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1817réf. 88398Paris Paris: DelaunayPelicier 1817. Fine. Delaunay Pelicier Paris Paris 1817 13 x 20 cm Relié Rare first edition as referenced by Clouzot see Guide du bibliophile français XIXe siècle p. 256. A few insignificant spots of foxing a small black ink stain at the bottom of pages 354355. Complete with the errata leaf at the end of the volume. Caramel half calf binding spine with five raised bands ruled with gilt dotted lines and decorated with gilt and black tools gilt fillets at head and foot of spine. Minor rubbing to the spine. Brown morocco title label. Marbled paper-covered boards framed with blind-stamped vertical rolls endpapers and pastedowns in cats-eye paper all edges gilt. Roman booksellers label at the top of a pastedown. Period-style binding signed in blind by Durvand. Rare and important work cf. Carteret notable for being the first to bear Stendhals pseudonym on the title page. DelaunayPelicier hardcover
1826réf. 73643Paris: Delaunay 1826. Fine. Delaunay Paris 1826 13.50 x 21.50 cm 2 volumes brochés Third original edition: ""In reality an entirely new work completely rewritten by Stendhal and expanded by one volume"" cf Clouzot. The second edition was in fact only a reissue after a few weeks of the original edition with a new title page bearing publisher Colburn's address and mention of ""second edition"". This ""third edition"" is therefore the true second original edition much more complete than the first. Covers slightly and partially browned without gravity some minor foxing. Very rare copy as issued in original wrappers. Delaunay unknown
réf. 8625481Short description: In Russian. Stendhal. Collection of Works. Leningrad: The Art Litas 1933-1950. Please feel free to contact us for a detailed description of the copies available. SKU8625481 unknown
1883réf. 227519Paris: Conquet 1883. hardcover. fine. 2 volumes. Reimpression textuelle de l'edition originale. Preface by Francisque Sarcey. 33 illustrations by V. Foulquier including a full- page frontispiece and 29 other magnificent etchings as chapter headings and endings; plus 3 portraits. & xxix 304pp.; & iv 432pp. Tall 8vo exquisitely bound by Chambolle-Duru in full olive crushed morocco; elaborate delicate gilt-stamped covers and spines; inner & outer dentelles with patterned silk doublures a.e.g; original wrappers bound-in. Paris: Librairie L. Conquet 1883. A very fine copy in a superb binding that must be seen. Limited Edition. Number 80 of 150 copies on Japan in large paper format total edition of 500. Conquet unknown
1808réf. Stendhal4STENDHAL Henri Beyle dit 1783-1842 Autograph letter signed with one of his numerous pseudonyms " Dubois " to his sister and confident Pauline Périer-Lagrange Brunswick " 29 8bre October 1808 " 5 p. in-4° Frayed margin on last folio tears repaired see scans usual folds Red wax seal From one of the most prestigious Stendhalian collections A remarkable letter in which the young Stendhal who was still only Henri Beyle deputy to the war commissioners stationed in Brunswick describes his passion for music Italy and women " I am astonished every day at the little pleasure that German women give me French women bore me I place my happiness of this kind in Italy " Stendhal begins his missive by comparing the emotions of the arts to those of love. He confides in his younger sister without arranging his thoughts and describes the excitement caused by an organ playing in a street next to his own " Les arts promettent plus qu'ils ne tiennent : cette idée ou plutôt ce sentiment charmant vient de m'être donné par un orgue d'Allemagne qui a joué en passant dans une rue voisine de la mienne une phrase de musique dont deux passages sont neufs pour moi et qui plus est charmants à ce qu'il me semble ; les larmes m'en sont presque venues au yeux. La musique m'a plus pour la première fois à Novare Commune dans la région du Piémont quelques jours avant la bataille de Marengo qui eut lieu le 14 juin 1800. J'allais au théâtre ; on donnait Il Matrimonio segreto opéra bouffe de Domenico Cimarosa ; la musique me plut comme exprimant l'amour. Il me semble qu'aucune des femmes que j'ai eues ne m'a donné un moment aussi doux et aussi peu acheté que celui que je dois à la phrase de musique que je viens d'entendre. Ce plaisir est venu sans que je m'y attendisse en aucune manière il a rempli toute mon âme. Je t'ai conté une sensation semblable que j'eus une fois à Frascati Commune dans la banlieue de Rome lorsque Adèle Rebuffel une jeune cousine dont il s'était épris s'appuya sur moi en regardant un feu d'artifice. Ce moment a été ce me semble le plus heureux de ma vie. Il faut que le plaisir ait été bien sublime puisque je m'en souviens encore quoique la passion qui me le faisait goûter soit entièrement éteinte. Tout cela me fait penser ma chère Pauline que les arts qui commencent à nous plaire en peignant les jouissances des passions et pour ainsi dire par réflexion comme la lune s'éclaire peuvent finir par nous donner des jouissances plus fortes que les passions. Je suis tous les jours étonné du peu de plaisir que me donnent les femmes allemandes les françaises m'ennuient je place mon bonheur de ce genre en Italie. Si le hazard me donnait 40 mille livres. de rente j'irais en Italie. Je présume qu'au bout d'un an ces belles romaines ces spirituelles vénitiennes seraient pour moi comme des Allemandes. Ces dernières ont la fraîcheur la plus parfaite leurs couleurs sont de la santé visible les autres ont la passion mais la passion qu'on inspire et qu'on ne partage pas ennuie. Dans les arts c'est tout autre chose il peut chaque jour y avoir du nouveau. Qui nous dit que nous ne verrons pas un musicien supérieur à Cimarosa Et quand il n'aurait pas tout à fait son mérite il nous donnerait du nouveau. Pour les autres à qui j'écris j'arrange mes pensées : pour toi non. J'ai remarqué que quand une chose me gênait quelque peu que ce fût je finissais par ne la plus faire et je veux t'écrire toute ma vie au-delà même comme madame Necker Germaine de Staël … Je crois m'appercevoir que ce bonheur est plus fort que celui que donne les passions. Si cela se confirme je serai bien près du bonheur que je me figurais jusqu'ici dans une passion quelconque l'Ambition l'amour etc. donnant continuellement des moments comme celui de Frascati. Finally he goes on to talk about the situation of his sister who is married to an "excellent" man and whom he encourages to cultivate artistic pleasures. Pauline had married Daniel Perrier-Lagrange six months earlier on May 25 1808. Je ne puis te parler de ta position : je ne la connais pas ; mais ayant pour mari un homme excellent elle ne peut qu'être heureuse. Cependant il ne t'en coûtera rien de cultiver ce côté de ton âme auquel les arts font plaisir. Si tu as le bonheur de ne pas être grosse de sitôt phrase remplacée dans l'édition Martineau par "si rien ne t'arrête" tu pourrais faire un tour à Turin et pousser jusqu'à Milan qui n'est qu'à trente lieues. … Une nouvelle raison pour vous mesdames de cultiver la sensibilité aux arts c'est le changement total qui vous attend au milieu de votre carrière. Il faut être diablement bien à cheval pour n'être pas désarçonné au moment où les hommes commencent à dire de vous ho c'est une femme raisonnable. Je parie que cette réflexion te paraîtra outrée c'est que tu t'es fait une âme d'artiste tu as suivi d'avance mon conseil. Embrasse Périer pour moi. Je désire aller en Espagne. J'ai le projet d'apprendre la langue et de revenir ensuite en Italie vers trente ans. Dubois " Autograph address on sixth page " A Madame Madame Périer-Lagrange place Grenette Grenoble Isère " Appointed assistant to the commissioners of war and sent to Brunswick Stendhal was busy with his job. Nevertheless he found time to take riding lessons to go to the theatre to café-concerts to balls… and falling in love with Wilhelmine von Griesheim the daughter of the city's former governor while sleeping with other women. On 11 November he received the order to return to Paris. A doctor confirmed that he had syphilis and ordered him to undergo rigorous treatment. Provenance: Drouot 13-15 novembre 1935. Catalogue A. Blaizot n°585 Then Alain Schimel's collection Bibliography: Lettres à Pauline Seuil 1994 p. 421-423 Correspondance générale Tome I éd. V. Del Litto 1997 Honoré Champion n°519 Both editions have the same mistakes as in the Martineau edition so we restore here the exact transcription of the text
1814réf. 78167Paris: De l'Imprimerie de P. Didot l'aîné 1814. Fine. De l'Imprimerie de P. Didot l'aîné Paris 1814 12.50 x 20.50 cm relié De l'Imprimerie de P. Didot l'Aîné Paris 1814 125 x 205 cm bound in calf First edition of Stendhal's very first book published under the pseudonym of Louis-Alexandre-César Bombet. Contemporary binding in half brown calf spine decorated with gilt fillets and tooling as well as a red morocco title piece. Very rare according to Clouzot De l'Imprimerie de P. Didot l'aîné unknown
1805réf. 669741805. Fine. 10 Floréal 13 30 avril 1805 18.50 x 23.10 cm une feuille Stendhal's autograph letter addressed to his sister Pauline. 28 lines written with a fine writing in black ink. First name ""Pauline"" from the hand of the sender at the bottom of the letter. Inventory number ""36"" in ink from another hand. Two small traces of stamp and stamp a small tear restored in the bottom margin of the page. A few tiny folds inherent in the enveloping of the letter. Rare and beautiful letter of Stendhal addressed to his sister Pauline in which all the sensitivity of the young man and his love for the dramatic art shows more than twenty years before his big romantic successes. This letter comes from the correspondence between Henri Bayle here twenty-two years with his sister Pauline three years younger. This true epistolary liaison which quickly took the form of a ""diary"" - Pauline's answers were rare - is an essential milestone in the constitution of the intellectual journey of the future Stendhal. Our letter of a great lyricism testifies to the strength of the bond uniting the young writer and his sister: ""Let's shake each other my good friend. We will never find anyone who loves Pauline as Henry nor will Henry ever find a more beautiful soul than Pauline. ""The use of the third person and a lover vocabulary erects the young woman to the rank of alter ego a sister-soul and even perfect mistress. The young Henri is then precisely under the yoke of a devouring passion for the actress Melanie Guilbert whom he met during his declamation classes at Dugazon: "" I'm going to be bored perhaps by my dark sadness. I know very well that the seriousness of ardent passions is not pleasant. "" Contrasting with this passionate relationship Pauline symbolizes reason and balance a figure that Henri like a pygmalion can fashion at leisure. In good tutor he advises: ""Learn by heart roles. About declamation I will teach you a thousand things. I'm bringing you a Gil Blas and a Tracy. ""We understand here worship Stendhal devoted to the theater from his earliest years both as a player as a playwright the fund of its archives to the Grenoble Library contains nearly 700 sheets of blanks:"" I am in despair at not being able to wear you Beanies. But wait maybe someday will come . as Ulino says. ""This passion for theater Henry intends to pass it to his sister:"" We will work like hell during the time that I stay in Grenoble. ""In total opposite view with the education of women in his time he put a point of honor that Pauline is an educated person; In several letters moreover we find injunctions from the brother ordering his sister to give up needlework in favor of the reading he recommends. Truly obsessed with theater and convinced that he will become an author of successful comedies he works tirelessly: ""I am told a room where I will not be free and where I can not just declaim. Try to disturb this arrangement. ""Years before writing great novels that make her famous Stendhal already understands that loneliness is for him a source of creation and says:"" A lonely is jealous of his freedom. It is his greatest good as that of all men. "" unknown
1889réf. 71152Paris: Librairie moderneMaison Quantin 1889. Fine. Librairie moderne Maison Quantin Paris 1889 13 x 19 cm relié First edition one of 12 numbered copies on Hollande the only deluxe issue. Complete with the folding map at the end. Full fawn morocco binding five raised band spine date at foot comb-marbled paper pastedowns framed with a rich gilt roll comb-marbled endpapers gilt fillet to headcap gilt fillet to leading edges gilt roll to headcaps original wrappers and spine preserved all gilt deckled edges housed in a fawn morocco-edged slipcase. Binding signed by Semet & Plumelle. Provenance: From the libraries of Dr André Chauveau Lucius Wilmerding and RBL with their bookplates affixed. A splendid deluxe copy of exceptional rarity. Librairie moderneMaison Quantin unknown
1808réf. 689671808. Fine. 26 mars 1808 20 x 24.80 cm Une feuille Long autograph letter by Stendhal addressed to his sister Pauline written in fine handwriting with black ink. Address of Stendhal's father where his sister resides in Grenoble with the stamp ""n°51 Grande Armée."" Red wax seal bearing Stendhal's coat of arms. Several original folds inherent to postal delivery. A paper loss due to the unsealing of the letter has been skillfully restored. Published in his Correspondance ed. Henri Martineau Paris Le Divan 1933 vol. 3 no. 262 A pp. 26-29. A very beautiful letter filled with romantic passion blending childhood nostalgia with sentimental tales and foreshadowing The Red and the Black. This letter is part of the correspondence between twenty-five years old Henri Beyle and his sister Pauline three years his junior. This epistolary relationship which quickly took the form of a ""journal"" as Pauline's responses were rare. It is deemed a crucial milestone in the intellectual development of the future Stendhal: ""Here are my dreams my dear friend; I am almost ashamed of them; but after all you are the only person in the world to whom I dare confess them."" In this letter which attests to the strong bond between brother and sister Stendhal then in Germany expresses his deep nostalgia: ""I revisited in my memory all the time we spent together: how I did not love you in our childhood; how I once hit you at Claix in the kitchen. I hid in the little book cabinet; my father came back a moment later furious and said to me: 'Wicked child! I would eat you!' Then all the woes inflicted upon us by poor Aunt Séraphie; our walks along those paths surrounded by stagnant water towards Saint-Joseph."" These regrets about the past are accompanied by a typically Stendhalian melancholy: ""Alas! That delightful happiness I once imagined I glimpsed it once at Frascati and a few other times in Milan. Since then it has not returned; I marvel at my inability to feel it. The mere memory of it is more powerful than all the present joys I can procure."" This evocation of the Italy he longs for is intertwined with memories of the women he loved: ""I told you that while in Frascati at a charming fireworks display at the moment of the explosion Adèle leaned on my shoulder for an instant; I cannot express how happy I was. For two years whenever I was overwhelmed with sorrow this image gave me courage and made me forget all my troubles. I had long forgotten it; I tried to recall it today. Against my will I see Adèle as she is; but as I am now there is no longer the slightest joy in this memory."" This lengthy account of Adèle Rebuffet his cousin with whom he had a profound romantic relationship before forming a closer bond with her mother reflects Stendhal's sentimentality. He also mentions another of his great passions Angelina Pietragrua the ideal Italian woman and embodiment of his Milanese memories: ""Madame Pietragrua is different: her memory is linked to that of the Italian language; whenever something pleases me in a role for a woman in a work I involuntarily put it into her mouth."" This ""role for a woman"" that Stendhal refers to echoes the central theme of this letter the work Il Matrimonio segreto by composer Cimarosa: ""Do you sometimes play the Matrimonio Its the passage Cara sposa at the beginning between Carolina and Paolino. . But play the Matrimonio for my sake especially Signor deh permettette and the finale Io rival de mia sorella."" This opera by Cimarosa remained a constant throughout the writer's life and work. In his Memoirs of an Egotist 1832 he explains: ""In Milan in 1820 I wanted to have this written on my tomb . I wanted a marble tablet in the shape of a playing card: ""Errico Beyle - Milanese - Visse scrisse amò - Quest'anima adorava Cimarosa Mozart e Shakspeare - Morì di anni. il . 18."" ""Henri Beyle - Milanese - He lived wrote loved - This soul adored Cimarosa Mozart and Shakespeare - He unknown
1839réf. 89931Paris: Ambroise Dupont 1839. Fine. Ambroise Dupont Paris 1839 13 x 21.7 cm 2 volumes reliés sous étui First edition printed on thick wove paper. Bound in contemporary half brown shagreen smooth spines decorated with black typographic motifs marbled paper boards hand-marbled endpapers and pastedowns modern slipcase edged in brown morocco with matching marbled paper sides and olive-green felt lining. Some occasional foxing the note ""Henri Beyle"" in black ink at the upper corner of the title page of the first volume without the final catalogue leaf at the end of the second volume small corner restorations to four leaves of the first volume. ""Very rare and extremely sought after. Usually quite simply bound at the time. Often foxed"" Clouzot. ""This work is of great rarity in fine condition"" Carteret. A handsome and very rare copy large-margined and attractively bound at the time of this masterpiece by Stendhalrarer still than Le Rouge et le Noir. Ambroise Dupont hardcover
1831réf. 87102Paris: A. Levavasseur 1831. Fine. A rare copy with no foxing A. Levavasseur Paris 1831 13.10 x 20.80 cm 2 volumes reliés First edition ""very rare and extremely sought-after"" Clouzot one of 750 copies on laid paper with title vignettes engraved by Henri Porret after Henry Monnier. Skilful restoration of a tear at the foot of a page with slight damage to a letter. A rare copy with no foxing. Green half calf binding smooth spines with arabesques stamped in gilt black title labels and volume labels; marbled paper boards spine boards and endpapers speckled edges later bindings in the Romantic style. Stendhal began writing 'Le Rouge et le Noir' under the Restoration and completed it just four months after the July Revolution of 1830. The seminal novel was published in the last weeks of 1830. All critics immediately praised the novel's exceptional qualities although even its most enthusiastic supporters were shocked by the hero's harsh judgment of society and Jacobinism. A handsome first-edition copy of this great classic of French literature. A. Levavasseur hardcover
réf. ABAA25-44Paris Dupont 1839. 2 parts in 2 volumes 8vo of : I/ 2 ll. for the half-title and the title 402 pp. ; II/ 2 ll. for the half-title and the title 445 pp. Full red morocco six gilt fillets around the covers ribbed spines decorated the same way inner border of five gilt fillets gilt edges. Elegant binding by Chambolle-Duru. 213 x 126 mm. First edition printed on vellum of one of the most coveted novels of the 19th century. Carteret Le Trésor du bibliophile romantique 358; Vicaire Manuel de l'amateur de livres du XIXe siècle 458; Picot Catalogue du baron Rothschild 1584. "Very rare and extremely sought after". M. Clouzot 257. "Balzac published a glowing article about Stendhal and his book in the Revue parisienne of 25 September 1840: 'M. Beyle has written a book in which the sublime bursts forth from chapter to chapter. He has produced at an age when men rarely find grandiose subjects and after having written some twenty extremely spiritual volumes a work that can only be appreciated by truly superior souls and people. Finally he wrote the modern Prince the novel that Machiavelli would write if he lived banished from Italy in the nineteenth century". Stendhal dreamed of writing a novel about the life of Alexander Farnese 1468-1549; he was also working on a story about the Battle of Waterloo. His work took shape on 3 September 1838 when he decided to bring the events revealed to him by the Italian chronicle into the 19th century so that his hero would be at Waterloo and Stendhal could indulge in a satire of absolutism by depicting a small Italian court around 1820. "In this 'Chartreuse de Parme' Stendhal excels in translating all his ideals of art and life the now distant mirage of glory and the Napoleonic epic the passion for adventure the deep love for contemporary Italy and for the much admired Italy of the Renaissance but above all the love of love. The refined psychological analyses the obstinate and precise rigour of the style the philosophical and moral considerations everything is transfigured in the rare joy of a lyrical vision which in the best pages reaches the rhythmic purity of a song". It has now taken its place in French literature as one of the landmark books of 19th century literature and the culmination of the refined psychology of the 18th century. Bibliographers are unanimous in emphasizing the rarity of this first edition. Stendhal wrote La Chartreuse de Parme between 4 November and 26 December 1838 after having written L'Abbesse de Castro. La Chartreuse de Parme written in a state of grace lasting fifty-two days has since become the perfect image of the "joy of writing". His novel grew out of his plans for a Napoleonic narrative centered on the Battle of Waterloo and his interest in the history of Alexander Farnese the future Pope Paul III whose life overlapped with many of the events in Fabrice del Dongo's life. Stendhal's contemporaries gave the novel an enthusiastic reception as evidenced by Balzac's famous letter to Stendhal: "La Chartreuse is a great and beautiful book I tell you without flattery without envy because I would be incapable of doing it". A very fine copy of this great classic of French literature preserved in a superb binding by Chambolle-Duru. FR Paris Dupont 1839. 2 tomes en 2 volumes in-8 de : I/ 2 ff. pour le faux titre et le titre 402 pp. ; II/ 2 ff. pour le faux-titre et le titre 445 pp. Plein maroquin rouge large encadrement de six filets dorés autour des plats dos à nerfs ornés de même double filet or sur les coupes encadrement intérieur de cinq filets dorés tranches dorées. Élégante reliure signée de Chambolle-Duru. 213 x 126 mm. Edition originale imprimée sur vélin de l'un des romans les plus convoités du XIXe siècle. Carteret Le Trésor du bibliophile romantique 358 ; Vicaire Manuel de l'amateur de livres du XIXe siècle 458 ; Picot Catalogue du baron Rothschild 1584. " Très rare et extrêmement recherché ". M. Clouzot 257. Balzac publia dans la Revue parisienne du 25 septembre 1840 un article élogieux sur Stendhal et son livre : 'M. Beyle a fait un livre où le sublime éclate de chapitre en chapitre. Il a produit à l'âge où les hommes trouvent rarement des sujets grandioses et après avoir écrit une vingtaine de volumes extrêmement spirituels une œuvre qui ne peut être appréciée que par les âmes et par les gens vraiment supérieurs. Enfin il a écrit le Prince moderne le roman que Machiavel écrirait s'il vivait banni de l'Italie au dix-neuvième siècle'. Stendhal rêvait de tirer un roman de la vie d'Alexandre Farnèse 1468-1549 ; il travaillait aussi à un récit de la bataille de Waterloo. Son œuvre prend forme le 3 septembre 1838 quand il décide de transporter au XIXè siècle les événements que lui a révélés la chronique italienne ainsi son héros sera à Waterloo et Stendhal pourra se livrer à une satire de l'absolutisme en peignant une petite cour italienne vers 1820. " Dans cette " Chartreuse de Parme " Stendhal excelle à traduire tout son idéal d'art et de vie le mirage désormais lointain de la gloire et de l'épopée napoléonienne la passion de l'aventure l'amour très profond pour l'Italie contemporaine et pour l'Italie si admirée de la Renaissance mais surtout l'amour de l'amour. Les analyses psychologiques raffinées la rigueur obstinée et précise du style les considérations philosophico-morales tout est transfiguré dans le rare bonheur d'une vision lyrique qui atteint dans les meilleures pages à la pureté rythmique d'un chant. " Elle prend place à présent dans la littérature française comme un des livres phares de la littérature du XIXe siècle et l'extrême aboutissement de la psychologie si raffinée du XVIIIe siècle. Les bibliographes sont unanimes à souligner la rareté de cette édition originale. Stendhal écrivit La Chartreuse de Parme entre le 4 novembre et le 26 décembre 1838 après avoir composé L'Abbesse de Castro. La Chartreuse de Parme rédigée dans un état de grâce de cinquante-deux jours est devenue depuis l'image parfaite du " bonheur d'écrire ". Son roman naquit de son projet de récit napoléonien centré sur la bataille de Waterloo et de son intérêt pour l'histoire d'Alexandre Farnèse futur pape Paul III dont la vie recoupe bien des événements de la vie de Fabrice del Dongo. Les contemporains de Stendhal firent un accueil enthousiaste au roman comme en témoigne la célèbre lettre de Balzac à Stendhal : " La Chartreuse est un grand et beau livre je vous le dis sans flatterie sans envie car je serai incapable de le faire ". Très bel exemplaire de ce grand classique de la littérature française conservé dans une superbe reliure de Chambolle-Duru. hardcover
1831réf. 88395Paris Paris: A. Levavasseur 1831. Fine. First edition in contemporary binding of one of the rarest and most sought-after Romantic novels A. Levavasseur Paris Paris 1831 14 x 22 cm 2 volumes reliés First edition untrimmed with wide margins very rare and highly sought-after see Clouzot. Some occasional foxing. Illustrated on the title pages of both volumes with two engraved vignettes by Porrêt. This copy contains the publishers notice leaf in the first volume and the authors note leaf in the second volume. Contemporary red half calf over marbled boards calf corners spines ruled in gilt with double gilt panels decorated with typographic gilt tooling black calf title and volume labels some minor rubbing to joints marbled endpapers and pastedowns lower corners a bit worn bookplate pasted on the front pastedown of volume one contemporary bindings. A very rare and desirable copy entirely untrimmed and preserved in a handsome contemporary binding an even rarer feature. As noted by Clouzot: Contemporary bindings are most often rather plain; one should not be overly particular regarding their quality. A. Levavasseur hardcover
réf. 27512Paris Ambroise Dupont 1839. 2 vol. 125 x 200 mm de 2 f. 402 p. et 1 f. ; 2 f. et 445 p. Maroquin havane contreplats et gardes de chèvre velours sable titres dorés sur les pats tranches dorées sur témoins chemises avec titre et tomaison étui bordé reliure signée de Renaud Vernier - Claude Ribal 2025. . Édition originale. Exemplaire de première émission sur papier vélin. Envoi autographe signé : « À Madame d'André hommage respectueux de l'auteur ». « La Chartreuse de Parme est dans notre époque et jusqu'à présent à mes yeux le chef-d'oeuvre de la littérature à idées . M. Beyle a fait un livre où le sublime éclate de chapitre en chapitre. Il a produit à l'âge où les hommes trouvent rarement des sujets grandioses et après avoir écrit une vingtaine de volumes extrêmement spirituels une oeuvre qui ne peut être appréciée que par les âmes et par les gens vraiment supérieurs ». -- Balzac Revue parisienne 25 septembre 1839. À peine rentré de ses voyages de « touriste » en août 1838 Beyle commença à rédiger une nouvelle L'Origine de la grandeur des Farnèse puis s'interrompant décida d'en faire un « romanzetto » dont il imagine dès le 3 septembre en situer l'action au XIXe siècle. C'est l'acte de naissance de La Chartreuse de Parme. Deux mois plus tard saisissant un congé de son poste de consul il tient son récit : le 4 novembre il s'enferme dans son appartement parisien de la rue Caumartin. Quelques cinquante jours plus tard le 26 décembre le travail était achevé et Stendhal peut envoyer ses cahiers à son cousin et homme de confiance Romain Colomb afin qu'il défende ses intérêts éditoriaux dans une tractation où il ne souhaitait pas voir son nom cité se trouvant dans l'impossibilité « sous peine de perdre sa place de livrer son nom à la notoriété publique » Vittorio Del Litto. Colomb se tourne comme il venait de le faire pour les Mémoires d'un touriste quelques mois plus tôt vers l'éditeur Ambroise Dupont. Avec succès : le libraire acheta les droits d'édition pour 2 500 francs via un contrat passé le 24 janvier 1839 lequel enregistre la vente de « la propriété entière et exclusive pendant cinq années consécutives d'un manuscrit intitulé : La Chartreuse de Parme par l'auteur de Rouge et Noir ». L'ouvrage parut la première semaine d'avril 1839 ; l'édition n'en sera épuisée qu'à la fin de l'année suivante. Un succès poussif donc dont la presse ne s'occupa guère. Stendhal a dédié l'ouvrage « to the happy few » et le public le lui rend bien : élitiste difficile documenté l'ouvrage ne trouve pas son lectorat. Mais un dans le landerneau littéraire ne le rata point. Honoré de Balzac dans sa Revue parisienne publie le 25 septembre 1939 une Étude sur M. Beyle qui est un véritable éloge de La Chartreuse de Parme sur plus de 70 pages : « Il a écrit Le Prince moderne le roman que Machiavel écrirait s'il vivait banni de l'Italie au dix-neuvième siècle. Aussi le plus grand obstacle au renon mérité de M. Beyle vient-il de ce que la Chartreuse de Parme ne peut trouver de lecteurs habiles à la goûter que parmi les diplomates les ministres les observateurs les gens du monde les plus éminents les artistes les plus distingués enfin parmi les douze ou quinze cents personnes qui sont à la tête de l'Europe. Ne soyez donc pas étonnés que depuis dix mois que cette oeuvre surprenante a été publiée il n'y ait pas un seul journaliste qui l'ait lue ni comprise ni étudiée qui l'ait annoncée analysée et louée et même y ait fait attention. Moi qui croit m'y connaître un peu je l'ai lue pour la troisième fois ces jours-ci : j'ai trouvé l'oeuvre encore plus belle et j'ai senti dans mon âme l'espèce de bonheur que cause une bonne action à faire.» « Jamais peut-être un auteur vivant ne s'était vu loué aussi splendidement » indique Paupe p. 123. Et cela durera puisque La Chartreuse de Parme « livre unique » « livre complet » devient un livre mythique dès le XIXe siècle grâce à Gobineau Barbey d'Aurevilly ou Henry James pour qui le roman de Stendhal « compte parmi les plus beaux qui soient ». « Plus beau roman du monde » selon André Gide Marcel Proust considérait La Chartreuse de Parme comme « le plus beau roman français qui ait jamais existé » ; Julien Gracq développera un peu dans En lisant en écrivant : « ils sont fortunés les livres dont on sent que derrière l'agitation même frénétique qui peut à l'occasion les habiter ils ont été écrits de bout en bout comme dans la poussière d'or . La Chartreuse de Parme est écrite tout entière et se profile pour moi de bout en bout contre ce nimbe de soleil mûrissant . L'allegro de La Chartreuse est celui de voyageurs sans bagage qui ne s'encombrent même pas des volumineux fourgons balzaciens. Il m'arrive en lisant La Chartreuse de me figurer que j'écoute un thème musical envoûtant mais unique une 'petite phrase' à la Vinteuil qui reprise inépuisablement mais chaque fois avec un timbre différent par les groupes d'instruments successifs suffit à mon plaisir. Avouons-le : il faut pour lire ce merveilleux roman un certain état de grâce qu'on ne retrouve pas à volonté . car c'est le climat de l'amour qui soutient le livre mais ce n'est pas tellement celui de la Sanseverina pour Fabrice ou de Fabrice pour Clélia Conti ; c'est l'amour manifeste du romancier pour son roman comme pour un Éden revisité en songe. » L'italien Italo Calvino joueur conclura que « le plus beau roman du monde ne peut être que celui-ci » d'autant qu'il est d'abord pour lui - et surtout - « Le Grand roman italien » du titre d'un article qu'il donne en 1983 pour Le Magazine littéraire. Belle unanimité moderne autour d'une oeuvre écrite et dictée en cinquante-trois jours ! Écrire une fresque complexe et profonde en moins de deux mois relève sans doute du génie ; des armées napoléoniennes aux intrigues de la cour de Parme ce roman d'apprentissage retrace l'itinéraire spirituel de Fabrice del Dongo « héros fort peu héros » reflet sublime d'une âme à la fois frustrée et exaltée du Mal du siècle celui d'une génération de jeunes français qui comme lui s'étaient rangés derrière Napoléon. Lors de sa chute voyant le retour des idées réactionnaires au pouvoir ces jeunes hommes deviennent mélancoliques. Fabrice Del Dongo à ce titre est une incarnation de cette rupture entre l'homme et son époque passant le roman à « chasser le bonheur ». Mais comment peut-on être heureux dans un monde qui ne nous comprend pas C'est là tout le propos du roman qui puise son charme dans les « paysages sublimes » de la Lombardie. Le tirage total de l'édition fut de 1 200 exemplaires partagés en deux tranches : la première sur papier vélin sans mention ; la seconde dont les exemplaires portent la mention de « deuxième édition » est imprimée sur papier vergé. La collation des volumes est identique pour les deux tirages. Lorsque la première édition paraît en mars 1839 Stendhal est encore à Paris. Il ne regagnera sa résidence consulaire de Civita Vecchia que le 10 août. Stendhal y est consul de France pour l'ensemble des États pontificaux depuis 1831. Ce sera l'époque la plus féconde pour l'écrivain qui durant cette décennie rédige Lucien Leuwen La vie d'Henri Brulard Lamiel les Chroniques italiennes et en 1839 ce chant du cygne cette Chartreuse de Parme en qui se fondent son amour pour l'Italie et une vision apaisée des choses où se mêlent les inspirations du Corrège de Cimarosa et de Mozart. Les beaux exemplaires d'époque bien conservés sont rares et ceux offerts par l'auteur se comptent sur les doigts des deux mains. Nous n'avons pu recenser que sept exemplaires portant un envoi autographe de Stendhal autant que pour Le Rouge et le noir : - Envoi à Frédéric Soulié exemplaires Destailleur 1891 puis Montgermont 1912 cité par Vicaire et Carteret - le seul avec envoi cité dans ces deux bibliographies - Envoi à Romain Collomb Bibliothèque de Grenoble ; - Envoi à Albert Stapfer vente 1931 puis Drouot Rive gauche Bibliothèque Sacha Guitry mars 1976 n° 222 ; - Envoi à Paul-Émile Daurand Forgues Christie's mai 2013 n° 208 ; 38 000 € reliure moderne de Devauchelle ; - Envoi au Comte Amédée de Pastoret Pierre Bergé & Associés Bibliothèque Michel Audiard mai 2016 n° 76 reliure moderne ; - Envoi au docteur Jean-Louis Prévost exemplaires Paul Voûte Robert Fleury puis collection Ribes Sotheby's II n° 187 reliure moderne - Envoi à Joseph Lingay tome 1 seul retourné à l'auteur qui y apporta des corrections autographes ; Bibliothèque historique de la ville de Paris Rés. 739841 Un manuscrit autographe de 117 pages complété d'un exemplaire de l'édition originale annoté par Stendhal est entré à la BnF en 2006. C'était alors le plus important manuscrit littéraire d'une oeuvre romanesque française du XIXe siècle encore en mains privées initialement catalogué dans la sixième vente Bérès 20 juin 2006 n° 91. L'exemplaire fut in fine 'cédé' à l'amiable à la Bibliothèque nationale. Citons enfin en guise de complétude un troisième exemplaire annoté le pendant du précédent propriété d'Eugène Chaper sans envoi. Il est aujourd'hui conservé à la Pierpont Morgan Library de New York H.572. Précieux exemplaire offert à Madame Claire d'André épouse du comte Antoine d'André 1788-1860 gouverneur de Rome et de Strasbourg baron d'Empire et préfet de gendarmerie de Paris. Ce dernier élève officier à l'école militaire de Vienne puis lieutenant dans le régiment des chevau-légers de l'Empereur d'Autriche est rappelé en 1809 au service de la France et mène campagne en Russie. Promu lieutenant adjudant major en 1813 il participe aux campagnes d'Espagne de Russie et d'Allemagne. Au retour des Bourbons il reprend son poste à la gendarmerie qu'il contribue à réorganiser et réprime les troubles à Paris. Sous Louis-Philippe il devient inspecteur général de la gendarmerie remplaçant à ce poste le lieutenant-général Latourg-Maubourg. Aucun autre exemplaire de La Chartreuse de Parme n'a été offert à une femme et cet exemplaire est donc le premier à détenir une telle provenance. Notons que c'est également le cas du Rouge et le Noir dont on ne connaît avec certitude en provenance féminine que celui de la baronne Charles de Rothschild - le seul nominatif - puisque les six autres exemplaires connus avec dédicace ne portent que la simple mention « hommage de l'auteur » - et parmi ceux-ci seuls deux destinataires sont identifiés : Félix Faure et le baron Adolphe de Mareste. « Très rare et extrêmement recherché. Souvent piqué » d'après Clouzot « cet ouvrage est d'une grande rareté en belle condition » Carteret. Précieux exemplaire merveilleusement et parfaitement établi par Renaud Vernier. Le tome 1 est incomplet de deux feuillets p. 72-74 qui étaient manquants dans la première reliure d'époque malheureusement trop délabrée pour être conservée. L'exemplaire nettoyé nous avons décidé de ne pas y ajouter des feuillets d'un autre exemplaire ou en fac-similé afin de conserver à ce volume sa condition d'origine quand bien même elle fut fautive sans doute par la faute du relieur. Cordier 125 ; Vicaire 458 ; Carteret II 358 ; Cordier Bibliographie stendhalienne n°87 ; Cordier Comment a vécu Stendhal p. 188-189; V. Del Litto E. Williamson et J. Houbert éd. Correspondance générale de Stendhal Paris Champion 1997-1999 III ; La Chartreuse de Parme: J. Houbert «Le Contrat d'édition de La Chartreuse de Parme» in L'Année stendhalienne n° 5 Paris Champion 2006 325-329 ; Stendhal Journal in: Oeuvres intimes Paris La Pléiade 1982 ; Paupe Histoire des oeuvres de Stendhal 120 et sq. ; Stendhal La Chartreuse de Parme édition de Mariella Di Maio Paris Gallimard 2003. Paris, Ambroise Dupont, 1839. 2 vol. (125 x 200 mm) de [2] f., 402 p. et 1 f. ; [2] f. et 445 p. Maroquin havane, contreplats et unknown