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In-4, plein vélin souple de l'époque, (2), 95, (5) p., prem. et dern. f. bl., armoiries royales au titre, bandeaux et lettrines gravés sur bois. Rare édition originale in-4° imprimée à Paris, de cette pièce capitale dans l'histoire tourmentée des relations entre la compagnie de Jésus et l'Université de Paris. Par lettres patentes du 12 octobre 1609, Henri IV avait accordé aux jésuites le droit d'enseigner dans leur collège parisien, provoquant l'hostilité de la Sorbonne. A la suite de l'assassinat du roi et de la mise en cause de la Compagnie dans le régicide, la Faculté prit la décision de s'opposer à leur arrivée et déposait un recours dans ce sens devant le Parlement de Paris. Le 15 décembre 1611 une citation à comparaître était notifiée aux jésuites. Pierre de La Martelière plaide pour l'Université, Jacques de Montholon pour les jésuites. A l'issue des audiences, l'avocat général Servin somme les Jésuites de se conformer aux positions de la Sorbonne quant aux libertés de l'Église gallicane. Le Parlement de Paris entérine les conclusions de Servin et, par arrêt du 22 décembre, interdit aux jésuites d'enseigner à Paris. L'arrêt figure en fin de ce volume avec la permission d'imprimer datée du 18 janvier 1612. Les hostilités entre l'Université de Paris et les jésuites ne prirent vraiment fin, faute de combattants, qu'à la suppression de la Compagnie en 1762. ("Bibliothèque historique de la France", 44650). Quelques rousseurs. Bel exemplaire, dans sa première reliure de vélin souple.
4 volumes in-8, plein veau marbré de l'époque, dos lisses ornés de compartiments fleuronnés et cloisonnés, pièces de titre et de tomaison de maroquin, triples filets dorés en encadrement sur les plats, filet doré sur les coupes, tranches jaspées, (4), viii, (2), 464 p. ; (4), 407 p. ; (4), 381 p. et (4), 455 p., 5 planches gravées hors texte. Deuxième édition de Paris, à la date de l'originale, publiée à Paris par Duchesne. Elle est illustrée de 5 figures, dont 4 en frontispice de Eisen gravées par Legrand, Longueil et Pasquier. (Dufour, 190. Sénelier, 763. Gagnebin, 6. McEachern, 4A, p.105). Coiffes restaurées, quelques épidermures. Bon exemplaire, imprimé sur papier vergé, grand de marges, bien relié à l'époque.
In-8, demi-chagrin rouge de l’époque, dos lisse orné de filets dorés et à froid et de fleurons dorés, titre doré, 204, (14) p. de partitions en fin de volume et planches hors-texte. Première édition française accompagnée de nombreuses planches hors-texte noir et bleu et de 14 pages de partitions (paroles et musique). Le "manuel pratique" de mise en œuvre de la célèbre méthode du pédagogue allemand Friedrich Fröbel. Inventeur des "jardins d’enfants", il est l’initiateur d’une transformation révolutionnaire dans l’apprentissage de la première enfance au moyen d’un programme gradué d’éveil par le jeu et le rapport à la nature. Longue introduction de Bertha de Marenholtz-Bülow, l’une des plus ferventes disciples de Fröbel. Les nombreuses planches lithographiées représentent principalement le matériel pédagogique. Accroc de cuir sur le plat supérieur. Coupes frottées, rousseurs éparses, quelques annotations au crayon. Déchirure à la planche XLIV sans manque. Exemplaire légèrement défraîchi. (Buisson 1911, p. 900. Juif & Dovéro, p. 134). Complet des planches sauf le frontispice.
Ensemble de 62 pièces reliées en 4 volumes in-8°, 3 de demi-chagrin vert, dos à nerfs et un de demi-maroquin vert, dos lisse orné d'un décor romantique doré (reliures de l’époque). Précieux recueil de 62 pièces (dont 15 en double), composé en partie de ses propres œuvres, constitué par Charles Lucas pour sa bibliothèque personnelle. Chaque volume est précédé d'un index de sa main. Charles Lucas (1803-1899) est l'homme "qui, sans conteste, pendant le XIXe siècle, a le mieux incarné les ambitions et les ambiguïtés de la réforme pénitentiaire (...) et a fondé la Science des prisons" (J.G. Petit). Il personnifia le libéralisme pénal de la Restauration, jetant les bases d'un système pénitentiaire qui récusait l'emprisonnement perpétuel. Guizot le nomma inspecteur des prisons dès le changement de régime, en 1830. Il demeura trente-cinq ans à ce poste. À partir de 1830, l'engouement pour l'amélioration du système pénitentiaire suscita des centaines d'ouvrages. Charles Lucas se constitua une très riche bibliothèque spécialisée, augmentée des nombreuses brochures que l'inspecteur général des prisons recevait. On trouve ici une importante réunion de 21 plaquettes traitant de la colonie agricole du Val d'Yèvre qu'il avait fondée, en 1841, pour recevoir des jeunes délinquants. Après avoir acheté 140 ha de marais au Val d’Yèvre près de Bourges, Charles Lucas soumit son projet au ministère de l’Intérieur qui ne le retint pas. En 1846, il décida de se lancer personnellement dans "l’aventure". La construction coûta 450.000 francs et l’Etat alloua 80 centimes par jour et par colon qui furent transférés de la prison de Fontevraud dès 1847 : 100 en 1850 puis 400 en 1860. En 1865, Charles Lucas devenu aveugle fut remplacé par son fils docteur en droit. En 1872, la colonie fut louée, puis acquise par l’Etat et "nationalisée". La loi de 1912 sur les tribunaux pour enfants entraîna une réduction progressive des effectifs jusqu’en 1924 pour le Val d’Yèvre ferma définitivement.
In-4, demi-maroquin olive à grands coins, dos à nerfs, titre doré, daté en pied, tête dorée, (4), xxxi, 596 p., portrait frontispice sous serpente. Edition originale posthume illustrée d'un portrait en héliogravure d'après Léon Bonnat. Né à Avranches, militant républicain d'extrême gauche sous l'Empire, journaliste, traducteur et essayiste, professeur d'histoire de l'art, Paul-Armand Challemel-Lacour (1827-1896) occupa d'importantes fonctions politiques dès le 4 septembre 1870 puis sous la Troisième République: préfet du Rhône, député, puis sénateur des Bouches-du-Rhône, il devint ministre des Affaires étrangères en 1882, puis diplomate. Il a été élu à l’Académie française en 1893. Il était considéré comme l'un des plus remarquables orateurs de son temps. (Dict. des philosophes, I, 563-564). Très bel exemplaire, très frais, très bien relié, non rogné.
2 tomes reliés en un volume in-12, demi-veau bleu nuit de l'époque, dos lisse orné d'une dentelle dorée en lieu de nerfs, titre doré. Edition originale des deux tomes de cette "source de l'éducation laïque et libérale". Paul Janet fut nommé, en 1881, rapporteur au Conseil supérieur de l’Instruction publique et responsable de l’élaboration du programme de morale destiné aux élèves des écoles normales ; il sera aussi impliqué activement dans la Revue pédagogique, organe officiel de l’école de la République. Petite signature ex-libris et nom doré au dos : "Emile Vuillaume". Quelques rousseurs et brunissures. Dos légèrement frotté. Bon exemplaire, bien relié.
In-12, demi-chargrin aubergine à coins de l'époque, dos à 5 nerfs orné, titre doré, tranches mouchetées, xii, 344, (4) p. Avec les ouvrages de Jules Simon et de Paul Bert, l'une des contributions majeures à l'effort de laïcisation de l'enseignement primaire, acté par la loi du 28 mars 1882 qui prévoyait l’introduction de l’instruction morale et civique à l’école primaire en remplacement de l’instruction morale et religieuse inscrite dans la loi Falloux. Ce manuel d'instruction civique se vendit à près d'un million d'exemplaires et fut interdit par la congrégation de l'index en même temps que celui de Paul Bert. Rousseurs et brunissures parfois soutenues. Exemplaire bien relié à l'époque.
In-12, demi-chagrin rouge de l'époque, dos à 5 faux nerfs orné de caissons garnis d'un riche décor de jeux de filets d'encadrement, plats de percaline rouge estampés à froid, fer du lycée de Montpellier doré au centre du plat supérieur, tranches mouchetées, (3) f., 466 p. Edition originale. Ernest Bersot (1816-1880) avait été le secrétaire de Victor Cousin alors ministre de l'Instruction publique. Devenu professeur de philosophie, en 1851, il refusa de prêter le serment des fonctionnaires et fut contraint de quitter l’enseignement. Dès lors, il se consacra au journalisme et à ses travaux. En 1871, après la fin du Second Empire, il fut nommé directeur de l'École Normale Supérieure. Recueil d'articles, de travaux critiques, commentaires, essais et discours: Philosophie et religion (sur A. Franck), La Montagne (sur Michelet), "La France Nouvelle" de Prévost-Paradol, Les Lettres de Lamennais, journalisme (Avant le siège, vainqueurs et vaincus…), "Œuvres morales de Franklin", etc., etc. Bel exemplaire dans une reliure de prix au fer du lycée de Montpellier.
In-12, broché, couverture d'origine renforcée sur papier fort, viii, 312 p. Pédagogue, inspecteur général de l'Instruction publique Félix Pécaut (1828-1898) fut chargé par Ferdinand Buisson de fonder l'École normale supérieure de jeunes filles de Fontenay en 1880. Il en devint le premier directeur. Issu d'une famille protestante du sud-ouest, il est l'un des principaux artisans de la laïcisation de l’enseignement public primaire en France. Il fut également l'un des premiers dreyfusards et démissionna de son poste d'inspecteur de l'Instruction publique pour manifester son désaccord avec les positions officielles du gouvernement dans les débuts de l'Affaire. Cet ouvrage contient le recueil des articles qu'il publia dans "Le Temps" de 1871 à 1879, principalement consacrés aux questions d'éducation et d'instruction publique. Quelques rousseurs. Bon exemplaire.
In-12, demi-chagrin bleu nuit de l'époque, dos à 5 nerfs soulignés de filets dorés, titre doré, tranches mouchetées, (4), 396 p. Troisième édition, publiée l'année de l'originale, de ce recueil des principaux discours et interventions de J. Simon jusqu'en 1868. L'exposé du programme des Républicains, selon Jules Simon: séparation de l'Eglise et de l'Etat, liberté de la presse, abolition des armées permanentes, enseignement, droit de réunion..., programme qui deviendra, très largement, celui de la Troisième république. (Cf. Weill, "Histoire du parti républicain", p. 372). Très bon exemplaire, très bien relié à l'époque.
In-12, demi-chagrin bleu nuit de l'époque, dos à 4 nerfs orné, titre doré, tranches mouchetées, (2) f., xxxi, 410 p. Troisième édition parue un an après l'originale. L'auteur reprend les points fondamentaux de la religion naturelle des temps modernes, tout en insistant sur sa dimension éducative (cf. J. Lagrée, 'La Religion naturelle', Paris, PUF, 1991, p. 93-101). "Simon expose la religion naturelle qui convient au philosophe (...). Il recommande un culte personnel mais renonce volontiers au culte public" (G. Weill, 'Histoire du parti républicain', p. 335-336). Mors fendus, coiffes usées, quelques rousseurs et auréoles éparses. Reliure frottée. Cachets de bibliothèque.
In-12, broché, couverture imprimée de l'éditeur, xxiii, 407 p. Recueil de notes composées par Félix Pécaut à l'occasion des conférences qu'il prononça à l'Ecole Normale, édité par son fils Elie après sa mort. Théologien protestant et pédagogue, organisateur et directeur de l'École normale supérieure de Fontenay-aux-Roses, inspecteur général de l'Éducation nationale, Félix Pécaut (1828-1898) est l'une des personnalités centrales dans l'histoire de l'éducation publique sous la Troisième république. Dos fendillé avec renfort de papier collant. Parfait état intérieur.
In-12, pleine percaline imprimée de l'éditeur, dos lisse, 297 p., tableau dépliant. L'importante contribution de Jules Steeg à l'élaboration et la diffusion d'une morale républicaine et laïque, bien que spiritualiste, reposant sur les grands principes du cousinisme. Protestant libéral Premier pasteur de la paroisse protestante de Libourne jusqu'en 1877, Jules Steeg fut un fervent défenseur de la République. Elu député de la Gironde en 1881, il participa au cabinet Jules Ferry pour mettre en place l'école gratuite, laïque et obligatoire et fut nommé inspecteur général de l'enseignement primaire. Exemplaire partiellement débroché, percaline frottée, papier unifromement bruni.
In-12, demi-chagrin de l'époque, dos à nerfs, (4), 285 p. Edition originale. "Pourquoi les dogmes ne renaissent pas; Les affirmations de la conscience moderne; L'art et la vie; Individualisme et solidarité; Vie intérieure et action sociale; Un problème d'éducation; La libre pensée; La libre pensée et les religions positives; Le beau et l'utile; La philosophie de Tolstoï; Les idées françaises". "Cet ouvrage, dans lequel l'auteur expose ses réflexions sur l'aspect temporaire des dogmes, et sa compréhension de la Libre-Pensée, est très certainement un ouvrage de référence" (Pierre-Yves Ruff). Dos légèrement frotté. Bon exemplaire.
In-12, demi-chagrin vert bronze de l'époque, dos à 5 nerfs filetés or, vi, 298 p. Troisième édition augmentée. L'un des premiers ouvrages composés par Paul Janet, recueil des leçons de philosophie morale qu'il donna durant son professorat à Strasbourg (1848-1857).
In-12, broché, couverture imprimée, (6), 288 p. "Deuxième édition". Source de première importance pour l'histoire de la Troisième république et de la pensée solidariste. "L'éducation nationale a pour fin dernière de créer cette unité des esprits et des consciences" (préface p. II). Dos renforcé. Petits accrocs épars. Exemplaire un peu défraîchi.
In-12, cartonnage estampé au noir de l'éditeur, (4), 329, (1) p. "Enseignement secondaire des jeunes filles d'après les nouveaux programmes officiels". L’éducation morale et civique à l’école laïque dans la République, conséquence de la mise en application des "lois Ferry", qui instituent la gratuité et l’obligation de l’instruction primaire et l’école laïque. Papier bruni. Bon exemplaire.
In-8, demi-chagrin bronze de l'époque, dos à 4 nerfs rehaussés de filets pointillés, orné de caissons cloisonnés entièrement garnis d'un semi de petit fer à l'hermine bretonne et filets dorés, plats de percaline encadrée d'un jeu de filets à froid, tranches dorées, (4), 473, (1) p. de table, vignette de titre, 16 planches d'illustration imprimée sur papier fort bistre. "Nouvelle édition". Rousseurs et piqûres, plus prononcées à certaines pages.
In-16, broché, couverture beige d'origine, 82 p. et 14 p. de catalogue de la Librairie Sociétaire, exemplaire non rogné. Seconde édition. L'exposé des idées de Cantagrel et la synthèse des principes pédagogiques de l'école phalanstérienne. "Il critique tout à la fois l’éducation familiale, qui comprime l’esprit de l’enfant, et celle de l’école, qui est incomplète et pernicieuse. Il prône une plus grande liberté laissée aux enfants, vivant en réunions enfantines au sein desquelles ils sont stimulés et où ils peuvent découvrir leurs propres vocations. En fin de brochure on trouve un catalogue raisonné des ouvrages publiés par la librairie sociétaire" (Université de Poitiers en ligne, ‘Les premiers socialismes’). Ingénieur et juriste de formation, militant fouriériste, l'auteur était l'un des principaux dirigeants de l'école phalanstérienne et de sa presse. Il a été élu en 1849 à la Législative et demeura fidèle à ses engagements tout au long de sa vie. (Del Bo, p.23). Petite signature ex-libris manuscrite et mention d'auteur sur le titre. Bon exemplaire, non rogné, tel que paru.
In-8, broché sous couture, couverture d'attente, 72 p., faux-titre et titre compris., exemplaire non rogné. Nouvelle édition de cet ouvrage, développement d'un projet que l'auteur avait soumis au Comité d'instruction publique, alors qu'il était employé de la Commission exécutive. Théorisant autour de l'universalité de la musique et de son utilisation pour atteindre les objectifs révolutionnaires de "régénération publique", l'auteur soumet un vaste projet visant à propager la musique et son enseignement, sous forme d'un maillage d'hommes et d'institutions répartis à travers tout le territoire national. "No author of the revolutionary decade understood this logic better than Jean-Baptiste Leclerc. He shared the view that music possessed the power to make all minds one in the nation - it produced 'simultaneous and unanimous affections among the masses – he wrotes'" (cf. longue analyse in James H. Johnson, 'Listening in Paris. A Cultural History', U. of California Press, 1995, p. 136 et passim). Né à Angers, Jean-Baptiste Leclerc (1756-1826) fut élu député à l’Assemblée constituante, puis à la Convention. Emprisonné sous la Terreur, il siégea au Conseil des Cinq-Cents. Il a joué un rôle décisif dans la création du Conservatoire National de musique en 1798 et fut l'un des principaux théoriciens des hymnes révolutionnaires. (Monglond, IV, 719. RISM, B. VI1, p. 490). WorldCat ne recense que 2 exemplaires de cette édition dans le monde (BnF et Nederland Muziek Instituut). Très bon exemplaire, très frais, entièrement non rogné, tel que paru.
2 ouvrages reliés en un volume in-8, plein veau marbré de l'époque, dos lisse orné de compartiments fleuronnés, pièce de titre de maroquin bordeaux, tranches rouges. 1- Première édition française, dans la traduction de Jean-François de Bourgoing, de l'un des principaux ouvrages du célèbre pédagogue allemand. Créateur d'une institution d’enseignement (le 'Philanthropinum'), Basedow exerça une influence considérable en Europe, mais rencontra une forte opposition des milieux religieux. Il eut le mérite de mettre en pratique, dans un climat de tolérance, des principes hérités en partie de Rousseau : enseigner par l’exemple et le raisonnement, rendre l’étude attrayante, supprimer la fatigue et l’ennui, substituer l’émulation aux châtiments et offrir la plus grande place aux activités physiques et à l’hygiène du corps. "Il provoqua en Europe un mouvement d'idées qui ne s'arrêta plus" (cf. Buisson, 'Dict. de pédagogie', I, 174-175). 2- Seconde édition de ce bilan synthétique des Lumières, les hommes et les institutions dans tous les domaines du savoir, des sciences, du droit, de l'économie politique et de la morale, dans lequel le célèbre avocat livre une véritable profession de foi dans la perfectibilité humaine. D'importants passages sont consacrés à l'économie et à la finance. (Goldsmiths, 'Online Catalogue', 12207.10. INED, 4168). Coif. sup. et coins émoussés, dos lég. frotté, qqs petits accrocs. Bon exemplaire grand de marges, intérieur très frais.
3 tomes reliés en 2 volumes in-8, demi-chagrin brun à grain long de l’époque, dos lisses ornés de filets dorés, titre et tomaison dorés, (4), 352 p.; (4), 408 p. et (4), 412 p. Edition originale. Contient, outre 'Législation primitive', l'une des oeuvres majeures de Bonald, le 'Traité du ministère Public', 'De l'Education dans la Société' et les 'Discours sur l'état actuel de l'Europe'. Louis de Bonald (1754-1840) peut être considéré avec Chateaubriand, Lamennais et de Maistre comme l’un des principaux représentants du courant traditionaliste que Saint-Simon et Auguste Comte ont qualifié "d’admirable école rétrograde". "Contre toute théorie de l'institution humaine de la société, Bonald pense une "législation primitive": de la nécessité de l’obéissance des hommes à Dieu découle nécessairement des rapports d'obéissance entre les hommes. Ainsi la société est d'essence monarchique (…). Le fondement de cette unité n'est pas dans les droits des individus mais dans un devoir d'obéissance. Il s'agit en un certain sens d'une théorie du droit naturel, qui voit la société comme être naturel et sujet de ce droit. Mais on est loin d'une conception naturaliste du social car cette nature de la société est une nature instituée par Dieu" (François Fine). (E.S.S., II, 630-31. Monglond, V, 1427). Quelques petits accrocs à la reliure. Bon exemplaire, relié à l'époque.
In-4, cartonnage à la bradel, dos orné de double filets doré (rel. Laurenchet), 8 p. L'acte de naissance de l’enseignement clinique moderne: la création des Ecoles de santé. Le 1er prairial an VII (20 mai 1799), professeurs et élèves pouvaient enfin prendre possession des lieux bien que les infirmeries et leurs dépendances ne fussent pas encore prêtes pour recevoir les malades. Économiste originaire de Nancy, François de Neufchâteau devint président de l'Assemblée en 1791 puis ministre de l'intérieur. Très bon exemplaire.
In-8, broché, couverture de papier de réemploi, 20 p. Edition originale. "C’est sur ce célèbre rapport de Grégoire du 8 Vendémiaire an III, considéré encore aujourd’hui comme la charte fondamentale de l’enseignement technique, que fut voté par la Convention, le 19 Vendémiaire an III (10 octobre 1794), le fameux décret, véritable acte de naissance du Conservatoire des Arts et Métiers" (M. Lévy, 'L’abbé Grégoire', "Revue Europe", n° spécial, août 1956, p. 100). (R. Hermon-Belot, 'Grégoire', p. 485. Martin & Walter, 15681. Tourneux, 17684). Quelques petites piqûres éparses. Bon exemplaire.
In-8, demi-maroquin rouge à la Bradel, dos lisse orné de filet doré et d'un fer au bonnet phrygien répété en tête et pied, titre doré en long, 10 p. Edition originale. Député à la Convention, Fourcoy commente le célèbre projet d'éducation révolutionnaire de Lepeletier de Saint-Fargeau quelques mois après l'assassinat de celui-ci (janvier 93). S'il analyse et fait l'éloge de ce plan, il se montre réservé sur la question de la prise en charge intégrale des enfants et de leur éducation par la communauté nationale, jugeant le principe irréaliste, nocif pour les familles et trop coûteux en termes de budget. Fourcroy fut lui-même très actif dans l'organisation de l'instruction publique. Il a été l'un des principaux artisans de l'élaboration des lois générales et des institutions qui ont structuré l'enseignement public français. (Martin & Walter. II, 13708). Bon exemplaire, très bien relié.