Site indépendant de libraires professionnels

‎Autographes‎

Main

Nombre de résultats : 65 715 (1315 Page(s))

Première page Page précédente 1 ... 886 887 888 [889] 890 891 892 ... 952 1012 1072 1132 1192 1252 1312 ... 1315 Page suivante Dernière page

‎PONTALIS (Jean-François et Jean-Bertrand).‎

‎12 L.A.S. à Marc Barbezat.‎

‎PONTALIS (Jean-François et Jean-Bertrand). 12 L.A.S. à Marc Barbezat. 26 p. d’une fine écriture format in-8. Neuilly sur Seine (le plus souvent), octobre 1942 — 5 mars 1949, enveloppes cons. « L ’ancien enfant prodige, qu’a-t-il fait de ses dons? Quel parti a-t-il tiré de ses lectures, de sa proximité avec des écrivains et des poètes — Cocteau, Genet, Olivier Larronde, Violette Leduc, Louise de Vilmorin, bien d’autres —, de ses rêveries prolongées que, pendant tout un temps, suscitaient les fumées de l’opium ? Qu’est devenu son « journal » où, j ’imagine, il n’épargnait personne, ni ses amis ni lui-même, lui qui s’était exclamé à mon adresse : “Publier de son vivant, c’est d’un vulgaire ! Posthume, mon bon Jean-Bertrand, posthume !” De lui, à part quelques pages inachevées, il ne reste rien. Même le “posthume”, il l’a refusé ». Une rare et très intéressante correspondance par le frère «maudit» du célèbre psychanalyste. Jean-Bertrand Pontalis fut l’élève de Jean-Paul Sartre, il collabora à la revue Les Temps modernes et fut en analyse avec Jacques Lacan. Il deviendra une sommité du monde psychanalytique à partir des années soixante. Il est co-auteur du célèbre Vocabulaire de la psychanalyse que l’on désigne toujours comme le Laplanche et Pontalis. Écrivain et éditeur, on lui doit d’avoir créé les collections L ’un et l’autre, chez Gallimard, après Connaissance de l’inconscient. Au terme d’une existence bien remplie, Jean-Bertrand, Jibé, publiera un troublant récit autobiographique intitulé Frère du précédent (Gallimard, 2006, Prix Médicis essai) qu’il consacre aux rapports avec son ainé, Jean-François. Il brosse par petites touches l’histoire d’une complicité devenue jalousie puis haine farouche… « Même s’il est mort depuis quelques années, je n’arrive toujours pas à savoir s’il me détestait ou s’il m’aimait. Mais, ne serait-ce que par pudeur, je ne voulais pas m’en tenir à une simple description de cette relation. J ’ai donc choisi de m’intéresser, par le moyen d’une série de jeux de miroirs, à d’autres couples de frères, réels ou de fiction : Marcel et Robert Proust, Vincent et Théo Van Gogh, les frères Champollion. Ou encore les Goncourt : à la mort du cadet, Jules, on surnomma le survivant la veuve — le mot couple prend là toute sa force ». Dans ces lettres il est question de différents projets de publications que Jean-François Lefèvre-Pontalis destine à L ’Arbalète, la revue dirigée par Marc Barbezat, en premier lieu d’un cahier consacré à Raymond Radiguet avec textes, documents inédits, études et hommages. Ses lettres, assez vibrionnantes, témoignent d’une belle maîtrise du langage ainsi que d’une solide connaissance du monde des écrivains et de l’édition. Rappelons qu’à cette époque on attend que Jean-François Lefèvre-Pontalis prenne une place de premier choix parmi les écrivains de la nouvelle génération. On parle de lui, ni plus ni moins, comme d’un nouveau Marcel Proust. Il est souvent question de Max Jacob, de Jean Cocteau ou de Jean Hugo avec lesquels il est en intimité. Deux lettres concernent le numéro spécial de l’Arbalète sur les romanciers américains, Eugene O’Neil, Erskine Caldwel ou Djuna Barnes. Il est aussi question de Jean Genet, Georges Auric, Christian Bérard, Olivier Larronde ou Michel Cournot (“un jeune grand ami à moi, il tient ses travaux très secrets, mais il écrit on ne peut mieux, j ’espère lui soutirer un jour une petite pièce, et vous la faire parvenir…”). Son frère cadet, Jean-Bertrand, est le plus souvent associé à ses projets. Jean-François évoque même “un numéro de notre façon ; The Waste-paperbasket « La Corbeille à papier », un recueil de poèmes et de proses à quatre mains, “que nous voulions présenter chez vous, et signer les frères Pontalis…” Suivent ces lignes : “Nous avons compris que notre imagination verbale n’est pas l’Imagination, Reine du vrai. Nous vous donnerons peut-être quelque chose d’autre un jour ; en attendant vous aurez mon travail de commis sur Radiguet. (…) Mon frère vous a envoyé un début d’un roman de jeunesse (Les Dimanches Illustrés) sur le conseil de Sartre. Je vous recommande mon frère. En rêve l’autre nuit on m’a dit que : non content d’avoir du talent il voulait avoir du génie. Et c’est ça même”. (…) “J ’espère que vous le rencontrerez en venant à Paris. Il habite St. Germain des Prés, et vous pourriez prendre rendez-vous. Il ne me ressemble pas du tout, heureusement pour lui”. À partir de la fin 1944 les rapports commencent à se désagréger entre J.-F. L.-P. et Marc Barbezat. C’est tout naturellement que Jean-Bertrand va prendre la relève. Ce sont les dernières lettres de cette précieuse correspondance.‎

Référence libraire : 21860

‎MAGRITTE, Colinet, Mariën, Scutenaire et Nougé). REVUE. La Feuille Chargée.‎

‎La Feuille Chargée. Le Bouchon.‎

‎Dir. : René Magritte. Bruxelles, La Feuille Chargée, mars 1950, in-8, en ff., 8 p. Numéro unique de cette revue dirigée par René Magritte. Textes de Magritte, Paul Colinet, Marcel Mariën, Louis Scutenaire et Paul Nougé. 1 dessin de René Magritte (“Portrait des auteurs traité à la bouchonne”). 1/25 ex. revétu de la signature autographe de tous les collaborateurs (après 5 de tête avec un dessin de Magritte) auquel on a joint un jeu d’épreuves complet comportant des corrections manuscrites de chacun des auteurs.‎

Référence libraire : 22616

‎CADOU (René-Guy).‎

‎L.A.S. à Marcel Béalu.‎

‎2 p. in-8, Clisson, 12 [mai 1943]. “Cher vieux Marcel, Tu deviens en effet bien hargneux. Est-ce que je pouvais savoir qu’il y avait quelque importance à rapporter au susceptible Lacôte un bénin et sympathique propos venu de lui-même.La jeune poésie m’emmerde comme toi. D’abord je ne suis pas jeune (le cher René de ta lettre signifie tout à fait : vieux con). Je n’ai pas d’amis parmi les jeunes poètes (ceux qu’on appelle ainsi) et tu peux dire tout ce que tu voudras.Maintenant je ne vois pas pourquoi malgré ma pauvreté je n’aurais pas moi aussi les honneurs de l’imprimé. Après tout ma paye ne me fait pas honte et je ne suis pas le seul de cet avis.Quant à Bouhier mon amitié pour l’homme me défend de dire ce que je pense du poète (!) Le point d’exclamation est suffisamment éloquent.Pour te faire râler un peu plus je te demande à toi qui est riche si tu veux me donner un manuscrit pour les amis. Tu n’aurais pas à sortir ton argent et utiliserais comme nous tous les bulletins de souscription. Tâte-toi et réponds pour le fric. J’empoche tout, O Crésus, et t’embrasse. Job.”‎

Référence libraire : 22691

‎RIGAUT (Jacques).‎

‎5 L.A.S. à Robbie [ROBERTSON].‎

‎11 pages in-4, à l’encre noire (une au crayon), Malmaison, sans dates [mi avril 1929]. Samedi matin [13 avril ?]Dear Robbie,Glad I would speak to you at the phone. a) will you sans faute mettre ce télégramme ci-joint à la poste demain au tarif week-end letter (si tu passes du côté des Boulevards, il y a le bureau Western Union rue des Italiens, sinon n'importe quel bureau de poste avant 6 heures. b) as-tu remarqué que j'ai négligé sur la liste 14 ou 15 de missionner les genres de caractère. Si tu ne l'as pas rectifié cette fois, veilles-y la prochaine.c) tu auras sans faute un chèque de 2500 fr lundi. Le mieux serait peut-être que tu me dises le montant exact de ton loyer et je te ferai un chèque barré, ce qui me ferait gagner 24 heures et un autre chèque à toi pour que tu aies un peu d'argent de poche et puisses les frais que je t'impose.d) toutes sortes de romans genre policier ou Alex Dumas père, ou Fantomas, anglais ou français serait bienvenu ainsi que NRF d'avril après que Pierre l'ai lu.e) y a-t-il beaucoup de commandes (des n°1 à 13) pas encore livrées ou trop incomplètes. [Rigaut a biffé tout l'ensemble f]f) j'envoie ce soir un télégramme demandant argent famille. La réponse arrivera lundi rue Singer. Donc décachète ce qui arrivera de Nice et envoie-moi sans délai le chèque pour Devos. Je l'endosserai (le chèque pas Devos) et tu le posteras à la banque, après quoi tu pourras remettre à la concierge mon chèque barré (ainsi il ne sera présenté que le lendemain quand l'argent familial sera déjà lui-même en caisse.g) Si tu les as reçues il faudrait envoyer à Melle Carasso ses cartes, et en bloc tous les Lasala à Mme de Lasala-Supervielle, pourvu que tu trouves l'adresse de cette dernière dans un annuaire. A son retour Marie-Louise pourra te la donner - Joindre prospectus - pétards comme [de juste ? mots illisibles] avec chaque boite. h) Merci cent mille fois pour tout ce que tu fais pour moi.i) "corrigeant f)" dépose lundi matin de bonne heure si possible le chèque de 5 000 fr. Paye ton loyer avec mon chèque barré de sorte qu'il ne sera pas présenté à ma banque avant que les 5000 fr y aient été encaissés et sers toi de l'autre chèque si tu as besoin de cash, laisse-moi seulement savoir les sommes.j) Mes chers amis, ne puis-je donc mieux compter sur vous - Sur qui alors? Ne savez-vous pas d'abord dans quel état j'étais (six heures de larmes lundi, trois mardi) 2) C'est vrai les docteurs et à raison exercent une si invraisemblable surveillance et, tout de même, étant spécialistes, il y a une pupille dont ils connaissent le sens 3) notre amitié n'est pas gâchée par notre complicité qui n'est est pas la base, j'en suis sûr, mais comme en vous voyant dans ma faiblesse dont après tout vous avez été témoins, résister à un souvenir, à une sensation, j'ai une peine infinie à vous voir manquer de confiance, je croyais avoir avec vous la permission de dire merde et d'être sûr que vous entendriez "mes chers amis". Je n'y pense plus. Je vous embrasse. (cf. Jean Cocteau et faites la différence s'il y en a une) Jacques R. Dimanche [14 avril 1929?]Chère Robbie,Je me sens mieux mais ne sais encore quand je sortirai. Tu es la moitié de ma guérison, car sans toi je me serais fait une bile énorme au sujet de mes petites cartes. Si tu dois partir pour la campagne avec Pierre, ce que je vous souhaite de tout cœur, peut-être pourras-tu déléguer tes pouvoirs à Melle Tarrisson (Tommisson ?) - elle se rend compte du travail à faire et n'a qu'à désigner son prix. Dis-lui bien comme je lui suis reconnaissante [sic] de t'avoir aidée. A) Je voudrais que Devos m'apporte demain :1) courrier (s'il y a lieu)2) noms des gens qui auraient téléphoné3) mes chaussures jaunes4) deux chemises souples bleues5) deux caleçons6) 2 B.V.D. 7) un coupe-ongle (sécateur)8) ma brosse à habits9) une cinquantaine d'enveloppes et un bloc de papier comme celui-ci classique, une cinquantaine de feuilles à en-tête 36 R. Singer10) mon vieux sweater [chandail] grisqu'il prenne le tram s'il est trop chargé.11) 5 ou 6 boites d'échantillons différentes de petites cartes.12) quelque chose à lire (entre autres je ne sais s'il y a encore chez moi un gros livre Napoléon par [Emil] Ludwig) B) Je téléphonerai vers 3h, 36 rue Singer lundi. Si tu ne dois pas y être sois assez gentille de laisser un message disant à quelle heure tu y seras que je puisse t'atteindre au téléphone.C) Ci-joint liste 15 en deux exemplaires - envoies en une à Loubok avec la lettre ci-jointe et ajoute des noms si tu le juges utile ou agréable.D) Faire livrer au 94 rue de Rivoli les cartes de Mme Radcliffe Chace (attention les premières sont mauvaises il y a Radliffe (pas de c) mais peut-être Loubok ne les a-t-il pas encore livrées.NON. Pour cela, attendre le retour de Marie-Louise. Si Mme Chace doit partir pour l'Amérique, qu'on les livre, sinon qu'on attende. Je souhaite qu'il y ait le moins possible en circulation avant le lancement. E) Commande-moi, veux tu, au plus vite des cartes gravées chez n'importe quel graveur (et demande lui en même temps combien il prendrait pour les petites cartes) mêmes caractères que sur la carte ci-jointe, plus 36 rue Singer en petits caractères calligraphiques - Dis que c'est pressé. Je termine en hâte. Baisers. Amitiés à Pierre. Jacques R. MalmaisonLundi 15 [avril 1929]Chère Robby,J'ai téléphoné à Melle Tarrisson [ ?] qui me dit que Pierre n'est pas bien. Pour l'amour de Dieu, qu'il ne recommence pas à rester sans visites de docteur. Je me charge de faire venir Fraenkel chaque jour, si Pierre y consent, ou alors qu'il ait recours à ce Dr ami de son beau-frère. En cas de panique et de besoin, Fraenkel est encore bon, il suffit de se déranger. A) Veux tu dire à Melle Tarrrisson [ ?] et [mot illisible] de n'y avoir pas pensé plus tôt qu'elle commande pour amis ou gens utiles autant de cartes qu'elle le désire, ce sera me rendre service. B) Si le timbre "Prix 75 fr" est prêt, ne l'utilise que pour les rares prospectus envoyés maintenant. Ne fais pas préparer de prospectus à l'avance avec ces prix, car je ne suis pas sûr de m'y tenir. B) bis A la réflexion, et ne sachant pas où en est le travail, on pourrait préparer quelques centaines de pétards-prospectus numérotés comme c'était convenu et avec un petit signe disons rappelant le n° sur le rouleau de sorte qu'au moment de l'envoyer, il suffira d'appliquer le n° au client, et d'insérer son adresse sur l'étiquette.Mardi [16 avril 1929?]C) Merci de ton téléphone. Je t'en prie, rattrape mes affaires. Si Devos ne paraît pas, vas chez lui, et apporte le paquet ici. Il est très utile que je le voie, oublie mes mauvaises paroles. Je te donnerai le chèque en même temps. Sois assez gentille pour téléphoner avant de venir disant : "Madame de Massot sera à la Malmaison vers telle heure (il faut un quart d'heure de la Porte Maillot à ici. Tu peux m'apporter un peu de chocolat, mais rien d'autre. A tout à l'heure, je vais me raser tout beau pour te recevoir. Mille amitiés à Pierre. Jacques R. [mardi 16 avril 1929?]MALMAISON (tu parles)36 rue SingerDarling Robbie,Send Devos to Loubok, 34 rue des Peupliers and tell him to ask for M. Kornfeld who will give him a package of boxes and of prospectus. Send him here too at the end of the afternoon, if there is any mail for me, otherwise telephone me. Sorry not to write any longer, courage is not yet at his highless. Love to you and Pierre. Jacques Rigaut TSVP Ai été coupé au téléphone au moment où je parlais à mon amie Melle t? (please 1) ajoute son nom (celui de mon amie) sur la liste ci-jointe qu'elle ait ses cartes à elle. 2) met le n° en tête de la liste ci-jointe en double (ce doit être 14 ou 15) 3) Rends une (une seule garde l'autre pour toi) à Devos en même temps que la lettre ci-jointe pour Kornfeld c/o Loubok 34 rue des Peupliers et envoie Devos lui remettre. 4) On va relâcher un peu mon secret mais malgré les visites que je vais pouvoir ré avoir, je crois mieux que ni toi ni Pierre ne veniez 1) parce qu'ils sont sur l'œil 2) parce que malgré le plaisir le plus vif que j'aurais de vous voir vous 2, je crains la tentation et je suis sûr que vous ne me blâmerez pas 5) Amour5 bis) Fais-moi aussi pour Devos qui a téléphoné, peut-être important.Mercredi 17h30 [17 avril 1929?]Chère Robinesse, je t'écris (sur ma dernière feuille de papier) comme on se met à table pour faire venir l'hôte en retard - mais j'espère encore que cette lettre sera inutile, que je te verrai ce soir, outre que je m'inquiète pour l'argent et voudrais te remettre un chèque - je t'en prie - lectures et chemises - je suis totalement démuni - saute dans un taxi, cours chez Devos, récupère son paquet et viens ici [deux mots illisibles] Comment est Pierre - Tendresse et amitié à tous deux. Jacques R. J'ai reçu le courrier que tu avais fait suivre. C'est la meilleure méthode. Continue - merci.‎

Référence libraire : 22751

‎RIGAUT (Jacques).‎

‎Photographie originale.‎

‎Photographie originale (9 x 6,5 cm) en tirage d’époque, sans date (été 1923). Beau document inédit montrant Rigaut à la mer en tenue de bain en compagnie de Jeanne Double Lecomte du Nouy et de son fils Philippe. Note au dos: “et une autre de nous trois!! Gardez-les” signée deux fois “Ph. N.” Provenance Philippe Lecomte du Nouy.‎

Référence libraire : 22761

‎REVUE INTENTIONS. DIVERS.‎

‎Revue Intentions. Environ 100 L.A.S. L.S. ou C.A.S. à Pierre ANDRÉ-MAY. 16 MANUSCRITS AUTOGRAPHES SIGNÉS, poèmes, proses ou articles. Soit un ensemble de près de 200 pages.‎

‎Toutes les correspondances concernent la revue Intentions, les manuscrits ont, le plus souvent, été publiés dans la revue. André Desson (4), J.J. van Dooren (4 + 1 mss), Lucia van Dooren (5), Georges Duvau (6 + 1 mss), Jean Fayard (2 + 1 mss), Paul Fierens (4 + 1 mss), Arthur Fontaine (1), Georges Gabory (1), François Gachot (3), Henri Ghéon (1, sur Gide), Ismail Girard (1), Émile Henriot (1, sur Fargue), Philippe Hériat (1), Henri Hertz (1), Robert Honnert (6 + 4 mss), Jean Hytier (8), Bertrand de Jouvenel (2 mss), René Kerdyk (1), P.G. La Chesnais (2), Paul Leclère (3), O. Mannoni (5 + 1 mss), Maurice Martin du Gard (3), Emile Moreau (2), Pierre Morhange (1), François Norçay (1 mss), Comte J. de Pesquidoux (1), Philippe Poidatz (10), Mario Puccini (2), Marcel Raval (2, sur Fargue), Jacques Rivière (1, sur Larbaud), Pierre-Jean Robert (2 + 1 mss), Gilbert Robin (4), Maurice Roya (1), André Salmon (1), André Schuck (1 mss), J. et J. Tharaud (1), Albert Thibaudet (1), Pierre Tisserand (1), Mme A. Toupine (3), Fernand Vanderem (1, sur Larbaud), André Vigneau (1 + 1 mss), Edward Woroniecki (3), Michel Yell (3 + 1 mss), Italo Zaratin (2).‎

Référence libraire : 22766

‎NIMIER (Roger).‎

‎Lettre autographe signée à‎

‎Paris, 9 novembre 1951, 3 pages 1/2 in-8, à en tête de Opera, l'Hebdomadaire du Théâtre du Cinéma des Lettres et des Arts." Parinaud me dit que vous êtes en possession d'une lettre de Cocteau relative à la mort d'Apollinaire. J'aimerai beaucoup la publier dans notre prochain numéro. Il va de soi que vous serez dédommagé de l'inédit que nous enlèverions à cette lettre et que nous nous occuperons du livre dans lequel elle doit paraitre. J'ai souvenir du bon accueil que vous aviez fait à un de nos reporters lors du premier numéro d'Opera que nous avions fait, voici huit mois. Si vous me donnez votre accord (…) nous vous enverrions un cycliste pour prendre le texte. Je suis grippé actuellement ce qui rend mes séjours à Opera un peu épisodiques… "‎

Référence libraire : 22770

‎[PAULHAN (Jean]).‎

‎Le Clair et l’Obscur.‎

‎P., N.R.F., 1958, in-8, br., 38 p. Édition originale. Tiré à part à 50 exemplaires publié sans nom d’auteur, avec une pagination continue du no 64 et?66 de la Nouvelle Nouvelle Revue Française (avril et juin?1958) justifié de la main de l’auteur comportant un envoi autographe signé : à 50 exemplaires no?1/ pour Yolande Fièvre (mais ce n’est qu’un commencement) /Jean P. Ce 8.8.8.Tapuscrit signé joint (27 p. in-4) de toute la seconde et dernière partie de Clair et l’Obscur?: La Tentation de la pensée. Où l’esprit nous met à la gêne. Nombreuses corrections et ajouts à l’encre noire ou rouge et au crayon, signature de l’auteur en dernière page.L’ouvrage sera édité en volume avec une préface de Philippe Jaccottet aux éditions Le Temps qu’il fait en 1983.‎

Référence libraire : 22784

‎DIETRICH (Luc).‎

‎71 L.A.S. à Philippe LAVASTINE.‎

‎120 p., in-8 ou in-4 comprenant 18 cartes postales et 2 télégrammes. Divers lieux, 1938 - 1944, certaines enveloppes conservées. Très importante correspondance de Luc Dietrich avec Philippe Lavastine, s'étendant de la rencontre des deux hommes en octobre 1938 jusqu'à la mort de Dietrich en 1944. Quelques lettres sont enluminées de collages d'éléments végétaux et de dessins originaux à l'encre ou aux crayons de couleur de Luc Dietrich. Seulement huit de ces lettres ont été publiées dans la monographie Luc Dietrich parue en 1998 aux Éditions du Temps Qu'il Fait, sous la direction de Fréderic Richaud, toutes les autres sont inédites. Nous nous bornerons à donner quelques extraits…… Philippe-Ie-silencieux, allons troubadour a la manque, envoie-moi quelques mots d'écrits par parchemin-postal (intermédiaire de pieds de facteur). Je ne sais pas ce que je vais devenir. Je ne sais pas si ce qui va sortir de moi. Un réservoir d'huile ? Une brosse? Un lion? Un pou ? Une ARAIGNEE ? Un homme ???? (…) Mystère ? Troublant et épais mystère. De ne pas te voir ça a en quelque sorte faussé ma jactance, désaxé ma rhétorique. Je voudrais que tu m'écrives "…Je te cite. Ta lettre du 4 mars : " Et tu me parles d'identification. Ça c'est un comble. Mais tu n'as jamais compris rien à rien, mon pauvre ami. Dans l'identification, tu y es jusqu'au cou, on ne te voit plus, t'es bouffé jusqu'aux tripes, vide, nettoyé. Où qu'il est, mon ami ? Je ne Ie vois plus ? Y'en a plus ? II a encore une fois foutu le camp. II m'écrit tout le temps, mais dans ses lettres il n'est jamais là. II se promène. II bat la campagne. " T'as raison. T'étais devenu comme un compromis entre une brioche, un rossignol, un cygne, un crocodile. Voilà que je commence à faire Ie zouave. Philippe tu as raison. Je sentais que je ne te donnais plus de vraies lettres, pas les lettres que tu méritais et que je méritais d'écrire. Mais encore une fois Agathe était Ie prétexte, le coup qui ébranle plus loin l'édifice déjà lézardé. Je vais écrire sur les deux souffrances. Tu me répondras. SOUFFRANCE VOLONTAlRE : ne serait-ce pas l'acceptation de la grande, de la vraie douleur physique (dont j'ai horreur et que je ne recherche pas) ? Par exemple, une douleur fulgurante dans un membre. Aussitôt secours de l'analgésique. Si on décide de souffrir sans Ie recours d'aucune drogue, si on accepte ce supplice qui n'a rien d'une masturbation, si on décide de s'élever autour de ce bouillonnement, de se détendre, de se calmer, est-ce cela, " souffrance volontaire" ? Je reconnais que je ne recherche jamais ce genre de souffrance et que, lorsqu'elle arrive, j'essaie d'en tirer parti. D'ailleurs, quand je suis en proie à ces fortes douleurs corporelles, je suis mieux. Mes amis (je me reporte au passé et à ce que j'ai entendu) me trouvent plus ouvert, plus compréhensif, plus détendu… Je devrais faire très attention maintenant et il faudra que tu m'aides, ou plutôt que vous m'aidiez car je ne veux jamais exclure Boussik de notre amitié. J'ai reçu d'elle une lettre si gentille, si voletante et fraîche que je me suis mis à japper de rire, tout seul, comme Hitler quand il se couche après une bonne grosse blague…… En ce moment il pleut, et toute la campagne fume tant la chaleur est grande, la chaleur au ras du sol lutte avec l'eau qui tombe. Temps à pourrir le foin coupé. Ici je m'installe : les livres sont en ordre (presque) dans la bibliothèque, les parquets sont cirés. La porte-fenêtre est percée dans la chambre à coucher et l'escalier construit. L'on peut descendre dans le jardin ou fleurissent : deux lys, des campanules comme des tymballes. (…) Que d'énumérations ô mon pauvre grippe-papier. Mais je pense à toi dans la ville moite et traversée de relents urinaires et industrieux. Je veux que tu sentes que ma campagne existe, qu'elle est touffue et variée, et que je t'attends planté dans les paysages de mon seuil pour saluer ta venue. Quand comptes-tu venir ? Je pense à mon livre avec un débordement de force. J'y pense un peu comme si je l'aimais dans la chair et que je souhaitais sa présence, son plaisir, son grandissement dans l'un et l'autre. Maintenant c'est tout à fait " le sentiment de mon idée" qu'il est placé sur Ie bon chemin. Nous en parlerons. Maintenant je serai mieux à l'aise dans mes actes pour te recevoir. Je suis accablé de maniaqueries, surtout lorsque je suis chez moi, asservi par Ie désordre qui s'y trouve. Je me sentirai mieux dans une maison distribuée, parée et ordonnée selon mes gouts secrets, arrêtés… Sais-tu que j'ai terminé mon livre L'Apprentissage de la Ville ? tout à fait dernièrement ? J'ai sué, ressué et vraiment souffert l'agonie pour l'éclairer, Ie réaliser. Il a posé tous les points sur lesquels je veux peser. Il a défriché l'entrée des voies que je veux parcourir. C'est dur d'écrire un livre, tu sais. Surtout je l'ai voulu sincère. Pour la première fois - et pourtant j'étais sincère (enfin autant qu'un homme ordinaire peut l'être). J'ai découvert l'essence de la sincérité. Avec ce livre j'ai appris la vérité des vérités que vous m'avez fait entrevoir. Je te dois beaucoup Philippe. Comme je voudrais que tu Ie lises.… Daumal m'inquiète. Je serais prêt à payer beaucoup pour prolonger sa vie. (…) À bientôt Philippe. Ne m'écris pas car je te sais très occupé. Je suis encore dans les Égyptiens. J'ai un groupe solide à Marseille. J'ai du travail pour toi, je veux dire j'ai fait des choses en pensant que cela te serait utile. Quelle chance, quel bonheur de ne plus vivre comme une putain. J'ai dit Ie VRAI, j'ai FAIT LE VRAl, j'ai dit Ie Bon et je l'ai répété. Je suis en pleine Égypte de l'Ancien Empire. Je t'embrasse Philippe. Luc…‎

Référence libraire : 22948

‎MALRAUX (André).‎

‎LACLOS. MANUSCRIT AUTOGRAPHE SIGNÉ [1939].‎

‎27 feuillets in-4 et in-8, numérotés 1 à 22 (dont 2bis, 2ter, 13bis dactylographié, 17bis et 17ter avec deux lignes dactylographiées) montés sur onglets et interfoliés de feuilles de vergé gris. Relié en un volume in-4 (27,2×22,5 cm), demi-maroquin bordeaux à coins, dos à 5 nerfs ornés de caissons à triples encadrements de filets dorés, tête dorée (F. et A. Maylander). MANUSCRIT AUTOGRAPHE DE LA CÉLÈBRE ÉTUDE SUR CHODERLOS DE LACLOS ET LES LIAISONS DANGEREUSES, parue dans le tome II de l'ouvrage collectif " Tableau de la Littérature Française " (N.R.F., 1939). En 1970, Malraux la publiera à nouveau dans " Le Triangle noir " avec deux autres textes, sur Goya et Saint-Just. Elle sera reprise en préface du roman aux éditions du Livre de Poche puis Folio-Gallimard. Le volume s'ouvre par une lettre autographe adressée à son cher Professeur, Henri Mondor (1 page in-12, 7 juin 1945), auquel Malraux offre ce manuscrit. Sur la page de titre autographe qui suit, datée du même jour, dédicacée et signée, l'auteur précise qu'il n'existe pas d'autre manuscrit. Les différences avec le texte définitif sont dues, soit à un montage différent, soit à des corrections sur dactylographie ou épreuves. Bien que de premier jet, ce manuscrit est très proche de la version imprimée. Malraux met en évidence l'originalité et la modernité des Liaisons dangereuses. Il débute par une synthèse du roman : Laclos entre prend de raconter une anecdote de sa jeunesse : une femme abandonnée par son amant décide de faire coucher n'importe qui avec la fiancée de celui-ci, pour qu'il soit trompé avant même son mariage. Il y ajoute l'histoire d'une autre femme qui, séduite et quittée par un complice de la première, meurt de chagrin. Puis il en définit l'essence même : Les Liaisons sont le récit d'une intrigue. (Comme par hasard, ce mot désigne à la fois l'organisation des faits dans un ouvrage de fiction, et un ensemble efficace et orienté de tromperies.) Intriguer tend toujours " à faire croire " quelque chose à quelqu'un ; toute intrigue est une architecture de mensonges; croire à l'intrigue, c'est croire d'abord qu'on peut agir sur les hommes, - par leurs passions, qui sont leurs faiblesses […] Le problème technique du livre est de savoir ce qu'un personnage va faire croire à un autre. D'où une ronde d'ombres Louis XV à la merci des deux meneurs du jeu. Pour Malraux, Laclos renouvelle la notion d'intelligence, idée passionnelle et mythique. Il analyse aussi une autre nouveauté : La passion s'est métamorphosée : elle était fatalité, elle devient désir. Mais, observe-t-il, le premier caractère de ce livre, qui ne parle que de passion, c'est de l'ignorer presque toute. Une seule y paraît: l'amour qu'éprouve Mme de Tourvel […] Les cartes sont simples, dans ce jeu qui n'a que deux couleurs: la vanité, le désir sexuel. Décelant dans les deux protagonistes principaux des Liaisons, la naissance et le prototype de la figure de l'intellectuel, il explique pourquoi ce livre est novateur : Valmont et Mme de Merteuil sont les deux premiers personnages de la fiction qui agissent en fonction d'une idéologie. Par leurs deux personnages significatifs, les Liaisons sont une école de volonté. Et ce n'est pas un de leurs moindres moyens d'action que leur mélange permanent de volonté et de sexualité […] Tout le livre est une érotisation de la volonté. Lorsque son livre n'était déjà plus qu'un chef-d'œuvre mineur et presque clandestin, c'est à Tilly que Laclos disait: "J'ai voulu faire un ouvrage qui retentît encore sur la terre quand j'y aurai passé". Comme il est rare qu'un écrivain se croie assuré des siècles par son seul talent, il semble que Laclos ait attendu sa postérité d'une dénonciation de son temps. Je crains (et les mémoires du temps semblent nous le montrer de plus en plus) que les mœurs des Liaisons n'aient eu dans la France de 1780 que l'importance de celles de Montparnasse dans la France de 1939 […] Il conclut: Laclos fut un dénonciateur de rêves. Il révéla ceux de son temps en leur donnant la vie. En les faisant entrer dans le long domaine des rêves de tous, celui où les hommes promis à la mort contemplent avec envie des personnages un instant maîtres de leur destin. Ce manuscrit figurait à l'exposition Malraux, à la Fondation Maeght (13 juillet-30 septembre 1973). Ancienne collection Henri Mondor avec son ex-libris.‎

Référence libraire : 22989

‎SARTRE, Jean-Paul‎

‎Saint Genet comédien et martyr. Manuscrit autographe partiel comportant de nombreuses ratures, ajouts et corrections.‎

‎[1950-1952] : 82 ff. in-4 (21 x 27 cm) à l’encre sur papier quadrillé, 15 ff. dactylographiés. Manuscrit autographe partiel comportant de nombreuses ratures, ajouts et corrections. Ces feuillets manuscrits, sont complétés par 15 feuillets dactylographiés, certains portants de très nombreux ajouts et corrections autographes. Cette biographie de Jean Genet publiée chez Gallimard en 1952 est née d’un projet de préface que Sartre destinait aux Œuvres complètes de l’écrivain, dont six fragments furent successivement publiés dans Les Temps modernes de juillet à novembre 1950. Écrit entre Baudelaire et L’Idiot de la Famille, Saint-Genet comédien et martyr est parmi les grandes biographies littéraires de Sartre la seule consacrée à l’un de ses contemporains. Le projet est décrit par l’auteur dans ses entretiens avec Simone de Beauvoir (La Cérémonie des adieux, p. 350) : « Parce que je m’étais lassé de faire de la philosophie. [...] J’ai fait L’Être et le Néant et je me suis fatigué ; là aussi il y avait une suite possible, je ne l’ai pas faite. J’ai écrit Saint Genet qui peut passer comme intermédiaire entre la philosophie et la littérature.»Plus loin, Sartre évoque l’accueil que Genet réserva au texte : « Quand j’ai eu fini, je lui ai donné le manuscrit, il l’a lu, et une nuit, il s’est levé, il est allé jusqu’à une cheminée et il a pensé le jeter au feu. Je crois même qu’il a jeté des feuilles et qu’il les a reprises. Ça le dégoûtait parce qu’il se sentait bien tel que je l’avais décrit [...]. Il se prenait pour le poète et il me prenait pour le philosophe. » Cette observation est corroborée par un feuillet dactylographié consacré à la révélation poétique de l’auteur de Notre-Dame des Fleurs (Il assistait à la naissance des vers, il en fait, à présent, sur le même modèle. “Un ange qui sanglote... etc...” est un mauvais vers, facile, fade, in-sincère. Mais à travers lui le poète s’atteint comme activité créatrice et découvre pour la première fois que la poésie n’est peut-être pas un destin.), en marge duquel Jean Genet a porté un commentaire autographe à la mine de plomb : « vrai à tel point que c’est en écrivant ce poème - en le fabricant - et non en écrivant N.D. des Fleurs, que j’eus la stupéfaction un peu humilié qu’on fait des vers, ou qu’on peut en faire. »Dans un entretien réalisé en 1964 pour Playboy, Jean Genet reconnut avoir « été pris d’une sorte de nausée, parce que je me suis vu mis à nu, et par un autre que moi-même. Certes je me dévoile entièrement dans tous mes livres, mais dans le même temps, j’ai recours au déguisement des mots, des attitudes, des choix particuliers. J’utilise une certaine magie et fais en sorte de me ménager un peu. Or Sartre m’a dépouillé sans faire de cérémonie, à la hussarde... Ma première réaction a été de vouloir brûler le livre ; Sartre m’avait donné le manuscrit à lire. Puis j’ai accepté sa publication parce que mon principal souci a toujours été d’assumer la responsabilité de mes actes. Il m’a fallu du temps pour me remettre de la lecture de son livre. Je me suis retrouvé dans une quasi-impossibilité d’écrire. [...] Le livre de Sartre a créé en moi un vide qui a joué comme une sorte de détérioration psychologique. »La part la plus importante du manuscrit de Saint-Genet se trouve à la BnF, au départements des manuscrits, sous la côte NAF 28405-40 : divisé en trois sous-ensembles, il contient des fragments du livre I et les six premières parties du livre II (NAF 28405-41) ; puis la dernière partie du livre II (Caïn) et le livre III (NAF 28405-42) ; suivi du livre IV et de fragments non foliotés, qui seront insérés dans la la version définitive du livre IV, ainsi que les notes (NAF 28405-42). L’ensemble que nous produisons comporte quant à lui les parties suivantes (pour la pagination, se rapporter à l’édition Gallimard de 1952, bien que ce manuscrit diffère parfois grandement de l’imprimé): deuxième partie du livre I : La Métamorphose (pages 20 à 40), plusieurs fragments du livre IV (pages 402 à 405, pages 534 à 447, pages 497-500). La dernière partie de Saint-Genet est complète, de la page 517 à la fin du volume, page 578. On y retrouve après le dernier chapitre du livre IV la célèbre conclusion Prière pour le bon usage de Genet (page 538 à 570).Prière pour le bon usage de Genet, inséré à la fin du volume et dont le manuscrit manquait lors de l’exposition Sartre à BnF de 2005, y est décrit dans le catalogue comme « un manifeste d’intention » dont le premier paragraphe est reproduit en notice : « Montrer les limites de l’interprétation psychanalytique et de l’explication marxiste et que seule la liberté peut rendre compte d’une personne dans sa totalité, faire voir cette liberté aux prises avec le destin, d’abord écrasée par ses fatalités puis se retournant sur elles pour les digérer peu à peu, prouver que le génie n’est pas un don mais l’issue qu’on invente dans les cas désespérés, retrouver le choix qu’un écrivain fait de lui-même, de sa vie et du sens de l’univers jusque dans les caractères formels de son style et de sa composition, jusque dans la structure de ses images, et dans la particularité de ses goûts, retracer en détail l’histoire d’une libération : voilà ce que j’ai voulu. » t qui] n'entend rien à la politique". Il donne une discussion animée entre un ami "fasciste" et un autre "communisant" échangeant, autour d'une table de bistrot, leurs opinions sur le film. Sartre en fait une analyse précise, opposant la lecture catholique et la lecture marxiste du film.TRÈS BEL ENSEMBLE DE MANUSCRITS DE SARTRE‎

Référence libraire : 23061

‎CHAR (René).‎

‎Seuls demeurent.‎

‎Paris, N.R.F., 1945, in-4, br., 90 p. Edition originale sur papier Châtaignier. Bel envoi autographe signé au peintre Pierre Charbonnier, dont l'univers touche le mien et le complète - fraternellement / René Char / L'Isle 4 juillet 1947. Deux manuscrits autographes (3 pages 21 x 29 cm) de René Char de deux des poèmes du recueil sont joints : Médaillon et Fenaison ce dernier poème comporte également une belle dédicace toujours à Pierre Charbonnier. Annotations d'ordre typographique à l'encre bleu et rouge et au crayon de Char.‎

Référence libraire : 23180

‎MALRAUX (André).‎

‎L'Homme et la culture artistique.‎

‎" Et avec notre siècle commence à s'établir dans notre esprit quelque chose qui va succéder au musée, et que j'appellerai le Musée Imaginaire… "Dactylographie avec corrections et ajouts autographes [1946]. 35 ff. in-4 en pagination discontinue, plusieurs formés de feuillets plus petits raboutés et appliqués à l'époque sur feuillets de papier fin. Le tout monté sur feuillets de papier blanc fort en un volume de parchemin blanc à la bradel, triples filets dorés sur le dos, plats ornés d'un décor de triples filets dorés ménageant un losange central dans lequel est doré le chiffre " JM ", tête dorée, étui (André Ballet - H. Berthaux doreur). Allocution prononcée le 4 novembre 1946 à la Sorbonne, dans le cadre du cycle de conférences organisé par l'U.N.E.S.C.O. à l'occasion de sa première session à Paris. Le texte dactylographié correspond à la transcription sténographique de l'allocution improvisée par André Malraux à partir de notes personnelles, et ses très nombreux ajouts et corrections autographes sont préparatoires à l'édition oubliée par le jeune Jean-Jacques Pauvert en 1947. L'auteur précise, dans une note d'introduction manuscrite, que "L'intérêt principal des pages qui suivent est (...) d'être, non un texte lu, mais une improvisation sténographiée, avec ce qu'elle implique d'incomplet et de touffu, l'accent de la parole apportant son ordre propre, qui disparaît avec elle".Abordant la question de la culture artistique de manière très ample, André Malraux traite de ses différents aspects philosophiques, sociologiques, ethnologiques, historiques, muséaux, à l'échelle de l'humanité mais en mettant ses remarques en perspectives avec la situation de l'Europe d'après-guerre : " ... La civilisation voit ses valeurs où elles ne sont pas. Nommément, l'optimisme sur le progrès (ce dont nous nous méfions le plus), non seulement n'est pas, à l'heure actuelle - vous le savez tous - une valeur européenne, mais encore c'est une valeur fondamentalement américaine et une valeur fondamentalement russe. Nous ne sommes pas sur un terrain de mort. Nous sommes au point crucial où la volonté européenne doit se souvenir que tout grand héritier ignore ou dilapide les objets de son héritage, et n'hérite vraiment que l'intelligence et la force. L'héritier du christianisme heureux, c'est Pascal. L'héritage de l'Europe, c'est l'humanisme tragique. Depuis la Grèce, il s'est exercé contre ce qu'on appelait les dieux. Pas les Vénus et les Apollons : les vrais, les figures du destin... " Cette dissertation annonce les importants essais à venir Le Musée imaginaire et Les Voix du silence. L'ouvrage contient également les transcriptions dactylographiées de deux allocutions, en version originale et en version corrigée par André Malraux. Elles ont été prononcées le même jour avant et après le discours d'André Malraux, par Stephen Spender et par Julian Huxley.Provenance : Jacques Millot, (chiffre ex-libris doré sur les plats, n° 91 du catalogue de la vente aux enchères de la partie de sa bibliothèque consacrée à la littérature du XXe siècle, Paris, Étude Tajan, 15 juin 1991). Membre de l'Académie des Sciences, Jacques Millot fut entre autres professeur à la faculté de Médecine, à l'Institut d'ethnologie, au Muséum d'histoire naturelle, et directeur du Musée de l'Homme.‎

Référence libraire : 23267

‎FOLLAIN (Jean). PERDIGUIER (Agricol).‎

‎Mémoires d'un compagnon. Nouvelle édition avec une préface de Jean Follain.‎

‎En frontispice portrait de l'auteur par Daumier. P., Denoël, 1943, in-8, br., XV-336 p. Edition originale de la préface de Follain aux mémoires du célèbre menuisier avignonnais, compagnon du tour de France. Lettre autographe signée jointe (env. cons.) de Jean Follain à Georges-Emmanuel Delbousquet (peut-être le petit-fils du poète gascon Emmanuel Delbousquet). Lettre qui accompagnait cet exemplaire qui est enrichi, en outre, d'un très bel AUTOPORTRAIT AU CRAYON signé de Jean Follain. Il a malicieusement été monté avant le portrait en frontispice de Perdiguier par Daumier. Ex-libris.‎

Référence libraire : 23335

‎RABINIAUX (Roger).‎

‎Impossible d'être abject.‎

‎P., Buchet/Chastel, 1958, in-12, br., 209 p. Edition originale. Pas de grands papiers. Envoi a.s. à Gilbert et Geneviève Lafragette, ce livre noir...” L.S. jointe aux mêmes. Thiers, 16 avril 1959, 1 p. in-4 à en-tête “Le Sous-Prèfet”. Belle lettre amicale de laquelle nous détachons ce paragraphe: “Impossible d’ëtre abject” n’a été qu’un succès très moyen de critique et un succès très moyen de vente, mais j’ai eu des témoignages d’intérêt, voire d’admiration qui m’ont tout de même fait très plaisir et qui prouvent que ce livre comme je le pense, et comme tu as la gentillesse de le penser est mon meilleur livre”.Dos insolé.‎

Référence libraire : 23526

‎LELY (Gilbert).‎

‎Ma civilisation.‎

‎Édition corrigée et augmentée. P., (Gilbert Lély), 1954, in-8, br., 75 p. Edition en partie originale, ex. sur alfa-mousse Navarre.‎

Référence libraire : 23535

‎ROUD (Gustave).‎

‎Air de la solitude.‎

‎Lausanne, Mermod, 1945, in-8, en feuilles, sous couv. rempliée, 124 p. Edition originale tirée à 710 exemplaires. 1/10 de tête num. sur Hollande van Gelder (le X) bien complet de la page manuscrite signée de Roud, extrait de l’un des textes du volume (D’une certaine pureté).‎

Référence libraire : 23851

‎PERROS (Georges).‎

‎Papiers collés.‎

‎P., N.R.F., Le Chemin, 1960, in-12, br., 216 p. Edition originale (pas de tirage en grand papier), ex. du service de presse. Envoi a.s. “A monsieur Marcel JOUHANDEAU en toute admiration Georges Perros” et belle lettre autographe signée jointe, au même, 1 page in-8, sans date (1958 ou 59) : “Cher Marcel Jouhandeau, Mon ancien propriétaire m’apporte aujourd’hui vos “Carnets d’un écrivain”, c’est que j’ai déménagé, il y a plus d’un an. C’est donc qu’il y a plus d’un an que rien d’autre entre nous que la pensée. Est-ce mieux ainsi ? Enfin, je tenais à vous remercier, mes nuits seront moins dures, je vais y aller lentement. Je viens de couper les pages, c’est se mettre en appétit. J’espère que vous êtes complètement rétabli. C’était étrange de vous voir avec une canne...” Couverture un peu défraîchie mais belle provenance.‎

Référence libraire : 24049

‎CAILLOIS (Roger).‎

‎L.A.S. à André Thirion.‎

‎Paris, le 10 février 1972, 1 p. 1/2 in-4 (renforcé avec du papier collant sur un coté). Belle lettre. Réactions à chaud durant la lecture de Révolutionnaires sans révolution d’André Thirion qui venait de paraitre. Caillois lis le livre avec "plaisir, passion et admiration”. "Non seulement c'est un témoignage fondamental, irremplaçable, jamais tenté avec cette ampleur et cette minutie, mais encore il témoigne d'exceptionnelles qualités littéraires aussi bien dans l'art du récit que dans celui du portrait (celui de BRETON, tout physique, est admirable) de sorte qu'il dépasse de beaucoup l'intérêt documentaire qui contraindra longtemps a s 'y référer tous ceux que cette période fascine" (...) Loin de l'avoir terminé il n'a pu attendre pour manifester son enthousiasme... " Bien sûr, je ne suis pas d'accord avec chaque page, mais peu importe, l'intelligence, la fermeté de la pensée, une bonne foi éclatante, sensible constamment, forcera la sympathie et la conviction, et font que le détail contesté ou la préférence non partagée n'ont guère d'importance. On est entrainés sans pouvoir s'arrêter. C'est rare, quand la qualité n'en souffre pas. "‎

Référence libraire : 24259

‎JOUVE (Pierre Jean).‎

‎Mort d’un cygne. TAPUSCRIT complet.‎

‎14 feuillets de papier d’Arches dactylographiés, (32,5 x 24 cm) sans corrections, chacun folioté au crayon de sa main, sous chemise papier. Le poème a été publiée dans le recueil Mélodrame au Mercure de France en 1957. Cette copie tapuscrite sans correction a été établi avec soin et méticulosité par Pierre-Jean Jouve pour une publication dans la revue de Guy Lévis Mano Le temps de la poésie n°1, juillet 1948. Un feuillet supplémentaire joint donne des indications précises pour la composition.‎

Référence libraire : 24301

‎GENET (Jean).‎

‎L.A.S. à Jean Schuster.‎

‎1 p. in-4 sur papier ligné. Paris, 25 juillet 1971, env. cons. “Accepteriez-vous d’écrire un texte - même contre - sur George Jackson, ou Angela Davies, ou sur les noirs américains en prison, ou le racisme, ou ce que vous voudrez. Si vous en acceptez le principe, il s’agirait d’un texte réuni à d’autres, pouvant former un livre qui dirait notre solidarité à Jackson et ses camarades, dont le procès aura lieu prochainement, et qui sera certainement truqué... Envoyez vers le 15 août ce que vous écrirez à Claude Gallimard, qui s’est chargé de l’édition du livre et de sa diffusion. Il sera envoyé à toutes les ambassades américaines, aux universités (U.S. ou autres, aux tribunes U.S., etc.”Le 21 août 1971, trois jours avant de passer en jugement, Jackson fut tué dans la cour de la prison de San Quentin.‎

Référence libraire : 24616

‎CHAR (René).‎

‎Le Retour de Lola Abat. Poème autographe d’une quinzaine de lignes signé.‎

‎1 page sur papier fin, encre bleue, format 27 x 21 cm. Poème publié avec quelques variantes dans le recueil L’Action de la justice est éteinte (1936) sous le titre Le Fantôme de Lola Abat. “...Le charbon n’est pas sorti de prison qu’on disperse ses cendres violettes...”‎

Référence libraire : 24752

‎SUPERVIELLE (Jules).‎

‎2 L.A.S., 1923-1924, [à Georges-Armand Masson].‎

‎5 pages in-8. Paris 20 octobre 1923, Le “Siglo” de Montevideo donnera 100 frs, par article, et il lui propose de parler du prochain roman de Lamandé [Les Lions en croix] il partage sa sympathie pour les baleines. : "II n'y en aura jamais assez non plus que d'éléphants et de dromadaires qui sont eux aussi d'adorables, parce qu'involontaires commis-voyageurs en exotisme". Montevideo, 29 avril 1924, Il aurait voulu bavarder avec lui avant de quitter Paris, et le remercier de son article sur Les Naufragés pour El Siglo, "Le Siglo a changé de directeur et de propriétaire ! Mon frère avait négligé de m'en informer et voilà trois mois qu'il garde vos articles sur son bureau, ne voulant pas les donner à la nouvelle rédaction. Il les offrira un autre journal".On Joint une L.A.S. de Luis Supervielle au même, 13 mai 1924, le remerciant de sa bienveillante critique du dernier volume de son frère [L'Homme de la Pampa].‎

Référence libraire : 24779

‎JANKÉLÉVITCH (Vladimir).‎

‎2 L.A.S. à Christian Zervos.‎

‎Toulouse, 29 janvier et s.d., 2 pages in-8 chaque a en-tête de la Radiodiffusion française. Direction régionale de Toulouse. ..." Je fabrique en ce moment un livre qui s'appellera La Fille aux cheveux de lin, et qui est sur DEBUSSY [Debussy et le mystère, Neuchâtel, 1949]. II me serait plus commode de parler de ce qui fait le sujet de mon travail: c'est à dire du mystère chez Debussy…" II espère que Zervos a bien reçu son texte qu'il est prêt à réduire mais qu'il vaudrait mieux accompagner des citations musicales qu'il a marquées en rouge... La fille aux cheveux de lin est le huitième prélude du premier livre des préludes de Debussy.‎

Référence libraire : 24780

‎SUPERVIELLE (Jules).‎

‎10 L.A.S. à Yves-Gérard Le Dantec.‎

‎13 p. in-4 ou in-8, Paris, Saint-Tropez, Montévidéo, Tossa del Mar, Port-Cros, 31 janvier 1933 - 25 juillet 1947. Env. cons. Plus une lettre de son gendre, Pierre David, adressée au même (1 p. in-4). Très belle correspondance entre deux poètes. Il envoie quelques livres, " le dernier en date "Le Forçat innocent" vous est en particulier offert. J'en prépare un "Les Amis inconnus" qui ne paraîtra sans doute que l'année prochaine. Si nos techniques diffèrent sensiblement nous nous rapprochons, je pense, sur deux points essentiels: nos idées deviennent images en nous, dans l'obscur de notre être - et nous n'avons peur ni du lyrisme ni de l'émotion. Chacun de nous a son chant, il n'a pas honte d'être inspiré ni d'avoir du souffle. Oui je pense qu'il est temps de remettre en honneur ces vieux mots et ce qu'ils signifient ". J'ai eu connaissance de vos appréciations sur ma poésie dans Les Cahiers de Radio [- Paris]. Il m'est particulièrement agréable que vous ayez distingué mon poème "Coeur", un de mes préférés. Et je suis fort heureux aussi de ce qui vous dites de mon vers blanc. Je n'ai aucun parti-pris contre la rime mais il me semble que des assonances, plus ou moins marquées, avec quelques rimes de temps en temps conviennent assez bien à la voix un peu sourde et lointaine de ma poésie..." Il est touché des commentaires donnés à son nouveau livre Les Amis inconnus et il a reçu la nouvelle édition d'Ouranos (de Le Dantec)... "Certes nous n'avons pas la même façon de prendre le sujet en poésie, et c'est peut-être là une conséquence, partielle du moins, de nos différentes prosodies. Mais il y a bien des chemins même à la Poésie n'est-ce pas - n'y a-t-il pas place dans une même époque pour Claudel et Valéry, pour Mallarmé et Verlaine et Laforgue ? L'essentiel n'est-il pas d'avoir une voix propre et un coeur qui ne bat que quand ça lui fait plaisir ?"‎

Référence libraire : 24781

‎SUPERVIELLE (Jules).‎

‎Comme des Voiliers.‎

‎Portrait de l'auteur à l'eau-forte par Fernand Sabatté. Fac-simile d'un autographe. Paris, Collection de “La Poètique”, 1910, in-8 broché, couverture rempliée, 94 p. Edition originale. 1/300 exemplaires num. sur vélin. Envoi autographe signé.‎

Référence libraire : 24783

‎SUPERVIELLE (Jules).‎

‎Dix-huit Poèmes.‎

‎Paris, Pierre Seghers, 1946, in-8, broché, couverture rempliée, 60 p. Tirage limité à 695 exemplaires. 1/35 ex. de tête sur pur fil Johannot. Typographie bicolore.‎

Référence libraire : 24784

‎KOLNEY (Fernand).‎

‎Le salon de Madame Truphot, moeurs littéraires.‎

‎Paris, Albin Michel, s.d. (1904), in-8, relié demi percaline ocre, pièce de titre de chagrin brun, fleuron, couverture conservée, non rogné (reliure de l'époque), 503 p.Édition originale de ce célèbre roman à clefs où l'auteur, Fernand Kolney, beau-frère de Laurent Tailhade, met en scène une multitude de gens de lettres, artistes et hommes politiques, à commencer par Mme Prevost-Roqueplan (Mme Truphot) qui tenait salon à Monfort Lamaury.Apparaissent sous des noms parfois transparents Jaurès, Jehan Rictus, Tailhade, Léon Bloy, Jean Lorrain, Mirbeau, Papus, Frédéric Boutet, etc. Rictus (sous le nom de Modeste Gloviot), particulièrement malmené, porta plainte et l'auteur ainsi que son éditeur furent condamnés et le livre fut saisi.- Divers documents joints dont une page recto verso offrant la clef des personnages au fil de la lecture, et trois lettres autographes signées de Laurent Tailhade, dont une datée de 1905, au journaliste Jacques Landau...‎

Référence libraire : 24892

‎RIGAUT (Jacques).‎

‎Photographie originale.‎

‎Photographie originale (15 x 8,5 cm), sans date (été 1924). Beau document inédit montrant Rigaut quasi nu et étrangement renversé (comme sur la célèbre photographie prise lors du vernissage de l’exposition Man Ray) sur une plage sans doute à Guéthary. Provenance: Paul Chadourne.‎

Référence libraire : 25141

‎GRIAULE (Marcel). RIVIERE (Georges-Henri).‎

‎LES FLAMBEURS D'HOMMES.‎

‎Préface de Sébastien Charléty. P., Calmann-Lévy, 1934, in-12, broché, couverture illustrée, 205 pages. Mention d’édition. Récit de la première mission ethnographique et linguistique de Griaule en Abyssinie, en 1928-29. C.A.S. jointe de Georges-Henri RIVIERE au journaliste François Crucy, 10 janvier 1935 à en-tête du Musée d’Ethnographie. “Je vous remercie vivement - en l’absence de mon camarade GRIAULE actuellement en mission au Soudan - du très beau compte-rendu que vous avez fait des “Flambeurs d’hommes (...) Merci aussi pour la mention que vous faites de notre Musée. Rivière était le sous-directeur du Musée d’Ethnographie. 4 coupures de presse jointes dont 3 sont des articles de Griaule.‎

Référence libraire : 25315

‎MOLINIER (Pierre).‎

‎Lettre autographe signée à Jean Schuster.‎

‎Bordeaux, 30 janvier 1959, 1 page in-4, à en-tête de l'Atelier du Grenier Saint-Pierre. Enveloppe conservée.J'avais confié à André Breton deux négatifs, l'un de ceux-ci était la photographie d'une tombe, l'autre vous a servi pour réaliser la couverture du n°2 du «Surréalisme même» si ce dernier ne vous est plus utile voulez-vous être assez aimable de me le renvoyer (la photo était réussie et j'y tiens). (...) J'avais répondu à une enquête sur le strip-tease, je crois même que je vous avais envoyé quelques photos... Avez-vous fait paraître le n° où les réponses de cette enquête devai(en)t être mentionnées...‎

Référence libraire : 25490

‎OPPENHEIM (Meret).‎

‎4 lettres autographes signées et 1 carte autographe signée à Jean Schuster.‎

‎7 pages in-4 ou in-12. Berne ou Paris (11, rue Beautreillis), 7 mars 1957 - 27 novembre 1976. 2 enveloppes conservées.Belle correspondance amicale, «amoureuse», analytique et auto-analytique.Je n'ai pas de photos, sauf les anciennes de Man Ray, mais cela m'ennuie si on les reproduit encore...Je veux bien répondre à tes questions : comme il arrive souvent quand on est amoureux, chacun a une image de «l'objet aimé» qui ne correspond que très grossièrement à la personne comme elle est vraiment. Alors, quand je n'étais plus amoureuse de toi (ce qui arrive, comme on sait ! d'abord à l'un ou à l'autre) l'image que j'avais de toi ne se couvrait plus avec la personne qui se montrait maintenant à mes yeux. (Que cette image n'était pas mal du tout tu dois le sentir puisque mes sentiments envers toi sont toujours très amicaux). En même temps je m'aperçois que toi aussi tu m'avais vu (et me vois toujours, comme il ressort de ta lettre) tout à fait autre que je ne suis. Si jamais il [y} a eu «malentendu» c'était au moment où je m'apercevais de cette situation, et, pour dire la vérité, la manière dont tu me voyais m'exaspérait un peu. Ce que tu m'écris maintenant qu' «il semblait à cette époque, que tu ne croyais pas à grand-chose, sinon à la vie qui serait un peu comme une locomotive qui avale les paysages... etc.» est une vue purement subjective, qui ne touche aucun point de la situation «psychique» dans laquelle je me trouvait à cette époque (...) Ce qui est vrai c'est que j'étais dans les années 50-54 dans une espèce de «mue» et pour ça pas très «transparente» pour une autre personne. (...) J'espère que tu arriveras à me voir avec «de nouveaux yeux», car c'est pour cela que nos rapports sont un peu «figés». J'espère que ta folie n'est pas grave ! Quels sont les symptômes ? Non, sérieusement, qu'est-ce qui se passe ?Au sujet d'un tableau que Meret aurait aimé récupérer afin de le détruire...Je t'écris aujourd'hui juste pour te dire, dans le contexte de toutes les choses que j'ai fait, qui m'entourent en ce moment sous forme de photos (car je travaille toujours encore à ce très emmerdant catalogue raisonné, pour le livre qui ne paraîtra que l'année prochaine, tous les jours avec secrétaire, 6 heures!) je dois dire que le tableau que tu possèdes est aussi d'un certain intérêt : c'est une bonne illustration de mon état - la dépression la plus noire - (Le titre n'est pas mal!*) Mais enfin - à partir de 1954-55 ça allait de nouveau bien, j'ai trouvé le «joint» avec mon état «d'avant» si je peux dire. Ce temps noir avait duré de longues années - Enfin -. Et comment vas-tu ? *Le tableau dont il est question est une gouache datée de 1953, titrée : Sterben in der Nacht, que l'on peut traduire par Mourir dans la nuit. Voir : Curiger, Meret Oppenheim catalogue raisonné C38a. Jean Schuster, Paris.‎

Référence libraire : 25491

‎YOURCENAR (Marguerite).‎

‎Lettre signée à Lise DEHARME.‎

‎2 pages in-8, à en-tête de Petite Plaisance, Notheast Harbor, 7 août 1957.Longue et belle lettre au sujet des mauvais traitements de l'homme envers les animaux.Suite à la lecture d'une critique du Monde Marguerite Yourcenar s'est procuré l'ouvrage de Lise Deharme “...Et la bête”. [Éditions Fasquelle, collection Libelles], petit livre pamphlétaire, satirique et impitoyable, qui aborde le sujet des rapports entre les hommes et les animaux.“...je vous félicite d'avoir eu le courage de traiter ce sujet (il en est peu de plus graves) et de dédaigner d'avance le reproche de sentimentalité que les sots ne manqueront pas de vous adresser. Je vous connaissais surtout jusqu'ici par vos récits à la fois fantastiques et charmants, et vous admire d'autant plus pour avoir pris sur vous d'aborder ce problème si (lugubrement) banal.On ne dira jamais assez que l'exploitation illimitée de l'animal par l'homme, le libre exercice de sa brutalité, de son sadisme, ou (ce qui est peut-être pire encore) de son épaisse indifférence à l'égard de ces êtres engagés comme lui dans l'aventure d'exister est une des formes du mal ; et c'est une forme qu'aucune religion, aucune morale (du moins dans notre Occident) n'a eu le courage de dénoncer ni même de regarder en face. Et il semble bien que l'immense développement actuel des moyens techniques, loin de diminuer quelque peu, comme on l'aurait cru, la souffrance inutile, serve souvent à l'augmenter, et tende à oblitérer encore davantage la compréhension et la sympathie de l'homme envers ce qui est vivant”.Suit le récit assez long de pratiques de braconnage, en usage dans l'île de Mont-Désert où elle habite, où des cerfs sont aveuglés par les phares d'automobiles puis poursuivis pour finir massacrés... “Il est stupéfiant que des êtres destinés eux-mêmes à souffrir et à mourir puissent être ainsi obtusement indifférents à l'épouvante, à la douleur, à l'humble désespoir de créatures traquées et suppliciées comme eux-mêmes le seront peut-être un jour. L'homme a peu de chances de cesser d'être un tortionnaire pour l'homme, tant qu'il continuera à apprendre sur la bête son métier de bourreau...”- Marguerite Yourcenar, *Lettres à ses amis et quelques autres*, Gallimard, 1995, pp. 165-167.Petites déchirures avec une petite atteinte au texte mais qui se devine aisément.‎

Référence libraire : 25492

‎GENET (Jean).‎

‎Le Condamné à mort.‎

‎Fresnes, sans éditeur, Septembre 1942, in-8, en feuilles, couverture rempliée sur papier teinté rose.Édition originale rare du premier livre de l'auteur. Selon son futur éditeur, Marc Barbezat, Genet aurait confié l'impression de la plaquette à l'un de ses co-détenus à la prison de Fresnes, typographe de métier qui purgeait une peine pour avoir imprimé de faux tickets d'alimentation et devait être libéré quelques temps avant lui.Tirée à une petite centaine d'exemplaires, elle aurait été imprimée aux frais de Genet sur du papier de différentes qualités, détourné, dit-on, des stocks réservés à l'administration allemande.Très bel envoi autographe signé : A Jean Ballard dont la gentillesse me permit il y a 10 ans d'aller balayer les cours des jésuites. J'ai pu bouffer alors. Veuillez mon cher ami me permettre de vous le rappeler. Un tel souvenir vaut mieux pour moi que tel autre qui ne serait que littéraire Jean Genet.L’exemplaire comporte 15 corrections autographes à l’encre noire de l’auteur.2 lettres autographes signées jointes à Jean BALLARD. 4 pages in-4 ou in-12, la première, sur papier lignée, Toul, Jean Genet Caporal au 22e R.T.A. 2e Cie sans date (1935), la seconde Val de Grâce (Paris), 8 avril 1936.Rares lettres anciennes et inédites de Genet au directeur des Cahiers du Sud. Genet qui s'enrôle plusieurs fois durant ces années, est en garnison à Toul affecté au 22e Régiment de Tirailleurs algériens. Après un changement de corps il sera incorporé au Régiment d'Infanterie Colonial du Maroc. C'est du R.I.C.M., alors l'un des plus prestigieux régiments de France, devant la Légion Étrangère, que Genet sera porté déserteur.Il est tard, presque trop tard pour oser me rappeler à vous, mais l'accueil que vous me fîtes il y a bientôt 2 ans aux «Cahiers», votre bonté et votre patience me donnent de l'audace. Peut-être avez-vous oublié un garçon gauche, perdu dans Marseille, abrité un moment par les Jésuites, qui fut vous demander conseils ? Conseils pratiques et spirituels. Monsieur Ballard si vous l'avez oublié, je me souviens moi, que vous me dites : «une âme c'est quelque chose qui se touche, c'est palpable, je crois que vous avez une âme». D'aventure, il a été en Italie conduit dans une prison fasciste, en Autriche vagabondant, en Espagne mendiant (ou presque)... Les soucis spirituels et littéraires cèdent le pas aux nécessités immédiates. L'Armée enfin met, pour un temps bref, un terme à ces prodigalités. Il a donné à un camarade féru de poésie l'adresse des Cahiers du Sud afin qu'il se procure quelques numéros (...) Genet va découvrir un article épatant : Il est signé Benjamin FONDANE et s'appelle : «La conscience malheureuse». Et il cite Chestov : «Tôt ou tard la philosophie deviendra une philosophie «en plein air» et plus loin «lorsque vous perdez la route, alors... «Autre chose commence qui n'est ni l'esprit ni le logos: le voici. Ce ne sera pas «la perception laborieuse de quelque chose. Ce sera quelque chose «que nous saisirons immédiatement - ou le Rien». Pour qui a roulé, à droite, à gauche, titubé et tenté de se justifier pas mal d'actes nécessités par les rigueurs d'une vie malaisée, vous pensez si de telles affirmations sont un réconfort. Je ne connais pas Monsieur Fondane, et sans doute ne tient-il pas autrement à savoir que j'existe, mais celui qui a été touché par une idée, qu'il ait le droit de dire sa sympathie... Monsieur Jean Ballard m'excuserez-vous d'avoir été aussi bavard, d'un mauvais bavardage ? La caserne m'isole terriblement. Elle est bourrée de gens qui jugent intellectuellement et pas toujours intelligent (...)Je ne puis avoir l'audace de penser que vous vous souvenez de moi, quand j'allai, sur votre invitation, aux «Cahiers», je fus reçu très aimablement par, sans doute, madame Ballard. Permettez donc que je me représente : Jean Genet, un jour en détresse à Marseille, cherchant l'appui avec des consolations, des Cahiers, et échouant chez les Jésuites (...) Depuis, j'ai été affecté, en vue de mon envoi à Shanghai, au R.I.C.M., à Aix en Provence, et aujourd'hui je suis au Val de Grace où m'a conduit un stupide accident au bras et à la jambe. Et ma lettre n'est que pour vous demander s'il ne vous reste pas quelques numéros des Cahiers du Sud, ou des volumes édités par eux, que vous pourriez nous faire parvenir. La littérature des «Foyers du Soldat» est immonde, et un bain de littérature vraie, ferait un bien immense, moral donc physique, à moi d'abord et à toute la chambrée. Il ne sait trop si sa requête est décente et s'excuse d'adresser de telles lettres mais il assure Jean Ballard qu'il en aurait grande reconnaissance, et qu'il ferait œuvre pie (...)‎

Référence libraire : 25554

‎MARSAN (Eugène).‎

‎Passantes.‎

‎Paris, Le Divan, 1923, in-12, reliure bradel plein papier décoré, gardes de papier mordoré, couverture et dos conservés, tête dorée, non rogné (reliure de l’époque), 171 p. Edition originale. 1/100 ex. num. sur vélin de Rives. Envoi autographe signé: “à M. Jacques André reconnaissant de son suffrage”. Il est joint, montés sur onglets dans le volume, plusieurs feuillets manuscrits autographes : de Passantes, l’errata (1 p.), Sourire (1 p. dans le volume p. 38) et un article critique sur le roman de Jacques de Lacretelle, Silbermann publié en 1922 (4 p.) soit au total 6 pages manuscrites. Jolie reliure.‎

Référence libraire : 25805

‎(BOUSQUET). SEGHERS (Pierre).‎

‎L.A.S. à Joë BOUSQUET.‎

‎(Paris), s.d. 24 avril (1945), 4 pages in-8, sur papier à son en tête. Belle lettre, mentions de Wallard, Paulhan, Dubuffet, Frénaud, Bérard, etc. “Mon cher Joë Bousquet, Voici le Médisant, après La Connaissance du Soir! J’arrive après une absence de plus d'un mois pour trouver ici une présence renouvelée, la vôtre : je vous écris peu et cependant vous êtes I ‘un de ceux que je cite avec le plus de fidélité. Je n'oublierai pas Carcassonne, ce temps et mon trop rapide passage dans son épaisseur. Le Médisant est un livre merveilleux, un nouveau Marco Polo au pays intérieur, et que I 'on lit d'abord d'une traite pour le reprendre ensuite fragment par fragment : tout y est quasi-classique, l’eau forte et le trait ensemble y font le style. C'est vous, et puis-je me permettre de vous dire que je regrette de vous si mal, si peu connaître ... Je parlais de vous avec un fraternel ami, Daniel Wallard, pharmacien, quai du port, à Trouville. II est aussi un esprit très fin, ami de Paulhan et critique d'art. Wallard s'offre à vous faire profiter d’environ 1 kg. de ce qui peut vous manquer, au prix d'avant la guerre ... Si cela pouvait vous être agréable, écrivez-lui de ma part. Je crois qu'il est difficile peut-être d'approcher en ce moment le sorcier noir. On parle de la Connaissance dans le prochain n° de la revue. J’ai aussi souvent parlé de vous avec Jean Dubuffet: il m’a promis d’aller vous voir, je suis sur que vous aurez plaisir à le rencontrer. Frénaud écrit un bien beau long poème “La noce noire”. Aimez-vous Frénaud ? Christian Bérard illustre Castellat pour moi. Et j’ai revu le vent, le maître incontesté de votre ville. Après vous...”‎

Référence libraire : 25854

‎(DUBUFFET). PIEYRE DE MANDIARGUES (André).‎

‎L.A.S. à Noël Arnaud.‎

‎1 p. in-4, datée Paris, 15 octobre 1961. Intéressante lettre de remerciements pour le catalogue d’exposition du Musée de Silkeborg. “Un peu tardivement, mais très chaleureusement, je vous dis un grand merci, mon cher Noël Arnaud, pour le beau catalogue des gravures et lithographies de Dubuffet, que je suis heureux de posséder. Vous avez fait là un admirable travail, et le texte final est un des écrits les plus sensibles que sur Dubuffet je sache. Ému, émouvant et exact à la fois, il m’a très particulièrement enchanté...”‎

Référence libraire : 25863

‎FOUREST (Georges).‎

‎Contes pour les Satyres.‎

‎Paris, Albert Messein, 1923, in-12, demi maroquin orangé à encadrement, plats papier, dos lisse, couverture et dos conservés, tête dorée, non rogné, étui (Miguet), 145 p., table errata. Édition originale sur vélin. Bel exemplaire, bien relié par Miguet.‎

Référence libraire : 25865

‎PREAULT (Auguste).‎

‎Lettre autographe signée à Jean Gigoux.‎

‎1 page in-12 sur un double feuillet avec marques postale. Paris, 2 novembre 1847.Belle lettre du célèbre sculpteur de la période romantique au peintre Jean Gigoux. “Ne m’en voulez pas si je ne vous ai pas vu depuis longtemps mais hélas depuis notre dernière entrevue je suis au lit à la campagne malade. Dans les griffes de la faculté et quelle faculté, enfin on m’assure que je vais mieux. J’espère être à Paris la semaine et ma première visite sera pour vous. J’espère aussi voir votre tableau très avancé et vous heureux et bien portant. A bientôt, amitié et dévouement.‎

Référence libraire : 25885

‎BARBEY D'AUREVILLY (Jules).‎

‎Les Diaboliques.‎

‎Paris, E. Dentu, 1874, in-12, relié demi-maroquin grenat, dos à 5 nerfs, caissons entourés de triples filets dorés, plats de papier marbré, tête dorée, couverture conservée, non rogné (reliure non signée début du XXe), VIII - 354 p.Édition originale. “Le dessous de cartes d'une partie de whist" paru en 1855 dans "L'ensorcelée". Une partie du tirage du livre fut détruit à la suite d'un procès. Exemplaire avec la couverture de toute première émission. Humoristique envoi autographe signé « À monsieur J. [... ?] avec le parapluie de l'auteur, Jules Barbey d’Aurevilly » (l’encre pour les premiers mots a été diluée au moment de la dédicace). Une fiche à l’intérieur du volume nous renseigne que le destinataire serait Jules Renard. Lettre autographe signé jointe, montée sur onglet, à Azambre « au Constitutionnel ». Valognes- Hôtel de Grandval-Caligny, 3 décembre 1874. 2 pages sur papier à en-tête "Never more", enveloppe conservée avec cachet de cire rouge, timbre et marques postales. «Voulez-vous d’abord m’envoyer le mois de novembre* & les trois numéros de mon dernier article – comme vous avez fait le mois dernier? Ensuite faire mes compliments à Grenier et lui dire de faire tout ce qu’il voudra, au journal, en littérature. Je suis sûr que j’aurai autant de plaisir à le lire, quand il y sera littéraire, que quand il y est politique – et ce n’est pas peu! (…) Enfin soyez assez aimable pour vous occuper de ma passe de retour. Je mets dans cette lettre la passe périmée pour qu’à La Direction des Chemins de fer, ils attestent qu’on ne s’en est pas servi. Je présume que M. Gibiat est de retour à Paris, puisque l’hiver est commencé & que voilà l’ouverture de la Chambre… Donnez-moi des nouvelles de Langlet. __Remerciez M. Bachaumont de son article sur *Les Diaboliques* qui m'a fait plaisir, parce qu'il a touché la question morale que les faux moralistes, les bégueules & les sots veulent embrouiller__. Dites-lui que je lui écrirais prochainement là-dessus. Adieu, mon ami, & à bientôt. Je voudrais être de retour dans une huitaine… » *C’est dans le numéro du 29 novembre 1874 du journal Le Constitutionnel que parait l’article de Bachaumont consacré notamment aux Diaboliques. "Il vient de paraitre un volume qui fait un tapage d’enfer aux quatre coins de la France lisante, et qui par extraordinaire le mérite : Les Diaboliques de M. Jules Barbey d’Aurevilly. Si jamais un livre a justifié son titre c’est bien celui-là". Ex-libris armorié du Baron de Launoit.Bel exemplaire. Très rare avec envoi.‎

Référence libraire : 25909

‎DRIEU LA ROCHELLE (Pierre).‎

‎Le Français d'Europe.‎

‎P., Editions Balzac, 1944, in-12, broché, 428 p. Edition originale (pas de grand papier), service de presse. Exemplaire de Jean Bernier avec quelques marques de lecture et quelques notes en fin de volume. On joint un brouillon de lettre de ce dernier, 1 p. in-8 (1973) au sujet du discours de Chou-En-Lai au Xe Congrès du Parti communiste chinois suite à un article paru dans Le Monde.‎

Référence libraire : 25947

‎GOURMONT (Remy de).‎

‎M. Lecamus à Lourdes, conte critique. Manuscrit autographe signé.‎

‎Manuscrit autographe à l'encre de 23 pages, 14,5 x 11,5 cm, folioté au crayon, ratures et corrections. Publié dans le Mercure de France N°244, Tome LXVIII du 16 Août 1907 et repris dans *Promenades littéraires*, 3e série, dans une section intitulée « Contes critiques ». Il s'agit d'une mise en fiction ironique d’une critique des *Foules de Lourdes* de Huysmans. "M. Lecamus était un homme d’une piété éclairée. Il savait concilier les exigences de la foi avec celles : de la science et ne dédaignait ni les nobles manifestations de l’art, ni les produits de la littérature honnête et bien écrite".‎

Référence libraire : 25952

‎RIGAUT (Jacques).‎

‎Photographie originale.‎

‎Négatif sur plaque de verre. 6 × 4,5 cm, sans date (1922 ou 23). Étonnant document montrant Rigaut nu en compagnie de quelques ami(e)s. De gauche à droite : Jacques Rigaut, Suzanne et Charles Peignot, Colette et Philippe Clément, une personne non identifiée. On joint un tirage récent sur papier mat format 21 × 15,5 cm.‎

Référence libraire : 25971

‎RIGAUT (Jacques).‎

‎Photographie originale.‎

‎Photographie originale (9 × 6,5 cm) en tirage d’époque, sans date (été 1923). Beau document inédit montrant Rigaut à la mer en tenue de bain en compagnie de Jeanne Lecomte du Nouÿ et de son fils Philippe. Note au dos : « et une autre de nous trois!! Gardez-les » signée deux fois « Ph. N. ». Provenance Philippe Lecomte du Nouÿ.‎

Référence libraire : 25973

‎BARBUSSE (Henri).‎

‎L'Enfer. Edition définitive.‎

‎Paris, Albin Michel, s.d., (1917), in-8, relié demi maroquin noir à bandes, couverture et dos conservés, tête dorée, n.r., (reliure signée de Honnelaitre), étui assorti, 351 p. Édition en partie originale. 1/100 ex. num. sur Hollande. Lettre autographe signé jointe à J. Ardouin (au Ministère de l'Intérieur), 1 page in-4, datée 17 octobre 1917, env. cons. "Albin Michel dit vrai (cette) édition de L'Enfer comporte quelques modifications, pas extrèmement nombreuses, mais ayant néanmoins une certaine importance. Et merci de votre gentille sollicitude de bibliophile ami". (...) Coupures de presse jointes (article nécrologique). Très bel exemplaire.‎

Référence libraire : 26014

‎BLANCHOT (Maurice).‎

‎Lettre autographe signée à Jean Schuster.‎

‎1 page in-8, Paris, s.d. (printemps 1988, note au crayon de Schuster). Les deux écrivains furent signataires du Manifeste des 121 et Blanchot collabora à la revue anti-gauliste Le 14 juillet fondée en 1958 par Dionys Mascolo et Schuster. Belle lettre, notamment sur André Breton. "Ne prenez pas mon silence pour de la négligence, encore moins de l'indifférence. Votre livre m'a beaucoup touché*. Il m'est proche, signe d'une amitié qui survit au temps". "Je lis et relis l'A.B. de la Pleiade, ainsi les Cahiers du Surréalisme. C'était le temps de l'espoir, déjà désespéré. Je suis frappé de ce que Simone Kahn dit souvent à Denise, à savoir qu'André était fondamentalement dépressif. Son enthousiasme ou ce qu'il en exprimait n'en était que plus sublime..." *Les Fruits de la passion (publié en 1988).‎

Référence libraire : 26049

‎CELINE (Louis-Ferdinand).‎

‎Lettre autographe signée à un "Cher Monsieur".‎

‎1 page in-4, Paris, s.d. (années 30), à en-tête imprimé "98 rue Lepic". J'aurai plaisir à vous recevoir, je pars en Bretagne pour quelques semaines. Je vous avertirai dès mon retour. Amicalement..."‎

Référence libraire : 26050

‎HUYSMANS Joris-Karl.‎

‎La Bièvre. Avec vingt-trois dessins et un autographe de l'auteur [en fac-similé].‎

‎1 Broché, couverture imprimée rempliée de l'éditeur, quelques petites taches, intérieur en très bel état. 23 x 15,5 cm, 43-[2] p., illustrations in et hors-texte. Paris, L. Genonceaux, collection Les Vieux quartiers de Paris, 1890.‎

‎Première édition illustrée, après l'édition de 1886 parue à quelques exemplaires, cet exemplaire comporte en envoi autographe signé de Huysmans à la page de faux-titre. Les illustrations reproduisent une iconographie ancienne et des compositions de E. Tanguy, certaines originales. Bon etat‎

Référence libraire : 864

Livre Rare Book

Librairie L'Abac
La Hulpe Belgium Bélgica Bélgica Belgique
[Livres de Librairie L'Abac]

650,00 € Acheter

‎HUYSMANS Joris-Karl.‎

‎La Bièvre. Avec vingt-trois dessins et un autographe de l'auteur [en fac-similé].‎

‎1 Broché, couverture imprimée rempliée de l'éditeur, quelques petites taches, intérieur en très bel état. 23 x 15,5 cm, 43-[2] p., illustrations in et hors-texte. Paris, L. Genonceaux, collection Les Vieux quartiers de Paris, 1890.‎

‎Première édition illustrée, après l'édition de 1886 parue à quelques exemplaires, cet exemplaire comporte en envoi autographe signé de Huysmans à la page de faux-titre. Les illustrations reproduisent une iconographie ancienne et des compositions de E. Tanguy, certaines originales. Bon etat‎

Référence libraire : 864

Livre Rare Book

Librairie L'Abac
Bruxelles Belgium Bélgica Bélgica Belgique
[Livres de Librairie L'Abac]

650,00 € Acheter

‎Francesca Zijlstra.‎

‎Francesca Zijlstra.‎

‎Chez l'auteur, 2006. 28 x 28 cm, 184 pp. Relié cartonnage d'éditeur sous jaquette illustrée. Bel exemplaire. Envoi autographe signé de Francesca Zijlstra et Arthur Spronken, accompagné d'un dessin original.‎

Référence libraire : 8214

Livre Rare Book

Librairie L'Abac
La Hulpe Belgium Bélgica Bélgica Belgique
[Livres de Librairie L'Abac]

100,00 € Acheter

Nombre de résultats : 65 715 (1315 Page(s))

Première page Page précédente 1 ... 886 887 888 [889] 890 891 892 ... 952 1012 1072 1132 1192 1252 1312 ... 1315 Page suivante Dernière page