Il lui envoie un catalogue ou figurent les principaux articles parus ainsi qu'un papier sur un livre - Il lui demande de lui téléphoner lors d'un passage à Paris -
Il a été trés touché par l'article de Raoul Jean Moulin paru dans les Lettres Françaises - Il sait que l'aspect "tellement soigné" vient de lui - Il aimerait le revoir bientôt -
Rare et très intéressant rapport scientifique à l'Académie des Sciences, dans lequel il examine la théorie du géomètre dijonnais Picardet, premier mari de Claudine Picardet, [1735 - 1820, et future épouse du chimiste Guyton de Morveau], "pensionnaire de l'Académie de Dijon" - Dans sa lettre, Picardet "entreprend de prouver qu'il n'y a point de quantités vraiment incommensurables. M. Picardet commence par imaginer deux suites numériques dont les termes correspondent, et qui sont formés de manière que deux fois le quarré d'un terme quelconque pris dans la première augmenté ou diminué d'une unité est égal au quarré du terme qui lui répond dans l'autre, et il nomme la première la suite des latéraux et la seconde la suite des diagonaux". "D'ou il est facile de tirer que la différence de deux latéraux qui se suivent immédiatement est égale au double du premier des latéraux correspondans" - Picardet annonce la publication prochaine d'un "Essai d'arithmétique universelle ou l'on développe les vrais éléments de l'étendue" - Cousin conclut que "l'Académie peut le dispenser d'écrire les autres lettres qui doivent suivre celle que nous venons d'analyser" -
Elle peut compter sur elle pour un lot à "la tombola au bénéfice de nos enfants" - Elle s'est toujours interessée à cette oeuvre dont elle s'est "si longtemps occupée activement" -
Il lui envoie une photo de la toile des Indépendants et un mandat pour le cliché - "Titre de la toile: Dégel au canal St Martin" - Suit l'autorisation de reproduire la toile "sans aucun droit à payer" -
2 pages in12 (carte 9,5 x 13,5 cm) - trés bon état -
Il aimerait figurer dans son ouvrage en préparation : "La peinture indépandante de Cézanne à nos jours" - "N'ayant rien reçu de votre part, je ne crois tout de même pas que vous désiriez me passer sous silence" -
Très belle lettre à propos de la question : "Qu'est ce qu'un art national?" - "Il y a chez nous une sorte de fatigue et d'irritation causées par l'invasion des étrangers à Paris..On est prêt à fermer l'oreille à toute musique et les yeux à toute oeuvre plastique qui nous vient d'au delà des frontières".. - Faut il choisir entre Detaille et Rodin, Dukas, Debussy ou Ravel ? - Ingres ne fut il pas tenu pour un oriental "si profondèment français qu'il fut" - Ce qui est fait ailleurs est aussi "plus ou moins français, d'influence française"- "Dans les arts, Dieu soit loué, nous sommes encore vivants, et bien vivants. Nous faisons beaucoup d'enfants" -
Il parle des nombreux ouvrages qui existent sur son oeuvre et citent les plus récents que l'on peut trouver à la librairie Lardanchet "100 fbg Saint Honoré" - Il signale aussi un ouvrage épuisé paru en Suisse et un "excellent article de René Huyghe dans le numéro d'avril de Connaissance des arts"- Il explique son refus régulier de rentrer à l'Académie des Beaux arts - "J'ai toujours voulu rester totalement indépendant" - Ce genre d'honneur représente pour lui beaucoup de temps perdu et n'a pour lui "aucune séduction" - Appartenir à l'Académie Royale de Belgique lui suffit amplement -
Il doit le croire "distant ou bien oublieux" - Il y a longtemps qu'il lui doit un remerciement pour "les délicieuses feuilles" ou il répand les trésors de sa verve, de son esprit et de son humour -
1 page in12 - carte postale avec église Sainte Catherine à Bruxelles au recto - trés bon état -
A l'ami Georges Docquois "qui m'a écrit de si gentilles choses" - La petite Lana W. "meurt d'envie de jouer La Petite Jasmin" [1912] et il est heureux qu'il la trouve "idoine", s'il peut s'exprimer ainsi -
Il est débordé et le remercie de son indulgence - "Je suis tellement débordé que j'en suis malpoli et que je contrarie bien des amitiés sans le vouloir" - Cela va finir par une maladie nerveuse - Il demande de venir le voir - "Vous emporterez ce que je vous ai promis" -
Les portes de la chronique littéraire sont jalousement gardées dans "la redoutable petite feuille" ou il n'a jamais eu "le loisir d'y parler que des morts" - Que donc il se félicite qu'il n'ait point "une telle occasion de faire l'éloge de [ses] contes ... o fils de La Fontaine" - Il le soutiendra donc par la parole -
Il vient de recevoir la coupure de la Critique qui "contient des lignes charmantes" sur son livre [Sainte] "Marie des Fleurs", paru en 1897 - Il n'a pas eu le loisir d'aller l'applaudir à Montmartre: "le plaisir est inscrit à la première ligne de mon programme, mais les plaisirs, hélas, passent après tant d'obstacles" -
Il le remercie : "Et par dessus des choses qu'il est toujours agréable d'entendre dire, vous m'initiez à l'Ecumoire de [Charles] Collé que j'ignorais, je l'avoue" -
Il le remercie pour l'envoi par son éditeur de "8 exemplaires de votre petit bouquin" - [il s'agit de l'ouvrage de Jean Rousselot sur Cendrars paru en 1955] - Robert Kemp a été très gentil pour tous les deux "dans un articulet" -
Il le remercie pour sa complaisance - Sa lettre l'attriste et il s'inquiète pour la santé d'un jeune garçon dont il espérait que "le doux climat" permettrait la guérison - Mais il faut garder l'espoir - "La jeunesse a de grandes ressources" - Il attends des nouvelles -
Il le remercie pour la communication d'une lettre - "Je suis bien heureux de penser que ce séjour dans ce pays du soleil" va les remettre en bonne santé - Il serait heureux que Marcel vienne les voir -
Conseils à un jeune enfant à propos d'un "crustacé" qu'il lui conseille de croquer avec ses jeunes dents plutôt que de le lui envoyer - "ma machoire vieille et usée" - De plus la chaleur est mauvaise pour le voyage - "J'aurai autant de plaisir à vous le savoir dégusté en famille" - De plus, il doit s'absenter quelques jours - C'est l'intention qui compte et il le remercie - Amusante lettre -
Il compte sur lui pour aider son ami Paul Baudry "qui est pris dans une faillite avec des complications qui l'ennuie beaucoup" - Il sera ravi de le revoir -
Il a envoyé à Srasbourg sa note et une lettre explicative - Mais il n'a reçu aucun mot de son "abruti de parent qui est probablement trop occupé pour avoir le temps" - "Comment va votre femme ?" - Il a été content de ses dessins - "Il y avait un progrès notable" - Il a un ami qui voudrait placer 100 000 francs - Alors, s'il entend parler d'une propriété "n'importe laquelle, d'un placement avantageux" - "Mes respects à Madame Meys" -
Il lui envoie deux cartes pour la durée du salon - Avec ses cartes,il peut entrer le matin à 8 heures - "Vous mettrez vos noms dessus" - Vous pourrez entrer dimanche prochain, jour du vernissage : "c'est la vraie ouverture" -
Il est arrivé depuis deux jours et n'a pas encore eu le temps de le voir - "J'ai trouvé à mon arrivée des lettres de marchands qui me prennent" - Il a vu "Delaunay qui [lui] a parlé de [son] fils"- Il lui parlera de tout cela en détail et serait bien aise de voir les dessins -
Les visiteurs se succèdent à Blanche Couronne depuis leur départ de Paris - Ils sont de véritables ingrats de ne pas être venu les remercier de leur acceuil - "la pluie tombe par torrents" - Ils préparent les bagages - Il travaillera jusqu'au 16 parce qu'il a fait venir ses modèles de Paris et qu'il veut les utiliser - Puis il lui demande des nouvelles de sa famille -
Il n'a pas écrit, car depuis qu'ils sont à la campagne, "Blanche Couronne est un véritable hopital", sa cuisinière, sa belle mère puis sa mère - Delaunay lui a écrit après sa visite - Il lui a beaucoup plu et "il mettra un grand intérêt à diriger votre petit Marcel" et en fera "un artiste distingué" - Il a reçu une lettre "des pauvres femmes" qui annoncent leur départ pour Strasbourg - Il craint qu'elles ne regrettent Jersey - Il travaille ici sans répit -
Belle lettre: Il le remercie d'avoir penser à lui pour la composition du Congrès dramatique - Ses voeux sont "fervents pour voir la fin de la crise effroyable qui ruine les théatres" - Il désire concourir à ce but mais se croit peu habile à le faire, étant "l'homme le moins administrateur qu'il y ait au monde" - Il ne voudrait pas accepter un mandat qu'un autre de ses confrères "peut remplir plus dignement" - Il y verrait "un acte d'outrecuidance blamable" - [Ce Congrès dramatique eu lieu le 18 juin 1848]
3 pages in8 - adresse au dos : Victor Herbin au journal des théatres - trés bon état -
Amusante et interessante lettre: Il est "l'homme aux homonymes"- "le nombre des Hippolyte Lucas est prodigieux" - Il présume que ce nom doit avoir un charme intrinsèque mais il y a des désagréments, en particulier "celui de ne pas recevoir des lettres comme les [siennes]" - Son idée de Congrès dramatique est "noble et grande" - Il a son adhésion - Il sait gré à l'amitié de Victor Hugo de l'avoir maintenu dans le bureau provisoire - Il le connait assez pour savoir qu'il pense que l'intérêt du théatre et celui du pays sont liés - "une source de prospérité et de gloire dont la France ne saurait être privée même momentanément" - Une conviction partagée par Victor Hugo "qu'il éclaire des rayons de son génie" - Il peut compter sur lui pour défendre le théatre - [Ce Congrès dramatique eu lieu le 18 juin 1848] -
A propos de Pierre Michel, "le Mirbellois" qui s'efforce de réunir la correspondance de Mirbeau : "c'est un agrégé" - Il pense que ses recherches faisaient partie de la préparation d'une thèse - Il donne son adresse à Angers -
Belle lettre mélancolique : La lassitude l'emplit et il n'a plus la force de lutter contre elle - Il a renoncé à consulter un oculiste à cause des frais - Il trouve plus simple d'utiliser une loupe quand il doit lire - Depuis plus de 20 ans, il ne va plus au théatre ni au cinéma ou dans les musées - "Je mourrai avec une vue affaiblie - Il y a vraiment de plus grands désastres" - Il évite les toubibs - "Ce sont, dans leur genre, des curés - Ils veulent convertir le consultant à Esculape" - Il préfére finir agnostique - Son univers se dépeuple : "Queneau, Guiette, Man Ray...... André Vasseur.... Malraux ...mourant" - "Flaubert .... se disait gorgé de cadavres comme un vieux cimetière" -
Connait-il un bouquiniste "disposé à acheter des services de presse" - Ceux à qui il s'est adressé l'ayant trés peu payé - Il lui faut trouver un autre acheteur car son "pied-à-terre parisien est envahi de papier imprimé"- Il lui demande de ses nouvelles : même s'il voit souvent sa signature dans la presse, il sait, par expérience, "que ce n'est pas avec un immense plaisir qu'on se propage dans les feuilles publiques" - Lui même s'est chargé d'un long "travail de bibliographie"- Un boulot auquel on n'est pas obligé de penser constamment mais ou on ne s'enrichit pas -
Touchante lettre : Il n'est pas "souffrant", il est "usé" - Il devrait remplacer certaines "pièces défectueuses", mais il ne peut se les payer et surtout il n'a "aucune envie de prolonger une existence sans cesse assombrie par la nécessité de travailler" - Il a consommer plus de roman que n'en demandait son "faible appétit" - Et toujours pas de bouquiniste pour ses "camions de S.P." (service de presse) -
Il va tenter de répondre à quelques unes des questions de son "Rémois" - Il n'a pas reçu le Huysmans 10/18 contenant A Rebours malgré son intervention - Cela ne l'étonne pas : "Pour des raisons qui m'échappent, Mr Bourgois (que je n'ai jamais vu) a dû me frapper d'ostracisme" -
Il apprends le "congédiement de Carlier par Gallimard" - Il est inquiet pour lui à cause de son état de santé - "Il aura consciencieusement turbiné pour Gallimard sans en être récompensé" - Sa femme "absorbe toutes sortes de saloperies pharmaceutiques, sans beaucoup de résultats" - Il lui cache son scepticisme -
Il avait emporté trois volumes de Huysmans pendant ses vacances dans le Périgord ce qui lui a donné l'occasion d'en reparler dans une de ses "chroniques de Carrefour" - Il aimerait recevoir un autre exemplaire d'A Rebours, le sien comportant une erreur de pagination - Il s'adresse à lui parce que Christian Bougois semble mettre toutes ses lettres au panier, sauf intervention de Hubert Juin ou de Noel Arnaud - Il admire son activité - Lui, bien qu'il ne se prenne pas pour Moise, ne serait "pas faché de s'endormir du sommeil de la terre" -
Sa gentillesse l'égare - Il n'est utile qu'à sa femme parce qu'il fait bouillir la marmite, et encore il ne la "dispense pas de l'obligation de compter" - Il se débrouille avec deux loupes sans recourir aux oculistes - Il n'est pas assuré social - Sa dernière visite à l'hopital Saint Antoine lui a fait perdre 5 heures et 300 nouveaux francs - "Il en va de l'Assistance publique comme des systèmes d'assurances générales - On l'appelle assistance par antiphrase - C'est une entreprise étatique d'escroquerie légale" - Il mène une existence de forçat, ce qu'il fait l'extènue, et il a conscience que cela ne vaut rien -
Il ignorait ses ennuis de santé et lui donne quelques conseils comme de cesser de se mettre en frais pour autrui ou d'accepter des travaux à rendre à date fixe - Son propre "délabrement" lui a fait renoncer à deux collaborations hebdomadaires compensées "par un travail de bibliographe" qui devrait le tirer provisoirement d'affaire - "J'ai peut-être laché la proie pour l'ombre" - Il croit avoir consacré un article aux rééditions de Huysmans mais n'en est pas sûr - "je ne mets pas ma production journalistique en conserve" - Il a reçu ses lectures du XIXeme, son Barbey et une plaquette de poèmes - Il compte en parler mais ses fonctions de chroniqueur l'obligent à rendre compte de romans dont il n'est pas autrement friand -
9 pages in4 dans un cahier d'écolier - trés bon état - râtures et corrections -
Bel ensemble de poèmes probablement inédit : un exemple :"Tu es l'odeur de la menthe/ son envol quand on la cueille/ tu es dans le fumet de sa mort/ qui assiège ta bouche/ et se rue dans ton corps" - ou encore : Hiver : "C'est un royaume assisté de remparts/ c'est le froid endormi sur la terre/ Une arcade/ un tiroir rouillé/ une grande cicatrice ............"-
"On est sûr de tout obtenir d'un auteur dont on flatte la vanité" - Il lui envoie ce qui est demandé et double même la dose - On peut lui appliquer les vers faits jadis pour Pellegrin : "Le matin numismate et le soir idolatre/ je dine de l'antique et soupe du théatre" - rare -
1 page 1/2 in12 - En tête: Chambre des Députés - Très bon état -
Il s'excuse de l'ennuyer mais il déjeune le lendemain chez [René] Besnard (?) et il aimerait lui donner une réponse au sujet de son article - Il demande une réponse "par télégramme, porte pour porte, par un simple mot" -
Rare lettre de jeunesse : Un Monsieur dont il ne peut déchiffrer le nom lui demande de sa part de remplacer Hubbard (?) le 14 mars pour une conférence - Il le ferait avec plaisir s'il n'était déjà pris - Il a d'ailleurs remplacé deux conférenciers de l'Union la semaine passée -
1 page 1/2 in8 - En tête du Musée Social - Très bon état -
Il aurait été heureux d'obliger le "jeune ami" qu'il lui recommande en souscrivant à son ouvrage mais le Musée social n'a aucun fond pour cela - Il se propose de lui acheter un exemplaire et de le signaler dans leur revue -