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In-4, broché, couverture de l'éditeur, 32 p. Importante contribution de Ferdinand Buisson sur la laïcité et ses interprétations, tiré-à-part de la "Revue Politique et Parlementaire" (10 octobre 1903). Réfléchissant à la "crise de l’anticléricalisme", Buisson affirme que l’idéologie anticléricale ne doit pas faire oeuvre d’autoritarisme ni d’irréligion et rejoint sur ce point Georges Clemenceau. Il regrette que l'on puisse confondre cléricalisme et catholicisme, catholicisme et christianisme, christianisme et religion. Couverture défraîchie. Texte un peu fripé. Cachet. Ex-dono de l'auteur "Don de l'auteur".
In-12, broché, couverture d'origine renforcée sur papier fort, viii, 312 p. Pédagogue, inspecteur général de l'Instruction publique Félix Pécaut (1828-1898) fut chargé par Ferdinand Buisson de fonder l'École normale supérieure de jeunes filles de Fontenay en 1880. Il en devint le premier directeur. Issu d'une famille protestante du sud-ouest, il est l'un des principaux artisans de la laïcisation de l’enseignement public primaire en France. Il fut également l'un des premiers dreyfusards et démissionna de son poste d'inspecteur de l'Instruction publique pour manifester son désaccord avec les positions officielles du gouvernement dans les débuts de l'Affaire. Cet ouvrage contient le recueil des articles qu'il publia dans "Le Temps" de 1871 à 1879, principalement consacrés aux questions d'éducation et d'instruction publique. Quelques rousseurs. Bon exemplaire.
In-12, demi-chagrin bleu nuit de l'époque, dos à 5 nerfs soulignés de filets dorés, titre doré, tranches mouchetées, (4), 396 p. Troisième édition, publiée l'année de l'originale, de ce recueil des principaux discours et interventions de J. Simon jusqu'en 1868. L'exposé du programme des Républicains, selon Jules Simon: séparation de l'Eglise et de l'Etat, liberté de la presse, abolition des armées permanentes, enseignement, droit de réunion..., programme qui deviendra, très largement, celui de la Troisième république. (Cf. Weill, "Histoire du parti républicain", p. 372). Très bon exemplaire, très bien relié à l'époque.
In-12, demi-chagrin bleu nuit de l'époque, dos à 4 nerfs orné, titre doré, tranches mouchetées, (2) f., xxxi, 410 p. Troisième édition parue un an après l'originale. L'auteur reprend les points fondamentaux de la religion naturelle des temps modernes, tout en insistant sur sa dimension éducative (cf. J. Lagrée, 'La Religion naturelle', Paris, PUF, 1991, p. 93-101). "Simon expose la religion naturelle qui convient au philosophe (...). Il recommande un culte personnel mais renonce volontiers au culte public" (G. Weill, 'Histoire du parti républicain', p. 335-336). Mors fendus, coiffes usées, quelques rousseurs et auréoles éparses. Reliure frottée. Cachets de bibliothèque.
In-12, demi-chagrin de l'époque, dos à nerfs, (4), 285 p. Edition originale. "Pourquoi les dogmes ne renaissent pas; Les affirmations de la conscience moderne; L'art et la vie; Individualisme et solidarité; Vie intérieure et action sociale; Un problème d'éducation; La libre pensée; La libre pensée et les religions positives; Le beau et l'utile; La philosophie de Tolstoï; Les idées françaises". "Cet ouvrage, dans lequel l'auteur expose ses réflexions sur l'aspect temporaire des dogmes, et sa compréhension de la Libre-Pensée, est très certainement un ouvrage de référence" (Pierre-Yves Ruff). Dos légèrement frotté. Bon exemplaire.
2 tomes reliés en un volume in-12, plein veau moucheté de l'époque, dos à 4 nerfs orné de compartiments fleuronnés et cloisonnés, pièce de titre de maroquin bordeaux, tranches marbrées, (4), 160 p. et (2), 186 p. "Nouvelle édition revue et augmentée", en deux volumes, imprimée probablement à Berlin. Titre imprimé en noir et rouge. Au titre, portrait de Frédéric dans un médaillon gravé par J.C.G. Fritzsch. Nombreux ornements typographiques. Frédéric II composa cet essai sur le modèle du 'Siècle de Louis XIV' de Voltaire et l'oeuvre lui valut les louanges de l'Europe des Lumières toute entière. Quelques rousseurs éparses. Reliure un peu frotté. Bon exemplaire, relié à l'époque.
In-8, broché sous couture, 12 p., non rogné. Intéressant pamphlet politique radical, violemment critique vis-à-vis du pouvoir royal, réplique à une "Instruction pastorale sur l'obéissance due aux souverains" de Le Franc de Pompignan. L'auteur, originaire du Dauphiné, signe "Michel Blanchard, magister [i.e. maître d'école] du village de Moivieux, le 8 août 1788". Il rejette "l'obéissance aveugle" imposée aux fidèles par l'Instruction pastorale et s'élève contre l'instrumentalisation des Ecritures en faveur de la soumission à un "pouvoir" monarchique jugé illégitime. Il dénonce l'absolutisme, la politique fiscale catastrophique qui règne sur son village comme dans sa région et, plus largement, défend un projet politique "incompatible avec l'absolutisme royal": "les peuples existaient nécessairement avant les rois" (p. 9). Jean Egret ("Le Parlement et la révolution dauphinoise", Grenoble, 1942, p. 303) attribue ce pamphlet "à l'avocat consistorial Meyer". (Maignien, 'Bibliographie du Dauphiné pendant la Rév. Française', n°187). Exemplaire très frais, parfaitement conservé, entièrement non rogné.
In-12, broché, couverture d'attente grise, 150 p. (titre inclus), (1) f. blanc, 6 figures gravées hors texte, entièrement non rogné. Rare édition à la date de l'originale, illustrée de 6 figures. Elle a été rajoutée par L. Scheler, dans ses addenda à Tchemerzine (I, 925), pour signaler que cette édition est "fort rare". Selon A. Gerits ('A short Contribution', p. 293), cette édition aurait été imprimée à Amsterdam chez Marc-Michel Rey. Ce texte qui devait provoquer l'arrestation et l'incarcération de Diderot au Donjon de Vincennes, marque une étape décisive dans la pensée du philosophe, la rupture avec le néo-spinozisme de ses débuts et son évolution vers des positions matérialistes et athées. (Adams, LG4. Niklaus, L3. Tchemerzine-Scheler, I, 925 note rajoutée). Papier bruni et roussi par endroit. Bon exemplaire entièrement non rogné.
In-12 (157 x 97 mm), plein veau marbré de l'époque, dos à 5 nerfs orné de compartiments fleuronnés et cloisonnés, pièce de titre de maroquin bordeaux, tranches rouges, (2) f. (titre et "Aux jeunes gens"), 99 p. et (5) p. de table. Edition probablement hollandaise, selon Adams. Le texte est conforme à celui de la première édition de 1754, avec les modifications et les augmentations. "Les fautes sont ici corrigées, d'où suppression de l'errata" (Tchemerzine-Scheler, II, 938). (Adams, PE4. Tchemerzine-Scheler, II, 938). Petit cachet clair ex-libris au titre :" Bibliothèque positiviste". Rousseurs éparses. Bon exemplaire, bien relié à l'époque.
In-12 (159 x 92 mm), cartonnage à la Bradel de papier dominoté XVIIIe s., pièce de titre de maroquin bordeaux fileté or, tranches rouges (rel. moderne signée de Goy & Vilaine), (2), 136 p., (12) p. de table, planche frontispice gravée. Edition originale de premier tirage selon Tchemerzine-Scheler et Niklaus, de troisième tirage selon Adams qui émet l'hypothèse que le texte en aurait été entièrement recomposé. Planche gravée en frontispice: "La vérité arrache le masque à la superstition". (Roland Mortier, in 'Recherches sur Diderot et sur l'Encyclopédie', n°25, 1998). Dans ce volume scandaleux, Diderot s’attache, par aphorismes, à explorer les voies d’une morale fondée sur la raison, la réhabilitation des passions et la libre pensée, affranchie du joug de la religion. "La pensée qu'il n’y a point de Dieu n'a jamais effrayé personne; mais bien celle qu’il y en a un, tel que celui qu’on me peint" (Aphorisme n°IX, p. 13). "Ce livre mérite d'être considéré, vu les polémiques et les échos qu'il suscita, comme l'un des plus importants du XVIIIe siècle" (Wilson, ‘Diderot’, p. 47). (Adams, PD3. R. Niklaus, 'Pensées philosophiques', Droz, 1950, P1, p. 50: "premier tirage rare". Tchemerzine-Scheler, II, 919). Bel exemplaire, frais, très grand de marges, dans une fine et très décorative reliure de papier dominoté du XVIIIe siècle.
In-8 (164 x 105 mm), plein veau acajou moucheté de l'époque (164 x 105 mm), dos à 5 nerfs richement orné de compartiments fleuronnés et cloisonnés, pièce de titre de maroquin bordeaux, filet à froid en encadrement des plats, filet doré sur les coupes, tranches rouges, xxx, 297 p., (1) bl., (9) p. de table et errata, (1) p. bl., (1) f. bl., 2 planches gravées hors texte, bandeaux gravés. Edition originale du premier essai philosophique du jeune Diderot, illustrée de 2 planches gravées hors texte, 1 fleuron et 2 vignettes de Durand gravés par Fessard. "Cet exercice auquel se livra Diderot sur un original anglais fut davantage une paraphrase qu'une traduction. C'est un travail fort important pour saisir l'évolution de sa pensée. Il s'agissait de 'An Inquiry concerning Virtue and Merit de Lord Shaftesbury' (...). Il y avait quelque danger à présenter au public français, un ouvrage qui affirmait aussi franchement l'existence d'une morale naturelle, indépendant des sanctions d'une religion ou d'une Eglise données" (Wilson, ‘Diderot’, p. 44). Sur cet ouvrage capital "pour saisir l'évolution de la pensée de Diderot", cf. A. Wilson, p. 43 sq. et Venturi, 'La jeunesse de Diderot', passim. (Adams, PY1. Cohen, 306. Tchemerzine-Scheler, II, 916). Quelques petites rousseurs. Petit ex-libris effacé au titre. Bel exemplaire, très frais, grand de marges (164 x 105 mm), dans sa première reliure de veau moucheté.
2 volumes in-12, pleine basane marbrée de l'époque, dos à nerfs fleuronnés et cloisonnés, pièces de titre et de tomaison de maroquin, tranches rouges, xvi, 430 p. et xij, 407 p., (3) p. de privilège. Une des deux éditions à la date de l'originale, celle-ci avec approbation et privilège. La réfutation par Bergier de l'ouvrage de d'Holbach. "Bergier voit bien comment le 'Système' est l'aboutissement du mouvement philosophique auquel 'De l'Esprit' avait donné une direction nouvelle" (Monod, 'Les défenseurs français du Christianisme’, p. 449). Les pages de titre et de préface ont été inversées entre les deux volumes (xvj, 407, [3]) p. et xij, 430 p.). Petits accrocs aux coins et aux coiffes. Quelques rousseurs. Exemplaire bien complet. Bon exemplaire, relié à l'époque.
In-12, broché, couverture papier bleu ancien (rel. postérieure), 47 p., (1) f. bl., titre inclus. Edition publiée un an après l'originale de cette imitation facétieuse de la 'Relation de la mort du P. Berthier' par Voltaire, composée par Nicolas Joseph Sélis. (Cf. Bengesco, IV, p. 343. Quérard, IX, 9, p. 39). Quelques rousseurs. Bon exemplaire.
Petit in-8, plein veau marbré de l'époque, dos à 5 nerfs orné de compartiments cloisonnés et fleuronnés, pièce de titre de maroquin citron, roulette dorée sur les coupes, tranches rouges, viij, 238 p. Edition originale de ce livre hétérodoxe, peu étudié, recueil de six "songes" dans lesquels l’auteur radicalise la doctrine cartésienne de l’animal-machine et recherche "quelle méchanique supplée [aux sentiments] pour faire produire [aux animaux] tant d’actes si merveilleux". Moreau de St Elier est conduit à mettre en évidence un principe premier, moteur commun à tout le règne vivant et à formuler une conception matérialiste radicale de l’Homme. L’ouvrage est cité comme l’une des sources de La Mettrie (cf. 'Maupertuis’s Brother and the Man-Machine' in "Transactions of the 5th International Congress on the Enlightenment", Pisa, August-Sept. 1979, vol. 190, p. 490 et Aram Vartanian, 'Le frère de Maupertuis et l'homme machine', in: Dix-huitième Siècle, n°14, 1982, p. 305-323). Frère de Maupertuis, Moreau de Saint Élier (1701-1754) était regardé comme l’un des personnages les plus excentriques de son temps. (Conlon, 'Siècle des Lumières', 53:919. France Littéraire, VI, 299). Quelques petits accrocs de cuir à la reliure. Très bon exemplaire, très frais, grand de marges, bien relié à l'époque.
2 volumes in-12 (158 x 98 mm), plein maroquin rouge de l'époque, dos lisses ornés de compartiments cloisonnés et fleuronnés, filets et palettes dorés, triples filets en encadrement sur les plats, filet sur les coupes, dentelle intérieure, pièces de titre et de tomaison de maroquin rouge et vert bronze, tranches dorées, xii, 168 [i.e. 268] p. et viii, 211 p. Première édition collective de 'Discourse on Free Thinking' d'Antony Collins dans la traduction de Henri Scheurleer, revue par Jean Rousset de Missy, accompagné de son "Examen" par Jean-Pierre de Crousaz (1715), analyse critique et commentaires, donnés séparément et qui occupe l'intégralité du tome II. La 'Lettre d'un médecin arabe', également due à A. Collins, dispose d'une page de titre propre (I, p. 241-168 [i.e 268]). L'adresse de Londres est fictive, l'ouvrage a sans doute été imprimé aux Pays-Bas, vraisemblablement par Marc Michel Rey à Amsterdam. Élève, correspondant et ami de Locke, Anthony Collins est l'une des figures centrales de la Libre-pensée britannique. Dans ce célèbre 'Discours', il approfondit la thèse de Locke sur l'homme produit du milieu et se livre à une apologie de la liberté de penser. La brève et fulgurante 'Lettre d'un médecin arabe' défend et approfondit son système: la doctrine qui attire la persécution n'est pas le mahométanisme, mais tout fanatisme. La postérité de Collins sera considérable parmi les Encyclopédistes français. "L'ouvrage parut dès l'origine comme le manifeste redoutable de tout un parti. La libre-pensée agressive, avec lui, était née" (G. Ascoli, 'La Grande-Bretagne devant l'opinion française', II, p. 86). Le livre fut mis à l'index dès 1715 et attira à son auteur de nombreuses attaques qui l'obligèrent à se réfugier en Hollande. (France littéraire, II, 253. Peignot, 'Livres interdits', II, 214). Très bel exemplaire, imprimé sur vergé de Hollande, parfaitement relié à l'époque en 2 volumes de maroquin rouge, condition rare pour ce type d'ouvrage.
2 volumes in-8, plein veau havane, dos à nerfs (rel. moderne), viij, 310 p. et 323 p., vignettes, culs-de-lampe et 3 planches dépliantes. Première édition illustrée de 3 planches dont 2 dépliantes et de jolies vignettes. Chaque oeuvre figure sous page de titre particulière. Bien que diffusée confidentiellement, l'oeuvre d'Hemsterhuis exerça une influence majeure sur ses contemporains: Diderot, qui le fréquenta et le commenta, Friedrich Heinrich Jacobi dont la 'Lettre à M Hemsterhuis' sur Spinoza (1784) est insérée pour la première fois dans cette édition, mais aussi Herder, Goethe, Hölderlin, Novalis et Schlegel. "Les thèmes des données immédiates de la conscience et du retour à la vie simple qu‘illustrera Bergson sont toujours présents (…). Bien avant les romantiques, il proclame l’union de la poésie et de la philosophie dans un éloge de l’enthousiasme qui met l’imagination à la source de toute appréhension de la vérité (…). L’apport fondamental de Hemsterhuis à la pensée de son temps est de l’avoir, par son platonisme, écarté de tout empirisme et de tout matérialisme sans pour autant la limiter à une fonction critique, mais en lui restituant son sens métaphysique" (J.-L. Vieillard-Baron, 'Hemsterhuis platonicien', in XVIIIe siècle, VII, 1975, p. 129-146). Sur l'importance de l'oeuvre d'Hemsterhuis, sa singularité et ses recherches visant à "retrouver l'originalité profonde du spinozisme et à la dégager des perversions modernes", cf. P. Vernière, 'Spinoza et la pensée française', p. 668-673. (R.E. Stoddard, 'Hemsterhuis, bibliography', "The Book collector", vol. 50/2, n°13, p. 197). Faux-titre du tome I légèrement grisé dans la marge. Petit défaut à un mors. Quelques petites rousseurs et piqûres éparses. Bon exemplaire, frais, non rogné.
2 tomes reliés en un volume petit in-12 (126 x 77 mm), pleine percaline vert bronze gaufrée à la Bradel, titre doré, tranches marbrées (rel. Goy & Vilaine), (4), 160 p. et (4), 158 p., 2 planches gravées en frontispice. Edition parue après un an après l'originale, illustrée de deux frontispices: le premier représente l'héroïne à genoux un sein nu, malmenée par trois religieuses, la seconde l'évasion de Suzanne Simonin qui vient d'escalader le mur du couvent. WorldCat ne recense qu'un unique exemplaire de cette édition (Univ. of Pennsylvania); Adams un second à la BM de Senlis. Elle manque à la BnF. (Adams, II, RC12). Quelques petites rousseurs éparses. Petite signature ex-libris ancienne au titre: "Prosper Barré". Très bon exemplaire, bien relié.
In-12 (154 x 87 mm), plein veau havane de l'époque, dos à 5 nerfs fleuronnés et cloisonnés, pièce de titre de maroquin bordeaux, plats encadrés de triples filets dorés, tranches dorées, x, 400 p., (12) p. d'errata et de table, 5 figures sur 4 planches gravées hors texte dont une dépliante, exemplaire imprimé sur papier fort. Edition originale de quatrième émission qui fournit le "stade ultime du texte". Elle est augmentée, sans interruption à partir de la p. 242, des ajouts donnés par Diderot et son éditeur aux cahiers de premier tirage. Elle possède une page de titre recomposée pour l’occasion, 400 pages suivies d'une page d'errata et de 11 pages de table. 5 figures disposées sur 4 planches. 2 figures sont regroupées sur une même planche dépliante (vers de "Lucrèce / Virgile" ensemble avec "Trois mesures de musique"). Les feuillets A2, D4, et L5 sont cartonnés. Le livre a été publié, au moins en partie, par Jean-Baptiste Bauche fils, sans nom d’éditeur mais avec la permission tacite du nouveau et libéral directeur de la librairie, Malesherbes bien que l'auteur soit sous le coup d’une lettre de cachet, emprisonné à Vincennes. Diderot y expose ses conceptions novatrices sur la formation du langage et annonce plusieurs de ses théories esthétiques notamment "le modèle idéal", "le sublime" ou "le spectateur de sang-froid", théories qu’il reprendra par la suite dans ses "Salons" ou dans le 'Paradoxe sur le comédien'. (Adams, LH4. Tchemerzine-Scheler, II, 929 notes de L. Scheler). Très bel exemplaire, très frais, grand de marges, imprimé sur papier fort, très bien relié à l'époque.
4 volumes in-8, demi-veau bleu nuit, dos lisses ornés de filets dorés et à froid, titres et tomaisons dorés, tranches mouchetées (reliure de l'époque). Edition collective en partie originale, établie sur des manuscrits conservés dans le fond Diderot de la bibliothèque du château de L'Ermitage à Leningrad, qu'un français naturalisé russe, Jeudy-Dugourd, copia et céda à l'éditeur Jean-Baptiste Paulin. Contient: "Mémoires pour servir à l'histoire de la vie et des ouvrages de Diderot, par Madame de Vandeul, sa fille" (I, p. 1-64) (en première édition) - les 'Lettres à Sophie Volland' - Le 'Voyage à Bourbonne et à Langres' – La correspondance avec Falconet - 'Paradoxe sur le comédien' (en première édition) - Entretien entre d'Alembert et Diderot - Le rêve de d'Alembert. Suite de l'Entretien et 'La promenade du sceptique'. (Adams, B6. Catalogue BN, 'Diderot', 1963, n° 578). Rousseurs et piqûres parfois soutenues. Dos légèrement frottés. Exemplaire relié à l'époque.
2 tomes en un volume in-12, demi-veau sapin, dos lisse orné de roulettes et fleurons dorés, titre doré, tranches mouchetées (rel. ca 1830), (2) f., 247 p. et (2) f., 244 p., 2 planches frontispices. Rare édition parue la même année que l'originale, imprimée sur papier vergé et illustrée de 2 gravures différentes de celles de l'édition de Dussart (1797). (Adams, RC3. Tchemerzine-Scheler, II, 971. Inconnu à Cohen). Aucun exemplaire de cette édition n'est recensé dans les bibliothèques françaises: elle manque à la BnF et au CCFr. Seulement 4 sont recensées dans le monde. Quelques petites auréoles claires et qqs rousseurs. Bon exemplaire.
In-16 (105 x 72 mm), plein veau porphyre de l'époque, dos lisse richement orné de compartiments fleuronnés et cloisonnés, coiffes filetées, triples filets d'encadrement sur les plats, pièce de titre de maroquin bordeaux, coupes filetées, filet ondulé intérieur, tranches dorées, (4), viij, 85, (11) p., planche frontispice gravée. Première et unique édition sous ce titre, possédant faux-titre et titre: "Etrennes des esprits forts", un second titre: "Pensées philosophiques" à la même adresse, ainsi que la planche frontispice gravée en taille-douce de l'édition originale de 1746: "La vérité arrache le masque à la superstition" dans une version inversée en miroir. L'auteur des textes placés en introduction et en postface ("A Messieurs les esprits forts. Épître philosophique" et "Épître philosophique à un philosophe") n'a jamais été identifié. Ces textes n'ont été reproduits que dans l'édition des "Oeuvres philosophiques" de 1772. Cette édition serait imprimée en France selon David Adams et Jeroom Vercruysse qui se réfèrent à un arrêt de la cour du Parlement du 23 janvier 1759 condamnant l'ouvrage, et non en Hollande comme il avait été supposé jusqu'alors. "Ce livre mérite d'être considéré, vu les polémiques et les échos qu'il suscita, comme l'un des plus importants du XVIIIe siècle" (Wilson, 'Diderot', p. 47). (Adams, 'Diderot', II, PD10. Niklaus, 'Pensées philosophiques', Droz, 1965, Et, p. 53. Tchemerzine-Scheler, II, p. 920. Vercruysse, 'Recherches bibliographiques sur les "Pensées Philosophiques" de Diderot', "18e siècle", 1972/4, p. 374-378). Le Catalogue Collectif en France ne recense que trois exemplaires de cette édition: BM Rouen, Versailles et Biblio. Mazarine. Elle manque à la BnF. Bel exemplaire, grand de marges, très frais, très bien relié à l'époque.
Ensemble de deux ouvrages reliés en 2 volumes in-8 (183 x 112 mm), plein veau blond de l'époque, dos lisses ornés de compartiments fleuronnés et cloisonnés, coupes filetées, tranches rouges. 1- Édition donnée un an après l'originale, imprimée, selon Vercruysse, à la Société typographique de Neuchâtel. Elle est la première à contenir le réquisitoire du procureur Antoine-Louis Séguier (18 août 1770), qui provoqua la condamnation de l'ouvrage "à être lacéré et brûlé" en même temps que "différents livres ou brochures, comme impies, blasphématoires et séditieux, etc" (pages 455 à 500). (Vercruysse, 'Bibliographie du baron d'Holbach', éd. 2017, 1771/A1 p. 131). 2- Une des trois éditions données l'année de l'originale du 'Vrai sens du Système de la Nature' dont l'attribution reste débattue: Helvétius ou d'Holbach (par Mornet et Lough). Selon David Smith, cette édition aurait été imprimée à Lausanne chez Gresset. II s'agit du résumé complet et fidèle, véritable épitomé, chapitre par chapitre (vingt-neuf), des thèses développées dans le 'Système de la nature'. (D.W. Smith, 'Bibliography of Helvétius', n° A.5). Mors fendillés avec petits manques. Accrocs aux coiffes. Parfait état intérieur, très frais, grand de marges.
In-12 (169 x 97 mm), maroquin rouge vermillon, dos à 5 nerfs guillochés or, orné de compartiments garnis aux petits fers et cloisonnés de doubles filets dorés, triple filet d'encadrement sur les plats, daté en pied, tranches dorées sur témoins, charnières intérieures du même maroquin, large dentelle intérieure dorée (rel. moderne dans le goût de l'époque), (2), 136 p., (12) p. de table, planche frontispice gravée. Edition originale de premier tirage selon Tchemerzine-Scheler et Niklaus, de troisième tirage selon Adams. Planche gravée en frontispice: "La vérité arrache le masque à la superstition". "Le premier pas philosophique de Diderot, qui lui ouvrit brillamment la carrière de celui qui allait devenir un des plus grands philosophes du siècle des Lumières". Dans ce volume qui fit scandale, Diderot s’attache, par aphorismes, à explorer les voies d’une morale fondée sur la raison, la réhabilitation des passions et la libre pensée, affranchie du joug de la religion. "Ce livre mérite d'être considéré, vu les polémiques et les échos qu'il suscita, comme l'un des plus importants du XVIIIe siècle" (Wilson, ‘Diderot’, p. 47). L'ouvrage fut immédiatement condamné par un arrêt du Parlement de Paris. L’arrêt reprochait notamment de présenter "aux esprits inquiets & téméraires le venin des opinions les plus criminelles & les plus absurdes dont la dépravation de la raison humaine soit capable ; & par une incertitude affectée, place toutes les Religions presque au même rang, pour finir par n’en reconnaître aucune". (Adams, PD3. Selon R. Niklaus, 'Pensées philosophiques', Droz, 1950, P1, p. 50: "premier tirage rare". Tchemerzine-Scheler, II, 919). Petite signature ex-libris ancienne sur le titre "Perard". Très bel exemplaire, de marges exceptionnellement grandes, non rogné, dans une éclatante et fine reliure de maroquin rouge de maître.
In-12 (157 x 93 mm), broché, couverture de papier gris d'attente, 65 p., (7) p. de table, titre compris. Edition clandestine attribuée par Robert Niklaus à l'éditeur parisien Laurent Durand ou à l'un de ses associés. "Le premier pas philosophique de Diderot, qui lui ouvrit brillamment la carrière de celui qui allait devenir un des plus grands philosophes du siècle des Lumières". "Ce livre mérite d'être considéré, vu les polémiques et les échos qu'il suscita, comme l'un des plus importants du XVIIIe siècle" (Wilson, 'Diderot', p. 47). L'ouvrage fut immédiatement condamné par un arrêt du Parlement de Paris. (Adams, PD6. Niklaus, 'Pensées philosophiques', Droz,1965, P4, p. 51). Papier un peu bruni. Bon exemplaire.
In-12 (156 x 106 mm), broché, couverture de papier marbré, (4) p. (titre et "Aux jeunes gens"), 97 p. et (7) p. de table. Edition française, probablement provinciale, la troisième selon Adams. (Adams, PE3. Tchemerzine-Scheler, II, 937 consacre un article à cette édition). Auréole claire au fond du titre sans gravité. Petite restauration de papier au dernier feuillet sans perte. Bon exemplaire, à toutes marges, entièrement non rogné.