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Best.-Nr. 900Très rare carte postale de la série des "Beautés parisiennes" : photogravure intitulée "Colette Willy", à partir d'un cliché signé Reutlinger ("Album de portraits divers", vol. 53, num. 11215, BnF).Allongée sur une peau de lion dont elle fixe la gueule entrouverte, Colette est drapée dans un large tissu blanc mouillé qui permet de suggérer sa nudité. Cette tenue sulfureuse mise en scène par Reutlinger fait écho aux scandales soulevés par les interprétations de Colette lors des pantomimes qu'elle joua de 1905 à 1912, dans les music-halls parisiens. Cette tenue évoque particulièrement le mimodrame de Georges Wague, intitulé "La Chair", lors duquel la robe de Colette se déchire laissant apparaître son sein nu.
1925Best.-Nr. 61221925 Paris, Blanchetière, 1925, in 4 en feuilles sous chemise impr. rempliée, rousseurs, sinon bon ex.
Best.-Nr. 14730Paris, [Paul Chadourne], 1950 ; in-4. 128 pp.-2 ff. En feuilles sous couverture rempliée illustrée en couleurs. Sans l'étui cartonné. Bel exemplaire.
1929Best.-Nr. 146561929 P., Ferenczi et Fils, 1929, 1 vol. in-12 (210x132) broché sous couverture sur papier vert clair imprimée en vert foncé et noir, de 270 pp. - (1) f. (achevé d'imprimer). Dos légèrement insolé, marge droite du premier feuillet légèrement effrangée, très bel exemplaire.
Best.-Nr. 23920Paris, Editions nationales, 1945. 1 fort vol. in-4° carré broché, couv. rouge impr. en noir et blanc. Chemise et étui toilés rose avec étiquette de titre en basane noire. 231 pp., (2) ff., 16 lithographies en couleurs hors-texte et 32 dessins reproduits en bistre dans le texte d'après Berthomé Saint-André.
1938Best.-Nr. 69517Ferenczi | Paris 1938 | 12 x 19 cm | broché
1935Best.-Nr. 71604Ferenczi | Paris 1935 | 12 x 19 cm | broché
1945Best.-Nr. 9782845240780Feuillets In-8 sous cartonnage et coffret cartonné . Exemplaire sur vélin d'Arches numéroté 104/650 avec 30 lithographies de jean A. Mercier. | Etat : TBE état de l'ouvrage . Etui cartonné partiel avec manque sur le haut (Ref.: G10226)
1971Best.-Nr. 25217Les Francs Bibliophile 1971 Paris, Les Francs Bibliophiles, 1971, in-folio, en feuilles, sous étui cartonné.
1941Best.-Nr. 3405Paris Aux Armes de France 1941 1 vol. Broché in-8, broché, couverture rempliée, non coupé, 200 pp. Édition définitive de "Ces plaisirs..." paru en 1932, ornée d'un beau portrait gravé à l'eau-forte par Jean Cocteau et tiré par Daragnès. Un des 550 exemplaires numérotés sur Arches, tirage de tête.Nouvelle édition de Ces plaisirs… paru en 1932 avec «des modifications et des additions assez importantes pour que la présente édition puisse être considérée comme en partie originale» (avertissement de l’éditeur). Près de dix ans après la publication de Ces plaisirs…, Colette revient sur un texte qui lui tenait à cœur (voir n°36) où elle abordait, sans fards et sans jugements, diverses formes de la sexualité masculine et féminine et notamment l’homosexualité féminine. Elle remanie le portrait de Renée Vivien, développe l’évocation des lesbiennes aristocratiques, ajoute au portrait de «La Chevalière» des détails biographiques, réécrit les dernières pages et peut enfin imposer le titre qu’elle avait toujours souhaité, Le Pur et l’Impur, auquel elle avait dû renoncer en 1932. Son nouvel éditeur semble plus arrangeant et prêt à satisfaire à toutes ses demandes…Il faut dire que c’est une aubaine pour Louis Thomas d’avoir réussi à signer un contrat avec Colette. L’homme est peu fréquentable. Antisémite et collaborateur notoire, il avait activement participé à l’aryanisation des éditions Calmann-Lévy, suite au décret du 18 octobre 1940, et était devenu à partir du mois de mars 1941 le directeur de la célèbre maison d’édition qu’il tente de rebaptiser «Aux armes de France». Finalement écarté de la direction après à peine six mois en fonction, il avait créé sa propre maison d’édition reprenant l’enseigne et obtenant des autorités allemandes de conserver les contrats qu’il avait signés lors de son bref passage à la tête de Calmann-Lévy, au premier rang desquels ceux de Colette.Que savait-elle au juste? Nous l’ignorons. Les frères Ferenczi avaient dû quitter Paris et elle avait cédé aux avances de Fayard. Les éditions «Aux Armes de France» étaient pour elle un nouveau débouché possible pour pallier les départs successifs de ses éditeurs. Elle y publia trois volumes: Mes Cahiers (1941), qui reprend l’essentiel des textes publiés dans les Cahiers Colette en 1935 et 1936, Le Pur et l’Impur, qui est une réédition du texte de 1932 et De ma fenêtre (1942), seul volume de textes inédits, mais dont le dépôt légal ne fut fait qu’en avril 1944 alors que le même texte paraissait en Suisse aux éditions du Milieu du Monde sous un titre un peu différent, Paris, de ma fenêtre. Si l’on excepte ce dernier, dont la parution semble avoir été volontairement retardée, les deux autres sont le résultat de contrats signés alors que Louis Thomas était directeur de Calmann-Lévy et sont des reprises de textes déjà publiés avant-guerre. Ceci, bien sûr, ne dédouane pas entièrement Colette. On pourra tout de même s’étonner de voir paraître sous la direction de Louis Thomas un texte comme Le Pur et l’Impur où était célébrée une liberté de mœurs dont la rhétorique collaborationniste faisait la cause même de la décadence de la France… Celui-ci avait-il seulement lu l’ouvrage? On peut raisonnablement en douter… et en sourire.Très beau portrait de Colette par Jean Cocteau, gravé à l’eau-forte, en frontispice. (Notice de Frédéric Maget pour le catalogue de la collection Colette des Clarac)
1941Best.-Nr. 3405Paris Aux Armes de France 1941 1 vol. Broché in-8, broché, couverture rempliée, non coupé, 200 pp. Édition définitive de "Ces plaisirs..." paru en 1932, ornée d'un beau portrait gravé à l'eau-forte par Jean Cocteau et tiré par Daragnès. Un des 550 exemplaires numérotés sur Arches, tirage de tête.Nouvelle édition de Ces plaisirs… paru en 1932 avec «des modifications et des additions assez importantes pour que la présente édition puisse être considérée comme en partie originale» (avertissement de l’éditeur). Près de dix ans après la publication de Ces plaisirs…, Colette revient sur un texte qui lui tenait à cœur (voir n°36) où elle abordait, sans fards et sans jugements, diverses formes de la sexualité masculine et féminine et notamment l’homosexualité féminine. Elle remanie le portrait de Renée Vivien, développe l’évocation des lesbiennes aristocratiques, ajoute au portrait de «La Chevalière» des détails biographiques, réécrit les dernières pages et peut enfin imposer le titre qu’elle avait toujours souhaité, Le Pur et l’Impur, auquel elle avait dû renoncer en 1932. Son nouvel éditeur semble plus arrangeant et prêt à satisfaire à toutes ses demandes…Il faut dire que c’est une aubaine pour Louis Thomas d’avoir réussi à signer un contrat avec Colette. L’homme est peu fréquentable. Antisémite et collaborateur notoire, il avait activement participé à l’aryanisation des éditions Calmann-Lévy, suite au décret du 18 octobre 1940, et était devenu à partir du mois de mars 1941 le directeur de la célèbre maison d’édition qu’il tente de rebaptiser «Aux armes de France». Finalement écarté de la direction après à peine six mois en fonction, il avait créé sa propre maison d’édition reprenant l’enseigne et obtenant des autorités allemandes de conserver les contrats qu’il avait signés lors de son bref passage à la tête de Calmann-Lévy, au premier rang desquels ceux de Colette.Que savait-elle au juste? Nous l’ignorons. Les frères Ferenczi avaient dû quitter Paris et elle avait cédé aux avances de Fayard. Les éditions «Aux Armes de France» étaient pour elle un nouveau débouché possible pour pallier les départs successifs de ses éditeurs. Elle y publia trois volumes: Mes Cahiers (1941), qui reprend l’essentiel des textes publiés dans les Cahiers Colette en 1935 et 1936, Le Pur et l’Impur, qui est une réédition du texte de 1932 et De ma fenêtre (1942), seul volume de textes inédits, mais dont le dépôt légal ne fut fait qu’en avril 1944 alors que le même texte paraissait en Suisse aux éditions du Milieu du Monde sous un titre un peu différent, Paris, de ma fenêtre. Si l’on excepte ce dernier, dont la parution semble avoir été volontairement retardée, les deux autres sont le résultat de contrats signés alors que Louis Thomas était directeur de Calmann-Lévy et sont des reprises de textes déjà publiés avant-guerre. Ceci, bien sûr, ne dédouane pas entièrement Colette. On pourra tout de même s’étonner de voir paraître sous la direction de Louis Thomas un texte comme Le Pur et l’Impur où était célébrée une liberté de mœurs dont la rhétorique collaborationniste faisait la cause même de la décadence de la France… Celui-ci avait-il seulement lu l’ouvrage? On peut raisonnablement en douter… et en sourire.Très beau portrait de Colette par Jean Cocteau, gravé à l’eau-forte, en frontispice. (Notice de Frédéric Maget pour le catalogue de la collection Colette des Clarac)
1958Best.-Nr. 11400Paris Flammarion 1958 1 vol. broché in-8, broché, 232 pp., 4 planches hors-texte. Edition originale. Un des 30 exemplaires numérotés sur pur chiffon d'Arches, tirage de tête. En parfait état.Colette avait précieusement conservé les lettres d’Hélène Picard. Dans «Pour Hélène Picard», l’hommage qu’elle rendit à son amie dans La Revue de Paris le 27 mars 1945, elle en cite et commente à plusieurs reprises de larges extraits. Elle loue «sa vivacité d’esprit et d’observation» et note «son éloquence faite pour le parvis d’estrade.» Ce n’est pas tout à fait le ton de la confidence, comme avec Marguerite Moreno, mais une sollicitude de tous les instants pour cette figure d’artiste maudite dont l’ascétisme tout comme le sombre destin l’impressionnent. Il y a entre ces deux femmes, nées la même année, une forme de sororité comme sont frère et sœur le soleil et la lune. (Notice de Frédéric Maget pour le catalogue de la collection Colette des Clarac)
1958Best.-Nr. 11400Paris Flammarion 1958 1 vol. broché in-8, broché, 232 pp., 4 planches hors-texte. Edition originale. Un des 30 exemplaires numérotés sur pur chiffon d'Arches, tirage de tête. En parfait état.Colette avait précieusement conservé les lettres d’Hélène Picard. Dans «Pour Hélène Picard», l’hommage qu’elle rendit à son amie dans La Revue de Paris le 27 mars 1945, elle en cite et commente à plusieurs reprises de larges extraits. Elle loue «sa vivacité d’esprit et d’observation» et note «son éloquence faite pour le parvis d’estrade.» Ce n’est pas tout à fait le ton de la confidence, comme avec Marguerite Moreno, mais une sollicitude de tous les instants pour cette figure d’artiste maudite dont l’ascétisme tout comme le sombre destin l’impressionnent. Il y a entre ces deux femmes, nées la même année, une forme de sororité comme sont frère et sœur le soleil et la lune. (Notice de Frédéric Maget pour le catalogue de la collection Colette des Clarac)
1963Best.-Nr. 82364Paris Flammarion 1963 1 vol. Broché in-8, broché, 153 pp., 8 planches hors-texte. Edition originale. Un des 35 exemplaires sur vélin pur chiffon d'Arches, tirage de tête, celui-ci non justifié. En parfait état.Renée Hamon, née pour l’ailleurs, savait-elle que Colette enfant rêvait, elle aussi, d’être marin? Ce goût pour le voyage, de même que les origines bretonnes du «petit corsaire», expliquent en large partie l’amitié tutélaire que Colette dédia à sa cadette de quatorze ans et dont rend compte la centaine de lettres réunies par Claude Pichois et Roberte Forbin couvrant dix années d’amitié. Seule la mort de Renée Hamon, survenue prématurément en 1943 alors qu’elle n’avait que 46 ans pouvait mettre fin à ce lien affectif autant que protecteur. Longtemps Colette regretta la présence de «ce petit être solitaire qui a passé sans nuire à personne.» (Notice de Frédéric Maget pour le catalogue de la collection Colette des Clarac)
1963Best.-Nr. 82364Paris Flammarion 1963 1 vol. Broché in-8, broché, 153 pp., 8 planches hors-texte. Edition originale. Un des 35 exemplaires sur vélin pur chiffon d'Arches, tirage de tête, celui-ci non justifié. En parfait état.Renée Hamon, née pour l’ailleurs, savait-elle que Colette enfant rêvait, elle aussi, d’être marin? Ce goût pour le voyage, de même que les origines bretonnes du «petit corsaire», expliquent en large partie l’amitié tutélaire que Colette dédia à sa cadette de quatorze ans et dont rend compte la centaine de lettres réunies par Claude Pichois et Roberte Forbin couvrant dix années d’amitié. Seule la mort de Renée Hamon, survenue prématurément en 1943 alors qu’elle n’avait que 46 ans pouvait mettre fin à ce lien affectif autant que protecteur. Longtemps Colette regretta la présence de «ce petit être solitaire qui a passé sans nuire à personne.» (Notice de Frédéric Maget pour le catalogue de la collection Colette des Clarac)
Best.-Nr. 901Belle lettre, 2 pp.in-8, sur papier à en-tête de l'Hotel de la Méditerranée à Nice, avec env. cachetée.L'actrice Marguerite Moreno rencontra Colette en 1895 dans le salon littéraire de Catulle Mendès, dont Moreno fut la maîtresse de 1892 à 1900, avant d'épouser Marcel Schwob. Marguerite Moreno fut la plus chère amie de Colette, jusqu'à sa mort d'une pneumonie en 1948.Colette est à Nice pour quelques jours avec Sidi (son époux Henri de Jouvenel) ; gastronome accomplie, elle évoque le "bon bistrot", "qu'on doit toujours connaître dans chaque ville". Elle voudrait bien avoir aussi "des tuyaux sur la transformation ou plutôt l'absorption du journal anglais Eve par un autre illustré "The lady's pictorial"". Elle demande à son amie de saluer le duc de Dantzig ; Colette évoque là peut-être, le théâtre de la Ruche, passage Dantzig dans le 15e arrondissement à Paris, que fréquente Moreno.
Best.-Nr. 11618Paris, Le Fleuron / Flammarion, 1948 - 1949 - 1950 15 volumes In-8° (16 x 23,2cm) Brochés sous couvertures rempliées, imprimées en rouge et noir. Vol.1: 2 feuillets, 457p., 3 feuillets; Vol.2: 2f., 483p., 4f.; Vol.3: 2f., 454p., 3f.; Vol.4: 2f., 469p., 3f.; Vol.5: 2f., 447p., 2f.; Vol.6: 2f., 480p., 4f.; Vol.7; 2f., 474p., 3f.; Vol.8: 2f., 451p., 2f.; Vol.9: 2f., 472p., 4f; Vol.10: 2f., 546p., 3f.; Vol.11: 2f., 547p., 4f.; Vol.12: 2f., 477p., 3f.; Vol.13: 2f., 465p., 3f.; Vol.14: 2f., 487p., 2f.; Vol.15: 2f., 417p., 3f.; titres imprimés en rouge et noir, titres de hauts de pages et pagination en rouge. Bon état sauf 2nd plat du 1er volume et marges du 1er plat du 15è lègèrement fumés, des petites rousseurs en tranches de tête et, pâles, sur quelques dos; 9è, 10è, 11è et 12è volumes non coupés, les 13è et 14è en partie.
Best.-Nr. 22760Paris, Trinckvel, 1961. In-folio, 202 pp. 24 pl., en feuilles, couverture originale, étui et chemise cartonnés de l'éditeur.
1963Best.-Nr. 33689Paris Les Centraux Bibliophiles 1963 1 vol. Broché in-4, en feuilles, couverture illustrée, chemise et étui cartonnés, 90 pp. Belle édition imprimée par Daragnès et illustrée de 13 lithographies originales en couleurs par Michel Terrasse, qui représentent des paysages d'inspiration "nabi". Neveu du peintre Pierre Bonnard, Michel Terrasse (1928-2002) a également réalisé les costumes et les décors de la représentation de "L'Enfant et les sortilèges" de Colette et Maurice Ravel au Théâtre de l'Opéra-Comique en 1950. Tirage unique à 140 exemplaires numérotés sur vélin blanc de Rives. En parfait état.
1963Best.-Nr. 33689Paris Les Centraux Bibliophiles 1963 1 vol. Broché in-4, en feuilles, couverture illustrée, chemise et étui cartonnés, 90 pp. Belle édition imprimée par Daragnès et illustrée de 13 lithographies originales en couleurs par Michel Terrasse, qui représentent des paysages d'inspiration "nabi". Neveu du peintre Pierre Bonnard, Michel Terrasse (1928-2002) a également réalisé les costumes et les décors de la représentation de "L'Enfant et les sortilèges" de Colette et Maurice Ravel au Théâtre de l'Opéra-Comique en 1950. Tirage unique à 140 exemplaires numérotés sur vélin blanc de Rives. En parfait état.
1931Best.-Nr. 114054Paris Editions du Trianon, coll. "Suppléments à quelques oeuvres célèbres" 1931 1 vol. broché in-12, broché, couverture rempliée, 71 pp. Edition originale illustrée de 4 cuivres hors texte, dont un portrait de Colette en frontispice, et 1 bois gravé de Gérard Cochet. Un des 25 exemplaires de tête numérotés sur Japon impérial enrichis d'une suite des gravures. En belle condition. Colette devait initialement y donner un «Supplément au Traité de l’éducation des filles de Fénelon», en écho sans doute à Mitsou paru en 1919, mais c’est finalement un «Supplément à Don Juan» qu’elle signe et qui constitue le 15e volume de la collection. Outre l’intérêt ancien qu’elle porte au personnage, ce choix est sans doute lié à son nouvel ouvrage, Ces plaisirs…, dont l’écriture est strictement contemporaine. Selon un procédé de recomposition et réécriture qui gouverne toute l’œuvre, Colette fera de son court essai la matière du volume à paraître. Economie bien comprise de la fabrique littéraire: rationnaliser ses efforts et mutualiser les moyens…En écrivant sur don Juan, Colette a conscience de s’attaquer à un mythe que, par ailleurs, elle connaît fort bien. Elle reprend certains motifs traditionnels du personnage (l’obsession du nombre, le narcissisme), en les adaptant à la conception qu'elle s'en fait:« sombre, obstiné, paré de cette misogynie foncière qui plaît tant aux femmes… ». Débarrassé de toute dimension métaphysique, le personnage est également dénué de toute forme de méchanceté. Colette défend l’idée d’un don Juan misogyne et misanthrope. Son originalité réside dans l’interprétation quasi psychologique pour ne pas dire psychanalytique du personnage. Ainsi sa misogynie a pour origine, «l’antipathie d’un sexe pour l’autre (qui) existe en dehors de la névropathie» ou ce qu’elle nomme aussi «l’inimitié originelle». L’homme et la femme sont inégaux dans le plaisir : «Grenier d’abondance de l’homme, la femme se sait à peu près inépuisable ». L’homme est condamné à être «sensuellement exploité» par la femme et don Juan à «une neurasthénie de Danaïde». Colette renverse le lien de domination dans le plaisir et fait de don Juan une victime de son propre mythe. (Notice de Frédéric Maget pour le catalogue de la collection Colette des Clarac)
1931Best.-Nr. 114054Paris Editions du Trianon, coll. "Suppléments à quelques oeuvres célèbres" 1931 1 vol. broché in-12, broché, couverture rempliée, 71 pp. Edition originale illustrée de 4 cuivres hors texte, dont un portrait de Colette en frontispice, et 1 bois gravé de Gérard Cochet. Un des 25 exemplaires de tête numérotés sur Japon impérial enrichis d'une suite des gravures. En belle condition. Colette devait initialement y donner un «Supplément au Traité de l’éducation des filles de Fénelon», en écho sans doute à Mitsou paru en 1919, mais c’est finalement un «Supplément à Don Juan» qu’elle signe et qui constitue le 15e volume de la collection. Outre l’intérêt ancien qu’elle porte au personnage, ce choix est sans doute lié à son nouvel ouvrage, Ces plaisirs…, dont l’écriture est strictement contemporaine. Selon un procédé de recomposition et réécriture qui gouverne toute l’œuvre, Colette fera de son court essai la matière du volume à paraître. Economie bien comprise de la fabrique littéraire: rationnaliser ses efforts et mutualiser les moyens…En écrivant sur don Juan, Colette a conscience de s’attaquer à un mythe que, par ailleurs, elle connaît fort bien. Elle reprend certains motifs traditionnels du personnage (l’obsession du nombre, le narcissisme), en les adaptant à la conception qu'elle s'en fait:« sombre, obstiné, paré de cette misogynie foncière qui plaît tant aux femmes… ». Débarrassé de toute dimension métaphysique, le personnage est également dénué de toute forme de méchanceté. Colette défend l’idée d’un don Juan misogyne et misanthrope. Son originalité réside dans l’interprétation quasi psychologique pour ne pas dire psychanalytique du personnage. Ainsi sa misogynie a pour origine, «l’antipathie d’un sexe pour l’autre (qui) existe en dehors de la névropathie» ou ce qu’elle nomme aussi «l’inimitié originelle». L’homme et la femme sont inégaux dans le plaisir : «Grenier d’abondance de l’homme, la femme se sait à peu près inépuisable ». L’homme est condamné à être «sensuellement exploité» par la femme et don Juan à «une neurasthénie de Danaïde». Colette renverse le lien de domination dans le plaisir et fait de don Juan une victime de son propre mythe. (Notice de Frédéric Maget pour le catalogue de la collection Colette des Clarac)
Best.-Nr. 50099, Moeck, 1992 Hardcover with dusjacket, 268 pages, Illustrated. 35.5x 22cm (German Edition). ISBN 3875490401.
Best.-Nr. 333801 page in4 - Jolie feuille de papier à lettre ornée de motifs floraux en marge - enveloppe - Trés bon état -
Best.-Nr. awd-1170(Creil), Dumerchez, 2004. In-8 br., couverture illustrée à rabats, emboitage en toile grise, 83 pp.