|
|
|
Sammlung
8 kleinere Autographen mit U. von deutschen Schriftstellerinnen.
o.J. , Ca. 1983-94, Verschied. Formate.
Referentie van de boekhandelaar : 39264
|
|
|
Sammter, A. [Ascher]
Talmud Babylonicum - Tractat Baba Mezia [Massekhet Baba Metziah min ha-Talmud ha-Bavli] [HEBREW & GERMAN] [BERLIN 1876]. Mit deutscher Übersetzung und Erklärung von A. Sammter.
RARE bilingual edition of the Baba Mezia tractate from the Babylonian Talmud, printed in 19th century Berlin. The tractate was translated and annotated by Asher Sammter, rabbi of the city of Liegnitz (Legnica) in Silesia. The book features a short introduction to the Babylonian Talmud, along with short biographies of the Talmud commentators. 415x275mm. 299 pages [pagination: VI+119 double pages (= VI+238) & pages 120-174 (=55)]. Black quarter-leather Hardcover with gilt lettering on spine. Cover worn. Cover and spine edges slightly bumped. Pages VI, 2 and 3 detached from binding. Page 2 torn in the middle. Few pencil marks throughout the text. Some page edges tattered. Pages yellowing. [SUMMARY]: Save for the aforementioned wear, this rare bi-lingual edition of a Talmud tractate is in good condition. PLEASE NOTE: This item is overweight. We may ask for extra shipping costs.
|
|
|
Samuel, Athanasius Yeshue
Treasure of Qumran : My story of the Dead Sea Scrolls
"Here is the autobiography of the man who purchased the first of the Dead Sea Scrolls which were found by the Ta'amireh Bedouins in the Judaean wilderness" He was became Metropolitan of the Syrian Orthodox [Antiochan] Church in Jerusalem and later Archbishop of the Syrian Church of Antioch in the United States and Canada. 208p. illus Book
|
|
|
Samuelson, Paul A., Wirtschaftswissenschaftler und Nobelpreisträger (1915-2009)
Karte mit eigenh. U.
o.J. (Cambridge) MIT, 5. I. 1979, 10 x 15 cm. 1 Seite. Gedruckter Briefkopf.
Referentie van de boekhandelaar : 50658
|
|
|
SANDY Isabelle
1886 - ?. Femmes de lettres de l’Ariège. Carte postale A.S.
Referentie van de boekhandelaar : 4789
|
|
|
SANDRE Thierry
1890 - 1950. Poète et romancier, prix Goncourt en 1924. Président de l’Association des écrivains combattants de 1914-1918. L.A.S.
En date du 16 mars 1922, à propos de l’anthologie des écrivains morts à la guerre.
Referentie van de boekhandelaar : 4788
|
|
|
SANDRE Thierry
1890 - 1950. Poète et romancier, prix Goncourt en 1924. Président de l’Association des écrivains combattants de 1914-1918. 2 L.A.S.
En-tête de l’Association des Écrivains Combattantsde 1914 à 1918.
Referentie van de boekhandelaar : 4938
|
|
|
SANDERUS Antonius
Bibliotheca Belgica Manuscripta, sive Elenchus universalis codicum mss. in celebrioribus Belgii
Bruxelles, 1972 2 tomes en 1 volume: [xiv],367,[i] + [vi],278,[ii] pp., texte en Latin, réimpression anastatique de l'édition de 1641-1644, paru dans la série "Archives et Bibliothèques de Belgique" numéro spécial 7, 22cm., br.orig., bon état, B91938
Referentie van de boekhandelaar : B91938
|
|
|
Sans Auteur
Cahier de résultats scolaires d'un enseignant, datant de 1880
Reliure datant possiblement fin XVII°, mais réemployé en 1880, In-4° sous pleine reliure d'époque en maroquin vert empire avec ornements dorés. Environ 150 pp. manuscrites avec des informations scolaires du Petit Séminaire de Montlieu. Il comporte aussi, vers les dernières pages, des entrées d'un journal personnel.
Referentie van de boekhandelaar : DIV363M
|
|
|
SANDY Isabelle - [Isabelle Dieudonnée Marie Fourcade dite] - (Cos 1884 - 1975) - Ecrivaine et journaliste française
Carte postale Autographe Signée à Henry Lapauze (1867-1925 - directeur du Petit Palais) - Ax les termes -
Carte postale: "L'Ariège no 240 - Foix et le massif de Tabe" -
Referentie van de boekhandelaar : GF25214
|
|
|
Sandra CALDER
Carte postale autographe signée adressée à Juan Luis Buñuel
s. d. [ca 1967] | 15.70 x 10.80 cm | une carte postale
Referentie van de boekhandelaar : 75396
|
|
|
Sandra CALDER
Carte postale autographe signée adressée à Juan Luis Buñuel ; "La paix ! la paix ! la paix !"
s. d. [ca 1967] | 15.70 x 10.80 cm | une carte postale
Referentie van de boekhandelaar : 75789
|
|
|
SANSKRIT MANUSCRIPTS.
Catalogue of sanskrit manuscripts of his highness ther maharaja of Kashmir and Jammu prepared for the state councilof Kashmir and Jammu by M.A. STEIN, Ph. D.
London Luzac&CO 1894. Bel exemplaire relié, reliure pleine toile ornée d'éd., in-4 non coupé, XVI + 364 pages.
Referentie van de boekhandelaar : AUB-5949
|
|
|
SANTSCHI Catherine / ROTH Charles
Catalogue des manuscrits d'Abraham Ruchat.
Librairie de l'Université Lausanne Payot Etudes et Documents 1971 Lausanne, Payot S.A., Librairie de l'Université, Etudes et Documents pour servir à l'histoire de l'université de Lausanne (huitième fasc.), 1971, 151 p., broché. Un chiffre romain manuscrit sur le bas du dos, une déchirure sans manque en bordure du premier plat, bon état pour le reste et intérieur bien propre.
Referentie van de boekhandelaar : 116493
|
|
|
SANOIS (Jean-François-Joseph de La Motte-Geffrard, comte de).
Journal du Comte de Sanois, depuis le 4e . may 1785. jusqu’au 25 janvier 1786. Mémoire dicté à Besançon la nuit du samedy 7. au dimanche 8 de may 1785. en continuant le dimanche 8. à deux bas officiers prisonniers comme lui dans les prisons militaires de cette ville Nota. Ce mémoire a été remis par le captif à M. Gilbert président de la Chambre de vacation à Charenton le 21. 7bre 1785 et retiré du greffe de Me Fremin Greffier où cette pièce était demeurée, après l'élargissement du prisonnier.
, , 1786. Manuscrit in-folio réglé (22 x 32,5 cm) de (2)-162 pp., quelques feuillets laissés vierges, vélin sur ais de bois (reliure de l’époque). Titre manuscrit sur le plat supérieur à l'encre du temps : Journal du Comte de Sanois sortant de la Maison de force de Charenton où il a été détenu au secret depuis le 4. may 1785 jusqu'au 25 janvier 1786. Premier cahier. Mémoire dicté à Besançon (suivi sur le dos, en long :) Journal manuscrit du comte de Sanois May 1786 7bre 1787.
Referentie van de boekhandelaar : 11680
|
|
|
SAN ANTONIO (DARD Frédéric)
Le mari de Léon (tapuscrit original signé)
31 x 23 cm.; 362 PP. Exceptionnel tapuscrit de ce roman de San Antonio abondamment corrigé et annoté par Frédéric Dard. 362 pages dactylographiées réunies dans un classeur à pince noir. Envoi signé et daté de Frédéric Dard et San Antonio et Bon pour impression signé et daté également, tous deux en fausse garde. On joint: la première édition de ce roman (Fleuve noir, 1990) avec envoi signé de San Antonio faisant allusion au tapuscrit. Ensemble unique et en très bon état.
Referentie van de boekhandelaar : 005529
|
|
|
SANDY Isabelle - [Isabelle Dieudonnée Marie Fourcade dite] - (Cos 1884 - 1975) - Ecrivaine et journaliste française
Lettre Autographe Signée à Henry Lapauze (1867-1925 - directeur du Petit Palais) - Cos le 19 mai? -
3 pages in12 - bon état -
Referentie van de boekhandelaar : GF25209
|
|
|
SANDY Isabelle - [Isabelle Dieudonnée Marie Fourcade dite] - (Cos 1884 - 1975) - Ecrivaine et journaliste française
Lettre Autographe Signée à Henry Lapauze (1867-1925 - directeur du Petit Palais) - Paris le 7 juin 1913 -
2 pages in12 + adresse au dos -
Referentie van de boekhandelaar : GF25210
|
|
|
SANDY Isabelle - [Isabelle Dieudonnée Marie Fourcade dite] - (Cos 1884 - 1975) - Ecrivaine et journaliste française
Lettre Autographe Signée à Henry Lapauze (1867-1925 - directeur du Petit Palais) -
3 pages in8 - bon état -
Referentie van de boekhandelaar : GF25211
|
|
|
SANDY Isabelle - [Isabelle Dieudonnée Marie Fourcade dite] - (Cos 1884 - 1975) - Ecrivaine et journaliste française
Lettre Autographe Signée à Henry Lapauze (1867-1925 - directeur du Petit Palais) - Paris le 3 juin 1921 -
4 pages in8 - bon état -
Referentie van de boekhandelaar : GF25212
|
|
|
SANDY Isabelle - [Isabelle Dieudonnée Marie Fourcade dite] - (Cos 1884 - 1975) - Ecrivaine et journaliste française
Lettre Autographe Signée à Henry Lapauze (1867-1925 - directeur du Petit Palais) - Paris jeudi? - (1922?)
3 pages 1/2 in8 - bon état -
Referentie van de boekhandelaar : GF25213
|
|
|
sans auteur ( CARUEL - Marin )
MANUSCRIT MARITIME : (FRANCE) CÔTE NORD - DE L'EMBOUCHURE A L'ATTERRAGE DE BOULOGNE (Vade-Mecum pour une navigation sans problèmes)
1882 in-16 plein-veau un volume, reliure plein veau havane marbré in-seize (binding full calfskin sextodecimo), dos long (spine without raised band) muet, manuscrit original d'uneBelle Ecriture Bien Lisible, à l'encre noire, écrit d'un seul côté sur papier à petits carreaux bleus, orné d'une carte dépliante en couleurs des Pavillons Maritimes Français et Etrangers éditée au Havre chez Eugène costey editeur + un plan dépliant de la Rade du Havre + 12 signaux in-texte en couleurs + 3 dessins hors-texte à la mine de plomb, sans pagination, 202 feuillets, sans date ( Janvier 1882 - noté au milieu du feuillet n°6) par un dénommé CARUEL (noté à l'encre bleue sur la tranche supérieure du manuscrit)
Referentie van de boekhandelaar : 25464
|
|
|
SAND George
La Mare au Diable
- Michel Levy Frères, Paris 1867, 11,5x18,5cm, relié. - La Mare au Diable [The Devil's Pool] Michel Levy Frères | Paris 1867 | 11,5 x 18,5 cm | bound in shagreen New edition. Contemporary binding in half green shagreen, spine in four compartments set with gilt stippling, gilt fillets and gilt fleurons in the corner pieces, multiple blind tooled frames on the boards, white iridescent paper endpapers, all edges gilt. Some leaves shorter in the bottom margin. Handwritten inscription signed by George Sand on the first endpaper: "à mon bon ami Edmond Plauchut. G. Sand". Today the only outsider to the family buried in the cemetery of the Nohant house, is Lucien-Joseph-Edmond Plau chut (1824-1909) who began an epistolary relationship with George Sand in the autumn of 1848 when he was a voluntary expatriate after the fall of the Republic. Leaving for Singapore, he was shipwrecked off the coast of the Cape Verde Islands and was able to save only one cassette containing Sand's letters that he had preciously bound. These missives were his salvation: they allowed him to be collected, fed and laundered by a rich Portuguese admirer of the Lady of Nohant, Francisco Cardozzo de Mello. After several journeys toward the Far East, and several exotic presents sent to his distant and yet so close friend, Plauchut finally met George Sand in 1861. In 1870, she paid a vibrant tribute to him in the preface of her novel Malgrétout. Despite everything, she recounts the shipwreck of which he was a victim and expresses with emotion her friendship for this courageous friend. Plauchut, much loved by the Sand family - and particularly George's granddaughters who nicknamed him Uncle Plauchemar - was an integral part until his death in January 1909. The handwritten signed inscriptions on La Mare au Diable are very rare, this one is from a superb provenance. [FRENCH VERSION FOLLOWS] Nouvelle édition. Reliure de l'époque en demi chagrin vert, dos à quatre nerfs sertis de pointillés dorés filets dorés et fleurons dorés en écoinçons, multiples encadrements à froid sur les plats, gardes et contreplats de papier blanc moiré, toutes tranches dorées. Certains feuillets plus courts en marge basse. Envoi autographe signé de George Sand sur la première garde?: «?à mon bon ami Edmond Plauchut. G. Sand.?» Aujourd'hui le seul étranger à la famille inhumé dans le cimetière de la maison de Nohant, Lucien-Joseph-Edmond Plauchut (1824-1909) entama une relation épistolaire avec George Sand à l'automne 1848 alors qu'il était expatrié volontaire après la chute de la République. Parti vers Singapour, il fit naufrage au large des îles du Cap-Vert et ne put sauver qu'une cassette contenant les lettres de Sand qu'il avait précieusement faites relier. Ces missives furent son salut?: elles lui permirent d'être recueilli, nourri et blanchi par un riche Portugais admirateur de la dame de Nohant, Francisco Cardozzo de Mello. Après plusieurs voyages vers l'Extrême-Orient, et de nombreux cadeaux exotiques expédiés à sa lointaine et pourtant si proche amie, Plauchut rencontra finalement George Sand en 1861. En 1870, elle lui rendit un vibrant hommage dans la préface de son roman Malgrétout, narrant le naufrage dont il fut victime et exprimant avec émotion son amitié pour ce courageux ami. Plauchut, très aimé de la famille Sand - et particulièrement des petites-filles de George qui le surnommaient «?L'Oncle Plauchemar?» - en fit partie intégrante jusqu'à sa mort en janvier 1909. Les envois autographes signés sur La Mare au Diable sont très rares, celui-ci est d'une superbe provenance.
|
|
|
SAND George
Lettre autographe signée adressée à Alphonse Peyrat
- s.d. (mai 1868), 13,5x20,7cm, 2 pages sur un double feuillet. - Lettre autographe signée de George Sand adressée à Alphonse Peyrat, deux pages rédigées à l'encre noire sur un double feuillet. Pliures transversales inhérentes à l'envoi. Intéressante lettre évoquant l'un de ses fidèles ami : Jean Patureau-Francoeur. George Sand avait fait publier un long article nécrologique en hommage à ce proche dans L'Avenir national du 2 mai 1868. Elle y décrivait son défunt ami avec beaucoup de tendresse : « C'était un simple paysan, un vigneron des faubourgs de Châteauroux. Il avait appris tout seul à écrire, et il écrivait très remarquablement, avec ces naïves incorrections qui sont presque des grâces, dans un style rustique et spontané. [...] Ce petit homme robuste, à grosse tête ronde, au teint coloré, à l'il bleu étincelant et doux, était doué d'une façon supérieure. Il voyait la nature, il l'observait, il l'aimait et il la savait. [...] Son existence parmi nous fut pénible, agitée, méritante. Naturellement un esprit aussi complet que le sien devait se passionner pour les idées de progrès et de civilisation. Il fut, avant la Révolution, le représentant populaire des aspirations de son milieu, et il travailla à les diriger vers un idéal de justice et d'humanité. [...] » En 1848, Patureau fut élu maire de Châteauroux et devint le porte-parole des ouvriers de sa commune. « Au moment du coup d'État, il fut poursuivi, mais il se cacha dans des familles amies et échappa à la police. George Sand obtint, difficilement, sa grâce, ce qui lui permit de regagner Châteauroux. Il fut arrêté en janvier 1858, à la suite de la loi de sûreté générale. « Il resta un mois au cachot sur la paille en plein hiver. Quand on le mit dans la voiture cellulaire qui le dirigeait vers l'Afrique, il était presque aveugle, et, depuis, il a toujours souffert cruellement des yeux » (George Sand). En septembre 1858, à la suite d'une démarche de George Sand auprès de son ami Jérôme-Napoléon, le cousin de Napoléon III, il fut libéré mais resta soumis à surveillance. Il se fixa en Algérie, après avoir obtenu la permission de venir à Châteauroux pour vendre sa maison et sa vigne et pour y chercher sa famille. En Algérie, il vécut de son métier de vigneron, fit partie de la Société d'agriculture de Philippeville et écrivit un traité de viticulture. » (Maintron) « A présent, je viens vous demander de me payer ce petit article le plus cher que vous pouvez et d'envoyer le prix directement à Joseph Patureau, rue de cluis n°7 à Châteauroux. Indre. Et cela, le plus tôt possible. » Joseph, fils de Jean Patureau « est un vigneron très pauvre, très honnête et très digne, qui n'a pas de quoi faire le voyage. » « Il faut que le fils aîné de Patureau [...] aille bien vite à Gastonville pour aider ses frères mineurs à régler leurs affaires de famille. Je lui ai fait accepter le prix de l'article sur son père, ce qui joint à quelques économies, lui permettra d'aller remplir son devoir et surveiller ses intérêts. » Intéressant témoignage de la générosité et de l'indéfectible engagement de George Sand en faveur de la justice sociale. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
|
|
|
SAND George
Lettre autographe signée adressée à Ernest Feydeau : "Je suis bien d'âge à être votre mère, car j'ai 55 ans, et j'ai de bonnes mains bien adroites, mais pas belles du tout."
- Nohant 16 août [18]59, 13,5x20,9cm, 4 pages sur un double feuillet. - Lettre autographe signée de George Sand adressée à Ernest Feydeau. Quatre pages rédigées à l'encre bleue sur un double feuillet présentant, en tête de la première page, le timbre à sec de l'expéditrice. Cette lettre a été publiée dans la correspondance complète de George Sand établie par Georges Lubin. Belle et longue lettre évoquant la littérature et l'amitié entre écrivains. D'abord courtier en bourse et spécialiste de l'Antiquité, Ernest Feydeau se lança sur le tard dans la fiction. Soucieux d'occuper un espace littéraire dans lequel il ne s'estimait pas justement apprécié, il fit jouer ses relations et entretint une relation épistolaire suivie avec d'illustres correspondants tels que Gustave Flaubert, Sainte-Beuve ou encore George Sand auxquels il adressa les ébauches de ses romans et dont il sollicita les avis. La présente lettre constitue une réponse de Sand qui vient d'achever la lecture de Daniel, deuxième roman de Feydeau. George Sand, alors à l'apogée de sa carrière littéraire, se décrit ainsi : « Je suis bien d'âge à être votre mère, car j'ai 55 ans, et j'ai de bonnes mains bien adroites, mais pas belles du tout. J'ai acquis le droit de n'être plus coquette, on m'a fait un assez grand reproche de ne l'avoir jamais été. Je vous dirai de moi tout ce que vous voudrez. » Comme à son habitude, très sollicitée par ses pairs, elle livre une critique très détaillée du texte que lui soumet son confrère : « Je ne suis pas contre les phrases qui détonnent, là où il faut qu'elles détonnent, mais je ne suis pas pour que l'harmonie soit sacrifiée au rythme. Je ne suis pas non plus pour le contraire. Comprenez-moi bien, je ne blâme que ce qui s'aperçoit trop, que ce qui révèle le procédé. Ne touchez pas aux passages dont vous me parlez, ils sont excellents. Et, en somme, je n'insisterai pas furieusement sur la question de forme dans le style, vu que si les qualités du vôtre devraient s'en aller avec ce qui me semble parfois un défaut, je serais au désespoir d'avoir signalé le défaut. » Elle-même très proche de Flaubert qu'elle surnommait son «?cul de plomb?», Sand semble ravie que les deux hommes se connaissent : « Je n'ai pas le temps. Mais j'aurai celui de vous recevoir quand vous serez libre, il faudra venir avec Flaubert qui a aussi en moi un lecteur enchanté et un ami littéraire de tout cur. Je ne le savais pas votre ami, et je suis contente qu'il le soit. » L'amitié va si loin que Sand bientôt réunit les deux écrivains, les mettant sur un total pied d'égalité : « Ce n'est pas un malheur pour vous, pas plus que pour Flaubert, d'appartenir à la race des voyants. » S'installe alors une forme de solidarité face à l'adversité de la critique : « Tout cela se sent mieux qu'on ne peut le dire, et c'est pour cela que la critique déraisonne les trois quarts du temps. » Car la critique a eu le malheur de taxer Feydeau, comme elle l'a fait avec Flaubert, de réaliste : « On s'est mêlé de baptiser votre manière et la sienne de réalisme. Je ne sais pas pourquoi ; à moins que le réalisme ne soit tout autre chose que ce que les premiers adeptes ont tenté de nous expliquer. Je soupçonne, en effet, qu'il y a une manière d'envisager la réalité des choses et des êtres, qui est un grand progrès, et vous en apportez la preuve triomphante. Mais le nom de réalisme ne convient pas, parce que l'art est une interprétation multiple, infinie. C'est l'artiste qui crée le réel en lui-même, son réel à lui, et pas celui d'un autre. Deux peintres font le portrait de la même personne. Tous deux font une uvre qui représente la personne, si ce sont deux maîtres. Et pourtant les deux peintures ne se ressemblent pas. Qu'est devenue la réalité ? » Cette longue diatribe - véritable manifeste - constitue un puissant témoignage de la répulsion de George Sand et Flaubert pour les théoriciens, obsédés par l'idée de classer la littérature selon un « système qui [...] aveugle ». [ENGLISH DESCRI
|
|
|
SAND George
Lettre autographe signée adressée à Léon Curmer : "Je suis toujours enfermée pour écrire, ou sortir pour me promener."
- Paris jeudi 7 mai [1840], 13,6x20,9cm, une page sur un double feuillet. - Lettre autographe signée de George Sand adressée à l'éditeur Léon Curmer. Une page rédigée à l'encre noire sur un double feuillet. Cette lettre a été publiée dans la correspondance complète réunie par Georges Lubin. "Monsieur, J'ai parcouru votre recueil avec beaucoup d'intérêt, et j'accepte la collaboration que vous m'avez offerte, mais je ne pourrais m'occuper de vous satisfaire que dans six semaines ou deux mois. Si cette époque vous convient veuillez bien me le faire savoir ainsi que les conditions de la rédaction. " Le "recueil" dont il est ici question n'est autre que Les Français peints par eux-mêmes. Sand ne collaborera cependant pas à cette monumentale somme de types lui préférant, quelques années plus tard Le Diable à Paris publié sous la direction de son proche ami l'éditeur Hetzel. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
|
|
|
SAND George
Lettre autographe signée adressée à René Biémont : "On n'est jamais plus heureux et inspiré que quand on croit n'avoir pas le temps de l'être."
- Nohant 14 mars 1863, 13,4x20,6cm, 3 pages sur un double feuillet. - Lettre autographe signée de George Sand adressée à René Biémont. Trois pages rédigées à l'encre bleue sur un double feuillet comportant en tête de la première page le timbre à sec des initiales de Sand. Enveloppe jointe. Pliures inhérentes à l'envoi. Cette lettre a été publiée dans la correspondance complète de George Sand établie par Georges Lubin. Belle missive de félicitations adressée à René Biémont après l'envoi de son ouvrage Le Petit Fils d'Obermann : "Votre petit livre est très original et vous y montrez des qualités de talent qui se développeront, si vous regardez en avant." En lectrice attentive et très sollicitée par ses jeunes pairs, Sand développe sa critique littéraire : "Obermann et son petit fils le moine appartiennent au passé. Ils sont vrais et le timide Jean est bien tracé. Il y a de la grandeur et de la vérité dans ce type exceptionnel. Mais Constant d'Heurs est trop passif des événements. Il devrait réagir contre cet impuissant et le guérir ou le plaindre davantage [...]" Sentencieusement, elle achève ainsi son courrier : "Ne vous plaignez pas du travail ingrat et acceptez-le comme une bonne chose, les trois quarts de la vie sacrifiés à un devoir quelconque font le dernier quart très fort et très vivant. Il est très bon d'être attachés à la poésie et contrarié dans la possession d'un beau rêve. Dès qu'on peut le savourer sans relâche, il s'efface ou se trouble. Je vous en parle par expérience. On n'est jamais plus heureux et inspiré que quand on croit n'avoir pas le temps de l'être." Très beau témoignage du rôle de premier plan que joua George Sand sur la scène littéraire du Second Empire. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
|
|
|
SAND George
Lettre autographe signée adressée à Stéphanie Geoffroy-Saint-Hilaire : de l'émancipation féminine par l'éducation : "Ç'a été pour moi une éducation à part que celle de cet enfant de 18 ans qui n'en avait que 2, il y a six mois, et qui a maintenant son âge, avec toute la candeur de l'enfance conservée."
- Nohant 3 juin 1858, 13,4x20,9cm, 4 pages sur un feuillet remplié. - Lettre autographe signée de George Sand adressée à son amie Stéphanie Bourjot, fille d'Étienne Geoffroy-Saint-Hilaire. Quatre pages rédigées à l'encre bleue sur un feuillet remplié au chiffre de George Sand. Pliures inhérentes à l'envoi. Cette lettre a été partiellement publiée dans Correspondance, t. XIV, n° 7846. Très belle lettre, en partie inédite, dans laquelle George Sand évoque l'ouvrage de Marie Pape-Carpantier et l'éducation de sa jeune servante Marie Caillaud?: «?C'est un excellent livre, dans lequel j'apprends à lire à ma jeune servante, une fille extraordinairement intelligente et dont ce livre ouvre l'esprit à toutes sortes de bonnes notions. Ç'a été pour moi une éducation à part que celle de cet enfant de 18 ans qui n'en avait que 2, il y a six mois, et qui a maintenant son âge, avec toute la candeur de l'enfance conservée. Donc tous les soirs, nous lisons les historiettes de Marie Carpentier, et je m'y intéresse autant que mon élève.?» Marie Caillaud n'a que onze ans lorsque George Sand la fait entrer à son service afin de s'occuper de la vaisselle et du poulailler, ce qui lui vaudra le sobriquet de «?Marie des poules?». Mais l'écrivaine repère bien vite l'intelligence de la jeune paysanne?: elle en fait rapidement sa gouvernante et à partir de 1856, la jeune fille participe aux séances du petit théâtre de Nohant. C'est au début des années 1858 que l'on trouve mention de son apprentissage notamment dans une lettre de George Sand à son ami Charles Duvernet?: «?Dans mes soirées d'hiver, j'ai entrepris l'éducation de la petite Marie, celle qui jouait la comédie avec nous. De laveuse de vaisselle qu'elle était, je l'ai élevée d'emblée à la dignité de femme de charge que sa bonne cervelle la rend très apte à remplir. Mais un grand obstacle, c'était de ne pas savoir lire. Ce grand obstacle n'existe plus. En trente leçons d'une demi-heure chacune, total quinze heures en un mois, elle a su lentement, mais parfaitement toutes les difficultés de la langue. Ce miracle est dû à l'admirable méthode Laffore, appliquée par moi avec une douceur absolue sur une intelligence parfaitement nette.?» (16 février 1858) Intime de l'écrivaine, Marie Caillaud deviendra finalement une comédienne influente de la scène de Nohant et côtoiera les illustres invités de George Sand?: Delacroix, Gautier, Dumas, le prince Jérôme Bonaparte... Mais Marie ne fut pas la première élève de George Sand, qui demeura toute sa vie durant intéressée par la question de la pédagogie et apprit à lire non seulement à ses enfants, mais aussi à ses petits-enfants et à plusieurs personnes de son entourages (domestiques, paysans). Cette lettre montre toute l'implication qu'elle eut dans son rôle de maîtresse, réfléchissant sans cesse à des manières pertinentes et efficaces d'enseigner?: «?Mais ce qui manque, du moins à ma connaissance, c'est une méthode de lecture. J'en ai fait une (pour mon usage, je ne l'ai pas écrite.) tirée d'abord de celle de Laffore, et modifiée à mon idée. Mais ce que je n'ai pas trouvé dans les manuels à l'usage de l'enfance et des écoles primaires, c'est un livre d'exercices bien faits pour apprendre à lire logiquement tout en se rendant compte de l'orthographe des mots. Ce livre existe-t-il ??» Loin d'être un simple passe-temps, l'éducation revêtit pour George Sand une importance capitale et, comme le souligne Georges Lubin, elle ne se borna donc pas à alphabétiser les plus jeunes. Il faut dire que la mère de Sand lui apprit elle-même à écrire dès l'âge de cinq ans?: «?Elle se rendit compte très tôt que la seule voie pour atteindre à l'égalité était l'émancipation intellectuelle. L'ignorance où les femmes étaient tenues était la cause de leur esclavage. L'ignorance où le peuple était tenu était le fondement de l'inégalité qui régnait entre les classes. L'éducation était le sésame qui ouvrirait les portes fermées.?» («?George Sand et l'éducation?» in Nineteenth-C
|
|
|
SAND George
Lettre autographe signée adressée à un correspondant inconnu
- Paris s.d. (entre 1864 et 1868), 13,4x20,7cm, 2 pages sur un double feuillet. - Lettre autographe signée adressée à un correspondant inconnu, radigée à l'encre noire sur un double feuillet avec timbre à sec aux initiales de l'écrivaine. Cette lettre, probablement inédite, a été rédigée un "11 novembre" entre 1864 et 1868 d'après l'adresse en pied : "rue des feuillantines 97". "Une amie commune et pleine de confiance en votre bonté, me fait espérer, monsieur, que vous m'accorderez un peu de sympathie. Si je suis indiscrète d'y croire, ne vous en prenez qu'à elle, comme elle est de ces personnes à qui l'on ne peut en vouloir, je ne crains pas de vous la dénoncer. Vous pouvez vendre un immense service au fils de mon ami d'enfance. Le voudrez-vous, quelque difficile que la chose puisse être ? Elle ne l'est peut-être pas, je ne sais pas. Mais si elle l'est, j'espère quand même depuis ce que Madame de Voisins me dit de vous. [...]" [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
|
|
|
SAND George
Lettre autographe à Gustave Flaubert : "Étroniforme est le mot sublime qui classe cette espèce de végétaux merdoïdes"
- Nohant 21 décembre 1867, 13,4x20,7cm, deux feuillets sous chemise et étui. - Lettre autographe de George Sand adressée à Gustave Flaubert datée du 21 décembre 1867, 8 pages sur deux feuillets rempliés. Publiée dans la Correspondance, XX, pp. 642-645. Issue d'une des plus belles correspondances littéraires du siècle, cette lettre écrite à la veille de Noël 1867 est un sublime témoignage de la franche amitié entre George Sand, le «?vieux troubadour?» et Gustave Flaubert baptisé «?cul de plomb?» après avoir décliné son invitation à Nohant pour achever l'Éducation sentimentale. Malgré les dix-sept ans qui les séparent, leurs tempéraments opposés et leur conception de la vie divergentes, le lecteur est saisi par la tendresse mais aussi l'étonnante verdeur de cette longue confidence de George Sand. Alors au faîte de sa gloire littéraire et à la joie de son théâtre de Nohant, Sand s'entretient longuement de politique, de leur séparation, de leur conception du travail d'écrivain, de la vie même. Dans cette lettre à l'allure de «?courant de conscience?», Sand couche naturellement et librement sur le papier huit pages de conversations avec l'écrivain, qui ne fait que de trop rares et brèves apparitions à Nohant?: «?Mais comme je bavarde avec toi?! Est-ce que tout ça t'amuse' Je le voudrais pour qu'une lettre de causerie te remplaçât un de nos soupers que je regrette aussi, moi, et qui seraient si bons ici avec toi, si tu n'étais un cul de plomb qui ne te laisses pas entraîner, à la vie pour la vie?», tandis que chez Flaubert, alors plongé dans l'écriture de l'Éducation sentimentale, la devise est plutôt l'art pour l'art. Cette fin d'année 1867 est marquée par la douleur de la disparition d'un «?presque frère?», François Rollinat, que Sand apaise par ses lettres à Flaubert et les soirées animées à Nohant?: «?Voilà comme je vis depuis 15 jours que je ne travaille plus. [...] Ah'?! quand on est en vacances, comme le travail, la logique, la raison semblent d'étranges balançoires?». Sand lui reprochait volontiers de travailler sans relâche dans sa robe de chambre, «?l'ennemi de la liberté?», alors qu'elle, courait par monts et par vaux, de Cannes à la Normandie, jusque sur les terres de l'écrivain qu'elle avait visitées en septembre. À cette occasion, Sand avait relu avec bonheur Salammbô dont quelques lignes se retrouvent dans Mademoiselle Merquem, sa dernière uvre en date. Leur amitié littéraire et virile, comme celle avec Rollinat, défia toute la vieille garde des littérateurs qui affirmaient l'impossibilité d'une liaison sincère entre l'homme et la femme. Sand, qu'on a tour à tour qualifié de lesbienne, de nymphomane, rendue célèbre pour ses amours retentissantes et si diverses, entame une longue et riche correspondance avec Flaubert pour qui elle est une mère et un vieil ami. Le «?vieux troubadour?» ou «?vieux cheval?» ne se considérait même plus comme femme, mais comme un être quasi-homme, rappelant ses travestissements de jeunesse et son formidable mépris des barrières entre les sexes. À Flaubert qui avait écrit à celle qu'on surnomma la «?papesse des gynandres?»?: «?Pour mieux tirer à l'arc, elles s'écrasaient le téton?», en évoquant les Amazones?; Sand répond «?Je ne suis pas dans ton idée qu'il faille supprimer le sein pour tirer l'arc. J'ai une croyance tout à fait contraire pour mon usage et que je crois bonne pour beaucoup d'autres, probablement pour le grand nombre?». Guerrière certes, mais guerrière pacifique, Sand a volontiers adopté les usages d'un monde de lettrés misogynes, tout en ayant su rester elle-même?: «?Je crois que l'artiste doit vivre dans sa nature le plus possible. À celui qui aime la lutte, la guerre?; à celui qui aime les femmes, l'amour?; au vieux qui, comme moi, aime la nature, le voyage et les fleurs, les roches, les grands paysages, les enfants aussi, la famille, tout ce qui émeut, tout ce qui combat l'anémie morale.?» ajoute-t-elle ensuite. Belle évocation de sa «?période verte?», ce passage c
|
|
|
SAND George & (SAND Maurice)
Manuscrit autographe signé à propos du "Coq aux cheveux d'or" de Maurice Sand
- Nohant 19 semptembre 1872, 13,2x20,6cm, 20 pages 1/2 sur 21 feuillets. - Manuscrit autographe signé de George Sand rédigé à l'encre noire sur 21 feuillets de papier blanc. Ratures et corrections. Une page du manuscrit semble avoir été égarée. La version finale de cette chronique, dont le texte est conforme au manuscrit que nous proposons, a été publiée dans Impressions et souvenirs (Paris, M. Lévy, 1873). George Sand consacrera un autre article au roman de son fils dans Questions d'art et de littérature en 1878. L'édition originale du Coq aux cheveux d'or de Maurice Sand a été publiée par Lacroix et Verboeckhoven en 1867. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
|
|
|
SAND George & [FLAUBERT Gustave]
Lettre autographe signée adressée à Gustave Flaubert : "Je t'écris en courant ce matin ..."
- Nohant 6 mars 1876, 13,2x20,7cm, deux pages sur un feuillet remplié. - Lettre autographe signée de George Sand adressée à Gustave Flaubert. Deux pages rédigées à l'encre noire sur un double feuillet présentant, en tête de la première page, le timbre à sec de l'expéditrice. Cette lettre a été publiée dans la correspondance complète de George Sand établie par Georges Lubin. Belle lettre rédigée par George Sand quelques mois avant sa mort et adressée à son ami de toujours, Gustave Flaubert. L'écrivaine souhaite offrir à son ami une place pour qu'il assiste à la reprise de sa pièce Le Mariage de Victorine : "Je t'écris en courant ce matin parce que je viens de recevoir de Mr Perrin avis de la 1ère représentation de la reprise du Mariage de Victorine une pièce de moi au théâtre français. Je n'ai ni le temps d'y aller ni l'envie de partir comme cela au pied levé, mais j'aurais voulu y envoyer quelques amis et il ne m'offre pas une seule place. Je lui écris une lettre qu'il recevra demain et je le prie de t'envoyer au moins un orchestre." Les lettres issues de la correspondance entre George Sand et Gustave Flaubert sont fameuses et très recherchées. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
|
|
|
SAND George (BULOZ François)
Lettre autographe de George Sand à François Buloz
- 27 juillet 1861, 13,3x21cm, 4 pages sur un feuillet remplié. - Lettre autographe signée de George Sand à François Buloz, 83 lignes écrites à l'encre bleue, enveloppe jointe. Quelques ratures et soulignements de la main de George Sand. Paraphe autographe de François Buloz. Tampon des « Archives et collections de J. L. Debauve ». Bavures sans incidence sur la lettre. Longue lettre autographe signée de George Sand à François Buloz, l'un des fondateurs de la Revue des Deux Mondes et l'éditeur, en pré-originale, des Fleurs du Mal. La femme de lettres y évoque le théâtre de Nohant ainsi qu'Alexandre Dumas Fils, faisant montre de toute l'influence dont elle dispose dans le milieu littéraire du milieu du xixème siècle. En grande habituée de la presse - elle y a publié la quasi-totalité de ses romans en feuilletons et lui a donné un grand nombre d'articles - George Sand commente dans cette lettre les choix éditoriaux de son ami François Buloz : « Je me décide à vous envoyer une espèce de proverbe qu'on était en train de publier sur notre théâtre de Nohant [...] Ça vaudra toujours mieux que celui de votre dernier n[umér]o, qui, bien que d'un homme de mérite et de talent n'est pas du tout réussi. » L'« homme de mérite » dont il est ici question n'est autre que Tourgueniev. En véritable patronne du théâtre de Nohant, elle dirige l'écriture des scènes et leur éventuelle publication, allant jusqu'à faire la promotion des textes de ses protégés : « Alexandre Dumas fils qui est ici, nous a fait trois scènes charmantes qu'on répète en ce moment. Il vous serait peut-être agréable de les publier dans la revue et c'est un nom. » Elle ironise même « ce sont d'ailleurs des scènes naïves, toute de sentiment, et qui iraient fort bien à la revue ». Protectrice avec Dumas Fils, qui l'appelait d'ailleurs « maman » dans ses lettres, elle procède comme à son habitude et le recommande en secret : « Je n'ai pas voulu lui en parler avant de savoir si vous direz oui, car je crois qu'un refus lui serait désagréable. » Figure aguerrie de la littérature et consciente sans doute de la teneur de la « bluette » de son protégé, qui a pourtant publié sa célèbre Dame aux camélias il y a plusieurs années déjà, elle relativise : « Je ne lui [...] ai rien dit, ignorant s'il voudra débuter dans la revue par une bluette. Mais quelquefois les bluettes que l'on fait sans songer au public sont très heureuses, et la sienne [...] est dans ce cas. » Les demandes de George Sand montrent les rouages de l'industrie éditoriale du xixème siècle, époque à laquelle les recommandations entre écrivains prenaient toute leur importance : « Encore un mot sur Dumas. Il est occupé à faire un roman. Faut-il le pousser à vous l'offrir ou faut-il ne pas lui en parler ? [...] Il a énormément d'esprit et de talent. Ce serait une bonne acquisition pour la revue. Quel prix lui donneriez-vous ? » En dépit de cette recommandation de George Sand et de l'intérêt de Buloz pour ses publications, Dumas Fils ne donnera pas suite à ces ouvertures. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
|
|
|
Sand, George (d. i. Aurore Dupin de Dudevant), Schriftstellerin (1804-1876)
Eigenh. Adresse auf einem Umschlagausschnitt.
o.J. La Châtre, 23. VII. 1836, 6,5 x 10 cm. Auf Trägerpapier (21 x 27 cm) mit Zuschreibung (von Helmina von Chezy) montiert.
Referentie van de boekhandelaar : 57806
|
|
|
SANDERS H.A.
The Minor Prophets in the Freer Collection and the Berlin Fragment of Genesis.
4to., First Edition thus, with 7 plates of facsimiles; original green cloth, gilt back, a very good, clean copy. University of Michigan Studies, Humanistic Series, Vol. XXI.
|
|
|
SANDERUS Antonius
Bibliotheca Belgica Manuscripta, sive Elenchus universalis codicum mss. in celebrioribus Belgii
2 tomes en 1 volume: [xiv],367,[i] + [vi],278,[ii] pp., texte en Latin, réimpression anastatique de l'édition de 1641-1644, paru dans la série "Archives et Bibliothèques de Belgique" numéro spécial 7, 22cm., br.orig., bon état, B91938
|
|
|
SAOZI - [Eric Sablé dit] - né en 1940 - peintre
Carte postale Autographe Signée à Pierre Béarn - Rouen le 15 janvier 1997 -
Carte postale format 10,5 x 15 cm - bon état - au dos d'un beau Dessin original rehaussé d'aquarelle signé -
Referentie van de boekhandelaar : GF23043
|
|
|
Sapelnikow, Wassily, Pianist und Komponist (1861-1947)
Eigenh. musikalisches Albumblatt mit Widmung und U.
o.J. Mannheim, 21. II. 1911, Quer-8°. 12 x 19 cm. 1 Seite.
Referentie van de boekhandelaar : 61017
|
|
|
Saphir, Moritz Gottlieb [zugeschrieben], Schriftsteller (1795-1858)
Gedichtmanuskript (32 Zeilen) in zeitgenössischer Abschrift.
o.J. , Ohne Ort und Jahr [Wien 1848], 4°. 2 Seiten.
Referentie van de boekhandelaar : 48276
|
|
|
SARRIA Amalia, LEMAIRE Claudine, et autres
"Les Rois bibliophiles; Europalia 85 Espana."
Bruxelles, Bibliothèque Royale Albert 1er, 1985. 21 x 28, 224 pp., nombreuses illustrations en couleurs et en N/B, broché, couverture à rabats, très bon état.
Referentie van de boekhandelaar : 94273
|
|
|
SARRIA Amalia, LEMAIRE Claudine
"Les rois bibliophiles; Europalia 85 Espana."
Bruxelles, Bibliothèque Royale Albert 1er, 1985. 22 x 29, 224 pp., nombreuses illustrations en couleurs et en N/B, reliure d'édition pleine toile orange + jaquette, très bon état.
Referentie van de boekhandelaar : 99820
|
|
|
SARDOU (Victorien).
4 billets autographes signés adressés à Jules Claretie.
3 p. in-12 et une carte de visite, s.l.n.d. Il fixe un rendez-vous ; il demande à décaler une répétition et termine par un "bon noël !" ; fatigué, il prévient qu'il ne passera pas avant la première ; il remercie pour les places et propose un dîner pour le lendemain, "nous causerons décors".
Referentie van de boekhandelaar : 96479
|
|
|
SARDOU (Victorien).
4 billets autographes signés adressés à Jules Claretie.
3 p. in-12 et une carte de visite, s.l.n.d. Il fixe un rendez-vous ; il demande à décaler une répétition et termine par un "bon noël !" ; fatigué, il prévient qu'il ne passera pas avant la première ; il remercie pour les places et propose un dîner pour le lendemain, "nous causerons décors".
Referentie van de boekhandelaar : 96479
|
|
|
SARCEY, Yvonne ; [ BRISSON, Madeleine ]
[ 3 lettres autographes signées de remerciements pour l'oeuvre "Les Maisons Claires" ] "Mais que vos 25 ans sont tendres et que votre lettre est bonne et généreuse. Votre mari doit être un homme heureux, et grâce à vous, mes gosses seront des enfants heureux [... ]" - "Merci de ce tendre souvenir en l'honneur de Ste Denise. Que Dieu rende à celle qui porte ce doux nom le bonheur qu'elle donne à mes petits ! [... ]" - "Francette et Denyse sont deux amies généreuses, amies de mes gosses ! Merci à elles de les aimer, de répandre sur eux leur bonheur et Bonne Année ! [...]"
3 L.A.S. de une ou deux pages, sur papier à bel en-tête illustré de l'Oeuvre reconnue d'Utilité Publique "Les Maisons Claires", Siège : 5 rue La Bruyère, Paris, s.d., [ vers 1917-1925 ] [ 3 lettres autographes signées de remerciements pour l'oeuvre "Les Maisons Claires" ] "Mais que vos 25 ans sont tendres et que votre lettre est bonne et généreuse. Votre mari doit être un homme heureux, et grâce à vous, mes gosses seront des enfants heureux [... ]" - "Merci de ce tendre souvenir en l'honneur de Ste Denise. Que Dieu rende à celle qui porte ce doux nom le bonheur qu'elle donne à mes petits ! [... ]" - "Francette et Denyse sont deux amies généreuses, amies de mes gosses ! Merci à elles de les aimer, de répandre sur eux leur bonheur et Bonne Année ! [...]"
Referentie van de boekhandelaar : 64464
|
|
|
SARDOU Victorien - (Paris 1831 - Paris 1908) - Auteur dramatique français
Carte Autographe Signée à une dame -
Carte format 8 x 11,5 cm -
Referentie van de boekhandelaar : GF16206
|
|
|
SARTRE (Jean-Paul)
La nausée. Roman. Envoi manuscrit de l'auteur.
Ed. Gallimard 1957. Bon exemplaire broché, in-8 partiellement coupé, 222 pages.
Referentie van de boekhandelaar : AUB-8749
|
|
|
SARCEY, Francisque:
Lettre manuscrite de Francisque Sarcey à un ami (anonyme).
s.l., s.d., 23 cm x 18 cm, 10 lignes, écriture mal lisible, bon état.
Referentie van de boekhandelaar : 79308aaf
|
|
|
SARMENT Jean - (Nantes 1897 - Boulogne-Billancourt 1976) - Acteur et Ecrivain français
Lettre Autographe Signée à Emmanuel Bondeville - Paris le 10 juillet 1959 -
1 page in4 - bon état -
Referentie van de boekhandelaar : GF16207
|
|
|
SARTRE (Jean-Paul).
Manuscrit autographe de la préface à La Promenade du Dimanche, pièce de Georges Michel.
1966 3 pages et demie in-4 à l'encre bleue, s.d.[vers 1966]. Manuscrit autographe complet de la préface de Sartre à La Promenade du Dimanche, pièce en deux actes de Georges Michel, composée à la fin de la Guerre d'Algérie, qui met en scène une famille petite bourgeoise dont la promenade dominicale est perturbée par une fusillade. Les dialogues, qui reprennent tous les clichés ordinaires de la vie familiale, inscrivent cette oeuvre dans le registre du théâtre de l'absurde. L'auteur y démasque la violence des rapports humains derrière le conformisme social.Dans sa préface, Sartre se plaît à souligner la dimension "existentialiste" de l'argument, qui s'articule autour du conflit entre Histoire et répétition. "La répétition, ce sont nos petits rites misérables et ce bavardage qui nous assourdit : les lieux communs. (...) Les récitants n'entendent plus le bruit de leur vraie vie, de la mort qui s'approche. Ils n'ont de solidarité qu'en ceci qu'ils s'entraident à passer sous silence la vérité, à cacher hors de nous, en nous, la violence, le malheur, notre misérable condition. Le seul personnage qui connaît encore l'angoisse d'être né, qui s'interroge un peu sur la signification de son existence, c'est un enfant".L'auteur des Mots évoque un souvenir d'enfance : "Nous avons tous été ce môme à cloche pied - "les enfants s'ennuient le Dimanche, le Dimanche les enfants s'ennuient" - qui ne sait que faire de son corps et qui sent ce jour-là, plus amèrement que les autres jours, sa parfaite gratuité. Et nous avons vu, depuis, cinq cents ou mille fois, ces familles grises, endimanchées, le père brutal et peureux, pompeux et grossier, content de soi et honteux ; la mère aigre raisonneuse, disputant et cédant toujours, glisser dans les rues sous un ciel pluvieux"."Cette pièce est scandaleuse et forte parce que, puisque la vie s'y résume en une promenade, l'invraisemblable y devient la vérité. Le grand-père meurt, tué par une balle perdue, un service spécial de la voirie fait disparaître le corps en vitesse et les survivants poursuivent la promenade dominicale comme si de rien n'était. Et si l'invraisemblable devient la vérité, du coup c'est la vérité qui nous paraît invraisemblable. C'est invraisemblable et vrai, cette indifférence à la mort des vieux, cet égoïsme, ces mots veules et mille fois répétés qui tombent comme des pelletées de terre sur le cadavre : voilà comment nous sommes dans la vie avec nos morts. Nous le savions, bien sûr : mais ce grossissement savant et réglé nous fait voir, avec un humour noir, cet Autre étrange, inacceptable et scandaleux : nous-mêmes".La Promenade du Dimanche fut créée en 1966 au Studio des Champs-Élysées et publiée chez Gallimard. Elle est aussi parue en allemand et aux États-Unis dans une collection de manuel scolaires pour l'apprentissage du français. C'est la deuxième pièce d'un artisan horloger de Belleville, écrivain autodidacte d'origine prolétarienne dont Sartre avait publié le premier texte dans Les Temps Modernes. L'auteur sera l'un des proches compagnons du philosophe dans les dernières années de sa vie, distribuant notamment avec lui La Cause du Peuple dans les rues.
Referentie van de boekhandelaar : 43659
|
|
|
SARTRE (Jean-Paul).
Manuscrit autographe de la préface à La Promenade du Dimanche, pièce de Georges Michel.
1966 3 pages et demie in-4 à l'encre bleue, s.d.[vers 1966]. Manuscrit autographe complet de la préface de Sartre à La Promenade du Dimanche, pièce en deux actes de Georges Michel, composée à la fin de la Guerre d'Algérie, qui met en scène une famille petite bourgeoise dont la promenade dominicale est perturbée par une fusillade. Les dialogues, qui reprennent tous les clichés ordinaires de la vie familiale, inscrivent cette oeuvre dans le registre du théâtre de l'absurde. L'auteur y démasque la violence des rapports humains derrière le conformisme social.Dans sa préface, Sartre se plaît à souligner la dimension "existentialiste" de l'argument, qui s'articule autour du conflit entre Histoire et répétition. "La répétition, ce sont nos petits rites misérables et ce bavardage qui nous assourdit : les lieux communs. (...) Les récitants n'entendent plus le bruit de leur vraie vie, de la mort qui s'approche. Ils n'ont de solidarité qu'en ceci qu'ils s'entraident à passer sous silence la vérité, à cacher hors de nous, en nous, la violence, le malheur, notre misérable condition. Le seul personnage qui connaît encore l'angoisse d'être né, qui s'interroge un peu sur la signification de son existence, c'est un enfant".L'auteur des Mots évoque un souvenir d'enfance : "Nous avons tous été ce môme à cloche pied - "les enfants s'ennuient le Dimanche, le Dimanche les enfants s'ennuient" - qui ne sait que faire de son corps et qui sent ce jour-là, plus amèrement que les autres jours, sa parfaite gratuité. Et nous avons vu, depuis, cinq cents ou mille fois, ces familles grises, endimanchées, le père brutal et peureux, pompeux et grossier, content de soi et honteux ; la mère aigre raisonneuse, disputant et cédant toujours, glisser dans les rues sous un ciel pluvieux"."Cette pièce est scandaleuse et forte parce que, puisque la vie s'y résume en une promenade, l'invraisemblable y devient la vérité. Le grand-père meurt, tué par une balle perdue, un service spécial de la voirie fait disparaître le corps en vitesse et les survivants poursuivent la promenade dominicale comme si de rien n'était. Et si l'invraisemblable devient la vérité, du coup c'est la vérité qui nous paraît invraisemblable. C'est invraisemblable et vrai, cette indifférence à la mort des vieux, cet égoïsme, ces mots veules et mille fois répétés qui tombent comme des pelletées de terre sur le cadavre : voilà comment nous sommes dans la vie avec nos morts. Nous le savions, bien sûr : mais ce grossissement savant et réglé nous fait voir, avec un humour noir, cet Autre étrange, inacceptable et scandaleux : nous-mêmes".La Promenade du Dimanche fut créée en 1966 au Studio des Champs-Élysées et publiée chez Gallimard. Elle est aussi parue en allemand et aux États-Unis dans une collection de manuel scolaires pour l'apprentissage du français. C'est la deuxième pièce d'un artisan horloger de Belleville, écrivain autodidacte d'origine prolétarienne dont Sartre avait publié le premier texte dans Les Temps Modernes. L'auteur sera l'un des proches compagnons du philosophe dans les dernières années de sa vie, distribuant notamment avec lui La Cause du Peuple dans les rues.
Referentie van de boekhandelaar : 43659
|
|
|