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(TAPUSCRIT original et LETTRE AUTOGRAPHE SIGNÉE) -NERET Jean Alexis
“ A mes dépens“ . Tapuscrit original inédit. Envoi au peintre et illustrateur Sylvain Sauvage (directeur de l'Ecole Estienne). 1946.
Tapuscrit original de 23 poèmes, parfois très corrigé ( un poème entièrement manuscrit), 41pp. in-4 (recto seul utilisé). L'auteur a joint un jeu tapuscrit d'épreuves corrigées, complet du même texte (60pp. in-8, recto-verso) , avec quelques corrections.Ces deux ensembles sont accompagnés d'une lettre autographe signée de l'auteur à Sylvain Sauvage, sans date (1946), 1 page in-4. Néret demande à S. Sauvage s'il pense que son envoi mérite d'être publié et s'il pourrait intervenir auprès de l'imprimeur pour des délais plus courts ( enveloppe jointe).
Bookseller reference : 9219
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(Valentine HUGO) - Marie-Laure de NOAILLES
Décalcomanie surréaliste signée [et] carte postale signée
s. n. | s. l. s. d. [1951] ; carte postale : 29 juin 1951 | 9.2 x 15 cm [carte postale 8,9x14cm] | Une feuille et une carte postale
Bookseller reference : 88988
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(Vals-les-Bains).
VALS-LUXE (eau minérale naturelle).Cahier de comptabilité de la société (entrées & sorties des cadres de caisses et de verres).
Vals-les-Bains, Vals-Luxe, 1918 à 1921 ; 1 cartonnage à dos entoilé, titre sur étiquettes imprimée et manuscrite. cahier in-4 de 42 pages manuscrites et 43 feuillets blancs ;
Bookseller reference : 16884
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(VIGNY Alfred de) MARCELLUS Comte de
Un dernier mot sur la Vénus de Milo
- Bureau de la Revue contemporaine, Paris 1854, 16x25,5cm, relié. - Edition originale imprimée à petit nombre de ce tiré à part de la Revue contemporaine. Reliure à la bradel en demi percaline sable, dos lisse avec étiquette manuscrite comportant le nom de l'auteur et le titre de l'ouvrage, plats de papier à la cuve, couverture conservée, reliure de l'époque. Précieux envoi autographe signé du comte de Marcellus à Alfred de Vigny. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
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(Ville de Tonnerre)
TONNERRE. Lettre autographe signée.
Le secrétaire du district de Tonnerre certifie que les deux fusils qui ont été déposés par la municipalité de Poilly ont été estimés par le citoyen Reignier arquebusier ...” Daté 18 mars 1793.
Bookseller reference : 4887
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(à Catulle MENDÈS) - Georges de PEYREBRUNE
"Ce sera pour moi un désastre final" Lettre autographe signée au poète Catulle Mendès
Asnières-sur-Seine 12 décembre [1909] | 9.1 x 11.6 cm | Une carte
Bookseller reference : 90033
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(à Catulle MENDÈS) - Georges de PEYREBRUNE
"réclamer qu'une justice, selon vous, tardive me fut enfin rendue" Lettre autographe signée au poète Catulle Mendès
Sans nom d'éditeur | Sans lieu d'édition s. d. [1895-1909] | 9.1 x 11.6 cm | Une carte
Bookseller reference : 90023
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(à Catulle MENDÈS) - Georges de PEYREBRUNE
Première femmes de lettres décorée de la Légion d'Honneur : "voilà, du moins, une rosette qui fleurit au bon endroit." Lettre autographe signée au poète Catulle Mendès
Chancelade 17 décembre 1900 | 9.1 x 11.6 cm | Une carte
Bookseller reference : 90035
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(à Jane CATULLE-MENDÈS) - Georges de PEYREBRUNE
"Aussi ai-je promis de vous adresser une torride requête" Lettre autographe signée à la poétesse Jane Catulle Mendès
Sans nom d'éditeur | Sans lieu d'édition s. d. [1903-1904] | 12.9 x 14.6 cm | 3 pages sur un double feuillet
Bookseller reference : 90022
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(à Jane CATULLE-MENDÈS) - Georges de PEYREBRUNE
"Quelle charmeuse vous êtes" Lettre autographe signée à la poétesse Jane Catulle Mendès
Sans nom d'éditeur | Sans lieu d'édition [circa 1900 ?] | 12.9 x 14.6 cm | trois pages sur un bieuillet
Bookseller reference : 90020
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(à Jean-Paul SARTRE) - Alexeï Sourkov
Télégramme adressé à Jean-Paul Sartre
s. n. | Moscou 1955 | 21.1 x 11.7 cm | Une feuille
Bookseller reference : 91212
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(Álbum manuscrito)
BARCELONA. MONUMENTOS HISTÓRICOS - Barcelona 1953-1954 - Ejemplar único
Barcelona, Escuela Municipal de Formación Doméstica, 1953-54. Álbum manuscrito con fotografías de la ciudad. 28 hojas. Encuadernación en tela. 25 x 20 cm. Muy buen ejemplar.
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"Tableau de l'arrivée et du départ des bâtiments du Commerce français, tenu par la Frégate L'Herminie dans les différents ports où elle sera mouillée ; à dater du 1er Mai 1831. "
1831. Un feuillet 25 x 30 cm.
Bookseller reference : 5611
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Analyse des Instructions pour le débarquement des vaisseaux (à l'aide des Chalands, Chaloupes, Bateaux gênois et catalans).
Sans lieu ni date (début XIXème siècle). 3 pp. in folio manuscrits.
Bookseller reference : 5606
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Division des matières contenues dans la Constitution.
Sans lieu ni date (1791). 4 pp. in 4° manuscrites au XVIIIème siècle.
Bookseller reference : 2833
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Note sur la somme confiée au Capitaine de l'Escadre et destinée à procurer de la viande fraîche aux équipages.
1827. Un feuillet in folio manuscrit.
Bookseller reference : 5608
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Notes extraites des Instructions sur les Equipages de ligne.
Sans lieu ni date (dévut du XIXème siècle). Un feuillet manuscrit in folio.
Bookseller reference : 5609
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Notes sur la Navigation de Rio Janeiro à la Rivière de la Plata.
Sans lieu ni date (début du XIXème siècle). Trois feuillets in folio manuscrits.
Bookseller reference : 5610
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Reconnaissance des environs de Moustaganem. Avec un plan de Matamora. Sans lieu ni date (début du XIXème siècle). Une feuille 65 x 85 cm pliée.
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Bookseller reference : 4502
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Petit carnet imprimé, avec dessins en couleurs, faisant la biographie de quelques généraux et personnalités politiques : M. Franklin Rossevelt, Joseph Staline, Général De Gaulle, Gén. Chiang Kai-Shek, Gén. Eisenhower, Gén. Koenig ...
***. Non daté. In-12. Broché. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur frais. Ouvrage de 24 pages, illustré de dessins en couleurs, hors-texte. Police du texte, manuscrite.. . . . Classification Dewey : 91-Manuscrits
Bookseller reference : RO80078984
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Coutumier Nouveau de la Ville et de tout le Balliage de Grandçon.
22 X 34 cm, [6]-372-[34] pages. Coutumier manuscrit Vidimé par le Sieur Emanuel Pretellins Secrétaire lt. du Grand Conseil d'Etat de la Ville et Canton de Berne. Cet exemplaire a été établi sur l'exemplaire signé par Emmanuel Rod, chancelier du canton de Berne, daté de 1703. Avec un "répertoire qui indique les pages en fin de volume". Une édition imprimée de ce coutumier avec divers ajouts et corrections paraitra en 1780 à Yverdon chez J. J. Hellen imprimeur. Exemplaire en parfaite condition.
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Coutumier Nouveau de la Ville et de tout le Balliage de Grandçon.
Sans lieu, sans nom, [1703]. 22 X 34 cm, [6]-372-[34] pages. Reliure plein veau moucheté d'époque, dos à nerfs, pièce de titre rouge, tranches rouges.
Bookseller reference : 39254
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ARTS ET MÉTIERS GRAPHIQUES NO 44.
Directeur : Charles Peignot. Revue bimestrielle publiée à Paris par Arts et Métiers Graphiques le 15 décembre 1934. In-4 (31 cm) 67, (1) pages, nombreuses illustrations in-texte et 7 encartages hors-texte. Broché. Couverture de Annenikov tirée chez Mourlot Frères. Manque de 2 cm à la tête du dos, petit frottis au dos, intérieur en très bel état. [ Complet de tous les hors-texte; quelques images de Grandville, plan de Suresnes, couverture de « Les Contes du Chat Perché » de Marcel Aymé, paysage de Pierre Boucher, planches extraites de la « Nouvelle clef des songes » et des « Oeuvres de Maupassant » et une page d’annonces des « Encres Lefranc ». Ce numéro contient un article (pp. 49-53) sur « Les Manuscrits de Jacques Cartier » de G. Brito. Aussi, des textes de Max Jacob, Mac Orlan, Michel Leiris, Jean Bruller et Claude-Roger Marx ].
Bookseller reference : 3763
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--Epreuve unique sur Parchemin-- LABOUREUR (Jean-Emile).
Eau-forte originale sur parchemin, entête de chapitre du livre "Les Caves du Vatican" de André Gide.
1 feuillet de parchemin ancien 254 x 165 mm sur lequel a été tirée une eau-forte (dimensions de la cuvette : 63 x 60 mm). Etat : Léger gondolement et veinage naturel du support, parfait état par ailleurs.
Bookseller reference : 11237
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--Epreuve unique sur Parchemin-- LABOUREUR (Jean-Emile).
Eau-forte originale sur parchemin, entête de chapitre du livre "Les Caves du Vatican" de André Gide.
1 feuillet de parchemin ancien 254 x 167 mm sur lequel a été tirée une eau-forte (dimensions de la cuvette : 63 x 62 mm). Etat : Léger gondolement et veinage naturel du support, petites taches de rouille en partie gauche, parfait état par ailleurs.
Bookseller reference : 11238
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--Epreuve unique sur Parchemin-- LABOUREUR (Jean-Emile).
Eau-forte originale sur parchemin, frontispice du volume II du livre "Les Caves du Vatican" de André Gide.
1 feuillet de parchemin ancien 250 x 166 mm sur lequel a été tirée une eau-forte (dimensions de la cuvette : 148 x 94 mm). Etat : Léger gondolement et veinage naturel du support, pli marginal à gauche, parfait état par ailleurs.
Bookseller reference : 11239
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--Exemplaire de tête avec encre originale et poème manuscrit--[TOUCHET (Jacques)] - VOLLAND (Gabriel).
L'Amour vainqueur.
P., L'Edition, 1921, 1 vol. in-8° (226 x 140) relié 1/2 vélin à la bradel, auteur, titre et date dorés au dos, tête dorée, couverture et dos conservés, non paginé.Très bel exemplaire.
Bookseller reference : 11151
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--Important manuscrit original sur la Syphilis-- LANGLEBERT (Edmond).
La Syphilis dans ses rapports avec le Mariage.
Neuilly-sur-Seine, rue Soyez, 28 avril - 12 août 1872, 1 vol. in-4° oblong (195 x 235 mm) reliure de lépoque 1/2 chagrin marron à coins, dos à 4 nerfs, auteur, titre, et fleurons dorés, double filet à froid bordant les plats de papier marbré, de (3) ff. (dédicace, faux-titre, titre) - 446 ff. Petites griffures et frottements sans gravité sur les plats, très bel exemplaire par ailleurs.
Bookseller reference : 14044
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1593 NO. MEDICAL AND HEALTH LAW in APRIL, 24, 1930].
[MANUSCRIPT - EARLY REPUBLICAN MEDICAL and HEALTH LAW] Umûmî Hifzissihha Kanunu.
Very Good Turkish, Ottoman (1500-1928) Original manuscript copy of 1593 numbered Medical and Health Law of Turkish Republic, adopted in April, 24, 1930. No author. 32x22 cm. In Ottoman script. [37] p. Including full 309 articles of law. Written with a fine Riq'a script. "The Ministry of Health was founded on 3 May 1920 with the law no. 3 following the opening of the Grand National Assembly of Turkey. The first minister of health in Turkey is Dr. Adnan Adivar (Husband of famous Turkish female writer Halidde Edip Adivar). In this period, the issues of reconstruction after the war, the healing of the war wounds and formation of the key legislation in oder to found the country's health system were focused on. The foundations of the current public health system in Turkey were laid between the years of 1923 and 1946. In this period, a number of acts were put into effect to clearly and definitely specify the duties and functions of the Ministry of Health which was responsible for planning, arranging and applying the health programs. Such law as the General Health Law (Umumi Hifzissihha Kanunu) (1930/1593) which are still in effect today were enforced...". (Source: Legal, Ethical, Social Aspects of Public Health Care in Europe and Beyond: Croatia, Japan, Portugal and Turkey, Vol. 2).
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1791 1792; Printed From His Original Manuscripts,
Diary of Caleb Cresson
paperback. Good. Access codes and supplements are not guaranteed with used items. May be an ex-library book. paperback
Bookseller reference : 1332332420.G ISBN : 1332332420 9781332332427
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1815
Billets de logement
2 billets de logement: l'un pour 4 militaires "arrivés à Dijon le 10 septembre 1815"; l'autre pour un officier et son domestique daté du 9 septembre 1815 , avec griffe du maire de Dijon Durande. Très bon Dijon 1815
Bookseller reference : 9408
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1815
Bon pour une ration complète de fourrage
pour la subsistance du cheval du soussigné pour la journée du 5 juillet 1815. Cambrai le 5 juillet 1815. Cachet du commissaire des guerres "Jacques". Très bon Cambrai 1815
Bookseller reference : 9407
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19th Century Student of Medicine
Journal of Manuscript Medical Notes in German, titled: "Materia Medica und Formulare nach Dr. Büchner" , [Medical Material and Formulas According to Dr. Büchner].
Manuscript notes made by a nineteenth century student of medicine, possibly intent on becoming an apothecary, who examines and records the earlier works of German physician and professor Andreas Elias Buechner (1701-1769), including numerous medicinal recipes and commentary on physiological effects. 8vo. 56 pages in manuscript. Text is in German. Marbled paper boards with blank label to front. Volume measures approximately 17 x 21 cm. Very slight wear to boards, otherwise in very good condition, internally crisp and bright. The 18th century was the 'Golden Age' of scientific academies and learned societies. This work provides valuable information on the historic application of natural ingredients with medicinal qualities, as well as a somewhat early history of the experimentation and progress in the field of medicine, by drawing from the methodology and recipes of a notable eighteenth century German physician and educator in the field - Andreas Elias Büchner. Following a five-point outline, the writer compiles a lengthy and well organized list of medical ailments or discomforts and the simple remedies for them, over 24 pages, a very small sampling of these being parageusia (a distortion of the sense of taste), digestive issues for which are listed various laxatives, skin sensitivities and emollients, "alterantia" or hormonal alterants, and diaphoretics. A section headed "Special Formulas," comprising 23 pages of more complex medicinal recipes, provides ingredients and measurements for various emulsions, syrups, pills and much more. Andreas Elias Büchner (1701-1769) was a German physician, naturalist, Professor of Medicine at some of Germany's leading institutions, president of the German National Academy of Sciences Leopoldina from 1735 to 1769, and one of Friedrich Hoffmann's most zealous followers. Manuscript
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2 manuscripts Shinano no Kuni meisho ki lined old ruins Lake Suwa Kiso River Behind Sarashina Mt Obasute Mt Takai Mt Asama Mt Nu
Ina Onchi Collection Inaki <Japanese Version>
Book Moon Lake 1900. Soft Cover. Fine. Number of books: 2 Book Moon Lake paperback
Bookseller reference : 2111902160201130
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3 HÜREL - FERIDUN HÜREL, (One of member and founders of Turkish Rock Band 3 Hürel), (1951-).
Original photographic advertisement of 'Üç Hürel' signed and inscribed 'Feridun'.
Very Good Turkish Original b/w advertisement of Turkish Rock Band Üç Hürel, signed and inscribed by Feridun Hürel as 'Atilla'ya sevgiler'. Oblong: 11x16,5 cm. In Turkish. Photograph on the advertisement shows three members and brothers of Üç Hürel. Üç Hürel was a Turkish rock band, formed in 1970 by brothers Onur, Haldun and Feridun Hürel. Considered as among Turkey's most popular Anatolian rock bands, the band performed folk-driven pop and rock music and occasionally also paraphrased classic folk songs with considerable ingenuity. Their lyrics generally featured themes such as peace and freedom. Hürel brothers were born in Trabzon and later moved to Istanbul due to family business. In 1966, the brothers formed their first band, Yankilar, which was later renamed to Istanbul Dörtlüsü. The band performed in small music halls and tried to synthesize Turkish music and traditional rock formats. After forming a number of other bands, including Trio Istanbul, Oguzlar, and Biraderler, Feridun became a member of the Selcuk Alagöz Orchestra. Haldun and Onur later joined him to gain experience and earn money for new equipment. In 1970, they left the orchestra to form 3 Hur-El. Following the release of their debut single in 1970, "Ve Ölum/Seytan Bunun Neresinde," the band released two LPs and more than ten singles in six years. In 1977, Haldun and Feridun left the band for mandatory military service. Coping with the loss of their mother to a traffic accident, the brothers quit music. Feridun moved to England but returned without any significant accomplishments, subsequently returning and specializing in advertising. Onur took a job as an instructor and Haldun started a ceramics and textiles business. 3 Hür-El reunited in 1996, releasing two records in 1996 and 1999, respectively. The band's 1970 song, "Ve Ölüm", was featured in the 2013 Serge Bozon film, Tip Top. (Source: Wikipedia).
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3. KAFKAS FIRKASI KUMANDAN VEKILI AVNI.
Autograph correspondence signed 'Üçüncü Kafkas Firkasi Kumandan Vekili Avni'.
Very Good Turkish, Ottoman (1500-1928) Original manuscript autograph letter / correspondence signed 'Üçüncü Kafkas Firkasi Kumandan Vekili Avni'. 18x11,5 cm. In Ottoman script. 1 p. Full. It starts with 'Huve'. Dated 8/6/[13]35 AH = [1919 AD]. Written from Trabzon to Mühimme? Mintikasi levâzim reisi Yüzbasi Rafet Efendi. "1) 27 Tabur Kumandan Vekâleti'nde bulunan Yüzbasi Mehmed efendi ile mezunen terhisi kolordudan emir verilmistir. Mezkûr tabur kumandanligina vekâleten mühimme? mintika levâzim reisi Rafet Efendi tabi'kilinmistir. 2) 12. Alay Kumandanligina ve Yüzbasi Rafet Efendi'ye teblig kilinmistir. / Reply to Yaver Mustafa Efendi. An Ottoman army auttograph of Kafkas Army.
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41 sheets of manuscripts from the Edo period
New Higokokushi Kikuchi-gun Takuma-gun
Not Available N.A. Soft Cover. Fine. Volume: 1 Not Available paperback
Bookseller reference : 2080502106501082
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[ Condé, Prince de - Baronne de FEUCHÈRE } GATIGNY, intendant du duc de Bourbon.
Lettre de chantage adressée à Louis Henri Joseph, Duc de Bourbon puis Prince de Condé (1756-1830)L.A.S. adressé au duc de Bourbon " en son château de Chantilly".
Paris, 23 janvier 1830.
Bookseller reference : 3016
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[ d'après VALOUS Vital de.]
Les Origines des Familles consulaires de la Ville de Lyon depuis l'établissement de la Commune jusqu'en 1790. Notes rédigées sur les Documents originaux par Vital de Valous, Lyon, à la Librairie d'Auguste Brun, rue du Plat, 1863,
Vers 1863, 1 volume in-4 de 200x290 mm environ, demi-chagrin bleu marine, dos à 5 nerfs portant titres dorés, gardes marbrées. Copie manuscrite d'après le manuscrit original de M. de Valous (87 p.) suivie de la copie manuscrite des notes de M. de Valous sur son ouvrage (19 p.). Bon état.
Bookseller reference : 115024
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[ GERUZEZ ANDLAUER, Jeanne ; PRUDHOMME, Sully ]
Manuscrit [ Recueil de poésies et pièces diverses, dont copies de poèmes de Sully Prudhomme au verso de 5 faire-parts de mariage de Jeanne Geruzez, fille de Victor Geruzez, ami de Sully Prudhomme plus connu sous sous pseudonyme d'illustrateur : Crafty ]
1 cahier manuscrit recouvert de velours et tissu brodé, environ 90 feuillets et 5 faire-parts joints, s.d. [ circa 1890-1900 ]. Rappel du titre complet : Manuscrit [ Recueil de poésies et pièces diverses, dont copies de poèmes de Sully Prudhomme au verso de 5 faire-parts de mariage de Jeanne Geruzez, fille de Victor Geruzez, ami de Sully Prudhomme plus connu sous sous pseudonyme d'illustrateur : Crafty ]
Bookseller reference : 59299
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[ GERUZEZ ANDLAUER, Jeanne ; PRUDHOMME, Sully ]
Manuscrit [ Recueil de poésies et pièces diverses, dont copies de poèmes de Sully Prudhomme au verso de 5 faire-parts de mariage de Jeanne Geruzez, fille de Victor Geruzez, ami de Sully Prudhomme plus connu sous sous pseudonyme d'illustrateur : Crafty ]
1 cahier manuscrit recouvert de velours et tissu brodé, environ 90 feuillets et 5 faire-parts joints, s.d. [ circa 1890-1900 ]. Rappel du titre complet : Manuscrit [ Recueil de poésies et pièces diverses, dont copies de poèmes de Sully Prudhomme au verso de 5 faire-parts de mariage de Jeanne Geruzez, fille de Victor Geruzez, ami de Sully Prudhomme plus connu sous sous pseudonyme d'illustrateur : Crafty ] Le document est rendu très intéressant par la présence de 5 faire-parts du mariage de Jeanne Geruzez, fille de Victor Geruzez dit "Crafty" et Joseph Andlauer, chacun de ces faire-parts joints portant au verso la copie de poèmes de Sully Prudhomme, dont certains connus et publiés (ainsi "Hazards" ou "Songe d'Enfants" dédié à Mme G. [ Gabrielle ] Geruzez) mais il propose notamment un poème non intitulé et probablement inédit, dédié "A Jeanne Geruzez pour ses fiançailles", daté du 2 avril 1898 : "Jeanne, vois le printemps doucement radieux / Pas à pas revenir, réparateur fidèle / Il redresse le lys penché sur l'asphodèle / Il même la rosée à celle de tes yeux [ ... ]". Le cahier manuscrit recueille de nombreuses copies de poèmes (de Victor Hugo, Théodore de Banville, Musset, Casimir Delavigne, José Marie de Heredia, etc...), de textes historiques ou parfois scientifiques. Anonyme, le document peut-être très probablement attribué à un membre de la famille Géruzez. Eugène Geruzez, père de Crafty, était docteur es lettres et critique littéraire. Bon état Français
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[ HUYSMANS Joris Karl ]
Extrait des minutes des Actes de Naissance reconstitués en vertu de la loi du 12 février 1872 - De l'ancien 11e arrondissement de Paris - Année 1848 -
1471 1 page et demi in-4 - Extrait daté du 7 février 1898 -
Bookseller reference : GF23623
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[ MANUSCRIT ]
Carnet De Visas De La Légation Du Danemarck En Italie Durant Les Années 1831 à 1840
Petit In-8 Oblong 32 ff environ avec des cachets des différents états et duchés italiens avant l'unité italienne, et un tableau imprimé du Duché de Parme, une lettre à en tête de Théobald Rowland Garvey Bourke, gentilhomme de la chambre de sa majesté Danoise et chargé d'affaire de sa Majesté Britannique, une carte de séjour imprimée et signée du Préfet de Naples et enfin une vignette contrecollée médicale de la province de Milan ( Aucun signe de Choléra- Morbus )
Bookseller reference : 23749
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[ TRUTIE DE VAUCRESSON, Léger François ]
[ Manuscrit autographe : ] Mémoires du Chevalier Léger Trutié de Vaucresson [Souvenirs autobiographiques autographes et inédits retraçant le destin du jeune Léger Trutié de Vaucresson, jeune noble de 15 ans pris dans la tourmente de la Révolution française. Avec un témoignage saisissant du traumatisme de l'été 1789, du massacre de ses proches, Foulon et Bertier de Sauvigny, des derniers jours de la cour de Versailles, une immersion rare dans la société coloniale de Saint-Domingue en 1790 avec ses tensions raciales et un duel à 16 ans, le retour en France en 1791 et les réseaux de l'émigration militaire ] Mémoires du Chevalier T. de Vaucresson. Chapitre 1. Trop avancé dans la vie pour que le présent ait quelque charme pour moi, j’ai besoin de jeter un regard en arrière & de chercher à revivre dans le passé. Je n’ai point la prétention d’occuper le public de moi car je n'aime point à me mettre en évidence. J'abandonne le plan à ceux qui ont l'opinion contraire et cherchent à faire de l'effet, [… ] bien commun dans le siècle où nous vivons. Il aurait peut-être mieux convenu à mon goût pour le repos de garder le silence et de mourir dans l'oubli, mais dans la longue carrière que j'ai parcourue et au milieu des orages qui se sont renouvelés si fréquemment pendant sa durée, j'ai dû naturellement voir beaucoup de choses & je suis entraîné à les raconter à mes enfants et à mes contemporains pour éclaircir certains faits dont j'ai été témoin et que l'esprit de parti qui corrompt tout a dénaturés. Je parlerai avec le langage de la vérité, si rare dans les convulsions qui nous agitent et des faits qui me sont personnels et de ceux qui se rattachent à la politique.Je ne cacherai rien, je ne déguiserai rien, car, je n’ai aucune raison pour altérer la vérité, et si quelques personnes pouvaient en être blessées, je déclare ici que je n'ai point la volonté de les atteindre et que bien ou mal, je passe condamnation sur tout ce qui a été fait [Page 2 :] même contre moi. Ce n'est point [ au ] déclin de la vie, lorsque l'on n'a plus rien à attendre ou à espérer des hommes que peut continuer de la haine pour eux.Naissance. Je suis né à Paris le 11 mars 1774 : mon père qui possédait une très brillante fortune avait commencé à servir dans les mousquetaires; depuis, lors de la dissolution des parlements à la fin du règne de Louis XV, pressé par le chancelier de Maupeou et par M. Bertier de Sauvigny premier président, il quitta le militaire pour accepter dans le nouveau parlement de Paris une charge de conseiller de grand'chambre, mais l'espèce de réprobation qui paraissait se manifester contre cette magistrature improvisée et les difficultés qu'il éprouva pour obtenir une charge de président à mortier qui lui avait été promise le dégoûtèrent de cette carrière. Iil rentra dans le militaire comme capitaine de cavalerie et acheta une charge de maréchal général des logis de la cavalerie qui devait le porter au grade de Mestre de camp. Quelques temps auparavant il avait épousé à Versailles Marie le Noir de Pasdeloup, d'une des plus anciennes familles nobles de l'Anjou, elle était nièce du Conseille Foulon conseiller d'état surintendant de la guerre et de la marine. De ce mariage il eut plusieurs enfants.Éducation. Dans la position de fortune où était mon père, rien ne fut épargné pour mon éducation [Page 3:] Toutefois à l'époque dont il s'agit, l’éducation n'était pas poussée à fond comme de nos jours, l'état militaire étant [ le seul recherché] par la noblesse, elle négligeait [la connaissance] des sciences exactes et celle du droit [qui demandaient] de longues études et qui ne lui auraient [ pas permis ] d'entreprendre, dès l'âge de 15 ans, la carrière qui lui semblait la seule honorable. [ … ] jusqu'en troisième, l'arithmétique, l'histoire, le dessin, la danse et l'escrime, composaient à peu près toute la science d'un gentilhomme. On pensait alors et peut-être avec raison que l’excès des études propres aux savants détruisaient ou énervaient les forces physiques des jeunes gens et qu'enfin pour remplir avec honneur la carrière militaire il fallait en première ligne s'attacher à développer les forces du corps et à graver dans le coeur de ceux qui s'y destinaient les beaux et nobles sentiments qui dans les siècles précédents ont imposés à la noblesse tant de sacrifices pour le service du Roi et la défense de la patrie.Révolution de 1789. J'atteignais à peine l'âge de 14 ans lorsque la révolution de 1789 vint bouleverser toutes les têtes et troubler le doux repos dont la France jouissait. On a déjà tant parlé à tort ou à raison des causes qui ont amené cette sanglante catastrophe qu'il deviendrait superflu d'y revenir. Chacun a apporté dans ces tristes discussions l'opinion qu'il s'était faite dans son propre intérêt et peut-être n'était-il jamais [Page 4 :] existé de contraintes plus vives de part et d'autre, sans cependant amener le triomphe de la vérité. Trop jeune à cette époque pour avoir pu juger sainement cette grande question, je dois me borner à rappeler ces moments dont chacun s'est plus ou moins ressenti.En 1782, mon père, qui possédait de grands biens à Saint-Domingue, avait été obligé pour rétablir l'ordre dans ses affaires, de se rendre dans cette colonie, où des gérants profitaient de son absence, mettant depuis la mort de mon grand-père tous ses biens au pillage (il était temps d’arrêter ces dilapidations). En quittant la France, il avait abandonné à ma mère qui agissant en cela avec prudence, avait établi dans ses dépenses plus d'ardeur et d'économie que par le passé. Nous habitions l'hiver à Paris et l'été la terre de Vaucresson entre Saint-Cloud et Versailles. Ce fut dans cette terre, qui dans le grand siècle faisait les délices du duc de Bauvilliers, que j'ai passé une partie des premières années de mon enfance. Temps heureux ! où l'avenir se déroulait plein de charmes à mes yeux, bonheur que je croyais sans fin, qui fut bientôt remplacé par de cruelles douleurs.Au mois de juin 1789, nous jouissions de cette douce paix qui n'était troublée que [Page 5: ] par les inquiétudes que font toujours naître les avant-coureurs d'une commotion politique, lorsqu'un courrier venant de Paris annonça à ma mère le massacre de monsieur Foulon et de monsieur Berthier. Les détails de cette circonstance nous affligèrent douloureusement. Non seulement le peuple en délire avait répandu le sang de ses victimes, mais il s'était livré à des excès tels, que les peuples les plus sauvages en auraient rougi de honte, après avoir assouvi leur rage sur ces infortunes, dont le seul crime était leur dévouement comme au roi, ces monstres leur coupèrent la tête, la placèrent au bout d'une pique et connaissant les liens de famille qui existaient entre nous et leurs victimes, ils vinrent présenter leurs têtes sanglantes aux croisées de l'hôtel que nous occupions à Paris. Ces détails étaient un avertissement pour nous de nous tenir sur nos gardes ; en conséquence ma mère quitta sur le champ le château de Vaucresson pour venir se réfugier à Versailles, mais déjà les affreuses nouvelles étaient partout répandues, et ce ne fut pas sans peine et sans être insulté par nos paysans que nous pûmes effectuer notre retraite. [Page 6: ] Ainsi le même jour et presque au même instant les deux chefs vénérés de ma famille nous furent enlevés, par un crime atroce que l'on ne peut avec raison toutefois attribuer entièrement à ceux qui l'ont commis, mais dont nous avons tous connu l'auteur qui, pour arriver au trône, voulait se débarrasser à tout prix des hommes de tête et de coeur qui entouraient le malheureux Louis XVI. Il fallait pour l'atteindre facilement le laisser sans défense.Stanislas … Foulon, baron de Doué, seigneur de Morangies, Soulangé et autres lieux, conseiller d'État, décoré de la croix de commandeur de Saint-Louis, à l'époque de sa mort avait environ 75 ans. Il était d'une famille respectable de Saumur en Anjou. Le marquis de Pasdeloup, mon grand-père maternel, avait épousé sa sœur; sa belle et noble figure, ses talents distingués et principalement la fermeté de son caractère le firent remarquer. Jeune encore, il était commissaire ordonnateur de la guerre et le maréchal duc de Richelieu qui l'aimait le fit nommer intendant de son armée. De retour de ses campagnes, il fut bien accueilli à la cour et sous le ministère de monsieur le duc de Choiseul, fut nommé par le roi surintendant de la guerre et de la marine. La chute du [Page 7:] Premier ministre entraina la sienne, mais le Roi ne pouvant consentir à se priver de ses talens le nomma conseiller d'Etat. Louis Seize qui connoissait sa bonne réputation et qui sentait le besoin de s'entourer d'hommes de tête, ayant en 1789 nommé premier ministre Mr le Maréchal duc de Broglie, Mr Foulon fut nommé ministre de la guerre, mais il connoissait le système de modération et de concession adopté par la cour. Les sourdes menées des révolutionnaires, la confiance d'un Roi faible et timide devait l'exposer personnellement aux plus grands malheurs, sans qu'il put en rien résulter d'avantageux pour son pays; il refusa de se charger d'un fardeau que les circonstances rendaient trop pesant. Sa détermination prise, il crut pouvoir revenir à Paris, mais il y fut insulté dans son hôtel et quelques jours après arrêté par les factieux et conduit à l'hôtel de ville où il fut impitoyablement massacré par une populace ivre de sang.Mr Foulon était malgré la fermeté de son caractère, d'une humeur douce et facile, très attaché à sa famille il avait fait élever ma mère auprès de lui et contribua à son mariage avec mon père. Son gendre Berthier fils de Mr Berthier de Sauvigny, premier président au parlement sous le Chancelier [Page 8:] Maupeou était d'une figure fort agréable et d'une petite taille. Il était doué d'une grande distinction de manières. Très jeune encore il fut nommé intendant de la généralité de Paris. Enfant gâté de la fortune mais d'un esprit aimable et conciliant il avait su se faire pardonner son élévation prématurée et avait peu d'ennemis. Toutefois son dévouement au Roi était connu, c'était assez pour le rendre suspect au duc d'Orléans qui ne laissa pas échapper l'occasion de se débarrasser d'un homme qu'il considérait comme un obstacle à ses projets ambitieux.Ma mère était trop sincèrement attachée à sa famille pour ne pas être profondément affligée de ces événements qui nous firent sur le champ quitter la campagne. Nous arrivâmes en fugitifs à Versailles sans y être attendus et sans savoir où nous irions loger, un de nos amis touché de notre situation nous offrit un asile chez lui et bientôt Madame Elisabeth ayant appris notre arrivée, daigna faire mettre à notre disposition un logement qui lui appartenait rue de Maurepas.J'avais à peine quatorze ans à cette époque, par principe et par devoir j'étais dévoué au Roi, ses malheurs n'avaient fait que développer ce sentiment et je puis affirmer qu'il était arrivé [Page 9: ] à un tel degré d'exaltation qu'il était une sorte de fanatisme. Quoique dans l'âge où l'on ne pouvait être admis à la cour, je ne manquai cependant aucune occasion de m'y présenter et les huissiers de la chambre étaient tellement dans l'usage de me voir que je pénétrais dans tous les appartements sans aucun obstacle. L'habitude de voir le Roi, la Reine et les princes, la fréquentation continuelle de tous les habitués de la galerie du château et de l'oeil de boeuf me donna bientôt le goût et les manières du grand monde & c’est sans contredit à ces premiers mois de mon entrée dans la vie que j’ai dû, depuis les succès que j'ai obtenus dans un monde inférieur.Quatre mois se passèrent ainsi et les événements suivaient leur triste cours. Quelques jours après le peuple de Paris, encouragé par la faiblesse du gouvernement, vint à Versailles pour forcer le Roi de venir s'établir à Paris avec sa famille. (Jusque là les régimens qui composaient la garnison de Versailles s’étaient maintenus dans un assez bon espoir mais pour fortifier encore leurs bonnes dispositions, les Gardes du Corps les invitèrent à dîner avec ma permission du Roi dans la salle de spectacle du château. J’assistais à cette fête où les plus nobles sentimens se manifestèrent. La Reine en digne fille de Marie-Thérèse prit Mr le Dauphin dans ses bras et le présenta aux troupes qui firent éclater leurs transports, mais cette démonstration n’eut aucun bon résulta). Ce fut le 5 octobre 1789 que cet événement s’effectua, une armée de bandits dirigée par les factieux vint assiéger la résidence Royale, les portes du château furent enfoncées, le peuple se précipita dans les appartements et la malheureuse Reine ne dut son salut [Page 10: ] qu'au dévouement d'un garde du corps qui en défendant l'entrée de sa chambre à coucher aux dépens de sa vie, donna le temps à la princesse de se sauver dans la chambre du roi. Cette nuit fut affreuse et j'en conserve encore le souvenir. Chaque instant était marqué par la détonation d'une arme à feu et dix-sept gardes du corps périrent victimes de leur attachement à leur maître.Le lendemain la cour quitta le château de Versailles et cette ville ne pouvant plus être un asile sûr pour nous nous partîmes pour Saumur où était mon grand-père.Saumur est une charmante petite ville sur les bords de la Loire, le marquis de Pasdeloup, père de ma mère y jouissait d'une haute considération, acquise par une conduite sans reproche et une naissance distinguée. Sa maison était ouverte à tout ce qu'il y avait d'honorable dans l'Anjou et à tous les officiers supérieurs de la garnison. C'est alors que sollicité par mes instances ma mère consentit à me faire entrer de suite au service j'avais quinze ans et demi, il était temps d'y penser, mais comme à cette époque ainsi que je l'ai déjà dit, la noblesse ne recherchait que le service militaire, il en résultait que toutes les issues dans les corps étaient [Page 11:] encombrées par une foule de jeunes gens dont le nombre excédait de beaucoup celui des places dont le gouvernement pouvait disposer, et qu'ainsi tout mouvement étant arrêté, il fallait attendre quelques fois des années pour arriver à son but et perdre un temps précieux. Le régiment de Royal Roussillon cavalerie (4ème de cuirassier) qui était alors en garnison à Saumur comptait dans ses rangs à cette époque 33 officiers à sa suite absents du corps. Mon impatience ne s'accommodant pas d'un tel état de choses ma mère écrivit en conséquence au marquis de Vignacourt qui était colonel du régiment et le 1er janvier 1790 je fus admis comme volontaire en attendant un brevet de sous-lieutenant.Le service militaire avait un grand attrait pour moi et je ne puis exprimer tout le bonheur que j'éprouvais en portant pour la première fois cet habit depuis longtemps objet de mes désirs. Je commençai donc à faire mon cours d'équitation et à monter mes gardes afin de me rendre digne du grade sur lequel je comptais. Ces occupations qui avaient pour moi un grand charme durèrent toute l'année mais, l'horizon politique se couvrait [Page 12:] de nuages, tout s'écroulait sous nos pieds, la discipline des meilleurs régiments commençait à se relâcher, les bas officiers se plaignaient de ne pas participer aux avancements et d'être commandés par des jeunes gens inexpérimentés dont le seul mérite selon eux était leur titre de noblesse. Toutes ces clameurs suggérées par les nouvelles idées révolutionnaires, étaient en partie fondées par la négligence avec laquelle beaucoup de jeunes officiers faisaient leur service, la plupart suivaient leur carrière à défaut d'autres que les préjugés du temps leur interdisaient et dans le seul but de se faire un état et d'ajouter à leur considération. L'armée était encombrée de ces auxiliaires inutiles et les officiers supérieurs des corps n'avaient pas toujours assez de caractère ou d'indépendance pour les contenir et les diriger, les plaintes des inférieurs pouvaient donc se justifier jusqu'à un certain point et naturellement elles devaient finir par ébranler la discipline et diviser les corps qui à l'époque dont il s'agit avaient plus que jamais besoin d'union. Comme tous les autres devenus la victime de ces fâcheuses dispositions et pour éviter le prétexte d'un mouvement insurrectionnel dans mon régiment je fus obligé de [Page 13: ] m'éloigner et de demander un congé qui me fut accordé sur le champ. Je revins donc chez mon grand-père espérant que mon absence ne serait que momentanée et que les événements me permettraient de reprendre mon service. Cette espérance fut vaine il était dans ma destinée de ne jamais revoir les étendards du régiment de Royal Roussillon et la tourmente révolutionnaire me réservait un autre destin.Pendant le cours de ces tristes événements les colonies n'avaient pas été préservées. Elles étaient alors trop riches et trop florissantes pour ne pas exciter l'envie des révolutionnaires toutefois leur influence n'avait pas encore fait un grand progrès et elles avaient à lutter avec l'intérêt personnel des propriétaires et des habitans et le tems de leur triomphe n'était pas encore venu. J'ai déjà dit que mon père était reparti pour St Domingue en 1782 dans le but d'établir l'ordre dans ses habitations. En 1790, époque dont nous parlons, il était parvenu après huit ans de travail et de peines à remettre ses biens dans l'état le plus florissant mais ce changement n'était d'aucun [Page 14:] avantage pour nous en France; car mon père avait pris depuis le commencement de la révolution une telle aversion pour la France, telle qu'on cherchait à la faire qu'il y avait renoncé pour toujours et qu'il ne voulait faire à ma mère aucun envoye de fonds pour soutenir sa famille. Cet état de choses rendait notre position très fâcheuse en France et il devenait indispensable de la faire cesser. Mon père vint à notre aide en écrivant à ma mère de lui envoyer au plutôt ses trois fils, cet ordre était accompagné de recommandations très detaillées sur les précautions à prendre pour effectuer ce grand voyage qui devait effrayer naturellement beaucoup ma mère.Lorsque l'ordre de mon père arriva je venais de recevoir mon congé, j'étais encore à Saumur. Je n'hésitai pas à me mettre en route et j'arrivai à Nantes en octobre 1790 pour m'embarquer sur le navire le [ Zwininger ? ], Cap. Tarbois en chargement pour St Domingue.A cette époque l'état de la France devenant de plus en plus inquiétant pour le repos des honnêtes gens, chaque personne un peu marquante cherchait à s'éloigner du foyer révolutionnaire et ceux que l'idée d'un voyage long et hasardeux avait effrayés dans un tems [Page 15: ] de calme et de repos n'éprouvaient aucune répugnance à se risquer aux plus grandes entreprises pour fuir des dangers qui leur paraissaient bien plus redoutables. Cette disposition des esprits me fut favorable en ce que je trouvai parmi les nombreux passagers embarqués sur le Zwininger plusieurs personnes respectables dont la société devait naturellement adoucir les ennuis d'un long voyage et les regrets que je devais éprouver en quittant pour la première fois ma mère et le sol de la patrie.Notre bâtiment l'un des plus beaux du commerce de Nantes était depuis quelques jours descendu au mouillage devant St Nazaire petit bourg au-dessous de Paimboeuf à l'entrée de la Loire. Tout étant près pour le départ et le vent étant favorable nous appareillâmes le 24 février 1790. Sous voile nous nous trouvâmes 52 passagers dont 17 à la table du capitaine, parmi ces derniers on remarquait le Comte et la Comtesse Auguste de la Tourette avec Mr. et Mde de Pimelle qui allaient chercher à St Domingue des habitations dont les revenus ne leur parvenaient jamais, Pauvre famille qui était destinée à trouver la mort au lieu de ces grands biens objet de leur espérance. [Page 16:] Monsieur de La Tourette était d'une famille noble très connue en Vivarais et assez mal famée dans son état bien près de la misère tous les moyens leur semblaient bons pour arriver à la fortune. Celui dont il est icy question, comme ses frères, était officier des gardes du corps du Roi, pour se soutenir dans cette position l'argent lui manquait il épousa Mlle de Pimelle fille d'un gentilhomme Bourguignon d'assez bonne race, qui s'était allié à une mulâtresse propriétaire à Saint-Domingue. Mde Auguste de La Tourette était donc femme de couleur ce qui affectait peu la délicatesse de son mari, mais cette origine lui attira à Saint-Domingue de grandes humiliations. Quelques temps après l'arrivée de la famille dans la colonie Messieurs de La Tourette et de Pimelle s'étant présentés dans une assemblée de propriétaires en furent chassés ignominieusement et la douleur qu'ils en ressentirent les conduisit bientôt au tombeau. Mme de La Tourette restée veuve usa fort légèrement de sa liberté et vint au Port au Prince où elle mourut de chagrin en laissant un fils, mort quelques années après. Cette jeune femme n’était pas la seule qui fut nous promettre quelques compensations aux peines du voyage, mais était celle qui méritait le plus vif intérêt. [Page 17:] Je n'entreprendrai pas de détailler ici l'emploi de notre temps pendant la traversée je n'en ai le temps, ni la volonté, de faire le journal de mon voyage, il suffit de dire qu'après quarante cinq jours bons ou mauvais notre bâtiment vint mouiller au Cap Français, à cette époque la plus belle et la plus riche ville des Antilles.Une discussion que j'avais eue à bord avec un nommé Coussin ingénieur se disant Grand Voyer à Saint-Domingue me força de descendre à terre un moment après le mouillage. J'avais alors 16 ans. Je n'avais jamais mis l'épée à la main, mon adversaire âgé de plus de 30 ans avait sur moi un immense avantage. Cette infériorité devait naturellement appeler sur moi tout l'intérêt, aussi lorsque j'arrivais à terre où déjà le bruit du combat s'était répandu je me trouvai entouré de plus de 200 jeunes gens de la ville qui m'accompagnaient au rendez-vous. Cette publicité à laquelle je ne m'attendais pas fit d'abord une forte impression sur moi, toutefois j'étais trop animé pour hésiter un instant je mis l'épée à la main et malgré tous les dangers de ma position et le sentiment de ma propre faiblesse, je me présentai [Page 18:] avec fermeté au-devant de mon adversaire. Les fers croisés l'affaire ne devait pas se prolonger, car, je ne savais ni attaquer, ni me défendre, l'épée de mon adversaire ne rencontrant aucune opposition le sang jaillit bientôt de ma chemise, aussitôt tous les témoins s'écrièrent que j'étais blessé et se jetèrent sur moi en me comblant d'éloges et de marques d'intérêt, ma rentrée en ville fut une véritable ovation, chacun cherchait à me soutenir, tandis que d'autres appelaient un chirurgien à mon secours. De tous ceux cependant qui étaient présents à cette scène j'étais peut-être le plus calme, car je ne me sentais pas gravement blessé et bientôt on reconnut que je ne m'étais pas trompé. Le premier appareil mis je pus sortir le soir me rendre au spectacle.Je restai environ huit jours au Cap et je me rendis ensuite au Port au Prince où je devais trouver mon père. A peine au mouillage un officier vint de la part de Mr. le Comte de Blanchelande alors gouverneur de l'île, ordonner au capitaine de se rendre avec tous ses passagers au gouvernement. Chacun se prépara donc à descendre à terre. Mon frère et moi nous primes nos uniformes et accompagnés des autres passagers nous primes seul le capitaine le chemin du gouvernement.Lorsque nous eûmes traversé la ville et la cour du palais du gouverneur nous nous trouvâmes au pied du grand escalier et comme j'étais en tête de la file avec mon frère je franchis les degrés et m'adressai à un chevalier de Saint Louis qui se tenait sur la terrasse et que je crus être le gouverneur. Je lui dis que d'après des ordres transmis par un de ses aides de camp les passagers du Domingue venaient lui rendre leurs devoirs. Je ne suis point le gouverneur me répondit-il mais voici le gouverneur dans le salon où il vous attend.Nous entrâmes alors en foule dans le salon où nous trouvâmes Monsieur de Blanchelande qui nous reçut avec bonté et demanda au capitaine la liste de ses passagers. Les noms furent appelés successivement et quand le gouverneur fut arrivé au notre il se tourna devers le chevalier de Saint Louis à qui j'avais parlé et lui dit comment Monsieur de Blanchelande n'avez vous pu reconnaitre vos enfans ? Cher Monsieur ajouta-t-il embrassez votre père.L'entrevue fut touchante, mon père nous fit mille caresses. Il nous fit part de la crainte de sa fortune de ses projets et des craintes sur le résultat des troubles qui à cette époque désolaient la France. Son dessein était de réaliser sa fortune et de se retirer au continent de l'Amérique où il voulait nous établir.Le soir même il nous conduisit à son habitation du quartier du Lamentin qui était l'une des plus belles de cette partie de la colonie et les premiers momens de notre séjour auprès de lui eurent mille charmes pour nous. – Toutefois ce tems de repos et de bonheur fut de peu de durée, une querelle, dans le principe fort légère vint mettre un terme à cette bonne harmonie et nous nous sommes obligés de quitter son habitation et de nous retirer au Port au Prince. Cette séparation eut du retentissement dans la colonie et beaucoup de gens qui connaissaient le caractère violent de mon père vinrent à nous, et comme nous ne pouvions revenir au Lamentin sans y donner lieu à un nouveau scandale on prit le parti de la négociation et il fut convenu que nous retournerions en France par le premier bâtiment de commerce en partance et que mon père pourvoirait à nos frais du passage et à notre entretien en France. Ceci bien arrêté nous nous embarquâmes sur un navire de Nantes et après une traversée bien longue [Page 22: ] et bien dangereuse nous arrivâmes à Nantes soixante six jours après notre départ du Port au Prince, le 25 avril 1791.Mes frères partirent pour leurs régimens mais, avant de rejoindre le mien, j'avais à m'assurer si ma présence n'y causerait pas quelque nouveau trouble. En effet les mauvaises dispositions des sous officiers n'avaient fait que s'accroitre et je ne fus pas à me repentir de ma prudence. Je pris le parti de venir en Normandie chez Monsieur de Bertingles ma tante ou ma mère se trouvait alors à y attendre le résultat des événemens qui se préparaient. En Juillet le Roi parti des Tuileries où il était prisonnier, avec toute sa famille et quelques jours après fut ramené à Paris. Cette catastrophe qui plongea la France dans le deuil, vint finir mes irresolutions, je quittai ma famille et le 8 septembre je partis pour Enconnay ville de la frontière de la Flandre autrichienne, dans l'intention de me rendre à Ath, ville désignée pour la réunion de tous les gentilshommes émigrés de France.Les premiers jours d'octobre Monsieur le Comte de la Châtre commandant tout le cantonnement m'ordonna de me rendre à Soignies et me fit incorporer provisoirement dans une compagnie composée de tous les officiers appartenant au régiment Royal des vaisseaux [Page 22sur feuillet volant, décrivant des événemens postérieurs] Mon séjour à Hambourg, le comte Bernhard ambassadeur, le 7 septembre 1798 départ de Hambourg, passage de l'Elbe, voyage dans le pays de Hanovre, arrivée à Leer, première ville hollandaise, mon passeport signé par l'ambassadeur, entrée en France, arrivée à Rouen, [… ] Marchand, je vais me réfugier dans la forêt de Léon au château de St Crespin chez Monsieur de [ Bertinay ?] visite domiciliaire, la gendarmerie cerne le château, conduite du maire et du commissaire de police de Lyon = mon sang-froid en cette circonstance me [ sauve? ], la gendarmerie se retire, résolution que je prends de quitter la Normandie, avec un passeport de complaisance. Arrivée à Saumur chez mon oncle le Ministre pour la succession de mon grand père, séjour à Saumur.. voyage à Poitiers.
1 cahier format 31 x 20 cm, 44 ff. , 2 ff. débrochés (le premier a été manifestement détaché suite à une erreur du rédacteur qui a inversé recto et verso), dont 12 ff. rédigés à l'encre brune, souvent en recto verso, d'une écriture cursive régulière, s.d. [ circa 1830-1849 ] Etat satisfaisant : une forte salissure en angle supérieur droit, 2 feuillets débrochés, qq. accrocs, mais le manuscrit reste bien lisible. Voici la transcription complète : [ Manuscrit autographe : ] Mémoires du Chevalier Léger Trutié de Vaucresson [Souvenirs autobiographiques autographes et inédits retraçant le destin du jeune Léger Trutié de Vaucresson, jeune noble de 15 ans pris dans la tourmente de la Révolution française. Avec un témoignage saisissant du traumatisme de l'été 1789, du massacre de ses proches, Foulon et Bertier de Sauvigny, des derniers jours de la cour de Versailles, une immersion rare dans la société coloniale de Saint-Domingue en 1790 avec ses tensions raciales et un duel à 16 ans, le retour en France en 1791 et les réseaux de l'émigration militaire ] Mémoires du Chevalier T. de Vaucresson. Chapitre 1. Trop avancé dans la vie pour que le présent ait quelque charme pour moi, j’ai besoin de jeter un regard en arrière & e chercher à revivre dans le passé. Je n’ai point la prétention d’occuper le public de moi car je n'aime point à me mettre en évidence. J'abandonne le plan à ceux qui ont l'opinion contraire et cherchent à faire de l'effet, [… ] bien commun dans le siècle où nous vivons. Il auraitt peut-être mieux convenu à mon goût pour le repos de garder le silence et de mourir dans l'oubli, mais dans la longue carrière que j'ai parcourue et au milieu des orages qui se sont renouvelés si fréquemment pendant sa durée, j'ai dû naturellement voir beaucoup de choses & je suis entraîné à les raconter à mes enfants et à mes contemporains pour éclaircir certains faits dont j'ai été témoin et que l'esprit de parti qui corrompt tout a dénaturés. Je parlerai avec le langage de la vérité, si rare dans les convulsions qui nous agitent et des faits qui me sont personnels et de ceux qui se rattachent à la politique.Je ne cacherai rien, je ne déguiserai rien, car, je n’ai aucune raison pour altérer la vérité, et si quelques personnes pouvaient en être blessées, je déclare ici que je n'ai point la volonté de les atteindre et que bien ou mal, je passe condamnation sur tout ce qui a été fait [Page 2 :] même contre moi. Ce n'est point [ au ] déclin de la vie, lorsque l'on n'a plus rien à attendre ou à espérer des hommes que peut continuer de la haine pour eux.Naissance. Je suis né à Paris le 11 mars 1774 : mon père qui possédait une très brillante fortune avait commencé à servir dans les mousquetaires; depuis, lors de la dissolution des parlements à la fin du règne de Louis XV, pressé par le chancelier de Maupeou et par M. Bertier de Sauvigny premier président, il quitta le militaire pour accepter dans le nouveau parlement de Paris une charge de conseiller de grand'chambre, mais l'espèce de réprobation qui paraissait se manifester contre cette magistrature improvisée et les difficultés qu'il éprouva pour obtenir une charge de président à mortier qui lui avait été promise le dégoûtèrent de cette carrière. Iil rentra dans le militaire comme capitaine de cavalerie et acheta une charge de maréchal général des logis de la cavalerie qui devait le porter au grade de Mestre de camp. Quelques temps auparavant il avait épousé à Versailles Marie le Noir de Pasdeloup, d'une des plus anciennes familles nobles de l'Anjou, elle était nièce du Conseille Foulon conseiller d'état surintendant de la guerre et de la marine. De ce mariage il eut plusieurs enfants.Éducation. Dans la position de fortune où était mon père, rien ne fut épargné pour mon éducation [Page 3:] Toutefois à l'époque dont il s'agit, l’éducation n'était pas poussée à fond comme de nos jours, l'état militaire étant [ le seul recherché] par la noblesse, elle négligeait [la connaissance] des sciences exactes et celle du droit [qui demandaient] de longues études et qui ne lui auraient [ pas permis ] d'entreprendre, dès l'âge de 15 ans, la carrière qui lui semblait la seule honorable. [ … ] jusqu'en troisième, l'arithmétique, l'histoire, le dessin, la danse et l'escrime, composaient à peu près toute la science d'un gentilhomme. On pensait alors et peut-être avec raison que l’excès des études propres aux savants détruisaient ou énervaient les forces physiques des jeunes gens et qu'enfin pour remplir avec honneur la carrière militaire il fallait en première ligne s'attacher à développer les forces du corps et à graver dans le coeur de ceux qui s'y destinaient les beaux et nobles sentiments qui dans les siècles précédents ont imposés à la noblesse tant de sacrifices pour le service du Roi et la défense de la patrie.Révolution de 1789. J'atteignais à peine l'âge de 14 ans lorsque la révolution de 1789 vint bouleverser toutes les têtes et troubler le doux repos dont la France jouissait. On a déjà tant parlé à tort ou à raison des causes qui ont amené cette sanglante catastrophe qu'il deviendrait superflu d'y revenir. Chacun a apporté dans ces tristes discussions l'opinion qu'il s'était faite dans son propre intérêt et peut-être n'était-il jamais [Page 4 :] existé de contraintes plus vives de part et d'autre, sans cependant amener le triomphe de la vérité. Trop jeune à cette époque pour avoir pu juger sainement cette grande question, je dois me borner à rappeler ces moments dont chacun s'est plus ou moins ressenti.En 1782, mon père, qui possédait de grands biens à Saint-Domingue, avait été obligé pour rétablir l'ordre dans ses affaires, de se rendre dans cette colonie, où des gérants profitaient de son absence, mettant depuis la mort de mon grand-père tous ses biens au pillage (il était temps d’arrêter ces dilapidations). En quittant la France, il avait abandonné à ma mère qui agissant en cela avec prudence, avait établi dans ses dépenses plus d'ardeur et d'économie que par le passé. Nous habitions l'hiver à Paris et l'été la terre de Vaucresson entre Saint-Cloud et Versailles. Ce fut dans cette terre, qui dans le grand siècle faisait les délices du duc de Bauvilliers, que j'ai passé une partie des premières années de mon enfance. Temps heureux ! où l'avenir se déroulait plein de charmes à mes yeux, bonheur que je croyais sans fin, qui fut bientôt remplacé par de cruelles douleurs.Au mois de juin 1789, nous jouissions de cette douce paix qui n'était troublée que [Page 5: ] par les inquiétudes que font toujours naître les avant-coureurs d'une commotion politique, lorsqu'un courrier venant de Paris annonça à ma mère le massacre de monsieur Foulon et de monsieur Berthier. Les détails de cette circonstance nous affligèrent douloureusement. Non seulement le peuple en délire avait répandu le sang de ses victimes, mais il s'était livré à des excès tels, que les peuples les plus sauvages en auraient rougi de honte, après avoir assouvi leur rage sur ces infortunes, dont le seul crime était leur dévouement comme au roi, ces monstres leur coupèrent la tête, la placèrent au bout d'une pique et connaissant les liens de famille qui existaient entre nous et leurs victimes, ils vinrent présenter leurs têtes sanglantes aux croisées de l'hôtel que nous occupions à Paris. Ces détails étaient un avertissement pour nous de nous tenir sur nos gardes ; en conséquence ma mère quitta sur le champ le château de Vaucresson pour venir se réfugier à Versailles, mais déjà les affreuses nouvelles étaient partout répandues, et ce ne fut pas sans peine et sans être insulté par nos paysans que nous pûmes effectuer notre retraite. [Page 6: ] Ainsi le même jour et presque au même instant les deux chefs vénérés de ma famille nous furent enlevés, par un crime atroce que l'on ne peut avec raison toutefois attribuer entièrement à ceux qui l'ont commis, mais dont nous avons tous connu l'auteur qui, pour arriver au trône, voulait se débarrasser à tout prix des hommes de tête et de coeur qui entouraient le malheureux Louis XVI. Il fallait pour l'atteindre facilement le laisser sans défense.Stanislas … Foulon, baron de Doué, seigneur de Morangies, Soulangé et autres lieux, conseiller d'État, décoré de la croix de commandeur de Saint-Louis, à l'époque de sa mort avait environ 75 ans. Il était d'une famille respectable de Saumur en Anjou. Le marquis de Pasdeloup, mon grand-père maternel, avait épousé sa sœur; sa belle et noble figure, ses talents distingués et principalement la fermeté de son caractère le firent remarquer. Jeune encore, il était commissaire ordonnateur de la guerre et le maréchal duc de Richelieu qui l'aimait le fit nommer intendant de son armée. De retour de ses campagnes, il fut bien accueilli à la cour et sous le ministère de monsieur le duc de Choiseul, fut nommé par le roi surintendant de la guerre et de la marine. La chute du [Page 7:] Premier ministre entraina la sienne, mais le Roi ne pouvant consentir à se priver de ses talens le nomma conseiller d'Etat. Louis Seize qui connoissait sa bonne réputation et qui sentait le besoin de s'entourer d'hommes de tête, ayant en 1789 nommé premier ministre Mr le Maréchal duc de Broglie, Mr Foulon fut nommé ministre de la guerre, mais il connoissait le système de modération et de concession adopté par la cour. Les sourdes menées des révolutionnaires, la confiance d'un Roi faible et timide devait l'exposer personnellement aux plus grands malheurs, sans qu'il put en rien résulter d'avantageux pour son pays; il refusa de se charger d'un fardeau que les circonstances rendaient trop pesant. Sa détermination prise, il crut pouvoir revenir à Paris, mais il y fut insulté dans son hôtel et quelques jours après arrêté par les factieux et conduit à l'hôtel de ville où il fut impitoyablement massacré par une populace ivre de sang.Mr Foulon était malgré la fermeté de son caractère, d'une humeur douce et facile, très attaché à sa famille il avait fait élever ma mère auprès de lui et contribua à son mariage avec mon père. Son gendre Berthier fils de Mr Berthier de Sauvigny, premier président au parlement sous le Chancelier [Page 8:] Maupeou était d'une figure fort agréable et d'une petite taille. Il était doué d'une grande distinction de manières. Très jeune encore il fut nommé intendant de la généralité de Paris. Enfant gâté de la fortune mais d'un esprit aimable et conciliant il avait su se faire pardonner son élévation prématurée et avait peu d'ennemis. Toutefois son dévouement au Roi était connu, c'était assez pour le rendre suspect au duc d'Orléans qui ne laissa pas échapper l'occasion de se débarrasser d'un homme qu'il considérait comme un obstacle à ses projets ambitieux.Ma mère était trop sincèrement attachée à sa famille pour ne pas être profondément affligée de ces événements qui nous firent sur le champ quitter la campagne. Nous arrivâmes en fugitifs à Versailles sans y être attendus et sans savoir où nous irions loger, un de nos amis touché de notre situation nous offrit un asile chez lui et bientôt Madame Elisabeth ayant appris notre arrivée, daigna faire mettre à notre disposition un logement qui lui appartenait rue de Maurepas.J'avais à peine quatorze ans à cette époque, par principe et par devoir j'étais dévoué au Roi, ses malheurs n'avaient fait que développer ce sentiment et je puis affirmer qu'il était arrivé [Page 9: ] à un tel degré d'exaltation qu'il était une sorte de fanatisme. Quoique dans l'âge où l'on ne pouvait être admis à la cour, je ne manquai cependant aucune occasion de m'y présenter et les huissiers de la chambre étaient tellement dans l'usage de me voir que je pénétrais dans tous les appartements sans aucun obstacle. L'habitude de voir le Roi, la Reine et les princes, la fréquentation continuelle de tous les habitués de la galerie du château et de l'oeil de boeuf me donna bientôt le goût et les manières du grand monde & c’est sans contredit à ces premiers mois de mon entrée dans la vie que j’ai dû, depuis les succès que j'ai obtenus dans un monde inférieur.Quatre mois se passèrent ainsi et les événements suivaient leur triste cours. Quelques jours après le peuple de Paris, encouragé par la faiblesse du gouvernement, vint à Versailles pour forcer le Roi de venir s'établir à Paris avec sa famille. (Jusque là les régimens qui composaient la garnison de Versailles s’étaient maintenus dans un assez bon espoir mais pour fortifier encore leurs bonnes dispositions, les Gardes du Corps les invitèrent à dîner avec ma permission du Roi dans la salle de spectacle du château. J’assistais à cette fête où les plus nobles sentimens se manifestèrent. La Reine en digne fille de Marie-Thérèse prit Mr le Dauphin dans ses bras et le présenta aux troupes qui firent éclater leurs transports, mais cette démonstration n’eut aucun bon résulta). Ce fut le 5 octobre 1789 que cet événement s’effectua, une armée de bandits dirigée par les factieux vint assiéger la résidence Royale, les portes du château furent enfoncées, le peuple se précipita dans les appartements et la malheureuse Reine ne dut son salut [Page 10: ] qu'au dévouement d'un garde du corps qui en défendant l'entrée de sa chambre à coucher aux dépens de sa vie, donna le temps à la princesse de se sauver dans la chambre du roi. Cette nuit fut affreuse et j'en conserve encore le souvenir. Chaque instant était marqué par la détonation d'une arme à feu et dix-sept gardes du corps périrent victimes de leur attachement à leur maître.Le lendemain la cour quitta le château de Versailles et cette ville ne pouvant plus être un asile sûr pour nous nous partîmes pour Saumur où était mon grand-père.Saumur est une charmante petite ville sur les bords de la Loire, le marquis de Pasdeloup, père de ma mère y jouissait d'une haute considération, acquise par une conduite sans reproche et une naissance distinguée. Sa maison était ouverte à tout ce qu'il y avait d'honorable dans l'Anjou et à tous les officiers supérieurs de la garnison. C'est alors que sollicité par mes instances ma mère consentit à me faire entrer de suite au service j'avais quinze ans et demi, il était temps d'y penser, mais comme à cette époque ainsi que je l'ai déjà dit, la noblesse ne recherchait que le service militaire, il en résultait que toutes les issues dans les corps étaient [Page 11:] encombrées par une foule de jeunes gens dont le nombre excédait de beaucoup celui des places dont le gouvernement pouvait disposer, et qu'ainsi tout mouvement étant arrêté, il fallait attendre quelques fois des années pour arriver à son but et perdre un temps précieux. Le régiment de Royal Roussillon cavalerie (4ème de cuirassier) qui était alors en garnison à Saumur comptait dans ses rangs à cette époque 33 officiers à sa suite absents du corps. Mon impatience ne s'accommodant pas d'un tel état de choses ma mère écrivit en conséquence au marquis de Vignacourt qui était colonel du régiment et le 1er janvier 1790 je fus admis comme volontaire en attendant un brevet de sous-lieutenant.Le service militaire avait un grand attrait pour moi et je ne puis exprimer tout le bonheur que j'éprouvais en portant pour la première fois cet habit depuis longtemps objet de mes désirs. Je commençai donc à faire mon cours d'équitation et à monter mes gardes afin de me rendre digne du grade sur lequel je comptais. Ces occupations qui avaient pour moi un grand charme durèrent toute l'année mais, l'horizon politique se couvrait [Page 12:] de nuages, tout s'écroulait sous nos pieds, la discipline des meilleurs régiments commençait à se relâcher, les bas officiers se plaignaient de ne pas participer aux avancements et d'être commandés par des jeunes gens inexpérimentés dont le seul mérite selon eux était leur titre de noblesse. Toutes ces clameurs suggérées par les nouvelles idées révolutionnaires, étaient en partie fondées par la négligence avec laquelle beaucoup de jeunes officiers faisaient leur service, la plupart suivaient leur carrière à défaut d'autres que les préjugés du temps leur interdisaient et dans le seul but de se faire un état et d'ajouter à leur considération. L'armée était encombrée de ces auxiliaires inutiles et les officiers supérieurs des corps n'avaient pas toujours assez de caractère ou d'indépendance pour les contenir et les diriger, les plaintes des inférieurs pouvaient donc se justifier jusqu'à un certain point et naturellement elles devaient finir par ébranler la discipline et diviser les corps qui à l'époque dont il s'agit avaient plus que jamais besoin d'union. Comme tous les autres devenus la victime de ces fâcheuses dispositions et pour éviter le prétexte d'un mouvement insurrectionnel dans mon régiment je fus obligé de [Page 13: ] m'éloigner et de demander un congé qui me fut accordé sur le champ. Je revins donc chez mon grand-père espérant que mon absence ne serait que momentanée et que les événements me permettraient de reprendre mon service. Cette espérance fut vaine il était dans ma destinée de ne jamais revoir les étendards du régiment de Royal Roussillon et la tourmente révolutionnaire me réservait un autre destin.Pendant le cours de ces tristes événements les colonies n'avaient pas été préservées. Elles étaient alors trop riches et trop florissantes pour ne pas exciter l'envie des révolutionnaires toutefois leur influence n'avait pas encore fait un grand progrès et elles avaient à lutter avec l'intérêt personnel des propriétaires et des habitans et le tems de leur triomphe n'était pas encore venu. J'ai déjà dit que mon père était reparti pour St Domingue en 1782 dans le but d'établir l'ordre dans ses habitations. En 1790, époque dont nous parlons, il était parvenu après huit ans de travail et de peines à remettre ses biens dans l'état le plus florissant mais ce changement n'était d'aucun [Page 14:] avantage pour nous en France; car mon père avait pris depuis le commencement de la révolution une telle aversion pour la France, telle qu'on cherchait à la faire qu'il y avait renoncé pour toujours et qu'il ne voulait faire à ma mère aucun envoye de fonds pour soutenir sa famille. Cet état de choses rendait notre position très fâcheuse en France et il devenait indispensable de la faire cesser. Mon père vint à notre aide en écrivant à ma mère de lui envoyer au plutôt ses trois fils, cet ordre était accompagné de recommandations très detaillées sur les précautions à prendre pour effectuer ce grand voyage qui devait effrayer naturellement beaucoup ma mère.Lorsque l'ordre de mon père arriva je venais de recevoir mon congé, j'étais encore à Saumur. Je n'hésitai pas à me mettre en route et j'arrivai à Nantes en octobre 1790 pour m'embarquer sur le navire le [ Zwininger ? ], Cap. Tarbois en chargement pour St Domingue.A cette époque l'état de la France devenant de plus en plus inquiétant pour le repos des honnêtes gens, chaque personne un peu marquante cherchait à s'éloigner du foyer révolutionnaire et ceux que l'idée d'un voyage long et hasardeux avait effrayés dans un tems [Page 15: ] de calme et de repos n'éprouvaient aucune répugnance à se risquer aux plus grandes entreprises pour fuir des dangers qui leur paraissaient bien plus redoutables. Cette disposition des esprits me fut favorable en ce que je trouvai parmi les nombreux passagers embarqués sur le Zwininger plusieurs personnes respectables dont la société devait naturellement adoucir les ennuis d'un long voyage et les regrets que je devais éprouver en quittant pour la première fois ma mère et le sol de la patrie.Notre bâtiment l'un des plus beaux du commerce de Nantes était depuis quelques jours descendu au mouillage devant St Nazaire petit bourg au-dessous de Paimboeuf à l'entrée de la Loire. Tout étant près pour le départ et le vent étant favorable nous appareillâmes le 24 février 1790. Sous voile nous nous trouvâmes 52 passagers dont 17 à la table du capitaine, parmi ces derniers on remarquait le Comte et la Comtesse Auguste de la Tourette avec Mr. et Mde de Pimelle qui allaient chercher à St Domingue des habitations dont les revenus ne leur parvenaient jamais, Pauvre famille qui était destinée à trouver la mort au lieu de ces grands biens objet de leur espérance. [Page 16:] Monsieur de La Tourette était d'une famille noble très connue en Vivarais et assez mal famée dans son état bien près de la misère tous les moyens leur semblaient bons pour arriver à la fortune. Celui dont il est icy question, comme ses frères, était officier des gardes du corps du Roi, pour se soutenir dans cette position l'argent lui manquait il épousa Mlle de Pimelle fille d'un gentilhomme Bourguignon d'assez bonne race, qui s'était allié à une mulâtresse propriétaire à Saint-Domingue. Mde Auguste de La Tourette était donc femme de couleur ce qui affectait peu la délicatesse de son mari, mais cette origine lui attira à Saint-Domingue de grandes humiliations. Quelques temps après l'arrivée de la famille dans la colonie Messieurs de La Tourette et de Pimelle s'étant présentés dans une assemblée de propriétaires en furent chassés ignominieusement et la douleur qu'ils en ressentirent les conduisit bientôt au tombeau. Mme de La Tourette restée veuve usa fort légèrement de sa liberté et vint au Port au Prince où elle mourut de chagrin en laissant un fils, mort quelques années après. Cette jeune femme n’était pas la seule qui fut nous promettre quelques compensations aux peines du voyage, mais était celle qui méritait le plus vif intérêt. [Page 17:] Je n'entreprendrai pas de détailler ici l'emploi de notre temps pendant la traversée je n'en ai le temps, ni la volonté, de faire le journal de mon voyage, il suffit de dire qu'après quarante cinq jours bons ou mauvais notre bâtiment vint mouiller au Cap Français, à cette époque la plus belle et la plus riche ville des Antilles.Une discussion que j'avais eue à bord avec un nommé Coussin ingénieur se disant Grand Voyer à Saint-Domingue me força de descendre à terre un moment après le mouillage. J'avais alors 16 ans. Je n'avais jamais mis l'épée à la main, mon adversaire âgé de plus de 30 ans avait sur moi un immense avantage. Cette infériorité devait naturellement appeler sur moi tout l'intérêt, aussi lorsque j'arrivais à terre où déjà le bruit du combat s'était répandu je me trouvai entouré de plus de 200 jeunes gens de la ville qui m'accompagnaient au rendez-vous. Cette publicité à laquelle je ne m'attendais pas fit d'abord une forte impression sur moi, toutefois j'étais trop animé pour hésiter un instant je mis l'épée à la main et malgré tous les dangers de ma position et le sentiment de ma propre faiblesse, je me présentai [Page 18:] avec fermeté au-devant de mon adversaire. Les fers croisés l'affaire ne devait pas se prolonger, car, je ne savais ni attaquer, ni me défendre, l'épée de mon adversaire ne rencontrant aucune opposition le sang jaillit bientôt de ma chemise, aussitôt tous les témoins s'écrièrent que j'étais blessé et se jetèrent sur moi en me comblant d'éloges et de marques d'intérêt, ma rentrée en ville fut une véritable ovation, chacun cherchait à me soutenir, tandis que d'autres appelaient un chirurgien à mon secours. De tous ceux cependant qui étaient présents à cette scène j'étais peut-être le plus calme, car je ne me sentais pas gravement blessé et bientôt on reconnut que je ne m'étais pas trompé. Le premier appareil mis je pus sortir le soir me rendre au spectacle.Je restai environ huit jours au Cap et je me rendis ensuite au Port au Prince où je devais trouver mon père. A peine au mouillage un officier vint de la part de Mr. le Comte de Blanchelande alors gouverneur de l'île, ordonner au capitaine de se rendre avec tous ses passagers au gouvernement. Chacun se prépara donc à descendre à terre. Mon frère et moi nous primes nos uniformes et accompagnés des autres passagers nous primes seul le capitaine le chemin du gouvernement.Lorsque nous eûmes traversé la ville et la cour du palais du gouverneur nous nous trouvâmes au pied du grand escalier et comme j'étais en tête de la file avec mon frère je franchis les degrés et m'adressai à un chevalier de Saint Louis qui se tenait sur la terrasse et que je crus être le gouverneur. Je lui dis que d'après des ordres transmis par un de ses aides de camp les passagers du Domingue venaient lui rendre leurs devoirs. Je ne suis point le gouverneur me répondit-il mais voici le gouverneur dans le salon où il vous attend.Nous entrâmes alors en foule dans le salon où nous trouvâmes Monsieur de Blanchelande qui nous reçut avec bonté et demanda au capitaine la liste de ses passagers. Les noms furent appelés successivement et quand le gouverneur fut arrivé au notre il se tourna devers le chevalier de Saint Louis à qui j'avais parlé et lui dit comment Monsieur de Blanchelande n'avez vous pu reconnaitre vos enfans ? Cher Monsieur ajouta-t-il embrassez votre père.L'entrevue fut touchante, mon père nous fit mille caresses. Il nous fit part de la crainte de sa fortune de ses projets et des craintes sur le résultat des troubles qui à cette époque désolaient la France. Son dessein était de réaliser sa fortune et de se retirer au continent de l'Amérique où il voulait nous établir.Le soir même il nous conduisit à son habitation du quartier du Lamentin qui était l'une des plus belles de cette partie de la colonie et les premiers momens de notre séjour auprès de lui eurent mille charmes pour nous. – Toutefois ce tems de repos et de bonheur fut de peu de durée, une querelle, dans le principe fort légère vint mettre un terme à cette bonne harmonie et nous nous sommes obligés de quitter son habitation et de nous retirer au Port au Prince. Cette séparation eut du retentissement dans la colonie et beaucoup de gens qui connaissaient le caractère violent de mon père vinrent à nous, et comme nous ne pouvions revenir au Lamentin sans y donner lieu à un nouveau scandale on prit le parti de la négociation et il fut convenu que nous retournerions en France par le premier bâtiment de commerce en partance et que mon père pourvoirait à nos frais du passage et à notre entretien en France. Ceci bien arrêté nous nous embarquâmes sur un navire de Nantes et après une traversée bien longue [Page 22: ] et bien dangereuse nous arrivâmes à Nantes soixante six jours après notre départ du Port au Prince, le 25 avril 1791.Mes frères partirent pour leurs régimens mais, avant de rejoindre le mien, j'avais à m'assurer si ma présence n'y causerait pas quelque nouveau trouble. En effet les mauvaises dispositions des sous officiers n'avaient fait que s'accroitre et je ne fus pas à me repentir de ma prudence. Je pris le parti de venir en Normandie chez Monsieur de Bertingles ma tante ou ma mère se trouvait alors à y attendre le résultat des événemens qui se préparaient. En Juillet le Roi parti des Tuileries où il était prisonnier, avec toute sa famille et quelques jours après fut ramené à Paris. Cette catastrophe qui plongea la France dans le deuil, vint finir mes irresolutions, je quittai ma famille et le 8 septembre je partis pour Enconnay ville de la frontière de la Flandre autrichienne, dans l'intention de me rendre à Ath, ville désignée pour la réunion de tous les gentilshommes émigrés de France.Les premiers jours d'octobre Monsieur le Comte de la Châtre commandant tout le cantonnement m'ordonna de me rendre à Soignies et me fit incorporer provisoirement dans une compagnie composée de tous les officiers appartenant au régiment Royal des vaisseaux [Page 22sur feuillet volant, décrivant des événemens postérieurs] Mon séjour à Hambourg, le comte Bernhard ambassadeur, le 7 septembre 1798 départ de Hambourg, passage de l'Elbe, voyage dans le pays de Hanovre, arrivée à Leer, première ville hollandaise, mon passeport signé par l'ambassadeur, entrée en France, arrivée à Rouen, [… ] Marchand, je vais me réfugier dans la forêt de Léon au château de St Crespin chez Monsieur de [ Bertinay ?] visite domiciliaire, la gendarmerie cerne le château, conduite du maire et du commissaire de police de Lyon = mon sang-froid en cette circonstance me [ sauve? ], la gendarmerie se retire, résolution que je prends de quitter la Normandie, avec un passeport de complaisance. Arrivée à Saumur chez mon oncle le Ministre pour la succession de mon grand père, séjour à Saumur.. voyage à Poitiers.
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[1ER BATAILLON DE LA CHARENTE - Bataillons de volontaires] - 1er bataillon de la Charente dit de chasseurs ou bataillon de chasseurs de la Charente
CERTIFICAT DE BONNE CONDUITE DELIVRE AU CITOYEN PIERRE BARRIERE PAR LE 1ER BATAILLON DE LA CHARANTE, COMPAGNIE N°3, "LIBERTE - FRATERNITE - EGALITE OU LA MORT", FAIT A LA CIOTAT, LE 11 PLUVIOSE AN 3 (30 Janvier 1795)
La Ciotat 1795 une page, format : 28 x 19 cm, écriture manuscrite à l'encre brune, sur papier velin ligné , orné du cachet de cire rouge du 1er bataillon de la charente "republique Française Indivisible" avec une représentation allégorique de la république au centre , 10 signatures manuscrite dont celles des Capitaines DUCOURET, et GREAU , La Ciotat, LE 11 PLUVIOSE AN 3 (30 Janvier 1795),
Bookseller reference : 17327
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[ACQUET D'HAUTEPORTE]
2 pièces manuscrites in-4.
Décharges pour Jacques-René Acquet d'Hauteporte pour rentrer au Collège de la Flèche [produit contrat de mariage de Pierre Acquet, 1er janv. 1663 et transaction en date du 17 juil. 1679]. Signé Richemont, capitaine de dragons au régiment de Damas et chev. de St Louis. P., 8 mars 1771 et 2 avril 1773.
Bookseller reference : 596847
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[Adametz, Teresa, Chilean educator (1846-1917)].
Lira Chilena. El 3er Curso de la Escuela Normal de Preceptoras. Dedica este pequeño trabajo a su noble i abnegada Directtora Sta. Teresa Adametz. Santiago de Chile, 15. X. 1888.
4to. Spanish manuscript on paper. 189 written pages on 97 ff. within black ink rules. Contemporary full leather binding over bevelled wooden boards, title and lyre design giltstamped to upper cover, Chilean arms to lower cover, floral ornamentation and title "Poesias" to spine. Gilt dentelle along bevelled outer as well as inner edges. All edges goffered and gilt. Dedication manuscript for Miss Teresa (Therese) Adametz, director of Santiago's pioneering teacher training college "Escuela Normal de Preceptoras" between 1885 and 1890. In 1910, the writer, educator and later Nobel laureate Gabriela Mistrál would receive her long-sought degree from this institution. - The volume constitutes an anthology of Chilean poetry, each section introduced by a brief outline of the life of the respective writer, including such poets as Eusebio Lillo, Isidoro Errázuriz, or Luis Rodriguez Velasco. Penned in fine and regular cursive calligraphy, with blackletter headlines decorated with ornamental penwork flourishes, this sumptuously bound volume was produced by the college's third class as a gift for the Silesian-born educator Adametz, formerly in charge of an Austrian girls' boarding school for the daughters of military officers (cf. Actividades femeninas en Chile [Santiago 1928], pp. 145f.). The dedicatory poem is signed "Rita Gomez Oviedo", while the final entry ("[L]a escuela qué goces") is signed "Pilar Montecinos C.". - An old stamped shelfmark "5.164" to the lower edge of the title-page. Beautifully preserved.
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[Adelsrecht].
Militär-Adel. [Österreich, ca. 1845].
Deutsche Handschrift auf Papier. 23 SS. auf 14 Bll., halbbrüchig beschrieben. In originalem Papierumschlag mit kalligr. Titel. Lose Bögen. Kl.-Folio (225 x 286 mm). Interessante Kompilation von Erlassen und Dekreten, im wesentlichen betreffend den 1757 in den österreichischen Erblanden eingeführten "systemmäßigen Adel", ein Standesvorrecht, das bürgerlichen Offizieren unter bestimmten Bedingungen einen Rechtsanspruch auf Erhebung in den erblichen einfachen Adelsstand garantierte. - Das Dokument eröffnet mit einem "Vortrag des Directorii in Publicis et Cameralibus an Kais. Mar. Ther. v. 23. Okt. 1752": eine Vorlage zu der von Maria Theresia geforderten Beseitigung aller Unterschiede bei Nobilitationen und Standeserhöhungen zwischen den böhmischen und österreichischen Hofkanzleien, gegenseitiger Anerkennung ohne "der ehmals üblich gewesten neuerlichen Ansuch und Erlangung des selben respectu Standes" und Vereinheitlichung der dazu gebräuchlichen Siegel. Damit war eine wichtige Voraussetzung für die Einführung des systemmäßigen Adels geschaffen. Präsident des 1749 geschaffenen "Directorium in publicis et cameralibus", der Verwaltungsbehörde, die den erwähnten Hofkanzleien vorstand, war Friedrich Wilhelm von Haugwitz. Am 12. Jänner 1757 wurde der systemmäßige Adel per Allerhöchster Entschließung der Kaiserin eingeführt: "Laut Publikazion vom Jän 1757 hat M. Theresia aus allermildester Neigung für das Militär zu entschließen geruht, daß jede, Offiziere so auch von der Fortuna sein Aufkommen hat, nachdem er 30 Jahre gedient und seines Wohlverhaltens wegen von seinem vorgesetzten Kommandanten ein gutes Zeugnis beizubringen beizubringen vermag, auf Ansuchen das Ritterschaftsdiplom gratis ertheilt werden solle". - Bereits im April des Jahres erfolgten auf Anweisung des Hofkriegsrats erste Einschränkungen des Privilegs: "Im April 1757 wurde dieß dahin modifiziert, daß der erbländische Adel mit Nachsicht der Haupttaxe ertheilt werde, die Nebengebühren aber bezahlt werden sollen." Bis 1845 sind weitere Verschärfungen dokumentiert, aber auch Entscheidungen zur Form von Stammbäumen oder etwa die Festellung, dass "den Chefs der 2 Linien der fürstl. Familien Schönburg [...] und der 5 Linien der fürstl. Familien Salm" die Titulatur "Durchlaucht" gebührt (Hofkanzleidekret vom 4. Februar 1845). - Der Umschlag mit Einrissen, zwei Ausschnitten am Hinterdeckel und fleckig. Die Textseiten leicht gebräunt und minimal fleckig.
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[ADONVILLE] (Beauce)
2 pièces manuscrites in-8.
Lettre adressée à M. d'Hozier pour reprendre les titres confiés, signé Vigny, Paris, 11 mai 1772. Notes et signature de d'Hozier. - Décharge pour Auguste d'Adonville pour être reçu page à la Vénerie, Etampes, 8 avril 1781, signé d'Adonville et Bugros d'Arcy.
Bookseller reference : 596848
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[AGUISY] (Champagne)
2 pièces in-8 et in-4.
Décharge (imprimée) pour Gabrielle Jeanne Eléonore d'Aguisy, reçue dans la Maison Royale de St Louis et St Cyr, signé Montgarde, Paris, 21 aoust 1762. - Remise du contrat de mariage du 27 nov. 1777 et extrait baptistaire du 9 mai 1752, signé d'Aguisy, Paris, 1er mars 1784.
Bookseller reference : 596849
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