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[MANUSCRIT].
Détail général et spécifique sur toutes les parties des finances du Royaume de France. Avec des observations politiques et intéressantes, tant sur la multiplicité onéreuse des impôts, que l'administration et la régie desdittes finances. Seconde partie
S.l., 1766 in-8, [3] ff. n. ch. (titre, table des matières), pp. 139-251, couvertes d'une écriture moyenne et très lisible (environ 15/20 lignes par page), en feuilles, cousu.
Référence libraire : 240823
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[MANUSCRIT].
Pro Academia Parisiensi suasoriae habitae in Harcuriana schola rhetorices, anno 1607.
S.l., s.d. (vers 1610) in-8, [29] ff. n. ch., couverts d'une écriture moyenne, formée et très lisible (environ 30 lignes par page), en feuilles.
Référence libraire : 240828
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[MANUSCRIT]. OSTEN (Pierre-Jacques).
Armée [du Nord]. Le général Osten au citoyen Manville,. commandant la 164me 1/2 brigade.
Bréda, 20 Messidor an III (8 juillet 1795), in-folio, avec belle vignette en-tête, en feuille, cachet de cire rouge.
Référence libraire : 240912
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[MANUSCRIT]. BOURCIER (Sabin).
Armée du Nord. Le commissaire ordonnateur général Sabin Bourcier (..).
Westresel, 28 Ventôse an III (18 mars 1795), in-4, écrit au recto du premier feuillet, avec belle vignette en-tête, en feuille.
Référence libraire : 240913
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[MANUSCRIT]. EBLE (Jean-Baptiste).
Armée du Nord. Éblé, général de division, commandant l'artillerie à l'Armée du Nord (..).
Utrecht, 9 Messidor an III (27 juin 1795), in-folio, écrit au recto du premier feuillet, avec belle vignette en-tête, en feuille.
Référence libraire : 240914
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[MANUSCRIT]. ROGIER.
Le Commissaire du Directoire exécutif près l'administration du département de la Meuse inférieure. au citoyen [Jean-Nicolas] Bassenge, commissaire du directoire exécutif près le département de l'Ourthe
Maastricht, 2 Messidor an IV (20 juin 1796) in-4, écrit sur deux pages, avec belle vignette en-tête, en feuille.
Référence libraire : 240915
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[MANUSCRIT]. BOUTEVILLE DU METZ (Louis-Ghislain).
Départemens réunis. - Envoi des loix. Le citoyen Bouteville, commissaire du gouvernement près les départemens réunis par la loi du 9 Vendémiaire an V. au ministre de la justice
Bruxelles, 4 Brumaire an V (25 octobre 1796) in-4, écrit sur deux pages, avec belle vignette en-tête gravée par A. Cardon, en feuille.
Référence libraire : 240916
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[MANUSCRIT]. FERRAND (Jacques).
République française. - Armées du Nord et de Sambre et meuse. Le général de division Ferrand, commandant en chef les pays conquis (..).
Bruxelles, 8 Nivôse an III (28 décembre 1794) in-folio, écrit au recto, avec belle vignette en-tête, en feuille.
Référence libraire : 240923
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[MANUSCRIT]. JUNCA.
Agence générale des armes, poudres et exploitation des mines. Le préposé de l'agence-générale des armes et poudres,. au citoyen [Nicolas-Marie] Songis, général d'artillerie à Lille.
Bruxelles, 3 Germinal an III (23 mars 1795), in-4, écrit sur deux pages, avec belle vignette en-tête, en feuille.
Référence libraire : 240924
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[MANUSCRIT]. LIEBERT (Jean-Jacques).
État-major général. Liberté. - Égalité. [Ordre de mission].
Réunion-sur-Oise [= Guise], 21 Germinal an II (10 avril 1794) in-4, écrit au recto, avec vignette en-tête, en feuille, avec cachet de cire rouge.
Référence libraire : 240925
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[MANUSCRIT]. ISAMBERT (G.).
République française. - 24e division militaire. Le commissaire des guerres Isambert. à l'administration centrale du département de l'Escaut
Gand, 10 Thermidor an VI (28 juillet 1798) in-folio, écrit sur deux pages, avec petite vignette en-tête, en feuille.
Référence libraire : 240926
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[MANUSCRIT].
Département de la Dyle. - Conservation des hypothèques. Le citoyen d'Aubremé, conservateur des hypothèques. aux citoyens Rogers frères à Paris
Bruxelles, 10 Germinal an X (31 mars 1802) in-8, avec belle vignette en-tête, en feuille.
Référence libraire : 240937
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[MANUSCRIT. - MARNE.]
Ministère de l'intérieur. L'inspecteur général de la navigation de l'intérieur sur le cours de la Marne. au citoyen Lartis commissaire du pouvoir exécutif près l'administration centralle du département de la Marne
Paris, 27 Ventôse an VI (17 mars 1798) in-folio, [2] ff. n. ch., écrits sur 3 pp., en feuille, avec cachets de cire rouge.
Référence libraire : 240942
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[MANUSCRIT]. BOURCIER (Sabin).
Armée du Nord et de Sambre et Meuse. Le commissaire ordonnateur général Sabin Bourcier. au commissaire ordonnateur Féret, à Liège
Bruxelles, 2 Nivôse an III (22 décembre 1794) in-folio, écrit sur 2 pp., avec belle vignette en-tête, en feuille.
Référence libraire : 240943
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[MANUSCRIT].
Gendarmerie nationale. - 16me division. - 32e escadron. Le capitaine commandant la gendarmerie nationale du département de la Dyle. au citoyen Doulcet [de Pontécoulant], préfet du département de la Dyle
Bruxelles, 10 Germinal an IX (31 mars 1801) in-4, écrit sur 2 pp., avec vignette en-tête, en feuille.
Référence libraire : 240944
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[MANUSCRIT].
Empire français. - Gendarmerie impériale. Monjovet, capitaine commandant la gendarmerie impériale du département de la Dyle (..).
Bruges, 13 août 1806 in-4, en feuille.
Référence libraire : 240945
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[MANUSCRIT].
2me division militaire du pays conquis dans le nord. - Subsistances générales. Vivres-viande. Ordre de service.
Bonn, 29 Brumaire an IV (20 novembre 1795) in-folio, en feuille, avec cachet de cire rouge.
Référence libraire : 240961
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[MANUSCRIT].
Armée en Hollande. - 43me demi-brigade. Congé absolu.
Rotterdam, 8 Thermidor an IV (26 juillet 1796) in-folio, écrit sur deux pp., avec vignette en-tête, en feuille, avec cachet de cire rouge.
Référence libraire : 240962
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[MANUSCRIT. - MONNAIE].
Édit du Roi,. portant règlement pour la fabrication des espèces, et augmentation des droits des officiers des monnaies sur la conversion des matières d'or et d'argent. Donné à Fontainebleau au mois de novembre 1785. Registré en la Cour des Monnaies, le 1er février 1786.
S.l., s.d. (1786), in-folio, [4] ff. n. ch., couverts d'une écriture moyenne, régulière, très lisible (environ 25 lignes par page), en feuilles. Haut des ff. plié et défraîchi.
Référence libraire : 244637
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[MANUSCRIT. - VALACHIE]. [SUMMERER (Francis)].
Bulletin.
Bucarest, 20 février 1804, in-folio, [3] ff. n. ch., un f. vierge, en feuilles.
Référence libraire : 244745
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MANUSCRIT]
[Éléments chimiques, métalliques et minéraux : descriptions]
S. l, fin du XIXe siècle, in-12, non paginé (155 feuillets env.), demi-basane maroquinée vert sombre, dos lisse et muet, Ce petit manuscrit renferme un recueil de descriptions, de formules et de préparations chimiques, peut-être rédigées à l'occasion d'un cours de chimie. Il est dépourvu de titre et ouvre sur une partie intitulée "Recherche de l'arsenic (suite)" : les parties précédentes n'ont pas été conservées. Ces notes comprennent notamment des courts aperçus historiques sur la découverte de certains éléments. On y trouve notamment l'arsenic et l'antimoine, le carbone, silicium, bore, zizcomium, etc. Cachet de la papeterie des arts & métiers Hte Garolle, Paris. Dos usé. Couverture rigide
Référence libraire : 51576
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MANUSCRIT | WILLDENOW, Karl Ludwig
Caroli a Linné species plantarum curante. Car. Ludw. Willdenow, tomus 5. Filices
, 1810, , in-4 [190 x 240 mm], [52] feuillets manuscrits à l'encre brune, Broché, titre manuscrit sur la première de couverture, Copie manuscrite anonyme du volume de Willdenow concernant les fougères. Willdenow (1765-1812), botaniste et pharmacien, fut directeur du jardin botanique de Berlin de 1801 jusqu'à sa mort. Il augmenta la quatrième édition du Species plantarum de Linné, qui fut publiée à Berlin, de 1797 à 1830, en 6 volumes in-8. Willdenow a achevé la révision du Species en 1810, en y ajoutant un cinquième volume consacré aux fougères (filices). "Cette révision repose en majeure partie sur l'étude des collections personnelles de l'auteur et décrit 353 genres nouveaux et 4600 espèces nouvelles. Ce livre n'a plus rien de commun avec le Species plantarum originel de Linné, exceptions faites du titre et de la méthode suivie" (De Wit & Baudière, Histoire du développement de la biologie, t.3, p.154). Ce manuscrit, sous-titré Filices, constitue le début du tome 5 (1ère partie) de cette quatrième édition. Il s'arrête à l'aspidium pennigerum (n° 66 des aspidia), ce qui correspond à la page 245 du volume imprimé (Berlin, Nauck, 1810). La 2e partie du t. 5 fut publiée en 1830 par Schwaegrichen. Un deuxième cahier devait constituer la fin de la première partie du t. 5. La comparaison de ce manuscrit, non signé, avec le manuscrit 1448 de la bibliothèque du Muséum national d'histoire naturelle, intitulé Observations sur le genre dufourea par C.-L. Willdenow, lui aussi non signé, ne nous pas a permis d'établir s'il s'était de la main de l'auteur. En effet, ces deux manuscrits, qui sont d'une main différente, sont probablement tous les deux des copies des volumes de Willdenow. Pritzel n° 5427. Couverture rigide
Référence libraire : 54903
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Manuscrit - Exposition de 1900] FAIVRE (Joseph-Auguste)
L'art architectural en France depuis les origines gauloises au XVIII° siècle
[L'Isle-sur-le-Doubs, circa 1900], in-8, oblong, (25)ff cartonnés dont 23 manuscrits, 56 photographies contrecollées (4,5 x 3,5 cm à 6 x 8,5 cm), demi-chagrin brun, dos lisse muet orné de filets à froid (reliure de l'époque), 56 photographies de paysages ou de reproductions de livres: menhirs, pont du Gard, arènes de Nîmes, arc de triomphe d'Orange, temple Saint Jean de Poitiers, cathédrale de Saint Front de Périgueux, église Saint-Sernin de Toulouse, abbaye de Montmajour (près d'Arles), Saint Pierre de Chartres, cathédrale de Reims, palais de justice de Rouen, portail de l'église Saint-Gervais (Paris), château de Blois, etc. Cet album entièrement manuscrit restitue la conférence faite à l'école publique de garçons de l'Isle-sur-le-Doubs, par ordre du Ministère de l'Instruction publique et des Beaux-arts, à l'occasion de l'Exposition universelle de 1900. Le directeur de l'école, Joseph-Auguste Faivre, fut chargé de cette conférence qu'il accompagna de projections lumineuses, ici reproduites par des photographies. Le plan de la conférence est chronologique (Gaule; Gaule romaine; églises latines et mérovingiennes; style byzantin; monastères et églises romanes; style ogival; Renaissance). Joli témoignage des manifestations locales qui se tenaient à l'occasion des expositions universelles Couverture rigide
Référence libraire : 55082
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ORNITHOLOGIE - MANUSCRIT [Rothschild, Rouillé, Johnston, Brehm et Sanyal]
Paradisiers ou Oiseaux de Paradis - Paradisaeidae - Birds of paradise
France, s.d. [circa 1915], , in-8 de (2) et 278 pages, toile noire rigide de l'époque, Recueil manuscrit anonyme de textes allemand et anglais parus entre 1898 et 1916 portant tous sur les paradisiers, oiseaux qui se caractérisent par un plumage très richement coloré. Ce recueil comprend deux traductions françaises inédites : celle des "Paradiseidae" de Walter Rothschild (Leipzig, Friedländer und Sohn, 1898) procurée par Daniel Rouillé ; et une seconde d'un court article de Sir Harry Jonsthon, "Birds of Paradise" paru dans les "Marvels of the Universe" et dans une revue allemande. Suivent deux copies de traductions françaises, d'un texte de Brehm et d'un de Ram Brahma Sanyal. A la page 251, on trouve une liste des "Paradisiers importés à Londres et ayant vécu au jardin zoologique de Regent's Park" d'après les catalogues de 1905, 1910 et 1913. En fin de volume, une très utile table alphabétique et synonymique et une table générale des matières. Bon manuscrit à l'intérieur propre comprenant des versions françaises inédites. Couverture rigide
Référence libraire : 59089
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MANUSCRIT] TRY, Bertrand
Note de chirurgie faite par Monsieur Try conseiller de l'Académie royale de chirurgie pour feu Monsieur le Chevalier Lemairat
[Paris], 1er juin 1778, in-4, 1 page [170 x 2180 mm] pliée en deux, Encre brune sur papier vergé, Exceptionnelle note de frais rédigée par l'embaumeur de VOLTAIRE, le chirurgien Bertrand TRY, pour le travail effectué sur la dépouille du chevalier Le Mairat (ou Lemairat) : le document est daté du 1er juin 1778, soit du lendemain même de l'opération effectuée sur le corps de l'illustre défunt (31 mai 1778). Ce rarissime document original sur la pratique de l'embaumement à Paris au XVIIIe siècle faisait partie de la collection du Dr B. Hélot, qui l'a publié en 1910. Lemairat fut embaumé à Paris, rue de Courcelles, Faubourg Saint-Honoré : cette facture pour la prise en charge de son cadavre s'élève 288 livres, soit 240 pour l'ouverture et l'embaumement, 24 pour un certain docteur Douglée, qui a présidé à l'ouverture, et 24 pour l'élève chirurgien (sans doute un certain Burard) qui, contrairement à la pratique habituelle, n'a pas emporté le linge en récompense de son travail. À la fin de la page, trois lignes manuscrites signées Legendre Comte d'Onsenbray prient M. Chavet de "bien payer le mémoire cy dessus". Bertrand Try, né à Pau et établi à Paris, fut reçu maître chirurgien de Paris en 1752. En 1778, il était conseiller du Comité perpétuel de l'Académie royale de chirurgie et demeurait rue du Bac à Paris. Il n'était pas seulement un embaumeur réputé, mais également un chirurgien estimé, qui avait déjà tenté de soulager la strangurie de son célèbre patient, Voltaire, avant se charger de sa dépouille. Try était assisté dans sa pratique d'embaumeur par Pierre-François MITOUART, premier apothicaire du roi (1733-1786), qui se chargeait de la préparation des poudres de plantes aromatiques ; nous savons, sur la foi d'un document publié en 1910, que Mitouard avait fourni pour l'embaument de Lemairat dix livres de poudres, quatre bouteilles d'eau-de-vie de lavande et une bouteille de vinaigre des quatre voleurs (cf. Hélot). Comme le voulait l'usage, Try était également assisté de son premier garçon chirurgien, dont le nom, BURARD, nous a été transmis grâce aux documents relatifs à l'embaument de Voltaire (cf. Dorveaux). La technique d'ouverture et d'embaumement employée par Try était celle qui était pratiquée tout au long du XVIIIe siècle et que le chirurgien Dionis a décrit dans son célèbre Cours*. ON JOINT : une missive de Le Mairat d'Onsenbray ou (Ons en Bray), frère du défunt, datée du 15 septembre 1779, indiquant qu'il consent à verser une somme de mille livres au chirurgien Priva. RÉFÉRENCES : Dorveaux Paul. Le Cervelet de Voltaire et les Mitouart. Bulletin de la Société d'histoire de la pharmacie, 12? année, n°44, 1924. pp. 409-421. Hélot, Notes d'un embaumement en 1778. La France médicale, 1910, pp. 265-266. * Dionis, Cours d'opération et de chirurgie (1ere édition 1707) : l'opérateur commence par ouvrir la tête, puis la poitrine et enfin le ventre, à l'aide du scalpel, du bistouri et de l'élévatoire. Cerveau, cervelet et viscères sont examinés avant l'embaumement. Cette opération fait intervenir le plombier, qui fournit le cercueil et les barils de plomb destinés à contenir les entrailles et le coeur ; le chirurgien, assisté de son garçon chirurgien ; et l'apothicaire, chargé de la préparation des poudres de plantes aromatiques et du liniment. Les organes sont disposés dans un baril en couches, alternant poudres et viscères, puis le couvercle est soudé ; le coeur est mis dans de l'esprit de vin et embaumé séparément ; le corps est lavé, rempli d'étoupes et de poudres, emmailloté, placé dans le linceul puis dans le cercueil de plomb. Couverture rigide
Référence libraire : 60049
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MANUSCRIT
Cosmographie
Neuilly, [dernier tiers du XIXe siècle], , petit in-4 de 45 feuillets et 17 planches à l'encre noire, demi-toile rose de l'époque, plat de papier rouge, Élégant manuscrit à l'encre noire, inachevé, rédigé par un élève ou un professeur de l'Institution Notre-Dame de Sainte-Croix à Neuilly, fondée en 1856. Divisé en quatre livres (les étoiles, la terre, le soleil, la lune), ce manuscrit pédagogique vaut surtout par sa riche illustration manuscrite : lunette, planisphère céleste, globe céleste et les différentes phases de la lune. Très bon état intérieur. Couverture rigide
Référence libraire : 60468
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MANUSCRIT] MACQUER, Pierre-Joseph
Extrait du dictionnaire de chymie de Mr Macquer
sans lieu, sans nom, 1780, in-12, XII-292 (i.e. 290, les 2 premières pages étant numérotées 1 & 2 et 3 & 4), veau blond de l'époque, dos lisse et fleuronné, pièce de titre verte, tranches marbrées, Manuscrit anonyme, soigneusement rédigé à l'encre brune, illustré d'un petit dessin au titre et d'un bandeau. Il contient plusieurs articles depuis "Acide" jusqu'à "Zinc". Il s'achève sur une "Explication des caractères chymiques", comportant la légende des nombreux symboles utilisés, et sur un tableau dépliant donnant une "Echelle des affinités" utilisant ces symboles. Oeuvre maîtresse de Macquer, ce dictionnaire est l'un des tout premiers ayant pour objet la chimie. Il a paru pour la première fois en deux volumes en 1766 et a connu de nombreuses réimpressions, dont plusieurs sont contemporaines du présent manuscrit (Chez Didot en 1777-1778, chez les Libraires associés en 1779-1780, etc.) Pierre Joseph Macquer (1718-84) fut professeur de chimie et de pharmacie au Jardin des plantes de Paris. Après avoir publié des "Eléments de chimie" et encouragé par d'autres scientifiques, il décida de publier un dictionnaire de cette discipline qui n'avait jamais été abordée de manière alphabétique jusqu'alors. Cette forme lui permet en outre de développer un certain nombre de sujets qui ne trouvaient pas leur place dans un traité classique. Couverture rigide
Référence libraire : 64858
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MANUSCRIT] MONTMÉJA, Pierre-Michel-Arthur de
Conférences pour l'Internat des hôpitaux de Paris
, 1865, in-4, titre, [1] f. blanc, [2]-572 pages manuscrites numérotées à la main, suivies de plusieurs feuillets blancs et [11] feuillets d'index in fine, demi-chagrin vert, dos à faux nerfs et orné, Intéressant manuscrit qui apporte de nouvelles informations sur la carrière du médecin et chef du service photographique de l'hôpital Saint-Louis, Arthur de Montméja. Il s'agit des notes, remises au propre, rédigées à la suite des 25 conférences (sur les os, les articulations, les muqueuses, la sphère ORL, les régions maxillaires, l'estomac et les intestins, le foie, etc...) auxquelles Arthur de Montméja assista dans l'année 1865 en vue de passer son Internat. Plusieurs feuillets numérotés sont demeurés vierges : sans doute en raison de retards ou d'absences de l'élève à quelques conférences. Un feuillet a été découpé à la suite du titre de la 1re conférence. La carrière de Montméja est étonnamment mal connue. Elle fut pourtant brillante. Nous savions jusque là qu'il avait été interne provisoire à l'hôpital Saint-Louis et, grâce à ce manuscrit, nous savons également qu'il tentait de devenir interne des hôpitaux de Paris. Il devint docteur en médecine en 1871, avec une thèse consacrée à la cataracte et, selon certaines indications, il fut chef de clinique ophtalmologique (on notera qu'à Paris la clinique ophtalmologique ne fut créée qu'en 1878). Montméja s'illustra particulièrement dans un domaine auquel il ne se destinait pas encore avant de devenir interne et d'avoir pour professeur l'éminent dermatologue Alfred Hardy : la photographie médicale. Il collabora en effet à la célèbre Clinique photographique de l'hôpital Saint-Louis (1868) en dirigeant l'atelier où furent réalisés les premiers clichés illustrant des pathologies de la peau. A la suite de ce travail, il publia, avec Jules Rengade et Désiré-Magloire Bourneville, la Revue photographique des hôpitaux de Paris (1869-1872), célèbre pour ses clichés représentant les maux et les pathologies du corps humain les plus rares et les plus spectaculaires. Propriétaire du château de Rouffilac à Carlux en Dordogne, Montméja décéda en 1910. Couverture rigide
Référence libraire : 65800
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MANUSCRIT - MÉCANIQUE]
Mémoires de l'Académie royale des sciences, sur la Méchanique
Paris, s.n, vers 1740, in-4, [250x170 mm], 1 ff, 82 pp, [5] ff. bl, pp. 82-138 et pp. 140-344, [1] ff. bl,18 pl. depl, demi-basane blonde à coins, tranches jaspées, Intéressant et beau recueil manuscrit des mémoires de l'Académie des sciences exclusivement consacrés à la mécanique, compilant les travaux publiés depuis l'établissement de cette société, en 1666, jusqu'en 1706. L'Académie royale des Sciences, fondée en 1666 par Colbert, décida la publication des mémoires données en son sein : la première publication parut en 1701 et la dernière en 1793, au moment de sa suppression sous la Terreur. L'ensemble forme 164 volumes. Ce volume manuscrit regroupe les tout premiers mémoires de l'Académie concernant la mécanique, la plupart composés par Varignon. Cette copie manuscrite est très vraisemblablement de la main d'un scientifique averti. D'une petite écriture nette et très lisible, elle contient quelques schémas dans le texte et surtout elle est accompagnée de 18 planches repliées dont deux seulement sont gravées, toutes les autres étant dessinées à la plume. Les figures reproduites montrent l'aisance et la connaissance du copieur. Les seuls renseignements connus concernant ce dernier sont ses initiales, C.Q.F.F.V. , données à la fin du volume. Cette copie forme un premier tome, mais il n'est pas sûr que l'entreprise ait été poursuivie. Détail des mémoires recopiés : 1668 : Comparaison des différentes forces de l'homme et des Machines. 1671 : De la résistance des Corps Solides. 1674 : Du mouvement des Corps et de sa Communication. 1674 : De la Communication Du Mouvement. 1675 : Du Choc Oblique. 1685 : Sur les Moïens d'arretter et de lâcher aisément les Cables sur lesquels on tire. (Perrault) 1691 : Sur une Machine dans laquelle il ne peut y avoir d'Equilibre (Varignon) 1692 : Des espaces parcourus par les Corps (Varignon) 1693 : Sur la force du Coin (Varignon) 1700 : Sur les forces Centrifuges (Marquis de l'Hospital) 30 janvier 1700 : Manière Générale de déterminer les forces, les vitesses, les espaces et les tems, une seule de ces quatre choses étant donnée dans toutes sortes de mouvements rectilignes variés à discrétion. (Varignon) 13 novembre 1700 : Des forces centrales ou des pesanteurs nécessaires aux Planètes pour leur faire décrire les Orbes qu'on leur a supposé jusqu'icy (Varignon) 1702 : De la Résistance des Solides en Général, pour tout ce qu'on peut faire d'hypothèses touchant la force et la ténacité des fibres du corps à rompre ; et en particulier pour les hypothèses de Galilée et de M.Mariotte. (Varignon) 1702 : De la Résistance des Cilindres creux et Solides (Parent) 1702 : De la figure ou Curvité des fusées des horloges a ressort. (Varignon) 30 juin 1703 : Sur les Courbes de la chute des corps. (Varignon) 1703 : Sur les courbes décrites par des forces centrales. (Varignon) 1703 : Sur les forces et les machines en général. 1703 : Sur les frottements. (Amontons) 1703 : Sur la Route que tiennent plusieurs corps liés entre eux par des cordes, et tirés sur un plan horizontal. 1703 : Démonstration Générale du centre de Balancement ou d'oscillation tirée de la nature du levier. 14 juillet 1703 : Du frottement d'une Corde autour d'un Cilindre immobile. ( Sauveur) 1704 : Démonstration du Principe de M.Huygens, touchant le centre de Balancement, et l'identité de ce Centre avec celui de la percussion. Lettre du 3 avril 1704. (Bernouilli) 1704 : Nouvelle Statique avec frottements et sans frottements ou Règles pour calculer les frottements des Machines dans l'état de l'Equilibre. (Parent) 1704 : Manière de discerner les Vitesses des corps mûs en lignes courbes... (Varignon) 1705 : Du mouvement des Planètes sur les Orbes. (Varignon) 1705 : Véritable hypothèse de la Résistance des solides , avec la Démonstration de la Courbure des Corps (Carré) 11 juillet 1705 : Sur la Réfraction des Balles de Mousquet dans l'eau, et sur la Couverture rigide
Référence libraire : 69196
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MANUSCRIT]
Ratafia
s.l, s.n, vers 1793, in-8, 50 pages reliées par une ficelle, paginées 502 à 531, sans couverture, Manuscrit anonyme sur les ratafias, les vins et le sucre : le texte est extrait de la Nouvelle chymie du goût et de l'odorat de Poncelet, copié à partir de l'édition de 1774 (Paris, Pissot). Il comprend les recettes du ratafia de fruit rouge, d'oeillet, de cassis, de noix vertes, de coing, d'anis, de genièvre, de fleur d'oranger, de cédrat, de semences chaudes, d'angélique ; du vin de pêches, de framboises, de cerises, d'abricot, de groseille, d'orange, de citron, etc. Une note marginale renvoie à une publication ultérieure ; la Feuille du cultivateur du 26 juin 1793. A la fin de l'extrait, le copiste a note la parution prochaine, annoncée dans le Lycée de Arts de décembre 1793, des Cheminées économiques de Desarnod. Première et dernière de couverture tachés. Couverture rigide
Référence libraire : 71279
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MANUSCRIT | RAGAINE, Victor
Observation sur l'épidémie de variole
[France, Orne], c. 1857-1858, in-4, 97 pp, Demi-chagrin rouge à coins de l'époque, dos à faux-nerfs et fleuronné, tête dorée, Manuscrit non signé, rédigé d'une écriture soignée. Son auteur, le docteur Victor Ragaine (1814-1883), médecin chargé des épidémies dans l'arrondissement de Mortagne dans l'Orne, fournit ici le résultat des observations réalisées au cours de l'épidémie de variole qui sévit de septembre 1857 à janvier 1858 dans les communes de Saint-Jouin et de Coulmier. Ses conclusions portent sur l'efficacité de la vaccination. Ce manuscrit a fait l'objet d'une publication dans le Journal de médecine, de chirurgie et de pharmacologie (1861, 19e année, volume 32, pp. 531 et suiv.). Ragaine trace l'histoire de cette épidémie, depuis son importation à Saint-Jouin par le "patient zéro" Théophile Séguré, journalier de Chaillois ; il en suit le cours et démontre son mode de contagion. Il dresse un tableau statistique des individus ayant contracté la maladie en spécifiant leur âge, leur sexe, leur profession et leur classe sociale (aisé, peu aisé, indigent) ; il dresse un état des malades ayant été vaccinés ou non et, le cas échéant, la date de leur décès. La conclusion de son étude le pousse à préconiser la vaccination et la revaccination : "Puisqu'il parait constant que la vertu préservatrice de la vaccine est temporaire, l'avantage de la revaccination est donc incontestable et dans ce cas chaque médecin doit la considérer comme un véritable bienfait, il importe qu'il fasse tous ses efforts pour en propager la pratique" (p. 97). Victor Ragaine, fut membre du Conseil général de l'Orne de 1874 jusqu'à son décès. Il publia plusieurs travaux sur des épidémies, notamment une Relation d'une épidémie d'angines couenneuses (Paris, Baillière, 1879) et un Mémoire sur une épidémie de fièvres typhoi?des observées a? Moulins-la-Marche pendant les années 1855 et 1856 (Paris, Germer-Baille?re, 1858). Il fut nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1863. Petits frottements au dos et aux coins. Couverture rigide
Référence libraire : 74877
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The Royal Commission on Historal Manuscripts
The Manuscript Papers of British Scientists 1600-1940
Her Majesty's Stationnery Office, London, 1982, in-8, 109 pp, cartonnage imprimé de l'éditeur, Guides to Sources for British History 2. Couverture rigide
Référence libraire : 75689
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MANUSCRIT] VAUBAN, Sébastien LE PRESTE, marquis de (d'après)
Instructions de monsieur le Ma[réch]al de Vauban sur les choses nécessaires pour la deffence des places
, Milieu du XVIIIe siècle (après 1737), in-folio, [287] feuillets (pagination multiple), 19 planches dépliantes à l'encre et à l'aquarelle, Vélin rigide de l'époque, titre manuscrit sur le plat supérieur et en tête du dos, super ex-libris "À Mr Ferdinand de Gaudemar", lacets de fermeture, [Collation : [2]-69 pp. (pages blanches de 16 à 21, 51 à 54, 65 à 69) ; 21-60 pp. ; [6] ff. bl. ; 117 pp. et 19 pl. depl. ; [2]-22 pp. ; [2]-22 pp.] Ce beau manuscrit, soigneusement rédigé par une main anonyme, réunit des copies de traités d'ingénieurs militaires français des XVIIe et XVIIIe siècles, consacrés à la défense et à l'attaque des places : il contient en particulier la retranscription d'écrits du maréchal de VAUBAN (1633-1707), soit des extraits du Traité de la défense des places et du Mémoire pour servir d'instruction dans la conduite des sièges. Le recueil, en trois parties, forme un vade-mecum représentatif des théories de l'époque en matière de poliorcétique, sans doute à destination d'un fils aîné de la noblesse du milieu du XVIIIe s. Il est illustré de 19 belles planches dépliantes représentant des fortifications et des tranchées, en majorité théoriques ; deux planches figurent un cas concret, le siège de Lille en 1667, conduit par Vauban. Les illustrations sont finement tracées à la plume et délicatement aquarellées. Les ouvrages de Vauban ont circulé sous la forme de manuscrits, pour d'évidentes raisons de secret militaire. Ils ne furent autorisés à la publication qu'à partir de 1737, 30 ans après la mort de l'ingénieur : à cette date, de Hondt publie à la Haye un Traité de l'attaque et de la défense des places, très incorrect. Notre manuscrit est postérieur à cette édition, dont il reproduit l'erreur principale, soit l'attribution du Discours sur la défense des places à Vauban lui-même, alors qu'il s'agit d'un écrit de l'ingénieur Des Houlières (voir plus bas). I. DE LA DÉFENSE DES PLACES. Deux extraits : - VAUBAN. L'Instruction générale pour servir au règlement des garnisons et munitions ([2]-69 pp.). Cet écrit concerne l'approvisionnement de la place et l'estimation de la durée du siège. Sa rédaction remonte en 1703, date à laquelle l'architecte militaire offre son manuscrit au duc de Bourgogne ; il sera intégré par la suite dans son Traité de la défense, rédigé en 1706 au retour des Flandres et édité pour la première fois en 1769 chez Charles-Antoine Jombert (et non en 1737, édition de Hondt). L'auteur y préconise des calculs minutieux des vivres et des munitions, en insistant sur l'idée que la capacité de résistance d'une place assiégée va déterminer la possibilité qu'elle soit secourue par une armée. Il fournit ainsi de longues tables (retranscrites aux pages 22 à 50 du présent manuscrit) qui doivent aider à mettre en place la meilleure logistique possible : vivres, boissons, fourrages, meubles d'hôpital, batterie de cuisine, artillerie, arquebuses, mortiers, bombes et grenades, cordages, ferronnerie, armes à feu et à main, outils de mineurs, etc. Suivent 14 remarques importantes, notamment sur le tabac ("La vérité est que rien ne contribue plus que le tabac à désennuyer de l'oisiveté, & à émousser le grand besoin [que les soldats] ont de manger". P. 55). - [DES HOULIÈRES] Le Discours sur la défense des places (paginé 34 à 60). Ce Discours a été faussement attribué à Vauban par le copiste du manuscrit. Il réitère la faute commise par l'éditeur hollandais Pierre de Hondt, qui prétendit le publier en tant qu'édition originale du Traité de la défense, au sein de son édition du Traité de l'attaque et de la défense des places par le maréchal de Vauban (1737). Il s'agit en fait d'un texte de 1675 rédigé par l'ingénieur ordinaire Guillaume de Lafon de Boisguérin, seigneur des Houlières (ou Deshoulières, 1621-1694), et dont Vauban possédait une copie manuscrite qu'il avait annotée. Couverture rigide
Référence libraire : 81050
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MANUSCRIT | JEANNE DES ANGES (Jeanne de BELCIER)
Extrait de diverses lettres de la mère Marie Jeanne des Anges, Supérieure des Ursulines de la ville de Loudun
, c. 1800, in-8, 372 pp, Basane marbrée de l'époque, dos lisse orné de symboles chrétiens, tranches jonquille, Précieux recueil manuscrit reproduisant des lettres inédites de la soeur Jeanne des Anges (1602-1665), supérieure des Ursulines de Loudun, écrites à la suite de la retentissante affaire des possédées de ce couvent (1634-1637). Le volume est soigneusement rédigé à l'encre, sur feuillets réglés au crayon. Le compilateur, un anonyme du début du XIXe siècle, a choisi des lettres datées de 1638 à 1663. Parmi les correspondants se trouve M. Laubardemont, à qui Jeanne des Anges écrit de janvier 1638 à janvier 1648 : Jean Martin de Laubardemont (1590-1656), avait été l'ordonnateur du procès d'Urbain Grandier. Elle évoque auprès de lui, ses visions et les "marques" (stigmates) que lui envoie son "saint Ange". D'autres lettres sont adressées à la mère Angélique de Saint François, ursuline à Loudun; à M. Duplessis-Ravenel, conseiller au siège présidial de Rennes; à Marguerite Péchard, religieuse de la Visitation de Rennes; à la marquise de Boisferrier; à Claude Sain, procureur du roi; à l'influente religieuse Madame Du Houx; à Suzanne le Bréton, religieuse de la Visitation; etc. La supérieure des Ursulines de Loudun y prodigue des conseils spirituels, partage ses réflexions mystiques, évoque sa santé et les stigmates qui lui sont renouvelés; des entretiens rapportés évoquent encore des apparitions dont ont été témoins des religieuses du couvent en 1644. La plupart des lettres de Jeanne des Anges n'ont pas été éditées : elles sont dispersées dans les archives de la Visitation du Grand Fougeray (Ille-et-Vilaine) et à la Bibliothèque Mazarine de Paris*. Seules ses lettres au père Saint-Jure** et à Mme Du Houx*** ont été publiées. Possédée puis délivrée des démons de Loudun, Jeanne des Anges devint porteuse de stigmates et de miracles : sa réputation se répandit jusqu'à la Cour. Avec son conseiller spirituel Saint-Jure, elle entreprit la rédaction de son autobiographie, qui ne sera publiée qu'en 1886 (Légué et Gilles de la Tourette). En parallèle, elle entretint une abondante correspondance avec les mystiques de son temps, jusqu'à la maladie qui la rendit paralytique. Objet de vénération de son vivant et dans les décennies qui ont suivi sa mort en 1665, Jeanne des Anges est devenue, petit à petit, une figure troublante ou ridicule, puis finalement l'incarnation de l'hystérique, tel que le XIXe siècle a caractérisé les malades se disant victimes de possessions. In fine, le manuscrit présente un "Recueil des lettres du père Seurin de la Compagnie de Jésus" : Jean-Joseph Surin (1600-1665), conseiller spirituel de Jeanne des Anges. En tout, 17 lettres, non datées, sont adressées à sa "très chère soeur" Jeanne des Anges. Surin avait joué un rôle essentiel dans l'exorcisme qui avait délivré la religieuse. Ses lettres évoquent ses passions et tournements, les épreuves envoyées par Dieu, sa santé corporelle et spirituelle, ou encore son voyage en Bretagne. Ex-libris de N[icole] H[ebecourt] représentant un diable railleur. Charnières fendillées. Bon état intérieur. * Molinier, catalogue des manuscrits de la Bibliothèque Mazarine, n° 1209. ** "Extrait des lettres que la mère Jeanne des Anges, supérieure des Ursulines de Loudun, a écrites au père Saint-Jure, de la Compagnie de Jésus, son directeur ". In Legué et Gilles de la Tourette. Soeur Jeanne des Anges, supérieure des Ursulines de Loudun, XVIIe siècle : autobiographie d'une hystérique possédée, d'après le manuscrit inédit de la bibliothèque de Tours. Bibliothèque diabolique de Bourneville. Paris, Aux bureaux du Progrès médical, 1886 : pp. 256 et suiv. *** "Correspondance de Jeanne des Anges et Mme du Houx (1652-1664)". In Elisabeth Goldsmith et Colette Winn. Lettres de femmes. Textes inédits et oubliés du XVIe au XVIIIe siècle. Paris, Champion, 2005 : Couverture rigide
Référence libraire : 83905
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MANUSCRIT ANONYME
Journal d'un voyage fait à Paris en 1759
, 1759 (30 juillet - 14 septembre), in-8, [1]-405-[33] pp. manuscrites à l'encre (les pages 29 à 58 manquent). Relié avec 3 livrets de visite imprimés, de 16-16-16 pp, parchemin de l'époque, dos muet, Intéressant document relatant le voyage à Paris et dans ses environs d'un groupe de touristes Belges durant l'été 1759. Une seule main a rédigé la totalité du manuscrit : ce narrateur s'exprime à la première personne du pluriel, prenant ainsi la plume pour lui et ses compagnons. La lecture nous apprend peu de choses sur la composition de ce groupe ; ni l'identité précise de ses membres, ni leur âge, ni leur nombre ne sont précisés. nous savons néanmoins qu'ils viennent de Mons*, que ce sont de "grand amateurs qui se considèrent comme des provinciaux et qui [se sont] rendus à Paris uniquement pour y voir toutes les beautés qui s'y trouvent" (p. 174). Nous apprenons que l'un d'eux est un abbé (p. 172) et qu'ils ne sont pas des personnages de premier plan, puisqu'ils ne voyagent pas avec les meilleures recommandations, ce que confirme, entre autres, ce petit épisode : le groupe tente d'obtenir une audience de l'intendant Collin en vue d'acquérir les billets qui leur permettront de voir les maisons de la marquise de Pompadour, mais ils se trompent de personnage et rencontrent, à la place un certain homonyme, procureur au Parlement... (p. 175). Du reste, pour se permettre un tel voyage, il demeure certain qu'ils font partie de la petite noblesse ou de la bourgeoisie. Les visiteurs n'ont pris part à aucune mondanité lors de leur séjour : il s'agit d'un voyage purement culturel, pratique prisée depuis la Renaissance. Le manuscrit ne contient pratiquement que la description des monuments et des sites visités, dans un style plutôt prosaïque, laissant assez peu de place aux impressions particulières. L'entrevue avec le pseudo intendant Collin est l'une des rares anecdotes qui donne un peu d'humour au récit (on y apprend par ailleurs que leur compagnon abbé fut laissé à la rue pendant l'entretien, de crainte qu'il n'ait des airs de "marchandise de contrebande pour une pareille visite"). Le périple débute le 30 juillet 1759, avec le départ de Mons, dans la diligence qui les conduit à Lille ; de Lille, ils prennent une autre diligence, qui les amène à Paris, qu'ils atteignent le 6 août. Les étapes de ces trajets sont l'occasion de visites, notamment de la Nouvelle-Aventure à Lille, dont le narrateur fait une description assez précise, qu'il accompagne d'un plan tracé à la main. Arrivés à Paris par la barrière, les voyageurs sont conduits au bureau de la diligence au Grand Cerf. Ainsi commence la visite de Paris, qui se fait en fiacre : "La première chose qui frappe un étranger en entrant dans cette ville c'est la quantité de monde que l'on voit dans les rues" (p. 26). Nos voyageurs arrivent en effet en pleine période de foire saint Laurent et, de surcroit, le jour même où un homme a été roué vif "pour avoir tué son prétendu pour posséder sa femme" (p. 26), ce qui avait accru le nombre de badauds. Les visites s'enchaînent dès lors sur un rythme effréné. Les pages 29 à 58 du manuscrit étant manquantes, nous ignorons leur programme pour les journées du 8 et 9 août. Les commentaires du narrateur sont plutôt laconiques, que ce soit pour décrire les diverses églises et couvents de Paris, le Palais du Luxembourg, les Invalides, les Tuileries, la Bibliothèque Sainte-Geneviève, le Val-de-Grâce ou encore l'Observatoire. Ils prennent plaisir à effectuer la promenade du boulevard "ou des remparts comme on dit en province" (p. 92), de la rue Saint-Honoré à la porte Saint-Antoine. Tous les dimanches, ils assistent à la messe, dans les diverses églises de Paris. Notons qu'ils se rendent à l'hôpital de la Salpêtrière (p. 154 et suiv.), où sont élevés les enfants trouvés et enfermées "filles de mauvaise vie et les insensées" ; il y voient des jeunes filles Couverture rigide
Référence libraire : 85388
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MANUSCRIT] MONTMÉJA, Pierre-Michel-Arthur de
Cours de mathématiques, comprenant : l'algèbre, l'arithmétique, la géométrie, des principes de physique et des problèmes. (Cours préparatoire à l'École centrale)
Paris, Collège Sainte-Geneviève, 1860-1861, in-4, [4]-486-[104] pp, Demi-basane verte de l'époque, Intéressant manuscrit de l'étudiant Arthur de Montméja (1841-1910), dont le nom et la signature apparaissent à plusieurs reprises. Ces cours comprennent des leçons d'algèbre (pp. 1-188), d'arithmétique (pp. 189-307), de géométrie (pp. 329-472), de physique (pp. [1-55]) et enfin des problèmes (pp. [71] et suiv.). L'ensemble a été rédigé à l'encre brune d'une écriture soignée et lisible, avec, en réserve, une marge importante, qui occupe toute la moitié gauche de chaque page : quelques figures y ont été dessinées, principalement pour les parties "géométrie" et "physique" ; cette dernière s'illustre entre autres de jolis dessins à l'encre et au crayon représentant des instruments (machine d'Atwood, machine à diviser, sphéromètre...). Plusieurs pages ont été laissées vierges entre les différentes parties. La carrière de Montméja est à la fois brillante et peu connue. La librairie a disposé de quelques manuscrits qui nous permettent de la connaître un peu mieux : celui-ci nous apprend ainsi que sa vocation première était de devenir ingénieur, en assistant aux cours préparatoires pour l'École Centrale donnés au collège Sainte-Geneviève dans les années 1860-1861. Finalement, Montméja s'est orienté vers la médecine, en devenant interne à l'hôpital Saint-Louis, puis docteur en médecine en 1871, avec une thèse consacrée à la cataracte, et chef de clinique ophtalmologique (on notera qu'à Paris la clinique ophtalmologique ne fut créée qu'en 1878). Il s'est particulièrement illustré dans le domaine de la photographie médicale. Propriétaire du château de Rouffilac à Carlux en Dordogne, il décède en 1910. Dos arraché. Couverture rigide
Référence libraire : 86409
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MANUSCRIT | JUVENAL, Jean-André
Livre d?arithmétique pour réduire toutes questions proposées par les opérations (...) selon l'usage des Écoliers de Joseph Romain de Toulon
Cuers (Var), 1787, in-folio, 261-[18] pp. (pages manquantes : 2 à 6, 251 à 260), Vélin de l'époque, traces de liens, Beau manuscrit varois, très joliment calligraphié, illustré et rédigé à l'encre brune, rouge, bleue, verte et jaune. Il s'agit du cours d'arithmétique d'un professeur de Toulon, Joseph Romain, retranscrit par l'un de ses élèves : le nom de ce dernier est donné à deux reprises, l'une au pied de la page de titre ("Jean André Juvenal de Cuers en l'année MDCCLXXXVII"), l'autre au revers du dernier feuillet, sur le socle d'un grand dessin représentant le crucifix orné des Arma Christi ; agenouillé à son pied, un petit lecteur en recueillement est sans doute un portrait enfantin de l'auteur. Toutes les pages du cours sont réglées à l'encre brun-noir. De nombreux ornements animent le sujet : titres de parties calligraphiés, lettrines, bandeaux et frises tracés à la plume, petites esquisses, etc. Les leçons concernent l'arithmétique élémentaire et ses outils appliqués aux règles marchandes : addition et soustraction par toise, onces, livres, etc. ; divisions, règle de trois, conversion de monnaie, correspondances des poids et mesures, règle de remboursement, d'alliage, de compagnie, etc. Des éléments biographiques de Jean-André Juvenal sont indiqués à la suite du cour (p. [3], en fin de manuscrit), dans un court livre de raison : il a épousé le 26 octobre 1802 Rose Delfine Raynaud, elle aussi native de Cuers ; 1803 à 1819 ils ont eu sept enfants, soit cinq filles et deux garçons, dont la naissance est annoncée par la formule "Dieu ma [sic] donné" ; trois d'entre eux sont donnés pour morts. Les dernières pages du manuscrit ont servi de remploi dans les années 1880 pour établir des listes de quittance. Une marque de possesseur inscrite sur la dernière page : "Daumas Roselin Marius Alexandre né à Cuers le 24 août 1828 à 5 heures du soir". Un autre ex-libris manuscrit y figure, celui d'une "Mademoiselle Joséphine". L'encre noire a provoqué des coupures dans le papier aux endroits où elle a été appliquée en plusieurs couches, soit au niveau des encadrements, sur les 30 premières pages. Reliure usagée. Couverture rigide
Référence libraire : 88032
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MANUSCRIT] ANONYME
Traité de mathématique [et] Élémens de géométrie
s.l, s.n, XVIIIe s, in-4, [103 ff.], Basane brune de l'époque, dos à nerfs et fleuronné, Beau manuscrit, non signé et non daté, rédigée d'une belle écriture, bien lisible, à l'encre brune. Il contient deux parties : La première constitue un traité d'arithmétique et de mathématiques générales, comportant un traité de la grandeur (opérations sur les grandeurs et du rapport des grandeurs) Le seconde est un traité de géométrie, Élemens de géométrie, beaucoup plus étendu : lui-même comportant deux parties, la première consacrée aux lignes, figures planes et superficies ; la seconde aux corps et figures solides. L'ouvrage est illustré de nombreux dessins marginaux, soigneusement exécutés à l'encre et rehaussés au lavis, notamment de jolis petits paysages illustrant les Principes de la longimétrie (Des élémens de géométrie, première partie). Les dernières pages du manuscrit sont manquantes. Reliure usée. Bel état intérieur. Couverture rigide
Référence libraire : 89621
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CUVIER, Georges (d'après) | MANUSCRIT
Recherches sur les ossemens fossiles des quadrupèdes. Discours préliminaire
, s.d. (c. 1821), in-4, 331 pp, 1 table depl, Demi-basane olive de l'époque, dos lisse orné de fleurons romantiques, Manuscrit rédigé à l'encre d'une écriture soignée, entièrement réglé, reproduisant l'intégralité du célèbre Discours préliminaire de Georges Cuvier (1769-1832). Le copiste y a ajouté des extraits de plusieurs publications soutenant l'hypothèse du catastrophisme développée par le naturaliste : il y aurait eu autant de cataclysmes que d'âges fossiles, chaque espèce disparaissant de la surface de la terre lors de ces bouleversements, dont le dernier coïnciderait avec le Déluge de la Bible L'auteur du manuscrit a ici reproduit Discours préliminaire tel qu'il est paru en 1821, en ouverture de la seconde édition des Recherches sur les ossemens fossiles (Paris, Dufour, d'Ocagne, 1821). Ce texte important avait été publié pour la première fois avec le premier volume de l'édition originale de 1812. Il sera l'objet en 1825 d'un tiré à part sous le titre de Discours sur les révolutions de la surface du globe. Extraits ajoutés : - De Cuvier : "Les déluges d'Ogygès et de Deucalion sont-ils des évènements réels ou particuliers, ou des traditions altérées du Déluge universel?" (p. 267-275). Cette note est extraite de la Collection des auteurs classiques latins publiée par Lemaire, en tête du volume consacré à Ovide (t. 16, 8e livraison. 1821). - De Picot : "Réflexions sur le discours précédent. Sur les indices que la géologie et l'histoire des peuples fournissent relativement à l'antiquité du monde" (p. 279-287). Extrait de l'Ami de la religion et du roi, 19 décembre 1821, t. 30, n° 768. - De Lemontey, Cuvier, Brogniart... "Extraits sur différentes espèces de quadrupèdes fossiles" (288 et suiv.) : mastodonte, éléphant fossile, hippopotame, rhinocéros, félin, cerf, boeuf, baleine, tortues, etc. Cea beau document, qui relaie l'explication du fixisme, et donc du créationnisme, est enrichi d'un billet autographe signé de G. Cuvier du 17 juillet 1830, inséré en tête du volume : "Maillol laissera passer M. Werner avec deux poissons et deux oiseaux qu'il est en charge de peindre" [Jean-Charles Werner, peintre du Muséum, qui fut notamment chargé de réaliser la très belle illustration de l'Histoire naturelle des poissons de Cuvier et Valenciennes]. Ex-libris armorié de Mr de Badts de Cugnac sur le contreplat. Dos décollé et lacune en tête. Bel état intérieur. Couverture rigide
Référence libraire : 94473
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MANUSCRIT | ANONYME
Cours manuscrits, notes d'observations chirurgicales, copies d'articles
Paris, c. 1818-1824, in-8, 8 volumes, Cartonnages rouges de l'époque, Notes de cours, observations chirurgicales et copies d'articles (notamment des Mémoires de l'Académie de chirurgie), par un étudiant en chirurgie dans les années 1820. Quelques volumes sont illustrés de dessins à la plume, parfois rehaussés; certains illustrent les cours, d'autres animent les marges. Ce beau témoignage, qui reflète la pratique des étudiants en médecine à la Restauration, comprend des cours de Jacques Lisfranc, Jean-Nicolas Marjolin ou encore Pierre-Augustin Béclard, sur l'anatomie, les maladies vénériennes, les inflammations, les affections nerveuses, les tumeurs, etc. Des observations chirurgicales ont été réalisées à l'Hospice de perfectionnement de l'Académie royale de chirurgie et à l'Hôtel-Dieu. L'ensemble est en cartonnage d'époque uniforme. Les feuillets ne sont pas massicotés. Coupes et coiffes frottées, un plat endommagé avec trace ancienne de moisissure. Couverture rigide
Référence libraire : 95429
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MANUSCRIT ANONYME (d'après Jean-Baptiste de MIRABAUD) | MATÉRIALISME
Opinion des anciens sur la nature de l'âme. [Suivi de] Opinion des anciens sur les Juifs. [Et de] De Jésus Christ
, milieu du XVIIIe s, in-4, 3 part. en 1 vol. : [1] ff de titre, 195-[2]-323-[2]-263 pp, Basane havane de l'époque, dos lisse et fleuronné, pièce de titre rouge, tranches rouges, Copie manuscrite de textes philosophiques de Jean-Baptiste de Mirabaud (1675-1760). 1? Le premier - Opinion des anciens sur la nature de l'âme - est issu de "L'âme et de son immortalité", essai paru en 1751 au sein d'un recueil matérialiste publié par un prêtre, Jean-Baptiste Le Mascrier, et un avocat, César Chesneau Du Marsais : Le Monde, son origine, et son antiquité (Paris, Briasson, 1751). L'ouvrage, argumentant notamment, par la plume de Mirabaud, que les métaphysiciens n'avaient pas pris en compte les opinions des Anciens sur le monde et sur l'âme, avait été condamné au feu par arrêt du Parlement. 2? Le second - Opinion des anciens sur les Juifs - a été copié sur un ouvrage publié à Londres en 1769, condamné de même. 3? Le troisième - De Jésus Christ - est extrait de l'Examen critique du Nouveau Testament (Londres, 1777), texte prétendument posthume de l'historien Nicolas Fréret, sous le nom duquel il faudrait également reconnaître Mirabaud (voir notice FRBNF30951657 du catalogue de la BNF), quoique certains y voient le baron d'Holbach. La paternité de Mirabaud a souvent été discutée, ses textes philosophiques ayant été tantôt attribués à Fréret, tantôt à d'Holbach : de ce dernier, Mirabaud a en effet été le prête-nom lors de la publication, ultérieure, du Système de la Nature (Amsterdam, Rey, 1770). La postérité reconnaîtra ainsi assez souvent le nom d'Holbach à la place celui de Mirabaud, qui fut pourtant plus qu'un homme de paille littéraire, mais bien l'un des inspirateurs du baron allemand. Les travaux de Mirabaud - à l'instar de nombreux écrits philosophiques publiés à l'âge des Lumières - ont largement circulé sous la forme de manuscrits clandestins. Cette diffusion particulière des idées philosophiques d'avant la Révolution constitue un genre en soi : quelques textes n'ont jamais été imprimés; d'autres, à l'exemple de ceux qui sont retranscrits dans notre manuscrit, ont été frappés d'interdiction. Ainsi a été reconnu un véritable corpus de manuscrits, dont la majorité a permis, en son temps, de divulguer les opinions matérialistes, déistes et athées. Parmi eux, nous pouvons citer : - Ms 3560 et de la Bibliothèque Mazarine; - Ms 418 de la bibliothèque municipale de Besançon; - Ms 828 (XXXII) de la Bibliothèque municipale de Bordeaux; - ou encore : Ms 2645 de la Bibliothèque interuniversitaire de la Sorbonne. Ce volume a appartenu à Arsène Thiébaut de Berneaud (1777-1850), agronome et secrétaire perpétuel de la Société Linnéenne de Paris : la page manuscrite ajoutée en début d'ouvrage est de sa main. Il y a calligraphié le titre, "Recherches historiques et critiques sur l'origine et les bases du christianisme. MS. XVIIIe s." et, au verso, une table des matières suivie d'un commentaire, signé : "Ces diverses recherches sont fort remarquables; elles renferment des faits curieux sur le système judaïque et sur les bases du christianisme : c'est ce qui m'a décidé à en faire l'acquisition". Ultérieurement, un propriétaire inconnu dans le cours du XIXe s, a commenté à la suite : "Ce M. Thiébaut ne s'était pas aperçu que le troisième traité [De Jésus Christ] n'est autre chose que l'examen critique d'un nouveau testament imprimé dans les oeuvres de Fréret. Il est probable que les trois parties sont se compose ce manuscrit ne sont que des copies de livres publiés pendant le 18e siècle". Reliure usée, griffures sur le plat supérieur, charnière fendue. Bel état intérieur. Jammes, Bûcher littéraire, n° 690 et 750. Couverture rigide
Référence libraire : 96861
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MANUSCRIT | ANONYME
Manuel de santé et de longue vie
, c. 1810, in-8, pagination multiple, Parchemin de remploi, à rabat, trace de lien, Charmant manuscrit de prophylaxie, composé de courts traités destinés à procurer des conseils pour conserver la santé, émaillés de maximes et autres petits poèmes pour encourager la longévité. Il comporte, notamment un Manuel de santé et de longue vie, décrivant sept moyen "pour vivre longtemps"; avec un Supplément donnant diverses recettes, dont celle du fameux "élixir de longue vie" du Dr Yernest, recette quasi mythique, qui a circulé sous la forme de plusieurs manuscrits dans la seconde moitié du XVIIIe s. à partir de sa découverte dans les papiers d'un médecin suédois, qui serait mort "à l'âge de 104 ans par une chute de cheval"; la composition est ici recopiée de l'Albert moderne (probablement de l'édition de 1769). Se trouvent également un "Avis à messieurs les curés et autres personnes charitables envers les malades", un Manuel des vieillards, de nouveau des Moyens pour parvenir à un âge avancé, diverses probabilités sur la vie humaine, des observations sur la mortalité des enfants, etc. L'auteur cite plusieurs médecins qui ont travaillé sur la question de la vie humaine, notamment Guillaume Daignan (1732-1812), auteur d'un Tableau des variétés de la vie humaine (1786), et du père de la médecine préventive, Christoph Wilhelm Hufeland (1762-1836), qui publia un Art de préserver la vie humaine en allemand en 1797, traduit en français en 1810. JOINT : un billet manuscrit par le même auteur, transcrivant un extrait des Annales de la Haute-Vienne (année 1814, n° 45), proposant un remède contre la goutte. Joli document. Petite lacune sur le plat inférieur. Couverture rigide
Référence libraire : 97098
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MANUSCRIT
Quarta philosophiae pars phisica
, milieu XVIIIe s, in-4, [2]-381 pp, [6] pp. de tables, Vélin de l'époque, titre à l'encre en tête du dos [Cursus phisica. Physica Tom. 3], tranches rouges, Cours de physique manuscrit, non signé et non daté : le texte, soigneusement disposé, est réglé par une légère empreinte dans les feuillets. Il est illustré de dessins à la plume. Le dos est tomé "3". Le manuscrit décrit le système de physique classique tel qu'il était présenté et enseigné durant le XVIIIe siècle - y compris dans l'Encyclopédie. L'époque conçoit alors la discipline comme celle qui pose les fondements de la mécanique, avec un regard sur l'astronomie et sur certains domaines voisins. L'ouvrage est ainsi divisé en deux parties : physique générale et physique particulière. L'auteur se réfère notamment à la philosophie de Berkeley et à la physique leibnizienne - il évoque la traduction de Leibnitz par Émilie du Châtelet. Les dessins représentent des figures mathématiques et mécaniques - force de la roue, rotation par engrenage, vis d'Archimède; des schémas astronomiques et cosmogoniques - systèmes de Ptolémée, de Tycho Brahe et de Copernic; ou encore des figures de démonstration pour l'hydrostatique. Bon état, malgré un décollement en pied du dos; la page de titre est un peu salie. Couverture rigide
Référence libraire : 97956
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RELIURE AUX ARMES | MANUSCRIT | DAVILA, Enrico (d'après)
Guerres civilles de Henri Davila [Abrégé]
France, Milieu XVIIe s, in-4, front, 510 pp. manuscrites à l'encre brune, [40] ff. bl, Basane havane du XVIIe siècle, dos à nerfs et fleuronné, armes centrales sur les plats [Bouthillier], tranches mouchetées, Précieux manuscrit offrant un abrégé inédit de l'Histoire des guerres civiles de France de Enrico Caterino Davila (1576-1631), célèbre ouvrage relatant les guerres de religions en France. L'Historia delle guerre civili di Francia fut publié pour la première fois en 1630 à Venise (T. Baglioni), puis traduite en français en 1644 par Jean Baudouin (Paris, Roccolet. 2 volumes). Le présent abrégé a sans doute été établi d'après l'une des éditions du XVIIe siècle (1644, 1657 ou 1666) et relié dans le même temps, avec les armes de l'auteur du manuscrit ou de l'un de ses successeurs. Le copiste a couvert tous les évènements décrits par Davila, jusqu'à la paix de Vervins en 1598. Le récit est précédé, au livre I, du rappel des événements dynastiques depuis les Francs. En tête de chaque marge est noté le règne où se placent les événements décrits. Ces derniers sont rubriqués de même en sections : ceux qui ont été jugés significatifs sont soulignés d'un trait de plume dans le texte; l'ordre de Catherine de Médicis au capitaine des gardes de porter les chefs de la maison du roi au roi de Navarre en 1560 (p. 29), l'ambiguïté de la majorité de Charles IX en 1563 (p. 48), la mort du connétable de Montmorency en 1567 (p. 60), la parution de l'amiral de Coligny à la cour en [août] 1571 (p. 107), etc. Enrico Caterino Davila, né Arrigo, était un officier militaire, au service de la France, puis de la République vénitienne. Il reçut les prénoms du roi et de la reine de France, Henri II et Catherine de Médicis, alors que son père était membre de la cour de France. Il était membre de la société des Innominati (Data BNF). En tant que vieux serviteur de Catherine de Médicis, il fut témoin de la reprise des hostilités à la suite de la première guerre civile en 1565. "La Saint Barthélémy ne lui arrache pas un seul cri d'indignation ; mais il en termine le récit par la réflexion que de telles trahisons et de telles violences ne produisent jamais aucun bien" (Hoeffer XIII, col. 249-250). Reliure aux armes des Bouthillier, famille de la noblesse bretonne. Le fer présent ici a été frappé au cours du XVIIe siècle. Cette famille a compté parmi ses membres les plus éminents Claude Bouthillier, surintendant des Finances sous Richelieu, et Léon Bouthillier de Chavigny, son fils, secrétaire d'État. Ex-libris héraldique gravé sur cuivre placé en frontispice de l'ouvrage : armes d'un descendant de la même famille. Galerie de ver en pied des des feuillets, sans atteinte au texte. Reliure frottée. OHR pl. 1984, fer n° 1. Couverture rigide
Référence libraire : 98312
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MANUSCRIT
Le Sieur Dewills, apelant le Sieur Rousselet, intimé Me Delajoue, deffendeur
, (1771), in-4, [18] pp, Broché, sans couverture, feuillets assemblés par un lien de soie bleue, Rapport d'audience manuscrit, qui relate la curieuse affaire opposant un médecin, le Sieur Dewills, faisant commerce d'un remède qualifié d'eau de santé, au sieur Rousselet, marchand épicier, qui en avait fait l'acquisition pour l'usage de son épouse en échange de différentes marchandises. Un litige est déclenché par Rousselet qui, en août 1770, fait demande au Châtelet d'exiger le paiement de ces marchandises. La qualité de l'eau de santé entre au coeur de l'affaire; une expertise est demandée à l'apothicaire "Cadet Laîné" [Louis Claude Cadet de Gassicourt (1731-1799), frère de Cadet de Vaux, membre de l'Académie des sciences en 1766, chargé par gouvernement de reconnaître les falsifications]. Dewills conteste, au motif que le secret de la composition de son remède lui appartient. Pièce d'un grand intérêt pour l'histoire de la pharmacie et les tribulations des remèdes "secrets", florissants au XVIIIe siècle. Couverture rigide
Référence libraire : 98518
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MANUSCRITS
Usage de la poudre anti-vénérienne de Mr le Chevalier de Goderneaux. [Et] Lettre de M. B[...] sur le spécifique de Mr le Ch[evalier] de Goderneaux
Liege, veuve Bourguignon, c. 1781, in-4, Deux documents manuscrits, 8 + 2 pp, Brochés, sans couverture, La poudre du chevalier de Goderneaux fait partie de ces remèdes secrets qui se sont multipliés au cours du XVIIIe s. Son inventeur, le chevalier de Goderneaux (ou Goderneau), ancien capitaine de Dragons et chevalier de Saint-Louis, la commercialise à partir des années 1770. Sa fortune est assurée par la diffusion de documents manuscrits qui, à l'instar de celui que nous présentons, en vantent l'efficacité. Sa formule exacte, à base de mercure, reste inconnue. Son usage, très répandu chez les militaires, comme grand nombre de remèdes secrets antivénériens, a donné lieu à de sévères controverses, dans lesquelles se sont mêlés les apothicaires, les chimistes et les pouvoirs publics. Le premier manuscrit que nous présentons, intitulé Usage de la poudre anti-vénérienne (8 pages) reproduit les lettres de Philippe Henri de Ségur (1724-1801), maréchal de France et secrétaire d'État de la Guerre, écrites entre févier et novembre 1781. La poudre y est présentée de manière élogieuse : l'auteur y rapporte notamment les "intentions positives de sa majesté [Louis XVI]. Un manuscrit similaire est conservé à la Bibliothèque de l'Arsenal. Notre copie, d'une écriture soignée, a été faite à Liège, "chez la veuve Bourguignon". Le second manuscrit, non signé (2 pages), rapporte le témoignage d'un personnage, Mr. B... (une petite déchirure en tête du document nous prive de connaitre son nom). Henri Bonnemain. "La Poudre du chevalier de Godernaux". In: Revue d'histoire de la pharmacie, 60? année, n°213, 1972. pp. 81-91. Couverture rigide
Référence libraire : 98522
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MANUSCRIT | ROBERTSON, William Henry (d'après)
Traité de l'alimentation et du régime
, c. 1847, in-8, 350 pp, Demi-basane de l'époque, dos lisse et fileté, Traduction française inédite du premier tome (sur deux) de la quatrième édition de A Treatise on Diet and Regimen (Londres, J. Churchill, 1847), du médecin britannique William Henry Robertson (1810-1897). Ce traité d'alimentation populaire, publié pour la première fois en 1835, constitue le guide du médecin victorien pour une vie saine. Il comporte notamment un tableau destiné à démontrer le temps de digestion des divers aliments, d'après les expériences du docteur William Beaumont sur le trappeur canadien Alexis Saint Martin. Robertson encouragea l'usage des eaux minérales, la consommation des légumes digestes, la pratique de l'exercice physique, l'air frais et la qualité du sommeil. Il fut l'un des principaux artisans du développement de la station thermale de Buxton. Frottements au dos, coiffe inférieure arasée. Couverture rigide
Référence libraire : 98925
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MANUSCRIT - ANONYME
Quinta pars philosophiae physica seu scientia naturae
, 1728-1728, in-4, 688 pp. manuscrites, 9 pl. gravées, Basane brune de l'époque, pièce de titre rouge, Cinquième partie d'un cours de physique manuscrit, consacré à la "science naturelle", non signé, enrichi de planches gravées en taille-douce: ces dernières sont imprimée à Paris, chez le graveur, imprimeur et marchand d'estampes Robert Hecquet (place Cambray, à l'image St Maure). L'ouvrage se divise en une introduction et deux parties, datées de 1728 à 1729 : ? Praefatio (p. 3-20); datée du 22 décembre 1728. ? Prima pars physicae. De principiis & p[re]prietatib[us] corporis naturalis (pp. 23-448, 4 pl.). Partie consacrée à la divisibilité de la matière et à sa mobilité et son mouvement, en deux traités : - Tractatus Primus. De divisibilitate ma[teri]ae; daté du 1er janvier 1729; - Tractatus Secundus. De mobilitate & motu materiae; daté du 15 mars 1729. Les planches représentent 47 figures de schémas et démonstrations physiques : optique, mécanique, hydraulique... ? Secunda Pars physicae. De cosmographia seu de vario situ et ordine hujus universi (pp. 449-688, 5 pl.). Partie consacrée à la cosmographie, datée du 29 avril 1729. Les planches représentent les systèmes cosmographiques de Ptolémée, Copernic, Descartes et Tycho Brahé. Ce manuscrit décrit la physique classique telle qu'il était présentée et enseigneé durant le XVIIIe siècle - y compris dans l'Encyclopédie. L'époque conçoit alors la discipline comme celle qui pose les fondements de la mécanique, avec un regard sur l'astronomie et sur certains domaines voisins. Cachet de la bibliothèque de Jean Philippe Condamy. Reliure usagée. Couverture rigide
Référence libraire : 100357
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MANUSCRIT | ANONYME
Notions de géologie et de minéralogie. [Et] Chimie
, c. 1900, in-8, non paginé [90 pp.], Demi-toile chagrinée, étiquette "Chimie" contrecollée sur le plat inférieur, Cours manuscrit de sciences élémentaires, soigneusement rédigé à l'encre noire : La première partie, consacrée à la géologie et à la minéralogie, aborde les phénomènes géologiques, les roches et terrains, les fossiles, les combustibles, les métaux, les pierres et les pierres précieuses. La seconde partie traite de la chimie : la nomenclature chimique, l'air atmosphérique, l'oxygène, la combustion, le carbone, l'eau, etc.; ainsi que la chimie des métaux. Dos fragile, accrocs sur les plats. Couverture rigide
Référence libraire : 101664
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MANUSCRIT | DEPIS, A
Petites formules usuelles pour différencier les maladies
France, fin XVIIIe s, in-12, non paginé (60 pp.), Broché, feuillets réunis en un cahier cousu, titre manuscrit sur le premier plat, Écriture à l'encre noire sur papier blanc et azuré, marge réglée au crayon. Cahier manuscrit rédigé par un chirurgien major du régiment de Mestre de Camp général des Dragons à Joinville. Cette unité de cavalerie de l'Ancien Régime est devenue le 10e régiment de dragons à la Révolution. L'auteur identifie certaines fièvres et maladies, dont la pleurésie, l'esquinancie, la colique néphrétique, les rhumatismes, la fièvre puerpérale, la chaude-pisse, etc. : pour chacune, il propose des traitements ? lavements, frictions, saignée... ? et recettes de remède à base de plantes, miel, champignons, minéraux, bouillons de viande, etc. Couverture rigide
Référence libraire : 101672
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