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réf. 6863Lausanne, Gonin et Cie, 1930-32. 2 vol. in-4°, 31,5 x 26 cm et 1 un volume in-4° [31 x 26,5 cm] supplémentaire pour les suites. - Tome I : 267-[1] pp, (1) f. de table des illustrations - Tome II : 263 pp, (1) page, (1) f. blanc, (2) ff. de table des illustrations et achevé d'imprimer, (1) f. blanc. Reliures plein box anthracite pour les deux volumes de texte illustrés, dos lisses avec auteur, artiste et millésime dorés, titre mosaïqué de box rouge serti dor à la chinoise, contre-plats et gardes de papier bois, toutes tranches dorées, couvertures et dos conservés, étuis bordés et papier bois, chemises de même box et papier bois, titrées à la chinoise à loser rouge. Et un volume de Suite(s) : Reliure demi-box à bandes, dos lisse titré comme les chemises des deux volumes de texte, plats de papier bois, contre-plats et gardes de papier bois, tête dorée, étui bordé et papier bois.Reliures non signées mais de remarquable facture. Le titrage a été réalisé par les Ateliers Devauchelle [Paris]. Quelques frottements sans gravité aux étuis, minime frottement sur une des coupes du Tome I, 2 coins inférieurs légèrement comprimés au Tome 2, coins très légèrement émoussés au volume de Suite(s), quelques taches claires au dos des illustrations de la suite en noir dans ce volume. Magnifique ouvrage Art Déco illustré de 56 compositions d'après François-Louis SCHMIED dont un frontispice (relié ici dans le second tome), 14 planches hors-texte, 15 grands en-têtes, 15 lettrines, 12 culs-de-lampe dont un à lachevé dimprimer, lensemble gravé sur bois par Philippe Gonin. Tirage limité à 140 exemplaires sur papier Japon, numérotés et signés par léditeur (et 20 H.C. numérotés en chiffres). Celui-ci est un des 100 exemplaires du tirage normal (n°83) mais considérablement enrichi de suites montées sur onglet au sein dun 3ème volume. Il comporte : - une suite en noir de toutes les illustrations tirées sur vélin (30 planches) - une suite dessais et décompositions de couleurs de certaines illustrations, la plupart remontées sur papier japon ( 35 planches) - une seconde suite dessais et décompositions de couleurs sur papier japon de toutes les illustrations (30 planches) - une suite en couleurs sur Japon nacré de toutes les illustrations(30 planches) En 1932, F.-L. Schmied compléta l'édition en dessinant une série supplémentaire de 15 planches, intitulée Suite pour Kim, portant le nombre d'illustrations à 45. Elle fut tirée à 160 exemplaires sur Japon. Cette suite est ici directement insérée au sein des 2 volumes de textes. Magnifique exemplaire de cet ouvrage magistral dans le plus pur style Art Déco propre à François-Louis Schmied.
1927réf. 1833Paris, François-Louis Schmied, 1927. Un volume in-4, reliure plein maroquin bleu, doublure et gardes de soie brochée gris-bleu sertie d’un jeu de filets dorés, dos lisse orné, couverture, tranches dorées, étui bordé de même maroquin (G. Cretté succ. de Marius Michel). Édition originale et tirage unique de ce conte oriental de Joseph Charles Mardrus magnifiquement illustrée et ornementée par François-Louis Schmied qui assura lui-même la mise en page et l'impression de ce chef d'œuvre du livre Art déco : le trait des planches a été gravé sur bois, la peinture en a été exécutée à la main, d'après les originaux, dans les ateliers de laquage de Jean Dunand. Cette illustration se compose d'une couverture illustrée, un frontispice, 7 illustrations à pleine page, une grande planche dépliante formant un triptyque, 29 bandeaux horizontaux dont 22 grands, la plupart en-tête, 32 lettrines ornées ou petites vignettes dans le texte, 6 petits bandeaux verticaux et de nombreux bandeaux et lettres mis en couleurs et dorés. TIRAGE UNIQUE À 25 EXEMPLAIRES SUR JAPON, SIGNÉS PAR SCHMIED. Celui-ci (n° XXV) comporte l’une des rares suites des bois tirés en noir sur Japon. L'ouvrage est entièrement monté sur onglet.
1926réf. 1290Paris, [Schmied], 1926. Un volume in-4 (27,7 x 20 cm), en feuilles, 102 pages, n.ch., couverture rempliée, chemise et étui décoré de l’éditeur, emboîtage de maroquin vert doublé de maroquin jonquille, dos titré (G. Cretté succ. de Marius Michel). Édition originale de la plus grande rareté, tirée à seulement 20 exemplaires numérotés sur japon. Splendide illustration en couleurs de François-Louis Schmied: environ 50 bois dont 18 de très grande taille, dans le texte, TOUS ENTIÈREMENT PEINTS À LA MAIN dans les ateliers de laquage de Jean Dunand ; près de 300 lettrines et bouts de lignes peintes à la main dans le texte, dans des harmonies de couleurs variant selon les pages, avec rehauts d'or, d'argent ou de blanc, traçant des motifs géométriques ou érotiques. Tirage unique à 20 exemplaires numérotés et signés du monogramme en rouge de FLS, tous sur papier Japon, celui-ci n° 13. Conservé à l'état d'origine dans un splendide coffret en maroquin doublé de Cretté. - Notes bibliographiques (pour ceux qui prennent le temps): « La Princesse Boudour est regardée par ceux qui savent voir, comme le livre capital de ce premier quart de siècle. Par sa graphie et sa technique générale, elle est une exception préméditée dans le faire de son auteur. Pour la réaliser, il s’est véritablement amusé, cette fois – en tant que lecteur enthousiaste des Mille nuits et une nuit - à commenter graphiquement le texte qu’il connaît si bien et dont il est comme imbibé [...]. Il nous a [...] octroyé le délectable cadeau de trois cent quatre-vingt-dix vignettes et en couleur, et toutes différentes, et qui se rapportent au texte [...]. Et cette munificence schmiedienne n’est-elle pas, en définitive, l’exaltation de notre modernité, et en conformité avec nos goûts, du faire des imagiers incomparables de l’Orient ? [...]. Avec quel attendrissement, avec quelle passion sourde et contenue, qui n’appartient qu’à lui, il a rendu, au moyen des fragiles outils du graveur et du coloriste, la grâce masculine des adolescents, et la tendre chair de banane des radieuses jouvencelles ! [...] Je pense que s’il fallait absolument appliquer une épithète au sourire des adolescentes schmiediennes, et même à celui des adolescents, rien ne leur conviendrait mieux que le mot ambigü... Une atmosphère de pures délices enveloppe cette oeuvre boudourienne, multiple, voluptueuse, spirituelle, et d’une telle essence d’authentique Orient qu’elle nous fait vraiment respirer tous les parfums de l’Arabie. » (Préface du catalogue de l’exposition Schmied à la galerie Arnold Seligmann Rey à New York, mars 1927, pp. 34-37).