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‎DUPIN (Jacques).‎

‎L.A.S. à Robert Carlier.‎

‎1 p. in-4, Paris, 20 mars 1971. Traces de trombone. Concernant la publication de L’ Embrasure en Poésie/Gallimard. “Veuillez m’excuser de n’avoir pu vous voir au jour fixé. Je dois encore une fois partir pour l’étranger, et je ne serai pas de retour mardi prochain. Le mieux, je pense est que je vous envoie mon manuscrit monté (avec une photo et la préface de Jean-Pierre Richard)”…‎

Referenz des Buchhändlers : 18851

‎MIOMANDRE (Francis de).‎

‎Préface à Le Livre de San Michele d’ Axel MUNTHE. MANUSCRIT AUTOGRAPHE SIGNé‎

‎10 pages in-4. Belle préface publiée pour l’édition du Livre de San Michele d’Axel Munthe au Club Français du Livre en 1949.‎

Referenz des Buchhändlers : 18852

‎BECKETT (Samuel).‎

‎Lettre signée [à Alain Trutat].‎

‎1 page (27 x 21), Paris, 5 mars 1961. Il est question de la pièce radiophonique Cendres. (En février 1959, Beckett envoie cette pièce au département théâtre de la BBC. Elle sera sélectionnée par le jury de la RAI pour le prix Italia). “Je regrette que nous n’ayons pu nous rencontrer ces temps-ci, pour reparler de CENDRES. Mon absence s’est prolongée au-delà de ce que j’avais prévu. Je vous écris aujourd’hui pour vous confirmer, sans plus attendre, ce que je vous avais dit lors de notre dernier entretien, à savoir que je tiens essentiellement à ce que le rôle d’Henry soit joué par Roger Blin. Pour le rôle du professeur de musique, Jean Martin me semble tout indiqué...” “Il paraît que Monsieur Jean Nocher m’a insulté au micro de la RTF. C’est une petite satisfaction”. On joint le double sur papier jaune.‎

Referenz des Buchhändlers : 19152

‎BECKETT (Samuel).‎

‎Poems in English.‎

‎London, John Calder, 1961, in-8, reliure de l’éditeur, sous jaquette transparente, 43 p. Première édition collective. Whoroscope, Echo’s bones, Two poems, Quatre poèmes (bilingue). 1/100 ex. num. sur Hand Made paper (vergé pur fil), justifié et signé par Beckett (seul grand papier). Le nôtre, n° 5, est enrichi en outre d’un bel envoi a.s. page de titre à Alain Trutat.‎

Referenz des Buchhändlers : 19169

‎BAZAINE (Jean).‎

‎Guerres et Evasions. Masques corporatifs. Clarté de Matisse. TROIS TAPUSCRITS. A propos de " Masques corporatifs ". MANUSCRIT AUTOGRAPHE SIGNÉ.‎

‎Bel ensemble autour d'un projet de réédition augmentée de son Notes sur la peinture. Les trois textes devant y prendre place. - Guerres et Evasions : tapuscrit de 8 pages avec des corrections et signé par Bazaine, texte paru dans la N.R.F. du 1er avril 1941.- Masques corporatifs : tapuscrit de 5 pages signé par Bazaine. Texte paru dans la N.R.F. du 1er décembre 1941.- Clarté de Matisse : polycopié de 4 pages, avec des ratures. Titre, date (mai 1952) et corrections manuscrites.- " A propos de " Masques corporatifs " : 2 pages manuscrites signées.Ces pages apportant de très intéressantes précisions sur les circonstances de la composition de l'article et de sa publication en 1941. Il dénonçait le projet de l'occupant de créer un " Ordre national des Arts graphiques et plastiques " destiné à réguler des organismes comme " l'Entraide des artistes ". Celui-ci était chargé de distribuer aux artistes leur matériel de travail, " nous avions pris l'habitude d'inscrire tous les hommes en difficulté : il n'y eut jamais tant d'" artistes " à Paris. Les allemands finirent par s'en apercevoir, de là ce projet de corporation. Leur erreur fut d'en offrir à Maurice Denis - très authentique résistant - la présidence. J'étais lié, à l'époque, avec son gendre, le poète Jean Follain, qui me fit part du projet, et, naturellement, de l'intention de son beau-père de refuser cette présidence. Mais il fallait aller vite, pour faire avorter cette tentative au départ (…), et je demandais à Follain de me confier le texte pour prendre le risque de le publier. Je l'envoyais, avec les commentaires qu'on a pu lire, à la N.R.F., où il parut : je n'ai jamais su si Drieu négligea de lire l'article, ou ferma les yeux… "Joint une doucereuse L.S. datée du 6 décembre 1985 des éditions du Seuil annonçant qu'il n'y aura pas de réimpression de Notes sur la peinture. Et une feuille au crayon de papier indiquant l'itinéraire pour se rendre chez Bazaine à Clamart.‎

Referenz des Buchhändlers : 19290

‎RAY (Jean).‎

‎“Tout ce qu’on imagine est réel : il n’y a même que cela qui soit réel”. Tapuscrit.‎

‎3 pages 28 x 19 cm, datée au crayon de papier “Sept 51”, signé “Jean Ray Gent” au stylo bille au verso de la dernière page. “Si un vieux moine venait me dire : j’ai vu le diable; il a une queue et des cornes. Je lui répondrais : mon père, en admettant que par hasard, le diable n’existât pas, vous l’avez créé ; maintenant à coup sûr il existe. Gardez-vous en ! (...) Il faudrait en revenir aux belles légendes, à la poésie des poètes et des peuples, à tout ce qui donne le frisson du beau. Mais notre société est pleine de pharmaciens qui craignent l’imagination. Et ils ont bien tort”. Etc.‎

Referenz des Buchhändlers : 19295

‎RAY (Jean).‎

‎Entre deux pages d’Heptaméron. Poème inédit tapuscrit.‎

‎Poème inédit en vers d’une page, format 27,3 x 21,5 cm, 24 lignes. “On nous dit que les peines sont/ Passagères , et qu’elles font/ Comme rides à la surface/ De l’eau qui vient, murmure, passe.../ Il ne fallut que quelques mots,/ Venus de par delà de l’eau/ Pour changer en gaîté, ton ire/ Rendre à tes lèvres leur sourire... etc.‎

Referenz des Buchhändlers : 19296

‎BRETON (André).‎

‎Misère de la poésie. "L'Affaire Aragon" devant l'opinion publique.‎

‎P., Éditions Surréalistes, 1932, in-8, br., 31 p. Édition originale. 1/20 ex. de tête num. sur Hollande van Gelder (celui-ci justifié H.C. de la main de Breton). Bel envoi autographe signé à l’encre verte : “A Victor BRAUNER cette réponse à une fallacieuse POESIE DE LA MISERE, son ami André Breton”. Rare en grand papier.‎

Referenz des Buchhändlers : 19352

‎SCUTENAIRE (Jean).‎

‎Carte autographe signée à René MAGRITTE.‎

‎Beau document: "à Monsieur René Magritte 135 rue Esseghem Bruxelles II, 30 mai 1941. “Mon cher René, malheureusement, je dois me trouver à Rouet près de Namur, dimanche prochain. Je suis très désolé de ne pouvoir te saluer mais le déplacement est urgent et obligatoire. Bien chers Philosophes des Écritures, ne m'en voulez pas ne soyez pas fâchés, nous nous reverrons bientôt, dévoué à tous, Scut”. La carte postale donne une vue intérieure du De Hoef, “douce et vieille guinguette d'Uccle”. Le Musée René Magritte est un musée bruxellois situé à Jette au 135 rue Esseghem, dans la maison où René Magritte a vécu de 1930 à 1954 et a créé plusieurs de ses chefs-d'œuvre.‎

Referenz des Buchhändlers : 19762

‎PONGE (Francis).‎

‎L.A.S. à Pierre-Louis Flouquet.‎

‎1 page in-4 à l’encre bleue, Les Fleurys, le 27 août 1954. “Diverses obligations, à mon vif regret, m’interdisent le voyage du Zoute, mais je vous suis bien reconnaissant de votre insistante et généreuse invite, Monsieur, et j’attendrai très impatiemment le compte-rendu des séances consacrées à la Poésie et au Langage, - assuré d’en apprendre beaucoup - et au moins un peu - de ce qu’il m’importerait tant de savoir...”‎

Referenz des Buchhändlers : 19780

‎BLANCHARD (Maurice).‎

‎Le Festin du pauvre.‎

‎Poème manuscrit autographe de 1 page 1/4 27 x 21 cm sur papier quadrillé, paru dans Réalités Secrètes n° 3, en 1956. “L’affamé, avide et transparent, digère les couleurs. Les sons se hâtent et marchent sur les eaux, et voici le Soleil encore un coup immobile pour des siècles...”‎

Referenz des Buchhändlers : 19861

‎(RIMBAUD - VERLAINE). FONTAINE (André).‎

‎Verlaine - Homme de lettres.‎

‎P., Librairie Delagrave, 1937, in-8, br., 144 p. Edition originale. 1/15 ex. de tête sur pur fil, celui-ci H.C. Bel envoi a.s. : à Monsieur Léon Deffoux ces pages sur Verlaine - et parfois de Verlaine - avec mes confraternels sentiments”. Prière d’insérer joint. 6 lettres autographes signées jointes (différents formats) d’André Fontaine à Léon Deffoux 19 avril - 28 juin 1937, 9 pages in-8 d’une fine écriture, env. cons. (l’une d’elle est découpée). Les lettres relatent la découverte d’une correspondance échangée en 1875 entre Verlaine et Delahaye au sujet de Rimbaud. Il y est question aussi de Germain Nouveau. A la bibliothèque Jacques Doucet, André Fontaine copie partiellement cette correspondance et voudrait la faire publier intégralement. Il demande à Léon Deffoux de l’aider car le Recteur de l’Académie de Paris n’a autorisé qu’une utilisation très stricte des citations inédites. Très intéressant ensemble.‎

Referenz des Buchhändlers : 20006

‎(NABOKOV).‎

‎Portrait photographique de Vladimir Nabokov.‎

‎Tirage argentique d’époque sans marge, 24 × 18, tampon au dos des archives de la Librairie Hachette. Très beau portrait de trois quarts, à la manière des Studios Harcourt (des noirs intenses et une sorte de relief). Photographie prise vers le milieu des années 1950, époque où Nabokov écrit Lolita ; il est souriant, en chemise blanche, cravate et veston.‎

Referenz des Buchhändlers : 20012

‎(LOUYS). [GANDILLOT (L.)]. MOLIERE.‎

‎[Les femmes collantes]. Les femmes savantes.‎

‎P., Garnier Frères, Nouvelle collection de pièces séparées, s.d., in-12, rel. cartonnage, 136 p.EXEMPLAIRE DE PIERRE LOUŸS ayant appartenu à Léon Deffoux. Nous reproduisons l'essentiel de l'article qu'il a consacré à ce très curieux volume… " Ce serait un très banal exemplaire de l'édition publiée par Garnier frères dans la collection de "pièces séparées du théâtre français classique", si un écolier ne s'était amusé à faire quelques plaisanteries irrespectueuses sur la couverture cartonnée. Le nom de Molière a été gratté et remplacé d'une belle écriture, imitant les caractères d'imprimerie, par le nom de L. Gandillot. Au titre, Les Femmes Savantes, on a substitué, par les mêmes moyens : Les Femmes collantes. Au-dessus du mot Comédie, cette ligne manuscrite : expurgée à l'usage des pensionnats de petites filles. Enfin le nom du commentateur Émile Person, est devenu sous la plume irrévérencieuse de l'écolier : Mimile Person. Mais quel était cet écolier ? On trouve sa signature trois fois répétée, dès qu'on ouvre le livre : une fois au verso de la couverture, au crayon noir : Pierre Louis, d'une écriture penchée où l's se prolonge par un trait qui souligne le nom ; deux fois sur le faux-titre : Pierre Louis (au crayon noir comme au verso de la couverture) et Pierre Louÿs ; cette dernière signature, imprimée à l'encre rouge à l'aide d'un tampon en caoutchouc, est très différente des autres ; les lettres sont hautes et droites, les jambages bien espacés : c'est la signature d'une élégance un peu recherchée que l'écrivain avait adoptée plus tard. Elle répète à peu près celle que l'on vit lors de la vente de ses manuscrits, en mai 1926. La signature au crayon noir est vraisemblablement de 1887. Pierre Louis, qui avait alors 17 ans, possédait sans doute ce Molière à l'École Alsacienne. Après la table des matières, un dessin au crayon noir représente le masque d'un homme aux longues moustaches et à l'impériale pointue. La caricature d'un professeur? C'est possible. Dans le texte, pages 21, 22 et 23, la bibliographie des éditions originales faites du vivant de Molière a été pointée ; certains titres sont précédés d'un trait au crayon bleu ; tous les autres titres, d'un point fortement marqué, au crayon bleu. Page 24 à la bibliographie des éditions postérieures à Molière, Dom Juan et Le Malade imaginaire sont précédés d'un point également au crayon bleu. Nous avons recherché si ces pointages faits par Pierre Louys se rapportaient à la série d'articles qu'il publia en 1919, dans Comœdia, pour établir que plusieurs pièces de Molière étaient des œuvres de Corneille retouchées par Molière. Mais aucun rapprochement ne peut être fait à ce sujet, Pierre Louÿs n'ayant visé, dans ses articles, que Le Misanthrope, le Tartuffe et L'École des Femmes… Le principal intérêt de cet exemplaire (lequel provient de la vente d'avril 1927) réside donc dans la couverture, qui semble refléter le peu de respect que Pierre Louis professait déjà en 1887 pour l'auteur des Femmes savantes? ". On joint l'article de Léon Deffoux paru dans le Mercure de France du 1er août 1927 : Sur un exemplaire des " Femmes Savantes ".‎

Referenz des Buchhändlers : 20030

‎LAFORGUE (Jules).‎

‎Lettre autographe signée à Félix Fénéon.‎

‎3 pages autographes à l’encre brune signées. Arlon, mardi [21 septembre 1886], format 22 x 13,8 cm, papier vergé. SUPERBE LETTRE. “Mon cher Fénéon, J’ai reçu vos tant honnêtes 22 f qui avaient été payés avec 4 grosses pièces de 5 f du roi Léopold. Merci et à votre service. Est-ce qu’on parle toujours de la “Crise” à Paris ? J’espère bien passer au travers. En attendant je vais être obligé d’emprunter le logement de Kahn [Gustave Kahn] pour ma première semaine, lui étant recueilli par l’armée. Je suis content que ma petite amie “Andromède” [Leah Lee] vous ai charmé. Elle est plus moderne que l’antique et je me félicite de lui avoir fait un sort. Le pianiste Ysaÿe [Théo Ysaÿe] a fait votre connaissance à la même occasion que moi chez Henry [Charles Henry}. Il vous envoie ses salutations et l’on se reverra sans doute à Paris où il rentre avec moi. C’est l’aîné qui se marie et va habiter à Bruxelles. Je suppose que vous ne connaissez pas Arlon. Nous demeurons hors de la ville, à deux pas de la frontière du Luxembourg. Nous rentrions la semaine dernière par des clairs de lune magnifiques, nous avons vu faucher à 1 heure du matin, sur fond de ciel vaguement étoilé. On voit ici, le dimanche, les pantalons rouges de Longwy qui ont passé la frontière. Je suis monté, pour la première fois dans ma triste existence, sur les petits chevaux de bois et j’ai fait des prouesses à un tir.A part cela, je fais des besognes concernant Berlin et je songe aux tuiles qui vont bien pouvoir tomber sur ma tête à Paris.Au revoir, mon cher Fénéon au masque connu, et poignée de main. Votre Jules Laforgue.Jules Laforgue Oeuvres complètes, L’Age d’Homme, 1995, p. 878-879.‎

Referenz des Buchhändlers : 20087

‎BOUDARD (Pierre Michel Boudon dit Alphonse).‎

‎Lettre autographe signée à [Paul Chambrillon].‎

‎2 pages, signée “M. Boudon”, format 27 X 21 cm, daté 26 janvier 1962.Une excellente lettre au sujet d’un projet d’anthologie érotique avec Chambrillon. Projet qui restera sans lendemain. La lettre est signée de son vrai nom : Michel Boudon. “J’ai déjà un petit dossier pour l’Anthologie. Des passages que j’ai relevés dans mes lectures, de taule, sana, hosto. Je vois ça, bien sûr, classique et moderne.L’interêt justement c’est que les classiques voilaient la Chose. Ils s’y prenaient de différentes façons. Pour Flaubert nous avons le fiacre de Madame Bovary. Chez Maupassant dans “Une partie de campagne”, le coït ponctué par le chant du rossignol. Une héroïne d’Anatole France se fait tringler debout contre un arbre... etc... Il faut chercher la meilleure page, la mieux amenée, la plus originale.Chez les Modernes, c’est du gâteau. Ils en rajoutent. Oui, j’ai un truc de Nimier dans “Les enfants tristes”. Tout cela est chez moi et comme Gisèle vient de s’installer à l’Haÿ-les-proses (sic), il faudra que je fouille mes paperasses lorsque je monterais en perme. (fin mars, début avril). En attendant cherche de ton côté.On peut signer le truc ensemble, mais ça va peut-être me créer des difficultés chez Plon. J’ai un contrat pour trois bouquins, plus l’obligation de leur donner les trois suivants en priorité. Tu connais la sauce. Pour l’instant je fignole “les Cloportes” qui doivent sortir en Mai et je continue “La Cerise”, ça me fait pas mal de boulot sur la planche.Dictionnaire de la Chose ?... non, ça nous mène trop loin, on n’y arriverait pas. L’anthologie demande surtout un travail de recherche et qques pages de présentation (introduction, ici le mot s’impose). tu te charges de ça et je continue à piquer à droite à gauche dans mes lectures (1).J’ai déjà (de mémoire) Stendhal, Flaubert, Zola, Maupassant, Dostoievski, Laclos, Montherlant, Tolstoï, Marcel Aymé, Giono, Céline, Cendrars, A. France, Daudet, Vallès, Drieu, Nimier, Simenon, Paraz, Mauriac, Fantômas, etc...Tu as une bibliothèque à ta pogne pour chercher les autres. On fera un tri. Tout est là.Avec les hommages du voyou à la dame et la bise au greffier. Bien ton pote. M. Boudon(1) Tu introduis et je pique, chacun son vice.‎

Referenz des Buchhändlers : 20089

‎BOUDARD (Alphonse).‎

‎Carte postale autographe signée à Paul Chambrillon.‎

‎Carte postale en couleurs, un beau postérieur féminin illustrant le proverbe suivant : « Il n’est plus belle rose qui ne devienne gratte-cul ». PléneufVal-André, le 19 août 1975. “Si Mitterand nous présentait la sienne comme ça, peut-être que Jouhandeau se laisserait tenter par le socialisme à programme commun. À part ça l’eau et le soleil sont tout de mêmes bretons… Bise à la puce. Ton pote A. Boudard”.‎

Referenz des Buchhändlers : 20092

‎PONGE (Francis).‎

‎Lettre autographe signée à Emilie Noulet.‎

‎2 p., Paris, 12 décembre 1952. Très belle et importante lettre. "Comme je regrette, chère Madame et amie*, cette " phénoménologie des associations d'idées " que je ne sais quel rédacteur de Combat a stupidement laissé tomber sur le " marbre " ! C'était si bien trouvé, si original ! je m'en console difficilement. Beaucoup plus malaisément encore que de cette " méthode " absurdement métamorphosée en " mélodie " … (l'un des seuls mots que le proche contexte interdisait expressément !) Pourtant c'est un grand plaisir, malgré tout, que m'a fait la relecture de votre bel article dans ce journal. Et ces petites blessures me rendent plus précieuse encore la copie dactylographiée que vous avez eu la bonté de m'adresser par Anne Heurgon. J'admire la précision de vos formulations dont je vous sais gré, croyez-le, tout autant que de l'indulgence que vous voulez bien me témoigner. Et, certes, ce que vous écrivez in fine, avec tant de bienveillance, sur la vertu musicale de mes " reprises ", au lieu d'insister - comme à bon droit vous auriez pu le faire - sur le caractère fastidieux de mes variations (ou variantes), témoigne surabondamment de votre bonté à mon égard. Oui, vous avez raison, les variantes versifiées, dans ce livre, ne se justifient pas autrement que comme des exercices supplémentaires (de rhétorique) et n'atteignent nulle part à la qualité poétique proprement dite : celle du chant. Je me souviens de la prédilection que vous avouiez (dans une autre étude, dont plusieurs amis, je pense, ont pu vous dire de ma part l'émotion qu'elle m'avait donnée…) pour l'un des rares écrits (il s'agit de la Cruche) où peut-être une sorte d'incantation fut atteinte… Et certes - un tel argument, (je n'ai pas manqué de me l'opposer à moi-même -) peut-être refusé-je la mélodie ou l'envol, comme le renard de la fable les raisins… parce qu'ils sont trop verts ! Lisant Calder ou Éluard, Ungaretti ou Pasternak, je ne puis faire autrement que reconnaître mon infirmité… et peut-être enfin mieux me connaître. Mais voilà qui est fait depuis longtemps ! Vraiment vous le savez, s'il ne tenait qu'à moi, l'on ne me rencontrerait guère parmi les anthologies poétiques : je ne voudrais occuper qu'une petite place parmi les maniaques de l'expression, dans un coin du laboratoire verbal… enfin parmi les " préparateurs " en prose de l'alchimie du verbe… *Émilie Noulet (1892-1978) fut une romaniste, une historienne de la littérature et une critique littéraire belge. Elle fut une amie et une spécialiste de Paul Valéry, qu'elle avait rencontré en 1920, et de Mallarmé. Elle sera nommée professeur titulaire à l'Université Libre de Bruxelles à partir de 1953. C'est elle qui dirigea le mémoire de licence de Raoul Vaneigem sur Lautréamont. Voir : http://www.psychasoc.com/ Textes/Le-Comte-le-Vampire-et-la-Dame-Vaneigem-et-Ducasse-aux-bons-soinsd-Emilie-Noulet‎

Referenz des Buchhändlers : 20094

‎NIZAN (Paul).‎

‎L.A.S. “à mon cher Lévy”.‎

‎1 p. in-8 à l’encre bleue sur papier vert. S.d.Témoignage d’une certaine activité enthousiaste, en relation avec la revue Commune ou un programme de conférences de l’A.E.A.R....“Je suis obligé de partir deux jours. Je vous téléphonerai vendredi. J’ai reçu la réponse de Gide : acceptation chaleureuse. Il discutera à l’automne avec Lalou et moi des détails. On peut donc marcher. Acceptation d’Aragon qui fera Diderot. Je vais envoyer des lettres aux gens qui accepteront tous. (Gide me remercie d’avoir pensé à lui).‎

Referenz des Buchhändlers : 20149

‎(PREVERT). THEROND (Roger [-Marc]).‎

‎L.A.S. à Jacques Prévert et PHOTOGRAPHIE ORIGINALE.‎

‎1 p., 22 x 17,2, sur papier ligné, datée Sète, 10 octobre [1943], env. cons. Jolie lettre dans laquelle le futur journaliste de Paris-Match (“le poids des mots, le choc des photos”) exprime son enthousiasme d’avoir pu faire la rencontre de Prévert : “j’ai envie de vous dire la joie que j’éprouve de vous avoir connu, de vous avoir parlé et de vous avoir vu comme vous êtes dans la vie et non plus seulement à travers vos films. Cela a été pour moi d’un grand encouragement de vous voir vivre tous trois avec MM. Traüner et Rey autour du cinéma, pour le cinéma et aussi tellement dans la vie de tous les jours (...) dommage que je n’ai pu faire du cinéma près de vous ou de M. Carné. (Je vous remercie de votre accueil si franc et je me rends compte de tout ce que je dois à Rey qui m’a présenté à vous”.La photographie tirage argentique de l’époque en n&b, 7 x 9 cm, a été certainement prise par Roger Thérond, elle était jointe à la lettre. Elle représente : Prévert, sa compagne Claudie Carter, Henri-François Rey et le chien de Prévert au premier plan, annoté au dos “Fête Nice 43”. Prévert en 1943 était à Nice sur le tournage des Enfants du Paradis de Marcel Carné. Son histoire d’amour avec Claudy Carter se terminera aussi cette année là.‎

Referenz des Buchhändlers : 20152

‎LEYRIS (Pierre).‎

‎L.A.S. à Pierre David.‎

‎1 p. in-8 sur papier quadrillé, lundi, s. d. [printemps-été 1948]. Voici trois sonnets de Hopkins que j ’aimerais publier dans la prochaine Licorne avec une assez longue introduction que je suis en train d’achever… Trois sonnets scotistes de Gerard Manley Hopkins, [présenté par Pierre Leyris] seront publiés dans le no 3 de la revue.‎

Referenz des Buchhändlers : 20158

‎PAULHAN (Jean).‎

‎4 lettres autographes signées à Pierre David.‎

‎5 pages in-8, Paris le plus souvent, sans dates, [1947] à en-tête de la N.R.F, 1 env. cons. Intéressante correspondance autour de publications dans la revue La Licorne, notament autour de Bertrand Groethuysen..." J’aurais bien voulu revoir les épreuves de mon Groeth. avant de partir en vacances, s’il est possible. Ah, et vous seriez gentil d’y joindre l’article de Groeth. (...) Les poèmes de Marie-Laure sont délicieux. Merci”“Je te rends le manuscrit avec quelques corrections. (Tu avais averti Alix [Guillain, le correcteur] que tu me le montrais, n’est-ce-pas?) Cela me semble de l’excellent Groeth (avec quelques longueurs). Le Rousseau était-il vraiment mauvais ? Il devait être en tout cas mieux écrit. Nous avons fait un voyage de trois jours (à cause des petits accidents) assez dur et qui a laissé une grande fatigue à Germaine. Mais nous sommes arrviés dans un pays de montagnes et d’orages qui ressemble beaucoup plus à l’Auvergne (quoi qu’en disent les habitants) qu’au Languedoc”.“Il faudrait décidemment trois mois (j’ai l’esprit assez lent) pour écrire sur Ch. M. quelque chose d’acceptable. Mais puisque j’ai posé nettement la question Maurras, pourquoi (si vous tenez à ce que je figure dans l’ “Hommage”) ne pas citer simplement ce que je dis dans Paille et Grain (sic) (que vous avez dû recevoir) pages 112-113 ? (en supprimant quelques qui et que, cela donnerait : “Ch. M., bon écrivain et sans doute grand écrivain, n’a cessé de dénoncer les projets guerriers de notre ennemi (vers le même temps où ses juges d’à présent invitaient la France à désarmer). Il proposait dès dix-huit le régime - que ces juges décident seulement d’appliquer à l’Allemagne. Tant de clairvoyance valait-elle la mort, la prison perpétuelle ? Je ne le pense pas.” (...) “Votre fils m’a tenu sur H.M. (Henri Michaux ?) des propos très fins”.‎

Referenz des Buchhändlers : 20160

‎NIMIER (Roger).‎

‎Lettre autographe signée à Jean [Le Marchand].‎

‎1 page in-4, à en-tête de la N.R.F., Librairie Gallimard, “vendredi” s.d. “...Je vous ai envoyé le Paulhan. Le Morand pourrait paraïtre la semaine suivante. Pouvez-vous songer à ma pianiste cubaine (Parinô [pour André Parinaud] est au courant) ?”‎

Referenz des Buchhändlers : 20162

‎TARDIEU (Jean).‎

‎Nous n’irons pas plus loin. Poème manuscrit autographe.‎

‎1 page in-4 à l’encre noire, ratures et corrections. Beau poème publié dans Jours pétrifiés (N.R.F., 1948). L’ancien titre - Dialogues secrets - est rayé au crayon au dessus du nouveau. “...Mais pourquoi ces débris sur les vieux chariots?- Parce que nous étions de la même famille.- Et pourquoi tant d’amour et pourquoi tant de haine?- Parce que nous étions sur une île déserte”.‎

Referenz des Buchhändlers : 20163

‎TARDIEU (Jean). Foucault (Marc).‎

‎Photographie de Jean Tardieu.‎

‎Photographie originale de Marc Foucault, tirage d’époque, 23,8 x 18 cm, vers 1975. Beau portrait du poète, sans moustaches, avec un doux visage, portant un noeud papillon.‎

Referenz des Buchhändlers : 20164

‎(ALAIN). NADAL (Octave).‎

‎L.A.S. à Pierre David.‎

‎1 p. in-8, Paris, 16 septembre 1947. “Je vous fais parvenir trois inédits d’Alain. Fin juillet j’avais montré à Alain La Licorne et il m’avait promis d’écrire pour elle. Vous savez que le Journal a paru presque en entier dans le Mercure de France et ce qu’il en restait ne m’a guère séduit. Voici donc les pages qu’il m’envoie aujourd’hui. Si vous les retenez - ou une partie - pour La Licorne, prévenez-moi, je vous prie ; sinon vous voudrez bien me les renvoyer...‎

Referenz des Buchhändlers : 20170

‎ROUAULT (Georges).‎

‎Carte autographe signée à un “cher docteur”.‎

‎2 pages in-8, s.d. (1937).“Je pense à vous bien qu’il me semble pas que je sois pressé, mais un bronchite en voie de guérison m’a forcé à un très lourd retard.Je le déplore je m’en excuse mais vous êtes présent à mon souvenir pictural je désire vous satisfaire autrement qu’avec des excuses - mais j’ai été forcé de remettre à janvier 1938 ce que j’avais promis pour décembre 1937...”A noter qu’un tableau de 1937 s’intitule Christ et Docteur. En 1938 eut lieu à New York au Museum of Modern Art, une exposition de son œuvre gravé.‎

Referenz des Buchhändlers : 20363

‎GIDE (André).‎

‎L.A.S. à André Malraux.‎

‎2 pages in-8, Cuverville, 20 mai 1936.Préparatifs au voyage en U.R.S.S... “Une excellente dépèche de Guilloux me fait part de sa joie. Il accepte avec enthousiasme. J’en suis ravi, et de cette excellente occasion de resserer des liens d’une sympathie déjà vive. Je pense qu’il fait le nécéssaire pour mettre en règle ses papiers. Je lui écrirais si je savais son adresse. Peut-être aurez-vous la gentillesse de lui communiquer ce billet*. Je viens d’écrire à Sokoline** pour l’avertir que ce n’est pas Dabit et Guilloux qui cherchent à se joindre à moi ; mais bien moi qui les désire comme compagnons. Ceci pour répondre à une crainte de Dabit.Si le Congrès, comme il semble décidé, se tient à Londres, et seulement le 20 juin (j’attends confirmation) celà nous laisse le temps de nous retourner. Dans quelques jours je vous reverrai les épreuves du XI, que j’achève de revoir minutieusement...” *Malraux a ajouté, en marge, au crayon : “Dont acte” avec un petit chat dessiné qui pointe sa queue vers la première mention de Guilloux de cette lettre.**Vladimir Alexandrovitch Sokoline, diplomate soviétique.‎

Referenz des Buchhändlers : 20365

‎FOUREST (Georges).‎

‎Epitre de Cassandre à Colombine. Important fragment autographe.‎

‎1 page in-8 (22,5 x 17,5), à l’encre noire (papier fragile, petits manques sans atteinte au texte).Important fragment autographe, avec ratures et corrections de l’Epitre de Cassandre à Colombine, publié la première fois dans Le Géranium ovipare, dans la partie des Epitres. Le manuscrit apporte de nombreuses variantes au regard du texte imprimé. Ce document a été reproduit dans l’édition du Club Français du Livre en 1957. Provenance : José Corti.‎

Referenz des Buchhändlers : 20417

‎GUERIN (Raymond).‎

‎L.A.S. [à Henri Membré].‎

‎1 page in-4, 18 octobre 1945. Lettre de recommandation.“...je prends la liberté de vous adresser Jacques Renaud, poète de dix neuf ans, amateur de langage automatique et quelque peu philosophe. Il vous demandera peut-être de lire sa première et sa deuxième veine de poèmes. Il est d’autre part très curieux de vous connaître. Il m’a paru, tant par ses propos que par ce qu’il a écrit jusqu’ici, qu’il n’était nullement négligeable et je suis persuadé que vous ferez, pour lui faciliter son entrée dans les Lettres tout ce qui peut mériter d’être fait, selon vous...”‎

Referenz des Buchhändlers : 20601

‎GUERIN (Raymond).‎

‎L.A.S. [à Henri Membré?].‎

‎2 page in-8, 4 mars 1953. “...j’ai lu avec le plus grand intérêt vos deux nouvelles. Elles me paraissent excellentes, et par le ton, et par le style. Vous savez conter, vous savez “ramasser” et soutenir la montée dramatique.Je pense que vous pourriez, en effet, tirer un court récit de celle du crime. Un seul danger: qu’en l’étirant vous lui enleviez de sa force. Il faudrait donc trouver le moyen de le développer sans l’appauvrir.Le personnage du docteur est passionnant. Pourquoi ne pas le fouiller davantage ? Tel qu’il est déjà, il évoque, par l’ambiguité mystérieuse de son aspect et de ses réflexions, un héros dostoïevskien.D’autre part, ne pourriez-vous utiliser l’autre nouvelle ? Votre résistant aurait pu “avant”, être prisonnier et s’évader. L’évasion que vous contez est manquée. Mais il se peut qu’une seconde tentative réussisse. Voilà donc votre homme à Paris. C’est là qu’il entre dans la résistance. Tout cela peut-être exprimé dans le récit par un retour en arrière. Etc.De toute façon, je crois que votre projet est viable. J’aimerais que vous le meniez à bien et il va de soi que je suis à votre entière disposition pour vous aider dans ce travail”. Il s’excuse de n’avoir pas répondu plus tôt, plongé qu’il est dans ses corrections d’épreuves... “Merci encore pour les coupures “Sartre” que je vous rends...”‎

Referenz des Buchhändlers : 20602

‎GUILLEVIC (Eugène).‎

‎Fabliette. Poème autographe signé. + C.A.S. à Georges Méligne.‎

‎1 page in-8 + carte bristol format ..x (3 décembre 1981, env. cons. Fabliettes ont été publiées illustrées par Laurie Jordan dans la collection Folio benjamin en 1981.“Voici une Fabliette inédite...”“Il y avait un éléphantQui n’avait jamais vu d’enfant,,Quand il en vit un qui courait,Il crut que sa trompe fuyait.”‎

Referenz des Buchhändlers : 20605

‎LEIRIS (Michel).‎

‎Carte autographe signée à Raymond Queneau.‎

‎1 page sur carte avec une vue de la plage de La Croix-Valmer (Var), 16 septembre (1937). Amusante “carte de vacances” :“Chers amis, y ai déjà cru me noyer (et, en conséquence, désappris à nager), pensé me fracasser la tête en escaladant des rochers, attrapé au pied gauche des ampoules presque aussi belles que celles de la “buena tirada”. Vous voyez donc que tout est pour le mieux! (...)“(Zette ne veut rien ajouter à ma carte - qu’elle trouve idiote - mais elle vous envoie son affection).”‎

Referenz des Buchhändlers : 20606

‎DIETRICH (Luc).‎

‎L’apprentissage de la ville. Important fragment autographe.‎

‎2 pages in-4 à l’encre noire, les chapîtres, en chiffres romains, sont dessinés à l’aquarelle violette. L’un des plus célèbre épisode du roman. Deux pages extraites d’un manuscrit du second grand roman autobiographique de Dietrich, comportant des variantes par rapport au texte imprimé. Elles correspondent, dans la première partie du livre - La Main de sang - à la moitié du chapître IV à partir de : “Le soleil reparaît, mais je grelotte de froid. Malgré tout le sang perdu je me sens liquide comme une barque percée qui fait eau...” jusqu’à la fin du chapître VI : “Des hommes venaient toujours les mêmes m’assommer de coups sur la tête, me percer du couteau ; à chaque battement de la pendule, replonger la lame pour la retirer avec lenteur. Je me soulevais vers le ciel jaune pour rendre ; la femme venait m’essuyer les lèvres, mais j’y gardais une aigreur que la tisane n’enlevait plus”.‎

Referenz des Buchhändlers : 20608

‎(ELUARD).‎

‎L.S. du directeur des éditions Hatier à Paul Eluard.‎

‎1 page in-4, Paris, 28 juin 1948, à en-tte de la maison d’édition.Un document. Demande d’autorisation pour publication dans un manuel scolaire... “Nous préparons en ce moment un volume de MORCEAUX CHOISIS, pour la classe de sixième des cours complémentaires...” et l’auteur demande d’y faire figurer un texte extrait du recueil “Au rendez_vous allemand”. Le directeur précise que les auteur suivants : Marie Noël, Colette, M. Genevoix, J. Romains, G. Duhamel figureront dans le même recueil. Eluard semble avoir répondu positivement.‎

Referenz des Buchhändlers : 20610

‎PONS (Maurice).‎

‎1 L.A.S. + C.A.S. à Maurice Noël.‎

‎3 p. in-4, 1 carte recto, s.d., 27 avril 1953.“...Julien Green a lu mon livre et (...) le trouve “admirablement beau”. Cela me fait une grande joie : ne me conseilliez-vous pas de rechercher “l’estime des gens de goût”. Me voilà comblé (de tous côté, de très bons échos)”. M. Charensol me demande une nouvelle pour Les Nouvelles Littéraires. Je le ferais volontiers, mais je veux être sûr que cela ne vous déplaira pas, de me voir acoquiné avec la maison d’en face... Je m’en remets à vous, évidemment”.“Je viens de passer trois heures merveilleuses dans le bruit de ces machines qui répétaient : mort d’eros, mort d’eros, mort du rhinoceros à vingt deux mille exemplaires à l’heure c’était grisant, et puis quelle joie, oui quelle joie d’avoir entre les mains ce journal encore chaud, et vraiment fait pour moi - Vous me comblez, cher, très cher grand ami. Comment vous le dire ?”C.A.S. au recto : la Grand-Place à Bruxelles : “Pardonnez moi d’être si tourmenté ! ... mais voyez que j’ai déjà mis une frontière entre mon éditeur et moi ! j’adore ces petits cigares belges dont’ you ? (...)”‎

Referenz des Buchhändlers : 20611

‎LEIRIS (Michel).‎

‎L.A.S. à Raymond Queneau.‎

‎2 pleines pages à l'encre noire. Revoil Beni-Ounif, 22 février 1940.Ayant fait son service militaire comme chimiste Michel Leiris est affecté, lors de la mobilisation, dans une unité d'artillerie qui part en Algérie, dans le sud saharien, pour expérimenter secrètement des armes nouvelles. Il restera à Revoil Beni-Ounif jusqu'en mars 1940.Très belle lettre, fort détaillée, sur ses conditions de vie et son état d'esprit de circonstance (Leiris ne tient pas son Journal durant cette période). Il est question, entres autres choses, de ses camarades du Musée de l'Homme lesquels auront une fin tragique (Anatole Lewitzky, Deborah Lifchitz) et les lecteurs de La Règle du Jeu pourront trouver dans l'avant-dernier paragraphe de cette lettre (à lire entres les lignes, comme seuls les libraires savent le faire!) une allusion à sa relation avec la belle Khadidja, la jeune prostituée qui deviendra l'héroïne du dernier chapitre de Fourbis : " Vois ! déjà l'ange "." Cette tendance toute militaire à l'inertie, que tu dois bien connaître, me fait répondre avec environ un mois de retard à tes deux lettres. Je compte sur ta propre condition militaire pour être compris et excusé...Du Sahara, je n'aurai vu que la bordure et, des évènements actuels, qu'un minime à-coté. Moi aussi, il me semble être au dépotoir ou - plus exactement - prisonnier d'un énorme VACUMM CLEA NER, dans lequel j'aurais été absorbé par mégarde avec quelques tonnes de poussière.En fait d'existence de bled, la Mission Dakar-Djibouti était de la petite bière à coté de ce que j'ai connu depuis que je suis ici. Il me semble que j'accomplis en ce moment mon premier véritable voyage et que rien, pour les amateurs d'exotisme, ne se peut comparer au seul passage de la vie civile à la vie militaire " (...)" Des nouvelles de Paris, j'en ai eu régulièrement par Zette et, de temps à autre, par notre Marcel Moré. Je n'en augure rien de bon et me prépare courageusement à subir le choc du retour.Je suis très heureux d'apprendre que tu es entré en contact avec Lewitzky, type de valeur à tous points de vue et camarade tout à fait agréable. J'apprends - par une lettre reçue aujourd'hui de Deborah Lifchitz - qu'il a obtenu de son chef de corps l'autorisation de faire des conférences sur l'ethnologie. Te dirais-je qu'en ce qui me concerne les gens ont ouvert de grands yeux et ont eu l'air de se demander si je ne me foutais pas d'eux quand j'ai décliné ma qualité d'ethnologue ? " Ça ne doit pas vous rapporter beaucoup, votre métier ! " m'a dit le robuste polytechnicien qu'est l'un d'entre eux. A quoi j'ai répondu que cela rapportait, du moins, l'intérêt qu'on pouvait y porter ".Il s'est attaché parmi les sous-offs ou " humbles non gradés " quelques types sympathiques, consciencieux dans les tâches qui leur étaient confiés : " on peut comprendre que certains aient grand espoir de " rénover ". Le Malheur est que ces types là ont bien l'air d'être une infime minorité et que ce sont souvent les plus pétris de préjugés. Leur force repose justement, en grande partie, sur les dits préjugés...Je ne me sens pour ma part, quant à moi, pas très d'attaque pour rénover. Au fond, je ne suis guère sorti de ma position d'observateur, ou mieux, peut-être : de touriste, voire même de flâneur. Ce qui me séduit toujours, c'est un contact (pour parler le jargon socio-sacrologique : une communion) - fût-ce d'un instant - avec quelqu'un, - le sentiment qu'il peut exister entre nous quelques affinités. De cela, je n'aspire pas à me " dégager ", bien que je me méfie de plus en plus du pouvoir d'attraction qu'ont sur moi certains éléments de pur pittoresque... "" J'espère que, bientôt, nous nous rencontrerons à Paris, et que nous pourrrons parler longuement de tout cela... "‎

Referenz des Buchhändlers : 20612

‎CALET (Henri).‎

‎C.A.S. à Jacques Brenner.‎

‎Au verso d’une carte postale avec une vue de Rabat, 23 janvier 1948.“Votre chronique de décembre m’a suivi au Maroc. J’aime beaucoup ce que vous dites d’America, et je suis content que cette vieille nouvelle vous ait plu. Je transmets à mon ami Georges HENEIN les lignes que vous lui consacrez. Nous rentrons à Paris dans un mois. Et j’espère que nous nous verrons alors...”‎

Referenz des Buchhändlers : 20660

‎BLOK (Alexandre).‎

‎L’Inconnue.‎

‎Tapuscrit de la pièce de théâtre L’Inconnue de Blok dans la traduction de Nevoussia Sabaneeff. S.d., in-4, agrafé, sous couv. cartonnée rouge, 37 p. Cette pièce est parue aux éditions des 2 Rives. Corrections et ajouts autographes.‎

Referenz des Buchhändlers : 20683

‎DOTREMONT (Christian).‎

‎Télégramme original adressé à Raymond QUENEAU.‎

‎1 feuillet bleu imprimé recto verso, avec le texte et l’adresse sur des bandes de papier blanc collées, marques postales. Bruxelles, 27 mars 1950, 9h38. “Avant de partir aux U.S.A. envoyez texte promis à COBRA qui pleure = Dotremont 10 rue de la paille Bruxelles”. Contribution qui, semble-t’il, ne vint jamais.‎

Referenz des Buchhändlers : 20715

‎PAULHAN (Jean).‎

‎Lettre autographe signée [à Gaston de Bar].‎

‎2 p. in-8, 20 septembre (1923).En vacances prolongées (suite à des problèmes de santé) à La Roque, dans le Gard.“Non, il y a longtemps que je vous avais dit préférer de Courteline le mariage d’Alceste au Train et aux petites pièces. C’était tout à fait absurde.” Il remercie son correspondant pour une semaine supplémentaire de congés. “J’ai pu me remettre au travail, et avancer sérieusement ma sémantique (je voudrais bien qu’elle ne vous ennuie pas, si vous consentez à la lire). Enfin j’ai beaucoup rodé dans les champs, j’ai mangé du raisin, de l’ail et de l’huile, et vu à Nîmes une course de taureaux “intégrale”, dit-on. Si intégrale qu’elle s’est terminée par une manifestation générale contre un taureau, mort trop tôt : l’on a jeté les chaises sur la piste, et brûlé quelques barrières. Enfin, une vraie course. J’ai découvert un très beau livre de Max Jacob : Filibuth, qui vous plaira”...‎

Referenz des Buchhändlers : 20751

‎PERROS (Georges).‎

‎L.A.S. à Robert Morel.‎

‎1 p. in-8. Douarnenez, s.d. [début 1976]. Concerne, notamment, un texte pour l’exposition « Maitres potiers contemporains » consacrée à Jeanne et Norbert Pierlot au Château de Ratilly. Ces derniers se sont installés en 1951 à Ratilly et y ont créé un atelier de poterie, un lieu de stages et un centre d’animation culturelle qui deviendra, à partir des années 1960 et 1970, l’un des tout premiers Centres d’Art contemporain privés. À noter que Norbert a été comédien avant d’être potier et qu’il a sans doute fréquenté Georges Perros à une époque où celui-ci l’était aussi. La collection Célébration fit beaucoup pour la renommée de l’éditeur Robert Morel avec une soixantaine de titres publiés. Jean Grenier publia celui du Miroir, Morel celui du Silence. Et il y eut bien un Célébration de la pipe. “Merci de votre lettre. Je suis heureux de ce rapprochement sous le signe norbertien ! Mais Jean Grenier, déjà, m’avait chaleureusement parlé de vous. Je ne sais pas encore très bien comme je vais m’y prendre à propos de Ratilly, que je ne connais pour ainsi dire pas, n’y ayant passé que quelques heures il y a près de dix ans. Peut-être irai-je à Pâques, mais ce sera juste, très juste, pour le texte, que j ’écrirai sans doute sous forme de lettre. Quant à le Célébration, ce sera comme vous voudrez. J ’ai aussi pensé à la pipe, mais peut-être est-ce déjà fait ?”‎

Referenz des Buchhändlers : 20755

‎MIRO (Joan).‎

‎L.A.S. à André MALRAUX.‎

‎2 p. in-8, (Paris), 13 juillet 1956, à en-tête du Pont-Royal-Hôtel. Miró déménage durant l’année 1956 à Mallorca où il dispose d’un grand atelier conçu par son ami Josep Lluís Sert. C’est à cette époque qu’il reçoit la commande de deux murs de céramiques pour le siège de l’UNESCO à Paris. Jean Aubier publie Bagatelles végétales avec des textes de Michel Leiris et c’est aussi l’exposition des céramiques Terres de grand feu réalisées par Miró en collaboration avec Artigas à la galerie Mæght qui édite également une monographie avec des textes de Jacques Prévert et G. Ribemont-Dessaignes. “Cher ami, j ’ai été très touché par votre lettre qui m’encourage à travailler. L ’exposition restera ouverte jusqu’à la fin août, vous aurez peut-être la possibilité de la voir encore. Veuillez croire, mon cher Malraux, à mes meilleurs sentiments d’amitié et sympathie. Votre, Miró”.‎

Referenz des Buchhändlers : 20757

‎DES FORETS (Louis-René).‎

‎16 L.A.S. ou C.A.S. à François Dominique.‎

‎37 pages de divers formats. Charost (Cher) ou Paris, 12 octobre 1990 - 25 mai 1993. Enveloppes conservées. Une double page de nuancier, annotée par F.D. et une coupure de presse (en allemand). Passionnante correspondance, amicale, littéraire, musicale avec l'écrivain François Dominique, co-fondateur des éditions Ulysse Fin de Siècle. Il a également publié un beau texte consacré à Des Forêts : A présent (Mercure de France, 2013). La correspondance s'amorce au motif d'un texte destiné aux Cahiers Le Temps qu'il fait consacré à Des Forêts (Pas de mémorial), puis vite s'étoffe et aborde maints sujets. Mentions de : Bonnefoy, Du Bouchet, Bettencourt, Blanchot (à plusieurs reprises au sujet de projets éditoriaux, Une voix venue d'ailleurs trois textes consacrés à L.-R. D.F.), Alain Cuny, Frénaud, Laporte, Michel Lagrange, etc. Il est aussi très fréquemment question de musique - Nietzche compositeur, Arvo Pärt, Monteverdi, Ravel, Stockhausen, Wosseck, de Berg, Schubert, etc. - (Des Forêts a publié nombre de chroniques et d'articles sur la musique), mais aussi de la vie quotidienne (que Des Forêts partage entre la campagne et son appartement parisien tandis que son correspondant est enseignant à Dijon), des lectures publiques (dont une organisée à Dijon), etc. " Il y a chez moi, ces temps-ci surtout une incapacité à correspondre avec qui que ce soit, et je me reproche sans cesse ma négligence.(…) [Votre] lettre m'avait profondément touché et je vous en remercie de tout cœur, comme de vos belles pages sur les Mégères de la mer que Dominique Rabaté m'avait fait parvenir et que j'ai relues ce matin même, en me réjouissant qu'elles figurent dans ce prochain cahier qui m'est un peu indûment consacré… "" La sortie du cahier m'a jeté dans un si grand désarroi - dont je parviens mal à sentir comme à m'en expliquer les raisons - que j'ai éprouvé la nécessité de quitter Paris où je ne suis revenu seulement hier au soir " (…) " Roger Laporte m'a adressé ses Etudes dont je ne connaissais que très peu d'entre elles, et cette lecture m'a passionné de bout en bout, au point que je ne pouvais parvenir à m'en détacher. Dans sa dédicace, il me précise que c'est son tout dernier livre, mais comment le croire alors que le thème inlassablement repris tout au long de l'ouvrage est l'exigence d'écrire ? Qui d'ailleurs pourrait prendre une telle décision et plus encore s'y tenir, ressentirait-il cette exigence comme une malédiction car en vérité ç'en est une. "" (…) Voici quelques années, j'avais entrepris de remonter la côte depuis le Pays de Caux jusqu'à Dunkerque en compagnie d'André du Bouchet, mais comme il avait dormi pendant quasiment tout le parcours, il m'a demandé de le refaire en sens inverse, ce que j'ai accepté de bonne grâce car j'aime beaucoup ces grèves du Nord : elles me rappellent tant de souvenirs d'enfance. Vers l'age de dix ans, j'allais souvent chez l'un de mes oncles qui habitait une merveilleuse maison située au bord de l'océan, non loin de Dieppe, laquelle a été entièrement détruite par un bombardement d'artillerie lors de la tentative avortée de débarquement anglais en 41 ou 42. J'y suis retourné après la guerre pour n'y retrouver que des ruines. "" J'ai trop tardé cette fois encore à vous remercier de votre dernière lettre qui est pourtant venue m'apporter un réconfort dans le marais de problèmes, peut-être tout imaginaires, que me pose Ostinato et où je m'enlise chaque jour davantage sans entrevoir clairement aucune solution qui me permettrait de retrouver un tant soit peu de cette assurance nécessaire à la poursuite du parcours : elle me fait même si entièrement défaut que je bute devant le moindre obstacle. Est-ce l'effet de l'âge, ou ne serait-ce pas plutôt que cette entreprise a quelque chose de diabolique et qu'en m'y engageant au départ, j'ai trop préjugé de mes forces, pêché par présomption ? Votre suggestion de titrer chaque partie me paraît excellente, j'y avais d'ailleurs songé moi-même, encore que la difficulté majeure resterait entière qui est de donner à l'ensemble structure et cohérence internes. Pardonnez-moi ces sombres divagations, cher François… "" Voici donc (…) Anacrouse dont Maurice Blanchot m'a permis de disposer comme je l'entendais. A vrai dire je lui avais suggéré la revue Recueil (il en ignorait jusqu'à l'existence), mais je pense qu'il ne verra pas d'objection, tout au contraire, à une édition en plaquette chez " Ulysse fin de siècle ". Sans doute, pour l'étoffer, pourriez-vous en effet y joindre les deux textes parus dans la Quinzaine et le Cahier " Le Temps qu'il fait ", et selon l'ordre qui vous paraîtra le plus judicieux. Mais de toutes façons, avant d'en décider, il conviendrait, je pense, que vous entriez directement en rapports avec lui… "" Votre programme de publication me paraît on ne peut plus satisfaisant, et je ne vois rien à ajouter. Le titre Une voix venue d'ailleurs est celui que j'aurais moi-même choisi, avec peut-être en effet ce sous-titre. Mais c'est naturellement à Maurice Blanchot d'en décider… "" M'envoyer 30 exemplaires du livre de Maurice Blanchot, c'est beaucoup trop, je ne saurais qu'en faire - Cinq tout au plus, et mettez les autres en vente ou bien, si vous le désirez, adressez-les en service de presse à des lecteurs et amis de Blanchot - René Laporte, Pierre Madaule, Derrida, Dobbels, Klossowski, pour ne nommer que ceux qui me viennent à l'esprit, peut-être aussi Ph. Jaccottet, Y. Bonnefoy, J. Dupin, M. Deguy, M. Nadeau… " (…)" J'avais emporté ici le film vidéo reçu la veille de mon départ de Paris, mais je n'ai pu le regarder ni moins encore l'écouter jusqu'au bout tant cette lecture m'a paru fastidieuse et peu convaincante. Comment ai-je pu infliger pareil supplice à ce malheureux auditoire dijonnais, et pour récidiver peu après à Poitiers, puis à Cambridge ? C'est d'un ennui indicible. Aussi bien je ne poursuivrai pas dans cette voie, j'en avais d'ailleurs pris la décision quelques jours auparavant en répondant négativement à deux autres sollicitations, parisiennes cette fois. " (…)" A mon tour de vous recommander l'audition du Chant du Cygne de Schubert, avec B. Fassbaender et Reinmann. Procurez-vous ce compact-disque sorti assez récemment : c'est d'une beauté poignante.En revanche, même si je pouvais remettre la main dessus, je me garderais bien de vous envoyer la cassette de mes improvisations au piano : un véritable casse-oreilles, pour autant que je m'en souvienne… "‎

Referenz des Buchhändlers : 20759

‎LECOMTE (Marcel).‎

‎Déchirure. POEME AUTOGRAPHE SIGNé.‎

‎4 p. in-8 (l’encre a un peu pali par endroit). Sans date. Beau manuscrit d’un poème ancien de Lecomte sur la fin du monde, dédié au peintre Jos. Albert. Publié dans la revue de Tom Gutt, Le Vocatif n°55, mars 1974. “Ce soir le soleil est mort le soleil est mort d’une grande blessure violette d’une blessure ancienne déjà et large et profonde et chaude qui s’est rouverte tout-à-coup comme un abcès qui crève et le soleil est mort comme un sultan rouge dans le sérail après une belle orgie à la plus belle heure du monde…”‎

Referenz des Buchhändlers : 20790

‎MELOT DU DY.‎

‎Six sonnets de Shakespeare. MANUSCRIT AUTOGRAPHE SIGNé.‎

‎6 pages in-4 à l’encre bleue. Mélot du Dy (1891-1956), pseudonyme de Robert Mélot, est un poète et prosateur belge d’expression française. Il a publié L ’Idole portative, Le Sot l’y laisse, Mythologies, Diableries, Hommeries, Amours, L ’Ami manqué, À l’amie dormante, etc. Un volume de traductions : XXV Sonnets de Shakespeare, fut publié à Bruxelles, Éditions du Cercle d’art, en 1943.‎

Referenz des Buchhändlers : 20791

‎PAULHAN (Jean).‎

‎4 L.A.S. à Marcel LECOMTE.‎

‎4 pages in-8 à l’encre noire. Paris, s.d. (1947-1950) à en-tête de la N.R.F. “eh bien, voilà une bonne nouvelle! Je suis content que vous franchissiez le pas, et bien sûr comptez sur moi... Avez-vous reçu Sens Plastique (de l’Ile Maurice). Je vais tâcher de vous trouver un exemplaire. C’est essentiel”.“... envoyez-moi d’urgence la chronique (s’il faut vous modifierez sur épreuves). La chambre de Joe B. demeurera telle exactement que vous l’avez connue, que je l’ai connue”.“J’attends bien impatiemment votre Joe Bousquet. Quand repasserez-vous par Paris ?Il me semble que votre note sur les Tarots est tout à fait juste.”‎

Referenz des Buchhändlers : 20792

‎NORGE (Géo) pseudonyme de Georges MOGIN.‎

‎18 L.A.S. à Louis SCUTENAIRE.‎

‎36 pages de divers formats le plus souvent avec des encres de différentes couleurs. Bruxelles puis Saint-Paul de Vence, 24 octobre 1953 - 15 mars 1975. Enveloppes conservées. Nombreuses coupures de presse jointes ainsi que des invitations.Belle correspondance, drôle, amicale et poétique sur plus de 25 ans. Norge témoigne à Scut. une admiration sans faille en premier lieu pour ses fameuses Inscriptions mais il mentionne au fil des lettres et dans leur ordre de publication Les Degrés, Les Vacances d'un enfant (longue et très belle lettre), Le Fusil du boucher, etc. Mention fréquente les premières années de Paul Colinet, Chavée, le " Petit Gérard ", Nougé, etc." Cher Scutenaire, je n'ai de vous que ces Inscriptions dont je me délecte, soit que je prenne au chalumeau ou que j'en avale une bonne bolée. C'est une " macédoine " gargantuesque… "" Nous sommes bien sensibles à votre nouveau et gentil signe. Donnez-nous donc l'adresse des Capacci-Van Damme. Je voudrais leur agiter un petit fanion. Si vous rencontrez notre ami Colinet-Chatrian ne manquez pas de le couvrir d'injures. En avril, n'ôte pas un fil. Andromaque, conspuez, tout avec un baiser chaste pour clore… "" …Eh bien je crois que vous avez raison. Et je m'incline devant votre réaction. C'est bien sûr qu'on a mal traité ce cher Colinet et vous savez combien j'ai tenté qu'il en fût autrement. Nul dessein de le hisser jusqu'à l'audience des masses, évidemment, mais je pensais que certains cœurs se seraient enrichis de cette poésie, certains qui la connaissaient point du tout. Mais le temps fera cela, c'est certain. Et vous avez raison encore : publier les inédits de Colinet est l'essentielle chose… " " J'ai passé beaucoup d'heures avec Scutenaire (Mes Inscriptions) ces dernières semaines. Et je voulais vous dire et vous remercier de la richesse reçue. Je connaissais votre livre depuis longtemps mais il m'attache mieux à chaque lecture (…) Je relis souvent mon cher " monsieur Paul " comme vous dites. Succulent ! Tristesse que cet homme-là nous ait lâchés. (…) Je n'aime pas du tout Nougé que vous aimez tant. Suis sincère… "" Je suis heureux de vous savoir en bonne vie et activité. Que n'ai-je accès à ces ouvrages que vous publiez si confidentiellement ! Mais je fouille toujours avec jubilation dans vos " Inscriptions "…" Des chemins d'ange heureux vers des jours dangereux et mille tâtonnements vers des nuits noires,… voilà comment on arrive à Scutenaire (Scrute-nerf). Non, non, l'aurore n'est pas un monoprix à entrée libre. On s'y bouscule dans une marmaille de Stryges, de limures, de succubes, où l'homme de la rue finit par devenir le personnage le plus insolite. Je sors de ce métro surnaturel et j'essaie de m'orienter : suis-je à la place des Vosges, à Tombouctou, ou sur la lune. Qu'importe, l'ami Scutenaire me fait un signe d'accueil et me voici son admiratif et dévoué… "‎

Referenz des Buchhändlers : 20794

‎NOIRET (Joseph).‎

‎C.A.S. à Louis SCUTENAIRE et Irène Hamoir.‎

‎1 p. in-12. Bruxelles, “le 8 Décervelage 80”.Texte surréaliste intitulé Art Poétique I dédié à René Magritte, Irine, Scut. et Paul Colinet. J. Noiret fut un des co-fondateurs du Mouvement Cobra.“Ce bateau hissé sur le plus haut sommet des montagnes flotterait-il ailleurs que dans le regard des hommes de la plaine?”“X. peint des toiles longues d’une dizaine de mètres qu’il est impossible d’extraire de son atelier, à moins d’enlever un mur ou d’arracher le toit, ou, plus simplement, d’abattre la maison. Le problème de l’exposition ne peut évidemment être résolu que par la suppression de la ville tout entière : il faut que la vue soit totalement dégagée. Ce qui vient d’être dit met à nu les rapports étroits existant entre la peinture et la poésie...”‎

Referenz des Buchhändlers : 20795

‎LECOMTE (Marcel).‎

‎[Bruno Capacci]. MANUSCRIT AUTOGRAPHE.‎

‎1 page in-4 à l’encre noire. Sans date. " Les poèmes et les proses poétiques de Bruno Capacci émanent de ces zones de conscience où se forment les surprises inaltérées des premiers matins du monde. Elles répondent à ses dessins, formés eux aussi au cœur d'un moi qui s'éclaire de sa liberté, des ses énigmes et d'une sorte de secret de rapidité qui lui permet d'accueillir du vertige ce qui est sujet à s'échapper aux démarches réductibles de l'être… "‎

Referenz des Buchhändlers : 20796

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