospérité ainsi qu'à son "camarade Durey dont l'art grandit et s'approfondit sans cesse" -
3 pages in8 - Bon état - En tête du Conseil Général de la Corse -
Elle demande qu'on lui envoie "toutes les coupures" la concernant au sujet des Prix de Poèsie de l'Académie Française - [Elle a obtenu pour l'ensemble de son oeuvre, en 1941, le prix Caroline Jouffroy-Renault de l'Académie Française] - Elle a reçu quelques coupures de Paris mais une seule de la zone libre - De même, on lui a dit que Le Temps du 13 aout donnait un communiqué - Elle lui demande de faire des recherches: "Je tiens à avoir les divers communiqués sous enveloppe fermée"- suit son adresse à Ajaccio: 31 cours Napoléon -
1 page in4 - Très bon état - En tête "Antonine Maillet" -
Elle le remercie pour ses encouragements - Elle rentre de France ou elle a "encore un coup" renoué avec des parents - "Seul un océan et trois siècles nous séparent" - Elle cite Anne Hébert, Marie Claude Blais, Michel Tremblay, Yves Beauchemin comme des écrivains faisant honneur à la francophonie - Retirée dans son phare, elle n'a pas accès à sa bibliothèque et ne peut lui donner une bibliographie -
1 page in4 - Très bon état - En tête "Antonine Maillet" -
Elle est toujours touchée par les gages de fidélité des lecteurs - Qu'on se souvienne de "Pélagie-la-Charrette" trente ans après la réjouit "en tant qu'écrivain et surtout acadienne" - Elle éprouve toujours le même bonheur à lire et à écrire - Elle lit beaucoup les poètes: Villon, Verlaine, Baudelaire, Rimbaud, Prèvert, Nelligan, Keats, Byron... - En musique, Bach, Schubert, Arvo Part, les Negro-Spiritual et Jacques Brel - "Aucune expression d'humanité ne me laisse indiffèrente" -
1 page in8 - Très bon état - En tête "La Maison Blanche" -
Elle aimerait le rencontrer à Tarbes début aout s'il y est - Elle compte aussi profiter de son passage pour voir Gérard Ledormeur qu'elle aimerait connaitre -
Elle lui adresse les "Bucoliques d'été" en espèrant que ce livre "de saison" lui plaira ainsi qu'à Mme Daniel Lesueur pour un écho dans la "Renaissance" - Elle a fait un envoi à Mr Lamandé pour la revue mais le "marbre était surplein" pour le moment et qu'il ferait "peut être un signe" dans quelques mois - "Ce n'est pas souvent que les revues font signes aux auteurs" mais elle garde espoir - Elle a appris que Mme Lesueur était souffrante et lui souhaite un "prompt rétablissement" -
"Sur un pan lisse de ciel bleu/ L'oiseau vêtu de noir qui passe/ Franchit l'espace qui le sépare de deux feux/ Lune et soleil...................." - et la lettre: "Voici un poème de moi que j'ai recopié pour vous......."
1811 1 page in8 et 1page 1/2 in4 - Trés bon état -
"Les iris bleus, les soleils d'or/ Les matelots gris dans les ports/ Leurs yeux d'iris bleus....." - et la lettre : suite à un passage à la télévision pour La Colline d'en face - Elle bénéficie peu du soutien médiatique audio-visuel et elle trouve "miraculeux, réconfortant" d'avoir appuyer une carrière depuis 25 ans "sur l'intérêt que [lui] portent des lecteurs" comme lui - Si elle ne porte pas son nom d'origine, qu'elle aime "sentimentalement beaucoup", "c'est qu'il n'aurait pas, sur la couverture d'un livre, aider à asseoir [son] statut d'écrivain en face d'un parisianisme snobinard" - Elle s'en explique dans La Colline qui est un récit clef de ses attitudes d'adulte -
Elle le remercie de lui avoir demandé sa poèsie de "La jeune fille mourante" - Un voyage est la cause de sa réponse tardive - Elle n'a encore jamais vu de séance publique et serait "charmée" d'y assister - Elle espère qu'il contribuera à l'embellir en lisant quelque morceau de sa composition -
Elle serait flattée de figurer dans son recueil - Elle lui envoie deux poèsies: "A une tête de mort" extraite de son premier volume de vers, "Les oiseaux de passage" et l'autre: "Le petit sonneur" de son dernier, "Nos bons parisiens" - Elle souhaiterait qu'il lui envoit ses épreuves -
Elle accepte avec plaisir son invitation - Elle ne cesse d'être malade ou garde-malade depuis quelques jours à cause d'une "méchante grippe" - Elle souhaite que son "calorifère ait la vie longue" - Le sien est "défunt et c'est terrible" -
Elle a cru rajeunir en s'embarquant pour son Ile du Paradis [Abel Moreau, romancier populaire né à la Tuilerie de Vaucherey, près de Seignelay (1893 - 1977), auteur de L'île du Paradis (1935) chez Flammarion] "qui fera les délices des louveteaux de ma famille" - Elle parlera de son livre mais son compte rendu n'aura pas le temps de passer avant les étrennes - "Tous mes voeux de succès afin que vos sympathiques matelots naviguent très loin" -
2 pages in8 - En tête: Hotel d'Angleterre à Nice - Très bon état -
Il n'a pu lui faire signe pour le petit déjeuner proposé parce qu'il a passé "quasi de [son] lit dans l'avion" - Il est à l'hotel sur sa terrasse - "Je m'impose la vie d'un vieux lord qui serait veuf... et je mets de la méthode à refaire ma santé" - Il sens que le vieux lord a des bourgeons partout qui ne demandent qu'à fleurir mais il retient "cette nouvelle jeunesse qui attends" -
Il a oublié une invitation à diner: "je suis incorrigible!.. un pauvre artiste devrait renoncer catégoriquement à jouer les hommes du monde, et déjeuner d'un crouton dans son atelier" - Et puis, il aurait aimé la fêter..- Il a renoncer à arriver en plein déjeuner et a exprimé sa confusion à l'ambassadeur Mathias et à sa femme par un pneumatique - Ce n'est pas la première fois: Convié à l'Elysée pour un déjeuner, sous Coty, il était au cinéma pendant que sa place restait vide -
Beau manuscrit de la Dixième et dernière Lettre à un jeune mari parue en feuilleton dans l'Eclair en 1929 : "Ne vous ai-je pas entendu,à Elbeuf même, railler avec persistance les délicatesses de Marie-Edith qui refait dix fois sa robe parce que rien ne saurait la satisfaire; ou qui lit et relit pendant un mois et simultanèment deux livres de Mauriac et de Drieu La Rochelle pour établir une comparaison essentielle entre des visions si détaillées ...de la vie intérieure humaine"...- Longue conversation entre Alain et Colette Yver au sujet du couple qu'il forme avec Marie-Edith - Beau texte -
Elle regrette qu'il ne se soit pas plus occupé des tableaux qui étaient à "la Palette de Rubens" - Elle a besoin d'argent et souhaite que tout soit fini ce mois ci - Il a trois toiles dont l'une a été médaillée à Tours et l'autre à Chicago - Peut-il lui indiquer quelqu'un qui s'en occuperait? -
Trés intéressante lettre: Elle désire que ses tableaux soit compris dans la vente annoncée pour le 29 mars [celle dont il est fait mention dans le Bénézit] - Elle parle des tableaux suivanst: "Le Monteur en pierres fines", médaillé à Tours; "Au Louvre", une jeune fille dessinant; "Orpheline", une étude de paysanne; "L'amour de l'art", aquarelle représentant des touristes qui se proménent dans une galerie de tableaux - Autographe peu commun -
Il dit le plaisir que lui ont procurées les « quelques heures agréables et intéressantes » passées chez lui, à la Croix Bosset - Il est flatté de sa demande d'un ouvrage pour sa collection sur la Cité du Vatican mais, après réflexion, il « recule devant le sujet », trop éloigné de ses préoccupations. Le sujet demande des connaissance en histoire de l'art qu'il ne possède pas « à fond ». Ensuite, il aime que ses « travaux personnels fassent diversion » par rapport à ses fonctions professionnelles. Enfin, il souhaite que ses recherches aient une « orientation méditerranéennes : vieille fidélité à la mer sur les rives de laquelle je suis né ». Pour le moment, ses travaux tournent autour du « rôle civil de Bonaparte en Egypte », de la colonisation de l'Afrique du Nord, etc... et il ne souhaite pas s'en écarter.
« Pour notre pays que dévore/un envahisseur exécré/Frères, vous allez à l'aurore/combattre le combat sacré, etc.... » - Il s'agit du brouillon du poème situé page 93 de l'édition originale des Idylles Prussiennes publié chez Lemerre en 1871. Il est accompagné de cette dédicace : « A M .l'abbé J. Crétineau Joly, ce brouillon de vers qu'il a bien voulu désirer, et cordialement offert par l'humble admirateur de sa vaillante charité Théodore de Banville, lundi 12 décembre 1870 » - A noter que ce manuscrit, comprenant ratures et corrections, a été offert avant la parution du livre. Précieux et rare document auquel nous joignons un exemplaire en très bon état de l'édition originale de l'ouvrage Idylles Prussiennes, paru en 1871 chez Lemerre reliure demi chagrin brun à coins tête dorée couvertures et dos conservés