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‎COLLECTIF‎

‎Louis XII images d'un roi de l'Impérator au père du peuple - Château de Blois 18 Décembre 1987 / 14 février 1988‎

‎VINEUIL compo fox 1987 Ville de Blois, Conservation du Château et des Musées, Blois, 1987. Collectif - Château de Blois. Catalogue d'exposition (déc 87/ fév 88) broché 21x23cm, 116 pages, nombreuses illustrations principalement en N&B‎

‎Très bon‎

Referenz des Buchhändlers : Ge57

Livre Rare Book

L'Encrivore
Vendôme France Francia França France
[Bücher von L'Encrivore]

€ 12,00 Kaufen

‎COLLECTIF‎

‎Louis XII images d'un roi de l'Impérator au père du peuple - Château de Blois 18 Décembre 1987 / 14 février 1988‎

‎VINEUIL compo fox 1987 Ville de Blois, Conservation du Château et des Musées, Blois, 1987. Collectif - Château de Blois. Catalogue d'exposition (déc 87/ fév 88) broché 21x23cm, 116 pages, nombreuses illustrations principalement en N&B‎

‎Très bon‎

Referenz des Buchhändlers : Ge57

Livre Rare Book

L'Encrivore
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‎Riothe‎

‎Manuscrit de Mr Riothe Collection de médailles vers 1820‎

‎0 [Manuscrit Riothe] JOBERT (Père) / Baudelot d'Urval - Notice d'une Collection métallique ; donnée à la Bibliothèque de Nancy par le Roi Stanislas Premier son Fondateur. Essai sur l'Utilité et l'Agrément que l'on doit tirer de l'étude des médailles. Extraits des ouvrages du Père Jobert, de M Baudelot d'Urval, Bauvais, d'Enneri ... Présenté à l'Académie de Nancy dans la séance publique du 15 août 1786 par M. de Mory d'Evrange - 1721 - cahier petit in4 reliure demi vélin avec papier dominoté , paginé jusqu'à 100 (97 pages écrites très lisibles) - 1 trou de vers sur la presque totalité du manuscrit n'entravant pas la lecture - Copie manuscrite par M. Riothe (ancien garde du Roi) d'une notice imprimée en 1787 à Nancy, offert à Monsieur Boyer (fils cadet) de Lunéville. Le sieur Riothe, collectionneur de médailles, se défait d'une part de sa collection au profit du Sieur Boyer, également collectionneur. Il lui adresse une copie d'une Notice importante à ses yeux dont il a eu la chance d'avoir connaissance, et s'en explique. Il joint aussi la lettre d'un autre collectionneur (M. Mathieu perruquier à Epinal) datée de 1821, contre collée en page de garde, le cahier se termine par 1 page de 2 conseils et "Secrets connus de peu de Personnes [...] que je tiens d'un fondeur de cloche au coin du Pont Mouja."‎

‎Satisfaisant‎

Referenz des Buchhändlers : Arm1044

Livre Rare Book

L'Encrivore
Vendôme France Francia França France
[Bücher von L'Encrivore]

€ 770,00 Kaufen

‎Riothe‎

‎Manuscrit de Mr Riothe Collection de médailles vers 1820‎

‎0 [Manuscrit Riothe] JOBERT (Père) / Baudelot d'Urval - Notice d'une Collection métallique ; donnée à la Bibliothèque de Nancy par le Roi Stanislas Premier son Fondateur. Essai sur l'Utilité et l'Agrément que l'on doit tirer de l'étude des médailles. Extraits des ouvrages du Père Jobert, de M Baudelot d'Urval, Bauvais, d'Enneri ... Présenté à l'Académie de Nancy dans la séance publique du 15 août 1786 par M. de Mory d'Evrange - 1721 - cahier petit in4 reliure demi vélin avec papier dominoté , paginé jusqu'à 100 (97 pages écrites très lisibles) - 1 trou de vers sur la presque totalité du manuscrit n'entravant pas la lecture - Copie manuscrite par M. Riothe (ancien garde du Roi) d'une notice imprimée en 1787 à Nancy, offert à Monsieur Boyer (fils cadet) de Lunéville. Le sieur Riothe, collectionneur de médailles, se défait d'une part de sa collection au profit du Sieur Boyer, également collectionneur. Il lui adresse une copie d'une Notice importante à ses yeux dont il a eu la chance d'avoir connaissance, et s'en explique. Il joint aussi la lettre d'un autre collectionneur (M. Mathieu perruquier à Epinal) datée de 1821, contre collée en page de garde, le cahier se termine par 1 page de 2 conseils et "Secrets connus de peu de Personnes [...] que je tiens d'un fondeur de cloche au coin du Pont Mouja."‎

‎Satisfaisant‎

Referenz des Buchhändlers : Arm1044

Livre Rare Book

L'Encrivore
Vendôme France Francia França France
[Bücher von L'Encrivore]

€ 770,00 Kaufen

‎GIARD A.‎

‎Cours de Chimie rédigé par A. Giard. 1838. Manuscrit.‎

‎1838. 150 X 200 mm. relié demi-veau glacé noir, dos lisse orné à chaud en long. Cours manuscrit de 670 pp. finement écrit. Dos lég. frotté, charnière intérieure supérieure cassée.‎

Referenz des Buchhändlers : 24153

Livre Rare Book

Serge Paratte, Livres anciens et modernes
Chernex s. Montreux Switzerland Suiza Suíça Suisse
[Bücher von Serge Paratte, Livres anciens et modernes]

€ 229,36 Kaufen

‎Anonyme ; CAIRE, André Antoine Esprit Vincent‎

‎Histoire de la vie et des vertus de Mgr. Caire protonotaire apostolique décédé à Lyon le 5 juillet 1856 ( 1797 - 1856 ) [ Biographie manuscrite inédite d'un prêtre marseillais, aumônier d'Henri IV et de Louis le Grand, contemporain de Lamennais, Frayssinous, Quelen et Mgr. de Mazenod, ami de Mgr. de Salinis et co-directeur du collège de Juilly ]‎

‎Manuscrit de travail anonyme et original, abondamment corrigé et annoté, et reproduisant abondamment la correspondance de Mgr. Caire, en 1 vol. in-8 relié demi-basane marron, Congrégation de Notre Dame, Chanoinesses de St Augustin, s.d. (circa 1880), 401 pp. (rel. frottée avec le premier plats et les premiers ff. détachés). Un passionnant document retraçant un intéressant parcours ecclésiastique dans la première moitié du XIXe siècle (avec un saisissant récit de l'épidémie de choléra de 1832 à Paris)‎

‎Fils du fervent légitimiste marseillais André Antoine Esprit Caire et de Joséphine Pinatel, André Antoine Esprit Vincent Caire, né le 5 avril 1797, manifesta dès son plus jeune âge les meilleures dispositions pour la piété et les études sérieuses. Alors qu'il était âgé de six ans, en 1804, son père fut emprisonné mais Napoléon "convaincu qu'il n'avait pas trempé dans la conspiration de Pichegru, lui rendit la liberté et voulut l'attacher à sa cause en lui faisant offrir ... les postes les plus éminents". En 1811, suite à l'assassinat de 11 personnes en quelques mois, Mme Caire effrayé obtint de son mari un déplacement de Creisseaux vers Aubagne ; le petit André poursuivit alors ses études au petit séminaire fondé à Marseille par le père Ripert. Après un bref séjour à Aix, il retrouve le père Ripert aux Aygalades. Epuisé par 25 années de lutte, son père meurt en 1816, mais malgré les pressions qu'il eût à subir en tant qu'aîné, André persévère dans sa vocation ecclésiastique ; âgé de 19 ans, et seulement tonsuré, il enseigne déjà au petit séminaire. Ordonné diacre à 22 ans, puis prêtre avant ses 25 ans, il est mandé par Mgr Perigord, archevêque de Paris, et Mgr de Beausset lui accorda l'exeat. L'abbé Caire quitte donc Marseille le 28 août 1821, et est accueilli au séminaire d'Issy par le supérieur M. Duclos. Celui-ci lui annonce alors, comme André Caire l'écrit à sa mère : "vous êtes appelé à remplir de hautes destinées, le coadjuteur me charge de vous envoyer chez Mr Frayssinous, qui doit vous faire une proposition". On déjeune et puis je cours chez Mr. Frayssinous (la tête trottait bien plus encore) cet homme si justement célèbre me propose l'éducation des enfants de Mr. de Clermont-Tonnerre, pair de France. ... " On lui prédit même que viendra ensuite l'éducation du Duc de Bordeaux, "dont le marquis de Clermont-Tonnerre sera très probablement le gouverneur". Devant l'insistance du coadjuteur, il rencontre le marquis de Clermont-Tonnerre qui le considère comme engagé. "Je sors étourdi et presque décidé mais la nuit porte conseil. Je considère d'un côté tous les pour : la volonté de l'archevêque, l'avis de son conseil, et surtout de Mr. de Frayssinous, les avantages du poste : logement très agréable, bonne table, excellente société (le grand chancelier, les plus illustres pairs : les Bonald, les Villèle, etc. etc. car tout ce qu'il y a de mieux va là !) Voiture à mon service, campagnes en Normandie, en Picardie, etc. etc. Le marquis et la marquise me plurent (celle-ci par parenthèse est dans ce moment le précepteur de ses enfants ; elle lit Virgile et Tacite comme l'almanach). Mais voici les Contre : d'abord, j'étais perdu pour mon état... considération d'un poids immense ; ... Ensuite, un précepteur est toujours le premier domestique et je suis, sans prétention, le fils de mon père... " Le jeune abbé réussit à se sortir avec tact de cette situation délicate, et conserve l'amitié de Mgr. de Quélen et de Mr. Frayssinous. Il est alors admis comme prêtre administrateur à la paroisse des Missions étrangère ; il continue ses visites régulières chez Monsieur Frayssinous, croise le duc de Rivière, M. de Pastoret. L'abbé Caire évoque avec talent un souper servi aux petits Savoyards par la société des bonnes oeuvres "composée de ce qu'il y a de mieux" : "ici un grand vicaire portait du pain ; là le marquis de Montmorency versait à boire, plus loin l'abbé André que vous connaissez bien essuyait, par distraction, le bord d'une assiette contre l'habit du comte de *** qui coudoyait lui-même l'archevêque. Le spectacle était grotesque et touchant à la fois". Le 18 février 1823, M. de Frayssinous le nomme aumônier du Collège Louis le Grand. A l'occasion du passage à Paris de Mgr. de Mazenod, l'abbé Caire lui rend visite sans prétendre s'engager sur un retour à Marseille. Malgré l'irritation de Mgr. de Quélen, l'obstination de Mgr. de Mazenod porta ses fruits et l'abbé Caire retourne à Marseille en 1823, en tant que responsable du petit séminaire. Nommé chanoine honoraire de la cathédrale, il est admis dans la société des prêtres du Sacré-Coeur, mais suite à divers ennui, annonce sa démission du petit séminaire et repart à Paris, où il devient second aumônier à Henri IV. : "l'Abbé de Salinis, premier aumônier, est mon ami ; il a des qualités précieuses, nous vivrons comme deux frères. La situation du collège est charmante : derrière Ste Geneviève, beau jardin, appartement agréable pour les aumôniers, usage de la bibliothèque, voilà ce qui m'a déterminé pour Henri IV". Il dit désormais sa messe pour les religieuses de la Congrégation de Notre-Dame, près de Saint Nicolas du Chardonnet. Dans un courrier à sa mère, lors du carême de 1826, il évoque Lamennais : "M. l'abbé de Lamennais, qui partage quelquefois nos repas, prétend que nous pouvons sans scrupule prendre des forces pour tirer des coups de fusil contre l'impiété". Il évoque ensuite longuement le jubilé royal de 1826 ; il est ensuite nommé aumônier adjoint des pages du roi ; en 1828, et prononce un "panégyrique de Saint Louis" devant l'Académie Française. Il écrit notamment pour rassurer sa mère à propos des scènes révoutionnaires qui avaient eu lieu à l'occasion des élections, et s'inquiète des effets d'une épidémie à Marseille. Pour les vacances de 1828, il doit annuler son projet de descendre en Provence avec le peintre Paulin Guérin, car il est retenu par l'importante affaire du collège de Juilly. Il évoque longuement l'affaire, le tollé suscité par la reprise de l'institution par les abbés de Salinis, de Scorbiac et par lui-même, les difficultés de l'installation et son retour à Paris, chez les religieuses de la congrégation, dans l'intérêt du collège de Juilly. Il évoque ensuite le sac de Saint Germain l'Auxerrois (affaire du service du Duc de Berry). Nommé vicaire de Saint Eustache, il évoque par la suite, de manière saisissante et sur une dizaine de pages, le terrible épisode de l'épidemie de choléra, auquel succombe la mère supérieure de la Congrégation. Il est ensuite nommé premier vicaire à Saint Philippe du Roule, mais reste en charge de la congrégation, dans laquelle il accueille la marquise de Balivière, comme dame pensionnaire puis comme novice, et négocie en 1838 le mariage de Mlle de Balivière avec le comte de Guiteaut, ancien élève de Juilly. Nommé administrateur des fondations anglaises et écossaises en France, l'abbé Caire reçoit en janvier 1847 le titre honorifique de protonotaire apostolique. On suit tout le détail des ses missions et pérégrinations, à Amiens (notamment au concile d'Amiens en 1853), à Rome où il fait recevoir l'ordre des Soeurs de Saint Joseph, et où il assiste à la proclamation du Dogme de l'Immaculée Conception. Il meurt le 5 juillet 1856 et son coeur est conservé dans la chapelle des soeurs de la congrégation de Saint Joseph. On joint un intéressant document manuscrit de 8 pp., bordé de noir, reproduisant le discours prononcé par Mr Briot de la Mallerie, curé de Saint Philippe du Roule, le 9 juillet 1856. On évoque longuement (pp. 55-57) la maison de Sainte-Marguerite, située à quelques kilomètres de Marseille.‎

Referenz des Buchhändlers : 26578

Livre Rare Book

SARL Librairie du Cardinal
Gradignan France Francia França France
[Bücher von SARL Librairie du Cardinal]

€ 695,00 Kaufen

‎TROUSELLE, Me. Octave‎

‎Contrat de mariage, calligraphié et enluminé, établi entre M. Edmond Turquet, député de l'Aisne, et Mlle Marie de Montgomery Love, reçu par Maître Octave Trousselle notaire à Paris le 12 avril 1872.‎

‎1 vol. grand in-8 relié plein chagrin rouge, chasses richement orné, Paris, 1872, 7 pp. enluminées‎

‎Charmant exemplaire d'un contrat de mariage enluminé (reliure abîmée au dos en tête). Plusieurs fois sous-secrétaire d'Etat, Edmond Turquet était le petit-fils du conventionnel Le Carlier d'Ardon.‎

Referenz des Buchhändlers : 27126

Livre Rare Book

SARL Librairie du Cardinal
Gradignan France Francia França France
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€ 490,00 Kaufen

‎FAURE, Chef de Bataillon de la Trentième demi-brigade d'Infanterie Légère‎

‎Compte que rend au Conseil d'Administration le chef de Bataillon Faure, de l'employ des sommes dont dont il a été Dépositaire, depuis Milan, qu'il fut appellé pour présider le Conseil d'Administration attaché au Bataillon de Garnison, jusqu'à sa Rentrée en France, où le Chef de Bataillon Balland, plus ancien que lui, a pris le Commamdement de la Demy-Brigade [ Comptes manuscrits d'une chef de Bataillon de la 30ème demi-brigade d'Infanterie Légère de retour de Milan - 1799 ]‎

‎Une pièce in-folio de 4 pp. et 1 f. inséré‎

‎On trouve mentionnée les dates de Pluviôse, du 3 Germinal an 7 (23 mars 1799) et du 26 fructidor (à Marseille). Milan fit sa reddition devant les troupes coalisées en juin 1799. Etat très satisfaisant (lég. mouill. et qq. petits mq. en pliure n'affectant pas le texte)‎

Referenz des Buchhändlers : 27677

Livre Rare Book

SARL Librairie du Cardinal
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€ 66,00 Kaufen

‎Anonyme‎

‎Manuscrit de classification botanique du milieu du XIXe siècle proposant notamment un "Essai de classification du genre Hypnum" [ Contient : ] pp. 1 à 12 : Cryptogames ; pp. 13 à 38 : Agaricus ; pp. 39 à 45 : Sphoeria ; pp. 46 à 50 : Boletus ; pp. 50 à 55 : Pezize ; pp. 55 à 59 : Clavaria : pp. 60 à 61 : Tremella ; pp. 62 à 63 : Hydnum ; pp. 64 à 65 : Thelephora ; pp. 66 à 88 : Merulius ; Lycoperdon, Byssius ; Monilia ; etc / pp. 88 à 129: Mousses / pp. 143 à 158 : "Essai de classification du genre Hypnum par X. / pp. 159 à 226 : Lichens etc. etc. / pp. 227 à 266 : Algues du Botanicon de Duby / pp. 267 à 333 : Additions à la Flore de la Gironde / pp. 346 à 353 : Table des matières / pp. 355 à 388 : Mollusques terrestres et fluviatiles‎

‎1 vol. in-12 reliure demi-basane rouge, 389 pp. manuscrite se décomposant ainsi : pp. 1 à 12 : Cryptogames ; pp. 13 à 38 : Agaricus ; pp. 39 à 45 : Sphoeria ; pp. 46 à 50 : Boletus ; pp. 50 à 55 : Pezize ; pp. 55 à 59 : Clavaria : pp. 60 à 61 : Tremella ; pp. 62 à 63 : Hydnum ; pp. 64 à 65 : Thelephora ; pp. 66 à 88 : Merulius ; Lycoperdon, Byssius ; Monilia ; etc / pp. 88 à 129: Mousses / pp. 143 à 158 : "Essai de classification du genre Hypnum par X. / pp. 159 à 226 : Lichens etc. etc. / pp. 227 à 266 : Algues du Botanicon de Duby / pp. 267 à 333 : Additions à la Flore de la Gironde / pp. 346 à 353 : Table des matières / pp. 355 à 388 : Mollusques terrestres et fluviatiles‎

‎Impressionnant manuscrit de classification botanique (seconde partie XIXe, sans doute vers 1850-1860, la fin rédigée d’une écriture un peu différente mentionnant un ouvrage publié en 1897) rédigé d'une écriture serrée et très lisible (reliure frottée, bon état par ailleurs).‎

Referenz des Buchhändlers : 29742

Livre Rare Book

SARL Librairie du Cardinal
Gradignan France Francia França France
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€ 200,00 Kaufen

‎Anonyme ; OTTMANN, Maria Salome‎

‎Album Amicorum‎

‎1 vol. in-12 oblong reliure pleine chevrette imitation plein maroquin rouge à grain long, circa 1852, une dizaine de pages manuscrites, la plupart manifestement en allemand ou en dialecte alsacien, ou en français, avec plusieurs scènes découpées sur papier contrecollées sur papier de couleur, un dessin joint, une fleur séchée contrecollée avec texte, etc.‎

‎Etat satisfaisant (premiers ff. découpée, charmant document par ailleurs)‎

Referenz des Buchhändlers : 32456

Livre Rare Book

SARL Librairie du Cardinal
Gradignan France Francia França France
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€ 80,00 Kaufen

‎Anonyme‎

‎Journal intime manuscrit rédigé en français par une dame de compagnie de Lady Charlotte Douglas-Hamilton duchesse de Somerset Elle y relate notamment son voyage de Londres à Bradley House (Wiltshire) en passant par Fonthill, puis à Berry Pomeroy (Devon), à partir du 5 août 1822, en compagnie de Sir Edward Adolphus Seymour, 11me Duc de Somerset, et de Lady Charlotte, file aînée du Duc , puis le retour vers Bath, puis Londres, et divers voyages dont un voyage sur le Steam Packet l'Albion et son séjour à Broadstairs en compagnie de Lady Charlotte. [ Diary manuscript written in French by a lady companion of Lady Charlotte Douglas-Hamilton Duchess of Somerset. In particular, she recounts her journey from London to Bradley House (Wiltshire) through Fonthill, then Berry Pomeroy (Devon), from August 5, 1822, with Sir Edward Adolphus St Maur, 11th Duke of Somerset and Lady Charlotte, eldest Duc file, then return to Bath and London, and various trips including a trip on the Steam Packet "The Albion", and his stay in Broadstairs in the company of Lady Charlotte ]‎

‎Un carnet format in-12 relié demi-veau à petits coins rouge, avec petits onglets de vélin (porte plume) , étiquette du librairie Gardiner & Sons, n°20 Princes Street, Cavendish Sqe, 90 ff. (à 20 lignes par pages, tracées au crayon par l'auteur) dont 95 pp. mas (encre) avec 7 ff. découpés (dont 4 entre pp. 92 et 101), 4 ff blancs, 2 pp. ms. (encre), 9 ff. blanc (ou avec petit croquis - coupe d'un château), 14 ff. ms. (encre et crayon), 2 ff. blanc, 1 p. ms.‎

‎Extraordinaire manuscrit d'une jeune française anonyme, dame de compagnie de la Duchesse Charlotte Douglas-Hamilton et de sa fille aînée Lady Charlotte. Le récit est plein de vie et d'esprit et dresse un extraordinaire portrait de l'Angleterre de l'époque, et de certaines de ses figures célèbres (le duc Edward St Maur, et la duchesse de Somerset, Lord Robert Seymour, Lord Beckford, Sir Richard Hoare, etc..). The story is full of life and spirit and provides an extraordinary portrait of England at the time, and some of its famous figures (the Duke and Duchess of Somerset, Lord Robert Seymour, Lord Beckford, Sir Richard Hoare , etc. ..). Voici une longue série d'extraits du journal : "Je quitte Londre le 5 d'août 1822. Je pars ravie, enchantée d'aller visiter la plus belle province de l'Angleterre en voyageant de la manière la plus agréable. ... Il est 9 heures et demi nous montons dans une bonne berline attelée de 4 chevaux. Hyde Park et sa nouvelle statue (celle du Duc de Wellington)... Londres enfin et ses faubourgs disparaissent à notre vue. Nous allons comme le vent, et bientôt nous entrons dans ces campagnes si bien ornées qui environnent la capitale des 3 royaumes. L'intérieur de la voiture est très paisible. Le rhume de la Duchesse nous prive de son amabilité ordinaire. Lady Charlotte a pris l'habitude d'être grave en voiture, elle es sérieuse comme elle le sera pendant tout le voyage. Le Duc seul a la bonté de répondre à toutes mes questions ; c'est à sa douceur, à son esprit éclairé qui en atteignant les branches les plus élevées des hautes sciences, sait encore se plier au niveau des esprits les plus ordinaires, que je dois la connaissance de quelques détails sur ce pays bien digne d'être le rival de la France." "Notre 1er relais est à Brenfort sur la Tamise. Le roi George III avait choisi ce lieu pour sa résidence d'été. Il y a a fait bâtir un château gothique dont la singularité et le mauvais goût rappellent autant le pauvre royal esprit qui l'ordonne que la sottise de l'architecte qui put en donner le plan. Ce monument tombe déjà en ruine, car Georges IV, au lieu de continuer les folies de son père, en a créé de nouvelles dans le goût chinois" ... "La grande route de Bath présente un aspect bien différent. Elle traverse des landes immenses pendant plusieurs milles qui ne sont interrompues que par de jolies maisons de campagne dont les parcs ornés de la plus belle végétation contrastent d'une manière frappante avec l'aridité qui les entoure. Ainsi la terre pour être fertile ne demande que l'aide de l'homme opulent et celui-ci satisfait des landes où il peut chasser le renard et le lièvre oublie que des familles nombreuses pourraient trouver l'opulence dans le sacrifice d'un plaisir qui se changerait bientôt en une source de jouissances réelles" ... "L'anglais s'occupe du bonheur du monde entier, chez lui une grande partie de la nation vit d'aumône, et cette île renferme 22 millions d'arpents incultes !" ... "Nous atteignons le village de Belfont, si célèbre dans la gastronomie anglaise par l'auberge de Harvey, auteur immortel d'une sauce piquante à laquelle il a donné son nom, et qui est vraiment digne de l'éternité tant qu'il y aura des palais délicats. Cette auberge a encore acquis un autre genre de célébrité en logeant chaque nuit les fly-midnight. Le génie anglais (grâce à la bonne sauce du maître de cette maison, qui provoque le débit de ses vins de Portugal), reconnaît aux mouches de cette habitation un pouvoir surnaturel. Vers le soir elles prennent un corps humain avec ou sans une ame, je ne sais, monte dans une élégante voiture aérienne et parcourent ainsi tout le royaume. une chambre reste en permanence pour elle car les premiers rayons de l'aurore les rappellent ici, fussent-elles en Lancaster Shire. Cette chambre est remplie d'habits qui varient presque tous les jours. On n'y voit des pommades et des rubans, car remarquez que c'est un corps de demoiselles que ces mouches prennent, comme si elles pensaient que cette figure abrégeait un peu la métamorphose. Nous n'arrêtons point à cette auberge, nous avons déjeuné, la sauce est inutile, et les fly-midnight au milieu du jour n'y sont que des mouches ordinaires. Nous continuons notre route maintenant bordée de haies, qui ombrage d'un côté du chemin au moins un trottoir à s'il en est bien entretenu. Nous y rencontrons plusieurs de ces robustes galloises vêtues de jupons courts marchant à grands pas la tête couverte d'un petit bonnet noir sur lequel elles placent un immense panier de fraise ou de framboise qu'elle portent à la capitale.ces galloises quittent leur pays montagneux vers le mois d'avril ; viennent par bande se louer dans les jardins qui approvisionnent Londres ; elles y sont employées pour les travaux du jardinage, cueillent les fraises, et les apportent sur leur tête, quelquefois d'une très grande distance. Mais beaucoup plus fraîches que si elles avaient essuyé les cahots d'une charrette. à la fin d'août ces femmes satisfaites du petit produit de leur peine achètent quelques nouveaux vêtements et retourne chercher la neige de leurs montagnes. Rentrées dans leurs chaumières elles passent dans la plus grande oisiveté sept ou huit mois de l'année après la corvée qu'elles sont venues faire en Angleterre, dont le produit les a vêtues et qui a peut-être acheté aussi quelques provisions. Elles ne se créent plus d'autres besoins et laissent à leurs brebis et leurs pommes de terre le soin de les faire vivre jusqu'au printemps prochain. Ainsi milieu d'un des peuples les plus civilisées de l'Europe on peut retrouver l'état sauvage de nos premiers parents." ... "Nous arrivons à Stains. Sa jolie église bâtie en briques mais d'une forme très élégant est certainement un monument remarquable. ... Lord Glenberrie occupait une jolie maison à quelque distance de la route lorsqu'il remplissait la charge d'inspecteur des forêts du royaume. La troisième poste est à Bayshot. Le gouvernement a choisi ce lieu pour l'établissement d'une école militaire. On a créé au milieu des bruyères qui s'étendent à perte de vue pendant plusieurs milles, un assemblage de maisons bien bizarres il me semble, en les comparant leurs motifs même. ... La 4ème Poste est à Barfort Bridge. La nature devient plus gaie, elle est cultivée. Nous atteignons ainsi la cinquième poste à la petite ville de Basingstoke. La route continue entre deux haies dont la fraîche verdure et la belle végétation annonce la bonté du terrain. ... La duchesse est toujours souffrante, d'ailleurs cette route lui est si connue que si elle pouvait la faire en dormant ce ne serait que mieux. Je ne puis penser de même, tout ce que je vois et nouveau je jouis dans toute l'étendue de ce mot et le duc veut bien ne pas se lasser de toutes mes questions. La 6me Poste es à Overton, la campagne est charmante jusqu'à Whyte Church. ... c'est au milieu de cette belle campagne que nous apercevons l'habitation de Mylord Porstmouth. Ah ! le pauvre lord ! ... toutes voulaient lui plaire, et cependant il était fou !" [ et l'auteur de raconter les déboires du Lord et son mariage avec la fille de l'intendant... ] ... "7ème Poste à Andover. la vue qui se perd dans le plus riche des paysages rappelle à mon souvenir les plaines fertiles de Beaumont, Mafliers, Villiers-Adam." ... Bientôt les plaines incultes de Salisbury viennent remplacer un si beau coup d'oeil" ... Bientôt "les Stones Henge de leurs formes bizarres viennent frapper notre vue. .Leurs contours irréguliers, de couleur sombre placée dans un terrain nu est élevée, se dessinent de loin sur le vaste horizon. La route n'y passe point directement ; mais nous y faisons une petite excursion. Nous contemplons ce témoignage de la plus haute antiquité qui rappelle le sol breton. Sa forme ronde, ces pierres immenses disposées en portique, tout fait croire qu'il a servi de temple aux Druides. Mais comment ont été transportés ses énormes morceaux de granite ? Leur espèce n'est pas trouvée dans aucun des alentours, leur examen des faits trouvait semblable à la serpentine d'Anglesey." ... "Nous continuons notre route dans l'immense plaine de Salsbury, partout si inculte qu'elle se refuse aux soins du laboureur. Des troupeaux nombreux qui cherchent leur pâture, les bêlements des agneaux, les airs rustiques des pâtres animent seuls la nature. Sur un plateau plus élevé nous apercevons rien de beau qu'un seul que l'on dit être un camp des Danois. ... Le Duc y possède quelques terres. Nous nous nous arrêtons à l'auberge de Stratford qui fait partie de son domaine. Le rhume de la duchesse l'oblige à se coucher de bonheur ; Lady C. et moi dînons avec le duc et convenons de faire le lendemain à 7 heures du matin une promenade au bord du ruisseau que nous apercevons des fenêtres de notre auberge." [ Le lendemain :] "cependant 9:00 ont sonné ! Peut-être la duchesse nous attend ? Cette pensée me donne des ailes pour regagner le toit hospitalier mais vainement nous nous hâtons, la faute est commise ! La duchesse à déjeuné, les chevaux sont à la voiture, pour la première fois notre voyage est troublé de la peine que nous ressentons d'avoir manqué à notre devoir, et des petits reproches que nous adresse la duchesse. Nous déjeunons à la hâte et en silence montons en voiture. Les postillons en ordre d'aller à l'abbaye de Fonthill. [ Suit pendant 9 pages toute la description de Fonthill, oeuvre de Sir Beckford ; puis ils arrivent à Bradley ] "On me dit que nous sommes à Bradley. Nous entrons dans un antique manoir, tout y retrace certainement l'ancienneté de la noble famille ; mais rien ne s'offre à ma vue qui ne fasse sentir les améliorations que le tems amène. Il n'a passé ici qu'armé de sa faux. En voyant le Duc et la Duchesse parcourir ces appartements revêtus de boiseries délabrées, de tapisserie plus vieilles encore, meublée d'antiques fauteuils, je n'ai plus retrouvé le siècle où nous vivons. J'ai pensé faire une découverte dans la nuit du passé, et je m'attendais qu'un ancêtre du 16e siècle allait venir féliciter ses illustres descendants du souvenir qu'ils lui accordaient." ... " ... "Nous couchons à Bradley. Le 7 août à midi nous partons. Bientôt nous quittons les plaines arides du Wiltshire pour entrer dans le Comté de Somerset. Nous traversons la belle habitation de Sir Richard Hoare, voisin et ami de la Duchesse. Le maître est amateur de beaux arts, de longues galleries sont ornés de tableaux des différentes écoles, et la bibliothèque est d'une étendue et d'un choix remarquable. Tout atteste le goût du propriétaire"... "Sir Richard, bon vieillard de 72 ans, est sourd comme les personnages de la gallerie. La Duchesse peut seule lui parler en collant sa bouche près de son oreille". ... "La Poste se trouve à Wincanton, jolie petite ville bien connue par tous les prisonniers français." ... "Nous changeons de chevaux à Ilchester sur la rivière de Yeovill. C'est dans la prison bâtie sur ces bords que fut enfermé Mr. Hunt chef des radicaux. D'après l'expérience qu'il en a faite, on va réformer cette prison pour cause d'insalubrité. Ce sera une grande dépense qu'on aurait peut-être pu épargner, en ne cédant qu'en partie aux clameurs des partisans de Mr. Hunt. Nous allons à Ilminster, il est trop tard pour gagner Exeter. Nous couchons à Ilminster". ... "Le rhume de la Duchesse est mieux ; en traversant l'auberge, elle a aperçu un homme âgé, mal vêtu, portant un paquet sur ses épaules, suspendu au bout d'un gros bâton ; et les gens de l'Auberge l'appelaient Mylord. Ce mylord rustique piqua la curiosité de la Duchesse, elle interrogea les domestiques ; on lui dit que cet homme était Lord Robert Seymour, qu'il avait la coutume de loger dans cette maison, qu'il arrivait toujours dans la même simplicité d'équipage, commandait un assez bon souper, fesait allumer 10 ou 12 bougies dans sa chambre, ne souffrait point qu'un seul domestique lui rendit aucun soin, et partait d'ordinaire à 7 heurs du matin, sans parler à personne. Comme allié de la famille, la Duchesse voulut engager cet original à profiter du hazard qui les réunissait dans cette maison" ... "Le 8 août nous quittons Ilminster. Il pleut, les postillons après s'être laissé mouiller pendant plus d'une demi-heure pensent à mettre leurs manteaux. Je ne voudrais point juger le caractère anglais d'après ce trait. Cependant le Duc me dit : Voilà bien le caractère du peuple ; il ne prévoit rien, et ne pense même à quitter ou à changer un état quelconque quel que mauvais qu'il soit, qu'après en avoir été longtemps victime. Mais aussi cette impassibilité, cette lenteur à prendre une détermination nous met à l'abri des événemens qui ont bouleversé la France, et qui l'agitent encore." ... "Nous traversons la rivière de Yarle, qui sert de limite au comté de Somerset et nous sommes maintenant dans le Devonshire." ... "Nous changeons de chevaux à Honiton jolie petite ville. la conversation est soutenue par les connaissances du duc sur l'histoire de France. ... Nous traversons le village d'Heavitree qui présente le coup d'oeil le plus riant qu'on puisse imaginer. Les chaumières sont bâties en terre rouge, le jasmin, la clématite grimpent à toutes les murailles. Chaque paysan cultive devant sa porte les roses de Bengale, les myrthes, les lauriers, les roses trémières. Toute annonce le bonheur et l'aisance. Je voudrais qu'Heavy Tree fut le terme du voyage ; mais on me dit que chaque partie de ce beau comté offre les mêmes avantages." ... " La route continue dans ce nouvel éden jusqu'à Exeter. Cette ancienne et belle ville n’est pas la Capitale du comté de Devon. Elle forme à elle seule une province. ... La cathédrale bâtie dans le sixième siècle renferme des antiquités assez curieuses. La ville est bien bâtie, ces rues sont propres et larges, on n'y trouve de jolies allées bien planté. La rivière d’Ex porte les bateaux marchands jusque dans la ville, dans le commerce des biens considérables. Le château d'Ex était autrefois une place forte ; ses ruines maintenant sont environnées de remparts ombragés d'arbres antiques qui forment la promenade de la ville. J'aimerais à visiter les autres établissements mais la voiture est prête, il faut partir. En quittant Exeter nous montons une grande montagne à pied. La terre rouge est très fertile. On peut bâtir, en la mélangeant avec de la paille, des murailles très solide. Quelquefois les cabanes sont de couleur rose parce qu'on a mélangé cette terre avec du plâtre. Cette diversité de couleur ajoute encore à l'air de gaieté du paysage. Nous traversons le domaine de Lord Clifford. Cette antique demeure qu'aucune fureur révolutionnaire n'a jamais bouleversé présente un charme inexprimable par la hauteur et l'étendue de ses bois, ses vertes prairies que le printemps rajeunit sans doute mais auquel il ne peut ôter cet air d'antiquité, qu'a même un ruisseau, coulant paisiblement sur des pierres mousseuses à travers des buissons envahis par le lierre. Les touffes d'hortensias bleus sont épars dans les prairies. De gros moutons dont la laine est devenue rougeâtre comme la terre se reposent à l'ombre des grands arbres." ... "Nous traversons la petite rivière de Teign sur un pont qui a un quart de mille de longueur. La poste est à Newton Bushell petite ville. La route continue au milieu des terres coupées en petits morceaux par des haies. C'est le temps de la moisson. ... Notre vue est bornée dans le lointain par la plus haute colline du Devon appelée Hey Torr. ... Nous gagnons un petit village [manifestement il s'agit de Berry Pomeroy ] ... la voiture s'arrête près de l'église. Une modeste maison est auprès. Des pommiers ombragent le devant de la porte, des fenêtres à petits carreaux donnent l'apparence l'habitation d'un fermier ; nous y descendons cependant et cette humble demeure va loger un des premiers Ducs et Pairs d'Angleterre. Que de jouissance mee promet cette belle nature, cette simplicité de tels hôtes !" [Après 2 ff. blancs, elle reprend son récit : ] "Adieu champêtre Berry ! Les deux mois que j'ai passés dans son paisible séjour ont été des plus heureux de ma vie ! Dans ta douce tranquillité, libre d'inquiétude, j'ai joui avec délices des vraies beautés de la nature. Adieux beaux arbres, belle prairie ! Je vous quitte avec reconnaissance. Que de fois votre contemplation à combler ma jouissance ? Air pur et calme, doux murmure, cristal des ruisseaux ! Harmonie de la nature, adieu ! Demain nous partons pour la ville." ... "Le 28 octobre 1822 à 7 heures du matin nous quittons Berry. Quel différent aspect me présente la campagne ! En roulant dans notre chaise je regarde chaque bois chaque prairie je leur dis adieu comme à des amis dont la vie me présente un souvenir agréable. Nous sommes égayés par la rencontre d'un paysan monté sur un mauvais cheval, le chemin est étroit comme la plupart de ceux du Devonshire ; nous le faisons courir malgré lui pendant un quart de mille avant qu'il puisse trouver un refuge." ... "Mr Hunt sortira mercredi. Cette nouvelle paraît être répandue sur toutes les figures de la canaille des environs. Nulle part le bas peuple n'a l'air si insolent. Je regarde avec effroi pour ce beau pays le nouvel aspect que semble présenter cette race de radicaux." ... "le 29 octobre après le déjeuner nous prenons la route de Bradley." ... " Nous nous arrêtons 2 heures au château. Enfin la duchesse nous permet de partir avant elle. Nous voyons les bois qui dépendent de la terre. Par leur étendue, le mouvement du terrain, je commence à me réconcilier avec Bradley que je n'avais vu jusqu'ici que d'un côté peu favorable. Pendant le temps que nous étions à Bradley j'ai visité l'église du village qui renferme un assez beau monument en l'honneur d'un des ancêtres du noble duc le Sir Édouard Seymour [1603-1707]." "La route traverse un pays plat, mais bien cultivé jusqu'à Frome. Nous voyons la belle habitation de Lord Cork. ... La voiture de la duchesse nous y retrouve. [ Ils se rendent à Bath, abondamment décrit ] … "la salle de spectacle est jolie quoique petite. Nous y avons été voir Tom and Jerry or Life in London. Cette pièce est certainement prise dans la classe un peu trop basse de la société. Quelques scènes sont dégoûtantes. Au total cependant elle peint au naturel les moeurs purement anglaises. Les salles de bal et de concerts sont les plus belles que j'ai vues en Angleterre." ... "J'ai fait une jolie promenade à cheval avec la duchesse et Sir Alexander J. sur les hauteurs de Claverton Down." [ Suivent encore de nombreuses descriptions ] … "Le 24 novembre, j'allais à Clifton voir Miss Rice. Clifton n'est qu'un faubourg de Bristol très bien bâti et habité seulement par une classe aisée. ... Bristol était une des villes les plus commerçantes de l'Angleterre avant que Liverpool lui eut enlevé cet honneur". ... "J'ai fait connaissance à Bath de Mme St Clair femme charmante et de Miss Marie Jackson. Après un séjour d'un mois dans cette ville qui passe pour la plus belle d'Angleterre et même d'Europe, nous sommes partis pour Londres". "Le 27 novembre à 7 heures du matin nous quittons Bath. ... la poste est à Marlborough et l'auberge qu'on appelle Castle Inn était autrefois un château qui appartenait à la famille de Somerset. ... La route traverse la belle propriété de Lord Aylesbury, autrefois encore le domaine de la noble famille Somerset. ... Nous traversons la petite ville d'Hungerford, la route côtoie l'habitation de Lord Crevon." [ Ils passent par Newbury, Reading, Maiden Head ] "L'intérieur de notre chaise est devenu bien paisible. Lord Algernon dort. Lady Maria et Henrietta soupirent après leur dîner. Je fais de même et nous promettons de ne plus nous embarquer si imprudemment sans provision avec nous. On dirait que le mouvement de la voiture, l'air vif et pur que nous avons respiré toute la journée, que tout s'est joint enfin pour nous faire sentir qu'elle est toute l'importance d'un dîner. Nous changeons de chevaux à Brentford sur la Tamise" ... "Nous touchons aux barrières et le brouillard qui paraît en permanence sur cet immense cité nous enveloppe de toutes parts. Adieu air pur et serein, coups d'oeil enchanteurs ! Nous voilà bornés à l'horizon de notre chambre jusqu'au moment où nous quitterons cette ville ténébreuse pour Paris !" .... "Je passe l'hiver à Londres. Un des plus tristes de ma vie. Quel froid ! Quel brouillard ! Quelle monotonie dans le cours de chaque journée !" "Lady H. et M. sont malades, on conseille l'air de la campagne. Nous partons à Richmond [ Richmond Hill ] le 2 mars" ... "Nous dominons les bords de la Tamise ; nous ne sommes ni à la campagne à la ville" ... " 31 mars lundi de Pâques. Je quitte Richmond et reprend à Londres le cours ordinaire de notre vie. La duchesse a deux assemblées dans le commencement de mai. J'y vois la première noblesse de ce pays. Je vais à de petites soirées chez Mme Barnes. Voilà pendant trois mois mes seuls plaisirs. Lord Glenberry meurt à Bath de la jaunisse. Lady Jane s'échappe de la maison. Commencement d'un orage dont je n'ose prévoir la fin ! La fin est que la duchesse résout de séparer ses trois filles, les deux plus jeunes iront dans une école, Lady Jane restera à la maison. Pourtant la duchesse me témoigne un véritable intérêt ; ces dames partent à Tunbrige pour leur santé, je reste seule avec Lady Charlotte. Dans mes loisirs je mets en ordre la belle collection de gravures du duc, et bientôt le médecin ordonne l'air de la mer à Lady Charlotte. La duchesse ne pouvant quitter Londres résout de l'envoyé seul avec moi. Nous partons incognito. Le duc nous conduit jusqu'aux escaliers de la douane. Un petit canot nous conduit à bord du steam paquet [ steam packet] l'Albion et nous nous dirigeons vers Margate. ... Le Steam Paquet vole sur les eaux et grâce à sa rapidité aucun objet n'a le temps de nous paraître insipide. Pendant la navigation nous visitons l'intérieur de la machine ; nous sommes conduits par le maître même du Steam. Nous voyons l’énorme fournaise attisée sans cesse par deux hommes et qui met en ébullition la chaudière dont la vapeur fait tourner les deux roues qui font avancer notre vaisseau. Ce spectacle m'a paru aussi curieux qu'il était nouveau. 200 passagers étaient répandues sur le pont et dans les chambres qui sont très bien décoré ; les uns lisaient , d'autres jouaient aux dames, aux échecs, au trictrac et deux et trois ou quatre musiciens donnaient toutes les demi-heures une petite sérénade. Pendant 6 heures le temps se soutint assez beau mais nous avions passé la vue de Gravesend et nous admirions dans le lointain l'île de Chappey et l'embouchure de la Midway couverte de ces énormes vaisseaux qui se rend à Chatham lorsque tout à coup l'horizon s'obscurcit ; quelques gouttes de pluie firent rentrer avec un grand empressement tous les passagers dans les chambres" [Elles logent 3 semaines durant à Broadstairs, visitent Ramsgate, la duchesse les y rejoint puis les quittent "après un séjour d'un mois" ] "Nous nous établissons à Chatham Place, où nous passons deux mois très agréables. Nous ne voyons personne. Mais notre intérieur est bien mis." ... "Nous nous promenons tous les jours sur le port. C'est la promenade publique de la vie. Mais nous choisissons les moments où nous n'y rencontrons que des marins de différentes nations que des tempêtes ou le but de leur voyage rassemblent également dans le port.". "9 de décembre, nous faisons nos paquets et demain à 6 heures nous partons pour Londres. Lady Cha, Lady Jane, A. M. et moi remplissons l'intérieur d'une diligence qui partant de Ramsgate à 7:00 promet de nous faire voir le pont de Londres à 4 heures et demi et il y a 78 milles de distance" ... " Je suis la même route qu'à mon arrivée en Angleterre. Silencieuse dans la voiture, je compare ma position avec celle où je me trouvais il y a deux ans et demi, lorsque le je trouvais ce pays inconnu ; j'ai perdu l'appui qui m'y guidait, mais forte de ma conscience et du but qui m'anime, je remercie la Providence de l'amélioration que je trouve dans ma position ; remplie d'espérance je ne voyais pas d'abord toute l'étendue d'un revers ; mais je l'ai touché de près et un danger ainsi évité fait trouver le bonheur dans l'absence même d'un événement heureux" [ Suit, comme à l'habitude le récit du voyage ] "Bientôt nous atteignons Greenwich ; il est arrêté, le brouillard qui semble rester en permanence sur la grande cité nous annonce que nous touchons au but de notre voyage. Nous déballons de notre coche aérien et un Hackney Coach nous conduit à Park Lane. Il est 6 heures quand nous arrivons. La duchesse me donne une grande preuve d'amitié. Je lui en voue une éternelle reconnaissance. Bientôt nous reprenons le fil accoutumé de notre existence. Je commence l'année 1824. L'almanach seul m'indiquant le cours d'un tems que vois écouler sans peine puisqu'il m'avance à la mort !" ... "19 février : la duchesse a une grande soirée. J'y vois le fameux capitaine Harry. R. a beaucoup d'esprit, de connaissances. Je l'aimerais si je pouvais aimer..." [4 pages ont été découpées, le texte reprend p. 101 ] " Ces plaisirs ne sont pas ce que je demandais au sort ! Les grandeurs dont je vois si bien le revers me dégoûtent de plus en plus de leurs veines éclats. Nous quittons Paris le 17 mai 1824. ... Nous arrivons le 19 à Boulogne. j'y trouve ma malle et une lettre de E. Notre traversée se fait en 3 heures 30. Après le dîner nous visitons un escalier très curieux pratiqué dans les rochers, et des casernes qui peuvent contenir 20 000 hommes. Nous quittons Dover à 9 heures le 20 et sans même descendre une fois de la voiture nous arrivons à Londres vers 6 heures" ... " Le 23 de juin je vois un bouquet de roses pour la première fois de l'année ! Que leur vue me plaît ! Quels souvenirs elles me rappellent ! Oh ! Peut-on n'être pas heureux lorsqu'on jouit sans contrainte de ces dons de la nature ! [ Suivent 4 ff. blancs, puis :] "22 Décembre 1827, 3ème anniversaire de notre mariage ! Nous passons ce jour entre nous et nos enfants, et nous nous plaisons à récapituler le temps qui vient de s'écouler si rapidement. Combien nous devons remercier la providence ! Aucun malheur n'a troublé notre félicité. Ma fille a 25 mois, n'a jamais été malade. Son intelligence se développe aussi heureusement que son physique, elle nous donne des plus belles espérances. Son frère à 10 mois et jouit en proportion des mêmes avantages que sa soeur. Ma petite Caroline, mon Hippolyte vous faites et vous ferez toujours le bonheur de vos parents ! ... Notre paix intérieure n'a jamais été troublé que quelques instants, mais nous nous aimons trop l'un et l'autre pour ne pas revenir au bon accord, signe le plus parfait du véritable amour." [ Suivent plusieurs feuillets blancs, puis qq. pages de pensées diverses. On retrouve pp. 146 et suivantes quelques écrits plus anciens, rédigés au crayon : ] Je passe le jour de Noël 1823 tristement dans mon lit. Il faut bien peu de raisons pour s'affliger d'être malade ce jour-là plutôt qu'un autre ; cependant je ne puis m'empêcher d'envier ce que ce jour rassemblant famille au milieu de leurs amis." [suivent quelques feuillets rédigés à l'encre et plus souvent au crayon, plus ou moins lisibles ]‎

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‎Gouvernement Général de Madagascar‎

‎Guide de l'Immigrant à Madagascar. Atlas (24 planches) comprenant 41 Cartes, Cartons, Profils et Plans. [ On joint : ] Une grande carte manuscrite sur calque de la Province de l'Itasy au 1/250.000e [ On joint : ] Plan directeur d'aménagement et d'extension de la Ville de Tananarive dédicacé par Geo Cassaignes en 1926 [On joint : ] Deux croquis (Tournée de Mai 1902 district de Mahanoro et Trajet d'Amboudinanga à Amboudihiara)‎

‎1 vol. in-folio (35,5 x 28 cm) cartonnage éditeur demi-percaline noire, Armand Colin et Cie, Paris, 1899, 3 ff. et 24 planches dont 2 dépliantes et 5 doubles, auquel l'on joint une très grande carte manuscrite dépliante de la Province de l'Itasy au 1/250000e (format 75 x 87 cm), deux croquis (Tournée de Mai 1902 district de Mahanoro format 20 x 31 cm et croquis au 1/40.000 format 40 x 31,5 cm du trajet d'Amboudinanga à Amboudihiara) et un Plan directeur d'aménagement et d'extension de la Ville de Tananarive (33 x 21 cm) dédicacé par Geo Cassaignes en 1926‎

‎Rare ensemble réunissant l'introuvable atlas du guide de l'immigrant (atlas seul, dos arraché et couv. fort. frottée et très faible, fentes en plis partiellement restaurées au grandes cartes dépliantes, ex-libris ms. Carney Verron, qq. annotations manuscrites de l'époque, dont une signalant le projet d'un lazaret en septembre 1901), un très grande carte manuscrite en couleurs de la Province de l'Isaty (avec correction de l'emplacement de certains villages, et temps de trajet du rédacteur lors d'une tournée d'exploration - temps correspondant manifestant à un trajet à un cheval), levée vraisemblablement vers 19002-1903, deux croquis (Tournée de Mai 1902 dans le district de Mahanoro et trajet d'Amboudinanga à Amboudihiara) et le plan d'aménagement de Tananarive dédicacé par Geo Cassaigne (fente à la pliure centrale). Prix de l'ensemble.‎

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‎PELLETIER, Louis-Nicolas-Marie ; DESSE, Adolphe ; BOURGE, Alexandre‎

‎Extrait de l'Histoire du Diocèse de Laon, suivi d'une description de la Ville de Marle, et des faits qui s'y sont passés depuis 1640 jusqu'à nos jours [ Manuscrit original ]‎

‎Commencé par Adolphe Desse et continué par Alexandre Bourge pour Mr Louis Pelletier, Chronique dressée par les soins de Louis-Nicolas-Marie Pelletier, 1 vol. grand in-8 reliure de l'époque pleine basane marron, 1839 (date portée en dos) - 1845 (dernière date citée), 2 ff. (tables), 235 pp. manuscrites, 2 ff. joints, l'ensemble de trois mains différentes (cf. auteurs précités).‎

‎Passionnant manuscrit original relatant l'histoire de la ville de Marle (d'abord à travers la chronique du diocèse de Laon, reprise de Lelong, puis les annotations se multiplient, et les sources, ainsi que les annotations des rédacteurs se font toujours plus nombreuses). Les témoignages relatifs à la fin de l'Ancien Régime, à la Révolution, à l'Empire et à la Restauration, souvent très pittoresques, sont du plus haut intérêt ; on évoquera notamment le passage des Cosaques et de l'Empereur de Russie à Marle, les vexations d'un officier prussien menaçant de la "Schlague", ou le passage de l'empereur Napoléon Ier à Marle, allant à Waterloo. Le manuscrit s'ouvre par une notice relative à la famille du dédicataire et co-rédacteur Louis Pelletier..‎

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‎BERTIN, Antoine‎

‎Atlas de dessin linéaire pour le concours à l'année 1866. Antoine Bertin Elève des Ecoles Chrétiennes. Avignon‎

‎1 vol. in-folio cartonné, 21 ff. de dessins linéaires manuscrit, 1866‎

‎Intéressant atlas de dessin linéaire manuscrit rédigé par un élève des écoles chrétiennes. Bon état. Contient notamment : Projection d'une croisée - Projection de quelques outils de menuiserie - Projections d'une porte avec chambranle et corniche - Projection d'un prie-dieu - Projection d'une fontaine monumentale - Projection d'un arbre coudé - Projection d'une tête de bielle‎

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‎BERTIN, Antoine‎

‎Atlas de dessin linéaire pour le concours à l'année 1867. Antoine Bertin Elève des Frères des Ecoles Chrétiennes. Classe d'Honneur, Avignon‎

‎1 vol. in-folio cartonné, 21 ff. de dessins linéaires manuscrit, 1867‎

‎Intéressant atlas de dessin linéaire manuscrit rédigé par un élève des écoles chrétiennes. Bon état. Contient notamment : Rabattement des lignes et des surfaces - Projection des points sur les solides - Projections et développement des surfaces - Projections et développement des solides - Pénétrations des solides - Hélices - Applications de l'hélice - Tracé géométrique des ombres.‎

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‎BRUN, Petrus ; DESPEYROUS, Alexandre‎

‎Tractatus de Ecclesia Christi compendium. [ Suivi d'un manuscrit : ] Dogmaticae Theologiae Compendium. In magno Seminario petrocorensis dioecesis Petragora sito‎

‎Tractatus de Ecclesia Christi compendium. [ Suivi d'un manuscrit : ] Dogmaticae Theologiae Compendium. In magno Seminario petrocorensis dioecesis Petragora sito professore Rev. Dno. Dion presb. Direct. a Despeyrous Alexandro, 1 vol. in-12 reliure demi-basane verte, P. Lethielleux, H. Casterman, Paris, Tournai, s.d. 200 pp. et 1 f. [ Suivi de : ], 1864, 114 pp. manuscrite‎

‎Bon état.‎

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‎Collectif ; VIVIANI, R.‎

‎Diplôme de Docteur en Droit mention Sciences Politiques et Economiques. Fait à Paris le 7 Février 1914. Avec 2 Médailles de prix de l'Université de Bordeaux et la Médaille de la Société des Amis de l'Université de Bordeaux.‎

‎Diplôme monté dans un encadrement sous verre, découpé et modifié pour intégrer 3 médailles : Avec 2 Médailles de prix de l'Université de Bordeaux et Médaille de la Société des Amis de l'Université de Bordeaux. Le Ministre de l'Instruction publique, Vu le Certificat d'aptitude au grade de Docteur en Droit accordé le 22 décembre 1913 par les Professeurs de la Faculté de Droit de Bordeaux, Académie de Bordeaux au Sieur Fauché François, né à Macau, département de la Gironde, le 16 septembre 1877... donne par la présente audit Sieur Fauché le Diplôme de Docteur en Droit avec mention : Sciences Politiques et Economiques. Fait à Paris sous le sceau du Ministère de l'Instruction Publique le 7 Février 1914 Signé du Ministre de l'Instruction Publique R. Viviani‎

‎Intéressant document dans lequel 3 médailles ont été intégrées. Bon état (le diplôme a été découpé et modifié pour intégrer les 3 médailles).‎

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‎Anonyme ; [ Curé de Saint Chamassy ]‎

‎Discours prononcé à l'occasion du Mariage de M. Armand Cantaloup et Mme Léontine Gibiat, célébré dans l'Eglise paroissiale de Saint Chamassy le 14 juin 1853‎

‎1 manuscrit de 3 ff. in-folio, 1853‎

‎Etat très satisfaisant‎

Referenz des Buchhändlers : 38401

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‎Anonyme ; [ Curé de Mialet ]‎

‎Discours pour la Bénédiction du Christ placé dans l'Eglise de Mialler [Mialet ; Miallet ] par suite des dons de MM. Profes et Barbey Cluzeau, l'un et l'autre propriétaires et membres de la Fabrique de la paroisse.‎

‎1 manuscrit en 9 ff. in-4, circa 1845‎

‎Etat très satisfaisant‎

Referenz des Buchhändlers : 38402

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‎Anonyme‎

‎Manuscrit anonyme de grammaire et recherche en grammaire hébraïque.‎

‎1 carnet in-16 reliure demi-percaline verte, Eglise Sainte Marie, Toulouse, circa 50 ff., vers 1860-1900, sans doute de provenance jésuite.‎

‎Etat satisfaisant (cartonnage frotté)‎

Referenz des Buchhändlers : 39072

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‎Anonyme‎

‎Elémens de Géométrie à Lusage des Enfans de France [ Manuscrit : Eléments de Géométrie à l'usage des Enfants de France ]‎

‎1 vol. in-4 reliure d'époque plein maroquin rouge, dos à 5 nerfs doré orné, large roulette d'encadrement aux plats, coupes et chasses ornées, toutes tranches dorées, texte manuscrit, 3 ff. blancs, 258 pp. et 1 f. blanc avec 25 planches dépliantes dessinées à la plume‎

‎Rare manuscrit de géométrie en plein maroquin d'époque. Ce beau manuscrit de vulgarisation mathématique (vraisemblablement de la première partie du XVIIIe siècle) calligraphié avec soin contient 25 belles planches dessinées avec une superbe maîtrise (et souvent relevées par de beaux lavis). Contient : Traité des Proportions ; Livre I : Des Lignes tirées sur un plan ; Livre II : Des figures planes considérées par les lignes qui les bornent et qui sont tirées dedans ; Tome III : Des figures planes considérées par leurs superficies ou par l'espace qu'elles renferments ; Tome IV : De la rencontre des Lignes et des Planes ; Tome V : Des Corps en Général ; Tome VI : Des Corps ou des Figures solides considérées par leur solidité. Bon état (très petit travail de vers en coiffe sup., petit mq. de cuir au second plat).‎

Referenz des Buchhändlers : 39086

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‎Collectif‎

‎Album de dessin du milieu XIXe. Avec un beau dessin au crayon : "Mostaganem en 1847. Demeure du "Général" logé par le Génie.‎

‎1 album format à l'italienne grand et long in-8, reliure pleine percaline estampée, contenant (pour l'essentiel) : 1 - un grand et beau dessin d'époque (débroché) au crayon sur double avec titre volant : "Mostaganem en 1847. Demeure du "Général" logé par le Génie, signé Chamut (Chamuet ? Charnut ?) ; 2 - 4 aquarelles de bouquets (de facture naïve) ; 3 - 12 lithographies contrecollées (Château, portrait, paysan breton, ...) ; 4 - Dessin naïf au crayon (château) ; 5 - 6 lithographies (d'après Hans L. Reusch, tiré des recueils de Georg Prahl) rehaussées à l'aquarelle de vues pittoresques norvégiens : Fra Jedderen C.S. - 1,2,3 fra Soelbo, 4 fra Saelbo, 4 fra Byenaesset T.S. - Sans titre - Fiskere fra Selloe, samt Prospect af St. Synneve Kloster-Ruiner, B.S. - Bonder fra Wigoer - Hallingdoler‎

‎Album de dessin, intéressant par le très beau dessin panoramique au crayon représentant la demeure du "Général" (Bugeaud ? Lamoricière ?) à Mostaganem en 1847, et par les lithographies coloriées et pittoresque de la Norvège de l'époque (qq. ff. faibles ou débrochés, rel. frottée).‎

Referenz des Buchhändlers : 39089

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‎GAUTIER AINE, Fr.‎

‎Poésies diverses [ Manuscrit original - A Bordeaux, 1823 ]‎

‎1 vol. in-8 reliure de l'époque demi-veau brun, dos à 5 nerfs dorés, Bordeaux, 1823, 310 pp.‎

‎Beau manuscrit de poésie, dédicacé à l'amante de l'auteur, "Fanni : C'est pour toi qui fait mon bonheur / Et qui seule embellie ma Vie / Que j'écrivis les Vers que me dicte mon coeur / C'est à toi que je les dédie". A la trentaine des premiers poèmes passionnés succèdent des traductions de Tibulle et de Catulle. Avec un portrait (de sa bien-aimée selon toute vraisemblance) par l'auteur. Etat très satisfaisant (mq. de papier au plat sup., qq. rouss.)‎

Referenz des Buchhändlers : 39495

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‎Anonyme‎

‎Manuscrit : Journal de voyage anonyme d'une médecin de marine militaire [ Santé navale ], d'avril 1946 à novembre 1947 : Toulon, La Rochelle, Ferryville, Gozo, Port-Saïd, Djibouti, Abadan, Bombay, Goa, Singapour, Hong-Kong, etc... Avec de nombreuses détails piquants sur la vie dans la marine française au lendemain de la seconde guerre mondiale. Intéressant journal manuscrit évoquant fugacement la figure de Zinovi Peschkoff : 7 mai 1946 : "Impression de pagaille. Berge m'avait dit en passant par Bordeaux que Rochefort est trop demandé pour espérer l'avoir. D'après Aury, on pleure depuis un an pour avoir des médecins. Paponnet, complètement rond le jour où je vais le voir, se désintéresse de la question"... "Même impression à la Marine. Chipotages pour savoir qui a été le plus résistant, qui a sauvé La Rochelle. L'ambiance n'est pas au gaullisme. Cossé, Auger et les autres écoeurés : Paris les laisse tomber et ils ne pensent qu'à dégager pour partir à la colonie"... "Une note réconfortante : la position nette de l'Eglise pour le référendum...Malheureusement, ça semble avoir été limité au diocèse de La Rochelle. Grande Peur des biens pensants à l'occasion de ce vote. Les bourgeois en font dans leur culotte et se voient arrêtés pour le lendemain si le vote est oui. Ont-ils donc la conscience moins nette qu'ils veulent bien le dire ?". 4 juillet 1946 : "Je suis considéré comme légèrement aliéné de vouloir repartir en campagne après seulement trois mois de séjour en France" 29 juin : "Voyagé avec Le Calvé de Bandol à Toulon... Rencontré quelques copains. Toujours la même réflexion : "Quelle chance tu as ! Ah! si j'étais à ta place..." 4 juillet à Feryville : "Embarqué sur le Mékong ... Laïus rapide avec le Commandant (de Forton), jeune et semblant avoir de l'allant. Adopte le type homme d'affaires américain. C'est peut-être très bien, c'est peut-être une façade. Il faut attendre. Visite au secnd, L. V. Lesty, bon gros colosse assez philosophe qui casse pas mal de sucre sur le dos des médecins, en particulier de Briskine qui s'occupait du bateau jusqu'à mon arrivée. Je défends Briskine a prioi, sans savoir de quoi il s'agit, avec une telle mauvaise foi que Lesty ne peut s'empêcher d'en rire et on n'en parle plus". Les autres officiers : Tayne, Sirven (croix de lorraine", et I.M. Rossi, Lafon, sympathiques au 1er abord. 5 juillet : "le matin, visite officielle à Sidi Abdallah" (suit une liste de nom et de postes) "presque tous cherchant à dégager pour s'installer dans la région. Même conversation partout : prix du beurre, des petits pois et du pain, insuffisance des soldes...Si j'étais à votre place, etc... Bande de ronds de cuir !" .... 12 juillet : "Lu un article de Cortadellas retraçant l'histoire de la Mission Militaire de ChungKinq. Un peu optimiste mais bon pour la propagande". 21 juillet :"Vie végétative à Ferryville. Travail léger et irrégulier à l'hôpital. Je trapine péniblement les journées sans envie de lire ni de travailler. Vivement la fuite. Le 18, arrivée d Terrible. Je vais faire une bonne heure de blague avec Lemaire. Ecoeuré de la Marine, il a demandé à dégager. On lui a fait comprendre qu'à Diégo il aurait mieux fait de filer comme le Glorieux. C'est écoeurant." 22 juillet : "Embarqué la commission d'essais : 5 officiers et une quinzaine d'ouvriers. Rentré à Bizerte... Appareillage pour Bône". 1er août : "Arrivée à 800 en vue de Gozo. ... Ville pas bien belle et très démolie, certains quartiers entièrement rasés. .... Petites ruelles rappelant l'Espagne ... les vieilles fortifications ont assez grande allure" 3 août : "Toutes les dernières réparations faites à Ferryville sont à refaire : pompe d'épuisement, chambre froide, dégaussing. Paris nous a mis à la disposition des anglais, mais les anglais ne nous donnent aucune consigne, disant que nous ne dépendons pas d'eux pour la route. Nous devons seulement faire un ravitaillement Abdan-Singapour. Si le Pacha sait y faire, nous pouvons choisir l'itinéraire qui nous plaira". 9 août : "A 1200 rencontré une mine. Ecole à feu au mousquet et aux Hoerlicou. Mine coulée sans exploser à la deuxième passe". 11 août : "A 1600, cassé la barre à bras... une semaine de réparations à Port-Saïd". 12 août : "Arrivée à Port-Saïd. Envahissement inévitable de tous les commerçants qui sont à bord avant même que les manoeuvres de mouillage soient terminées". 13 août au Caire, chez l'attaché naval C.C. Challan de Sévin : "nous apprenons que Russes et Anglais sont prêts à se tabasser dans la région de Bassorah. On va peut-être arriver au bon moment". Puis à Ismaïlia, où ils rencontrent d'autres français : "Puis arrive un capitaine mauritien qui nous sort un ereintement en règle des Anglais. Comme il est en uniforme anglais, l'effet est assez curieux". 29 août 1946 : Arrivée à Djibouti ; 30 : "Pêche à la dynamite avec Sirven : 4 petits poissons et une belle suée à l'aviron". 11 septembre, arrivée à Abadan, puis le 3 octobre à Bombay : "Quelques troubles dans la ville indigène : échange de coups de poignard entre hindous et musulmans" 8 octobre: Retrouvons le Var sous l'Ile Grande à côté de Goa. ... Meynice est à Saïgon vec madame, à l'E.M. de d'Argenlieu ; 13 octobre : Le Consul, Jobez e sa femme déjeunent chez le commandant. Jobez était avec Lorrin sous-fifre de Coiffard à Tchungking en 1944. Constaté avec plaisir qu'il n'a pas changé d'avis. Ereintement de Pechkoff, ... et de la clique des Terres Rouges : De Langlade, Irribarne, Leonard, etc... 21 octobre : Arrivée à Singapour ... 23 novembre, 2e rotation : "La veille, on apprend de nouvelles insurrections à Haïphong et à Langson. Aucune précision."... 11 octobre 47 : Appareillage [ de Hong-Kong ] avec M Viaud, consul à Canton, Dr. Mosquin ralliant Pakhoï comme vice-consul et médecin de l'hôpital de la Mission catholique, un jeune grec de Canton qui va s'engager dans la Légion, deux ammanites provenant de l'entourage de Bao Daï".....‎

‎1 vol. in-4 reliure demi-basane raciné sous étui, répertoire médical offert par les Laboratoires Darrasse, 1944-1946, 30 pages manuscrites, le reste du répertoire est vierge. Rappel du titre complet : Manuscrit : Journal de voyage anonyme d'une médecin de marine militaire [ Santé navale ], d'avril 1946 à novembre 1947 : Toulon, La Rochelle, Ferryville, Gozo, Port-Saïd, Djibouti, Abadan, Bombay, Goa, Singapour, Hong-Kong, etc... Avec de nombreuses détails piquants sur la vie dans la marine française au lendemain de la seconde guerre mondiale. Intéressant journal manuscrit évoquant fugacement la figure de Zinovi Peschkoff : 7 mai 1946 : "Impression de pagaille. Berge m'avait dit en passant par Bordeaux que Rochefort est trop demandé pour espérer l'avoir. D'après Aury, on pleure depuis un an pour avoir des médecins. Paponnet, complètement rond le jour où je vais le voir, se désintéresse de la question"... "Même impression à la Marine. Chipotages pour savoir qui a été le plus résistant, qui a sauvé La Rochelle. L'ambiance n'est pas au gaullisme. Cossé, Auger et les autres écoeurés : Paris les laisse tomber et ils ne pensent qu'à dégager pour partir à la colonie"... "Une note réconfortante : la position nette de l'Eglise pour le référendum...Malheureusement, ça semble avoir été limité au diocèse de La Rochelle. Grande Peur des biens pensants à l'occasion de ce vote. Les bourgeois en font dans leur culotte et se voient arrêtés pour le lendemain si le vote est oui. Ont-ils donc la conscience moins nette qu'ils veulent bien le dire ?". 4 juillet 1946 : "Je suis considéré comme légèrement aliéné de vouloir repartir en campagne après seulement trois mois de séjour en France" 29 juin : "Voyagé avec Le Calvé de Bandol à Toulon... Rencontré quelques copains. Toujours la même réflexion : "Quelle chance tu as ! Ah! si j'étais à ta place..." 4 juillet à Feryville : "Embarqué sur le Mékong ... Laïus rapide avec le Commandant (de Forton), jeune et semblant avoir de l'allant. Adopte le type homme d'affaires américain. C'est peut-être très bien, c'est peut-être une façade. Il faut attendre. Visite au secnd, L. V. Lesty, bon gros colosse assez philosophe qui casse pas mal de sucre sur le dos des médecins, en particulier de Briskine qui s'occupait du bateau jusqu'à mon arrivée. Je défends Briskine a prioi, sans savoir de quoi il s'agit, avec une telle mauvaise foi que Lesty ne peut s'empêcher d'en rire et on n'en parle plus". Les autres officiers : Tayne, Sirven (croix de lorraine", et I.M. Rossi, Lafon, sympathiques au 1er abord. 5 juillet : "le matin, visite officielle à Sidi Abdallah" (suit une liste de nom et de postes) "presque tous cherchant à dégager pour s'installer dans la région. Même conversation partout : prix du beurre, des petits pois et du pain, insuffisance des soldes...Si j'étais à votre place, etc... Bande de ronds de cuir !" .... 12 juillet : "Lu un article de Cortadellas retraçant l'histoire de la Mission Militaire de ChungKinq. Un peu optimiste mais bon pour la propagande". 21 juillet :"Vie végétative à Ferryville. Travail léger et irrégulier à l'hôpital. Je trapine péniblement les journées sans envie de lire ni de travailler. Vivement la fuite. Le 18, arrivée d Terrible. Je vais faire une bonne heure de blague avec Lemaire. Ecoeuré de la Marine, il a demandé à dégager. On lui a fait comprendre qu'à Diégo il aurait mieux fait de filer comme le Glorieux. C'est écoeurant." 22 juillet : "Embarqué la commission d'essais : 5 officiers et une quinzaine d'ouvriers. Rentré à Bizerte... Appareillage pour Bône". 1er août : "Arrivée à 800 en vue de Gozo. ... Ville pas bien belle et très démolie, certains quartiers entièrement rasés. .... Petites ruelles rappelant l'Espagne ... les vieilles fortifications ont assez grande allure" 3 août : "Toutes les dernières réparations faites à Ferryville sont à refaire : pompe d'épuisement, chambre froide, dégaussing. Paris nous a mis à la disposition des anglais, mais les anglais ne nous donnent aucune consigne, disant que nous ne dépendons pas d'eux pour la route. Nous devons seulement faire un ravitaillement Abdan-Singapour. Si le Pacha sait y faire, nous pouvons choisir l'itinéraire qui nous plaira". 9 août : "A 1200 rencontré une mine. Ecole à feu au mousquet et aux Hoerlicou. Mine coulée sans exploser à la deuxième passe". 11 août : "A 1600, cassé la barre à bras... une semaine de réparations à Port-Saïd". 12 août : "Arrivée à Port-Saïd. Envahissement inévitable de tous les commerçants qui sont à bord avant même que les manoeuvres de mouillage soient terminées". 13 août au Caire, chez l'attaché naval C.C. Challan de Sévin : "nous apprenons que Russes et Anglais sont prêts à se tabasser dans la région de Bassorah. On va peut-être arriver au bon moment". Puis à Ismaïlia, où ils rencontrent d'autres français : "Puis arrive un capitaine mauritien qui nous sort un ereintement en règle des Anglais. Comme il est en uniforme anglais, l'effet est assez curieux". 29 août 1946 : Arrivée à Djibouti ; 30 : "Pêche à la dynamite avec Sirven : 4 petits poissons et une belle suée à l'aviron". 11 septembre, arrivée à Abadan, puis le 3 octobre à Bombay : "Quelques troubles dans la ville indigène : échange de coups de poignard entre hindous et musulmans" 8 octobre: Retrouvons le Var sous l'Ile Grande à côté de Goa. ... Meynice est à Saïgon vec madame, à l'E.M. de d'Argenlieu ; 13 octobre : Le Consul, Jobez e sa femme déjeunent chez le commandant. Jobez était avec Lorrin sous-fifre de Coiffard à Tchungking en 1944. Constaté avec plaisir qu'il n'a pas changé d'avis. Ereintement de Pechkoff, ... et de la clique des Terres Rouges : De Langlade, Irribarne, Leonard, etc... 21 octobre : Arrivée à Singapour ... 23 novembre, 2e rotation : "La veille, on apprend de nouvelles insurrections à Haïphong et à Langson. Aucune précision."... 11 octobre 47 : Appareillage [ de Hong-Kong ] avec M Viaud, consul à Canton, Dr. Mosquin ralliant Pakhoï comme vice-consul et médecin de l'hôpital de la Mission catholique, un jeune grec de Canton qui va s'engager dans la Légion, deux ammanites provenant de l'entourage de Bao Daï".....‎

‎Intéressant journal manuscrit de 30 pages évoquant notamment (très fugacement) la figure de Zinovi Peschkoff : 7 mai 1946 : "Impression de pagaille. Berge m'avait dit en passant par Bordeaux que Rochefort est trop demandé pour espérer l'avoir. D'après Aury, on pleure depuis un an pour avoir des médecins. Paponnet, complètement rond le jour où je vais le voir, se désintéresse de la question"... "Même impression à la Marine. Chipotages pour savoir qui a été le plus résistant, qui a sauvé La Rochelle. L'ambiance n'est pas au gaullisme. Cossé, Auger et les autres écoeurés : Paris les laisse tomber et ils ne pensent qu'à dégager pour partir à la colonie"... "Une note réconfortante : la position nette de l'Eglise pour le référendum...Malheureusement, ça semble avoir été limité au diocèse de La Rochelle. Grande Peur des biens pensants à l'occasion de ce vote. Les bourgeois en font dans leur culotte et se voient arrêtés pour le lendemain si le vote est oui. Ont-ils donc la conscience moins nette qu'ils veulent bien le dire ?". 4 juillet 1946 : "Je suis considéré comme légèrement aliéné de vouloir repartir en campagne après seulement trois mois de séjour en France" 29 juin : "Voyagé avec Le Calvé de Bandol à Toulon... Rencontré quelques copains. Toujours la même réflexion : "Quelle chance tu as ! Ah! si j'étais à ta place..." 4 juillet à Feryville : "Embarqué sur le Mékong ... Laïus rapide avec le Commandant (de Forton), jeune et semblant avoir de l'allant. Adopte le type homme d'affaires américain. C'est peut-être très bien, c'est peut-être une façade. Il faut attendre. Visite au secnd, L. V. Lesty, bon gros colosse assez philosophe qui casse pas mal de sucre sur le dos des médecins, en particulier de Briskine qui s'occupait du bateau jusqu'à mon arrivée. Je défends Briskine a prioi, sans savoir de quoi il s'agit, avec une telle mauvaise foi que Lesty ne peut s'empêcher d'en rire et on n'en parle plus". Les autres officiers : Tayne, Sirven (croix de lorraine", et I.M. Rossi, Lafon, sympathiques au 1er abord. 5 juillet : "le matin, visite officielle à Sidi Abdallah" (suit une liste de nom et de postes) "presque tous cherchant à dégager pour s'installer dans la région. Même conversation partout : prix du beurre, des petits pois et du pain, insuffisance des soldes...Si j'étais à votre place, etc... Bande de ronds de cuir !" .... 12 juillet : "Lu un article de Cortadellas retraçant l'histoire de la Mission Militaire de ChungKinq. Un peu optimiste mais bon pour la propagande". 21 juillet :"Vie végétative à Ferryville. Travail léger et irrégulier à l'hôpital. Je trapine péniblement les journées sans envie de lire ni de travailler. Vivement la fuite. Le 18, arrivée d Terrible. Je vais faire une bonne heure de blague avec Lemaire. Ecoeuré de la Marine, il a demandé à dégager. On lui a fait comprendre qu'à Diégo il aurait mieux fait de filer comme le Glorieux. C'est écoeurant." 22 juillet : "Embarqué la commission d'essais : 5 officiers et une quinzaine d'ouvriers. Rentré à Bizerte... Appareillage pour Bône". 1er août : "Arrivée à 800 en vue de Gozo. ... Ville pas bien belle et très démolie, certains quartiers entièrement rasés. .... Petites ruelles rappelant l'Espagne ... les vieilles fortifications ont assez grande allure" 3 août : "Toutes les dernières réparations faites à Ferryville sont à refaire : pompe d'épuisement, chambre froide, dégaussing. Paris nous a mis à la disposition des anglais, mais les anglais ne nous donnent aucune consigne, disant que nous ne dépendons pas d'eux pour la route. Nous devons seulement faire un ravitaillement Abdan-Singapour. Si le Pacha sait y faire, nous pouvons choisir l'itinéraire qui nous plaira". 9 août : "A 1200 rencontré une mine. Ecole à feu au mousquet et aux Hoerlicou. Mine coulée sans exploser à la deuxième passe". 11 août : "A 1600, cassé la barre à bras... une semaine de réparations à Port-Saïd". 12 août : "Arrivée à Port-Saïd. Envahissement inévitable de tous les commerçants qui sont à bord avant même que les manoeuvres de mouillage soient terminées". 13 août au Caire, chez l'attaché naval C.C. Challan de Sévin : "nous apprenons que Russes et Anglais sont prêts à se tabasser dans la région de Bassorah. On va peut-être arriver au bon moment". Puis à Ismaïlia, où ils rencontrent d'autres français : "Puis arrive un capitaine mauritien qui nous sort un ereintement en règle des Anglais. Comme il est en uniforme anglais, l'effet est assez curieux". 29 août 1946 : Arrivée à Djibouti ; 30 : "Pêche à la dynamite avec Sirven : 4 petits poissons et une belle suée à l'aviron". 11 septembre, arrivée à Abadan, puis le 3 octobre à Bombay : "Quelques troubles dans la ville indigène : échange de coups de poignard entre hindous et musulmans" 8 octobre: Retrouvons le Var sous l'Ile Grande à côté de Goa. ... Meynice est à Saïgon vec madame, à l'E.M. de d'Argenlieu ; 13 octobre : Le Consul, Jobez e sa femme déjeunent chez le commandant. Jobez était avec Lorrin sous-fifre de Coiffard à Tchungking en 1944. Constaté avec plaisir qu'il n'a pas changé d'avis. Ereintement de Pechkoff, ... et de la clique des Terres Rouges : De Langlade, Irribarne, Leonard, etc... 21 octobre : Arrivée à Singapour ... 23 novembre, 2e rotation : "La veille, on apprend de nouvelles insurrections à Haïphong et à Langson. Aucune précision."... 11 octobre 47 : Appareillage [ de Hong-Kong ] avec M Viaud, consul à Canton, Dr. Mosquin ralliant Pakhoï comme vice-consul et médecin de l'hôpital de la Mission catholique, un jeune grec de Canton qui va s'engager dans la Légion, deux annamites provenant de l'entourage de Bao Daï".....‎

Referenz des Buchhändlers : 40320

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‎Anonyme‎

‎[ Extrait d'Armorial Manuscrit seconde partie XVIIIe ] Choiseüil. D'azur à la croix d'or cantonnée de 18 billettes de même.‎

‎1 feuillet manuscrit, format 190 x 243 mm, armes peintes, s.d. (seconde partie du XVIIIe siècle), 2 pp.‎

‎Bon état pour ce feuillet séparé.‎

Referenz des Buchhändlers : 41500

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‎Anonyme‎

‎[ Extrait d'Armorial Manuscrit seconde partie XVIIIe ] Mazarin la Meilleraye. D'azur à une hache d'argent dans un faisseau consulaire d'or, en pal, et une fasce de gueule brochant sur e tout chargée de 3 étoilles d'or.‎

‎1 feuillet manuscrit, format 190 x 243 mm, armes peintes, s.d. (seconde partie du XVIIIe siècle), 2 pp.‎

‎Bon état pour ce feuillet séparé.‎

Referenz des Buchhändlers : 41502

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‎Anonyme‎

‎[ Extrait d'Armorial Manuscrit seconde partie XVIIIe ] Maillé. Fascé en onde d'or et de gueule‎

‎1 feuillet manuscrit, format 193 x 250 mm, armes peintes, s.d. (seconde partie du XVIIIe siècle), 2 pp.‎

‎Bon état pour ce feuillet séparé.‎

Referenz des Buchhändlers : 41504

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‎Anonyme‎

‎[ Extrait d'Armorial Manuscrit seconde partie XVIIIe ] Maison de France. Le Roy porte deux Ecus accolez, le 1er d'azur à 3 fleurs de lys d'or, 2 en chef et 1 en pointe qui est de France ; le 2e de Navarre qui est de gueule aux chaisnes accolées et pommelées d'or.‎

‎4 feuillets manuscrits, format 193 x 250 mm, armes peintes, s.d. (seconde partie du XVIIIe siècle), 8 pp.‎

‎Etat satisfaisant (bleu du blason en partie effacé) pour ces feuillets détachés d'un ancien armorial manuscrit.‎

Referenz des Buchhändlers : 41505

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‎Conseil d'Administration de la Compagnie des Chemin de Fer de l'Ouest ; BLOUNT, Edward-Charles‎

‎Chemins de fer de l'Ouest. Procès-Verbaux de la Commission du Budget. [ 1880 - 1881 - 1882 - 1883 ]‎

‎1 registre in-folio reliure demi-basane marron, 400 pp. dont 18 seulement manuscrites, 1880-1883 : Détail du Contenu : Séance du 17 Novembre 1880. Commission du Budget de 1881 / Séance du 19 Novembre 1880. Commission du Budget de 1881 / Séance du 8 Février 1881. Commission du Budget de 1881 / Séance du 11 Février 1881. Commission du Budget de 1881 / Séance du 20 décembre 1881. Commission du Budget de 1882 / 3 extraits des délibérations / Séance du 1er Mai 1883. Commission du Budget de 1883. Les PV sont tous certifiés, signés par le Président Ed. Blount‎

‎Financier et diplomate britannique, Sir Edward-Charles Blount fut président de la Compagnie des Chemins de Fer de l'Ouest de 1880 à 1894. Mauvais état (reliure très abîmée avec très fortes mouill. colorées, un des feuillets manuscrits débrochés). Prix en l'état pour cet intéressant témoignage historique.‎

Referenz des Buchhändlers : 41940

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‎Collectif‎

‎Journal de comptes manuscrit de la célèbre Maison de négoce en vins A. Lalande et Cie (Bordeaux) : de Novembre 1925 à Octobre 1929‎

‎1 vol. fort in-folio reliure pleine toile verte, renforts métalliques en coupes, coins et coiffes, 1925-1929, 700 pp.‎

‎Très impressionnant journal de comptes, remarquable témoignage de l'activité d'une célèbre maison de négoce en vins (fondée par l'économiste, favorable au libre-échange, Armand Lalande), à Bordeaux dans les années 1920. On y relève tant le nom de négociants bordelais ou étrangers que le détail des achats de fourniture (étiquettes, poudre d'oeuf, chandelles, clarifiant), et des achats de vins (par caisse ou barriques). Bon état (couv. lég. frottée).‎

Referenz des Buchhändlers : 42755

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‎Collectif ; SIMON, Jules ; TAILLANDIER, Saint-René‎

‎Diplôme de Bachelier ès Sciences. Accordé le 24 avril 1872 par les Professeurs de la Faculté des Sciences de Bordeaux au Sieur Stanislas Isidore Poujade né à Fort-de-France, Martinique‎

‎1 diplôme format 27 x 43,5 cm, avec le beau cachet à froid d'origine, 1872‎

‎Bon état pour cette jolie pièce signée par Jules Simon et Saint René Taillandier‎

Referenz des Buchhändlers : 42787

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‎MOLINS, Martin ; GALARD Notaire Royal‎

‎[ Reçu manuscrit d'un acte de transmission de propriété en Cerdagne, l'an 1788 : ] L'an 1788 le onzième décembre dans la ville de Vinça. Par devant nous notaire Roijal soussigné et témoins las nommés ont été présens J. Silja journalier habitant ay lieu de Finestret et Rose Puiguilhem son épouse lesquels ont déclaré n'avoir pas fait Contrat de mariage entre eux, de leur bon gré ont vendu et délaissé par ces présentes à Jacques Puiguilhem journalier habitant actuellement au lieu dit Bigardat leur frère et beau-frère ici présent et acceptant tous les droits qui compètent à ladite Rose Puiguilhem sa soeursur la succession de Raphaël Puiguilhem ... journalier habitant à St Pierre dels Forcats Serdagne française et de Marie Closca son épouse deffuncte morte ab intestat, Ce faisant avec la clause de Constitut et Cession de tous Droits et actions avec saisine et possession dont ils se démettent en faveur dudit Jacques Puiguilem son frère sans aucunement se réserver ou retenir à la Charge de la Directe Seigneurie Droits... en faveur de l'Abbaye Royale de St Michel de Cuixa aux Censives accoutumées [ ... ] Fait et Payé en présence du Sieur François Pallarès, bourgeois noble et étudiant de droit, et de François Marimon aubergiste, habitans en cette dite ville, témoins requis qui ont sogné, kes parties ont déclaré ne savoir écrire ni signer, les tous de ce requis par nous Martin Molins notaire soussigné".‎

‎1 pièce sur vélin format 34 x 16 cm rédigé recto-verso, avec signature de Molins et de Galard ("Infirmé" (?) le 1er févr. 1789).Rappel du titre complet : [ Reçu manuscrit d'un acte de transmission de propriété en Cerdagne, l'an 1788 : ] L'an 1788 le onzième décembre dans la ville de Vinça. Par devant nous notaire Roijal soussigné et témoins las nommés ont été présens J. Silja journalier habitant ay lieu de Finestret et Rose Puiguilhem son épouse lesquels ont déclaré n'avoir pas fait Contrat de mariage entre eux, de leur bon gré ont vendu et délaissé par ces présentes à Jacques Puiguilhem journalier habitant actuellement au lieu dit Bigardat leur frère et beau-frère ici présent et acceptant tous les droits qui compètent à ladite Rose Puiguilhem sa soeursur la succession de Raphaël Puiguilhem ... journalier habitant à St Pierre dels Forcats Serdagne française et de Marie Closca son épouse deffuncte morte ab intestat, Ce faisant avec la clause de Constitut et Cession de tous Droits et actions avec saisine et possession dont ils se démettent en faveur dudit Jacques Puiguilem son frère sans aucunement se réserver ou retenir à la Charge de la Directe Seigneurie Droits... en faveur de l'Abbaye Royale de St Michel de Cuixa aux Censives accoutumées [ ... ] Fait et Payé en présence du Sieur François Pallarès, bourgeois noble et étudiant de droit, et de François Marimon aubergiste, habitans en cette dite ville, témoins requis qui ont sogné, kes parties ont déclaré ne savoir écrire ni signer, les tous de ce requis par nous Martin Molins notaire soussigné".‎

‎Jolie pièce manuscite (deux infimes manques) évoquant Vinça, Finestret, Saint-Pierre-dels-Forcats et l'abbaye royale de St Michel de Cuxa.‎

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‎DENTU, Jean-Gabriel ; DENTU, Gabriel-André‎

‎[ Exceptionnel document manuscrit pour l'histoire de l'édition française 1810-1846 : "Registre aux déclarations" des célèbres Imprimeurs-Libraires Dentu ] "Le présent livre contenant quarante feuillets, et destiné à recevoir l'Inscription par ordre de date du Titre de chaque Ouvrage que voudra imprimer le Sr. Dentu, Imprimeur rue du Pont de Lody n°3, & le nom de l'auteur s'il lui est connu, conformément à l'article 11 du Décret impérial du 5 février 1810, contenant règlement sur l'Imprimerie et la librairie, a été coté & paraphé ... par Nous Louis Nicolas Pierre Joseph Dubois, Commandant de la Légion d'Honneur, Comte de l'Empire, Conseiller d'Etat, Chargé dy 4eme arrondissement de la Police Générale, Préfet de Police du département de la Seine et des Communes de St Cloud, Sevran et Meudon du département de Seine & Oise"‎

‎1 manuscrit in-folio br., 1er mars 1810 à septembre 1846, 40 ff. paraphés. . Rappel du titre complet : [ Exceptionnel document manuscrit pour l'histoire de l'édition française 1810-1846 : "Registre aux déclarations" des célèbres Imprimeurs-Libraires Dentu ] "Le présent livre contenant quarante feuillets, et destiné à recevoir l'Inscription par ordre de date du Titre de chaque Ouvrage que voudra imprimer le Sr. Dentu, Imprimeur rue du Pont de Lody n°3, & le nom de l'auteur s'il lui est connu, conformément à l'article 11 du Décret impérial du 5 février 1810, contenant règlement sur l'Imprimerie et la librairie, a été coté & paraphé ... par Nous Louis Nicolas Pierre Joseph Dubois, Commandant de la Légion d'Honneur, Comte de l'Empire, Conseiller d'Etat, Chargé dy 4eme arrondissement de la Police Générale, Préfet de Police du département de la Seine et des Communes de St Cloud, Sevran et Meudon du département de Seine & Oise"‎

‎Exceptionnel "Registre aux déclarations" d'imprimeur du célèbre Libraire-Imprimeur Dentu, dont la dynastie s'imposa dans l'édition durant 3 générations. Morceau d'histoire de l'édition, et de la grande histoire tout court, il est difficile d'exposer la richesse de contenu du présent registre. "Imprimeur-libraire", Jean-Gabriel Dentu avait commencé en 1782 comme ouvrier-imprimeur. Il établit d'abord sa librairie dans une des boutiques de la galerie de bois du Palais-Royal, avant de s'installer, après divers déménagements, rue du Pont-de-Lodi en 1807.Le présent manuscrit détaille l'intégralité des ouvrages imprimés par les Dentu, pour leur compte ou pour celui de tiers, entre le 1er mars 1810 et septembre 1846. On y trouve à la suite d'un numéro d'ordre, le titre des ouvrages, le nom de leurs auteurs, la date d'impression, l'indication très précieuse du tirage et parfois, le bénéficiaire de l'impression (l'essentiel des impressions étant réalisée directement pour le compte de la Librairie Dentu, et cette dernière indication manque souvent).Avec le premier retour des Bourbons, on note le soudain changement de ton. Le premier ouvrage imprimé après le 20 janvier 1814 l'est le 8 avril, 2 jours après l'abdication de Napoléon : il s'agit d'un in-8 tiré à 500 exemplaires, intitulé : "Robespierre et Bonaparte, ou les deux tyrannies". Légitimiste convaincu, Dentu imprime une "Défense de la Constitution" par Malville, de nombreux ouvrages à la gloire de Louis XVI ("Son Testament et sa Mort" ou encore "Nouvel Elysée ou Monument à la Mémoire de Louis XVI et de sa famille" par Amaury Duval, ouvrage ayant valu à l'auteur de figurer dans le Dictionnaire des Girouettes) et nombre de pamphlets anti-napoléonien.En 1815, pendant les Cent-Jours, tout va très vite : imprimeur et éditeur de "Des lois existantes, et du décret du 9 mai 1815", par Louis-Florian-Paul de Kergorlay (premier tirage le 24 mai à 1000 exemplaires, puis le 27 mai à 2000 exemplaires), Jean-Gabriel Dentu est emprisonné sans jugement. Mais dès le 28 juin, à la chute de l'Aigle, les impressions reprennent (Conspiration de Buonaparte contre Louis XVIII par La Martelière, tiré à 500 exemplaires). Jusqu'en 1819, la plupart des tirages oscillent entre 500 et 2000 exemplaires. Rares sont les tirages qui sortent du lot. Succédant à un premier tirage de 1250 exemplaires imprimés quelques jours auparavant, la deuxième édition de la "Proposition faite à la Chambre des Pairs" par le Vicomte de Chateaubriand tirée à 10000 exemplaires le 19 décembre 1816 puis la troisième imprimée à 6000 exemplaires le 3 janvier 1817 font figures d'exception. A partir de Janvier 1819, il imprime les premières livraisons du journal royaliste "Le Drapeau Blanc" (tirage croissant, passant de 2000 à 3000 puis 4000 exemplaires). Afin de contourner la censure, le journal n'est alors qu'une simple brochure. A partir de juin, les impressions du "journal" cessent chez Dentu (en coïncidence avec la transformation en vrai journal quotidien).A partir de 1820, tirages confidentiels ("Naissance de S.A.R. Mgr. le duc de Bordeaux" par O'Mahony tiré à 100 exemplaires) alternent avec des tirages à 10000 exemplaires (ainsi en est-il des trois tirages du "Petit Catéchisme Politique" de Méjan). Les années suivantes, on relève le 18 décembre 1822 le tirage à 10000 exemplaires du prospectus intitulé "Observations sur la saisie du Journal intitulé "Le Régulateur", puis en mai 1830, celui à 30000 exemplaires du prospectus publicitaire du journal "L'Oriflamme", remplaçant du défunt "Régulateur". A compter de décembre 1823, le registre précise le format et le nombre de feuilles nécessaires pour l'impression. Les 60 feuilles in-8 nécessaires à "L'histoire de la Révolution d'Espagne de 1820 à 1823" (septembre 1824, tirage à 1500 exemplaires) font plutôt figures d'exception, car l'impression de brochures, pamphlets et prospectus domine nettement. Malgré ses amitiés légitimistes, Jean-Gabriel Dentu n'échappe pas aux poursuites et aux agaceries de la justice, mais il sait sortir les griffes si nécessaires : en mars 1826, il imprime son Mémoire en défense contre le Procureur du Roi Jacquinot de Pampelune à 10000 exemplaires (15 feuilles in-8).A compter d'avril 1828, la présentation se resserre fortement. Ce changement d'époque, bientôt changement de régime, coïncide avec le passage de témoin de Jean-Gabriel à son fils Gabriel-André Dentu, plus ardent légitimiste encore que son père. Les "Cancans" imprimés à partir de 1831 ("Cancans français", "cancans patriotiques", "cancans officiels", prémonitoira "cancans en prison"...) lui vaudront 6 mois de prison en 1833 (pour les "Cancans fleurissants", "décisifs" et "inflexibles", tirage de 23000 exemplaires le 30 mai 1832 pour ce dernier). Depuis 1835, on relève en fin de chaque année le visa des autorités de police. A partir de 1838, les numéros d'ordre, suivis jusque-là, vont désormais reprendre à zéro chaque année. De mars 1810 à décembre 1837, on peut compter 1559 impressions différentes. Mais les difficultés qui s'accumulaient pour les Dentu en cette décennie sont visibles dans le manuscrit, car les publications s'essouflent. En juin 1845, la mention suivante est portée de la main du commissaire de police Demoulin : "Nous commissaire de police inspecteur de l'imprimerie et de la librairie A. Demoulin, conformément à l'instruction de Monsieur le Ministre de l'intérieur du 20 juin 1845, transcrivons au présent registre aux déclarations l'article de la loi du 21 octobre 1844 relative à la presse soit l'article 14 de ladite loi : Nul imprimeur ne pourra faire imprimer un écrit avant d'avoir déclaré qu'il se propose de l'imprimer... avant d'avoir fait le dépôt en nombre prescrit d'exemplaires, savoir : à Paris, au Secrétariat de la Direction Générale". Le registre se termine au 36ème feuillet, le 9 septembre 1846 ("Sur l'organisation d'une caisse nationale pour les salariés". On sait par ailleurs que l'imprimerie sera liquidée aux enchères en décembre 1847, le matériel étant repris par Plon, Chaix et Lorilleux. L'imprimeur Dentu est mort, mais l'éditeur lui survivra, en la personne du petit-fils, Edouard Dentu.‎

Referenz des Buchhändlers : 44279

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‎REYBAUD, Charles‎

‎Les Républiques de La Plata et le Brésil [ Manuscrit autographe signé de l'article publié en 1860 dans La Revue Européenne ]‎

‎Manuscrit in-8 en 30 feuillets, s.d. [ 1860 ], 30 pp.‎

‎Manque le premier feuillet, le reste du manuscrit est parfaitement complet. Cet article fut publié en 1860 dans le Tome 10 de La Revue Européenne (pp. 817 à 838). Important manuscrit autographe d'un des rares articles informant alors du détail de la situation politique en Amérique latine. Le journaliste marseillais Charles Reybaud (1801-1864) était le frère de Louis Reybaud, auteur de "Jérôme Paturot". Spécialiste de l'Amérique du Sud, il est l'auteur de divers articles et monographies consacrés au Brésil, mais aussi à l'Argentine, au Paraguay et à l'Uruguay‎

Referenz des Buchhändlers : 44288

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‎CHADEUIL, Gustave‎

‎Manuscrit autographe d'un article consacré à Saint Vincent de Paul [ Texte d'un chapitre de l'ouvrage Le Panthéon des Hommes Utiles, par Gustave Chadeuil et Hippolyte Lucas, publié chez Dentu, 1862 ]‎

‎1 manuscrit autographe signé de 12 ff. rédigés au recto, format à l'italienne, s.d. (circa 1862) Le texte en a été publié dans l'ouvrage "Le Panthéon des Hommes Utiles", par Gustave Chadeuil et Hippolyte Lucas, E. Dentu, 1862, pp. 101-116‎

‎Ecrivain et journaliste français né à Limoges en 1823, Gustave Chadeuil, publia vite des romans et nouvelles dans une foule de journaux. Entré au Siècle comme critique musical, il sera l'un des fondateurs du Journal le XIXe siècle en 1871. Il rédigea le "Panthéon des Hommes Utiles" en collaboration avec Hippolyte Lucas, chaque auteur se partageant les biographies. Dans ce manuscrit autographe, abondamment corrigé, du chapitre consacré à Saint Vincent de Paul, on observe de nombreuses différences avec la version imprimée. Bon état (noms des typographes portés en marge)‎

Referenz des Buchhändlers : 44289

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‎CHADEUIL, Gustave‎

‎Manuscrit autographe d'un article consacré à Jenner [ Texte d'un chapitre de l'ouvrage Le Panthéon des Hommes Utiles, par Gustave Chadeuil et Hippolyte Lucas, publié chez Dentu, 1862 ]‎

‎1 manuscrit autographe signé de 12 ff. rédigés au recto, format à l'italienne, s.d. (circa 1862) Le texte en a été publié dans l'ouvrage "Le Panthéon des Hommes Utiles", par Gustave Chadeuil et -Hippolyte Lucas, E. Dentu, 1862, pp. 279-290‎

‎Ecrivain et journaliste français né à Limoges en 1823, Gustave Chadeuil, publia vite des romans et nouvelles dans une foule de journaux. Entré au Siècle comme critique musical, il sera l'un des fondateurs du Journal le XIXe siècle en 1871. Il rédigea le "Panthéon des Hommes Utiles" en collaboration avec Hippolyte Lucas, chaque auteur se partageant les biographies. Dans ce manuscrit autographe du chapitre consacré au scientifique et médecin anglais Edward Jenner (1749-1823), le découvreur de la vaccination, on observe de nombreuses corrections et repentirs de l'auteur. Bon état (noms des typographes et abréviations destinées à l'imprimeur portés en marge)‎

Referenz des Buchhändlers : 44290

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‎CHADEUIL, Gustave‎

‎Manuscrit autographe : Conclusion du Panthéon des Hommes Utiles [ Texte du chapitre de conclusion de l'ouvrage "Le Panthéon des Hommes Utiles", par Gustave Chadeuil et Hippolyte Lucas, publié chez Dentu, 1862 Il évoque : Saint Bernard des Alpes, Jacques Coeur, Wilhelm Buckels, Amerigo Vespuce, Galilée, Jean Bouvet, Ch Rollin, Turgot, W Howes, Constantin Périer, Valentin Haüy, Bertholet, Jecker, Clarkson, Wilberforce, Dupuytren, Carcel, Franchot, Daguerre, Niepce, Sauvage, Morton, Simpson, Chappe, Morse ]‎

‎1 manuscrit autographe signé de 13 ff. rédigés au recto, format à l'italienne, s.d. (circa 1862) Le texte en a été publié dans l'ouvrage "Le Panthéon des Hommes Utiles", par Gustave Chadeuil et -Hippolyte Lucas, E. Dentu, 1862, pp. 279-290.Rappel du titre complet : Manuscrit autographe : Conclusion du Panthéon des Hommes Utiles [ Texte du chapitre de conclusion de l'ouvrage "Le Panthéon des Hommes Utiles", par Gustave Chadeuil et Hippolyte Lucas, publié chez Dentu, 1862 Il évoque : Saint Bernard des Alpes, Jacques Coeur, Wilhelm Buckels, Amerigo Vespuce, Galilée, Jean Bouvet, Ch Rollin, Turgot, W Howes, Constantin Périer, Valentin Haüy, Bertholet, Jecker, Clarkson, Wilberforce, Dupuytren, Carcel, Franchot, Daguerre, Niepce, Sauvage, Morton, Simpson, Chappe, Morse ]‎

‎Ecrivain et journaliste français né à Limoges en 1823, Gustave Chadeuil, publia vite des romans et nouvelles dans une foule de journaux. Entré au Siècle comme critique musical, il sera l'un des fondateurs du Journal le XIXe siècle en 1871. Il rédigea le "Panthéon des Hommes Utiles" en collaboration avec Hippolyte Lucas, chaque auteur se partageant les biographies. Il s'agit du manuscrit autographe de la conclusion de cet ouvrag. Chadeuil évoque les savants suivants : Saint Bernard des Alpes, Jacques Coeur, Wilhelm Buckels, Amerigo Vespuce, Galilée, Jean Bouvet, Ch Rollin, Turgot, W Howes, Constantin Périer, Valentin Haüy, Bertholet, Jecker, Clarkson, Wilberforce, Dupuytren, Carcel, Franchot, Daguerre, Niepce, Sauvage, Morton, Simpson, Chappe, Morse. On observe de nombreuses corrections et repentirs de l'auteur. Bon état (noms des typographes et abréviations destinées à l'imprimeur portés en marge, piqûres d'aiguilles en marge gauche)‎

Referenz des Buchhändlers : 44291

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‎CHADEUIL, Gustave‎

‎Manuscrit autographe d'un article consacré à Brémontier [ Texte d'un chapitre de l'ouvrage Le Panthéon des Hommes Utiles, par Gustave Chadeuil et Hippolyte Lucas, publié chez Dentu, 1862 ]‎

‎1 manuscrit autographe signé de 9 ff. rédigés au recto, format à l'italienne, s.d. (circa 1862) Le texte en a été publié dans l'ouvrage "Le Panthéon des Hommes Utiles", par Gustave Chadeuil et -Hippolyte Lucas, E. Dentu, 1862, pp. 247-258‎

‎Ecrivain et journaliste français né à Limoges en 1823, Gustave Chadeuil, publia vite des romans et nouvelles dans une foule de journaux. Entré au Siècle comme critique musical, il sera l'un des fondateurs du Journal le XIXe siècle en 1871. Il rédigea le "Panthéon des Hommes Utiles" en collaboration avec Hippolyte Lucas, chaque auteur se partageant les biographies. Dans ce manuscrit autographe du chapitre consacré à l'ingénieur français Nicolas Brémontier (1738-1809), célèbre pour avoir fixé les dunes de Gascogne, on observe de nombreuses corrections et repentirs de l'auteur. Bon état (noms des typographes et abréviations destinées à l'imprimeur portés en marge)‎

Referenz des Buchhändlers : 44292

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‎CHADEUIL, Gustave‎

‎Manuscrit autographe d'un article consacré à Fulton [ Texte d'un chapitre de l'ouvrage Le Panthéon des Hommes Utiles, par Gustave Chadeuil et Hippolyte Lucas, publié chez Dentu, 1862 ]‎

‎1 manuscrit autographe signé de 9 ff. rédigés au recto, format à l'italienne, s.d. (circa 1862) Le texte en a été publié dans l'ouvrage "Le Panthéon des Hommes Utiles", par Gustave Chadeuil et -Hippolyte Lucas, E. Dentu, 1862, pp. 301-312‎

‎Ecrivain et journaliste français né à Limoges en 1823, Gustave Chadeuil, publia vite des romans et nouvelles dans une foule de journaux. Entré au Siècle comme critique musical, il sera l'un des fondateurs du Journal le XIXe siècle en 1871. Il rédigea le "Panthéon des Hommes Utiles" en collaboration avec Hippolyte Lucas, chaque auteur se partageant les biographies. Dans ce manuscrit autographe du chapitre consacré à l'ingénieur américain Robert Fulton (1765-1815), l'inventeur du bateau à vapeur, on observe de nombreuses corrections et repentirs de l'auteur. Bon état (noms des typographes et abréviations destinées à l'imprimeur portés en marge)‎

Referenz des Buchhändlers : 44293

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‎CHADEUIL, Gustave‎

‎Manuscrit autographe d'un article consacré à Joseph Marie Jacquard [ Texte d'un chapitre de l'ouvrage Le Panthéon des Hommes Utiles, par Gustave Chadeuil et Hippolyte Lucas, publié chez Dentu, 1862 ]‎

‎1 manuscrit autographe signé de 8 ff. rédigés au recto, format à l'italienne, s.d. (circa 1862) Le texte en a été publié dans l'ouvrage "Le Panthéon des Hommes Utiles", par Gustave Chadeuil et -Hippolyte Lucas, E. Dentu, 1862, pp. 291-300‎

‎Ecrivain et journaliste français né à Limoges en 1823, Gustave Chadeuil, publia vite des romans et nouvelles dans une foule de journaux. Entré au Siècle comme critique musical, il sera l'un des fondateurs du Journal le XIXe siècle en 1871. Il rédigea le "Panthéon des Hommes Utiles" en collaboration avec Hippolyte Lucas, chaque auteur se partageant les biographies. Dans ce manuscrit autographe du chapitre consacré à Joseph Marie Jacquard (1752-1834), l'inventeur du métier à tisser, on observe de nombreuses corrections et repentirs de l'auteur. Bon état (noms des typographes et abréviations destinées à l'imprimeur portés en marge)‎

Referenz des Buchhändlers : 44294

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‎LUCAS, Hippolyte ; (CHADEUIL, Gustave)‎

‎Extraits du manuscrit autographe des articles rédigés par Hippolyte Lucas consacrés à Blaise Pascal, l'Abbé de l'Espée, Washington, Gutenberg, Sully, Pestallozi, Davy, Saint Ignace de Loyola [ Texte de chapitres de l'ouvrage Le Panthéon des Hommes Utiles, par Gustave Chadeuil et Hippolyte Lucas, publié chez Dentu, 1862 ]‎

‎Extraits de manuscrits autographes signés de 38 ff. rédigés au recto, format in-8, s.d. (circa 1862) Les feuillets sont le plus souvent intégralement manuscrits, une partie propose les corrections manuscrites portées sur les épreuves d'imprimerie. Rappel du titre complet : Extraits du manuscrit autographe des articles rédigés par Hippolyte Lucas consacrés à Blaise Pascal, l'Abbé de l'Espée, Washington, Gutenberg, Sully, Pestallozi, Davy, Saint Ignace de Loyola [ Texte de chapitres de l'ouvrage Le Panthéon des Hommes Utiles, par Gustave Chadeuil et Hippolyte Lucas, publié chez Dentu, 1862 ]‎

‎Le texte de ces manuscrits a été publié dans l'ouvrage "Le Panthéon des Hommes Utiles", par Gustave Chadeuil et Hippolyte Lucas, E. Dentu, 1862. Aucun des articles n'est ici complet. On relève quelques corrections autographes par Gustave Chadeuil. Ecrivain et critique, Hippolyte Lucas (1807-1878) fut un temps bibliothécaire à la Bibliothèque de l'Arsenal. Il collabora comme critique au Charivari. Un important fonds de ses manuscrits est conservé à la Bibliothèque de Rennes Métropole. Ecrivain et journaliste français né à Limoges en 1823, Gustave Chadeuil, publia vite des romans et nouvelles dans une foule de journaux. Entré au Siècle comme critique musical, il sera l'un des fondateurs du Journal le XIXe siècle en 1871. Prix du lot.‎

Referenz des Buchhändlers : 44432

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‎DENTU, Léonie ; [ FAURE DECAMP Veuve DENTU, Léonie ; CHARAVAY, Etienne ]‎

‎Dossier de plus de 330 feuillets manuscrits, rédigés par la Veuve d'Edouard Dentu, Léonie Faure Decamps : Catalogue des autographes de la Collection Dentu [ Numéros 768 à 1085 et 2537 à 3249 ]‎

‎1 dossier sous cartonnier usé à dos de cuir marqué "Autographes" recueillant plus de 330 feuillets (de divers formats, le plus souvent format in-folio) rédigés au recto, s.d. [ circa 1887 ]. On relève les initiales V.E.D. (Veuve Edouard Dentu) au numéro 3031.‎

‎Dossier préparatoire partiel du Catalogue de la "Collection Dentu". On notera l'impressionnant travail de rédaction de Louise Léonie Faure Decamps (dite Léonie Dentu), veuve du fameux libraire mais aussi grand collectionneur d'autographes Edouard Dentu (1830-1884). Le présent manuscrit comprend approximativement les numéros 768 à 1085, puis va des numéros 2537 au numéro 3249 (avec quelques trous et quelques compléments non indiqués) du Catalogue publié par Dentu sous la direction d'Etienne Charavay. La dernière partie correspond Au tome II, IIIe fascicule, IVe série : Littérateurs, Grands Ecrivains des XVIIe et XVIIIe siècles, Poètes et Auteurs Dramatiques ; la précédente à une partie du catalogue consacrée aux Souverains et Hommes d'Etat. La copie a été corrigée et réorganisée d'une main rapide, vraisemblablement celle de l'expert ou de l'un de ses collaborateurs. On relève sur de nombreux feuillets les noms des typographes, payés à la ligne. Prix du lot, non séparable.‎

Referenz des Buchhändlers : 44436

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‎PERRIN, Emile‎

‎Chronique Musicale. [ Manuscrit autographe signé de 12 pp. in-8, pour un article paru dans la Revue Européenne du 1er Juin 1860 ] "Le Théâtre-Lyrique avait inauguré par Orphée sa saison d'hiver, il vient d'ouvrir par Fidelio sa saison de printemps. Après avoir fêté tour à tour Weber, Mozart et Gluck, il a voulu rendre les mêmes honneurs à Beethoven. L'intention est également louable ; mais je crains que le succès ne soit point égal. Populaire en Allemagne, accueilli avec enthousiasme en Angleterre, la partition de Fidelio n'a jamais pu s'acclimater sur nos scènes françaises. Faut-il en accuser le goût de notre public ? [ ... ] C'est dans la faiblesse de la pièce sur laquelle Beethoven a écrit la partition de Fidelio qu'il faut donc chercher la cause de ce constant insuccès. Le triste mélodrame de Bouilly, mis d'abord en musique par Gaveaux, n'était pas de nature à inspirer Beethoven. Son génie plane sur les hauteurs sublimes de la Symphonie Pastorale, de la Symphonie Héroïque ; il étouffe emprisonné dans les murs étroits d'une fable vulgaire, sans vraisemblance, sans intérêt, sans passion." [ Suit une analyse de l'histoire de Fidelio et de sa réception par le public français ] "L'exécution de Fidelio est inférieure à l'exécution d'Orphée et des noces de Figaro. L'orchestre, sur lequel pèse ici une grande part de responsabilité, s'est montré parfois, notamment dans l'ouverture, au-dessous de sa tâche. Mme Viardot n'a pu trouver dans le rôle de Fidelio les puissants contrastes, la vive passion du rôle d'Orphée. [...] Le rôle entier paraît d'ailleurs écrit sur un registre trop élevé pour la voix de Mme Viardot, et bien que cette voix soit douée d'une étendue exceptionnelle, elle n'atteint cependant les notes les plus élevés qu'à l'aide d'un déchirement douloureux. Le personnage de Fidelio exige, en outre, de la jeunesse ; sous l'habit du jeune paysan qui surprend l'amour de la fille du geôlier, Mme Viardot nous a fait regretter l'art avec lequel elle portait la tunique, la chlamyde et le cothurne antiques. M. Battaille chante le rôle de Rocco en musicien consommé et avec un grand sentiment du style ; Mlle Faivre montre de l'intelligence et la finesse, mais une finesse qui touche parfois au maniéré ; les autres artistes ne sont point de taille se mesurer à cette partition. [...] L'artiste chargé de représenter Ludovic Sforza a failli plus d'une fois, par l'étrangeté de ses allures, amener dans ce sombre drame un élément tout à fait imprévu, l'élément comique. Quel que doive être le succès de Fidelio, il faut savoir gré au Théâtre-Lyrique de cette tentative. [...] Il est assez curieux de voir une scène musicale, qui marche au quatrième rang, donner aux autres cet exemple du sentiment de l'art et du respect au public dont on ne craint point ailleurs de flatter les caprices et les inexcusables fantaisies. Il semble pour cela que tous les moyens soient bons, et l'on a répondu à tout quand on a dit : cela fait de l'argent. Avec ce mot là on a voulu absoudre un scandale musical qui s'est produit l'autre semaine dans la salle Ventadour. Le Théâtre-Italien a représenté l'Orphée aux Enfers de M. Offenbach.[...]" Il évoque ensuite l'Opéra-Comique et M. Gevaërt, mais aussi Donizetti : "la gloire de Donizetti ne recevra pas non plus un nouveau lustre de la représentation du petit ouvrage inédit joué sous le nom de Rita ou le Mari battu. On peut même dire que la musique de Donizetti a passé presque inaperçu au milieu des rires provoqués par les plaisanteries, un peu au gros sel, dont la pièce et semée. Il est vrai que l'exécution musicale laisse beaucoup à désirer.. [...] Seule, Mme Faure-Lefebvre ne peut suffire à tout. Elle a joué avec infiniment de grâce et l'esprit, trop d'esprit peut-être, un rôle bien invraisemblable pour elle, puisque Rita a fait la double faute d'épouser à la fois un niais et un butor. [ ... ] On dit que le rôle de Rita sera le dernier rôle créé par Mme Faure-Lefebvre et qu'elle doit prochainement quitter le théâtre. Ce sera une grande perte pour l'Opéra-Comique."‎

‎Manuscrit signé de 12 feuillets in-8 oblong rédigés au recto, pour un article paru dans la Revue Européenne du 1er Juin 1860, tome IX, pp. 409-413 : Intéressant manuscrit autographe signé par l'écrivain et critique Emile Perrin (1814-1885), alors ancien directeur de l'Opéra Comique (1848-1857) et futur directeur de l'Opéra (1862-1871) puis Administrateur général de la Comédie Française (1871-1885). On relève les annotations d'imprimeur (noms des typographes). Son analyse de Fidelio et de sa réception en France sont très informées. "Le Théâtre-Lyrique avait inauguré par Orphée sa saison d'hiver, il vient d'ouvrir par Fidelio sa saison de printemps. Après avoir fêté tour à tour Weber, Mozart et Gluck, il a voulu rendre les mêmes honneurs à Beethoven. L'intention est également louable ; mais je crains que le succès ne soit point égal. Populaire en Allemagne, accueilli avec enthousiasme en Angleterre, la partition de Fidelio n'a jamais pu s'acclimater sur nos scènes françaises. Faut-il en accuser le goût de notre public ? [ ... ] C'est dans la faiblesse de la pièce sur laquelle Beethoven a écrit la partition de Fidelio qu'il faut donc chercher la cause de ce constant insuccès. Le triste mélodrame de Bouilly, mis d'abord en musique par Gaveaux, n'était pas de nature à inspirer Beethoven. Son génie plane sur les hauteurs sublimes de la Symphonie Pastorale, de la Symphonie Héroïque ; il étouffe emprisonné dans les murs étroits d'une fable vulgaire, sans vraisemblance, sans intérêt, sans passion." [ Suit une analyse de l'histoire de Fidelio et de sa réception par le public français ] "L'exécution de Fidelio est inférieure à l'exécution d'Orphée et des noces de Figaro. L'orchestre, sur lequel pèse ici une grande part de responsabilité, s'est montré parfois, notamment dans l'ouverture, au-dessous de sa tâche. Mme Viardot n'a pu trouver dans le rôle de Fidelio les puissants contrastes, la vive passion du rôle d'Orphée. [...] Le rôle entier paraît d'ailleurs écrit sur un registre trop élevé pour la voix de Mme Viardot, et bien que cette voix soit douée d'une étendue exceptionnelle, elle n'atteint cependant les notes les plus élevés qu'à l'aide d'un déchirement douloureux. Le personnage de Fidelio exige, en outre, de la jeunesse ; sous l'habit du jeune paysan qui surprend l'amour de la fille du geôlier, Mme Viardot nous a fait regretter l'art avec lequel elle portait la tunique, la chlamyde et le cothurne antiques. M. Battaille chante le rôle de Rocco en musicien consommé et avec un grand sentiment du style ; Mlle Faivre montre de l'intelligence et la finesse, mais une finesse qui touche parfois au maniéré ; les autres artistes ne sont point de taille se mesurer à cette partition. [...] L'artiste chargé de représenter Ludovic Sforza a failli plus d'une fois, par l'étrangeté de ses allures, amener dans ce sombre drame un élément tout à fait imprévu, l'élément comique. Quel que doive être le succès de Fidelio, il faut savoir gré au Théâtre-Lyrique de cette tentative. [...] Il est assez curieux de voir une scène musicale, qui marche au quatrième rang, donner aux autres cet exemple du sentiment de l'art et du respect au public dont on ne craint point ailleurs de flatter les caprices et les inexcusables fantaisies. Il semble pour cela que tous les moyens soient bons, et l'on a répondu à tout quand on a dit : cela fait de l'argent. Avec ce mot là on a voulu absoudre un scandale musical qui s'est produit l'autre semaine dans la salle Ventadour. Le Théâtre-Italien a représenté l'Orphée aux Enfers de M. Offenbach.[...]" Il évoque ensuite l'Opéra-Comique et M. Gevaërt, mais aussi Donizetti : "la gloire de Donizetti ne recevra pas non plus un nouveau lustre de la représentation du petit ouvrage inédit joué sous le nom de Rita ou le Mari battu. On peut même dire que la musique de Donizetti a passé presque inaperçu au milieu des rires provoqués par les plaisanteries, un peu au gros sel, dont la pièce et semée. Il est vrai que l'exécution musicale laisse beaucoup à désirer.. [...] Seule, Mme Faure-Lefebvre ne peut suffire à tout. Elle a joué avec infiniment de grâce et l'esprit, trop d'esprit peut-être, un rôle bien invraisemblable pour elle, puisque Rita a fait la double faute d'épouser à la fois un niais et un butor. [ ... ] On dit que le rôle de Rita sera le dernier rôle créé par Mme Faure-Lefebvre et qu'elle doit prochainement quitter le théâtre. Ce sera une grande perte pour l'Opéra-Comique."‎

‎Intéressant manuscrit autographe signé par l'écrivain et critique Emile Perrin (1814-1885), alors ancien directeur de l'Opéra Comique (1848-1857) et futur directeur de l'Opéra (1862-1871) puis Administrateur général de la Comédie Française (1871-1885). On relève les annotations d'imprimeur (noms des typographes). Son analyse de Fidelio et la présentation de sa réception en France sont celles d'un critique très informé. Manuscrit provenant du fonds Dentu (l'éditeur Edouard Dentu prit la direction de la Revue Européenne de 1859 à 1862).‎

Referenz des Buchhändlers : 44449

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‎MONVAL, Georges [MONDAIN-MONVAL, Georges ]‎

‎Lettre autographe signée de Georges Monval, Bibliothécaire Archiviste de la Comédie Française, au Général Brunon [ à propos des pièces de Talma jouées à la Comédie Française ] Mardi 15 décembre 1885 "Monsieur, j'ai l'honneur de vous informer qu'aucune pièce de Talma n'a été représentée ni soumise au Comité de lecture de la Comédie-Française. Je dois ajouter que, dans sa jeunesse, Talma a écrit quelques pièces et que, plus tard, il a remanié plusieurs tragédies, notamment l'Hamlet de Ducis, son ami. J'ai vu passer, il y a quatre ans, en vente publique, une lettre à Talma, datée de 1786 (il avait alors 23 ans), dans laquelle il dit avoir une pièce de théâtre à l'examen et d'autres en tête". Jointe contrecollée en tête le duplicata de la lettre du Général Brunon adressée à Jules Claretie, Directeur du théâtre de la Comédie-Française : "Monsieur, je possède le manuscrit d'une tragédie en trois actes de Talma qui est je crois inédite. Elle porte le titre de Gunide [ ? ] et faisait parti d'un recueil plus volumineux puisque la pagination de la tragédie ne commence qu'à 574 pour finir à la page 688 sur laquelle est écrit le mot : Fin. La page 573 termine une pièce de vers qui semble faite à l'occasion du couronnement de Napoléon Ier. Le mot fin n'y figure pas ce qui paraît indiquer que la tragédie termine le recueil des oeuvres de Talma. Étant naturellement désireux d'avoir à ce sujet des renseignements plus complets, je ne saurais mieux faire que de m'adresser à votre obligeance pour les obtenir. Le Théâtre-Français doit en effet posséder des données sur ce qu'a pu faire l'artiste admirable [ ... ]‎

‎1 L.A.S. de Georges Monval adressée au Général Brunon, relative à Talma, 2 pp. in-8 sur papier à en-tête de la Comédie-Française, 15 décembre 1885, avec le duplicata de la lettre du Général Brunon contrecollé en tête, 3 pp. in-12.Rappel du titre complet : Lettre autographe signée de Georges Monval, Bibliothécaire Archiviste de la Comédie Française, au Général Brunon [ à propos des pièces de Talma jouées à la Comédie Française ] Mardi 15 décembre 1885 "Monsieur, j'ai l'honneur de vous informer qu'aucune pièce de Talma n'a été représentée ni soumise au Comité de lecture de la Comédie-Française. Je dois ajouter que, dans sa jeunesse, Talma a écrit quelques pièces et que, plus tard, il a remanié plusieurs tragédies, notamment l'Hamlet de Ducis, son ami. J'ai vu passer, il y a quatre ans, en vente publique, une lettre à Talma, datée de 1786 (il avait alors 23 ans), dans laquelle il dit avoir une pièce de théâtre à l'examen et d'autres en tête". Jointe contrecollée en tête le duplicata de la lettre du Général Brunon adressée à Jules Claretie, Directeur du théâtre de la Comédie-Française : "Monsieur, je possède le manuscrit d'une tragédie en trois actes de Talma qui est je crois inédite. Elle porte le titre de Gunide [ ? ] et faisait parti d'un recueil plus volumineux puisque la pagination de la tragédie ne commence qu'à 574 pour finir à la page 688 sur laquelle est écrit le mot : Fin. La page 573 termine une pièce de vers qui semble faite à l'occasion du couronnement de Napoléon Ier. Le mot fin n'y figure pas ce qui paraît indiquer que la tragédie termine le recueil des oeuvres de Talma. Étant naturellement désireux d'avoir à ce sujet des renseignements plus complets, je ne saurais mieux faire que de m'adresser à votre obligeance pour les obtenir. Le Théâtre-Français doit en effet posséder des données sur ce qu'a pu faire l'artiste admirable [ ... ]‎

‎Bon état. Archiviste bibliothécaire de la Comédie-Française, Georges Monval (1845-1910) est l'un des plus fameux moliéristes de son temps.‎

Referenz des Buchhändlers : 44452

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‎Collectif ; [ DENTU, Edouard ]‎

‎[ L'éditeur Edouard Dentu poursuit son confrère libraire et éditeur Adolphe Delahays. Recueil de 4 actes d'huissier agissant en recouvrement d'une somme de 250 francs due par Adolphe Delahays ] Protêt daté du 11 novembre 1862 : "A la demande de M. Edouard Dentu, éditeur demeurant à Paris Palais Royal Galerie d'Orléans, [... ] j'ai Charles Pierre Dayan Tribunal de Première Instance [ ... ] somme et interpellé Mr. Delahays au domicile [...] rue Voltaire n°4 ou étant et parlant à la dame son épouse ainsi déclaré de présentement payer au requérant ou à moi Huissier, pour lui porteur, la somme de 250 fr. [... ] laquelle a répondu que son mari ne lui avait remis aucun fonds pour payer les essais présentés" - Assignation au Tribunal de commerce daté du 13 novembre 1862 [ de Mr. Delahays, pour le mardi suivant ] - Demande par l'avoué d'Edouard Dentu maître Sibire de la saisie conservatoire des "meubles, effets mobiliers et marchandises qui seront trouvés au domicile de la boutique du Sr Delahays", "l'exposant à tout lieu de craindre que le Sr Delahays ne fasse disparaître les meubles et les marchandises qui sont la somme garantie de ses créanciers ; qu'il a le plus grand intérêt à empêcher cette disparition" - Ordonnance de saisie et acte d'huissier relatif à la saisie (après mle 19 novembre 1862)‎

‎4 actes et formulaires souvent pré-imprimés, sur papier timbrés, 1862, totalisant 5 feuillets in-8‎

‎Bel état. Où l'on voit que les relations confraternelles n'étaient pas toujours faciles... Edouard Dentu et Adolphe Delahays ont dû parvenir à un arrangement (ce dernier ayant dû s'acquitter de sa dette) car le dernier imprimé d'huissier n'est complété que partiellement et ne détaille pas le résultat de la saisie. Prix du lot.‎

Referenz des Buchhändlers : 44455

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‎Collectif ; [ DE MIRECOURT, Eugène ; DENTU, Edouard ]‎

‎[ Quand Eugène de Mirecourt cherche à se faire payer par l'éditeur Edouard Dentu. Copie d'acte d'huissier ] "L'an 1863 le 22 avril ; en vertu de l'ordonnance dont copie précède, et à la requête de M. Eugène de Mircourt [sic], homme de lettres, demeurant à Paris rue Debussy numéro 29 [...] j'ai Augustin Gardien, huissier [...] signifié et déclaré à M. Dentu demeurant à Paris Galerie d'Orléans n° 13 et 14, où étant et parlant [...] que le requérant est opposant et s'oppose formellement par les présentes à ce qu'il se dessaisisse, paye et vide ses mains d'aucune somme" qu'il doit ou pourra devoir au Sieur Humbert. On trouve au recto copie de l'ordonnance, expliquant les motivations d'Eugène de Mirecourt : "A M. le Président du Tribunal civil de la Seine, M. Eugène de Mirecourt, demeurant à Paris, rue de Buci numéro 29, ayant pour avoué Mr *** à l'honneur de vous exposer qu'au terme de conventions verbales intervenues entre l'exposant et le sieur Humbert le 12 avril 1862, le sieur Humbert s'est engagé à vendre plusieurs ouvrages dont le sieur de Mirecourt est l'auteur ; à ce traité verbal il a été convenu entre les parties qu'un devis des frais d'impression, clichés et facturations en général serait donné à l'exposant par ledit sieur Humbert ; que l'exposant n'a pu jusqu'à ce jour obtenir l'établissement de ce compte. Qu'aujourd'hui l'exposant a le plus grand intérêt à faire fixer ses droits dans la vente des ouvrages dont Humbert s'était chargé, que ses droits ont été fixés par l'exposant à la somme de 2000 fr., que pour conserver cette somme il a le plus grand intérêt à former opposition aux mains de M. Dentu libraire débiteur de Humbert [...] "‎

‎1 feuillet in-8 rédigé recto-verso, 22 avril 1863‎

‎Intéressante copie d'acte d'huissier, qui fut remise à l'éditeur Edouard Dentu. Il lui est interdit de régler son confrère Humbert, les sommes devant servir au paiement d'Eugène de Mirecourt. On trouve trace de 3 titres de Charles-Jean-Baptiste Jacquot, dit Eugène de Mirecourt (1812-1880), édité en collaboration entre Dentu et Humbert : "Le Petit-fils de Pigault-Lebrun" (1863), "La bourse et les signes du siècle" (1863) et "La queue de Voltaire" 1864. Bon document témoin de la complexité des relations entretenues par les auteurs et éditeurs tout au long du siècle.‎

Referenz des Buchhändlers : 44456

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‎JOUAUST, Charles [ Imprimeur-Libraire, 1801-1864 ]‎

‎1 billet autographe signé sur papier à en-tête de l'Imprimerie de Ch. Jouaust daté du 20 mars 1863 : "M., le prote m'affirme vous avoir envoyé non seulement les feuilles 5 et 6 après les corrections que nous avons demandées d'accord à P. L., mais de plus la feuille 7. d j'ai reçu dudit l'épreuve de tout le reste avec des corrections qui devront, selon la lettre ci-jointe, vous donnez toute satisfaction. Aviez donc à ce que je puisse plutôt passer au tirage. 1000 civilités empressées."‎

‎1 L.A.S. format in-12, 20 mars 1863,‎

‎Courrier provenant du fonds Dentu et très vraisemblablement adressé au célèbre éditeur et libraire Edouard Dentu. Bel état.‎

Referenz des Buchhändlers : 44458

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‎ALCAN-LEVY‎

‎Lettre à en-tête de l'Imprimerie Alcan-Lévy, adressée à Monsieur Sauvaistre [ Premier commis de l'éditeur Edouard Dentu ] : "Paris, le 27 mai 1882. Monsieur Sauvaitre, M. Ch. Gaeck, banquier à Vimoutiers (Orne), ami du marquis de Lonlay, chargé de faire imprimer ce petit volume de Poésies : Epis & Bluets, demande à M. Dentu l'autorisation de mettre son nom sur le titre et la couverture. Nous ferons parvenir à la librairie, aussitôt la correction faite et le Bon à tirer de l'auteur, une épreuve définitive avant le tirage".[‎

‎1 Lettre manuscrite, signé pour M. Alcan-Lévy, par un tiers (signature illisible), 27 mai 1882, papier à en-tête de l'Imprimerie Alcan-Lévy, 61 rue de Lafayette, Hôtel du Petit Journal‎

‎On trouve trace d'une édition d'Epis & Bluets publiée chez Dentu en 1882, sous le pseudonyme de Marie Parfait. Petite document intéressant l'histoire culturelle normande.‎

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‎JACOB, Georges ; DENTU, Edouard‎

‎3 Lettres autographes signées sur papier à en-tête de l'Imprimerie Georges Jacob, Cloître St-Etienne, Orléans [ Adressées à Edouard Dentu, évoquant le travail d'impression d'un ouvrage de Barbey d'Aurevilly, très vraisemblablement l'édition originale des Diaboliques : ] - Première L.A.S. : " Orléans le 27 août 1873. Monsieur, je vous adresse le spécimen pour le volume de M. d'Aurevilly. Il y a énormément de matières : le spécimen est encore neuf sur une justification assez large comme vous le voyez, interligne à deux points, et nous formerons 10 feuilles pleines à 10 feuilles 1/2. Il faudra évidemment un faux titre pour chaque partie. Le caractère sera très bon, très net. Mais la quantité de matière et le nombre limité de feuilles nous forcent à être compact, trop compact pour faire un volume élégant. Il faudrait pouvoir blanchir davantage et s'étendre jusqu'à 19 feuilles au moins. Je ne vous parle pas du corps 10, nous faisons d'emblée 11 feuilles et plus. Je pourrais me mettre en mesure de vous livrer pour paraître dans la première quinzaine d'octobre". - Seconde L.A.S. : "Orléans, le 1 septembre 1873. Monsieur, Je prends la liberté de venir troubler la tranquillité de votre villégiature pour vous mettre un peu au courant de mes travaux. J'ai envoyé à Monsieur Assollant ses 5 et 6e feuilles. La 7e sera prête sous trois jours au plus. [...] Barbey d'Aurevilly est commencé et d'ici 4 jours j'ajouterai trois compositeurs jusqu'à épuisement de la lettre disponible. Cardenio va partir en ballots chez le brocheur. Veuillez être assez bon pour donner des ordres pour l'expédition du papier pour achever Rachel et commencer le nouveau [... avec les commentaires autographes d'Edouard Dentu à la suite, pour son commis Sauvaitre : ] "La lettre ci-jointe vous mettra au courant des travaux chez Jacob. Envoyez-lui sans tarder le papier qu'il demande. Le volume de Barbey fera onze feuilles. [ ... ] Je vous retourne les deux traites acquittées. Envoyez à Emile Gaboriau, hôtel d'Orléans à Royan (Charente-Inférieure) quinze cents francs [... ] Il est en effet préférable de ne faire paraître l'affiche qu'au moment de la mise en vente des Mémoires de Paul de Kock". -Troisième L.A.S. "Orléans le 10 septembre 1873. Monsieur, J'expédie à M. Barbey d'Aurevilly la dernière feuille de son travail, et la troisième sera finie lundi et expédiée le jour même ou mardi au plus tard. Vous ne m'avez pas fixé de nombre ; prendra-t-on empreintes ? Monsieur Assolant ne renvoie pas plus les épreuves que par le passé. Je lui avais écrit directement le conjurant de hâter sa lecture des épreuves. Ainsi que je vous l'ai dit dans ma dernière lettre j'ai expédié Cardenio chez le brocheur et la facture du volume que M. Sauvaistre doit avoir sous les yeux. Je serai à Paris la semaine prochaine vers le 16. Je serai très heureux de vous y rencontrer [ etc... ]"‎

‎3 L.A.S. totalisant 4 ff. in-12 rédigés recto-verso,datées des 27 août, 1er septembre et 10 septembre 1873 : détail du texte : Première L.A.S. : " Orléans le 27 août 1873. Monsieur, je vous adresse le spécimen pour le volume de M. d'Aurevilly. Il y a énormément de matières : le spécimen est encore neuf sur une justification assez large comme vous le voyez, interligne à deux points, et nous formerons 10 feuilles pleines à 10 feuilles 1/2. Il faudra évidemment un faux titre pour chaque partie. Le caractère sera très bon, très net. Mais la quantité de matière et le nombre limité de feuilles nous forcent à être compact, trop compact pour faire un volume élégant. Il faudrait pouvoir blanchir davantage et s'étendre jusqu'à 19 feuilles au moins. Je ne vous parle pas du corps 10, nous faisons d'emblée 11 feuilles et plus. Je pourrais me mettre en mesure de vous livrer pour paraître dans la première quinzaine d'octobre". - Seconde L.A.S. : "Orléans, le 1 septembre 1873. Monsieur, Je prends la liberté de venir troubler la tranquillité de votre villégiature pour vous mettre un peu au courant de mes travaux. J'ai envoyé à Monsieur Assollant ses 5 et 6e feuilles. La 7e sera prête sous trois jours au plus. [...] Barbey d'Aurevilly est commencé et d'ici 4 jours j'ajouterai trois compositeurs jusqu'à épuisement de la lettre disponible. Cardenio va partir en ballots chez le brocheur. Veuillez être assez bon pour donner des ordres pour l'expédition du papier pour achever Rachel et commencer le nouveau [... avec les commentaires autographes d'Edouard Dentu à la suite, pour son commis Sauvaitre : ] "La lettre ci-jointe vous mettra au courant des travaux chez Jacob. Envoyez-lui sans tarder le papier qu'il demande. Le volume de Barbey fera onze feuilles. [ ... ] Je vous retourne les deux traites acquittées. Envoyez à Emile Gaboriau, hôtel d'Orléans à Royan (Charente-Inférieure) quinze cents francs [... ] Il est en effet préférable de ne faire paraître l'affiche qu'au moment de la mise en vente des Mémoires de Paul de Kock". - Troisième L.A.S. "Orléans le 10 septembre 1873. Monsieur, J'expédie à M. Barbey d'Aurevilly la dernière feuille de son travail, et la troisième sera finie lundi et expédiée le jour même ou mardi au plus tard. Vous ne m'avez pas fixé de nombre ; prendra-t-on empreintes ? Monsieur Assolant ne renvoie pas plus les épreuves que par le passé. Je lui avais écrit directement le conjurant de hâter sa lecture des épreuves. Ainsi que je vous l'ai dit dans ma dernière lettre j'ai expédié Cardenio chez le brocheur et la facture du volume que M. Sauvaistre doit avoir sous les yeux. Je serai à Paris la semaine prochaine vers le 16. Je serai très heureux de vous y rencontrer [ etc... ]"‎

‎Provenant du fonds Dentu, ces 3 très intéressantes lettres autographes signées de l'imprimeur orléanais Georges Jacob, évoquent son travail de composition d'un ouvrage de Barbey d'Aurevilly. Il ne peut s'agir que de l'édition originale de l'ouvrage majeur de Barbey, "Les Diaboliques", qui paraîtra en 1874 chez Dentu, imprimé par Georges Jacob en 2200 exemplaires (Vicaire, I, 305). On y évoque aussi que le roman "Cardenio", oeuvre de Gustave Aimard parue chez Dentu en 1874. Quant au roman d'Assolant évoqué par Jacob, s'agit manifestement de "Rachel" publié chez Dentu en 1874. Rare courrier d'imprimeur évoquant le long labeur préparatoire à l'édition d'un des chefs-d'oeuvre de la littérature française. La seconde des 3 lettres est enrichie de 2 pages d'annotations autographes par Edouard Dentu à l'attention de son premier commis Sauvaistre.‎

Referenz des Buchhändlers : 44460

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‎SAUVAITRE, Louis ; Anonyme ; [ FAURE-DECAMPS Veuve Edouard DENTU, Léonie ]‎

‎[ Remarquables archives réunissant 4 pièces manuscrites relatives au litige opposant l'héritière de la Librairie Edouard Dentu, sa veuve Louise Léonie Faure-Decamps, au premier commis d'Edouard : M. Louis Sauvaître ] I : Dépôt d'Ordonnance nommant M. Sauvaître administrateur du fonds de Librairie Dentu, le 17 avril 1884 ; II : Procuration donnée par Mme Veuve Dentu à M. Sauvaitre devant notaire, le 15 juillet 1884 ; III : Copie conforme du Livre de Caisse de M. Sauvaître du 1er Avril 1884 au 11 Juillet 1884 [ Mention des sommes versées à de nombreux auteurs dont Victor Tissot, Henri Bataille, Alfred Assollant, Catulle Mendès, Allard (pour "L'araignée rose"), Hector Malot (6600 francs pour "Marichette"), Robert Halt, de Gastyne, Pierre Véron, Ponson du Terrail, Xavier de Montépin, Ferdinand du Boisgobey, Henri de Bornier, Alphonse Daudet (5090 fr. en compte de droits d'auteur)] ; IV : Constat du 1er Janvier 1886 détaillant les Abus de Pouvoir de M. Sauvaître : [ Très important dossier de 22 pp. in-folio détaillant auteur par auteur les accusations pour abus de pouvoir visant Sauvaître : "Assollant : Lettre du 7 septembre 1885. M. Sauvaître n'en a donné connaissance à personne et a engagé l'affaire sans mandat. - Auguste Barbier : Lemerre 1er mai 1884. Hons-Olivier 5 mai 1884, demandant le droit de reproduction de pièces de poésies de Barbier. Lettre gardées et vraisemblablement non répondues. [...] Biard : 2 et 26 août 1884. Répondu par Sauvaître qui a traité en dehors de Mme Dentu pour impression et vente d'une brochure, et encaissé 270 fr. de provisions sans ouvrir un compte spécial. [...] Bourcard : correspondance pour la réception et l'impression compte à demi d'un volume Estampes au XVIIIe siècle publications onéreuses pour la maison. [...] Champfleury : Au lendemain de la mort de Dentu cet auteur réclame des comptes et ses lettres restant sans réponse, même recommandé, il fait intervenir le Comité de la Société des Gens de Lettres. Depuis cette affaire, Sauvaître lui fait attendre un an et demi la réimpression de divers volumes, entre autres l'Histoire de l'Imagerie Populaire et la publication de plusieurs annoncés depuis longtemps, tels que Le Musée secret de la Caricature, etc. Tous ces faits et toute cette correspondance restée entre les mains de Sauvaître n'ont jamais été communiqués à Mme Dentu [...] Claretie : Correspondance personnelle avec Sauvaître restée ignorée de Mme Dentu et de ses représentants, ayant trait aux mises en vente d'ouvrages inédits ou réimprimés, à des modifications aux traitées, etc. M. Claretie a fait faire des démarches par M. Decaux, éditeur, depuis le renvoi de Sauvaître, pour obtenir la résiliation amiable de son traité, prétendant qu'il n'est plus lié depuis la mort de Dentu : il a refusé de livrer à l'impression son dernier roman, "Succession Charvet", déjà paru dans l'Illustration, sous prétexte que la qualité semi-officielle lui interdit actuellement de publier un ouvrage qui a le caractère d'une satire politique ! Se référer pour éclaircir ce point au rôle douteux joué par l'intermédiaire de M. Claretie, Decaux, tant en cette affaire que celle des Scandales de Lundi et de son compte de dépôt chez Dentu, ainsi qu'à propos de l'édition de romans à 60 centimes [etc...] Contentieux : Calmann-Lévy : Réclamation relative au titre d'un volume de Mme Carette, "L'Outrage", 9 mai 1885. M. Sauvaître n'en a rien dit à personne est a dû payer 148 fr. à Calmann. Recours contre lui. Rouveyre : même date. Réclamation concernant le titre de Montépin, "Le Rastaquouère", et réponse insolente de M. Sauvaître, sans autorisation [ etc... ] Alphonse Daudet : Lettres de M. Hetzel se refusant à indemniser Mme Dentu pour la publication de Tartarin de Tarascon, faite au mépris de tout droit. M. Sauvaître a laissé sans réponse la dernière, datée du 4 février 1885, trouvée dans le volume d'Hetzel. M. Daudet a fait interdire la publication du Tartarin illustré, qui devait paraître en 1886, et dont les illustrations ont été payées à M. Jeanniot, dont M. Daudet a approuvé le dessin. Cette affaire est en suspens depuis trois ans bientôt, et M. Hippeau en a rédigé le prospectus en juillet 1885, M. Sauvaître s'étant engagé à le lancer dans la saison d'automne. M. Daudet a négocié avec M. Sauvaître la rupture du traité de Goncourt et s'est entremis dans diverses démarches dont l'objet était de procurer à la maison Charpentier des avantages au détriment des intérêts et en violation du droit de Mme Dentu [...] Debay : les ouvrages de cet auteur forment une section très important du catalogue Dentu, et leur vente est toujours très fructueuse et constante. La correspondance de M. Debay avec Sauvaître laisse voir des négligences dans le terme des comptes et dans la publication des éditions de cet auteur [...] Dubut de Laforest : grave affaire qui, intervenant après tant d'autres, a déterminé le renvoi de M. Sauvaître, aussitôt la citation du juge d'instruction à propos de la publication du "Gaga". [...] Eden Théâtre : Le traité d'annonce pour le rideau de scène a été signé par M. Sauvaître [...] Ferdinand Fabre : une note de cet auteur portant engagement de retirer de la librairie à des dates déterminées les six volumes qui appartiennent à la maison. En vertu de quel pouvoir M. Sauvaître a-t-il conclu un pareil arrangement [...] Mme Fould : Un volume, "Le Sphinx des Perles", était en manuscrit au moment de la prise de possession de Mme Dentu. M. sauvaître s'est permis de le rendre, par l'entremise d'Olympe Audouard, prétendant que la veuve Dentu ne voulait pas le publier. Ce n'était pas vrai : elle n'en savait pas le premier mot. [...] Gaboriau : en juin 1895, M. Sauvaître se permet de déchirer les traités avantageux pour la reproduction de romans de cet auteur et de priver de ses bénéfices la librairie. [...] Galopin : pour le livre "Le Parfum de la femme", M. Sauvaître écrit à l'auteur [...] qui lui offre 40 centimes par volume, condition supérieure à celle des traités ordinaires .[...] De Goncourt : M. Sauvaître s'est pressé de rompre le traité qui liait cet auteur, pour la série des "Actrices du XVIIIe siècle". La lettre du 24 octobre 1884, citée par Goncourt, donne à ce dernier le droit de réimprimer ailleurs. De quel droit ? Pourquoi ce dommage pour la maison et sans consulter même le traité, dont M. Faure avait seul l'interprétation et le dépôt ? Recours formel contre Sauvaître ! [...] Guides Dentu : ... " Dommages à la maison alors que cette publication promettait de réaliser une somme de bénéfices considérables." [...] Abel Hermant : recommandé par M. Alphonse Daudet, cet auteur a publié deux livres, "M. Rabosson" et "la Mission de Cruchod", dont les manuscrits ont été livrés à l'impression par M. Sauvaître sans avoir été mis en lecture. [...] Lorédan-Larchey : réclamation par le canal de la Société des gens de lettres, 1er juillet 1895, restée sans réponse. [...] Malot : depuis la rupture du traité avec cet auteur M. Sauvaître a traité seul la réimpression de ces ouvrages et conservé de nombreux documents sans lesquels Mme Dentu ne pouvait en rien être au courant des affaires le concernant,... [...] Catulle Mendès : nombreuses lettres à Sauvaître qui se mêle sans cesse des affaires de cet auteur, lequel un moment donné en vient à lui dire : Si mon traité ne vous convient pas, rompez-le vous-même. [...] Montépin : c'est dans une lettre de cet auteur qu'on trouve la trace d'une opération entamée par M. Sauvaître pour la publication d'une série de romans bon marché et sur laquelle il n'a jamais voulu s'expliquer vis-à-vis de Mme Dentu [...] Ponson du Terrail : conflits occasionnés par les agissements de Sauvaître entre la veuve et la belle-soeur de Ponson du Terrail [...] Société des Gens de Lettres [ idem...] Victor Tissot : nombreuses lettres gardées et répondues par M. Sauvaître, qui semble avoir fait tout son possible pour brouiller cet auteur avec Mme Dentu. Il a même dépassé la mesure en s'efforçant de rompre le traité avec cet auteur pour la publication et la collection des chefs-d'oeuvre à 1 fr."‎

‎4 documents in-4 et in-folio à savoir : I : Dépôt d'Ordonnance nommant M. Sauvaître administrateur du fonds de Librairie Dentu, le 17 avril 1884, acte notarié de 4 feuillets in-4 signé du Notaire Duluard ; II : Procuration donnée par Mme Veuve Dentu à M. Sauvaitre devant notaire, le 15 juillet 1884, acte notarié de 2 feuillets in-4 signé du notaire Duluard ; III : Copie conforme du Livre de Caisse de M. Sauvaître du 1er Avril 1884 au 11 Juillet 1884, 1 dossier in-folio de 10 feuillets sous chemise, tampon de copie conforme du commissaire de police daté du 7 mai 1886.; IV : Constat manuscrit du 1er Janvier 1886 détaillant les Abus de Pouvoir de M. Sauvaître, 14 feuillets in-folio dont 23 pp. sont rédigés, manifestement par le Conseil juridique de Léonie Faure-Decamps, Veuve Decamps. Détail de la Notice : I : Dépôt d'Ordonnance nommant M. Sauvaître administrateur du fonds de Librairie Dentu, le 17 avril 1884 ; II : Procuration donnée par Mme Veuve Dentu à M. Sauvaitre devant notaire, le 15 juillet 1884 ; III : Copie conforme du Livre de Caisse de M. Sauvaître du 1er Avril 1884 au 11 Juillet 1884 [ Mention des sommes versées à de nombreux auteurs dont Victor Tissot, Henri Bataille, Alfred Assollant, Catulle Mendès, Allard (pour "L'araignée rose"), Hector Malot (6600 francs pour "Marichette"), Robert Halt, de Gastyne, Pierre Véron, Ponson du Terrail, Xavier de Montépin, Ferdinand du Boisgobey, Henri de Bornier, Alphonse Daudet (5090 fr. en compte de droits d'auteur)] ; IV : Constat du 1er Janvier 1886 détaillant les Abus de Pouvoir de M. Sauvaître : [ Très important dossier de 22 pp. in-folio détaillant les accusations pour abus de pouvoir visant Sauvaître, auteur par auteur : "Assollant : Lettre du 7 septembre 1885. M. Sauvaître n'en a donné connaissance à personne et a engagé l'affaire sans mandat. - Auguste Barbier : Lemerre 1er mai 1884. Hons-Olivier 5 mai 1884, demandant le droit de reproduction de pièces de poésies de Barbier. Lettre gardées et vraisemblablement non répondues. [...] Biard : 2 et 26 août 1884. Répondu par Sauvaître qui a traité en dehors de Mme Dentu pour impression et vente d'une brochure, et encaissé 270 fr. de provisions sans ouvrir un compte spécial. [...] Bourcard : correspondance pour la réception et l'impression compte à demi d'un volume Estampes au XVIIIe siècle publications onéreuses pour la maison. [...] Champfleury : Au lendemain de la mort de Dentu cet auteur réclame des comptes et ses lettres restant sans réponse, même recommandé, il fait intervenir le Comité de la Société des Gens de Lettres. Depuis cette affaire, Sauvaître lui fait attendre un an et demi la réimpression de divers volumes, entre autres l'Histoire de l'Imagerie Populaire et la publication de plusieurs annoncés depuis longtemps, tels que Le Musée secret de la Caricature, etc. Tous ces faits et toute cette correspondance restée entre les mains de Sauvaître n'ont jamais été communiqués à Mme Dentu [...] Claretie : Correspondance personnelle avec Sauvaître restée ignorée de Mme Dentu et de ses représentants, ayant trait aux mises en vente d'ouvrages inédits ou réimprimés, à des modifications aux traitées, etc. M. Claretie a fait faire des démarches par M. Decaux, éditeur, depuis le renvoi de Sauvaître, pour obtenir la résiliation amiable de son traité, prétendant qu'il n'est plus lié depuis la mort de Dentu : il a refusé de livrer à l'impression son dernier roman, "Succession Charvet", déjà paru dans l'Illustration, sous prétexte que la qualité semi-officielle lui interdit actuellement de publier un ouvrage qui a le caractère d'une satire politique ! Se référer pour éclaircir ce point au rôle douteux joué par l'intermédiaire de M. Claretie, Decaux, tant en cette affaire que celle des Scandales de Lundi et de son compte de dépôt chez Dentu, ainsi qu'à propos de l'édition de romans à 60 centimes [etc...] Contentieux : Calmann-Lévy : Réclamation relative au titre d'un volume de Mme Carette, "L'Outrage", 9 mai 1885. M. Sauvaître n'en a rien dit à personne est a dû payer 148 fr. à Calmann. Recours contre lui. Rouveyre : même date. Réclamation concernant le titre de Montépin, "Le Rastaquouère", et réponse insolente de M. Sauvaître, sans autorisation [ etc... ] Alphonse Daudet : Lettres de M. Hetzel se refusant à indemniser Mme Dentu pour la publication de Tartarin de Tarascon, faite au mépris de tout droit. M. Sauvaître a laissé sans réponse la dernière, datée du 4 février 1885, trouvée dans le volume d'Hetzel. M. Daudet a fait interdire la publication du Tartarin illustré, qui devait paraître en 1886, et dont les illustrations ont été payées à M. Jeanniot, dont M. Daudet a approuvé le dessin. Cette affaire est en suspens depuis trois ans bientôt, et M. Hippeau en a rédigé le prospectus en juillet 1885, M. Sauvaître s'étant engagé à le lancer dans la saison d'automne. M. Daudet a négocié avec M. Sauvaître la rupture du traité de Goncourt et s'est entremis dans diverses démarches dont l'objet était de procurer à la maison Charpentier des avantages au détriment des intérêts et en violation du droit de Mme Dentu [...] Debay : les ouvrages de cet auteur forment une section très important du catalogue Dentu, et leur vente est toujours très fructueuse et constante. La correspondance de M. Debay avec Sauvaître laisse voir des négligences dans le terme des comptes et dans la publication des éditions de cet auteur [...] Dubut de Laforest : grave affaire qui, intervenant après tant d'autres, a déterminé le renvoi de M. Sauvaître, aussitôt la citation du juge d'instruction à propos de la publication du "Gaga". [...] Eden Théâtre : Le traité d'annonce pour le rideau de scène a été signé par M. Sauvaître [...] Ferdinand Fabre : une note de cet auteur portant engagement de retirer de la librairie à des dates déterminées les six volumes qui appartiennent à la maison. En vertu de quel pouvoir M. Sauvaître a-t-il conclu un pareil arrangement [...] Mme Fould : Un volume, "Le Sphinx des Perles", était en manuscrit au moment de la prise de possession de Mme Dentu. M. Sauvaître s'est permis de le rendre, par l'entremise d'Olympe Audouard, prétendant que la veuve Dentu ne voulait pas le publier. Ce n'était pas vrai : elle n'en savait pas le premier mot. [...] Gaboriau : en juin 1895, M. Sauvaître se permet de déchirer les traités avantageux pour la reproduction de romans de cet auteur et de priver de ses bénéfices la librairie. [...] Galopin : pour le livre "Le Parfum de la femme", M. Sauvaître écrit à l'auteur [...] qui lui offre 40 centimes par volume, condition supérieure à celle des traités ordinaires .[...] De Goncourt : M. Sauvaître s'est pressé de rompre le traité qui liait cet auteur, pour la série des "Actrices du XVIIIe siècle". La lettre du 24 octobre 1884, citée par Goncourt, donne à ce dernier le droit de réimprimer ailleurs. De quel droit ? Pourquoi ce dommage pour la maison et sans consulter même le traité, dont M. Faure avait seul l'interprétation et le dépôt ? Recours formel contre Sauvaître ! [...] Guides Dentu : ... " Dommages à la maison alors que cette publication promettait de réaliser une somme de bénéfices considérables." [...] Abel Hermant : recommandé par M. Alphonse Daudet, cet auteur a publié deux livres, "M. Rabosson" et "la Mission de Cruchod", dont les manuscrits ont été livrés à l'impression par M. Sauvaître sans avoir été mis en lecture. [...] Lorédan-Larchey : réclamation par le canal de la Société des gens de lettres, 1er juillet 1895, restée sans réponse. [...] Malot : depuis la rupture du traité avec cet auteur M. Sauvaître a traité seul la réimpression de ces ouvrages et conservé de nombreux documents sans lesquels Mme Dentu ne pouvait en rien être au courant des affaires le concernant,... [...] Catulle Mendès : nombreuses lettres à Sauvaître qui se mêle sans cesse des affaires de cet auteur, lequel un moment donné en vient à lui dire : Si mon traité ne vous convient pas, rompez-le vous-même. [...] Montépin : c'est dans une lettre de cet auteur qu'on trouve la trace d'une opération entamée par M. Sauvaître pour la publication d'une série de romans bon marché et sur laquelle il n'a jamais voulu s'expliquer vis-à-vis de Mme Dentu [...] Ponson du Terrail : conflits occasionnés par les agissements de Sauvaître entre la veuve et la belle-soeur de Ponson du Terrail [...] Société des Gens de Lettres [ idem...] Victor Tissot : nombreuses lettres gardées et répondues par M. Sauvaître, qui semble avoir fait tout son possible pour brouiller cet auteur avec Mme Dentu. Il a même dépassé la mesure en s'efforçant de rompre le traité avec cet auteur pour la publication et la collection des chefs-d'oeuvre à 1 fr."‎

‎A la mort de son époux, le fameux éditeur Edouard Dentu, sa veuve Léonie Faure-Decamps s'efforça de remédier à une situation difficile. Mais elle fut confronté aux agissements de Louis Sauvaître, principal commis de son défunt mari, auquel elle avait confié l'administration du fonds. Ce dossier est remarquable en ce qu'il présente une version sinon impartiale, mais du moins approfondie, des relations des auteurs avec la Librairie Dentu au lendemain de la mort d'Edouard. La simple lecture des extraits que nous proposons suffira à donner une idée de la richesse de ces documents.‎

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