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1789rif. 11113Au Palais Royal, de l'Imprimerie du Caveau, 1789 ; in-8, broché ; N°1, 4, 5, 6 sur les six numéros parus au total (32 ; 19 ; 24 ; 28 pp.).
1566rif. 0053051566 Sans lieu [Genève, Estienne], l'an 1566, au mois de novembre. In-12 (114 X 177 mm) basane fauve granitée, encadrement de filet noir sur les plats, dos à cinq nerfs, caissons dorés ornés, tranches mouchetées en rouge (Reliure ancienne) ; (36) ff., 680 pages. Feuillets roussis, petite épidermure au premier plat, cerne de mouillure claire en marge des premiers feuillets. Ex-libris manuscrit ancien en marge du feuillet de titre, qui a été rogné par le couteau du relieur.
rif. 39561Pet. in-12 (131 x 75 mm), veau brun moucheté, dos à cinq nerfs orné de compartiments cloisonnés et fleuronnés, titre doré, roulette sur les coupes, tranches mouchetées rouges (reliure de l'époque).
In-8 (192 x 121 mm), plein veau havane marbré, dos lisse orné de compartiments fleuronnés et cloisonnés, pièce de titre de maroquin bordeaux, filet sur les coupes, tranches rouges (reliure de l'époque), xxxii, 326 p. Une des deux éditions publiées l'année de l'originale, celle-ci de format in-8° comporte l' "Epitre à Uranie" de Voltaire aux pages iii à viii. "Examen critique et érudit en dix-huit chapitres de quatre évangiles canoniques. Les récits évangéliques ne sont qu’un tissu de fables, erreurs et contradictions. Soulignant le caractère néfaste de la religion chrétienne, Holbach invite ses lecteurs à mener une vie conforme à la nature" ('D’Holbach et ses amis', 1505). L’ouvrage fut mis à l’index le 16 février 1778 et les exemplaires saisis furent détruits. (Peignot, 'Livres condamnés', II, 220. Tchemerzine-Scheler, III, 737. Vercruysse, éd. 2017, 1770-A4). Très bel exemplaire, très frais, très bien relié à l'époque.
rif. 46400295, Londres, chez David Fowler, de l'Imprimerie de J. Cooper, 1791; in-12, plein maroquin rouge, guirlandes dor., dos orné, tranches dorées. (Reliure de l'époque). 286 pp., 1 f. errata. EDITION ORIGINALE et seule parue. A la fin du volume l'éditeur Fowler annonce une édition en anglais de l'ouvrage "actuellement sous presse". Elle ne semble point avoir paru. Le Catal. de la British Library (cote 527 h.26) ne mentionne que l'édition en français. L'éditeur précise que l'ouvrage fut composé plusieurs années avant la Révolution française "il allait paraître lorsqu'elle survint. J'en suspendis alors l'impression afin de voir quelle tournure ce grand événement prendrait et quelles facilités il en résulterait pour l'introduction d'un pareil ouvrage dans un pays où autrefois il eut été proscrit et brûlé. Je fus si frappé des sages décrets de l'Assemblée Nationale Conformes aux vœux formés dans cet opuscule…". Nous n'avons trouvé aucun renseignement sur l'auteur, un certain Poopds, un Quaker familier de la langue française. En confiant son manuscrit à l'éditeur peu avant son décès, l'auteur a exigé le secret sur son nom. Violent pamphlet, inspiré par la philosophie des Lumières, contre les préjugés catholiques, la superstition, l'imposture des prêtres, le fanatisme et la répression préjugés des intolérants, paganisme des prêtres, commémoration du fanatisme pour la Terre Sainte, la Bible n'est pas un livre divin, miracles supposés, moines dangereux, réfutation de quelques erreurs de Locke, conseils pour un prince éclairé, etc. Ce livre est très rare. Très bel exemplaire en maroquin de l'époque.
rif. 240010Paris, A. Cinqualbre, s.d. (13 septembre 1878-1881) 206 fascicules en 4 vol. in-4, [2] ff. n. ch. (faux-titre et titre illustré d'une vignette en couleurs), puis ff. n. ch., brochés sous couvertures illustrées en couleurs. Déchirures à la livraison 101 (avec perte de texte).
rif. 39564Petit in-12 (140 x 82 mm), demi-maroquin vert bronze à la Bradel, dos lisse richement orné de compartiments cloisonnés et fleuronnés aux petits fers dans le goût de l'époque, titre doré, tête dorée (reliure signée de C. Honnelaître). 144 pages. Amsterdam, Pierre Schaier (à la sphère), 1700.
1745rif. 143701745 In-8 (164 x 105 mm), veau acajou moucheté de lépoque, dos à 5 nerfs richement orné de compartiments fleuronnés et cloisonnés, pièce de titre de maroquin bordeaux, filet à froid en encadrement des plats, filet doré sur les coupes, tranches rouges, xxx, 297 p., (1) bl., (9) p. de table et errata, (1) p. bl., (1) f. bl., 2 planches gravées hors texte, bandeaux gravés. Amsterdam, Zacharie Chatelain, 1745.
In-16 (105 x 72 mm), plein veau porphyre de l'époque, dos lisse richement orné de compartiments fleuronnés et cloisonnés, coiffes filetées, triples filets d'encadrement sur les plats, pièce de titre de maroquin bordeaux, coupes filetées, filet ondulé intérieur, tranches dorées, (4), viij, 85, (11) p., planche frontispice gravée. Première et unique édition sous ce titre, possédant faux-titre et titre: "Etrennes des esprits forts", un second titre: "Pensées philosophiques" à la même adresse, ainsi que la planche frontispice gravée en taille-douce de l'édition originale de 1746: "La vérité arrache le masque à la superstition" dans une version inversée en miroir. L'auteur des textes placés en introduction et en postface ("A Messieurs les esprits forts. Épître philosophique" et "Épître philosophique à un philosophe") n'a jamais été identifié. Ces textes n'ont été reproduits que dans l'édition des "Oeuvres philosophiques" de 1772. Cette édition serait imprimée en France selon David Adams et Jeroom Vercruysse qui se réfèrent à un arrêt de la cour du Parlement du 23 janvier 1759 condamnant l'ouvrage, et non en Hollande comme il avait été supposé jusqu'alors. "Ce livre mérite d'être considéré, vu les polémiques et les échos qu'il suscita, comme l'un des plus importants du XVIIIe siècle" (Wilson, 'Diderot', p. 47). (Adams, 'Diderot', II, PD10. Niklaus, 'Pensées philosophiques', Droz, 1965, Et, p. 53. Tchemerzine-Scheler, II, p. 920. Vercruysse, 'Recherches bibliographiques sur les "Pensées Philosophiques" de Diderot', "18e siècle", 1972/4, p. 374-378). Le Catalogue Collectif en France ne recense que trois exemplaires de cette édition: BM Rouen, Versailles et Biblio. Mazarine. Elle manque à la BnF. Bel exemplaire, grand de marges, très frais, très bien relié à l'époque.
In-12 (159 x 92 mm), cartonnage à la Bradel de papier dominoté XVIIIe s., pièce de titre de maroquin bordeaux fileté or, tranches rouges (rel. moderne signée de Goy & Vilaine), (2), 136 p., (12) p. de table, planche frontispice gravée. Edition originale de premier tirage selon Tchemerzine-Scheler et Niklaus, de troisième tirage selon Adams qui émet l'hypothèse que le texte en aurait été entièrement recomposé. Planche gravée en frontispice: "La vérité arrache le masque à la superstition". (Roland Mortier, in 'Recherches sur Diderot et sur l'Encyclopédie', n°25, 1998). Dans ce volume scandaleux, Diderot s’attache, par aphorismes, à explorer les voies d’une morale fondée sur la raison, la réhabilitation des passions et la libre pensée, affranchie du joug de la religion. "La pensée qu'il n’y a point de Dieu n'a jamais effrayé personne; mais bien celle qu’il y en a un, tel que celui qu’on me peint" (Aphorisme n°IX, p. 13). "Ce livre mérite d'être considéré, vu les polémiques et les échos qu'il suscita, comme l'un des plus importants du XVIIIe siècle" (Wilson, ‘Diderot’, p. 47). (Adams, PD3. R. Niklaus, 'Pensées philosophiques', Droz, 1950, P1, p. 50: "premier tirage rare". Tchemerzine-Scheler, II, 919). Bel exemplaire, frais, très grand de marges, dans une fine et très décorative reliure de papier dominoté du XVIIIe siècle.
rif. 38643In-4 (227 x 162 mm), plein veau acajou de l'époque, dos à 5 nerfs orné de compartiments cloisonnés et fleuronnés à la fleur de lys, filet d'encadrement doré sur les plats avec fleurs de lys aux angles, nom du collège doré au centre des plats, tranches jaspées, (8), 374 p. Paris, François Targa, 1642.
In-12 (154 x 92 mm), plein maroquin rouge de l’époque, dos à 5 nerfs guillochés or orné de compartiments fleuronnés et cloisonnés, pièce de titre de maroquin bordeaux, plats encadrés de triples filets dorés, roulette sur les coupes, dentelle intérieure, doré sur tranches, (8), 124 p. Edition originale de cet ouvrage, dédié "A la Nation Angloise", attribué à Elie Luzac, parfois à La Mettrie. Philosophe et philosophe, éditeur, imprimeur et libraire néerlandais d’origine française issu du refuge huguenot, Elie Luzac (1721-1796) publia ‘l'Homme Machine’ de La Mettrie, ce qui lui valut de nombreux déboires. Devenu avocat, partisan des "Lumières modérées", il défendit en philosophe et en juriste la liberté de conscience, la liberté de publier et la tolérance civile et religieuse. Cet ouvrage "où paraissait à plein les qualités de juriste de l’auteur marque une date dans l’histoire de liberté de presse" (Cf. J. Marx, "Un grand imprimeur au XVIIIe s.: Elie Luzac Fils", RBPH, 1968, 46-3, p. 779-786). "Elie Luzac, voulant justifier la publication de ‘L'Homme machine’ de La Mettrie fit paraître anonymement [cet] essai. Dans ce travail clair et bien argumenté (...), il développait le contenu de l'"Avertissement" qu'il avait composé pour introduire le livre de La Mettrie" (Aram Vartanian, "La Mettrie's 'L'Homme machine'"’, Princeton 1960, p. 97-98). Roger Stoddard, incorpore cet ouvrage dans sa bibliographie des oeuvres de La Mettrie ('La Mettrie, A bibliographical Inventory’, n°39). Sur cet ouvrage, cf. L. Jooken et al., "Elie Luzac et ‘L’homme plus que machine’ (1748): la parole dialogique d’un imprimeur des lumières" (in ‘Cad. Trad’, vol. 38 n°1, Florianópolis, Jan./Avril, 2018, p. 197-225). Très bel exemplaire, très frais, très bien relié en maroquin rouge à l’époque.
2 volumes in-12 (158 x 98 mm), plein maroquin rouge de l'époque, dos lisses ornés de compartiments cloisonnés et fleuronnés, filets et palettes dorés, triples filets en encadrement sur les plats, filet sur les coupes, dentelle intérieure, pièces de titre et de tomaison de maroquin rouge et vert bronze, tranches dorées, xii, 168 [i.e. 268] p. et viii, 211 p. Première édition collective de 'Discourse on Free Thinking' d'Antony Collins dans la traduction de Henri Scheurleer, revue par Jean Rousset de Missy, accompagné de son "Examen" par Jean-Pierre de Crousaz (1715), analyse critique et commentaires, donnés séparément et qui occupe l'intégralité du tome II. La 'Lettre d'un médecin arabe', également due à A. Collins, dispose d'une page de titre propre (I, p. 241-168 [i.e 268]). L'adresse de Londres est fictive, l'ouvrage a sans doute été imprimé aux Pays-Bas, vraisemblablement par Marc Michel Rey à Amsterdam. Élève, correspondant et ami de Locke, Anthony Collins est l'une des figures centrales de la Libre-pensée britannique. Dans ce célèbre 'Discours', il approfondit la thèse de Locke sur l'homme produit du milieu et se livre à une apologie de la liberté de penser. La brève et fulgurante 'Lettre d'un médecin arabe' défend et approfondit son système: la doctrine qui attire la persécution n'est pas le mahométanisme, mais tout fanatisme. La postérité de Collins sera considérable parmi les Encyclopédistes français. "L'ouvrage parut dès l'origine comme le manifeste redoutable de tout un parti. La libre-pensée agressive, avec lui, était née" (G. Ascoli, 'La Grande-Bretagne devant l'opinion française', II, p. 86). Le livre fut mis à l'index dès 1715 et attira à son auteur de nombreuses attaques qui l'obligèrent à se réfugier en Hollande. (France littéraire, II, 253. Peignot, 'Livres interdits', II, 214). Très bel exemplaire, imprimé sur vergé de Hollande, parfaitement relié à l'époque en 2 volumes de maroquin rouge, condition rare pour ce type d'ouvrage.
In-8 (164 x 105 mm), plein veau acajou moucheté de l'époque (164 x 105 mm), dos à 5 nerfs richement orné de compartiments fleuronnés et cloisonnés, pièce de titre de maroquin bordeaux, filet à froid en encadrement des plats, filet doré sur les coupes, tranches rouges, xxx, 297 p., (1) bl., (9) p. de table et errata, (1) p. bl., (1) f. bl., 2 planches gravées hors texte, bandeaux gravés. Edition originale du premier essai philosophique du jeune Diderot, illustrée de 2 planches gravées hors texte, 1 fleuron et 2 vignettes de Durand gravés par Fessard. "Cet exercice auquel se livra Diderot sur un original anglais fut davantage une paraphrase qu'une traduction. C'est un travail fort important pour saisir l'évolution de sa pensée. Il s'agissait de 'An Inquiry concerning Virtue and Merit de Lord Shaftesbury' (...). Il y avait quelque danger à présenter au public français, un ouvrage qui affirmait aussi franchement l'existence d'une morale naturelle, indépendant des sanctions d'une religion ou d'une Eglise données" (Wilson, ‘Diderot’, p. 44). Sur cet ouvrage capital "pour saisir l'évolution de la pensée de Diderot", cf. A. Wilson, p. 43 sq. et Venturi, 'La jeunesse de Diderot', passim. (Adams, PY1. Cohen, 306. Tchemerzine-Scheler, II, 916). Quelques petites rousseurs. Petit ex-libris effacé au titre. Bel exemplaire, très frais, grand de marges (164 x 105 mm), dans sa première reliure de veau moucheté.
2 ouvrages reliés en un volume in-12 (153 x 96 mm), plein veau marbré de l'époque, dos lisse entièrement orné d'un décor doré à la grotesque, pièce de titre de maroquin bordeaux, tranches rouges. 1- Première édition de la traduction française fournie par le baron d'Holbach, de cette oeuvre qui exerça une influence décisive sur sa propre doctrine comme sur la philosophie politique des Lumières. "Diderot nous a laissé un témoignage de l'enthousiasme que suscita chez lui ce traité [in 'Lettre à Sophie Volland']. Bien des éléments de cette doctrine passeront dans le 'Système de la Nature', avant tout le sensualisme conséquent, le mécanisme et le relativisme des critères moraux et sociaux" (cf. Naville, 'Holbach', p. 218-224). Par ailleurs, dans le domaine moral comme politique, tout sépare Hobbes de d’Holbach, lequel se prononce en faveur de la perfectibilité humaine, contre l’état de nature hobbesien et contre le principe du pouvoir absolu. L’adresse de Londres est fictive. L’ouvrage a été imprimé à Amsterdam chez Marc-Michel Rey. (Conlon, 'Siècle des Lumières', 72:860. Garcia, 'Hobbes: Bibliographie Intle', p. 8. Vercruysse, 'Holbach', éd. 2017, 1772/D2. Tchemerzine-Scheler, III, 729). 2- Edition originale et unique de cet essai, développement de l'article "Usure" que l'auteur avait rédigé pour l'Encyclopédie. Faiguet de Villeneuve livre ici une vigoureuse défense du prêt à intérêt et réfute les critiques traditionnelles de l'Église et de la loi en la matière, tant par des arguments religieux, qu'économique et sociaux. Il démontre que le prêt favoriserait le commerce et l'industrie et permettrait aux hommes entreprenants de développer leurs compétences en créant une dynamique favorable entre détenteurs des capitaux et entrepreneurs. Au cours de sa démonstration, l'auteur propose une réforme de la poste afin que la forme et le poids réglementent le prix du port. Joachim Faiguet de Villeneuve (1703-1780), économiste et philanthrope a été un collaborateur régulier de L'Encyclopédie. Il obtint la charge de trésorier de France au Bureau des Finances de Châlons-sur-Marne; il est considéré comme l'un des créateurs en France de la science de l’Économie politique. (Conlon, 'Siècle des Lumières', 70:874. Goldsmiths'-Kress, n°10683.3. Higgs, n°5043. INED, n°1773).Goldsmiths'-Kress, n°10683.3. Higgs, n°5043. INED, n°1773). Mors légèrement frottés. Très bon exemplaire, très frais, bien relié à l'époque.
1772rif. 385001772 2 ouvrages reliés en un volume in-12 (153 x 96 mm), plein veau marbré de l'époque, dos lisse entièrement orné d'un décor doré à la grotesque, pièce de titre de maroquin bordeaux, tranches rouges.
rif. 393232 ouvrages reliés en un volume in-12 (125 x 73 mm), veau havane de l'époque, dos à cinq nerfs orné de compartiments cloisonnés et fleuronnés, double filet d'encadrement doré sur les plats, tranches rouges.
rif. 9367A La Haye [et] A Tourcoing, chez Jean van den Bergh [et] sans nom, 1739 [et] 1752. 2 tomes en un volume in-16 de [6]-256; de 2 à 102 pages (manque p. 3/4), plein veau marbré fauve, dos lisse orné de filets et 4 alérions dorés, double filet doré encadrant les plats, simple sur les coupes, armes d'Anne Léon (Ier) de Montmorency avec la devise: Dieu aide au premier baron chretien, ainsi que la devise grecque. Mors frottés et légèrement fendus, tampon rose répété deux fois sur chaque page de titre, restauration à la première, avec une cote de bibliothèque à l'encre bleue.
2 volumes in-12 (167 x 97 mm), plein veau blond marbré de l'époque, dos à nerfs ornés de compartiments fleuronnés et cloisonnés, pièces de titre et de tomaison de maroquin bordeaux, armes frappées au centre des plats, filet doré sur les coupes, tranches rouges, xxiv, 265 p. et (4), 292 p. Une des deux éditions à la date de l'originale. "L'exposé systématique de la doctrine sensualiste de Condillac. Il prépare pour les écrivains de l'époque des Lumières, un cadre philosophique dans lequel pourront être incluses les solutions les plus radicalement opposées au spiritualisme traditionnel ; il fournit aux scientifiques une méthode, aux idéologues une doctrine qui restera à la base de la philosophie française, jusqu'à la contre-révolution et au triomphe de Kant" (J.-P. Faye). Selon Rousseau, dans les 'Confessions', c'est Diderot qui engagea le libraire Durand à prendre le manuscrit. (J. Sgard, 'Corpus Condillac', 02, p. 175). Bel exemplaire aux armes d'Alexandre de La Rochefoucauld (1690-1762), homme de culture, officier puis Grand-Maître de la Garde-Robe du Roi, il fut disgracié en 1744 et s'exila sur ses terres de La Roche-Guyon. Il avait réuni une belle et très importante bibliothèque (Olivier, 710).
rif. 395933 tomes en 2 volumes in-16 (139 x 86 mm), demi-veau cerise à coins, dos à cinq nerfs orné de compartiments richement cloisonnés et fleuronnés, titre et tomaisons dorés, coiffes guillochées, tête dorée (rel. signée de Petit successeur de Simier), (6), 248 pages ; 8, (2), 9-184 pages et (6), 136 pages. Paris, chez les Marchands de Nouveautés, 1792.
In-12 (157 x 100 mm), demi-cuir de Russie vert bronze, dos lisse orné d'un jeu de doubles filets dorés, titre doré, (rel. ca 1840), (2) f., (8), 188 p. Edition originale posthume de cette utopie attribuée à Fontenelle, composée par celui-ci autour de 1682 selon une date mentionnée page 152. Selon H.-G. Funke (Voltaire Foundation, 1998): "première utopie athée et communiste dans la littérature française, ce récit de voyage utopique lie le néo-scepticisme et le libertinage érudit du XVIIe siècle au matérialisme et au néo-spinozisme du siècle des Lumières". On y retrouve réunis les grands thèmes des utopies démocratiques de son temps: absence de propriété privée, travail modéré, régime alimentaire frugal et sain, urbanisation géométrique, magasins publics, pacifisme, mépris des biens matériels, polygamie mesurée, etc. Plus radical le traitement de la question religieuse: les Ajaoiens constituent une société d'athées vertueux et strictement matérialistes dans laquelle l'Etat et l'homme ne doivent plus rien à Dieu. Dieu comme l'âme ont été inventés "par d'habiles politiques" afin de maintenir les hommes "dans une crainte perpétuelle d'un prétendu avenir". "Ces peuples ne reconnaissent aucun fondateur ni de leur république, ni de leur religion. Aussi n’y a-t-il parmi eux ni secte ni parti, soit dans les religions, soit sur les affaires de l’État. Ils n’ont ni livre sacré, ni loi écrite" (p. 37). (Cf. R. Trousson, 'Voyages aux pays de nulle part', p. 111 et s. J.-M. Racault, 'L'utopie narrative', p. 386 et s. et A. Niderst, 'Fontenelle', p. 47 et s.). (R. Descharmes, 'Cat. des ouvrages de Fontenelle', B.N., n° 173. Hartig et Soboul, 'Utopies', 60. Tchemerzine-Scheler, III, 340). Très bon exemplaire, intérieur très frais.
In-12 (154 x 87 mm), plein veau havane de l'époque, dos à 5 nerfs fleuronnés et cloisonnés, pièce de titre de maroquin bordeaux, plats encadrés de triples filets dorés, tranches dorées, x, 400 p., (12) p. d'errata et de table, 5 figures sur 4 planches gravées hors texte dont une dépliante, exemplaire imprimé sur papier fort. Edition originale de quatrième émission qui fournit le "stade ultime du texte". Elle est augmentée, sans interruption à partir de la p. 242, des ajouts donnés par Diderot et son éditeur aux cahiers de premier tirage. Elle possède une page de titre recomposée pour l’occasion, 400 pages suivies d'une page d'errata et de 11 pages de table. 5 figures disposées sur 4 planches. 2 figures sont regroupées sur une même planche dépliante (vers de "Lucrèce / Virgile" ensemble avec "Trois mesures de musique"). Les feuillets A2, D4, et L5 sont cartonnés. Le livre a été publié, au moins en partie, par Jean-Baptiste Bauche fils, sans nom d’éditeur mais avec la permission tacite du nouveau et libéral directeur de la librairie, Malesherbes bien que l'auteur soit sous le coup d’une lettre de cachet, emprisonné à Vincennes. Diderot y expose ses conceptions novatrices sur la formation du langage et annonce plusieurs de ses théories esthétiques notamment "le modèle idéal", "le sublime" ou "le spectateur de sang-froid", théories qu’il reprendra par la suite dans ses "Salons" ou dans le 'Paradoxe sur le comédien'. (Adams, LH4. Tchemerzine-Scheler, II, 929 notes de L. Scheler). Très bel exemplaire, très frais, grand de marges, imprimé sur papier fort, très bien relié à l'époque.
1903rif. bn1893Conard Louis Sélection Chantefable Reliure signée 1903 Un volume in-8° relié plein maroquin mosaïqué signé Marot Rodde (Louise Marot), premier plat magnifiquement décoré d'une crosse et de décor à l'or, sous emboîtage, contre gardes décorées d'encadrement mosaiqué etourant un rectangle de toile moirée, garde volante de la même toile moirée, couverture conservée. Illustrations en couleurs par Edmond Malassis. Les verso de la garde volante et le recto de la garde volante suivante sont d'un papier imprimé. Toutes tranches dorées. 1 des 150 exemplaires numérotés sur papier vélin ; mors supérieur très légèrement usé sans frottement ni manque. Magnifique reliure de Marot Rodde pour ce conte drolatique anticlérical qui avait été refusé par le directeur de la revue de Paris en raison des événements récents (Pillage des églises à Paris en 1831). Livraison a domicile (La Poste) ou en Mondial Relay sur simple demande.
1677In -12°, pp. (8), 86, 2 cbb, 60, 248, 80, (2), 58. Quattro opere legate assieme in pergamena, tagli rossi, titolo manoscritto al dorso. Composita raccolta di opere: la prima edizione di una raccolta di romanzi considerati alle origini della letteratura americana legata con un’insieme di opere di carattere anticattolico e severamente critiche nei confronti dello strapotere francese nella seconda metà del XVII secolo: tutte stampate probabilmente ad Amsterdam. Il trattatello che apre l’insieme (“L’Europa schiava se l’Inghilterra non divincola [dalla Francia]”), stampato in prima edizione nel ’77, circolava in varie lingue alla fine del XVII secolo per le corti d’Europa, attribuito a uno pseudonimo Jean-Paul Comte de Cerdan. A sua volta di tenore fortemente antifrancese è anche il trattato seguente (“Mauvaise foy...”): entrambi gli scritti portano un luogo di stampa e uno stampatore fittizio. In prima edizione i tre romanzi che compongono le “Nouvelles de l’Amerique” e trattano storie di pirati, fra i primi esempi di letteratura narrativa americana. Chiude la raccolta una biografa anch’essa anonima (Nella dedica l’autore si firma come “Troussière”) e anch’essa di spirito anticattolico: François D’Usson, funzionario e militare di una blasonata famiglia francese, è descritto come “ardente calvinista”. A various gathering of different works, the first edition of a novels’ collection considered an earliest exemple of American litterature, bound with political and anticatholic works, strongly against French power in XVII century. The opening work is (“Europe slave if England doesn’t break chains [from France]”) was widely circulating around Europe at the end of the Century. Strongly against France is also the following booklet (“Mauvaise foy…”): both scripts bring a false printer and place (probably it was Amsterdam). In first edition the “Nouvelles de l’Amerique”, stories about pirates and freebooters, are between the first examples of american narrative litterature. An anticatholic biography closes the collection: François D’Usson, an important military french man, has been described as a “fiery calvinist”.
rif. 39327In-4 (230 x 183 mm), veau havane marbré de l'époque, dos à 5 nerfs fleuronné et cloisonné, pièce de titre de veau orange, roulette dorée sur les coupes, tranches rouges, lvi, 364 p., grande vignette de titre gravée. Londres, Jean Nourse [i.e. Berlin], 1751.