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1922réf. 12224Paris, Editions d'Art Edouard Pelletan, Helleu et Sergent éditeurs, 1922. In-4 en feuilles de 111-[7] pages, couverture rempliée imprimée noir, vert et rouge, sous chemise à rabats de carton muet, fermé par des rubans. fente aux mors de la chemise, inscriptions à son premier plat au crayon à papier, manque le rabats du bas, un autre avec déchirures. Ces défauts ne touchent que la chemise, le livre est lui en belle condition.
1972réf. 30440(Bièvres), Pierre de Tartas, (1972). Un vol. au format in-folio (383 x 283 mm) de 147 pp., en feuilles, sous couverture illustrée et incrustations végétales à rabats rempliés et étui de plein skyvertex prune à l'imitation de maroquin, dos lisse, titre doré, doublure de pleine suédine aubergine.
réf. AMA-895Paris, Mercure de France, 1904. . In 12, broché, non rogné, quelques piqûres sur le premier plat et le titre, envoi (Emboitage de Julie Nadaud). 119 pp., [2 ff.].
réf. 8946Paris, Mercure de France, 1912. In-12 (115 x 183 mm), 180 pp., 4 ff. n. ch. Maroquin bleu nuit, triple filet doré encadrant les plats, dos à nerfs orné d'un décor aux petits fers avec médaillon central rouge mosaïqué, double filet doré sur les coupes et les coiffes, dentelle intérieure dorée, tête dorée, couvertures et dos conservés, petits frottements sur les mors supérieurs (Vermorel).
réf. 29925Paris, Fayard et P. Flammarion, 1920-1926. Deux volumes in-8, 251 et 246 pp non coupées. Demi-basane verte à coins, dos lisse ornementé en long, (couvertures et dos conservés)
1930réf. 115929Paris J. Ferenczi et fils 1930 1 vol. relié in-12, plein maroquin à gros grain cyan, dos à nerfs, fine bordure intérieure de même maroquin, doublures de maroquin beige avec filet doré en encadrement, gardes de soie moirée cyan, filet doré sur les coupes, coiffes guillochées, tranches dorées sur témoins, couvertures et dos conservés, étui bordé (Semet & Plumelle), 180 pp. Deuxième édition (l'originale avait paru chez Kra l'année précédente), en partie originale avec deux chapitres inédits que Colette consacre à son père et à ses frères. Un des 43 exemplaires de tête numérotés sur Japon impérial super-nacré (n° 27). Dos très légèrement insolé, sinon superbe reliure janséniste de Semet & Plumelle qui magnifie le bleu cyan de la couverture d'éditeur. L'un des chefs-d'oeuvre de Colette.
1930réf. 115929Paris J. Ferenczi et fils 1930 1 vol. relié in-12, plein maroquin à gros grain cyan, dos à nerfs, fine bordure intérieure de même maroquin, doublures de maroquin beige avec filet doré en encadrement, gardes de soie moirée cyan, filet doré sur les coupes, coiffes guillochées, tranches dorées sur témoins, couvertures et dos conservés, étui bordé (Semet & Plumelle), 180 pp. Deuxième édition (l'originale avait paru chez Kra l'année précédente), en partie originale avec deux chapitres inédits que Colette consacre à son père et à ses frères. Un des 43 exemplaires de tête numérotés sur Japon impérial super-nacré (n° 27). Dos très légèrement insolé, sinon superbe reliure janséniste de Semet & Plumelle qui magnifie le bleu cyan de la couverture d'éditeur. L'un des chefs-d'oeuvre de Colette.
réf. 22647Montpellier, Fata Morgana, 2009, 18 x 25 cm, en feuilles, sous couvertures rempliéés, sous étui de l’éditeur, 24 p. 1/20 exemplaires de tête sur Arches. Cinq gravures sur chine contrecollé sur Arches tirées par Catherine McCready à La Sarraz. Une suite de teintes différentes des cinq gravures sur japon. Toutes les gravures sont monogrammées par le peintre. Étui réalisé par Delphine Marseille.
réf. 22795[Lyon, les XXX], 1932. In-folio, 263 pp., broché, couverture originale imprimée, étui et chemise de l'éditeur de toile écrue (étui et chemise défraîchis).
1898réf. ARC-113884H. Simonis Empis, Paris 1898, in-12, broché avec chemise et étui. Edition originale du premier ouvrage de l'auteur, un des exemplaires de première émission numérotés à la presse, seul tirage avec 4 Hollande.
1903réf. AMO-2397Paris, Albin Michel, 1903 1 volume in-18 (19,5 x 13 cm) de LXV-(1)-383 pages. Nombreuses illustrations en noir au trait dans le texte par Wely. Portrait photographique de Claudine (actrice Polaire) en écolière en frontispice. Reliure de l'époque demi-maroquin à coins havane, dos lisse orné doré, filets dorés sur les plats, tête dorée, non rogné (relié sur brochure). Couverture illustrée en couleurs par Wely (les deux plats et le dos conservés). Exccellent état. Très beau papier de Hollande. ÉDITION ORIGINALE. UN DES RARES EXEMPLAIRES SUR HOLLANDE, CELUI-CI PARAPHÉ PAR WILLY ET NUMÉROTÉ "N° HUIT [signé] WILLY" Les exemplaires sur grands papiers ne sont pas annoncés sur les exemplaires ordinaires. Il doit y avoir une dizaine d'exemplaires seulement sur ce papier. Le volume contient au début la plaidoirie de Maître J. Paul-Boncour pour la maîtresse du Prince Jean. L'ouvrage fut condamné. Cette première édition est la seule complète, les suivantes ayant été expurgées des passages les plus scabreux. "Willy est plus sourd encore que sa vertu n'est muette !... Du moins, cette Maîtresse du Prince Jean, a un mérite : elle ne prendra pas son lecteur en traître. Elle arrive à lui munie d'un casier judiciaire propre à le mettre en garde : dès avant son apparition, elle fut poursuivie, jugée et condamnée ; aussi, ceux qui voudront aller plus loin que la couverture du livre et en sortiront le rouge au front sauront à qui s'en prendre ; ils auront été prévenus. Je sais bien que l'éditeur, malin, a placé en tète du livre la délicieuse plaidoirie où M. Paul-Boncourt entreprit de démontrer à la justice de son pays que la Maîtresse du prince Jean n'était, mon Dieu, pas si immorale qu'on le voulait prétendre ; je sais bien qu'il l'a fait avec un luxe étonnant de verbe, d'esprit et d'aimable sophisme, et qu'il a réussi à être persuasif puisque je m'y suis laissé prendre et que j'ai lu le livre. Cette lecture m'a édifié — si j'ose dire — et je puis affirmer, en connaissance de cause que ce roman, même « épousseté », est terriblement scabreux. Je le sais d'autant mieux que j'ai lu jusqu'à la dernière page — il me faut faire mon mea culpa — car trop souvent le rire et le sourire désarmèrent ma colère ; et ainsi j'ai connu complètement les aventures de ce prince fantôme et de cette trop réelle et plantureuse Gaétane, et j'ai fréquenté le poète carottier Lauban, et Smiley, le littérateur, et aussi l'immuable Maugis, Journaliste notoire, qui ressemble à Willy comme un frère et qui en est très fier, le monstre ! J'ai vu, J'ai lu tout cela, et malgré moi j'y ai pris plaisir. Du moins, pour m'en punir et pour me réhabiliter à mes yeux. Je devais mettre en garde mes contemporains contre la séduction de la Maîtresse du prince Jean, leur affirmer que c'est un livre à ne pas lire et, puisque j'ai été victime de ma curiosité, empêcher les autres de céder à la leur, car s'ils ouvrent le livre, ils sont perdus, ils feront comme moi, ils iront jusqu'au bout." in Le Figaro du 31 juillet 1903, article signé Frédéric Charpin. TRÈS BEL EXEMPLAIRE DU TIRAGE A QUELQUES EXEMPLAIRES SUR HOLLANDE PARAPHÉ PAR L'AUTEUR RELIÉ A L’ÉPOQUE PAR CHARLES MEUNIER.
1929réf. 41282Paris J. Ferenczi et Fils 1929 In-8, broch, couverture imprime.Edition originale. Un des 50 exemplaires numrots sur japon super nacr, plus petit tirage aprs 25 exemplaires sur madagascar.
1948réf. 4401Lausanne, H.-L. Mermod, collection Le Bouquet, 1948. In-12 de 122-[10] pages, couverture rempliée illustrée. Chemise dos de box gris, étui.
réf. LIQ-3460P. Edition Excelsior S.d. In-4° broché, sous couverture imprimée.
1954réf. 84461Paris Gallimard, Collection Blanche, 1954, in-12, broché, 217p. Exemplaire du service de presse, après 35 ex. sur vélin pur fil Lafuma-Navarre, seul grand papier. Parfait état. Très belle provenance. Colette Thomas entre en correspondance avec Jean Paulhan en 1945 : elle lui adressera les textes qu'elle écrit, lui racontera son attirance pour Antonin Artaud. Directeur de La Nouvelle Revue Française, J. Paulhan s'occupera de la publication du Testament et restera son interlocuteur tout au long de sa vie littéraire. Colette Thomas rencontre Antonin Artaud en 1946 et partage avec lui l'expérience du théâtre, de la poésie et surtout l'expérience psychiatrique. D'un amour total pour lui, elle va apprendre à lire et à jouer ses textes et lui fera également lire ses propres écrits. En 1947, rédigés quasi simultanément, Artaud envoie à son éditeur "Suppôts et Suppliciations", qui annonce à la fin de son introduction "Le Débat du Coeur" que Colette Thomas a adressé à Jean Paulhan. Mais l'ouvrage d'Artaud est rejeté par l'éditeur et ne sera publié qu'en 1978. Artaud meurt en mars 1948 et Colette Thomas est internée au Vésinet.Elle ne sort de son internement qu'en 1951 et découvre l'enveloppe d'épreuves à corriger, adressées par Jean Paulhan trois ans auparavant. Elle en reprend la lecture et augmente Le Débat du Coeur qui deviendra Le Testament de la fille morte, "mansucrit absolument unique" qu'elle renvoie à Jean Paulhan le 8 février 1951. Elle signera le contrat en 1952. Son livre, dont l'édition est très lente, ne sera publié qu'en 1954, sous le pseudonyme de René. "On sait que René est le prénom de son père, mort en 1940. C’est aussi le masculin de son deuxième prénom, Renée. Mais c’est surtout le « nouveau nom » d’une femme qui est morte et qui est revenue de la mort pour nous parler de ce qu’elle a traversé et pour nous annoncer ce qui doit venir "(source Pacome Thiellement, postface à la réédition du Testament, éd. Prairial 2021).
réf. 61376P., Robert Léger, 1961, grand in 4° en feuilles sous couverture rempliée illustrée, coffret pleine toile bleue ; quelques rousseurs au plat inférieur de la couverture ; extérieur du coffret insolé avec infimes frottis.
1972réf. LIQ-6123Bièvres, Pierre de Tartas 1972. Fort et grand in-4° sous couverture et emboîtage de l’éditeur.
1936réf. 74160Paris s. d. [12 mars 1936] | 17.80 x 22.60 cm | 2 pages sur un feuillet
1913réf. 29819Flammarion | Paris s. d. [1913] | 12 x 19 cm | broché
1922réf. 22762Paris Librairie Théâtrale 1922 1 vol. relié in-12, bradel cartonnage de papier vert d'eau, couvertures et dos conservés, non rogné, 217 pp. Edition originale de l'adaptation théâtrale. Un des 50 exemplaires numérotés sur Lafuma pur fil, avec un superbe envoi de Léopold Marchand à Francis Carco et plusieurs documents adressés à ce dernier à l'époque, montés sur onglets en début de volume : un carton d'invitation à la répétition générale de la pièce, de Colette une lettre autographe signée à en-tête du Matin à propos du Prix de la Renaissance (3 pages in-8) et une carte postale envoyée depuis sa maison de Corrèze, 4 spirituelles lettres autographes signées de Marchand à son cher "Franco". Dos légèrement passé. Très belle provenance.
1922réf. 22762Paris Librairie Théâtrale 1922 1 vol. relié in-12, bradel cartonnage de papier vert d'eau, couvertures et dos conservés, non rogné, 217 pp. Edition originale de l'adaptation théâtrale. Un des 50 exemplaires numérotés sur Lafuma pur fil, avec un superbe envoi de Léopold Marchand à Francis Carco et plusieurs documents adressés à ce dernier à l'époque, montés sur onglets en début de volume : un carton d'invitation à la répétition générale de la pièce, de Colette une lettre autographe signée à en-tête du Matin à propos du Prix de la Renaissance (3 pages in-8) et une carte postale envoyée depuis sa maison de Corrèze, 4 spirituelles lettres autographes signées de Marchand à son cher "Franco". Dos légèrement passé. Très belle provenance.
réf. 91759Editions Kra - Collection "Femmes" - N° V Paris 1929 In-8 carré ( 230 X 205 mm ) de 75 pages, broché sous couverture bleue imprimée rempliée. Edition originale, 1 des 25 exemplaires du tirage de tête numérotés sur Japon Impérial ( N°7 ). Très bel exemplaire, non coupé et non rogné de ce texte majeur dans l'oeuvre de COLETTE.
réf. AMA-1762 volumes in 12, demi-maroquin violine à coins, dos à 4 nerfs, date dorée en pied, filets dorés sur les plats, tête dorées, couvertures conservées, envois (Reliures de Aussourd). 251 pp.-(1)f., 246 pp.-(1)f
1918réf. 82301Paris Georges Crès et Cie 1918 1 vol. relié petit in-12 carré, bradel demi-maroquin ocre rouge à coins, dos lisse avec pièce de titre de maroquin vert gris, plats de papier moucheté ocre, doublures et gardes de papier marbré, tête dorée, non rogné, couvertures et dos conservés (Stroobants), 158 pp. Édition originale de cette série d’articles d’actualité, chacun décoré de jolis bandeaux et culs-de-lampe à motifs floraux. Un des 6 exemplaires de tête numérotés sur Chine, celui-ci truffé d'une belle lettre autographe signée "Colette Willy" à propos de "l'affaire Steinheil" (3 p. in-16, à l'en-tête imprimé du "25, rue Torricelli", s.l.n.d., infimes perforations ne gênant pas la lecture). Bel exemplaire dans une sobre reliure de Stroobants.Un an après Les Heures longues, Colette rassemble d’autres articles du Matin, parus cette fois avant-guerre, pour former la matière d’un nouveau recueil, dont le titre reprend celui d’un article paru le 2 mai 1912 consacré à «l’arrestation» de Jules Bonnot. Les sources d’inspiration des textes réunis ici sont multiples:faits divers (affaire de la bande à Bonnot, procès Guillotin), politique intérieure (élection législative), sport (arrivée du Tour de France, match de boxe, course cycliste, vol en dirigeable). Dans chaque texte s’exprime magistralement cet art de la chose vue dont Colette journaliste fit sa marque: «voir et non inventer».Le manuscrit joint répond à l’enquête féministe du journal Fin de siècle sur l’affaire Steinheil, intitulée «Opinions de quelques femmes célèbres». Rappelons que Marguerite Steinheil, maîtresse de Félix Faure, fut accusée d’être la complice du meurtre de son mari. La réponse de Colette fut intégralement publiée dans le journal du 7 mars 1909: «Une «faible femme» n’a nullement besoin, pour tuer une, deux, trois ou dix personnes, d’un complice effectif. Une femme, toute seule, aura toujours assez de force nerveuse pour tuer, et pour se livrer ensuite, avec un génie enfantin et inégal, à une mise en scène intelligente qui pêchera toujours par plus d’un point. Force nerveuse incalculable, duplicité, fausse légèreté, mépris du risque, inconscience – très relative –, machiavélisme imparfait servi par l’insuffisance des juges et de la police… Voilà ce que je démêle, à peu près, en madame Steinheil.» (extrait)On pourrait s’étonner qu’Henri Clarac ait choisi de truffer son exemplaire d’une lettre antérieure de plusieurs années au recueil, mais ce choix témoigne au contraire d’une lecture très attentive, puisque dans le texte intitulé «À Tours» - reprenant deux articles parus dans Le Matin le 27 et le 28 juin 1912 consacrés à l’affaire Guillotin -, Colette fait un parallèle entre Mme Guillotin, elle-même accusée d’être la complice de son cousin dans le meurtre de son mari, et Mme Steinheil. On notera, d’ailleurs, que le titre du second article initialement publié dans Le Matin était «Que c’est solide une femme!» qui reprend l’idée développée dans la réponse de Colette à l’enquête sur l’affaire Steinheil et que l’on trouvait déjà exprimée dans La Vagabonde (Notice de Frédéric Maget pour le catalogue de la collection Colette des Clarac).
1918réf. 82301Paris Georges Crès et Cie 1918 1 vol. relié petit in-12 carré, bradel demi-maroquin ocre rouge à coins, dos lisse avec pièce de titre de maroquin vert gris, plats de papier moucheté ocre, doublures et gardes de papier marbré, tête dorée, non rogné, couvertures et dos conservés (Stroobants), 158 pp. Édition originale de cette série d’articles d’actualité, chacun décoré de jolis bandeaux et culs-de-lampe à motifs floraux. Un des 6 exemplaires de tête numérotés sur Chine, celui-ci truffé d'une belle lettre autographe signée "Colette Willy" à propos de "l'affaire Steinheil" (3 p. in-16, à l'en-tête imprimé du "25, rue Torricelli", s.l.n.d., infimes perforations ne gênant pas la lecture). Bel exemplaire dans une sobre reliure de Stroobants.Un an après Les Heures longues, Colette rassemble d’autres articles du Matin, parus cette fois avant-guerre, pour former la matière d’un nouveau recueil, dont le titre reprend celui d’un article paru le 2 mai 1912 consacré à «l’arrestation» de Jules Bonnot. Les sources d’inspiration des textes réunis ici sont multiples:faits divers (affaire de la bande à Bonnot, procès Guillotin), politique intérieure (élection législative), sport (arrivée du Tour de France, match de boxe, course cycliste, vol en dirigeable). Dans chaque texte s’exprime magistralement cet art de la chose vue dont Colette journaliste fit sa marque: «voir et non inventer».Le manuscrit joint répond à l’enquête féministe du journal Fin de siècle sur l’affaire Steinheil, intitulée «Opinions de quelques femmes célèbres». Rappelons que Marguerite Steinheil, maîtresse de Félix Faure, fut accusée d’être la complice du meurtre de son mari. La réponse de Colette fut intégralement publiée dans le journal du 7 mars 1909: «Une «faible femme» n’a nullement besoin, pour tuer une, deux, trois ou dix personnes, d’un complice effectif. Une femme, toute seule, aura toujours assez de force nerveuse pour tuer, et pour se livrer ensuite, avec un génie enfantin et inégal, à une mise en scène intelligente qui pêchera toujours par plus d’un point. Force nerveuse incalculable, duplicité, fausse légèreté, mépris du risque, inconscience – très relative –, machiavélisme imparfait servi par l’insuffisance des juges et de la police… Voilà ce que je démêle, à peu près, en madame Steinheil.» (extrait)On pourrait s’étonner qu’Henri Clarac ait choisi de truffer son exemplaire d’une lettre antérieure de plusieurs années au recueil, mais ce choix témoigne au contraire d’une lecture très attentive, puisque dans le texte intitulé «À Tours» - reprenant deux articles parus dans Le Matin le 27 et le 28 juin 1912 consacrés à l’affaire Guillotin -, Colette fait un parallèle entre Mme Guillotin, elle-même accusée d’être la complice de son cousin dans le meurtre de son mari, et Mme Steinheil. On notera, d’ailleurs, que le titre du second article initialement publié dans Le Matin était «Que c’est solide une femme!» qui reprend l’idée développée dans la réponse de Colette à l’enquête sur l’affaire Steinheil et que l’on trouvait déjà exprimée dans La Vagabonde (Notice de Frédéric Maget pour le catalogue de la collection Colette des Clarac).