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‎COUSIN (Victor)‎

‎Défense de l'université et de la philosophie. Discours prononcés à la chambre des pairs. Dans la discussion de la loi sur l'instruction secondaire (avril et mai 1844). Extraits. Présenté par Danielle Rancière.‎

‎In-8, broché, couverture illustrée rempliée, 88 p.‎

‎FOUILLEE (Alfred)‎

‎La réforme de l'enseignement par la philosophie.‎

‎In-12, demi-chagrin de l'époque, dos à nerfs filetés à froid, titre doré, tranches dorées, vi, 214, (2) p. Edition originale et unique de ce recueil d'études publiées par la 'Revue Politique et parlementaire'. Bel exemplaire, très bien relié.‎

‎GUYOT (V.-F.), MONY, OZIL‎

‎Livre des candidates et candidats aux emplois administratifs.‎

‎In-12, broché, couverture imprimée, (6), 761 p.. Edition originale éditée par "L'Ecole du Fonctionnaire". Bon exemplaire, tel que paru.‎

‎LOUIS (dauphin de France, 1682-1712), MALEZIEU (Nicolas de)‎

‎Elemens de géométrie de Monseigneur le duc de Bourgogne (publiés par Boissière). Nouvelle édition revue, corrigée et augmentée d'un Traité des logarithmes, par M. de Malézieu, avec l'introduction à l'application de l'algèbre à la géométrie.‎

‎In-8, plein veau de l'époque, dos à 5 nerfs orné de compartiments fleuronnés, (34), xij, 250 p. et (2), 112 p. [Introduction à l'application de l'algèbre à la géométrie], rousseurs, nombreux graphiques, figures géométriques dans le texte et une planche dépliante. Deuxième édition augmentée. Selon Barbier et Quérard : "La dédicace au duc de Bourgogne est du sieur Boissière, bibliothécaire du Duc du Maine, qui se donne pour l'éditeur de cet ouvrage. On voit dans sa préface qu'il était écrit de la propre main du prince et qu'on peut dire qu'il est de sa composition; que cependant M. De Malezieu y a eu une grande part et aussi lui est-il communément attribué". L'ouvrage serait un bon résumé de la 'Géométrie de Port-Royal'. Bon exemplaire, bien relié à l'époque.‎

‎FILON (Augustin)‎

‎Du pouvoir spirituel dans ses rapports avec l'Etat, depuis l'origine de la monarchie française jusqu'à la révolution de 1830, par M. Filon.‎

‎In-8 plein veau verre bronze d'époque glacé, dos à 4 nerfs orné de filets dorés d'encadrement, titre doré, triple filet d'encadrement sur les plats, roulettes dorées sur les coupes et les chasses, tranches mouchetées, viij, 271 p. Edition originale. Etude sur les relations entre pouvoir civil, pouvoir religieux et les corps enseignants depuis les origines médiévales. Magnifique reliure de veau bronze glacée de l'époque.‎

‎JOURNAL OFFICIEL DE L'INSTRUCTION PUBLIQUE‎

‎Journal officiel de l'Instruction publique [du Spécimen, n°1 du 3 nov. 1831 au n°104 du 28 oct.1832]).‎

‎104 livraisons in-folio réunies en un volume demi-basane de l'époque dos lisse orné (dos abimé), (2), 445 p. (pagination continue). Tête de collection de ce périodique paraissant 2 fois par semaine, fondé par Paul Dupont. Organe officiel de la rue de Grenelle, il constitue l'une des sources principales sur l'instruction publique durant la période : rapports, enquêtes et statistiques, correspondance, histoire, articles de presse, lois et décrets, projets, nominations, récompenses, programmes, les institution, discours, etc., etc. "La législation qui régit l’instruction publique va être renouvelée ; c’est une des promesses de la Charte, c’est un vœu, un besoin du pays. La loi nouvelle consacrera pour l’enseignement le principe d’une liberté à laquelle l’université et le pays applaudiront, pourvu qu’il n’y ait danger ni pour les intelligences, ni pour les esprits, ni pour les cœurs [...]. La publicité sera donc la garantie naturelle de la liberté de l’enseignement, elle la défendra de toute atteinte arbitraire et de ses propres excès. Telle est la loyauté des intentions du Ministre qu’il a lui-même provoqué cette publicité ; il a senti que, pour être efficaces, toutes les mesures qui s’adresseront, non plus à une soumission forcée, mais au concours volontaire des citoyens, devront être soumises à l’épreuve de la discussion. Le Journal officiel [...] tiendra ainsi à l’université, non pas seulement pour la défense de ce qui est, mais surtout pour la défense de ce qui sera et de ce qui doit être" (prospectus, 1831). Dos abimé. Parfait état intérieur.‎

‎[FOURMONT (Etienne de)]‎

‎Les racines de la langue latine mises en vers françois. (RELIURE AUX ARMES)‎

‎In-12, plein veau moucheté, dos à nerfs orné de compartiments fleuronnés, armes dorées au centre des plats, (8), 184 p. et (27) f. de table. Edition originale de ce "livre devenu rare, trop peu connu" (Encyclopédie Diderot, 1er édition, art. "Racine",T.XIII, p. 747). "Par son excellence, peut aller de pair avec les Racines Grecques de Port-Royal". Prodigieusement doué pour les langues, Etienne de Fourmont est le premier sinologue français. Il devint également traducteur et professeur pour les langues arabe (au Collège Royal), tartare et indienne, membre de la Royal Society de Londres et de l'Académie de Berlin. Il a composé cet ouvrage, modèle du genre, à l'âge de 22 ans. (France littéraire, III, 181. A. Choppin, 'Les manuels scolaires en France de 1789 à nos jours', n°700). Provenance : Pierre-François de Lattre-Doby ou Lastre-Doby (1696-1729), né à Dinant en Belgique, procureur général du Grand Conseil de la province de Liège, avec ses armes dorées sur les plats (O.H.R., planche 1316-1). Le livre est déjà signalé comme rare au XVIIIe siècle. Ppetite fente en tête des mors. Bon exemplaire.‎

‎NAUDE (Gabriel)‎

‎Traité sur l'éducation humaniste (1632-1633). Traduit, annoté et commenté par Pascale Hummel.‎

‎In-8, broché, couverture imprimée, 227 p. Première traduction française. "Si le Syntagma de studio liberali de Gabriel Naudé est par l'intention un traité de pédagogie, il est dans le fond une somme de réflexions sur l'art de chercher la vérité et, en tant que tel, dessine un projet philosophique aboutissant à une sorte d'éclectisme naturaliste. De nombreux adversaires menacent celui qui essaie d'acquérir une bona mens. Comment dépasser les notions communes et s'élever à la pleine liberté de l'intelligence ? La réponse, multiple, fait tout l'intérêt du Traité sur l'éducation humaniste. Atypique et inclassable, cet ouvrage mérite le détour pour ses imperfections mêmes et sa singularité proprement sui generis" (présentation de l'éditeur). Ouvrage neuf.‎

‎SAAVEDRA FAJARDO (Diego de)‎

‎Idea del principe politico christiano (...). Rappresentata con bellissime imprese (...). Trasportata dalla lingua spagnuola dal Sig. Dottor Paris Cerchiari.‎

‎Petit in-12, demi-veau brun à coins, dos à 5 nerfs guillochés, garnis de fleurons et roulettes dorés, pièce de titre de maroquin noir, tranches mouchetées (rel. fin XIXème), titre frontispice, (24), 753 p., 103 emblèmes gravés dans le texte. Précoce traduction italienne de ‘Idea de un príncipe político cristiano', illustrée de 103 gravures emblématiques sur cuivre et d'un beau titre-frontispice signé "S. Isabella P. F." (Elisabetta Piccini, Venise 1646 - 1734). Homme d'État et diplomate espagnol du Siècle d'or, l’auteur est considéré comme le plus grand politique du règne de Philippe IV. Composé pour l'éducation de l'infant Balthasar, fils de Felipe IV, cet essai est l’oeuvre principale de Saavedra Fajardo, "grand classique des emblèmes politiques", et l’un des traités les plus importants de la philosophie politique au XVIIe s., rapidement traduit dans les principales langues européennes. (Palau y Dulcet 283473. Pour autre éd. Cf. Praz, ‘Studies in 17th c. imagery’, p. 483-484 et Châtelain, ‘Livres d'emblèmes et de devises’, p. 147). Court de marges avec perte de quelques caractères. Exemplaire très frais.‎

‎CUVILLIER (Armand)‎

‎Précis de philosophie. Classe de Sciences expérimentales.‎

‎In-8, broché, couverture imprimée, vi, 466 p. Index analytique et table de matière.‎

‎MATHIEU-MIRAMPAL (Jean-Baptiste-Charles)‎

‎Rapport fait à la Convention au nom du comité d'instruction publique, par Mathieu (...) le 28 frimaire l'an II [sur la suppression de la Commission des monuments et son remplacement par la Commission temporaire des arts].‎

‎In-8, broché (sans couv.), 18 p. Edition originale. C'est sur ce rapport, chiffré et très détaillé, que fut supprimée la Commission des monuments, instituée le 4 août 1792, et qu'elle fut remplacée par la Commission temporaire des arts. Jean-Baptiste-Charles Mathieu (1763-1833) dit aussi Mathieu de l'Oise fut élu député à la Convention, au Conseil des Cinq-Cents puis au Tribunat. (Tourneux, n°17726). Exemplaire frais.‎

‎PLAICHARD-CHOLTIÈRE (René François)‎

‎Rapport fait à la Convention Nationale (...) Sur la question de savoir S'il est utile ou non de conserver l'Institut des jeunes Français établi dans le ci-devant prieuré Martin sous la direction de Léonard Bourdon, par le citoyen Plaichard, député du département de la Mayenne.‎

‎In-8, broché, en cahier non coupé, 8 p. Edition originale de ce rapport composé par le député de la Mayenne à la Convention. Suite à l'arrestation de Léonard Bourdon directeur de l'Institut des Jeunes Français après les événements du 12 germinal an III (1er avril 1795), l'auteur propose le transfert de l'Institut à Liancourt et sa réunion à l'école des Enfants de l'armée. Le rapport est suivi de la proposition de décret en 12 articles tel qu'il fut adopté par la Convention. (Tourneux, III, 17363).‎

‎LA MOTHE LE VAYER (François de)‎

‎Oeuvres de François de La Mothe Le Vayer. Conseiller d'Estat ordinaire. Troisième édition, revue, corrigée & augmentée.‎

‎2 tomes et 3 parties en 3 volumes in-folio, plein veau granité de l'époque, dos à nerfs ornés de caissons fleuronnés, tranches mouchetées , (24), 1015, (52) p. et (8), 1166, (72) p., dont 3 pages de titre, grande vignette de titre, portrait gravé par Nanteuil en frontispice, planche allégorique hors texte au tome I, titres noir et rouge. Troisième édition en partie originale, comportant une dédicace au roi, augmentée de 'La Physique du Prince' -- 'Discours sur la bataille de Lutzen et sur la trêve des Pays-Bas' -- un ouvrage composé vers 1636 qui paraît pour la première fois: 'En quoi la piété des Français diffère des Espagnols dans une profession de même religion' -- Ainsi que, dans le deuxième volume, les cinquante "Petits traités en forme de lettres" et "la Prose chagrine". (James, 'Libertins Erudits', n°238. Tisserand, Bibliographie in : 'La Mothe Le Vayer', p. 236. Pintard, n° 861). Reliure usée et épidermée, auréoles dans la marge inférieure des 2 premiers volumes, fente et manque de cuir au mors supérieur du tome I, défauts aux coiffes.‎

‎[PUTHOD DE MAISON-ROUGE (François-Marie)]‎

‎Compte rendu à la Convention Nationale, par la Commission supprimée des Monuments. Et servant de réponse au rapport du Comité d'Instruction publique. [Suivi de] Pièces à l'appui du Compte rendu par la commission supprimée des monumens.‎

‎In-8, broché, couverture de papier moderne, 60 p. Edition originale de cet important document, "qui a échappé à la plupart des historiens de la Révolution", compte-rendu très complet des travaux de la Commission des Monuments et réponse. Les auteurs justifient point par point leur action au sein la Commission, au lendemain de sa suppression et de son remplacement par la Commission temporaire des Arts. Constituée en novembre 1790 à l’initiative de François-Marie Puthod de Maison-Rouge, la Commission des Monuments se donna pour mission d’élaborer les premières mesures destinées à mener un inventaire et à agir en faveur de la conservation des oeuvres d’art. "Cet écrit devenu rare, à la rédaction duquel Puthod de Maison-Rouge eut beaucoup de part, donne de précieux renseignements sur les travaux de la Commission et sur un grand nombre d'objets de prix qu'elle avait sauvés de la destruction" (Michaud, 34, 560). Le "compte rendu" est suivi de 17 pièces justificatives en annexe. (Tourneux, III, 17729). Bon exemplaire.‎

‎[BOURDON (Léonard)]‎

‎Rapport des députés nommés par la Commission des Arts. Pour assister aux exercices de l'Ecole Républicaine connue sous le nom de Société des jeunes Français. Lettre de la Commission Nationale de l'instruction publique.‎

‎In-8, broché, couverture de papier moderne, 18 p. Edition originale. Auteur d'un ambitieux plan d'éducation nationale égalitaire, Léonard Bourdon obtint en 1788 l’autorisation de créer une école, qui devint en 1792, la "Société des jeunes Français". Fondée sur des principes de liberté et d'égalité et des méthodes éducatives ambitieuses et novatrices, cette école expérimentale était réservée aux orphelins des "défenseurs de la patrie" qui recevait une éducation générale, mais aussi sportive, artistique et professionnelle. L'ouvrage renferme le rapport fondateur de l’institution, des lettres de soutien de personnalités, le détail de l’organisation de la Société ainsi que le prospectus et la liste nominative des instituteurs. (Martin & Walter, 4:1, 15019). Bon exemplaire.‎

‎MASUYER (Claude-Laurent)‎

‎1- Discours sur l'organisation de l'instruction publique et l'éducation nationale en France. Examen et réfutation du système proposé successivement par les citoyens Condorcet et G. Romme, au nom du comité d'Instruction publique de l'Assemblée législative et de la Convention nationale. Paris, Imprimerie Nationale, 1793. 98 p. 2- Projet de décret sur l'organisation de l'instruction publique (...). Imprimé en vertu du décret de la Convention du 8 Prairial, an III [27 mai 1795]. Paris, Imprimerie Nationale, An III [1795]. 111 p.‎

‎2 pièces reliées en un volume in-8, broché, couverture de papier moderne. Ensemble de deux pièces distribuées séparément: le "Discours" ainsi que son minutieux plan de mise en application sous forme de "Projet de décret". L’un des projets les plus radicaux de réforme de l’éducation nationale pendant la Révolution. Bien que Girondin (député de Saône-et-Loire), Masuyer critique le plan de Condorcet et de Romme, jugé "destructeur de l’égalité et générateur de despotisme", pour proposer un projet global "d’éducation nationale". Si tous les hommes sont égaux en droit, l’instruction publique doit être commune à tous, gratuite et graduelle et les établissements d’enseignement proportionnellement répartis sur l'ensemble du territoire. La réforme est financée par le produit de la vente des biens ecclésiastiques. Cf. A. Soboul, 'Girondins et Montagnards', Actes du colloque, 1975, p. 38 sq. (Martin & Walter, III, 23372 et 23374). Bon exemplaire.‎

‎LOUIS-LE-GRAND (Collège et lycée)‎

‎Règlement pour les bourses à établir dans le Collège de Louis-le-Grand, homologué par Arrêt du 4 septembre 1770.‎

‎In-4, broché (sans couv.), 16 p., armes du Collège Louis-Le-Grand en vignette de titre et en bandeau, lettrine gravée sur bois. Edition originale. Organisation des conditions d'obtention et de distribution des bourses au collège Louis-le-Grand. (Conlon, 'Siècle des Lumières', 70:484). Bon exemplaire, très frais.‎

‎[TALLEYRAND (Charles Maurice de)]‎

‎Projet de décrets sur l'instruction publique.‎

‎In-8, cartonnage marbré moderne à la Bradel, pièce de titre de maroquin bordeaux, 100 p. Edition originale du projet de décret que Talleyrand donna à la suite de son Rapport sur l'instruction publique. Aux pages 94-95: "l'éducation des femmes". Bon exemplaire, très frais, très bien relié.‎

‎LAUNOY (Jean de)‎

‎De Scholis celebrioribus, seu a Carolo Magno, seu post eundem Carolum per Occidentem instauratis liber.‎

‎In-8, plein veau moucheté veau de l'époque, dos à 5 nerfs orné de caissons fleuronnés, roulette sur les coupes, tranches rouges mouchetées, (1) f. de titre, (12), 536 p. Edition originale de cette histoire des principales institutions européennes d'enseignement depuis Charlemagne, dans laquelle l'Université de Paris et la Faculté de théologie de l'Université occupent la plus grand place (pages 185 à 536). Salué dès sa sortie pour ses recherches, l'ouvrage demeura une source sur le sujet pour de nombreux historiens postérieurs, dont Guizot. D'origine bretonne, docteur de la Faculté de théologie de Paris, Jean de Launoy (1603-1678) est resté célèbre pour la grande liberté de ses travaux historique et son approche critique des traditions ecclésiastiques, ce qui lui attira d'importants problèmes avec sa hiérarchie. Petite galerie de vers marginale aux derniers feuillets sans atteinte au texte. (Le Long, 'Bibliothèque historique de la France', IV, 44553). Très bon exemplaire, frais, bien relié à l'époque.‎

‎CROS (Louis), KAHAN-RABECQ (Marie-Madeleine)‎

‎Un Siècle d'Enseignement à travers la caricature et l'image. 1805-1905.‎

‎In-8, broché, couverture illustrée, 197 p. Catalogue d'une exposition présentée aux Musée de l'enseignement en 1952, illustré de 16 planches hors texte. 1015 articles décrits suivi d'une chronologie et d'une bibliographie de référence. Introduction de louis Cros et Marie-Madeleine Kahan-Rabecq. Bon exemplaire.‎

‎GUILLIE (Sébastien)‎

‎Essai sur l'instruction des aveugles, exposé analytique des procédés employés pour les instruire; par le Docteur Guillié.‎

‎In-8, broché, couverture d'origine imprimée, 224 p., frontispice et 21 planches gravées. Edition originale illustrée de 22 planches d'un grand intérêt technique et pédagogique qui représentent les aveugles en activité, les outils et instruments. Médecin ophtalmologiste originaire de Bordeaux, Sébastien Guillié (1780-1865) devint médecin-chef de l’Institut des aveugles-nés, à l’Hôpital des Quinze-Vingts ainsi qu’à l’Institution Royal des jeunes aveugles créée par Valentin Haüy. Il y développa un ensemble d’activités artisanales, artistiques et sportives adaptées, afin de favoriser l’insertion sociale des non-voyants. L’enseignement de la musique y tint une place prépondérante, à haut niveau, jusqu’à permettre la formation d’un orchestre réputé au sein de l’institution. (Hirschberg, 554. Wellcome, III, 180). Couverture frottée, rousseurs.‎

‎BOIGEY (Maurice)‎

‎La cure d'exercice aux différents âges de la vie et pour les deux sexes.‎

‎Grand in-8, broché, couverture illustrée couleurs, 288 p. et 48 p. de catalogue éditeur, illustrations et planches photos in texte et hors texte (auréoles claires). Édition originale. Par le fondateur de la doctrine française en matière d'éducation physique, adoptée par l'Éducation nationale. Quelques traces d'auréoles claires.‎

‎AIX EN PROVENCE - COLLEGE ROYAL‎

‎Collège royal de Bourbon de la ville d'Aix.‎

‎In-4, broché, 4 p., bandeau gravé et ornements typographiques. "Présentation du collège d'Aix-en-Provence, fondé en 1603 par Henri IV: rappel historique des différents règlements le concernant puis présentation du fonctionnement de l'établissement (Lettres Patentes du Roi du 25 décembre 1764 et règlement du 30 juin 1766)" (Institut français de l'éducation, en ligne). "Imprimé par ordre du Bureau de Bourbon, conformément à la délibération du 8 août 1767". Rare: un unique exemplaire recensé dans le monde par WorldCat: Aix-Marseille 1-BU Lettres. Bon exemplaire.‎

‎LOCKE (John)‎

‎De l'Education des enfans, traduit de l'Anglois par M. Coste. Cinquième édition. Sur l'Edition Angloise publiée après la mort de l'Auteur, qui l'avoit revûe, corrigée, & augmentée de plus d'un tiers.‎

‎2 tomes reliés en un volume in-12, plein veau moucheté de l'époque, dos à 5 nerfs cloisonnés et fleuronnés, pièces de titre de maroquin havane, filet à froid en encadrement des plats, roulette dorée sur les coupes, tranches rouges, (2), 191, xx, (4) p. de table et (2), [193]-467 p. (qqs rousseurs), vignette gravée répétée aux 2 pages de titre. Cinquième édition, dans la traduction de Pierre Coste, augmenté du "Traité du Bonheur" (p. 397-467). Les feuillets préliminaires du tome premier ont été reliés en fin. Le portrait manque. Reliure frottée.‎

‎BAUNY (Simon-Toussaint)‎

‎Pensées philosophiques, mêlées de maximes morales, avec quelques réflexions à un ami sur l'éducation de son fils; Ouvrage consacré à l'instruction des Jeunes gens, et qui peut être utile aux Pères et Mères et aux Instituteurs.‎

‎In-8, broché, couverture d'attente beige d'origine, pièce de titre manuscrite au dos, 311 p., (1) p. d'errata, planche frontispice gravée. Edition originale et unique illustrée d’un frontispice allégorique: "L’amour de la vérité l’inspire". Originaire d’une famille champenoise, l’auteur devint chanoine de la cathédrale de Reims et aumônier de Mesdames Adélaïde et Victoire de France, filles du roi. L’ouvrage est dédié, avec "salut et respect" au citoyen Bourgeois-Jessaint préfet de la Marne. Il est composé de 572 "Pensées" sur le modèle de celles de Pascal. A partir de la page 230: "Lettres à un ami sur l’éducation de son fils". Table en fin. (France littéraire, I, 226). Ex-dono calligraphié de "Debord, capitaine d’artillerie", "A mon cousin de Henri de Rotalier", daté de 1802. Quelques rousseurs et brunissures uniformes à certains feuillets. Exemplaire entièrement non rogné, sous sa couverture d’attente d’origine, tel que paru.‎

‎MIRABEAU (Honoré Gabriel Riqueti, comte de)‎

‎Lettre remise à Frédéric-Guillaume II, Roi régnant de Prusse, le jour de son avènement au Trône.‎

‎In-8, broché, couverture ancienne d’attente de papier gris, 50 p. titre compris, vignette de titre, bandeaux et culs-de-lampe. Rare édition à l'adresse de Berlin, en 50 pages, publiée l'année de l'originale. "Dès la mort du grand Frédéric (17 août 1786), Mirabeau s'offrant en mentor à son successeur, lui adresse [ce] mémoire, plein d'avertissements et d'exhortations, de suggestions, de réformes à entreprendre. C'est un véritable plan de gouvernement contenant nombre d'idées déjà exposées par Mirabeau qui, par la suite, les défendra aux États généraux. Le nouveau roi répond à l'auteur le 20 août 1786. Ce n'est que plusieurs mois après, l'année suivante, que Mirabeau publie sa lettre pour répondre aux critiques qui l'accusaient d'avoir remis au Roi "une satire contre l'immortel Frédéric II"." (Henry Aureille). Seulement 5 exemplaires de cette édition sont recensés dans le monde (WorldCat). Aucun en Allemagne. Un seul en France (BnF). (Martin & Walter, III, 24449). Qqs rousseurs. Bon exemplaire, grand de marges.‎

‎LA MARTELIÈRE (Pierre de)‎

‎Plaidoyé de Me. Pierre de La Marteliere, advocat en la Cour, fait en Parlement, assisté de Mes. Antoine Loisel, Denis Boutillier, Omer Tallon anciens advocats, les Grand Chambre, Tournelle, & de l'Edict assemblees les dixseptiesme & dixneufiesme decembre, mil six cens unze. Pour le recteur et Université de Paris, deffendeurs & opposans. Contre les Jesuites demandeurs, & requerans l'entherinement des lettres patentes par eux obtenuës, afin de pouvoir lire & enseigner en ladite Université.‎

‎In-4, plein vélin souple de l'époque, (2), 95, (5) p., prem. et dern. f. bl., armoiries royales au titre, bandeaux et lettrines gravés sur bois. Rare édition originale in-4° imprimée à Paris, de cette pièce capitale dans l'histoire tourmentée des relations entre la compagnie de Jésus et l'Université de Paris. Par lettres patentes du 12 octobre 1609, Henri IV avait accordé aux jésuites le droit d'enseigner dans leur collège parisien, provoquant l'hostilité de la Sorbonne. A la suite de l'assassinat du roi et de la mise en cause de la Compagnie dans le régicide, la Faculté prit la décision de s'opposer à leur arrivée et déposait un recours dans ce sens devant le Parlement de Paris. Le 15 décembre 1611 une citation à comparaître était notifiée aux jésuites. Pierre de La Martelière plaide pour l'Université, Jacques de Montholon pour les jésuites. A l'issue des audiences, l'avocat général Servin somme les Jésuites de se conformer aux positions de la Sorbonne quant aux libertés de l'Église gallicane. Le Parlement de Paris entérine les conclusions de Servin et, par arrêt du 22 décembre, interdit aux jésuites d'enseigner à Paris. L'arrêt figure en fin de ce volume avec la permission d'imprimer datée du 18 janvier 1612. Les hostilités entre l'Université de Paris et les jésuites ne prirent vraiment fin, faute de combattants, qu'à la suppression de la Compagnie en 1762. ("Bibliothèque historique de la France", 44650). Quelques rousseurs. Bel exemplaire, dans sa première reliure de vélin souple.‎

‎ROUSSEAU (Jean-Jacques)‎

‎Emile, ou de l'éducation. Par J.J. Rousseau, Citoyen de Genève.‎

‎4 volumes in-8, plein veau marbré de l'époque, dos lisses ornés de compartiments fleuronnés et cloisonnés, pièces de titre et de tomaison de maroquin, triples filets dorés en encadrement sur les plats, filet doré sur les coupes, tranches jaspées, (4), viii, (2), 464 p. ; (4), 407 p. ; (4), 381 p. et (4), 455 p., 5 planches gravées hors texte. Deuxième édition de Paris, à la date de l'originale, publiée à Paris par Duchesne. Elle est illustrée de 5 figures, dont 4 en frontispice de Eisen gravées par Legrand, Longueil et Pasquier. (Dufour, 190. Sénelier, 763. Gagnebin, 6. McEachern, 4A, p.105). Coiffes restaurées, quelques épidermures. Bon exemplaire, imprimé sur papier vergé, grand de marges, bien relié à l'époque.‎

‎FROEBEL (Friedrich), JACOBS (Jean-François)‎

‎Manuel pratique des Jardins d'enfants de Frédéric Froebel, à l'usage des institutrices et des mères de famille. Composé sur les documents allemands par J.-F. Jacobs. Avec une introduction de Madame la baronne de Marenholtz.‎

‎In-8, demi-chagrin rouge de l’époque, dos lisse orné de filets dorés et à froid et de fleurons dorés, titre doré, 204, (14) p. de partitions en fin de volume et planches hors-texte. Première édition française accompagnée de nombreuses planches hors-texte noir et bleu et de 14 pages de partitions (paroles et musique). Le "manuel pratique" de mise en œuvre de la célèbre méthode du pédagogue allemand Friedrich Fröbel. Inventeur des "jardins d’enfants", il est l’initiateur d’une transformation révolutionnaire dans l’apprentissage de la première enfance au moyen d’un programme gradué d’éveil par le jeu et le rapport à la nature. Longue introduction de Bertha de Marenholtz-Bülow, l’une des plus ferventes disciples de Fröbel. Les nombreuses planches lithographiées représentent principalement le matériel pédagogique. Accroc de cuir sur le plat supérieur. Coupes frottées, rousseurs éparses, quelques annotations au crayon. Déchirure à la planche XLIV sans manque. Exemplaire légèrement défraîchi. (Buisson 1911, p. 900. Juif & Dovéro, p. 134). Complet des planches sauf le frontispice.‎

‎LUCAS (Charles) - Recueil provenant de la bibliothèque personnelle de Charles Lucas‎

‎DE LA BIBLIOTHEQUE PERSONNELLE DE CHARLES LUCAS. 1er VOLUME : 1- Lettre à M. le Baron Gérando, Conseiller d’Etat. Projet d’établissement, par souscriptions, d’une Maison pénitentiaire pour les jeunes Détenus [20 janvier 1833]. Paris, Imprimerie de A. Henry, (1833).16 p. 2- Extrait du compte-rendu de la séance publique du 22 avril 1839. Société de la Morale Chrétienne. (Paris), Imprimerie de A. Henry, (1839). 46, (2) p. 3- Des moyens et des conditions d’une réforme pénitentiaire en France. Paris, Au bureau de la Revue de Législation, 1840. xxi, 108 p. 4- Compte-rendu d’une réunion préparatoire pour la formation d’une société de patronage pour les jeunes libérés de la maison pénitentiaire de Fontevrault. Paris, Cosson, (1840). 20 p. 5- Exposé de l’état de la question pénitentiaire en Europe et aux Etats-Unis. Suivi d’observations de MM. De Tocqueville, Ch. Lucas et Béranger. Extraites de compte rendu des travaux de l’Académie. Paris, Imprimerie Panckoucke, 1844. jv, 129 p. Contient la retranscription de la discussion entre Ch. Lucas et Tocqueville, sous forme de questions / réponses. 2e VOLUME : 1- HELLO (J.). Notice sur la colonie agricole d’essai du Val-d’Yèvre, près Bourges (Cher). Paris, Imprimerie de Hennuyer et Cie, [1850]. 32 p. L'auteur était inspecteur général des prisons. 2- HELLO (J.). Des Colonies agricoles pénitentiaires ou considérations morales et pratiques sur la loi d’éducation et de patronage des jeunes détenus du 5 août 1850 et sur le projet de règlement du 31 mars 1864 relatif à l’exécution de cette loi. Paris, Cotillon, 1865. (2) f., 64 p. 3- SELLON (Valentine de). La Peine de mort au vingtième siècle. Paris, Guillaumin et Cie, 1877. viii, 54, (1) p. de table. 4- Bulletin de la Société générale des Prisons autorisée par décret du 22 mai 1877 [Première année. Séances présidées par Charles Lucas]. Paris, Imprimerie centrale des chemins de fer, A. Chaix et Cie, 1877. 124 p. 5- OLIVECRONA (Knut). La Colonie d’essai du Val-d’Yèvre et la théorie de l’amendement de l’enfant par la terre et de la terre par l’enfant. Paris, Guillaumin et Cie, A. Durand & Pedone-Lauriel, Octobre 1878. 64 p. 6- OLIVECRONA (Knut) et LUCAS (Charles). Rapport au congrès pénitentiaire de Stockholm sur le mouvement progressif de la réforme pénitentiaire de 1872 à 1878 d’après les communications successives de M. Ch. Lucas à l’Institut de France. Paris, Imprimerie centrale des Chemins de fer, A. Chaix et Cie, [1879]. 8 p. 7- BUJON (Pierre). Le Congrès international pénitentiaire de Stockholm (I). Paris, Guillaumin et Cie, 1878. 15 p. Tiré-à-part du Journal des Économistes (déc. 1878) 8- BUJON (Pierre). Le Congrès pénitentiaire international de Stockholm (II). Paris, A. Cotillon et Cie, 1880. 15 p. Tiré-à-part de la Revue Critique de Législation et de Jurisprudence. 9- BUJON (Pierre). La Science pénitentiaire au congrès de Stockholm. Paris, A. Cotillon et Cie, 1880. 8 p. 10- BUJON (Pierre). "LUCAS (Charles-Jean-Marie)" : Extrait des notices biographiques et bibliographiques des membres de l’Institut de droit international. Paris, F. Pichon, A. Cotillon et Cie, s. d. 31 p. 3e VOLUME : 1- LUCAS (Charles). Discours prononcé au Banquet du Comice Agricole de l’Arrondissement de Bourges (30 août 1846). Bourges, Impr. Et Lith. de Jollet-Souchois, [1846]. 8 p. 2- LEZARDIERES (Charles de). Bénédiction et inauguration des bâtiments de la chapelle, de l’école et de l’infirmerie à la colonie agricole du Val-d’Yèvre (Cher). Le 27 septembre 1857. Bourges, Imprimerie du Ve Ménagé, 1857. (1) f., 12 p. 3- Colonie agricole du Val-D’Yèvre. Cérémonie de la confirmation et visite de l’établissement par Mgr l’Archevêque de Bourges. 15 Avril 1860. Bourges, Imprimerie et Lithographie de Ve Jollet-Souchois, 1860. 7 p. 4- Réception à la chapelle de colonie du Val-d’Yèvre, par Mgr l’Archevêque de Bourges (…) d’une relique de Saint-Charles apportée de Rome (…) et quelques renseignements sur l’introduction de cette congrégation dans les Maisons pénitentiaires de Femmes condamnées. 5 mai 1861. Bourges, Imprimerie et Lithographie de A. Jollet Fils, 1861. 12 p. 5- LUCAS (Charles). Un Mot sur la fondation de la colonie agricole pénitentiaire du Val-d’Yèvre considérée au point de vue du programme impérial du 5 janvier 1860, sur le défrichement des marais avec quelques notes et renseignements de M. De Lézardières, directeur de l’établissement. Bourges, Imprimerie et Lithographie de A. Jollet Fils, 1861. 27 p. 6- [LUCAS, Charles]. Résumé de la question relative à la proposition de cession à l’Etat de la colonie du Val-d’Yèvre. Paris, J. Claye, s.d. 31 p. 7- HELLO (J.). Notice sur la colonie agricole d’essai du Val-d’Yèvre, près de Bourges (Cher). Paris, Imprimerie de Hennuyer et Cie, [1850]. 32 p. (rouss.). 8- HELLO (J.). Des Colonies agricoles pénitentiaires ou considérations morales et pratiques sur la loi d’éducation et de patronage des jeunes détenus du 5 août 1850 et sur le projet de règlement du 31 mars 1864 relatif à l’exécution de cette loi. Paris, Cotillon, 1865. (2) f., 64 p. 9- LUCAS (Charles). Transformation de la colonie privée du Val-d’Yèvre en colonie publique (Séance du 14 décembre 1872). Orléans, Imp. Ernest Colas, [1872]. 24 p. 10- LUCAS (Charles). Coup d’œil historique sur la fondation de la colonie privée du Val-d’Yèvre et sa transformation en colonie publique. Précédé d’une lettre à M. A. Cochery, membre de l’Assemblée nationale, à l’occasion de son rapport sur le budget des dépenses du Ministère de l’Intérieur. Paris, Imprimerie Arnous de Rivière et Cie, 1875. 40 p. 11- LUCAS (Charles). Rapport verbal sur les publications de la commission parlementaire d’enquête pénitentiaire et spécialement sur celle relative à l’éducation et au patronage des jeunes détenus, par M. Félix Voisin, membre de l’Assemblée Nationale. Orléans, Imp. Ernest Colas, [1875]. 47 p. 12- LUCAS (Charles). L’Orphelinat agricole et l’utilité qu’il peut retirer des résultats de la colonie d’essai du Val-d’Yèvre. Paris, Orléans, Imp. Ernest Colas, 1876. 19 p. 13- LUCAS (Charles). Transformation de la colonie privée du Val-d’Yèvre et son existence comme colonie publique. Paris, Imprimerie Arnous de Rivière et Cie, [1872]. 60 p. 14- LUCAS (Charles). Observations sur la statistique des prisons et établissement pénitentiaires pour l’année 1873. Orléans, Imp. Ernest Colas, (1874). 24 p. 15- [LUCAS (Charles)]. Note chronologique dans l’ordre des idées et des faits sur la fondation de la colonie d’essai du Val-d’Yèvre comme établissement privé et sa transformation en colonie publique. Paris, J. Claye, A. Quantin, s.d. [ca 1872]. 16 p. 16- LUCAS (Charles). La Cession à l’Etat de la colonie d’essai du Val-d’Yèvre au point de vue de l’équité. Paris, Imprimerie Arnous de Rivière et Cie, [1878]. 20 p. 17- LUCAS (Charles). Les Nouvelles Négociations relatives au Val-d’Yèvre. Paris, Imprimerie Arnous de Rivière et Cie, [1878]. 8 p. 18- LUCAS (Charles). Observations présentées à la Société Général des Prisons sur la révision de la loi du 5 août 1850 relative aux Colonies agricoles pénitentiaires de jeunes détenus. Paris, Imprimerie centrale des Chemins de fer, A. Chaix et Cie, 1879. 24 p. 19- LUCAS (Charles). Observations sur la colonisation agricole pénitentiaire supplémentaires à celles présentées à la séance du 3 mars 1879 de la Société Général des Prisons. Paris, Imprimerie centrale des Chemins de fer, A. Chaix et Cie, 1879. 12 p. 20- [LUCAS (Charles)]. Résumé des résultats économiques et agricoles obtenus au profit de l’Etat et de l’expérience pratique par la colonie d’essai du Val-d’Yèvre et de ceux à recueillir par l’Etat du projet de loi d’acquisition du 31 mai 1879. Paris, Imprimerie centrale des Chemins de fer, A. Chaix et Cie, Novembre 1879. 34 p. 21- OLIVECRONA (Knut) et LUCAS (Charles). Rapport au congrès pénitentiaire de Stockholm sur le mouvement progressif de la réforme pénitentiaire de 1872 à 1878 d’après les communications successives de M. Ch. Lucas à l’Institut de France. Paris, Imprimerie centrale des Chemins de fer, A. Chaix et Cie, [1879]. 8 p. 22- OLIVECRONA (Knut). La Colonie d’essai du Val-d’Yèvre et la théorie de l’amendement de l’enfant par la terre et de la terre par l’enfant. Paris, Guillaumin et Cie, A. Durand & Pedone-Lauriel, Octobre 1878. 64 p. 4e VOLUME : 1- LUCAS (Charles). Discours prononcé au Banquet du Comice Agricole de l’Arrondissement de Bourges (30 août 1846). Bourges, Impr. et lith. Jollet-Souchois, [1846]. 8 p. 2- LUCAS (Charles). Rapport verbal de M. Ch. Lucas sur la statistique des prisons et de établissements pénitentiaires par M. Louis Perrot, inspecteur général chargé de la division des prisons. Orléans, Impr. Colas-Gardin, s.d. [1855]. 28 p. 3- LEZARDIERES (Charles de) et LUCAS (Charles). Bénédiction et inauguration des bâtiments de la chapelle, de l’école et de l’infirmerie à la colonie agricole du Val-d’Yèvre (Cher). Le 27 septembre 1857. Bourges, Impr. du Ve Ménagé, 1857. (2), 12 p. 4- LUCAS (Charles). La Colonie du Val-d’Yèvre et la pétition au Sénat sa production horticole. Réponse de M. Ch. Lucas. Bourges, Impr. de A. Jollet, [1868]. 28 p. 5- LUCAS (Charles). Observations relatives au congrès pénitentiaire de Londres présentées à l’Académie des Sciences Morales & Politiques. (Séances des 22 et 29 juin 1872). Orléans, Impr. Ernest Colas, [1872]. 64 p. 6- LUCAS (Charles). Transformation de la colonie privée du Val-d’Yèvre en colonie publique. (Séance du 14 déc. 1872). Orléans, Impr. Ernest Colas, [1872]. 24 p. 7- LUCAS (Charles). Rapport verbal de M. Ch. Lucas relatif à une notice sur la maison de forge et de correction de Gand et la maison cellulaire de Louvain par M. Visschers (Séance du 21 décembre 1872). Orléans, Impr. Ernest Colas, [1873]. 8 p. 8- LUCAS (Charles). Rapport verbal sur les publications de la commission parlementaire d’enquête pénitentiaire et spécialement sur celle relative à l’éducation et au patronage des jeunes détenus, par M. Félix Voisin, membre de l’Assemblée Nationale. Orléans, Impr. Ernest Colas, [1875]. 47 p. 9- LUCAS (Charles). L’Orphelinat agricole et l’utilité qu’il peut retirer des résultats de la colonie d’essai du Val-d’Yèvre. Paris, Orléans, Impr. Ernest Colas, 1876. 19 p. 10- LUCAS (Charles). Transformation de la colonie privée du Val-d’Yèvre et son existence comme colonie publique. Paris, Impr. Arnous de Rivière et Cie, [1872]. 60 p. 11- LUCAS (Charles). Observations sur la statistique des prisons et établissements pénitentiaires pour l’année 1873. Orléans, Impr. Ernest Colas, s.d. [1874]. 24 p. 12- LUCAS (Charles). Rapport verbal sur les travaux préparatoires du congrès pénitentiaire de Stockholm. (Séance du 19 mai 1877). Paris, Impr. Ernest Colas, 1877. 22 p. 13- LUCAS (Charles). Allocution prononcée à la séance d’installation de la Société Générale des Prisons. Paris, Impr. centrale des chemins de fer, A. Chaix et Cie, 1877. 28 p. 14- [LUCAS (Charles)]. Note chronologique dans l’ordre des idées et des faits sur la fondation de la colonie d’essai du Val-d’Yèvre comme établissement privé et sa transformation en colonie publique. Paris, J. Claye, A. Quantin, s.d. [1877]. 16 p. 15- LUCAS (Charles). Lettre de M. Charles Lucas, Membre de l’Institut, à M. le docteur Wines, Président de la commission internationale pénitentiaire, Sur l’utilité des travaux préparatoires et notamment des rapports relatifs aux questions soumises aux délibérations du congrès de Stockholm. Paris, Imprimerie Arnous de Rivière et Cie, [1878]. 16 p. 16- LUCAS (Charles). Rapport verbal sur les institutions répressives et pénitentiaires et les institutions préventives concernant l’enfance à l’occasion du vagabondage des enfants et les écoles industrielles par M. le Vicomte d’Haussonville (Séance du 11 janvier 1879). Orléans, Imp. Ernest Colas, [1879]. 36 p. 17- LUCAS (Charles). Observations présentées à la Société générale des Prisons sur la révision de la loi du 5 août 1850 relative aux Colonies agricoles pénitentiaires de jeunes détenus. Paris, Imprimerie centrale des Chemins de fer, A. Chaix et Cie, 1879. 24 p. 18- LUCAS (Charles). Observations sur la colonisation agricole pénitentiaire supplémentaires à celles présentées à la séance du 3 mars 1879 de la Société générale des Prisons. Paris, Impr. centrale des Chemins de fer, A. Chaix et Cie, 1879. 12 p. 19- [LUCAS (Charles)]. Résumé des résultats économiques et agricoles obtenus au profit de l’Etat et de l’expérience pratique par la colonie d’essai du Val-d’Yèvre et de ceux à recueillir par l’Etat du projet de loi d’acquisition du 31 mai 1879. Paris, Impr. centrale des Chemins de fer, A. Chaix et Cie, Novembre 1879. (4), 34 p. 20- [LUCAS (Charles)]. De l’éducation correctionnelle et de l’éducation préventive. Orléans, Imp. Ernest Colas, s.d. [1881]. 4 p. 21- LUCAS (Charles). Rapport verbal sur le bulletin de la société général des prisons. Quatrième année. Orléans, Imp. Ernest Colas, s.d. [1882]. 12 p. 22- HELLO (J.). Notice sur la colonie agricole d’essai du Val-d’Yèvre, près de Bourges (Cher). Paris, Imprimerie de Hennuyer et Cie, [1850]. 32 p. 23- HELLO (J.). Des Colonies agricoles pénitentiaires ou considérations morales et pratiques sur la loi d’éducation et de patronage des jeunes détenus du 5 août 1850 et sur le projet de règlement du 31 mars 1864 relatif à l’exécution de cette loi. Paris, Cotillon, 1865. (4), 64 p. 24- OLIVECRONA (Kurt) et LUCAS (Charles). Rapport au congrès pénitentiaire de Stockholm sur le mouvement progressif de la réforme pénitentiaire de 1872 à 1878. Paris, Impr. centrale des chemins de fer, A. Chaix et Cie, [1879]. 8 p. 25- OLIVECRONA (Knut). La Colonie d’essai du Val-d’Yèvre et la théorie de l’amendement de l’enfant par la terre et de la terre par l’enfant. Paris, Guillaumin et Cie, A. Durand & Pedone-Lauriel, Octobre 1878. 64 p.‎

‎Ensemble de 62 pièces reliées en 4 volumes in-8°, 3 de demi-chagrin vert, dos à nerfs et un de demi-maroquin vert, dos lisse orné d'un décor romantique doré (reliures de l’époque). Précieux recueil de 62 pièces (dont 15 en double), composé en partie de ses propres œuvres, constitué par Charles Lucas pour sa bibliothèque personnelle. Chaque volume est précédé d'un index de sa main. Charles Lucas (1803-1899) est l'homme "qui, sans conteste, pendant le XIXe siècle, a le mieux incarné les ambitions et les ambiguïtés de la réforme pénitentiaire (...) et a fondé la Science des prisons" (J.G. Petit). Il personnifia le libéralisme pénal de la Restauration, jetant les bases d'un système pénitentiaire qui récusait l'emprisonnement perpétuel. Guizot le nomma inspecteur des prisons dès le changement de régime, en 1830. Il demeura trente-cinq ans à ce poste. À partir de 1830, l'engouement pour l'amélioration du système pénitentiaire suscita des centaines d'ouvrages. Charles Lucas se constitua une très riche bibliothèque spécialisée, augmentée des nombreuses brochures que l'inspecteur général des prisons recevait. On trouve ici une importante réunion de 21 plaquettes traitant de la colonie agricole du Val d'Yèvre qu'il avait fondée, en 1841, pour recevoir des jeunes délinquants. Après avoir acheté 140 ha de marais au Val d’Yèvre près de Bourges, Charles Lucas soumit son projet au ministère de l’Intérieur qui ne le retint pas. En 1846, il décida de se lancer personnellement dans "l’aventure". La construction coûta 450.000 francs et l’Etat alloua 80 centimes par jour et par colon qui furent transférés de la prison de Fontevraud dès 1847 : 100 en 1850 puis 400 en 1860. En 1865, Charles Lucas devenu aveugle fut remplacé par son fils docteur en droit. En 1872, la colonie fut louée, puis acquise par l’Etat et "nationalisée". La loi de 1912 sur les tribunaux pour enfants entraîna une réduction progressive des effectifs jusqu’en 1924 pour le Val d’Yèvre ferma définitivement.‎

‎CHALLEMEL-LACOUR (Paul Armand)‎

‎Oeuvres oratoires. Avec une introduction et des notes par Joseph Reinach.‎

‎In-4, demi-maroquin olive à grands coins, dos à nerfs, titre doré, daté en pied, tête dorée, (4), xxxi, 596 p., portrait frontispice sous serpente. Edition originale posthume illustrée d'un portrait en héliogravure d'après Léon Bonnat. Né à Avranches, militant républicain d'extrême gauche sous l'Empire, journaliste, traducteur et essayiste, professeur d'histoire de l'art, Paul-Armand Challemel-Lacour (1827-1896) occupa d'importantes fonctions politiques dès le 4 septembre 1870 puis sous la Troisième République: préfet du Rhône, député, puis sénateur des Bouches-du-Rhône, il devint ministre des Affaires étrangères en 1882, puis diplomate. Il a été élu à l’Académie française en 1893. Il était considéré comme l'un des plus remarquables orateurs de son temps. (Dict. des philosophes, I, 563-564). Très bel exemplaire, très frais, très bien relié, non rogné.‎

‎JANET (Paul)‎

‎1- Cours de morale à l'usage des écoles normales primaires. Rédigé conformément au programme officiel du 3 août 1881. Première année. Psychologie et morale théorique. Paris, Ch. Delagrave, 1881. (4), 350 p. 2- Cours de morale. Deuxième année. Morale pratique - Applications. Rédigé conformément au programme officiel du 3 août 1881 et aux instructions ministérielles du 18 octobre 1881. Paris, Ch. Delagrave, 1883. (5), 350 et (1) p. de table.‎

‎2 tomes reliés en un volume in-12, demi-veau bleu nuit de l'époque, dos lisse orné d'une dentelle dorée en lieu de nerfs, titre doré. Edition originale des deux tomes de cette "source de l'éducation laïque et libérale". Paul Janet fut nommé, en 1881, rapporteur au Conseil supérieur de l’Instruction publique et responsable de l’élaboration du programme de morale destiné aux élèves des écoles normales ; il sera aussi impliqué activement dans la Revue pédagogique, organe officiel de l’école de la République. Petite signature ex-libris et nom doré au dos : "Emile Vuillaume". Quelques rousseurs et brunissures. Dos légèrement frotté. Bon exemplaire, bien relié.‎

‎COMPAYRE (Gabriel)‎

‎L'Instruction civique. Cours complet conforme au programme des écoles normales primaires.‎

‎In-12, demi-chargrin aubergine à coins de l'époque, dos à 5 nerfs orné, titre doré, tranches mouchetées, xii, 344, (4) p. Avec les ouvrages de Jules Simon et de Paul Bert, l'une des contributions majeures à l'effort de laïcisation de l'enseignement primaire, acté par la loi du 28 mars 1882 qui prévoyait l’introduction de l’instruction morale et civique à l’école primaire en remplacement de l’instruction morale et religieuse inscrite dans la loi Falloux. Ce manuel d'instruction civique se vendit à près d'un million d'exemplaires et fut interdit par la congrégation de l'index en même temps que celui de Paul Bert. Rousseurs et brunissures parfois soutenues. Exemplaire bien relié à l'époque.‎

‎BERSOT (Ernest)‎

‎Etudes et discours (1868-1878).‎

‎In-12, demi-chagrin rouge de l'époque, dos à 5 faux nerfs orné de caissons garnis d'un riche décor de jeux de filets d'encadrement, plats de percaline rouge estampés à froid, fer du lycée de Montpellier doré au centre du plat supérieur, tranches mouchetées, (3) f., 466 p. Edition originale. Ernest Bersot (1816-1880) avait été le secrétaire de Victor Cousin alors ministre de l'Instruction publique. Devenu professeur de philosophie, en 1851, il refusa de prêter le serment des fonctionnaires et fut contraint de quitter l’enseignement. Dès lors, il se consacra au journalisme et à ses travaux. En 1871, après la fin du Second Empire, il fut nommé directeur de l'École Normale Supérieure. Recueil d'articles, de travaux critiques, commentaires, essais et discours: Philosophie et religion (sur A. Franck), La Montagne (sur Michelet), "La France Nouvelle" de Prévost-Paradol, Les Lettres de Lamennais, journalisme (Avant le siège, vainqueurs et vaincus…), "Œuvres morales de Franklin", etc., etc. Bel exemplaire dans une reliure de prix au fer du lycée de Montpellier.‎

‎PECAUT (Félix)‎

‎Etudes au jour le jour sur l'éducation nationale. 1871-1879.‎

‎In-12, broché, couverture d'origine renforcée sur papier fort, viii, 312 p. Pédagogue, inspecteur général de l'Instruction publique Félix Pécaut (1828-1898) fut chargé par Ferdinand Buisson de fonder l'École normale supérieure de jeunes filles de Fontenay en 1880. Il en devint le premier directeur. Issu d'une famille protestante du sud-ouest, il est l'un des principaux artisans de la laïcisation de l’enseignement public primaire en France. Il fut également l'un des premiers dreyfusards et démissionna de son poste d'inspecteur de l'Instruction publique pour manifester son désaccord avec les positions officielles du gouvernement dans les débuts de l'Affaire. Cet ouvrage contient le recueil des articles qu'il publia dans "Le Temps" de 1871 à 1879, principalement consacrés aux questions d'éducation et d'instruction publique. Quelques rousseurs. Bon exemplaire.‎

‎SIMON (Jules)‎

‎La politique radicale. Troisième édition.‎

‎In-12, demi-chagrin bleu nuit de l'époque, dos à 5 nerfs soulignés de filets dorés, titre doré, tranches mouchetées, (4), 396 p. Troisième édition, publiée l'année de l'originale, de ce recueil des principaux discours et interventions de J. Simon jusqu'en 1868. L'exposé du programme des Républicains, selon Jules Simon: séparation de l'Eglise et de l'Etat, liberté de la presse, abolition des armées permanentes, enseignement, droit de réunion..., programme qui deviendra, très largement, celui de la Troisième république. (Cf. Weill, "Histoire du parti républicain", p. 372). Très bon exemplaire, très bien relié à l'époque.‎

‎SIMON (Jules)‎

‎La religion naturelle.‎

‎In-12, demi-chagrin bleu nuit de l'époque, dos à 4 nerfs orné, titre doré, tranches mouchetées, (2) f., xxxi, 410 p. Troisième édition parue un an après l'originale. L'auteur reprend les points fondamentaux de la religion naturelle des temps modernes, tout en insistant sur sa dimension éducative (cf. J. Lagrée, 'La Religion naturelle', Paris, PUF, 1991, p. 93-101). "Simon expose la religion naturelle qui convient au philosophe (...). Il recommande un culte personnel mais renonce volontiers au culte public" (G. Weill, 'Histoire du parti républicain', p. 335-336). Mors fendus, coiffes usées, quelques rousseurs et auréoles éparses. Reliure frottée. Cachets de bibliothèque.‎

‎PECAUT (Félix)‎

‎Quinze ans d'éducation. (Notes écrites au jour le jour).‎

‎In-12, broché, couverture imprimée de l'éditeur, xxiii, 407 p. Recueil de notes composées par Félix Pécaut à l'occasion des conférences qu'il prononça à l'Ecole Normale, édité par son fils Elie après sa mort. Théologien protestant et pédagogue, organisateur et directeur de l'École normale supérieure de Fontenay-aux-Roses, inspecteur général de l'Éducation nationale, Félix Pécaut (1828-1898) est l'une des personnalités centrales dans l'histoire de l'éducation publique sous la Troisième république. Dos fendillé avec renfort de papier collant. Parfait état intérieur.‎

‎STEEG (Jules)‎

‎L'honnête Homme. Cours de morale théorique et pratique à l'usage des instituteurs, des écoles normales primaires et des écoles normales supérieures.‎

‎In-12, pleine percaline imprimée de l'éditeur, dos lisse, 297 p., tableau dépliant. L'importante contribution de Jules Steeg à l'élaboration et la diffusion d'une morale républicaine et laïque, bien que spiritualiste, reposant sur les grands principes du cousinisme. Protestant libéral Premier pasteur de la paroisse protestante de Libourne jusqu'en 1877, Jules Steeg fut un fervent défenseur de la République. Elu député de la Gironde en 1881, il participa au cabinet Jules Ferry pour mettre en place l'école gratuite, laïque et obligatoire et fut nommé inspecteur général de l'enseignement primaire. Exemplaire partiellement débroché, percaline frottée, papier unifromement bruni.‎

‎SEAILLES (Gabriel)‎

‎Les affirmations de la conscience moderne.‎

‎In-12, demi-chagrin de l'époque, dos à nerfs, (4), 285 p. Edition originale. "Pourquoi les dogmes ne renaissent pas; Les affirmations de la conscience moderne; L'art et la vie; Individualisme et solidarité; Vie intérieure et action sociale; Un problème d'éducation; La libre pensée; La libre pensée et les religions positives; Le beau et l'utile; La philosophie de Tolstoï; Les idées françaises". "Cet ouvrage, dans lequel l'auteur expose ses réflexions sur l'aspect temporaire des dogmes, et sa compréhension de la Libre-Pensée, est très certainement un ouvrage de référence" (Pierre-Yves Ruff). Dos légèrement frotté. Bon exemplaire.‎

‎JANET (Paul)‎

‎La famille. Leçons de philosophie morale.‎

‎In-12, demi-chagrin vert bronze de l'époque, dos à 5 nerfs filetés or, vi, 298 p. Troisième édition augmentée. L'un des premiers ouvrages composés par Paul Janet, recueil des leçons de philosophie morale qu'il donna durant son professorat à Strasbourg (1848-1857).‎

‎BOURGEOIS (Léon)‎

‎L'éducation de la démocratie française. Discours prononcés de 1890 à 1896.‎

‎In-12, broché, couverture imprimée, (6), 288 p. "Deuxième édition". Source de première importance pour l'histoire de la Troisième république et de la pensée solidariste. "L'éducation nationale a pour fin dernière de créer cette unité des esprits et des consciences" (préface p. II). Dos renforcé. Petits accrocs épars. Exemplaire un peu défraîchi.‎

‎JANET (Paul)‎

‎Notions de morale pratique, Troisième année.‎

‎In-12, cartonnage estampé au noir de l'éditeur, (4), 329, (1) p. "Enseignement secondaire des jeunes filles d'après les nouveaux programmes officiels". L’éducation morale et civique à l’école laïque dans la République, conséquence de la mise en application des "lois Ferry", qui instituent la gratuité et l’obligation de l’instruction primaire et l’école laïque. Papier bruni. Bon exemplaire.‎

‎GENLIS (Stéphanie Félicité, comtesse de)‎

‎Les Veillées du château.‎

‎In-8, demi-chagrin bronze de l'époque, dos à 4 nerfs rehaussés de filets pointillés, orné de caissons cloisonnés entièrement garnis d'un semi de petit fer à l'hermine bretonne et filets dorés, plats de percaline encadrée d'un jeu de filets à froid, tranches dorées, (4), 473, (1) p. de table, vignette de titre, 16 planches d'illustration imprimée sur papier fort bistre. "Nouvelle édition". Rousseurs et piqûres, plus prononcées à certaines pages.‎

‎[CANTAGREL (François)]‎

‎Les enfants au Phalanstère. Dialogue familier sur l'éducation.‎

‎In-16, broché, couverture beige d'origine, 82 p. et 14 p. de catalogue de la Librairie Sociétaire, exemplaire non rogné. Seconde édition. L'exposé des idées de Cantagrel et la synthèse des principes pédagogiques de l'école phalanstérienne. "Il critique tout à la fois l’éducation familiale, qui comprime l’esprit de l’enfant, et celle de l’école, qui est incomplète et pernicieuse. Il prône une plus grande liberté laissée aux enfants, vivant en réunions enfantines au sein desquelles ils sont stimulés et où ils peuvent découvrir leurs propres vocations. En fin de brochure on trouve un catalogue raisonné des ouvrages publiés par la librairie sociétaire" (Université de Poitiers en ligne, ‘Les premiers socialismes’). Ingénieur et juriste de formation, militant fouriériste, l'auteur était l'un des principaux dirigeants de l'école phalanstérienne et de sa presse. Il a été élu en 1849 à la Législative et demeura fidèle à ses engagements tout au long de sa vie. (Del Bo, p.23). Petite signature ex-libris manuscrite et mention d'auteur sur le titre. Bon exemplaire, non rogné, tel que paru.‎

‎LECLERC (Jean-Baptiste)‎

‎Essai sur la propagation de la musique en France, sa conservation; et ses rapports avec le gouvernement.‎

‎In-8, broché sous couture, couverture d'attente, 72 p., faux-titre et titre compris., exemplaire non rogné. Nouvelle édition de cet ouvrage, développement d'un projet que l'auteur avait soumis au Comité d'instruction publique, alors qu'il était employé de la Commission exécutive. Théorisant autour de l'universalité de la musique et de son utilisation pour atteindre les objectifs révolutionnaires de "régénération publique", l'auteur soumet un vaste projet visant à propager la musique et son enseignement, sous forme d'un maillage d'hommes et d'institutions répartis à travers tout le territoire national. "No author of the revolutionary decade understood this logic better than Jean-Baptiste Leclerc. He shared the view that music possessed the power to make all minds one in the nation - it produced 'simultaneous and unanimous affections among the masses – he wrotes'" (cf. longue analyse in James H. Johnson, 'Listening in Paris. A Cultural History', U. of California Press, 1995, p. 136 et passim). Né à Angers, Jean-Baptiste Leclerc (1756-1826) fut élu député à l’Assemblée constituante, puis à la Convention. Emprisonné sous la Terreur, il siégea au Conseil des Cinq-Cents. Il a joué un rôle décisif dans la création du Conservatoire National de musique en 1798 et fut l'un des principaux théoriciens des hymnes révolutionnaires. (Monglond, IV, 719. RISM, B. VI1, p. 490). WorldCat ne recense que 2 exemplaires de cette édition dans le monde (BnF et Nederland Muziek Instituut). Très bon exemplaire, très frais, entièrement non rogné, tel que paru.‎

‎BASEDOW (Johann Bernhard), SERVAN (Joseph-Michel-Antoine)‎

‎1- BASEDOW (Johann Bernhard). De l'éducation des princes destinés au trône. Yverdon, Imprimerie de la Société littéraire, 1777. (2), 122 p., (1) f. bl. [Suivi de] 2- SERVAN (Joseph-Michel-Antoine). Discours sur le progrès des connoissances humaines en général, de la morale, et de la législation en particulier; lu dans une Assemblée publique de l'Académie de Lyon. S.l., 1783. viij, 159 p.‎

‎2 ouvrages reliés en un volume in-8, plein veau marbré de l'époque, dos lisse orné de compartiments fleuronnés, pièce de titre de maroquin bordeaux, tranches rouges. 1- Première édition française, dans la traduction de Jean-François de Bourgoing, de l'un des principaux ouvrages du célèbre pédagogue allemand. Créateur d'une institution d’enseignement (le 'Philanthropinum'), Basedow exerça une influence considérable en Europe, mais rencontra une forte opposition des milieux religieux. Il eut le mérite de mettre en pratique, dans un climat de tolérance, des principes hérités en partie de Rousseau : enseigner par l’exemple et le raisonnement, rendre l’étude attrayante, supprimer la fatigue et l’ennui, substituer l’émulation aux châtiments et offrir la plus grande place aux activités physiques et à l’hygiène du corps. "Il provoqua en Europe un mouvement d'idées qui ne s'arrêta plus" (cf. Buisson, 'Dict. de pédagogie', I, 174-175). 2- Seconde édition de ce bilan synthétique des Lumières, les hommes et les institutions dans tous les domaines du savoir, des sciences, du droit, de l'économie politique et de la morale, dans lequel le célèbre avocat livre une véritable profession de foi dans la perfectibilité humaine. D'importants passages sont consacrés à l'économie et à la finance. (Goldsmiths, 'Online Catalogue', 12207.10. INED, 4168). Coif. sup. et coins émoussés, dos lég. frotté, qqs petits accrocs. Bon exemplaire grand de marges, intérieur très frais.‎

‎BONALD (Louis Gabriel Ambroise, vicomte de)‎

‎Législation primitive considérée dans les derniers temps par les seules lumières de la raison, suivie de plusieurs Traités et Discours politiques.‎

‎3 tomes reliés en 2 volumes in-8, demi-chagrin brun à grain long de l’époque, dos lisses ornés de filets dorés, titre et tomaison dorés, (4), 352 p.; (4), 408 p. et (4), 412 p. Edition originale. Contient, outre 'Législation primitive', l'une des oeuvres majeures de Bonald, le 'Traité du ministère Public', 'De l'Education dans la Société' et les 'Discours sur l'état actuel de l'Europe'. Louis de Bonald (1754-1840) peut être considéré avec Chateaubriand, Lamennais et de Maistre comme l’un des principaux représentants du courant traditionaliste que Saint-Simon et Auguste Comte ont qualifié "d’admirable école rétrograde". "Contre toute théorie de l'institution humaine de la société, Bonald pense une "législation primitive": de la nécessité de l’obéissance des hommes à Dieu découle nécessairement des rapports d'obéissance entre les hommes. Ainsi la société est d'essence monarchique (…). Le fondement de cette unité n'est pas dans les droits des individus mais dans un devoir d'obéissance. Il s'agit en un certain sens d'une théorie du droit naturel, qui voit la société comme être naturel et sujet de ce droit. Mais on est loin d'une conception naturaliste du social car cette nature de la société est une nature instituée par Dieu" (François Fine). (E.S.S., II, 630-31. Monglond, V, 1427). Quelques petits accrocs à la reliure. Bon exemplaire, relié à l'époque.‎

‎[FRANCOIS DE NEUFCHATEAU (Comte Nicolas Louis)]‎

‎Discours prononcé par le Ministre de l'Intérieur, le 1er Prairial, an 7 de la République, Pour l'ouverture de l'Ecole clinique de médecine, établie à l'Hospice de l'Unité, rue des Pères, à Paris. Réimprimé par délibération de l'Ecole de médecine de Montpellier, du 4 Messidor an VII.‎

‎In-4, cartonnage à la bradel, dos orné de double filets doré (rel. Laurenchet), 8 p. L'acte de naissance de l’enseignement clinique moderne: la création des Ecoles de santé. Le 1er prairial an VII (20 mai 1799), professeurs et élèves pouvaient enfin prendre possession des lieux bien que les infirmeries et leurs dépendances ne fussent pas encore prêtes pour recevoir les malades. Économiste originaire de Nancy, François de Neufchâteau devint président de l'Assemblée en 1791 puis ministre de l'intérieur. Très bon exemplaire.‎

‎GREGOIRE (Abbé Henri)‎

‎Rapport sur l'établissement d'un Conservatoire des Arts et Métiers. Séance du 8 vendémiaire, l'an 3 (...). Imprimé par ordre de la Convention Nationale.‎

‎In-8, broché, couverture de papier de réemploi, 20 p. Edition originale. "C’est sur ce célèbre rapport de Grégoire du 8 Vendémiaire an III, considéré encore aujourd’hui comme la charte fondamentale de l’enseignement technique, que fut voté par la Convention, le 19 Vendémiaire an III (10 octobre 1794), le fameux décret, véritable acte de naissance du Conservatoire des Arts et Métiers" (M. Lévy, 'L’abbé Grégoire', "Revue Europe", n° spécial, août 1956, p. 100). (R. Hermon-Belot, 'Grégoire', p. 485. Martin & Walter, 15681. Tourneux, 17684). Quelques petites piqûres éparses. Bon exemplaire.‎

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