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‎LE GRAY Gustave & DUMAS Alexandre‎

‎[Photographie] Portrait photographique d'Alexandre Dumas‎

‎- Paris s.d. (circa 1860), 6,4x10,2cm, une photographie. - Photographie originale sur papier albuminé contrecollée sur carton réalisée par Gustave Le Gray et représentant Alexandre Dumas barbu en pantalon blanc. Noirs profonds et beau contraste. Photo montée sur papier fort. Très bel état. La maison Legray ayant été racheté par la maison Alophe, le tirage est sans doute légèrement plus tardif. Par ailleurs, alors que le premier tirage montre les pieds de l'écrivain et un sol, il apparaît ici dans un médaillon qui le coupe au mollet. On doit situer le tirage vers 1870. Au dos, le nom de l'auteur manuscrit et un tampon : Ancienne maison Legray et Cie, Alophe Succr. 35 Boulevart des Capucines. Très beau portrait en pied de l'écrivain. À propos de ce portrait, qu'il reproduit à la une de sa revue Monte-Cristo datée du 5 janvier 1860, Alexandre Dumas écrit : "Des qualités de ce portrait, je ne veux qu'affirmer la première, la plus essentielle : la ressemblance. C'est à vous, chers lecteurs, de voir si jamais la photographie est allée plus loin. C'est qu'aussi dois-je vous dire que je ne me suis pas laissé guider par le hasard dans le choix du photographe, et qu'en M. Le Gray j'ai tout simplement rencontré un artiste de la meilleure venue. Allez le trouver, m'avaient dit d'excellents juges en matière photographique, et vous serez content. Je suis allé le trouver, et j'ai été émerveillé. J'ai compris - ce qu'après avoir fait faire cent portraits par cent photographes différents, vous ne soupçonnez peut-être pas encore, chers lecteurs - j'ai compris que Le Gray comme photographe est à la fois un artiste et un savant." [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎FEVAL Paul‎

‎[PHOTOGRAPHIE] Portrait photographique de Paul Féval‎

‎- Disdéri & Cie, Paris s.d. (circa 1860), 6,2x10,5cm, une photographie. - Photographie originale sur papier albuminé représentant Paul Féval, au format carte de visite, contrecollée sur un carton du studio Disdéri et Cie. Annotation au crayon au dos du cliché. Nous n'avons trouvé aucun exemplaire de cette photographie dans les collections publiques. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎GAUTIER Théophile‎

‎[PHOTOGRAPHIE] Portrait photographique de Théophile Gautier‎

‎- Ad. Braun & Cie, Paris s.d. (circa 1870), 6,3x10,5cm, une photographie. - Photographie originale sur papier albuminé représentant Théophile Gautier, au format carte de visite, contrecollée sur un carton du studio Charles Barenne et Cie, 127 Faubourg Saint-Honoré. Annotation manuscrite et petite tache d'encre au dos du cliché. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎ZOLA Emile‎

‎Portrait photographique d'Emile Zola à la Légion d'honneur‎

‎- London Stereoscopic Company, Londres 1900, 10,7x16,6cm, une photographie au format carte cabinet. - Beau portrait photographique original d'Emile Zola au format carte cabinet, tirage d'époque sur papier albuminé contrecollé sur un carton de la London Stereoscopic Company et réalisé par un photographe non identifié. L'écrivain y pose, rosette de la légion d'honneur à la boutonnière. Condamné pour diffamation après la publication de son célèbre "J'accuse !" à la une de L'Aurore et pour échapper à la prison, Zola prend secrètement la fuite vers Londres le 18 juillet 1898. Le 26 juillet 1898, la légion d'honneur lui est retirée. Pied de nez à cette France qui ne le comprend pas, cette photographie "à la rosette" a vraisemblablement été réalisée après sa destitution de l'ordre de la légion d'honneur. Exceptionnel état de conservation. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎NAPOLEON III‎

‎[PHOTOGRAPHIE] Portrait photographique de Napoléon III‎

‎- Disderi, Paris 1859, 6,2x10,5cm, une photographie. - Photographie originale sur papier albuminé représentant Napoléon III, au format carte de visite, contrecollée sur un carton. La photographie porte en bas le nom de Disderi. Phot. Au dos : Disderi, photographe de l'empereur. boulevard des capucines. Rare photographie, parmi les toutes premières de l'empereur, d'un Napoléon III goguenard et facétieux se lissant la moustache, assis sur un grand fauteuil damassé dans une posture volontaire et étudiée. Il existe des versions légèrement différentes de cette séance de pose, Disdéri a non seulement inventé le procédé du format carte de visite (Il déposa le brevet de la photo carte de visite en 1854) mais il avait également mis au point un appareil qui permettait de prendre plusieurs photographies en même temps et donc de saisir plusieurs poses dans une même séance. La légende biographique de l'empereur raconte qu'en 1859, l'Empereur, alors âgé de 51 ans, se serait arrêté dans la boutique de Disderi alors qu'il partait en campagne en Italie. A la suite de cette séance de pose et la sortie des photographies de l'empereur, la photographie carte de visite envahit tout Paris, et tous les studios se mirent à pratiquer cette technique, psuiqu'l s'agit d'une des premières photographie au format carte de visite. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎HUGO Victor‎

‎[PHOTOGRAPHIE] Portrait photographique de Victor Hugo à Hauteville-house‎

‎- A. Maurice, Paris 1878, 10,6x16,4cm, une photographie. - [PHOTOGRAPH] Photographic portrait of Victor Hugo at Hauteville House A Maurice, Paris 1878, 10.6 x 16.4 cm, photograph Large original photograph on albumin paper, cabinet portrait size, laid down on thick card. Photographer's advert to verso. Rare photograph of Victor Hugo in his house, Hauteville, in the bosom of his library. The photograph shows the writer seated, hands crossed, looking at the photographer. The curtain can be seen at Hauteville House following restoration. In early summer 1878, Hugo had an attack of apoplexy in Paris and went back to Hauteville to convalesce. The photographer, André, took several shots of him at Hauteville. The interesting thing about these pictures is that they are not studio portraits. The glass plates were lated recovered by Alexandre Maurice, who printed from them in 1891. A copy of this photograph is in the museum at Hauteville House. [FRENCH VERSION FOLLOWS] Grande photographie originale sur papier albuminé, au format carte de cabinet, contrecollée sur un carton fort. Publicité du photographe au dos. Rare photographie de Victor Hugo dans le look-out de sa maison de Hauteville. On y voit l'écrivain assis, les mains croisées, regardant le photographe. Ces rideaux peuvent se voir à Hauteville-House après l'ample restauration qui s'est achevée il y a peu. Au début de l'été 1878, Victor Hugo fait une attaque d'apoplexie à Paris et rejoint Hauteville pour sa convalescence. Le photographe André prendra alors de lui plusieurs clichés à Hauteville ; l'intérêt de ces photographies est qu'elles ne sont pas des photographies de studio. Les plaques de verre seront récupérés plus tard par Alexandre Maurice qui les tirera en 1891. Cette photographie se trouve au musée de la maison de Hauteville-House. Nous n'avons pu repérer d'autres exemplaires dans les collections publiques.‎

‎COURBET Gustave‎

‎[PHOTOGRAPHIE] Portrait photographique de Gustave Courbet à la canne‎

‎- Carjat, Paris s.d. (circa 1860), 6,3x9,1cm, une photographie. - Photographic Portrait of Gustave Courbet with a cane Carjat | Paris n. d. [ca 1860] | 6.3 x 9.1 cm | one carte-de-visite photograph Rare original photograph on albumin paper, in visiting card format, laid down on card. Remnants of glue, paper slightly rubbed on verso, but not seriously. Gustave Courbet met Etienne Carjat in 1859 in Germany and the two men struck up a very strong friendship. "My dear Carjat, I care for you, as you as you know, you are my confidant in love, my biographer, you are my friend." (Letter from Courbet, February 1863). We have been unable to find another copy of this photograph in public collections. [FRENCH VERSION FOLLOWS] Rare photographie originale sur papier albuminé, au format carte de visite, contrecollée sur carton. Résidus de colle et papier un peu frotté au dos, sans gravité. Gustave Courbet fait la connaissance d'Etienne Carjat en 1859 en Allemagne et les deux hommes lieront une amitié très forte. "Mon cher Carjat, je t'aime comme tu sais, tu es mon confident d'amour, tu es mon biographe, tu es mon ami" (Lettre de Courbet, février 1863) Nous n'avons pu trouver aucun exemplaire de cette photographie dans les collection publiques.‎

‎COLLECTIF‎

‎La couleur‎

‎- Time-Life international, Paris 1972, 20,5x29,5cm, reliure de l'éditeur. - Edition originale de la traduction française. Agréable exemplaire. Reliure de l'éditeur en plein cartonnage gris, dos de toile noire légèrement éclairci, premier plat illustré. Riche iconographie. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎(YANO Kozo)‎

‎Kozo Yano photographe‎

‎- Galerie Simoncini, Luxembourg 2019, 22,5x28,5cm, reliure de l'éditeur. - Edition originale, un des 500 exemplaires numérotés justifiés et signés pat Kozo Yano. Reliure à la bradel de l'éditeur en plein cartonnage, dos lisse, exemplaire complet de sa fragile sur couveture en papier calque. Riche iconographie de l'oeuvre de Kozo Yano. Bel exemplaire. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎FERRY Jules‎

‎[PHOTOGRAPHIE] Portrait photographique de Jules Ferry dédicacé‎

‎- E. Thiebault, Paris 1875, 6,2x10,5cm, une photographie. - Photographie originale sur papier albuminé représentant Jules Ferry, au format carte de visite, contrecollée sur un carton. Dédicace au bas de la photographie : A mon cher et fidèle ami [...] (peut-être Labadère) affectueux souvenir. Jules Ferry. La photographie porte en bas le nom de E. Thiebault. Phot. Au dos : Photographie Thiebault. 31 bould. Bonne Nouvelle. Paris. Superbe état. Une trace de scotch au dos dans la marge haute. Rare photographie de Jules Ferry vers l'âge de 40 ans. Les envois de Jules Ferry ne sont pas courants. La date est indicative, mais cohérente. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎YANO Kozo & DESMAZIERES Marc‎

‎Correspondances. 1 - Mon jardin secret‎

‎- Klee Inc., s.l. 2003, 17,5x23,5cm, reliure de l'éditeur. - Edition originale. Textes de Marc Desmazières, photographies de Kozo Yano. Reliure de l'éditeur en pleine toile blanche, dos lisse, exemplaire complet de sa fragile sur couverture en papier calque qui comporte trois déchirures marginales. Bel exemplaire. Envoi autographe daté et signé de Kozo Yano à un ami prénommé Juan Luis. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎[TOLSTOI Léon]‎

‎[PHOTOGRAPHIE] Portrait photographique de Léon Tolstoï‎

‎- Vezenberg, Saint Petersbourg s.d. (circa 1880), 6,4x10,7cm, une photographie au format carte de visite. - Photographic portrait of Leo Tolstoy Vezenberg | Saint Petersburg n. d. [ca 1880] | 6.4 x 10.7 cm | one carte-de-visite photograph Extremely rare original photograph on albumen paper, carte-de-visite size, laid on a cardboard of the Vezenberg studio in Saint Petersburg. Stamp in Russian at the bottom of the photograph indicating in Cyrillic "L. Tolstoy". We have not fond any copy of this photograph in public collections. The photographs of the master of Russian literature are rare and sought after. [FRENCH VERSION FOLLOWS] Rarissime photographie originale sur papier albuminé, au format carte de visite, contrecollée sur un carton du studio Vezenberg à Saint Petersbourg. Cachet en russe en bas du cliché indiquant en cyrillique "L. Tolstoï". Nous n'avons pu trouver aucun exemplaire de cette photographie dans les collections publiques. Les photographies de ce géant de la littérature russe sont rares et recherchées.‎

‎LE GRAY Gustave & [DUMAS Alexandre]‎

‎Portrait photographique original d'Alexandre Dumas‎

‎- Paris s.d. (circa 1860), 6,3x10,3cm, une photographie. - Photographie originale au format carte de visite, tirée sur papier albuminé, contrecollée sur carton réalisée par Gustave Le Gray et représentant Alexandre Dumas barbu en pantalon blanc. Tirage d'époque. Quelques très infimes piqûres en marge basse, sinon noirs profonds et beau contraste. Très beau portrait en pied de l'écrivain fixant l'objectif avec intensité. À propos de ce portrait, qu'il reproduit à la une de sa revue Monte-Cristo datée du 5 janvier 1860, Alexandre Dumas écrit : "Des qualités de ce portrait, je ne veux qu'affirmer la première, la plus essentielle : la ressemblance. C'est à vous, chers lecteurs, de voir si jamais la photographie est allée plus loin. C'est qu'aussi dois-je vous dire que je ne me suis pas laissé guider par le hasard dans le choix du photographe, et qu'en M. Le Gray j'ai tout simplement rencontré un artiste de la meilleure venue. Allez le trouver, m'avaient dit d'excellents juges en matière photographique, et vous serez content. Je suis allé le trouver, et j'ai été émerveillé. J'ai compris - ce qu'après avoir fait faire cent portraits par cent photographes différents, vous ne soupçonnez peut-être pas encore, chers lecteurs - j'ai compris que Le Gray comme photographe est à la fois un artiste et un savant." [English description on demand] [FRENCH VERSION FOLLOWS] Photographie originale au format carte de visite, tirée sur papier albuminé, contrecollée sur carton réalisée par Gustave Le Gray et représentant Alexandre Dumas barbu en pantalon blanc. Tirage d'époque. Quelques très infimes piqûres en marge basse, sinon noirs profonds et beau contraste. Très beau portrait en pied de l'écrivain fixant l'objectif avec intensité. À propos de ce portrait, qu'il reproduit à la une de sa revue Monte-Cristo datée du 5 janvier 1860, Alexandre Dumas écrit : "Des qualités de ce portrait, je ne veux qu'affirmer la première, la plus essentielle : la ressemblance. C'est à vous, chers lecteurs, de voir si jamais la photographie est allée plus loin. C'est qu'aussi dois-je vous dire que je ne me suis pas laissé guider par le hasard dans le choix du photographe, et qu'en M. Le Gray j'ai tout simplement rencontré un artiste de la meilleure venue. Allez le trouver, m'avaient dit d'excellents juges en matière photographique, et vous serez content. Je suis allé le trouver, et j'ai été émerveillé. J'ai compris - ce qu'après avoir fait faire cent portraits par cent photographes différents, vous ne soupçonnez peut-être pas encore, chers lecteurs - j'ai compris que Le Gray comme photographe est à la fois un artiste et un savant."‎

‎(BAUDELAIRE Charles) NADAR Félix Tournachon dit‎

‎Photographie de Charles Baudelaire les mains dans les poches : "Vu de face, il paraît plus souffrant et plus triste qu'à la précédente épreuve. "‎

‎- Nadar, Paris 1862, Photographie : 5,1x8,5cm / Carton : 6,3x10,3cm, une photographie. - Photographic portrait of Charles Baudelaire with his hands in his pockets Nadar | Paris 1862 | Photograph: 5.1 x 8.5 cm / Cardboard: 6.3 x 10.3 cm | one photograph Extremely rare original photograph showing Charles Baudelaire on albumen paper, contemporary print in carte de visite format, mounted on a board from the Nadar workshop, 35 boulevart (sic) des Capucines; "Photographic portrait for us taken by Nadar. Taken the same day as the previous one, same dimensions, same clothes. The waistcoat is still unbuttoned but Baudelaire hides his hands in the pockets of his trousers. Seen face on, he seems more troubled and sadder than in the previous attempt." (Ourousof, 1896) "Another carte de visite from the same day as the previous no. 41 [...] a contemporary albumen print found in the Musée d'Orsay collections (Provenance: from the Braive collection, then the Marie-Thérèse and André Jammes collection, 1991, acquired by the Musées Nationaux with the support of the Heritage fund [...] Musée d'Orsay, fiche 39389) (S. Plantureux, Charles Baudelaire ou le rêve d'un curieux). This photo, taken in 1862, was sold between 1862 and 1871, as evidenced by the photographer's address on the back of the board. Only two of Baudelaire's poses seem to have been retained from this session. "If photography is allowed to replace art in some of its functions, it will soon have replaced or corrupted it altogether, thanks to the natural alliance it will find with the multitude of nonsense" wrote Charles Baudelaire in the Salon de 1859. We know of only fifteen different photographic portraits of Baudelaire, taken between 1855 and 1866 (three sessions at Nadar, three at Carjat and one at Neyt), for some of which there remains only one copy. Baudelaire and Nadar met in 1843 and their friendship endured until the poet's death in 1867. The photographer shot a total of seven portraits of his friend between 1855 and 1862. The two men, full of admiration for one another, paid each other moving tributes in their respective works: Baudelaire dedicated "Le rêve d'un curieux" "The dream of a curious man" (in Les Fleurs du Mal) to the photographer, who dedicated to him, in addition to the photographic caricatures and portraits, an unvarnished work titled Charles Baudelaire intime: le poète vierge (1911). Extremely rare and beautiful copy of this little-known photograph of Baudelaire by the most important French photographer of the 19th century. [FRENCH VERSION FOLLOWS] Rarissime photographie originale représentant Charles Baudelaire sur papier albuminé, tirage d'époque au format carte de visite, contrecollée sur un carton de l'atelier Nadar 35 boulevart (sic) des Capucines?: «?Portrait photographique à nous communiqué par Nadar. Fait le même jour que le précédent, mêmes dimensions avec même costume. Le gilet est toujours déboutonné, mais Baudelaire cache ses mains dans les poches de son pantalon. Vu de face, il paraît plus souffrant et plus triste qu'à la précédente épreuve.?» (Ourousof, 1896) «?Autre carte de visite du même jour que le n°4.1 précédent [...] un tirage d'époque albuminé se trouve dans les collections du Musée d'Orsay (Provenance?: collection Braive puis collection Marie-Thérèse et André Jammes, 1991, acquis par les Musées Nationaux avec le concours du fonds du Patrimoine [...] musée d'Orsay, fiche 39389)?» (S. Plantureux, Charles Baudelaire ou le Rêve d'un curieux). Ce cliché, réalisé en 1862, a été commercialisé entre 1862 et 1871, comme en témoigne l'adresse du photographe au dos du carton. Seules deux poses de Baudelaire semblent avoir été retenues lors de cette séance. «?S'il est permis à la photographie de suppléer l'art dans quelques-unes de ses fonctions, elle l'aura bientôt supplanté ou corrompu tout à fait, grâce à l'alliance naturelle qu'elle trouvera dans la sottise de la multitude?» écrivait Charles Baudelaire dans le Salon de 1859. On ne‎

‎[GAUTIER Théophile]‎

‎[PHOTOGRAPHIE DE PAUL NADAR] Portrait photographique de Théophile Gautier à la toque de fourrure‎

‎- Paul Nadar , Paris s.d. (circa 1900), 11x16,5cm, une photographie au format carte cabinet. - Rarissime photographie originale posthume sur papier albuminé, au format carte cabinet, contrecollée sur un carton du studio Paul Nadar à Paris. Nous n'avons pu trouver aucun exemplaire de cette photographie dans les collections publiques. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎[BARBEY D'AUREVILLY Jules]‎

‎Portrait photographique dédicacé de Jules Barbey d'Aurevilly en tenue de roulier normand‎

‎- Poirel, Paris s.d. (ca 1860), Cadre : 17x20cm / cliché : 9,5x12cm, une photographie encadrée. - Photographie originale en tirage d'époque sur papier albuminé représentant Jules Barbey d'Aurevilly dans une excentrique tenue constituée d'une limousine et d'une cape de roulier normand. L'écrivain a apposé sa signature, à l'encre rouge, en bas du cliché. Le portrait est consigné dans un charmant cadre, présentant hélas quelques accrocs et fissures, sous un passe-partout recouvert d'une tapisserie rose. Nous n'avons pu trouver que deux exemplaires de cette photographie?: l'une, non dédicacée, au Musée Gustave Moreau et l'autre, présentant un envoi, cataloguée lors de la vente de la bibliothèque de J. C. D, amateur normand en 2005. Rare et étonnant portrait de l'écrivain qui, en 1845 dans son essai Du dandysme, faisait l'éloge du raffinement vestimentaire?: «?Un Dandy peut mettre s'il veut dix heures à sa toilette, mais une fois faite, il l'oublie. Ce sont les autres qui doivent s'apercevoir qu'il est bien mis.?» [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎LE PRAT Thérèse‎

‎Lettre autographe datée et signée d'une page et demie à un ami (son protégé le photographe Jean-Louis Nou)‎

‎- S.n., s.l. 27 Décembre 1963, 13,5x21cm, une feuille. - Lettre autographe datée et signée de 20 lignes à l'encre bleue remerciant son correspondant (le photographie spécialiste incontournable des Indiens Jean-Louis Nou) pour ses voeux et lui présentant les siens. Elle s'excuse pour sa tardive réponse à son courrier et lui propose un rendez-vous en bienveillante protectrice de ses travaux : "... que vous me racontiez où vous en êtes..." Enfin, elle le félicite : "... la photo de P. Casals est fort belle..." [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎TOURGUENIEV (OU TOURGUENEFF) Ivan & CARJAT Etienne‎

‎[Photographie] Portrait photographique de Ivan Tourgueniev‎

‎- Legré et Bergeron, Paris 1865, 6x10,2cm, une photographie. - Rare photographie originale sur papier albuminé contrecollée sur carton réalisée par Carjat. Dès 1865, Carjat revend son atelier à Legré et Bergeron qui exploiteront désormais son fond. Photographie montée sur carton. Au dos : Photographie Legré et Bergeron, anciens associés succrs de Carjat & Cie, 56 rue Lafitte Paris. Au crayon gris : Tourgueneff. La séance de photographie qui eut vraisemblablement à l'atelier de Carjat, de Tourgueniev vers l'âge de 47 ans, donna lieu à plusieurs clichés dont l'un se trouve au musée Carnavalet. Cette autre photographie le montre dans la même tenue, non plus de face mais de profil. Nous n'avons pu repérer aucun autre exemplaire dans les collections publiques. Beau tirage qui représente l'écrivain au visage sombre et grave. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎DAUDET Alphonse‎

‎[Photographie] Portrait photographique de Alphonse Daudet‎

‎- Paul Nadar , Paris 1891, 6,1x10,2cm, une photographie. - Photographie originale, rare, sur papier albuminé contrecollée sur carton réalisée par Gaspard-Félix Tournachon dit Nadar et représentant Alphonse Daudet en plan poitrine, au lorgnon. Photographie montée sur carton bordé de rouge, en bas à droite, la lettre N. Au dos : Nadar. Rue d'Anjou St Honoré. Paris. Au crayon gris : Alphonse Daudet. Selon une notice d'une vente réalisée par Sotheby's, au 31 mai 2016, la séance de photographie eut lieu en 1891 et donna lieu à plusieurs clichés dont celui vendu par la maison Sotheby's, l'écrivain toujours en plan poitrine, mais de face et regardant le photographe, et celui-ci, l'écrivain de profil, au lorgnon. La photographie de Sotheby's fut vendue dans le cadre d'une vente dédiée à Marcel Proust ; ce dernier resta un fervent admirateur de Daudet dont l'oeuvre évoquait pour lui les charmes de l'enfance. Il fut en outre très amoureux du fils cadet d'Alphonose Daudet, Lucien Daudet, auquel il demanda de lui trouver une photographie de son père. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎[VERLAINE Paul] GERSCHEL Charles‎

‎Portrait photographique de Paul Verlaine‎

‎- Ch. Gerschel, Paris s.d. (ca 1900), 10,8x16,4cm, une photographie carte cabinet. - Tirage, sur papier albuminé et très légèrement postérieur de cette photographie prise en 1894 ou 1895, contrecollé sur une carte cabinet du studio Gerschel. Charles Gerschel (1871-1948), fils du photographe Aaron Gerschel, prit la suite de son père dans les années 1890 et s'installa boulevard des Capucines. L'un des derniers portraits du poète. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎(MALLARME Stéphane) MARSAN DORNAC Paul‎

‎Portrait photographique de Stéphane Mallarmé‎

‎- 1893, 16,3x11,7cm, une photographie. - Photographic portrait of Stéphane Mallarmé 1893, 16.3 x 11.7 cm, one photograph Photographic portrait of Stéphane Mallarmé, a contemporary print on albumen paper glued on a leaf of laid paper. Print a little faded. The poet poses near to his portrait by Édouard Manet in his house in Valvins. [FRENCH VERSION FOLLOWS] Portrait photographique de Stéphane Mallarmé en tirage d'époque sur papier albuminé contrecollé sur une feuille de papier vergé. Tirage un peu passé. Le poète pose près de son portrait par Édouard Manet dans sa maison de Valvins.‎

‎[FALLET René] KEYSTONE‎

‎[PHOTOGRAPHIE] Portrait photographique de René Fallet‎

‎- décembre 1964, 13x18cm, une photographie. - Photographie de presse représentant René Fallet, tirage argentique d'époque en noir et blanc sur papier Guilleminot. Annotations au crayon au dos du cliché et tampon de l'agence photographique Keystone. On joint le papillon ronéotypé de la dépêche accompagnant le cliché : "Le prix Interallié a été décerné aujourd'hui à René Fallet, pour son roman "Paris au mois d'août", par 6 voix contre 5 à Paul Tillard. npm/ Un portrait de René Fallet, alors qu'il vient d'apprendre les résultats." Très beau portrait. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎[FALLET René] AGIP‎

‎[PHOTOGRAPHIE] Portrait photographique de René Fallet‎

‎- décembre 1964, 13x18,2cm, une photographie. - Photographie de presse représentant René Fallet, tirage argentique d'époque en noir et blanc. Annotations au crayon au dos du cliché et tampon de l'agence photographique Agip - Robert Cohen. Très beau portrait réalisé après le résultat du Prix Interallié que Fallet remporta pour son roman Paris au mois d'août en 1954. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎[FALLET René] DALMAS‎

‎[PHOTOGRAPHIE] Portrait photographique de René Fallet‎

‎- décembre 1964, 9x12,6cm, une photographie. - Photographie de presse représentant René Fallet, tirage argentique d'époque en noir et blanc. Tampon de l'agence photographique Dalmas au verso. Papillon ronéotypé encollé au verso : "Le dernier dez (sic) grand prix littérais (sic) de l'année : l'Interallié a été attribué à René Fallet pour son livre "Paris au mois d'août". Le lauréat photographié après son élection". Très beau portrait. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎[FALLET René] UNIVERSAL PHOTO‎

‎[PHOTOGRAPHIE] Portrait photographique de René Fallet‎

‎- octobre 1964, 9x12,9cm, une photographie. - Photographie de presse représentant René Fallet, tirage argentique d'époque en noir et blanc sur papier Guilleminot. Tampon de l'agence photographique Universal Photo au verso. Papillon ronéotypé encollé au bas du cliché : "Le prix Goncourt, le plus important des prix littéraires de l'année, sera prochainement décerné. Voici l'un des candidats à ce prix : René Fallet pour son livre "Paris au mois d'août"." René Fallet ne remportera pas le prix Goncourt qui sera décerné à Georges Conchon ; il lui faudra attendre la fin de l'année pour remporter le Prix Interallié. Très beau portrait. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎[FALLET René] UNIVERSAL PHOTO‎

‎[PHOTOGRAPHIE] Portrait photographique de René Fallet‎

‎- octobre 1964, 9x12,9cm, une photographie. - Photographie de presse représentant René Fallet, tirage argentique d'époque en noir et blanc sur papier Guilleminot. Tampon de l'agence photographique Universal Photo au verso. Papillon ronéotypé encollé au bas du cliché : ""Candidat pour les prochains grands prix littéraires, voici M. René Fallet (Il était un petit navire)" Très beau portrait. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎[AYME Marcel] LE PRAT Thérèse‎

‎[PHOTOGRAPHIE] Portrait photographique de Marcel Aymé‎

‎- Paris s.d. (ca 1950), 22,7x30cm, une photographie. - Portrait photographique en noir et blanc de Marcel Aymé réalisé par Thérèse Le Prat en tirage argentique d'époque sur papier baryté. Signature manuscrite de Thérèse Le Prat à l'encre blanche en bas à gauche de la photographie. Tampon de la photographe au dos et annotation au crayon de papier. Bel exemplaire en dépit d'une pliure au coin supérieur droit. Nous n'avons pu trouver qu'un seul autre exemplaire de ce cliché à la Médiathèque de l'Architecture et du Patrimoine de Charenton-le-Pont. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎[DESTOUCHES Fernand] & [CELINE Louis-Ferdinand]‎

‎Portrait photographique de Fernand Destouches, père de Louis-Ferdinand Céline‎

‎- A. Emile, Paris s.d. (ca 1900), 6x17,2cm, une photographie au format carte de visite. - Rare portrait photographique de Fernand Destouches (1865-1932), père de Louis-Ferdinand Céline, tirage d'époque au format carte de visite sur papier albuminé contrecollé sur un carton du studio A. Émile. Deux petits adhésifs en marge basse du cliché présentant également deux infimes manques aux coins supérieurs. Légende manuscrite au dos. Un des protagonistes principaux de Mort à crédit, le petit-bourgeois Fernand Destouches originaire du Havre est transformé par son fils en un formidable personnage éructant et irascible?: «?Mon père Auguste, il tripotait, sacrait, jurait, déglinguait chaque fois la douille et le manchon. C'était un gros blond, mon père, furieux pour des riens, avec un nez comme un bébé tout rond, au-dessus de moustaches énormes. Il roulait des yeux féroces quand la colère lui montait. Il se souvenait que des contrariétés. Il en avait eu des centaines. Au bureau des Assurances, il gagnait cent dix francs par mois.?» (Mort à Crédit, Denoël & Steele, 1936) Céline maintint sa vie durant une atmosphère de fiction romanesque autour de la vie de son père et prétendit qu'il était titulaire du baccalauréat et d'une licence ès lettres. Les échecs financiers de la famille ainsi que les ambitions avortées de son père, amplifiés par Céline en sordides drames prolétaires, servirent de pierre d'angle pour Mort à crédit, dont il interdit la lecture à sa mère. De toute rareté. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎[DELHAYE DESTOUCHES Hermance] & [CELINE Louis-Ferdinand]‎

‎Portrait photographique d'Hermance Delhaye Destouches, grand-mère paternelle de Louis-Ferdinand Céline‎

‎- J. Couturier, Paris s.d. (ca 1900), 10,3x15,5cm, une photographie au format carte cabinet. - Portrait photographique d'Hermance Delhaye Destouches (1830-1869), grand-mère paternelle de Louis-Ferdinand Céline, au format carte cabinet sur papier albuminé contrecollé sur un carton du studio J. Couturier. Carton un peu rogné en marge basse. Légende manuscrite au dos. Bourgeoise d'origine flamande, la grand-mère de Céline se marie avec Auguste Destouches en 1860 et eut cinq enfants. à la mort prématurée de son mari en 1874, à l'âge de trente-neuf ans, la provinciale Hermance tente sa chance à Paris avec Amélie, la tante de Céline, où elle dilapide sa fortune et finit entretenue grâce à la vie de demi-mondaine de sa fille. Céline emprunte dans Mort à crédit son deuxième prénom, Caroline, pour le personnage de la grand-mère tenancière du magasin d'antiquités de la rue Montorgueil. Cet aspect du personnage se rattache cependant à la vie de boutiquière de sa grand-mère maternelle Céline Guillou, dont le prénom servit de nom de plume à l'écrivain. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎[DESTOUCHES Auguste] & [CELINE Louis-Ferdinand]‎

‎Portrait photographique d'Auguste Destouches, grand père paternel de Louis-Ferdinand Céline‎

‎- J. Couturier, Paris s.d. (ca 1900), 10,3x15,5cm, une photographie au format carte cabinet. - Portrait photographique d'Auguste Destouches, grand-père paternel de Louis-Ferdinand Céline, d'après une peinture du temps, au format carte cabinet sur papier albuminé contrecollé sur un carton du studio J. Couturier. Carton un peu rogné en marge basse. Légende manuscrite au dos. Le professeur de lettres du Havre compte parmi les personnages récurrents des œuvres de Céline?; ce modèle dont la carrière d'agrégé a longtemps résonné auprès de l'aspirant écrivain est puissamment évoqué dans la préface de Guignol's band (1944)?: «?Faut que je vous avoue mon grand-père, Auguste Destouches par son nom, qu'en faisait lui de la rhétorique, qu'était même professeur pour ça au lycée du Havre et brillant vers 1855. C'est dire que je me méfie atroce?! Si j'ai l'inclination innée?! Je possède tous ses écrits de grand-père, ses liasses, ses brouillons, des pleins tiroirs?! Ah?! redoutables?! Il faisait les discours du Préfet, je vous assure dans un sacré style?! Si il l'avait l'adjectif sûr?! s'il la piquait bien la fleurette?! Jamais un faux pas?! Mousse et pampre?! Fils des Gracques?! la Sentence et tout?! En vers comme en prose?! Il remportait toutes les médailles de l'Académie Française. Je les conserve avec émotion. C'est mon ancêtre?! Si je la connais un peu la langue et pas d'hier comme tant et tant?! Je le dis tout de suite?! dans les finesses?! J'ai débourré tous mes "effets", mes "litotes" et mes "pertinences" dedans mes couches... Ah?! j'en veux plus?! je m'en ferais crever?! Mon grand-père Auguste est d'avis. Il me le dit de là-haut, il me l'insuffle, du ciel au fond... "Enfant, pas de phrases?!..."?» (Guignol's band, Denoël, 1944) [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎CELINE Louis-Ferdinand‎

‎Portrait photographique de jeunesse du père de Louis-Ferdinand Céline accompagné de ses trois frères‎

‎- Paris circa 1875, 13,2x21,8cm, une photographie. - Photographie originale montée sur un carton rigide, représentant Fernand Destouches, père de l'écrivain Louis-Ferdinand Céline (en haut à droite) posant aux côtés de ses frères René, Georges et Charles - de haut en bas et de gauche à droite. Bords du carton rigide émoussés. Ce portrait des quatre frères Destouches en uniforme au col lauré, date de leurs heureuses années d'écolier au lycée du Havre. La photographie, véritable incarnation d'un passé insouciant et révolu, devait indiscutablement revêtir une importance aux yeux des quatre frères, qui reproduiront à l'âge adulte la pose exacte de ce portrait d'enfance pour un second portrait, familial, conservé dans la collection de François Gibault (Anton, Sonia, «?Louis-Ferdinand Céline, d'un Havre à l'autre?: entre autofiction, transposition et imaginaire?», Le Territoire littéraire du Havre dans la première moitié du XXè siècle, 2013, fig. 20, photographie prise vers 1905). Notre photographie est reproduite en page 11 de l'Album Céline (Gallimard, 1977). Né en 1865 dans cette même ville, Fernand Destouches devenu maréchal des logis puis triste employé d'assurances, en garde une passion pour la mer et ses vaisseaux. Il occupe une place de choix dans le second roman de son fils, Mort à crédit, dans lequel Céline noircit encore davantage les aspirations avortées et l'impossible caractère de son père pour le personnage d'Auguste, père de Ferdinand?: «?Mon père il était pas commode. Une fois sorti de son bureau, il mettait plus que des casquettes, des maritimes. Ç'avait été toujours son rêve d'être capitaine au long cours. Ça le rendait bien aigri comme rêve. [...] C'était un gros blond, mon père, furieux pour des riens, avec un nez comme un bébé tout rond, au-dessus de moustaches énormes. Il roulait des yeux féroces quand la colère lui montait. Il se souvenait que des contrariétés. Il en avait eu des centaines. Au bureau des Assurances, il gagnait cent dix francs par mois. En fait d'aller dans la marine, il avait tiré au sort sept années dans l'artillerie. Il aurait voulu être fort, confortable et respecté. Au bureau de la Coccinelle ils le traitaient comme de la pane. L'amour-propre le torturait et puis la monotonie. Il n'avait pour lui qu'un bachot, ses moustaches et ses scrupules. Avec ma naissance en plus, on s'enfonçait dans la mistoufle?». (Mort à crédit, Paris, Gallimard, coll. Folio, 1952, p. 53) Ses trois oncles figurant sur la photographie - René, Georges et Charles - sont immortalisés et délicieusement malmenés dans Mort à crédit?: Rodolphe (René Destouches) «?Mais le plus cloche de la famille, c'était sûrement l'oncle Rodolphe, il était tout à fait sonné. Il se marrait doucement quand on lui parlait. Il se répondait à lui-même. Ça durait des heures. Il voulait vivre seulement qu'à l'air. Il a jamais voulu tâter d'un seul magasin, ni des bureaux, même comme gardien et même de nuit. Pour croûter, il préférait rester dehors, sur un banc. Il se méfiait des intérieurs. Quand vraiment il avait trop faim, alors, il venait à la maison. Il passait le soir. C'est qu'il avait eu trop d'échecs. La "bagotte", son casuel des gares, c'était un métier d'entraînement. Il l'a fait pendant plus de vingt ans. Il tenait la ficelle des "Urbaines", il a couru comme un lapin après les fiacres et les bagages, aussi longtemps qu'il a pu. Son coup de feu c'était le retour des vacances. Ça lui donnait faim son truc, soif toujours. Il plaisait bien aux cochers. À table, il se tenait drôlement. Il se levait le verre en main, il trinquait à la santé, il entonnait une chanson... Il s'arrêtait au milieu... Il se pouffait sans rime ni raison, il en bavait plein sa serviette... [...] Il avait toujours froid aux pieds. Il a compliqué les choses il s'est mis avec une "Ribaude", une qui faisait la postiche, la Rosine, à l'autre porte, dans une caverne en papier peint. Une pauvre malheureuse, elle crachait déjà ses poumons. Ça a pas duré trois‎

‎(CELINE Louis-Ferdinand) FOLLET Edith‎

‎Rare et inédit portrait en tondo d'Edith Follet‎

‎- Reullinger, Paris circa 1920, diamètre 11 cm. - Rare et inédit portrait en tondo d'Edith Follet, deuxième femme de Louis-Ferdinand Céline, qu'il épouse en 1919, sur papier albuminé contrecollé sur un carton du studio Reullinger. La photographie comporte une déchirure marginale restaurée et les légendes manuscrites «?Édith Follet?» «?1920?» inscrites au verso. Ce très élégant portrait de la dessinatrice Édith Follet, à notre connaissance inédit, date du début des années 1920 et met un visage sur la «?gracieuse brunette d'une distinction froide?», qui illustra la thèse en médecine de Céline, souvent considérée comme son tout premier livre, préfigurant le Voyage au bout de la nuit. Céline rencontre Édith Follet en 1918 par le biais du père de la jeune fille, le très respecté docteur rennais Athanase Follet. En route vers ses premières tournées de sensibilisation contre la tuberculose au sein de la mission Rockefeller, Céline dîne chez le docteur en compagnie de sa charmante fille?: «?Il avait des yeux extraordinaires, d'un bleu qui changeait selon ses sentiments. Quand il était contrarié, son regard s'éclaircissait. Ce grand garçon d'un mètre quatre-vingts me donnait l'impression d'être un homme?», confie-t-elle soixante-huit ans plus tard. Après son baccalauréat et des mois de chastes tête-à-tête avec la jeune fille de cinq ans sa cadette, Louis Destouches épouse Édith Follet le 10 août 1919 à Quintin. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎(CELINE Louis-Ferdinand) DESTOUCHES Colette‎

‎Rare portrait enfantin inédit de Colette Destouches, fille de Louis-Ferdinand Céline‎

‎- Menzil, Rennes circa 1921, 14,5x21,8 cm. - Rare et inédit portrait d'enfance de Colette Destouches, fille unique de Louis-Ferdinand Céline, née en 1920, sur papier albuminé contrecollé sur un carton du studio Menzil. Légende manuscrite «?Colette Destouches?» inscrite au recto et verso, avec la mention «?1920?». Le portrait est réalisé par la maison Menzil, 6 rue Beaumont, Rennes, ville où Céline rencontra et passa quelques années en compagnie d'Édith Follet, sa deuxième femme et mère de Colette. Cette photographie de Colette Destouches, qui n'a que quelques mois, est à notre connaissance inédite. Céline garda sa vie durant une affection pour sa fille qu'il vit régulièrement à Rennes, Genève et Paris, et qui fut «?sûrement plus possessif à sa façon avec elle qu'il ne l'avait été avec aucune de ses épouses, de ses maîtresses. Il avait rêvé pour elle un avenir glorieux, d'une carrière médicale, comme pour resserrer leur complicité?» (Frédéric Vitoux, La Vie de Céline, coll. Folio, 2005, p. 636). [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎(CELINE Louis-Ferdinand) DESTOUCHES René‎

‎Portrait de René Destouches, oncle de Louis-Ferdinand Céline‎

‎- circa 1930, 12,5x17,8cm. - Rare portrait photographique de René Destouches, oncle de Louis-Ferdinand Céline. Agrandissement photographie dans un tirage probablement postérieur. Mention «?René Destouches?» au dos. René Destouches reste employé toute sa vie à divers menus travaux à la suite d'une grave chute du haut de la falaise de Sainte-Adresse. Céline lui consacre des passages dans Mort à crédit sous les traits de l'oncle Rodolphe?: «?Mais le plus cloche de la famille, c'était sûrement l'oncle Rodolphe, il était tout à fait sonné. Il se marrait doucement quand on lui parlait. Il se répondait à lui-même. Ça durait des heures. Il voulait vivre seulement qu'à l'air. Il a jamais voulu tâter d'un seul magasin, ni des bureaux, même comme gardien et même de nuit. Pour croûter, il préférait rester dehors, sur un banc. Il se méfiait des intérieurs. Quand vraiment il avait trop faim, alors, il venait à la maison. Il passait le soir. C'est qu'il avait eu trop d'échecs. La "bagotte", son casuel des gares, c'était un métier d'entraînement. Il l'a fait pendant plus de vingt ans. Il tenait la ficelle des "Urbaines", il a couru comme un lapin après les fiacres et les bagages, aussi longtemps qu'il a pu.?» [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎(CELINE Louis-Ferdinand) DESTOUCHES René‎

‎Portrait en pied de René Destouches, oncle de Louis-Ferdinand Céline, et sa femme‎

‎- circa 1930, 8,4x13,3 cm. - Rare portrait photographique de René Destouches, oncle de Louis-Ferdinand Céline accompagné de sa femme, Pauline Dauteville. Tirage argentique d'époque. Mention «?M. et Mme Destouches?» au dos. Un petit manque angulaire et d'infimes traces de pliure. René Destouches, frère de Fernand Destouches, se marie avec Pauline Dauteville, avec qui il a deux enfants. Céline emprunte son caractère lunaire, hérité d'une chute de la falaise de Sainte-Adresse («?il était tout à fait sonné. Il se marrait doucement quand on lui parlait. Il se répondait à lui-même?») et les travaux de peine qu'il enchaîna sa vie durant pour le personnage de l'oncle Rodolphe dans Mort à crédit. Afin de noircir le tableau encore davantage, Céline a sans doute prêté à l'oncle Rodolphe des éléments de la vie d'un autre de ses oncles, Charles Destouches, dont la femme avait disparu tragiquement à l'âge de vingt-huit ans?: «?Une pauvre malheureuse, elle crachait déjà ses poumons. Ça a pas duré trois mois?» (Mort à crédit, Denoël & Steele, 1936). [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎(CELINE Louis-Ferdinand) DESTOUCHES Amélie‎

‎Portrait photographique de la tante de Louis-Ferdinand Céline, accompagnée de sa fille et son mari‎

‎- Studio Louis, Bucarest 14 juin 1877, 6,7x10cm. - Rare portrait photographique d'Amélie Destouches, tante de Louis-Ferdinand Céline, au format carte cabinet sur papier albuminé contrecollé sur un carton du studio Louis. Légendes manuscrites «?Suzannica 3 ans, Bucarest ce 14 juin 1877?» et «?Zenon Zawirski?» d'une autre main, au dos. Le portrait est réalisé par les studios Louis, au 127 Calea Mosilor à Bucarest. Amélie épouse à vingt-quatre ans le riche roumain Zenon Zawirski, qui pose à ses côtés avec leur fille Zenone Zawirska, alors âgée de trois ans. Céline lui consacre un portrait peu flatteur dans Mort à crédit, et emprunte ses traits pour le personnage de la tante Hélène, dont il transpose les aventures slaves en Russie et non en Roumanie. Encore vivante à l'époque de la rédaction du roman, Céline fait pourtant mourir son personnage dans le déshonneur et la honte?: «?Elle a pris tout le vent dans les voiles. Elle a bourlingué en Russie. À Saint-Pétersbourg, elle est devenue grue. À un moment, elle a eu tout, carrosse, trois traîneaux, un village rien que pour elle, avec son nom dessus. Elle est venue nous voir au Passage, deux fois de suite, frusquée, superbe, comme une princesse et heureuse et tout. Elle a terminé très tragiquement sous les balles d'un officier. Y avait pas de résistance chez elle. C'était tout viande, désir, musique. Il rendait papa, rien que d'y penser. Ma mère a conclu en apprenant son décès?: "Voilà une fin bien horrible?! Mais c'est la fin d'une égoïste?!"?» [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎[DELHAYE DESTOUCHES Charles] & [CELINE Louis-Ferdinand]‎

‎Portrait photographique de Charles Destouches, oncle de Louis-Ferdinand Céline et sa famille‎

‎- A. Lauga, Paris s.d. (ca 1900), 14,2x10,5cm, une photographie. - Portrait photographique de Charles Destouches, oncle de Louis-Ferdinand Céline posant avec sa femme et sa jeune fille Charlotte Destouches, la cousine «?Lolotte?» de Céline, sur papier albuminé contrecollé sur un carton du studio parisien A. Lauga. Un manque dans le coin inférieur droit. Quelques traces de colle sur les bords. Légende manuscrite au dos. La vie de bohème de l'oncle Charles Destouches est contée à travers les excès du personnage de l'oncle Arthur dans Mort à crédit?: «?Il a vécu en vrai bohème, en marge de la société, dans une soupente, en cheville avec une bonniche. Elle travaillait au restaurant devant l'École Militaire. Grâce à ça, il faut en convenir, il arrivait à bien bouffer. Arthur c'était un luron, avec barbiche, velours grimpant, tatanes en pointe, pipe effilée. Il s'en faisait pas. Il donnait fort dans la "conquête".?» Mais la véritable histoire tragique de la mort de sa femme Joséphine, qui figure sur la photo, emportée par le choléra malgré les soins du docteur Proust - le frère de Marcel - se retrouve dans le personnage de l'oncle Rodolphe. Réunissant les vies de deux de ses oncles, Céline garde le caractère simplet de René et le deuil de Charles Destouches pour le personnage de Rodolphe qui perd la raison après la mort de sa femme phtisique?: "Elle est morte dans sa chambre même au 'Rendez-vous'. Il voulait pas qu'on l'emmène. Il avait bouclé sa lourde. Il revenait chaque soir coucher à côté. C'est à l'infection qu'on s'est aperçu. Il est devenu alors furieux. Il comprenait pas que les choses périssent. C'est de force qu'on l'a enterrée. Il voulait la porter lui-même, sur "un crochet", jusqu'à Pantin. [...] "Bonjour?! qu'il me faisait. Bonjour, mon petit fi?!... Tu la vois hein ma Rosine'..." Il me désignait plus loin que la Seine, toute la plaine... un point dans la brume... "Tu la vois" Je lui disait "Oui". Je le contrariais pas.?» [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎LEBLANC Maurice‎

‎[Photographie] Portrait photographique de Maurice Leblanc‎

‎- Henri Manuel, Paris 1900, 11x14,9cm, une photographie. - Photographie originale, rare, argentique. Parmi les portraits connus de l'écrivain, et notamment par Henri Manuel, nous n'avons pas trouvé trace de celui-ci. La date est naturellement approximative en l'absence de données plus précises. Au dos de papier, tampon : "La mention Photo Henri Manuel est obligatoire". Second tampon avec numéro 761. Au crayon gris manuscrit : Maurice Leblanc. Minces rayures au-dessus du bras posé sur le coude. Superbe état. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎[BARRE Martin] RAGON Michel‎

‎Portrait photographique de Martin Barré fumant une cigarette‎

‎- s.l. s.d. (ca 1960), 12,5x17,8cm, une photographie. - Photographic portrait of Martin Barré smoking a cigarette s.ls.d(ca 1960), 12.5 x 17.8 cm, one photograph Black and white photographic portrait, contemporary silver print on gloss paper, of the painter Martin Barré. Stamp of the photographer Michel Ragon on the back of the photograph, as well as some handwritten annotations in felt-tip pen, in ballpoint pen and in pencil. "À partir du milieu des années 1950, Martin Barré inaugure la voie d'une abstraction singulière, ni informelle ni géométrique. Sa peinture est vite remarquée comme l'une des plus ambitieuses du moment en cherchant davantage à révéler l'espace qu'à produire des formes. Dès 1958, le Guggenheim Museum le fait entrer dans sa collection." "From the mid-1950s, Martin Barré inaugurated the path of a singular abstraction, neither informal nor geometric. His painting is quickly noticed as one of the most ambitious of the time, seeking more to reveal space than to produce shapes. From 1958, the Guggenheim Museum included him in its collection." (Centre Pompidou, Martin Barré Retrospective - 14 Oct. 2020 - 5 April 2021) Rare photographic portrait of the artist at the start of his career. [FRENCH VERSION FOLLOWS] Portrait photographique en noir et blanc, tirage argentique d'époque sur papier glacé, représentant le peintre Martin Barré. Cachet du photographe Michel Ragon au dos du cliché ainsi que quelques annotations manuscrites au stylo à bille et au crayon. "À partir du milieu des années 1950, Martin Barré inaugure la voie d'une abstraction singulière, ni informelle ni géométrique. Sa peinture est vite remarquée comme l'une des plus ambitieuses du moment en cherchant davantage à révéler l'espace qu'à produire des formes. Dès 1958, le Guggenheim Museum le fait entrer dans sa collection." (Centre Pompidou, Rétrospective Martin Barré - 14 oct. 2020 - 5 avril 2021) Rare portrait photographique de l'artiste au début de sa carrière.‎

‎COPLEY Alfred L.‎

‎Ensemble de six négatifs photographiques visualisant des hémorragies au microscope‎

‎- s.n., s.l. (Paris) s.d. (ca 1950), 11x8,5cm, 5 négatifs en plastique & 1 en verre. - [NEW YORK SCHOOL] Alfred L. COPLEY Collection of six photographic negatives showing haemorrhages under a microscope [Paris ca 1950] | 11 x 8.5 cm | 5 plastic negatives & 1 glass Collection of six photographic negatives (5 on plastic and 1 on glass) showing haemorrhages under a microscope made in the 1950s by Alfred L. Copley in his Parisian laboratory. Each negative, except one, is accompanied by a technical sheet on Copley's laboratory letterhead. Under the pseudonym L. Acopley, this scientist and artist from the School of New York produced emblematic works of abstract expressionism. A doctor by training, he was particularly interested in hemorheology, in other words the study of the flow properties of blood. The negatives that we have to offer are a valuable testimony to his research and were an undeniable inspiration for his pictorial works. His works today are preserved at the National Museum of Modern Art in Tokyo, at the Art Institute of Chicago, at the Stedelijk Museum in Amsterdam and at the Israel Museum in Jerusalem. [FRENCH VERSION FOLLOWS] Ensemble de six négatifs photographiques (5 sur plastique et un sur verre) visualisant des hémorragies au microscope réalisés dans les années 1950 par Alfred L. Copley dans son laboratoire parisien. Chaque négatif sauf un est accompagné d'une fiche technique à en-tête du laboratoire de Copley. Sous le pseudonyme de L. Acopley, ce scientifique et artiste de l'Ecole de New York réalisa des oeuvres emblématiques de l'expressionnisme abstait. Médecin de formation, il s'intéressa particulièrement à l'hémorhéologie, c'est-à-dire l'étude des propriétés d'écoulement du sang. Les négatifs que nous proposons sont un précieux témoignage de ses recherches et furent une inspiration incontestable pour ses oeuvres picturales. Ses oeuvres sont aujourd'hui conservées au musée national d'Art moderne de Tokyo, à l'Art Institute de Chicago, au Stedelijk Museum d'Amsterdam et au musée Israel de Jérusalem.‎

‎[MEURLOT Jenny] BANDIERI Antoine‎

‎Ensemble de six photographies originales figurant l'intérieur de la villa Pax à Boulouris ­sur ­Mer propriété de Jenny Meurlot‎

‎- s.n., s. l. [Boulouris] s.d. (ca 1920-1930), 12x17cm & 16,5x22,5cm, 6 photographies montées sur carton. - Collection of six original photographs showing the interior of the Pax Villa in Boulouris-sur-Mer owned by Jenny Meurlot [Boulouris ca 1920-30] | 12 x 17 cm & 16,5 x 22,5 cm |6 photographs mounted on card Collection of six original photographs, contemporary silver print. All the photographs are mounted on strong boards and show the interior of the Pax Villa in Boulouris-sur-Mer owned by Jenny Meurlot, who also appears on two of them. Some of the photographs are discreetly side-stitched in the margin. Four of the photographs show, on the lower right margin, the engraved signature of the Raphaël studio A. Bandieri. Jenny (Eugénie) Meurlot was a pupil of Jules Chérét, a close friend of Sarah Bernhardt and Natalie Clifford Barney, but also an ambassador and muse of René Lalique. In her residence, the Pax villa in Boulouris-sur-Mer in Var, she hosts many artists (Mucha, Dufy) and keeps an important collection of works of art. On two of the photographs, we can make out her portrait as Sappho, painted by Jan Styka (1858-1925), currently kept at the Smart Museum of Art in Chicago. Very beautiful collection, testimony to the elegance of the illustrious home of the artist. [FRENCH VERSION FOLLOWS] Ensemble de six photographies originales, tirages argentique d'époque. Tous les clichés sont montés sur des cartons forts et figurent l'intérieur de la villa Pax à Boulouris ­sur ­Mer propriété de la peintre Jenny Meurlot, qui apparaît d'ailleurs sur deux d'entre eux. Quelques photographies sont très discrètement piquées en marge. Quatre des photographies présentent, en marge basse droite, la signature gravée du studio raphaëlois A. Bandieri. Jenny (Eugénie) Meurlot fut l'élève de Jules Chérét, une proche amie de Sarah Bernhardt et de Natalie Clifford-Barney, mais aussi une ambassadrice et égérie des bijoux de René Lalique. Dans sa résidence, la villa Pax à Boulouris sur Mer dans le Var, elle accueille de nombreux artiste (Mucha, Dufy) et conserve une importante collection d'œuvres d'art. Sur deux des photographies, on distingue d'ailleurs son portrait en Sappho peint par Jan Styka (1858­ 1925) actuellement conservé au Smart Museum of Art de Chicago. Très bel ensemble, témoignage du rafinement de l'illustre demeure de l'artiste.‎

‎(BLANCHOT Maurice)‎

‎Photographie originale de Maurice Blanchot‎

‎- S.NS, Elbeuf S.d (1900), 5,5x8cm, une feuille. - Photographie originale de Maurice Blanchot. Tirage argentique d'époque. « Blanchot mit longtemps au défi photographes et caricaturistes de la presse littéraire. Minimalistes et rarissimes, sur tant d'années, sont les esquisses d'illustrations : en 1962 dans l'Express, une main brandit un livre, sur fond de page ; en 1979, dans Libération, un carré vierge au milieu de la page, portant pour toute légende le nom de Maurice Blanchot et une citation de l'Entretien infini ("un vide d'univers: rien qui fut visible, rien qui fut invisible") » (C. Bident, Maurice Blanchot). En 1986, à l'occasion d'une exposition de portraits d'écrivains, il demande que sa photo soit remplacée par un texte manifestant son désir d'« apparaître le moins possible, non pas pour exalter [ses] livres, mais pour éviter la présence d'un auteur qui prétendrait à une existence propre » . Une photo prise à son insu par un paparazzo sur un parking de supermarché, fera longtemps office de portrait de l'écrivain avant que son ami Emmanuel Lévinas ne dévoile quelques rares portraits de leur jeunesse. Que Maurice Blanchot ne se soit pas opposé à cette divulgation, que celle-ci soit le fait de son plus proche ami, pourrait s'expliquer par ce que Bident nomme « l'espacement de l'inquiétude », l'inactualité des portraits dévoilés faisant écho aux publications reportées de L'Idylle, Le Dernier Mot, L'Arrêt de mort...). Seules quelques photographies rassemblées dans les pages centrales du numéro des Cahiers de l'Herne consacré à Maurice Blanchot complètent ces clichés uniques de l'écrivain le plus secret du XXème siècle. Dans son chapitre « L'indisposition du secret », Christophe Bident consacre plusieurs pages à l'absence presque totale d'image de ce partenaire invisible, s'interrogeant sur les motivations intellectuelles et psychologiques de l'écrivain conscient pourtant de l'inévitable révélation à venir, « Tout doit devenir public. Le secret doit être brisé. L'obscur doit entrer dans le jour et se faire jour. Ce qui ne peut se dire doit pourtant s' entendre. Quidquid latet apparebit, tout ce qui est caché, c'est cela qui doit apparaître ... » Maurice Blanchot, L'Espace littéraire) Provenance: Archives familiales. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎HUGO Victor‎

‎Portrait photographique de Victor Hugo à Hauteville-house‎

‎- A. Maurice, Paris 1878, 10,6x16,4cm, une photographie. - Photograph of Victor Hugo in Hauteville-House Taken by andré printed by A. Maurice | Paris [1878] 1891 | 10.6 x 16.4 cm | one photograph Large original photograph on albumin paper, cabinet portrait size, mounted on thick card. Photographer's advert to verso. Rare photograph of Victor Hugo in his house, Hauteville, in the famous red Renaissance drawing room, the writer's favourite, entirely designed by him. The photograph shows the writer seated, his right hand in his vest. In early summer 1878, Hugo had an attack of apoplexy in Paris and went back to Hauteville to convalesce. The photographer, André, took several shots of him at Hauteville. The interesting thing about these pictures is that they are not studio portraits. The glass plates were later recovered by Alexandre Maurice, who printed from them in 1891. A copy of this photograph is in the museum at Hauteville House. We haven't found any other copy in a public collection. [FRENCH VERSION FOLLOWS] Grande photographie originale sur papier albuminé, au format carte de cabinet, contrecollée sur un carton fort. Publicité du photographe au dos. Rare photographie de Victor Hugo dans sa maison de Hauteville, dans le fameux salon rouge Renaissance, la pièce préférée de l'écrivain, entièrement conçue par lui. On y voit l'écrivain assis, la main droite dans son gilet. De la pièce on peut voir le grand lustre à gaz, 4 sculptures porte-torchères et un miroir dans le fond. Au début de l'été 1878, Victor Hugo fait une attaque d'apoplexie à Paris et rejoint Hauteville pour sa convalescence durant les mois d'été. Le photographe André prendra alors de lui plusieurs clichés à Hauteville ; l'intérêt de ces photographies est qu'elles ne sont pas des photographies de studio. Les plaques de verre seront récupérés plus tard par Alexandre Maurice qui les tirera en 1891. Cette photographie se trouve au musée de la maison de hauteville-House. Nous n'avons pu repérer d'autres exemplaires dans les collections publiques.‎

‎[DALI Salvador] ANONYME‎

‎Portrait photographique de Salvador Dali‎

‎- Paris 1970, 14,9x20,2cm, une photographie. - Photographic portrait of Salvador Dalí Paris 1970 | 14,9 x 20,2 cm | one photograph Photographic portrait of Salvador Dalí, contemporary silver print in black and white. Interpress stamp at the bottom of the photograph and handwritten annotations in pencil. Roneotyped sticker: « Service spécial page radio TV FR3, Dimanche 6 avril 20 heures. Une certaine idée de la Correra avec Salvador Dalí » (Special service radio TV page FR3, Sunday 6 April 8 pm, "A certain idea of the Correra with Salvador Dalí"). A very beautiful photograph taken at a press conference given by Salvador Dali at the Gustave Moreau Museum in Paris on 1st April 1970 about the creation of the Dalí Theatre-Museum in Figueras. The artist poses, cane in hand, behind a wax reproduction of his head placed on a giant chocolate bar. It was indeed at this time that the painter advertised for Lanvin chocolates. [FRENCH VERSION FOLLOWS] Portrait photographique de Salvador Dali, tirage argentique d'époque en noir et blanc. Tampon Interpress au dos du cliché et annotations manuscrites au crayon. Papillon ronéotypé : "Service spécial page radio TV FR3 Dimanche 6 avril 20 heures Une certaine idée de la Correra avec Salvador Dali" Très belle photographie réalisée à l'occasion d'une conférence de presse donnée par Salvador Dali au musée Gustave Moreau le 1er avril 1970 à propos de la création du Théâtre-Musée Dali de Figueras. L'artiste pose, canne à la main derrière une reproduction en cire de sa tête posée sur une tablette de chocolat géante. C'est en effet à cette époque que le peintre faisait de la publicité pour Lanvin.‎

‎HUGO Victor & PETIT Pierre‎

‎Portrait photographique de Victor Hugo barbu‎

‎- Pierre Petit, Paris s.d. (1861), 6,2x10,2cm, une photographie contrecollée sur carton. - Photographie originale imprimée sur papier albuminé et contrecollée sur carton. Annotations manuscrites au dos. Toute première photographie de Victor Hugo barbu. C'est en janvier 1861, à la suite d'un violent mal de gorge, que l'écrivain décide de se laisser pousser la barbe?: «?Je laisse pousser ma barbe pour voir si cela me protégera contre les maux de gorge?». On trouve plusieurs occurrences à la célèbre barbe dans la correspondance de Victor Hugo?: Conclusion?: il faut qu'une tête d'homme soit bien belle, bien modelée par l'intelligence et bien illuminée par la pensée, pour être belle sans barbe ; il faut qu'une face humaine soit bien laide, bien irrémédiablement déformée et dégradée par les idées étroites de la vie vulgaire, pour être laide avec la barbe. Donc, laissez croître vos barbes, vous tous qui êtes laids, et qui voudriez être beaux?!?» (lettre à un destinataire inconnu, 1845) Outre l'aspect esthétique de cette métamorphose, il s'agit d'un véritable pied de nez au pouvoir impérial qui avait décrété l'interdiction de la barbe dans le corps enseignant. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎PREVERT Jacques BIDERMANAS Izis‎

‎Portrait photographique de Jacques Prévert enrichi d'un envoi autographe signé‎

‎- s.l. [Paris] s.d. (ca 1950), 23x27,5cm, une photographie. - Original collage produced on an original photograph portrait of Robert Doisneau enriched with a handwritten inscription signed by Jacques Prévert [Paris 1955] | 18,7 x 27 cm | one photograph Original photograph by Robert Doisneau in contemporary silver print showing Jacques Prévert, in front of the pediment of a church, on which the poet glued an old engraving depicting a bird and which he enriched with a signed handwritten inscription to his friend Jean Mattei. Prévert also, using paint, reddened the end of his cigarette. Stamp of the Doisneau studio in Montrouge on the back of the picture. One central fold. On this rare photograph, reproduced in the book Rue Jacques Prévert by Robert Doisneau, the poet poses in front of the Catéchismes chapel of the Église Saint-Jacques-Saint-Christophe de la Villette, situated in the 19th arrondissement in Paris. Jean Mattei, dedicatee of this work, was Chagall and André Gide's doctor and lived in Saint-Paul-de-Vence. [FRENCH VERSION FOLLOWS] Très belle photographie originale en tirage argentique d'époque, montée sur carton, représentant Jacques Prévert fumant face à l'enclos d'un d'éléphant dont la trompe dépasse à travers les barreaux. L'enclos est celui du Jardin des Plantes (Paris). Une éraflure dans la partie haute du cliché. Envoi autographe signé au feutre : "Pour Jean Mattei - son ami Jacques". Nous n'avons pu trouver aucun exemplaire de ce cliché dans les collections publiques. Saisissant portrait du poète, qui consacra un très beau texte au pachyderme : Éléphant je pense souvent à toi quand je suis tout seul quand je suis avec les autres quand je me promène dans la campagne avec une petite badine [...] Tu es le grand animal je connais tes oreilles Enfant je suis monté sur toi dans un jardin [...] Je te vois tel que tu es Présent comme une véritable chose vivante Et tout ce que les hommes racontent sur toi me fait rire du mauvais rire [...] Jean Mattei, dédicataire de cette très belle photographie, fut le médecin de Chagall et d'André Gide et vivait à Saint-Paul-de-Vence.‎

‎[POUR LA DECORATION] Photographie de l'édition originale de Madame Bovary de Gustave Flaubert contrecollée sur aluminium‎

‎- Librairie Le Feu Follet, Paris 2022, 50x50cm, autre. - Photographie originale, tirée à seulement 30 exemplaires numérotés, de l'édition originale de Madame Bovary de Gustave Flaubert habillée d'une reliure signée sur fond de bibliothèque. Impression sur Premium Luster 270 g, contrecollage sur Dibond (aluminium). Système d'accrochage au verso. Certificat d'authenticité fourni par la Librairie Le Feu Follet. Crédits photo @Librairie Le Feu Follet. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎TABARLY Eric‎

‎Pen Duick VI‎

‎- Editions du Pen Duick & Editions Ouest-France, Paris 1974, 21x25cm, broché. - Edition originale sur papier courant. Agréable exemplaire malgré quelques petites piqûres sans gravité sur les gardes. Iconographie. Envoi autographe signé d'Eric Tabarly à un homme prénommé Jean-Luc. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎(HARTUNG Hans) TRIVIER Marc‎

‎Portrait de Hans Hartung. Photographie Originale de l'artiste‎

‎- Par l'auteur, s.l. 1982, 22x22cm sur papier Ilford 30x40cm, une feuille. - Grand portrait photographique original en noir et blanc réalisé par Marc Trivier. Tirage argentique original non signé, comme la plupart des œuvres de Trivier. Précieuse épreuve argentique originale du célèbre photographe belge, un des artistes contemporains les plus secrets, qui malgré un succès international précoce, a préféré limiter sa production pour conserver la cohérence de son œuvre. Marc Trivier ne tire pas de nouveaux exemplaires de ses anciens portraits, le papier de tirage qu'il utilisait n'est d'ailleurs plus commercialisé. L'artiste « réalise lui-même ses tirages sur papier baryté Ilford, consacrant plusieurs jours de travail à chacun, avec une concentration particulière pour rendre les blancs, par contraste avec des noirs d'une rare densité. Un tirage de Marc Trivier ne ressemble à aucun autre. Lorsqu'il accepte de les exposer, il les suspend dans des cadres en inox de sa fabrication, laissant libre cours à la vie du papier. » (Xavier-Gilles, « Marc Trivier et la tragédie de la lumière » in Le Monde Libertaire, 2011). Cette « vie du papier » participe de l'œuvre au même titre que les diverses altérations que subissent les photographies lorsqu'elles sont exposées : « Dans les boites, les tirages gondolent, mais qu'importe : le photographe affectionne ce genre d'accident. » (Claire Guillot, « Les face à face sans échappatoire du photographe Marc Trivier », Le Monde, 2011). Marc Trivier a une sensibilité particulière pour l'aspect matériel de ses productions. Alors que la photographie relève par essence du multiple, cette intervention de l'artiste dans tout le processus de création confère une aura autographique à ces tirages. Photographies d'artistes, de fous, d'arbres ou d'abattoirs, Marc Trivier aborde tous ces sujets avec un regard aussi précis qu'intense. « Dans sa cosmogonie, chaque chose, chaque être, végétal, animal ou humain, mérite le même respect. Car tous sont confrontés à la même loi d'airain : la solitude. » (Luc Desbenoit). La beauté qui émane de ses photos vient de cette nudité. Il n'y a ni retouches, ni recadrages. On retrouve dans son œuvre le même format carré souligné par le carré du négatif que Trivier laisse sur ses tirages. Ce cadre piège notre regard dans des photographies où le fard de la couleur est rejeté pour un noir et blanc incisif. Toute artificialité ayant disparu nous ne faisons pas face à la mise en scène d'un sujet mais à une présence exacerbée par la lumière irradiante et singulière, témoin d'un instant de vie et non de pose. C'est cette lumière, liée au médium photographique, qui unit les séries de Marc Trivier : « Les photographies de Marc Trivier écrivent une tragédie de la lumière, celle-ci n'accueillant les êtres - hommes, arbres ou bêtes - qu'en les brûlant, avant disparition. » (Xavier-Gilles in Le Monde Libertaire). C'est aussi elle, délivrée de tous les artifices, qui donne à ses œuvres l'aura qui les rend si présentes. Cette « brûlure » de la lumière nous renvoie à un instant réel, au « ça a été » de Barthes (La Chambre Claire, 1980) : « De trente-cinq ans de pratique photographique, d'obsessions, c'est peut-être ça qui reste : un mode d'enregistrement singulier de la brûlure de la lumière, décliné d'une image à l'autre, en une succession de propositions qui se ressemblent et pourtant chacune est aussi singulière que la fraction de temps auquel elle renvoie. » (Marc Trivier). « La photographie ne dit qu'une chose : « C'était. » On ne fixe que ce qui a été. S'il y a une tragédie, elle est là. » (Marc Trivier) Warhol, Foucault, Beckett, Dubuffet ... les plus grands écrivains et artistes ont posés pour Trivier. Simultanément l'artiste s'intéressent également aux marges de la société, à ce que les hommes ne veulent pas voir. Il photographie alors les aliénés et les abattoirs qu'il place en regard des célébrités. Dès la fin des années 1980 son œuvre est unanimement reconnue‎

‎(AUERBACH Frank) TRIVIER Marc‎

‎Portrait de Frank Auerbach. Photographie Originale de l'artiste‎

‎- Par l'auteur, s.l. 1981, 18x18cm sur papier Ilford 24x30, une feuille. - Portrait photographique original en noir et blanc réalisé par Marc Trivier. Tirage argentique original non signé, comme la plupart des œuvres de Trivier. Précieuse épreuve argentique originale du célèbre photographe belge, un des artistes contemporains les plus secrets, qui malgré un succès international précoce, a préféré limiter sa production pour conserver la cohérence de son œuvre. Marc Trivier ne tire pas de nouveaux exemplaires de ses anciens portraits, le papier de tirage qu'il utilisait n'est d'ailleurs plus commercialisé. L'artiste « réalise lui-même ses tirages sur papier baryté Ilford, consacrant plusieurs jours de travail à chacun, avec une concentration particulière pour rendre les blancs, par contraste avec des noirs d'une rare densité. Un tirage de Marc Trivier ne ressemble à aucun autre. Lorsqu'il accepte de les exposer, il les suspend dans des cadres en inox de sa fabrication, laissant libre cours à la vie du papier. » (Xavier-Gilles, « Marc Trivier et la tragédie de la lumière » in Le Monde Libertaire, 2011). Cette « vie du papier » participe de l'œuvre au même titre que les diverses altérations que subissent les photographies lorsqu'elles sont exposées : « Dans les boites, les tirages gondolent, mais qu'importe : le photographe affectionne ce genre d'accident. » (Claire Guillot, « Les face à face sans échappatoire du photographe Marc Trivier », Le Monde, 2011). Marc Trivier a une sensibilité particulière pour l'aspect matériel de ses productions. Alors que la photographie relève par essence du multiple, cette intervention de l'artiste dans tout le processus de création confère une aura autographique à ces tirages. Photographies d'artistes, de fous, d'arbres ou d'abattoirs, Marc Trivier aborde tous ces sujets avec un regard aussi précis qu'intense. « Dans sa cosmogonie, chaque chose, chaque être, végétal, animal ou humain, mérite le même respect. Car tous sont confrontés à la même loi d'airain : la solitude. » (Luc Desbenoit). La beauté qui émane de ses photos vient de cette nudité. Il n'y a ni retouches, ni recadrages. On retrouve dans son œuvre le même format carré souligné par le carré du négatif que Trivier laisse sur ses tirages. Ce cadre piège notre regard dans des photographies où le fard de la couleur est rejeté pour un noir et blanc incisif. Toute artificialité ayant disparu nous ne faisons pas face à la mise en scène d'un sujet mais à une présence exacerbée par la lumière irradiante et singulière, témoin d'un instant de vie et non de pose. C'est cette lumière, liée au médium photographique, qui unit les séries de Marc Trivier : « Les photographies de Marc Trivier écrivent une tragédie de la lumière, celle-ci n'accueillant les êtres - hommes, arbres ou bêtes - qu'en les brûlant, avant disparition. » (Xavier-Gilles in Le Monde Libertaire). C'est aussi elle, délivrée de tous les artifices, qui donne à ses œuvres l'aura qui les rend si présentes. Cette « brûlure » de la lumière nous renvoie à un instant réel, au « ça a été » de Barthes (La Chambre Claire, 1980) : « De trente-cinq ans de pratique photographique, d'obsessions, c'est peut-être ça qui reste : un mode d'enregistrement singulier de la brûlure de la lumière, décliné d'une image à l'autre, en une succession de propositions qui se ressemblent et pourtant chacune est aussi singulière que la fraction de temps auquel elle renvoie. » (Marc Trivier). « La photographie ne dit qu'une chose : « C'était. » On ne fixe que ce qui a été. S'il y a une tragédie, elle est là. » (Marc Trivier) Warhol, Foucault, Beckett, Dubuffet ... les plus grands écrivains et artistes ont posés pour Trivier. Simultanément l'artiste s'intéressent également aux marges de la société, à ce que les hommes ne veulent pas voir. Il photographie alors les aliénés et les abattoirs qu'il place en regard des célébrités. Dès la fin des années 1980 son œuvre est unanimement reconnue et il r‎

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