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1911réf. 5011911 Scènes de la vie de la campagne. Paris, Société des Amis du Livre moderne, 1911. In-4, en feuilles, emboîtage moderne. Illustrations et eaux-fortes de Georges Jeanniot. Edition établie par Charles Meunier. Tirage unique limité à 150 exemplaires, celui-ci n° 38, un de 125 réservés aux membres de la Société, nominatif, pour M. A. Grandsire.
réf. 20344Ensemble de 9 tomes en édition originale in-16 (181 mm env.), demi-chagrin à coins havane, dos à cinq nerfs, caissons décorés d’encadrements dorés, pièce de titre rouge, double filet doré sur les plats, tête dorée, non rogné (Flammarion) ; Ex-libris “Bibliothèque de Robert Buthaud” dessiné et gravé par Raoul Serres.- Dans les Brandes. Poèmes et rondels. Paris, Librairie Sandoz et Fisbacher, 1877 ; couverture et dos conservés ; [2], 287, [1] pp. Envoi autographe signé “A Louis Cilié. Bien affectueusement, Maurice Rollinat”. Bel exemplaire.- Les Névroses. Les ames. Les luxures. Les refuges. Les spectres. Les ténèbres. Avec un portrait de l’auteur par F. Desmoulin. Paris, Charpentier, 1893 ; VIII, 399 pp., portrait en frontispice. Quelques petites rousseurs, plutôt vers la tranche extérieure. Bon exemplaire dans l’ensemble.- L’Abîme. Poésies. Paris, Charpentier, 1886 ; 292 pp. Quelques rousseurs éparses. Bon exemplaire dans l’ensemble.- Les Apparitions. Paris, Charpentier-Fasquelle, 1896 ; 310 pp., les deux derniers cahiers (25 et 26) sont sur un papier plus blanc et brillant. Bel exemplaire.- Paysages et paysans. Poésies. Paris, Eugène Fasquelle, 1899 ; 332 pp., bel exemplaire.- En errant - proses d’un solitaire. Paris, Eugène Fasquelle, 1903 ; 325 pp., [1] f. de table. Bel exemplaire.Oeuvres posthumes :- Ruminations - proses d’un solitaire. Paris, Eugène Fasquelle, 1904 ; 296 pp. ; rousseurs aux 2 premiers feuillets, le reste en bon état.- Les bêtes. Poésies. Paris, Eugène Fasquelle, 1911 ; VII, 227 pp. ; bel exemplaire.- Fin d’oeuvre. Préface de Gustave Geffroy, avec un portrait de l’auteur et trois illustrations. Paris, Eugène Fasquelle, 1919 ; 341 pp. (avec le catalogue complet de l’oeuvre musicale de Maurice Rollinat) ; 3 photographies hors-texte sur papier glacé.
In-4 (249 x 197 mm), demi-veau havane de l'époque à petits coins de vélin, dos lisse orné de doubles filets dorés, (2), viii, 73 p., 12 tableaux hors texte dont 7 dépliants et un plan de plantation plié en fin. Edition originale et unique, rare, de ce document illustré de 12 tableaux hors texte dont 7 dépliants et un plan de plantation plié en fin. L'auteur qui signe "citoyen habitant cultivateur de Saint-Domingue" était une importante personnalité de l'île, régisseur de plusieurs grosses plantations dont celle marquis de Paroy. Ce document reprend et commente un mémoire qu'il avait adressé au ministère de la Marine et des Colonies en l'an VII (1799) pour convaincre les autorités françaises de l'intérêt de conserver et d'étendre le domaine colonial. La première partie "contient les bases d'un plan d'administration des plantations": cultures, gestion des terres et du personnel, organisation des résidences des cultivateurs, choix des cultures. Parmi ses recommandations, Avalle se prononce en faveur d'un "adoucissement de l'état des cultivateurs noirs". Dans la seconde partie, il livre le résultat d'une véritable enquête de terrain qui le conduit à rendre compte du "mouvement d'une sucrerie pendant une année", illustré de statistiques; suivi "d'observations (…) fondées sur le fruit [d'une expérience acquise] pendant plus de vingt années d'administration": nombre de cultivateurs, bâtiments et objets de manufactures, qualification des emplois, temps de travail….. Les Archives nationales et celles du Patrimoine de la Martinique conservent plusieurs documents de / et sur M.-A. Avalle qui témoignent de l'importance de sa position aux Antilles, de son activité, ainsi que de ses relations avec les autorités locales, dont Toussaint l'Ouverture. (Roquincourt, 'Bibliogr. sur la marine et les colonies', n°81. Monglond, IV 459. Sabin, H.2468). WorldCat ne recense que 8 exemplaires dans le monde. L'exemplaire comporte le monogramme "PB" doré à l'époque au dos. Bel exemplaire, très frais, parfaitement conservé.
1788réf. AMO-3624A Neufchatel, et se trouve à Paris, chés la Veuve Duchesne, 1788 2 parties en 1 volume in-12 (16,7 x 10,4 cm - Hauteur des marges : 163 mm) de (2)-232 et 222-(4) pages. 14 figures hors-texte + vignette-portrait en médaillon sur chaque page de titre. Reliure de l'époque pleine basane marron d'Inde granité, dos lisse orné aux petits fers dorés, pièce de titre de maroquin rouge, doublures et gardes de papier marbré. Quelques restaurations à la reliure (extrémité de la coiffe supérieure, mors, quelques frottements et fissures sans gravité le long d'un mors. Intérieur frais. Cicatrices de mouillure ancienne en marge de quelques feuillets, sans aucune gravité. Troisième édition. Il n'existe pas à proprement parler de "seconde édition" de La vie de mon père. Il existe deux tirages de l'édition datée 1779 (le premier sorti des presses à la fin de l'année 1778 et le suivant, quasi identique, sorti quelques mois plus tard). En réalité cette "troisième édition" n'est véritablement que la seconde. Les gravures sont les mêmes que celles de la première édition (premier et deuxième tirage). On trouve, à la page 197 de la deuxième partie, pour la première fois, la curieuse notice généalogique sur sa famille. C'est une plaisanterie de Rétif faisant remonter ses origines familiales à l'empereur Pertinax. Rétif nous dit dans Mes inscripcions qu'il commença à travailler sur cette nouvelle édition le 21 juillet 1785. La Vie de mon père a été composé en 1778 immédiatement après la mise en vente du Nouvel Abeilard, parut à la Saint-Martin [novembre], sous la date de 1779. C'est de ce petit ouvrage, qu'un homme en place a dit : "Je voudrais que le Ministère fit tirer cent mille de ces petites parties, pour les distribuer gratis à tous les chefs de villages." (Revue des ouvrages, p. CLXXXV.) "Débarrassé du Nouvel Abeilard, en me rappelant ce que mon père avait souvent raconté devant moi, pendant mon enfance, de son séjour à Paris et de Miss Pombellins, il me vint une idée vive, lumineuse, digne du Payan-Paysane pervertis ! Je réfléchis sur tous les traits sortis de la bouche d'Edme Retif et je composais sa vie. Je ne revis pas ce petit ouvrage, je le livrai à l'impression, en achevant de l'écrire. Aussi, tout y est-il sans art, sans apprêt ; la mémoire y a tenu lieu d'imagination. A la seconde et à la troisième édition, je n'ai fait que corriger quelques fautes de style ou replacer quelques traits oubliés. Cette production eut un succès rapide, ce qui doit étonner ! Elle n'était fait ni pour les petits-maîtres, ni contre les femmes, ni pour dénigrer la philosophie : les bonnes gens seuls la pouvait acheter. Apparemment, ils donnèrent le ton pour la première fois. C'est dans la Vie de mon père que j'ose inviter les prêtres au mariage." (Monsieur Nicolas, tome X, p. 234). "Cet ouvrage, le plus estimable des miens et celui dont le succès a été le plus général, me fut inspiré tout à coup, en finissant l'impression du Nouvel Abeilard, à laquelle j'avais travaillé sans relâche, je mis la main à la plume avec ardeur et je l'écrivis tout d'un trait, car je ne fus occupé d'autre chose, tant que l'impression dura." (Mes ouvrages, p. 149). "Avec La Vie de mon père, Restif de la Bretonne s'est fait le nouveau Plutarque d'un simple paysan de la région de Tonnerre, un homme de bien dur à la tâche, juste dans ses jugements et ses actions et aux saines mœurs patriarcales. Jamais, dans la littérature française, la classe laborieuse n'avait encore été célébrée de manière aussi fervente. Car si Rétif de la Bretonne parfois enjolive et ne résiste pas à une certaine sentimentalité bien dans le goût de son temps, cette peinture d'une paysannerie française heureuse émeut par son authenticité et la finesse de ses détails. Mais La Vie de mon Père est un ouvrage profondément nostalgique. Le monde rural cher au souvenir de son auteur, c'est en effet un âge d'or qu'il oppose à la corruption des mœurs parisiennes et dont il fait mélancoliquement sentir qu'il est déjà révolu. Il y a chez lui quelque chose de la psychologie des Romains de la décadence qui regrettaient les vertus de la République, et là encore, Restif de la Bretonne était bien de cette génération prérévolutionnaire qui appelait à leur restauration." (Présentation, édition Garnier). Référence : J. Rives Childs, Restif de la Bretonne. Témoignages et Jugements. Bibliographie. p. 250 ; P. Lacroix, Bibliographie de Restif de la Bretonne, p. 155. Bel exemplaire en reliure de l'époque de cette édition rare.