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DOTREMONT (Christian).
Télégramme original adressé à Raymond QUENEAU.
1 feuillet bleu imprimé recto verso, avec le texte et l’adresse sur des bandes de papier blanc collées, marques postales. Bruxelles, 27 mars 1950, 9h38. “Avant de partir aux U.S.A. envoyez texte promis à COBRA qui pleure = Dotremont 10 rue de la paille Bruxelles”. Contribution qui, semble-t’il, ne vint jamais.
Referentie van de boekhandelaar : 20715
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PAULHAN (Jean).
Lettre autographe signée [à Gaston de Bar].
2 p. in-8, 20 septembre (1923).En vacances prolongées (suite à des problèmes de santé) à La Roque, dans le Gard.“Non, il y a longtemps que je vous avais dit préférer de Courteline le mariage d’Alceste au Train et aux petites pièces. C’était tout à fait absurde.” Il remercie son correspondant pour une semaine supplémentaire de congés. “J’ai pu me remettre au travail, et avancer sérieusement ma sémantique (je voudrais bien qu’elle ne vous ennuie pas, si vous consentez à la lire). Enfin j’ai beaucoup rodé dans les champs, j’ai mangé du raisin, de l’ail et de l’huile, et vu à Nîmes une course de taureaux “intégrale”, dit-on. Si intégrale qu’elle s’est terminée par une manifestation générale contre un taureau, mort trop tôt : l’on a jeté les chaises sur la piste, et brûlé quelques barrières. Enfin, une vraie course. J’ai découvert un très beau livre de Max Jacob : Filibuth, qui vous plaira”...
Referentie van de boekhandelaar : 20751
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PERROS (Georges).
L.A.S. à Robert Morel.
1 p. in-8. Douarnenez, s.d. [début 1976]. Concerne, notamment, un texte pour l’exposition « Maitres potiers contemporains » consacrée à Jeanne et Norbert Pierlot au Château de Ratilly. Ces derniers se sont installés en 1951 à Ratilly et y ont créé un atelier de poterie, un lieu de stages et un centre d’animation culturelle qui deviendra, à partir des années 1960 et 1970, l’un des tout premiers Centres d’Art contemporain privés. À noter que Norbert a été comédien avant d’être potier et qu’il a sans doute fréquenté Georges Perros à une époque où celui-ci l’était aussi. La collection Célébration fit beaucoup pour la renommée de l’éditeur Robert Morel avec une soixantaine de titres publiés. Jean Grenier publia celui du Miroir, Morel celui du Silence. Et il y eut bien un Célébration de la pipe. “Merci de votre lettre. Je suis heureux de ce rapprochement sous le signe norbertien ! Mais Jean Grenier, déjà, m’avait chaleureusement parlé de vous. Je ne sais pas encore très bien comme je vais m’y prendre à propos de Ratilly, que je ne connais pour ainsi dire pas, n’y ayant passé que quelques heures il y a près de dix ans. Peut-être irai-je à Pâques, mais ce sera juste, très juste, pour le texte, que j ’écrirai sans doute sous forme de lettre. Quant à le Célébration, ce sera comme vous voudrez. J ’ai aussi pensé à la pipe, mais peut-être est-ce déjà fait ?”
Referentie van de boekhandelaar : 20755
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MIRO (Joan).
L.A.S. à André MALRAUX.
2 p. in-8, (Paris), 13 juillet 1956, à en-tête du Pont-Royal-Hôtel. Miró déménage durant l’année 1956 à Mallorca où il dispose d’un grand atelier conçu par son ami Josep Lluís Sert. C’est à cette époque qu’il reçoit la commande de deux murs de céramiques pour le siège de l’UNESCO à Paris. Jean Aubier publie Bagatelles végétales avec des textes de Michel Leiris et c’est aussi l’exposition des céramiques Terres de grand feu réalisées par Miró en collaboration avec Artigas à la galerie Mæght qui édite également une monographie avec des textes de Jacques Prévert et G. Ribemont-Dessaignes. “Cher ami, j ’ai été très touché par votre lettre qui m’encourage à travailler. L ’exposition restera ouverte jusqu’à la fin août, vous aurez peut-être la possibilité de la voir encore. Veuillez croire, mon cher Malraux, à mes meilleurs sentiments d’amitié et sympathie. Votre, Miró”.
Referentie van de boekhandelaar : 20757
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DES FORETS (Louis-René).
16 L.A.S. ou C.A.S. à François Dominique.
37 pages de divers formats. Charost (Cher) ou Paris, 12 octobre 1990 - 25 mai 1993. Enveloppes conservées. Une double page de nuancier, annotée par F.D. et une coupure de presse (en allemand). Passionnante correspondance, amicale, littéraire, musicale avec l'écrivain François Dominique, co-fondateur des éditions Ulysse Fin de Siècle. Il a également publié un beau texte consacré à Des Forêts : A présent (Mercure de France, 2013). La correspondance s'amorce au motif d'un texte destiné aux Cahiers Le Temps qu'il fait consacré à Des Forêts (Pas de mémorial), puis vite s'étoffe et aborde maints sujets. Mentions de : Bonnefoy, Du Bouchet, Bettencourt, Blanchot (à plusieurs reprises au sujet de projets éditoriaux, Une voix venue d'ailleurs trois textes consacrés à L.-R. D.F.), Alain Cuny, Frénaud, Laporte, Michel Lagrange, etc. Il est aussi très fréquemment question de musique - Nietzche compositeur, Arvo Pärt, Monteverdi, Ravel, Stockhausen, Wosseck, de Berg, Schubert, etc. - (Des Forêts a publié nombre de chroniques et d'articles sur la musique), mais aussi de la vie quotidienne (que Des Forêts partage entre la campagne et son appartement parisien tandis que son correspondant est enseignant à Dijon), des lectures publiques (dont une organisée à Dijon), etc. " Il y a chez moi, ces temps-ci surtout une incapacité à correspondre avec qui que ce soit, et je me reproche sans cesse ma négligence.(…) [Votre] lettre m'avait profondément touché et je vous en remercie de tout cœur, comme de vos belles pages sur les Mégères de la mer que Dominique Rabaté m'avait fait parvenir et que j'ai relues ce matin même, en me réjouissant qu'elles figurent dans ce prochain cahier qui m'est un peu indûment consacré… "" La sortie du cahier m'a jeté dans un si grand désarroi - dont je parviens mal à sentir comme à m'en expliquer les raisons - que j'ai éprouvé la nécessité de quitter Paris où je ne suis revenu seulement hier au soir " (…) " Roger Laporte m'a adressé ses Etudes dont je ne connaissais que très peu d'entre elles, et cette lecture m'a passionné de bout en bout, au point que je ne pouvais parvenir à m'en détacher. Dans sa dédicace, il me précise que c'est son tout dernier livre, mais comment le croire alors que le thème inlassablement repris tout au long de l'ouvrage est l'exigence d'écrire ? Qui d'ailleurs pourrait prendre une telle décision et plus encore s'y tenir, ressentirait-il cette exigence comme une malédiction car en vérité ç'en est une. "" (…) Voici quelques années, j'avais entrepris de remonter la côte depuis le Pays de Caux jusqu'à Dunkerque en compagnie d'André du Bouchet, mais comme il avait dormi pendant quasiment tout le parcours, il m'a demandé de le refaire en sens inverse, ce que j'ai accepté de bonne grâce car j'aime beaucoup ces grèves du Nord : elles me rappellent tant de souvenirs d'enfance. Vers l'age de dix ans, j'allais souvent chez l'un de mes oncles qui habitait une merveilleuse maison située au bord de l'océan, non loin de Dieppe, laquelle a été entièrement détruite par un bombardement d'artillerie lors de la tentative avortée de débarquement anglais en 41 ou 42. J'y suis retourné après la guerre pour n'y retrouver que des ruines. "" J'ai trop tardé cette fois encore à vous remercier de votre dernière lettre qui est pourtant venue m'apporter un réconfort dans le marais de problèmes, peut-être tout imaginaires, que me pose Ostinato et où je m'enlise chaque jour davantage sans entrevoir clairement aucune solution qui me permettrait de retrouver un tant soit peu de cette assurance nécessaire à la poursuite du parcours : elle me fait même si entièrement défaut que je bute devant le moindre obstacle. Est-ce l'effet de l'âge, ou ne serait-ce pas plutôt que cette entreprise a quelque chose de diabolique et qu'en m'y engageant au départ, j'ai trop préjugé de mes forces, pêché par présomption ? Votre suggestion de titrer chaque partie me paraît excellente, j'y avais d'ailleurs songé moi-même, encore que la difficulté majeure resterait entière qui est de donner à l'ensemble structure et cohérence internes. Pardonnez-moi ces sombres divagations, cher François… "" Voici donc (…) Anacrouse dont Maurice Blanchot m'a permis de disposer comme je l'entendais. A vrai dire je lui avais suggéré la revue Recueil (il en ignorait jusqu'à l'existence), mais je pense qu'il ne verra pas d'objection, tout au contraire, à une édition en plaquette chez " Ulysse fin de siècle ". Sans doute, pour l'étoffer, pourriez-vous en effet y joindre les deux textes parus dans la Quinzaine et le Cahier " Le Temps qu'il fait ", et selon l'ordre qui vous paraîtra le plus judicieux. Mais de toutes façons, avant d'en décider, il conviendrait, je pense, que vous entriez directement en rapports avec lui… "" Votre programme de publication me paraît on ne peut plus satisfaisant, et je ne vois rien à ajouter. Le titre Une voix venue d'ailleurs est celui que j'aurais moi-même choisi, avec peut-être en effet ce sous-titre. Mais c'est naturellement à Maurice Blanchot d'en décider… "" M'envoyer 30 exemplaires du livre de Maurice Blanchot, c'est beaucoup trop, je ne saurais qu'en faire - Cinq tout au plus, et mettez les autres en vente ou bien, si vous le désirez, adressez-les en service de presse à des lecteurs et amis de Blanchot - René Laporte, Pierre Madaule, Derrida, Dobbels, Klossowski, pour ne nommer que ceux qui me viennent à l'esprit, peut-être aussi Ph. Jaccottet, Y. Bonnefoy, J. Dupin, M. Deguy, M. Nadeau… " (…)" J'avais emporté ici le film vidéo reçu la veille de mon départ de Paris, mais je n'ai pu le regarder ni moins encore l'écouter jusqu'au bout tant cette lecture m'a paru fastidieuse et peu convaincante. Comment ai-je pu infliger pareil supplice à ce malheureux auditoire dijonnais, et pour récidiver peu après à Poitiers, puis à Cambridge ? C'est d'un ennui indicible. Aussi bien je ne poursuivrai pas dans cette voie, j'en avais d'ailleurs pris la décision quelques jours auparavant en répondant négativement à deux autres sollicitations, parisiennes cette fois. " (…)" A mon tour de vous recommander l'audition du Chant du Cygne de Schubert, avec B. Fassbaender et Reinmann. Procurez-vous ce compact-disque sorti assez récemment : c'est d'une beauté poignante.En revanche, même si je pouvais remettre la main dessus, je me garderais bien de vous envoyer la cassette de mes improvisations au piano : un véritable casse-oreilles, pour autant que je m'en souvienne… "
Referentie van de boekhandelaar : 20759
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LECOMTE (Marcel).
Déchirure. POEME AUTOGRAPHE SIGNé.
4 p. in-8 (l’encre a un peu pali par endroit). Sans date. Beau manuscrit d’un poème ancien de Lecomte sur la fin du monde, dédié au peintre Jos. Albert. Publié dans la revue de Tom Gutt, Le Vocatif n°55, mars 1974. “Ce soir le soleil est mort le soleil est mort d’une grande blessure violette d’une blessure ancienne déjà et large et profonde et chaude qui s’est rouverte tout-à-coup comme un abcès qui crève et le soleil est mort comme un sultan rouge dans le sérail après une belle orgie à la plus belle heure du monde…”
Referentie van de boekhandelaar : 20790
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MELOT DU DY.
Six sonnets de Shakespeare. MANUSCRIT AUTOGRAPHE SIGNé.
6 pages in-4 à l’encre bleue. Mélot du Dy (1891-1956), pseudonyme de Robert Mélot, est un poète et prosateur belge d’expression française. Il a publié L ’Idole portative, Le Sot l’y laisse, Mythologies, Diableries, Hommeries, Amours, L ’Ami manqué, À l’amie dormante, etc. Un volume de traductions : XXV Sonnets de Shakespeare, fut publié à Bruxelles, Éditions du Cercle d’art, en 1943.
Referentie van de boekhandelaar : 20791
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PAULHAN (Jean).
4 L.A.S. à Marcel LECOMTE.
4 pages in-8 à l’encre noire. Paris, s.d. (1947-1950) à en-tête de la N.R.F. “eh bien, voilà une bonne nouvelle! Je suis content que vous franchissiez le pas, et bien sûr comptez sur moi... Avez-vous reçu Sens Plastique (de l’Ile Maurice). Je vais tâcher de vous trouver un exemplaire. C’est essentiel”.“... envoyez-moi d’urgence la chronique (s’il faut vous modifierez sur épreuves). La chambre de Joe B. demeurera telle exactement que vous l’avez connue, que je l’ai connue”.“J’attends bien impatiemment votre Joe Bousquet. Quand repasserez-vous par Paris ?Il me semble que votre note sur les Tarots est tout à fait juste.”
Referentie van de boekhandelaar : 20792
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NORGE (Géo) pseudonyme de Georges MOGIN.
18 L.A.S. à Louis SCUTENAIRE.
36 pages de divers formats le plus souvent avec des encres de différentes couleurs. Bruxelles puis Saint-Paul de Vence, 24 octobre 1953 - 15 mars 1975. Enveloppes conservées. Nombreuses coupures de presse jointes ainsi que des invitations.Belle correspondance, drôle, amicale et poétique sur plus de 25 ans. Norge témoigne à Scut. une admiration sans faille en premier lieu pour ses fameuses Inscriptions mais il mentionne au fil des lettres et dans leur ordre de publication Les Degrés, Les Vacances d'un enfant (longue et très belle lettre), Le Fusil du boucher, etc. Mention fréquente les premières années de Paul Colinet, Chavée, le " Petit Gérard ", Nougé, etc." Cher Scutenaire, je n'ai de vous que ces Inscriptions dont je me délecte, soit que je prenne au chalumeau ou que j'en avale une bonne bolée. C'est une " macédoine " gargantuesque… "" Nous sommes bien sensibles à votre nouveau et gentil signe. Donnez-nous donc l'adresse des Capacci-Van Damme. Je voudrais leur agiter un petit fanion. Si vous rencontrez notre ami Colinet-Chatrian ne manquez pas de le couvrir d'injures. En avril, n'ôte pas un fil. Andromaque, conspuez, tout avec un baiser chaste pour clore… "" …Eh bien je crois que vous avez raison. Et je m'incline devant votre réaction. C'est bien sûr qu'on a mal traité ce cher Colinet et vous savez combien j'ai tenté qu'il en fût autrement. Nul dessein de le hisser jusqu'à l'audience des masses, évidemment, mais je pensais que certains cœurs se seraient enrichis de cette poésie, certains qui la connaissaient point du tout. Mais le temps fera cela, c'est certain. Et vous avez raison encore : publier les inédits de Colinet est l'essentielle chose… " " J'ai passé beaucoup d'heures avec Scutenaire (Mes Inscriptions) ces dernières semaines. Et je voulais vous dire et vous remercier de la richesse reçue. Je connaissais votre livre depuis longtemps mais il m'attache mieux à chaque lecture (…) Je relis souvent mon cher " monsieur Paul " comme vous dites. Succulent ! Tristesse que cet homme-là nous ait lâchés. (…) Je n'aime pas du tout Nougé que vous aimez tant. Suis sincère… "" Je suis heureux de vous savoir en bonne vie et activité. Que n'ai-je accès à ces ouvrages que vous publiez si confidentiellement ! Mais je fouille toujours avec jubilation dans vos " Inscriptions "…" Des chemins d'ange heureux vers des jours dangereux et mille tâtonnements vers des nuits noires,… voilà comment on arrive à Scutenaire (Scrute-nerf). Non, non, l'aurore n'est pas un monoprix à entrée libre. On s'y bouscule dans une marmaille de Stryges, de limures, de succubes, où l'homme de la rue finit par devenir le personnage le plus insolite. Je sors de ce métro surnaturel et j'essaie de m'orienter : suis-je à la place des Vosges, à Tombouctou, ou sur la lune. Qu'importe, l'ami Scutenaire me fait un signe d'accueil et me voici son admiratif et dévoué… "
Referentie van de boekhandelaar : 20794
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NOIRET (Joseph).
C.A.S. à Louis SCUTENAIRE et Irène Hamoir.
1 p. in-12. Bruxelles, “le 8 Décervelage 80”.Texte surréaliste intitulé Art Poétique I dédié à René Magritte, Irine, Scut. et Paul Colinet. J. Noiret fut un des co-fondateurs du Mouvement Cobra.“Ce bateau hissé sur le plus haut sommet des montagnes flotterait-il ailleurs que dans le regard des hommes de la plaine?”“X. peint des toiles longues d’une dizaine de mètres qu’il est impossible d’extraire de son atelier, à moins d’enlever un mur ou d’arracher le toit, ou, plus simplement, d’abattre la maison. Le problème de l’exposition ne peut évidemment être résolu que par la suppression de la ville tout entière : il faut que la vue soit totalement dégagée. Ce qui vient d’être dit met à nu les rapports étroits existant entre la peinture et la poésie...”
Referentie van de boekhandelaar : 20795
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LECOMTE (Marcel).
[Bruno Capacci]. MANUSCRIT AUTOGRAPHE.
1 page in-4 à l’encre noire. Sans date. " Les poèmes et les proses poétiques de Bruno Capacci émanent de ces zones de conscience où se forment les surprises inaltérées des premiers matins du monde. Elles répondent à ses dessins, formés eux aussi au cœur d'un moi qui s'éclaire de sa liberté, des ses énigmes et d'une sorte de secret de rapidité qui lui permet d'accueillir du vertige ce qui est sujet à s'échapper aux démarches réductibles de l'être… "
Referentie van de boekhandelaar : 20796
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DOTREMONT (Christian).
Avec nos yeux d’enfants. Poème tapuscrit signé.
1 page in-4 sur papier vert. Daté “Clinique - Décembre 1942”. Poème tapuscrit inédit avec quelques corrections autographes et signature à l’encre noire. Provient des archives de Louis Scutenaire.(...) “Avec nos yeux d’enfants, les myriades d’étoiles / sont des clous d’or auxquels la nuit fixe les voiles / Quand s’endort le jardin, / Et la lune qui brille étrange, pâle, austère / Semble être certains soirs, tant elle a de mystère, / La lampe d’Aladin.(...)Que n’avons gardé, à l’âge que nous sommes, / Un peu de rêve bleu au fond de nos yeux d’homme, / Pourquoi sommes-nous grands? / La vie elle serait bien plus facile à vivre, / Si nous pouvions la voir, la contempler, la suivre, / Avec nos yeux d’enfants!”
Referentie van de boekhandelaar : 20797
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OLIVER O. (Olivier).
L.A.S. à Louis Scutenaire.
1 page in-4. Paris, le 29 juin 1982.“C’est évidemment la faute de ma lenteur, mais je regrette bien que vous ayez donné à un autre artiste votre texte, pour lequel j’avais commencé des dessins - dont je n’étais jamais satisfait. J’aurais du vous faire signe. Vous me feriez un grand plaisir en me confiant d’autres pages, car j’y tiens. Est-ce possible ? J’ai beaucoup aimé les beaux livres que vous m’avez offerts - depuis “Bâton de Jean de Milan” jusqu’aux “Inscriptions”, et aussi “Corne de Brune” d’Irine...”
Referentie van de boekhandelaar : 20798
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NADEAU (Maurice).
2 L.A.S. à Louis Scutenaire.
3 pages in-4. Paris, le 9 juin et 30 août 1946 à en-tête du journal “Combat” + le double d’une lettre “circulaire” de Scut.Env. cons.Intéressante correspondance. L’auteur de l’Histoire du surréalisme prépare cette fois une anthologie de la poésie surréaliste de 1924 à 1940 et voudrait aussi, “réparer à cette occasion l’injustice commise à l’égard des surréalistes belges” qui en étaient absents. “Il faudrait donc d’abord de votre part un choix de sept à huit poèmes environ (ou textes), accompagnés d’une photographie de vous, d’une notice biographique sommaire, et d’une notice bibliographique.” Scut. est aussi chargé d’en faire part à ses amis de Belgique pour leur demander la même chose...“J’ai été bien heureux de vous voir cher Scutenaire, et de vous dire combien m’avaient plus vos Inscriptions. Et il lui recopie in extenso quelques élogieuses lignes qu’il a consacré à son ouvrage (pour la Revue Internationale, janvier 1946) et qui se terminent : “Avec des hommes comme Scutenaire il est encore permis d’espérer...”
Referentie van de boekhandelaar : 20799
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DELTEIL (Joseph).
7 L.A.S. ou C.A.S. à Jacques Guenne.
7 pages in-8 ou in-12, 1928-1929. L'une des cartes est également signée par Maurice Rouzaud (écrivain mort très jeune, il est l'auteur d'un article sur Delteil). Au sujet des collaborations de Delteil aux Nouvelles Littéraires ou à la revue L'Art vivant… J. Guenne directeur…" Vous plairait-il de publier dans l'Art vivant quelques pages sur MAILLOL que je viens de voir ici (avec 2 ou 3 reproductions). Si oui, je suis votre serviteur. Mais il faudrait que cela paraisse bientôt, car ces pages figureront dans mon Perpignan qui paraîtra fin novembre à la collection Vaudoyer (Émile-Paul)… " La collection “Portrait de France”." Est-ce que cet article sur Pascin pourrait vous intéresser ? Sinon, je vous demande instamment de me le retourner car je n'en ai pas de copie… "" Mon cher ami voici mon angelologie… J'espère que ça me comptera pour mon salut. P.S. : Et que vous me la payerez cher… "" Comme je regrette d'avoir " abdiqué " la littérature ! C'était là une bien belle occasion d'écrire dans la joie! Mais vous savez que je ne suis plus que vigneron. A propos j'aurais beaucoup de plaisir si vous vouliez goûter mon vin. Puis-je vous faire envoyer une caisse de : 6 (ou 12) bouteilles de vin mousseux à 16f la bouteille… "
Referentie van de boekhandelaar : 20801
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CHAR (René).
Lettre autographe signée à Jean Suquet.
2 pages 21 x 13,5 cm sur papier bleu, le 2 janvier 1958. “Je veux vous dire, dans ce mot spontané, combien je suis sensible à votre intervention. Certes, vous faites beaucoup d'honneur à ce déplorable imbécile de “Combat”, mais puisque les règles de la “démocratie” l'autorisent à s'exprimer, un haussement d'épaules, ici et là, pour ceci ou pour cela, finissent par encourager la plus grossière des falsifications... L'an dernier, dans “Rivarol”, un Poulet [Robert Poulet] se livrait à un exercice semblable... Toutes les citations de mes textes dénaturées et déformées. Bien sûr, j'ai l'habitude ! Ce genre de guerre à gros pétards est la plus facile à mener. Elle n'est, hélas, pas seulement le fait des anciens collaborateurs. Un peu partout, la critique littéraire, faute sans doute d'une vraie capacité d'analyse et de compréhension ou d'une motivation de ses refus, et d'une dignité du métier élémentaire, emprunte, pour traiter de la poésie, cette façon copiée sur le “Canard enchainé” et l'ancien “Gringoire”. Pourtant ! il est vrai que l'époque se prête à cela, n'accueille même que les mots qui sortent de cette bouche tripière ! Allons... nous reste, pour le meilleur et pour le pire, la montée de plus en plus phosphorescente de l'énigme. Tournons-nous sans distraction vers celle-ci...
Referentie van de boekhandelaar : 21102
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CHAR (René).
L.A.S. à Jean Suquet.
1 p. in-4. S. l., 3 février 1974. “Le Scorpion et la rose* avait le visage de votre jeunesse, non celui qu’on prête à la jeunesse, mais celui qu’une jeunesse roule et jette dans le massif de son éclat et de son retrait et qu’on ne partagera qu’en silence avec qui la découvrira trempée de pluie, heureuse en somme du cordon coupé. Miroir de la Mariée* arrivé hier au courrier, comme il était une espérance, un peu comme « l’attente l’oubli », pour moi, me trouve sans surprise. J ’ai dit en l’apercevant : « Le voilà ! ». Et aussitôt Marcel Duchamp a répété dans mon dos: « Le voilà ! C’est déjà lui » Le verre ! Le contradicteur devenu muet, mais épanoui dans ses tournants fabuleux. J ’ai voulu vous écrire que je me réjouissais, avant de tout à fait vous lire. Amitié”. *Livres de Jean Suquet.
Referentie van de boekhandelaar : 21103
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CHAR (René).
C.A.S. à Jean Suquet.
S.l., 10 mai (années 50) au verso, une vue de L'Isle-sur-la-Sorgue (Vaucluse). “Je n'ai pas d'âge. Mon amitié pour vous est sans attente. C'est sans doute ce qui la fait forte. Vu ou disparu, je vous reconnais toujours et vous distinguerai entre plusieurs sympathies. Voilà. Merci...”
Referentie van de boekhandelaar : 21104
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CHAR (René).
C.A.S. à Jean Suquet.
20 decembre 1955, au verso, une vue de la Fontaine de Vaucluse. “Que ma pensée vous parvienne sous la forme d'une brève carte, - je sais que vous en lirez le plaisir et l'amitié dans tous les sens, - je n'ai pas peur d'être mal jugé par vous... Mon vrai remerciement est dans notre accord silencieux, qui est au monde depuis quelques années déjà. J'ai pensé à vous, bien des fois, fraternellement. C'est tout. C'est beaucoup pour moi de savoir que vous existez, vous et quelques autres dont Jacques [leur ami commun le poète Jacques Dupin]. Je puis vieillir ainsi sans me voir, puisque les poètes vivent malheureusement longtemps aujourd'hui ! Votre ami...”
Referentie van de boekhandelaar : 21105
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PREVOST (Jean).
Une sortie d’Hermidas Bénard. MANUSCRIT AUTOGRAPHE SIGNÉ.
20 p. in-8 à l’encre bleue. Daté 8-10 octobre 1932. C’est le manuscrit complet de cette nouvelle publiée dans la Nouvelle Revue Française no 230 du 1er novembre 1932, reprise en volume dans le recueil Lucie-Paulette (N.R.F., 1935, dans la collection dirigée par Paul Morand La Renaissance de la Nouvelle) puis, plus récemment, dans Du coté de Goderville (nouvelles), Éditions des Falaizes, en 2001. Le manuscrit comporte des corrections et des ajouts ainsi qu’une note manuscrite inédite de Prévost qui apporte un éclairage sur la composition de ce beau récit et que nous reproduisons in-extenso : “Sortie d’H. Bénard. Sujet trouvé presque abstraitement — une sortie de bateau de sauvetage, puis rendu concret par des souvenirs de Fécamp. Travail d’invention en promenade et au lit, le vendredi 7 octobre, fort vif. Plus froid le samedi. Je jette quelques repères ou répliques sur une feuille volante, puis je me mets au texte. Gêné de tant de phrases nécessaires au début, et sans beauté, le courage me revient. Travail sans facilité dimanche, plus riche et plus facile lundi. Optimisme (chose rare) en relisant et corrigeant”.
Referentie van de boekhandelaar : 21107
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RUIZ (Raoul).
L.A.S. au journaliste Paul Giannoli.
3 p. in-8. Beverly Hills (Californie), sans date. “Quelques lignes pour te mettre en confidence. Depuis que je suis là tout le monde est adorable et je suis en tractation avec un très grand metteur en scène et une même vedette...... par superstition je ne dis rien aujourd'hui. Marco Polo finira bien par se faire... en grand... N.Y. était formidable, j'essaye d'acquérir les droits [de] Who's Afraid of Virginia Wolff, la pièce de Edward Albee, c'est un triomphe et la meilleure pièce écrite depuis O'Neill. J'essaye aussi d'avoir Jane Fonda pour les Filles pour l’armée. Je vais à Palm Springs le week end prochain avec Willy Wyler (je ne t’ai rien dit!) [...] Je t’envoie un article paru aujourd’hui dans le Wall Street Journal, le journal n° 1 ici - C’est très flagrant, et il y a un rapport avec Marco Polo - Si les français ne se remuent (secouent?) pas on va souffrir. Cela peut faire un papier pour Candide...».
Referentie van de boekhandelaar : 21109
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Kramer (Stanley).
L.S. à Paul Giannoli.
1 p. in-4, à son en-tête. Pas de date. Sur la première mondiale de son film «Judgment at Nuremberg» pour lequel il sera nommé aux Oscars. «In the meantime, I have been thinking it might be useful if I try to tell you why I decided to make this motion picture now; and the reason for holding the premiere in West Berlin at this particularly critical moment in the relations between the West and East [...]»
Referentie van de boekhandelaar : 21110
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HAVET (Mireille, de Soyecourt).
Arlequin. Image de Printemps. Récit d’Adieux. Dialogue. Narcisse (épopée). 5 poèmes tapuscrits. 1919-1921.
44 feuillets, format in-4. Sans date (1919-1921).Ensemble de 5 longs poèmes de la jeune Mireille Havet (1898-1932) en grande partie inédits. Promise à tous les succès dans les lettres, et soutenue par ses amis Colette, Cocteau, Paul Fort, Natalie Clifford-Barney, et l’entourage des salons mondains, ainsi que celui des premiers surréalistes, Mireille Havet avait été accueillie dans Les Soirées de Paris et qualifiée de manière élogieuse par Apollinaire comme « sa petite poyetesse ». Cette suite de poèmes est tapuscrite, avec quelques rares corrections de coquilles, dans un texte suivant une composition soignée. — Arlequin. S. d. (mai). 8 feuillets avec d’importantes variantes sur le texte qui sera publié dans les Écrits nouveaux de juin 1922. Il s’agit du poème le plus connu de Mireille Havet, inspiré de la trame de son roman autobiographique, Carnaval. — Image de Printemps. S. d. 4 ff. — Récit d’Adieux. S. d. 6 ff. — Dialogue. S. d. (mai). 7 ff. — Narcisse (épopée). 1919-1921. 19 ff.
Referentie van de boekhandelaar : 21111
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HAVET (Mireille, de Soyecourt).
Conte. Manuscrit autographe. à Marcelle Garros.
22 p. in-4 (la dernière effrangée en bordure sans atteinte au texte). St-Raphaël en Provence, commencé le mardi 7 septembre, terminé le mercredi 8 septembre (circa 1921). Nombreuses ratures et corrections. Les manuscrits de Mireille Havet sont d’une grande rareté, malgré l’ampleur de son œuvre découverte récemment (son Journal en cours de publication aux éditions Claire Paulhan comporte déjà cinq volumes), la plupart de ses papiers ayant disparu. Une partie seulement fut redécouverte au milieu des années 1990 dans les archives de Ludmila Savitzky, légataire de Mireille Havet, et déposée dans une collection publique. Conte très probablement inédit dédié à son amie Marcelle Garros, veuve de l’aviateur Roland Garros mort en 1918. C’est Jean Cocteau qui lui présentera Mireille Havet ; Marcelle Garros deviendra un temps son amante et l’initiera à l’opium, tout en la soutenant et l’encourageant dans sa création littéraire. Récit envoûtant et plein de sensualité, il évoque les soirées dans une fumerie d’opium avec tout son cérémonial et ses accessoires, entremêlé à une histoire d’amour saphique ressassée sans fin… (…) Vos amis aimaient votre maison, votre vie, votre beauté régulière qui dédaignait le luxe de la ville couchée dans la lumière et d’où vous êtes venue légère pour quelques saisons (…). Pour cette demeure silencieuse ou vous avez réussi l’atmosphère de conte, un songe aux yeux ouverts entre l’esprit et le corps docile d’une amie (…). Le récit se termine ainsi : Madame terminons ce mensonge je ne connais pas votre maison j ’ignore même si comme le dit la légende vous y habitez seule ou avec une amie vous savez mieux que moi que je n’y entrerai jamais et qu’il n’y a pas de terrasse. Tout ceci est une histoire. J ’ai rêvé devant une façade close aux livres que j ’aime… Et au verso de cette dernière page, cet envoi : Pour toi Marcelle, que j ’ai écrit cette histoire [que] tu m’as toi-même répétée, pour te distraire. Cette maison, nous l’avons vue hier en nous promenant. Tu m’as raconté ce qu’on disait autrefois sur la propriétaire mais tu sais bien que j ’ignore comme toi jusqu’au nom de cette femme.
Referentie van de boekhandelaar : 21112
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COCTEAU (Jean).
La Chambre nuptiale. La Machine infernale MANUSCRIT AUTOGRAPHE signé de l’étoile.
3 pages in-4 d'une écriture bien serrée, s.d. (1932). " Regarde, spectateur, remontée à bloc, de telle sorte que le ressort se déroule avec lenteur tout le long d'une vie humaine, une des plus belles parfaites machines construites par les dieux infernaux pour l'anéantissement mathématique d'un mortel ".Très beau document. Il s'agit d'un premier jet de l'acte III de la Machine infernale intitulé La Chambre nuptiale, il deviendra La Nuit de noces dans la version définitive. Il peut se lire comme le synopsis de cette scène dans laquelle Oedipe et Jocaste après la célébration de leur mariage sont dans la chambre d'amour, l'inceste ayant été consommé, " rouge comme une petite boucherie ". Il se déroule dans un climat de sensualité et de sommeil, les dialogues oscillent du duel au duo, du débat politique à l'ébat érotique… La Machine infernale, écrite en 1932 fut jouée pour la première fois le 10 avril 1934 à la Comédie des Champs-Élysées à Paris, théâtre alors dirigé par Louis Jouvet qui s'occupe de la mise en scène, dans des décors et des costumes de Christian Bérard. C'est Jean Cocteau lui-même qui prononce les paroles de la Voix; Jean-Pierre Aumont est Oedipe, Marthe Régnier Jocaste, Lucienne Bogaërt le Sphinx... La pièce se fonde sur Œdipe roi de Sophocle dont Cocteau avait déjà écrit une adaptation en 1925 qu'il reprendra dans l'acte IV. L'idée du premier acte s'inspire directement de celui d'Hamlet avec le fantôme de Laïus que personne ne voit ni n'entend. Mais la pièce garde une parfaite unité, en orchestrant avec une ampleur nouvelle, les thèmes et les procédés des précédentes pièces "antiques" de Cocteau. Le livre fut publié pour la première fois chez Grasset dans la collection "Pour mon plaisir" en 1934, il était illustré d'une suite de 16 dessins hors texte de Jean Cocteau intitulée "Le Complexe d'Oedipe". La même année Cocteau publie Mythologies avec 10 lithographies de Giorgio de Chirico.La pièce est dédiée " à Marie-Laure et à Charles de Noailles ". Les relations entre Cocteau et Marie-Laure de Noailles ont été souvent mouvementées et passionnelles. Elle aurait, dans un accès de colère, brûlé le manuscrit de La Machine infernale qui lui avait été offert.
Referentie van de boekhandelaar : 21114
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REVERZY (Jean).
L.S. à Jacques Brenner.
1 p. in-4, Lyon, 11 novembre 1954, à en-tête de son cabinet. Belle lettre au sujet du premier roman de Reverzy Le Passage (Julliard), qui obtient le prix Renaudot 1954 lui assurant brutalement plus de 100 000 lecteurs, la célébrité, une vie publique… “Excusez-moi d’avoir tardé à vous remercier pour l’article que vous avez consacré à mon roman. C’est hier seulement que j ’ai connu cet article chez notre éditeur où j ’étais allé connaître « ma presse ». Le bien que vous dites de mon livre me touche et m’encourage. Ce n’est pas sans inquiétude que j’ai pu envisager le jugement que porteraient sur mon ouvrage les gens de ma génération ; et, m’étant mis à écrire tardivement, j’ai pu craindre que ma pensée et les réactions de ma sensibilité en face de la vie fussent démodées. L ’accueil d’un écrivain comme vous, marqué par les événements d’un même temps, m’ôte bien des inquiétudes. Soyez en remercié…”
Referentie van de boekhandelaar : 21123
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HERBART (Pierre).
L.A.S. à Jacques BRENNER.
1 p. in-8, Paris, 14 mai 1959, env. cons.Il part sans délai pour Cabris... “Verrai là-bas si j’ai quelque chose à vous donner pour un n° futur [des Cahiers des Saisons]. En attendant voici le poème de M. Sager dont je vous ai parlé...”
Referentie van de boekhandelaar : 21125
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HERBART (Pierre).
L.A.S. à Jacques BRENNER.
2 p. in-4, Cabris, 29 novembre 1963.“Voici le texte dont je vous avais parlé. Je n’ai pu me résoudre à remplacer par Cocteau l’initiale (page 1 et 3) que j’avais mise. Toutefois, si, après lecture, vous jugez qu’on peut le faire, je vous autorise à y aller. (...) Ne pouvez-vous m’envoyer dès maintenant de l’argent pour ce Castor ? Je suis toujours dans une horrible misère. A part cela, tout va bien - et j’aurais des histoires bien étranges à vous raconter”. Il lui demander de renvoyer la page manuscrite de “Peau d’Ange”... et “le manuscrit de Castor, avec une copie dactylographiée...” Joint la minute de réponse de Brenner (1 p. in-8 écriture très serrée). Les deux nouvelles ont paru dans Les Cahiers des Saisons puis, dans Histoires confidentielles chez Grasset en 1970. Très bons documents.
Referentie van de boekhandelaar : 21126
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HERBART (Pierre).
L.A.S. à Jacques BRENNER.
2 p. in-8, 30 septembre 1970."Peau d'Ange, publié par vos soins dans "Les Cahiers des Saisons", je suppose (car je n'ai jamais su que cela avait paru : il est vrai que nous étions un peu brouillés à l'époque, sans doute par ma faute - et je me réjouis que cette absurde fâcherie soit effacée, n'est-ce pas ?) m'est arrivé hier. Je voulais savoir comment vous vous en étiez tiré avec la fin. Fort bien ma foi. Comme j'étais en train de corriger les épreuves des Histoires imaginaires, j'en ai pris de la graine, adopté votre formule, c'est-à-dire supprimé la dernière phrase (Il faut maintenant parler des robes.) supprimé aussi votre ligne de points de suspension. Donc, la fin est : Si seulement tu étais jaloux de tout le monde, dit-elle. [sans mention du genre : "le texte est resté inachevé"] - ce qui me convient parfaitement. Je n'aime pas les choses parachevées". Il a renvoyé les épreuves et demande le texte de la "prière d'insérer" "que vous avez si gentiment et si bien rédigée...""Peau d'Ange" est la dernière des Histoires confidentielles (Grasset, 1970).
Referentie van de boekhandelaar : 21128
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HERBART (Pierre).
L.A.S. à Jacques BRENNER.
2 p. in-4, 4 août 1970."Les “plans” sont un peu changés. Voici. Studio à votre disposition le 11 septembre, de 9h. du matin à 13h. Le réalisateur Guimard (?) sera là, bien entenduà s’occuper des gens pour lectures. Quant à nous deux...” Il passe le mois d’août chez François Michel. “Rentrerai Paris exprès pour préparer avec vous notre émission, vers le 5 septembre. Dites moi si tout cela marche. Mais il serait dangereux de faire remettre l’émission...”
Referentie van de boekhandelaar : 21129
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PONS (Maurice).
L.A.S. à Maurice Noël.
2 p. in-4, “mercredi soir” (1953 ou 54).Il a appris la nouvelle de l’accident de Maurice Noël et il a pour lui un très grande peine... “et je compatis d’autant mieux que je suis resté moi-même dix semaines dans le plâtre...Il veut faire quelque chose... “Peut-on venir vous voir? vous faire parvenir une surprise? vous distraire? vous aider pour votre journal? vous promener en voiture? Vous me rendriez heureux en me demandant tout ce qui pourrait vous faire plaisir ou vous être utile...” Il n’a d’autres obligations à ce moment et se propose d’être entièrement dévoué à lui si il le veut...“Profitez bien de ce que l’immobilité apporte, tout de même, de sagesse et de repos. (Vous souvenez-vous de ma fameuse nouvelle du Figaro, souvenir d’un long voyage immobile à l’hopital?) (...)
Referentie van de boekhandelaar : 21137
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LACRETELLE (Jacques de).
L.A.S. à Pierre André-May.
1 page (26,5 x 21 cm), 11bis rue Vézelay." Je suis très touché par la pensée que vous avez eu. Mais à mon grand regret, je n’ai rien en ce moment, que je puisse vous envoyer pour “Intentions”. Je lirai avec plaisir votre revue (...) et j’espère pouvoir en dire quelques mots dans une petite chronique sur “les jeunes” que j’écris parfois dans la Revue de la Semaine”.
Referentie van de boekhandelaar : 21197
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PATOCCHI (Pericle).
C.A.S. à Yanette Delétang-Tardif.
1 carte postale de Lugano (Suisse), 12 janvier 1957.“Chère amie, veuillez s.v.p. prendre une lame Gilette et transformer l’y en un ï dans la naïade du petit poème que je vous ai envoyé avant de quitter Paris. Il est vrai qu’il s’agit là d’une odelette bien modeste et bien indigne de la gente personne à qui elle est adressée, mais ce n’est pas une raison pour qu’on n’y respecte pas l’orthographe des naïades qui dans leur innocence ne méritent pas une pareille injure.”
Referentie van de boekhandelaar : 21207
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Spoelberch de Lovenjoul (Vicomte Charles de).
L.A.S. à un confrère.
4 p., 18 × 11,3, à son chiffre, Bruxelles, 1er août 1895. Au sujet d’une archive musicale… Spoelberch de Lovenjoul constitua une imposante bibliothèque des écrivains du XIXe siècle dont il était spécialiste (Balzac notamment), qu’il légua à l’Institut de France en 1905. Votre aimable proposition me touche beaucoup et je vous suis on ne peut plus obligé d’avoir songé à moi dans cette circonstance. Mais ces documents si intéressants ne rentrent pas dans le cadre de mes recherches et je vous conseille bien vivement si la famille de Mayerbeer ne les désirait pas, de les proposer à M. Nuitter le bibliothécaire de l’Opéra. C’est dans cette bibliothèque que leur place est marquée, me semble-t-il, à côté de tant de souvenirs précieux de tous les librettistes et de tous les grands musiciens dont les chefs-d’œuvre ont paru sur cette grande scène. P.S. Peut-être cela intéresserait-il aussi M. Gaston Calmann Lévy, le plus jeune des trois frères à la tête de cette maison de librairie. Il s’occupe beaucoup de musique et rassemble certains documents et certaines partitions.
Referentie van de boekhandelaar : 21208
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CURTIS (Jean-Louis).
Jean Paulhan vu par Marcel Proust.
Manuscrit de travail de 8 p., 27 × 21, avec des ratures et des ajouts. Pastiche littéraire de Jean-Louis Curtis, c’est un chapitre d’À la Recherche du Temps posthume qui fut publié chez Fasquelle en 1957 dans la collection Libelles. D’autres volumes de pastiches du même suivront : La Chine m’inquiète en 1972 (les évènements de Mai 68 vu par…) ainsi que La France m’épuise en 1982 (la victoire de Mitterrand de 1981). Nous donnons, à titre d’échantillon, la première phrase du manuscrit : “J ’eus aussi le grand plaisir de rencontrer chez Roberte Swann, mon ami Jean Paulhan, l’un des hommes les plus suavement perspicaces du siècle, dompteur de l’édition doué d’un magnétisme assez puissant pour juguler pendant des années une ménagerie d’écrivains altérés de gloire, dont il savait apaiser, d’une parole douce, insinuante et ténue comme une caresse, les farouches appétits et les grinçantes impatiences, et que l’on voyait ronronner à ses pieds, fauves provisoirement apprivoisés, dans son bureau directorial de la N.R.F., critique assez subtil pour qu’on ne sût jamais avec précision s’il vous adorait dans vos faiblesses et vos manques ou vous dédaignait dans vos vertus et vos mérites, rhétoricien assez agile pour enrober dans des apophtegmes aigus comme des énigmes, excitants comme des toniques, insolites comme des paradoxes, les vérités permanentes du bon sens, les classiques évidences d’un Boileau ou d’un Sainte-Beuve, de sorte qu’ayant écrit un ouvrage où il raillait l’inhibition, la paralysie qui empêchent aujourd’hui un si grand nombre d’écrivains de dire avec simplicité le peu qu’ils ont à dire et qui, par exemple leur font croire naïvement qu’un « ciel bleu », un « lac tranquille » sont des choses qui ne se peuvent plus nommer, on pensa généralement que ces Fleurs de Tarbes (c’était le titre du libelle) inauguraient dans les lettres la douloureuse mode des crampes stylistiques, intronisaient le mal même qu’elles dénonçaient — c’est-à-dire une forme particulièrement exquise et torturée de l’impuissance, la Terreur devant le langage — et que l’on prit pour d’inquiétantes orchidées tropicales ces honnêtes pivoines pyrénéennes”.
Referentie van de boekhandelaar : 21212
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VAN DER MEERSCH (Maxence).
Invasion 14. Ensemble de documents, manuscrit autographe et tapuscrit.
- 1 L.S. d’une page, 21 x 13,5 cm, à en-tête de R. Esménard des éditions Albin Michel à M. Monod, Club du Meilleur Livre, Paris, le 2 juin 1954. Madame Maxence Van der Meersch par l’intermédiaire des éditions Albin Michel transmet les pages inédites et le tapuscrit des carnets intimes de Van der Meersch destinés à enrichir l’édition d’Invasion 14 qui paraîtra au Club du Meilleur Livre la même année. - 4 pages autographes extraites du manuscrit de Maxence Van der Meersch d’une écriture très dense avec des ratures et des corrections (22 x 16,5 cm).- 3 pages tapuscrites avec des corrections manuscrites extraites des “Réflexions tirées des carnets intimes de Maxence Van der Meersch”, c’est le titre de ces pages (27 x 21 cm). Invasion 14 retrace les années d'occupation allemande dans le Nord de la France pendant la Première Guerre mondiale. C'est un roman fresque aux personnages multiples qui s'inspire de témoignages, d'anecdotes et de faits réels recueillis par l'écrivain. Paru chez Albin Michel en 1935 il manqua le prix Goncourt d’une voix, mais il obtint l'année suivante pour un autre roman L'Empreinte du dieu.
Referentie van de boekhandelaar : 21213
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MARGERIT (Robert).
Vacances. Tapuscrit signé.
17 p. dactylographiées, 27 x 20,5, avec des corrections et des ajouts autographes, daté et signé 20 juillet 1946. Publié sous ce titre, Vacances, dans Les Œuvres Libres, Nouvelle Série no 58 (294), en janvier 1952. Cette nouvelle plonge le lecteur dans la même ambiance sourdement érotique que celle du roman publié deux ans plus tôt chez Gallimard: Par un été torride. La découverte pour le jeune Raymond de la féminité en la personne d’Henriette grimpée à l’échelle pour la cueillette des cerises… Devant le potager des Chassagne, elle ôta de son bras nu, rond et brun, son panier qu’elle tendit en souriant. — vous me le tiendrez. Une longue échelle rustique était dressée contre l’un des deux grands cerisiers qui faisaient au potager un fronton de feuillages. Henriette empoigna les montants et se mit à grimper. Raymond, ne sachant s’il devait la suivre ou demeurer à tenir l’échelle, attendait en la regardant machinalement. Il remarqua le gonflement charnu de ses bras dans la traction, puis le mouvement de sa taille, le renflement de sa croupe…
Referentie van de boekhandelaar : 21216
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APPIA (Béatrice).
C.A.S. signée à Jean Carteret.
1 carte postale “Victoire détachant sa sandale”, datée 28-12-57. “Cher Jean Impossible d’écrire. Je suis paralysée par la ronde infernale des nuits blanches, jours noirs et inversement (aussi). J’espère toujours te voir bientôt, et reposé. T’embrasse.”
Referentie van de boekhandelaar : 21251
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SICHEL (Pierre).
12 L.A.S. et 1 telegramme à Pierre André-May.
14 p. in-4 sauf une in-8, certaines sont datées (de 1922 à 1924). Pierre Sichel, poète et peintre, ami de Valery Larbaud, publiera dans les no 8, 12, 17 et 20 de la revue Intentions. Il est l’auteur d’une biographie de Modigliani, un court roman : Banal ou les ruses de la presse en 1926, Si la peinture est une métaphysique en 1952, et donnera des articles dans la N.R.F. Cette correspondance fait mention de Jean de Tinan, Gide, Delteil (à propos de Choléra), de Mac Orlan (La Vénus Internationale), Larbaud (Amants, heureux amants). Le plus souvent il s’agit de ses articles pour la revue.
Referentie van de boekhandelaar : 21255
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BECKETT (Samuel).
6 L.A.S. ou C.A.S. au comédien Georges Adet + 4 L.A.S. ou C.A.S. de Suzanne Beckett au même et à sa femme. Soit un ensemble de 10 lettres sur 12 pages.
6 pages de différents formats, datés de Paris et Ussy sur-Marne, 15 avril 1957 - 19 novembre 1965. Toutes les env. cons. (Sam Beckett) + 6 pages, 4 juin - 22 décembre 1959. Env. cons. Belle correspondance toute en sobriété, amicale et affectionnée. Georges Anet jouait Nagg dans Fin de partie dans la mise en scène de Roger Blin. Fin de Partie, écrite en français puis traduite en anglais par Beckett (Endgame), est jouée pour la première fois le 1er avril 1957, au Royal Court Theatre de Londres puis au Studio des Champs-Elysées à Paris. 15 avril 1957, env. cons. "Je reçois à l'instant votre lettre. Nous sommes après Londres à la campagne et comptons y rester encore un petit moment. Merci de votre gentille invitation, ce sera pour plus tard avec joie. Nous nous verrons probablement la semaine prochaine. J'ai téléphoné à Madame Adet en arrivant à Paris, mais à une heure sans doute pas assez matinale car ça ne répondait pas. Je vous prie de lui présenter mes hommages. Bien amicalement de nous deux et à bientôt.".9 mai 1957, env. cons. "Nous quittons Paris demain et ne sommes de retour que vers le milieu de la semaine prochaine. Nous ne pourrons donc, à notre grand regret, avoir le plaisir de diner chez vous lundi prochain. Ce sera si vous voulez bien pour un autre lundi, bientôt j'espère. Félicitations de votre grand succès dans Fin de partie. Tout le monde parle de vous. Bien amicalement de nous deux à madame Adet et à vous-même".2 avril 1960, env. cons. "Cher ami merci de votre gentille lettre. Je suis très content que cette pièce vous ait plu. A la campagne jusqu'à la fin de la semaine prochaine. Je vous ferai signe à ce moment-là Ce sera bon de vous revoir. Bien amicalement de nous deux."10 mai 1961, env. cons. "Cher ami j'y pense après votre coup de téléphone, avez-vous besoin d'un coup de main cette fois ? Je n'ose rien faire sans votre accord. Un simple oui sur une carte postale et j'oserai. Amitiés à vous deux de nous deux."15 mai 1961, env. cons. "Chers amis merci de votre lettre. Je suis heureux de pouvoir vous donner ce petit coup de main. Courage. Amitiés."19 novembre 1961. "Chers amis merci de tout cœur de votre gentille lettre. Nous vous envoyons nos pensées affectueuses."Les lettres de 1959 de Suzanne Beckett à Mme Adet lui sont adressées tandis que son mari est soigné d'une tuberculose au sanatorium de Bligny. Suzanne Dechevaux-Dumesnil rencontre Samuel Beckett en 1938 et l'épousera en 1961. Les 4 courriers sont signés S. et S. Beckett. 5 juin 1959, env. cons. "Chère madame. J'ai essayé deux ou trois fois de vous téléphoner. Je voulais savoir comment vous alliez. Je suppose que malgré votre courage vous devez vous sentir quelquefois désemparée sans doute. Enfin une bonne partie et sans doute la plus lourde, est passée. On vous envoie ce petit (...) avec ma lettre, bien ridicule, pour que vous vous offriez le cinéma un jour de cafard en pensant que deux de vos amis voudraient faire bien davantage pour vous en ce moment."10 septembre 1959. Carte à Monsieur Adet Sanatorium de Bligny. "Chers amis. Nous avons été bien contents de voir que l'appareil avait pu surprendre un petit sourire radieux de vous deux. Merci d'avoir pensé à nous envoyer cette gentille photo. (...) bien sûr qu'on s'embrasse, et pourquoi pas ?2 octobre 1959, env. cons. "Voilà un petit morceau de truc machin chose qui vous apportera les pensées de Roger Blin Jean Marais et nous deux qui avons parlé de vous deux hier au soir autour de quatre verres."22 décembre 1959, env. cons. "Chers amis. Nous sommes honteux de ne pas vous avoir encore répondu. Il faut que ce soit bientôt la période des vœux pour qu'on prenne la plume alors qu'on ne s'en croyait plus capable et qu'on dise à nos amis que nous espérons que l'année prochaine sera autrement merveilleux que cette année qui ne fut pas brillante mais qui aurait pu être pire. On n'ose pas vous donner un petit rendez-vous à Paris. Nous sommes souvent à Ussy et quand on va à Paris c'est en coup de vent. Mais dès que ce sera possible nous n'y manquerons pas. Passez bien les fêtes, de cœur avec vous."Joint 5 coupures de presse concernant En attendant Godot, Oh les beaux jours, l'exposition Beckett en 1971 à l'université de Reading (Royaume uni), et Beckett est joué aussi en javanais (c'est le titre de l'article).
Referentie van de boekhandelaar : 21274
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NERVAL (Gérard de).
L.A.S. à l’éditeur Buloz.
1 page in-8 (20,5 × 13,5) sur un double feuillet, s. d. [août ou septembre 1849], adresse au verso à Monsieur Buloz à la Revue des deux Mondes. À propos des Confidences de Nicolas, (qui devient Les Confessions) une importante étude sur la vie et de l’œuvre de Restif de la Bretonne qui ne paraîtra qu’en août et septembre 1850 à la Revue des deux Mondes et prendra place en volume dans Les Illuminés chez Victor Lecou en 1852. “J ’ai pensé naturellement que vous ne commenceriez pas cette quinzaine les Confessions de Nicolas. La publication du Constitutionnel* m’a obligé moi-même à changer quelque chose au plan de la 2e partie qui j ’espère bien pourra compléter l’ensemble. Le besoin d’une somme assez forte pour un billet m’a forcé à consacrer huit jours à un travail relatif aux publications futures du jour de l’an. Je reviendrai vous voir avec de nouveaux éléments après votre numéro. Votre bien dévoué Gérard de Nerval”. *Dans le Constitutionnel des 16-17 et 18-19 août 1849 où paraît une étude de Charles Monselet sur Restif qui gêne Nerval. Nerval, Œuvres Complètes, Pléiade I, pp. 1436-37.
Referentie van de boekhandelaar : 21280
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SCHWOB (Marcel).
L.A.S. à RACHILDE.
4 p. oblongues in-12, Paris, mercredi [1889]. Très belle lettre sur Monsieur Vénus. “Vous aviez raison — j ’ai été terriblement mystifié. La préface de Barrès m’avait mis en garde — mais tout de même je me suis laissé aller — c’est si gentil. Monsieur Vénus — vous savez que ce n’est pas un livre compromettant — mais affreusement dangereux. Il est vraiment trop séduisant, votre jeune homme, avec sa dorure de soleil sur la peau, son cou et ses mollets. Je m’arrête pour ne pas dire de sottises. Je ne déteste pas Raoule mais j ’aime mieux Jacques — ce qui est affreux et contraire à la morale. Vous me permettrez maintenant de dire, même après Barrès, que votre livre est un chef d’œuvre de perversité toute autre ; — que je saurais le comparer aux livres du XVIIIe siècle qui satisfont tous la curiosité. Ce que le vôtre a d’admirable, c’est qu’il la laisse inépuisée et haletante. C’est un grand mystère de cœur et de chair — et comme tous les mystères, on le désire beaucoup et on ne s’en lasse point. Ce livre m’a compromis vis-à-vis de moimême au point que ce brave de Raittolbe m’est bien insupportable — je suis presque jaloux de cet affreux être à moustaches pommadées qui ne comprend pas les choses. Je crois que je couperai dans le livre les pages où il est question de lui — afin de pouvoir le relire avec toujours le même charme. Pourquoi cet abominable individu braque-t-il un revolver sur Jacques qui devait être si adorable en femme ? (…) Mais voilà une lettre inconvenante au plus haut point. Vous voudrez bien vous souvenir que je parle à l’auteur de Monsieur Vénus et qu’il faut aussi que vous portiez la peine de m’avoir mystifié par un supplice de Tantale”. Il l’assure de toute son admiration et de ne pas l’oublier auprès de monsieur Vallette…
Referentie van de boekhandelaar : 21504
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SCHWOB (Marcel).
L.A.S. à un “cher monsieur”.
1 p. in-8 sur un double feuillet vergé “Rye Mill”, Paris, “11, rue St Louis en l’ile” 28 décembre 1904. “J’ai oublié parmi les femmes auteurs de nommer et de dire que j’admire - Mme Rachilde - et n’oubliez pas aussi Léon Bloy et Laurent Tailhade, deux puissants satiriques et magiciens du verbe...”
Referentie van de boekhandelaar : 21505
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FORNERET (Xavier).
Ensemble de 10 documents notariés signés.
30 pages de format divers mais le plus souvent 29,5 × 19,5. Beaune, 1851-1854. Huit signatures autographes de l’Homme noir. Cet ensemble comprend trois actes notariés signés de la main de Xavier Forneret. Le premier, en date du 22 juillet 1851, concerne la vente de terrains, dont Forneret est propriétaire, à la commune de Demigny par l’intermédiaire du maire. Les portions de terrain seront employées alors au redressement et élargissement du Chemin de Gde Communication n°4 de Chagny à St. Loup-de-la Salle… Les deux autres sont des reçus signés par Xavier Forneret adressés à son notaire Maître Faivre. Les sept autres actes sont les écritures des dépenses et recettes faites pour Forneret par Maître Faivre, notaire à Demigny. Ces documents à marges réglées à l’encre et à la plume portent 8 fois la signature de Xavier Forneret et souvent sont précédées de mentions familières comme J ’ai lu et j ’approuve ou J ’ai examiné et j ’approuve sauf erreur ou omission. Rien donc d’extravagant quoique ? Provenance : Francis Dumont. On joint une copie faite de sa main de l’acte de naissance et de l’acte de décès de Forneret ainsi que le croquis de son arbre généalogique. De bien précieux documents, qui mériteraient d’être enluminés par Pierre Alechinsky !
Referentie van de boekhandelaar : 21511
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DELTEIL (Joseph).
ENSEMBLE DE LETTRES ET DE DOCUMENTS. 1 L.A.S. et 1 C.A.S. à Franz HELLENS + 9 L.A.S. et 15 C.A.S. à Jacques Antoine + 4 L.A.S. ou C.A.S. de Caroline Delteil au même + et divers documents.
30 p. in-8 ou in-12 pour la plupart, lettres ou cartes postales illustrées. La Tuilerie de Massane, 29 juin 1969 pour F.H. 29 juin 1971 - janvier 1978 pour J.A., nombreuses enveloppes cons. Une des cartes comporte un amusant dessin original (volatile). Sympathique correspondance amicale. Jacques Antoine, éditeur et libraire à Bruxelles à l'enseigne de La Jeune Parque, fut mis en contact avec Delteil grâce à Franz Hellens dont il fut l'exécuteur testamentaire. Très tôt le projet d'une exposition organisée à Bruxelles va se profiler… A Frans Hellens : " On me dit que vous avez écrit un magnifique article pour le N° spécial d'Entretiens qui m'est consacré. Il me tarde de le lire (…) Par ailleurs, les directeurs de la revue ont envie de publier dans la même série la reproduction de votre spécial du Disque Vert sur Lautréamont. Ils me demandent s'ils pourraient vous écrire à ce sujet pour vous demander l'autorisation… Et maintenant je pars en vacances, juillet et août dans les forêts, quelle joie pour l'homme des bois que je me sens de plus en plus… "" Mais je suis ravi bien sûr de cette idée d'exposition chez Jacques Antoine ! "" Vous êtes bien gentil de vouloir quand même faire cette petite exposition, et en somme de remplacer vous-même l'auteur… " Il lui propose de l'accueillir à La Tuilerie : "Vous savez qu'ici nous vivons à la bonne franquette. Venez donc déjeuner, diner, etc. à votre aise ".Le tournage du film documentaire de Jean-Marie Drot sur plusieurs jours (" Vive Joseph Delteil ") va retarder un peu les choses. Les livres et documents prévus pour l'exposition de Bruxelles devant être utilisés aussi pour le film… " Je me sens un peu comme un bandit de grand chemin, et m'en excuse très sincèrement. Mais cela me tombe dessus comme une bombe. Drot, qui était en panne depuis un an et plus, se manifeste tout à coup, et le jour de votre visite… Je me vois soudain démuni de tout pour ce grand œuvre. Que faire ? Je n'ai pu que me jeter à vos trousses… "" D'accord pour la lettre Breton, à la réflexion je ne crois pas que c'est à moi à la publier, elle ne fait honneur ni à lui ni à moi… "On joint :-1 brouillon de télégramme de condoléance de Jacques Antoine à Caroline à la mort de Delteil, ainsi qu'un texte autographe sans doute pour la présentation de l'exposition de Bruxelles.-Divers documents concernant le film de Jean-Marie Drot.-2 photographies en couleurs (13,2 x 9) portrait de Delteil chez lui.-11 photographies noir et blanc (12,3 x 8,6) vues de l'exposition à Bruxelles, vitrines, etc. Sur l'une d'elle on peut reconnaitre Jacques Antoine.
Referentie van de boekhandelaar : 21552
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BUET (Charles).
13 L.A.S. ou C.A.S. à Gabriel Mourey.
21 p. formats divers. Paris, Chambéry, Thonon-les-Bains, 29 mai 1892 — septembre 1895. 1 lettre à en-tête du Logis du Chat Noir.Charles Buet (1846-1897), écrivain et journaliste, a reçu avenue de Breteuil beaucoup d’écrivains catholiques, comme lui, volontiers polémistes : Barbey d’Aurevilly, Léon Bloy ; mais encore François Coppée ou J.-K. Huysmans qui le prit, dit-on, comme modèle de Monsieur Chantelouve dans son roman Là-Bas. Correspondance amicale et littéraire très intéressante, qui mêle stratégie mais également cordialité et humour. Mentions de Barbey d’Aurevilly, Gourmont, Daudet, Sarah Bernhardt , Loti, J. Albiot, etc. Il est question dans une ou deux lettres du frère de Buet, Guillaume, dans une mauvaise passe, mentions aussi des journaux ou revues : L ’Idée Libre, Le Chat Noir, Le Figaro, Gil Blas. “…je suis assez d’avis que, lorsqu’on veut faire quelque chose, il est bien inutile, quand il n’est pas nuisible, d’obtenir la permission d’intermédiaires quelconques. Dans la circonstance présente, et si nous nous entendons bien, nous n’avons aucunement à prendre l’avis de Mlle Read, parce que cela nous amènerait à solliciter l’avis de Bloy, et peut-être à implorer celui de Péladan. Quant à ce que pensait des statues en général, et de la sienne en particulier, notre Barbey d’Aurevilly, peu nous en chault (sic). On fait dire aux morts tout ce qu’on veut, car ils ne sont plus là pour rétorquer. Agissons donc, vous et moi, de notre propre initiative, et si il y a des coussins à interposer entre nos projets et des oppositions plus ou moins sensiblerimentales, je m’en charge…”
Referentie van de boekhandelaar : 21575
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(FAUTRIER). MALRAUX (André).
C.A.S. à Jean PAULHAN.
2 p. in-12, Paris, à en-tête du Ministère d’Etat aux Affaires Culturelles, 15 décembre (1963).Belle et terrible lettre sur Jean FAUTRIER.“Cher Jean - je crains que l’on ne puisse, en effet, aider Fautrier. Quand la mort rôde, on n’aide les gens que sur l’essentiel (et je n’ai jamais été assez lié avec lui pour y penser) ou sur leurs désirs. Le sien semble être cette rétrospective à laquelle, me disiez-vous, rien ne s’oppose. Je le lui écris. Alors ? A Carré de jouer, un peu par vos soins? (Son petit problème de Légion d’H. sera réglé pour la prochaine promotion donc jour de Pâques).Merci du Nimier, que je vous retourne. Je ne le connaissais pas. Comme c’est loin!”La rétrospective eu lieu au Musée d'Art Moderne de la ville de Paris en avril-mai 1964. Fautrier décédera le 21 juillet la même année à Châtenay-Malabry.
Referentie van de boekhandelaar : 21576
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GRACQ (Julien).
L.A.S. à l'éditrice de Monnerot, "Chère Madame".
1 pleine page in-8 très dense. 29 juillet 2004.Au sujet de la réédition de la Sociologie du Communisme de Jules Monnerot aux éditions du Trident."C'est une heureuse nouvelle, et c'est une nouvelle forte, dans un temps où les vrais livres d'idées n'abondent pas. Cette lecture a jadis marqué pour moi l'année 1949 d'une pierre blanche. Je ne suis ni sociologue ni philosophe, mais l'histoire m'est restée proche, toujours, et le livre a libéré pour moi, au moment où débutait la "guerre froide" le sentiment revigorant d'un courant d'air rétabli; de fenêtres percées et grandes ouvertes sur une bulle énorme, et jusque-là étanche, qui s'était formée autour de la philosophie de l'histoire, et qui n'admettait plus que de l'air conditionné.L'Union Soviétique et son entreprise grandiose se sont effondrées, et le livre prophètique est devenu historique. A-t'il beaucoup agi à l'époque, directement? On peut en douter, car il s'est fait autour de lui - et on a fait - beaucoup de silence. Mais comme le disait en 1949 à Jules Monnerot, dans sa lettre de remerciements, un lecteur illustre, un tel livre était par lui-même un acte. Tocqueville n'a jamais milité (et a mon avis il a bien fait) mais les livres font souvent, quand ils durent et s'imposent, office de délégation de pouvoirs : nos idées sur la révolution de 1789 et sur la démocratie - et ce qui s'ensuit - en sont encore par lui modifiées".Il revient sur le Monneret penseur et "guerrier" qui prit une part active à la politique et que l'on ne pouvait suivre dans tous ses choix, "il m'a d'ailleurs toujours paru que les voies de la polémique n'étaient pas celles qui lui réussissaient le mieux..." "Mais les grands livres finissent avec le temps par s'établir au-dessus de la mêlée (...) à celui-ci se rattache toujours le souvenir d'une amitié formée dans la jeunesse, que les aléas d'un temps cahoté n'ont jamais pu atteindre".
Referentie van de boekhandelaar : 21578
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GRACQ (Julien).
Minutes autographes de lettres.
7 pages in-8 d'une minuscule écriture, encre noire ou bleue, s.d. (2003-2004).Brouillons de lettres en réponse à divers solliciteurs, visiteurs, admirateurs, etc. À des envois de livres, le plus souvent accompagnés des voeux pour la nouvelle année. En tout 16 correspondants, dont Patrick Modiano et Christian Hubin (pour son recueil Laps), à l'auteur d'un album consacré à la Loire, à un autre sur la Bible, à l'introducteur du nouveau numéro de L'Année Jules Verne, à l'auteur d'un article sur Un Beau ténébreux, etc. Les sujets abordés sont des plus divers ; du Rêve (réponse embarrassée à une admiratrice), la question des voyages et même jusqu'au chocolat celtique... Et des tournures toujours autant aimables que bienvenues. On constate une notable économie de papier (jusqu'à cinq correspondants différents par page). L'ensemble peut paraître assez disparate mais il y a une très nette unité de ton. Gracq sollicité pour une intervention au niveau régional pour la poursuite des représentations d'une mise en scène du Roi Pêcheur : “...crée autrefois, en 1949 aux frais de l'État, qui avait décidé de monter chaque année une pièce inédite, choisie par un jury nommé par lui (Dullin, Baty, Renoir, Camus, etc.) La pièce a été très mal reçue et on m'a aigrement reproché d'avoir aidé à dilapider les deniers de l'État. Je n'ai pas, depuis, fait la moindre démarche pour faire jouer ma pièce, ni sollicité une aide de qui que ce soit pour la monter de nouveau. Je m'en tiens là. Le R.P. Est pour moi un texte de moi comme les autres, romans ou essais, il est dans les librairies, à disposition du public...” Et sur souvenirs de la bataille de Dunkerque : “J'ai une dizaine de jours en effet fait campagne en mai-juin 1940 autour de Dunkerque, avec le 137e d'infanterie, où j'étais lieutenant au 2ème bataillon avant d'être fait prisonnier. Il m'est arrivé d'y faire allusion, ça et là, occasionellement, dans mes livres; mais je pense pas y revenir davantage. L'autobiographie n'est pas mon penchant, et, comme j'ai eu 8 ans à la fin de la guerre de 1914-18, je me suis trop ennuyé dans mon enfance à écouter les récits d'anciens combattants que je ne suis guère tenté d'y ajouter...”
Referentie van de boekhandelaar : 21579
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LEDUC (Violette).
L.A.S. à “Olguche et Marco” Barbezat.
2 pages in-4 à l'encre bleue, Catro de Patos (?), 22 juillet 1960.Belle lettre amicale et très enjouée, un brin délirante et largement assaisonnée d'espagnol puisqu'envoyée d'Espagne... " Vous ne pouvez imaginer combien je pense à vous, et combien vous me manquez (...) Nos langues vont, et vont, on parle de Megève, on nomme les descentes, les monte pentes, les moniteurs, et moi je rêve aussi aux ballades dans les montagnes, à Mozarantros, même aux "tabanos" - Quelles horribles fléaux! " Elle regrette pour eux le mauvais temps en France. " Sincèrement j'aimerais vous voir sortir de votre chambre, et vous trouvez là dehors ! Maintenant, nos amis le médecin et sa femme sont là. Vous les connaîtrez à votre prochain séjour à Madrid ; je sais qu'ils vous amuseront, quoique Mari Carmen (la femme) dise qu'Eusabio (le mari !) soit un autre homme ici qu'à Madrid, il est néanmoins la gaité et la pétillance mêmes. Nous dansons tous les soirs, car il adore ça et le fait à merveille. Comme elle a été malade tout l'hiver elle se fatigue vite ; je fais la relève. Alors nous faisons la joie des jeunes. Il sait aussi danser le flamenco ; il est tordant et a l'air d'un gamin. Olga serait folle ! " Il est ensuite question (dans un espagnol approximatif !) d'un projet de voyage à Londres (…)" Duddie, que nous avons amenée ici comme une reine entre coussins et oreillers seule dans l'auto, derrière, avec sa femme de chambre particulière, va mieux " (quelle phrase !) " Oh, cela n'est pas merveilleux, mais elle bouge les bras plus haut, elle a sorti son tricot abandonné, ce qui marque une amélioration nette. Notre ami la soigne et on essaie d'éliminer l'eau qui est retenue dans ses jambes enflées pour qu'elle marche mieux… " Il est ensuite question de diverses jeunes personnes, de sa belle sœur Tita qui, opérée en Suède, est " allée et revenue en moins de 15 jours, absolument merveilleux, guérie, tout cicatrisée " ! (…)
Referentie van de boekhandelaar : 21813
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