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‎[MANUSCRIT]‎

‎Rapport sur l'ouvrage de M. Moreau de Jonnès. intitulé, Statistique de la Grande-Bretagne et de l'Irlande‎

‎S.l. [Paris], s.d. (1838) in-4, [3] pp. n. ch., couvertes d'une écriture moyenne et peu lisible (environ 30 lignes par page), en feuille, bords ébarbés.‎

‎Non signée, cette critique au brouillon semble parfaitement contemporaine des deux volumes de la Statistique de la Grande-Bretagne, parus en 1837 et 1838. Elle a en tout cas été rédigée dans le cadre de la présentation à une société savante ("Parmi les ouvrages offerts à notre société, il en est peu qui méritent de fixer l'attention publique, autant que celui dont nous venons vous entretenir"), vraisemblablement la Société philotechnique de Paris (fondée en 1795), et dont l'économiste Alexandre Moreau de Jonnès (1778-1870) faisait également partie. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 206309

‎[MANUSCRIT - SALINS] HASSENFRATZ (Jean-Henri)‎

‎Rapport à l'agence.‎

‎S.l. [Salins], s.d. in-folio, [4] pp. écrites sur une moitié, en feuille.‎

‎Résume les différentes communications que le physicien et inspecteur des mines Jean-Henri Hassenfratz (1755-1827), très engagé dans le processus révolutionnaire, envoya sur l'état des mines de Salins, à l'Agence des mines.Il est difficile de préciser la date exacte de cette mission à Salins, les seules mentions du texte concernant des quantièmes sans année : 15, 16 et 7 vendémiaire. L'allusion à l'arrivée du "représentant Besson" (le conventionnel Alexandre Besson, 1758-1826, député du Doubs sous la Convention et aux Cinq-Cents) ne permet pas plus de précision. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 208328

‎[MANUSCRIT]‎

‎Recueil de Chansons anciennes et modernes.‎

‎Début XIXème siècle. In 8 de 855 pages percalines, chiffré B.P. Avec une table des chansons.‎

‎Avec des chansons de table.‎

Référence libraire : 9805

Livre Rare Book

LAM. Livres Anciens et Modernes.
Montpellier France Francia França France
[Livres de LAM. Livres Anciens et Modernes.]

450,00 € Acheter

‎[Manuscrit]‎

‎Recettes de cuisine et de ménage. Fin XIXe et début XXe (avant la guerre 1914-1918).‎

‎In-16, demi-percaline rouge à coins, dos muet, 286 pp. ; papier réglé et index final ; écriture soignée très lisible ; ont été rajoutées plus d'une vingtaine de recettes sur des papiers volants, soit en tout plus de 400 recettes de cuisine familiale.‎

‎Recueil proposé tel que trouvé, c'est-à-dire tel qu'il a été constitué au fil du temps et dans son état d'origine. Peu courant !‎

Référence libraire : 22787

Livre Rare Book

Librairie Ancienne Clagahé
Saint Symphorien d’Ozon France Francia França France
[Livres de Librairie Ancienne Clagahé]

300,00 € Acheter

‎[MANUSCRIT DE MUSIQUE /MUSIC MANUSCRIPT]. CHIC (Léon).‎

‎Recueil d'airs nationaux et Domine Salvum.‎

‎Brest, s.d. [circa 1868]. 1868 1 vol. in-4° oblong (350 x 260 mm) entièrement manuscrit sur portées imprimées de : [63] ff. (dont faux titre, titre et table). Demi-chagrin rouge d'époque, dos à faux nerfs ornés et titré à l'or, double encadrement de filets à froid sur les plats, dédicace frappée à l'or sur le premier plat: "Hommage à son exellence L'Amiral Charles Rigault de Genouilly, Ministre de la marine et des colonies", gardes de papier moiré (taches). (Petits défauts d'usage et taches sur les plats).‎

‎Recueil manuscrit de 31 airs nationaux de divers pays notés sur des portées imprimées. Son auteur, Léon-Prudencio Chic (1819-1916), né à Oviedo en Espagne, est compositeur et chef de musique des équipages de la flotte de la division de Brest. Les 31 airs manuscrits sont soigneusement notés à lencre noire sur des portées imprimées (24 par feuillet) et certaines partitions comportent des annotations de lauteur. Sur les 3 derniers ff. des notes de musiques sont écrites au crayon gris, laissant penser que ce sont des compositions originales de Chic qui sajoutent aux 31 partitions. Les airs sont "arrangés spécialement pour les musiques de la flotte de manière à pouvoir être exécutés tout aussi bien par 10 instrumentistes que par les musiques les plus nombreuses. Chic écrit donc ses partitions pour quelles puissent être adaptées par des orchestres composés de différents musiciens: clarinette, saxophone, basse, trombone, flûte, contrebasse, batterie, etc. Parmi ces airs nationaux de divers pays du monde (France, Norvège, Chili, Etats-Unis, Pérou, Egypte, Grèce, Chine) se trouvent deux Domine Salvum: composition musicale qui servit d'hymne national et royal à la France, lors de la célébration de la messe durant l'Ancien Régime. Recueil offert en hommage à son excellence l'Amiral Charles Rigault de Genouilly (1807-1873), ministre de la Marine et des Colonies, selon la mention dorée frappée au centre du premier plat. Durant sa carrière, il mena notamment une expédition maritime de colonisation en Chine puis au Vietnam et est l'un des fondateurs de la Société des secours aux naufragés à laquelle il légua la plus grosse partie de sa fortune. Beau document original conservé dans sa reliure dorigine. Liste des airs: 1. Air Français; 2. Domine Salvum (pour les cérémonies religieuses); 3. Domine Salvum (pour être joué aux couleurs); 4. Air Anglais; 5. Air Russe; 6. Air Autrichien; 7. Air Belge; 8. Air Hollandais; 9. Air Prussien (voir lair anglais); 10. Air Bavarois; 11. Air Suédois (voir lair anglais); 12. Air Norvégien; 13. Air Espagnol; 14. Air Suisse; 15. Air Danois; 16. Air Portugais; 17. Air Italien; 18. Air Romain, 19. Air Américain; 20. Air Brésilien; 21. Air Buenos-Ayres; 22. Air Montévidéo; 23. Air Chilien; 24; Air Péruvien; 25. Air Mexicain; 26. Air Turc; 27. Air Grec; 28. Air Egyptien; 29. Air Persan; 30. Air Chinois; 31. Hymne de Riégo (Air Espagnol repris après les événements de 1868). 1 vol. 4to oblong entirely handwritten on printed staves of : [63] ff. Contemporary red half-chagrin. Manuscript collection of 31 national airs from various countries noted on printed staves. Its author, Léon-Prudencio Chic (1819-1916), born in Oviedo, Spain, was composer and chief of music for the crews of the Brest division fleet. The 31 handwritten arias are carefully noted in black ink on printed staves (24 per sheet) and some scores include annotations by the author. On the last 3 ff. music notes are written in grey pencil, suggesting that they are original compositions by Chic, which are added to the 31 scores. The tunes are "specially arranged for the music of the fleet so that they can be played by 10 instrumentalists as well as by the most numerous musics" [translated from French]. Chic therefore writes his scores so that they can be adapted by orchestras composed of different musicians: clarinet, saxophone, bass, trombone, flute, double bass, drums, etc. Among these national airs from various countries of the world (France, Norway, Chile, United States, Peru, Egypt, Greece, China...) are two Domine Salvum: a musical composition that served as the national and royal anthem of France during the celebration of mass during the Ancien Régime. A collection offered in homage to his Excellency Admiral Charles Rigault de Genouilly (1807-1873), Minister of the Navy and Colonies, according to the golden mention struck in the center of the first plate. During his career, he led a colonial maritime expedition to China and then to Vietnam and was one of the founders of the Shipwreck Relief Society to which he bequeathed most of his fortune. Beautiful original document preserved in its original binding. List of the musics: 1. Air Français; 2. Domine Salvum (pour les cérémonies religieuses); 3. Domine Salvum (pour être joué aux couleurs); 4. Air Anglais; 5. Air Russe; 6. Air Autrichien; 7. Air Belge; 8. Air Hollandais; 9. Air Prussien (voir lair anglais); 10. Air Bavarois; 11. Air Suédois (voir lair anglais); 12. Air Norvégien; 13. Air Espagnol; 14. Air Suisse; 15. Air Danois; 16. Air Portugais; 17. Air Italien; 18. Air Romain, 19. Air Américain; 20. Air Brésilien; 21. Air Buenos-Ayres; 22. Air Montévidéo; 23. Air Chilien; 24; Air Péruvien; 25. Air Mexicain; 26. Air Turc; 27. Air Grec; 28. Air Egyptien; 29. Air Persan; 30. Air Chinois; 31. Hymne de Riégo (Air Espagnol repris après les événements de 1868).‎

Référence libraire : 4783

Livre Rare Book

J-F Letenneur Livres Rares
Saint Briac sur Mer France Francia França France
[Livres de J-F Letenneur Livres Rares]

2 500,00 € Acheter

‎[MANUSCRIT / MANUSCRIPT] PERREVE (Jean Jules).‎

‎Recueil de poésies diverses.‎

‎[Circa 1850]. 1850 1 vol in-8° manuscrit (220 x 160 mm) de : 607 pp. (dont table). Demi-basane dépoque, dos à nerfs orné et titré, plats recouverts de papier marbré bleu. (coins usagés, dos frotté, mors fendillés, second plat détaché).‎

‎Impressionnant recueil manuscrit de poésies originales en français dû à Jean Jules Perreve, humble poète amateur. En préambule de son recueil de poésies diverses, lauteur livre son premier poème A mon recueil dans lequel il déclare humblement : écrire pour moi seul est ma prétention. Toutefois, l'uvre de lauteur a très certainement profité à ses proches, en témoignent les nombreux poèmes adressés à ces derniers, bien que anonymisés, ainsi que les chansons pour leurs noces. Louvrage contient près de 300 poèmes, chansons, fables, charades, épigrammes et confessions diverses : A lamour de létude, Les fêtes de Noël, Epitre à ma cheminée, Le Printemps, A Mme L.. sur sa broderie, A mademoiselle D. sur son mariage, A Monseigneur l'Archevêque de Mouen, Le renard et la sonnette, Chants pour ma femme le jour de nos noces, Le cocher de Monseigneur etc. Rédigés entre 1813 et 1862, la plupart des écrits sont datés du mois et de lannée. Voici le poème dédié à son amie page 160 : A Mademoiselle R. Rose que cultiva lamour, Par le sein de mon [adére], Et rappelle lui chaque jour, Celui qui ne veut aimer quelle. Portrait de mon amie. Elle est aimable, elle est modeste, Elle a des grâces, de lesprit ; Jadmire sa douceur céleste, De son cur le vice est proscrit. Piquante sans coquetterie, Elle est belle et, chacun le sait ; Dans cet admirable portrait, Qui ne reconnait mon amie !. Témoignage littéraire touchant de la vie dun grand amateur de poésie. 1 vol 8vo manuscript (220 x 160 mm) of : 607 pp. (including table). Contemporary half-basane, spine ribbed, decorated and titled, boards covered with blue marbled paper (corners worn, spine rubbed, spine ends split, second board detached). Impressive manuscript collection of original French poetry by Jean Jules Perreve, a humble amateur poet. In the preamble to his collection of miscellaneous poems, the author delivers his first poem, A mon recueil, in which he humbly declares: writing for myself alone is my claim.... However, the author's work certainly benefited those closest to him, as evidenced by the many poems addressed to them, albeit anonymized, as well as the songs for their weddings. The work contains almost 300 poems, songs, fables, charades, epigrams and various confessions: A l'amour de l'étude, Les fêtes de Noël, Epitre à ma cheminée, Le Printemps, A Mme L.. sur sa broderie, A mademoiselle D. sur son mariage, A Monseigneur l'Archevêque de Mouen, Le renard et la sonnette, Chants pour ma femme le jour de nos noces, Le cocher de Monseigneur etc. Written between 1813 and 1862, most are dated by month and year. Here is the poem dedicated to his friend, page 160: A Mademoiselle R. Rose que cultiva l'amour, Par le sein de mon [adére], Et rappelle lui chaque jour, Celui qui ne veut aimer qu'elle. Portrait de mon amie. Elle est aimable, elle est modeste, Elle a des grâces, de lesprit ; Jadmire sa douceur céleste, De son cur le vice est proscrit. Piquante sans coquetterie, Elle est belle et, chacun le sait ; Dans cet admirable portrait, Qui ne reconnait mon amie !. A touching literary testimony to the life of a great lover of poetry.‎

Référence libraire : 5845

Livre Rare Book

J-F Letenneur Livres Rares
Saint Briac sur Mer France Francia França France
[Livres de J-F Letenneur Livres Rares]

1 400,00 € Acheter

‎[MANUSCRIT] / FAYOLLE (Jean-Raymond)‎

‎Recueil de Jurisprudence.‎

‎1770-1815. 2 vol. in-folio, vélin, dos à nerfs avec titre écrit à la plume, traces de lacets. Manuscrit à l'encre brune, 630 pp.; pp. 631 à 1238, (6) ff. de table, (1) f. volant pour le cours des assignats.‎

‎Intéressant manuscrit composé par un conventionnel député de la Drôme entre 1792 et 1797, membre du Conseil des Cinq-Cents. Il occupa le poste de juge au tribunal d'appel à Grenoble puis de conseiller à la cour impériale en 1811. Il fut maintenu juge auprès la Restauration. Ce volumineux recueil classé par sujets, fut commencé vers 1790 et rapporte des cas jugés pour la plupart durant la période révolutionnaire et l'Empire. On joint deux feuillets grand in-folio comprenant le catalogue de la bibliothèque de Jean Raymond Fayolle, établi vers 1820. Sa bibliothèque comprenait 85 ouvrages parmi lesquels de nombreux classiques grecs et latins, des ouvrages de droit et d'histoire et un peu de littérature. Ces deux volumes manuscrits figurent dans cet inventaire.‎

Référence libraire : 26280

Livre Rare Book

Librairie Ancienne J.-Marc Dechaud
Crissay-sur-Manse France Francia França France
[Livres de Librairie Ancienne J.-Marc Dechaud]

750,00 € Acheter

‎[MANUSCRIT- ESPAGNE 1808]‎

‎Recueil d'ordres du corps d'observation des Côtes de l'Océan. 2e cahier contenant 40 pages et 31 ordres‎

‎S.l.n.d. in-8 carré, paginé 40 à 81,‎

‎Très intéressant document sur la présence française en Espagne au printemps 1808 (mars-mai).La table qui ouve le document nous révéle le contenu : ordres du jour et lettres de mission.Tous les aspects de l'administration militaire de Murat y sont évoqués. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 201860

‎[MANUSCRIT]‎

‎Receüil de mes campaignes. depuis mil six cent quatrevingt dix sept jusques à l'année mil sept cent huict, avec des remarques tirées de divers autheurs [Avec :] Recueil de mes campaignes depuis mil sept cent neuf jusques à la paix généralle, mil sept cent quatorze, avec des remarques sur les années suivantes jusques à la fin de 1719‎

‎S.l., s.d. (1726) 2 vol. in-4, titre, 155 ff., ff. 47-49 reliés par erreur après 51, avec 12 tableaux dépliants hors texte ; titre, 137 ff. (avec de nombreuses erreurs de chiffrage), avec 29 pièces dépliantes hors texte, manuscrites ou imprimées, écriture moyenne et d'une lisibilité variable (environ 30 lignes par page), basane brune granitée, dos à nerfs cloisonnés et fleuronnés, tranches mouchetées de rouge (reliure de l'époque). Dos légèrement frottés.‎

‎Très intéressants mémoires-journaux de guerre (et de paix) qui faisaient partie d'un ensemble plus important (les volumes sont tomés 2 et 3 aux dos), mais qui couvrent de façon cohérente les opérations de la Guerre de Succession d'Espagne et la période de paix qui suivit Utrecht. Ils furent rédigés entre 1715 et 1726, comme on peut en inférer d'un passage en II, 54 ("C'est dans cette heureuse et tranquille retraite que je me suis occupé à mettre succinctement au net les remarques faictes pendant mes campaignes").Leur auteur se découvre par la correspondance insérée au volume II (en regard du f. 54) et qui contient les échanges qu'il a eus en 1716-1717 avec l'administration de la guerre concernant ses pensions de retraite : il s'appelle Boscher ou Bocher, était maréchal des logis et se retira à Montivilliers (actuellement en Seine-Maritime). Le début d'une lettre adressée à la Reine (cf. pièce jointe "in fine") permet de le présenter mieux : "Boscher cy devant premier mareschal des logis de la Compagnie des Chevau-légers de Vostre Majesté, dans laquelle il a eu l'honeur de servir pendant trente quatre années sans interruption de campaigne dans le temps mesme de quatre considérables blessures". Un brave à trois poils, appartenant à l'une des unités de la prestigieuse Gendarmerie de France donc, dont on apprend incidemment (lettre du comte de Coetanfao du 2 décembre 1716) qu'il avait perdu un bras au service du Roi, ce qui est confirmé dans le récit même (cf. infra) A l'époque, la fonction de maréchal des logis gardait encore son sens primitif d'officier chargé du logement et du cantonnement des troupes. De surcroît, l'homme est explicitement un des clients et protégés du maréchal de Villars comme on l'apprend sur la fin (cf. II, 51 : "La protection de monsieur le mareschal duc de Villars m'avoit esté si favorable auprès du Roy qu'elle me fit obtenir le 22 de décembre 1712 de Sa Majesté une pension de cinq cent livres pour mon bras perdû") ; il effectua toute sa carrière aux Chevau-légers de la Reine (créés en 1660 pour Marie-Thérèse d'Autriche).I. Volume I.Il commence juste après la paix conclue en 1697 avec l'Espagne et l'Empire (traités de Ryswick), et égrène quelques activités courantes, avant de se plonger dans l'acceptation du Testament de Charles II et dans la guerre générale qui s'ensuivit, et que l'historiographie dénomme comme "Guerre de Succession d'Espagne", mais qui constitua en réalité une lutte acharnée pour maintenir l'équilibre européen. Dès lors, sont détaillées toutes les marches, opérations, batailles auxquelles la compagnie de Boscher participa, avec de nombreuses précisions visuelles, qui rendent le document précieux : campagnes en Italie du nord en 1701-1703 ; venue de Philippe V en Italie du Nord pour défendre ses possessions transalpines ; bataille de Luzzara (15 août 1702) ; transfert de la compagnie d'Italie à l'Armée du Rhin (mars-mai 1703) ; siège de Vieux-Brisach ; reprise de Landau ; campagne de Bavière en 1704 ; la désastreuse bataille de Höchstädt (ou de Blenheim, 13 août 1704) ; campagne de la Moselle en 1705-1706 ; campagnes d'Allemagne en 1707 et de Flandres en 1707-1708 ; bataille d'Audenarde (11 juillet 1708) ; siège de Lille.On peut difficilement imaginer relation plus concrète : comme elle n'émane pas d'un officier général ou d'un officier de liaison entourant ces derniers, elle suit au plus près la vie de l'unité, entremêlant ses marches et opérations aux nouvelles politiques et princières qui parviennent régulièrement aux armées. Une table des lieux très utile termine le volume (ff. 102-105), la fin du texte étant occupée par des pièces d'intérêt général (recueil d'extraits littéraires, de maximes françaises ou latines, de présentation des différents Etats de l'Europe, etc.).II. Volume II.Il débute juste après la catastrophique campagne de 1708, qui ouvrait la route de Paris aux armées alliées, et sur laquelle le jugement de notre auteur est avisé : "Si dans la dernière campaigne, l'armée des Alliés en Flandre s'estoit trouvée beaucoup plus nombreuse que la nostre, elle n'en profita pas moins de la contrariété de nos généraux dans la résolution qu'il falloit prendre pour empescher ses progrès, que de sa supériorité en troupes." De fait, c'est la division du commandement et les luttes de chefs qui furent les plus préjudiciables à la France dans le conflit.Suivant toujours la fortune de Villars, Boscher raconte en détail la bataille de Malplaquet (9-11 septembre 1709), qui amorça un changement net dans le paysage uniforme des revers français face à Marlborough et au Prince Eugène. Mais, ayant perdu le bras gauche dans le combat (l'amputation eut lieu immédiatement derrière les lignes, cf. f. 7), il passe rapidement sur les opérations des annnées 1710-1714, auxquelles il n'a probablement pas participé aussi activement à cause de sa mutilation. Il demeura néammoins en service jusqu'en novembre 1713 et la prise des quartiers d'hiver. Après la publication de la paix qui suivit la signature du Traité de Rastatt (6 mars 1714), les unités de gendarmerie restèrent stationnées pendant quelques mois encore. La mort de Louis XIV est l'occasion d'une longue rétrospective de son règne qui occupe les ff. 44-47. Désormais en retraite à l'âge de 55 ans, Boscher touche une pension d'invalidité de 500 livres (portée à 700 par le Régent), en sus de sa pension de retraite de maréchal des logis (200 livres) et des appointements de réforme, en tout 1400 livres de rente. Il s'en montre apparemment content, en dépit de quelques regrets clairement formulés : "Je sçavois que peu de maréchaux des logis auparavant moy avoient obtenu une retraite aussi advantageuse, ce ne fut cependant pas sans regret que je quitois un corps si distingué parmi la milice, où j'avois servi avec tant dattache et dagrément depuis trente quatre ans, et où je me voiois le premier à avoir part aux promotions puisque de mes quatre aisnés, un avoit la commission de colonel et les trois autres celle de lieutenant colonel ..." (f. 51).Du coup, le reste du texte est consacré à ses démarches pour la liquidation de ses pensions, ainsi qu'à celles effectuées par la suite pour leur revalorisation (ff. 52-54), rien que de classique à toute époque pour ceux qui ont cessé de servir. Le tout est ensuite complété par la notation d'événements dont il est désormais le témoin, et non plus l'acteur, comme il l'exprime au f. 54 : "Je continue à escrire ce que j'aprens qui se passe depuis la paix généralle. J'y adiouteray aussi ce que jay trouvé de curieux dans les livres qui m'ont servi d'occupation." De fait, le reste du volume forme une chronique de seconde main poursuivie jusqu'en 1726.III. Les pièces annexes jointes en hors texte ne manquent non plus pas d'intérêt pour les effectifs militaires engagés dans toutes les opérations du conflit :[Volume I :] 1. Estat des troupes du Roy dans Crémone lorsque Mr. le Prince Eugène voulut exécuter son entreprise (f. 8). - 2. Ordre de bataille en Italie en 1702 (f. 12). - 3. Ordre de bataille de l'armée impérialle le 15 daoust 1702 à Luzara [Luzzara] (f. 18). - 4. Estat de l'armée de l'Empereur en Italie commandée par Mons. le Prince Eugène en 1702 (f. 19). - 5. Disposition des troupes pour circonvallation de Brisach, 1703 (f. 31). - 6. Copie de la lettre de Monsieur de La Serre aide-major de la gendarmerie à Mons. de Chamillart (f. 57). - 7. Ordre de bataille de l'armée de la Moselle, 1705 (f. 61). - 8. Armées d'Allemaigne commandées par Mons. le Mareschal Duc de Villars en 1707 (f. 81). - 9.-10. Ordre de bataille de l'armée de Flandres, 1707 [et des armées sous les ordres de Marlborough] (f. 83). - 11.-12. Ordre de bataille de l'armée de Flandres au camp de Breme Lalleu [Braine-L'Alleud] le 18 juin 1708 [et troupes de Marlborough] (f. 90). [Volume II :] 1. Lettre d'un seigneur retiré à La Haye à un de ses amis à la Cour (f. 1). - 2. Plan de la bataille de Malplaquet [imprimé et rehaussé de couleurs, avec un feuillet de légende en regard] (f. 7). - 3. Armée du Roy en 1710 commandée par Monsieur le Mareschal Duc de Villars (f. 13). - 4. Lettre de Mr. de Feuquières au Roy écrite deux heures avant sa mort, en janvier 1711 (f. 14). - 5. Ordre de bataille de l'armée du Roy en Flandre commandée par Monsieur le Mareschal de Villars en 1711 (f. 14). - 6. Troupes des Alliés en Flandre en 1712 (f. 16). - 7. Ordre de bataille de l'armée de Flandre en 1712 (f. 16). - 8. Estat des troupes destinées pour le siège de Lendau [Landau] en 1713 (f. 25). - 9. Estat des troupes de l'armée de Monseigneur le Mareschal Duc de Villars en Allemaigne, 1713 (f. 26). - 10. Investissement de Fribourg en 1713 au quartier-général qui estoit à Zeingen [Zähringen] (f. 29). - 11. Discours de Monseigneur le Mareschal Duc de Villars à l'Académie Françoise (f. 38). - 12. Plénipotières [sic] à Utrecht (f. 39). - 13. Règlement fait par S.A.R. Monseigneur le Duc d'Orléans Régent, concernant la gendarmerie [imprimé] (f. 48). - 14. Discours de S.A.R. Monseigneur le Duc d'Orléans prononcé au Parlement le 2 7bre 1715 (f. 50). - 15.-24. Correspondances personnelles de 1716-1717 (f. 54). - 25. Epitaphe de Charles XII de Suède (f. 82). - 26. Copie de la lettre écrite par Monsieur Le Blanc secrétaire d'Estat de la guerre à M. le comte de Coetanfao (f. 96). - 27. Instruction que S.A.R. a fait expédier aux directeurs & inspecteurs généraux d'infanterie (2 ff. imprimés). - 28. Nomination aux éveschez & abbayes vacantes. Du 8 janvier 1721 (2 ff. imprimés). - 29. Etat du ciel pendant l'éclipse totale du soleil qui doit arriver à Paris le 22 may 1724 (une gravure dépliante).Il est enfin à noter que la pagination continue du dernier volume recouvre aussi l' insertion d'imprimés que l'auteur a voulu joindre à sa narration, soit, dans l'ordre :I. Manifeste sur les sujets de rupture entre la France et l'Espagne (Paris, Imprimerie royale, 1719, folioté 69-80). - II. Ordonnances du Roy, pour régler le rang que tiendront à l'avenir dans la cavalerie, les officiers des compagnies des gendarmes & chevaux-légers de ses ordonnances, composant le corps de la gendarmerie (Paris, Imprimerie royale, 1719, folioté 92-95). - III. Arrest de la Cour de Parlement, qui ordonne la suppression d'un imprimé contenant quatre pièces (...) (Paris, veuve de François Muguet, Hubert Muguet, Louis-Denis de La Tour, 1719, folioté 96-99). - IV. Lettre du Roy écrite à Mr. le Marêchal Duc de Berwick (...) ((Paris, Imprimerie royale, 1719, folioté 100-102). - V. Arrest de la Cour de Parlement, qui ordonne la suppression d'un imprimé (...) (Paris, veuve de François Muguet, Hubert Muguet, Louis-Denis de La Tour, 1719, folioté 103-106). - VI. Ordonnance du Roy, portant augmentation des troupes, tant de gendarmerie, de cavalerie & de dragons que d'infanterie (Paris, Imprimerie royale, 1719, folioté 121-126).On joint : Une copie de lettre non datée, mais probablement de 1726, adressée à la Reine (un feuillet in-4 écrit au recto). - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 216041

Livre Rare Book

Librairie Historique Fabrice Teissèdre
Sauve France Francia França France
[Livres de Librairie Historique Fabrice Teissèdre]

4 500,00 € Acheter

‎[MANUSCRIT].‎

‎Recueil de plusieurs pièces sur diférends sujets.‎

‎S.l., 1693 in-8, titre agrémenté d'un petit dessin à l'encre (un soldat présentant les armes), 235 pp., couvertes d'une écriture moyenne, assez lisible, ratures et biffures assez nombreuses, [6] pp. n. ch. renfermant dessins et essais de plume. basane fauve modeste, dos à nerfs cloisonné et fleuronné, pièce de titre, tranches mouchetées de rouge (reliure de l'époque). Manques en haut du dos, coins abîmés, plats épidermés,‎

‎La date portée au titre est confirmée à l'intérieur du texte par quelques notations comme "Le 9 juin de la présente année 1693" (p. 145), etc.Ensemble rédigé avec une orthographe très approximative, même pour l'époque, et qui réunit maintes anecdotes pseudo-historiques, ou au contraire nouvelles fraîches de l'année 1693, des devises, des poésies, des proverbes, des "saillies drôlatiques", le tout disposé dans le plus grand désordre, et composant un exemple parfait de ce que l'on peut appeler un "pot-pourri". La Cour, le mariage et les femmes, le théâtre et ses représentations forment évidemment le coeur de ces réflexions et historiettes. Quelques pieuseries font bien dans le décor (e.g. pp. 118-122), ainsi qu'un Mémoire concernant les sectes qui se sont élevées dans le dernier siècle (pp. 159-166), mais on n'y croit pas beaucoup ... Comme on le verra plus bas, on peut considérer notre recueil comme une source de traits d'esprit à dire en société, ou de trames de départ pour des nouvelles.Quelques exemples donneront, plus qu'une description abstraite, une idée plus précise de son contenu : "Il est aussi extraordinaire de voir un homme de coeur faire fortune, comme de trouver (...) un prestre religieux, une belle femme chaste et un rebelle à qui le prince a fait grâce bon sujet" ; "Une femme en moins d'un quart d'heure peut faire un monstre du plus honneste homme du royaume" ; "Portrait d'un abbé. Aujourdhuy que le sexe aisément s'accommode / De Gens qui savent badiner, / L'on ne doit pas trop s'étonner / Si les abbés sont à la mode." ; "L'attache d'un grand seigneur auprès d'une dame ne peut que faire honneur à son mary. - L'auteur de cette pensée étoit un cocu actif et point passif" ; "L'on disoit d'un libraire aux couches de sa femme qui étoit jolie et coquette qu'il avoit coutume de mettre en lumière les ouvrages dautruy" ; "Les amis de l'heure présente / Sont du naturel des melons : / Il en faut éprouver cinquante / Pour en trouver un bon."Plusieurs portraits se rapportent aux dernières années du XVIIe siècle, conformément à la date portée au titre : Louvois (mort en 1691), Guillaume d'Orange, Molière (avec plusieurs pièces de vers sur sa mort, pp. 74-79).Exemplaire du littérateur Thomas-Simon Gueulette (1683-1766), avec étiquette ex-libris contrecollée sur les premières gardes.Cet écrivain qui a surtout retenu l'attention de la postérité par ses contes orientalisants et ses pièces de théâtre, possédait la particularité d'amasser quantité de matériaux correspondant à ses multiples centres d'intérêt : c'était un bibliophile et un collectionneur qui recueillit tout au long de sa vie de nombreux placards et journaux de son temps, des factums et des pièces judiciaires sur les affaires criminelles qui passaient sous ses yeux (il était avocat au Châtelet de Paris, puis substitut du procureur du Roi). Pour ne citer qu'un domaine, ses nombreux travaux sur le Théâtre-Italien, conservés sous forme manuscrite, ont servi de base aux frères Parfaict pour rédiger leur Histoire de l'ancien Théâtre Italien (1753).Il faut donc imaginer notre recueil comme une source de matériaux pour cet esprit original et brillant. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 225929

‎[MANUSCRIT- EURE]‎

‎Reddition de compte fait à la diligence de Thomas Osmont. garde pour Monsieur le marquis des Essars en sa terre de Bérengeville la Champagne par plusieurs trésoriers du maniement des [fonds] de la fabrique de Saint-Pierre dud[it] lieu (..) ce jourd'huy dishuitiesme mars 1725 (.)‎

‎S.l., s.d. (1725-1738) petit in-4, 115 pp., couvertes d'écritures à plusieurs mains, vélin souple, dos lisse muet, tranches mouchetées de rouge (reliure de l'époque). Manques de cuir au dos, coupes abîmées, traces d'humidité en haut des ff.‎

‎Recueil de comptes de la fabrique de la paroisse de Saint-Pierre pour les années 1725-1738, présenté au chevalier François-César de Lombelon des Essarts (cité explicitement page 13), seigneur de Bérengeville-la-Champagne (ou la-Campagne), actuellement dans l'Eure, et formant alors une des 18 seigneuries possédées par la famille des Essarts en 1723, au moment de la succession de Pierre-François (cf. infra). Ce gentilhomme, issu d'une famille d'ancienne extraction remontant au XIIIe siècle, était né en 1696 de Pierre-François de Lombelon des Essarts (1649-1717) et de sa seconde épouse Jeanne-Catherine Le Franc (1675-1731). Il épousa en 1720 Marie-Éléonore de Bordeaux de Bargeville, qui lui donna dix enfants. D'une classe intermédiaire entre la haute noblesse et les petits hobereaux sans fortune, cette famille des Essarts chercha tout au long du XVIIIe siècle à consolider sa place à l'intérieur de la société normande, notamment par une politique avisée de dots. Notre livre de comptes ne comporte pas seulement un détail des dépenses faites par les différents trésoriers fabriciens de 1725 à, il présente également des détails vivants sur la vie d'une communauté paroissiale d'Ancien Régime, cellule élémentaire de la pyramide sociale, comme par exemple ce récit d'une assemblée délibérative :"Du consentement de Messire François-César, chevalier, seigneur de Bérengeville la Champagne, le huit de mars 1733, les parroissiens assemblés au son de la cloche issue de la grande messe en état de commun, après avoir délibéré, ont donné et donnent pouvoir à Charles Le Loutre et à François de La Vigne de transiger avec le sieur de la Barge au nom et pour la fabrique du dit Bérengeville, et ce par lavis de Mrs Duvivier et Des Rambours avocats en présence du sieur curé, au sujet d'un billet de cent livres qu'il redemande à laditte fabrique".Une longue addition au titre, biffée par la suite, et datée du 18 novembre 1764, donne des informations ultérieures sur un procès intenté par la fabrique, avec une ultime mention "Ils ont été remis ce 9 septembre 1766".Cf. 1. Hoock (Jochen) ; Jullien (Nicolas) : Dots normandes (mi-XVIIe - XVIIIe siècle), in : Clio (1996). - 2. Jullien (Nicolas) : Stratégies matrimoniales et mobilité sociale : le cas de la famille Lombelon Des Essarts (1662-1759), mémoire de maîtrise sous la direction de Jochen Hoock (Paris, 1995). - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 222989

‎[MANUSCRIT] / FAYOLLE (Jean-raymond)‎

‎Registre des délibérations du tribunal criminel du département de la Drôme, séant à Valence.‎

‎1802-1811. In-folio dérelié de (20) ff.‎

‎Registre des délibérations du tribunal criminel de la Drôme dont le juge Fayolle (1746-1821) était le président. Il comprend des délibérations concernant le fonctionnement du tribunal, sur les travaux à effectuer, des copies de lettres officielles, etc., avec les signatures autographes des magistrats qui y siégeaient. On y trouve la copie d'une lettre du ministre de la justice du 30 thermidor an XI qui fait allusion à la fameuse affaire du courrier de Lyon.‎

Référence libraire : 26281

Livre Rare Book

Librairie Ancienne J.-Marc Dechaud
Crissay-sur-Manse France Francia França France
[Livres de Librairie Ancienne J.-Marc Dechaud]

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‎[MANUSCRIT]‎

‎Regimientos del exército de Espana. su creacion y fuerza total‎

‎S.l., s.d. (vers 1770) in-folio oblong (43 x 60 cm), en feuille.‎

‎Grand et beau tableau manuscrit orné d'une frise extérieure noire et rouge, séparations rouges, et donnant les effectifs de l'armée espagnole sous Charles III, répartie en : 1. Tropa de Casa Real. - 2. Regimientos de infanteria. - 3. Infanteria Italiana y Walona. - 4. Regimienos suizos. - 5. Artilleria. - 6. Regimientos de caballeria. - 7. Regimientos de dragonas. - 8. Milicias provinciales. - 9. Milicias urbanas. - 10. Companias fijas.Les dernières dates de création de régiments sont 1766, 1768 et 1769. Il est légitime de supposer que notre tableau a été composé dans les années 1770. Une mention manuscrite au verso (Expedicion. 1774) corrobore cette datation. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 201959

‎[MANUSCRIT. - SAINT-LOUIS-EN-L'ÎLE].‎

‎Registre de recette et dépense pour les pauvres honteux. de la paroisse Saint Loüis en Lisle à Paris.‎

‎S.l. [Paris], s.d. (1760-1767), in-folio, [2] ff. n. ch., 290 pp., un f. n. ch., le tout couvert de graphies à plusieurs mains, régulières et très lisibles, peau de truie retournée teinte en vert, à lacets, dos lisse muet, tranches mouchetées de rouge (reliure de l'époque). Coins abîmés.‎

‎Commencé le 10 août 1760 et clos le 2 décembre 1767, ce compte répertorie tous les secours accordés par les deux compagnies de charité actives sur la paroisse de Saint-Louis-en-l'Île, de Paris. Il s'organise en 3 colonnes : motif ; recette ; dépense. Les recettes et dépenses se suivent, et ne sont pas verticalement séparées. Les motifs donnent les noms des pauvres bénéficiaires (pour les dépenses).Il est précédé par une page de délibérations des assemblées des compagnies remettant au curé Aubry les titres et comptes leur appartenant ; et par une autre page donnant un extrait des statuts du 21 juillet 1714, concernant les comptes. L'article septième qui termine cette copie est à citer intégralement, car il donne une définition claire de la notion de "pauvre honteux" qui peut recouvrir, selon les époques et les lieux, diverses situations : "L'on réputera pauvres honteux ceux qui ont eu des charges ou employs honnêtes, et qui auront tenu ou tiendront actuellement boutique en qualité de marchands ou artisans de quelques corps de métiers, et ceux qui peuvent raisonnablement avoir honte de demander publiquement leurs besoins, à cause de leur profession ou de leur naissance ; à moins qu'ils n'ayent eux-mêmes découvert leur misère en demandant ouvertement".Jean-Thomas Aubry (1714-1785), docteur de Sorbonne, fut curé de Saint-Louis-en-l'Île de décembre 1759 à sa mort, après un seul emploi de vicaire (à Saint-Eustache, de 1739 à 1758). Les dispositions prises par les deux compagnies suivent donc de près sa prise de possession de la paroisse. Il était par ailleurs bibliophile et collectionneur dans le goût des cabinets de curiosités d'histoire naturelle ("Ce curé qui avait toujours eu du goût, on pouvait même dire une sorte de passion pour l'histoire naturelle, possédait un cabinet très-curieux composé des oiseaux les plus rares", comme le précise Jean Hardy dans son journal). C'était aussi un pasteur attentif aux pauvres de sa paroisse, ce qui rejoint l'objet de notre registre : après sa mort, le produit de la vente de ses livres, de ses estampes et de ses tableaux, de ses objets d’histoire naturelle et de ses effets précieux, ainsi que ses propres économies, fut légué aux pauvres de sa paroisse par testament. Pour la (toute) petite histoire, il fut le confesseur de Louis-Philippe d’Orléans (1747-1793), duc de Chartres, futur Philippe-Égalité, ce qui aurait normalement dû l'occuper à plein temps.Cf. Dainville-Barbiche (Ségolène de) : Devenir curé à Paris. Institutions et carrières ecclésiastiques, 1695-1789 (Paris, 2005). - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 244644

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Librairie Historique Fabrice Teissèdre
Sauve France Francia França France
[Livres de Librairie Historique Fabrice Teissèdre]

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‎[MANUSCRIT] CAZALS‎

‎Relation du siège d'El-Arich.‎

‎(1800) , 28 pp. in-4 en cahier.‎

‎Extrait d'un rapport justificatif adressé au général en chef Kléber, par Cazals, chef de bataillon du génie qui commandait au fort d'El-Arich : "J'ai l'honneur de vous rendre compte, mon général, que l'armée ottomane commandée par le Grand Vizir Jouseph Pacha, ayant quitté le camp qu'elle occupait à Gaza, est venue faire le siège du fort d'El-Arich (…). Il s'agit de la description spectaculaire du siège d'El Arich, qui débuta le 22 décembre 1799, et se termina par la capitulation du fort après plusieurs mutineries de la garnison, suivie du massacre des prisonniers français par les janissaires ottomans. A travers le récit de cette affaire qui eut un grand retentissement, on pourra percevoir les signes de la démoralisation de l'Armée d'Orient dont Cazals esquissent les causes in fine : l'esprit d'insubordination et de révolte qui s'étaient déjà manifestés à Damiette et Alexandrie, le mauvais état des finances de l'Egypte et les arriérés de soldes, le sentiment d'abandon de la métropole, etc. Cazals commence son rapport sur la situation géographique du fort, l'état de la garnison et de l'artillerie, avant de détailler ses mesures de défenses ; "(…) Dès l'arrivée de l'armée ottomane, j'avais fait combler les citernes environnantes, disposer les batteries, renforcer leurs parapets, blinder les portes des magasins (…) Les parapets étaient garnis de sacs de terre, on levait des échafaudages de charpente pour faire la fusillade (…), pendant que les mineurs et les ouvriers construisaient des galleries et les cadres nécessaires pour les contre-mines indispensables en avant de chaque tour (…). Je prenais en un mot toutes les mesures nécessaires pour concourir à une défense utile (…).Suit le déroulement des événements qui allaient précipiter la chute du fort d'El-Arich : mise en place du blocus par les Ottomans, l'arrivée du grand Vizir, les progrès de l'ennemi qui bombardait le fort, le détails des différents combats et des tentatives de sorties des Français, la pétition en faveur de la reddition, les différentes mutineries d'une partie de la garnison, et l'ouverture des portes aux avant-gardes ennemis, etc. ; "(…) Dans l'enceinte du fort, une pluie de balles nous occasionnait une perte considérable. Le lieutenant du génie Piquet, en faisant réparer une embrasure endommagée par le canon ennemi reçut un coup mortel, près de 60 hommes de toutes armes furent mis hors de combat pendant cette attaque vigoureuse. Cependant le plus grand tumulte régnait dans la lunette où étaient les grenadiers, et dans le fort, les soldats criaient hautement qu'il fallait se rendre, ne voulaient plus se battre, refusait de faire feu, disant qu'ils n'avaient aucun espoir d'être secourus, que l'ennemi minait toutes les tours, qu'on les voulait sacrifier, etc. Je représentais vivement de mon côté tout ce que notre position avait davantageux (…) Je rappellais la révolte du 3 lors de laquelle ils me tenaient les mêmes discours séditieux (…). Soit que la garnison fut travaillé par les ennemis, soit que l'insurection soit venue de son propre mouvement, tout fut inutile (…). Les grenadiers et une partie de la garnison venaient de livrer la lunette, leurs armes et leurs personnes à l'ennemi. Au-dedans, les troupes méconnaissant tout sentiment de devoir et d'honneur, avaient eu la lacheté d'introduire les Osmanlis dans la place qu'elles devaient deffendre ; ils s'y trouvaient déjà en plus grand nombre que les français. Treize de leurs étendards étaient arborés sur le rempart, cependant le drapeau national flottait encore. Alors seulement, je demandai à capituler afin de sauver (…) le peu de braves qui restaient encore (…)."Cazals fait alors état de la signature de la capitulation, les conditions honorables garanties par le colonel anglais Douglas, la description de l'entrée des troupes turques dans le fort qui massacrèrent les prisonniers, le détail des supplices, etc. ; "(…) Le fort d'El-Arich ne tarda pas à présenter malgré la capitulation, le spectacle affreux d'une place prise d'assaut : de toute part on égorgeait, et coupait des têtes, les blessés furent massacrés (…) ; la tour à l'Est de la porte où étaient presque toutes les poudres et munitions de guerre après une explosion terrible, sauta en l'air ; elle engloutit sous ses décombres les Français et les Turcs (…). Le massacre continua, la milice turque se conduisait avec un rafinement de cruauté qu'on aura peine à croire. 22 français qui se trouvèrent sur une tour ayant été placés successivement sur un canon eurent la tête tranchée à coup de pioches (…)."Ces événements auront pour conséquence la discussion de la convention d'El-Arich en janvier 1800 ; Kléber qui n'a plus d'espoir quant à l'envoi de renfort de Bonaparte en France, y accepte le principe d'une évacuation de l'Egypte auprès du Grand Vizir, tandis que Desaix et Poussielgue négocieront avec Sidney Smith les sauf-conduits anglais. Cazals (1774-1813) servira encore à Heliopolis en mars 1800, nommé chef de brigade du génie par Kléber, se distinguera à la reprise du Caire et d'Alexandrie, avant de rentrer en France fin 1801. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 172777

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Librairie Historique Fabrice Teissèdre
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‎[MANUSCRIT] CARBON (Ernest de)‎

‎Relation du voyage que je fis à Paris en 1827.‎

‎S.l., s.d. petit in-8, [9] ff. n. ch., couverts d'une écriture fine, modérément lisible (environ 25 lignes par page), et [14] ff. vierges, chevrette noire souple, dos lisse muet, encadrement de simple filet à froid avec fleurons d'angle sur les plats (reliure moderne). Bon exemplaire.‎

‎Moins qu'une relation au sens strict, ce petit manuscrit forme un carnet de notes, la plupart très succinctes, renseignant sur un voyage de Millau à Paris, et le séjour conséquent, effectué du 23 mars au 5 septembre 1827. Parti de Millau le 23 mars, Carbon, qui est sans doute un pasteur réformé, arrive dans la capitale quinze jours plus tard, après être passé à Nîmes, Valence, Lyon, Roanne, Nevers etc. Sont inscrites au jour le jour, jusqu'au départ des visites aux musées, galeries, théâtres, églises, Chambres, institutions, etc. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 189083

‎[MANUSCRIT] FRIGARD (Pierre)‎

‎Relation fidelle de tout ce qui s'est passé dans le voyage de Monseigneur le Duc d'Anjou. Roy d'Espagne et de Messeigneurs les Ducs de Bourgogne et de Berry depuis Versailles iusqu'à Iron [= Irun]‎

‎S.l., 4 décembre 1700 (1701) in-12, 108 pp., couvertes d'une écriture fine et très lisible (environ 30 lignes par page, quelques biffures et ratures), avec un frontispice gravé avec un cartouche vide (Paris, chez Bonnart), portant un titre manuscrit Journal du sr. Frigard, ordinaire de la musique du Roy, veau brun, dos à nerfs cloisonné et fleuronné, tranches mouchetées de rouge (reliure de l'époque).‎

‎Très important et très intéressant témoignage historique parfaitement inédit. Il mériterait au demeurant une publication critique, tant il documente excellemment et au plus près des réalités le voyage effectué par le jeune Philippe V pour rejoindre ses États espagnols après l'acceptation du testament de Charles II par son grand-père Louis XIV.Selon les indications portées dans le cartouche de titre, son auteur serait donc Pierre Frigard, originaire de Louviers et musicien ordinaire du Roi (voix de basse). Effectivement, son nom figure dans la liste donnée par le Mercure galant des principaux musiciens qui firent le voyage jusqu'à la frontière espagnole. Il devait ultérieurement épouser Louise-Marie Simart, gouvernante du Prince de Lambesc, et demeurer au service de la chapelle royale de Versailles. De surcroît, de nombreuses notations du texte concernent les prestations musicales, tant vocales qu'instrumentales, qui furent délivrées pendant le périple, ce qui offre une cohérence bienvenue avec l'affirmation initiale. Par exemple, p. 3 : "Le lendemain dimanche, les princes entendirent la messe et le Roy n'y alla qu'après nous commençâmes à y chanter la messe en musique ; ce que nous avons tousjours continué à l'une et à l'autre messe pendant tout le voyage ; il est aussi à remarquer que nous chantâmes un pseaume en musqiue aux vespres auxquelles le Roy et les princes ne manquèrent point d'assister toutes les festes et dimanches". De même, les quelques noms de ses collègues correspondent à la liste du Mercure : "Nous ne fûmes que 5 qui eurent l'honneur d'être nommez par Sa Majesté dont voicy les noms : Mrs Gaye, Roger, Boutiller [Bouteiller], Abaillard [Abélard] et moy, les reste étoient de 5 symphonistes appartenant à Mr. le comte d'Ayen".La date qui figure au début (4 décembre 1700) correspond à celle fixée par Louis XIV pour le départ de la suite, mais la rédaction complète doit être au moins de 1701, voire ultérieure.La relation d'un homme instruit mais qui ne fait pas partie du monde des "grands".Après une énumération assez sèche de toutes les étapes du voyage (Chartres, Étampes, Orléans, Blois, Amboise, Loches, Poitiers, Lusignan, Saintes, Blaye, Bordeaux, Langon, Bazas, Tartas, Dax, Bayonne, Saint-Jean-de-Luz), le texte commence ainsi : "Monseigneur le Duc d'Anjou Roy d'Espagne et Messeigneurs le Duc de Bourgogne et de Berry partirent de Versailles sur les onze heures et prirent le chemin de Sceaux [pour saluer le Dauphin] où ils arrivèrent à midi". De la page 2 à la page 38, chaque étape est soigneusement décrite, tant les cérémonies officielles prévues par les échevins et les autorités locales, que les messes, les repas, les divertissements (dont une tauromachie à Bayonne décrite aux pp. 30-31), les hébergements - généralement mauvais, spécialement à Bordeaux, comme indiqué p. 22 : "Pour moy tous ceux à, qui j'eus affaire me reçurent assés mal". Mais notre aimable musicien n'est pas agneau à tondre, comme on le verra par le traitement qu'il réserva à un bourgeois bordelais lui ayant fermé sa porte malgré un bon de logement en règle. L'anecdote vaut la peine d'être reproduite : "Je fis un peu le diable à quatre et comme j'avois des logements de relais, je fus dans un autre endroit ; mais le lendemain venu, je fus accompagné de deux de mes amis chés le dit sieur, où il eut la gueule torchée tant et plus, rien n'y manquoit, non content de l'avoir quasi assommé, j'envoyai dix palferniers [sic] loger dans sa maison, et il fut par mes plaintes contraint de céder jusqu'à son lit, et de loger ailleurs."Quand on ajoute qu'il exerce des jugements tranchés sur son entourage (par exemple son mot sur l'évêque de Dax, "Il a autant l'air d'un évêque que j'en ay du pape"), on comprendra toute la valeur d'un témoignage pris sur le vif, détaillé, et émanant d'un témoin instruit, mais n'appartenant pas au monde des Grands.La dernière messe chantée le 22 janvier 1701, Philippe V passa sur le territoire espagnol et prit congé de sa suite, dont ses musiciens.À partir de la page 38, Frigard donne le récit de son voyage de retour avec les princes, qui forme en fait une longue pérégrination, de Bayonne à Versailles en passant par Auch, Toulouse, Castelnaudary, Carcassonne, Béziers, Montpellier, Nîmes, Beaucaire, Salon, Tarascon, Aix, Marseille, Toulon, Aubagne, Cavaillon, Avignon, Montélimart, Valence, Romans, Grenoble, Lyon, Mâcon, Chalon, Beaune, Dijon, Auxerre, Sens, Fontainebleau, et Essonne. Ce circuit allongé avait lui aussi été programmé par Louis XIV pour une sorte de "tour de France" de ses deux petits-fils. En fait, le texte de notre musicien passe très rapidement sur les étapes de Dijon à Versailles. Mais, pour le reste du trajet, il regorge encore de détails sur chacune des étapes où les préoccupations principales, une fois les messes chantées, tournent autour de la table et des "nymphes" (entendez que Frigard et son compagnon Abélard eurent le temps de tomber amoureux de jeunes demoiselles lors de l'étape d'Auch). Les descriptions des villes, de leurs églises et de leurs habitants l'emportent également dans cette partie : Aix suscite particulièrement l'admiration de Frigard ; mais Marseille retient aussi son attention (avec une liste des 40 galères et de leurs capitaines, pp. 70-72). Anecdotes piquantes et bons mots continuent tout au long, telle cette réplique à un riche bourgeois de Marseille (encore un, appelé "gros cochon de magasinier à cinquante mille escus de rentes") réticent à les héberger : "Comme j'eus l'honneur de voir Madame sa femme en même temps que lui, sur la réponse impertinente je lui fis réponse, qu'il ne devoit rien apréhender par rapport à Madame puisque c'étoit un remède d'amour ; j'avois raison puisqu'elle étoit laide comme un démon". Mais il faudrait en citer bien d'autres.Enfin, tout s'achève à Versailles, et par une messe auprès du Soleil de l'époque, comme il se doit : "Nos chevaux trouvèrent assés de jambes pour nous rendre à huit heures à Versailles où je fus assés tost pour entendre la messe du Roy. Mr. le Duc de Bourgogne fut surpris de me voir".Cf. Morales (Nicolas) : L'Artiste de cour dans l'Espagne du XVIIIe siècle ; étude de la communauté des musiciens au service de Philippe V. Madrid, Casa de Velazquez, 2007, p. 144. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 220820

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Librairie Historique Fabrice Teissèdre
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‎[MANUSCRIT].‎

‎Relation de la mort de Mademoiselle Louise Marie de Charnacé. décédée au presbytère de Grez-en-Bouère [Mayenne], le 8 août 1848, à l'âge de 35 ans‎

‎S.l., s.d. petit in-8, [30] ff. anopisthographes, couverts d'une écriture fine, régulière, moyennement lisible (environ 25 lignes par page), quelques biffures et ratures, 17 ff. vierges, broché sous couverture d'attente.‎

‎Anonyme récit des derniers moments d'une jeune demoiselle évidemment de moeurs célestes et confite dans la plus parfaite dévotion, narré selon les thèmes alors en usage dans la littérature compassionnelle à la mode. L'auteur ne se nomme pas, mais est prêtre, et même apparemment le curé du lieu (cf. f. [5] : "je venais de célébrer la sainte messe et je me disposais à aller visiter un confrère voisin .."), ce qui explique le luxe de précisions sur les vertus quasi angéliques de la défunte .."Mademoiselle Louise-Marie de Charnacé, âgée de 35 ans, était d'une forte constitution, et jouissait d'une santé parfaite, lorsqu'un horrible accident est venu l'enlever à la tendresse de sa mère et de ses frères, avec qui elle vivait, loin du monde, et dont elle faisait les délices".Les 30 pages du texte détaillent les événements du 5 au 8 août 1848, c'est-à-dire depuis sa dernière confession jusqu'à l'expiration ; c'est dire si rien ne nous est épargné de ses derniers moments, depuis l'accident de voiture qui occasionna sa perte. Eu égard aux lieux, il s'agit certainement d'un membre de la famille Girard de Charnacé, originaire de Poitou, mais fixée dans le Maine et l'Anjou ; il est difficile de préciser davantage : un de ses frères se nomme Charles de Charnacé, un autre est prêtre ou religieux, mais ces maigres renseignements sont insuffisants pour tracer sa biographie et ses apparentements. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 228910

‎[MANUSCRIT].‎

‎Repubblica Cisalpina. Il commissario di governo nel dipartimento dell'Alto Po. Alla municipalità di Crema‎

‎Crémone, 29 Nivôse an X (19 janvier 1802) bifeuillet in-folio, une page, en feuille de papier bleuté.‎

‎Pièce manuscrite sur formulaire pré-imprimé, adressé à la municipalité de Crema, et portant sur l'organisation des tribunaux : "che in tutte le preture debba assegnarsi un numero competente di stanze & l'abitazione del giudice".Le département de l'Alto Poavait été établi lors de la création de la république cisalpine sous le nom de "département du Pô" le 9 juillet 1797, et fut renommé le 5 novembre 1797 "département du Haut-Pô". Lors du remaniement départemental du 1er septembre 1798, le chef-lieu fut transféré à Mantoue, avant de revenir à Crémone.Belle vignette allégorique en en-tête. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 234626

‎[MANUSCRITS].‎

‎Richesses du Patrimoine écrit.‎

‎Périgueux, Archives de la Dordogne, 1992 petit in-4, 59 pp., broché‎

‎Les plus beaux manuscrits anciens du fonds des Archives Départementales de la Dordogne. 25 reproductions en couleurs à pleine page, notice en regard‎

Référence libraire : 1646

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Cabinet d'Expertises
Périgueux France Francia França France
[Livres de Cabinet d'Expertises]

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‎[MANUSCRIT DE CHANSONS /MANUSCRIPT OF SONGS] VALLON (Maria).‎

‎ROMANCES GUITARES.‎

‎SLND [France, circa 1830] 1830 1 vol in-12° oblong ( 230 x 143 mm) de: 90 ff manuscrits à l'encre brune de chansons avec les partitions notées sur des portées tracées en rouge. Registre musical constitué de papiers de plusieurs grammages et couleurs relié en demi-maroquin rouge à grains longs d'époque, dos lisse orné et titré à l'orplats recouverts de papier à la colle rouge immitant le maroquin, avec roulette dorée en encadrements et "Mlle Maria Vallon" en lettres dorées au centre du premier plat.‎

‎Charmant recueil manuscrit de poche réunissant des chansons et airs de guitare finement calligraphié par Mlle Maria Vallon. Sa propriétaire, dont le nom est frappé en lettres dor sur le premier plat, a réuni dans ce registre titré « Romances Guitares » les pièces suivantes : Le pré au cercle. Robert le diable. Lampa ou la fiancée de marbre, musique de F Herold [Louis-Joseph-Ferdinand Hérold (1791-1833), compositeur français]. Romance. Le bon pasteur. Le jeune homme charmant. Les souvenirs denfance. La petite batelière. La jeune insulaire. Dis-moi si tu mentends. À mon ange gardien. Mouette de portier. La jeune fille. La Marguerite. Jai cru le revoir. Les jolis mots. Lamant timide. La fille du pécheur. A quoi sert-il dêtre jolie. Grandeur et simplicité. Dormirez-vous encore longtemps. Je ne men souviens plus. La jeune napolitaine. Le vieux tambour. Marie, ma douce Marie. Le retour en Provence. Lenfant Trouvé. Adrien et Médor. Le bonheur de se revoir. La chanteuse. Reviens à moi. Adieu, soit moi fidèle. Mon cur est en peine. Rondes du pré au clair. La ronde du plaisir. Ronde villageoise. Chaque texte est accompagné de portées tracées à lencre rouge sur lesquelles la musicienne a noté les musiques. Le style de la reliure et le papier permettent de dater ce recueil vers 1830. Beau document conservé dans sa condition dorigine. 1 oblong vol. 12mo (230 x 143 mm) of: 90 ff manuscripts in brown ink of songs with musical scores written on staves drawn in red. Musical register consisting of papers of various weights and colors bound in red long-grain half morocco of the period, smooth spine decorated and titled in gilt, covered with red paper imitating morocco, with gilt roulette framing and Mlle Maria Vallon in gilt letters in the center of the front cover. A charming handwritten pocket collection of songs and guitar tunes, finely calligraphied by Mlle Maria Vallon. Its owner, whose name is stamped in gold letters on the front cover, has compiled the following pieces in this register entitled Romances Guitares: Le pré au cercle. Robert le diable. Lampa ou la fiancée de marbre, music by F Herold [Louis-Joseph-Ferdinand Hérold (1791-1833), French composer]. Romance. Le bon pasteur. Le jeune homme charmant. Childhood memories. The little boatwoman. The young islander. Tell me if you hear me. To my guardian angel. Seagull porter. The young girl. Marguerite. I thought I saw him again. Pretty words. The shy lover. The fisherman's daughter. What good is it to be pretty? Grandeur and simplicity. Will you sleep for much longer? I don't remember. The young Neapolitan girl. The old drummer. Marie, my sweet Marie. The return to Provence. The foundling. Adrien and Médor. The joy of seeing each other again. The singer. Come back to me. Farewell, be faithful to me. My heart is in pain. Rounds in the clear meadow. The round of pleasure. Village round. Each text is accompanied by staves drawn in red ink on which the musician has notated the music. The style of the binding and the paper allow us to date this collection to around 1830. A beautiful document preserved in its original condition.‎

Référence libraire : 6381

Livre Rare Book

J-F Letenneur Livres Rares
Saint Briac sur Mer France Francia França France
[Livres de J-F Letenneur Livres Rares]

1 200,00 € Acheter

‎[MANUSCRIT] / THOMAS (Abbé H.)‎

‎Rosny-sur-Seine où est né Sully. Notice historique.‎

‎Paris, typographie de E. Plon, Nourrit et Cie, 1889. 1 vol. in-folio, toile noire, dos lisse muet. Reliure du temps. 197pp.[G09]‎

‎Belle copie manuscrite (datée du 8 Juin 1922) de la monographie de l'abbé Thomas, enrichie de quelques dessins (dont une planche d'armoiries en couleurs) et de plusieurs cartes postales.‎

Référence libraire : 28575

Livre Rare Book

Librairie Ancienne J.-Marc Dechaud
Crissay-sur-Manse France Francia França France
[Livres de Librairie Ancienne J.-Marc Dechaud]

100,00 € Acheter

‎[MANUSCRIT].‎

‎Réflexions morales.‎

‎S.l., s.d. (vers 1720) fort vol. in-8, [905] pp. en pagination multiple, couvertes d'une écriture moyenne, très lisible (environ 25 à 30 lignes par pages), avec des ratures et des biffures, veau fauve, dos à nerfs cloisonné et fleuronné, pièce de titre, encadrement de simple filet à froid sur les plats, tranches dorées (reliure de l'époque). Coiffes rognées, charnière supérieure frottée, coins abîmés.‎

‎Important manuscrit de réflexions religieuses.Le volume commence par le récit de ce qui arriva brusquement à un gentilhomme au service du duc du Maine, un certain M. de Milan, sans doute prénommé Antoine (il qualifie saint Antoine du Désert de son "patron"), et âgé de 34 ans, qu'un exempt de la Prévôté de l'hôtel, muni d'une lettre de cachet du Roi, conduisit au matin du 12 mai 1709 à la prison de Saint-Lazare (la prison des "fils de famille" à cette époque). C'est sur place et dans un grand mouvement d'indignation qu'il apprit que la lettre de cachet avait été demandée et obtenue par sa propre soeur (leurs parents étant décédés), en raison de la dilapidation du patrimoine effectuée au jeu par l'intéressé : "Il me revenoit bien dans l'esprit que j'avois fait la folie de joüer, que la fortune du jeu m'avoit été très contraire, que j'avois fait des pertes très considérables, que mesme j'avois contracté des dettes".À quelque chose, malheur est bon : une fois le premier choc passé, le jeune homme va vite considérer cette épreuve comme "la plus favorable et la plus heureuse qui me soit jamais arrivée", puisqu'elle va lui permettre de rentrer en lui-même, et de songer à son salut. En sortit donc cette longue méditation provoquée par cette "retraite" involontaire, entrecoupée d'oraisons et de considérations annexes, qui interrompent à plusieurs reprises le cours du texte principal. Le chiffrage en est donc particulièrement complexe, comme on pourra en juger par le détail des différentes parties :I. Récit de l'avanture arrivée à Mr de Milan qui luy a fourni l'occation de faire les réflections suivantes [Avec:] Réflections de M. de Milan entré en retraite le 12 may 1709 à huit heures du matin : C pp., puis pp. 15-66, puis 67-106, puis 107-206, puis 207-528.II. Sur les bienfaits reçeus de Dieu : pp. CI-CXI, intercalées entre les pp. 66 et 67.III. Oraison avant la sainte communion : pp. CXVII-CXXXVI, intercalées entre les pp. 106 et 107.IV. Sur les misères de la vie présente : pp. CXXXII-CC.V. Dialogue d'un homme au lit de la mort, avec une âme damnée, sur la rigueur épouvantable, et sur la durée éternelle de ses tourmens : pp. CCI-CCXVIII.VI. Acte d'acceptation de la mort : pp. CCXXIX-CCXXXII, ces trois dernières parties entre les pp. 206 et 207.VII. La vie de Notre Seigneur Jésus Christ le saint des saints : 64 pp. VIII. Vie de Saint Antoine le Grand abbé et patriarche des religieux : pp. 593-624.IX. Pro sapientiae studiosis in salvanda ratione, et indaganda veritate, criterium semper in manibus habendum (traité entièrement en latin) [Et :] Table des matières contenues dans ce volume : 28 pp., puis pp. 653-675.Le contenu de toutes ces méditations relève de la spiritualité la plus classique, avec une insistance - elle aussi attendue - sur les fins dernières, le passage de la mort et la crainte de l'enfer, merveilleux shiboleth des prédicateurs de ce temps, et ce, jusqu'au milieu du XIXe siècle.Exemplaire provenant de la bibliothèque des ducs d'Orléans, puis du roi Louis-Philippe au Palais-Royal (avec cachet humide "Bibliothèque du Roi. Palais royal"), mais vendu en mars 1852 (annotation manuscrite sur les premières gardes). - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 239690

Livre Rare Book

Librairie Historique Fabrice Teissèdre
Sauve France Francia França France
[Livres de Librairie Historique Fabrice Teissèdre]

1 200,00 € Acheter

‎[MANUSCRIT]‎

‎Régiment de Cambrésis, composé d'un bataillon. Livret pour la revue du 3 8bre 1777. faite par M. de [Gironville] pour servir au payement de la subsistance‎

‎S.l., s.d. (1777) in-folio, [5] ff. n. ch., un feuillet vierge, demi-basane aubergine, dos lisse orné de filets dorés (reliure du XIXe s.). Dos insolé, accrocs aux deux coiffes.‎

‎Cette pièce est mi-imprimée mi-manuscrite : il s'agit en fait d'un formulaire pré-imprimé destiné à être renseigné à la main pour les revues, et il a de fait été rempli à la fois des données chiffrées exigées et de nombreuses indications de noms et de qualités des officiers. C'est en 1776 que le second Régiment de Cambrésis vit le jour par amalgame de deux bataillons du Régiment de Flandres (le premier à porter ce nom fut réformé en 1775). Ce sera l'ancêtre du 20e de Ligne (1791).Reliés à la suite deux états similaires : I. [MANUSCRIT] Inspection de 1777. Infanterie. Régiment de Bresse. Revüe faite à Crozon par Mr le Mis de Langeron lieutenant gnéral des armées du Roy le 11 septembre 1777. S.l.n.d. [1777], [7] ff. n. ch., entièrement manuscrits, trois feuillets vierges. II. [MANUSCRIT]. Régiment de Bresse. Etat de messieurs les officiers dudit régiment par rang d'ancienneté. 1780. S.l.n.d. [1780], [12] ff. n. ch. et régés, entièrement manuscrits, avec une collette complémentaire entre les ff. 11 et 12.Créé en 1776 également à partir de deux bataillons du Régiment du Poitou, le Régiment de Bresse est l'ancêtre du 26e Régiment d'Infanterie. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 176153

‎[MANUSCRIT] DALBARADE (Jean)‎

‎République française. - Vivre libre ou mourir. Ordre pour remplir provisoirement les fonctions d'enseigne entretenu, au citoyen Lazare Parère, chef de timonerie à Brest.‎

‎Paris, 25 frimaire an II (15 décembre 1793) in-folio (41 x 25 cm), avec une belle vignette en-tête à motif maritime gravée par Alexandre Tardieu d'après Gatteaux, en feuille.‎

‎Pièce manuscrite avec signatures autographes de Jean Dalbarade (1743-1819, ministre de la marine et des colonies du 10 avril 1793 au 2 juillet 1795), de L'Épervier, de Garniez.Un enseigne entretenu était un officier auquel tous les services étaient comptés à l'année et sans interruption, à la différence du régime ordinaire (où on ne touchait de solde qu'en service actif). - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 222994

‎[MANUSCRIT].‎

‎Répertoire chronologique (et alphabétique) des ouvrages relatifs à Suresnes et au Mont-Valérien. 1580-1935‎

‎S.l., s.d. (1935) in-12 oblong (14 x 21 cm), [25] ff. anopisthographes n. ch., écriture fine et lisible sur papier réglé, 78 numéros disposés par ordre chronologique de parution, broché, avec deux rivets.‎

‎Sans nom d'auteur, ce petit répertoire contient la plupart des notices et textes sur le Mont-Calvaire et ses ermites. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 234190

‎[MANUSCRIT]. FERRAND (Jacques).‎

‎République française. - Armées du Nord et de Sambre et meuse. Le général de division Ferrand, commandant en chef les pays conquis (..).‎

‎Bruxelles, 8 Nivôse an III (28 décembre 1794) in-folio, écrit au recto, avec belle vignette en-tête, en feuille.‎

‎Ordre de mission pour le citoyen Lecouturier, adjoint aux adjudants généraux.Le général Jacques Ferrand (1746-1804) avait été envoyé à l'Armée du Nord le 24 Nivôse an II [13 janvier 1794]. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 240923

‎[MANUSCRIT]. ISAMBERT (G.).‎

‎République française. - 24e division militaire. Le commissaire des guerres Isambert. à l'administration centrale du département de l'Escaut‎

‎Gand, 10 Thermidor an VI (28 juillet 1798) in-folio, écrit sur deux pages, avec petite vignette en-tête, en feuille.‎

‎S'oppose à la mise en vente de l'ancien séminaire de Gand, actuellement affecté comme magasin au service de l'habillement, en vertu de l'arrêté du Directoire en date du 22 Germinal an IV [11 avril 1796]. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 240926

‎[MANUSCRIT - HAUTE-MARNE]‎

‎Rôle des communautés et habitants de Langres et environs. qui ont fait enregistrer leurs armes et blazons à l'Armorial général, conformément à l'Edit de novembre 1696. Copie transcrite à la Bibliothèque impériale, Cabinet des titres, sur le registre manuscrit intitulé : Champagne, années 1697-1703, in-folio, n° 378, et conforme à la pièce déposée aux Archives de la ville de Langres (armoire 1, article 227bis)‎

‎[Paris], s.d. (vers 1860) in-4, [21] ff. n. ch. de texte (y compris titre et table alphabétique), 15 pp. de blasons dessinés à l'encre de Chine (regroupant 142 armes blasonnées), en feuilles, sous chemise de papier crème.‎

‎Copie exécutée avec le dernier soin et offrant un tableau des plus intéressants de l'héraldique langroise à la fin du XVIIe siècle.Aucune mention ne permet d'identifier le copiste. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 216521

‎[MANUSCRIT - POÈMES ROYALISTES]‎

‎Sans titre.‎

‎S.l., (1815) in-8 et in-4, 3 feuillets distincts.‎

‎- Mesdames de Forbin... à Monsieur le comte de Neipperg en le décorant d'une fleur de lys.Neipperg fut chargé de tout faire pour empêcher l'impératrice de rejoindre Napoléon exilé à l'île d'Elbe.- A Son Altesse Royale Monsieur le comte d'Artois, en lui présentant un exemplaire des cérémonies instituées par le Roi René. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 218082

‎[MANUSCRIT] JOURNAL HISTORIQUE DE TOUTES LES BATAILLES.‎

‎Sièges et Prises de Villes, Exploits de Guerre, et Evenemens les plus mémorables Arrivés sous le Regne de Louis Le Grand Pendant les deux dernières Guerres, Depuis 1688 jusques en 1715. Avec Les Plans des Villes, leurs Fortifications ; les Attaques, Tranchées, Dispositions des Lignes, & Mouvemens des Armées. Manuscrit de présent orné de 9 grands dessins de places fortes, aquarellés sur double-page dont Ath, fortifiée par Vauban, en maroquin rouge à dentelle et aux armes de Louis XIV.‎

‎Le journal manuscrit des évènements politiques et militaires, de l’année 1688. S. l. n. d. [Paris, vers 1715]. In-folio de (46) ff., 9 double-page aquarellées. Plein maroquin rouge, dentelle du Louvre encadrant les plats, armes royales frappées or au centre, dos à nerfs richement orné de fleurs-de-lys et étoiles dorées, roulette dorée sur les coupes, roulettes intérieure dorée, tranches dorées. Epidermures. Reliure de l’époque. 445 x 307 mm.‎

‎Le journal manuscrit des évènements politiques et militaires, de l’année 1688. Calligraphié avec soin à l’encre noire il retrace avec maints détails très précis les évènements troublés de cette période du règne de Louis XIV durant laquelle la France se trouve en guerre avec la plupart des États voisins. « La révocation de l’édit de Nantes le 18 octobre 1685 venait de soulever la conscience protestante… Le 9 juillet 1686, l’Empereur, l’Espagne, la Suède, la Bavière et les princes du cercle de Franconie forment contre lui la ligue dite d’Augsbourg. Lorsqu’un nouveau conflit l’oppose au pape à propos des “franchises” dont jouissait à Rome, le quartier de l’ambassade de France, il saisit Avignon et le Comtat Venaissin. Il fait occuper Cologne et le Palatinat. C’est dans une atmosphère de véritable haine anti-française que l’on apprend, en Europe, le coup de théâtre qui y modifie profondément les rapports de forces : la révolution anglaise de 1688 qui détrône le Stuart francophile et catholique Jacques II pour le pire ennemi de Louis XIV, Guillaume d’Orange. Les hostilités débutent en septembre 1688 et sont aussitôt marquées par son acte atroce : la dévastation systématique du Palatinat décidée par le roi, à l’instigation de Louvois. » G. Duby, L’âge classique, p. 299. Le traité s’inscrit dans ce contexte et relate les principaux évènements. Le manuscrit est illustré de 9 grands plans et vues sur double-page (570 x 440 mm), finement aquarellés à l’époque, en coloris très frais : Vue et plan de la forteresse de Mongast en Hongrie. – Nouvelles fortifications de la forteresse de Mongast. – L’armée impériale devant Belgrade. – Plan détaillé de la ville, du château et des faubourgs de Belgrade. – Plan de Philisbourg, la ville, l’ouvrage couronné, l’ouvrage à corne. – Situation de la ville et du Château de Manheim. – Plan de Manheim et de ses nouvelles fortifications. – Plan de Frankedal. Y figure aussi en bonne place le plan de la place forte de Ath, édifiée par le maréchal de Vauban et « dont la fortification peut servir de modèle parfait de cet art. » Précieux manuscrit de présent destiné à la maison royale revêtu d’une reliure en maroquin rouge de l’époque, ornée de la dentelle du Louvre et des armes du roi Louis XIV.‎

Référence libraire : LCS-18301

Livre Rare Book

Librairie Camille Sourget
Paris France Francia França France
[Livres de Librairie Camille Sourget]

35 000,00 € Acheter

‎[MANUSCRIT]. [BARTET (Albéric-Joseph-Alfred-Louis)].‎

‎Société de géographie de Rochefort. Examen du projet d'exploration Lacroix dans l'Afrique centrale par l'Ouellé [Uele-Ubangi]. Projet communiqué aux sociétés de géographie françaises par l'Union géographique du nord de la France. Examen du projet aux points de vue : 1° de son opportunité. - 2° des hypothèses de Mr. Lacroix. - 3° des moyens d'exécution proposés (route à suivre, matériel et personnel, hygiène), et une note sur la communication du Niger avec le Charri [= Chari] par la Bénoué‎

‎S.l. [Rochefort], s.d. (vers 1898) in-folio, [7] ff. n. ch. sur papier de formulaire remployé, et [5] ff. in-4 intercalés, le tout couvert d'une écriture fine, très lisible, comportant de nombreuses ratures et biffures, en feuilles.‎

‎Brouillon assez anarchique d'une communication donnée par le médecin de la marine Albéric Bartet (7 août 1871-20 février 1968), fils de l'officier d'infanterie de marine Joseph-Désiré Bartet (1841-10 avril 1893), et entré à son tour dans la marine nationale en 1893. Son expérience africaine se limite à sa deuxième campagne (la seule à terre) de 1896-1898 dans le Haut-Dahomey ; mais il semble avoir été un membre actif de la Société de géographie de Rochefort fondée en 1879 et toujours en activité), point d'attache de ses années de service dans le corps des médecins de marine.Dans cette esquisse, il se proposait d'examiner un projet d'exploration déjà ancien de Léon Lacroix, pharmacien de première classe des hôpitaux de Paris, qui avait fait l'objet d'une publication imprimée : Projet d'exploration dans l'Afrique centrale par l'Ouellé, présenté à la Société de géographie de Lille (Lille, L. Danel, 1881, in-8 de 28 pp.). On en trouvera des exemplaires à la BnF, à la Mazarine, à Lille et La Rochelle.Le texte débute par une très longue introduction générale, où sont rappelées les principales explorations déjà réalisées de la vaste région de l'Afrique centrale autour des affluents du Congo, de celle de Gustav Nachtigal (1871-1874) à celle de Gaetano Casati ; puis vient une énumération des projets non réalisés. En réalité, l'auteur ne fait qu'esquisser le premier des trois points qu'il s'était proposé d'examiner : soit le reste est perdu, soit il a interrompu son travail. Cette dernière hypothèse a notre préférence, et expliquerait l'état extrêmement embrouillé du texte, composé de différents morceaux pas forcément reliés entre eux. "Les temps ne sont plus où l'Afrique pouvait être appelé avec raison : le continent mystérieux. Chaque jour voit l'infatigable troupe des voyageurs explorateurs et des missionnaires civilisateurs déchirer le voile ténébreux qui nous dérobait l'intérieur de cette partie du monde". - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 239876

‎[MANUSCRIT]. BARTET (Albéric-Joseph-Alfred-Louis).‎

‎Sottisier médical. - Coquilles & perles médicales et autres. - Prénoms peu communs ou ridicules. Cahier de mémoires appartenant au docteur A. Bartet‎

‎S.l. [Reims], s.d. (1946) in-8, 46 pp., couvertes d'une écriture moyenne, régulière, très lisible (environ 35 lignes par page), broché.‎

‎Comme chacun sait ou devine, la retraite, pour des êtres bien occupés tout au long de leur vie professionnelle, forme un temps mort plein de périls (l'oisiveté étant mère de tous les vices ...), et qu'il faut à tout prix meubler. À plus forte raison lorsque les décennies s'allongent ; ce fut le cas du médecin de la marine Albéric Bartet (7 août 1871-20 février 1968), fils de l'officier d'infanterie de marine Joseph-Désiré Bartet (1841-10 avril 1893), et entré à son tour dans la marine nationale en 1893. Ayant demandé sa mise en retraite effective de la marine en 1925, ce furent donc plus de 40 ans qu'il eut à occuper, soit largement plus que son temps de service actif. La graphomanie qui avait présidé à la rédaction de ses carnets de campagne aidant, notre digne praticien sut remplir les années ; nous avons ici un exemple des exercices auxquels il se livra dans son domicile de Reims dans sa soixante-quinzième année.1. Et d'abord, un exposé minutieux d'un séjour à Paris effectué auprès de sa soeur (survivante de deux), du 18 au 27 mai 1946 (pp. 1-33), adressé à un ami, et ne présentant qu'un intérêt strictement privé, mais alors, décrit avec quelle minutie et quel luxe de détails (jusqu'aux gouttes de digitaline Nativelle et de solution à un pour cent d'Ouabaïne Arnaud pris le 23 mai ...). On y retrouve d'ailleurs la profusion de la rédaction des carnets de campagne. Comme il est agréablement dit en conclusion, "Tu ne te plaindras pas des détails que je te donne. Je crois que tu ne les déteste pas. Certains les trouvent excessifs. Chacun son goût. Moi, je les affectionne". On aurait deviné. Nous n'oserons pas, à notre tour, nous plaindre fût-ce faiblement.2. La partie intitulée "Sottisier médical" (pp. 36-38) réunit, comme indiqué, des bourdes ou phrases absurdes de patients exclusivement (les médecins, c'est bien connu, ne profèrent jamais de sottises).3. Même principe pour la partie "Coquilles médicales et autres" (pp. 39-41), mais cette fois-ci les perles sont extraites de journaux médicaux. Comme quoi.4. Enfin, le cahier s'achève par "Prénoms peu communs ou ridicules relevés par moi dans les journaux de Reims, à [la rubrique de] l'état-civil" (pp. 43-46). Il s'agit d'une liste alphabétique, commençant à Alexandrine-Palmyre et Avite-Ovide pour s'achever par Zénaï et Zulmée, en passant par Eustadie-Floridine, Gaudelisse-Damarice, Pâquerette, Sindulphe ou Thoréziane, (d'après le célèbre Maurice Thorez). Comme on le voit, la fantaisie dans l'attribution des prénoms n'est pas tendance totalement nouvelle. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 239860

‎[MANUSCRIT].‎

‎Souvenir. Voyage de Bordeaux et de Lorraine.‎

‎S.l., 1802 - 1817 fort vol. in-4, 195 pp., d'abord chiffrées à l'encre à l'époque (jusqu'à la page 100), puis au crayon de bois par un amateur de la fin du XIXe, puis [6] ff. n. ch., 28 pp., [27] ff. n. ch., 95 pp., [218] ff. n. ch., le tout couvert d'une écriture moyenne, cursive, de lecture malaisée, demi-basane fauve, dos lisse orné de guirlandes et d'urnes dorées, pièce de titre noire, coins en vélin (reliure de l'époque).‎

‎Texte composite et très touffu, centré autour de la relation à sa femme ou à sa fille des déplacements d'un père au cours de l'année 1802 ; elle est rédigée essentiellement en italien, et adressée à une Ninetta (ou Nina). En tout cas, sa fille prend à son tour la parole en français à la fin du volume (f. 178v, et sqq. "Le 28 prairial papa arrive de Bordeaux ; je le reconnais et lui souris après un moment de surprise, il me couvre de caresses et trouve que j'ai ma petite intelligence bien développée pendant son voyage .." La narration se partage entre description des lieux visités, nouvelles de proches, détails des inconvénients et retards des trajets.Elle se compose de nombreuses parties mal reliées entre elles, et également au chiffrage erratique :1. Premier cahier de voyage. Nivôse à Pluviôse an X [janvier-février 1802]. Paris-Orléans : pp. 1-46, entièrement en italien.2. Deuxième cahier de voyage. Pluviôse-Ventôse an X [février-mars 1802]. Vierzon, Bourges, Issoudun, Châteauroux, Argenton, Limoges, La Coquille, Périgueux, Mussidan, Montpont [= Montpon-Ménestérol], Libourne, Bordeaux : à partir de la p. 48, également entièrement en italien.3. Curiosités à Orléans : ff. 1-6, en français.4. Aide-mémoire. Quelques notes sans prétention sur mon voyage de Paris à Bordeaux, et de Bordeaux à Paris, dans le cours de Pluviôse, Ventôse et Germinal 1802 : 28 pp.5. Souvenirs de Londres que malheureusement je constate [sic] seulement en 1817, c'est-à-dire après mon voyage : ff. 1-5.6. Premier cahier depuis le retour à Paris, Floréal an X [mai 1802] : ff. 10-26, en italien.7. Deuxième cahier. Floréal à Prairial an X [mai-juin 1802] : 95 pp. en italien.8. Troisième cahier. Prairial, Messidor, Thermidor an X [juin-août 1802] : ff. 1-59, en italien.9. Quatrième cahier. Thermidor & Fructidor an X [août-septembre 1802] : ff. 60-102, en italien.10. Cinquième cahier. Fructidor an X, Vendémiaire, Brumaire an XI [septembre-novembre 1802] : ff. 103-146, en italien.11. Sixième cahier. Brumaire à Frimaire an XI [novembre et décembre 1802] : ff. 147-176, en italien.Les ff. 178-218 renferment diverses pièces (dont un journal de la jeune fille destinataire des récits, ff. 178-190. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 228957

Livre Rare Book

Librairie Historique Fabrice Teissèdre
Sauve France Francia França France
[Livres de Librairie Historique Fabrice Teissèdre]

1 200,00 € Acheter

‎[MANUSCRIT]. [BRUNO (Adrien-François de)].‎

‎Souvenirs et anecdotes de M/O de Bruno.‎

‎S.l., s.d. 7 parties in-folio, [29] ff. n. ch., en feuilles.‎

‎Intéressant ensemble de notes transcrivant des souvenirs épars du général Adrien-François de Bruno (1771-1861), qui s'illustra pendant les guerres napoléoniennes, et en particulier au service du roi Louis Bonaparte en Hollande (1806-1810).On n'a pas affaire ici à une narration continue, mais à une suite d'épisodes sans lien, correspondant à diverses périodes de la vie de Bruno, et regroupés sous quelques têtes de chapitres (que nous transcrivons plus bas). En bref, des matériaux pour un projet de rédaction sans doute plus important, mais qui n'a pas vu le jour. L'écriture est régulière, moyennement lisible, comportant de nombreuses ratures et biffures. L'examen de détail ne peut faire exclure des enjolivements rétrospectifs et des confusions de date (e.g. il est malaisé de rattacher exactement la mission de Saint-Just et Lebas du III avec un commandement précis de Kléber ; l'anecdote du IV ne peut se placer en cohérence avec ce qui est raconté de l'engagement de Bruno en II, etc.). Probablement, le général était fort âgé quand il dicta ces notes, car il est certain qu'il ne les rédigea pas lui-même, comme le fait savoir l'introduction du VII : "Peu studieux dans son enfance, aimant désordonnément le plaisir , le mouvement et les émotions d'une vie aussi agitée qu'active, M/O n'avait jamais eu le goût de la plume et sa répugnance pour l'écriture avait fini par devenir telle que souvent il négligeait les affaires les plus importantes, faute de pouvoir se décider à mettre de l'encre sur une feuille de papier". Dans ce contexte, la mention M/O que l'on rencontre aux titres de plusieurs de ces souvenirs ainsi qu'au titre général semble signifier "mon oncle", ce qui signifierait que le secrétaire était un des enfants ou petits-enfants de sa soeur Marie-Blanche de Milanges (cf. infra). C'est lui qui suggéra à Bruno de rédiger des mémoires, selon la vogue qui poussait les acteurs de la période napoléonienne à coucher par écrit leurs exploits.On a donc, par ordre chronologique :I. Famille et naissance de M/O : [2] ff. n. ch. "Ma famille est originaire d'Allemagne. J'ignore par quel concours de circonstances, il se fit que l'un de mes ayeux alla s'établir à Naples. Il y mit au monde trois fils qui se dispersèrent de divers côtés. L'un se fixa en France, l'autre en Savoie, le troisième passa aux Indes orientales et s'établit à Chandernagor dans les possessions françaises". C'est ce dernier fils, Antoine de Bruno (1708-1757), qui est le grand-père du narrateur ; il serait mort décapité au cours d'une guerre interne à la Birmanie. Son fils unique, Louis de Bruno (1739-1814) eut à son tour trois enfants de son mariage avec Marie-Josèphe Law de Clapernon, parente de Law de Lauriston, dont le dernier est notre narrateur, Adrien-François de Bruno (né le 10 juin 1771 à Pondichéry). Quand ce dernier approcha ses cinq ans, ses parents décidèrent en 1776 de revenir se fixer en France.II. Fuite en Auvergne, arrestation, entrée au service : [8] ff. n. ch. "Mes parents me destinant au service militaire, aussitôt que je fus engagé, on me mit à l'École d'artillerie de La Fère. J'étais aspirant d'artillerie quand la révolution de 1789 éclata. Mon frère aîné [Jean-Jacques de Bruno, 1768-1790] était déjà au service avant moi et officier dans le régiment de hussards de Lauzun lorsque ce régiment, travaillé par l'esprit révolutionnaire, se révolta contre ses officiers et les massacra. Mon malheureux frère fut au nombre des victimes". À la suite de ces événements, le père d'Adrien le retira de La Fère et toute la famille quitta Paris pour se réfugier en Auvergne, dans la propriété de la soeur d'Adrien, Marie-Blanche, qui avait épousé Amable de Milanges (1765-1818) et habitait une propriété sise entre Gannat et Aigueperse. Imprudent dans ses paroles, le jeune Adrien fut bientôt recherché dans la région comme contre-révolutionnaire exalté : caché dans les bois de Randan, il fut rapidement convoyé vers la Vendée où il pensait s'engager dans les rangs des insurgés. Mais, dénoncé par une servante suspicieuse au comité local, il fut incarcéré et ne dut son salut qu'à son engagement dans la Légion de la Nièvre, qui alla bientôt servir à Landrecies. Rien n'est dit de l'engagement ultérieur du jeune homme dans la cavalerie du 4e Régiment de Hussards, où il commença réellement sa carrière militaire (en septembre 1793).III. Anecdote du général Kléber : [2] ff. n. ch. "On sait que le général Kléber, au milieu des grandes qualités qui le distinguaient, avait la manie d'affecter les manières et le langage des soldats républicains d'alors et de ne parler que par F... et par B..., suivant la mode d'alors". Suit une conversation salée que Kléber aurait eue à un dîner en compagnie des conventionnels Saint-Just et Philippe Lebas, représentants en mission auprès de l'Armée du Nord (avril 1794), et qui portait sur la difficulté de prendre la parole devant la Convention nationale.IV. Anecdote de Taupin, soldat de Bercheny : [5] ff. n. ch. "C'était en 1793, au milieu de la Terreur ; j'étais dans le Régiment de hussards de Bercheny, caché sous un nom supposé, et simple soldat après avoir été officier d'artillerie. Notre régiment ainsi que tous les régiments de hussards qui dataient d'avant la Révolution, était à peu près entièrement composé d'Allemands et le peu de Français qui s'y trouvaient étaient l'objet de la jalousie, de l'animadversion ou des vexations de leurs camarades d'origine différente". Où le jeune soldat Bruno prend la défense d'un bûcheron de la Nièvre enrôlé dans le corps et qui servait de souffre-douleur aux soldats allemands.V. Les magistrats de Soleure : [6] ff. n. ch. "Pendant la campagne de Suisse de l'année 179.., j'étais déjà major et je commandais par intérim le 12e Régiment de Hussards, ci-devant Bercheny. Le général Ney (plus tard maréchal) m'avoit envoyé pour occuper la ville de Soleure et avoit placé sous mes ordres, outre mon régiment, un bataillon d'infanterie. Je me trouvai donc en quelque sorte chef d'un corps d'armée et telle était alors la terreur inspirée par le nom français dans le pays que, lorsque j'entrai dans la ville, toutes les autorités vinrent au devant de moi, l'avoyer en tête, en protestant de leur dévouement à la France, ainsi que de leur empressement à faire tout ce qui pourrait m'être agréable". Suit un long exposé du traitement alternativement hautain et servile des autorités municipales en fonction respectivement de l'effacement ou de la rigueur des manières employées à leur égard.VI. Les bouts de chandelle : [4] ff. n. ch. Il s'agit d'une anecdote sur Louis Bonaparte, alors Roi de Hollande (Bruno était devenu devient en juillet 1806 aide de camp de Louis Bonaparte, fut nommé colonel en septembre 1806, puis général major en avril 1807, enfin en novembre 1808, lieutenant-général et grand écuyer de la couronne). "Au milieu de ses bizarreries, de ses petites méchancetés et de ses faussetés, le Roi Louis avait cependant quelquefois des accès d'indulgence et même de générosité. En voici une preuve qu'il me donna dans une circonstance assez grave. Je revenais de la mission difficile et même périlleuse qu'il m'avait confiée en 1808 pour le Roi de Danemark". Paraissant à moitié ivre devant le Roi, et rabâchant une opposition à un projet d'économies qualifié d'"économies de bouts de chandelles", il ne fut cependant pas sanctionné.VII. M/O à Waterloo : [2] ff. n. ch. Après une longue introduction sur la répugnance du général à écrire, surtout pour se mettre en avant, suit une brève anecdote sur une charge à la tête de sa brigade de cuirassiers à Waterloo, qui fut par erreur attribuée au général Milhaud.ON JOINT : Arbre généalogique de la famille de Bruno (un dépliant in-folio de 41 x 52 cm). - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 234516

Livre Rare Book

Librairie Historique Fabrice Teissèdre
Sauve France Francia França France
[Livres de Librairie Historique Fabrice Teissèdre]

1 800,00 € Acheter

‎[MANUSCRIT] BIDEAU (Étienne)‎

‎Sport. - Cyclisme.‎

‎S.l. [Fès], s.d. (1956-58); cahier petit in-8, [86] ff. n. ch., 7 ff. vierges, avec de nombreux dessins au crayon de bois ou à l'encre noire et colorisés, ainsi que quelques petites photographies en couleurs contrecollées, en feuilles spiralées, sous jaquette à rabats.‎

‎Sous un titre fantaisiste tracé sur le protège-cahier qui sert de jaquette, sans doute destiné à égarer les investigations des gradés, il s'agit d'un "cahier de bidasse" appartenant à un appelé du 2me escadron du 4e Régiment de Spahis marocains, alors stationné à Fès, avant d'être déplacé à Pforzheim au moment de l'indépendance du Maroc. Aucun élément biographique n'est à repérer tout au long du texte.Ce cahier est très soigneusement rédigé et illustré ; l'absence de mouillures ou de marques diverses doit être notée, car elle est très inhabituelle pour ce genre de texte, généralement trimbalé au hasard des affectations et des déplacements. Il est également agrémenté de nombreux cachets officiels utilisés en douce pour en marquer les pages (c'était une des règles de ces compositions). En revanche, son contenu n'offre vraiment aucune surprise par rapport aux très nombreux spécimens du même "genre littéraire", si l'on ose dire. Pour résumer :1. Une orthographe et une grammaire très défectueuse, plus en tout cas que la moyenne des conscrits de l'époque. - 2. La présence des deux obsessions majeures de tout appelé qui se respecte : les femmes (abondance de pin-ups dévêtues dans l'iconographie, fréquence des chansons et poésies salaces, récurrence de sentences désobligeantes qui feraient actuellement s'évanouir la moins inclusive des féministes) ; la quille (sans cesse désirée, sans cesse mise en scène par des décomptes). - 3. Beaucoup de plaisanteries sur la vie de quartier, les misères endurées de la part de l'encadrement (les sous-officiers surtout, directement au contact des appelés), la mauvaise qualité de la nourriture, etc. Bref, tout ce qui faisait l'ordinaire des jeunes appelés du contingent avant que le président Jacques Chirac ne décide la suppression du service militaire.On se contentera, pour donner une idée, du début d'un morceau typique de ce cahier (l'orthographe a été corrigée) : "Quand il rentre au quartier / Pour accomplir ses 18 mois, / Le bleu regarde d'un oeil terne / Ce que devient son nouveau chez soi. / Très vite, il se mécontente / De la soupe et du logement, / Et, pour tromper sa longue attente, / Il chantonne tout doucement : / Vive la quille". - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 221139

‎[MANUSCRIT] - VERON (Docteur) -‎

‎Syntaxe française.‎

‎S.l., s.e., vers 1840 ; in-8, 182 pp., plein chagrin dos noirci coiffes rompu, plas frottés. Texte en parfait etat ((medecin, journaliste, litterateur 1798-1867).‎

‎Texte en parfait etat ((medecin, journaliste, litterateur 1798-1867).‎

Référence libraire : 200913374

Livre Rare Book

Librairie Lire et Chiner
Colmar France Francia França France
[Livres de Librairie Lire et Chiner]

300,00 € Acheter

‎[Manuscrit éthiopien] - Synaxaire‎

‎Synaxaire (Senkesar) pour les mois de tahsas, terr et yakatit -‎

‎Datation: d'après la paléographie XIXéme ou début XXéme siècle - Langue: Ge'ez - Codicologie: Parchemin; in-folio 43 x37 x8 cm - 3 col.; 31 lg.; 122 folios qui sont numérotés avec un tampon en chiffre arabe à l'encre noire, au centre de la marge infèrieure de chaque recto - Reliure : Ais de bois - Le second plat à été brisé dans sa longueur et recollé - Bon état de conservation - Les feuillets ont été abimés anciennement par un liquide dans le coin inférieur et externe -‎

‎Texte principal: [Fol. 2] - Synaxaire commençant avec le mois de Tahsas - [Fol. 45] - Mois de Terr - [Fol. 91] - Mois de Yakatit - Les Synaxaires (ou lectionnaires) sont des volumes essentiels pour la liturgie - Toujours copiés en plusieurs volumes massifs, chacun couvrant la plupart du temps six mois de l'année ou comme ici de façon plus rare, trois mois, ce recueil contient des lectures pour les célébrations quotidiennes des saints -‎

Référence libraire : 34710

Livre Rare Book

Galerie Fert
Nyons France Francia França France
[Livres de Galerie Fert]

4 800,00 € Acheter

‎[MANUSCRIT].‎

‎Sénat. Rapport à l'Empereur sur les bases d'un projet de loi d'un grand intérêt national. Code rural‎

‎S.l. [Paris], 7 mai 1858 in-folio, [54] ff. n. ch., couverts d'une écriture moyenne, très soignée, sans rature ni biffure (environ 20 lignes par page), en feuilles, tranches dorées.‎

‎Important rapport sénatorial qui propose à Napoléon III un projet de Code rural. La partie que nous présentons est la troisième et dernière, et concerne la police rurale (les deux premières, sur le régime du sol et le régime des eaux, avaient fait l'objet de rapports séparés).Le texte est divisé en cinq titres : les agents de la police rurale (ff. 3-11) ; les mesures préventives (ff. 11-29) ; les poursuites judiciaires (ff. 29-37) ; police de la chasse (ff. 38-41) ; police de la pêche (ff. 41-46). Il se termine enfin par un petit exposé méthodologique concernant l'ensemble des trois parties : "Nous devions commencer par soumettre à un examen approfondi les nombreux essais qui, depuis soixante-dix ans, ont été tentés dans le même but. Nous avons rassemblé ensuite tous les matériaux épars dans la législation ancienne et moderne ; mais nous ne les avons envisagés que dans leur ensemble, nous bornant à classer les dispositions fondamentales et à énoncer les principes qui les régissent, sans entrer dans les détails, sans empiéter sur la mission de ceux qui sont appelés à rédiger le projet définitif". Suivent des considérations sur le projet de Code rural présenté en 1808, et les travaux de Joseph de Vernheil-Puyraseau (1756-1839), renfermées dans ses Observations des commissions consultatives sur le projet de Code rural (Paris, 1810-1814). Comme l'on sait, Napoléon Ier avait entendu poursuivre l’œuvre de codification du droit, et compléter les codes existants par un code rural pour des éléments de législation non intégrés dans le code civil. Un projet fut d'ailleurs élaboré et publié en 1808, et des commissions se réunirent au siège de chaque cour impériale pour l'examen du projet. Les commissions achevèrent leur examen vers 1814, mais la situation intérieure ne permit pas aux gouvernements de l'époque ni à leurs successeurs de continuer le processus d'adoption. Aussi la réalisation ne put-elle intervenir qu'en 1881, sous la Troisième République.À la fin, le document, revêtu du cachet sec du Sénat impérial, porte les signatures du président Raymond-Théodore Troplong (1795-1869), des secrétaires le général-marquis Alphonse de Grouchy (1789-1864), le général Patrice de Mac-Mahon (1808-1893), et du baron Bertrand-Théobald de Lacrosse (1796-1865). - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 234366

‎[MANUSCRIT]‎

‎TABLEAU de la FRANCE.‎

‎(ca 1780) 67 x 163 cm, Encadré de bois noir et doré (encadrement moderne). Quelques restaurations au papier mais bon état général.‎

‎Très impressionnant tableau manuscrit sur l'état de la France à la veille de la Révolution.Entièrement manuscrit à l'encre et surmonté des armes royales aquarellées, il propose de nombreuses informations distribuées en colonnes, le tout encadré au trait : - Les provinces, avec pour chacune une colonne avec ses subdivisions administratives et ses principales villes.Ces tableaux sont complétés par une Récapitulation des villes par chaque gouvernement ou province et un dénombrement des paroisses et habitants renfermés dans chaque Généralité du Royaume. Chaque province a son résumé historique.- État du Clergé Séculier et Régulier de France.- État Militaire des troupes de France.- État des Parlements.- État des Chambres des Comptes, Cour des Aides, Cours des Monnaies, Conseils Supérieurs.Doument rare et didactique. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 217794

Livre Rare Book

Librairie Historique Fabrice Teissèdre
Sauve France Francia França France
[Livres de Librairie Historique Fabrice Teissèdre]

2 500,00 € Acheter

‎[MANUSCRIT] MARTINIEN (Aristide)‎

‎Tableaux par corps et par batailles des officiers tués ou blessés pendant les guerres de l'Empire. (1805-1815)‎

‎S.l., s.d. (vers 1895) fort vol. in-4, [2] ff. n. ch., puis ensemble chiffré de façon anarchique (alternativement folioté et paginé sans ordre repérable) 1-1274, [5] ff. n. ch. de table, demi-chagrin noir, dos lisse orné de filets et pointillés dorés (reliure de l'époque). Mors abîmés.‎

‎Il s'agit de l'exemplaire de Martinien lui-même, mis au propre, et apparemment disposé pour l'impression des épreuves. Rappelons que l'ouvrage parut pour la première fois chez Henri Charles-Lavauzelle en 1899, formant un fort volume in-8 de 824 pages.C'est là le principal ouvrage de l'historien militaire Aristide Martinien (1843-1912), bibliothécaire des Archives historiques de la Guerre. Ce travail monumental, toujours utilisé, avait été rédigé dans la suite de la Liste des officiers généraux tués ou blessés sous l'Empire, parue dès 1896, mais formant une plaquette de 36 pages seulement.Davois II, 214 (pour l'imprimé). - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 224163

Livre Rare Book

Librairie Historique Fabrice Teissèdre
Sauve France Francia França France
[Livres de Librairie Historique Fabrice Teissèdre]

1 200,00 € Acheter

‎[Manuscrit]‎

‎Table des documents et notices. Cabinet de Monsieur St Allais. A - G.‎

‎[Paris, début XIXe siècle]. Fort volume petit in-folio, reliure pastiche de l'époque (ou de réemploi du XVIIIe siècle), [310] feuillets écrits à l'encre au r° et au v°.‎

‎Important inventaire formant une partie de l'index (Lettres A à G) d'une ancienne collection de documents héraldiques et généalogiques. Elle appartenait à Nicolas Viton de Saint-Allais (Langres 1773 - Paris 1842), qui tint à Paris, de 1808 à 1820, un cabinet de généalogie, le Bureau général de la Noblesse de France. Saint-Allais fut également l'auteur d'importants ouvrages sur la question nobiliaire. A raison d'une dizaine de noms cités à chaque page, ce manuscrit signale plus de 6200 noms de famille.Cachet du Collège héraldique de France au titre ; ex-libris armorié gravé au contreplat, de la Société héraldique. Dos détruit, plats volants ; rares rousseurs et qq. salissures ordinaires ; exploitable en l'état. - Frais de port : -France 8,4 € -U.E. 10 € -Monde (z B : 15 €) (z C : 33 €)‎

Référence libraire : 558437

Livre Rare Book

Librairie Le Trait d'Union
Troyes France Francia França France
[Livres de Librairie Le Trait d'Union]

150,00 € Acheter

‎[MANUSCRIT] / [TABAC]‎

‎Texte confidentiel sur la vente des tabacs. [A la suite] : Projet d'article à insérer dans l'ordce qui réglera l'organisation des adons centrales. [A la suite] : Projet d'arrêté ministériel pour régler l'organisation du service de la vente des tabacs.‎

‎S.l., 1844. 8 ff. anopistographes.[C30]‎

‎Etat des lieux de la production et de la vente du tabac, suivi d'un projet d'arrêté pour en améliorer l'administration.‎

Référence libraire : 18242

Livre Rare Book

Librairie Ancienne J.-Marc Dechaud
Crissay-sur-Manse France Francia França France
[Livres de Librairie Ancienne J.-Marc Dechaud]

60,00 € Acheter

‎[Manuscrit] Drieu La Rochelle (Pierre ; 1893-1945) :‎

‎Thèses.‎

‎In-4°, bradel demi-maroquin à coins noir, plat simili bois ; 17 feuillets (16 + 6bis) manuscrits.‎

‎Manuscrit de l’article paru à la Une (et se poursuivant en page 2) du n° 134 (6 mai 1944) de Révolution nationale, journal collaborationniste fondé par Jean Fontenoy, le pittoresque aventurier fasciste que la bibliographie à succès de Gérard Guégan (Stock) a fait connaître au grand public en 2011. Les articles de Révolution nationale postérieurs au 11 décembre 1943 ne figurent pas dans le recueil d’articles Le Français d’Europe, imprimé le 20 juillet 1944 pour le compte des éditions Balzac – il s’agit des éditions Calmann-Lévy «arianysées» – et pilonné, et resteront inédits en volume jusqu’à la publication du recueil Révolution nationale en 2004 aux éditions de l’Homme libre (cet article s’y trouve pages 139 à 148), avant l’édition récente de l’intégrale des parutions dans la presse des textes de Drieu (Drieu en kiosque, 8 volumes, Éditions Place Maubert, 2017). Voir Lansard, p. 100.«Il est bon, avant les mois décisifs, de résumer les principales thèses que j’ai soutenues dans ce journal.»‎

Référence libraire : 20905

Livre Rare Book

Librairie Ancienne Clagahé
Saint Symphorien d’Ozon France Francia França France
[Livres de Librairie Ancienne Clagahé]

3 000,00 € Acheter

‎[MANUSCRIT]‎

‎Théorie sur le service des grandes Gardes. postes, patrouilles & tiré du Service des Campagnes‎

‎(ca 1760) in-4, 12 ff.-6 ff. blancs, en feuilles sur papier vergé.‎

‎Ce vade-mecum de ce qu'il faut savoir en la matière se présente sous forme de questions-réponses et passe en revue un certain nombre de points. Exemples : "Que dira le brigadier détaché lorsqu'il sera à portée d'être entendu ? Il criera qui vive et ensuite de quel régiment... Comment une vedette doit-elle porter ses armes ? Elle aura toujours haut les armes lorsque la proximité de l'ennemi l'exigera et hors de là elle aura son fusil croisé sur le cou de son cheval". - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 90071

‎[MANUSCRIT/MANUSCRIPT]‎

‎Traité de géométrie à Mr de Massingy. 1ère partie : théorie de la géométrie.‎

‎1769. 1769 1 vol petit in-4 manuscrit (145 x 213 mm) de : [1] f. (frontispice au lavis d'encre noire) ; 479 pp (dont table et errata) ; 15 planches manuscrites repliées. Ex-libris aux armes du baron de Charansonnex (Mr de Massingy) : « virtus sepulta resurget ». Dédicace faite par l'auteur à Mr de Massingy sur le frontispice dessiné. (Tache dencre en marge supérieure, quelques planches découpées sur lencadrement) Plein veau marbré d'époque, dos nerfs orné, titre de maroquin havane, roulette sur les coupes, tranches rouges. (Petit manque à la coiffe inférieure, petite fente de 5 mm sur le haut du mors supérieur)‎

‎Impressionnant manuscrit de géométrie du milieu du XVIIIe siècle complété de 15 planches manuscrites. Ce remarquable travail anonyme était sans doute destiné à une publication. il sagit du premier volume de ce traité couvrant la théorie de la géométrie, allant jusqu'aux corps des solides, et à la trigonométrie rectiligne. La seconde partie annoncée en introduction mais manquante ici, devait couvrir la géométrie pratique. Louvrage est rédigé à lencre brune et noire dans un encadrement de double filets, avec une écriture soignée parfaitement lisible. Lauteur présente ainsi son travail en introduction : « On divise la géométrie en deux parties, savoir en géométrie spéculative et en géométrie pratique. Dans la première on sattachera à développer les différents rapports de létendue ; sans donner des règles pour tirer des lignes, construire des figures, et mesurer létendue dans la 2e qui est la géométrie pratique. On donnera ces sortes de règles avec démonstration de leur infaillibilité, il ne faudra donc pas sembarrasser dans cette 1ère partie des méthodes pour la construction des figures, il suffira de les supposer construites au moyen des règles que fournira la 2ème partie et il est bon dailleurs de bien observer que les figures quon présentera aux yeux du corps nont pour objet ; que de fixe lattention de lauditeur... ». En fin douvrage se trouvent 15 planches donnant 211 figures géométriques numérotées et finement tracées dans un encadrement. Manuscrit très bien conservé. 1 small vol 4to manuscript (145 x 213 mm) of: [1] f. (frontispiece in black ink wash); 479 pp (including table and errata); 15 folded manuscript plates. Ex-libris with the coat of arms of the Baron de Charansonnex (Mr. de Massingy): virtus sepulta resurget. Dedication by the author to Mr. de Massingy on the illustrated frontispiece. (Ink stain in upper margin, some plates cut on the frame). Full marbled calfskin of the period, decorated spine, title in tan morocco, roulette on the edges, red edges. (Small loss to the lower cap, small 5 mm split at the top of the upper joint). Impressive mid-18th century manuscript on geometry, complete with 15 handwritten plates. This remarkable anonymous work was undoubtedly intended for publication. It is the first volume of this treatise covering the theory of geometry, including solid bodies and rectilinear trigonometry. The second part, announced in the introduction but missing here, was to cover practical geometry. The work is written in brown and black ink within a double-lined frame, in neat, perfectly legible handwriting. The author presents his work as follows in the introduction: "Geometry is divided into two parts, namely speculative geometry and practical geometry. In the first part, we will focus on developing the different relationships of extension; without giving rules for drawing lines, constructing figures, and measuring extension in the second part, which is practical geometry. We will give these kinds of rules with a demonstration of their infallibility, so there is no need to get bogged down in the first part with methods for constructing figures; it will suffice to assume that they have been constructed using the rules provided in the second part. It is also worth noting that the figures presented to the eye have no purpose other than to focus the listener's attention..." At the end of the book are 15 plates containing 211 numbered geometric figures, finely drawn and framed. The manuscript is very well preserved.‎

Référence libraire : 5715

Livre Rare Book

J-F Letenneur Livres Rares
Saint Briac sur Mer France Francia França France
[Livres de J-F Letenneur Livres Rares]

1 400,00 € Acheter

‎[MANUSCRIT]‎

‎Traité de mariage du 26 avril 1790.‎

‎S.l., s.d. (avril 1790) in-4, [3] pp. n. ch. écrites sur peau de vélin, graphie cursive et moyennement lisible, en feuille.‎

‎Grosse du contrat de mariage passé devant le notaire royal et tabellion du bailliage de Dieuze, entre le cordonnier Nicolas Houpert et Anne-Marie Chrisman. Le bailliage de Dieuze, enclavé dans le temporel de l'Evêché de Metz, n'exista comme entité administrative de la Lorraine que de 1751 à 1790. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 203498

‎[MANUSCRIT]‎

‎Traicté de l'agriculture.‎

‎S.l.n.d. (XVIIIe s.) in-folio, [4] ff. n. ch., couverts d'une écriture moyenne, calligraphiée, très lisible (environ 40 lignes par page), texte sur deux colonnes, en feuilles, légèrement ébarbées.‎

‎Très bref, ce petit manuscrit se présente comme une suite de techniques pratiques ; sont exposées successivement :1. La méthode pour tracer des fossés [trous] arborés, planter des arbres et de les entretenir. - 2. La manière d'enter et de cultiver plusieurs types d'arbres (ormes, chênes, vigne, amandiers, noizilliers [= noisetiers], châtaigners, cerisiers, coigniers [= cognassiers], figuiers, pommiers, néfliers, mûriers, noyers, pêchers, pins, poiriers, pruniers, sorbiers, lauriers). - 3. La manière de cultiver certaines plantes, comestibles ou non (roses, melons, abricots, etc.). - 4. Une recette "pour faire frutifier un arbre qui ne porte fruit".Belle écriture. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 209656

‎[MANUSCRIT - SOISSONS]‎

‎Tribunal civil de Soissons. Etat des frais faits à la requête de Monsieur Rigaux fils. notaire à Soissons tuteur des mineurs Tournay‎

‎S.l. [Soissons], 6 prairial an XI (26 mai 1804) in-4, en feuille.‎

‎Etat rédigé sur le recto seul du feuillet, signé de l'avoué du tribunal Dubois. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 219636

‎[MANUSCRIT]. [LACOUDRAYE (Antoine-Jean-Bazire)].‎

‎Tribunal correctionnel de Gand, département de l'Escaut. Le Commissaire du Directoire près le tribunal correctionnel de Gand. au citoyen François juge de paix du 1er arrondissement de la commune de Lille‎

‎Gand, 20 Brumaire an VI (10 novembre 1797) in-folio, [3] pp. n. ch. couverte d'une écriture moyenne et très lisible, avec une belle vignette en-tête gravée, en feuille.‎

‎Longue missive explicitant les déboires de Lacoudraye dans l'inculpation de deux gantois pour une affaire de complicité d'espionnage, qu'il désire faire transférer à Lille après leur arrestation (mais le tribunal correctionnel local persiste à se déclarer compétent) : "Une lettre écrite par le commissaire du directoire près l'administration municipale de Lille (...) m'a appris le 15 vendémiaire que les citoyens Oht et Sébille habitants de Gand étoient prévenus d'être les complices d'un nommé Fémy agent des Anglois et des émigrés". - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 240225

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