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‎D'ESPIÈS (Louis Antoine Camille de Cossart)‎

‎[Carnet de bienfaisance pour l'Établissement royal de Saint-Joseph]‎

‎s. l. : 1829-1830. CARNET DE JEUNE TRÉSORIER DE L'ETABLISSEMENT DE CHARITÉ SAINT-JOSEPH ÉTABLI DANS LE GRAND COMMUN DU CHÂTEAU DE VERSAILLES‎

‎In-16° (158 x 105 mm), [2] ff. - 4 pp. - [1] f. bl. - [1] f. manuscrit - [1] f. bl. - [1] f. manuscrit - [84] ff. bl., maroquin vert à grain long, dos lisse muet orné de filets et fleurons à froid, armes d'Henri d'Artois, duc de Bordeaux, au centre du plat supérieur avec encadrement d'une roulette à froid, roulette intérieure, tranches dorées (Travail de la maison DURAND-RUEL, étiquette sur le contreplat supérieur). Carnet de bienfaisance élégamment relié en maroquin aux armes du Duc de Bordeaux ayant appartenu à Louis Antoine Camille de Cossart (Paris : 1815 - Paris : 1864), fils de Louis Adolphe et marquis d'Espiès, comportant : 1 f. de nomination de Camille D'espiés signé par le baron de Damas, précepteur du duc de Bordeaux, 1 f. d'instruction pour les jeunes trésoriers, et 4 pp. d'exposé de la mission de l'Établissement Saint-Joseph. On trouve les rapports de collecte manuscrits, avec les noms des souscripteurs, des Assemblées du 1er mai 1829 (26 souscriptions pour des montants allant de 5 à 20 francs, pour un total de 166 francs) et du 1er mai 1830 (22 souscriptions de 5 à 30 francs pour un montant total de 156 francs). L'établissement de charité Saint-Joseph, fondé en 1822 puis établi en 1825 dans le Grand Commun du château de Versailles, accueillait les ouvriers et apprentis montés à Paris dans le but de les soustraire « à l'influence des doctrines perverses et au danger du mauvais exemple, en les plaçant dans des maisons chrétiennes, et en leur offrant, les jours de repos, des points de réunion où ils puissent se livrer à des délassements agréables, à des études utiles, à des exercices de piété » (pp. 1-2) ; les ouvriers et apprentis, logés, nourris et soignés un temps aux frais de l'Établissement, étaient ensuite placés chez des maîtres. Les jeunes trésoriers, choisis « dans les familles les plus recommandables » (p. 2), étaient appelés à participer chaque année à une assemblée présidée par le jeune Prince Henri d'Artois, duc de Bordeaux, candidat au trone de France sous le nom d'Henri V, afin de lui remettre le produit de la collecte et la liste des souscripteurs. La dernière de ces assemblées eut lieu en 1830, année où Henri d'Artois fut contraint de s'exiler avec sa famille. Frottements.‎

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Livre Rare Book

Librairie-Galerie Emmanuel Fradois
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€ 600,00 Kopen

‎ANONYME‎

‎Panegirique (sic) de Saint Michel, composé par M.e J. B. M++++xx de la ville du F+++++++x dioceze de R++++.‎

‎Toulouse : 1748. ÉLOGE INÉDIT DU « PRINCE DE LA MILICE CÉLESTE »‎

‎Un cahier in-8° (232 x 179 mm), [1] f. - [11] ff. - [1] f. manuscrits à l'encre brune sur papier vergé filigrané à la cloche couronnée surmontant les initiales SL et aux initiales PB surmontées entre deux d'un coeur, en français, citations en latin. Manuscrit d'un discours à la gloire de Saint Michel, apparemment inédit, composé pour être lu ou récité à l'occasion d'un « Saint Jour », vraisemblablement celui de la célébration de la fête de l'archange. L'auteur y fait l'éloge du « plus grand et le plus glorieux ouvrage qui soit parti de[s] mains [de Dieu] » et plus particulièrement de sa fidélité « qui seule lui a mérité son triomphe sur Satan », lui assurant une gloire éternelle au ciel. Le diocèse en question pourrait être celui de Rieux, situé au sud-ouest de l'ancien diocèse de Toulouse, créé par le pape Jean XXII le 11 juillet 1317 et supprimé en 1790. La ville pourrait être celle du Fousseret. L'auteur revient dans un premier temps sur la rébellion de Lucifer, affirmant que ce fut Michel qui le premier tenta d'étouffer son mouvement de révolte : « aussi avec quel zele, avec quelle ardeur ne le vit-on pas voler dans tous les rangs de la hÿerarchie celeste pour soutenir et preserver les esprits d'une contagion aussi puissante ». Rappelant que, tandis que Michel jouit au ciel d'une gloire éternelle, Satan est condamné à la honte et au tourment, il déclare que le Diable, faute de pouvoir s'en prendre à Dieu, se venge sur la Terre « tel que les peuples du midi, qui, incommodez de l'astre du jour, vont brouiller avec rage son image dans les fontaines ». Il met donc en garde son public « frivole » qui « ne semble reconnoitre d'autre divinité que [ses] richesses » (« les complices de Satan furent les malheureux compagnons de ses tourments. Souvenez vous que Satan est votre chef et que Satan sera votre récompense ») et les exhorte à prendre exemple sur Michel en combattant l'impiété. Il reconnaît néanmoins la difficulté de l'entreprise : « notre confirmation dans la vertu est bien plus difficile que celle de Michel : il n'a combattu qu'une fois pour vaincre pour toujours, au lieu qu'il nous faut combattre toujours pour vaincre une fois ». Contrairement à ce que l'on pourrait penser, les éloges du saint en français antérieures à la fin du XIXe siècle nous semblent ce jour inexistants. On en trouve par ailleurs pas beaucoup plus après. On en localise quelques exemplaires chez les catholiques orientaux et orthodoxes ou dans la religion musulmane. Mouillure circulaire sur le plat supérieur de la couverture ayant pénétré de manière décroissante l'ensemble des pages, manques marginaux aux premiers et derniers feuillets.‎

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Livre Rare Book

Librairie-Galerie Emmanuel Fradois
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€ 250,00 Kopen

‎PAPELES VARIOS CURIOS[OS] [Recueil de pièces historiques des XVe, XVIe et XVIIe siècles sur l'histoire Espagnole]‎

‎S. d. (2nde moitié du XVIe siècle - XVIIe siècle). UN IMPORTANT RECUEIL MANUSCRIT DE PIÈCES HISTORIQUES ESPAGNOLES CONCERNANT NOTAMMENT LE RÈGNE DE PHILIPPE II‎

‎In-f° (335 x 229 mm), 470 pp. dont 2 pp. bl. - 26 pp. numérotées 497-526 dont 14 bl., manuscrit à l'encre brune de plusieurs mains, demi-basane verte, dos à 5 nerfs avec titre et tomaison, tranches dorées (reliure espagnole du XVIIe siècle). Inédites pour la plupart, ces 133 pièces, en espagnol, mêlent correspondances, discours et mémoires, avec quelques tables et chronologies. Elles couvrent une période allant de 1475 à 1663 mais concernent principalement le règne de Philippe II, fils aîné de Charles Quint et d'Isabelle de Portugal, roi d'Espagne, de Naples et de Sicile, archiduc d'Autriche, duc de Milan et souverain des Pays-Bas, de l'abdication de son père en 1555 à sa mort. Il devient roi de Portugal en 1580 après l'extinction de la maison d'Aviz. Il est roi consort d'Angleterre de 1554 à 1558 par son mariage avec Marie Tudor. Le manuscrit documente abondamment la révolte des Pays-Bas (1568-1648) : on trouve notamment un mémoire de Miguel de Piedrola y Viamonte sur l'état des Pays-bas en l'an 1571, ainsi que plusieurs documents concernant Juan d'Autriche (« Instrucion de SM para el Sr Don Juan de Austria, ano 1568 », « Carta del Sor Dn Juan a los capitanes y soldados de Flandes para que volviesen, 1577 », « Relacion de lo que capitulo el Sor don Juan de Austria y los estados de Flandes para la pacificacion de ellos, en Marcha, a 14 de febrero de 1577 »...) : demi-frère de Philippe II, Juan d'Autriche fut nommé par lui gouverneur des Pays-Bas et chargé de lutter contre l'insurrection. Il mourut au front, victime d'une épidémie de typhus au moment de la reprise des hostilités. Plusieurs pièces concernent également le général Cristóbal de Mondragón (1514-1596), maître de camp du Tercio Viejo et brillant stratège qui joua un rôle décisif dans la reprise par l'Espagne des Pays-Bas méridionaux. On relève plus généralement un grand nombre de pièces liées à l'histoire militaire : discours sur la discipline militaire (« La forma de remediar los trabajos de los pobres soldados y con ella sus grandes desordenes, acidentes y alter(n)aciones, y disponerlos à la christiana deciplina melitar... »), organisation, et paiement des troupes (« Modo de reformar un exercito de veinte y dos mil hombres... »), mémoires sur l'armement (« Relacion de las armas de ventajas, artillerias de nuevas invenciones... ») et les navires (« Discurssos sobre las formas de navios »). Quelques pièces concernent le royaume du Portugal et plus particulièrement la bataille des Trois Rois (Alcazar Kébir, Maroc), au cours de laquelle le sultan du Maroc, le roi Sébastien Ier du Portugal et son allié le sultan déchu perdirent la vie (« Copia de una carta inbiada por el Rey Hamet Defe [Mohammed al-Mutawwakil ? erreur probable du scripteur, Muley Hamet étant alors mort depuis 3 ans] al Rey Dn Sevastian de Portugal antes que partiera [...] para dar la vatalla, adonde ambios murieron », « Relacion de la perdida del Rey Dn Sevastian de Portugal y de su esercito en Alcazar Quivi) [15]75 » sic, pour 1578). Mais c'est surtout la succession problématique de Sébastien Ier qui fait l'objet de nombreuses pièces (« Memoria de algunos apuntamientos de consideracion sobre la sucesion del Rey de Portugal en el Rey nuestro señor ») : le sujet joue un rôle d'importance dans l'histoire de l'Espagne puisque, à la mort du successeur de Sébastien Ier en 1580, Philippe II prendra par la force un Portugal affaibli. Liste des « titrés » d'Espagne, des villes ayant droit de vote, négociations diplomatiques et intrigues politiques (une lettre sur l'emprisonnement, ordonné par Philippe II, de Ana de Mendoza y de la Cerda, princesse d'Éboli), organisation des mariages arrangés, discours sur la politique et l'administration, « sur l'art de gouverner », pièces sur la géographie (« Costas de toda Espana », « Segundo lado de Espana », « [description des cotes occidentales de l'espagne] »), ce foisonnant manuscrit constitue une documentation précieuse pour reconstituer le règne de Philippe II, dont la réputation a été ternie par une « légende noire » (terme proposé par Julián Juderías en 1914). Portée en partie par la propagande anglaise lors de la révolte des Pays-bas, reprise par les historiens, cette « légende » pose l'Espagne de Philippe II comme une incarnation de la tyrannie et du rigorisme (voire du fanatisme) religieux. L'historiographie moderne s'efforce de dresser de son règne un portrait plus nuancé. On connaît un autre exemplaire de ce document, en 2 tomes, conservé à la BnF sous les cotes « Espagnol 421 et 422 ». Les pièces 1 à 21 du tome 2 dudit manuscrit apparaissent en dernier dans le présent. En outre, les pièces 64 à 108 du T. 2 de celui de la BnF sont absentes de notre volume : copiées après une table, elles ont vraisemblablement été ajoutées plus tardivement. Alfred Morel-Fatio, rédacteur du Catalogue des manuscrits espagnols et des manuscrits portugais de la Bibliothèque Nationale (1892) indique dans sa fiche (185-186, pp. 72-79) que quelques-unes de ces pièces furent publiées en France, en Espagne ou au Portugal, majoritairement au XIXe siècle, et notamment dans un de ses propres ouvrages L'Espagne au XVIe et au XVIIe siècle (Heilbronn : Henninger, 1878). Il nous semblerait, compte tenu de la graphie, que la copie de notre manuscrit soit antérieure. Il ne se trouverait peut-être pas dans sa première reliure. La copie est effectuée par plusieurs mains sur différents papiers (au filigrane « BC » à la grappe de raisin, à la couronne et à l'écu) dont nous n'avons pu identifier précisément l'époque et la provenance. Du XIVe au XVIIIe siècle, les espagnols possédaient bien quelques papeteries mais ils utilisaient surtout des papiers provenant de France et d'Italie. Frottements.‎

Referentie van de boekhandelaar : 948

Livre Rare Book

Librairie-Galerie Emmanuel Fradois
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€ 16.000,00 Kopen

‎RACINE (Jean) ; CORNEILLE (Pierre) ; VOLTAIRE [Arouet (François-Marie)] ; ETC.‎

‎Choix de morceaux dramatiques‎

‎S. l. : s. d. (vers 1800). UN ÉLÉGANT RECUEIL MANUSCRIT DE MORCEAUX DRAMATIQUES DES XVIIE ET XVIIIE SIÈCLES, DE LA BIBLIOTHÈQUE DE CAMBACÉRÈS‎

‎In-8° (185 x 116 mm), [2] ff. - 254 pp. (dont 1 p. bl.) manuscrites à l'encre brune, papier au filigrane au cornet (Gaudriault, pl. 54 n° 409, 1777) maroquin rouge à grain long, dos lisse orné, encadrements de filets et roulettes sur les plats, roulette sur les coupes, double-roulette intérieure, garde de soie bleu ciel moirée avec encadrement d'une roulette, charnières de maroquin rouge, tranches dorées, étui de maroquin vieux rouge à grain long, encadrement de roulettes et filets sur les plats avec chiffre au centre, ruban de soie verte (reliure de l'époque signée COURTEVAL). Élégant recueil manuscrit d'extraits d'oeuvres dramatiques, vraisemblable exemplaire de présent au deuxième consul. L'ouvrage est illustré de 5 dessins originaux d'une grande finesse d'exécution : 6 vignettes placées en culs-de-lampe, et un premier dessin qui représenterait la dédicatrice à l'oeuvre, découpé et rapporté dans un insert pour être placé en frontispice. Sont cités principalement Voltaire (Zaïre, Adélaïde du Guesclin, Alzire, Marimane, Brutus, Oreste, Olympie, Mérope, Mahomet le prophète, Sophonisbe, Sémiramis, Catilina, L'orphelin de la Chine, Tancrède, Le Triumvirat, La mort de César), Jean Racine (Bérénice, Phèdre, Andromaque, Esther, Athalie, Mithridate, Bajazet, Britannicus, Iphigénie) et Pierre Corneille (Cinna, Sertoris, Horace, Le Cid, La mort de Pompée, Rodogune, Héraclius, Médée, Polyeucte). Pour ces deux derniers auteurs, la copiste a rédigé une courte biographie. On ajoutera Thomas Corneille (Ariane), Jean-Jacques Lefranc de Pompignan (Didon), Edme-Louis Billardon de Sauvigny (La mort de Socrate), Claude Guimond de la Touche (Iphigénie en Tauride), Jean de Rotrou (Vencenlas), Crébillon père (Athée et Thyreste, Rhadamiste et Zénobie, Électre), Jean-Baptiste Vivien de Chateaubrun (Les Troyennes), Jean-François Ducis (Abufar [pièce la plus tardive du recueil, créée en 1795], et un Othello librement adapté de Shakespeare), Antoine Vincent Arnault (Oscar), Jean-Baptiste-Louis Gresset (Edouard III) et enfin Jean-François de la Harpe (Warwick, Mélanie), qui apparaît également en traducteur de Sophocle (Électre) et d'Euripide (Hécube). Luxueusement relié par Courteval, relieur parisien actif de 1798 à 1835, souvent désigné comme l'inventeur de la gaufrure. Lesné, qui comme les auteurs cités dans le manuscrit goûtait l'alexandrin, dressait ainsi son portrait : « Courteval épura le goût de la reliure / Ses ouvrages seront recherchés de tous temps, / Des fameux amateurs, des riches et des grands ; / Long-temps ils en feront leurs plus chères délices ; / Mais des grands ouvriers admirez les caprices : / Courteval de son art se montre si jaloux, / Qu'au dire des relieurs c'est le plus grand des fous. / Il travaille tout seul, et de peur de malfaire, / Prend très peu d'ouvriers, et jamais d'ouvrière [...] » (pp. 27-28). Lesné, Mathurin-Marie. La Reliure, poëme didactique en six chants. Paris : Lesné/Nepveu, 1820. PROVENANCE : Jean-Jacques-Régis de Cambacérès (1753-1824), chiffre « JC » sur les plats de l'étui. Cambacérès fit son entrée en politique à la Révolution comme président du tribunal criminel de Montpellier. Élu député de l'Hérault à la Convention Nationale de 1792, il participa au procès de Louis XVI. S'opposant dans un premier temps à l'exécution du roi, il se rapprocha des Montagnards et réclama finalement la mort sans délai. Ce revirement de position lui assura un rôle d'importance au sein de la Convention. Il occupa ensuite les postes de président du Conseil des Cinq-Cents (1796) puis de Ministre de la Justice (1799). Au lendemain du coup d'état du 18 brumaire, Cambacérès, « caution révolutionnaire » du nouveau régime, siégea comme Deuxième consul aux côtés de Napoléon Bonaparte et de Charles-François Lebrun avant d'être nommé archichancelier de l'Empire. Mené à présider conseils et séances du Sénat en l'absence de Napoléon, assurant l'intérim lors des guerres de la Quatrième Coalition, il disputa au Prince Joseph Bonaparte la place de 2e personnage de l'Empire ; Joseph Pinaud le décrira ainsi comme « plus qu'un numéro deux, moins qu'un numéro un » (Cambacérès, 2018). Les ouvrages de la bibliothèque de Cambacérès, reliés pour la plupart en maroquin rouge ou vert, portent tous son chiffre ou ses armes. Frottements à l'étui, petite tache brune marginale à quelques feuillets.‎

Referentie van de boekhandelaar : 956

Livre Rare Book

Librairie-Galerie Emmanuel Fradois
Paris France Francia França France
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€ 4.500,00 Kopen

‎[BROCHET DE VÉRIGNY (Marie Clémence ?)]‎

‎[Catalogues des bibliothèques de La Rochemacé]‎

‎[Couffé] : [1826-1868]. CATALOGUE MANUSCRIT DES BIBLIOTHÈQUES D'UNE ILLUSTRE FAMILLE NANTAISE‎

‎In-8° (229 x 193 mm) [3] ff. bl. - [4] ff. manuscrits - [21] ff. bl. - [5] ff. manuscrits - [10] ff. bl. - [6] ff. manuscrits - [1] f. bl. - [65] ff. manuscrits au recto - [2] ff. bl. - [23] ff. manuscrits au recto - [8] ff. bl. - [8] ff. manuscrits - [2] ff. bl. - [23] ff. manuscrits - [2] ff. volants, encre brune, papiers filigranés au cornet « Jan Kool » ou au cornet « VAN DER LEY », basane marbrée, dos lisse orné, tranches à mouchetures rouges (reliure de l'époque). Catalogue manuscrit des bibliothèques de Bernardin Maurice de La Rochemacé (1789-1881), descendant de Louis Macé, Maire de Nantes en 1662. Colonel de l'armée royale (1815-1832), il mena, avec Félix de Landemont, 800 chouans à la victoire lors du Combat de Riaillé (6 juin 1832). Chevalier de Saint-Louis et de Saint-Ferdinand d'Espagne, il épousa en 1824 Marie Clémence Brochet de Vérigny (décédée en 1881). Celle-ci est vraisemblablement l'auteur du présent manuscrit. Si Bernardin de La Rochemacé conservait quelques livres à Paris (une 60aine de volumes), et à Balagny (quelque 800 volumes), c'est au Château de La Roche (Couffé, Loire Atlantique) que se trouvait l'essentiel de la bibliothèque familiale. Le scripteur, à la date de juin 1826, y dénombre près de 2900 volumes qu'elle catalogue par thématique et par meuble : environ 300 ouvrages de littérature (poésie, théâtre, lettres, romans, principalement français bien que l'on trouve quelques traductions de Shakespeare, Walter Scott, Cervantes...), environ 300 ouvrages d'histoire (antique, européenne et française), une 60aine d'ouvrages sur la religion et autant sur la géographie (voyages, atlas...), quelque 30 ouvrages de sciences (sciences naturelles, mathématiques), quelques dictionnaires et ouvrages de langue française ainsi que des manuels de langue italienne. Sont également catalogués de nombreuses brochures et articles découpés ainsi qu'environ 120 cartes géographiques. Le scripteur renseigne le titre et/ou l'auteur, le nombre de volumes, et parfois le format, la date, et si l'ouvrage est relié ou broché. On trouve également l'ébauche d'un catalogue alphabétique (par titre) des pièces de théâtre. La bibliothèque du château de La Roche semble aujourd'hui avoir été dispersée. Le manuscrit s'organise comme suit : Un premier catalogue des « livres qui sont dans la mansarde, et dans les armoires de ma chambre », à la date de janvier [18]68. On compte un peu moins de 150 ouvrages (principalement religion, romans et histoire). Le scripteur organise son catalogue par pièce ou meuble et indique le titre ou l'auteur ainsi que le nombre de volumes. Une liste des pièces de Madame de Genlis parues dans la Bibliothèque des romans. Le scripteur renseigne, pour les 3e, 4e et 5e années, le titre, le tome et la page. Une copie du discours d'introduction de Chateaubriand à l'Institut (1811) - le texte ayant fortement déplu à Napoléon, Chateaubriand ne fut jamais officiellement reçu, et le manuscrit original, raturé par l'Empereur, fut détruit. De nombreuses copies continuèrent cependant de circuler, assurant sa diffusion. L'auteur n'en publiera une version définitive qu'en 1945, dans ses Mémoires d'outre-tombe. Une copie des réflexions de la mère du scripteur (à savoir, si le scripteur est bien Marie Clémence Brochet de Vérigny, Jeanne Louise Clémentine Deshays de Manerbe, 1782-1817) sur ses lectures (Mme de Staël, Mme de Genlis...). On trouve, au sujet de Delphine, le commentaire du scripteur : « Je viens de lire ce roman [...] au mois d'octobre 1826 à Balagny, et je voulais exprimer l'indignation que m'a inspirée l'immoralité de cet ouvrage, lorsque le hazard me fit retrouver l'opinion de ma mère que je viens de copier [...] ». Le catalogue de la bibliothèque du château de la Roche à la date de juin 1826. Quelques « catalogues particuliers » organisés par meuble ou propriétaire, dont un catalogue de près de 200 ouvrages d'éducation (enfantina, manuels). Une liste des ouvrages parus dans la Bibliothèque des romans (1775-1781), organisés chronologiquement par date et volume avec indication de page. Un catalogue des livres de la collection personnelle de M. de la Rochemacé, pour ses bibliothèques de Baligny, La Roche et Paris. Un feuillet volant indique qu'il possédait également 1740 livres à Manerbe, non-catalogués. La terre de Manerbe fut vendue en 1833 par Mme de La Rochemacé, et l'on peut supposer que ces ouvrages furent déplacés. Un catalogue des livres doubles de la bibliothèque de Mmes de Vérigny (famille de l'épouse de Bernardin de la Rochemacé) à Baligny et à Paris. Un catalogue des bibliothèques personnelles de M. et Mme de La Rochemacé au château de la Roche au 1er juin 1827. Frottements importants, particulièrement au dos, sur les coupes et sur les coins. Pièce de titre en grande partie manquante, manque au dos. Quelques galeries sur le plat supérieur, manque à la coiffe de queue.‎

Referentie van de boekhandelaar : 961

Livre Rare Book

Librairie-Galerie Emmanuel Fradois
Paris France Francia França France
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€ 1.500,00 Kopen

‎PARENT (Hortense)‎

‎[Album des élèves]‎

‎s. l. : 1861-1889. « [MADAME PARENT] EST À L'ENSEIGNEMENT PROFESSIONNEL DU PIANO CE QUE MME DE SÉVIGNÉ FUT AUX LETTRES »‎

‎In-8° oblong (162 x 228 mm), [20] ff. cartonnés avec 2 encarts découpés, chagrin vert, dos muet à 5 faux-nerfs, encadrements à froid sur les plats, deux fermoirs de laiton, tranches dorées (Reliure de l'époque signée LENEGRE). Émouvant album photographique des élèves d'Hortense Parent (1837-1929), pianiste, compositrice et pédagogue. Offert à Hortense Parent par deux élèves en 1861, il semble avoir été complété par des portraits plus tardifs (jusqu'en 1889). L'album comporte 80 photographies, tirages albuminés de l'époque, plus 1 photographie volante. Le nom des élèves est noté sous le portrait au crayon ou à l'encre, avec 7 élèves non-indentifiés (1 portrait identifié au dos). Après de brillantes études de musique au Conservatoire de Paris et une tournée de concerts, Hortense Parent accepte un poste de professeur à l'école Le Couppey, fondée par son ancien maître Félix Le Couppey. Elle consacrera dès lors sa carrière à la pédagogie, guidée par sa devise « Toutes les leçons du maître doivent tendre à ce but : apprendre à l'élève à se passer de lui » (Exposition de ma méthode d'enseignement pour le piano, Paris, J. Hamelle, 1888). Sans cesser un instant d'enseigner, elle publiera plusieurs ouvrages, dont L'École du piano (1872), le Répertoire encyclopédique du pianiste (1901-1907) et La Lecture des notes sur toutes les clefs (1886), première méthode à utiliser la couleur pour faciliter l'apprentissage du solfège. En 1882, elle crée l'École préparatoire au professorat de piano, première institution à proposer une formation aux jeunes filles se destinant à l'enseignement du piano à l'école élémentaire. « Elle est à l'enseignement professionnel du piano ce que Mme de Sévigné fut aux lettres, ce que Goerge Sand fut au roman, ce que Rosa Bonheur fut à la peinture », écrit l'auteur de son entrée biographique dans l'Annuaire des artistes et de l'enseignement dramatique et musical (1er janvier 1905, p. 466). On relève notamment : Un portrait de Madame Parent photographiée par Lejeune, 106 rue de Rivoli, Un portrait de Félix Le Couppey (1814-1887), pianiste, compositeur, et professeur d'Hortense Parent au Conservatoire de Paris. Dédicacé et signé au dos : « à Hortense / 21-11-61. » Photographie par Bayad & Bertal, Paris, Un portrait de Jeanne Taravant (1860-1920). Pianiste très appréciée pour ses interprétations de Debussy, elle épousa en 1905 le compositeur Auguste Sérieyx qu'elle présenta au monde musical parisien. Dédicacé et signé au dos : « à ma chère maîtresse, souvenir d'affectueuse reconnaissance / Jeanne Taravant / 15 septembre 1875 [Jeanne Taravant obtint cette année-là le 1er prix du Conservatoire de Paris] ». Photographie par Walery, Paris. En tout 10 portraits sont dédicacés au dos par le modèle et un par le père de l'élève, décédée. 7 des élèves sont photographiés plusieurs fois à des âges différents. Les portraits sont, entre autres, signés des photographes Bisson frères (Paris), Pierre Petit (Paris), Charles Reutlinger (Paris), Pierre-Ambroise Richebourg (Paris), Serguei Levitsky et ses successeurs Augustin Lejeune et Léon Joliot (Paris), Eugène Villette (Paris), Nicolas Persus (Paris), Charles Winter (Strasbourg)... PROVENANCE : 1. Hortense Parent : mention manuscrite à l'encre sur la première garde blanche : « A Mademoiselle H. Parent / Souvenirs affectueux / Gabrielle d'Arnoux / Marie Pisson / 6 mai 1861 ». Gabrielle d'Arnoux et Marie Pisson figurent toutes deux dans l'album. 2. Mlle Cappelle : mention manuscrite au crayon, de la main d'Hortense Parent : « Album des éléves / album à donner à Mademoiselle Cappelle qui a connu toutes ces personnes. / H. Parent / 20 janvier 1918 ». Louise et Jeanne Cappelle figurent toutes deux dans l'album. Frottements. Quelques petites déchirures en marge des fenêtres. Taches ou piqûres à quelques photos.‎

Referentie van de boekhandelaar : 964

Livre Rare Book

Librairie-Galerie Emmanuel Fradois
Paris France Francia França France
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€ 2.200,00 Kopen

‎[FRAGONARD]‎

‎Catalogue des objets d'art vendus par M. Walferdin à M. de Monbrison par acte devant Me. Persil Nre à Paris, du 4 février 1863‎

‎Paris : Société la Nationale, vers 1863. LE CATALOGUE D'UNE LÉGENDAIRE COLLECTION D'ART DU XVIIIE SIÈCLE, AUJOURD'HUI DISPERSÉE‎

‎Cahier in-f° (202 x 301 mm), [12] ff. dont le titre - [2] f. bl. manuscrits à l'encre brune sur papier vélin non filigrané, ligature de fil rose (travail de l'époque). Catalogue manuscrit, inédit, de la vente de gré à gré en 1863 de la nue-propriété de la célèbre collection d'objets d'art de François Walferdin à Georges de Monbrison (épelé parfois Montbrison). Cette copie du catalogue fut réalisée par ou pour la compagnie d'assurance sur la vie « La Nationale ». L'ensemble fut, selon un article de Claretie paru en 1880, « acquis par Georges Monbrison (1830-1906) contre 20000 livres de rente », mais donc conservé par Walferdin jusqu'à sa mort. Il semble y figurer plusieurs oeuvres de Fragonard inconnues des principales monographies et qui n'apparaissent pas au catalogue la vente Walferdin de 1880. Centrée principalement sur le XVIIIe siècle, la collection comprenait alors un total de 1154 tableaux, sculptures, lots de dessins et gravures, y compris de nombreuses pièces de Fragonard, dont Walferdin fut l'un des premiers collectionneurs : 113 tableaux, 5 miniatures, 426 dessins, 27 eaux-fortes, 4 contre-épreuves de dessins, et 89 gravures réalisées d'après ses oeuvres. Sont également représentés Claude Gillot, Jean-Baptiste Greuze, Carle van Loo, Antoine Watteau, Joshua Reynolds, Théodore Géricault, François Boucher, Pierre Prudhon, Jean-Antoine Houdon, etc. Pour chaque oeuvre, le catalogue recense les informations suivantes : pièce dans laquelle elle était accrochée au domicile de M. Walferdin, numéro d'ordre, désignation des tableaux (titre de l'oeuvre), hauteur et largeur (en cm) et parfois observations, à savoir : forme ou état ou particularité ou couleur ou technique. La collection Walferdin fut dispersée à sa mort au cours de deux ventes. Une première vente eut lieu à Drouot le 3 avril 1880. Aucun des 12 tableaux mis en vente le 3 avril 1880 n'apparaît dans notre catalogue manuscrit. Peut-être s'agit-il d'acquisitions postérieures à la vente de 1863. Claretie explique en effet « après la vente de cette collection déjà ancienne, Walferdin avait recommencé une petite galerie qui, à sa mort, est revenue à des collatéraux qui la font vendre ». La seconde vente, également organisée par Drouot, se tint du 12 au 16 avril de la même année. Le catalogue de cette vente recense 79 tableaux de Fragonard, 7 tableaux attribués à Fragonard, et 6 tableaux d'après Fragonard, ainsi quelques tableaux non-catalogués réunis sous le numéro 94 (une note manuscrite sur l'exemplaire du catalogue de la vente scanné sur Gallica indique que 6 tableaux auraient été vendus sous ce numéro). On compte également 8 miniatures par Fragonard et 1 par Mlle Gérard, 5 pastels par Fragonard et 1 d'après Fragonard, et enfin 379 dessins (la plupart réunis en lots), en plus d'un nombre inconnu de dessins non-catalogués vendus en lot sous le numéro 275. La vente rapporta la somme de 457 416 francs. Bien que le catalogue de cette seconde vente annonce que la collection « va être livrée aux enchères dans son intégrité, sans addition, sans retranchement » hormis « quelques productions de Fragonard trop libres pour être exposées » la comparaison soulève de curieuses différences. En effet, pour n'évoquer que les tableaux : la plupart des tableaux recensés en 1863 reparaissent dans la vente de 1880, malgré un occasionnel changement de titre ou d'attribution (par exemple, le n°49 du manuscrit, recensé comme l'esquisse du tableau « Paysage, un paysan dans l'eau chassant le bétail », est indiqué en 1880, n°92, comme une étude d'après Fragonard. Le n°83, « Le départ pour le bal de l'opéra », est quant à lui attribué à Mlle Gérard sous le n°119). Cependant, quelques tableaux vendus en 1880 ne sont pas documentés (aucun tableau de même dimension) dans le catalogue manuscrit de 1863 : aucune trace, ainsi, du n°20, « L'abdication de Marie Stuart », 31 x 23 cm. Plus curieusement encore, au moins 16 tableaux indiqués dans le catalogue manuscrit de 1863 ne semblent reparaître (même en prenant en compte les changements de titre et d'éventuelles erreurs dans les dimensions) ni dans la vente du 3 avril, ni dans celle des 12 au 16 avril. Ces tableaux comprennent notamment : - N°24, « Triomphe de Flore », 30 x 49 cm. Rosenberg ne semble documenter aucun tableau de sujet et de dimensions similaires. - N°27 « Le pot au lait », ovale, 64 x 53 cm, sans bordure. Cette toile célèbre (la hauteur et la largeur sont vraisemblablement inversées sur le manuscrit) est conservée au musée Cognacq-Jay. Ni le catalogue de l'exposition « Fragonard, les plaisirs d'un siècle » (musée Jacquemart-André, n°21) ni Rosenberg n'évoque sa présence dans la collection Walferdin. Le catalogue Jacquemart-André retrace ainsi ses provenances successives : « vente Prault 27 novembre 1780 ; vente N. Ponce, 12-16 décembre 1831, n°1 ; vente 9 février 1848, n°65 ? ; vente 26 novembre 1849, n°58, La Cruche renversée ? coll François ? vendu à E. Cognacq, 15 décembre 1913. » Rosenberg ajoute : « [Cuzin] accepte, avec prudence, une seconde version « sur parchemin » du tableau, de mêmes dimensions que la toile du musée Cognacq-Jay, disparue depuis la vente Doistau du 5-6. III.1937 ». - N°72, « Les petits chiens et leur maîtresse », 78 x 61 cm. Rosenberg ne semble documenter aucun tableau de sujet et de dimensions similaires. Le titre évoque deux tableaux bien connus de Fragonard, mais leurs dimensions sont différentes : « La jeune fille aux petits chiens » (ovale, 61 x 50 cm) et « L'éducation fait tout » (55 x 68 cm, également un dessin au bistre présent dans la collection Walferdin). Certaines oeuvres, reparues au catalogue des ventes, ont suivi des parcours moins mystérieux. Par exemple : - Le buste en terre cuite de Mirabeau par Jean Antoine Houdon fut acquis en 1880, pour la somme de 4000 francs, par l'état pour le Musée du Louvre. - Le début du modèle, huile sur toile ovale, fut vendue pour la somme de 15 000 francs à Édouard André lors de la vente de 1880 ; elle compte encore aujourd'hui parmi les pièces maîtresses du Musée Jacquemart-André. - Le sacrifice au Minotaure, huile sur toile, fut acquise par M. Brame pour la somme de 5 300 francs à la vente de 1880. Après un passage par la collection Jacques Doucet, dispersée en 1912, la toile reparaîtra en vente en novembre 2023. Elle est estimée à ce jour entre 4 000 000 et 6 000 000 d'euros. Homme politique d'orientation libérale, physicien inventeur de l'hypsothermomètre et de l'hydrolocomètre, François Walfredin (1795-1880) collabora également à l'édition Brière des oeuvres de Denis Diderot. Un « portrait » plus littéraire, signé par Clarétie et paru dans la Chronique du Temps, le dépeint de la sorte : M. Walferdin « fut un type du vieil amoureux des jolies choses du temps passé, un amant du dix-huitième siècle alors que le dix-huitième siècle était alors méconnu [...]. M. Walferdin s'était comme retiré dans son logis de l'île Saint-Louis, et il y vivait en compagnie de Fragonard. Ah ! Fragonard ! C'était, je ne dirai pas « son homme », cette fois : c'était son Dieu, son demi-dieu, si l'on veut, car Denis Diderot passait peut-être avant Frago dans l'admiration de M. Walferdin. Encore n'en répondrais-je point. » (in Revue de l'Agenais et des anciennes provinces du sud-ouest, 1880, vol. 7, pp. 178). Ce catalogue nous semble essentiel pour l'étude de l'oeuvre de celui qui est l'un des principaux représentants du style rococo et l'un des plus grands noms de la peinture française. Bibliographie : - Portalis, Roger Baron. Honoré Fragonard, sa vie et son oeuvre. Paris : J. Rothschild. 1889. - Le même « La collection Walferdin et ses Fragonard », in Gazette des Beaux-Arts, avril 1880. pp. 297-322. - Rosenberg, Pierre. Tout l'oeuvre peint de Fragonard. Paris : Flammarion. 1989. - Dupuy-Vachey, Marie-Anne. Fragonard. Les plaisirs d'un siècle, cat. exp. Paris, Musée Jacquemart-André, 2008. Quelques feuillets légèrement effrangés, petite mouillure marginale en fin d'ouvrage.‎

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Livre Rare Book

Librairie-Galerie Emmanuel Fradois
Paris France Francia França France
[Books from Librairie-Galerie Emmanuel Fradois]

€ 18.000,00 Kopen

‎TADOLINI (Giulio)‎

‎[Album photographique de ses oeuvres sculptées]‎

‎Roma : 1886. UN ALBUM PHOTOGRAPHIQUE INÉDIT DES OEUVRES DU SCULPTEUR ROMAIN GIULIO TADOLINI‎

‎In-f° (345 x 271 mm), [20] ff. montés sur onglet, percaline rouge, dos lisse muet, larges fleurons (plaques) en écoinçons sur les plats avec ex-dono, lieu et date sur le plat supérieur, tranches rouges (habillage de l'époque). Album photographique figurant 15 oeuvres (20 photos) du sculpteur italien Giulio Tadolini (1849-1918), offert par l'artiste à Juan Sánchez Azcona (1843-1894), ministre mexicain en Argentine, au Brésil, en Italie et au Guatemala, et magistrat sous les gouvernements de Benito Juárez et de Porfirio Díaz. Mention sur la couverture : « A sua Eccelenza / Il Signore I Sanchez Azcona / Ministro del Messico / Giulio Tadolini Roma 1886 ». Giulio Tadolini naquit à Rome en 1849 dans une famille de sculpteurs et hérita de l'atelier occupé avant lui par son grand-père, Adamo Tadolini, élève préféré de Canova, puis par son père Scipione Tadolini. C'est cependant dans un premier temps à la peinture qu'il choisit de se consacrer : formé aux Beaux-Arts de Rome, il étudia auprès de Cesare Fracassini puis, à la mort de maître, fréquenta l'atelier de Mariano Fortuny. Il s'orienta finalement vers la sculpture dans le milieu des années 1870, mêlant influences néoclassiques aux thèmes orientalistes qui infusaient déjà sa peinture. Tadolini jouit d'un grand succès de son vivant : élevé au rang de sculpteur de monuments nationaux, il fut également nommé membre de l'académie pontificale des beaux-arts et des lettres des virtuoses au Panthéon et de l'Académie des beaux-arts de Pérouse, chevalier de Saint-Grégoire et commandeur de la Couronne d'Italie. Aujourd'hui, on le connaît surtout pour 3 grands monuments publics : la statue équestre de Victor Emmanuel II à Pérouse (1890), le monument funéraire d'Umberto I d'Italie au Panthéon (1900), et enfin le tombeau du pape Léon XIII (basilique Saint-Jean de Latran, 1907). Comme son grand-père Adamo Tadolini, exécuteur d'une célèbre statue équestre de Simón Bolívar, Giuilo Tadolini nourrit avec l'Amérique latine des relations fructueuses : au Mexique, plus spécifiquement, il réalisa le monument de la famille Guzmán à Mexico (présent dans l'ouvrage). Sa figure en bronze de l'ascension de la vierge fut, à la demande de l'archevêque Eulogio Gillow, importée d'Italie au début du XXe siècle pour orner la cathédrale d'Oaxaca. Il remporta également un concours organisé par la ville de Morelia en 1903 pour un projet de statue de l'indépendantiste mexicain José María Morelos y Pavon ; le paiement demandé par Tadolini ayant été jugé trop important, la ville se rabattit finalement sur le projet du deuxième lauréat. Les oeuvres représentées dans l'ouvrage sont, dans leur ordre d'apparition : « Pompejana dopo il bagno » (2 photos, trou à une photo) ; souvent retrouvée sous l'appellation « Odalisque » ou « Pauline », cette oeuvre en marbre fut présentée à l'exposition universelle de Paris en 1878, et recréée à plusieurs reprises par l'artiste - l'une de ces « Odalisques » est exposée au Williamson Art Gallery & Museum de Birkenhead. « Rebecca » (2 photos), marbre 1884. Conservé au musée Canova Tadolini. « Giuditta », marbre, 1881 (conservée au Berkshire Museum). « Cleopatra », marbre. La première statue de Tadolini documentée semble être une « Cleopatra davanti [« dinnanzi » selon certaines sources] a Cesare » (Cléopâtre devant César) signée et datée « 1875 ». Celle-ci, apparemment non-répertoriée, porte la signature du sculpteur et la date « 1872 ». « Almorino » plâtre portant la mention « to my darling » sur le socle. Monumento Marqse Gandara (2 photos représentant respectivement les figures « Fides » et « Charitas ») : ces sculptures ornent le monument de la famille Gandara au cimetière de San Isidro, Madrid. Un buste du député mexicain Ramon Guzman (1834-1884). 2 figures (manque marginal à une photo) pour la sépulture de la famille Guzmán à Mexico. Le monument pour le tombeau de la famille Lovatelli au cimetière Verano de Rome (3 photos in situ). « Monumento Depto Massari Bari » ; esquisse en plâtre pour le monument à Giuseppe Massari, homme politique et journaliste italien (1821-1884), réalisé en bronze en 1884 et situé Piazza Giuseppe Massari à Bari. « Marocchina » (manques marginaux, tache), buste en bronze exposé dans un premier temps à Munich en 1883, puis à Turin en 1884. « Nubiano », buste en bronze exposé dans un premier temps à Munich en 1883, puis à Turin en 1884. Buste en bronze de Cecilia Metella, épouse de Crassus, réalisé en 1882 et exposé pour la première fois à Rome en 1883. Conservé à la National Gallery of Modern Art Rome. Les traits du modèle reparaîtront sur la figure de l'Ange surplombant la tombe de la famille Lovatelli. « Nenella », esquisse en plâtre pour un buste en marbre qui ne sera réalisé qu'en 1901. Pièce curieuse de l'oeuvre d'un sculpteur qui se spécialisa dans les portraits de personnages importants, « Nenella » était une jeune fleuriste qui travaillait près de l'atelier de Tadolini. Le buste en marbre est conservé au musée Canova Tadolini, situé dans les anciens ateliers Tadolini de la Via del Babuino. « Leone XIII », esquisse en plâtre pour un buste en marbre ; très apprécié du pape Léon XIII, Tadolini le sculpta d'après nature dès son élection en 1876 (Papi in posa, LXII). Il réalisa également son imposant monument funéraire. PROVENANCE : Famille Sanchez Azcona (« h. Sanchez-Azcona »), ex-libris à la devise « Veritas et stilus » sur le contreplat supérieur. Anna Lisa Genovese, « Tadolini, Giulio » in Dizionario Biografico degli Italiani - Volume 94 (2019). Mouillures sur l'ensemble de la reliure. Rousseurs.‎

Referentie van de boekhandelaar : 966

Livre Rare Book

Librairie-Galerie Emmanuel Fradois
Paris France Francia França France
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€ 3.000,00 Kopen

‎GUEULETTE (Thomas) ; COLLÉ (Charles) ; etc.‎

‎Recüeil des Parades, tomes 3 et 4‎

‎s. d. (vers 1750). RECUEIL MANUSCRIT DE 8 COMÉDIES « MESSÉANTES », DONT UNE INÉDITE‎

‎2 tomes reliés en 1 vol. in-12° (194 x 126 mm) 239 pp - 238 pp., papier filigrané au cornet avec contremarque SC (non identifié, inconnu à Gaudriault), demi-veau moucheté, dos à 5 nerfs, tranches rouges (reliure de l'époque). Recueil manuscrit de 8 parades, dont une pièce inédite de Charles Collé. Le terme « parade » désigne à l'origine les comédies jouées devant les théâtres populaires dans le but d'attirer les badauds à l'intérieur. Mais au XVIIIe siècle, ces farces sont adoptées comme divertissement mondain : les bourgeois rejouent entre eux des scènes aperçues à la foire, et bientôt leurs amis du grand monde se pressent pour assister à ces spectacles. La parade de société séduit autant qu'elle inquiète : burlesque, absurde, anti-théâtrale, le genre fait appel à des références érudites tout en jouant sur la « messéance ». Dans Le Remède à la mode, par exemple, Isabelle simule une colique : son amant Léandre se présente chez elle grimé en docteur pour lui administrer un lavement, tandis que son fiancé les observe par le trou de la serrure. Grimm, dans sa correspondance du 15 septembre 1756, exprime tout son mépris pour le genre : « C'est un ramassis de malpropretés, d'obscénités, de balourdises, d'extravagances démesurées, de mauvais compliments jetés à la face des gens, de calembours et de noms propres scatologiques, avec des coquilles, des liaisons et du zézaiement dans la prononciation. » On compte parmi les plus célèbres auteurs de parade aussi bien des chansonniers et dramaturges (Charles Collé) que des magistrats, comme Thomas Gueulette, bibliophile et historien du théâtre qui, de ses 26 ans à sa mort, fut substitut du procureur du Roi. Plusieurs dizaines de ces parades furent imprimées sans le consentement de leurs auteurs en 1756 dans l'ouvrage Théâtre des Boulevards, ou recueil de Parades. (3 vol. Mahon : Gilles Langlois, 1756) L'éditeur est un nommé Corbie. On ne le connait que par l'anecdote suivante, tirée d'un manuscrit autographe de Collé, qui se plaignait de la manière infidèle dont plusieurs de ses parades y sont imprimées : « Soyez sûrs et certains, que toutes les parades qui sont zenterrés vives dans ce damné Théâtre des boulevards sont de la faciende de M. de Sallé (secrétaire de Maurepas), à l'exception de l'Isabelle grosse par vertu, qu'est de Fagan ; une qu'est de Montcrif, en vers (l'Amant Cochemard), une qu'est de Piron (le Marchand de merde), et trois ou quatre autres de moi, qui m'ont été volées par un Savoyard décrotteur. » L'ouvrage, divisé en 2 tomes titrés 3 et 4, comprend : Tome 3 : une lettre anonyme et apparemment inédite au président Hainaut (Hénault) le remerciant d'avoir assisté à une pièce. Conseiller au parlement de Paris en 1705, puis président de la Première chambre des Enquêtes en 1710, Charles-Jean-François Hénault signa lui-même quelques parades. Le Remède à la mode (1729), parade de Thomas Gueulette et Charles-Alexandre Salley pp. 7-88. Parue dans Théâtre des boulevards, ou Recueil de parades, t. II. Isabelle grosse par vertu (1738), de Thomas Gueulette et Christophe-Barthélémy Fagan de Lugny. pp. 89-123. Parue dans Théâtre des boulevards, ou Recueil de parades, t. II. Ah ! que voilà qui est beau ! (1730), de Thomas Gueulette et Louis-César de la Vallière. pp. 124-18. Parue dans Théâtre des boulevards, ou Recueil de parades, t. I. Léandre Ambassadeur (1720), de Thomas Gueulette, pp. 185-239. Parue dans Théâtre des boulevards, ou Recueil de parades, t. II. Tome 4 : Caracataca et Caracataque, Thomas Gueulette, pp. 1-111. Parue dans Théâtre des boulevards, ou Recueil de parades, t. I. L'amant poussif, pp. 112-159. Parue dans Théâtre des boulevards, ou Recueil de parades, t. II. Léandre hongre, de Charles Collé. pp. 160-222. Parue dans Théâtre des boulevards, ou Recueil de parades, t. I. L'Enfant Rouge, pièce inédite de Charles Collé, pp. 223-238. Cette dernière pièce semble n'être documentée que dans un manuscrit conservé à la bibliothèque de Versailles (Ms L 60) sous le titre « OEuvres de Monsieur Collé non imprimées ». Avec l'indication « L'Enfant rouge, parodie d'une scène d'Athalie. » Elle met en scène un dialogue entre Madame Pataclin, séductrice, et le très naïf Balthazar. PROVENANCE : Pierre Enckell (1937-2011), ex-libris manuscrit à l'encre bleue sur la première garde blanche. Journaliste, lexicographe et auteur d'un article sur Charles Collé, « Un air de folie et d'indécence » (paru à titre posthume dans Charles Collé (1709-1783) : Au coeur de la République des Lettres [en ligne]. Rennes : Presses universitaires de Rennes, 2013). L'annotateur de l'article décrit le manuscrit détenu par Pierre Enckell comme la seule autre copie connue du texte de L'Enfant Rouge (p. 27). Les bibliothèques publiques françaises ne détiendraient qu'une dizaine de recueils de ce type, avec plus ou moins de pièces. Bibliographie : Jennifer Ruimi, « La joyeuse mise à mort d'Aristote dans les parades de société » dans Théâtres en liberté du xviiie au xxe siècle. Genres nouveaux, scènes marginales ?, 2013, Moureau, Françoise, « Le Recueil Corbie ou les parades en liberté (1756) : théâtre secret et gens du monde au XVIII siècle », (Revue d'histoire du théâtre, n°1-2, 2004, p. 121-133). Coins rognés, frottements sur les coupes.‎

Referentie van de boekhandelaar : 982

Livre Rare Book

Librairie-Galerie Emmanuel Fradois
Paris France Francia França France
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€ 1.500,00 Kopen

‎[LAMANNA (Paolo) ?]‎

‎Introduzione allo studio della Psicologia. Laboratoria di Psicologia Sperimentale del R. Istituto di Studi Superiori pratici i di perfezionamente in Firenze. Anno scolastica 1919-1920‎

‎Florence : 1919-1920. COURS DU PREMIER LABORATOIRE DE PSYCHOLOGIE EXPÉRIMENTALE EN ITALIE‎

‎Cahier in-12° (195 x 153 mm), 114 pp., couverture de papier gaufré noir. Cours manuscrit d'introduction à la psychologie, pris au cours de l'année scolaire 1919-1920 au Laboratoire de Psychologie Expérimentale de Florence. Le cours, rédigé d'une main très lisible, s'organise comme suit : Classificicazione dei fatti psichici (avec schéma récapitulatif). Le sensazioni. La percezione. Le imagini. La memoria. Gli stati affettivi. L'attività conoscitiva. L'attività fantastica. L'attività pratica. Index. Premier Laboratoire de Psychologie expérimentale en Italie, le Laboratoire de Florence porte la marque de son fondateur, le philosophe Francesco de Sarlo (1864-1937) : on y enseigne en effet l'importance de l'étude de la conscience, l'équivalence et l'interdépence des phénomènes physiques et des phénomènes psychiques, et les moyens d'intégrations des objets à la conscience du sujet. « « Dal punto di vista morfologico i fatti psichici si possono dividere in due grande classi elementari : da una parte abbiamo tutto ciò che, per noi, rappresenta qualche cosa di esterno, tutto ciò che sta per quelcosa que non è noi. [...] Possiamo chiamare tutti questi contenuti di coscienza contenuti rappresentativi. D'altra parte abbiamo invece i nostri stati : sentimenti, emozioni, passioni qui non c'è più il riferimento a qualche cosa di esterno : il soggetto stesso si sente affetto, si sente modificato : sono i modi in cui il soggetto avverte se stesso in un dato momento. Possiamo chiamare questi contenuti di coscienza contenuti affetivi. » (p. 5). » PROVENANCE : « Paolo E LAMANA », note manuscrite (main différente) au crayon sur la première garde blanche : « cours pris par Paolo E. LAMANA [sic] ». Il pourrait s'agir du philosophe et historien de la philosophie Eustachio Paolo Lamanna (1885-1967), qui entreprit des études à l'université de Florence en 1904 et y fut l'élève de Francesco de Sarlo. Entre 1915 et 1919, Lamanna contribua pour plusieurs articles à la revue Cultura Filosofica, fondée par de Sarlo. Dès 1924, il occupe la chaire de Philosophie à l'université de Florence ; il y demeurera jusqu'à sa retraite en 1961. Petits manques au dos, frottements.‎

Referentie van de boekhandelaar : 995

Livre Rare Book

Librairie-Galerie Emmanuel Fradois
Paris France Francia França France
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€ 800,00 Kopen

‎MAY (Alice Lilian)‎

‎Photos of Egypt‎

‎March [mars] 1918. PORTRAITS INÉDITS DE LA FORCE EXPÉDITIONNAIRE ÉGYPTIENNE (EGYPTIAN EXPEDITIONARY FORCE) PENDANT LA CAMPAGNE DU SINAÏ ET DE PALESTINE‎

‎Un cahier in-12° oblong (140 x 170 mm), [46] ff., toile verte, dos muet, titre doré « Album » sur le plat supérieur, tranches dorées. Album de 99 photos (tirages argentiques de l'époque), prises à El-Arich (Égypte), Gaza, Betléhem, Tel-Aviv (qui porte alors le nom de Jaffa) et Jérusalem, comprenant portraits, paysages et monuments historiques (mur des lamentations, mosquée d'Omar, Basilique de la Nativité de Bethléem, l'arc de l'Ecce Homo...). On relève plusieurs portraits des soldats de la Force expéditionnaire égyptienne (Egyptian Expeditionary Force, EEF), créée en mars 1916 pour diriger les troupes du Commonwealth britannique en Égypte. Dès 1917, l'EEF s'engage dans la conquête de la Palestine. Elle s'empare de Gaza en octobre 1917, puis entre à Jérusalem. Au printemps 1918, date à laquelle ont été capturés ces clichés, un grand nombre des soldats britanniques de l'EEF a été déplacé sur le front occidental ; les troupes restantes cherchent, en préparation d'une offensive d'envergure contre les turcs, à consolider leur contrôle sur la Judée. Mais en mars 1918, une tentative de capture d'Es Salt est repoussée par l'armée ottomane. On attend le renfort des troupes venues des Indes britanniques, prévu pour le mois d'avril, et les officiers et sous-officiers de l'EEF reçoivent une formation accélérée en hindi. L'album est signé par Alice Lilian May (non-identifiée). Quelques photos légendées au crayon, sur l'album ou au dos. Tirages pâlis.‎

Referentie van de boekhandelaar : 996

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Librairie-Galerie Emmanuel Fradois
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€ 600,00 Kopen

‎GUERBERT (Lucie)‎

‎Couture‎

‎[années 1930-40]. UN ALBUM DE TRAVAUX DE COUTURE DES ANNÉES 30-40 PARTICULIÈREMENT SOIGNÉ‎

‎In-f° (327 x 252 mm), [18] ff. doublés pour la plupart, cartonnage demi-toile brune à coins, plats de papier gaufré à motif peau de crocodile (travail de l'époque). Album de couture soigné dont l'ensemble des pièces sont insérés dans des fenêtres. Il comprend un vingtaine de travaux, 2 présentent en regard le dessin à l'encre et au crayon de couleur du modèle entier et 4 autres dessins dont 2 avec inserts de pièces de tissu présentent un travail sur la matière. Titre manuscrit « GUERBERT Lucie / COUTURE ». Nous n'avons pu identifié cette vraisemblable jeune personne.‎

Referentie van de boekhandelaar : 998

Livre Rare Book

Librairie-Galerie Emmanuel Fradois
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€ 300,00 Kopen

‎ROUX (François ou Charles)‎

‎Vers pour la fête du Dindon‎

‎s l. : s. d. (vers 1750). AMUSANTS POÈMES ET CHANSONS, CÉLÉBRANT UNE NAISSANCE ET LA FÊTE DU DINDON‎

‎Cahier in-8° (240 x 206 mm)[4] ff. manuscrits à l'encre brune, couverture de papier verte au filigrane « [illisible] Auvergne 1742 ». Manuscrit inédit, comportant un poème-énigme (logogriphe), 8 poèmes adressés aux dames de l'assemblée (Madame Roux, Mesdemoiselles Claire et Françoise Guieu, Madame Bellon, Mesdemoiselles Elisabeth et Félicité Bellon, Marie Rebuffat, Madame Perreymond), et 2 chansons. Ces pièces furent composé par un M. Roux, époux de Chloé Bellon, à l'occasion d'une fête donnée pour célébrer la naissance de leur enfant ; M. Bellon père donne également une chanson : « « La Naissance d'un Rejetton. du Digne auteur de cette fête. en rend notre gaïté complette. celebrons donc à l'unisson. François, Charles et le Dindon ». »‎

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Librairie-Galerie Emmanuel Fradois
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€ 180,00 Kopen

‎FERTIAULT (François)‎

‎Le nid du poëte. Sonnets.‎

‎S. l. (Paris ?) : 1841-1866, etc.. 150 SONNETS INÉDITS DU POÈTE PARNASSIEN FRANÇOIS FERTIAULT‎

‎In-12° (182 x120 mm), [1] f. - [2] pp. - 181 pp. demi-basane aubergine, dos lisse orné, encadrement doré sur les plats avec fleuron en écoinçons, gardes de papier moiré bleu, tranches dorées (reliure de l'époque). Recueil composé de 176 sonnets dont seulement 20 sont publiés dans Les amoureux du livre, Le poème des larmes et dans certains numéros du Feuilleton de Paris. Il présente un titre habilement calligraphié. La plupart des sonnets sont dédiés, beaucoup le sont à Julie, qui n'est autre que Julie Fertiault épouse de l'auteur et mère de leur fils Victor décédé à l'âge de 13 ans. Ce deuil est le sujet de nombreux sonnets et fut l'objet d'un recueil de poèmes collectifs entre François et Julie intitulé Le poème des larmes publié en 1858. Ce n'est cependant pas le seul sujet, l'auteur se plaît aussi à parler de la bibliophilie, de la nature, de la fuite du temps, de la religion, etc. Tous ces sonnets auraient dû faire l'objet d'une publication selon un numéro de 1851 du Feuilleton de Paris, mais aussi La matière et l'âme, publié en 1863, où il est indiqué in fine que Le nid du poète est en préparation. De Même, quelques années plus tard, la monographie du sonnet de Louis de Veyrières (Paris : Bachelin-Deflorenne, 1869, p. 143) indique que : « M. Fertiault à sous presse un recueil d'environ 300 sonnets : Le nid du poëte ; il en a détaché et publié plusieurs pages ». Pour une raison indéterminée, ce projet n'aboutit pas. François Fertiault est né à Verdun-sur-le-Doubs en 1814 et mort à l'âge de 101 ans à Paris. Il fit son éducation au collège de Chalon-sur-Saône où il obtient son bac en 1834. Pendant cette période estudiantine, il publie quelques poèmes dans le quotidien Le XIXe siècle et dans plusieurs journaux locaux. Il monte à Paris où il est engagé comme prote en 1835, puis comme secrétaire dans une banque. A partir de 1847, avec sa femme Julie de son nom de jeune fille Rodde, François Fertiault édite le périodique Feuilleton de Paris puis le Bulletin de l'union des poètes jusqu'en 1867. Ce travail d'édition littéraire l'amène à côtoyer les plus grands et à collaborer au mouvement parnassien notamment en participant à l'anthologie Le Parnasse contemporain. Parisien d'adoption, il reste attaché à sa Bourgogne natale en publiant de nombreux textes et poèmes sur les coutumes locales souvent en patois bourguignon sous un pseudonyme tel qu'Altifuret Cranisof, anagramme de son nom et prénom. Faisant partie de la Société des gens de lettres, il en a longtemps été le doyen. Coins rognés, manques sur les coupes, habile restauration aux coiffes et au mors inférieur, plusieurs feuillets découpés pour remaniement.‎

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Librairie-Galerie Emmanuel Fradois
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‎FUCHS (Alfred)‎

‎Armée des Alpes - 14e Corps d'Armée - 28e Divis. - 56e Brigade - Bataillon alpin du 97e‎

‎S. l. [Modane, Savoie] : 1892. LA VIE MILITAIRE DANS LES ALPES À LA FIN DU XIXE SIÈCLE‎

‎In-16° oblong (104 x 178 mm), [38] ff. cartonnage toile beige, garde de papier vert (travail de l'époque). Carnet de dessin d'après nature d'un médecin auxiliaire dans l'Armée des Alpes, établi à l'été 1892, composé de 26 dessins, dont 21 réalisés à la plume et 5 au crayon à papier, et de 3 pages de croquis au crayon à papier. Le 2e présente le général Baron Berge, général de division à partir de 1888, puis gouverneur militaire de Lyon et commandant du 14e corps d'armée créé en 1870. Il est le premier commandant en chef de cette Armée des Alpes et joue un rôle essentiel dans l'organisation de cette dernière constituée en 1888. Cette armée créée sous la IIIe République est formée des troupes du 14e et 15e corps d'armée qui regroupent les hommes de Lyon et de Marseille. La 28e division dont fait partie Albert Fuchs correspond quant à elle au 28e bataillon alpin de chasseurs à pied. Albert Fuchs croque des moments de vie dans ce camp militaire chargé de surveiller la frontière italienne autour de Modane, ville se trouvant au coeur de la vallée de Maurienne en Savoie. Il indique être auxiliaire au 3e bis Groupe Alpin qui est le mélange entre le 1er bataillon du 97e régiment (auquel appartient Fuchs), la 12e batterie du 2e d'artillerie et un détachement du 4e génie. Les soldats de l'Armée des Alpes portent un large béret d'origine béarnaise d'un bleu nuit surnommé « la tarte ». Albert Fuchs représente sur ses dessins 18 à 21 une scène relative à la bonne manière de le porter, ce qui donne lieu à des dessins humoristiques. Il dessine autant de portraits de militaires que de civils, mais aussi des paysages comme la chapelle de Charmaix ou son chalet. Le carnet contient aussi une dizaine de belles edelweiss séchés et une carte de visite au nom de M et Mme Victor de Préssensé, théologien et pasteur protestant du XIXe siècle. Mouillures et taches d'encre noire à la couverture.‎

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‎BURG (Fritz, Transc.)‎

‎Abschrift der Blätter 280-379 des Manuscriptes n°3351 (B.L.F.226.) der Bibliothèque de l'Arsenal zu Paris, genommen durch Fritz Burg Februar-April 1899 in Hamburg‎

‎Hambourg : 1899. UN MOINE COPISTE DU XIXE SIÈCLE‎

‎In-8° (208 x 175 mm), XII ff. - [1] f. bl. - 200 ff., toile verte, dos lisse orné, encadrement à froid sur les plats et titre au centre, gardes fleuris (reliure de l'époque). De février à avril 1899 Fritz Burg, employé de bibliothèque à Hambourg, recopie avec la plus grande précision les feuillets 280 à 379 du manuscrit n°3351 de la bibliothèque de l'Arsenal à Paris, allant même jusqu'à reproduire la déchirure présente sur les deux derniers feuillets. On notera la présence d'annotations marginales au crayon à papier par au moins deux autres mains dont l'une bien plus tardive, peut-être celle d'Hermann Tiemann, auteur en 1977 de Der Roman der Königin Sibille in drei Prosafassungen des 14. und 15. Jahrhunderts. Mit Benutzung der nachgelassenen Materialien von Fritz Burg. L'ouvrage, témoin des pratiques codocologiques de l'époque, débute par 13 feuillets de couleur verte, où Fritz Burg présente en allemand le manuscrit, et prend en copie en guise d'introduction quelques extraits des feuillets précédents la partie précitées. Le manuscrit 3351, intitulé Rédaction en prose de « Garin de Monglenne », narre l'épopée de Monglane, héros de chansons de geste de la fin du XIIIe et du début du XIVe siècle, se taillant un fief en prenant le château sarrasin de Monglane. Ses 4 enfants puis ses petits-enfants remportent des batailles à leur tour ce qui leur permet d'agrandir leurs fiefs. On retrouve donc le thème du lignage parental en se référant toujours à l'histoire de France de Charlemagne et de ses descendants. Fritz Burg n'a pas recopié l'intégralité de ce manuscrit mais seulement les feuillets 280 à 379 qui correspondent à l'histoire de la reine Sibille où un descendant de Monglane, Aymeri de Narbonne, est impliqué dans la lutte entre les défenseurs de Louis le Pieux et ceux de la reine Sibille. Cette partie est assez éloignée du reste de la geste de Monglane notamment car elle fait beaucoup plus référence à l'histoire de France que les autres parties de la geste. Jacob Fritz Burg (Berlin : 1860, Hambourg : 1928), bibliothécaire allemand de confession juive, étudie la philologie et obtient son doctorat à Berlin en 1885. En 1892, il devient assistant à la bibliothèque municipale de Hambourg, puis secrétaire en 1894. En 1907, il reçoit le titre de bibliothécaire et en 1922, il est promu bibliothécaire en chef. Au sein de la bibliothèque, qui portait désormais le nom de Staats- und Universitätsbibliothek, il met en place le département nordique et en est le directeur adjoint à partir de 1902. A la demande de la bibliothèque, Burg repousse plusieurs fois son départ à la retraite. Il fut au service de la bibliothèque de 1892 à 1926. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages. Habile restauration au mors inférieur.‎

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Librairie-Galerie Emmanuel Fradois
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‎[COLLECTIF]‎

‎Chansonnier‎

‎S. l. : s. d. (vers 1860). UN PANORAMA DE LA CHANSON POPULAIRE AU MILIEU DU XIXE SIÈCLE‎

‎In-16° (158 x 100 mm), [322] ff. - [31] ff. bl. - [14] ff. de table, demi-basane vert sombre, dos lisse muet orné de filets dorés et roulettes à froid, plats de papier gaufré à motif floral (reliure de l'époque). Recueil soigneusement manuscrit de 555 textes de chansons populaires (numérotation fautive), composés pour la plupart entre 1820 et 1860. 160 environ ne semblent pas avoir été documentées dans les principaux recueils numérisés. Titre calligraphié, table alphabétique reliée in-fine. A l'aube du XIXe siècle, la chanson, précédemment transmise principalement par l'oral, envahit le monde de l'imprimé ; dès les années 1830 sont entreprises plusieurs démarches de collection et préservation des textes de chansons « populaires », perçus par les annalistes comme « une vision assez fidèle de l'état d'esprit de ceux qui écrivent peu et dont les opinions ne sont généralement parvenues jusqu'à nous que par l'intermédiaire d'observateurs lettrés extérieurs à leurs préoccupations » (La muse du peuple, p.14). Reflet ou construction d'une « voix du peuple » et d'une identité nationale, témoignage ou acteur de mutations sociales, la chanson est omniprésente, et « se fait entendre partout où des groupes se constituent » (p.1). Ce recueil, par sa richesse et son étendue, propose un véritable panorama de la chanson française au milieu du XIXe siècle : pièces bluettes ou tendant au mélodrame, contes de Perrault mis en musique, chants militaires ou ouvriers, chants anti-monarchiques ou hymnes à la gloire de Napoléon, récits de vendettas corses, odes aux paysages des Hautes-Alpes, moqueries à l'endroit des auvergnats, romances arabisantes ou espagnolisantes, chansons de pêcheurs et de flibustiers, chansons-parades grivoises, amphigouris demi-parlés, monologues chantés du « roi des dandys » ou du brigand des montagnes, sonnets, vers pieux ou gauloiseries, airs de l'opéra-comique... L'inévitable Béranger est bien représenté, de même que Marc-Antoine Désaugiers (environ 40 pièces chacun). Parmi les auteurs cités, on relève également Hippolyte Guérin, Francis Tourte, Gustave Lemoine, Eugène de Lonlay, Eugène Scribe, Gustave Nadaud, Victor Rabineau, Edmond Lhuillier, Frédéric Bérat, Marc Constantin, Frédéric de Courcy... ainsi que Lamartine, Victor Hugo, François René de Chateaubriand, Alexandre Dumas ou encore la Reine Hortense. Certaines des pièces non-documentées dans les principaux recueils retiennent notre attention : - Une curieuse ode au café (n°57), « tige divine » dont « chaque goutte bronzée » a inspiré Rousseau, Voltaire, Lamartine et Béranger ; - Une épopée en XII chants à la gloire de Napoléon (n°199), composée par Léon Quentin (il s'agit de l'une des seules pièces pour laquelle le copiste identifie l'auteur) ; - Une pièce sentimentale anti-esclavagiste, « Le fils de l'Esclave nègre » (n°267 bis) ; - « Le zéphyr joyeux » (n°443), chanson des Bataillons d'infanterie légère en Afrique (ou Bat' d'Af) ; - 2 pièces demi-parlées, « Le tambour du village » (428) et « Le feu d'artifice » (472), qui empruntent au « parades » du XVIIIe siècle à la fois le parler zozotant et la pratique de l'amphigouri ; - 5 pièces à double-sens grivois, « Le pot au feu » (442), « La jarretière » (491), « La charge en 12 temps » (494), « Le jeu de billard » (495) et « La mécanique » (496). Dariulat, Philippe. La muse du peuple. Chansons politiques et sociales en France, 1815-1871. Rennes : Presses universitaires de Rennes, 2010. Frottements, manque de papier au plat inférieur. Quelques rousseurs.‎

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Librairie-Galerie Emmanuel Fradois
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‎BORDONOVE (Georges)‎

‎Archive‎

‎1962-67. MANUSCRITS ET DOCUMENTATION D'UN ÉCRIVAIN HISTORIEN‎

‎Archive concernant l'écrivain Georges Bordonove (Enghien-les-bains : 25 mai 1920 - Antony : 16 mars 2007), auteur de quelque 80 ouvrages, récits de vulgarisation et romans historiques. L'archive comprend le manuscrit complet du roman Les Lances de Jérusalem, des fragments du manuscrit du roman Chien de feu (ainsi qu'une correspondance avec un descendant du personnage historique ayant inspiré le protagoniste), les manuscrits complets de deux drames radiophoniques, et un important ensemble de notes préparatoires et de documentation. Georges Bordonove fait paraître en 1952 son premier roman, La Caste, récit centré sur une famille noble de Vendée à la veille de la Révolution française. L'ouvrage est récompensé par le prix du Renouveau français. C'est le début pour l'écrivain d'une carrière prolifique, nourrie par un engouement de plus en plus généralisé pour l'histoire de vulgarisation. Bordonove, tout en exerçant à la direction des Archives de France, écrit entre autres sur Vercingétorix (Club des libraires de France, 1959), les rois fous de Bavière (R. Laffont, 1964), Gilles de Rais (Club des éditeurs, 1961), et fait paraître de nombreux ouvrages sur l'ordre des Templiers. Dans un article nécrologique paru dans Le Monde, Philippe-Jean Catinchi souligne : « Malgré une vision rarement conforme à l'état de la recherche historique, le public est au rendez-vous. » La critique également : son roman Les Quatre Cavaliers (Julliard, 1962) est lauréat du prix de l'Académie Française, tandis que Le Naufrage de « La Méduse » (R. Laffont, 1973) lui vaut l'obtention de la bourse Goncourt du récit historique. Membre du comité de soutien de l'association d'inclinaison royaliste Unité Capétienne, jury du prix Hugues Capet, Georges Bordonove consacre une grande partie de sa carrière à l'élaboration de biographies quasi-hagiographiques des rois de France. Il dirige notamment chez Pygmalion, entre 1980 et 2002, la collection « Les rois qui ont fait la France » (2 millions d'exemplaires vendus tous titres confondus). Peintre de paysages et de natures mortes, Bordonove rehausse de quelques croquis ses feuillets de notes ; on connaît un exemplaire du manuscrit du Requiem pour Gilles entièrement illustré de sa main. CHIEN DE FEU. Paru pour la première fois en 1963 chez Julliard, Chien de Feu (qui porte dans certaines éditions le titre Le Vieil Homme et le Loup) est une biographie romancée du comte Henri-Louis de Tinguy (1839-1889), dit « Tinguy-Le-Loup », chasseur en Vendée puis à Gournava (Morbihan) qui aurait selon la légende tué près de 2000 loups. Bordonove y met en scène la lutte mortelle entre un vieux loup blanc évoquant le bête du Gévaudan et le veneur Esprit de Quatrelys (le blason des Tinguy porte quatre fleurs de lys). Comprend : 1) Quelques fragments du manuscrit, dont le dernier est signé et daté du 14 mai 1963. Encre noire, corrections. Ces 29 pp. de fragments présentent plusieurs différences de forme avec le texte de l'édition parue chez Pygmalion en 1985. Ils contiennent : titre de partie du « premier mouvement » avec épigraphe (1 f.) ; début du roman (1 f.) ; 1 f. numéroté 113-114 ; fin du roman, 25 pp. numérotées 269-293. 2) Deux plans de la trame du roman. 10 pp. manuscrites à l'encre noire au recto, 210 x 180 mm ; 15 ff. manuscrits au recto, 270 x 205 mm. La seconde version du plan, légèrement plus détaillée, porte en marge plusieurs annotations au crayon de la main du marquis François-Henri de Tinguy (1881-1968), petit-fils d'Henri-Louis de Tinguy. On trouve dans les deux versions du plan l'ébauche d'une lettre dédicatoire non-retenue : « Lettre dédicatoire qui vous est adressée, en laquelle j'évoquerai ce que vous êtes à mes yeux quelle part fut et reste la vôtre dans mes créations littéraires : à savoir le roi de Vendée [...] Il est possible que j'insère dans cette lettre une ou deux anecdotes donnant le ton, en particulier celle, ravissante, de cette paysanne s'écriant: « Ah, mais c'est not' Tinguy », puis reprenant sa réserve, mais gardant les yeux brillants et le sourire. » (p. 1, plan annoté) Tinguy barre son nom et ajoute en marge : « jamais eu connaissance de cette anecdote, mettre si elle utilise un nom supposé ». En plus de définir la trame narrative du roman, Bordonove précise dans ces plans ses intentions stylistiques : « Tout ce passage, purement descriptif quoique très animé (mais subjectivement) est destiné à plonger le lecteur dans cette atmosphère tout à la fois très réaliste et quasi mythique. Le ton, l'effet, en devraient être approximativement ceux de la Sonate dite « Clair de Lune » de Beethoven [...] » (p.2, plan sans annotations). 3) Correspondance avec le marquis François-Henri de Tinguy , petit fils d'Henri-Louis de Tinguy. 2 lettres autographes de 1 f. chacune et une carte postale. Prévu comme dédicataire de l'ouvrage, Tinguy décline la proposition de Bordonove : « je préfère l'honneur d'être en quelque sorte le parrain de votre histoire des Chevaliers du Temple [...] plutôt que de figurer dans l'analyse d'un cas concret, l'analyse du caractère du héros de Chien de feu - ce qui en outre évitera les commentaires d'une opinion plus ou moins charitable.. » ; (lettre du 26 novembre 1962) Tinguy y exprime également ses inquiétudes quant au fait que le lectorat de Bordonove pourrait reconnaître son grand-père dans le personnage du roman : « Il serait fâcheux qu'on fît un rapprochement entre le « Père Tinguy » et Mr de Quatrelys - N'est-ce pas votre avis ? [...] il y aurait avantage à le faire vivre dans une autre région que la Vendée et le Bretagne et dans un autre milieu que Mr de Tinguy. » Si la lettre dédicatoire sera bien supprimée, Bordonove ne déplacera pas l'intrigue du roman dans une autre région. 4) 10 ff. de notes préparatoires autographes : 3 ff. manuscrits au recto (titré « Le Grand Loup »), concernant les loups légendaires et autres loups-garous ainsi que le vénerie ; 7 ff. manuscrits au recto de notes et témoignages concernant Henri-Louis de Tinguy, illustrées d'un petit croquis du manoir du Beaupuy. 5) Une chemise contenant la documentation de l'auteur : 52 pièces de formats divers : 3 tirages photographiques ; de nombreuses reproductions photographiques ; coupures de presse ; notes tapuscrites ; timbre ; un exemplaire de la revue Aesculape, numéro de décembre 1956 consacré à la lycanthropie et au vampirisme ; invitation à dîner par l'équipage du rallye-Boissère ; 2 ff. contenant l'ébauche d'une description illustrée de documents iconographiques et d'un petit croquis à l'encre... LES LANCES DE JÉRUSALEM. Les Lances de Jérusalem, roman(ce) historique, compte parmi les ouvrages les plus célèbres de Bordonove. Une paroisse poitevine, échauffée par le récit d'un écuyer du roi de Jérusalem Baudoin IV, part le rejoindre au combat. Parmi eux, Jeanne, fille d'un croisé, tombe éperdument amoureuse du « roi lépreux » qu'elle soutient dans sa lutte contre les troupes de Saladin. Les Lances de Jérusalem paraît pour la première fois chez Robert Laffont en 1966, puis est réédité par Pygmalion en 1994. Comprend : 1) Manuscrit autographe signé complet du roman daté du 18 mai 1966 ; 377 pp. numérotées 3-377 avec un feuillet 180-181 bis » : encre noire, nombreuses corrections à l'encre vert-jaune. 2) Manuscrit autographe complet, signé et daté de 1963, du Roi Lépreux, version radiophonique des Lances de Jérusalem et vraisemblablement première ébauche du roman. Nous n'avons pu déterminer si celle-ci avait été diffusée. 63 pp. numérotées 3-65, avec un petit feuillet « 32 bis ». MOLIÈRE. Bordonove fait paraître chez Robert Laffont, en 1967, une biographie de Molière intitulée Molière, génial et familier. Il contribue par la suite à une anthologie sur Molière parue chez Hachette (1976). Comprend : 1) Un dossier titré « Le Registre de La Grange. Analyse systématique par G. B. Document le plus important de la documentation sur Molière ». Manuscrit daté de novembre 1966, recueil de notes sur le registre de La Grange, réalisées à partir de l'édition fac-similé de Young (Paris, E. Droz, 1947). [1] f. [titre], 63 pp. (recto ou recto-verso), [2] ff non numérotés. Croquis au dos du feuillet 23. Pages manuscrites aux feutres noir et rouge et 10 photocopies du fac-similé de Young. 2) Un dossier titré « Visages et signatures de Molière » contenant 3 documents iconographiques : 2 photocopies de potraits de Molière (passées) et un projet de couverture, photomontage tiré sur papier fort, titré au dos « NOTRE COUVERTURE / Molière dans sa loge du Palais-Royal. Dans le miroir, portrait de Molière par Mignard ». Monté sur feuillet blanc, avec une note manuscrite : « Molière dans sa loge du Palais-Royal [montage à partir du portrait de M. par Mignard : le « reflet » que renvoie le miroir]. Le projet ne sera retenu ni pour Molière, génial et familier (Robert Laffont, 1967), ni pour l'anthologie. AUTRES PIÈCES : 1) Manuscrit autographe complet, signé, de La Nuit de feu (Blaise et Jacqueline Pascal), drame radiophonique. Nous n'avons pu déterminer si celui-ci avait été diffusé. Envoi autographe signé de l'auteur à son épouse Jeanine : « Pour ma Jeanine Bordonove qui aime Port-Royal des Champs, ce dialogue d'âmes inépuisées par ce haut-lieu, / avec mon amour de feu, / 20 octobre 1966 / Georges Bordonove ». 2) « Présynopsis de Vent de Plaine », plan de la trama narrative pour le roman La Toccata (R. Laffont,1968). 10 pp. manuscrites. 3) Petit texte manuscrit, signé « B. », sur la forêt de Brocéliande et la Légende du Roi Arthur (3 pp. sur 2 ff.). « Morgane et Merlin symbolisent l'éternel dialogue de l'homme intelligent et sensible et de la nature, celle-ci captivant, capturant, celui-là, l'abreuvant de tendresse pour le tenir à merci et, dans le même temps, lui faire oublier qu'il est son prisonnier ; la lutte qui ne finit pas, entre deux ennemis qui ne cessent de s'aimer ». 4) Un poème manuscrit, « Au-delà » (1 f. recto-verso). 5) Notes autographes pour un texte sur la Franche-Comté, 3 ff. manuscrits au recto. 6) Critique des Chevaliers du Temple de Georges Bordonove, de la main de son auteur. Il s'agit vraisemblablement de Les Templiers, ouvrage de vulgarisation paru chez Fayard en 1964 . Une version manuscrite ([1] f. recto-verso) et 2 versions tapuscrites ([1] f. chacune). 7) Une lettre de François-Henri de Tinguy vraisemblablement adressé à l'épouse de Bordonove : « hâtez-vous de taper les manuscrits de Monsieur Bordonove afin qu'au moins je puisse les lire avant de mourir !.. Et dites-lui que je pense souvent à lui, mais que je lui demande de ne pas m'écrire tant qu'il n'aura pas un peu plus de loisirs ». 8) Une lettre autographe signée du baron Armel de Wismès, lui aussi écrivain-historien, félicitant Bordonove pour l'obtention du prix de l'Académie de Bretagne et le conviant au château des Ducs de Bretagne (5 mai 1967).‎

Referentie van de boekhandelaar : 1279

Livre Rare Book

Librairie-Galerie Emmanuel Fradois
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€ 1.100,00 Kopen

‎[HERBIER]‎

‎Flora Alpina‎

‎S. l. (Suisse ?) : s. n., s. d (vers 1860). « ELLE FLEURIT À CÔTÉ DE LA NEIGE FONDANTE »‎

‎In-8° oblong (145 x 222 mm) de [12] pl., percaline verte, dos lisse muet, encadrements à l'or et en noir sur le plat supérieur avec titre à l'or au centre, encadrements à froid sur le plat inférieur (travail éditeur). Charmant herbier comprenant 25 spécimens de fleurs alpines (gentiane, gnaphale, astrance, anémone, soldanelle, crocus...) tous étiquetés. Pour certains spécimens, le système racinaire a été préservé. Il s'agit vraisemblablement d'un travail professionnel proposé aux amateurs de passage. Le présent exemplaire porte quelques annotations manuscrites, précisions techniques reprises du Taschenflora des Alpen-Wanderers des Schröter (Zürich, 1890), de la Flore analytique de la Suisse de Gremli et peut-être d'autres. Ainsi, au sujet de la soldanelle des Alpes, l'auteur écrit : « La floraison se fait, lors même que la température ne dépasse pas 1°. 1500 à 2400 m (rarement à 600 m). Cette espèce annonce le printemps des Alpes. Elle fleurit à côté de la neige fondante ; souvent elle perce même la couche de neige et vient au dessus élever triomphalement ses corolles violettes ». On connait un autre exemplaire actuellement en vente au États-Unis en cartonnage de percaline rouge, pareillement intitulé et sans plus d'informations que celui-ci. Les deux exemplaires ne présentent pas exactement les mêmes espèces. Apparemment aucun exemplaire en France ou ailleurs.‎

Referentie van de boekhandelaar : 1281

Livre Rare Book

Librairie-Galerie Emmanuel Fradois
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‎Franz Toussaint (1879-1955)‎

‎Archive‎

‎1912. « CÉLÈBRE TRADUCTEUR D'ARABE, DE PERSAN, DE CHINOIS, DE JAPONAIS, LANGUES QU'IL IGNORAIT COMPLÈTEMENT. MAIS IL SAVAIT UN PEU LE FRANÇAIS » JEAN GIRAUDOUX‎

‎Souvent cité comme traducteur et polyglotte, Franz Toussaint ne fut en vérité ni l'un ni l'autre. Il signa cependant une OEuvre considérable, constituée d'adaptations (terme prudemment retenu par la BnF) de l'arabe, du chinois, du japonais et du perse, trois scénarios de films (dont un qu'il réalisa lui-même), ainsi que de piquants recueils de souvenirs dans lesquels apparaissent, sous leur visage le plus rocambolesque, des personnages connus de tous : Jean Giraudoux, Ambroise Vollard, Jean Jaurès... Traducteur-monoglotte, orientaliste dont la connaissance de l'Orient relevait plus du rêve que de l'étude, auteur de bestsellers aujourd'hui méconnu, Franz Toussaint mérite. notre attention, et ce autant comme personnage singulier, mystificateur excentrique, que comme témoin des goûts de son époque. C'est dans cette optique que nous proposons un précieux ensemble issu de ses archives en 53 numéros. Manuscrit, épreuves corrigées, ouvrages de sa bibliothèque pour la plupart annotés (on attirera l'attention sur son dictionnaire entièrement personnalisé, n°48) où apparaissent notamment les signatures d'Ambroise Vollard et de Blaise Cendrars, documents personnels et envois cocasses nous renseignent autant sur les sources de son inspiration que sur sa méthode de travail, et jettent la lumière sur une imposture qui confondit la plupart de ses lecteurs. On ne prétendra pourtant pas « élucider » l'auteur du Jardin des Caresses qui, faute de connaître l'arabe ou le japonais, savait brouiller les pistes : que penser, en effet, de son exemplaire annoté du roman de Charles Trenet Dodo Manières, sur lequel Franz Toussaint a caviardé le nom de l'auteur pour le remplacer par la sien ? (n°49). La présente archive est à acquérir en un seul et unique lot. CLIQUEZ ICI POUR CONSULTER LE CATALOGUE.‎

Referentie van de boekhandelaar : 1295

Livre Rare Book

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‎MAULÉON (Lucien)‎

‎Cahier de danse 1845‎

‎Beuxes (département de la Vienne) : 1845. UN RARE TÉMOIGNAGE DE LA MUSIQUE DANSÉE DANS LES BALS DE PROVINCE AU MILIEU DU XIXE SIÈCLE‎

‎Cahier in-8° oblong (112 x 207 mm), [1] f. de titre - [20] ff. manuscrits sur partitions imprimées - [1] f., broché, couverture cartonnée mouchetée (travail de l'époque). Cahier de musique comportant 20 feuillets de partitions manuscrites à l'encre brune, tenu par Lucien Mauléon, « fils de Pierre Mauléon et de Marie Pimbert, demeurant à Endrault [Andrault], commune de Beux[es], arrondissement de Loudun département de la Vienne ». Lucien Mauléon, musicien, oeuvrait vraisemblablement à l'animation des bals de la commune ou alentours. On trouve dans le manuscrit gammes pour l'accord du violon, chansons populaires (« Ah ! vous dirai-je maman », « Mon rocher de St Malo ») extraits de drames lyriques (« Gastibelza le fou de Tolède » sur des paroles de Victor Hugo), valses (valse de Carl Maria von Weber, « valse du duc de Reichstadt »), quadrilles (« Son nom », par Jean-Baptiste Joseph Tolbecque, « quadrille de plik et plok »)... L'auteur décrivant son cahier comme « composé de 33 contredanse jouée par Mr Mauléon » [sic], on peut supposer que même les valses y sont curieusement destinées à accompagner une danse en groupe. C'est toutefois le quadrille qui domine le manuscrit, comme il domine d'ailleurs les bals du XIXe siècle : héritier de la contredanse (vraisemblablement importée d'Angleterre), le quadrille français trouve sa forme fixe en 5 figures au cours des dernières années de la Restauration et -- transformation bien plus frappante pour les observateurs contemporains -- son pas, jadis dansé, devient marché. August Jal, Delphine de Girardin, le maître à danser Henri Cellarius se désolent tour à tour : « Les dames exécutent seules encore certains pas, et prennent des attitudes qui témoignent du moins de quelque velléité dansante. Quant aux cavaliers, ils se bornent, pour la plupart, à marcher le plus souvent avec nonchalance et sans presque se préoccuper de la mesure. Cette marche, toute négligée qu'elle est, pourrait avoir encore sa grâce et son caractère, si les danseurs voulaient du moins l'exécuter avec soin. Mais on sait que, dans la plupart des bals, les danseurs se sont fait une loi de ne pas former le moindre pas, rivalisant entre eux d'indifférence et de froideur, dansant absolument comme s'ils traversaient une promenade ou un trottoir. » (Cellarius, La Danse des salons, 1849, pp. 23-24). On comprend mieux Flaubert qui, dans son Dictionnaire des idées reçues, écrivait : « On ne danse plus, on marche ». Quelques changements minimes affectent le quadrille dans le courant des années 1830 et 1840 : l'imposition de la « pastourelle » en quatrième mouvement, et l'adoption d'un « galop » final. Ces deux figures sont d'ailleurs signalées, en marge, dans une partie du manuscrit.‎

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‎BONNAMY‎

‎Projet d'une place propre à mettre la statue équestre de sa majesté‎

‎Paris ? : 1749. « J'OSE AVANCER QU'IL N'A PAS ENCORE ÉTÉ PRÉSENTER À SA MAJESTÉ UN SI BEAU PROJET »‎

‎270 x 367 mm, encres sur papier vergé. Dessin original en couleurs, proposition d'un projet de place parisienne dite « Place de Bourbon » destinée à accueillir la statue équestre de Louis XV avec un texte défendant le projet (échelle de 90 mm pour 300 pieds). Réalisé en décembre 1749 par Bonnamy, ingénieur du Génie, et présenté au Roi le 7 mai 1750, le plan propose l'érection d'une place symétrisant rive gauche avec la place Vendôme : « je n'ai jamais cru mieux pancer que de metre la statüe equestre de sa Majesté vis-à-vis de celle de Louis XIV de glorieuse mémoire, comme etant deux grand conquerant ; ce qui fera un des plus beau coup d'oeil du monde [...] ». L'auteur signale en outre que « cette place se trouve dans un beau quartier et il n'y a aucun bâtiment à démolir » de sorte que « si l'on construit cette place où je la propose on épargnera des sommes considérables ». Le plan propose également de bâtir un Hôtel de ville à l'emplacement de l'actuelle Monnaie. En 1748, la municipalité de Paris commande au sculpteur Edmé Bouchardon une statue équestre de Louis XV. Pour déterminer son emplacement, un concours est organisé en 1748. 150 projets sont présentés par des amateurs et professionnels, mais aucun ne donne véritablement satisfaction. On retient cependant l'emplacement de l'esplanade du Pont-tournant. Un second concours, réservé cette fois aux membres de l'Académie royale d'architecture, est ouvert en 1753. Ange-Jacques Gabriel, premier architecte du Roi, est chargé de réunir les meilleurs éléments des différents projets soumis et de réaménager l'esplanade, rebaptisée place Louis XV. La statue, achevée par Jean-Baptiste Pigalle, est inaugurée le 20 juin 1763. Théâtre du tragique « grand étouffement », lieu d'exécution de Louis XVI et Marie-Antoinette, la place Louis XV est aujourd'hui mieux connue comme la place de la Concorde. Une variante de ce plan est présente -- insérée mais non reliée -- dans le « Recueil Marigny » (conservé au Musée Carnavalet) réunissant 36 « projets d'une place publique pour ériger la statue équestre de sa Majesté Louis XV ». Réalisé pour le marquis de Marigny (frère de la marquise Pompadour et directeur général des Bâtiments, Arts, Jardins et Manufactures) le recueil réunit les copies, réalisées par Blondel, de la plupart des projets proposés au second concours de 1753. On ignore les raisons de la présence du plan Bonnamy, d'une facture différente des autres, dans le recueil Marigny ; il y est en tous cas accompagné d'une lettre à « Monsieur de Tournehan » (Charles François Paul Le Normant de Tournehem), Directeur des bâtiments du Roi. Le Plan du Recueil Marigny, qui porte le titre « Plan de la Place de Bourbon et de ses environs. Facile et commode » présente quelques différences avec le présent : disposition des noms de rues, de l'échelle... le texte en est en outre légèrement différent, et comprend la légende « ce qui est lavé en rouge est bâti ». Jôrg Garms. Recueil Marigny. Projets pour la place de la Concorde, 1753. Paris, Éditions des musées de la Ville de Paris, 2002. Quelques salissures ; quelques déchirures essentiellement marginales habilement fixées.‎

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‎[BERNARD (Pierre-Frédéric) ?]‎

‎Catalogue des plantes indigènes à l'ancienne Principauté de Montb. et aux contrées qui l'avoisinent‎

‎Montbéliard : sans date (vers 1817). UNE ÉTUDE MANUSCRITE À SIX MAINS DE LA FLORE DE MONTBÉLIARD‎

‎In-8° (224 x 184 mm), [1] f. - 191 pp. (numérotées 54-241, avec le ff. 86-87 coupé et un cahier inséré portant les pages 86-87-87a-87b) manuscrites aux encres brune et noire et au crayon, cahier de papier bleu à plats cartonnés, pièce de titre laissée blanche au plat supérieur. Manuscrit botanique inédit recensant quelque 700 espèces indigènes de la commune de Montbéliard et de ses environs. Organisé par classe et ordre, le manuscrit ne comprend que les parties sur les Monocotyledones et les Dycotiledones. La première partie consacrée aux plantes Acotyledones, mentionnée à la table, est absente (elle ne semble pas avoir été reliée). L'ouvrage débute ainsi à la page 54 avec l'espèce n°131. Il se conclut par 6 ff. de table alphabétique. Pour chaque espèce, l'auteur recense le nom scientifique, parfois le nom vernaculaire, la période de floraison ou quelques informations (« ce sont ces espèces qui, dans de certaines anées, donent à nos vins le goût qu'on appelle arneyi dans notre patois » [p. 89]), et surtout les lieux d'observation et de cueillette : « canal qui va de la rigole à la machine hydraulique » (p. 59), « vigne du Notaire Fallot » (p. 141), « en juin et juillet 1812 et 1813, il se trouvait abondamment dans les fossés des graviers ; mais depuis qu'on les a curés, on ne l'y trouve plus » (p. 78), « il n'y a pas longtemps que les apothicaires en faisaient recueillir par une femme qui est morte, sans vouloir jamais indiquer le lieu où elle croit » (p. 122)... Le botaniste s'appuie parfois sur les observations de ses prédécesseurs, citant principalement Léopold-Emmanuel et Charles-Emmanuel Berdot (auteurs d'une Enumeratio Methodica stirpium, in agro Montbelgardensi lectarum demeurée à l'état de manuscrit). Il n'hésite toutefois pas à conclure à des erreurs de leur part : « je l'ai cherchée inutilement plusieurs années de suite dans le lieu indiqué. Je présume que Berdot l'a confondu avec l'allium sphacrocephalum qui est très commun dans toute la champagne du Doubs. Il a les feuilles cylindrinques et l'al rotundum les a plates. » (p. 88). Un ouvrage ou manuscrit portant le titre Catalogue des plantes indigènes à l'ancienne principauté de Montbéliard / Bernard, directeur des jardins de S. M. le roi de Würtemberg / 1813-1825 est conservé à la bibliothèque de la Société d'Émulation de Montbéliard (091 BER (05)) ; Charles Contejean, dans sa communication du 13 août 1853 à la même société, attribue à Pierre-Frédéric Bernard un manuscrit non-daté portant le titre Catalogue des plantes indigènes à l'ancienne principauté de Montbéliard et aux contrées qui l'avoisinent. Néanmoins, Contejean mentionne dans Revue de la Flore de Montbéliard que le manuscrit en question recense 859 espèces, alors que le présent n'en comprend que 826. Il semble en tous cas s'agir d'un manuscrit de travail collaboratif. En effet, un second auteur a ajouté la table, les indications d'ordre en tête de page, un cahier de 2 ff. et une centaines d'espèces non-recensées par son collègue. Il effectue en outre de nombreuses corrections -- ratures, organisation du manuscrit, orthographe du nom des espèces -- et fait part de ses découvertes : « [Première main] Je ne l'ai observé qu'au bord de la route vis-à-vis des neufs moulins et en abondance autour du grand tilleul vis-à-vis de la porte St Pierre. En 1817 il n'y existait plus. [Deuxième main] Le printemps de 1818 on a reproduit plusieurs individus » (p. 148) ; « je l'ai trouvé en 1821 sur les bords de la Grappiotte » (p. 191). On relève enfin deux annotations d'une troisième main, pp. 191 et 199 : « en Juin M. Wetzel l'a trouvée près de Betancourt. Très rare. » Le manuscrit semble ainsi avoir été composé par un premier botaniste autour de 1817, puis être passé aux mains du second vers 1818 ; le troisième auteur a pris le relais avant la mort de Pierre-Frédéric Wetzel en septembre 1844. Trois principaux botanistes effectuent à cette période des travaux sur la flore de Montbéliard : Pierre-Fréderic Bernard (1749-1825), surintendant des jardins du roi à Stuttgard, rejoint Montbéliard en 1813 pour se consacrer à l'étude de sa flore indigène. Il fait la même année la connaissance de Pierre-Frédéric Wetzel, tanneur de profession qui, frappé par cette rencontre, se tourne vers la botanique. Selon Contejean (communication du 13 août 1853), « Tant que Bernard vécut, les deux amis se livrèrent conjointement à l'étude de nos plantes indigènes. Le docteur [Léopold Théodore] Flamand les accompagnait quelquefois dans leurs excursions. » (p. 12) C'est Wetzel qui initia à la botanique Charles Contejean (1824-1907), l'un des fondateurs de la Société d'émulation de Montbéliard. Reliure usagée, dos manquant.‎

Referentie van de boekhandelaar : 1353

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€ 1.500,00 Kopen

‎TAILFER (ou TAILLEFER, Alfred et Alexandre)‎

‎Commissions. Commencé le 1er janvier 1853‎

‎L'Aigle : 1853-1860. LES ÉPINGLES DE L'AIGLE DE LA MANUFACTURE À LA MÉCANISATION‎

‎Cahier in-f° (362 x 145 mm), 26 [ff.] manuscrits à l'encre brune - [17] ff. bl. et [39] ff. volants ou épinglés de formats divers, papier marbré rose, étiquette de titre manuscrite au plat supérieur (travail de l'époque). Cahier de commissions manuscrit, piqué de nombreux échantillons, d'un marchand et fabricant d'épingles établi à L'Aigle (Normandie). Le cahier, en plus de quelques tables (coût des matériaux, prix coûtant des différents modèles d'épingles, liste des fabricants sous-traitants), contient la trace de 398 commandes, avec pour chacune la date, le nom du client, les produits commandés (avec référence et échantillon fiché dans les feuillets), d'éventuelles précisions (« pressé », « têtes très petites »...) et la date d'expédition. Commencé en janvier 1853, le cahier s'achève au 1er janvier 1861 avec la note suivante : « écrit à tous mes correspondants d'adresser leurs plis à mon fils (Tailfer et cie Laigle) qui leur servira bien comme je l'ai fait moy même ». Le cahier comporte en outre une quarantaine de feuillets de formats divers, volants ou épinglés : listes des fabricants mentionnant leurs spécialités (« font bien les n°4 et les n°5 », « depuis 1850 ils font leurs épingles bien trop fortes ») ; tables des prix du transport vers Saint-Quentin, Calais, Mulhouse et Tarare ; tables des prix des matériaux et produits remontant jusqu'en 1849 ; correspondance avec les fabricants sous-traitants ; échantillons avec commentaires ( « bien trop forte pour du n°10 [...] ses pointes ne sont pas assez allongées »). Documentée dans les planches de l'Encyclopédie, la fabrication des épingles à L'Aigle, qui comprend non moins de 18 étapes, est également évoquée par l'économiste Adam Smith qui s'en sert pour arguer en faveur de la division du travail. Après 1824, année de l'invention par l'américain Lemuel W. Wright d'une machine à faire des épingles, l'épinglerie tend à se mécaniser ; mais en Normandie, jusqu'aux dernières années du XIXe siècle, la production demeure en grande partie manuelle, faisant notamment intervenir un main d'oeuvre peu dispendieuse d'ouvrières travaillant à domicile. Alfred et Alexandre Tailfer (ou Taillefer), établis à L'Aigle vers 1834, semblent avoir recouru simultanément à ces deux méthodes (de même qu'ils semblaient fabriquer une partie de leurs épingles et en acheter une autre) : tout en collaborant avec des fabricants travaillant à la main, les Taillefer déposent en 1858 un brevet de perfectionnement d'une machine à fabriquer les épingles et, en 1862, le brevet d'une nouvelle machine. L'entreprise innove par ailleurs en proposant des épingles en fer, et ce grâce au brevet (acquis en 1851 auprès de M. Roseleur) d'un processus d'etamage permettant de recouvrir une épingle en fer d'une couche d'étain. Les épingles Tailfer sont présentées en 1851 et 1862 aux Expositions de Londres. Leur usine est acquise par Benjamin Bohin vers 1868. Quelques usures à la couverture.‎

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Librairie-Galerie Emmanuel Fradois
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‎ORLÉANS (Marguerite Marie Françoise Louise, d')‎

‎Journal de la Princesse Marguerite d'Orléans pendant son voyage en Egypte‎

‎Égypte : 7-16 novembre 1887. « LES PYRAMIDES ME FONT TRÈS PEU D'IMPRESSION, QU'ONT-ELLES DE SI ADMIRABLE ? »‎

‎(210 x 135 mm) 19 pp., [1] f. bl. Manuscrit autographe inédit, journal de voyage en Égypte rédigé par la princesse Marguerite d'Orléans (1869-1940). Partie avec son père, le Duc de Chartres Robert d'Orléans (1840-1910), la Princesse retrouve à Alexandrie son frère Henri d'Orléans (1867-1901). Le journal, adressé à sa mère demeurée en France, couvre une période allant du 7 au 16 novembre 1887. Arrivés par mer à Alexandrie le 7 novembre, les voyageurs rejoignent aussitôt le Caire aux environs duquel ils demeurent jusqu'au 16 novembre ; une excursion à Suez est prévue, mais le Duc de Chartres souffrant de fièvre (M. de Mussy, médecin de la famille d'Orléans, diagnostique la dengue) le voyage semble avoir été écourté. Henri d'Orléans, qui s'illustrera comme explorateur, photographe et naturaliste, est à cette période engagé dans un premier voyage qui le mène de Grèce en Égypte puis en Inde -- où il se consacre à la chasse au tigre -- avant de revenir par le Japon et l'Amérique. Il rapporte de ce périple un ouvrage, Six mois aux Indes, dans lequel il choisit explicitement de ne pas évoquer son séjour en Égypte : « Ce ne sont pas là les moins bons souvenirs de mon voyage, mais la Grèce et l'Égypte ont été parcourues et décrites par un trop grand nombre d'hommes éminents [...] pour que je m'aventure à revenir sur leurs traces. Les impressions individuelles n'ont d'intérêt pour autrui que lorsqu'elles correspondent à des faits qui sortent un peu de l'ordinaire. Or, à Athènes comme au Caire, je n'ai vu et fait que ce que tant d'autres ont fait et vu avant moi. » (p. 6) Le récit de la Princesse Marguerite complète ainsi notre connaissance du premier tour du monde de celui qui deviendra l'un des grands explorateurs de la fin du XIXe siècle, tout en nous informant sur un aspect plus « touristique » de la pratique du voyage absent des ouvrages de son frère. Centré sur les visites des sites historiques et hauts lieux culturels -- Memphis, Héliopolis, l'université al-Azhar, le musée Boulaq (« Sésostris vivant et Sésostris en momie, c'est absolument un raisin frais et un raisin sec ») -- le journal comporte également quelques portraits des dignitaires venus accueillir le père de l'auteur : « pour en revenir au khédive, il a l'air d'un bon bourgeois, ce n'est pas un aigle [...] On le dit dominé par sa femme (il n'en a qu'une, à laquelle il est très uni) et par les anglais. Ces derniers sont détestés ici, mais où ne le sont-ils pas ? avec cette arrogance et ce sans gêne qui les caractérisent. » La Princesse évoque également quelques scènes de chasse, activité qui motivera nombre des voyages d'Henri d'Orléans : « en approchant du terme de notre excursion, nous apercevons une énorme troupe de pélicans, non loin de la route. Henri qui a sa carabine ne peut résister à la tentation et se précipite à la poursuite des ces oiseaux gigantesques ; il en abat cinq, des nègres se jettent à la nage pour les lui rapporter. Les pyramides me font très peu d'impression, qu'ont-elles de si admirable ? »‎

Referentie van de boekhandelaar : 1366

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‎LIONNET (Anatole et/ou Hippolyte, Script.)‎

‎Romances et chansons‎

‎S. l. : s. d., vers 1860-70. DE LA BIBLIOTHÈQUE DES « FRÈRES SIAMOIS DE LA CHANSON »‎

‎In-8° (215 x 145 mm), [1] f. - [1] f. - 175 ff. manuscrits à l'encre brune, chagrin violine, dos à 4 faux-nerfs orné, tranches à fines mouchetures brunes (reliure de l'époque). Recueil soigneusement manuscrit de 175 chansons. Véritable panorama de la chanson populaire au XIXe siècle, l'ouvrage réunit chants de marins et chants d'écoliers, hymnes bretons et ballades d'inspiration hispanisante, romances bluettes et gauloiseries, couplets à la gloire de Napoléon et textes satiriques, airs d'opéra-comique et parodies de refrains populaires... On y retrouve les principaux poètes et chansonniers de l'époque ainsi que Laure Jourdan, Frédéric Bérat, Pierre Dupont... les noms du parolier et/ou du compositeur sont indiqués pour la plupart des textes, mais l'attribution n'est pas toujours exacte. Une dizaine des textes semblent n'être pas documentés dans les principaux recueils numérisés : « Coco le havanais » (n°32), complainte d'esclave au planteur, « Prière du naufragé » (n°109), chanson de matelot, « Le pélerinage » (n°166), attribué par le copiste à Fréderic Bérat... PROVENANCE : « Romances et chansons écrites par le Sieur Lyonnet / livre acheté en 1896 à la vente publique », mention manuscrite à la première garde blanche. Compositeurs, imitateurs et interprètes connus sous le nom de « frères siamois de la chanson », les jumeaux Anatole et Hippolyte Lionnet (ou Lyonnet) ne sont pas nés à Saint-Jean-de-Luz, contrairement à ce qu'a parfois affirmé la presse locale. Leur mère étant luzienne, ils passent cependant une partie de leur enfance à Saint-Jean-de-Luz, dans la célèbre maison de l'Infante. Ce séjour prolongé explique leur connaissance du basque et des chansons locales, qu'ils intègrent à leur répertoire lors de concerts sur la côte basque, où ils ont l'habitude de passer l'été. À Paris, ils se produisent avec succès dans les salons, aux Tuileries (Napoléon III les apprécie particulièrement) et à la cour de l'empereur de Russie, s'imposant comme les « vulgarisateurs de la jeune poésie ». Ils contribuent notamment à diffuser l'oeuvre d'Alphonse Daudet, intervenant en sa faveur auprès de Morny (Les années d'apprentissage d'Alphonse Daudet, 1951, p. 267). Gounaud, Massé, Nadaud fréquentent les soirées des frères Lionnet, et y interprètent leurs propres compositions. Dumas aurait écrit pour eux Le Prisonnier de la Bastille, drame jouant sur leur ressemblance. Mais la notoriété du duo s'estompe bientôt : déjà dans les années 1880, Anatole et Hippolyte ne se produisent plus qu'une fois l'an pour les « aliénées » de la Salpêtrière. Ils meurent le 18 juillet et le 14 août 1896. La vente de leurs effets, organisée le 4 novembre suivant à l'Hôtel Drouot, est à bien des égards un échec : leur imposante collection de photographies signées de célébrités contemporaines « à quelques exceptions près [...] n'ont même pas atteint le prix du cadre ». Toutefois, après la découverte dans un livre de plusieurs billets de banque, « les paniers de papiers, brochures et musique, qui se vendent ordinairement au poids du papier, ont obtenu des prix relativement élevés (Répertoire des ventes publiques, 1896, p. 62). Mouillure en tête en gouttière, manque angulaire (perte de mots) au feuillet 24 ; texte du n°121 ("Alcindor à la chaumière, paroles et musique d'Edouard Donvé") laissé vide. Quelques frottements à la reliure.‎

Referentie van de boekhandelaar : 1367

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Librairie-Galerie Emmanuel Fradois
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‎TOUCHET (Jacques, d'après)‎

‎[Menu pour le mariage de Jacques Henrion et A. Marie l'Ecuyer]‎

‎Sans lieu : 1944. RARE APPROPRIATION DES ILLUSTRATIONS DE TOUCHET POUR UN MENU DE MARIAGE SOUS L'OCCUPATION‎

‎4 feuillets de parchemin (105 x 185 mm) manuscrits recto-verso à l'encre bleue et à l'aquarelle, traversés d'un ruban de satin jaune avec cachet de cire rouge portant un monogramme. Ensemble de 4 menus manuscrits sur parchemin réalisés à l'occasion d'un mariage ; chaque menu est illustré d'un dessin différent, à l'encre et à l'aquarelle, copié de l'illustration de Jacques Touchet pour l'édition de Les Quinze joies du mariage. La nasse donnée par René Kieffer en 1930. Ils représentent des maris malheureux pris dans la « nasse du mariage » au moment des fiançailles (« pauvre petit »), du mariage (« Pris ! ça y est ! ah ! le malheureux ! »), 5 ans plus tard (« Rage & désespoir ! ») et 20 après (« Résignation »). « « Menu. En première lignée : Les Hors-d'oeuvre. --. Voici venir l'obole de la poulette de l'Eschole Corbin qui apporte ses oeufs sur canapé Mouillet de crème frayche. --. Suivront moult dindes farcyes et troussées de gente façon par Dame Moussoi, maitresse servante du logys -- elles seront entourées d'une couronne de perles d'or fondantes et succulentes. Et puis icy biennent les doulceurs de paÿs de France, sous forme de pâtés aux foyes d'orges gouleillants et piqués de truffes, auréolés des cheveux fyns de la Chicorée frisée. L'Hôte gracieux arrosera iceux de nectars d'ambroisie et d'Hydromel dignes de l'Olympe. Puis la théorye des fryandises va clore ce festyn : fromages délicats, gâteaux suaves, fruits en corbeilles --cafés, liqueurs. En l'an de grâce 1944 - aux accordailles de Messire Jacques Henrion et de Damoiselle A. Marie L'Ecuyer sa promyse. 10 oct. » » Manques aux sceaux de cire.‎

Referentie van de boekhandelaar : 1372

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‎[AIMARD (Gustave)] ; MOOG (Henri)‎

‎Les Chasseurs d'abeilles. Traduit de l'anglais par Moog Henri‎

‎1879. UN « PIERRE MENARD, AUTEUR DU DON QUICHOTTE » DU XIXE SIÈCLE‎

‎Cahier in-8° (211 x 135 mm), [1] f. de titre, 316 pp. numérotées 1-314, [1] f. de table contrecollé au plat inférieur, le tout manuscrit aux encres bleue, rouge et noire, demi-toile violine, plats de papier gaufré (travail de l'époque). Manuscrit autographe inédit d'une traduction française complète du récit d'aventure de Gustave Aimard Les Chasseurs d'abeilles, signée Henri Moog et datée du 1er juillet 1879. L'objet est fort curieux, dans la mesure où le roman, rédigé en français, paraît pour la première en français en 1864. Une traduction anglaise est publiée en 1868 par J. A. Berger, puis rééditée plusieurs fois dans le courant des années 1870. Conscient de l'absurdité de l'entreprise ou induit en erreur par le cadre nord-américain du roman (aucune des éditions anglaises consultées ne fait explicitement mention d'une traduction depuis le français), Henri Moog a retraduit le roman vers le français en s'appuyant sur l'une des éditions anglaises ; en effet, la structure de ses phrases ainsi que ses choix lexicaux sont visiblement calqués sur ceux de la traduction de 1868. Ainsi, au premier paragraphe de l'originale de 1864, on lit : « Depuis la découverte des riches placeres de la Californie et de la rivière Frazer, l'Amérique septentrionale est entrée dans une ère de transformation tellement active, la civilisation a si bien marché à pas de géants que, pour les poëtes et les rêveurs amoureux des grands spectacles de la nature, il n'est plus qu'une contrée, encore aujourd'hui presque inconnue, où ils puissent jouir de l'aspect majestueux et grandiose des mystérieuses savanes américaines. Le traducteur anonyme engagé par J. A. Berger restructure le paragraphe comme suit : »Since de dicovery of the gold-fields in California and on the Fraser River, North America has entered into a phase of such active transformation, civilisation has advanced with such giant strides, that only one region is still extant--a region of which very little is known--where the poet, or the dreamer who delights in surrounding himself with the glories of nature, can revel in the grandeur and majesty, which are the great characteristics of the mysterious savannahs.« . Henri Moog, enfin, propose, sur le modèle de l'anglaise : »Depuis la découverte des mines d'or en Californie et sur la rivière Fraser l'Amérique du nord est entrée dans une phase de transformation si active, la civilisation a avancé avec de tels pas de géant, qu'une seule région subsiste -- région de laquelle très peu est connu -- où le poëte, où le rêveur , qui se plaît à s'entourer des gloires de la nature peut y vivre dans la grandeur et la majesté, qu'offrent ces savanes mystérieuses et caractéristiques.« . Prototype de l'écrivain-aventurier--dont les péripéties au Mexique et en Californie sont vraisemblablement en grande partie inventées-- Gustave Aimard rentre définitivement à Paris au début des années 1850 et, dès 1854, enchaîne les publications. Grâce à ses feuilletons consacrés à l'ouest américain, il jouit d'une notoriété similaire à celle d'Eugène Sue ; il peine cependant à répondre à toutes les demandes de ses éditeurs : il donne ainsi à Cadot le roman L'Araucan, en grande partie auto-plagié des Chasseurs d'abeilles paru la même année chez Amyot. On ne sait que peu de choses du »traducteur« de l'ouvrage ; un cadre retrouvé avec le manuscrit porte au dos la mention »Donné à ma mère à l'époque de ma naissance par la comtesse de St Yorre / 10 août 1855 / jour de ma naissance / Henri Moog« . Son singulier projet, en tous cas, n'est pas sans évoquer la nouvelle de Borges »Pierre Ménard, auteur du Quichotte« . Quelques ratures et corrections. Reliure frottée.‎

Referentie van de boekhandelaar : 1419

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Librairie-Galerie Emmanuel Fradois
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‎GERIN (Marie)‎

‎Une Famille‎

‎Paris : 1969. AUTOBIOGRAPHIE TAPUSCRITE INÉDITE‎

‎In-4° (280 x 200 mm), [2] ff., 129 pp., attache métallique, couverture cartonnée titrée. Tapuscrit inédit, autobiographie rédigée par Marie Gerin en juin 1969, à l'âge de quatre-vingt ans, et dans laquelle elle revient notamment sur son expérience des deux Guerres mondiales. Née à Caen le 5 janvier 1890, Marie Rabut est éduquée religieusement, mais perd ses professeurs en 1904 suite à la loi de suppression de l'enseignement congrégationiste. Elle habite Paris lorsque éclate la Première Guerre mondiale, et entre au service des blessés à l'Hôpital 103 de l'École Normale Supérieure. À l'été 1914, elle promet le mariage au capitaine Nicolas Gerin (1878-1961), chasseur alpin fait prisonnier à Biderstroff et détenu au Fort IX d'Ingolstadt. Selon le récit de l'auteur, Gerin aurait « contribué à introduire le ski en France. C'est dans son bataillon que sont venus les premiers éclaireurs norvégiens qui venaient enseigner le ski aux chasseurs alpins. En 1905, il a ouvert à Briançon la première école de ski en France et inauguré les premiers tremplins à saut. » (p. 26) Nicolas Gerin est libéré en septembre 1918 ; il épouse Marie Rabut en décembre. Le couple a six enfants que Marie Gerin tente d'éloigner de Paris au début de la Seconde Guerre mondiale. Elle décrit les mesures de « défense passive », le renforcement des vitres, l'entraînement au black-out... Lorsque Pétain déclare l'armistice en juin 1940, la famille fuit à Lyon, où Marie Gerin prend soin des petites filles réfugiées avant de regagner Paris. L'auteur détaille le système de « cartes familiales » permettant de communiquer avec la zone non-occupée, le rationnement, le départ de son fils avec un « groupe d'enfants parisiens qui vont se joindre à un grand rassemblement d'enfants à Vichy pour souhaiter une bonne année au chef de l'État » (p. 56-57), les expéditions risquées de sa fille en zone non-occupée pour le ravitaillement, le départ de son autre fils pour l'Espagne depuis laquelle il rejoint l'Afrique du nord et les États-Unis, où il est formé comme pilote de chasse... Dans les années qui suivent la Libération, Marie Gerin visite l'Italie en compagnie de son époux ; après la mort de ce-dernier en 1961, elle voyage seule aux États-Unis et au Canada puis au Liban et à Jérusalem, qu'elle parcourt trois mois seulement avant le début de la guerre de Six jours. Elle y avait rejoint son fils qui, employé par l'UNICEF, demeure sur place pour aider à l'évacuation des réfugiés jordaniens. Marie Gerin meurt en 1973. « J'ai vécu de bout en bout le drame de la guerre de 1914-1918 et le cauchemar de celle de 1939-1945. [...] J'ai vu naître la Tour Eiffel dans le ciel de Paris ; je n'ai pas connu les diligences, mais la lampe à huile a fait partie de mon univers quasi quotidien. [...] J'ai vu naître le cinéma, l'automobile, l'aviation... Mon père m'a conduit au terrain d'Issy les Moulineaux voir Wilbur [W]Right s'élever de quelques coudées. » (pp. 126-27). Couverture décolorée.‎

Referentie van de boekhandelaar : 1519

Livre Rare Book

Librairie-Galerie Emmanuel Fradois
Paris France Francia França France
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‎TOZO (Gonzalo de) - MANUSCRIT.‎

‎TITRES DE NOBLESSE EN ESPAGNOL DE GONZALO de TOZO (1540). [MANUSCRIT].‎

‎1540 Portefeuille grand in-quarto (230 X 337 mm) vélin ivoire recouvert de satin bleu (en partie décousu avec petits manques en marge) et bordé d’un fin galon doré, cordons de fermeture brodés de fils couleurs et or (en partie manquants) ; 28 feuillets (dont deux réglés sans inscription et deux autres vierges) sur peau de vélin reliés au portefeuille par un cordon de soie à brins jaune, vert et rouge (Reliure de l'époque).‎

‎SUPERBE DOCUMENT MANUSCRIT ESPAGNOL SUR PEAU DE VÉLIN, entièrement réglé, orné de figures et décoré d'enluminures et d'initiales peintes à la gouache avec rehauts d'or et d'argent. Ce cahier témoigne de la reconnaissance par le conseil du Roi réuni à Grenade le 18 novembre 1540 des titres de noblesse de Gonzalo de TOZO, habitant la ville de Zafra, dans la province de Badajoz, en Extrémadure. DESCRIPTION DU MANUSCRIT : 28 feuillets contenant 48 pages de texte. La première page comporte quelques mots manuscrits et signatures, la dernière six lignes et signatures. L'écriture de deux pages du manuscrit diffère de celle de l'ensemble du document. In fine quatre pages réglées sans inscriptions et quatre pages vierges. Les pages 2 et 3 sont réglées dans un encadrement à trois côtés de bandeaux entièrement ornés d'enluminures à décor de rinceaux de feuillages, trophées d'armes, masques et chimères. La deuxième page : à l'angle gauche du bandeau supérieur, vignette carrée représentant la Reine Jeanne dite « la Folle ». A l'angle droit, vignette carrée contenant le portrait d'un homme jeune portant la toison d'or, certainement Philippe d'Autriche dit « le Beau », époux de la reine Jeanne et père de Charles Quint. Au centre vignette ronde représentant Charles Quint en monarque guerrier (couronne impériale et glaive). Dans les bandeaux latéraux deux autres vignettes carrées avec des personnages masculins. En haut à gauche grande initiale « D » historiée composant une mandorle qui contient une vierge à l'enfant. Marie, debout sur un croissant de lune bleu, porte Jésus dans ses bras, ce dernier tenant une pomme dans la main gauche. Le texte qui suit l'initiale commence ainsi : « Don Carlos por la divina Clemencia emperador semper Augusto Rey de Alemania, dona Juana su madre y el mismo don Carlos [etc.] ». Suit toute la titulature du Roi Charles Quint. En bas et au centre IMPORTANT BLASON, sans doute les armes de la famille de TOZO. La troisième page : à l'angle gauche du bandeau supérieur, vignette carrée représentant un saint tenant dans ses mains un glaive et un livre. Il est coiffé d'un bonnet surmonté d'une coquille Saint-Jacques. Il s'agit probablement de Saint Jacques le Majeur. A l'angle droit, vignette carrée représentant une sainte, probablement Sainte Catherine d'Alexandrie. Elle tient un glaive dans une main et une roue dentée dans l'autre. A la place des vignettes carrées latérales on trouve simplement deux cercles ferronnés. Dans la partie inférieure de la page, grande vignette représentant Saint Jérôme se mortifiant dans le désert. Il tient dans son bras gauche l’agneau et, de la main droite, soulève une pierre dont il se frappe la poitrine. Son chapeau cardinalice et sa cape sont posés sur une branche d’arbre, en arrière-plan. A ses pieds se trouve un lion, l'un de ses emblèmes. A sa droite, le Christ en croix au sommet d'un mont rocheux. La scène se déroule dans un paysage de rocs et de montagnes lointaines, suggérant le désert. Cette vignette est bordée d’un grand cercle bleu serti de filets dorés et inscrite dans un grand rectangle à fond rouge orné de chimères et de végétaux. A la suite, réparties de manière aléatoire au gré des feuillets on trouve neuf initiales peintes dont une initiale « D » dans laquelle est représenté un beau portrait de CHARLES QUINT, le chef couronné et tenant le sceptre dans sa main droite. Ce document est en bel état de conservation : seules quelques pertes de couleurs en marge de la deuxième page sont à déplorer ainsi que quelques usures et manques à la couvrure en satin bleu. EXCEPTIONNEL MANUSCRIT contenant une spectaculaire double page entièrement ornée de figures et scènes peintes, et deux portraits de Charles Quint. Les couleurs vives, variées, chatoyantes, assemblées avec raffinement, le goût sûr de la composition désignent un artiste de tout premier ordre. Nous sommes en possession du CERTIFiCAT D'EXPORTATION et de la LICENCE D'EXPORTATION HORS-CEE pour ce document. SUPERB SPANISH MANUSCRIPT DOCUMENT ON VELLUM, entirely ruled, decorated with figures and illuminations and initials painted in gouache with gold and silver highlights. This book bears witness to the recognition by the King's Council meeting in Granada on November 18, 1540 of the titles of nobility of Gonzalo de TOZO, inhabitant of the town of Zafra, in the province of Badajoz, in Extremadura. DESCRIPTION OF THE MANUSCRIT : 28 leaves containing 48 pages of text. The first page has a few handwritten words and signatures, the last page has six lines and signatures. The handwriting on two pages of the manuscript differs from that of the entire document. In fine four pages ruled without inscriptions and four blank pages. Pages 2 and 3 are set in a three-sided frame of bands entirely decorated with illuminations of foliage scrolls, trophies of arms, masks and chimeras. The second page: at the left corner of the upper band, a square vignette representing Queen Jeanne known as "the Madwoman". At the right corner, square vignette containing the portrait of a young man wearing the golden fleece, certainly Philip of Austria called "the Beautiful", husband of Queen Jeanne and father of Charles QUINT. In the center round vignette representing Charles QUINT as a warrior monarch (imperial crown and sword). In the lateral bands two other square vignettes with male characters. In the upper left corner, a large initial "D" is set in a mandorla containing a virgin and child. Mary, standing on a blue crescent moon, carries Jesus in her arms, the latter holding an apple in her left hand. The text that follows the initial begins: "Don Carlos por la divina Clemencia emperador semper Augusto Rey de Alemania, dona Juana su madre y el mismo don Carlos [etc.]". Follows all the title of King Charles QUINT. At the bottom and in the center IMPORTANT BLASON, probably the arms of the family of TOZO. The third page : at the left corner of the upper band, square vignette representing a saint holding in his hands a sword and a book. He is wearing a cap topped by a scallop shell. It is probably Saint Jacques le Majeur. At the right corner, a square vignette representing a saint, probably Saint Catherine of Alexandria. She holds a sword in one hand and a cogwheel in the other. Instead of the square vignettes on the sides, there are simply two iron circles. In the lower part of the page, a large vignette representing Saint Jerome mortifying himself in the desert. He holds the lamb in his left arm and with his right hand lifts a stone which he strikes on his chest. His cardinal's hat and cloak are resting on a tree branch in the background. At his feet is a lion, one of his emblems. To his right is Christ on the cross atop a rocky mountain. The scene takes place in a landscape of rocks and distant mountains, suggesting the desert. This vignette is bordered by a large blue circle set with golden nets and inscribed in a large rectangle with a red background decorated with chimeras and plants. Following, randomly distributed throughout the leaves, there are nine painted initials, including an initial "D" in which is represented a beautiful portrait of CHARLES QUINT, the head crowned and holding the scepter in his right hand. This document is in a beautiful state of preservation: only a few losses of colors in the margin of the second page are to be deplored as well as some wear and tear to the blue satin cover. EXCEPTIONAL MANUSCRIT containing a spectacular double page entirely decorated with painted figures and scenes, and two portraits of Charles QUINT. The vivid, varied, shimmering colors, assembled with refinement, the sure taste of the composition designate an artist of very first order. We are in possession of the EXPORT CERTIFICATE and the EXPORT LICENSE OUT OF THE EUROPEAN ECONOMIC COMMUNITY FOR THIS DOCUMENT. NICE COPY. PICTURES AND MORE DETAILS ON REQUEST.‎

Referentie van de boekhandelaar : 003170

‎SAMAIN (Albert).‎

‎POÈME AUTOGRAPHE SIGNÉ intitulé "AUBADE".‎

‎1890 Deux pages sur un feuillet (152 X 204 mm). Biffures et corrections. Traces de plis.‎

‎POÈME APPAREMMENT INÉDIT, non daté [circa 1890-1900], composé de trois quatrains et trois tercets alternés. Nous reproduisons ici le premier quatrain : «Le vent fait frissonner les feuilles / dans l'aube à ton balcon rouillé. Pieds nus dans le gazon mouillé / L'amour attend que tu l'accueilles. » Albert SAMAIN (1858-1900), poète symboliste né à Lille, après avoir été fortement influencé par l'oeuvre de Baudelaire, évolue vers une poésie plus élégiaque. La perfection de la forme, alliée à une veine mélancolique et recueillie, caractérise un art d'une sensibilité extrême. La publication de ses principaux recueils poétiques a toujours été accompagnée d'un grand succès, à la fois public et critique : "Au Jardin de l'Infante" (1893) - "Aux Flancs du vase" (1898) - "Le Chariot d'or" (1900). BEAU DOCUMENT AUTOGRAPHE, en bel état. FINE COPY. PICTURES AND MORE DETAILS ON REQUEST.‎

Referentie van de boekhandelaar : 004809

‎BUTOR (Michel).‎

‎NOTES AUTOUR DE MONDRIAN. Tapuscrit de 14 pages.‎

‎1976 Ensemble de 14 pages numérotées rédigées sur le recto de 14 feuillets (21 X 30 cm), retenues par un trombone (décharge de rouille sur le premier et dernier feuillet).‎

‎TAPUSCRIT COMPLET de ce texte de Michel BUTOR qui a paru en 1976 en préface de l'ouvrage publié par Flammarion consacré au peintre MONDRIAN : "Tout l'oeuvre peint de Piet Mondrian", dans la collection "Les Classiques de l'art". Corrections et biffures tapuscrites, quatre lignes biffées au feutre violet. En tête du texte mention «pour Francis Bouvet » qui fut directeur de collection chez Flammarion. Document en BEL ÉTAT. FINE COPY. PICTURES AND MORE DETAILS ON REQUEST.‎

Referentie van de boekhandelaar : 004898

‎COPPÉE (François).‎

‎LA BÉNÉDICTION. Poëme.‎

‎1876 Paris, 1876. Grand in-8 (171 X 244 mm) maroquin bleu anthracite, encadrements de filets dorés sur les plats, doublures de maroquin rouge ornées d'encadrements de filets dorés dont grand quadrilobe et losange au centre avec roulette et fleurons d'angles, dos à nerfs, caissons dorés, titre doré, gardes de soie rouge moirée, coupes et coiffes filetées, tranches dorées, étui (Gruel) ; (1) f. blanc, (1) f. de titre en rouge et noir, (9) pages, (6) ff. blancs. L'étui est défraîchi avec manques.‎

‎MANUSCRIT AUTOGRAPHE sur beau vélin entièrement calligraphié à l'encre noire et rouge de ce long poème de François COPPÉE (1842-1908) qui parut en 1869 dans le recueil "Poèmes modernes". Il relate un épisode tragique du second siège de Saragosse (1809), pendant la guerre d'Espagne, considéré comme une des batailles les plus brutales des guerres napoléoniennes. Le manuscrit est orné d'un grand fleuron sur le titre signé "JC" et de NEUF DESSINS à la plume signés de Jules-Adolphe CHAUVET (1828-1898), peintre, dessinateur et lithographe français. Élève d'Eugène Ciceri de l'âge de 15 à 18 ans, puis engagé volontaire et sous-officier aux chasseurs d'Afrique, il se remit au dessin à son retour en France en 1855. Dès lors il produisit un nombre considérable de dessins, notamment des vignettes pour les libraires-éditeurs, avec lesquels ses relations se développèrent. Outre ces vignettes, gravées de sa main, Chauvet a réalisé pour grands amateurs et bibliophiles de son temps de nombreux dessins, destinés à orner leurs exemplaires les plus précieux, sur les sujets les plus variés. On doit également à Chauvet le frontispice du "Guide de l'amateur de livres à vignettes" de Cohen ainsi que celui du "Dictionnaire de la langue verte" d'Alfred Delveau. TRÈS BEL EXEMPLAIRE dans une parfaite reliure doublée de GRUEL. (Beraldi, "Les Graveurs du XIXe siècle", IV, pp. 165-166). NICE COPY. PICTURES AND MORE DETAILS ON REQUEST.‎

Referentie van de boekhandelaar : 005156

‎DAX (Adrien).‎

‎LETTRE AUTOGRAPHE SIGNÉE adressée à Jean-Claude BIRABEN, ornée de CINQ "IMPRESSIONS EN RELIEF(S)".‎

‎1975 Toulouse, le jeudi 20 mars 1975. Trois pages sur deux feuillets doubles (110 X 155 mm) découpés par Dax ; trois illustrations contrecollées sur le premier feuillet, deux sur le second. Enveloppe timbrée.‎

‎BELLE LETTRE adressée par Adrien DAX (1913-1979), peintre et écrivain libertaire et surréaliste au sculpteur Jean-Claude BIRABEN (1933-2018).Adrien Dax, après avoir remercié Biraben pour sa « belle lettre en accordéon », ornée de « dessins calligraphiés » et de « fragments poétiques » qu'il a aimé « sans la moindre réserve », évoque des appels téléphoniques avec « Annie [Rowling] » à Londres et « Élisa [Breton] » à Paris, ainsi qu'une exposition pour « une galerie italo-niçoise » pour laquelle il a envoyé « une vingtaine de choses, dont huit graphismes récents en grand format, quatre impressions en relief(s) d'il y a 10 ans et divers dessins au crayon [?], à la gouache et à l'encre ». Il a reçu également "A, noir corset velu", un « bouquin monumental » d'Henri Maccheroni réalisé en collaboration avec Pierre Bourgeade : « On pense à d'étonnants paysages, à des végétations de métal. Cela tient, aussi, de la loutre et de l'orchidée. » Il s'est rendu à Paris à l'occasion du soutien en Sorbonne de la thèse de Marguerite Bonnet sur André Breton : « Il y a eu, le soir, une réunion de tous les "amis" du café. Beaucoup de froideur entre les divers groupes mais, en fin de compte, il n'y a pas eu le moindre incident. Donc tout s'est bien passé. Ni [Jean] Schuster, ni Radovan [Ivšić] n'étaient là... » Enfin il raconte un petit cambriolage réalisé dans une école par des "casseurs" : « Tout cela pour, environ, 20 à 25 francs en pièces de 0,50 !! De quoi rigoler, ces pauvres types travaillent pour rien ! » En post-scriptum il ajoute : « J'ai atrocement souffert pour écrire cette lettre. Imagine que j'ai oublié mes lunettes et que j'en ai été réduit à utiliser la loupe et la plume à dessin ! ». CINQ "IMPRESSIONS EN RELIEF(S)", dont deux en bistre, contrecollées et de formats divers, ornent les deux feuillets doubles ; elles sont toutes signées par Dax à la mine de plomb. Il s'agit, comme l'explique Dax à Biraben à la fin de son post-scriptum, de découpages de publicités qu'il a ensuite modifiées : « "L'escorte" est cette fois constituée par des publicités transformées (prélevées dans des magazines féminins). » Adrien Dax nommait « impressions en relief(s) » la transformation d'un support graphique par empreinte et/ou grattage. BEAU DOCUMENT "BRUT" et intéressant témoignage de la vitalité créatrice d'Adrien DAX. ENGLISH TRANSLATION : Toulouse, le jeudi 20 mars 1975. Three pages on two double leaves (110 X 155 mm) cut by Dax ; three illustrations pastedown on the first leaf, two on the second. Stamped envelope.BEAUTIFUL LETTER addressed by Adrien DAX (1913-1979), libertarian and surrealist painter and writer to the sculptor Jean-Claude BIRABEN (1933-2018).Adrien Dax, after having thanked Biraben for his "beautiful letter in accordion", decorated with "calligraphic drawings" and "poetic fragments" which he liked "without the least reserve", evokes telephone calls with "Annie [Rowling]" in London and "Elisa [Breton]" in Paris, as well as an exhibition for "an Italian-Nice gallery" for which he sent "about twenty things, including eight recent large-format graphics, four relief prints from ten years ago and various pencil drawings [? ...], gouache and ink". He also received "A, noir corset velu", a "monumental book" by Henri Maccheroni in collaboration with Pierre Bourgeade: "One thinks of astonishing landscapes, of metal vegetation. It also comes from the otter and the orchid. "He went to Paris on the occasion of the support in Sorbonne of the thesis of Marguerite Bonnet on André Breton: "There was, in the evening, a meeting of all the "friends" of the café. There was a lot of coldness between the various groups but, in the end, there was not the slightest incident. So everything went well. Neither [Jean] Schuster nor Radovan [Ivšić] was there... "Finally he tells of a small burglary carried out in a school by "breakers": "All this for, about, 20 to 25 francs in 0.50 coins ! What a laugh, these poor guys work for nothing ! "In postscript he adds: "I suffered atrociously to write this letter. Imagine that I forgot my glasses and that I was reduced to using the magnifying glass and the drawing pen! ». FIVE "PRINTINGS IN RELIEF(S)", of which two in bistre, pastedown and of various sizes, adorn the two double leaves ; they are all signed by Dax in lead pencil. They are, as Dax explains in Biraben at the end of his postscript, cut-outs of advertisements that he then modified: « "The escort" this time consists of transformed advertisements (taken from women's magazines). » Adrien Dax called "impressions in relief(s)" the transformation of a graphic support by impression and/or scraping. BEAUTIFUL "ART BRUT" DOCUMENT and interesting testimony of the creative vitality of Adrien DAX.‎

Referentie van de boekhandelaar : 005337

‎BOULAINVILLIERS (Henri de).‎

‎ABRÉGÉ DES JUGEMENTS ASTROLOGIQUES SUR LES NATIVITÉS. [Manuscrit].‎

‎Le 16 d'aoust 1717 à 9 heures du soir. In-quarto (275 X 210 mm) veau havane glacé de l'époque, dos à nerfs, caissons dorés ornés aux petits fers, pièce de titre maroquin grenat, coupes et coiffes filetées, chasses ornées d'une roulette dorée, tranches rouges (Reliure de l'époque) ; (1) f. de titre, 732 pages, (1) f. blanc, 68 feuillets, (1) f. blanc. Petit manque et petites restaurations à la coiffe supérieure, quelques taches sur les plats.‎

‎IMPORTANT MANUSCRIT rédigé de la main de l'auteur, Henri de BOULAINVILLIERS (1658-1722), militaire, historien et astrologue français, père de la « libre pensée » et l'un des premiers historiens à avoir considéré l'art de gouverner comme une science. En examinant les titres de ses ancêtres, il fut entraîné à étudier l'histoire de son pays, et dirigea surtout ses recherches vers la nature des institutions politiques du moyen âge, et l'origine des anciennes familles du royaume. Il voyait dans le gouvernement, ou plutôt l'anarchie féodale, le "chef-d'oeuvre de l'esprit humain" ; tout progrès, soit de l'autorité royale, soit des libertés civiles ou municipales des roturiers, était pour lui une usurpation au détriment des droits de la noblesse, seule héritière des francs, conquérants de la Gaule. Il a écrit de nombreux ouvrages sur divers sujets : histoire, astrologie judiciaire, critique religieuse, recherches de statistique, plans de réforme, métaphysique et philosophie (il réalisa la première traduction française de "L'Éthique" de Spinoza), mais aucun de ces écrits ne furent publiés de son vivant et ce n'est qu'à titre posthume, à partir de 1727, que certains d'entre eux furent imprimés. Quelques textes, néanmoins, circulèrent sous forme de manuscrits, copiés par ses amis ou restitués sous la plume de copistes professionnels. L'intégralité du manuscrit, ainsi que les corrections, ratures et ajouts qui émaillent le manuscrit, sont de la même main. À la fin du texte manuscrit on trouve cette mention « Fin / le 16 D'aoust 1717 a 9 heures du soir », toujours de la même main. La mention autographe ancienne sur la page de titre « par Mr De Boulainvillers » est par contre d'une autre main. Ce manuscrit, précédé d'un avertissement (9 pages), est divisé en 3 PARTIES : "Pratique Abrégée des jugements Astrologiques sur les nativités" (1ère partie, pages 11 à 167) - "Des significations de la vie" (deuxième partie, article 1er, pages 167 à 631) - "Des directions en général" (Troisième partie, article 1er, pages 632 à la fin). Suivent ensuite 68 THÈMES ASTRAUX DE GRANDS PERSONNAGES, rédigés en rouge et noir sur 68 feuillets numérotés de 1 à 68 : de Philippe II Auguste, roi de France né en 1165 (n°1) à Érasme, né en 1467 (né en 1467). Parmi ces 68 personnalités, on trouve de nombreux rois et reines de France, de grands noms de la noblesse française, mais aussi Nicolas Fouquet et Michel de Nostradamus. Sur le second contreplat a été collé un thème astral manuscrit intitulé "RÉVOLUTION SOLAIRE", daté de juillet 1666, toujours de la même main. Ce manuscrit n'a été publié qu'en 1947 aux "Éditions du nouvel humanisme" et seulement 3 EXEMPLAIRES de ce manuscrit sont signalés dans les collections publiques (2 à la BNF et 1 à la BM d'Angoulème). Une LETTRE AUTOGRAPHE d'une page, contrecollée sur la première contregarde, à en-tête « 16, Rue Saint Guillaume. 7e. », datée « Paris. 12. IX. 58 » est signée « B. Faÿ ». Il s'agit de Bernard FAY (1893-1978), historien et essayiste français, auteur en 1924 d'une thèse de doctorat ès lettres sur "L'Esprit révolutionnaire en France et aux États-Unis à la fin du XVIIIe siècle" ; il fut également administrateur de la Bibliothèque Nationale de France du 6 août 1940 jusqu'à sa destitution en août 1944. Il atteste dans ce courrier que le manuscrit est bien de la main de Boulainvilliers : « Cher Monsieur, J'ai comparé votre ms. [manuscrit] de Boulainvilliers avec la lettre signée de lui que je possède (la seule actuellement connue) et j'en conclue que sans conteste possible, votre ms. est tout entier, texte et corrections, de la main de Boulainvilliers lui-même. Cela est fort intéressant, car on possède très peu de mss. qui soient entièrement de sa main. Tous mes compliments, vous avez fait là une jolie trouvaille. Et je vous redis mon bien sincère dévouement. B. Faÿ ». BEAU DOCUMENT, rédigé à l'encre noire d'une écriture très lisible sur papier vergé, en TRÈS BEL ÉTAT, conservé dans sa reliure d'époque en veau. (Pierre larousse, "Grand dictionnaire universel du XIXe siècle", II-1088 - Pas dans Caillet). NICE COPY. PICTURES AND MORE DETAILS ON REQUEST.‎

Referentie van de boekhandelaar : 005670

‎Victor GAUTRON du COUDRAY‎

‎Victor GAUTRON du COUDRAY, Homme de lettre - LETTRE AUTOGRAPHE SIGNÉE, 1911‎

‎Victor GAUTRON du COUDRAY. Lettre autographe signée en date du 6 juillet 1911 Dimensions : 17,8 x 11,1 cm Nombre de pages : 2 pages‎

Referentie van de boekhandelaar : boz_001946

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‎Jean Laroque, Huissier Royal‎

‎Acte d'Accusation manuscrit, Insurrection de Monnières, Drapeau Tricolore brûlé, 1833‎

‎Acte d'Accusation manuscrit, Insurrection de Monnières, Drapeau Tricolore brûlé, 1833 Acte d’accusation manuscrit émanant de la Cour royale de Rennes, daté du 19 février 1833, relatif à des faits d’insurrection survenus dans l’Ouest de la France sous la Monarchie de Juillet. Signé par Jean Laroque, Huissier Royal. Rédigé à l’encre brune sur un double feuillet de papier vergé, ce document judiciaire de quatre pages expose les chefs d’accusation retenus contre le sieur Arondel, ancien percepteur à Monnières (Loire-Inférieure), alors déclaré en fuite. Le texte relate de manière détaillée les événements du 4 juin 1832, au cours desquels Arondel est présenté comme ayant pris la tête d’un groupe armé rassemblant environ 150 hommes, et comme ayant participé à l’organisation d’un mouvement insurrectionnel dans la commune de Monnières. Le document mentionne notamment un acte symbolique de rébellion, l’accusé étant décrit comme étant monté au clocher de l’église paroissiale afin d’y descendre et brûler le drapeau tricolore, geste interprété par l’autorité judiciaire comme une manifestation directe d’hostilité au régime de Louis-Philippe. L’acte évoque également la jonction de bandes armées dans les communes voisines, notamment à Maisdon, ainsi que des affrontements avec les troupes de ligne, avant de détailler les suites procédurales de l’affaire. La procédure est poursuivie par contumace, le document comprenant la mention de la notification de fuite dressée par l’huissier Laroque, constatant l’impossibilité de saisir l’accusé. Ce document constitue un témoignage judiciaire direct de la répression menée à la suite des soulèvements légitimistes de 1832, dans le contexte des troubles liés à l’insurrection menée au nom de la duchesse de Berry, en Bretagne et dans le Pays nantais. Dimensions : 19,6 x 31,3 cm État : Bel état général, quelques rousseurs, et tâches anciennes n'altérant pas la lisibilité. Nombre de pages : 4 pages‎

Referentie van de boekhandelaar : boz_001948

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‎Maurice MAGRE‎

‎Maurice MAGRE Lettre autographe signée sur japon impérial 1 page‎

‎Maurice MAGRE Lettre autographe signée changement d'adresse 1 page Dimensions : 19,3 x 15,1 cm Nombre de pages : 1‎

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‎Alphonse Karr‎

‎Alphonse Karr - Lettre autographe signée - « J'ai eu tant d'ennuis » - 1848‎

‎Alphonse Karr. Lettre autographe signée, « J'ai eu tant d'ennuis », 1848 Dimensions : 18,9 x 23,2 cm État : Papier très fin, fragile. Manque de papier dans le coin haut gauche sans atteinte du texte. Bel état de conservation, texte parfaitement lisible. Nombre de pages : 1 page Alphonse Karr Jean Baptiste Alphonse Karr, né à Paris le 24 novembre 1808 et mort à Saint-Raphaël le 30 septembre 1890, est un romancier et journaliste français.‎

Referentie van de boekhandelaar : boz_001996

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‎Paul d'Ivoi‎

‎Paul d'Ivoi Romancier- LETTRE AUTOGRAPHE SIGNÉE À M Crespelle pour une plaquette‎

‎Paul d'Ivoi Romancier - LETTRE AUTOGRAPHE SIGNÉE À M Crespelle pour une plaquette Dimensions : 27 x 21 cm Nombre de pages : 1 Paul d'Ivoi, nom de plume de Paul Charles Philippe Éric Deleutre, est un romancier français né le 28 octobre 1856 à Paris et mort le 6 septembre 1915 à Paris 17e.‎

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‎Michel Chevalier‎

‎Michel Chevalier - Lettre autographe signée - 1867‎

‎Michel Chevalier - Lettre autographe signée - 1867 Lettre autographe signée de Michel Chevalier, datée du 29 mars 1867, rédigée à l'encre noire sur un feuillet de papier vergé filigrané. Nombre de pages : 1 page Dimension : 13,5 x 20,8 cm‎

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‎Casimir Delavigne‎

‎Casimir Delavigne - Lettre autographe signée à Mr Couturier de Vienne - 1836‎

‎Casimir Delavigne. Lettre autographe signée, 1836 Poète et dramaturge français Lettre autographe signée de Casimir Delavigne, adressée à Monsieur Couturier de Vienne, capitaine d'état major, datée du 2 novembre 1836, à Paris. Écrite à l'encre brune sur un double feuillet de papier vélin, et tamponnée au 6 décembre 1863. Dimensions : 12,6 x 19,5 cm Nombre de pages : 2 pages Casimir Delavigne Casimir Jean François Delavigne, né le 5 avril 1793 au Havre et mort le 11 décembre 1843 à Lyon, est un poète et dramaturge français.‎

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‎Maurice Barrès‎

‎Maurice Barrès - LETTRE AUTOGRAPHE SIGNÉE À UNE AMIE‎

‎Maurice Barrès. Lettre autographe signée à une amie Homme politique français Lettre autographe signée de Maurice Barrès, adressée à une amie, non datée, écrite à l'encre bleue sur un double feuillet de papier vergé bleu filigrané avec son adresse dans les Vosges en entête. Dimensions : 12,7 x 17,1 cm État : Pli central dû à l'envoi. Nombre de pages : 2 pages Maurice Barrès Maurice Barrès [baʁɛs], né le 17 août 1862 à Charmes et mort le 4 décembre 1923 à Neuilly-sur-Seine, est un écrivain et homme politique français, figure de proue du nationalisme français.‎

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‎Mélanie Waldor‎

‎Mélanie Waldor - Lettre autographe signée à Monsieur Plouvier - 1870‎

‎Mélanie Waldor - Lettre autographe signée à Monsieur Plouvier - 1870 Écrivain Lettre autographe signée de Mélanie Waldor, adressée à Monsieur Plouvier, datée du 14 janvier 1870, écrite à l'encre noire sur un double feuillet de papier vergé avec liseré de deuil de 3 mm, avec ses initiales en en-tête. Dimensions : 13,1 x 20,5 cm État : Voir photos et description pour plus de détails. Nombre de pages : 1 Mélanie Waldor Mélanie Villenave, dite Mélanie Waldor, née le 29 juin 1796 à Nantes (Loire-Inférieure) et morte le 11 octobre 1871 à Paris 1 er , est une femme de lettres françaises, à la fois romancière, poétesse et dramaturge.‎

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‎DE VIGNERAL Christian (comte)‎

‎LETTRE AUTOGRAPHE SIGNÉE, 1857‎

‎Christian DE VIGNERAL. Lettre autographe signée. 2 août 1857. Dimensions : 13,6 x 20,9 cm, 3 pages. État : Bon état de conservation. Déchirure avec léger manque (fin du mot "que").‎

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‎Gilbert CESBRON‎

‎Gilbert CESBRON - Lettre autographe signée de remerciements - 1957‎

‎Gilbert CESBRON. Lettre autographe signée, 1957 Écrivain français Lettre autographe signée de Gilbert CESBRON, adressée à "Mon cher ami", datée du 22 novembre 1957. Écrite à l'encre noire sur un feuillet simple avec tampon sec de son nom en entête. Dimensions : 13,5 x 21 cm Nombre de pages : 1 page Gilbert Cesbron est un écrivain français d’inspiration catholique, né le 13 janvier 1913 à Paris, où il est mort le 12 août 1979.‎

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‎Henry Murger‎

‎Pouvoir manuscrit signé Henry Murger – Collection cohérente 24 auteurs&musiciens‎

‎Henry Murger Pouvoir manuscrit signé par Henry Murger, écrivain français. Dimensions : 24 x 17 cm.‎

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‎Octave Uzanne‎

‎Octave Uzanne - Lettre autographe signée "nous n'en sortirons jamais"‎

‎Octave Uzanne. Lettre autographe signée "nous n'en sortirons jamais" Homme de lettres Lettre autographe signée d'Octave Uzanne, non datée, écrite à l'encre noire sur un double feuillet de papier vergé avec entête "Le Livre Revue mensuelle", revue qu'il a fondé chez l'Éditeur Albert Quantin. Dimensions : 13,7 x 21,6 cm État : Voir photos pour plus de détails. Nombre de pages : 1 page Octave Uzanne Louis Octave Uzanne, né à Auxerre le 14 septembre 1851 et mort à Saint-Cloud le 31 octobre 1931, est un homme de lettres, bibliophile, éditeur et journaliste français.‎

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‎Claude ANET‎

‎Claude ANET LETTRE AUTOGRAPHE SIGNÉE À M LAPINA, Rue du bac, Comme Soeur Anne, je ne vois rien venir...‎

‎Claude ANET LETTRE AUTOGRAPHE SIGNÉE À M LAPINA, Rue du bac, Comme Soeur Anne, je ne vois rien venir... Dimensions : 20 x 13 cm État : Voir photos pour plus de détails. Nombre de pages : 1‎

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‎De Belenglise‎

‎Parchemin, de Belenglise, Quittance au trésorier de l'extraordinaire des guerre, 1695‎

‎Parchemin, de Belenglise, Quittance au trésorier de l'extraordinaire des guerre, 1695 Quittance au trésorier de l'extraordinaire des guerre, sur parchemin, daté de juillet 1695, pour la somme de 380 livres pour les appointements de Mr de Belenglise pour ses diverses qualités au sein de l'armée. Dimensions : 18,5 x 13,7 cm État : Voir photos pour plus de détails. Nombre de pages : 2 pages‎

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