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‎Autographes‎

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Aantal treffers : 66.404 (1329 pagina's)

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‎BONNARD André‎

‎Le Prométhée d'Eschyle‎

‎- Editions des lettres de Lausanne, Genève 1928, 17,5x23,5cm, broché. - Edition originale de cette libre traduction établie par André Bonnard. Dos muet légèrement insolé, deux claires mouillures angulaires sur le premier plat, rousseurs. Précieux envoi autographe signé d'André Bonnard à Jacques Copeau. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎DURRELL Lawrence‎

‎Clea‎

‎- Faber & Faber, London 1961, 12x18,5cm, broché. - Nouvelle édition. Petites pliures angulaires sur les platsn dont une plus remarquable en tête du premier plat. Signature manuscrite de Lawrence Durrell sur la page de faux-titre. Provenance : de la bibliothèque de Jani Brun. Parmi les oliviers et sous le soleil méditerranéen, Lawrence Durrell rencontre au milieu des années 1960 la jeune et pétillante "Jany" (Janine Brun), montpelliéraine d'une trentaine d'années à la beauté ravageuse, qui travaillait au département des Antiquités de la Sorbonne à Paris. Elle fut prénommée « Buttons » en souvenir de leur première rencontre, où la jeune fille portait une robe couverte de boutons. Henry Miller tomba également sous le charme de « Buttons », louant sa beauté et son éternelle jeunesse dans d'exceptionnelles lettres restées inédites. Les trois compères passèrent des soirées parisiennes mémorables dont nous gardons de précieuses traces autographes à travers leurs échanges épistolaires. Recommandée par Durrell, elle fit de nombreux voyages notamment en Angleterre d'où elle reçut une vaste correspondance de l'écrivain ainsi que des œuvres d'art originales signées de son pseudonyme d'artiste, Oscar Epfs. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎BOCCACE Jean BRUNELLESCHI Umberto‎

‎Vingt contes‎

‎- Gibert jeune, Paris 1941, 13x20cm, relié. - Edition illustrée de 16 hors-texte en couleurs et de 19 dessins en noir d'Umberto Brunelleschi, un des exemplaires numérotés sur vélin, seul tirage. Reliure en demi chagrin maroquiné vert bouteille à coins, dos très légèrement éclairci à deux gros nerfs sertis de triples filets dorés, petits frottements sur le dos, plats de papier façon bois, gardes et contreplats de papier marbré, couvertures et dos conservés, tête dorée. Envoi autographe daté et signé d'Umberto Brunelleschi à monsieur Agostini : "... avec l'espoir de le voir un jour dans mon atelier..." [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎FENEON Félix‎

‎Lettre autographe signée de Félix Fénéon adressée à Gabriel Mourey : "Le romancier et occultiste Paul Adam fut, comme vous savez, très lié à Maurice Barrès."‎

‎- s. l. 17-2-1942, 21x27 cm, 2 feuilles. - Lettre autographe signée de Félix Fénéon adressée à Gabriel Mourey, 18 lignes à l'encre noire, traces de pliure inhérentes à la mise sous pli de la lettre. Témoin et acteur privilégié de son époque, le critique d'art et collectionneur Félix Fénéon aide l'auteur Gabriel Mourey dans sa quête pour retrouver la correspondance de Paul Adam avec Maurice Barrès : "Le romancier et occultiste Paul Adam fut, comme vous savez, très lié à Maurice Barrès. (Candidats boulangistes dans deux circonscriptions lorraines contiguës, il firent fraternellement une campagne électorale et journalistique à laquelle leur amitié ne survécut guère.) Comment retrouver tous les papiers de Paul Adam, mort il y a une vingtaine d'années ? Mme Paul Adam vit-elle encore. - je n'en sais rien. Mais il est probable que vive une de ses soeurs, veuve depuis quelques trois ans de ce L. Cappiello auteur de tant d'affiches, - peintre elle aussi (et, de plus, fort sourde). Leur demeure était 8 rue Lechatelier, XVIIe. Par Mme L. Cappiello vous retrouverez peut-être des papiers barrésiens laissés par Paul Adam. Pour le cas où vous chercheriez dans cette direction, je note que que j'ai été en excellents termes avec toute la famille et que vous pouvez donc user de mon nom à votre gré." Personnalité majeure de l'Avant-garde, Fénéon avait le talent de débusquer les plus grands artistes. Cet étrange dandy volontairement discret, fit le vœu de servir quasi religieusement tout ce qui dans l'art forme une nouvelle sensibilité. Défenseur des néo-impressionnistes Seurat et Signac, ami de Mallarmé et de Camille Pissaro, de Paul Adam, Gustave Kahn, anarchiste puis communiste, directeur d'une douzaine de petites revues, il publia des œuvres neuves telles les Illuminations de Rimbaud, le Paludes d'André Gide, Dédalus de James Joyce. Prolifique journaliste, il écrivit partout et ne signa pas ses articles ou emprunta même des pseudonymes extravagants comme Gil de Bache, Porphyre Kalouguine, voire Thérèse ou Louise. Rare lettre de Félix Fénéon sur ses contemporains. Nous y joignions une lettre autographe signée de Fanny Fénéon, femme de Félix Fénéon, datée du 30 décembre 1941 alors que son mari était malade et alité, 10 lignes à l'encre noire, traces de pliure inhérentes à la mise sous pli de la lettre. "Mon mari gravement malade est dans l'impossibilité de recevoir quelqu'un. Si la difficulté que vous désirez lui remettre peut se résoudre par lettre, veuillez lui dire ce dont il s'agit. Une réponse immédiate vous montrera que malgré ses 80 ans, il est tout à votre disposition. [...]" [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎PONS Louis‎

‎Dessin original daté, signé et dédicacé à son ami Georges Raillard sur un carton d'invitation au vernissage de l'exposition de ses oeuvres le 29 Mars 2008‎

‎- S.n., Paris 28 Octobre 2008, 15,5x21cm, une feuille rempliée. - Dessin original daté et signé de Louis Pons, à son ami le critique d'art Georges Raillard, spécialiste des oeuvres de Joan Miro et Antoni Tapies, et qu'il lui a dédicacé sur le carton d'invitation au vernissage de l'exposition de ses oeuvres au Château de Vascoeuil le samedi 29 Mars 2008. Louis Pons a dessiné, à l'encre noire, au recto et au verso, un curieux volatile : une pie ramassée sur elle-même et apparemment convalescente surmontée de cette dédicace manuscrite : "Paris ??? Mars 2008, j'espère que ta santé est meilleure. Amitiés de Nelly et Louis Pons." [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎VUILLARD Edouard‎

‎Lettre autographe signée d'Edouard Vuillard adressée à Bolette Natanson‎

‎- 17 juin 1931, 12,2x16,9cm, 1 page sur 1 feuillet remplié. - Autograph letter signed by Edouard Vuillard addressed to the architect and designer Bolette Natanson, written in blue ink on a paper framed in black : "My dear Bolette, Sorry to have kept you waiting on my reply, I kept hoping to have the time to come see you. It is not me who adjusts the frame so I find it fair to pay this price for it". A friend of the painter Edouard Vuillard, Bolette Natanson framed several of his works. Bonnard was a longtime friend of the Natansons (Thadée and Reine), whom he continued to see throughout his life in Normandy or in Paris. Their niece, Bolette Natanson, daughter of Alexandre, whom Bonnard knew as a child, became a well-known decorator. She worked with the architect and decorator Jean-Charles Moreux and recommended Bonnard in 1927 for a series of paintings set to adorn a private mansion that Moreux was decorating (including the Vue du Cannet now at the Musée Bonnard, le Cannet, France). [FRENCH VERSION FOLLOWS] Lettre autographe signée d'Edouard Vuillard adressée à l'architecte et designer Bolette Natanson, rédigée à l'encre bleue sur un papier de deuil : "Ce n'est pas moi qui règle le cadre aussi je trouve juste de le payer son prix". Amie du peintre Edouard Vuillard, Bolette Natanson encadra plusieurs de ses oeuvres.‎

‎TORRES Antonio‎

‎Carte postale autographe signée adressée à sa traductrice en français Alice Raillard‎

‎- Coimbra s.d. (circa 1995), 14,5x10,5cm, une carte postale. - Carte postale autographe datée et signée de 9 lignes, et entièrement écrite en brésilien, de l'écrivain Antonio Torres adressée à la traductrice de ses oeuvres en français Alice Raillard depuis la Guyane. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎COLETTE‎

‎Lettre autographe signée de Colette adressée à son amie Bolette Natanson : "Tu es ma "provision d'hiver", la jeunesse dont j'aurai besoin, plus tard, bien plus encore qu'à présent"‎

‎- s.l. [Paris] s.d. (circa 1935), 17,7x22,5cm, 2 pages sur un feuillet. - Belle lettre autographe signée de Colette adressée à son amie Bolette Natanson. Deux pages rédigées à l'encre sur un papier bleu. Pliures transversales inhérentes à la mise sous pli de la missive. Comme à son habitude très protectrice et maternelle avec son amie, Colette la complimente : "Comme tu es gentille, - comme tu es Bolette". De dix-neuf ans son aînée, elle loue la jeunesse de "[son] enfant" : "Tu es ma "provision d'hiver", la jeunesse dont j'aurai besoin, plus tard, bien plus encore qu'à présent. Soigne-toi bien ma jeunesse en grange". Evoluant depuis sa plus tendre enfance dans les milieux artistiques - elle est la fille d'Alexandre et la nièce de Thadée Natanson, les créateurs de la fameuse Revue Blanche - Bolette Natanson (1892-1936) se lia d'amitié avec Jean Cocteau, Raymond Radiguet, Georges Auric, Jean Hugo ou encore Colette. Passionnée par la couture, elle quitte Paris pour les Etats-Unis avec Misia Sert, grande amie de Coco Chanel et est embauchée chez Goodman. Avec son mari Jean-Charles Moreux, ils créèrent en 1929 la galerie Les Cadres boulevard Saint-Honoré et fréquentèrent de nombreux artistes et intellectuels. Leur succès fut immédiat et ils multiplièrent les projets : la création de la cheminée de Winnaretta de Polignac, la décoration du château de Maulny, l'agencement de l'hôtel particulier du baron de Rothschild, la création de cadres pour l'industriel Bernard Reichenbach et enfin la réalisation de la devanture de l'institut de beauté de Colette en 1932. Bolette Natanson encadra également les œuvres de ses prestigieux amis peintres : Bonnard, Braque, Picasso, Vuillard, Man Ray, André Dunoyer de Segonzac, etc. En dépit de cette fulgurante ascension, elle mettra fin à ses jours en décembre 1936 quelques mois après le décès de son père. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎COLETTE‎

‎Lettre autographe signée de Colette adressée à son amie Bolette Natanson : "Désormais tes cadres sont moches, tes miroirs troubles comme une conscience d'honnête homme, et tes papillons sont - horreur ! - fidèles !"‎

‎- s.l. [Paris] s.d. (circa 1935), 17,7x22,5cm, 2 pages sur un feuillet. - Belle lettre autographe signée de Colette adressée à son amie Bolette Natanson. Deux pages rédigées à l'encre sur un papier bleu. Pliures transversales inhérentes à la mise sous pli de la missive. Cette lettre a probablement été adressée à Bolette à la suite d'un cadeau fait à sa "vieille amie" : "Ah ! dangereuse Bolette ! Je ne peux rien dire devant toi. Voilà les deux charmantes épaisses petites cuves qui émigrent chez moi." C'est l'occasion pour Colette, très contente de ce nouveau cadeau de dévaloriser avec humour les précédentes oeuvres de la designeuse : "Désormais tes cadres sont moches, tes miroirs troubles comme une conscience d'honnête homme, et tes papillons sont - horreur ! - fidèles !" Les fameux "papillons", naturalisés et enfermés dans des cadres de verre, sont visibles sur plusieurs photographies de l'écrivaine dans son intérieur. Evoluant depuis sa plus tendre enfance dans les milieux artistiques - elle est la fille d'Alexandre et la nièce de Thadée Natanson, les créateurs de la fameuse Revue Blanche - Bolette Natanson (1892-1936) se lia d'amitié avec Jean Cocteau, Raymond Radiguet, Georges Auric, Jean Hugo ou encore Colette. Passionnée par la couture, elle quitte Paris pour les Etats-Unis avec Misia Sert, grande amie de Coco Chanel et est embauchée chez Goodman. Avec son mari Jean-Charles Moreux, ils créèrent en 1929 la galerie Les Cadres boulevard Saint-Honoré et fréquentèrent de nombreux artistes et intellectuels. Leur succès fut immédiat et ils multiplièrent les projets : la création de la cheminée de Winnaretta de Polignac, la décoration du château de Maulny, l'agencement de l'hôtel particulier du baron de Rothschild, la création de cadres pour l'industriel Bernard Reichenbach et enfin la réalisation de la devanture de l'institut de beauté de Colette en 1932. Bolette Natanson encadra également les œuvres de ses prestigieux amis peintres : Bonnard, Braque, Picasso, Vuillard, Man Ray, André Dunoyer de Segonzac, etc. En dépit de cette fulgurante ascension, elle mettra fin à ses jours en décembre 1936 quelques mois après le décès de son père. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎ZOLA Emile & (REGNIER Marie )‎

‎Lettre autographe signée adressée à Marie Régnier : "Je songeais à notre impeccable Flaubert en vous lisant, et je me promettais d'être sévère comme il l'aurait été, pour vous montrer que je vous traite en homme."‎

‎- Médan 7 décembre 1882, 13,2x21,6cm, 3 pages sur 3 feuillets. - Lettre autographe signée d'Emile Zola adressée à Marie Régnier, trois pages rédigées à l'encre noire sur trois feuillets. Pliures transversales inhérentes à la mise sous pli et infime déchirure sans manque en marge basse du premier feuillet. Belle est longue lettre autographe d'Emile Zola adressée à l'écrivaine à l'occasion de la sortie de son roman La Couleuvre. Auteur prolifique mais également critique reconnu, Emile Zola répond à une sollicitation d'avis de la part de sa consœur : « J'achève La Couleuvre et je veux vous dire quelques mots bien francs, à la volée de la plume, encore sous l'impression chaude de la lecture. » A la manière d'un professeur, il distribue les notes et les commentaires : « La première partie me va tout à fait : il y a là une étude servie, de l'analyse exacte [...] Ensuite, l'étude me paraît se perdre un peu dans la thèse » Mais cette lettre est surtout l'occasion pour Zola de rappeler l'essence même du naturalisme : la description de la société appuyée sur un travail minutieux de recherche et de documentation : « j'estime que votre rôle est simplement d'apporter des documents. Or, vos documents sont réfutables... » Véritablement obsédé par ces fameux « documents » grâce auxquels il constituait des dossiers colossaux destinés à la rédaction de ses romans, Zola confirme ici l'héritage du réalisme, invoquant la mémoire de Flaubert disparu deux années plus tôt : « Je songeais à notre impeccable Flaubert en vous lisant, et je me promettais d'être sévère comme il l'aurait été, pour vous montrer que je vous traite en homme. » Marie Régnier fut une familière de Gustave Flaubert avec lequel elle échangea une vaste correspondance ; l'écrivain rouennais donnait à sa pupille de nombreux conseils littéraires. Emile Zola prend dans cette lettre le relai de son défunt maître craignant, malgré la longue énumération de critiques qu'il émet, son ton peut-être trop dur : « Et voilà mon cœur soulagé, je n'ai plus qu'à être aimable. » Soucieux de ne pas paraître trop catégorique il ajoute : « ...mais encore peut-être est-ce moi qui me trompe, en exigeant chez tout le monde la formule que j'aime chez moi et chez mes amis. » Très belle lettre du chef de file du naturalisme, empreinte de rigueur mais aussi pleine d'estime, témoignage des timides prémices de la reconnaissance des femmes en littérature par leur pairs. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎T'SERSTEVENS Albert‎

‎Carte postale autographe signée et adressée à un ami bouquiniste depuis Anduze‎

‎- Manosque 17 Juin 1972, 10,5x15cm, une feuille + une enveloppe. - Carte postale autographe signée de 17 lignes d'Albert T'Serstevens adressée à son ami bouquiniste et horticulteur Robert Boutin depuis Anduze le 17 Juin 1972 lui narrant le rythme de vie qu'il a adopté, entre travail et contemplation de la nature qui s'épanouit, depuis qu'il réside dans le Gard : " Cher bouquiniste et surtout jardinier, depuis exactement un mois je n'ai quitté ma table de travail que pour manger et dormir... les héliantes ont si bien prospéré qu'elles ont couvert toute la plate-bande le long de la façade principale... les vieux tilleuls sont en fleur..." Enfin, il prend congé de son ami en lui demandant de lui fournir de ses nouvelles en attendant d'envisager de rentrer à Paris. Enveloppe jointe. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎LA VARENDE Jean de‎

‎Amours‎

‎- Editions du Rocher, Monaco 1954, 12x19 cm, broché. - Nouvelle édition. Dos légèrement insolé en pied. Envoi autographe signé de Jean de La Varende à Jean Fleury. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎BRETON André & (ALEXANDRIAN Sarane)‎

‎Lettre autographe signée inédite adressée à Sarane Alexandrian‎

‎- Paris mercredi 12 mars 1947, 20,8x27cm, 1 page sur un feuillet, enveloppe jointe. - Lettre autographe signée inédite adressée à Sarane Alexandrian, une page rédigée à l'encre bleue sur un feuillet à en-tête de l'Exposition internationale du Surréalisme de 1947. Enveloppe jointe. Cette lettre est une réponse à une lettre envoyée la veille par Sarane Alexandrian, partiellement consultable sur le site des Archives Breton. Né à Bagdad et engagé dans la Résistance dans le Limousin, c'est à cette époque que Sarane Alexandrian découvre le dadaïsme. A vingt ans, il devient le bras droit d'André Breton et est chargé par ce dernier de la direction du secrétariat de Cause afin de répondre aux candidatures de nombreux jeunes artistes du monde entier souhaitant rejoindre le mouvement surréaliste. En octobre 1948, il rompt avec le pape du surréalisme tout en lui conservant son estime et son admiration : "Auprès de lui, on apprenait le savoir-vivre des poètes, dont l'article essentiel est un savoir-aimer... On l'admirait pour la dignité de son comportement d'écrivain, ne songeant ni aux prix, ni aux décorations, ni aux académies" (Alexandrian, André Breton par lui-même, 1971). La lettre que nous proposons marque les débuts de cette éphémère mais importante relation entre les deux écrivains. André Breton, de vingt ans l'aîné de Sarane Alexandrian, semble porter de grands espoirs en ce jeune théoricien qui s'intéresse à ses écrits : "Max-Pol Fouchet ne m'a pas encore fait lire "Poésie et objectivité" mais votre lettre m'en dit assez pour que je croie à un profond accord entre nous, accord moins fondé sur la réception que vous faites à ce qu'a pu être jusqu'ici mon message qu'à la nature même de votre projet personnel, qui se confond en grande partie avec le mien." Quant à "Poésie et objectivité", il ajoute : "Je verrais le plus grand intérêt à publier au catalogue de l'exposition surréaliste quelques pages de vous, dans lesquelles demanderaient à être à peine transposées les principales idées qui s'expriment dans votre lettre et surtout celles qui touchent à la création d'une "mystique érotique"." Cette publication prenant la forme d'un manifeste verra bien le jour et paraîtra dans la revue Fontaine réalisée à l'occasion de l'Exposition internationale du Surréalisme de 1947 à la Galerie Maeght. Le texte vaudra un grand succès au jeune Alexandrian qui sera dès lors considéré par ses pairs comme le théoricien n°2 du surréalisme. Très belle lettre marquant le début de l'importante mais éphémère relation entre les deux maîtres à penser du surréalisme. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎LEVINAS Emmanuel‎

‎En découvrant l'existence avec Husserl et Heidegger suivi d'Essais nouveaux‎

‎- Librairie philosophique J. Vrin, Paris 1967, 14x22,5cm, broché. - Nouvelle édition en partie originale pour laquelle il n'a pas été tiré de grands papiers. Dos et plats légèrement insolés sans gravité, deux petites déchirures sans gravité en tête et en pied du dos. Bel envoi autographe daté et signé à Jacques Madaule et sa femme : "Pour monsieur et madame Jacques Madaule, en témoignage de la vive admiration que m'inspirent leurs personnes, leur action, leur oeuvre : en signe de gratitude pour les textes qu'ils ont bien voulu m'envoyer parmi lesquels, le dernier venu, conçu avec tant d'amour et de goût, rappelle des fruits très émouvants à l'heure où, peut-être, les périls remontent." [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎MONTESQUIOU Robert de‎

‎Lettre autographe signée de Robert de Montesquiou proposant plusieurs choix de rendez-vous à son correspondant‎

‎- S.n., S.l. [Paris] s.d. (circa 1890), 26,5x20,5cm, une page et demie sur une feuille. - Lettre autographe signée du comte dandy, d'une page et demie (15 lignes), écrite à l'encre noire (à Henri Lapauze) lui soumettant plusieurs choix de rendez-vous à son domicile : "... Je serai heureux de vous recevoir vendredi à 10h ou à 2h selon que vous préférerez... Nous sommes charmés de vous avoir à Douai..." Une tache d'encre noire en marge du verso de la lettre. Henry Lapauze (1867-1925) fut journaliste, critique d'art, puis, en 1905, conservateur du Petit Palais reconverti quatre ans plus tôt en musée et dont il enrichit considérablement les collections en acquérant notamment les fonds Courbet, Henner, Falguière avec, au crépuscule de sa vie, une nette prédilection pour les Arts Décoratifs dont il fut un des ardents promoteurs. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎MONTESQUIOU Robert de‎

‎Lettre autographe signée de Robert de Montesquiou priant son correspondant journaliste de faire la chronique, dans le Gaulois, du dernier ouvrage qu'il lui a adressé‎

‎- S.n., S.l. [Paris] s.d. ( circa 1890), 23x18cm, deux pages sur une feuille. - Lettre autographe signée du comte dandy, de deux pages (27 lignes), écrite à l'encre noire à Henri Lapauze, alors journaliste au Gaulois, lui demandant, après réception de son dernier ouvrage publié qu'il lui a envoyé, de se fendre d'un article bienveillant à son égard : "... Je vous envoie mon nouveau volume, en vous priant d'en faire l'annonce avec votre bonne grâce habituelle. Je désire, en outre, que le compte-rendu ultérieur et détaillé en soit fait par vous aux lecteurs du Gaulois." Robert de Montesquiou sollicite également auprès d'Henri Lapauze un rendez-vous lorsqu'il sera revenu à Paris : "Je vous demanderai un petit rendez-vous et nous pourrons causer un instant..." Henry Lapauze (1867-1925) fut journaliste, critique d'art, puis, en 1905, conservateur du Petit Palais reconverti quatre ans plus tôt en musée et dont il enrichit considérablement les collections en acquérant notamment les fonds Courbet, Henner, Falguière avec, au crépuscule de sa vie, une nette prédilection pour les Arts Décoratifs dont il fut un des ardents promoteurs. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎MONTESQUIOU Robert de‎

‎Lettre autographe datée et signée de Robert de Montesquiou invitant son ami Henry Lapauze à la lecture qu'il fera en comité restreint d'un fragment du livre qu'il consacre à son amant Gabriel Yturri‎

‎- S.n., S.l. 20 Juin 1908, 21x21cm, deux pages sur une feuille. - Lettre autographe daté et signée du comte dandy, de deux pages (19 lignes), écrite à l'encre noire à son ami Henri Lapauze le conviant à participer à l'auditoire qu'il entend réunir pour lire un fragment de l'ouvrage, imprimé et distribué confidentiellement à ses proches, honorant la mémoire de son amant Gabriel de Yturri : "... je réunis un petit nombre d'auditeurs, pour leur donner lecture, du livre que je consacrerai à la mémoire de Gabriel de Yturri, livre tiré à peu d'exemplaires et qui ne sera pas publié... Les sentiments que vous me témoignez me font vivement désirer de vous compter entre ceux qui m'aideront à donner la solennité d'une commémoration à cette célébration d'un souvenir..." Henry Lapauze (1867-1925) fut journaliste, critique d'art, puis, en 1905, conservateur du Petit Palais reconverti quatre ans plus tôt en musée et dont il enrichit considérablement les collections en acquérant notamment les fonds Courbet, Henner, Falguière avec, au crépuscule de sa vie, une nette prédilection pour les Arts Décoratifs dont il fut un des ardents promoteurs. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎MONTESQUIOU Robert de‎

‎Lettre autographe signée de Robert de Montesquiou signifiant la joie qu'il aura de retrouver ses amis Lapauze malgré la présence d'une tierce et importune personne de leur entourage : "Réglons-nous sur Sarah ! "‎

‎- S.n., S.l. s.d. (circa 1905), 15x19cm, trois pages sur une double feuille. - Lettre autographe signée du comte dandy, de trois pages (27 lignes), écrite à l'encre noire à ses amis Lapauze qu'il est ravi de bientôt revoir même s'ils lui imposent la présence d'une certaine Sarah qui ne compte pas parmi les personnes que le poète semble apprécier: "Cher amis, je ne vous ferai pas l'affront de ne pas vous dire que j'aurais préféré vous deux, seuls, (mots soulignés) mais, comme dit le beau vers : Tu fais ce que tu fais / Ce que tu fais est bien." Pour ce rendez-vous fixé au Petit Palais (dont Henry Lapauze devient le conservateur en 1905 après en avoir été le directeur adjoint pendant les quatre années précédentes), Robert de Montesquiou, "lève-tard, qui a la lâcheté - ou, si vous préférez, la sagesse de choisir l'après-midi" émet timidement, dans un élan d'amour-propre froissé et de revanche qu'il regrette déjà, l'éventualité de son absence : "...seule une irritation de gorge, cavalièrement soignée, et à surprise, pourrait me retenir au dernier moment... Mais je ne veux pas y croire. Réglons-nous sur Sarah ! " Henry Lapauze (1867-1925) fut journaliste, critique d'art, puis, en 1905, conservateur du Petit Palais reconverti quatre ans plus tôt en musée et dont il enrichit considérablement les collections en acquérant notamment les fonds Courbet, Henner, Falguière avec, au crépuscule de sa vie, une nette prédilection pour les Arts Décoratifs dont il fut un des ardents promoteurs. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎MONTESQUIOU Robert de‎

‎Lettre autographe signée de Robert de Montesquiou à Henry Lapauze alors journaliste au Gaulois : "Votre intervention pour faire est déterminante..."‎

‎- S.n., S.l. s.d. (circa 1895), 12,5x17cm, une page et demie sur une feuille. - Lettre autographe signée du comte dandy, d'une page et demie (13 lignes), écrite à l'encre noire à son ami le journaliste du Gaulois Henry Lapauze afin qu'il joue de son influence décisive dans la parution d'un texte : "Il doit s'imaginer que ce texte est subversif. Détrompez-le." initialement validé par Arthur Meyer mais dont Robert de Montesquiou veut s'assurer auprès de son ami qu'il sera bien imprimé : "J'ai vu votre directeur qui accepte en principe. Cependant, comme votre intervention pour faire est déterminante, j'insiste auprès de vous." Henry Lapauze (1867-1925) fut journaliste, critique d'art, puis, en 1905, conservateur du Petit Palais reconverti quatre ans plus tôt en musée et dont il enrichit considérablement les collections en acquérant notamment les fonds Courbet, Henner, Falguière avec, au crépuscule de sa vie, une nette prédilection pour les Arts Décoratifs dont il fut un des ardents promoteurs. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎MONTESQUIOU Robert de‎

‎Véhémente lettre autographe datée et signée de Robert de Montesquiou à un cher ami (Henry Lapauze) s'insurgeant contre son manquement à la parole donnée : ""Etre fidèle, ou infidèle, dans ses promesses, lequel vaut mieux ?"‎

‎- S.n., S.l. 9 Juin 1911, 13,5x21cm, quatre pages sur deux feuilles. - Etonnante lettre autographe datée et signée du comte dandy, de quatre pages sur deux grandes feuilles (16 lignes), écrite à l'encre noire à son "cher ami" Henri Lapauze dénonçant son manquement à la parole donnée et suscitant l'ire épistolaire du poète. Henry Lapauze devait célébrer Robert de Montesquiou dans un livre-hommage regardant ce dernier et, à son grand dam il l'a oublié, piquant ainsi à vif son impulsif amour-propre : "... ce n'est pas pour récriminer, encore moins pour réclamer - tous deux incompatibles avec la fierté - mais pour enregistrer qui dédommage des méconnaissances..." et, affront supplémentaire pour la fierté du dandy-poète : "... vous ne parliez... que de Lavedan !" alors que, double et suprême trahison, Robert de Montesquiou honorait sa promesse en lui dédicaçant son dernier ouvrage : "Dans le moment même où j'inscrivais, pour vous, la dédicace par moi promise, me parvenait le fascicule où devait s'exprimer les commentaires promis par vous, pour le livre qui me rend hommage..." Le poète et écrivain Robert de Montesquiou lui en serait très reconnaissant : "... le poète et l'ami qui, tous deux en un, vous remercient d'avance affectueusement..." Henry Lapauze (1867-1925) fut journaliste, critique d'art, puis, en 1905, conservateur du Petit Palais reconverti quatre ans plus tôt en musée et dont il enrichit considérablement les collections en acquérant notamment les fonds Courbet, Henner, Falguière avec, au crépuscule de sa vie, une nette prédilection pour les Arts Décoratifs dont il fut un des ardents promoteurs. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎GRACQ Julien‎

‎Bristol autographe daté et signé adressé à Roland Cailleux le remerciant pour l'envoi de son dernier ouvrage : "d'une grande richesse et d'un éclairage très singulier..."‎

‎- S.n., s.l. s.d. (circa 1975), 15,5x11cm, une feuille. - Bristol autographe de 11 lignes signé de Julien Gracq adressé à Roland Cailleux regardant l'envoi de son dernier ouvrage (peut-être "A moi-même inconnu paru en 1978) et pour lequel Julien Gracq le félicite : "... ouvrage d'une grande richesse et d'un éclairage très singulier..." suscitant une complicité inhabituelle entre le lecteur et l'écrivain : "... un courant de sympathie s'établit ici, entre l'auteur et le lecteur, qui ne se rencontre que rarement..." Joli hommage de Julien Gracq reconnaissant et appréciant la sensibilité et le talent de Roland Cailleux. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎MONTESQUIOU Robert de‎

‎Lettre autographe datée et signée de Robert de Montesquiou à un ami (Henry Lapauze) l'invitant à un déjeuner pascal : "Il me semble que vous me deviez bien cela, pour ma peine..."‎

‎- S.n., S.l. 8 Avril 1911, 27x21,5cm, deux pages sur une feuille. - Lettre autographe datée du 8 Avril 1911 et signée du comte dandy, de deux pages sur une feuille recto-verso (19 lignes), écrite à l'encre noire invitant son ami Henri Lapauze et sa femme pour un déjeuner pascal, le 18 du mois en cours, dans sa propriété landaise près de Vic-Bigorre. Robert de Montesquiou, afin d'emporter la décision de son ami convié et pour faciliter ses déplacements, lui propose de mettre à sa disposition un véhicule. Mais avant ce repas de Pâques proposé, le poète envisage de rendre visite à son ami tout prochainement. Henry Lapauze (1867-1925) fut journaliste, critique d'art, puis, en 1905, conservateur du Petit Palais reconverti quatre ans plus tôt en musée et dont il enrichit considérablement les collections en acquérant notamment les fonds Courbet, Henner, Falguière avec, au crépuscule de sa vie, une nette prédilection pour les Arts Décoratifs dont il fut un des ardents promoteurs. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎MONTESQUIOU Robert de‎

‎Emouvante lettre autographe datée et signée de Robert de Montesquiou à son ami Henry Lapauze récemment veuf : "... le courage de vivre survit au bonheur"‎

‎- S.n., S.l. 6 Octobre 1921, 17,5x21cm, une feuille. - Lettre autographe datée du 6 Octobre 1921 et signée du comte dandy, d'une page, écrite à l'encre noire informant son ami éploré et récemment veuf qu'il se conformera aux dates que ce dernier lui a proposées pour le voir. Robert de Montesquiou reprend alors le célèbre vers des Méditations poétiques d'Alphonse de Lamartine : "Un seul être vous manque et tout est dépeuplé" pour témoigner à Henry Lapauze sa compréhension, son amitié et son admiration dans la douloureuse épeuve qu'il traverse : "Je comprends votre état, je le connais, et j'admire, étant de ceux qui ont droit à la bénédiction de ce noble vers, le courage de vivre qui survit au bonheur." Une déchirure en bas de la lettre. Henry Lapauze (1867-1925) fut journaliste, critique d'art, puis, en 1905, conservateur du Petit Palais reconverti quatre ans plus tôt en musée et dont il enrichit considérablement les collections en acquérant notamment les fonds Courbet, Henner, Falguière avec, au crépuscule de sa vie, une nette prédilection pour les Arts Décoratifs dont il fut un des ardents promoteurs. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎MONTESQUIOU Robert de‎

‎Lettre autographe signée de Robert de Montesquiou à son ami Henry Lapauze alors journaliste au Gaulois à propos de deux articles qu'il veut y voir publier‎

‎- S.n., S.l. s.d. (circa 1895), 12,5x17cm, deux pages et demie sur une feuille rempliée. - Lettre autographe signée du comte dandy, de deux pages et demie (27 lignes), écrite à l'encre noire insistant auprès de son ami Henry Lapauze, alors journaliste au Gaulois, pour voir publier une note qu'il lui a envoyée ainsi que le projet d'un entretien avec un certain monsieur Lavé et des modalités y afférant : "... je suis persuadé que vous trouverez, l'un comme l'autre, intérêt et plaisir à l'entretien projeté... Vous pouvez agir directement, en vous recommandant de moi..." Enfin, Robert de Montesquiou souhaite s'entretenir, avec madame Lapauze, d' : "... un bien précieux recueil, dont je veux lui parler, comme il le mérite, à savoir posément, et passionnément..." qu'elle lui a fait parvenir. Henry Lapauze (1867-1925) fut journaliste, critique d'art, puis, en 1905, conservateur du Petit Palais reconverti quatre ans plus tôt en musée et dont il enrichit considérablement les collections en acquérant notamment les fonds Courbet, Henner, Falguière avec, au crépuscule de sa vie, une nette prédilection pour les Arts Décoratifs dont il fut un des ardents promoteurs. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎MONTESQUIOU Robert de‎

‎Lettre autographe signée de Robert de Montesquiou à son ami Henry Lapauze le remerciant pour l'envoi d'un document dont il n'a pas encore pris connaissance : "... les circonstances rapides au milieu des autres occupations ne m'ont pas permis de consulter..."‎

‎- S.n., S.l. s.d. (circa 1895), 12,5x20cm, quatre pages sur une feuille rempliée. - Lettre autographe signée du comte dandy, de quatre pages (43 lignes), écrite à l'encre noire remerciant son ami Henry Lapauze et une de ses connaissances de lui avoir procuré : "l'intéressant document" que sa débordante activité ne lui n'a pas encore permis de lire : "... avec autant d'application que je l'aurais voulu..." Robert de Montesquiou s'en remet donc à l'indulgence de son ami, en transmettant également ses excuses et sa reconnaissance à la personne inconnue qui l'a aidé via Henri Lapauze : "... je compte sur votre obligeance et celle de votre ami pour me permettre, une autre fois, de compléter cette lecture... veuillez bien lui transmettre ma gratitude, en même temps que le surplus de mon désir..." Une petite tache brune en haut d'une page, une trace de pliure sans gravité en pied d'une autre. Henry Lapauze (1867-1925) fut journaliste, critique d'art, puis, en 1905, conservateur du Petit Palais reconverti quatre ans plus tôt en musée et dont il enrichit considérablement les collections en acquérant notamment les fonds Courbet, Henner, Falguière avec, au crépuscule de sa vie, une nette prédilection pour les Arts Décoratifs dont il fut un des ardents promoteurs. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎SOLLERS Philippe‎

‎Billet autographe signé adressé à Jani Brun‎

‎- s.l. s.d. (Août 1977), 10x13,5cm, une feuille + une enveloppe. - Billet autographe signé de Philippe Sollers adressé à son ami Jani Brun (7 lignes et à l'encre noire) lui faisant part que sa santé n'est pas bonne : "... je ne vais pas très bien en ce moment..." mais qu'il l'informera lorsqu'il se sentira mieux. Enveloppe jointe sur laquelle Philippe Sollers a juste indiqué le patronyme et le prénom de sa correspondante, une date indiquée au crayon de papier, probablement celle de la réception du billet par Jani Brun. Pliure centrale inhérente à la mise sous pli. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎SOLLERS Philippe‎

‎Billet autographe signé adressé à Jani Brun‎

‎- s.l. s.d. (circa 1975), 10x13,5cm, une feuille + une enveloppe. - Billet autographe signé de Philippe Sollers adressé à son ami Jani Brun (6 lignes et à l'encre bleue) l'informant qu'il est débordé : "... pas mal de contre-temps etc..." mais lui proposant l'éventualité d'un rendez-vous pour le week-end, auquel cas il ne manquera pas de la prévenir : "... si oui je te fais signe samedi matin... Excuse-moi..." Enveloppe jointe sur laquelle Philippe Sollers a juste indiqué le patronyme et le prénom de sa correspondante, une date indiquée au crayon de papier, probablement celle de la réception du billet par Jani Brun. Pliure centrale inhérente à la mise sous pli. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎SOLLERS Philippe‎

‎Lettre autographe signée adressée à Jani Brun‎

‎- s.l. s.d. (circa 1975), 13,5x21cm, une feuille. - Lettre autographe signée de Philippe Sollers adressée à son ami Jani Brun (9 lignes et à l'encre bleue) s'excusant d'avoir été indisponible pour des raisons de santé : "... la vérité c'est que j'ai été supper-grippé (à 40°)... à plus tenir debout ni rien avaler..." mais qu'il ne manquera de l'avertir quand il se sentira mieux bientôt étant encore convalescent. Pliure centrale inhérente à la mise sous pli. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎SOLLERS Philippe‎

‎Lettre autographe signée adressée à Jani Brun‎

‎- s.l. s.d. (Décembre 1974), 13,5x21cm, une feuille + une enveloppe. - Lettre autographe signée de Philippe Sollers adressée à son ami Jani Brun (7 lignes et à l'encre bleue) s'excusant de devoir annuler leur rendez-vous : "...ça ne marche pas, malheureusement, pour ce soir..." mais qu'il ne manquera de l'avertir quand il se sera de retour à Paris : "... je pars sans doute quelques jours. Je te fais signe à mon retour." Pliure centrale inhérente à la mise sous pli. Enveloppe jointe sur laquelle Philippe Sollers a juste indiqué le patronyme et le prénom de sa correspondante, une date indiquée au crayon de papier, probablement celle de la réception du billet par Jani Brun. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎SOLLERS Philippe‎

‎Billet autographe signé adressé à Jani Brun à propos d'ouvrages de Samuel Beckett‎

‎- s.l. s.d. (circa 1977), 10x13,5cm, une feuille + une enveloppe. - Billet autographe signé de Philippe Sollers adressé à son ami Jani Brun (8 lignes et à l'encre noire) la conseillant sur des ouvrages de Samuel Beckett : "... Il faut prendre Molloy, je crois, si tu veux un "personnage" et montrer comment tout va vers l'Innommable (plus de "personnage", ça parle et reparle et déporte tout seul, pour toujours..." Enveloppe jointe sur laquelle Philippe Sollers a juste indiqué le patronyme et le prénom de sa correspondante, une date indiquée au crayon de papier, probablement celle de la réception du billet par Jani Brun. Pliure centrale inhérente à la mise sous pli. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎FLAMMARION Camille MYRBACH Felician‎

‎Uranie‎

‎- Edition du Figaro , Paris 1889, 15,5x23,5cm, reliure de l'éditeur. - Edition illustrée de dessins de Myrbach, Bieler et Gambard. Reliure de l'éditeur en demi percaline bleu, dos et coins de cuir marron façon peau de serpent, monogramme doré de l'éditeur au milieu du dos, quelques éraflures sur les coiffes, encadrement de frises dorées sur les plats biseautés, gardes et contreplats de papier à la cuve, quelques frottements sur les coins, tête dorée. Quelques petites rousseurs affectant principalement les tranches. Envoi autographe signé de Camille Flammarion : "A mon ami Pichery, l'ami des étoiles, un citoyen du ciel. Un autre chercheur. C. Flammarion. 1er Janvier 1890." [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎POURRAT Henri & ANGELI Jean, sous le pseudonyme de Jean L'OLAGNE ANGELI François‎

‎Sur la colline ronde (films auvergnats)‎

‎- Imprimerie moderne, Clermont-Ferrand 1922, 19x24,5cm, broché sous chemise et étui. - Nouvelle édition, un des 50 exemplaires numérotés sur pur fil, tirage de tête avec 50 sur pur chiffon d'Ambert. Ouvrage illustré de 72 dessins de François l'Angeli. Ex-libris encollé sur une vignette portant la description manuscrite de notre exemplaire par un libraire. Agréable exemplaire présenté dans une chemise-étui en plein cartonnage recouvert de papier à la cuve. Bel envoi autographe daté et signé d'Henri Pourrat à l'académicien Jean de Pierrefeu sous forme de poème. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎DIDEROT Denis SAUVAGE Sylvain‎

‎Les bijoux indiscrets‎

‎- René Kieffer, Paris 1923, 24,5x32,5cm, relié sous étui. - Edition illustrée de 25 eaux-fortes originales coloriées de Sylvain Sauvage, un des 500 exemplaires numérotés sur vélin. Reliure en demi maroquin bordeaux à coins, dos à quatre nerfs, lieu et date dorés en queue, encadrement de filets noirs sur les plats de papier à effet moiré, gardes et contreplats du même papier, couvertures et dos conservés, tête dorée, élégante reliure de l'époque signée Blanchetière. Notre exemplaire comporte aussi une suite en noir des illustrations non annoncée à la justification du tirage. Bel exemplaire agréablement établi. Notre exemplaire est enrichi d'un billet autographe daté et signé de 24 lignes de Sylvain Sauvage adressé à Raymond Hesse (bien qu'il ne soit pas nommément cité) ne tarissant pas d'éloge sur "Riquet à la houppe" : "... Riquet a charmé Anatole France. Vous savez toujours hausser vos porte paroles jusqu'au plan du conte philosophique, et en même temps, vous les maintenez très naturels...", il le remercie également pour l'envoi de son "Poilu pacifiste" : "... que je mets votre Poilu près du Riquet dans un coin choisi de ma bibliothèque..." Le billet autographe monté est sur onglet sur une garde. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎FRANCE Anatole JEANNIOT Pierre-Georges‎

‎Les dieux ont soif‎

‎- Le livre contemporain, Paris 1925, 22,5x28,5cm, relié sous étui. - Edition illustrée de 33 eaux-fortes originales de Pierre-Georges Jeanniot, dont 30 hors-texte, 1 vignette de titre et 2 en-tête, et de 37 bois gravés par Paul Bornet d'après Pierre-Georges Jeanniot, dont 29 lettrines rehaussées de rouge et 8 culs-de-lampe. L'ouvrage a été imprimé à 124 exemplaires numérotés sur vélin, tous nominatifs, le nôtre au nom d'Henri Legendre. Reliure en plein maroquin bordeaux, dos à quatre nerfs orné du faisceau du licteur en maroquin mosaïqué rouge serti de filets dorés, date et lieu dorés en queue, roulettes dorées sur les coiffes, premier plat décoré en son milieu d'un cercle au centre duquel figure un bonnet phrygien de maroquin mosaïqué rouge serti d'or irradiant de filets dorés le cercle en entier, même décor sur le second plat à l'exception d'un triangle maçonnique en maroquin rouge mosaïqué et du fil à plomb doré remplaçant le bonnet révolutionnaire, encadrement de triples filets dorés et de listels de maroquin belu, blanc et rouge sur les contreplats de maroquin rouge, gardes de soie moirée rouge, gardes et contreplats suivantes de papier marbré, couvertures et dos conservés, toutes tranches dorées, étui bordé de maroquin bordeaux, plats de papier bordeaux, intérieur de feutrine grise, superbe reliure mosaïquée de l'époque signée Blanchetière. Notre exemplaire est exceptionnellement de douze dessins originaux signés de Pierre-Georges Jeannniot au crayon de papier et intercalés dans le texte. Ont été reliés, en fin de volume, le menu illustré (avec et avant la lettre) par Pierre-Georges Jeanniot du dîner ayant suivi la distribution de l'ouvrage et, en début de volume, le titre supplémentaire. Etiquette de description de l'exemplaire encollée sur une garde. Superbe exemplaire parfaitement établi dans une reliure maçonnique et patriotique en plein maroquin doublé de Blanchetière et enrichi de douze dessins originaux de Pierre-Georges Jeanniot. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎ROLLINAT Maurice LOBEL-RICHE Alméry‎

‎Les luxures‎

‎- Le livre de Plantin, Paris 1929, 24,5x30,5cm, relié. - Edition illustrated with 31 original etchings by Lobel-Riche, one of 170 numbered copies on vellum, ours is one of the artist's 10 hors commerce copies. Bradel binding with full vellum boards, spine decorated with a cartouche and triple crossways red fillets, boards crossed with a set of triple crossways red fillets, water-effect paper endpapers, covers and spine preserved, top edge gilt, slipcase edged in red morocco, water-effect paper boards, elegant contemporary Art Deco binding. Alméry Lobel-Riche's signature on the print details page. Our copy boasts both the original etchings with annotations, as well as an additional etching with an annotation signed in red pencil by Lobel-Riche. [FRENCH VERSION FOLLOWS] Edition illustrée de 31 eaux-fortes originales de Lobel-Riche, un des 170 exemplaires numérotés sur vélin, le nôtre un des 10 exemplaires d'artiste hors commerce. Reliure à la bradel en plein cartonnage façon vélin, dos lisse orné d'un cartouche et de triples filets transversaux rouges, plats traversés d'un jeu de triples filets transversaux rouges, gardes et contreplat de papier à effet moiré, couvertures et dos conservés, tête dorée, étui bordé de maroquin rouge, plats de papier à effet moiré, élégante reliure Art Déco de l'époque. Signature d'Alméry Lobel-Riche à la justification du tirage. Notre exemplaire possède bien le double état des eaux-fortes originales avec remarques ainsi qu'une eau-forte supplémentaire avec remarque signée au crayon rouge par Lobel -Riche.‎

‎LOUYS Pierre VIDAL Pierre‎

‎Les aventures du roi Pausole‎

‎- Auguste Blaizot, Paris 1906, 21x28cm, relié. - Edition illustrée de 82 compositions originales en couleurs de Pierre Vidal, un des 325 exemplaires numérotés sur vélin de Rives. Reliure en demi maroquin gris souris à coins, dos lisse orné d'un décor de pièces de maroquin mosaïqué brun et rouge figurant des grappes de fruits et leurs feuillages, date dorée en queue, doubles filets noirs sur les plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier caillouté, couvertures et dos conservés, tête dorée, élégante reliure de l'époque signée de René Kieffer. Envoi autographe signé d'Auguste Blaizot à l'écrivain bibliophile Léon Hennique en dessous de la justification du tirage. Provenance : de la bibliothèque de Léon Hennique avec son ex-libris dessiné par Léon Glaize et gravé par Eugène Dété encollé sur un contreplat. Bel exemplaire parfaitement établi par René Kieffer dans une reliure mosaïquée. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎BRETON André‎

‎Carte postale autographe signée inédite adressée à Marcel Jean‎

‎- Saint-Cirq-Lapopie été 1956, 13,6x9cm, une carte postale. - Carte postale autographe signée inédite adressée à Marcel Jean, dix lignes rédigées à l'encre bleue au verso d'une vue en noir et blanc de la ville de Cahors. Quelques petites traces d'adhésif ne gênant pas la lecture. Cette carte postale a été, comme en témoigne le cachet postal, expédiée depuis la commune de Saint-Circq-Lapopie dans le Lot, où André Breton acheta en 1950 une ancienne auberge de mariniers. "Dans les années 50, le département du Lot est choisi comme terrain d'essai par le mouvement des Citoyens du monde : mouvement mondialiste revendiquant une planète sans frontière, régie par une loi mondiale. Cahors devient la première ville à signer une charte de mondialisation, suivie par 248 communes du département, et se déclare « Cahors mundi », ville mondiale. Plusieurs personnalités - politiques, intellectuels, artistes - adhèrent à ce mouvement initié par Garry Davis, ancien pilote de l'armée américaine. Parmi eux, André Breton (1896-1966), mais aussi Max Ernst, Albert Camus ou encore l'Abbé Pierre. Le 24 juin 1950, André Breton participe à l'inauguration de la Route sans frontière n°1 reliant symboliquement Cahors à Figeac. La route devait ensuite traverser le monde et rejoindre Berlin, la Chine, le Japon et les États-Unis. À l'occasion de cette inauguration, André Breton découvre le village de Saint-Cirq-Lapopie." (Archives du Lot) Il félicite Marcel Jean pour son "magnifique [...] interview de Paru" et ajoute : "S'il faisait moins chaud je m'en expliquerais de long en large. Mais on est pour une fois chez soi, dans ses terres, en écoutant ce que tu dis." Dédé-les-Amourette, comme s'amusaient à le surnommer les lettristes qui réprouvaient son attitude mondaine, poursuit : "J'espère que je ne t'ai pas trop ennuyé avec mon divertissement anti-lettriste". Peintre, dessinateur et décorateur, Marcel Jean rejoignit le groupe surréaliste en 1933 et devint l'un des premiers chroniqueurs du mouvement. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎BRETON André & BRETON Elisa‎

‎Carte postale autographe signée inédite adressée à M. et Mme Frederick John Kiesler : "Et vous savez comme j'attends (...) le projet qui doit assurer en beauté mon retour à Paris."‎

‎- Haïti 17 décembre 1945, 13,9x8,9cm, une carte postale. - Carte postale autographe signée inédite d'André Breton, envoyée depuis Haïti et adressée au peintre Frederick John Kiesler et à sa femme, et signée par lui et son épouse Elisa au verso d'une vue de la citadelle de Laferrière en Haïti. Cette carte postale a été adressée par André Breton à son ami alors qu'il ne se trouvait à Haïti que depuis quelques jours. C'est sur l'invitation du Dr Pierre Mabille, dont le nom est mentionné dans ce courrier, et au motif d'y donner des conférences que le pape du surréalisme y est venu depuis les Etats-Unis où il s'était exilé durant la Seconde Guerre mondiale. Le poète fait d'ailleurs référence à la Grosse Pomme qu'il vient de quitter : "On n'est pas encore tout à fait chez soi : tout trop vert glacé, traversé par vagues de ces feuillages rouge sang, qu'on voit pauvrement chez les fleuristes à New York pour Noël." Il qualifie son expérience américaine de "terrible quadrillage de (...) quatre années, éclairé pourtant de sourires amis". Il faut dire que ce n'est pas par plaisir que Breton s'est exilé outre-atlantique ; considéré comme "anarchiste dangereux" par le gouvernement pétainiste il est contraint - à l'instar de nombreux intellectuels - de quitter la France pour pouvoir continuer à travailler. Malgré son abondante activité à distance et la rencontre d'Elisa Bindorff en 1943, Breton aspire à retrouver sa patrie : "Et vous savez comme j'attends - pour le 15 décembre ou un jour pas trop éloigné, dites - le projet qui doit assurer en beauté mon retour à Paris. Ne m'oubliez pas surtout." Ce "projet" c'est l'Ode à Charles Fourier, qui sera publiée en février 1947 et pour laquelle Frederick Kiesler réalise les lithographies. Américain d'origine hongroise, Frederick John Kiesler est non seulement architecte , mais aussi théoricien de l'architecture, décorateur de théâtre, artiste et sculpteur. Grâce à sa mise en scène de R.U.R. à Berlin en 1922 et son implication dans le festival de musique et de théâtre de Vienne de 1928, il acquiert une renommée mondiale et gagne l'estime des personnalités du Bauhaus. Ses réalisations les plus notables sont la structure spatiale City in Space (1925), le bâtiment du Film Guild Cinema (1929) à New York et le Sanctuaire du Livre (1959-1965) à Jérusalem. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎LEIRIS Michel‎

‎Carte postale autographe signée adressée à Lucienne Salacrou‎

‎- Clermont-Ferrand 19 septembre 1975, 14,7x10,3cm, une carte postale. - Carte postale autographe signée de Michel Leiris et son épouse Louise Godon (surnommée "Zette") adressée à Lucienne Salacrou, épouse de l'écrivain Armand Salacrou. Treize lignes (10 de la main de Zette et 3 de celle de Michel) rédigées au stylo bille bleu au dos d'une vue en noir et blanc des Absides de Clermont-Ferrand. Un petit accroc en marge haute du recto, sans grande gravité. Michel Leiris a fait la connaissance des époux Salacrou à la galerie Kahnweiler. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎ROMAINS Jules‎

‎Lettre autographe signée adressée à André Dignimont‎

‎- Paris 3 novembre 1951, 21x27,1cm, 2 pages sur un feuillet. - Lettre autographe signée de Jules Romains adressée à André Dignimont, deux pages rédigées à l'encre noire sur un feuillet à en-tête portant l'adresse de l'écrivain. Traces de pliures inhérentes à la mise sous pli de la missive. Intéressante lettre dans laquelle Jules Romains échange avec le peintre Dignimont au sujet de l'édition illustrée à paraître de sa grande fresque romanesque Hommes de bonne volonté : "J'ai beaucoup pensé, cette fois-ci encore, aux belles compositions que vous nous avez montrées samedi.Je continue à trouver tout cela très important." Les remarques de Romains sont intéressantes car elle montre les différences de points de vues entre les personnages tels qu'il les a créés et tels que son ami les a représentés : "Est-ce que nos deux jeunes gens ne font pas encore un peu trop rupin...? (...) Je verrais de Marquis de St Papoul avec un visage plus maigre et plus allongé - un peu donquichottesque." Il s'excuse finalement de toutes ses exigences : "Hélas ! Je suis embêtant. Mais j'aime tellement vos compositions que je me permets d'y rêver comme si je les avais faites moi-même." La saga illustrée paraîtra en 1954 chez Flammarion et sera l'unique collaboration entre l'académicien et le peintre montmartrois. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎CAILLOIS Roger‎

‎Lettre autographe signée adressée à Arnost Budik‎

‎- Paris 25 juin 1972, 21x27cm, une page sur un feuillet, enveloppe jointe. - Lettre autographe signée de Roger Caillois adressée à Arnost Budik ; une page rédigée à l'encre noire sur un feuillet de papier pelure. Enveloppe jointe. Quelques trous de perforeuse en marge de la lettre et de l'enveloppe, sans atteinte au texte, ainsi que quelques pliures inhérentes à la mise sous pli de la missive. Roger Caillois remercie l'écrivain tchèque pour les "n° de Gravida qu'[il a] bien voulu [lui] faire parvenir". Arnost Budik faisait en effet partie du comité de rédaction de cette revue surréaliste belge et semble avoir sollicité une contribution de Caillois : "Je vous prie de trouver ci-joint un texte que je viens d'achever." Caillois ne se trouva aux côtés des surréalistes que de manière très brève de 1932 à 1935 et semble ici s'excuser de cet éloignement : "Le surréalisme n'a jamais beaucoup prisé la poésie descriptive-méditative où j'ai cru, plus tard, trouver ma voie. Aussi, si le texte ne vous convenait pas, n'ayez aucun scrupule à me le retourner très simplement. Je le comprendrais très bien." [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎CAILLOIS Roger‎

‎Lettre autographe signée adressée à Dominique Aury‎

‎- Paris Mardi 27 [février 1968], 13,5x20,9cm, une page sur un feuillet. - Lettre autographe signée de Roger Caillois adressée à Dominique Aury ; une page sur un feuillet rédigée au stylo bille bleu. Intéressante lettre concernant l'article "Mémoire interlope" qui paraîtra dans le n°185 de la seizième année (mai 1968) de la Nouvelle Revue Française. A cette époque, Marcel Arland et Jean Paulhan sont tous deux directeurs de la revue qu'ils ont fait renaître de ses cendres en 1953. La correspondante de Roger Caillois, Dominique Aury (aussi connue sous le pseudonyme de Pauline Réage) siège au Comité de lecture de la célèbre Revue. Il est question dans cette lettre d'une "note" que Roger Caillois demande à Dominique Aury de ne pas publier : "Pour la note, comme je l'avais dit à Arland je renonce à la publier. Notre ami la prendrait surement comme une sorte de coup de poignard dans le dos, une trahison d'autant plus délibérée que je n'écris pour ainsi dire jamais de note. Elle n'en vaut pas la peine." Nous n'avons pu trouver trace de cette énigmatique note, que Roger Caillois s'impatiente de récupérer : "Retournez-la moi, voulez-vous. J'en ferai peut-être le noyau d'une étude plus étendue où j'essaierai qu'apparaissent moins irritants que dans ce condensé les rapprochements litigieux." [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎NERVAL Gérard de & GAUTIER Théophile & [ANONYME ]‎

‎Trois lettres autographes signées de Gérard de Nerval, Théophile Gautier et un troisième scripteur adressées à Louis Desessart : « Quelle tristesse que Paris quand on revient des pays éclairés du soleil. Bruxelles est encore plus noir, pauvre garçon ! »‎

‎- Paris 11 février 1844, 10,4x13,6cm, quatre pages sur deux feuillets. - Trois lettres autographes signées par Gérard de Nerval (2 pages signées «?Gérard?»), Théophile Gautier (1 page) et un troisième scripteur qui n'a pas signé (1 page), adressées à Louis Desessart. La troisième lettre a été rédigée par un certain «?Robert?» (cf. la lettre de Nerval) Louis Desessart, éditeur attitré de Théophile Gautier, publia avec Barba la pièce Léo Burckart de Nerval en 1839. À la suite d'ennuis financiers, il fut contraint de se réfugier «?dans cette triste et charmante ville de Bruxelles?». Les trois amis rédigent ce courrier à Paris, où ils se sont retrouvés au retour du long voyage en Orient qu'entreprit Nerval?: «?J'ai vu l'Égypte 6 mois?; puis j'ai séjourné en Syrie 3 mois - à Constantinople 4 mois le reste en route. C'est assez beau. Je ne m'amuse plus qu'en voyage et je vis double autant que je puis.?» Ce voyage force l'admiration de Théophile Gautier qui ne se rendra que des années plus tard en Turquie et en Egypte?: «?Je suis à Paris et voudrais être au Caire d'où Gérard arrive.?» L'exotisme des voyages lointains contraste ici violemment avec la tristesse et l'austérité de l'Europe?: «?Quelle tristesse que Paris quand on revient des pays éclairés du soleil.?» (Nerval) D'autant plus que, loin des rêves d'évasion, Paris rime avec travail et mélancolie?: «?Nous sommes comme les gens malades qui ne se trouvent bien nulle part. Je crois que le bon temps est passé et que les bonnes heures d'autrefois où nous disions tant de sages folies ne reviendront plus. À quoi sert de vivre puisqu'il faut travailler et qu'on ne peut ni voir ses amis ni leur écrire ni rien faire de ce qu'on voudrait ??» (Gautier) Les deux écrivains sont très compatissants quant à l'exil belge de leur ami, Bruxelles apparaissant ici comme la capitale du spleen?: «?Quoi?! Vous êtes encore dans cette triste et charmante ville de Bruxelles?! [...] Bruxelles est encore plus noir, pauvre garçon?!?» (Nerval) Cette triple lettre a en réalité été rédigée à l'initiative de «?Robert?»?: «?N'est-ce pas, mon cher ami, que je suis habile à faire oublier mes torts ? [...] je trouve le moyen en compensation, de t'envoyer ces autographes de deux de tes [...] camarades, de tes plus doux souvenirs, de deux célébrités qui malgré toutes leurs sympathies, toute leur affection pour toi, ne t'eussent jamais écrit un mot, si je ne leur avais pas taillé leurs plumes, affrété leur papier, comme à de petits enfants boudeurs, et si je ne leur eusse dit?: écrivez tout de suite, tout de suite à l'exilé que vous aimez le mieux.?» [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎BRETON André‎

‎Lettre autographe signée inédite adressée à Gaston Puel : « Mais il faut continuer à vivre et pour cela se réserver une part de solitude qu'avec angoisse aussi je vois diminuer chaque jour. »‎

‎- Antibes 9 mars 1948, 21,8x27cm, 2 pages sur un feuillet. - Lettre autographe signée inédite d'André Breton adressée à Gaston Puel ; deux pages sur un feuillet rédigées à l'encre bleue d'une écriture fine et soignée, nombreux soulignements. Rousseurs et traces d'adhésif marginales. Très belle lettre, empreinte de bienveillance, dans laquelle le Pape du Surréalisme fait part de ses nombreuses et chronophages occupations à son jeune épistolier, tout en rassurant celui-ci sur son talent et son avenir. Gaston Puel commença à correspondre avec André Breton à la Libération. Ils ne se sont, au moment de cette lettre rédigée pourtant quatre ans plus tard, jamais rencontrés : « Je suis heureux que vous ayez pensé à m'adresser votre photographie. C'est un grand pas de fait pour rompre la distance et il ne se peut guère que nous ne nous rencontrions bientôt. » Les deux écrivains semblent pourtant très proches, comme en témoigne le ton paternel et rassurant de Breton : « Ne parlez pas comme à regret de ceux qui avancent : vous en êtes et j'en sais bien peu qui soient si loin que vous, déjà. Ce que vous m'écrivez - pas seulement cette fois - est toujours pour moi de haute importance... » Travailleur sans relâche, Breton fait ici part de sa frustration et de sa lassitude à Puel : « Mais il faut continuer à vivre et pour cela se réserver une part de solitude qu'avec angoisse aussi je vois diminuer chaque jour. » Gaston Puel, alors âgé de 24 ans, participe depuis quelques temps aux activités du groupe surréaliste autour de Joë Bousquet, d'André Breton et de René Char. Son mentor lui prédit ici un avenir tout tracé : « Mon cher Ami, je souhaite très vivement que vous preniez une part active à la rédaction de « Néon ». Il suffirait d'une très légère transposition de ton pour que les pages que vous m'adressez puissent y trouver place et en constituer un des éléments primordiaux. Il en va, naturellement, de même pour « Supérieur inconnu » si cette revue peut voir le jour. » Cette dernière revue, censée réconcilier et unir les conservateurs et les novateurs du surréalisme, ne verra le jour que quarante-huit ans plus tard sous l'impulsion de Sarane Alexandrian. Gaston Puel intègrera en revanche bien la rédaction de Néon, mais finira par se détourner des surréaliste - tout en conservant son amitié pour Breton - en 1950. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎BRETON André‎

‎Lettre autographe signée inédite adressée à Marcel Jean et son enveloppe présentant un quatrain autographe‎

‎- Antibes 5 février 1948, 21x27cm, une page sur un feuillet, enveloppe jointe. - Autograph signed letter addressed to Marcel Jean and its envelope with a handwritten poem Antibes 5 February 1948 | 21 x 27 cm | one page on a leaf with envelope attached Autograph letter signed by André Breton, likely unpublished and addressed to Marcel Jean, one page written in blue ink on a leaf of blue paper, in fine, neat handwriting. The envelope accompanying the letter is enclosed, written by André Breton and presenting an amusing handwritten poem: "C'est à Paris, rue Hégésippe / Moreau 17, que Marcel Jean / Croise, tels soufre et vif-argent, / Le perroquet et la tulipe". On the back, Breton's address in Antibes "Shady Roch Avenue des Pins"; it is the villa of Marie Cuttoli and her husband Henri Laugier. This envelope is of crucial importance: it alone sums up the style of Marcel Jean's paintings; the artist has chosen to reproduce it in his book: "Frédérick Kiesler arranged for me [...] an exhibition of my "Arcimboldiesque" paintings, as I composed then, about which I had received a letter from André Breton to the Mallarmean address: [transcription of the envelope accompanying our letter]". (Marcel Jean, Au galop dans le vent, 1991) This letter was written shortly after the release of the Néon n°1, the first Surrealist journal to be published after the war: "I have just written to Maurice Henri (sic), who reached out to me about Néon, whose appearance it seems, troubled you too. I don't really want to repeat myself. Ask him, if you would like to, to give you my opinion." "In January 1948, the first issue of a Surrealist journal was finally published, Néon "Being nothing; Being everything; Open the being." Innovative (it makes use of all the possibilities offered by the offset), it is directed by newcomers to Surrealism: Sarane Alexandrian, Jindrich Heisler, Véra Hérold, Stanislas Rodanski, Claude Tarnaud. The presentation text, unpleasantly idealist, speaks of an "elective group situated beyond ideas". Fearing a kind of dissent, the elders, Maurice Henry, Marcel Jean, Henri Pastoureau, were troubled. From Antibes (where, for lack of funds, he prolonged his stay with Elisa at Marie Cuttoli's), Breton wrote to deescalate emotions" (Henri Béhar, André Breton) "The "ticket coup" was keenly felt (an early return is not impossible). We do not see anyone other than Matisse, who has an astonishing freshness of spirit." The "ticket coup" likely refers to a project that the Surrealists will set up in collaboration with the anarchists by publishing a series of tickets ranging from October 1951 to January 1953. "In Antibes, Breton shows Néon to Matisse, whom he saw often, and of whom he praised "the astonishing freshness of spirit". From what he wanted to tell us, the great painter's judgement was final. "How does Néon concern me? Matisse would have asked. What responsibility, even the most distant, can I have in this thing?""(Marcel Jean, op. cit.) [FRENCH VERSION FOLLOWS] Lettre autographe signée d'André Breton, inédite et adressée à Marcel Jean, une page rédigée à l'encre bleue sur un feuillet de papier bleu d'une écriture fine et soignée. Est jointe l'enveloppe accompagnant cette lettre, rédigée par André Breton et présentant un amusant quatrain autographe?: «?C'est à Paris, rue Hégésippe / Moreau 17, que Marcel Jean / Croise, tels soufre et vif-argent, / Le perroquet et la tulipe.?» Au dos, l'adresse de Breton à Antibes «?Shady Rock Avenue des Pins?»?; il s'agit de la villa de Marie Cuttoli et son mari Henri Laugier. Cette enveloppe est d'une importance capitale?: elle résume à elle seule le style des tableaux de Marcel Jean?; l'artiste a d'ailleurs choisi de la reproduire dans son ouvrage?: «?Frédérick Kiesler arrangea pour moi [...] une exposition de mes toiles «?arcimboldiesques?» comme j'en composais alors, au sujet desquelles j'avais reçu d'André Breton une lettre à l'adresse mallarméenne?: [transcription de l'enveloppe accompagnant no‎

‎PICHETTE Henri ARTAUD Antonin‎

‎Apoèmes‎

‎- Granit, Paris 1979, 15,5x21,5cm, broché. - Nouvelle édition. Ouvrage illustré, en frontispice, d'un gris-gris par Antonin Artaud. Agréable exemplaire complet de sa jaquette Envoi autographe signé bicolore et à pleine page d'Henri Pichette à Annie Vanpeene : "... regardez il y a un robin dans la signature." [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎BRETON André & BRETON Elisa & PERET Benjamin & TOYEN & HEISLER Jindrich‎

‎Carte postale autographe inédite d'André Breton signée par lui-même, sa femme Elisa, Benjamin Péret, Toyen et Jindrich Heisler adressée à M. et Mme Marcel Jean‎

‎- Île de Sein Août 1949, 13,6x9cm, une carte postale. - Handwritten postcard from André Breton signed by himself, his wife Elisa, Benjamin Péret, Toyen and Jind?ich Heisler addressed to M. and Mme Marcel Jean Île de Sein August 1949 | 13.6 x 9 cm | a postcard Handwritten postcard from André Breton signed by himself, his wife Elisa, Benjamin Péret, Toyen and Jind?ich Heisler addressed to Marcel Jean and his wife and written on the back of a black and white photograph view of the Chaise-du-Curé rocks on the Île de Sein (Finistère). Charming poetic postcard, written during a stay in Brittany: "la corne de brume manque à tous ses devoirs quoique le coupage au couteau soit de règle. Dans la vase à quoi se limite la vue de l'hôtel de l'Océan un bateau penché dit son nom : "Rose effeuillée". Rien de moins. Mais c'est toujours très bien dans l'ensemble." Returning to more "professional" discussions, Breton asks for news of the American gallery owner Sidney Janis: "What was the result of the Janis' visit?" [FRENCH VERSION FOLLOWS] Carte postale autographe inédite d'André Breton, signée par lui-même, sa femme Elisa, Benjamin Péret, Toyen et Jindrich Heisler, adressée à Marcel Jean et son épouse et rédigée au dos d'une vue photographique en noir et blanc des rochers de la Chaise-du-Curé de l'Île de Sein (Finistère). Charmante carte postale poétique, rédigée lors d'un séjour breton : "la corne de brume manque à tous ses devoirs quoique le coupage au couteau soit de règle. Dans la vase à quoi se limite la vue de l'hôtel de l'Océan un bateau penché dit son nom : "Rose effeuillée". Rien de moins. Mais c'est toujours très bien dans l'ensemble." Revenant à des discussions plus "professionnelles", Breton demande des nouvelles du galeriste américain Sidney Janis : "Qu'est-il résulté de la visite Janis ?"‎

‎CALDER Sandra‎

‎Carte postale autographe signée adressée à Juan Luis Buñuel‎

‎- s.d. (ca 1967) , 15,7x10,8cm, une carte postale. - Handwritten signed postcard addressed to Juan Luis Buñuel s.d(ca 1967), 15.7 x 10.8 cm, a postcard Handwritten postcard signed by Alexander Calder addressed to Juan Luis Buñuel on the back of a reproduction of his work On the High Wire. Two small perforations in the upper margin of the card, as is usual in Juan Luis Buñuel's collection. "What an incredible face Luis had, I was glad to see "Belle de Jour" for the first time." In 1939, Luis Buñuel, who had just received an offer to work in Hollywood, decided, with his wife and child, to leave the chaotic situation in Europe to go and live the American Dream. The penniless Buñuels initially spent a few precarious months living in New York. Luis Buñuel found himself forced to ask Dali—his longstanding friend in exile, along with Gala, during these years—to lend him some money. His request was refused in no uncertain terms, putting an end to the two men's friendship. Thus it was Calder, whom Luis had perhaps already met in Paris in the 1920s, who put the whole family up in his Upper Side apartment. Juan Luis Buñuel, the artist's godson, sensed that his interest in sculpture began in this same period: "When Dali told my father he would not lend him any money, he contacted him [Calder]. He offered his house to us and we lived with his family for a time. I can only vaguely remember it, but it was then that I started to become interested in sculpture and he encouraged me" (Anton Casto, Juan Luis una entrevista). Despite the geographical distance that would come to separate them, Alexander Calder would remain a friend of the Buñuel family. The relationship between the artist and the film-maker is, however, almost entirely absent from the biographies, and this correspondence is a rare testimony to the profound connection between the sculptor and the Buñuel family. [FRENCH VERSION FOLLOWS] Carte postale autographe signée de Sandra Calder, fille du sculpteur, adressée à Juan Luis Buñuel au verso d'une reproduction de l'oeuvre de son père On the High Wire. Deux petites perforations en marge haute de la carte, comme habituellement dans la collection de Juan Luis Buñuel. "What an incredible face Luis had, I was glad to see "Belle de Jour" for the first time." En 1939, Luis Buñuel, qui venait de recevoir une proposition de travail à Hollywood, décide, avec femme et enfant, de quitter la situation chaotique de l'Europe pour vivre l'American Dream. Les Buñuel, désargentés, tran­sitent d'abord quelques mois par New York où ils vivent dans des condi­tions précaires. Luis Buñuel se voit contraint de demander à Dali - son ami de longue date en exil avec Gala dans ces mêmes années - de lui prêter de l'argent. Il essuie un violent refus qui met fin à l'amitié des deux hommes. C'est alors Calder, que Luis a peut-être déjà rencontré à Paris dans les an­nées 1920, qui accueille toute la famille dans son appartement de l'Upper Side. Juan Luis Buñuel, filleul de l'artiste, suppose que son intérêt pour la sculpture a commencé à la même période : « Quand Dali dit à mon père qu'il ne lui prêterait pas d'argent, il l'a contacté [Calder]. Il nous a offert sa maison et nous avons vécu au côté de sa famille pendant quelque temps. Je ne m'en rappelle que vaguement, mais c'est alors que j'ai commencé à m'intéresser à la sculpture et il m'a encouragé. » (Anton Castro, Juan Luis una entrevista). En dépit de la distance géographique qui les séparera, Alexander Calder demeurera un ami de la famille Buñuel. La relation entre l'artiste et le ci­néaste est cependant presque totalement absente des biographies et cette correspondance est un rare témoignage du lien profond entre le sculpteur et la famille Buñuel.‎

‎GARROS Roland‎

‎Lettre autographe signée adressée à son "vieux Toto" Jacques Mortane‎

‎- Mannheim s.d. (juin 1914), 22,2x28,8cm, une page sur un feuillet. - Lettre autographe signée de Roland Garros adressée à son "vieux Toto" Jacques Mortane, rédigée à l'encre noire sur un feuiller à en-tête du Parkhotel de Mannheim. Pliures transversales inhérentes à la mise sous pli, quelques déchirures marginales sans manque. Rare et belle missive dans laquelle l'aviateur évoque "Le Groupe" et le "Jour des Aviateurs" à Juvisy : "Faites l'impossible dans l'intérêt très important du groupe (je vous expliquerai pourquoi jeudi à Paris) pour faire passer en bonne place dans Excelsior l'article inclus, intégralement." Mortane parviendra avec succès à transmettre ledit article, qui sera publié dans le numéro du 14 juin 1914 sous le titre "Le Gala des Aviateurs - La fête aérienne d'aujourd'hui à Juvisy". C'est Roland Garros qui fut à l'origine de l'association, dont Jacques Mortane assura le secrétariat général, qu'il baptisa "Le Groupe". Réunissant une quinzaine de vedettes de l'aviation, il eut entre autres vocations de venir en aide aux veuves et orphelins de leurs camarades aviateurs ayant trouvé la mort dans l'exercice de leur passion. La "Journée des aviateurs" est la première manifestation caritative organisée par "Le Groupe" et revêt pour Garros, comme en témoigne cette lettre, une grande importance : "C'est très très important pour nous." Les lettres et signatures du plus célèbre des aviateurs, disparu à l'âge de vingt-neuf ans, sont rares et recherchées. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎BERGSON Henri‎

‎Carte de visite autographe signée et adressée à Alain Besnard‎

‎- Paris 29 mai 1917, 10x6cm, une carte de visite, enveloppe jointe. - Carte de visite autographe signée d'Henri Bergson et adressée à Alain Besnard, directeur de la Villa Médicis. "Je ne puis vous dire, cher et illustre confrère, combien vos aimables félicitations me touchent. Merci, et de tout coeur à vous, H.B." [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

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