A propos de la pièce "Les Oiseaux de passage" de Maurice Donnay et Lucien Descaves: Il se permet, après les avalanches de critiques qu'il a dû recevoir, de témoigner de son émotion et de sa sympathie - Son seul regret: que cette pièce ne soit pas toute entière de M. Descaves - "je ne puis dire toute entière de M. Donnay auquelle l'idée ne serait pas venu" - Il l'assure de la joie éprouvée par certains d'avoir dans la pièce "vu se dresser devant eux la pensée sociale toute pure" -
Quand il sera rétabli, il souhaite qu'il lui fasse l'honneur de venir voir sa pièce au théatre V.H. - Il lui communique "le feuilleton de Faguet - C'est le seul journaliste qui ait jugé de ma pièce d'après la première et non la génèrale" - Sans parler des imperfections de sa pièce, il ne soupçonnait pas "l'hostilité maligne que [sa] Thèse rencontrerait auprès du public dit parisien" -
1 page in8 - bon état - En tête: Chambre des Députés -
Il le remercie de l'envoi de "Clairière" puisque, pris tous les soirs il n'a pu aller la voir - Sa lecture l'a réconforté - Ses personnages si humains au sens complet du mot, nous disent quelle tâche longue et pénible nous attend - "Ils justifient d'une part mon modérantisme et d'autre part mon ferme propos de faire dans le socialisme une place moins grande à la politique et une plus grande à l'éducation et à l'action spontanée - non hors les lois, cependant, mais par les lois de liberté" -
Son article l'a décidé à piocher dans les chiffres de la Direction du Travail sur les salaires et le cout de la vie - De 1830 à 1900, la richesse publique est passée de 1,916 à 7,775 - Dans la même période, les salaires sont passés de 50 à 100 - Donc, quand le salaire n'augmentait que de 100%, la richesse publique augmentait de 300% - "Pour le cout de la vie, j'ai voulu montrer les tableaux de la Dirction du Travail à ma femme - Elle m'a opposé son livre de compte depuis 10 ans - Et je suis persuadé que les statisticiens ... se sont mis le crayon dans l'oeil" -
1 page in8 - bon état - En tête: Ville de Paris - Conseil Municipal -
Il a lu La Cage - "Je comprends les cris de fureur qui ont salué votre courageux ouvrage" - "D'un mot, vous avez jugé et condamné l'action individuelle comme l'ont comprise les anarchistes" - Il doit prendre garde: il déclare inutile l'héroisme de Vaillant et fait dire à Albert et Madeleine "La maraude y subviendra" à propos de leurs "maigres besoins" - Qu'elle est sa conclusion?: "Songez qu'à manier une arme empoisonnée, le combattant court plus de péril que l'ennemi qu'il veut frapper?" - Il voudrait en causer avec lui mais il est pris par des tâches qui tendent au même but par d'autres moyens, "lents", "mesquins parfois", mais utiles "comme les obscures besognes de cuisine rendent supportables les aliments" -
A propos du 3eme volume de ses Souvenirs sans fin: Il le remercie de ce qu'il lui dit sur la guerre d'Espagne, deux chapitre parfois douloureux à écrire - "Vous le dites, j'aurai eu une drôle de vie" - Grâce à lui et à Jacques Baron, il a pu pensé ne pas s'être égaré - Il vient d'achever "un poème burlesque, tragi-comique, mal pensant: un Zoo" - Ses moyens ne lui permettent pas le repos - Il met au point une émission, doit "pondre" 50 pages sur le Douanier Rousseau - "Je suis le Survivant de service" - Sur le second feuillet intitulé: "Petite pièce annexe" il conte une expérience d'André Gillois sur le témoignage humain à propos des funérailles d'Apollinaire - Cendrars racontait que le cercueil de son camarade fut placé sur un affut de canon - (Il confondait avec le Maréchal Foch) - Il serait revenu avec le poète Paul Fort - (Mais Paul Fort exprima sa peine de n'avoir pu être présent) -
Il a été très heureux de son passage à la Hune -La presse varoise a signalé sa présence sous le ciel de Provence - Il aimerait avoir le nom de son copain Inspecteur des contributions - "Il me devient urgent de l'aborder" - Ils quittent bientôt Sanary pour une cure -
Manuscrit in4 de 594 pages - Belle reliure d'époque demi basane - Dos plat très orné - petite fente sur 3 cm à un mors - quelques feuillets vierges en sus intercalés dans le corps de l'ouvrage -
Important manuscrit d'un étudiant de Ph. J. Roux, d'une écriture lisible et régulière, rapportant le cours de "Chirurgie"de ce célèbre chirurgien commençant par la classification des maladies chirurgicales, les choix d'ouvrages de chirurgie, etc... et aussi la chirurgie de l'oeil et la cataracte - Les 68 dernières pages sont consacrées au Cours de Pathologie externe d'Alexis Boyer, Baron de l'Empire, premier chirurgien de l'Empereur, professeur à la faculté de Médecine de Paris, pris en notes par le même étudiant - Document de première main sur la Chirurgie sous l'Empire -
Manuscrit in4 de 558 pages - Belle reliure d'époque demi basane - Dos plat très orné - quelques feuillets vierges en sus intercalés dans le corps de l'ouvrage -
Important manuscrit d'un étudiant de Ph. J. Roux, d'une écriture lisible et régulière, rapportant le cours de "Physiologie" de ce célèbre médecin et chirurgien commençant par un "Discours d'ouverture de 25 octobre 1810", la Physiologie, Fonction de la Vie intérieure, la Faim, la soif, le sommeil, etc... - Une partie notée "Tome 1" comprend 240 pages et 16 feuillets vierges - Une seconde partie notée "Tome troisième"? 200 pages ainsi que 158 pages non numérotées - Beau et interessant document sur la Médecine sous l'Empire -
Il le remercie pour son "mot aimable" à son égard dans la Province Nouvelle et le félicite pour "le niveau très élevé" de sa rédaction - Il sait combien c'est difficile par expérience - Son petit mot sur "Paul Masson est tout à fait bien" - Il pense qu'il ne va pas en rester là et ne laissera pas passer l'année sans lui donner quelque chose pour lui prouver sa sympathie, "un fragment court du Khalife de Carthage", par exemple - [La Province Nouvelle - directeur Laurent Savigny - Auxerre] -
2 pages in8 - en tête: 42 rue de Clichy - On joint deux autres lettres, dont une dactylographiée, à un ami - 2 pages in8 -
1/ Il veut lui dire combien il a aimé son livre et en particulier "les pastiches du style feuilleton, trés fins et trés comiques" ainsi que "le récit délicieux du diner des gens de lettres" - 2/ Il est très heureux de voir son nom si glorieusement "inscrit dans la promotion d'aujourd'hui" -
1 page in4 - trés bon état malgré deux trous de classeur -
Il lui demande deux numéros de la revue de famille contenant: "1/ une fausse Jeanne d'Arc, la dame des Armoises" - "2/ Merlin l'enchanteur et la vocation de Jeanne d'Arc" -
"Marissel est libre le samedi 22" - [Il s'agit du poète André Marissel né à Laon en 1926 et mort en 2006] - Il précise l'ordre du jour de leur séance de travail: "Salutations à 19h, diner rapide, et suite de nos travaux jusqu'à l'heure du dernier train" - Il apprend à conduire mais n'a encore ni permis ni voiture - Sans doute préparent-ils le Manifeste de l'Homme ordinaire qui paraitra en 1964 ? -
2 pages in8 - trés bon état malgré une petite tache d'encre -
Remerciements pour ses voeux et souhaits en retour - Son installation à Beauséjour les rend presque voisins - "Dommage que le télégraphe aérien ne fonctionne plus" - Il a trouvé ce paysage "très poèsie de Jean Breton": "un morceau de terre vraie emprisonné dans la ville, souligné par des fils à haute tension" - Chambelland sert admirablement la poèsie - Le principe de la postface est excellent - "Ainsi les poèmes apparaissent dans leur nudité" - Il compte proposer le manuscrit qu'il lui a fait lire à Chambelland - Ils pourraient se rencontrer avec Marissel au Raincy prochainement -
Il revient à peu près en même temps que lui au poème -"Il y a un moment bien difficile entre la jeunesse et la maturité" - L'an passé, il a quitté le collège Arago pour faire un stage à Charleville - L'occasion de préparer un véritable professorat - "Me voici maintenant prof de philo à Soissons"- Il reprend une étude sur André Suarès et une autre sur la poèsie - Il revient aussi à la poèsie "personnelle" - "Sans doute la forme sera -t-elle moins baroque" - Il doit faire de nombreux trajet en train entre Paris-Soissons et Le Raincy - "pas très drôle" - Il a reçu la plaquette de Michel Breton et serait très heureux de lui en parler - Il demande des nouvelles d'Henri Rode -
Elle lui demande la permission de le tutoyer et le remercie pour sa jolie lettre: "une lettre d'artiste" - Il a raison d'aimer le cinema et d'être passionné: "il faut avoir des passions dans la vie et même plus d'une, tu verras" - jolie lettre -
Interessante et trés actuelle lettre suite à des articles diffamants parus dans la presse - Peut-on utiliser "les papiers d'un inculpé" et en publier des extraits afin de nuire à quelqu'un ? - "Si oui, quelle inépuisable source de chantage!- Il n'y a plus aucune sécurité dans les relations privées" - Il demande des conseils - Il travaillait péniblement à se refaire un patrimoine - "La publication du Matin vient tout briser" -
1 page in12 - Télégramme - trés bon état malgré une petite fente au pli -
Il est honteux de ne pas avoir répondu sur le champ à sa lettre - Il fait de son mieux - "Mais il y a toujours une telle distance de ce qu'on fait à ce qu'on voudrait faire - Il semble que toujours tout est à recommencer" -
Il le remercie de leur délicate attention pour "les bouteilles vertes" qui lui avait plu - "ainsi, quand je boirai...de l'eau, ce sera à votre bon souvenir et bonne santé" - Sa femme joint ses remerciements de "buveuse d'eau" aux siens - Il est heureux d'avoir passé auprès d'eux "des heures affectueuses et charmantes, ensoleillées malgrè la pluie" à la Villa Claire Emile, à Saint Tropez -
4 pages in8 - Très bon état - En tête: "Annales Historiques de la Révolution française" -
Interessante lettre: Il est heureux d'apprendre que Mme Roland compte un admirateur de plus - Il lui pardonne beaucoup, "car londtemps elle fut une adoratrice de Robespierre" - Il lira donc sa revue avec attention - Il regrette que des documents appartenant à Lord Bathurst soient maintenant à Caracas et n'ait pas été achetés par le British Museum - Ils sont quasi perdus - La copie en sera très onéreuse - De plus il pense que [Caracciolo] Parra-Perez [qui travailla sur Miranda et la Révolution française] souhaitera en garder l'exclusivité -
Il a reçu son livre et est très heureux de le savoir rentré en France - Il fera tout son possible pour qu'il obtienne ce qu'il désire - Il lui fait tout ses compliments: "vous avez été un exemple pour tous" et ils commencent à récolter aujourd'hui ce que depuis 4 ans, des bons français comme lui ont semé -
Il a acquis en son étude une "petite pièce de bois d'un Sr Regnard, sise terroir de Montigny" - Peut il lui transmettre la note de frais et lui faire savoir s'il peut faire retirer le titre? -
3 pages in8 - Adresse au dos - petit trou à la rupture du cachet -Très bon état -
Il le remercie pour son suffrage bienveillant - Il a publié de nouveaux opuscules mais "on les laissera dans l'oubli des instituteurs", n'étant pas en cour dans la presse - Ni son Thucydide ni son Xénophon ne seront annoncés - Pourtant il a beaucoup fait pour l'intelligence de ces deux écrivains - Mais il ne se plaint pas trop car l'étude l'a rendu heureux - "Le jour baisse, la nuit approche - Je vous quitte pour aller faire un tour et digèrer" -
Le nom qu'il porte lui rappelle sans doute "la façon toute royale" avec laquelle elle accueillait les billets de concerts qu'il avait pris la liberté de lui faire offrir par son ami Tellessen - Il souhaite une audience pour lui recommander une jeune femme "que ses rares vertus rendent assurément bien digne" de sa protection - Car "c'est une âme qu'il s'agit de sauver" - Il s'adresse à elle comme à l'Ange de la Providence - Rare -
Il n'a pu découvrir le coupable qui lui a refusé sa porte "car elle lui est toujours ouverte" - Les affaires les submergent et ils n'en peuvent sortir - Il lui envoit deux billets pour le lendemain selon son désir -
Elle le remercie pour son livre et pour les deux brochures envoyés - Elle souligne le plaisir de lire ses "brillantes pages, ou le style vigoureusement coloré vient toujours donner à la science un attrait inattendu" - Elle le félicite de la médaille d'or que vient de lui attribuer la Société protectrice - Mr Piton de Gault a aussi reçu une médaille - Elle est heureuse d'être membre d'une société qui rend ainsi "justice au talent" -
1 page in8 - bon état malgré quelques petites rousseurs et un petit accroc en marge -
"Impossible de voir un homme plus horriblement torturé que moi - Les plus abominables requêtes osent se faire jour jusqu'à la Comédie intime de ma vie" - Il doit régler plusieurs comptes avec Desprez, Pitte et Nicolet, Leroy et Mme de Beauvoir - "Je me couche sur ces cruels incidens qui ont jeté sur ma journée un crêpe tel que nous n'avons pu résister à tout croire" -
1 page in8 - bon état malgré quelques petits accrocs sans gravité -
Il a lu avec grand plaisir son "éloge de Pothier"- Il a loué dignement ce grand jurisconsulte, leur "maitre à tous", y compris dans les doctrines les plus sociales -
Longue et interessante lettre éclairant sa façon de gérer sa maison d'édition: Il refuse l'offre faite sur les ouvrages de Charles Nodier, il veut connaitre le chiffre de l'inventaire des livres brochés, il parle de diverses affaires dont l'une avec son ancienne patronne à qui il demande de remettre 20 frs pour la secourir, etc...-
1 page in12 - trés bon état malgré une petite fente à un pli -
Il lui exprime tous ses regrets en apprenant que "la section de secours mutuel des anciens militaires d'infanterie de marine" cessait de fonctionner dans la Charente en dépit du mal qu'il s'était donner pour la fonder et de son zèle pour la faire vivre -
Il a bien reçu "Jolies ames" - Il voudrait bien faire ce qu'il lui demande au Journal mais c'est Silvestre qui gouverne le département des livres - Il fera son possible -
On lui dit qu'il vient assez souvent à Vichy - Il serait heureux de le rencontrer - Il doit bientôt aller à Paris et il aurait bien aimé le voir avant - Au besoin, il pourrait aller à Clermont, mais il a été souffrant toute l'année précédente et il fuit toute fatigue -
3 pages in8 - En tête: Faculté des lettres de Montpellier - Cabinet du Doyen -
Il lui faudrait beaucoup de temps pour répondre convenablement sur l'histoire légendaire de Maguelone et de Montpellier - Il lui adresse avec plaisir sa récente monographie sur Pierre Gariel - Suit un interessant développement sur le roman "Pierre de Provence et la belle Maguelone" et sur Bernard de Tréviers (sic) - "Le remaniement fait de ce roman par Pétrarque ne se trouve nulle part chez nous" - Il lui serait reconnaissant s'il le trouvait -
Elle est venue deux fois mais ils étaient avec les notaires - Pourtant il a besoin de retrouver les personnes qu'il aime - Il a perdu l'ami de toute une vie - "Ah! Madame, plaignez moi, je suis bien malheureux" - Il a l'espoir qu'elle reviendra dès que sa santé le lui permettra -
Il lui envoie ce petit article pour sa revue: contre la "peinture imitative", il prone le primat du dessin et de la couleur - "Il semble ..que la peinture ait aujourd'hui l'ambition de se suffire à elle même, pour devenir un "objet en soi", et le sujet et le sentiment sont remis à leur place de "mobile ou de prétexte"" - Il fustige "la signature devenue objet de spéculation" et termine sur l'affirmation, par la peinture décorative, de "notre lassitude du mensonge photographique et de la niaise sentimentalité" - ag
1841 1 page in12 - Carte pneumatique - adresse au dos - Bon état -
Il a fait apporter à sa robe quelques modifications - Il a fait ajouter quelques gazes - Il la prévient pour que si l'inquiètude la touche, elle puisse tout arrêter -
1841 1 page in4 - Bon état - En tête: S.E.L.A - Société d'Etudes Littéraires et Artistiques -
Il est heureux de lui faire savoir que leur société [S.E.L.A.] a décidé de lui faire profiter d'un pourcentage sur les recettes nettes des Spectacles donnés régulièrement au théatre Edouard VII et d'un pourcentage sur les recettes annexes de ce théatre -
S'il se juge négligent, il l'est lui aussi - Son "exquise lettre" lui est parvenue à Paris ou il nageait "au milieu de mille ennuis" et il a fini par tomber malade - "Après quelques jours de repos dans les Cévennes", il est rentré à Cannes - La chaleur "encore extrème" fait qu'il n'a d'autre courage que de boire "force boissons résolument glacées, ce qui est une assez belle duperie" - Il aurait été heureux d'inscrire son nom dans la revue "l'Ermitage" mais il ne lui en voudra pas s'il figure parmi les poètes qui collaboreront "à l'hommage-bis du Rouge et du Noir" -
Il s'occupe de classer définitivement ses "notes de Russie" - Il constitue un dossier spécial "qui pourra intéresser les historiens futurs mais dont la publication ne sera permise que très longtemps après [sa] mort" - Pour préciser un point, à propos d'un entretien qu'il a eu avec la grande-duchesse Wladimir, il a besoin de l'âge de Mlle Tioutchev et de la date à laquelle elle a quitté le service de sa Majesté, ainsi que le lieu ou s'est passé l'incident qui a motivé son départ -
Il a lu avec attention son "Afrancesada" - Il pense que c'est le sujet d'une pièce en vers intitulée "Le mariage de minuit" - "Vous avez fort bien fait d'en tirer un roman "brillant", "mouvementé" et "passionnant"" - Il va faire lire sa lettre à Mr Wendel - "Et qu'à défaut d'Apollon, Mercure, dieu du commerce, vous protège" -