4032 resultados
1896ref. 22194Paris, Au Ménestrel - Heugel et Cie, 1896. 4 plaquettes reliées en un album grand in-4, demi-percaline verte, à la Bradel, pièce de titre en long, non rogné. La reliure est signée Faligant.
1907ref. 1240261907. Paris: after October 7 1907. 3 pp. sm. 8vo 4 1/2 x 7 ins. Written in ink slightly faded on paper watermarked "AU PRINTEMPS PARIS NOUVEAU PAPIER FRANCAIS". § A fine personal letter written by Proust to Marie-Marguerite Catusse née Bertin his mother's dearest friend and his own close friend and confidante especially after his mother's death. In the letter he describes reading about a recent duel in which a witness was named as M. Catusse and which he briefly and wrongly supposed to be her son Charles Catusse. Later in the letter he makes a wonderfully coy reference to Lucien Daudet: "J'ai recu directement des lettres très nobles d'un sentiment très élevé d'une extreme intelligence de Lucien Daudet. Je vous assure qu'il n'est pas du tout comme vous croyez." A certain piquancy is added to the letter when it is remembered that ten years earlier in 1897 Proust had himself fought a duel with writer Jean Lorrain after Lorrain publicly questioned the nature of Proust's relationship with Lucien Daudet. "Monomotopa" and the verse quoted are from a fable of La Fontaine. The letter was recorded by Philip Kolb in his Correspondance de Marcel Proust Vol. VII 1907 p. 291 Plon 1981: n. 163 à Mme Catusse. --- The letter reads in full: Chère Madame Tout simplement j'avais lu dans un journal qu'un M. Catusse que j'ai supposé être Charles avait été témoin d'un duel entre deux jeunes gens. Sachant que dans ce cas les mères s'alarment facilement et craignent que de témoin on ne risque de passer à celui de combattant je m'étais levé comme l'ami de Monomotapa dans La Fontaine et j'avais couru. "J'ai craint qu'il ne fût vrai je suis vite accouru. Ce maudit songe en est la cause. » Votre respectueux ami Marcel. Je n'ai jamais reçu la carte dont vous me parlez et la regrette bien. J'ai reçu directement des lettres très nobles d'un sentiment très élevé d'une extrême intelligence de Lucien Daudet. Je vous assure qu'il n'est pas du tout comme vous croyez. -----. unknown
1907ref. 1240261907. Paris: after October 7 1907. 3 pp. sm. 8vo 4 1/2 x 7 ins. Written in ink slightly faded on paper watermarked "AU PRINTEMPS PARIS NOUVEAU PAPIER FRANCAIS". § A fine personal letter written by Proust to Marie-Marguerite Catusse née Bertin his mother's dearest friend and his own close friend and confidante especially after his mother's death. In the letter he describes reading about a recent duel in which a witness was named as M. Catusse and which he briefly and wrongly supposed to be her son Charles Catusse. Later in the letter he makes a wonderfully coy reference to Lucien Daudet: "J'ai recu directement des lettres très nobles d'un sentiment très élevé d'une extreme intelligence de Lucien Daudet. Je vous assure qu'il n'est pas du tout comme vous croyez." A certain piquancy is added to the letter when it is remembered that ten years earlier in 1897 Proust had himself fought a duel with writer Jean Lorrain after Lorrain publicly questioned the nature of Proust's relationship with Lucien Daudet. "Monomotopa" and the verse quoted are from a fable of La Fontaine. The letter was recorded by Philip Kolb in his Correspondance de Marcel Proust Vol. VII 1907 p. 291 Plon 1981: n. 163 à Mme Catusse. --- The letter reads in full: Chère Madame Tout simplement j'avais lu dans un journal qu'un M. Catusse que j'ai supposé être Charles avait été témoin d'un duel entre deux jeunes gens. Sachant que dans ce cas les mères s'alarment facilement et craignent que de témoin on ne risque de passer à celui de combattant je m'étais levé comme l'ami de Monomotapa dans La Fontaine et j'avais couru. "J'ai craint qu'il ne fût vrai je suis vite accouru. Ce maudit songe en est la cause. » Votre respectueux ami Marcel. Je n'ai jamais reçu la carte dont vous me parlez et la regrette bien. J'ai reçu directement des lettres très nobles d'un sentiment très élevé d'une extrême intelligence de Lucien Daudet. Je vous assure qu'il n'est pas du tout comme vous croyez. -----. unknown books
1904ref. Proust29PROUST Marcel 1871-1922 Autograph letter signed " Marcel Proust " to Robert de Montesquiou N.p September 7 1904 4 pp. in-8° mourning paper Montesquiou's stamp on top left corner Tears on folds annotation in pencil on fourth page Proust makes a scathing assessment of Italy and the preservation of its heritage in an astonishing letter to his mentor " Cher Monsieur Vous avez été bien gentil de m'inviter à cette matinée. Si je ne vous ai pas écrit c'est que sortant exceptionnellement tantôt pour aller voir mes médecins j'avais espéré pouvoir en les quittant aller vous remercier à Neuilly. Malheureusement je n'ai été libre qu'à 7 heures. J'aurai ces jours-ci par Reynaldo de beaux récits qui préciseront mes regrets d'après le compte rendu du Figaro du lendemain Hahn a ravi l'auditoire avec ses compositions. Et dire que c'est peut-être la seule fois que vous m'inviterez ! Mes rendez-vous avec ces médecins étaient pris et comme j'étais souffrant cela m'a fait de sortir beaucoup plus de mal qu'ils ne me feront jamais de bien. On m'a parlé avec la vague déformation que prennent les bruits quand ils arrivent jusqu'à ma chambre de malade des conférences que vous feriez en Italie. Malgré ce que vous m'avez dit en faveur de l'évangélisation plus efficace d'une terre inesthétique comme l'Amérique je pense que les " Conférences d'Italie " seront plus glorieuses encore. La véritable terre inesthétique n'est pas celle que l'art n'ensemença pas mais celle qui couverte de chefs-d'œuvre ne sait ni les aimer ni même les conserver et laisse les Tintoret s'effacer peu à peu sous la pluie quand elle ne les repeint pas entièrement qui détruit pièce à pièce ses plus beaux palais pour en vendre les morceaux très cher par cupidité ou pour rien par ignorance de leur valeur. La vraie terre inesthétique n'est pas la terre vierge en qui l'art habite du moins par le désir qu'elle en a mais la terre morte où l'art n'habite plus par la satiété le dégoût et l'incompréhension qu'elle en a. Et je suis sûr que votre Épitre aux Romains ne sera pas moins belle que votre Message à l'Église de Philadelphie allusion au voyage de Montesquiou aux États-Unis l'année précédente. Votre respectueux Marcel Proust " The missed meeting by Proust seems to be the morning that Montesquiou gave at the Pavillon des Muses in honor of the Italian writer Mathilde Serao on Wednesday December 7 1904. This morning was announced in Le Figaro of Tuesday December 6 1904 the report was given the day after in the same newspaper. It is not surprising that Proust here insistently expresses strong feelings about Italy and its most famous Venetian painter he whose translation of Ruskin's The Bible of Amiens had just been published at the beginning of 1904 in the Mercure de France. Touched by the work of the English author which he discovered in 1898 thanks to his friend Robert de Billy Proust undertook several "Ruskinian" pilgrimages at the same time as he was working on the translation helped by his mother Jeanne Weil. He went to the north of France to Amiens and especially to Venice. He visited the lakeside city twice in 1900 once in April and again in November. The country its history its works… Proust's fascination with Italy is not only due to the chapter he devotes to it in Le Temps retrouvé. It first emanates significantly through Ruskin's work. Had the writer been aware of Tintoretto's monumental Paradise clumsily "detached" from the Doge's Palace in 1903 when he writes an unflattering critique of the way Italy preserved the paintings of its masters Or was it an observation of his own experience during his two trips to Venice and its surroundings In any case the craze among American collectors for European paintings those of "the virgin land in which art lives" had been in full swing for many years already. Provenance: Robert de Montesquiou Robert Proust who bought all of his brother's letters after Montesquiou's death Suzy-Mante Proust's estate Bibliography: Correspondance générale t. I éd. Robert Proust et Paul Brach Plon p. 179-180 n°CLXXIV incorrect transcription on one word Correspondance t. IV éd. Philip Kolb Plon n°202
1907ref. Proust15PROUST Marcel 1971-1922 Autograph letter signed " Marcel " to Reynaldo Hahn N.p.n.d " Monday " 7th January 1907 8 p. in-8° in black in on mourning paper two bi-folios watermark " L. T. & C° " Small annotation in pencil in the upper margin of the first page period fold marks Slight discharges of ink on the first bi-folio testifying to a folding by Proust when the ink was not yet dry. A precious letter to Reynaldo Hahn his "Bunchnibuls" about his relationship with Robert de Montesquiou and the latter's late lover Gabriel de Yturri the one who inspired Proust for the character of Jupien in The Search " Mon petit Reynaldo Je suis triste de n'être pas en état de vous dire plutôt ce que je vous écris. Si vous écrivez à Montesquiou dites-lui que la vérité est hors de son dilemme en pleine invraisemblance pour qui ne sait pas ma vie. La vérité c'est qu'arrivé à Versailles le 6 Août je n'ai pas pendant ces cinq mois été une seule fois capable de sortir. Je n'ai pas été une seule fois au Château pas une seule fois à Trianon mais du reste vous savez bien tout cela pas une seule fois au cimetière des Gonards. Si je n'avais eu qu'un seul jour de bon je serais allé plutôt qu'au Château et à Trianon aux Gonards surtout M. de Montesquiou n'étant pas à Versailles ne pouvant pas y aller j'aurais eu un sentiment très doux en me disant que je le remplaçais que je venais de sa part auprès du pauvre Yturri comme lui si souvent vint de la part de M. de Montesquiou auprès de moi. Et puis je savais par vous par d'autres que c'était une tombe unique d'émotion et de beauté2. Et comme je ne pense plus guères qu'aux tombeaux j'aurais bien voulu voir ce que Montesquiou avait fait là et comment son goût avait réussi à donner plus de noblesse encore à sa douleur. Quand il sera revenu à Paris ou à Versailles je me soignerai pour tâcher de le voir un soir mais outre que c'est impossible pour tout le monde avec lui la difficulté avec lui3 grandit encore car c'est la personne du monde avec qui je me gêne le plus dans le mauvais sens du mot. Et même s'il se prête pour une fois à mes heures la possibilité d'une crise intempestive m'empêchera d'oser lui donner un rendez-vous que j'aimerais mieux mourir que rompre tandis que d'autres comprendraient. Vous pouvez lui dire que j'ai eu une grande joie à recevoir les Hortensias bleus que je n'avais jamais tant aimés4. Les pièces du début m'ont paru plus exquises qu'autrefois. Quant à l'Ancilla dont je vous ai appliqué ce fragment dernièrement5 c'est une chose admirable un magnifique pendant de La servante au grand cœur6. Il me semble mais je n'en suis pas sûr que la pièce à Yturri a été retouchée et peut'être pas améliorée. Elle reste peut'être ce qu'il a jamais écrit de mieux mais je ne me rappelle pas que la couronne fût verte la première fois et je ne sais pas si c'est mieux ainsi7. Inutile de lui dire cela d'abord parce qu'il s'en ficherait complètement ensuite parce que c'est un doute très vague et que je ne suis pas du tout sûr d'avoir raison. Avez-vous été interrogé par les Lettres au sujet de Shakespeare Tolstoï8. Je suis trop souffrant pour répondre je ne peux pas vous dire ce que rien qu'une lettre comme celle-ci m'épuise. Plusieurs personnes notamment Me G. de Caillavet m'ont écrit que votre Noël était adorable9. J'aurais bien voulu l'entendre Bunchnibuls et suis triste de n'avoir pas pu. Dites à M. de Montesquiou que je n'ai même pas pu aller à l'enterrement de mon pauvre oncle10. Tendrement à vous Marcel. Vous pouvez dire à M. de Montesquiou que je n'ai pas été une seule fois assez bien pour voir Miss Deacon qui habitait le même hôtel11. Dites à Montesquiou que d'ailleurs cela n'intéressera pas que je commence à aimer beaucoup les objets12. " 1- Letter dated "Monday"; must date either from Monday 31 December 1906 or from Monday 7 January 1907: allusion to the news that Proust had of a performance of the recipient's Christmas see infra note n°9 2- In a letter to Montesquiou dated November 18 1905 Proust apologized for not having been able to attend the inauguration of the monument in honor of Gabriel de Yturri: " I would have liked my strength to allow me to unite with the little group… ". Robert de Montesquiou died on 11 December 1921 and was buried in the same vault as his companion. 3- By slip Proust repeats "with him" 4- Les Hortensias bleus. Definitive edition with portrait of the author after a painting by Laszlo. Paris 1906. It is the first volume of the poet's definitive work published in December 1906 by Georges Richard 7 rue Cadet. The first edition of the work had appeared in 1896. 5- In a letter to the same recipient dated December 13 1906 Proust quoted some verses from Montesquiou that he had slightly modified. 6- Baudelaire Les Fleurs du Mal Tableaux parisiens vol. 1 ed. Claude Pichois Pléiade p. 100: La servante au grand cœur dont vous étiez jalouse Et qui dort son sommeil sous une humble pelouse Nous devrions pourtant lui porter quelques fleurs. … 7- An allusion to the sonnet In Memoriam which Montesquiou placed after the preface to the collection in question a piece entitled In Memory of Gabriel de Yturri. It begins: Mes sentiments pour Vous sont fiers d'être éternels; Ils ont assez duré pour avoir fait leur preuve Sérieux dans la joie et sereins sous l'épreuve Et sans jamais mentir aux pactes fraternels. Chacun de nous eut droit à sa verte couronne: La mienne je l'espère et l'attends sans émoi; La vôtre si d'avance ici je vous la donne Recevez-la sans trouble en la tenant de moi. 8- The magazine Les Lettres had asked some French writers and artists for their opinion on this judgment of Tolstoy reported by Georges Bourdon in his book Listening to Tolstoy 1904 9- Allusion to the performance given at the home of Mrs. Madeleine Lemaire on New Year's Eve. It is apparently the Pastorale de Noël a mystery in one act by Arnous Grevan adapted by Leonel de La Tourasse and Taurines with piano accompaniment by Reynaldo Hahn. 10- This is Georges Denis Weil brother of Jeanne Weil-Proust. The funeral took place on August 27 1906. It was Robert Proust Marcel's brother who went there to lead the mourning. 11- Gladys-Mary Deacon daughter of Edward Parker Deacon and Florence Baldwin 12- A play on words it seems alluding to both trinkets and Montesquiou's poem entitled Objets. Cf. Les Hortensias bleus LXXVI of the 1896 edition; LXXII of the definitive edition of 1906. We know Hahn's letter to Montesquiou now in the Montesquiou collection at the BnF sent the next day or the day after in which he forwards Proust's request: "Dear Sir I have communicated your letter to Marcel. I am sending you his reply this letter. I haven't seen him for several days. It is alas all too true that not once did he go out at Versailles … " It was at Madeleine Lemaire's house on April 13 1893 that Marcel Proust met Robert de Montesquiou. The latter portrayed as the Baron de Charlus in The Search a character of irascible character and sharp verve made a completely different impression on Proust during this first meeting. A dandy with a pure profile a fascinating look… Proust fell under the admiration of Montesquiou and a current of sympathy was established between them. . This admiration was followed by a friendship that lasted until the last days of the dandy-poet in 1921. Montesquiou is known to have had only one affair: that with his much-loved and mourned secretary Gabriel de Yturri. He died of diabetes on July 6 1905. This is a remarkable testimony of intersecting relationships each of the people mentioned here inspiring Proust for major figures in The Search. Provenance: Autographes littéraires et historiques Lettres de Marcel Proust Marie Nordlinger Drouot 15th – 17th December 1958 lot 188. After Reynaldo Hahn his cousin Marie Nordlinger who had helped Marcel Proust in his translation of Ruskin inherited it. Bibliographie : Correspondance t. VII Kolb Plon n°5 Lettres à Reynaldo Hahn éd. Philip Kolb Gallimard LXXVIII Source : Marcel Proust I – Biographie Jean-Yves Tadié Folio pp. 283-295
1907ref. 83638s. l. 1907. Fine. ""New Year's Day is just an occasion for me -- as if occasions were needed! -- to reminisce and weep"" s. l. s. d. ca 1907 12.60 x 20.40 cm 3 pages sur un double feuillet Autograph letter signed to Madame Catusse 126x204cm 3 pages on a double leaf. Autograph letter signed by Marcel Proust probably addressed to Madame Catusse. The recipient and date have been determined by Proust scholar Jean-Yves Tadié. Three pages in black ink on a double leaf edged in black. A fold inherent to the mailing. A sombre and admirable letter steeped in Proustian melancholy. The future author of In Search of Lost Time feels more than ever the loss of his mother during the New Year period. The famously generous Proust also asks his faithful confidante Madame Catusse to buy a gift for the Straus couple whose wife inspired the character of the Comtesse de Guermantes. The end of 1907 apparent date of this letter alluding to the approaching New Year marks the second holiday season spent without Madame Proust who had died two years earlier: ""New Year's Day is only an occasion for me - as if occasions were needed! -- to reminisce and weep"". Proust had also expressed this sentiment in a letter to Anna de Noailles the year before ""New Year's Day had a terrible evocative power over me. It suddenly gave me back the memories of Maman that I had lost the memory of her voice"" February 1906. This fateful moment acted on Proust like a pernicious madeleine at once a sensory reminiscence and an acute awareness of his loss. He would soon begin writing In Search of Lost Time to conjure up this mother figure whose absence would remain unbearable. For the time being Proust is busy writing a series of Pastiches for Le Figaro ""which were in reality only a penultimate detour before writing La Recherche"" George D. Painter. One of these Pastiches dealt with the swindle perpetrated on the president of De Beers in which Proust had invested. Imagining himself already ruined he mentions these unfortunate circumstances in capital letters: ""HAVE I REPORTED MY FINANCIAL DESASTERS TO YOU OVER THE TELEPHONE ."" Overwhelmed by ailments he is also plagued by one of his many asthma attacks ""provoked or exasperated by these terrible fogs"" forcing him into reclusion and even silence: ""telephoning is very dangerous for me. And I'm also very tired when it comes to writing"". The recipient Mme Catusse was a friend of Proust's mother and became an invaluable support to the writer. Proust's prolific correspondence with the woman Ghislain de Diesbach had dubbed the writer's Notre-Dame-des-Corvées represents an inexhaustible resource of insights into his secret life and fears. Proust had called her in a panic during an aphasia attack suffered by his mother shortly before her death. As he became increasingly isolated after moving into 102 boulevard Haussmann the previous year Proust sought her help in many matters including the purchase of numerous gifts: ""I would have liked to ask you if you had by any chance seen anything suitable for the Straus although I always dislike coinciding with New Year's Day"". This sentiment would inspire a passage in The Captive castigating those same ""New Year's Day presents"" given to Madame Verdurin: ""those singular and superfluous objects which still appear to have been just taken from the box in which they were offered and remain for ever what they were at first"" The Captive C.K. Scott Moncrieff's Translation Edited and Annotated by William C. Carter Yale University Press 2023 p. 308. Known for his frenzied displays of prodigality Proust overcomes his aversion to these occasional gifts. The smallest favor to the writer gave rise to extravagant expenses. Lawyer Emile Straus had probably helped the writer sort out his inheritance affairs: ""I FEEL THAT THE NUMEROUS SERVICES PROVIDED TO ME BY MR. STRAUS CANNOT REMAIN WITHOUT THANKS since I believe he would not accept a fee. If you happened to have seen something very unknown
1919ref. 52983Nrf | Paris 1919 | 13 x 19 cm | broché sous chemise-étui
1904ref. 46291Mercure de France | Paris 1904 | 12 x 19 cm | relié
ref. 20824P., Éditions de la N.R.F., 1922, in-8, broché, chemise étui fantaisie de toile écossaise, pièce de titre de box noir, gardes de toile rouge (Atelier Devauchelle), 230 p. Édition originale. Envoi autographe signé à Gus BOFA : à Monsieur Gus Bofa, Sympathique admiratif hommage, Marcel Proust. Gus Bofa collabora au Crapouillot de 1922 à 1936 non en qualité de dessinateur mais de critique littéraire. Le titre de sa chronique s’intitulait Les Livres à lire et les autres. Elle paraît du 15 janvier 1922 jusqu’en 1939. Son article sur Sodome et Gomorrhe est paru dans le numéro du 16 juin 1922. Reste que tout le monde a en mémoire le célèbre portrait de Proust par Bofa; à contre-jour dans une boutique d’horloger dont l’enseigne : “À la Recherche du temps perdu” se lit inversé sur la vitrine. Penché, loupe en main, il examine le meilleur rouage d’un monticule de montres en pièces détachées. Synthèses littéraires et extra-littéraires paraît en 1923, c’est un recueil de 40 compositions d’une grande originalité et d’une grande inventivité. L’artiste réussit à donner sa vision, une synthèse à la fois de l’écrivain et de son œuvre, de quelques-uns des plus célèbres acteurs de la littérature. Les portraits n’ont pas été publiés au préalable dans la presse. Proust mort le 18 novembre 1922 n’a pu malheureusement en prendre connaissance.Huysmans, Kipling, Nietzsche, Proust, Morand, etc. Les Synthèses était une commande de l'éditeur Mornay, des bois gravés étaient prévus pour être finalement remplacés par des dessins au trait, coloriés au pochoir. Les portraits n'ayant pas été publiés au préalable dans la presse, Proust étant mort le 18 novembre 1922, n'a pu en prendre connaissance.
1918ref. 89560Paris: Nrf 1918. Fine. Nrf Paris 1918 12.8 x 19.5 cm Relié First edition on ordinary paper without edition statement bearing the correct colophon dated 30 November 1918. The 128 deluxe paper copies would only be issued six months later during the summer of 1919. Light spotting to the margins of the endleaves small l and a faint dampstain to the title page and following leaves a bluish stain to the margins of pp. 339-340 inherent to the quality of the paper. Bound in contemporary half forest-green morocco over corners spine with five raised bands ruled in black gilt date at foot cats-eye patterned paper boards comb-marbled endpapers and pastedowns original wrappers and spine preserved top edge gilt binding signed by Huser. A handsome copy in a well-executed binding. Nrf hardcover
1904ref. 46291Paris: Mercure de France 1904. Fine. Mercure de France Paris 1904 12 x 19 cm relié La Bible d'Amiens The Bible of AmiensMercure de France Paris 1904 12 x 19 cm half morocco First edition of Marcel Proust's translation of Ruskin's work into French. One of the first issue copies numbered at the press there were only seven copies printed on Hollande luxury paper. Half brown hard-grained morocco covers preserved. Contemporary binding. Rare autograph inscription from Marcel Proust to Georges Goyau: à Monsieur Georges Goyau. Son admirateur affectueux et reconnaissant Marcel Proust To Monsieur Georges Goyau. His affectionate and grateful admirer Marcel Proust The latter was a French historian and essayist who contributed notably to the Revue des deux mondes and was also the husband of Lucie Faure-Goyau one of Marcel Proust's childhood friends. On 18 December 1904 Goyau published an article praising La Bible d'Amiens in the newspaper Le Gaulois following a request from Proust himself which was probably enclosed with the copy. In the acknowledgement letter that followed the publication of this article Marcel Proust confided to Georges Goyau his philosophical conception of the work of a translator: You know what admiration I have for Ruskin. And as I believe that each of us is responsible for the souls he loves in particular responsible for making them known and loved for sparing them the chafing of misunderstandings and the night the darkness as they say of oblivion you know with what hands scrupulous but pious and as gentle as I could I have touched this one. Precious copy with an affectionate autograph inscription from Marcel Proust on his first translation of Ruskin. Mercure de France unknown
1919ref. 52983Paris: Nrf 1919. Fine. ""An homage of admiration"" by Proust Nrf Paris 1919 13 x 19 cm broché sous chemise-étui First edition on ordinary paper despite a false statement of third edition. Handsome copy signed and inscribed by Marcel Proust to René Boylesve. Housed in a half kaki morocco over marbled paper boards chemise and slipcase with flaps spine very slighlty faded with gilt inscriptions of provenance at foot lined with light green paper. One very pale angular dampstain. Provenance : Heilbronn's library with his ex-libris. René Boylesve discovered the work of Marcel Proust in 1913 upon the publication of the first volume of the Recherche. Initially disconcerted by Proust's writing he soon became an enthusiastic admirer: ""Our own writing is ruined by his. We have labored in vain. Proust obliterates the literature of the past fifty years"" quoted by Émile Gérard-Gailly ""Note liminaire"" in René Boylesve Marcel Proust Quelques échanges et témoignages 1931 p. 24. As for Proust his admiration for Boylesve mentioned in this copy's inscription is not feigned; a few months before his death Proust praised Boylesve's novels celebrating not only ""an art seemingly so simple yet saying everything"" but also ""a supreme refinement of technique"" Marcel Proust Correspondance vols. XX and XXI 1991 pp. 332 and 778. The two men were not close but corresponded from 1917 onward. In sending Boylesve a copy of his Pastiches et mélanges Proust must have delighted him: aside from his activies as a writer Boylesve was a seasoned bibliophile. Thus regarding another of his works Proust showed this delicate consideration: ""I had some hesitation concerning your copy. Usually those printed for me without publisher's mark are somewhat finer than the 'regular copies.' This time the superiority is not apparent to me; and as I am incapable of distinguishing 'pur fil' from the rest I do not know which of the two sorts of copies is preferable. . You would be infinitely kind to tell me what you would like. It is because I know you to be a bibliophile that I write to you about a book of mine a matter of little importance ."" Marcel Proust op. cit. vol. XXII pp. 156-157. Nrf hardcover
1919ref. 640315Paris: Editions de la Nouvelle Revue Française 1919. Very Good. octavo. First edition on standard paper despite a false statement of third edition. Signed by Proust to a blank preliminary page and dedicated to the novelist Lucien Descaves who was a member of the Prix Goncourt and who actually voted against Proust in 1919 the year he was awarded the prize for 'À l’ombre des jeunes filles en fleurs'. There is no evidence that the two novelists ever met but Proust did send Descaves signed copies of all of his books from 'Du côté de chez Swann' onwards. This copy has been beautifully rebound in three quarter calf over marbled boards with gilt top edge by Goy & Vilaine with the original covers bound in and with matching slip-case. An absolutely stunning copy of Proust's playful accounts of the Lemoine case. Editions de la Nouvelle Revue Française hardcover
ref. 30855Paris Mercure de France 12 mai 1906. 1 vol. 135 x 190 mm de 224 p. 1 et 1 f. Demi-maroquin taupe à coins filets dorés sur les plats dos à nerfs ornés de caissons d'encadrement tête dorée date en pied couvertures et dos conservés reliure signée de Jean Duval. Édition originale de la traduction française par Marcel Proust. Longue préface inédite de Proust : « Sur la lecture ». Un des 12 premiers exemplaires sur hollande n° 9. Marcel Proust commence à s’intéresser aux ouvrages de Ruskin à l’automne 1899 lorsqu’il se plonge dans la lecture de celui qu’il appelle « ce grand homme » après avoir découvert le chapitre intitulé « La lampe de la mémoire » des Sept Lampes de l’architecture. Une révélation. Apprenant quelques mois plus tard la mort du critique d’art il écrit à Marie Nordlinger une amie anglaise cousine de Reynaldo Hahn pour lui exprimer outre sa tristesse son désir de pérennité des ouvrages de l’écrivain : il prépare alors plusieurs hommages à Ruskin sous forme d’articles nécrologiques et de notes qui deviendront avec des modifications amplifiées les péritextes de sa future traduction de la Bible d’Amiens. Une tâche ardue puisque Proust connaît à peine l’anglais : c’est madame Proust mère qui fait le ‘mot à mot’ collaborant ainsi d’une manière capitale à la traduction de La Bible d’Amiens. Malade elle fut remplacée par Marie Nordlinger dans ce rôle de défricheuse lorsque Proust aborda Sésame et les lys aidée par Robert d’Humières le traducteur de Kipling au Mercure de France. Après la mort de sa mère Proust reprit les épreuves et écrivit à Marie Nordlinger : « J’ai clos à jamais l’ère des traductions que Maman favorisait ». Il désirait de son propre aveu se consacrer à son œuvre personnelle et décide dans cette idée de faire précéder sa traduction d’une préface ô combien importante un texte délicieux intitulé « Sur la lecture » : « Il n’y a peut-être pas de jours de notre enfance que nous ayons si pleinement vécus que ceux que nous avons cru laisser sans les vivre ceux que nous avons passés avec un livre préféré. Je n’ai essayé dans cette préface que de réfléchir à mon tour sur le même sujet qu’avait traité Ruskin : l’utilité de la lecture. Ruskin a donné à sa conférence le titre symbolique de Sésame la parole magique qui ouvre la porte de la caverne des voleurs étant l’allégorie de la lecture qui nous ouvre la porte de ces trésors où est enfermée la plus précieuse sagesse des hommes : les livres ». Remaniées ces 52 pages prendront ensuite place dans Pastiches et mélanges sous le titre « Journée de lecture ». Précieux exemplaire sur hollande celui de Jeanne Jacquemin. Peintre autodidacte elle enflamme la critique à sa première exposition en 1892 et étonne par son physique androgyne et sensuel : la jeune femme rousse « aux yeux préraphaéliques » incarne parfaitement le symbolisme. Membre de la société de la Rose-Croix elle est admirée par Huysmans Verlaine Odilon Redon et noue avec Stéphane Mallarmé une relation d’amitié et d’admiration réciproque. La « peintresse aux yeux verts » ainsi qu’il la surnomme est souvent citée dans le Journal d’Edmond de Goncourt ; elle donnera plusieurs lithographies pour L’Estampe moderne et illustrera La Mandragore un « Conte de Noël » de Jean Lorrain publié en 1894. Dépressive elle est soignée par le docteur Samuel Pozzi le père français de la gynécologie qui connaissait à merveille le Tout-Paris. Amant de Sarah Bernard surnommé « Docteur Dieu » c’est un ami de la famille Proust ; du père le Pr. Adrien Proust épidémiologiste de renom comme de ses fils Robert qui fut son élève à l’hôpital Broca et Marcel à qui il procura en 1914 la dispense lui évitant d’être envoyé au front. Il encouragea le développement de la radiothérapie essentiellement à l’hôpital Tenon où le service d’oncologie-radiothérapie porte désormais son nom. Il soigna Jeanne Jacquemin des années durant. L’exemplaire passa ensuite entre les mains du libraire Ronald Davis – c’est probablement lui qui fit établir la reliure comme il fit exécuter à la fin des années 1920 tout un ensemble des œuvres de Proust Christie’s Londres 2007 lot n° 133 dont un Swann et ce volume sur hollande. Sur ce même papier on ne connaît par ailleurs que les exemplaires suivants : Léon Blum conservé à la BnF ; n° 2 reliure de Maylander collections Simonson-Hayoit-Leroy ; n° 8 collection R. et B. Loliée. Aucun des 12 ne figurait à l’exposition Proust et son temps de 1971. De la bibliothèque de Jeanne Jacquemin ex-libris. Paris, Mercure de France, (12 mai) 1906. 1 vol. (135 x 190 mm) de 224 p., [1] et 1 f. Demi-maroquin taupe à coins, filets doré unknown
1906ref. 30855Un des 12 rares grands papiers, imprimés sur hollande Paris, Mercure de France, (12 mai) 1906. 1 vol. (135 x 190 mm) de 224 p., [1] et 1 f. Demi-maroquin taupe à coins, filets dorés sur les plats, dos à nerfs ornés de caissons d'encadrement, tête dorée, date en pied, couvertures et dos conservés (reliure signée de [Jean] Duval). Édition originale de la traduction française par Marcel Proust. Longue préface inédite de Proust : « Sur la lecture ». Un des 12 premiers exemplaires sur hollande (n° 9).
1891ref. Proust11PROUST BOYER Paul 1861-1952 Original photograph by Paul Boyer successor to Otto Van Bosch Period albumin print c. 1891. Carte-de-visite format 90 x 58 mm laminated on thick cardboard with the photographer's name. Golden edges. Some tiny spots annotations on verso Mante-Proust collection stamp on verso Very good original condition Famous portrait of young Marcel Proust by Paul Boyer the only known period print Like his portrait by Jacques-Émile Blanche painted at the same time we find here the same thin mustache and delicate face of the writer. Portraitist Paul Boyer took over Otto Van Bosch's Paris studio in 1888. Located on Boulevard des Capucines and in Trouville he worked until 1909. This precious print was kept by the Proust family until 2016 Bibliography: Proust. Documents iconographiques – G. Cattaui Pierre Cailler 1956 n°35 Passion Proust – L'album d'une vie J. Picon Paris Textuel 1999 p. 46 Marcel Proust l'Arche et la Colombe M. Naturel Michel Lafon p. 59 Exhibition: Marcel Proust BnF1965 n° 103 This print or the other pose taken during the same photo-session Provenance: -Famille Proust -Then Suzy Mante-Proust Robert Proust's unique daughter by descent -Then Patricia Mante-Proust Suzy Mante-Proust's unique grand-daughter by descent -Then Private collection hardcover
1908ref. 86094s. l. 1908. Fine. Proust and the future of pastiche: ""it seems to me that it could perhaps become a more discreet more fragile and more elegant form of literary criticism"" s. l. s. d. 1908 ou 1919 11.60 x 17.80 cm 4 pages sur un feuillet remplié Autograph letter signed by Marcel Proust to his friend Maurice de Fleury a psychiatrist and famed man of letters close to Émile Zola who wrote a collection of short stories as well as various medical works on neurasthenia insomnia epilepsy Chiara Carraro Philip Kolb. Four pages written in black on a bifolium with ""Island Mill"" watermark and framed in black. Usual traces of folds. Published in Kolb VIII no. 32 p. 74-75. Superb letter extolling the merits of literary pastiche by one of the greatest writers of the genre: Marcel Proust. The writing of this letter may coincide with the publication of Proust's series of pastiches on the Lemoine Affair a scam set up by a French engineer of that name who claimed to be able to make genuine diamonds. The articles were printed on the front page of the literary supplement of 'Le Figaro' between 1908 and 1909 or date from its publication in volume under the title 'Pastiches et mélanges' in 1919. The autograph letter is presented in a midnight blue half morocco chemise with marbled paper boards beige suede lined pastedowns and a slipcase edged with the same morocco. Proust warmly thanks his correspondent Maurice de Fleury whom he describes as a ""scholar and writer"" for his favorable reception of his ""little pastiches"": ""Your double merit should make you doubly severe: and you excuse pastiche that inferior genre!"" Votre double mérite devrait vous rendre doublement sévère : et vous excusez le pastiche ce genre inférieur ! acknowledging with irony the still precarious place of this unusual genre although popular during Proust's lifetime. Pastiche was perceived more as a stylistic musing or even a student exercise than a true creation worthy of literary praise. Yet here the writer considers it here a refreshing addition to the strict hierarchy of genres that still prevailed: ""Handled however by your hands more beautiful than mine it seems to me that it could perhaps become a more discreet more fragile and more elegant form of literary criticism. Very proud minds could devote themselves to it and very fine minds like yours very attached to greatness seriousness duty as wise could take pleasure in it and follow these games."" Manié pourtant par vos mains plus belles que les miennes il me semble qu'il pourrait peut-être devenir comme une forme indirecte plus discrète plus frêle et plus élégante de critique littéraire. Des esprits très fiers pourraient s'y adonner et des esprits très fins. comme le vôtre très attraché par la grandeur le sérieux le devoir aussi sage pourrait s'y plaire suivre ces jeux. With these words Proust asserts the interest of 'critical pastiche' which was already well established and acted as an empirical analysis of an author's style. Since his years as a student in Condorcet the writer had regularly indulged in this activity with according to him varying degrees of success: ""I have also sometimes made pastiches of medical literature! these writings are now lost If I could have found them again or started them again but all that is too far away I would have published them if I had known that you read this for fun. I don't need to tell you that considered inimitable you are not among the authors I pastiched. But . others are less perfect and combined some very interesting qualities with small flaws that could be imitated and caricatured."" J'ai été aussi quelques fois à faire des pastiches de littérature médicale ! Si j'avais pu les retrouver ou les recommencer mais tout cela est trop loin je les aurais publiés si j'avais su que vous lisiez cela pour vous amuser. Je n'ai pas besoin de vous dire que jugé inimitable vous n'y figurez pas. Mais . d'autres sont moins parf hardcover
1922ref. YQV-45S.l.n.d. [Paris], vers le 7 août 1922 [cf. le cachet postal] ; 6 pages in-8 (180 × 137 mm) ; avec enveloppe
1904ref. 84876s. l. 1904. Fine. Because I also want success I am extremely material in my wishes for those I love and I wish them every pleasure from the highest to the crudest. s. l. mardi 25 octobre 1904 12.60 x 20.40 cm 12 pages sur 3 bifeuillets Autograph letter signed by Marcel Proust addressed to René Peter. Twelve pages written in black ink on three bifolia framed in black. Tears at the ends along the folds of the bifolia not affecting the text. Published in Kolb IV n°168. A very long letter from Proust full of innuendo to the playwright René Peter. Praising Peter's success Proust confesses to his own vanity as a writer and his literary ambitions. He subtly lets his jealousy for Peter's mistress shine through and declares his absolute devotion to Reynaldo Hahn. This is one of the first letters he sends to his childhood friend after recently reconnecting with him. Proust eternally plagued by ailments remains a recluse and apologizes for missing the rehearsal of Peter's new play Le Chiffon. Peter's three-act comedy with music by Reynaldo Hahn premiered at the Athénée the following month and was a huge success with around sixty performances before the end of the year. The young Proust relies on the glowing opinion of Hahn who had attended the rehearsals and the missive becomes a love letter for the composer and his impeccable judgement: ""Reynaldo told me that your play was delightful and ravishing which is not quite the same thing that he laughed and cried in it as he never laughs or cries in the theater and that the language was exquisite. Of that I was certain. But knowing nothing about you I couldn't know if you had dramatic genius. I am certain of it now because even if I do not know a judge as severe as ridiculously severe as Reynaldo I also do not know one who has more taste giving his enthusiasm very great value in my eyes. In a characteristic tangle of confession and denial Proust barely hides his ambitions and his quest for recognition. He hopes and prays for the same laurels he places on Peter's head: your poor and charming mother who like all those who love and who have lived life bruising all our tenderness has suffered so much is witnessing this great happiness these first rays of glory on your charming forehead which Vauvenargues says softer as the rising sun. I only speak of them in quotations having never known them myself! He will even end up instilling his own literary vocation into the fictional life of the narrator of In Search of Lost Time although the narrator's journey as a man of letters is more marked by disappointments than rays of glory so long awaited by Proust himself. However it culminates in Time Regained with an epiphany: the narrator now knows what to write and above all how to write it. The letter marks the beginnings of the Proust-Peter-Hahn trio whose complicity was such that they formed a special vocabulary of which only they had the secret. The river of words in this letter perfectly illustrates the undeniable link between desire and intellectual admiration: Because I also want success I am extremely material in my wishes for those I love and I wish them every pleasure from the highest to the crudest. Despite these displays of generosity the writer cannot however mask a certain jealousy towards Robert Danceny the fictional co-author of Le Chiffon who was none other than Peter's mistress Mme Dansaërt. Proust elegantly but explicitly refers to her: It makes me happy to think that the charming woman who I am assured is hiding under the male name of your collaborator shares half of your work. I am not talking about your success because whether she worked with you or not she would always have shared your success with her heart having I believe a deep friendship for you. Typical of a Proust transposing his desires through fiction the writer will form various dramatic and morbid scenarios between Peter and this young woman in the following years: I unknown
1896ref. 83A BEAUTIFUL PRESENTATION COPY WARMLY INSCRIBED BY THE AUTHOR TO THE GREAT BIBLIOPHILE HORACE DE LANDAU. PROUST Marcel. Les Plaisirs et les jours. Illustrations de Madeleine Lemaire. Preface d'Anatole France. Quatre pieces pour piano de Reynaldo Hahn. Paris Calmann Levy 1896. FIRST EDITION. 4to pp. 2 X 271 pp. 2; with 14 plates out of the text and several illustrations in the text. Landau's bookplate. Beautiful dedication on the initial blank by Proust to Baron Landau: "A Monsieur Horace de Landau comme un hommage de ma respecteuse admirative et reconnaisante amitié Marcel Proust". Contemporary binding in half purple morocco publisher's printed wrappers preserved. Pasteboard slipcase. Fine copy. Horace de Landau was an important 19th century banker and a great collector and bibliophile. Part of his famous library was donated to the city of Florence the other was auctioned by Hoepli in 1945. The work is a collection of poems and prose on the world of the Parisian salons and cultural gatherings that Proust used to frequent. This is almost a representation in embryo of his immensely celebrated "Recherche". Calmann Levy
1908ref. Proust26PROUST Marcel 1871-1922 Autograph pastiche-poem signed " Marcel Proust " to the marquis Philibert de Clermont-Tonnerre N.p.n.d c. summer 1908 2 p. in-8° watermarked mourning paper Watermark : " Original / Turkey Mill / Kent " Central fold mark A rare and admirable poem-pastiche by Proust in the manner of Robert de Montesquiou whose style he somewhat mocks " "Prière du Marquis de Clermont-Tonnerre"¹ Imité de Robert de Montesquiou Je greffe les rosiers dont sont fleuris les marbres Ceux du Paros "mousseux" et du Carrare "thé" Et de ces rosoyants et ces blondissants arbres Je sais tirer des chants inconnus d'Hardy-Thé !² Mon pinceau fait courir au rinceau des abaques Cet or qui fait marcher à ce qu'on dit Cloton !³ Trianonâ´ Vézelay ne sont que des baraques Quand l'esprit les compare au Palais Lauriston !âµ Seigneur si vous daignez m'admettre dans les Salles Où le Juste rompra le Pain Essentiel Que de marbre aussi pur étincellent vos stalles ! De Glisolles et d'Ancyâ¶ que soit digne le Ciel ! pour copie conformeâ· Marcel Proust " Through this pastiche Proust takes up the floral motif abundantly used by Robert de Montesquiou 1855-1921 in his works and poems. When the latter published his first collection Les Chauves-souris in 1893 Proust 22 years old at the time wrote to him on 29 April 1893 that "Never have the vain flowers of gardens smelled so good" Corr. t. I p. 206. The two men met for the first time a few days earlier at Madeleine Lemaire's house on April 13 1893. Dandy with a pure profile a fascinating look… Proust fell under the admiration of Montesquiou the future model of Charlus. This was followed by an abundant often flattering correspondence. If the young Proust never ceased to praise Montesquiou's taste for the erudite display of names cultural references and the rare word we observe through the present poem-pastiche a touch of mockery with regard to the style of the dandy-poet. The two would however maintain a friendship that would last until Montesquiou's last days in 1921. At the time when Proust was thinking of resuming his pastiche of Saint-Simon "Fête chez Montesquiou" Textes retrouvés ed. P. Kolb Gallimard p. 191-195 he wrote to Montesquiou on February 16 1909 without forgetting the usual precautions: "Basically the pastiche that would amuse me the most to make when I can write a little without prejudice to more serious studies is a pastiche of you! But in the first place it would perhaps annoy you and I don't want anything of me to ever make you angry …!" Corr. t. IX p. 34. The epistle addressed to the Marquis Philibert de Clermont-Tonnerre 1871-1940 was published by his wife Elisabeth de Clermont-Tonnerre née de Gramont in 1955 in the Bulletin Marcel Proust. The latter who first met the writer in 1903 had previously published a study of Robert de Montesquiou and Marcel Proust Flammarion 1925. 1 The title recalls Robert de Montesquiou's Prières de tous 1902 illustrated by Madeleine Lemaire. 2 Lucien Hardy-Thé composer and singer socialite 3 Clotilde Legrand 1857-1944 born de Fournès nicknamed "Cloton". 4 In 1908 Montesquiou acquired the Palais Rose du Vésinet a reduced copy of the Grand Trianon in Versailles. 5 The Clermont-Tonnerres lived in their hotel at 74 rue de Lauriston in Paris. 6 Duke Aimé Gaspard Marie de Clermont-Tonnerre 1779-1865 owned a castle built in the eighteenth century at Glisolles in the Eure and another built in the sixteenth century at Ancy-le-Franc in the Yonne. 7 Proust indicates "pour copie conforme" a practice he used for his pastiches and common at the time. Provenance: Philibert de Clermont-Tonnerre destinataire Elisabeth de Clermont-Tonnerre née de Gramont par descendance Bibliography: BSAMPAC n°5 1955 p. 5 publié par Elisabeth de Clermont-Tonnerre Correspondance t. VIII Kolb Plon p. 207 n°111 Essais éd. Antoine Compagnon 2022 Pléiade p. 630 Source: Marcel Proust I – Biographie Jean-Yves Tadié Folio pp. 283-295 Essais éd. Antoine Compagnon 2022 Pléiade p. 1605-1606
1913ref. 89908Grasset pour le volume I Gallimard pour les suivants | Paris 1913-1927 | 12 x 19 cm | 13 volumes brochés
ref. 26139S.l. circa février 1903. 12 p. in-8 montées sur papier et formant un placard de 49 x 130 cm sous étui à rabats de Julie Nadot. . Rares épreuves corrigées de passages de La Bible d'Amiens pour la parution dans la revue littéraire La Renaissance latine du 15 février 1903. Nombreuses corrections autographes donnant plusieurs variantes inédites qui témoignent du soin méticuleux porté par Proust à cette traduction dont le succès l'encouragera à se prêter une seconde fois à l'exercice avec Le Sésame et les Lys deux ans plus tard. . Marcel Proust commence à s'intéresser aux ouvrages de Ruskin à l'automne 1899 dès son retour d'Évian-les-Bains en se plongeant dans la lecture intensive de celui qu'il appelle « ce grand homme » après avoir découvert le chapitre intitulé « La Lampe de la mémoire » des Sept Lampes de l'architecture. Une révélation. Quelques mois plus tard il apprend la mort la mort du critique d'art dans Le Figaro du 21 janvier 1900 et écrit immédiatement à Marie Nordlinger une ami anglaise de Manchester et cousine de Reynaldo Hahn lui exprimant outre sa tristesse son désir de pérennité des ouvrages de l'écrivain : il prépare alors plusieurs hommages à Ruskin sous formes d'articles nécrologiques et de notes qui deviendront avec des modifications amplifiées les péritextes de sa future traduction de La Bible d'Amiens. Les premiers - et seuls - extraits paraissent en février et mars 1903 un an avant la parution en volume. Le texte de ces épreuves évoquent des épisodes de l'hagiographie des saints Martin Geneviève et Jérôme et parurent dans la revue littéraire La Renaissance latine numéro du 15 février 1903 du Prince de Brancovan malgré les réticences de ce dernier qui le moquait encore le mois précédent pour sa traduction qu'il jugeait « légère ». Proust lui fera alors cette belle réponse : « Je crois que cette traduction non pas à cause de mon talent qui est nul mais de ma conscience qui a été infinie - sera une traduction comme il y en a très peu une véritable reconstitution . À force d'approfondir le sens de chaque mot la portée de chaque expression le lien de toutes les idées je suis arrivé à une connaissance si précise de ce texte que chaque fois que j'ai consulté un Anglais - ou un Français sachant à fond l'anglais - sur une difficulté quelconque - il était généralement une heure avant de voir surgir la difficulté et me félicitait de savoir l'anglais mieux qu'un Anglais. En quoi il se trompait. Je ne sais pas un mot d'anglais parlé et je ne lis pas bien l'anglais. Mais depuis quatre ans que je travaille sur la Bible d'Amiens je la sais entièrement par coeur et elle a pris pour moi ce degré d'assimilation complète de transparence absolue où se voient seulement les nébuleuses qui tiennent non à l'insuffisance de notre regard mais à l'irréductible obscurité de la pensée contemplée ». Mais la tâche fut ardue en effet puisque Proust connaît à peine l'anglais : sa mère fait le « mot à mot » qu'il remanie avec les conseils de Marie Nordlinger et de Robert d'Humières traducteur de Kipling. Au terme de ces longues années d'un travail acharné et d'un commentaire personnel sur l'art et la création Proust achève enfin sa préface la traduction et les notes dont certaines se développent sur plusieurs pages. L'ouvrage qui sera achevé un an plus tard en février 1904 portera une dédicace à Adrien Proust qui vient de mourir au lieu de celle destinée à Reynaldo Hahn : « à la mémoire de mon père frappé en travaillant le 24 novembre 1903 mort le 26 novembre cette traduction est dédiée ». Il s'en excusera dans la dédicace personnelle lorsqu'il offrira un exemplaire à Hahn « tant son petit Papa désirait le voir paraître que maintenant j'ai mieux aimé vous le retirer pour le lui offrir ». Proust néanmoins lui dédicacera la second texte de Ruskin qu'il traduira trois ans plus tard Les Sésames et les Lys. S.l., [circa février 1903]. 12 p. in-8, montées sur papier et formant un placard de 49 x 130 cm, sous étui à rabats de Julie unknown
1903ref. 26139Épreuves corrigées S.l., [circa février 1903]. 12 p. in-8, montées sur papier et formant un placard de 49 x 130 cm, sous étui à rabats de Julie Nadot. Rares épreuves corrigées de passages de La Bible d'Amiens, pour la parution dans la revue littéraire La Renaissance latine du 15 février 1903. Nombreuses corrections autographes, donnant plusieurs variantes inédites, qui témoignent du soin méticuleux porté par Proust à cette traduction dont le succès l'encouragera à se prêter une seconde fois à l'exercice avec Le Sésame et les Lys deux ans plus tard.
1913ref. 89908Paris: Grasset first volumeGallimard other volumes 1913. Fine. Grasset first volume Gallimard other volumes Paris 1913-1927 12 x 19 cm 13 volumes brochés First edition for each volume. Fine copy of Du côté de chez Swann in first edition second printing with all identifying points front cover dated 1913 table of contents present no publisher's catalogue at end; copy in first edition bearing the mention ""quatrième édition"" for À l'ombre des jeunes filles en fleurs with the correct colophon dated November 30 1918; although bearing the same colophon dated November 30 1918 the 128 reimposed copies were not actually printed until a year later together with the large paper copies of the Swann reissue; for the following 11 volumes numbered copies on pur fil wove paper the only large paper copies apart from the reimposed ones. The complete first edition of À la recherche du temps perdu comprises the first two volumes on ordinary paper with the particularities mentioned above followed by deluxe copies for the subsequent volumes. These deluxe copies on pur fil are in the same format as the first two volumes. Restorations with losses filled on the spine and boards of the first and second volumes spine of third volume browned small tears or slight losses of no consequence at foot of certain spines rear board of fifth volume partially sunned some foxing on fore-edge of sixth volume manuscript ex-libris inscriptions in upper right corners of front cover and title page of first volume. This complete set of La Recherche comprises the following titles: Du côté de chez Swann À l'ombre des jeunes filles en fleurs Le Côté de Guermantes 2 volumes Sodome et Gomorrhe 3 volumes La Prisonnière 2 volumes Albertine disparue 2 volumes and Le Temps retrouvé 2 volumes. Fine complete set all volumes in first edition as published. Grasset (first volume)Gallimard (other volumes) hardcover