13 pages in4 sur 15 (manquent les pages 1 et 4) - Mais le texte imprimé relié avec est complet - Reliure à la bradel demi velin - Très bon état malgré un petit manque de papier sur le premier plat -
Beau texte sur René Clair dont Brasillach analyse l'oeuvre en détail avant de conclure: "René Clair est un des très rares metteurs en scène dont on puisse dire que leurs oeuvres gagnent à être vues deux fois, et ne sont vraiment comprises que la seconde, comme la musique et comme la poèsie" -
15 pages in4 sur 15 + le texte imprimé dans les journaux soit un total de 34 pages en tout - Reliure à la bradel demi velin - Très bon état - On y joint un second volume in8, dans une reliure demi toile écrue et comprenant les deux lettres autographes signées à Bernard Grasset à propos de cette enquête et le texte intégral découpé dans Candide en 1931 -
Comme précisé en tête, cette enquête a été publiée dans le journal Candide entre juillet et novembre 1931 - Les réponses des participants (Paul Valèry, Clément Vautel, Bernard Grasset, Jean Paulhan, Albert Thibaudet, Jules Supervielle, Jean Maxence, Pierre Bost, Daniel-Rops...) sont découpées dans les journaux et collées avec quelques notes, parfois pleines d'humour, compléments et corrections en marge de Robert Brasillach - En revanche la conclusion de 14 pages in4, synthése de l'enquête et de ses suites, écrite probablement en 1932, est entièrement autographe - Elle est très différente de celle publiée dans Candide en 1931 -
Interessant texte de réflexion à propos de la catastrophe minière de la Clarence dans le Pas de Calais le 3 septembre 1912 ou un coup de grisou a fait 79 morts et 23 blessés - Il ne "dispute" pas entre l'héroisme des ingénieurs dans les sauvetages et la justice - "Ce sont deux devoirs" - Le contrôle de l'Etat, celui des délégués mineurs, des ingénieurs est de faire respecter la prudence en dépit des intérêts financiers - "Je n'admets point qu'on tire des rentes d'un métier qui tue tant d'hommes, avant d'avoir d'avoir dépensé cent fois ce qu'il faut pour les protéger" - Or "la prudence est tyrannique, méticuleuse, ennuyeuse" - De plus, c'est à l'Etat de contrôler les éventuels conflits d'intérêt: "Est-ce-que l'ingénieur du contrôle n'est pas quelquefois actionnaire des mines?" -
Interessant texte de réflexion sur le droit, le juste et la force - Dans un marché, l'injustice provient de l'inégalité des informations - "le débat sur le prix est comme une guerre ou chacun cherche à tromper l'autre" - Il n'y a point de droit ni de justice - Pourtant, même après cent ou mille marchés injustes, "le juste est toujours le juste" et si vous tuez celui qui a raison, "il reste vrai qu'il avait raison" - "Le droit est sans force (face aux canons) mais ne tirez pas de là que le droit est faible" - "Le soldat qui a tué Archiméde n'a pas tué la géométrie" -
Interessant texte de réflexion sur le patriotisme, l'obéissance à la loi, et la liberté de l'esprit - "l'obéissance aux lois doit toujours être immédiate", aussi bien dans les petits devoirs que dans les grands - Mais, cela dit: "il faut maintenir de toutes ses forces les droits de l'Esprit" - On doit obéir mais on ne doit point croire - La vigilance est aussi impérieuse que le devoir d'obéissance - "Obéir d'esprit dès que la défense nationale est en cause, approuver en adorant, acclamer le premier comédien venu qui se frappe la poitrine en criant 'C'est pour la patrie', ce serait une espèce de trahison aussi" -
Alain imagine Pythagore enseignant avec parmi ses éléves Platon et son ame voyageuse et peut être Archimède - Une nuit d'été - "Ut, Mi, Sol! Au détour du chemin ...ainsi chantaient les trois marteaux de la forge" - Pythagore écoute et constate "que ces poids sont entre eux comme des nombres simples, et soudain reconnait la loi des nombres dans l'harmonie des sons" - "Tout est nombre" - Il n'en dit pas plus mais ces paroles "résonnent encore en nous comme la plus belle chanson humaine" - Les idées bondissent par dessus les siècles même si les corps périssent -
1 page in4 - bon état - En tête: "French Institute" à New York - Enveloppe -
Il le remercie de sa proposition et lui propose une date, le 3 mars, car il "parle à Washington le 2 mars" - Comme il part le lendemain pour Cleveland, il demande s'il est possible de passer la nuit dans son institution (La Princeton University) -
Réflexion sur la notion de responsabilité lors d'un accident - "Nous sommes ..en présence d'une volonté innocente; une punition, si légère soit-elle, manque donc tout à fait de sens, si elle a égard à l'accident" - Comme de vouloir punir celui qui se blesse par sa propre imprudence - Il a connu un maire de campagne dont on se moquait à cause d'un écriteau: "Il est défendu, sous peine d'amende, de se noyer dans l'étang" - La solution: punir la négligence, "légérement " mais "inexorablement" et, en paralléle, "un cérémonial pour toute action compliquée et difficile", ce qui permet de libérer l'esprit et de discipliner le corps -
Beau texte sur le pharmacien rationaliste de Flaubert qui ignore Monsieur Barrés - "la rusticité de Mr Homais se montrerait surtout en ceci qu'il mépriserait de tout son coeur l'auteur du Jardin de Bérénice pour cette improbité politique étalée comme une parure" - Ni Barrès, ni Briand, même s'il n'est pas invraisemblable que Briand ait pu être sincère dans son fanatisme révolutionnaire - Mais Barrès est resté sec, sans coeur, "négateur seulement, moqueur comme..les enfants des riches lorsqu'ils remarquaient autrefois ses souliers plébéiens" - "Or la moquerie est la dernière ressource de l'esprit parisien à sa décadence" - L'argument de Mr Homais "si Dieu peut tout, comment se fait-il que ses églises tombent en ruine" a fait rire Barrés et Sembat - Barrés répondrait que la religion n'est "pas si grossière que de promettre le bonheur aux honnêtes gens" - Au fond, il ne sait pas trop si Dieu existe - Mais le Pape lui le croit et l'argument de Mr Homais est fort - "Et il ne fallait pas non plus tant de subtilité dans l'affaire Dreyfus; un peu de coeur seulement" -
Ce qui le frappe le plus dans le fait de garder les jeunes gens un an de plus (trois ans) à la caserne, ce sont les conséquences économiques - Ceux qui sont là manqueront autre part et seront remplacés par des employés et des produits étrangers - La course aux effectifs est sans fin - Il conseille de lire "le beau livre de Jaurès sur l'Armée nouvelle" - Ne vaut-il pas mieux employer autrement les effectifs? - En quoi les effectifs les plus nombreux ont-ils un rapport avec notre honneur? - "L'Honneur nous oblige seulement à rester maitre chez nous" - Et il pense qu'une armée de citoyens n'est pas aisément mobilisable pour une cause injuste - "Bismark a du mettre toutes ses ruses en jeu pour se faire attaquer" afin d'être suivi par la Bavière, le Wurtenberg et le duché de Bade - "Si nous nous en tenons ouvertement à la justice, nous serons forts de toutes façons" -
Sur l'éducation: Les professeurs dénoncent le fait de donner à certains répétiteurs le titre et la fonction de professeurs adjoints car cela rabaisserait "le niveau de l'enseignement" - Ces Messieurs veulent être seuls juges en ces matières - Or les pères de famille et le législateur ont beaucoup à dire la dessus: "l'orgueilleux enseignement des sciences", les classes de mathématiques ou "la plupart des éléves restent sans lumières et sans secours", "les expériences ..faites au galop, quand elles sont faites", les "dictées fastidieuses", les "exercices de mémoire qui excluent toute critique" et aussi "l'abandon moral ou sont laissés les enfants timides ou qui ont l'esprit lent" - Il faut remettre les diplomes à leur rang et "estimer un peu plus haut les simples licenciés...qui font bien leur métier" - "Messieurs les Professeurs, nous avons beaucoup de choses à vous dire sur votre métier et il faudra bien que vous les écoutiez" -
Sur la coopération et les coopératives: "Comme je réfléchissais sur cette chimérique égalité qui définit rigoureusement la justice comme l'inégalité définit l'injustice", il se dit qu'il faudrait longtemps pour y arriver - Il prend, comme souvent, l'exemple d'un détaillant qui connaitrait mieux que lui la provenance et la solidité des objets qu'il vend, ainsi que le prix de revient et le bénéfice: le prix est donc injuste puisque l'information est inégale - Et il soutient que le genre de commerce idéal est la coopérative qui est, elle, transparente - Il conclut: "Rien de plus pénible à voir qu'un visage d'historien, rien de plus agréable à voir qu'un visage de coopérateur" -
1 page in8 - trés bon état - En-tête: 24 rue Barbey de Jouy -
Il le remercie pour le bel article d'Edmond Jaloux publié dans les Nouvelles - "Tu es un frère" - Il a eu de ses nouvelles à la clinique par le docteur Hamon - Eliane est malade depuis quelques jours "et souffre beaucoup" - Il pense qu'elle se remettra bientôt et que leurs guérisons coincideront - S'il passe sa convalescence au Hêtre Rouge, ils iront le voir en voisin de l'Isle Adam -
2 pages in8 - trés bon état mais manque de papier en tête sans atteinte au texte - En-tête: Hotel de la Méditerranée - Nice - Cachets de la Bibliothèque Marcel Prêvost -
Il le félicite pour le premier numéro de la Revue de France qu'il vient de lire - Comme il n'a pas donné suite au projet de roman qu'il lui avait demandé, "il vaut mieux n'en plus parlé" - Il n'a guère le temps, avec le théatre, d'écrire quoique ce soit - Ils se mettront d'accord sur un autre sujet quand ils se verront - Il ira le voir à son retour à Paris afin de ne pas lui "laisser croire à une trop grande déception" -
1 page in4 - trés bon état mais restauration marginale au scotch sans atteinte au texte - Cachet de la Bibliothèque Marcel Prêvost -
Il le remercie de l'amicale pensée qu'il a eu "d'écrire sur la 'Rue' " la fin de son article - "Je dirais même: merci deux fois, mon cher Maitre" - Il est sûr qu'il comprendra -
1 page 1/2 in4 - trés bon état - Cachet de la Bibliothèque Marcel Prêvost -
Il n'oublie pas tout ce qu'il lui doit depuis ses débuts à la Revue de Paris et le prix du Roman jusqu'à son article sur la Rue - Sa bienveillance est un grand réconfort pour lui - Les termes qu'il emploie pour "Prisons de Femmes" lui font le plus grand honneur et le touche particulièrement "car ce livre est un peu plus pour moi qu'un livre" - Il se réjouit d'avoir rencontrer chez le grand écrivain qu'il est, l'homme de coeur qui ne craint pas de se montrer -
"Le Progrès, tel qu'il se fait maintenant à quelque chose d'écrasant pour l'esprit" - De plus il nous éloigne de l'égalité matérielle - Le riche accapare les routes - Les expériences présentées aux ignorants ressemblent à des miracles - Les questions de Galilée, Leibniz ou Newton sont pour nos savants l'équivalent de l'arithmétique de bébé pour nous - La science court, et si on ne peut la suivre, il faut la regarder d'en bas comme on "regardait le Comte de Lambert planant sur Paris" - "Ma foi, se dit le forgeron, il y a trop de choses à comprendre; j'aime mieux penser à coups de marteau" - C'est le danger:"Ami forgeron, ...tu seras battu si tu n'as pas la justice avec toi" - Mais la science n'est point science, elle n'est encore que magie et "celui qui sait bien une seule chose est l'égal des plus savants" -
Sur le progrès moral: Les Romains torturaient, nous ne supportons plus que l'on torture un chien ou un cheval - Les meilleurs anciens, comme Sénéque, avaient les mêmes sentiments que nous - "Ce qui est admirable, c'est que nous avons des milliers de Sénéques" - La haute philosophie a pénétré partout - Pourtant, le cordonnier n'a pas lu Sénèque - Qu'y a-t-il de neuf?: "des idées, tout simplement" - On pense et on ose penser - On ne craint plus policiers, ni espions ni dénonciateurs - "Cette liberté conquise ..est sans doute la source de ces progrès étonnants" - On raisonne sur les sottises d'autrui "et ce plaisir se paye en vertu" -
Une initiative pour sauver le franc: Il vient lui faire part d'une idée pour la contribution des artistes au "salut du franc" - Il considère que les artistes pourraient plus facilement donner une oeuvre que de l'argent - Ces oeuvres seraient vendues aux enchères publiques - Amateurs français et étrangers contribueraient ainsi à l'effort français - Le recrutement devraient se faire parmi les vrais créateurs "membres sociétaires et parmi les grands isolés" - Il aimerait que si ce projet lui convient, il en soit le seul chef pour "éviter ainsi les petites coteries artistiques qui font tout manquer" - Il se tient à sa disposition pour les détails -
Une initiative pour sauver le franc: Mr Léon, le Directeur des Beaux Arts dit lui avoir transmis son idée de contribution des artistes "pour le relèvement du franc" - [Il s'agit d'une vente d'objets d'art au profit de la Caisse d'Amortissement pour soutenir le franc] - Espèrant que cette idée lui plaira aussi, il se tient à sa disposition pour "développer la chose dans tous ses détails" -
Dans le cadre d'une initiative pour sauver le franc: Il a vu Mr Guiraud [Directeur du Comité National des Contributions volontaires] à qui il a exposé son projet qui doit être soumis en sa présence au Comité - Il lui précise quelques points pour lui permettre de l'aider "à triompher au Comité" dans l'après midi - Suit une longue démonstration sur l'utilité de récupérer des oeuvres d'art données ou confiées par leurs auteurs pour une vente aux enchères destinées à récupérer des fonds comme Contributions volontaires pour soutenir le franc - Il conseille des ventes publiques dans des pays à devises fortes "afin d'avoir l'apport assez sérieux de devises étrangères" - Cela obligerait aussi "moralement les intellectuels de France à prendre position pour la défense du patrimoine national" - Ce serait aussi un merveilleux moyens de propagande: vous voulez aider la France, "prouvez le - voilà le moyen" -
Il cherche encore sa réponse après un dialogue entre lui et le RP Phileas sur le rétablissement du service de trois ans et l'alliance franco-russe, autant de sujet sur lesquels le peuple français n'a pas eu son mot à dire malgré les apparences du système républicain - En fait, dit Phileas: "Pas la plus petite trace de liberté..dans cette délibération essentielle, pas même un droit de remontrance...Quand le peuple français sera instruit par deux ou trois expériences de ce genre là, il cessera de s'intéresser à la politique" -
1 page in8 - premier plat de l'enveloppe conservé - bon état -
Rare lettre scientifique de la période de guerre: "Les rayonnements des corps radioactifs peuvent provoquer la floculation des colloides mais je doute que le procédé soit pratique" - Le prix serait aussi beaucoup trop élevé par rapport au résultat - Pour ce qui est du vase métallique relié à la terre, "c'est de la fantaisie" - Il a raison de douter -
Exemplaire de l'édition originale ordinaire avec un bel envoi de Louise Hervieu à Victor Nepomiachi: "Pour la Paix et pour la race - A Monsieur Victor Nepomiachi ....je dédie ce long sanglot humain et cet appel d'espoir...Qu'il soit entendu de la belle Argentine! c'est la prière de Louise Hervieu avec sa conjuration pour les innocents....etc" - 1 page in8 -
1937 Paris - Denoel - 1937 - 1 volume in8 broché de 64 pages - trés bon état -
Un des 100 exemplaire de l'édition originale sur alfax avec un bel envoi de Louise Hervieu aux Reuillard: "De coeur en souvenir pour mes Reuillard fidèles et génèreux dans l'amitié qui ont défendu "Sangs" dès sa conception et relevé le pauvre courage de Louise ...etc" - 1 page in8 -
C'est samedi la "séance de fondation du Comité Louise Hervieu pour l'adoption du Carnet de Santé" - Mais ses Reuillard n'ont pas besoin de venir - Elle les inscrira d'office "un peu plus tard ..parmi les répondants" - C'est à Louise Hervieu que l'on doit l'institution de ce Carnet de Santé le 1er juin 1939 -
Il n'a rien pour l'instant et il est désolé de produire si peu - Dès qu'il aura quelques dizaines de feuillets pouvant lui convenir, il lui en parlera -
3 pages grand in8 + adresse au dos - bon état - On joint une seconde lettre en anglais - 2 pages 1/2 in8 à Mr Akerman du 26 juin 1854 -
Rare lettre en français: Sa lettre lui a rappelé son amitié et la perte qu'ils ont eu de son retour [en France] "dans ce pays qui doit s'enorgueiilir d'avoir donné naissance à un homme d'un si grand talent" - Quant à lui: "vous savez combien il est difficile de bien parler de soi" - En l'absence d'un plus grand talent, il a la chance de voir ses tableaux estimés du public - Il a été comblé de louanges de toute part mais il regrette de ne pas avoir son approbation personnelle - Mais les oeuvres de Phillipps [Thomas], de Shee (?), l'obligent à se surpasser - Il espère le voir dans quelques semaines et ensuite, s'il peut s'arracher à sa Paris, il se propose de faire le voyage de Venise afin de se "rendre par l'étude plus digne de l'approbation du public" - Dans la seconde lettre, il est question de Sir Robert Inglis dont il faudrait obtenir l'autorisation pour faire graver le portrait d'après son tableau -
Elle n'a point oublié son amitié "ni cette chère jeune fille" a qui elle voulait envoyer "ce petit livre d'école! et ces petits bouts de dessin, pour l'amuser un instant" - Depuis sa terrible tourmente d'infection du printemps, elle ne s'est pas redressée et ses docteurs l'ont "trouvée plus dépérie qu'au sortir de l'opération et de la Salpétrière" - Ils l'ont cloitrée pour qu'elle reprenne "un poids un peu décent"- "Pardon pour ce pauvre brouillon si mal fichu" -
Elle est restée privé de leurs nouvelles à cause d'une dame qui l'a vertement redressée - Elle n'ose plus téléphoner - Elle a pu remettre la main "sur un Pur fil" de l'édition de Sangs sur lequel elle a écrit un peu de sa "douce gratitude" - Elle voudrait que d'autres reprennent "la Cause" et prennent "fait et cause pour elle" - Elle hésite dans son état à se rappeler "au cher Georges Lecomte"- "C'est fini pour le bel, si bel article de Paul Reboux à Paris-Soir" - Elle a voulu lui téléphoner "mais il s'est arrangé pour que je ne puisse le toucher" - Elle ne verra peut être pas l'édition populaire qui suivra celle-ci ni peut être le film' "qui s'amorce avec Benoit Lévy" - Sa nouvelle adresse: 55 rue du Cherche Midi -
Très rare lettre de ce poète drômois recencé parmi les fous littéraires par Brunet, Raymond Queneau et André Blavier: La lettre comprend deux quatrains et le texte - Elle glorifie le "quinque-vir-salvat ou l'unité du salut en cinq personnes qui sont : Mac-Mahon et Thiers,président-soleil, Philippe II roi, Napolèon IV empereur et Henri V" - "Les haines des partis des prétendants ont complétement détruit et enseveli la France qui n'est pas en république mais bien en risée-publique et aura bientôt pour gouvernement définitif la rage-publique" -
1 page in8 - trés bon état - En tête: "Le Figaro" -
Il a retrouvé l'adresse Rey, "ultime volume à envoyer" - A-t-il lu "la note aimable, non rédigée par moi, dans le bulletin de la DAS" et l'article enthousiaste signé Emile Schreiber dans les Echos? -
Ecrivain ou journaliste? - Ecrire rapidement sur des sujets qu'il connait n'a jamais été mauvais pour un écrivain: Bossuet ou Voltaire l'ont fait - Mais si l'écrivain doit gagner sa vie dans le journalisme "tout se gâte" car ils rassemblent de vastes publics qu'il ne faut pas mécontenter - L'écrivain se soumet "presqu'à son insu" à cette consigne "comme on prend le ton d'un salon ou on entre, par politesse - Alors, mesurez les affaiblissements" -
Le risque du journalisme pour un écrivain, ce n'est pas d'écrire beaucoup et vite; c'est de finir, pour de l'argent, par ne vouloir effaroucher personne et donc de "ne rien dire" -
1 page 1/2 in12 - carte format 9,5 x 14 cm - enveloppe - bon état -
"Dieu est le Grand Maitre et le jardinier et moi, je ne suis que sa créature souffrante et inhabile" - Il est bien bon de se contenter de ses "pauvres créations" - Elle a bien reçu le mandat et attend ses instruction pour le montage du dessin -
Elle a reçu son message de paix et de souvenir mais elle est loin de la Suisse ou elle a pourtant vêcu dix mois, dans le Valais - Elle sort à peine de vives douleurs suppliciantespendant lesquelles le travail même lui est retiré de peur d'un transfert au cerveau - L'hopital et la maladie ont retardé la parution du "Bon Vouloir", son livre, son "enfant de livre"ou tiennent à la fois sa pensée, ses dessins, et son "humble morale d'acceptation" - Son exemplaire sur Japon lui est fidèlement réservé et lui sera envoyé sitôt fait, au plus tard en juin - Le livre ne sera lancé qu'à la rentrée - Ils n'ont plus ni Japons, ni Hollandes - "Cet humble livre pourrait bien être un succès" - Il a dû recevoir le prospectus [joint] de l'exemplaire qui sera vendu au profit de l'hopital Bellan - Il est visible à la librairie de France -
Elles iront, Madame Lapauze et elle, guidées par lui, en son chateau de Vert-Coeur, "visiter l'admirable travail de Zarraga" - [Angel Zarraga, 1886 - 1946, peintre mexicain] - Pour le moment, elle est prisonnière de son anxiété car sa soeur unique va subir "une série de petites opérations dans le but.. de lui en éviter une plus grande et totale" -
Malgré ses "maux habituels", elle prépare une exposition chez Bernheim et elle souhaite y présenter, comme il lui a promis par la bouche de Zarraga - [Angel Zarraga, 1886 - 1946, peintre mexicain] - son dessin de "la dame qui réfléchit: "Le Retour sur soi" qui rehaussera par sa dignité et sa présence d'autres oeuvres qui n'ont pas sa portée" - Elle lui propose de le faire encadrer ou de lui laisser ce soin, et lui demande si son nom de propriétaire doit figurer au catalogue, ce qui l'honorerait - Elle serait heureuse de le rencontrer à cette exposition -
Elle reçoit comme une marque d'honneur son "précieux opuscule qui contient le noble secret de [son] bonheur puis celui de [sa] peine infinie et de [son] espérance éternelle" - Elle y apprend comment on peut annoblir la douleur - "Etant de religion et d'intruction catholiques", elle a pu apprècier et comprendre cette lecture et elle le remercie de "ce beau don" - Elle espère que sa visite chez Bernheim pour voir ses dessins ne l'a pas fatigué au delà de ses forces et qu'il est déjà retourné dans sa "Suisse bienfaisante"-
Elle le remercie de sa communion avec ses souffrances et son anxièté - L'état général de sa soeur se maintient et elle attend sa libération comme une fête - Elle le remercie de sa proposition d'ouvrir son chateau de Vertcoeur pour elle et Mme Lapauze et découvrir les fresques de Zarraga - [Angel Zarraga, 1886 - 1946, peintre mexicain] - Mais elle attendront pour "déranger le Maitre" le retour du printemps et en attendant, elles iront admirer "sa crypte de l'église de Suresnes" [que Zarraga a peinte en 1924] - Elle le remercie de protèger avec sa "pensée fidèle" la naissance délicate du "Bon Vouloir" - Elle signera de tout coeur le Japon qui lui est réservé -
Elle est heureuse que son dessin plaise à son âme et à ses yeux - Elle est au lit car elle a dépassé la limite de ses forces et on lui injecte du "serum marin", ce qui est son "grand recours" - L'édition du "Bon Vouloir" peut se passer d'elle quelque temps - Elle lui demande 420 fr pour le dessin et le montage - Et, "si vraiment il vous a touché, voulez vous ...y joindre une coupure de 20 fr pour mon mutilé" car dans sa pauvre vie, elle a un luxe: son mutilé qu'elle aide en attendant que se réalise les promesses de l'Etat - Quand ses amis sont particulièrement contents d'elle, elle leur demande une obole pour lui - "C'est l'ami Zarraga qui a acheté le portrait de son mutilé" -
Son "Bon Vouloir" n'est pas encore prêt - Mais il sera le premier servi - Sa conjonctivite est soigné par des sondages douloureux qui affectent son estomac - Ses yeux son peut être "punis d'avoir vu tant de choses" - Elle ne peut bouger car il lui faudrait une infirmière et "elles sont trop chères" - Une consolation: elle vient de vendre 3000 fr son exemplaire de bienfaisance "à Madame Solvay de Bruxelles" - "Il semble qu'elle et moi nous restons dans notre rôle de femme en protégeant les malheureux" -
Quelle est sa joie, si abimée et déchue par le mal, de rester "auprès de [son] frère sous les apparences de ces jeunes et pures petites vierges du Livre d'Heures de la Vierge"