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‎Manuscrit‎

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‎PARIS Paulin‎

‎Les manuscrits françois ( français ) de la bibliothèque du Roi. Leur histoire et celle des textes allemands, anglois, hollandois, italiens, espagnols de la même collection.‎

‎Techener Paris 1836 - 1848 7 volumes in-8 ( 210 X 135 mm ) de XXXII-394 XXXII-408 VIII-429 469 511 VIII-499 et 473 pages, demi-chagrin violine, dos lisses ornés de filets dorés et à froid, tranches mouchetées ( Reliures de l'époque ). Edition originale rare. Dos passés, belle série, bien complète au papier très pur et sans rousseurs. Brunet IV, 371: "Ce n'est pas ici un simple catalogue ou l'on se soit borne a l'indication sommaire du contenu de chaque manuscrit, mais c'est un recueil de notices intéressantes et remplies de citations curieuses l'auteur est un des principaux collaborateurs de la continuation de l'Histoire littéraire de la France."‎

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Livre Rare Book

Librairie Tiré à Part
Marseille France Francia França France
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€ 750,00 Kopen

‎PERISSE Alain‎

‎MALEPEUR. + MANUSCRIT ORIGINAL "La Leçon Particulière".‎

‎Editions Subervie Rodez 1965 In-12 ( 195 X 140 mm ) de 136 pages, broché sous couverture imprimée. EDITION ORIGINALE, 1 des 200 exemplaires numérotés sur Alfa Mousse ( seul grand papier ). Très bel exemplaire enrichi d'un envoi autographe signé de l'auteur.Nous joignons:UN IMPORTANT MANUSCRIT ORIGINAL de 16 pages: "La Leçon Particulière". Pièce en 1 acte. * Pour les élèves à jouer pour les lépreux.‎

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Livre Rare Book

Librairie Tiré à Part
Marseille France Francia França France
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€ 120,00 Kopen

‎FRANCE Anatole‎

‎Monsieur BERGERET à Paris. MAQUETTE ORIGINALE PREPARATOIRE.‎

‎S.N. S.L. S.D. (vers 1900) MAQUETTE ORIGINALE PREPARATOIRE du 4ème volume de "L'Histoire Contemporaine" sous le titre de Monsieur BERGERET à Paris. 116 feuillets reliés en 1 volume grand in-8 ( 310 X 200 mm ), demi velin vert émeraude à la bradel à coins, dos lisse janséniste ( Reliure signée d'Emile CARAYON ). Ce sont divers articles qui ont paru successivement dans "L'Echo de Paris" et "Le Figaro" en 1898 et 1899 qui ont été réunis dans ce recueil et contrecollés sur chaque page avec quelques notes autographes d'Anatole FRANCE dans les marges. Très bel exemplaire de la bibliothèque d'Eugène RICHTENBERGER ( Ex-libris gravé ) enrichi d'une page explicative d'Anatole FRANCE sur ce travail et d'un ex-dono autographe signé d'Anatole FRANCE à Eugène RICHTENBERGER.‎

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Livre Rare Book

Librairie Tiré à Part
Marseille France Francia França France
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€ 1.600,00 Kopen

‎MANUSCRIT - COMPLAINTES CRIMINELLES - PROVENCE - MARSEILLE‎

‎MANUSCRIT comprenant entre-autres LES COMPLAINTES CRIMINELLES suivantes: La Complainte de DUMOLLAR. - La Complainte de François LUNEAU dit MICHAUD. - La Complainte de Pierre PICOT. - Complainte sur CODA, QUARANTA et NARDI.‎

‎S.N. S.L. S.D. (vers 1870) Manuscrit in-12 ( 180 X 115 mm ), demi-percaline bronze, dos lisse janséniste, plats de papier bleu. Ce manuscrit d'une belle écriture lisible établi vers 1875 est intéressant particulièrement pour les COMPLAINTES CRIMINELLES qu'il contient. Bel état.- COMPLAINTE de DUMOLLARD. 20 pages, comportant 40 strophes.- Le Mariage aux Lanternes. 12 pages.- Les Bavards. 8 pages.- COMPLAINTE sur la mort de François LUNEAU dit MICHAUD, demeurant à Labreuille, commune de St. Chartier, noyé dans le puit de Pénézou. 16 pages, comportant 30 strophes.- COMPLAINTE de Pierre PICOT, raccourci à Marseille en Septembre 1865, pour avoir navigué sur le Fleuve Jaune. Condamné le 5 juillet 1865, exécuté le 2 septembre. 12 pages, comportant 24 strophes.- COMPLAINTE sur CODA, QUARANTA et NARDI, les trois bandits italiens condamnés à mort par la Cour d'Assise des Bouches-du-Rhône le 15 décembre 1867. Exécutés à Marseille le 27 janvier 1868 sur la Place de Sébastopol. 20 pages, comportant 38 strophes.- 8 feuillets blancs.- Fragment d'un cantique sur les hébreux. 1 feuillet.‎

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Livre Rare Book

Librairie Tiré à Part
Marseille France Francia França France
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€ 680,00 Kopen

‎MERMET (C.)‎

‎[Vierge au croissant de lune]‎

‎Paris : vers 1890. UN RARISSIME ET SUPERBE EXEMPLE DE LA FUGITIVE RENAISSANCE DE L'ENLUMINURE EN FRANCE À LA FIN DU XIXE SIÈCLE‎

‎Peinture sur vélin apprêté, signée en bas à droite : « C. Mermet ». Dimensions du feuillet : 285 x 205 mm, dimensions de la miniature : 190 x 132 mm. Au sein d'un riche encadrement de rinceaux, de fleurs et de fruits, à gauche un arbre autour duquel s'enroule, tenu par un ange, un Phylactère avec l'inscription : « Sancta Maria Mater Dei Ora Pro Nobis : » (Sainte Marie, Mère de Dieu, Priez pour nous), à droite une grande fleur de lys couronnée sous laquelle se dresse un dragon rouge tourné en direction du Christ et de sa mère, tous deux couronnés. Au centre, sur un croissant de lune, drapée dans un habit bleu, entourée d'une multitude d'angelots, la vierge dans la lumière, tient l'enfant dans ses bras. Ils scrutent le dragon. Ce thème iconographique de l'Immaculée Conception est issu du chapitre 12 de l'Apocalypse : « Puis il parut dans le ciel un grand signe : une femme revêtue du soleil, la lune sous ses pieds, et une couronne de douze étoiles sur sa tête. Elle était enceinte, et elle criait, dans le travail et les douleurs de l'enfantement. Un autre signe parut encore dans le ciel : tout à coup on vit un grand dragon rouge ayant sept têtes et dix cornes, et sur ses têtes, sept diadèmes ; de sa queue, il entraînait le tiers des étoiles du ciel, et il les jeta sur la terre. Puis le dragon se dressa devant la femme qui allait enfanter afin de dévorer son enfant, dès qu'elle l'aurait mis au monde. » Mme C. Mermet et sa fille I. Mermet furent les auteurs d'un Missel de première communion, de confirmation et de mariage (Paris, 1889). Imprimé en gothique, les encadrements des pages sont dessinés aux traits et destinés à être peints; il contient 115 pages de texte, 2 miniatures hors-texte, un grand nombre de lettres ornées. Mme Mermet produira aussi un petit volume de maximes puisées dans les Livres saints et les Pères de l'Église ; contenant 54 pages, toutes ornées de dessins différents et originaux destinés à être peints. Établie jusqu'alors à Paris au 13 Rue de Belzunce, elle s'installe en 1897 au 64 rue de Clichy et en plus de son activité de location de modèles en tout genre, se met à donner des cours d'aquarelle, de peinture, d'enluminure, de pyrogravure, etc. HINDMAN, Sandra, Manuscript illumination in the modern age: recovery and reconstruction, Mary and Leigh Block Museum of Art, Northwestern University, 2001 - pp. 148-154, Women and the cult of illumination in the later-nineteenth century France : L'art féminin par excellence ; Le coloriste enlumineur, Paris, Désclée de Brouwer, 1893-1898. Petits sauts de peinture notamment au bas de la feuille.‎

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Livre Rare Book

Librairie-Galerie Emmanuel Fradois
Paris France Francia França France
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€ 1.500,00 Kopen

‎BARTHÉLEMY (Auguste Marseille)‎

‎A S.A.I. Madame la Princesse Mathilde Bonaparte‎

‎1854. VIOLENT PAMPHLET ANTI-BOURBON EN VERS, AUTOGRAPHE ET INÉDIT‎

‎Violent pamphlet anti-Bourbon en vers, autographe et inédit, sous forme de dialogue entre l'auteur et Mathilde Bonaparte signé et daté du 7 juin 1854. L'auteur accuse Mathilde Bonaparte, qui vient de donner son patronage en présence de L'abbé Moret et de monseigneur Sibour à un ouvroir de jeunes filles dit « asile Mathilde », de n'avoir fait « en ouvrant un asile à ces jeunes Ultra » que former « un dangereux essaims de serpens » dont la « pensée obstinement aspire à la destruction de notre jeune empire ». Et de continuer « qu'ils sont tous ennemis nés de toute dynastie qui de Robert-le-fort n'est pas, tout droit, sortie, et machinent sans cesse, avec un zèle ardent, un retour d'Henri-quint leur digne Prétendant. » Il finit par « Que dira l'empereur ? » Il est fait référence ici à l'oeuvre de Notre-Dame des Sept Douleurs, créée pour secourir des jeunes filles nées ou domiciliées dans le département de la Seine. Fondée en 1853 par l'abbé Moret, curé de Saint-Philippe du Roule, la paroisse de Mathilde fut placée sous le patronage de la princesse en 1854. Auguste Barthélemy (1796-1867), est un poète satirique français. Après avoir acquis une certaine réputation locale comme poète, Barthélemy gagna Paris. Il produisit alors plusieurs oeuvres en collaboration avec Joseph Méry dont le succès fut immédiat. En 1829, Barthélemy fut emprisonné pour la publication de leur Fils de l'homme, puis fut libéré lors de la révolution de Juillet 1830. De mars 1831 à avril 1832, ils publièrent une série de satires en vers dans l'hebdomadaire La Némésis, où ils attaquaient le gouvernement de Louis-Philippe. En 1832, il publia un poème anonyme soutenant certains actes du gouvernement dirigés contre la faction libérale du parti orléaniste. Ce changement d'allégeance mit fin à son influence et ses écrits ultérieurs passèrent inaperçus. Pendant quelques années, il bénéficia d'une pension convenable du gouvernement et s'abstint d'écrire des satires. Il reprit son ancienne manière en 1844, mais sans renouer avec le succès.‎

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Livre Rare Book

Librairie-Galerie Emmanuel Fradois
Paris France Francia França France
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€ 400,00 Kopen

‎Situation de l'armée française‎

‎1826-1829. UNE MINE D'INFORMATIONS INÉDITES SUR L'ARMÉE DE CHARLES X ET NOTAMMENT SUR LA COMPOSITION DU CORPS EXPÉDITIONNAIRE DE MORÉE‎

‎11 volumes in-8° (165 x 110 mm) de [5] pp., 281 pp., [15] ff. - [4] pp., 273 pp., [15] ff. - [5] pp., 260 pp., [16] ff. - [5] pp., 262 pp., [16] ff. - [5] pp. 270 pp. [16] ff. - [5] pp., 254 pp. [16] - [5] pp., 253 pp., [15] ff. - [3] pp., 251 pp., [15] ff. - [5] pp., 230 pp., [20] ff. - [5] pp., 234 pp., [21] ff. - [5] pp., 224 pp., [21] ff. (ff. bl. sautés), maroquin bleu ou vert à grain long, dos lisse orné, roulette en encadrement sur les plats (reliure de l'époque). Figurent pour la période 1826-1829, dans les quelques 2800 pages que comptent ces 11 volumes, pour chacun des corps, leurs emplacements, les noms et grades de l'ensemble de leurs officiers supérieurs, leurs effectifs en hommes et en chevaux, et le cas échéant les mouvements en leur sein (relèves, blessés...), que ce soit dans l'intérieur du pays (garde royale et 21 divisions militaires) ou dans les différentes colonies (Martinique, Guadeloupe et Dépendance, Guyane française, Bourbon et Madagascar, Sénégal et Dépendance). De plus, il détaille, selon le même principe, les troupes se trouvant en Espagne : brigade Suisse à Madrid, division de Cadix, garnisons de Pampelune, de St Sébastien, de Jaca, de La Seu d'Urgell, divisions de Barcelone, de Figuière, puis à partir d'octobre 1828, le détail du corps expéditionnaire en Morée puis de la brigade d'occupation. PROVENANCE : Henri-Noel-François HUCHET (1782-1861), Comte de la Bédoyère, avec sa carte de visite insérée dans un des volumes. Officier supérieur des Gardes du corps des Rois Louis XVIII & Charles X, il accompagna Charles X jusqu'à Cherbourg en 1830 puis donna sa démission immédiatement après cet acte de fidélité à son Roi. Il laisse derrière lui une des plus remarquables bibliothèques de l'époque. Quelques frottements, petits accrocs aux coiffes du 2e vol., certains feuillets brunis.‎

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Livre Rare Book

Librairie-Galerie Emmanuel Fradois
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€ 10.000,00 Kopen

‎DUCOTE (Edouard) ; BERTON (Claude)‎

‎La Belle et la Bête‎

‎vers 1900. ADAPTATION SYMBOLISTE RESTÉE INÉDITE DU CÉLÈBRE CONTE LA BELLE ET LA BÊTE‎

‎2 vol. in-f° (277 x 229 mm), [1] f. - 46 pp. et [1] f. - 32 pp. - [1] f. bl., couverture souple, papier vélin. « Copie manuscrite réalisée par la Mson AMETTE J. Louis Sr, copies dramatiques et littéraires, 121 rue Montmartre à Paris », tampon humide plusieurs fois répété. Lors d'un souper d'ivresse entre plusieurs jeunes seigneurs jouant aux dés, il est décidé que le gagnant remportera une jeune et belle esclave nommée Lysiflore afin d'en faire son amante et l'initier aux jeux de l'amour. Mais celle-ci se rebelle. Pour se venger, le jeune seigneur offre la Belle à un homme grotesque et effrayant, Heidrick, tueur de rats. Prise de pitié face à sa vie et à ce qu'il est devenu, la belle lui accordera un baiser. Devant ce spectacle, le seigneur décide de se venger mais c'était sans compter sur le retour d'un Heidrick transformé. Edouard Ducoté (1870 - 1929), poète, romancier, épistolier et auteur dramatique symboliste du groupe des Indépendants, dirige dès 1896 la revue Ermitage créée en 1891, collaborant alors avec Paul Claudel, Paul Fort, Henri Ghéon, André Gide, Rémy de Gourmont, Francis Jammes, et beaucoup d'autres. Il fit connaître André Gide avant que celui-ci ne fonde la NRF. Poète fécond (Le Sermon sur la montagne [1894], Aux écoutes [1896], Renaissance [1898], Le Chemin des ombres heureuses [1899]) il écrit aussi des romans (Le Septenaire de notre amour [1895], Aventures [1897]), des pièces de théâtre (Calypso [1898], Le Bardier de Midas [1901]) et un recueil de contes en 1900 sous le titre Merveilles et moralités. Claude Berton (1865 - 19..), auteur dramatique, romancier et critique littéraire, est le fils de Pierre Berton et l'arrière petit-fils d'Henri-Montan Berton. On lui doit des pièces de théâtre (Défunt Grand-Papa [Bibliothèque de « La Plume », 1895], L'âme invisible [1896], Ces Messieurs du Tiers [tirée de son roman, 1905]) et plusieurs romans et nouvelles : La Conversion d'Angèle (Fasquelle,1897), Au Coin d'un bois (Fasquelle, 1898), Ces Messieurs du tiers (H. Simonis Empis , 1902), La marche à l'étoile (A. Fontemoing, 1903). Il écrivit dans plusieurs revues dont Les Marges, Les Nouvelles littéraires, la Revue de Paris, ou encore Hippocrate. On connaît une autre copie dactylographiée de cette pièce : BNF, Arts du spectacle, Rondel Ms 1012. Apparu pour la première fois en France sous la plume de Gabrielle-Suzanne de Villeneuve en 1740, La Belle et la Bête ne connut véritablement la célébrité que lorsqu'il fut repris par Jeanne-Marie Leprince de Beaumont dans son Magasin des enfants en 1757. Couvertures tachées, quelques rousseurs ci et là.‎

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Livre Rare Book

Librairie-Galerie Emmanuel Fradois
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€ 800,00 Kopen

‎PRUDHOM (Jean-Jacques)‎

‎Oeuvres‎

‎1930. LES OEUVRES INÉDITES D'UN SPIRITE DES ANNÉES 30 SUIVEUR D'ARTHUR CONAN DOYLE‎

‎5 vol. in-4° (? 275 x 210 mm), manuscrits et tapuscrits sur papier, encre et aquarelle, br., couvertures souples manuscrites (travail de l'époque). Aventures extraordinaires d'Aristide Machin : Les cinq voleurs d'Ayampaleyam, II - 173 - [1] pp. Roman policier. En Inde, entre traditions et sciences occultes, le détective et son ami Claudius partent résoudre le mystère des cinq voleurs d'Ayampaleyam. Aventures extraordinaires d'Aristide Machin : Le Trésor des Califes de Grenade, [1] f. - 239 pp. [1] p., 17 aquarelles h.-t. de l'auteur. Roman policier en 2 parties. A Grenade, dans une famille d'anciens bergers devenus millionnaires, Carmen s'éprend d'un jeune homme pauvre, Pedro. Deux familles que tout oppose, deux modes de vie distincts. L'histoire tourne au drame et Machin est appelé à venir enquêter sur deux meurtres et une mystérieuse disparition. Souvanna, roman Adamite, Ière & IIe partie en deux tomes, [1] f. - 222 pp. - [1] f. et [1] f. - 345 pp. - [1] f., couverture illustrée et une aquarelle H.-T. au second volume : roman d'aventures se déroulant aux Indes au contact des Adamites. Cardinal Wiseman, Fabiola ou l'église des catacombes, 13 -5 - 611 - 2 pp., traduction intégrale et originale de ce roman plein de péripéties, de trahisons, de chasses à l'homme et de convoitises qui met en lumière la spiritualité des premiers temps du Christianisme en Occident. Au verso de la traduction de Fabiola se trouve : Meurtre ou suicide, La lévitation à la portée de tous, L'Hercule de l'Orangeraie, Le truc de Jean-Marie, Le véritable assassin, Comment je suis devenu milliardaire, Histoire authentique de revenant, Les 3 accents, « Garçons, servez chaud » (incomplet), tapuscrit, 4 - 4 - 5 - 4 - 3 - 5 - 6 - 5 - 2 pp. , 9 nouvelles. Aventures extraordinaires de César Brûlaire : Les cadavres fondants, tapuscrit, [1] p. - 340 pp. [1] p. (incomplet de 2 pp.). Roman policier en 4 parties, suite des aventures du célèbre détective-psychomètre César Brûlaire parue en 1928. Quand le peuple est roi, tapuscrit, 131 pp. (incomplet de la fin du dernier chapitre). Roman policier se déroulant en Russie. Prudhom, à la manière d'un Arthur Conan Doyle, nous transporte dans son univers d'intrigues, emprunt de paranormal, d'occulte et de mysticisme. Ses récits, bien construits et bien écrits tiennent le lecteur en haleine. Jean-Jacques Prudhom, traducteur-juré, romancier et écrivain, résidait à Lyon au 99 rue Moncey. Il fut secrétaire général de la Fédération Spirite Internationale dès 1937 et ce apparemment pour plusieurs années. Il est l'auteur d'un Guide pratique de l'amateur polyglotte (Lyon, Thévenet, 1925, 32 pp.) puis publiera aux éditions Eugène Figuière, Sindamani (La Perle du Swerga) : roman oriental (1927) et Le Cas du Maharadj de Sivaguingué, premier coup de chapeau du célèbre détective-psychomètre César Brûlaire (1928). il collabora pendant plusieurs années à la Revue spirite. Quelques feuillets restaurés, dont deux avec perte de quelques mots (Souvanna), une couverture moderne.‎

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Livre Rare Book

Librairie-Galerie Emmanuel Fradois
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€ 3.500,00 Kopen

‎AUDISIO (Gabriel) ; KERMADEC (Eugène-Nestor de, ill.)‎

‎Rapsodies de l'amour terrestre‎

‎Limoges : Collection Poésie et critique, Rougerie éditeur, 1949. UN DES 15 « EXEMPLAIRES DE LUXE » DE L'ÉDITION ORIGINALE ENRICHI D'UN ENVOI ET D'UN MANUSCRIT AUTOGRAPHE‎

‎In-4° (285 X 234 mm), [24] ff., 3 pl., et [2] ff. manuscrits, couverture souple. Rare édition originale, tirée à 200 exemplaires, un des 15 « exemplaires de luxe » (n° 6) sur papier hélio satiné avec envoi de l'auteur à « Monsieur Wacheux, avec les meilleurs sentiments de Gabriel Audisio, 13. XII.49 », 3 illustrations dont 2 signées et datées au stylo par Kermadec et 2 pp. autographes de la Rapsodie de la neige. Gabriel Audisio (1900 - 1978), écrivain et poète français est le fils de Victor Audisio, directeur de l'Opéra d'Alger et de l'Opéra de Marseille. C'est à Alger qu'il commence, à vingt et un ans, une carrière dans l'administration, et mène parallèlement une importante activité littéraire, d'auteur et de poète. Devant l'épreuve de la guerre, qu'il vit en 1914 puis en 1939, il fait le choix de la résistance et voit dans la poésie un signe d'espérance. Son oeuvre littéraire fut couronnée par de nombreux prix, dont celui de la Société des gens de lettres en 1953 pour l'ensemble de son oeuvre. Il joue aussi un rôle d'animateur de la vie culturelle, organisant des conférences, faisant venir à Alger des grands noms des lettres, accordant une place particulière au théâtre où il voit la possibilité d'un rapprochement entre les différentes communautés. Eugène-Nestor de Kermadec (1899 - 1976), peintre abstrait, étudia à l'école des Arts Décoratifs en 1915 puis à l'école des Beaux-Arts. Il rejoint le courant cubiste après 1918. Il fut représenté comme ses illustres aînés (Picasso, Gris, Georges Braque, Laurens) par la Galerie Louise Leiris. En 1973, la Galerie Annick Gendron lui consacre une première rétrospective. Une seconde, posthume, aura lieu en 1977 à la Galerie Leiris. Un catalogue fut édité à cette occasion. Titre manuscrit et quelques frottements au dos de la couverture.‎

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Livre Rare Book

Librairie-Galerie Emmanuel Fradois
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€ 350,00 Kopen

‎VAL-RAU (pseud. de Valentine Rau-Fresson)‎

‎Les quinze mystères du Rosaire‎

‎1955-1959. OEUVRE INÉDITE DE VAL-RAU, ICI EN TANT QUE CALLIGRAPHE ET GRAVEUR‎

‎In-12° (165 x 125 mm), en feuilles, [3] pp. - 3 pp. - XCVIII pp., texte calligraphié en rouge et noir sur calques fixés sur des feuillets de papier fort, 15 gravures originales sur bois. Valentine Rau (1883-1967), peintre, décoratrice, fut une zélatrice infatigable de la probe et très littéraire entreprise dramatique qui s'appelle le théâtre du Vieux Colombier. Amie de Jean Schlumberger, c'est elle qu'il appela lorsqu'il fallu confectionner les premiers costumes du théâtre. Elle continua par la suite à apporter son concours à la troupe de Jacques Copeau, toujours comme costumière. En tant que peintre, elle exposa au Salon des Tuileries en 1934 et à l'Association des beaux-arts de Cannes en 1938. Une L. A. S. de l'auteur, jointe au manuscrit, nous en apprend l'histoire. Déposé chez l'éditeur pour impression en décembre 1960, quelques mois après, elle s'étonne de n'avoir toujours pas eu de nouvelles et demande donc son retour.‎

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Livre Rare Book

Librairie-Galerie Emmanuel Fradois
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€ 400,00 Kopen

‎MARAGE (Roger)‎

‎OEuvres du roi Stanislas : Dessins originaux et eaux-fortes ; [Varias]‎

‎c. 1965. UN EXCEPTIONNEL ENSEMBLE QUI PERMET D'APPRÉHENDER LA GLOBALITÉ DU TRAVAIL DE L'ARTISTE DU DESSIN PRÉPARATOIRE À L'ÉTAT DÉFINITIF‎

‎Il se compose, réuni en deux cartons à dessin, de : 13 dessins originaux préparatoires sur calques (dont celui de l'invitation), encre et crayon, la totalité des différents états (jusqu'à 5 ou même plus) des 21 eaux-fortes de l'ouvrage soit 195 tirages. De 8 à 14 tirages par eaux-fortes, certains retouchés à l'encre, d'autres avec remarques, etc..., une estampe originale représentant une poule, une affiche à la gouache signée et datée de 1960, pour le palmarès 1959 - 1960 des cours complémentaire commercial à l'école primaire de garçons de la rue de Sèvres à Boulogne, un manuscrit de la main de Marage du cours de Technique de la peinture professé par M. Dupré aux Beaux-Arts de Paris (in-folio, 47 ff., manque le f. 39). Les OEuvres du Roi Stanislas furent publiées en 1966 aux éditions Beaux livres grands amis, pour commémorer le bicentenaire du rattachement de la Lorraine à la France. Le choix des textes revient à Rene Taveneaux qui en signa aussi la préface, les eaux-fortes furent tirées par le pressier Serge Moreau et l'« Éloge de Roger Marage », est d'André Jacquemin. Cette édition d'art fut publiée à 300 exemplaires (150 pour les sociétaires des Beaux livres grands amis et 150 pour les collaborateurs de L'édition) dans un format grand in-4° (32 cm) de 165 pp. Roger Marage (1922 - 2012) est reconnu comme l'un des plus grands graveurs lorrains du XXe siècle et s'impose en outre comme l'un des graveurs sur cuivre les plus représentatifs de la gravure figurative de son époque. « Après des études à l'école des Beaux-Arts de Rennes, sous la houlette de Mathurin Méheut, il entre à l'École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris en 1946 où il y enseignera par la suite jusqu'en 1982. Il s'adonne avec une grande virtuosité à l'eau-forte et au burin sur cuivre, rehaussant ses oeuvres de traits d'encre de Chine. Son travail est rapidement salué par ses pairs, et de nombreuses fois récompensé notamment par le Grand Prix des Beaux-Arts de la ville de Paris en 1954 et le Grand Prix Baudry de la gravure, décerné par la Fondation Taylor en 1990. Son style, si spécifique, vif et énergique, s'adapte magnifiquement à ses sujets où prédominent les paysages, notamment la campagne lorraine et l'architecture. Plus rarement, il croque des scènes de genre : dîner mondain, soirée « aristocratique »... où le dandysme de rigueur transparaît non sans ironie. Très attaché à sa ville d'origine, il réalise de nombreuses gravures mettant en scène les principaux édifices mussipontains, mais aussi, dans les années 60, des cartes de voeux pour les fonderies de Pont-à-Mousson. Il met également son art au service de la bibliophilie en illustrant des ouvrages ancrés dans la culture lorraine : La Colline inspirée de Barrès, et Les OEuvres du Roi Stanislas présentées ici. En 1973, la Société Godefroy Engelmann et la Bibliothèque municipale de Mulhouse présentent une rétrospective de « l'oeuvre gravée de Roger Marage ». Plus récemment, en 2009, le Musée au Fil du Papier, à Pont-à-Mousson, lui consacre une grande exposition suite à une généreuse donation de l'artiste : 70 pièces sont alors présentées au grand public. Aujourd'hui, près de 20 musées français et étrangers conservent ses gravures. » (Anne D. - Bibliothécaire - Bibliothèques-Médiathèques de Metz). Quelques calques présentent des déchirures dont deux avec un petit manque.‎

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Livre Rare Book

Librairie-Galerie Emmanuel Fradois
Paris France Francia França France
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€ 10.000,00 Kopen

‎CHARLET (José)‎

‎[Oeuvre gravée]‎

‎1944 - 1992. LA VIE GRAVÉE DE JOSÉ CHARLET‎

‎In-4° oblong (308 x 402 mm), [2] ff - [38] ff. sous serpentes - [2] ff., demi-basane noire à bandes, dos lisse, charnière cuir (relié vers 1962). Cet album unique composé de 66 oeuvres fut réalisé par le Médecin Émile « Mimi » Poncet et son épouse Claude à partir des envois de leur ami José Charlet. Son premier essai de gravure date de 1944 et dès lors il leur réserva, pendant quelques 50 années, un tirage de chacune de ses productions. Ils les réunirent dans un album dès 1962 et lui présentèrent, il les en remercia et en profita pour commenter plusieurs de ses oeuvres et indiquer avoir pendant un temps collaboré avec Marcel Fiorini. Dès 1950, il prit l'habitude d'accompagner les événements de la vie et de la famille par une eau-forte : naissances, invitations, vernissages et surtout voeux du nouvel an. Il continua d'alimenter l'album, après la mort d'Émile en 1987, au crépuscule de sa vie en 1992 alors atteint de « graves problèmes cardiaques ». Cet album nous permet de suivre pas à pas la vie de l'artiste, son évolution tant personnelle qu'artistique et d'appréhender ainsi, à partir de cette oeuvre gravée, l'ensemble de son oeuvre. José Charlet (1916-1993), architecte, peintre, sculpteur fut élève à l'École des Beaux-arts de Paris (atelier des architectes Georges Gromort et Louis Arretche) de 1937 à 1943 ainsi qu'à l'Institut d'Urbanisme de Paris. Il reçut son diplôme d'architecte en 1943. En 1945-46, il effectue un voyage d'étude sur la polychromie aux États-Unis et ce n'est que plus tard qu'il abordera la sculpture, en 1951, suite aux encouragements d'Honorio Garcia Condoy. Il débuta dans l'enseignement comme conférencier chargé du cours d'esthétique comparée à la Schola Cantorum de Paris de 1953 à 1956 puis sera professeur d'histoire critique de l'architecture contemporaine à l'École des Beaux-arts de Paris, à partir de 1957 et professeur à l'Unité d'étude et de recherches d'arts plastiques entre 1969-1972. Il exposa de nombreuses fois à partir de 1946 que ce soit en France, aux États-Unis ou encore en Finlande. En 1950, il acquit une maison à Saint-Thomé et y côtoya des peintres tels que Kees van Willigen ou l'espagnol Parra. Quelques frottements.‎

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‎Orden Tercera de penitencia de N. P. S. Francisco (Tiers-ordre des Pénitents de St François)‎

‎AB[E]C[E]DA[RIO] DE LIBRO DE ENTR[A] QUE TUBO PRINCIPYO EN EL 1° DE OCTUBRE DE 1694 años‎

‎Espagne, Andalousie, Séville : 1694-1732. UN PUISSANT OUTIL GÉNÉALOGIQUE CONCERNANT LA SÉVILLE DU XVII-XVIIIE SIÈCLE‎

‎In-f° (304 x 220 mm), [1] f. - [36] ff. - 223 ff. - [1] f., parchemin souple à couture apparente, titré au dos : « Tomas de abito. 3°. » et sur le plat supérieur : « [croix pattée] / LIBRO DE EL[...] / Y RECEPCION [EN] / ESTE VE[...] / [...] / [...] / [...] / INCORPORACION[ES] », écriture cursive à l'encre brune, en espagnol, plusieurs mains. Registre de « prise d'habit » au sein du Tiers-ordre des Pénitents de Séville pour les années 1694 à 1732, comportant plus de 2000 noms (? 2070). Pour chaque entrant figure le plus souvent, date d'entrée, nom du maître de cérémonie, lieu de naissance, filiation (nom du père et de la mère), adresse de résidence (paroisse ou quartier et rue). Ce manuscrit est intéressant à plus d'un titre, il permet de connaître durant cette période l'évolution de l'ordre, ses différents membres, dignitaires et prédicateurs mais il s'avère aussi être un puissant outil généalogique quant à la société sévillaise de cette fin du XVIIe - premier tiers du XVIIIe siècle. Une confrérie de pénitents est une société de fidèles catholiques qui demeurent à l'état laïc (ils ne prononcent pas de voeux religieux, vivent dans le siècle, ont un travail, une famille, etc.). Bien que le corps de l'ouvrage semble complet, l'abécédaire présente des renvois jusqu'au f. 240, on peut supposer que des feuillets volants furent insérés à la fin du volume et qu'ils soient aujourd'hui perdus. A titre d'exemple, on trouve le nom de Cristobal Guerrero de Leon, s'agirait-il du « peintre mort à Séville en 1729 qui peignit dans l'église de San Felipe Neri, 18 portraits d'ecclésiastiques et des fresques importantes 1 » ? 1 Benezit -V, 276. Manques à la reliure, mouillure dans la marge extérieure notamment en fin de volume.‎

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‎GARZIA DE LA FUENTE (Fheliz, Script.)‎

‎Libro Bezerro que contiene distintamente, todos los instrumentos, de las propriedades de las rentas que tiene, posa, y posee, e[st]a muy [superlativo] cofradia del Espiritu s.to que componen los senores cavalleros veinte y quatros de la Carzel Real de esta cuidad. Sita en su propia capilla que, esta en el claustro del real combento de San fran.co de Asis de esta novilissima ciudad de Salamanca, las cargas que tienen, y sus destinos particulares, y generales‎

‎Salamanque (Espagne) : 1740 ; 1ère décennie du XIXe siècle. UN EXCEPTIONNEL DOCUMENT QUANT À L'HISTOIRE SOCIALE ESPAGNOLE REVÊTU D'UNE IMPORTANTE RELIURE À FERMOIRS EN FER FORGÉ AJOURÉS‎

‎In-f° (443 x 281 mm), [1] f. bl. - 269 ff. dont 139 bl., manuscrit en espagnol sur papier, peau retournée recouverte de soie rouge avec larges fermoirs en fer forgé ajourés (reliure espagnole de l'époque). Le présent document révèle les statuts, possessions (tant en terres qu'en titres), rentes et autres revenus de la « Cofradia del Espiritu Santo » plus connue sous le nom de « Cofradia de los Caballeros Veinticuatro de la Cárcel » du fait de ses 24 fondateurs. Elle naquit à Salamanque, sous le règne de Charles Quint, en 1537 afin de protéger les prisonniers « los pobres presos » et de leur venir en secours : alimentation, vêtements, aide lettrée, accompagnement des condamnés à mort, enterrement. Elle tira dans un premier temps ses ressources des dons des confrères et des aumônes des habitants. Elle devint cependant rapidement richissime ce qui eut pour effet d'en faire l'une des confréries les plus aristocratiques et sélectives de la ville, elle y tint une importance majeure pendant plus de 4 siècles 1. Ce document est donc essentiel pour l'histoire pénitentiaire et sociale espagnole. L'ouvrage reprend un nombre important d'informations contenues dans les documents antérieurs (« libros de quentas y cavildos ») et ce depuis 1537. Ainsi on trouve, à titre d'exemples, la longue liste des présidents (« Maiordomo ») de la confrérie depuis sa fondation - en 1740, il s'agissait de Don Juan Antonio de Guzman, Marques de Almarza y Fiores de Abila - ou encore ses statuts et leurs modifications successives. On note aussi en tête, la liste des 25 membres de l'époque. Les nouvelles entrées courent jusqu'au début du XIXe siècle. Le titre nous apprend que le scripteur est « mercader de paños y joias, de esta [superlativo], cuidad [sic], administrador de ellas [las cargas] y embiste de los papeles ». 1 A Manuel Villar y Macías, Historia de Salamanca, 1887, vol .6, p. 198. Coins frottés, déchirures et manques de soie aux coiffes, nerfs, mors supérieur et coins, mouillures.‎

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‎[ANONYME]‎

‎Botanique‎

‎S. l. : S. d. (milieu du XIXe siècle). UN SUPERBE HERBIER DU MILIEU DU XIXE SIÈCLE‎

‎In-8° oblong (206 x 313 mm), 136 ff. - [1] ff., demi-chagrin noir, initiales au centre du plat supérieur (reliure de l'époque). Il présente 112 familles, des Renonculacées au Characées. La belle page supporte les spécimens prélevés, le verso la description qui ici est plus abondante que ce que l'on a l'habitude de voir. Ainsi, pour chaque famille, l'auteur peut indiquer, le ou les principaux représentants, leur localisation, leurs caractéristiques distinctives, une description externe et interne minutieuse, les caractéristiques de leur suc, leurs propriétés utiles, une description du fruit et de ses caractéristiques. L'écriture est d'une belle qualité, à l'image du titre superbement calligraphié présentant une initiale historiée. Certains cadres appelés à recevoir des spécimens sont resté vides. A l'inverse, d'autres spécimens ne sont pas fixés, ils sont simplement restés intercalés entre les feuillets. PROVENANCE : M. L., initiales. Non identifié. Frottements, mors supérieur fendu à ses extrémités (25 mm).‎

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‎GRIFFET DE LA BAUME‎

‎La Messe de Gnide‎

‎S. l. : s. d. (fin du XVIIIe siècle). UN CURIOSA RICHEMENT TRUFFÉ DANS UNE SUPERBE RELIURE BRODÉE‎

‎In-8° carré (228 x 181 mm), [2] ff. - [17] ff. et [43] ff. de planches, toile de satin rose brodée de motifs floraux, dos lisse, tranches naturelles, entièrement non rogné (E. JARRIGEON RELr, reliure vers 1900). Copie manuscrite anonyme de l'époque à l'encre brune sur papier vergé. Elle a été enrichie à la reliure d'un faux-titre, d'un titre prenant pour base une gravure en sanguine à la manière de crayon dans le goût de Huet représentant deux amours lisant et de 42 belles estampes en grande majorité du XVIIIe siècle sur le thème de l'amour dont les suivantes, entre autres, sont forts rares et recherchées : Pierre & Watelet, L'hyménée, 1759, 165 x 135 mm, Demarteau d'après Huet, [trophée] n° 2, livre 2ème, 1772, 213 x 162 mm, en sanguine à la manière de crayon, Pierre Alexandre Wille, [Cupidon], 1763, 137 x 81 mm, au coup de planche, une des toutes premières gravures connus de l'auteur, alors élève de Greuze, il n'a que 15 ans, Bernard Picart, [Vénus après le bain], s. d. (XVIIIe siècle), 151 x 122 mm, Watelet d'après Poussin, [Pan jouant de la flûte pour Vénus], 1782-1784, 215 x 163 mm. « Cet ouvrage ne porte pas un titre de fantaisie, c'est bien un livre de messe ; on peut l'emporter à l'église, et suivre d'un bout à l'autre, de l'Introibo à l'Ite, missa est, toutes les phases et péripéties de l'office. Il a eu deux éditions : la première à Paris, an II (1793), la seconde à Genève, en 1797. Dans les deux, il est donné comme l'ouvrage posthume d'un certain Nobody, jeune poète du plus grand avenir, à qui l'abus de l'opium aurait rendu la vie intolérable et qui se serait tué d'un coup de pistolet en 1787. Le véritable auteur a vainement essayé de donner le change au moyen de cette fable ingénieuse, on a fini par le soupçonner : « Griffet de la Baume, né à Moulins en 1750, mort en 1805 », lisons-nous dans le Catalogue de Viollet Le Duc, « est accusé d'avoir composé ce petit poème impie, où le saint sacrifice est parodié d'une manière érotique, avec grâce et élégance. C'est une curiosité littéraire de la plus grande rareté ». Mais Griffet de la Baume a-t-il entendu faire une parodie, dans le sens qu'on donne ordinairement à ce mot ? On reconnaîtra le contraire. Il règne dans ce petit poème un souffle lyrique, un accent religieux, fort éloignés de la moquerie et de la dérision. Les vers, dont les différents mètres sont habilement combinés, ont de l'ampleur, de l'harmonie et un peu de la grâce antique d'André Chénier. C'est l'oeuvre d'un croyant, d'un homme pieux, dont la piété s'adresse à d'autres autels, et qui remplace le Dieu des Chrétiens, le supplicié du Calvaire, par l'Alma Venus, inspiratrice de Lucrèce. Les Chrétiens ont emprunté presque toute la liturgie de la messe aux mystères du paganisme ; elle fait retour à ceux-ci, dans ce poème d'un païen du XVIIIe siècle : c'est donc moins une parodie qu'une restitution. D'ailleurs, le culte de la femme est le seul qui soit réellement catholique, c'est-à-dire universel. » 1. Dos très légèrement passé, salissures et petites restaurations à quelques gravures, étui frotté.‎

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‎HOFMANN (Charles)‎

‎Wer Complimenten liebt, wird unsrer Einfalt lachen (Qui aime les compliments rira de notre simplicité)‎

‎Etterzhausen (Saint-Empire romain germanique, actuelle Allemagne) : 1801. UNE EXCEPTIONNELLE ET FOISONNANTE CALLIGRAPHIE ALLEMANDE‎

‎418 x 558 mm, en allemand, écriture gothique, encre noire sur papier fort de Hollande (filigrane : HONIG & ZOONEN). Sur un fond ligné en pierre, au sein d'un encadrement feuillu enrubanné de forme ovoïde, présentant aux quatre points cardinaux des couronnes de fleurs, le texte en gothique allemand, d'une calligraphie parfaite, insérée dans une nuée de traits de plume, reposant sous un fond grisé au pointillé, se compose d'un titre en lettres grises et de 11 lignes en lettres noires. Au dessus de celui-ci au centre sous une guirlande de fleurs ramifiée, on trouve une vue miniature de la ville d'Etterzhausen, à sa droite une représentation du Tartuffe de Molière, masque à la main, tout en traits de plume. L'ouvrage est d'une très grande qualité. Signature au revers en bas à droite : « Charles Hoffman / 1801 anno pacis ». Malgré nos recherches, nous n'avons pu trouver sur l'auteur aucune information, ni aucune autre de ses productions. Plusieurs petites déchirures, périphériques sauf une, habilement restaurées, petites mouillures notamment au bas.‎

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‎DELAVIGNE (Casimir) ; DUFEY ; FURNE‎

‎[Contrat passé entre MM. Delavigne, Dufey et Furne concernant la rupture de leurs engagements mutuels au sujet des Messéniennes et chants populaires de M. Delavigne]‎

‎Paris : 1840. UNE RUPTURE CONSOMMÉE ENTRE CASIMIR DELAVIGNE ET MM. FURNE ET DUFEY, SES ÉDITEURS‎

‎ln-8° (241 x 175 mm), [1] f., papier vergé, pièce signée in-fine par Delavigne, Dufey et Furne. Par le présent contrat, Casimir Delavigne renonce à la somme de 1000 fr. qu'il devait toucher pour la composition de chaque Méssenienne nouvelle ou chant-populaire à fin de publication dans l'édition illustrée des éditeurs d'après le traité signé entre eux le 23 avril 1839. De son côté, Delavigne récupérait la pleine possession des droits de ces hypothétiques nouveaux écrits que les 2 éditeurs ne pourraient publier dans leur édition illustrée qu'un mois et demi après leur parution. L'édition parut en 1840, l'auteur n'écrivit pas de nouvelles Mésseniennes pas plus que de chants-populaires. On ne sait pas quelle est la raison de cette rupture. Cependant cela est d'autant plus troublant que Delavigne manquait cruellement d'argent à l'époque. Malade depuis déjà longtemps, il venait de subir deux échecs, coup sur coup, au théâtre avec La Popularité et La Fille du Cid. Le public était las de l'auteur. En effet, c'est à la fin de cette période douloureuse de l'automne 1839, qu'il dut vendre sa chère Madeleine avec tant de regrets. « Je n'ai point de fortune », écrivait-il en 1833. À ses ennuis de santé, se sont ajoutés ceux d'argent et, le 9 août 1839, il est contraint d'abandonner « la Madeleine », sa propriété qui fut vendue 90 750 francs. Cela le rendit profondément et durablement triste.‎

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‎ABRAMS (O. J.)‎

‎Christ Dieu‎

‎Londres (Angleterre) : 1878. UNE RARISSIME ET RICHE ENLUMINURE ANGLAISE DE LA FIN DU XIXE SIÈCLE‎

‎218 x 551 mm, marie-louise : 431 x 848 mm, gouache et peinture dorée sur papier vélin fort. Le sujet représente les deux mots « Christ » et « Dieu » accolés. Au sein de l'initiale C, le bon berger (Jean 10.1-42 : « [...] Je donne ma vie pour mes brebis. [...] ») : le Christ auréolé tenant dans la main gauche un bâton et dans la main droite un agneau lui faisant face, marche le long d'une forêt située à sa droite, à sa gauche au loin un palmier. Le Christ et l'agneau se regardent. Au sein de l'initiale D, Jésus à Gethsémani (Matthieu 26.36-46 : « Alors Jésus parvient avec eux à un domaine appelé Gethsémani, et il dit aux disciples : « Restez ici, tandis que je m'en irai prier là-bas. » [...] Étant allé un peu plus loin, il tomba face contre terre en faisant cette prière : « Mon Père, s'il est possible, que cette coupe passe loin de moi ! Cependant, non pas comme je veux, mais comme tu veux. [...] ») : Jésus agenouillé prie les mains croisées sur le torse, de la sueur coule de son front, face à lui un calice. Au revers, l'étiquette partiellement imprimée : « No. 67. / ILLUMINATED / BY/ O. J. Abrams, / August 1878, / (Holder of Art Certifcates), / TOTTENHAM, LONDON. » Malgré nos recherches, nous n'avons pu trouver sur cet artiste aucune information, ni aucune autre de ses productions pas plus que d'oeuvres approchantes au même lieu et à la même période. Papier bruni.‎

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‎[LE QUIEN DE LA NEUFVILLE (Jacques)]‎

‎[Histoire générale de Portugal de 1521 à 1683]‎

‎S.l. (Lisbonne) : s. d. (entre 1713 et 1728). SUITE ET FIN INÉDITE DE LA PREMIÈRE HISTOIRE FRANÇAISE DU PORTUGAL‎

‎Fort in-f° (317 x 230 x 64 mm), 1004 pp. + 1 cahier volant de [8] ff. manuscrits en portugais à l'encre brune inséré en début de volume, manuscrit d'une seule main d'une écriture lisible, 25-30 l., papier vergé fin, nombreuses corrections et biffures, béquets, faux-titre et titre manuscrits ajoutés à la reliure, demi-maroquin rouge, dos lisse orné avec indication de tomaison « 3 », inscription en queue « manuscrit original de l'auteur » (reliure vers 1860). C'est Pellisson qui, voyant en Jacques Le Quien de la Neufville les traits d'un bon historien, le poussa dans la discipline. Le Quien se proposa, dès lors, d'écrire l'Histoire du Portugal, qui manquait en français. Après de longs préparatifs consistant en une étude poussée des langues portugaises et espagnoles et de nombreuses correspondances pour tirer des archives du pays des copies ou des extraits des pièces manuscrites nécessaires à son dessein, une première partie fut publié en 1700 (Paris, Anisson, 2 vol. in-4°, 626 et 608 pp.). Les trente années d'efforts de l'auteur furent récompensées d'un grand succès et l'ouvrage fut jugé si remarquable qu'il lui procura en 1706 la place d'associé de l'Académie des Inscriptions. Les académiciens de Lisbonne jugèrent toutefois que son histoire bien qu'élégamment écrite était inexacte, reconnaissant cependant « qu'il est difficile à un étranger d'arriver jamais à cette perfection que l'on peut à peine attendre de l'élite des savants nationaux ». En 1713, Le Quien ne se fit pas prier lorsque l'abbé de Mornay, nouvel ambassadeur nommé par Louis XIV après la paix d'Utrecht, lui proposa de le suivre pour le pays dont il avait établi l'histoire sans jamais ne l'avoir visité. Dès son arrivée, sa réputation le précédant, le roi en remerciement de ses travaux le nomma chevalier du prestigieux Ordre du Christ (une copie officielle de l'acte d'entrée est jointe au présent manuscrit, 1797, [8] ff.) et le pensionnat sur le trésor royal. Cela le détermina à se lancer dans la présente continuation de l'Histoire de Portugal avec l'assurance, non des moindres, d'avoir directement accès à l'ensemble des sources originales qui lui avaient fait défaut pour la rédaction de la première partie. Gageons donc que cette deuxième partie ne puisse en être que plus exacte. Cet unique exemplaire connu de cette continuation inédite de l'Histoire générale de Portugal commence après la mort de Manuel Ier en 1521, soit là où se termine la partie imprimée, et s'achève en 1683 par la mort d'Alphonse VI et l'accession au trône de son frère Pierre II, régent depuis 1667. Elle couvre donc 10 règnes, voyant s'achever la dynastie des Aviz, parcourant celle des Hasbourg et débutant celle des Bragance. On mentionnera parmi les grands événements de cette période, l'établissement de l'Inquisition ecclésiastique, la découverte du Japon, La bataille des Trois Rois, la fondation de l'Union ibérique, la Révolution portugaise de 1640, les victoires contres les espagnols, l'expulsion des hollandais du Brésil et de l'Angola, etc. Cette dernière nous amène à ne pas oublier la riche histoire des colonies portugaises, présentent sur les quatre continents, largement abordée ici. Une étude exhaustive permettrait peut-être de découvrir des faits inédits ou d'éclairer certains points de l'histoire du Portugal et de ses colonies. Jacques Le Quien de la Neufville (1647-1728), d'une santé fragile, renonça à la carrière militaire après une unique campagne et s'appliqua dès lors à la philosophie et au droit avant de diriger ses études vers l'histoire. Il travailla aussi à l'histoire des postes (Origine des postes chez les anciens et les modernes, Paris, 1708) et à celle des Flandres françaises qui jamais ne parut1. Il mourut à Lisbonne en 1728 avant de pouvoir publier ou d'avoir terminer le présent manuscrit. La découverte d'un manuscrit ancien concernant l'historiographie d'un pays important comme le Portugal est devenue tout à fait exceptionnelle aujourd'hui. PROVENANCE : famille d'Avezac de Castera, par descendance directe de l'auteur. La reliure fut probablement établie pour l'héritier de ses papiers, Armand d'Avezac de Castera (1835-1906), magistrat à Dax, fils d'Hector (1804-1840) et de Caroline Le Quien de La Neufville (1812-1882). 1 Hoefer, Nouvelle biographie universelle, Didot, 1859, vol. 29, cc. 368-369.‎

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‎[CURIOSA] KANCER (Serge, pseud.)‎

‎Cette sorte d'amour...‎

‎"Clamart - Nancy - Sud Oranais - Clamart" : "(1949 - 1959)" or 1969?. UNE INTENSE ET INÉDITE RÉFLEXION SUR L'AMOUR ET LES INTERDITS QUI PÈSENT SUR LA SEXUALITÉ‎

‎[2] ff. - 44 ff. tapuscrits - [1] f., br., sous couverture cartonnée orangée souple, auteur et titre sur le plat supérieur. Oeuvre érotique inédite, essai entrecoupé de poèmes (prosimètre), qui nous livre une intense et intéressante réflexion (lyrique, dans un mélange de Stendhal et de poésie moderne) sur l'amour et sur les interdits qui pèsent encore sur la sexualité. Illustrée en frontispice d'un dessin érotique de l'auteur au feutre noir représentant un couple en plein ébat. Serge Kancer serait le pseudonyme d'un journaliste du « Parisien Libéré », auteur de plusieurs ouvrages, Les Enfants de la colère (Les loups dans la ville, 1962), L'Anti-soleil (1965), Urabatok ou le navire ébloui (1969), La Fille du docteur Ziegenbook (1971). Dos de la couverture défraichi.‎

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‎NABEL (Jacques)‎

‎Sous le casque de Chaines‎

‎[au colophon] Achevé d'imprimer le 30 juin 1951. UN TÉMOIGNAGE POÉTIQUE SURRÉALISTE INÉDIT‎

‎[32] ff. tapuscrits, br., sous couverture souple muette. Envoi autographe signé en garde à Jean-Michel Siver, auteur de Simple rencontre, Paris : Ferenczi, 1955. Témoignage poétique inédit fortement inspiré par le surréalisme, les poèmes en appellent à la liberté, à la libération des chaînes dans des termes qui font penser à Paul Eluard. Les quelques poèmes d'amour témoignent aussi de cette influence. L'auteur, détenu à Offenburg en 1951, pourrait avoir été condamné aux travaux forcés durant la seconde guerre mondiale ou serait peut-être un militaire mis aux arrêts, pourquoi pas durant son service militaire. Son enfermement aurait duré au moins 8 mois.‎

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‎RAVARD (Jacques)‎

‎L'Equation‎

‎Paris : Éditions de l'Anseul, déc. 1956. UNE NOUVELLE INÉDITE PROBABLEMENT AUTOBIOGRAPHIQUE OÙ L'AUTEUR S'INTERROGE SUR L'ÉQUATION DE LA VIE‎

‎Tapuscrit autographe de cette nouvelle de [2] ff. - 13 pp. - [1] f., réalisé en 5 exemplaires nominatifs, celui-ci pour Henri Cuinet, avec envoi de l'auteur. Pierre, d'ordinaire parisien, chercheur dans un laboratoire du Commissariat à l'énergie atomique part se ressourcer dans une maison de famille située sur les flancs de la Montagne Noire entre Dourgne et Massaguel. Jacques Ravard, marié avec Nadine Milhet est le père de François Ravard, manager du groupe de musique Téléphone. Il a fait partie de l'équipe de production de La Cantatrice chauve de Ionesco, à La Huchette. Puis en 1986 crée les Éditions Le Livre Qui Parle faisant de lui un des pionniers de l'édition de livres audio en France.‎

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‎COLLECTIF ; MARILLAC (Michel de)‎

‎Expédition de l'ordce. de 1629‎

‎Paris : janvier 1629. EXPÉDITION D'IMPORTANCE HISTORIQUE DE LA CÉLÈBRE ORDONNANCE DE 1629 DITE « CODE MICHAU » SUPERBEMENT CALLIGRAPHIÉ POUR SON AUTEUR, GARDE DES SCEAUX SOUS LOUIS XIII‎

‎In-f° (339 x 278 mm), [78] ff. manuscrits sur parchemin à l'encre brune vraisemblablement d'une seule main et [1] f. manuscrit sur papier à l'encre brune collé au recto du contreplat inférieur d'une autre main, annotations en marge à l'encre brune d'une graphie différente, réglure à froid, titre et note au verso du dernier feuillet de deux mains différentes, veau brun, dos à 6 nerfs orné, gardes de vélin, tranches rouges (relié en 1734). Expédition d'importance historique de l'ordonnance de 1629 collationnée sur l'original par [Nicolas ?] Fardoil, conseiller et secrétaire du roi à l'attention du garde des sceaux Michel de Marillac. L'ordonnance de janvier 1629, dernière ordonnance générale dite « de réformation » composée de quatre cent soixante-et-un articles envisageait tous les aspects du gouvernement. Cette première tentative de la monarchie visant à entreprendre autant de réformes en un seul texte se présentait comme l'oeuvre d'un homme : le garde des sceaux Michel de Marillac. Issue des volontés réformatrices des états-généraux de 1614 et des deux assemblées des notables de 1617 et 1626, cette ordonnance se voulait également une réponse à deux précédents échecs : l'édit de juillet 1617 du garde des sceaux Guillaume Du Vair puis l'édit de juin 1627 de réformation de la justice de Michel de Marillac, qui avaient tous deux échoué suite à l'opposition du Parlement de Paris. L'hostilité des robins (magistrats du Parlement) qui lui reprochèrent d'avoir tenté de réduire, à travers l'ordonnance, leurs pouvoirs se matérialisa par le refus de plusieurs parlements de province d'enregistrer l'ordonnance. Le lit de justice du 15 janvier 1629, destiné à l'enregistrer de force à Paris à la demande du souverain, la discrédita définitivement. L'ordonnance de Marillac, trop libérale pour l'époque, et portant atteinte à trop d'abus ou de privilèges, ne fut malgré la procédure jamais enregistré, créant un précédent retentissant. Un feuillet collé au contreplat inférieur indique les « parlements ou conseils supérieurs » qui auraient enregistré, enregistré avec modifications ou refusé l'enregistrement de l'ordonnance. On y apprend que le seul qui l'aurait observé après l'avoir enregistré (avec modifications) serait celui de Dijon. A la suite de cet échec, on personnifia l'ouvrage en l'affublant du sobriquet de « Code Michau » et on tenta d'en faire une simple compilation alors qu'il s'agit d'un véritable travail intellectuel. Marillac chercha dès lors, à rebours de l'assignation personnelle du texte, à montrer combien il s'agissait au contraire d'un travail issu d'une élaboration collective, longue, et qui a puisé à toutes les sources de légitimité (ministres ; experts et praticiens, reconnus pour leurs compétences juridiques ; un cardinal pour les questions d'Église, puisque c'est Richelieu qui a supervisé cette partie, et un général pour les règlements militaires, puisqu'on a repris le règlement écrit à La Rochelle par Schomberg). À plus long terme, en revanche, le code constitua une sorte de référence constante, mais souvent souterraine ; admiré par beaucoup, il resta longtemps peu cité. Il faut donc distinguer le destin du « Code Michau » du texte de l'ordonnance : si le premier souffre d'une irrémédiable condamnation politique, parfaitement connu depuis longtemps, la seconde a continué à cheminer. Et ce mouvement annonçait les grandes ordonnances du Grand Siècle et la volonté unificatrice de Louis XIV. Ainsi, au sein même de l'administration monarchique, lorsque Colbert demande des mémoires afin de préparer l'ordonnance de 1670, ceux-ci citent abondamment l'ordonnance de 1629 et la définissent comme très bien conçue. Colbert, lui-même, la citera en ces termes : « J'estime que nous devons spécialement nous attacher aux dernières Ordonnances, entre lesquelles est celle de M. le garde des sceaux de Marillac, qu'il faut avouer avoir esté dressée avec grand soin et avec un esprit plein de zèle et de justice. » Michel de Marillac (1560-1632) est l'héritier d'une vieille famille d'Auvergne traditionnellement au service des ducs de Bourbon et de la monarchie française. Son père Guillaume de Marillac est contrôleur général des finances en 1569. Avec l'approbation du nouveau roi Henri IV, Marillac devient maître des requêtes en 1595. Dans cette fonction, il remplit de nombreuses missions auprès du Conseil du roi, en particulier dans les provinces et préside de nombreuses commissions juridiques et financières, spécialement sous le Chancelier Nicolas Brûlart de Sillery. Quand Marillac démissionne en tant que maître des requêtes en 1612, Sillery le nomme Conseiller d'État, il se spécialise dans les affaires financières. Cette promotion est encouragée par Marie de Médicis, alors régente, à qui la famille de Marillac était déjà liée par des mariages et des liens de service. Marillac, ligueur chevronné, devient l'une des figures emblématiques du mouvement, il dirige le parti dévot à la suite du cardinal de Bérulle. Il est nommé surintendant des finances en 1624 puis garde des sceaux à partir de 1626 à une époque où Marie de Médicis retrouve toute sa puissance politique. Ses efforts de réforme, visant notamment à faire plier les parlements et États provinciaux, lui confèrent une réputation d'autoritarisme, plus grand encore que celle de Richelieu. Ce travail de juriste privilégiant la réforme intérieure de l'État et la défense du catholicisme l'oppose à Richelieu dont la politique est centrée avant tout sur la résolution des problèmes internationaux de l'époque. Dès la fin de la révolte protestante en 1629, les deux ministres se livrent une guerre larvée. Richelieu encourage le Parlement à ne pas enregistrer la présente ordonnance et Marillac s'oppose à l'intervention française en Piémont et à la guerre contre l'Espagne. Malgré l'appui de Marie de Médicis, La journée des Dupes et le triomphe du Premier ministre et de ses orientations scellent le sort de Marillac. Il est exilé, déplacé, puis finalement enfermé au château de Châteaudun. Il y meurt le 7 août 1632. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages politiques et religieux, dont de traductions pour ces derniers. PROVENANCE (d'après la note manuscrite au verso du dernier f.) : Michel de Marillac, copie personnelle, par descendance qui en 1725 en fit don au suivant, Barthélemy-Joseph Bretonnier (1656-1722), jurisconsulte à Lyon, avocat de la suivante, Magdeleine Philiberte Grumel, dame Depiney, veuve de Louis Depiney (d'Epiney, d'Epinay), qui le produisit en la Grande chambre devant René Pucelle, dit « l'abbé Pucelle », conseiller-rapporteur au Parlement de Paris, et en fit don au suivant, « Dejoly » ?, signataire non identifié de la note, qui le fit relié en 1734. Comme dit précédemment, le Parlement de Paris n'a jamais transcrit l'ordonnance sur ses registres. Les Archives nationales ne dispose donc d'aucune copie officielle du texte. Seuls demeure vraisemblablement, quelques actes isolés y faisant référence et en citant des bribes dans le but de la « neutraliser ». Le texte fut quant à lui publié sous le titre d'Ordonnance du roy Louis XIII . Roy de France & de Navarre, sur les plaintes & doleances faittes par les deputez des Estats de son royaume convoquez & assemblez en la ville de Paris en l'année 1614. & sur les advis donnez à sa Majesté par les assemblées des notables tenuës à Roüen en l'année 1617. & à Paris en l'annéee 1626. Publiée en Parlement le 15. janvier 1629 (Paris : A. Estienne, P. Mettayer & C. Prevost, 1629). Hélène Fernandez, « L'historien, le code et l'ordonnance », Les Dossiers du Grihl [En ligne], La Vie de Michel de Marillac et les expériences politiques du garde des sceaux, mis en ligne le 06 août 2012, consulté le 11 septembre 2020 ; Lauriane Kadlec, « Le « Code Michau » : la réformation selon le garde des Sceaux Michel de Marillac », Les Dossiers du Grihl [En ligne], La Vie de Michel de Marillac et les expériences politiques du garde des sceaux, mis en ligne le 13 juin 2012, consulté le 11 septembre 2020. Mors, coins et coiffes restaurés, premier feuillet taché, quelques taches au second.‎

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‎Laborde (Jean-Joseph de)‎

‎Services pour le roy, faits par la caisse d'escompte pendant l'année 1768 (-1769)‎

‎S. l. (Paris) : 1768-1769. LA CAISSE D'ESCOMPTE DE LOUIS XV : LE DESSOUS DES CARTES !‎

‎In-f° (372 x 250 mm), 61 pp. dont 7 pp. bl. manuscrites à l'encre noire, veau, dos lisse orné de fleurs de lys, encadrement d'un triple filet sur les plats avec fleurs de lys en écoinçons, roulette sur les coupes, roulette intérieure, tranches dorées (reliure de l'époque). Cet important manuscrit, resté inédit, nous renseigne sur le fonctionnement de la première caisse d'escompte, créée en avril 1767 pour répondre à des difficultés de trésorerie du roi. Il constitue également un précieux indice dans la reconstruction d'une histoire de la banque sous l'Ancien régime qu'Alain Plessis décrit comme constituée de « vues largement impressionnistes ». Créée sous l'impulsion de Jean-Joseph de Laborde, banquier du roi Louis XV, la caisse d'escompte avait pour fonction l'organisation des avances qui finançaient les paiements du trésor royal. C'était donc la « Banque des financiers du roi » selon le projet propagé dès le début du siècle par Samuel Bernard. L'arrêt d'établissement la décrivait comme suit : « Cette Caisse fera à partir du mois d'avril 1767 l'avance de toutes les sommes que S. M. ordonnera, en paiement desquels (!) il sera remis à ladite Caisse la totalité, sans aucune exception, tant des rescriptions qui seront tirées sur le revenant net au Trésor Royal, des Recettes générales des finances et Pays d'État, que des assignations qui seront données sur le prix du Bail des Fermes générales. » Les comptes, divisés par quartiers (trimestres), débutent en janvier 1768 pour se terminer en mars 1769, date à laquelle la caisse fut liquidée. L'ouvrage recense sous forme d'un livre recettes/dépenses l'ensemble des opérations passées au crédit : Extraordinaire des guerres, artillerie, affaires étrangères, Marine, colonies, troupes de la maison du Roy, Trésor royal, Caisses des arrérages, Lignes suisses, gouvernements municipaux, ponts & chaussées, Guerre, fabrication de matières, etc. Et l'ensemble de celles passées au débit pour le compte du roi par ses financiers que sont : de Pange, Geoffroy, Lemaistre, Magon de La Baluë, Radix de Sainte Foix, de St Laurent, Leprêtre et Dupille, de Magnanville, Blondel de Gagny, de St Jullien, de Borde, de Boullongne, Le Ray de Chaumont. Plessis, Alain (1989). « La Revolution et les banques en France : de la Caisse d'escompte a la Banque de France. » Revue economique, volume 40, n°6. pp. 1001-1014. Manques aux dos, coiffes, mors, coupes et coins, feuillets blancs découpés in-fine.‎

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€ 12.000,00 Kopen

‎FONTAL (André-Régis)‎

‎OEuvres complètes - Tome I : Théâtre‎

‎Narbonne : 1938. 4 PIÈCES INÉDITES D'UN AMBITIEUX AUTEUR NARBONNAIS !‎

‎In-8° (221 x 184), 224 pp. manuscrites à l'encre bleue, 221 pp. bl. numérotées de 9 à 230 demi-percaline brune à coins, plats de papier marbré avec encadrements et trois fleurons à froid, dos lisse muet, tranches rouges (reliure de l'époque). Si l'on parle de « fous littéraires », on pourrait ici avoir affaire à un cas de « mégalomanie littéraire » : André-Régis Fontal, au sujet duquel nous ne sommes parvenus à trouver aucune information malgré nos recherches (pas plus d'ailleurs que pour les membres de son cercle : Louis Camel, Lucien Bergé, les membres du P. N. L.), s'attèle dans ce curieux manuscrit à la rédaction de ce qu'il nomme « la première édition complète de mes oeuvres ». Nous n'en avons ici que le premier volume, consacré au théâtre (pièces composées entre 1933 et 1940) et ignorons s'il en existe d'autres, bien que Fontal assure être l'auteur de quatre pièces de théâtre, de deux romans et de quelques poèmes. La première pièce, Le filleul de guerre, est une histoire d'amour contrariée se déroulant dans un hôpital de fortune pour blessés de guerre. La Soirée prend place sous le règne de Napoléon Ier et le met en scène. L'ouvrage s'achève par Ces Messieurs de la politique, satire politique absurde en trois parties ; de petits croquis représentant les personnages principaux en agrémentent les pages de titre. Le manuscrit s'ouvre sur une préface dans laquelle André-Régis Fontal décrit sa démarche d'auteur et insiste sur le fait qu'il s'appuie, contrairement à ses contemporains, sur le désir de plaire à son public. « Qu'on n'essaye pas de trouver dans mes oeuvres le symbolisme obscur de Valéry ou de Claudel. Non, il n'y a dans mes oeuvres rien de cette rhétorique qui encombre les livres de mes éminents confrères, plus éminents d'ailleurs soit dit en pensant (sic) par le snobisme que par la valeur. Plaire, cela me suffit. » (p. 5). La démarche peut prêter à sourire, mais l'aplomb, l'enthousiasme et la sincérité de l'auteur forcent l'admiration. Frottements, première garde absente et 4 feuillets (blancs) arrachés in fine.‎

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‎DE GIRARDIN née GAY (Delphine)‎

‎Dévouement des soeurs de Sainte Camille dans la peste de Barcelonne‎

‎s. l. : s. d. (1821 ?). UN POÈME DE JEUNESSE DE DELPHINE GAY‎

‎Un cahier (210 x 164 mm) de 16 ff. (14 pp. manuscrites à l'encre brune) avec ligatures de cordelette, couverture manuscrite avec titre et auteur sur le plat supérieur (travail de l'époque). En 14 pages rédigées en alexandrins, l'auteur salue le courage de deux soeurs parties pour Barcelone afin d'y consoler les malades de la peste. Ce poème fut présenté au concours de poésie et d'éloquence organisé par l'Académie en Française en 1822, portant sur le thème « Le dévouement des médecins français et des soeurs de Sainte-Camille dans la peste de Barcelone ». Il obtint une mention à part mais on lui refusa le premier prix, les soeurs étant l'objet principal du poème au détriment des médecins. « Si l'auteur du n°103, en ne traitant qu'une partie du sujet, n'avait donné pour excuse et son sexe et son jeune âge, l'Académie, à la perfection et au charme de plusieurs passages, aurait pu croire que la pièce était l'ouvrage d'un talent exercé dans les secrets du style et de la poésie [...] En se restreignant à l'éloge des Soeurs de Sainte-Camille, l'Auteur se plaçait en quelque sorte hors du concours, et dés-lors l'Académie, qui a jugé l'ouvrage digne d'une mention honorable, a cru juste de lui assigner un rang distinct et séparé de celui des autres mentions. » (séance de l'Académie française du 24 Août 1822). Ce manuscrit présente des différences avec le texte présenté au concours : les premiers vers qui assoient la légitimité de la poétesse inspirée par la vierge, un éloge des médecins, un court passage évoquant le passé de la France, ainsi que quelques vers de conclusion sont absents du manuscrit. Il semblerait donc qu'il s'agisse d'une version antérieure : les quelques ajouts destinés à rappeler le thème du courage des médecins n'auraient pas suffi à convaincre le jury. Cette théorie, cependant, soulève un problème : la poétesse n'eut 19 ans qu'en 1823, un an après le concours... Élevée au sein des plus prestigieux cercles littéraires, Delphine Gay (1804-1855) publia sous divers pseudonymes des poèmes, nouvelles, romans, pièces de théâtre et articles de journaux. Théophile Gautier, Honoré de Balzac, Victor Hugo, ou encore George Sand fréquentèrent son salon. « Là, sont des malheureux courbés devant l'autel. Qui souillent leur encens de leur venin mortel : C'en est fait, et déjà leur vie est moissonnée. Mais ils tiennent encore l'offrande empoisonnée. Et l'encens de leurs mains tout prêt à s'échapper. Fume encore pour le dieu qui vient de les frapper. » Quelques corrections.‎

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‎KERGORLAY (Bertand de)‎

‎Carnet de chasse et de pêche‎

‎S. l. : 1901-26. RARE TÉMOIN D'UNE PRATIQUE PERSONNELLE DE LA CHASSE ET DE LA PÊCHE SUR 25 ANS‎

‎In-8° (223 x 133 mm) [24] ff. - [89] ff. bl. - [2] ff. - [26] ff. bl. soit 26 feuillets manuscrits aux encres noire et bleue, basane lie de vin, dos lisse muet, encadrement d'un filet sur les plats, tranches peignées (carnet de luxe de l'époque portant l'étiquette la maison FORTIN & Cie, 59, R. des Petits Champs). Rare carnet de chasse dans lequel Bertrand de Kergorlay recense le résultat de ses parties menées autour de Paris, en Bretagne et en Normandie (Fosseuse, St. Gervais, Amilly, Le Plessis Belleville, Livry sur Vesle, Perros Guirrec, Noirmoutiers, Fontaine l'Abbé, etc.) entre 1901 et 1926 soit entre ses 13 et 38 ans. L'auteur commence à 13 ans plutôt modestement : en 1901, il ramène 10 petits oiseaux (fauvettes, pinsons, mésanges, moineaux) de ses parties de chasse à Chartrettes. En 1903, il semble s'intéresser davantage à la pêche à la truite et ramène 91 poissons de St Gervais. Grandissant, sa pratique de la chasse prend de l'ampleur : alors que ses parties étaient, en 1901, concentrées sur le mois de septembre, en 1913 elles s'étendent sur les mois d'avril à décembre. On constate une variété croissante à la fois dans le choix de ses terrains de chasse et dans celui du gibier : lapins, lièvres, faisans, bécasses, écureuils, rats, serpents, grenouilles... Son activité culmine en 1912 avec 415 prises (contre 350 en 1911 et 385 en 1913). Dans un relevé général, il estime avoir pris 1813 animaux entre 1901 et 1913. La pêche à la truite et au maquereau, documentée dans une partie séparée du cahier entre 1911 et 1920, semble être reléguée au second plan. Des années 1914 à 1918, Bertrand de Kergorlay, en campagne et prisonnier de guerre, ne remplit pas son carnet. Il reprend sa pratique en 1919 et la documente jusqu'en 1926 avec une moyenne d'une cinquantaine de pièces par an. On trouve un Bertrand, comte de Kergorlay, né en 1888, qui pourrait être le sous-lieutenant de cavalerie de remonte F. M. B. de Kergorlay, promu sous-lieutenant le 27 mai 1915. La famille de Kergorlay est une famille subsistante de la noblesse française, d'extraction féodale, originaire de Bretagne. Elle remonte sa filiation prouvée à Jean, seigneur de Kergorlay, marié en 1380. Les seigneurs de Kergorlay possédaient leur château à Motreff, dans le Poher et dans l'actuel département du Finistère. Cette famille a possédé les seigneuries de Chouffe, du Cludon, du Cosquer, de Coatnouel, de Kersalaun, de Tromeneuc, de Trouzilit, de Trogoff... Manques aux coiffes, coins frottés.‎

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‎KOHL (Johann Georg) ; ANONYME (trad.)‎

‎Moscou. Saint-Pétersbourg.‎

‎s. l. : s. d. (vers 1850). TRADUCTION FRANÇAISE INÉDITE D'ÉCRITS DE KOHL SUR SAINT-PÉTERSBOURG ET SUR MOSCOU‎

‎1 cahier in-f° (268 x 214 mm) sur papier vélin non filigrané de [12] ff. dont [10] ff bl. + 17 cahiers in-f° sur papier vélin filigrané « F. Johanno » (sic, 285 x 191 mm) pour un total de 387 pp. - [3] ff. bl., soit 391 pp. manuscrites à l'encre brune, en cahiers. Traduction manuscrite, rédigée d'une main très lisible, d'importants extraits d'écrits de l'allemand Joann Georg Kohl sur Saint-Pétersbourg et sur Moscou. Considéré comme l'un des fondateurs de la géographie théorique, Johann Georg Kohl (1808-1878) parcourut la Russie puis l'Europe avant d'élaborer, en s'appuyant sur l'exemple de Moscou, une théorie du développement des villes dites « sphériques ». Partant du principe que les villes sont établies dans le but de faciliter les échanges commerciaux, Kohl avance qu'elles sont façonnées par les transformations du marché et des transports. Aussi prédit-il l'apparition de gratte-ciels et de centres commerciaux souterrains. Les réflexions de Kohl sur ses voyages en Russie parurent en anglais sous le titre de Russia and the Russians en 1842 ; elles sont cependant encore inédites en France. Un premier cahier de 10 ff. manuscrits sur Moscou et leur remise au propre avec quelques corrections, inachevée, témoignent des étapes du travail effectué par l'éditeur/traducteur anonyme. Ce-dernier déclare, dans une préface, chercher à condenser « neuf volumes [formant] quatre ouvrages » de l'oeuvre du géographe allemand. Il pourrait s'agir ici des 4 ouvrages sur Saint Petersbourg publiés en allemand par Kohl en 1840, Der Petersburger Winter, Der Petersburger Fiaker, Rußland. Die Theebuden in St. Petersburg et Rußland. Das Petersburger Irrenhaus. Ouvrages qui auraient servi à l'élaboration de Russia and the Russians. Au final, ce serait près de 70% dudit ouvrage que l'on découvre ici pour la première fois en français. Il conviendrait bien sûr d'étudier plus avant la teneur et la composition du manuscrit et des différents ouvrages de l'auteur. L'intérêt de l'auteur pour l'urbanisme transparaît déjà dans ces notes de voyage : à rebours des écrivains de l'époque qui dépeignent Moscou comme l'une des villes les plus irrégulièrement bâties du monde, Kohl met en évidence la logique de sa structure. Si son approche est mathématique, l'écriture, elle, reflète son amour du pays : la Moskva « est une nymphe maigre et frêle » et les coupoles or et argent des bâtiments « forment une couronne au sommet du Kremlin ». Mais Kohl, qui contrairement à la plupart des voyageurs du XIXe siècle maîtrisait le russe, brille également par son analyse des coutumes et des moeurs. Ses écrits témoignent en effet d'une curiosité quasi-ethnographique : porté à s'intéresser à toutes les classes sociales, des dames de la cour au « peuple noir » en passant par les domestiques, l'auteur rend compte de sujets aussi variés que l'architecture, la cuisine, la mode, l'industrie, le culte, ou encore les moyens de transport. Quelques rares déchirures marginales.‎

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‎FRANCK ; CHARLET & JACOTIN ; NEURDEIN ; LE ROCH ; ANONYME ; ESTIENNE ; BERNHEIM‎

‎[Album de photographies composé à l'exposition universelle de 1867]‎

‎Paris : 1863-1867. UN CHARMANT SOUVENIR PHOTOGRAPHIQUE DE L'EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1867‎

‎Album in-12° (161 x 120 mm), [10] ff. cartonnés, percaline verte, dos muet orné d'un décor en relief, cadres en relief sur les plats avec un écu en relief au centre du plat supérieur, tranches dorées. Album de 20 tirages albuminés bien contrastés. Il débute par une série de portraits : le pape Pie IX (Franck) ; les princes et princesses d'Europes : Victoria, Isabelle, Léopold II, Christian IX (Charlet & Jacotin, atelier de photographie parisien actif de 1863 à 1867), Napoléon III, Alexandre II, Guillaume Ier, François-Joseph 1er, Victor-Emmanuel II, Charles XV, Guillaume III, Abdul-Aziz-Khan (Neurdein). Vient ensuite un Carrousel à Saumur (Le Roch), puis des vues possiblement inédites des châteaux de Villandry, Luynes et Comacre (cette dernière semble réalisée d'après une lithographie), un portrait en buste du duc de Conegliano (Estienne) et une caricature à la Arcimboldo, possiblement inédite, de l'impératrice Eugénie (Galerie fantasmagorique du lampion / « Bernheim jne 15 rue Neuve », mention à l'encre brune) critiquant son soutien à l'État pontifical (« Protectrice fanatique de sa dynastie en Italie du pouvoir temporel du brigandage légitime et de profession »). François Marie Louis Gabriel Gobinet de Villecholle (1816-1906), dit Franck, retourna à Paris après son exil à Barcelone en 1857. Avide d'innovations, il produisit de nombreuses vues stéréoscopiques ; il revendiqua également l'invention de la photomosaïque. Antonin, Étienne et Ernest Neurdein, fils du photographe Jean César Adolphe Neurdein (dit Charlet), s'associèrent à Paris en 1864. Étienne et Antonin Neurdein travaillèrent ensemble sous le nom de Neurdein frères à partir de 1869. Joseph Toussaint Le Roch fut le premier photographe professionnel à s'installer durablement à Saumur en 1862 et produisit de nombreuses vues de la ville. L'atelier Estienne (plus souvent indiqué comme Susse Estienne et cie), fondé en 1861, est le fruit de l'association de quatre personnes dont aucune n'était alors photographe de métier. L'entreprise fit faillite en 1864. Quelques rousseurs sur les derniers tirages, après les portraits.‎

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‎LELAIDIER (Louis Alexandre Auguste)‎

‎Journal (23 avril 1914-26 juillet 1915)‎

‎Vers Malte : 1914-1915. LE JOURNAL MÉTICULEUSEMENT TENU D'UN COMMISSAIRE DE LA MARINE À BORD DES CUIRASSÉS « VÉRITÉ » ET « PARIS »‎

‎[80] cahiers de [2] ff. (205 x 150 mm) - [3] ff. (205 x 150 mm) + [8] cahiers de [2] ff (350 x 210 mm) + [16] ff. (151 x 100 mm) + [11] cahiers de [2] ff. (310 x 205 mm) + [17] ff. de formats divers. Le journal inédit tenu par Louis Alexandre Auguste Lelaidier entre le 23 avril et le 9 juin 1914 et du 15 novembre 1914 au 26 juillet 1915, alors qu'il exerçait comme commissaire à bord des cuirassés « Vérité » puis « Paris » dans le cadre du blocus de l'armée austro-hongroise en mer Adriatique. Il relate notamment les suites de l'attaque du « Jean Bart », torpillé par un sous-marin autrichien le 21 décembre 1914. Ces notes, par leur fourmillement de détails, fournissent quantité de données précieuses sur les événements de la Grande Guerre ; mais elles traduisent également toute la confusion qui règne au sein de l'escadre : les déplacements des navires s'apprennent au hasard des conversations ; les nouvelles du front sont contradictoires. Angoissé pour son fils qui combat dans les tranchées, Lelaidier consacre une grande partie de son temps à la « douce et amère occupation de l'enregistrement et analyse de [s]es correspondances familiales » (01/12/ 1914), qu'il copie minutieusement. Cette attente est pour Lelaidier la source d'une grande détresse : « L'idée de cette guerre qui n'en finit pas me lancine plus que d'ordinaire : l'impression que les anglais n'en souffrent pas assez pour qu'ils s'efforcent de l'abréger me domine, et l'horreur que ce peuple de marchands n'en profite au contraire finit par me pénétrer. » Stationné dans le port de La Valette, il parcourt la ville et en donne de scrupuleuses descriptions. Ces déambulations lui donnent l'occasion de fuir ses collègues, qu'il n'estime que peu (« Loizeau et Monge, celui-là un couillon et celui-ci un fourbe et un poseur, le premier tondu de naissance et le second par goût et par application » [26/06/1915]) ; c'est, suppose Lelaidier, la jalousie qui motive leur antipathie : l'apparition du nom du commissaire sur un tableau d'honneur le 27 juin 1915 devient en effet la cause de quelques conflits. Après bien des difficultés (personne n'étant disponible pour le remplacer à bord du « Paris »), Lelaidier obtient, pour des raisons de santé, un repos d'un mois--événement qui marque la fin du journal. Lelaidier apporte à ses notes un soin méticuleux qui force l'admiration : en plus de rendre compte des événements de la journée et de ses impressions, le commissaire consigne les températures, ses lectures, l'heure de son réveil, son alimentation, son traitement médicamenteux, toute douleur ou symptôme de maladie, sa toilette, et encore d'autres détails plus intimes pudiquement encryptés par des lettres grecques... L'ensemble comprend également : 8 cahiers de 2 ff. d'analyses de ses correspondances, 16 ff. d'un journal allant du 21 mai 1931 au 31 mai 1931, 17 ff. de formats divers. Louis Alexandre Auguste Lelaidier fut décoré de la légion d'honneur en 1918 à Bizerte.‎

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‎FICHOUX (F.)‎

‎Campagne d'Arkhangel à bord du croiseur Gueydon, 11 octobre 1918 au 28 mai 1919‎

‎Entre Brest et Arkhangelst : 1918-1919. LA CAMPAGNE MOUVEMENTÉE DU CUIRASSÉ GUEYDON EN RUSSIE (1918-1919)‎

‎Cahier in-8° (225 x 181 mm) de 55 ff. dont 10 ff. bl. et 45 ff. manuscrits à l'encre noire, demi-toile violette à coins, tranches rouges. Le journal inédit, tenu entre le 25 septembre 1918 et le 28 mai 1919, du lieutenant de vaisseau F. Fichoux, chargé de l'artillerie à bord du cuirassé Gueydon. Après avoir quitté le port de Brest le 11 octobre 1918, le croiseur fait escale à Scapa Flow et Mourmansk avant de mouiller à Arkhangelsk (Russie) le 28 octobre 1918. Sa mission : assurer le relais télégraphique avec le France, protéger les troupes en cas de retraite et, avant tout, intimider : « dans quelque jours nous serons immobilisés dans la glace, transformés en citadelle blindée, citadelle dont la mission sera d'inspirer une crainte salutaire aux velléités de révolte bolchévike » (28/10/1918). L'équipage du Gueydon semble frappé de malchance : intempéries qui causent la perte des boeufs emmenés à bord, disparition mystérieuse d'un homme du bord, et froid glacial qui diminue la résistance du métal des canons. Dès le départ du croiseur, Fichoux doute : « Notre navire prend la mer dans un état lamentable, déconcertant : Tout est dans le plus grand désordre et dans un état repoussant de saleté ; les hommes de l'équipage et leurs gradés, nouvellement embarqués à la hâte, ne connaissent rien du bord. [...] J'ai l'impression qu'il ne nous serait pas possible, en cas de mauvaise rencontre, de faire usage de nos canons. » (11/10/1918) On comprend son inquiétude : des attaques de sous-marins atteignent d'autres navires dans les environs. L'annonce de l'Armistice est l'occasion de réjouissances -- thés, dîners et apéritifs mondains avec les diplomates et officiers stationnés à Arkhangelst -- dont Fichoux, assez porté sur les ragots, ne manque pas de faire un compte-rendu. Les passagers du Gueydon ne sont cependant pas au bout de leurs peines : le 3 mars 1919, un attentat bolchevique contre un vaisseau français détruit une pièce d'artillerie. En outre, les mutineries se multiplient : le 1er mars, une compagnie d'infanterie refuse le combat contre les russes. Fichoux comprend la frustration des soldats qui, parce qu'ils ne sont plus en état de guerre, répugnent à s'immiscer dans la vie intérieure d'un pays. Leur frustration est d'autant plus grande que le départ des hommes congédiables, qui doit s'effectuer par une route difficile, est retardé par les intempéries. Fichoux, rapatrié pour des raisons de santé, quitte Arkhangelst le dimanche 4 mai 1919, à bord d'un navire transportant des mutinés. Le manuscrit comporte également : - 6 cartes manuscrites, dont une carte d'Arkhangelsk (219 x 345 mm), deux cartes du mouvement des glaces (455 x 360 mm ; 285 x 140 mm, la seconde sur calque), un itinéraire (510 x 480 mm) et deux cartes d'Arkhangelsk et ses environs (225 x 350 mm ; 350 x 440 mm). Sur la seconde, les reliefs ont été rendus à l'aquarelle. Des espaces délimités en rouge ou en pointillés pourraient désigner des routes ou des frontières. Des villes et lieux-dits, indiqués en rouge, pourraient être des lieux d'importance dans le cadre de la guerre civile. - un bulletin météorologique (en russe) et 2 ff. de données météorologiques (en français). Décolorations et taches sur la toile. Quelques corrections ultérieures à l'encre bleue.‎

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‎ROCHER (Ginette)‎

‎A la recherche du Christ - Palestine 1955‎

‎Vannes : 1955. UN INSTANTANÉ DU TOURISME EN TERRE SAINTE DANS LES ANNÉES 50‎

‎In-f° (330 x 255 mm), 88 ff. dont 4 ff. bl., 11 ff. volants de formats divers, chagrin bleu nuit, dos lisse, plat supérieur estampé d'une croix de Jérusalem, têtes dorées (reliure de l'époque signée C. ROUSSELOT). Tapuscrit inédit, compte-rendu du voyage de 22 touristes français « à la recherche du Christ », mené entre le 26 août et le 27 septembre 1955. Empruntant le train, le bateau et le car, le groupe visite Athènes, l'Égypte, le Liban, la Syrie, la Palestine, la Jordanie et, en passant la frontière à Jérusalem, l'état d'Israël alors indépendant depuis moins de 10 ans. « Nous allons quitter aujourd'hui la zone jordanienne et passer la frontière d'Israël. Depuis le début du voyage, ce passage nous préoccupe et nous vaut un petit succès auprès de nos relations de route, car pour tout le monde Arabe, Égyptiens, Libanais, Syriens et Jordaniens, il s'agit là d'un véritable rideau de fer et notre visa de transit nous vaut une certaine considération » (15/09). Ce journal propose un instantané (coloré par la « propagande » (23/09), celui-ci n'en demeure pas moins intéressant) de l'état d'Israël dans les années 50 : le groupe est ainsi, par exemple, invité à plusieurs reprises à visiter des kibboutzim, villages collectivistes qui fleurissent après le vote du plan de partage de la Palestine. Si les pèlerinages en Terre Sainte en groupes organisés se pratiquent déjà au milieu du XIXe siècle, l'industrie du tourisme ne commence à se développer que dans les années 50. On découvre ici le témoignage de leur hybridation : le but du voyage est autant la « recherche de Christ » que le dépaysement et le divertissement. C'est d'ailleurs avec une pointe d'amertume que l'auteur note déjà les effets de la mondialisation : « on nous prend pour des touristes américains, ce qui est un peu vexant ! Sous l'effort réel de modernisation que l'on constate ici, à l'hôtel, dans le car, dans la rue, transpire partout l'influence latente de l'Angleterre » (10/09). L'ouvrage est illustré de 147 tirages argentiques de l'époque, 49 cartes postales et une carte en couleurs avec un calque retraçant l'itinéraire des voyageurs.‎

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‎NEGRELLI‎

‎[Movimento & segnalazione]‎

‎S. l. : 1915. MANUSCRIT ILLUSTRÉ SUR LA SIGNALISATION FERROVIAIRE‎

‎Cahier in-12° oblong (150 x 200 mm), [22] ff. - [76] ff. bl. - [7] ff. - [12] ff., demi-toile (carnet de l'époque). Manuscrit richement illustré, en italien, portant sur la signalisation ferroviaire. La date de 1915 et le titre Movimento & Segnalazione ont été recouverts a posteriori par une illustration contrecollée sur le feuillet de titre. L'auteur détaille la signification de différents types de signaux pour certains tombés en désuétude, des disques inspirés du système français aux sémaphores d'origine britannique en passant par les pétards de voie (la signalisation lumineuse ne fut adoptée qu'autour de 1925). Les sections du manuscrit couvrent les signaux pour les manoeuvres, les signaux de départ, les signaux des ingénieurs, les signaux figurant sur les trains, les signaux de gare, la signalisation des ponts... Au verso du cahier, on trouve [12] ff. de notes sur la grammaire anglaise. Quelques notes (listes de courses, brouillons de lettres) sont éparpillées dans l'ouvrage. Dos manquant, frottements, coins frottés, rousseurs légères.‎

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‎D'ESPIÈS (Louis Antoine Camille de Cossart)‎

‎[Carnet de bienfaisance pour l'Établissement royal de Saint-Joseph]‎

‎s. l. : 1829-1830. CARNET DE JEUNE TRÉSORIER DE L'ETABLISSEMENT DE CHARITÉ SAINT-JOSEPH ÉTABLI DANS LE GRAND COMMUN DU CHÂTEAU DE VERSAILLES‎

‎In-16° (158 x 105 mm), [2] ff. - 4 pp. - [1] f. bl. - [1] f. manuscrit - [1] f. bl. - [1] f. manuscrit - [84] ff. bl., maroquin vert à grain long, dos lisse muet orné de filets et fleurons à froid, armes d'Henri d'Artois, duc de Bordeaux, au centre du plat supérieur avec encadrement d'une roulette à froid, roulette intérieure, tranches dorées (Travail de la maison DURAND-RUEL, étiquette sur le contreplat supérieur). Carnet de bienfaisance élégamment relié en maroquin aux armes du Duc de Bordeaux ayant appartenu à Louis Antoine Camille de Cossart (Paris : 1815 - Paris : 1864), fils de Louis Adolphe et marquis d'Espiès, comportant : 1 f. de nomination de Camille D'espiés signé par le baron de Damas, précepteur du duc de Bordeaux, 1 f. d'instruction pour les jeunes trésoriers, et 4 pp. d'exposé de la mission de l'Établissement Saint-Joseph. On trouve les rapports de collecte manuscrits, avec les noms des souscripteurs, des Assemblées du 1er mai 1829 (26 souscriptions pour des montants allant de 5 à 20 francs, pour un total de 166 francs) et du 1er mai 1830 (22 souscriptions de 5 à 30 francs pour un montant total de 156 francs). L'établissement de charité Saint-Joseph, fondé en 1822 puis établi en 1825 dans le Grand Commun du château de Versailles, accueillait les ouvriers et apprentis montés à Paris dans le but de les soustraire « à l'influence des doctrines perverses et au danger du mauvais exemple, en les plaçant dans des maisons chrétiennes, et en leur offrant, les jours de repos, des points de réunion où ils puissent se livrer à des délassements agréables, à des études utiles, à des exercices de piété » (pp. 1-2) ; les ouvriers et apprentis, logés, nourris et soignés un temps aux frais de l'Établissement, étaient ensuite placés chez des maîtres. Les jeunes trésoriers, choisis « dans les familles les plus recommandables » (p. 2), étaient appelés à participer chaque année à une assemblée présidée par le jeune Prince Henri d'Artois, duc de Bordeaux, candidat au trone de France sous le nom d'Henri V, afin de lui remettre le produit de la collecte et la liste des souscripteurs. La dernière de ces assemblées eut lieu en 1830, année où Henri d'Artois fut contraint de s'exiler avec sa famille. Frottements.‎

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‎ANONYME‎

‎Panegirique (sic) de Saint Michel, composé par M.e J. B. M++++xx de la ville du F+++++++x dioceze de R++++.‎

‎Toulouse : 1748. ÉLOGE INÉDIT DU « PRINCE DE LA MILICE CÉLESTE »‎

‎Un cahier in-8° (232 x 179 mm), [1] f. - [11] ff. - [1] f. manuscrits à l'encre brune sur papier vergé filigrané à la cloche couronnée surmontant les initiales SL et aux initiales PB surmontées entre deux d'un coeur, en français, citations en latin. Manuscrit d'un discours à la gloire de Saint Michel, apparemment inédit, composé pour être lu ou récité à l'occasion d'un « Saint Jour », vraisemblablement celui de la célébration de la fête de l'archange. L'auteur y fait l'éloge du « plus grand et le plus glorieux ouvrage qui soit parti de[s] mains [de Dieu] » et plus particulièrement de sa fidélité « qui seule lui a mérité son triomphe sur Satan », lui assurant une gloire éternelle au ciel. Le diocèse en question pourrait être celui de Rieux, situé au sud-ouest de l'ancien diocèse de Toulouse, créé par le pape Jean XXII le 11 juillet 1317 et supprimé en 1790. La ville pourrait être celle du Fousseret. L'auteur revient dans un premier temps sur la rébellion de Lucifer, affirmant que ce fut Michel qui le premier tenta d'étouffer son mouvement de révolte : « aussi avec quel zele, avec quelle ardeur ne le vit-on pas voler dans tous les rangs de la hÿerarchie celeste pour soutenir et preserver les esprits d'une contagion aussi puissante ». Rappelant que, tandis que Michel jouit au ciel d'une gloire éternelle, Satan est condamné à la honte et au tourment, il déclare que le Diable, faute de pouvoir s'en prendre à Dieu, se venge sur la Terre « tel que les peuples du midi, qui, incommodez de l'astre du jour, vont brouiller avec rage son image dans les fontaines ». Il met donc en garde son public « frivole » qui « ne semble reconnoitre d'autre divinité que [ses] richesses » (« les complices de Satan furent les malheureux compagnons de ses tourments. Souvenez vous que Satan est votre chef et que Satan sera votre récompense ») et les exhorte à prendre exemple sur Michel en combattant l'impiété. Il reconnaît néanmoins la difficulté de l'entreprise : « notre confirmation dans la vertu est bien plus difficile que celle de Michel : il n'a combattu qu'une fois pour vaincre pour toujours, au lieu qu'il nous faut combattre toujours pour vaincre une fois ». Contrairement à ce que l'on pourrait penser, les éloges du saint en français antérieures à la fin du XIXe siècle nous semblent ce jour inexistants. On en trouve par ailleurs pas beaucoup plus après. On en localise quelques exemplaires chez les catholiques orientaux et orthodoxes ou dans la religion musulmane. Mouillure circulaire sur le plat supérieur de la couverture ayant pénétré de manière décroissante l'ensemble des pages, manques marginaux aux premiers et derniers feuillets.‎

Referentie van de boekhandelaar : 837

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‎PAPELES VARIOS CURIOS[OS] [Recueil de pièces historiques des XVe, XVIe et XVIIe siècles sur l'histoire Espagnole]‎

‎S. d. (2nde moitié du XVIe siècle - XVIIe siècle). UN IMPORTANT RECUEIL MANUSCRIT DE PIÈCES HISTORIQUES ESPAGNOLES CONCERNANT NOTAMMENT LE RÈGNE DE PHILIPPE II‎

‎In-f° (335 x 229 mm), 470 pp. dont 2 pp. bl. - 26 pp. numérotées 497-526 dont 14 bl., manuscrit à l'encre brune de plusieurs mains, demi-basane verte, dos à 5 nerfs avec titre et tomaison, tranches dorées (reliure espagnole du XVIIe siècle). Inédites pour la plupart, ces 133 pièces, en espagnol, mêlent correspondances, discours et mémoires, avec quelques tables et chronologies. Elles couvrent une période allant de 1475 à 1663 mais concernent principalement le règne de Philippe II, fils aîné de Charles Quint et d'Isabelle de Portugal, roi d'Espagne, de Naples et de Sicile, archiduc d'Autriche, duc de Milan et souverain des Pays-Bas, de l'abdication de son père en 1555 à sa mort. Il devient roi de Portugal en 1580 après l'extinction de la maison d'Aviz. Il est roi consort d'Angleterre de 1554 à 1558 par son mariage avec Marie Tudor. Le manuscrit documente abondamment la révolte des Pays-Bas (1568-1648) : on trouve notamment un mémoire de Miguel de Piedrola y Viamonte sur l'état des Pays-bas en l'an 1571, ainsi que plusieurs documents concernant Juan d'Autriche (« Instrucion de SM para el Sr Don Juan de Austria, ano 1568 », « Carta del Sor Dn Juan a los capitanes y soldados de Flandes para que volviesen, 1577 », « Relacion de lo que capitulo el Sor don Juan de Austria y los estados de Flandes para la pacificacion de ellos, en Marcha, a 14 de febrero de 1577 »...) : demi-frère de Philippe II, Juan d'Autriche fut nommé par lui gouverneur des Pays-Bas et chargé de lutter contre l'insurrection. Il mourut au front, victime d'une épidémie de typhus au moment de la reprise des hostilités. Plusieurs pièces concernent également le général Cristóbal de Mondragón (1514-1596), maître de camp du Tercio Viejo et brillant stratège qui joua un rôle décisif dans la reprise par l'Espagne des Pays-Bas méridionaux. On relève plus généralement un grand nombre de pièces liées à l'histoire militaire : discours sur la discipline militaire (« La forma de remediar los trabajos de los pobres soldados y con ella sus grandes desordenes, acidentes y alter(n)aciones, y disponerlos à la christiana deciplina melitar... »), organisation, et paiement des troupes (« Modo de reformar un exercito de veinte y dos mil hombres... »), mémoires sur l'armement (« Relacion de las armas de ventajas, artillerias de nuevas invenciones... ») et les navires (« Discurssos sobre las formas de navios »). Quelques pièces concernent le royaume du Portugal et plus particulièrement la bataille des Trois Rois (Alcazar Kébir, Maroc), au cours de laquelle le sultan du Maroc, le roi Sébastien Ier du Portugal et son allié le sultan déchu perdirent la vie (« Copia de una carta inbiada por el Rey Hamet Defe [Mohammed al-Mutawwakil ? erreur probable du scripteur, Muley Hamet étant alors mort depuis 3 ans] al Rey Dn Sevastian de Portugal antes que partiera [...] para dar la vatalla, adonde ambios murieron », « Relacion de la perdida del Rey Dn Sevastian de Portugal y de su esercito en Alcazar Quivi) [15]75 » sic, pour 1578). Mais c'est surtout la succession problématique de Sébastien Ier qui fait l'objet de nombreuses pièces (« Memoria de algunos apuntamientos de consideracion sobre la sucesion del Rey de Portugal en el Rey nuestro señor ») : le sujet joue un rôle d'importance dans l'histoire de l'Espagne puisque, à la mort du successeur de Sébastien Ier en 1580, Philippe II prendra par la force un Portugal affaibli. Liste des « titrés » d'Espagne, des villes ayant droit de vote, négociations diplomatiques et intrigues politiques (une lettre sur l'emprisonnement, ordonné par Philippe II, de Ana de Mendoza y de la Cerda, princesse d'Éboli), organisation des mariages arrangés, discours sur la politique et l'administration, « sur l'art de gouverner », pièces sur la géographie (« Costas de toda Espana », « Segundo lado de Espana », « [description des cotes occidentales de l'espagne] »), ce foisonnant manuscrit constitue une documentation précieuse pour reconstituer le règne de Philippe II, dont la réputation a été ternie par une « légende noire » (terme proposé par Julián Juderías en 1914). Portée en partie par la propagande anglaise lors de la révolte des Pays-bas, reprise par les historiens, cette « légende » pose l'Espagne de Philippe II comme une incarnation de la tyrannie et du rigorisme (voire du fanatisme) religieux. L'historiographie moderne s'efforce de dresser de son règne un portrait plus nuancé. On connaît un autre exemplaire de ce document, en 2 tomes, conservé à la BnF sous les cotes « Espagnol 421 et 422 ». Les pièces 1 à 21 du tome 2 dudit manuscrit apparaissent en dernier dans le présent. En outre, les pièces 64 à 108 du T. 2 de celui de la BnF sont absentes de notre volume : copiées après une table, elles ont vraisemblablement été ajoutées plus tardivement. Alfred Morel-Fatio, rédacteur du Catalogue des manuscrits espagnols et des manuscrits portugais de la Bibliothèque Nationale (1892) indique dans sa fiche (185-186, pp. 72-79) que quelques-unes de ces pièces furent publiées en France, en Espagne ou au Portugal, majoritairement au XIXe siècle, et notamment dans un de ses propres ouvrages L'Espagne au XVIe et au XVIIe siècle (Heilbronn : Henninger, 1878). Il nous semblerait, compte tenu de la graphie, que la copie de notre manuscrit soit antérieure. Il ne se trouverait peut-être pas dans sa première reliure. La copie est effectuée par plusieurs mains sur différents papiers (au filigrane « BC » à la grappe de raisin, à la couronne et à l'écu) dont nous n'avons pu identifier précisément l'époque et la provenance. Du XIVe au XVIIIe siècle, les espagnols possédaient bien quelques papeteries mais ils utilisaient surtout des papiers provenant de France et d'Italie. Frottements.‎

Referentie van de boekhandelaar : 948

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‎RACINE (Jean) ; CORNEILLE (Pierre) ; VOLTAIRE [Arouet (François-Marie)] ; ETC.‎

‎Choix de morceaux dramatiques‎

‎S. l. : s. d. (vers 1800). UN ÉLÉGANT RECUEIL MANUSCRIT DE MORCEAUX DRAMATIQUES DES XVIIE ET XVIIIE SIÈCLES, DE LA BIBLIOTHÈQUE DE CAMBACÉRÈS‎

‎In-8° (185 x 116 mm), [2] ff. - 254 pp. (dont 1 p. bl.) manuscrites à l'encre brune, papier au filigrane au cornet (Gaudriault, pl. 54 n° 409, 1777) maroquin rouge à grain long, dos lisse orné, encadrements de filets et roulettes sur les plats, roulette sur les coupes, double-roulette intérieure, garde de soie bleu ciel moirée avec encadrement d'une roulette, charnières de maroquin rouge, tranches dorées, étui de maroquin vieux rouge à grain long, encadrement de roulettes et filets sur les plats avec chiffre au centre, ruban de soie verte (reliure de l'époque signée COURTEVAL). Élégant recueil manuscrit d'extraits d'oeuvres dramatiques, vraisemblable exemplaire de présent au deuxième consul. L'ouvrage est illustré de 5 dessins originaux d'une grande finesse d'exécution : 6 vignettes placées en culs-de-lampe, et un premier dessin qui représenterait la dédicatrice à l'oeuvre, découpé et rapporté dans un insert pour être placé en frontispice. Sont cités principalement Voltaire (Zaïre, Adélaïde du Guesclin, Alzire, Marimane, Brutus, Oreste, Olympie, Mérope, Mahomet le prophète, Sophonisbe, Sémiramis, Catilina, L'orphelin de la Chine, Tancrède, Le Triumvirat, La mort de César), Jean Racine (Bérénice, Phèdre, Andromaque, Esther, Athalie, Mithridate, Bajazet, Britannicus, Iphigénie) et Pierre Corneille (Cinna, Sertoris, Horace, Le Cid, La mort de Pompée, Rodogune, Héraclius, Médée, Polyeucte). Pour ces deux derniers auteurs, la copiste a rédigé une courte biographie. On ajoutera Thomas Corneille (Ariane), Jean-Jacques Lefranc de Pompignan (Didon), Edme-Louis Billardon de Sauvigny (La mort de Socrate), Claude Guimond de la Touche (Iphigénie en Tauride), Jean de Rotrou (Vencenlas), Crébillon père (Athée et Thyreste, Rhadamiste et Zénobie, Électre), Jean-Baptiste Vivien de Chateaubrun (Les Troyennes), Jean-François Ducis (Abufar [pièce la plus tardive du recueil, créée en 1795], et un Othello librement adapté de Shakespeare), Antoine Vincent Arnault (Oscar), Jean-Baptiste-Louis Gresset (Edouard III) et enfin Jean-François de la Harpe (Warwick, Mélanie), qui apparaît également en traducteur de Sophocle (Électre) et d'Euripide (Hécube). Luxueusement relié par Courteval, relieur parisien actif de 1798 à 1835, souvent désigné comme l'inventeur de la gaufrure. Lesné, qui comme les auteurs cités dans le manuscrit goûtait l'alexandrin, dressait ainsi son portrait : « Courteval épura le goût de la reliure / Ses ouvrages seront recherchés de tous temps, / Des fameux amateurs, des riches et des grands ; / Long-temps ils en feront leurs plus chères délices ; / Mais des grands ouvriers admirez les caprices : / Courteval de son art se montre si jaloux, / Qu'au dire des relieurs c'est le plus grand des fous. / Il travaille tout seul, et de peur de malfaire, / Prend très peu d'ouvriers, et jamais d'ouvrière [...] » (pp. 27-28). Lesné, Mathurin-Marie. La Reliure, poëme didactique en six chants. Paris : Lesné/Nepveu, 1820. PROVENANCE : Jean-Jacques-Régis de Cambacérès (1753-1824), chiffre « JC » sur les plats de l'étui. Cambacérès fit son entrée en politique à la Révolution comme président du tribunal criminel de Montpellier. Élu député de l'Hérault à la Convention Nationale de 1792, il participa au procès de Louis XVI. S'opposant dans un premier temps à l'exécution du roi, il se rapprocha des Montagnards et réclama finalement la mort sans délai. Ce revirement de position lui assura un rôle d'importance au sein de la Convention. Il occupa ensuite les postes de président du Conseil des Cinq-Cents (1796) puis de Ministre de la Justice (1799). Au lendemain du coup d'état du 18 brumaire, Cambacérès, « caution révolutionnaire » du nouveau régime, siégea comme Deuxième consul aux côtés de Napoléon Bonaparte et de Charles-François Lebrun avant d'être nommé archichancelier de l'Empire. Mené à présider conseils et séances du Sénat en l'absence de Napoléon, assurant l'intérim lors des guerres de la Quatrième Coalition, il disputa au Prince Joseph Bonaparte la place de 2e personnage de l'Empire ; Joseph Pinaud le décrira ainsi comme « plus qu'un numéro deux, moins qu'un numéro un » (Cambacérès, 2018). Les ouvrages de la bibliothèque de Cambacérès, reliés pour la plupart en maroquin rouge ou vert, portent tous son chiffre ou ses armes. Frottements à l'étui, petite tache brune marginale à quelques feuillets.‎

Referentie van de boekhandelaar : 956

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€ 4.500,00 Kopen

‎[BROCHET DE VÉRIGNY (Marie Clémence ?)]‎

‎[Catalogues des bibliothèques de La Rochemacé]‎

‎[Couffé] : [1826-1868]. CATALOGUE MANUSCRIT DES BIBLIOTHÈQUES D'UNE ILLUSTRE FAMILLE NANTAISE‎

‎In-8° (229 x 193 mm) [3] ff. bl. - [4] ff. manuscrits - [21] ff. bl. - [5] ff. manuscrits - [10] ff. bl. - [6] ff. manuscrits - [1] f. bl. - [65] ff. manuscrits au recto - [2] ff. bl. - [23] ff. manuscrits au recto - [8] ff. bl. - [8] ff. manuscrits - [2] ff. bl. - [23] ff. manuscrits - [2] ff. volants, encre brune, papiers filigranés au cornet « Jan Kool » ou au cornet « VAN DER LEY », basane marbrée, dos lisse orné, tranches à mouchetures rouges (reliure de l'époque). Catalogue manuscrit des bibliothèques de Bernardin Maurice de La Rochemacé (1789-1881), descendant de Louis Macé, Maire de Nantes en 1662. Colonel de l'armée royale (1815-1832), il mena, avec Félix de Landemont, 800 chouans à la victoire lors du Combat de Riaillé (6 juin 1832). Chevalier de Saint-Louis et de Saint-Ferdinand d'Espagne, il épousa en 1824 Marie Clémence Brochet de Vérigny (décédée en 1881). Celle-ci est vraisemblablement l'auteur du présent manuscrit. Si Bernardin de La Rochemacé conservait quelques livres à Paris (une 60aine de volumes), et à Balagny (quelque 800 volumes), c'est au Château de La Roche (Couffé, Loire Atlantique) que se trouvait l'essentiel de la bibliothèque familiale. Le scripteur, à la date de juin 1826, y dénombre près de 2900 volumes qu'elle catalogue par thématique et par meuble : environ 300 ouvrages de littérature (poésie, théâtre, lettres, romans, principalement français bien que l'on trouve quelques traductions de Shakespeare, Walter Scott, Cervantes...), environ 300 ouvrages d'histoire (antique, européenne et française), une 60aine d'ouvrages sur la religion et autant sur la géographie (voyages, atlas...), quelque 30 ouvrages de sciences (sciences naturelles, mathématiques), quelques dictionnaires et ouvrages de langue française ainsi que des manuels de langue italienne. Sont également catalogués de nombreuses brochures et articles découpés ainsi qu'environ 120 cartes géographiques. Le scripteur renseigne le titre et/ou l'auteur, le nombre de volumes, et parfois le format, la date, et si l'ouvrage est relié ou broché. On trouve également l'ébauche d'un catalogue alphabétique (par titre) des pièces de théâtre. La bibliothèque du château de La Roche semble aujourd'hui avoir été dispersée. Le manuscrit s'organise comme suit : Un premier catalogue des « livres qui sont dans la mansarde, et dans les armoires de ma chambre », à la date de janvier [18]68. On compte un peu moins de 150 ouvrages (principalement religion, romans et histoire). Le scripteur organise son catalogue par pièce ou meuble et indique le titre ou l'auteur ainsi que le nombre de volumes. Une liste des pièces de Madame de Genlis parues dans la Bibliothèque des romans. Le scripteur renseigne, pour les 3e, 4e et 5e années, le titre, le tome et la page. Une copie du discours d'introduction de Chateaubriand à l'Institut (1811) - le texte ayant fortement déplu à Napoléon, Chateaubriand ne fut jamais officiellement reçu, et le manuscrit original, raturé par l'Empereur, fut détruit. De nombreuses copies continuèrent cependant de circuler, assurant sa diffusion. L'auteur n'en publiera une version définitive qu'en 1945, dans ses Mémoires d'outre-tombe. Une copie des réflexions de la mère du scripteur (à savoir, si le scripteur est bien Marie Clémence Brochet de Vérigny, Jeanne Louise Clémentine Deshays de Manerbe, 1782-1817) sur ses lectures (Mme de Staël, Mme de Genlis...). On trouve, au sujet de Delphine, le commentaire du scripteur : « Je viens de lire ce roman [...] au mois d'octobre 1826 à Balagny, et je voulais exprimer l'indignation que m'a inspirée l'immoralité de cet ouvrage, lorsque le hazard me fit retrouver l'opinion de ma mère que je viens de copier [...] ». Le catalogue de la bibliothèque du château de la Roche à la date de juin 1826. Quelques « catalogues particuliers » organisés par meuble ou propriétaire, dont un catalogue de près de 200 ouvrages d'éducation (enfantina, manuels). Une liste des ouvrages parus dans la Bibliothèque des romans (1775-1781), organisés chronologiquement par date et volume avec indication de page. Un catalogue des livres de la collection personnelle de M. de la Rochemacé, pour ses bibliothèques de Baligny, La Roche et Paris. Un feuillet volant indique qu'il possédait également 1740 livres à Manerbe, non-catalogués. La terre de Manerbe fut vendue en 1833 par Mme de La Rochemacé, et l'on peut supposer que ces ouvrages furent déplacés. Un catalogue des livres doubles de la bibliothèque de Mmes de Vérigny (famille de l'épouse de Bernardin de la Rochemacé) à Baligny et à Paris. Un catalogue des bibliothèques personnelles de M. et Mme de La Rochemacé au château de la Roche au 1er juin 1827. Frottements importants, particulièrement au dos, sur les coupes et sur les coins. Pièce de titre en grande partie manquante, manque au dos. Quelques galeries sur le plat supérieur, manque à la coiffe de queue.‎

Referentie van de boekhandelaar : 961

Livre Rare Book

Librairie-Galerie Emmanuel Fradois
Paris France Francia França France
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€ 1.500,00 Kopen

‎PARENT (Hortense)‎

‎[Album des élèves]‎

‎s. l. : 1861-1889. « [MADAME PARENT] EST À L'ENSEIGNEMENT PROFESSIONNEL DU PIANO CE QUE MME DE SÉVIGNÉ FUT AUX LETTRES »‎

‎In-8° oblong (162 x 228 mm), [20] ff. cartonnés avec 2 encarts découpés, chagrin vert, dos muet à 5 faux-nerfs, encadrements à froid sur les plats, deux fermoirs de laiton, tranches dorées (Reliure de l'époque signée LENEGRE). Émouvant album photographique des élèves d'Hortense Parent (1837-1929), pianiste, compositrice et pédagogue. Offert à Hortense Parent par deux élèves en 1861, il semble avoir été complété par des portraits plus tardifs (jusqu'en 1889). L'album comporte 80 photographies, tirages albuminés de l'époque, plus 1 photographie volante. Le nom des élèves est noté sous le portrait au crayon ou à l'encre, avec 7 élèves non-indentifiés (1 portrait identifié au dos). Après de brillantes études de musique au Conservatoire de Paris et une tournée de concerts, Hortense Parent accepte un poste de professeur à l'école Le Couppey, fondée par son ancien maître Félix Le Couppey. Elle consacrera dès lors sa carrière à la pédagogie, guidée par sa devise « Toutes les leçons du maître doivent tendre à ce but : apprendre à l'élève à se passer de lui » (Exposition de ma méthode d'enseignement pour le piano, Paris, J. Hamelle, 1888). Sans cesser un instant d'enseigner, elle publiera plusieurs ouvrages, dont L'École du piano (1872), le Répertoire encyclopédique du pianiste (1901-1907) et La Lecture des notes sur toutes les clefs (1886), première méthode à utiliser la couleur pour faciliter l'apprentissage du solfège. En 1882, elle crée l'École préparatoire au professorat de piano, première institution à proposer une formation aux jeunes filles se destinant à l'enseignement du piano à l'école élémentaire. « Elle est à l'enseignement professionnel du piano ce que Mme de Sévigné fut aux lettres, ce que Goerge Sand fut au roman, ce que Rosa Bonheur fut à la peinture », écrit l'auteur de son entrée biographique dans l'Annuaire des artistes et de l'enseignement dramatique et musical (1er janvier 1905, p. 466). On relève notamment : Un portrait de Madame Parent photographiée par Lejeune, 106 rue de Rivoli, Un portrait de Félix Le Couppey (1814-1887), pianiste, compositeur, et professeur d'Hortense Parent au Conservatoire de Paris. Dédicacé et signé au dos : « à Hortense / 21-11-61. » Photographie par Bayad & Bertal, Paris, Un portrait de Jeanne Taravant (1860-1920). Pianiste très appréciée pour ses interprétations de Debussy, elle épousa en 1905 le compositeur Auguste Sérieyx qu'elle présenta au monde musical parisien. Dédicacé et signé au dos : « à ma chère maîtresse, souvenir d'affectueuse reconnaissance / Jeanne Taravant / 15 septembre 1875 [Jeanne Taravant obtint cette année-là le 1er prix du Conservatoire de Paris] ». Photographie par Walery, Paris. En tout 10 portraits sont dédicacés au dos par le modèle et un par le père de l'élève, décédée. 7 des élèves sont photographiés plusieurs fois à des âges différents. Les portraits sont, entre autres, signés des photographes Bisson frères (Paris), Pierre Petit (Paris), Charles Reutlinger (Paris), Pierre-Ambroise Richebourg (Paris), Serguei Levitsky et ses successeurs Augustin Lejeune et Léon Joliot (Paris), Eugène Villette (Paris), Nicolas Persus (Paris), Charles Winter (Strasbourg)... PROVENANCE : 1. Hortense Parent : mention manuscrite à l'encre sur la première garde blanche : « A Mademoiselle H. Parent / Souvenirs affectueux / Gabrielle d'Arnoux / Marie Pisson / 6 mai 1861 ». Gabrielle d'Arnoux et Marie Pisson figurent toutes deux dans l'album. 2. Mlle Cappelle : mention manuscrite au crayon, de la main d'Hortense Parent : « Album des éléves / album à donner à Mademoiselle Cappelle qui a connu toutes ces personnes. / H. Parent / 20 janvier 1918 ». Louise et Jeanne Cappelle figurent toutes deux dans l'album. Frottements. Quelques petites déchirures en marge des fenêtres. Taches ou piqûres à quelques photos.‎

Referentie van de boekhandelaar : 964

Livre Rare Book

Librairie-Galerie Emmanuel Fradois
Paris France Francia França France
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€ 2.200,00 Kopen

‎[FRAGONARD]‎

‎Catalogue des objets d'art vendus par M. Walferdin à M. de Monbrison par acte devant Me. Persil Nre à Paris, du 4 février 1863‎

‎Paris : Société la Nationale, vers 1863. LE CATALOGUE D'UNE LÉGENDAIRE COLLECTION D'ART DU XVIIIE SIÈCLE, AUJOURD'HUI DISPERSÉE‎

‎Cahier in-f° (202 x 301 mm), [12] ff. dont le titre - [2] f. bl. manuscrits à l'encre brune sur papier vélin non filigrané, ligature de fil rose (travail de l'époque). Catalogue manuscrit, inédit, de la vente de gré à gré en 1863 de la nue-propriété de la célèbre collection d'objets d'art de François Walferdin à Georges de Monbrison (épelé parfois Montbrison). Cette copie du catalogue fut réalisée par ou pour la compagnie d'assurance sur la vie « La Nationale ». L'ensemble fut, selon un article de Claretie paru en 1880, « acquis par Georges Monbrison (1830-1906) contre 20000 livres de rente », mais donc conservé par Walferdin jusqu'à sa mort. Il semble y figurer plusieurs oeuvres de Fragonard inconnues des principales monographies et qui n'apparaissent pas au catalogue la vente Walferdin de 1880. Centrée principalement sur le XVIIIe siècle, la collection comprenait alors un total de 1154 tableaux, sculptures, lots de dessins et gravures, y compris de nombreuses pièces de Fragonard, dont Walferdin fut l'un des premiers collectionneurs : 113 tableaux, 5 miniatures, 426 dessins, 27 eaux-fortes, 4 contre-épreuves de dessins, et 89 gravures réalisées d'après ses oeuvres. Sont également représentés Claude Gillot, Jean-Baptiste Greuze, Carle van Loo, Antoine Watteau, Joshua Reynolds, Théodore Géricault, François Boucher, Pierre Prudhon, Jean-Antoine Houdon, etc. Pour chaque oeuvre, le catalogue recense les informations suivantes : pièce dans laquelle elle était accrochée au domicile de M. Walferdin, numéro d'ordre, désignation des tableaux (titre de l'oeuvre), hauteur et largeur (en cm) et parfois observations, à savoir : forme ou état ou particularité ou couleur ou technique. La collection Walferdin fut dispersée à sa mort au cours de deux ventes. Une première vente eut lieu à Drouot le 3 avril 1880. Aucun des 12 tableaux mis en vente le 3 avril 1880 n'apparaît dans notre catalogue manuscrit. Peut-être s'agit-il d'acquisitions postérieures à la vente de 1863. Claretie explique en effet « après la vente de cette collection déjà ancienne, Walferdin avait recommencé une petite galerie qui, à sa mort, est revenue à des collatéraux qui la font vendre ». La seconde vente, également organisée par Drouot, se tint du 12 au 16 avril de la même année. Le catalogue de cette vente recense 79 tableaux de Fragonard, 7 tableaux attribués à Fragonard, et 6 tableaux d'après Fragonard, ainsi quelques tableaux non-catalogués réunis sous le numéro 94 (une note manuscrite sur l'exemplaire du catalogue de la vente scanné sur Gallica indique que 6 tableaux auraient été vendus sous ce numéro). On compte également 8 miniatures par Fragonard et 1 par Mlle Gérard, 5 pastels par Fragonard et 1 d'après Fragonard, et enfin 379 dessins (la plupart réunis en lots), en plus d'un nombre inconnu de dessins non-catalogués vendus en lot sous le numéro 275. La vente rapporta la somme de 457 416 francs. Bien que le catalogue de cette seconde vente annonce que la collection « va être livrée aux enchères dans son intégrité, sans addition, sans retranchement » hormis « quelques productions de Fragonard trop libres pour être exposées » la comparaison soulève de curieuses différences. En effet, pour n'évoquer que les tableaux : la plupart des tableaux recensés en 1863 reparaissent dans la vente de 1880, malgré un occasionnel changement de titre ou d'attribution (par exemple, le n°49 du manuscrit, recensé comme l'esquisse du tableau « Paysage, un paysan dans l'eau chassant le bétail », est indiqué en 1880, n°92, comme une étude d'après Fragonard. Le n°83, « Le départ pour le bal de l'opéra », est quant à lui attribué à Mlle Gérard sous le n°119). Cependant, quelques tableaux vendus en 1880 ne sont pas documentés (aucun tableau de même dimension) dans le catalogue manuscrit de 1863 : aucune trace, ainsi, du n°20, « L'abdication de Marie Stuart », 31 x 23 cm. Plus curieusement encore, au moins 16 tableaux indiqués dans le catalogue manuscrit de 1863 ne semblent reparaître (même en prenant en compte les changements de titre et d'éventuelles erreurs dans les dimensions) ni dans la vente du 3 avril, ni dans celle des 12 au 16 avril. Ces tableaux comprennent notamment : - N°24, « Triomphe de Flore », 30 x 49 cm. Rosenberg ne semble documenter aucun tableau de sujet et de dimensions similaires. - N°27 « Le pot au lait », ovale, 64 x 53 cm, sans bordure. Cette toile célèbre (la hauteur et la largeur sont vraisemblablement inversées sur le manuscrit) est conservée au musée Cognacq-Jay. Ni le catalogue de l'exposition « Fragonard, les plaisirs d'un siècle » (musée Jacquemart-André, n°21) ni Rosenberg n'évoque sa présence dans la collection Walferdin. Le catalogue Jacquemart-André retrace ainsi ses provenances successives : « vente Prault 27 novembre 1780 ; vente N. Ponce, 12-16 décembre 1831, n°1 ; vente 9 février 1848, n°65 ? ; vente 26 novembre 1849, n°58, La Cruche renversée ? coll François ? vendu à E. Cognacq, 15 décembre 1913. » Rosenberg ajoute : « [Cuzin] accepte, avec prudence, une seconde version « sur parchemin » du tableau, de mêmes dimensions que la toile du musée Cognacq-Jay, disparue depuis la vente Doistau du 5-6. III.1937 ». - N°72, « Les petits chiens et leur maîtresse », 78 x 61 cm. Rosenberg ne semble documenter aucun tableau de sujet et de dimensions similaires. Le titre évoque deux tableaux bien connus de Fragonard, mais leurs dimensions sont différentes : « La jeune fille aux petits chiens » (ovale, 61 x 50 cm) et « L'éducation fait tout » (55 x 68 cm, également un dessin au bistre présent dans la collection Walferdin). Certaines oeuvres, reparues au catalogue des ventes, ont suivi des parcours moins mystérieux. Par exemple : - Le buste en terre cuite de Mirabeau par Jean Antoine Houdon fut acquis en 1880, pour la somme de 4000 francs, par l'état pour le Musée du Louvre. - Le début du modèle, huile sur toile ovale, fut vendue pour la somme de 15 000 francs à Édouard André lors de la vente de 1880 ; elle compte encore aujourd'hui parmi les pièces maîtresses du Musée Jacquemart-André. - Le sacrifice au Minotaure, huile sur toile, fut acquise par M. Brame pour la somme de 5 300 francs à la vente de 1880. Après un passage par la collection Jacques Doucet, dispersée en 1912, la toile reparaîtra en vente en novembre 2023. Elle est estimée à ce jour entre 4 000 000 et 6 000 000 d'euros. Homme politique d'orientation libérale, physicien inventeur de l'hypsothermomètre et de l'hydrolocomètre, François Walfredin (1795-1880) collabora également à l'édition Brière des oeuvres de Denis Diderot. Un « portrait » plus littéraire, signé par Clarétie et paru dans la Chronique du Temps, le dépeint de la sorte : M. Walferdin « fut un type du vieil amoureux des jolies choses du temps passé, un amant du dix-huitième siècle alors que le dix-huitième siècle était alors méconnu [...]. M. Walferdin s'était comme retiré dans son logis de l'île Saint-Louis, et il y vivait en compagnie de Fragonard. Ah ! Fragonard ! C'était, je ne dirai pas « son homme », cette fois : c'était son Dieu, son demi-dieu, si l'on veut, car Denis Diderot passait peut-être avant Frago dans l'admiration de M. Walferdin. Encore n'en répondrais-je point. » (in Revue de l'Agenais et des anciennes provinces du sud-ouest, 1880, vol. 7, pp. 178). Ce catalogue nous semble essentiel pour l'étude de l'oeuvre de celui qui est l'un des principaux représentants du style rococo et l'un des plus grands noms de la peinture française. Bibliographie : - Portalis, Roger Baron. Honoré Fragonard, sa vie et son oeuvre. Paris : J. Rothschild. 1889. - Le même « La collection Walferdin et ses Fragonard », in Gazette des Beaux-Arts, avril 1880. pp. 297-322. - Rosenberg, Pierre. Tout l'oeuvre peint de Fragonard. Paris : Flammarion. 1989. - Dupuy-Vachey, Marie-Anne. Fragonard. Les plaisirs d'un siècle, cat. exp. Paris, Musée Jacquemart-André, 2008. Quelques feuillets légèrement effrangés, petite mouillure marginale en fin d'ouvrage.‎

Referentie van de boekhandelaar : 965

Livre Rare Book

Librairie-Galerie Emmanuel Fradois
Paris France Francia França France
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€ 18.000,00 Kopen

‎TADOLINI (Giulio)‎

‎[Album photographique de ses oeuvres sculptées]‎

‎Roma : 1886. UN ALBUM PHOTOGRAPHIQUE INÉDIT DES OEUVRES DU SCULPTEUR ROMAIN GIULIO TADOLINI‎

‎In-f° (345 x 271 mm), [20] ff. montés sur onglet, percaline rouge, dos lisse muet, larges fleurons (plaques) en écoinçons sur les plats avec ex-dono, lieu et date sur le plat supérieur, tranches rouges (habillage de l'époque). Album photographique figurant 15 oeuvres (20 photos) du sculpteur italien Giulio Tadolini (1849-1918), offert par l'artiste à Juan Sánchez Azcona (1843-1894), ministre mexicain en Argentine, au Brésil, en Italie et au Guatemala, et magistrat sous les gouvernements de Benito Juárez et de Porfirio Díaz. Mention sur la couverture : « A sua Eccelenza / Il Signore I Sanchez Azcona / Ministro del Messico / Giulio Tadolini Roma 1886 ». Giulio Tadolini naquit à Rome en 1849 dans une famille de sculpteurs et hérita de l'atelier occupé avant lui par son grand-père, Adamo Tadolini, élève préféré de Canova, puis par son père Scipione Tadolini. C'est cependant dans un premier temps à la peinture qu'il choisit de se consacrer : formé aux Beaux-Arts de Rome, il étudia auprès de Cesare Fracassini puis, à la mort de maître, fréquenta l'atelier de Mariano Fortuny. Il s'orienta finalement vers la sculpture dans le milieu des années 1870, mêlant influences néoclassiques aux thèmes orientalistes qui infusaient déjà sa peinture. Tadolini jouit d'un grand succès de son vivant : élevé au rang de sculpteur de monuments nationaux, il fut également nommé membre de l'académie pontificale des beaux-arts et des lettres des virtuoses au Panthéon et de l'Académie des beaux-arts de Pérouse, chevalier de Saint-Grégoire et commandeur de la Couronne d'Italie. Aujourd'hui, on le connaît surtout pour 3 grands monuments publics : la statue équestre de Victor Emmanuel II à Pérouse (1890), le monument funéraire d'Umberto I d'Italie au Panthéon (1900), et enfin le tombeau du pape Léon XIII (basilique Saint-Jean de Latran, 1907). Comme son grand-père Adamo Tadolini, exécuteur d'une célèbre statue équestre de Simón Bolívar, Giuilo Tadolini nourrit avec l'Amérique latine des relations fructueuses : au Mexique, plus spécifiquement, il réalisa le monument de la famille Guzmán à Mexico (présent dans l'ouvrage). Sa figure en bronze de l'ascension de la vierge fut, à la demande de l'archevêque Eulogio Gillow, importée d'Italie au début du XXe siècle pour orner la cathédrale d'Oaxaca. Il remporta également un concours organisé par la ville de Morelia en 1903 pour un projet de statue de l'indépendantiste mexicain José María Morelos y Pavon ; le paiement demandé par Tadolini ayant été jugé trop important, la ville se rabattit finalement sur le projet du deuxième lauréat. Les oeuvres représentées dans l'ouvrage sont, dans leur ordre d'apparition : « Pompejana dopo il bagno » (2 photos, trou à une photo) ; souvent retrouvée sous l'appellation « Odalisque » ou « Pauline », cette oeuvre en marbre fut présentée à l'exposition universelle de Paris en 1878, et recréée à plusieurs reprises par l'artiste - l'une de ces « Odalisques » est exposée au Williamson Art Gallery & Museum de Birkenhead. « Rebecca » (2 photos), marbre 1884. Conservé au musée Canova Tadolini. « Giuditta », marbre, 1881 (conservée au Berkshire Museum). « Cleopatra », marbre. La première statue de Tadolini documentée semble être une « Cleopatra davanti [« dinnanzi » selon certaines sources] a Cesare » (Cléopâtre devant César) signée et datée « 1875 ». Celle-ci, apparemment non-répertoriée, porte la signature du sculpteur et la date « 1872 ». « Almorino » plâtre portant la mention « to my darling » sur le socle. Monumento Marqse Gandara (2 photos représentant respectivement les figures « Fides » et « Charitas ») : ces sculptures ornent le monument de la famille Gandara au cimetière de San Isidro, Madrid. Un buste du député mexicain Ramon Guzman (1834-1884). 2 figures (manque marginal à une photo) pour la sépulture de la famille Guzmán à Mexico. Le monument pour le tombeau de la famille Lovatelli au cimetière Verano de Rome (3 photos in situ). « Monumento Depto Massari Bari » ; esquisse en plâtre pour le monument à Giuseppe Massari, homme politique et journaliste italien (1821-1884), réalisé en bronze en 1884 et situé Piazza Giuseppe Massari à Bari. « Marocchina » (manques marginaux, tache), buste en bronze exposé dans un premier temps à Munich en 1883, puis à Turin en 1884. « Nubiano », buste en bronze exposé dans un premier temps à Munich en 1883, puis à Turin en 1884. Buste en bronze de Cecilia Metella, épouse de Crassus, réalisé en 1882 et exposé pour la première fois à Rome en 1883. Conservé à la National Gallery of Modern Art Rome. Les traits du modèle reparaîtront sur la figure de l'Ange surplombant la tombe de la famille Lovatelli. « Nenella », esquisse en plâtre pour un buste en marbre qui ne sera réalisé qu'en 1901. Pièce curieuse de l'oeuvre d'un sculpteur qui se spécialisa dans les portraits de personnages importants, « Nenella » était une jeune fleuriste qui travaillait près de l'atelier de Tadolini. Le buste en marbre est conservé au musée Canova Tadolini, situé dans les anciens ateliers Tadolini de la Via del Babuino. « Leone XIII », esquisse en plâtre pour un buste en marbre ; très apprécié du pape Léon XIII, Tadolini le sculpta d'après nature dès son élection en 1876 (Papi in posa, LXII). Il réalisa également son imposant monument funéraire. PROVENANCE : Famille Sanchez Azcona (« h. Sanchez-Azcona »), ex-libris à la devise « Veritas et stilus » sur le contreplat supérieur. Anna Lisa Genovese, « Tadolini, Giulio » in Dizionario Biografico degli Italiani - Volume 94 (2019). Mouillures sur l'ensemble de la reliure. Rousseurs.‎

Referentie van de boekhandelaar : 966

Livre Rare Book

Librairie-Galerie Emmanuel Fradois
Paris France Francia França France
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€ 3.000,00 Kopen

‎GUEULETTE (Thomas) ; COLLÉ (Charles) ; etc.‎

‎Recüeil des Parades, tomes 3 et 4‎

‎s. d. (vers 1750). RECUEIL MANUSCRIT DE 8 COMÉDIES « MESSÉANTES », DONT UNE INÉDITE‎

‎2 tomes reliés en 1 vol. in-12° (194 x 126 mm) 239 pp - 238 pp., papier filigrané au cornet avec contremarque SC (non identifié, inconnu à Gaudriault), demi-veau moucheté, dos à 5 nerfs, tranches rouges (reliure de l'époque). Recueil manuscrit de 8 parades, dont une pièce inédite de Charles Collé. Le terme « parade » désigne à l'origine les comédies jouées devant les théâtres populaires dans le but d'attirer les badauds à l'intérieur. Mais au XVIIIe siècle, ces farces sont adoptées comme divertissement mondain : les bourgeois rejouent entre eux des scènes aperçues à la foire, et bientôt leurs amis du grand monde se pressent pour assister à ces spectacles. La parade de société séduit autant qu'elle inquiète : burlesque, absurde, anti-théâtrale, le genre fait appel à des références érudites tout en jouant sur la « messéance ». Dans Le Remède à la mode, par exemple, Isabelle simule une colique : son amant Léandre se présente chez elle grimé en docteur pour lui administrer un lavement, tandis que son fiancé les observe par le trou de la serrure. Grimm, dans sa correspondance du 15 septembre 1756, exprime tout son mépris pour le genre : « C'est un ramassis de malpropretés, d'obscénités, de balourdises, d'extravagances démesurées, de mauvais compliments jetés à la face des gens, de calembours et de noms propres scatologiques, avec des coquilles, des liaisons et du zézaiement dans la prononciation. » On compte parmi les plus célèbres auteurs de parade aussi bien des chansonniers et dramaturges (Charles Collé) que des magistrats, comme Thomas Gueulette, bibliophile et historien du théâtre qui, de ses 26 ans à sa mort, fut substitut du procureur du Roi. Plusieurs dizaines de ces parades furent imprimées sans le consentement de leurs auteurs en 1756 dans l'ouvrage Théâtre des Boulevards, ou recueil de Parades. (3 vol. Mahon : Gilles Langlois, 1756) L'éditeur est un nommé Corbie. On ne le connait que par l'anecdote suivante, tirée d'un manuscrit autographe de Collé, qui se plaignait de la manière infidèle dont plusieurs de ses parades y sont imprimées : « Soyez sûrs et certains, que toutes les parades qui sont zenterrés vives dans ce damné Théâtre des boulevards sont de la faciende de M. de Sallé (secrétaire de Maurepas), à l'exception de l'Isabelle grosse par vertu, qu'est de Fagan ; une qu'est de Montcrif, en vers (l'Amant Cochemard), une qu'est de Piron (le Marchand de merde), et trois ou quatre autres de moi, qui m'ont été volées par un Savoyard décrotteur. » L'ouvrage, divisé en 2 tomes titrés 3 et 4, comprend : Tome 3 : une lettre anonyme et apparemment inédite au président Hainaut (Hénault) le remerciant d'avoir assisté à une pièce. Conseiller au parlement de Paris en 1705, puis président de la Première chambre des Enquêtes en 1710, Charles-Jean-François Hénault signa lui-même quelques parades. Le Remède à la mode (1729), parade de Thomas Gueulette et Charles-Alexandre Salley pp. 7-88. Parue dans Théâtre des boulevards, ou Recueil de parades, t. II. Isabelle grosse par vertu (1738), de Thomas Gueulette et Christophe-Barthélémy Fagan de Lugny. pp. 89-123. Parue dans Théâtre des boulevards, ou Recueil de parades, t. II. Ah ! que voilà qui est beau ! (1730), de Thomas Gueulette et Louis-César de la Vallière. pp. 124-18. Parue dans Théâtre des boulevards, ou Recueil de parades, t. I. Léandre Ambassadeur (1720), de Thomas Gueulette, pp. 185-239. Parue dans Théâtre des boulevards, ou Recueil de parades, t. II. Tome 4 : Caracataca et Caracataque, Thomas Gueulette, pp. 1-111. Parue dans Théâtre des boulevards, ou Recueil de parades, t. I. L'amant poussif, pp. 112-159. Parue dans Théâtre des boulevards, ou Recueil de parades, t. II. Léandre hongre, de Charles Collé. pp. 160-222. Parue dans Théâtre des boulevards, ou Recueil de parades, t. I. L'Enfant Rouge, pièce inédite de Charles Collé, pp. 223-238. Cette dernière pièce semble n'être documentée que dans un manuscrit conservé à la bibliothèque de Versailles (Ms L 60) sous le titre « OEuvres de Monsieur Collé non imprimées ». Avec l'indication « L'Enfant rouge, parodie d'une scène d'Athalie. » Elle met en scène un dialogue entre Madame Pataclin, séductrice, et le très naïf Balthazar. PROVENANCE : Pierre Enckell (1937-2011), ex-libris manuscrit à l'encre bleue sur la première garde blanche. Journaliste, lexicographe et auteur d'un article sur Charles Collé, « Un air de folie et d'indécence » (paru à titre posthume dans Charles Collé (1709-1783) : Au coeur de la République des Lettres [en ligne]. Rennes : Presses universitaires de Rennes, 2013). L'annotateur de l'article décrit le manuscrit détenu par Pierre Enckell comme la seule autre copie connue du texte de L'Enfant Rouge (p. 27). Les bibliothèques publiques françaises ne détiendraient qu'une dizaine de recueils de ce type, avec plus ou moins de pièces. Bibliographie : Jennifer Ruimi, « La joyeuse mise à mort d'Aristote dans les parades de société » dans Théâtres en liberté du xviiie au xxe siècle. Genres nouveaux, scènes marginales ?, 2013, Moureau, Françoise, « Le Recueil Corbie ou les parades en liberté (1756) : théâtre secret et gens du monde au XVIII siècle », (Revue d'histoire du théâtre, n°1-2, 2004, p. 121-133). Coins rognés, frottements sur les coupes.‎

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Livre Rare Book

Librairie-Galerie Emmanuel Fradois
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‎[LAMANNA (Paolo) ?]‎

‎Introduzione allo studio della Psicologia. Laboratoria di Psicologia Sperimentale del R. Istituto di Studi Superiori pratici i di perfezionamente in Firenze. Anno scolastica 1919-1920‎

‎Florence : 1919-1920. COURS DU PREMIER LABORATOIRE DE PSYCHOLOGIE EXPÉRIMENTALE EN ITALIE‎

‎Cahier in-12° (195 x 153 mm), 114 pp., couverture de papier gaufré noir. Cours manuscrit d'introduction à la psychologie, pris au cours de l'année scolaire 1919-1920 au Laboratoire de Psychologie Expérimentale de Florence. Le cours, rédigé d'une main très lisible, s'organise comme suit : Classificicazione dei fatti psichici (avec schéma récapitulatif). Le sensazioni. La percezione. Le imagini. La memoria. Gli stati affettivi. L'attività conoscitiva. L'attività fantastica. L'attività pratica. Index. Premier Laboratoire de Psychologie expérimentale en Italie, le Laboratoire de Florence porte la marque de son fondateur, le philosophe Francesco de Sarlo (1864-1937) : on y enseigne en effet l'importance de l'étude de la conscience, l'équivalence et l'interdépence des phénomènes physiques et des phénomènes psychiques, et les moyens d'intégrations des objets à la conscience du sujet. « « Dal punto di vista morfologico i fatti psichici si possono dividere in due grande classi elementari : da una parte abbiamo tutto ciò che, per noi, rappresenta qualche cosa di esterno, tutto ciò che sta per quelcosa que non è noi. [...] Possiamo chiamare tutti questi contenuti di coscienza contenuti rappresentativi. D'altra parte abbiamo invece i nostri stati : sentimenti, emozioni, passioni qui non c'è più il riferimento a qualche cosa di esterno : il soggetto stesso si sente affetto, si sente modificato : sono i modi in cui il soggetto avverte se stesso in un dato momento. Possiamo chiamare questi contenuti di coscienza contenuti affetivi. » (p. 5). » PROVENANCE : « Paolo E LAMANA », note manuscrite (main différente) au crayon sur la première garde blanche : « cours pris par Paolo E. LAMANA [sic] ». Il pourrait s'agir du philosophe et historien de la philosophie Eustachio Paolo Lamanna (1885-1967), qui entreprit des études à l'université de Florence en 1904 et y fut l'élève de Francesco de Sarlo. Entre 1915 et 1919, Lamanna contribua pour plusieurs articles à la revue Cultura Filosofica, fondée par de Sarlo. Dès 1924, il occupe la chaire de Philosophie à l'université de Florence ; il y demeurera jusqu'à sa retraite en 1961. Petits manques au dos, frottements.‎

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Librairie-Galerie Emmanuel Fradois
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€ 800,00 Kopen

‎MAY (Alice Lilian)‎

‎Photos of Egypt‎

‎March [mars] 1918. PORTRAITS INÉDITS DE LA FORCE EXPÉDITIONNAIRE ÉGYPTIENNE (EGYPTIAN EXPEDITIONARY FORCE) PENDANT LA CAMPAGNE DU SINAÏ ET DE PALESTINE‎

‎Un cahier in-12° oblong (140 x 170 mm), [46] ff., toile verte, dos muet, titre doré « Album » sur le plat supérieur, tranches dorées. Album de 99 photos (tirages argentiques de l'époque), prises à El-Arich (Égypte), Gaza, Betléhem, Tel-Aviv (qui porte alors le nom de Jaffa) et Jérusalem, comprenant portraits, paysages et monuments historiques (mur des lamentations, mosquée d'Omar, Basilique de la Nativité de Bethléem, l'arc de l'Ecce Homo...). On relève plusieurs portraits des soldats de la Force expéditionnaire égyptienne (Egyptian Expeditionary Force, EEF), créée en mars 1916 pour diriger les troupes du Commonwealth britannique en Égypte. Dès 1917, l'EEF s'engage dans la conquête de la Palestine. Elle s'empare de Gaza en octobre 1917, puis entre à Jérusalem. Au printemps 1918, date à laquelle ont été capturés ces clichés, un grand nombre des soldats britanniques de l'EEF a été déplacé sur le front occidental ; les troupes restantes cherchent, en préparation d'une offensive d'envergure contre les turcs, à consolider leur contrôle sur la Judée. Mais en mars 1918, une tentative de capture d'Es Salt est repoussée par l'armée ottomane. On attend le renfort des troupes venues des Indes britanniques, prévu pour le mois d'avril, et les officiers et sous-officiers de l'EEF reçoivent une formation accélérée en hindi. L'album est signé par Alice Lilian May (non-identifiée). Quelques photos légendées au crayon, sur l'album ou au dos. Tirages pâlis.‎

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Librairie-Galerie Emmanuel Fradois
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€ 600,00 Kopen

‎GUERBERT (Lucie)‎

‎Couture‎

‎[années 1930-40]. UN ALBUM DE TRAVAUX DE COUTURE DES ANNÉES 30-40 PARTICULIÈREMENT SOIGNÉ‎

‎In-f° (327 x 252 mm), [18] ff. doublés pour la plupart, cartonnage demi-toile brune à coins, plats de papier gaufré à motif peau de crocodile (travail de l'époque). Album de couture soigné dont l'ensemble des pièces sont insérés dans des fenêtres. Il comprend un vingtaine de travaux, 2 présentent en regard le dessin à l'encre et au crayon de couleur du modèle entier et 4 autres dessins dont 2 avec inserts de pièces de tissu présentent un travail sur la matière. Titre manuscrit « GUERBERT Lucie / COUTURE ». Nous n'avons pu identifié cette vraisemblable jeune personne.‎

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Librairie-Galerie Emmanuel Fradois
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‎ROUX (François ou Charles)‎

‎Vers pour la fête du Dindon‎

‎s l. : s. d. (vers 1750). AMUSANTS POÈMES ET CHANSONS, CÉLÉBRANT UNE NAISSANCE ET LA FÊTE DU DINDON‎

‎Cahier in-8° (240 x 206 mm)[4] ff. manuscrits à l'encre brune, couverture de papier verte au filigrane « [illisible] Auvergne 1742 ». Manuscrit inédit, comportant un poème-énigme (logogriphe), 8 poèmes adressés aux dames de l'assemblée (Madame Roux, Mesdemoiselles Claire et Françoise Guieu, Madame Bellon, Mesdemoiselles Elisabeth et Félicité Bellon, Marie Rebuffat, Madame Perreymond), et 2 chansons. Ces pièces furent composé par un M. Roux, époux de Chloé Bellon, à l'occasion d'une fête donnée pour célébrer la naissance de leur enfant ; M. Bellon père donne également une chanson : « « La Naissance d'un Rejetton. du Digne auteur de cette fête. en rend notre gaïté complette. celebrons donc à l'unisson. François, Charles et le Dindon ». »‎

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‎FERTIAULT (François)‎

‎Le nid du poëte. Sonnets.‎

‎S. l. (Paris ?) : 1841-1866, etc.. 150 SONNETS INÉDITS DU POÈTE PARNASSIEN FRANÇOIS FERTIAULT‎

‎In-12° (182 x120 mm), [1] f. - [2] pp. - 181 pp. demi-basane aubergine, dos lisse orné, encadrement doré sur les plats avec fleuron en écoinçons, gardes de papier moiré bleu, tranches dorées (reliure de l'époque). Recueil composé de 176 sonnets dont seulement 20 sont publiés dans Les amoureux du livre, Le poème des larmes et dans certains numéros du Feuilleton de Paris. Il présente un titre habilement calligraphié. La plupart des sonnets sont dédiés, beaucoup le sont à Julie, qui n'est autre que Julie Fertiault épouse de l'auteur et mère de leur fils Victor décédé à l'âge de 13 ans. Ce deuil est le sujet de nombreux sonnets et fut l'objet d'un recueil de poèmes collectifs entre François et Julie intitulé Le poème des larmes publié en 1858. Ce n'est cependant pas le seul sujet, l'auteur se plaît aussi à parler de la bibliophilie, de la nature, de la fuite du temps, de la religion, etc. Tous ces sonnets auraient dû faire l'objet d'une publication selon un numéro de 1851 du Feuilleton de Paris, mais aussi La matière et l'âme, publié en 1863, où il est indiqué in fine que Le nid du poète est en préparation. De Même, quelques années plus tard, la monographie du sonnet de Louis de Veyrières (Paris : Bachelin-Deflorenne, 1869, p. 143) indique que : « M. Fertiault à sous presse un recueil d'environ 300 sonnets : Le nid du poëte ; il en a détaché et publié plusieurs pages ». Pour une raison indéterminée, ce projet n'aboutit pas. François Fertiault est né à Verdun-sur-le-Doubs en 1814 et mort à l'âge de 101 ans à Paris. Il fit son éducation au collège de Chalon-sur-Saône où il obtient son bac en 1834. Pendant cette période estudiantine, il publie quelques poèmes dans le quotidien Le XIXe siècle et dans plusieurs journaux locaux. Il monte à Paris où il est engagé comme prote en 1835, puis comme secrétaire dans une banque. A partir de 1847, avec sa femme Julie de son nom de jeune fille Rodde, François Fertiault édite le périodique Feuilleton de Paris puis le Bulletin de l'union des poètes jusqu'en 1867. Ce travail d'édition littéraire l'amène à côtoyer les plus grands et à collaborer au mouvement parnassien notamment en participant à l'anthologie Le Parnasse contemporain. Parisien d'adoption, il reste attaché à sa Bourgogne natale en publiant de nombreux textes et poèmes sur les coutumes locales souvent en patois bourguignon sous un pseudonyme tel qu'Altifuret Cranisof, anagramme de son nom et prénom. Faisant partie de la Société des gens de lettres, il en a longtemps été le doyen. Coins rognés, manques sur les coupes, habile restauration aux coiffes et au mors inférieur, plusieurs feuillets découpés pour remaniement.‎

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‎FUCHS (Alfred)‎

‎Armée des Alpes - 14e Corps d'Armée - 28e Divis. - 56e Brigade - Bataillon alpin du 97e‎

‎S. l. [Modane, Savoie] : 1892. LA VIE MILITAIRE DANS LES ALPES À LA FIN DU XIXE SIÈCLE‎

‎In-16° oblong (104 x 178 mm), [38] ff. cartonnage toile beige, garde de papier vert (travail de l'époque). Carnet de dessin d'après nature d'un médecin auxiliaire dans l'Armée des Alpes, établi à l'été 1892, composé de 26 dessins, dont 21 réalisés à la plume et 5 au crayon à papier, et de 3 pages de croquis au crayon à papier. Le 2e présente le général Baron Berge, général de division à partir de 1888, puis gouverneur militaire de Lyon et commandant du 14e corps d'armée créé en 1870. Il est le premier commandant en chef de cette Armée des Alpes et joue un rôle essentiel dans l'organisation de cette dernière constituée en 1888. Cette armée créée sous la IIIe République est formée des troupes du 14e et 15e corps d'armée qui regroupent les hommes de Lyon et de Marseille. La 28e division dont fait partie Albert Fuchs correspond quant à elle au 28e bataillon alpin de chasseurs à pied. Albert Fuchs croque des moments de vie dans ce camp militaire chargé de surveiller la frontière italienne autour de Modane, ville se trouvant au coeur de la vallée de Maurienne en Savoie. Il indique être auxiliaire au 3e bis Groupe Alpin qui est le mélange entre le 1er bataillon du 97e régiment (auquel appartient Fuchs), la 12e batterie du 2e d'artillerie et un détachement du 4e génie. Les soldats de l'Armée des Alpes portent un large béret d'origine béarnaise d'un bleu nuit surnommé « la tarte ». Albert Fuchs représente sur ses dessins 18 à 21 une scène relative à la bonne manière de le porter, ce qui donne lieu à des dessins humoristiques. Il dessine autant de portraits de militaires que de civils, mais aussi des paysages comme la chapelle de Charmaix ou son chalet. Le carnet contient aussi une dizaine de belles edelweiss séchés et une carte de visite au nom de M et Mme Victor de Préssensé, théologien et pasteur protestant du XIXe siècle. Mouillures et taches d'encre noire à la couverture.‎

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