8 596 résultats
1936réf. ROD0025776Ferenczi. 1936. In-8. Broché. Etat d'usage, Couv. légèrement passée, Manque en coiffe de pied, Intérieur bon état. 219 pages. PHotos en n&b hors-texte. Dos légèrement frotté.. . . . Classification Dewey : 840.091-XX ème siècle
1945réf. RO80177568FERENCZI. 1945. In-12. Broché. Etat d'usage, Plats abîmés, Dos abîmé, Intérieur frais. 219 Pages. Quelques gravures en noir et blanc dans et hors texte. Plats déchirés et désolidarisés. Dos abimé.1 Annotation au stylo sur le contre plat.. . . . Classification Dewey : 840.091-XX ème siècle
1996réf. R160197177FRANCE LOISIRS. 1996. In-8. Cartonné. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur frais. 229 pages - Quelques photographies en noir et blanc hors et dans le texte - Signet bordeaux. Avec Jaquette. . . Classification Dewey : 920-Biographie générale et généalogie
1936réf. R200105830Ferenczi. 1936. In-8. Broché. Etat d'usage, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Papier jauni. 218 pages augmentées de quelques photos en noir et blanc, hors texte. Quelques rousseurs et pliures.. . . . Classification Dewey : 840.091-XX ème siècle
1996réf. RO20220026France Loisirs / Arthème Fayard / J. Ferenczi et Fils. 1996. In-8. Relié. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur frais. 229 pages augmentées de nombreuses photos en noir et blanc dans et hors texte. Jaquette en bon état. Signet conservé.. Avec Jaquette. . . Classification Dewey : 840.091-XX ème siècle
1996réf. RO30354750France Loisirs/Grasset/Fayard/Hachette/Mercure de France. 1996. In-8. Relié. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur frais. 229 pages. Jaquette en bon état. Signet conservé. Quelques photos en noir et blanc, en planches hors texte.. Avec Jaquette. . . Classification Dewey : 840.091-XX ème siècle
réf. AMA-803Paris, Aux Armes de France, 1941. in 8°, broché, envoi. 197 pp., [1 p.], [2 ff.], portrait en frontispice par Luc-Albert Moreau.
réf. 11655Aux armes de France,1941 . In 8° br.198 pp.Pointe-Sèche en frontispice .(Piqures à la couverture) .Exemplaire num/Papier Docelles .
réf. 28898Aux armes de France,1941 . In 8° relié bradel 1/2 toile à coins .198 pp.Pointe-Sèche en frontispice .Première couverture conservée.Exemplaire num/Papier Docelles .
réf. CZC-13419Comprend un portrait de Colette gravé à l'eau forte par Luc Albert Moreau et tiré par C.Daragnès. Sommaire; Music-hall - Clouk, première version de Chéri - Notes de voyages, Algérie, Seville, New-york, Normandie.. - Monstre - La décapitée. Très bel exemplaire, relié demi cuir à bandes, 23x14, état intérieur neuf, 198pp. Couvertures conservées avec dos. Exemplaire sur papier Ivoirine n°3293/3500 Achevé d'imprimé le 30 juillet 1941 sur les presses du Maître imprimeur J.Dumoulin à Paris. ref/5
réf. CZC-13419Comprend un portrait de Colette gravé à l'eau forte par Luc Albert Moreau et tiré par C.Daragnès. Sommaire; Music-hall - Clouk, première version de Chéri - Notes de voyages, Algérie, Seville, New-york, Normandie.. - Monstre - La décapitée. Très bel exemplaire, relié demi cuir à bandes, 23x14, état intérieur neuf, 198pp. Couvertures conservées avec dos. Exemplaire sur papier Ivoirine n°3293/3500 Achevé d'imprimé le 30 juillet 1941 sur les presses du Maître imprimeur J.Dumoulin à Paris. ref/5
1970réf. 015119Bruno Crespel Crémille reliure Rigide Décorative Genève 1970 253 pages en format -12 -
1970réf. 45480Couverture rigide. Reliure club. 255 pages.
1949réf. MCOLMES1Paris Ferenczi 1949 In-12 broché, 32 pl. HT, 216 pp.
réf. 20204Paris, Aux Armes de France, 1941. Grand in-8, format oblong, broché, 198 pp.
1941réf. 68741Couverture crème souple et imprimée.Dos ridé avec coiffes frottées. Piqures sur l'ensemble de la couverture. Auréole sur la première de couverture. Petites galeries partant de la quatrième de couverture, s'étendant sur les dernière pages sans pour autant gêner la lecture. Papier bruni. Eau-forte en noir et blanc en guise de frontispice. Bon état du contenu.
1936réf. 77328Reliure demi-chagrin orange à bandes. Dos lisse avec titre doré. Couverture conservée. Coins supérieur pincés. Papier jauni. Petites tâches sur les premières pages.
1941réf. 72180Aux armes de France | Paris 1941 | 14 x 22.50 cm | broché
réf. KN5861Ferenczi, BROCHE 1936 EN BON ETAT. PETIT ACCRO AU PIED.INTERIEUR IMPECCABLE.
1936réf. 449961936 P., Ferenczi, 1936, petit in 8° broché, 221 pages ; nombreuses illustrations hors-texte.
1941réf. 2502Paris Aux Armes de France 1941 1 vol. Broché in-8, broché, couverture rempliée, non coupé, 197 pp. Edition originale collective ornée d'un beau portrait de l'auteur en frontispice gravé à l'eau-forte par Luc-Albert Moreau et tiré par G. Daragnès (selon un feuillet imprimé joint à notre exemplaire). Un des 550 exemplaires numérotés sur Arches, tirage de tête.Un des trois ouvrages publiés par Colette pendant l’Occupation aux éditions «Aux armes de France». Des vingt textes réunis ici, seuls huit sont inédits, la majorité ayant été publiés dans la presse (Akadémos, Le Figaro, Le Matin, Revue de Paris, Le Journal, Paris-Soir, Confessions) et pour certains déjà repris en volume dans La Chambre éclairée et dans les Cahiers Colette. Les titres des six sections qui regroupent les textes disent assez le caractère composite de l’ouvrage où se retrouvent les premières versions de Chéri, le livret d’une féérie-ballet inédite, des portraits de criminels (Stavisky, Weidmann, Marie Becker) et quelques croquis réalisés lors de voyages à New York pour la traversée du Normandie, en Espagne ou en Algérie. Ce choix serait justifié, selon l’éditeur, par la volonté de porter à la connaissance de lecteurs et des bibliophiles les notes, croquis et esquisses extraits des cahiers que l’écrivaine avait jusqu'alors «refusé d’entr’ouvrir». Les nécessités de la guerre lui auront apparemment ôté ses derniers scrupules. L’essentiel de Mes Cahiers sera repris posthumément dans Paysages et portraits (Flammarion, 1958). (Notice de Frédéric Maget pour le catalogue de la collection Colette des Clarac)
1941réf. 2502Paris Aux Armes de France 1941 1 vol. Broché in-8, broché, couverture rempliée, non coupé, 197 pp. Edition originale collective ornée d'un beau portrait de l'auteur en frontispice gravé à l'eau-forte par Luc-Albert Moreau et tiré par G. Daragnès (selon un feuillet imprimé joint à notre exemplaire). Un des 550 exemplaires numérotés sur Arches, tirage de tête.Un des trois ouvrages publiés par Colette pendant l’Occupation aux éditions «Aux armes de France». Des vingt textes réunis ici, seuls huit sont inédits, la majorité ayant été publiés dans la presse (Akadémos, Le Figaro, Le Matin, Revue de Paris, Le Journal, Paris-Soir, Confessions) et pour certains déjà repris en volume dans La Chambre éclairée et dans les Cahiers Colette. Les titres des six sections qui regroupent les textes disent assez le caractère composite de l’ouvrage où se retrouvent les premières versions de Chéri, le livret d’une féérie-ballet inédite, des portraits de criminels (Stavisky, Weidmann, Marie Becker) et quelques croquis réalisés lors de voyages à New York pour la traversée du Normandie, en Espagne ou en Algérie. Ce choix serait justifié, selon l’éditeur, par la volonté de porter à la connaissance de lecteurs et des bibliophiles les notes, croquis et esquisses extraits des cahiers que l’écrivaine avait jusqu'alors «refusé d’entr’ouvrir». Les nécessités de la guerre lui auront apparemment ôté ses derniers scrupules. L’essentiel de Mes Cahiers sera repris posthumément dans Paysages et portraits (Flammarion, 1958). (Notice de Frédéric Maget pour le catalogue de la collection Colette des Clarac)
1936réf. 82348Paris Ferenczi 1936 1 vol. relié in-8, demi-maroquin à gros grain noir, dos lisse, plats de papiers marbré de tonalités bleu et jaune moutarde, doublures de papier bleu, gardes de papier jaune moutarde, tête dorée, non rogné, couvertures et dos conservés (Honnelaître), 218 pp., nombreuses planches hors-texte. Edition originale. Un des 80 exemplaires hors commerce numérotés sur simili japon de couleur imprimés spécialement pour l'auteur, celui-ci de couleur crème et enrichi d'un envoi autographe signé de Colette au critique Gérard Bauër. Exemplaire par ailleurs truffé en tête d'ouvrage d'une lettre autographe signée adressée à l'écrivain et journaliste Henri Bauër (2 p. et demies in-8 sur papier bleu - Paris, 29 septembre 1900, avec enveloppe) et en fin d'ouvrage d'une carte autographe signée adressée à Catulle Mendès (2 p. in-32, obl., s.l.n.d.). Très bel exemplaire. Cinq ans après la mort de Willy, Mes apprentissages vient mettre un terme définitif à la guerre que se livraient par voie de presse, depuis près d’un quart de siècle, les ex-époux Gauthier-Villars.Apprenant en 1909, la vente des droits des Claudine aux éditeurs, au profit exclusif de Willy (seul signataire «officiel» des livres et des contrats), Colette se rebiffe et réclame que soit reconnue sa part dans l’écriture de ce qui fut longtemps le plus gros succès éditorial de la Belle Époque. Mais quelle part exactement? C’est sur ce point, et sur quelques autres, que les deux anciens collaborateurs s’opposent. Les premiers manuscrits ayant disparu, chacun convoque ses témoins (amis, auteurs, éditeurs ou typographes…) et use de sa notoriété pour alimenter la gazette littéraire. La Première Guerre mondiale avait semblé éteindre la querelle, mais la publication des Souvenirs littéraires… et autres de Willy en 1925, puis, surtout, quelques semaines après sa mort, des «Willyana», ces commentaires en forme de révélation qu’il avait inscrits à la demande de Jules Marchand, le directeur de la revue Sur la Riviera, en tête des exemplaires des quatre Claudine (voir n°96), avaient piqué au vif la principale intéressée. Mes apprentissages est en quelque sorte la réponse de la bergère au berger.La vengeance étant, on le sait, un plat qui se mange froid, le texte est d’abord publié dans Marianne, sans doute à la demande de son directeur Emmanuel Berl, du 16 octobre au 18 décembre 1935, avant de paraître chez Ferenczi au mois de janvier 1936, illustré de nombreuses photographies «à charge» et accompagné d’un sous-titre éloquent: «ce que Claudine n’a pas dit». C’est une véritable mise à mort littéraire posthume. Maladivement impuissant, menteur, infidèle, tyrannique et peut-être même violent, Willy dont la gloire passée était déjà oubliée est définitivement enterré. Pour la postérité, il ne sera plus désormais que ce «vieux salaud» qui avait exploité le talent des autres, à commencer par celui de son épouse.Mais on se tromperait en ne voyant dans cet ouvrage qu’un ultime règlement de compte. En se replongeant dans ses années d’apprentissages, Colette retrouve les figures d’un passé suffisamment éloigné pour inspirer aux lecteurs une forme de nostalgie. Sous sa plume revivent avec force et vivacité celles et ceux qu’elle a côtoyés: Caroline Otero, Polaire, Mata-Hari, Marcel Schwob, Jean Lorrain ou bien encore Claude Debussy… À moins que cédant à une pente désormais familière à ses lecteurs elle ne retrouve les paysages de sa jeunesse et notamment ceux de sa Puisaye natale dont elle livre ici une des plus belles évocations.Certains proches du couple reprochèrent à Colette ce coup de griffe qui n’était peut-être pas tout à son honneur (c’était mal la connaître). Il est vrai que Willy n’en méritait pas tant et François Caradec a largement contribué à le montrer. Mais la gloire littéraire pour Colette était peut-être à ce prix: faire disparaître les fantômes qui erraient encore dans les coulisses, et, en faisant oublier Claudine, devenir Colette. Cet exemplaire dédicacé au critique Gérard Bauër – fidèle soutien de Colette qu'il rejoindra à l'Académie Goncourt – est truffé de deux très rares lettres de jeunesse qui prennent ici un tour ironique. Dans l’une, adressée le 29 septembre 1900 au journaliste Henry Bauër, le père de Gérard Bauër, comme dans l’autre écrite en 1893 à Catulle Mendès, un ami proche du couple, celle qui signe déjà «Colette» endosse sans déplaisir apparent le rôle de «secrétaire de mon mari». Au premier, elle tient à défendre la probité de Willy en lui adressant un fragment de son article écrit après la première du Rêve d’Alfred Bruneau d’après le roman d’Émile Zola et avec la collaboration de ce dernier. La création à l’Opéra-Comique en 1891 fut un événement considérable largement relayé par la presse. Si Henry Bauër avait salué la naissance «d’un art national et nouveau», Willy, quant à lui, avait accueilli l’œuvre à grand renfort de jeux de mots et de calembours qui étaient sa marque de fabrique. S’adressant au critique qui avait sans doute rappelé cette opposition de Willy, près de dix ans après la création – et en pleine affaire Dreyfus –, Colette tient à sauver l’honneur de son époux et s’excuse «d’avoir assez de jeunesse pour tenir, par dessus tout, à l’honnêteté littéraire de mon mari. Cette jeunesse-là à défaut de l’autre qui défaille si vite, persistera»... Au second, Catulle Mendès, elle présente les excuses de Willy de n’avoir pu assister «à la tournée sur le zinc des Menus-plaisirs», le théâtre (aujourd’hui théâtre Antoine-Simone-Berriau) où avait été créé, le 2 avril 1893, le mimodrame Le Docteur Blanc sur une musique de Gabriel Pierné: «je vous conjure de nous offrir le mêlé-cass du pardon, à la prochaine fête de l’intelligence». Ces deux lettres offrent un contrepoint savoureux à la version du mariage donnée dans Mes apprentissages… (Notice de Frédéric Maget pour le catalogue de la collection Colette des Clarac)
1936réf. 82348Paris Ferenczi 1936 1 vol. relié in-8, demi-maroquin à gros grain noir, dos lisse, plats de papiers marbré de tonalités bleu et jaune moutarde, doublures de papier bleu, gardes de papier jaune moutarde, tête dorée, non rogné, couvertures et dos conservés (Honnelaître), 218 pp., nombreuses planches hors-texte. Edition originale. Un des 80 exemplaires hors commerce numérotés sur simili japon de couleur imprimés spécialement pour l'auteur, celui-ci de couleur crème et enrichi d'un envoi autographe signé de Colette au critique Gérard Bauër. Exemplaire par ailleurs truffé en tête d'ouvrage d'une lettre autographe signée adressée à l'écrivain et journaliste Henri Bauër (2 p. et demies in-8 sur papier bleu - Paris, 29 septembre 1900, avec enveloppe) et en fin d'ouvrage d'une carte autographe signée adressée à Catulle Mendès (2 p. in-32, obl., s.l.n.d.). Très bel exemplaire. Cinq ans après la mort de Willy, Mes apprentissages vient mettre un terme définitif à la guerre que se livraient par voie de presse, depuis près d’un quart de siècle, les ex-époux Gauthier-Villars.Apprenant en 1909, la vente des droits des Claudine aux éditeurs, au profit exclusif de Willy (seul signataire «officiel» des livres et des contrats), Colette se rebiffe et réclame que soit reconnue sa part dans l’écriture de ce qui fut longtemps le plus gros succès éditorial de la Belle Époque. Mais quelle part exactement? C’est sur ce point, et sur quelques autres, que les deux anciens collaborateurs s’opposent. Les premiers manuscrits ayant disparu, chacun convoque ses témoins (amis, auteurs, éditeurs ou typographes…) et use de sa notoriété pour alimenter la gazette littéraire. La Première Guerre mondiale avait semblé éteindre la querelle, mais la publication des Souvenirs littéraires… et autres de Willy en 1925, puis, surtout, quelques semaines après sa mort, des «Willyana», ces commentaires en forme de révélation qu’il avait inscrits à la demande de Jules Marchand, le directeur de la revue Sur la Riviera, en tête des exemplaires des quatre Claudine (voir n°96), avaient piqué au vif la principale intéressée. Mes apprentissages est en quelque sorte la réponse de la bergère au berger.La vengeance étant, on le sait, un plat qui se mange froid, le texte est d’abord publié dans Marianne, sans doute à la demande de son directeur Emmanuel Berl, du 16 octobre au 18 décembre 1935, avant de paraître chez Ferenczi au mois de janvier 1936, illustré de nombreuses photographies «à charge» et accompagné d’un sous-titre éloquent: «ce que Claudine n’a pas dit». C’est une véritable mise à mort littéraire posthume. Maladivement impuissant, menteur, infidèle, tyrannique et peut-être même violent, Willy dont la gloire passée était déjà oubliée est définitivement enterré. Pour la postérité, il ne sera plus désormais que ce «vieux salaud» qui avait exploité le talent des autres, à commencer par celui de son épouse.Mais on se tromperait en ne voyant dans cet ouvrage qu’un ultime règlement de compte. En se replongeant dans ses années d’apprentissages, Colette retrouve les figures d’un passé suffisamment éloigné pour inspirer aux lecteurs une forme de nostalgie. Sous sa plume revivent avec force et vivacité celles et ceux qu’elle a côtoyés: Caroline Otero, Polaire, Mata-Hari, Marcel Schwob, Jean Lorrain ou bien encore Claude Debussy… À moins que cédant à une pente désormais familière à ses lecteurs elle ne retrouve les paysages de sa jeunesse et notamment ceux de sa Puisaye natale dont elle livre ici une des plus belles évocations.Certains proches du couple reprochèrent à Colette ce coup de griffe qui n’était peut-être pas tout à son honneur (c’était mal la connaître). Il est vrai que Willy n’en méritait pas tant et François Caradec a largement contribué à le montrer. Mais la gloire littéraire pour Colette était peut-être à ce prix: faire disparaître les fantômes qui erraient encore dans les coulisses, et, en faisant oublier Claudine, devenir Colette. Cet exemplaire dédicacé au critique Gérard Bauër – fidèle soutien de Colette qu'il rejoindra à l'Académie Goncourt – est truffé de deux très rares lettres de jeunesse qui prennent ici un tour ironique. Dans l’une, adressée le 29 septembre 1900 au journaliste Henry Bauër, le père de Gérard Bauër, comme dans l’autre écrite en 1893 à Catulle Mendès, un ami proche du couple, celle qui signe déjà «Colette» endosse sans déplaisir apparent le rôle de «secrétaire de mon mari». Au premier, elle tient à défendre la probité de Willy en lui adressant un fragment de son article écrit après la première du Rêve d’Alfred Bruneau d’après le roman d’Émile Zola et avec la collaboration de ce dernier. La création à l’Opéra-Comique en 1891 fut un événement considérable largement relayé par la presse. Si Henry Bauër avait salué la naissance «d’un art national et nouveau», Willy, quant à lui, avait accueilli l’œuvre à grand renfort de jeux de mots et de calembours qui étaient sa marque de fabrique. S’adressant au critique qui avait sans doute rappelé cette opposition de Willy, près de dix ans après la création – et en pleine affaire Dreyfus –, Colette tient à sauver l’honneur de son époux et s’excuse «d’avoir assez de jeunesse pour tenir, par dessus tout, à l’honnêteté littéraire de mon mari. Cette jeunesse-là à défaut de l’autre qui défaille si vite, persistera»... Au second, Catulle Mendès, elle présente les excuses de Willy de n’avoir pu assister «à la tournée sur le zinc des Menus-plaisirs», le théâtre (aujourd’hui théâtre Antoine-Simone-Berriau) où avait été créé, le 2 avril 1893, le mimodrame Le Docteur Blanc sur une musique de Gabriel Pierné: «je vous conjure de nous offrir le mêlé-cass du pardon, à la prochaine fête de l’intelligence». Ces deux lettres offrent un contrepoint savoureux à la version du mariage donnée dans Mes apprentissages… (Notice de Frédéric Maget pour le catalogue de la collection Colette des Clarac)
réf. 47965Paris, Aux Armes de France 1941, 230x140mm, 197pages, broché. Exemplaire sur papier Ivoirine des Papeteries Docelles, numéroté n.° 1935 / 3500. Avec le portrait de Colette à l’eau-forte par Luc-Albert Moreau tiré par G. Daragnès. Bel exemplaire.