A propos du Catalogue raisonné de l'oeuvre de Renoir qu'il prépare : Il lui écrit de la part de Jean Griot - Sa parente, Mme de Horrack-Fournier, a été propriètaire d'un tableau représentant "Une jeune fille s'habillant", datant de 1876, et reproduit dans le livre de Jeanne Baudot, page 6 - Il aimerait connaitre les dimensions de l'oeuvre et s'il est exact "qu'elle a été peinte sur le couvercle d'une boite de cigares" ? -
Il doit le croire "distant ou bien oublieux" - Il y a longtemps qu'il lui doit un remerciement pour "les délicieuses feuilles" ou il répand les trésors de sa verve, de son esprit et de son humour -
1 page in8 - carte pneumatique avec adresse au dos - trés bon état -
Il pensait pouvoir venir "causer" avec lui mais il en est empêché - Il demande un rendez vous pour la semaine suivante : "il est urgent que nous causions de notre pièce" -
1 page in12 - carte postale avec église Sainte Catherine à Bruxelles au recto - trés bon état -
A l'ami Georges Docquois "qui m'a écrit de si gentilles choses" - La petite Lana W. "meurt d'envie de jouer La Petite Jasmin" [1912] et il est heureux qu'il la trouve "idoine", s'il peut s'exprimer ainsi -
Il est débordé et le remercie de son indulgence - "Je suis tellement débordé que j'en suis malpoli et que je contrarie bien des amitiés sans le vouloir" - Cela va finir par une maladie nerveuse - Il demande de venir le voir - "Vous emporterez ce que je vous ai promis" -
A propos d'un article sur sa pièce: "Une journée parlementaire"(1894) : "il y a déjà longtemps que vous m'amusiez avec les autres, ... vous m'avez fait plaisir avec moi-même" - Il le remercie de lui avoir donné l'illusion de la notoriété -Traces d'encre dues à la pliure de la lettre pas encore totalement sèche -
Sur l'ouvrage de Docquois: "Bêtes et gens de lettres" (1895) - Il le remercie du plaisir qu'il a eu à lire son livre et lui fait mille compliments - "Le public saura-t-il qu'il faut venir là pour connaitre .. certains gens de lettres" - "C'est du Caran d'Ache" - sans méchanceté, un petit théatre de poche - Il regrette seulement de "n'y pas voir le vieux grognard d'Esparbés" -
1 page in4 - enveloppe - trés bon état - En tête du Grand Hotel du Forum en Arles-sur-Rhône -
Il est accablé de travail et sa question est à la fois belle et difficile - On ne peut la traiter par à peu près - Il ne veut pas improviser ni en parler d'une table d'hotel -
Les portes de la chronique littéraire sont jalousement gardées dans "la redoutable petite feuille" ou il n'a jamais eu "le loisir d'y parler que des morts" - Que donc il se félicite qu'il n'ait point "une telle occasion de faire l'éloge de [ses] contes ... o fils de La Fontaine" - Il le soutiendra donc par la parole -
Il vient de recevoir la coupure de la Critique qui "contient des lignes charmantes" sur son livre [Sainte] "Marie des Fleurs", paru en 1897 - Il n'a pas eu le loisir d'aller l'applaudir à Montmartre: "le plaisir est inscrit à la première ligne de mon programme, mais les plaisirs, hélas, passent après tant d'obstacles" -
Il le remercie : "Et par dessus des choses qu'il est toujours agréable d'entendre dire, vous m'initiez à l'Ecumoire de [Charles] Collé que j'ignorais, je l'avoue" -
Il le remercie pour l'envoi par son éditeur de "8 exemplaires de votre petit bouquin" - [il s'agit de l'ouvrage de Jean Rousselot sur Cendrars paru en 1955] - Robert Kemp a été très gentil pour tous les deux "dans un articulet" -
Il le remercie pour sa complaisance - Sa lettre l'attriste et il s'inquiète pour la santé d'un jeune garçon dont il espérait que "le doux climat" permettrait la guérison - Mais il faut garder l'espoir - "La jeunesse a de grandes ressources" - Il attends des nouvelles -
Il le remercie pour la communication d'une lettre - "Je suis bien heureux de penser que ce séjour dans ce pays du soleil" va les remettre en bonne santé - Il serait heureux que Marcel vienne les voir -
Conseils à un jeune enfant à propos d'un "crustacé" qu'il lui conseille de croquer avec ses jeunes dents plutôt que de le lui envoyer - "ma machoire vieille et usée" - De plus la chaleur est mauvaise pour le voyage - "J'aurai autant de plaisir à vous le savoir dégusté en famille" - De plus, il doit s'absenter quelques jours - C'est l'intention qui compte et il le remercie - Amusante lettre -
Il compte sur lui pour aider son ami Paul Baudry "qui est pris dans une faillite avec des complications qui l'ennuie beaucoup" - Il sera ravi de le revoir -
Il a envoyé à Srasbourg sa note et une lettre explicative - Mais il n'a reçu aucun mot de son "abruti de parent qui est probablement trop occupé pour avoir le temps" - "Comment va votre femme ?" - Il a été content de ses dessins - "Il y avait un progrès notable" - Il a un ami qui voudrait placer 100 000 francs - Alors, s'il entend parler d'une propriété "n'importe laquelle, d'un placement avantageux" - "Mes respects à Madame Meys" -
Il lui envoie deux cartes pour la durée du salon - Avec ses cartes,il peut entrer le matin à 8 heures - "Vous mettrez vos noms dessus" - Vous pourrez entrer dimanche prochain, jour du vernissage : "c'est la vraie ouverture" -
Il est arrivé depuis deux jours et n'a pas encore eu le temps de le voir - "J'ai trouvé à mon arrivée des lettres de marchands qui me prennent" - Il a vu "Delaunay qui [lui] a parlé de [son] fils"- Il lui parlera de tout cela en détail et serait bien aise de voir les dessins -
Les visiteurs se succèdent à Blanche Couronne depuis leur départ de Paris - Ils sont de véritables ingrats de ne pas être venu les remercier de leur acceuil - "la pluie tombe par torrents" - Ils préparent les bagages - Il travaillera jusqu'au 16 parce qu'il a fait venir ses modèles de Paris et qu'il veut les utiliser - Puis il lui demande des nouvelles de sa famille -
Il n'a pas écrit, car depuis qu'ils sont à la campagne, "Blanche Couronne est un véritable hopital", sa cuisinière, sa belle mère puis sa mère - Delaunay lui a écrit après sa visite - Il lui a beaucoup plu et "il mettra un grand intérêt à diriger votre petit Marcel" et en fera "un artiste distingué" - Il a reçu une lettre "des pauvres femmes" qui annoncent leur départ pour Strasbourg - Il craint qu'elles ne regrettent Jersey - Il travaille ici sans répit -
Belle lettre: Il le remercie d'avoir penser à lui pour la composition du Congrès dramatique - Ses voeux sont "fervents pour voir la fin de la crise effroyable qui ruine les théatres" - Il désire concourir à ce but mais se croit peu habile à le faire, étant "l'homme le moins administrateur qu'il y ait au monde" - Il ne voudrait pas accepter un mandat qu'un autre de ses confrères "peut remplir plus dignement" - Il y verrait "un acte d'outrecuidance blamable" - [Ce Congrès dramatique eu lieu le 18 juin 1848]
3 pages in8 - adresse au dos : Victor Herbin au journal des théatres - trés bon état -
Amusante et interessante lettre: Il est "l'homme aux homonymes"- "le nombre des Hippolyte Lucas est prodigieux" - Il présume que ce nom doit avoir un charme intrinsèque mais il y a des désagréments, en particulier "celui de ne pas recevoir des lettres comme les [siennes]" - Son idée de Congrès dramatique est "noble et grande" - Il a son adhésion - Il sait gré à l'amitié de Victor Hugo de l'avoir maintenu dans le bureau provisoire - Il le connait assez pour savoir qu'il pense que l'intérêt du théatre et celui du pays sont liés - "une source de prospérité et de gloire dont la France ne saurait être privée même momentanément" - Une conviction partagée par Victor Hugo "qu'il éclaire des rayons de son génie" - Il peut compter sur lui pour défendre le théatre - [Ce Congrès dramatique eu lieu le 18 juin 1848] -
1882 Bruxelles - Henry Kistemaeckers - 1882 - 1 volume in12 - Reliure demi chagrin rouge - Dos cinq nerfs orné - un mors légèrement fendu sur 4 cm - papier de garde fendu à une charnière -
Rare édition originale avec envoi autographe signé de Maupassant à Henry Fouquier sur un feuillet partiellement collé sur le faux titre - Ex-libris de Henry Fouquier sur le premier feuillet blanc - L'eau forte de Just est un des rares portraits de Guy de Maupassant -
Belle et intéressante lettre à propos de Mlle Fifi : "Je n'ai jamais rien lu qui donnât vraiment à penser que Mlle Fifi fût tirée d'un fait divers authentique" - Il pense que Maupassant avait tendance à idéaliser les putes ("littérature Marion Delorme") - Il explique le choix de Kistemaekers comme éditeur: une solidarité dans le non-conformisme - "On a poursuivi plus d'écrivains ..pour outrages aux moeurs et à la morale publique durant la présidence de Grèvy" que sous Thiers ou Mac Mahon... -
A propos de Pierre Michel, "le Mirbellois" qui s'efforce de réunir la correspondance de Mirbeau : "c'est un agrégé" - Il pense que ses recherches faisaient partie de la préparation d'une thèse - Il donne son adresse à Angers -
Belle lettre mélancolique : La lassitude l'emplit et il n'a plus la force de lutter contre elle - Il a renoncé à consulter un oculiste à cause des frais - Il trouve plus simple d'utiliser une loupe quand il doit lire - Depuis plus de 20 ans, il ne va plus au théatre ni au cinéma ou dans les musées - "Je mourrai avec une vue affaiblie - Il y a vraiment de plus grands désastres" - Il évite les toubibs - "Ce sont, dans leur genre, des curés - Ils veulent convertir le consultant à Esculape" - Il préfére finir agnostique - Son univers se dépeuple : "Queneau, Guiette, Man Ray...... André Vasseur.... Malraux ...mourant" - "Flaubert .... se disait gorgé de cadavres comme un vieux cimetière" -
Connait-il un bouquiniste "disposé à acheter des services de presse" - Ceux à qui il s'est adressé l'ayant trés peu payé - Il lui faut trouver un autre acheteur car son "pied-à-terre parisien est envahi de papier imprimé"- Il lui demande de ses nouvelles : même s'il voit souvent sa signature dans la presse, il sait, par expérience, "que ce n'est pas avec un immense plaisir qu'on se propage dans les feuilles publiques" - Lui même s'est chargé d'un long "travail de bibliographie"- Un boulot auquel on n'est pas obligé de penser constamment mais ou on ne s'enrichit pas -
Touchante lettre : Il n'est pas "souffrant", il est "usé" - Il devrait remplacer certaines "pièces défectueuses", mais il ne peut se les payer et surtout il n'a "aucune envie de prolonger une existence sans cesse assombrie par la nécessité de travailler" - Il a consommer plus de roman que n'en demandait son "faible appétit" - Et toujours pas de bouquiniste pour ses "camions de S.P." (service de presse) -
Il va tenter de répondre à quelques unes des questions de son "Rémois" - Il n'a pas reçu le Huysmans 10/18 contenant A Rebours malgré son intervention - Cela ne l'étonne pas : "Pour des raisons qui m'échappent, Mr Bourgois (que je n'ai jamais vu) a dû me frapper d'ostracisme" -
Il apprends le "congédiement de Carlier par Gallimard" - Il est inquiet pour lui à cause de son état de santé - "Il aura consciencieusement turbiné pour Gallimard sans en être récompensé" - Sa femme "absorbe toutes sortes de saloperies pharmaceutiques, sans beaucoup de résultats" - Il lui cache son scepticisme -
Il avait emporté trois volumes de Huysmans pendant ses vacances dans le Périgord ce qui lui a donné l'occasion d'en reparler dans une de ses "chroniques de Carrefour" - Il aimerait recevoir un autre exemplaire d'A Rebours, le sien comportant une erreur de pagination - Il s'adresse à lui parce que Christian Bougois semble mettre toutes ses lettres au panier, sauf intervention de Hubert Juin ou de Noel Arnaud - Il admire son activité - Lui, bien qu'il ne se prenne pas pour Moise, ne serait "pas faché de s'endormir du sommeil de la terre" -
Sa gentillesse l'égare - Il n'est utile qu'à sa femme parce qu'il fait bouillir la marmite, et encore il ne la "dispense pas de l'obligation de compter" - Il se débrouille avec deux loupes sans recourir aux oculistes - Il n'est pas assuré social - Sa dernière visite à l'hopital Saint Antoine lui a fait perdre 5 heures et 300 nouveaux francs - "Il en va de l'Assistance publique comme des systèmes d'assurances générales - On l'appelle assistance par antiphrase - C'est une entreprise étatique d'escroquerie légale" - Il mène une existence de forçat, ce qu'il fait l'extènue, et il a conscience que cela ne vaut rien -
Il ignorait ses ennuis de santé et lui donne quelques conseils comme de cesser de se mettre en frais pour autrui ou d'accepter des travaux à rendre à date fixe - Son propre "délabrement" lui a fait renoncer à deux collaborations hebdomadaires compensées "par un travail de bibliographe" qui devrait le tirer provisoirement d'affaire - "J'ai peut-être laché la proie pour l'ombre" - Il croit avoir consacré un article aux rééditions de Huysmans mais n'en est pas sûr - "je ne mets pas ma production journalistique en conserve" - Il a reçu ses lectures du XIXeme, son Barbey et une plaquette de poèmes - Il compte en parler mais ses fonctions de chroniqueur l'obligent à rendre compte de romans dont il n'est pas autrement friand -
1 page in12 - trés bon état - (Carte de bonne année) -
Pour ses 93 ans : Elle lui souhaite une "santé de fer" enveloppée d'acier "pour être plus encore à l'abri" - Elle n'a pas reçu son "Erotisme dans la poèsie féminine" -
9 pages in4 dans un cahier d'écolier - trés bon état - râtures et corrections -
Bel ensemble de poèmes probablement inédit : un exemple :"Tu es l'odeur de la menthe/ son envol quand on la cueille/ tu es dans le fumet de sa mort/ qui assiège ta bouche/ et se rue dans ton corps" - ou encore : Hiver : "C'est un royaume assisté de remparts/ c'est le froid endormi sur la terre/ Une arcade/ un tiroir rouillé/ une grande cicatrice ............"-
1 page in4 - trés bon état - En tête de l"'Association de Secours Mutuels entre les artistes dramatiques"- Lettre signée aussi par les autres membres du Comité d'administration -
Ils ne se lasseront pas de le remercier pour ses services - Il leur a permis d'aplanir les difficultés "qui entravaient l'éxécution des Pupazzi" à leur fête du 15 janvier -
"On est sûr de tout obtenir d'un auteur dont on flatte la vanité" - Il lui envoie ce qui est demandé et double même la dose - On peut lui appliquer les vers faits jadis pour Pellegrin : "Le matin numismate et le soir idolatre/ je dine de l'antique et soupe du théatre" - rare -