1836réf. 002795Paris, Charles Gosselin et Furne, 1836
réf. 012482Révérend Père Augustin Colombel (1833-1905), missionnaire jésuite en Chine, père de l'astronomie moderne en Chine à qui on doit la construction de l'observatoire de Shanghai. L.A.S., Ousi [actuelle Shanghai ?], 17 avril 1872, 4p in-8. A sa soeur Marie-Thérèse Colombel (1839-1912), baronne Richerand : « Ma bien chère sour, Je reviens du nord de mon district où j'ai passé toutes les fêtes de Pâques, depuis deux mois je suis en course et je dois repartir après demain matin. Je te trouve toujours fidèle à ton affection pour moi et ta lettre du 6 février m'attendait ici. J'ai reçu aussi les journaux que vous m'envoyiez, l'album des ruines de Paris et la photographie de mgr Surat. Je vous remercie de vos attentions délicates. [....] Vous pensez bien que parmi mes chrétiens j'ai toute sorte de personnes, les riches exceptés toutefois. Ici plus que partout ailleurs la malédiction de l'Evangile pèse sur eux. Outre cette raison principale, on peut ajouter qu'ici plus que partout ailleurs cette classe tient d'autant plus à la terre qu'elle y jouit davantage. La grande majorité de ces pauvres gens cultive quelques arpents de terre. L'admirable fécondité du sol leur demande au plus quatre mois de travail et ils ont une récolte de riz qui leur donne la nourriture de la famille d'abord puis de quoi vendre assez pour pourvoir aux vêtements et aux autres besoins. Je n'ai qu'un catéchumène qui possède 200 arpents, il n'en cultive que 40 qui suffisent amplement pour ses besoins, mais le pauvre homme est trop simple, il se laisse gruger par tous ses parents et amis payens, il en est toujours à la misère. J'ai aussi parmi mes chrétiens deux anciens prêtres des idoles, l'un brûlait l'encens devant Fo et les autres dieux que la Chine a empruntés à l'Inde, il avait la tête rasée, c'est un Bonze. Il est maintenant cuisinier dans un thé tenu par des payens (comme qui dirait dans un café). L'autre faisait pousser sa queue et récitait les prières chinoises devant je ne sais quel héros du céleste empire, c'est un Fao sse (?). Comme j'avais refusé la communion au Fao sse qui n'était pas assez instruit et accordé cette faveur au Bonze qui dans sa simplicité savait et croyait le nécessaire. L'orgueil du Fao sse se réveilla et se traduisit en coup de poing sur la tête de son émule. C'était au moins un signe qu'il désirait le bienfait de la communion. Mais ce désir ne me paraissant pas assez surnaturel je lui donnais pourtant tous les torts. Parmi mes catéchumènes, j'ai aussi d'anciens rebelles, ils ont bien des meurtres à se reprocher, Dieu leur a pardonné, la justice chinoise ne s'en préoccupe pas, mais si jamais on établit les lois françaises en Chine et qu'il vienne un procureur de la république ou du Roi, je le prierais bien sincèrement de ne pas trop chercher à savoir le passé. Vous voyez combien nous avons besoin du secours de Dieu, priez beaucoup pour ces pauvres gens, pour que les payens ouvrent les yeux, j'espère que le Bon Dieu, à son heure, aura pitié d'eux. Ici comme en France on s'attend à de grands évènements. Prions pour que Dieu les tourne à sa gloire. Priez aussi pour moi, que vos prières m'accompagnent partout et nous aurons ainsi tous part à la même récompense. Adieu tout à tous et à chacun. Mon respect et mon affection toute entière, surtout à notre bien aimé père. Ton frère tout dévoué. Aug. M. Colombel s.j. » Magnifique témoignage sur le développement des missions en Chine et à Shanghai. Cette lettre a été publié avec quelques autres sur le blog du Bibliomane Moderne le 14 octobre 2021. Elles apportent un éclairage particulièrement intéressant sur le développement des missions jésuites en Chine et à Shanghai en particulier. [242]
réf. 012489Révérend Père Augustin Colombel (1833-1905), missionnaire jésuite en Chine, père de l'astronomie moderne en Chine à qui on doit la construction de l'observatoire de Shanghai. L.A.S., Shanghai, 5 octobre 1890, 4p in-8. A sa soeur Marie-Thérèse Colombel (1839-1912), baronne Richerand : « Ma bien chère sour, Il me semble que je suis bien en retard avec toi. Je voudrais t'écrire souvent, je remets au lendemain, les malles partent et je te laisse en retard. Et puis, il y a encore les chaleurs, les affaires qui mettent des bâtons dans les roues de la bonne volonté. Même la maladie, car le Bon Dieu m'en a envoyé une petite tout juste pour me rappeler que je ne suis pas exempt de ce châtiment là. Donc j'ai été 10 jours au lit... gastrite... affection dysentérique, voilà les noms que les médecins disaient mais nous avions du choléra à Shanghai et on avait peur de tout ce qui y ressemblait. Donc je me suis demandé si le Bon Dieu voulait de moi... mais non. Je n'étais pas encore mur pour le ciel. Les journaux vous ont peut-être déjà dit que nous avons eu cette mauvaise maladie ici. Pendant le mois d'août, il est mort 12 ou 15 européens à l'hôpital du choléra. Un peu plus dans les familles. Et les chinois ont payé un tribut bien plus fort. On dit que pendant 3 ou 4 jours, ils ont eu 200 ou 300 morts par jour. Mais il est impossible d'avoir un nombre exact. Tout autour de Shanghai, la maladie a sévi longtemps, nos Pères des paroisses chinoises donnaient plusieurs extrêmes onctions chaque jours, quelques fois cinq ou six à la suite l'une de l'autre. Il semble que c'est maintenant fini à Shanghai et que ça diminue beaucoup dans les campagnes. Les sours de Charité à l'hôpital ont perdu une sour, la sour Pauline Faisais. Elle y était chargée de la cuisine - c'est une grosse charge dans un hôpital - et s'en acquittait très bien. 36 ans d'âge. 18 mois de Chine. La pauvre sour était en cure à son office le mercredi à 11h. A 3h elle se met au lit. Dès le soir on désespérait et le samedi elle mourait. J'ai fait son service le 29 sept. C'était une de mes premières messes après ma maladie. C'est une grosse perte pour les bonnes sours. Nous avons eu aussi nos victimes. Le fr. infirmier du collège. Il était bien faible déjà, le choléra a eu beau jeu sur lui. Puis un Père italien de 64 ans, très fort, mais tout dévoué à ses 4000 chrétiens qu'il saignait à 2 heures d'ici. Le Bon Père avait donné de 60 à 80 extrêmes onctions dans le mois de septembre. Il fut pris le 27 mais continua à donner des extrêmes onctions. Le 28, il dit encore la messe à grand peine, p[ar]c[e] q[ue] c'était dimanche et pour consommer les saintes espèces. Mais déjà les chrétiens qui connaissent bien cette maladie le regardaient comme perdu. Ils nous l'amenèrent aussitôt après la messe, il nous arrivait à 11hŸ et mourait à 4h malgré les efforts des médecins qui ont essayé des remèdes héroïques. Ce bon Père avait été chassé par la révolution de plusieurs provinces. Il était venu se consacrer à la mission. Il meurt les armes à la main. C'est là une belle mort de missionnaires. Chez la m. St Dominique, deux enfants ont été prises. Toutes deux en sont revenues. L'une d'elles (11 ans) était bien à l'extrémité, condamnée par le médecin. Je crois qu'elle doit la vie aux prières faites pour elle. On tenait beaucoup à ne pas la perdre pour la réputation de la maison. [...] Je vous embrasse tous bien fort. ton frère Augustin. » Belle lettre sur les difficultés des missions en Chine, le choléra, les nombreux morts, etc. Cette lettre a été publié avec quelques autres sur le blog du Bibliomane Moderne le 14 octobre 2021. Elles apportent un éclairage particulièrement intéressant sur le développement des missions jésuites en Chine et à Shanghai en particulier. [242]
1751réf. 9755En Amberes, Marcos-Miguel Bousquet y Compania, 1751-1756. 16 volumes in-12, demi-veau brun à coins, dos lisses ornés de filets, étoiles et titre dorés, étiquettes de titre marron, de tomaison vertes, tranches jaunes. Rares rousseurs, papier parfois légèrement bruni.
1838réf. 20733Paris, Bourgueleret, 1838 ; in-8 (226 x 148 mm), demi-maroquin citron à coins, dos à grand décor de rocaille dorée mosaïquée de rouge, bleu clair et vert, auteur et titre à froid, filets à froid sur les plats, tranches non rognées (reliure de l’époque); XXVII, 581 pp., [1] f. d’Avis au relieur, portrait frontispice sur chine contrecollé, 10 figures hors-texte gravées sur acier d’après les dessins de Tony Johannot, accompagnées de serpentes légendées et une centaine de vignettes gravées sur bois, dessinées par Jacque, Marville, Janet-Lange, etc. Texte encadré d’un double filet noir.
1911réf. 138541911 Paris, Honoré Champion, 1911, grand in folio de 20 pp. et XI-117 grandes planches d'armoiries en couleurs, en feuilles dans une chemise à lacets, cart. vert d'éditeur imprimé en lettre d'or sur le 1er plat, dos et coins toilés vert, bel ex.
réf. 479864Chez L Auteur Chaldecoste - Mende - Saint-Mart 1889 Très fort in-12 ( 142 X 95 mm ) de 1040 pages, demi-veau fauve, dos à nerfs janséniste, couvertures imprimées et dos conservés. EDITION ORIGINALE. Malgré sa partialité, vraisemblablement l'ouvrage le plus documenté sur le sujet. L'Abbé POURCHER éditait lui même ses livres avec un matériel plus que sommaire beau témoignage de l'aventure éditoriale en province à la fin du XIXe siècle. Très bel exemplaire.
réf. 886987Chez L'Auteur Chaldecoste - Mende - Saint-Mart 1889 Très fort in-12 ( 142 X 95 mm ) de 1040 pages, broché sous couverture imprimée. EDITION ORIGINALE. Malgré sa partialité, vraisemblablement l'ouvrage le plus documenté sur le sujet. L'Abbé POURCHER éditait lui même ses livres avec un matériel plus que sommaire beau témoignage de l'aventure éditoriale en province à la fin du XIXe siècle. Très bel exemplaire, non coupé.
réf. 7299Paris, Au bureau de la revue historique de la noblesse, Au bureau de la publication, 1843-1904, 62 années en 60 vol. 62 volumes reliés In-16°. Demi-maroquin bordeaux. Dos à 5 nerfs généralement insolés. Les années sont illustrées de planches de blasons en noir ou en chromolithographies. Notre collection comprend les 62 premières années (1843-1904) en 60 volumes. En très bel état de conservation. RARE COLLECTION DES 62 PREMIÈRES ANNÉES.
réf. 7299Paris, Au bureau de la revue historique de la noblesse, Au bureau de la publication, 1843-1904, 62 années en 60 vol. 62 volumes reliés In-16°. Demi-maroquin bordeaux. Dos à 5 nerfs généralement insolés. Les années sont illustrées de planches de blasons en noir ou en chromolithographies. Notre collection comprend les 62 premières années (1843-1904) en 60 volumes. En très bel état de conservation. RARE COLLECTION DES 62 PREMIÈRES ANNÉES.
réf. 149291Paris, Champion, 1911 in-folio, 20 pp., XI et 117 planches chromolithographiées en feuilles, sous chemise demi-percaline verte à coins à lacets (rel. de l'éditeur).
réf. 572637Paris, Champion, 1894-1911. 12 vol. in-4, rel. pleine toile vert d'eau, (demi-basane de même couleur pour les 2 derniers vol.), titre doré, tête dorée, couv. conservées + Album in-folio, en feuilles, sous chemise à lacets de l'éditeur, (20 pp. de texte et 117 pl. de blasons chromolithographiés).
réf. 593545Paris, Champion, 1894-1911. 6 vol. in-4, rel. de l'ép. demi-chagrin chocolat, dos lisse, titre doré, couv. conservées (sign. Franz) + Album in-folio, demi-chagrin de même couleurs, dos à nerfs finement orné aux fers dorés, tête dorée ; 20 pp. de texte, [11]+117 pl. de blasons chromolithographiés, le tout monté sur onglet. Ex-libris gravés.
réf. 223838Paris, Au Bureau de l'Annuaire de la Noblesse-Picard, Paris, Champion, 1894-1911 4 vol. pet in-4 et 1 album petit in-folio, 128 planches de blasons en couleurs, bradel toile verte pour les 4 volumes, demi-toile verte à coins de l'éditeur pour l'album (reliure de l'époque). Dos passé, quelques feuilles détachées dans les volumes de texte, partiellement débrochés. Ex-libris Jacques Jourquin.
réf. 226396Paris, Au Bureau de l'Annuaire de la Noblesse et Champion, 1894 (1909) 12 vol. in-4 et 1 album in-4, demi-percaline rouge à coins à la Bradel, dos orné, premier plat de couv. cons. (reliure légt post.). Dos légt passé. Ex-libris J. de Lazerme. Bon exemplaire.