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‎Autographes‎

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‎LELY Gilbert‎

‎Ma civilisation‎

‎- Jean-Jacques Pauvert, Paris 1961, 13,5x19,5cm, broché. - Edition définitive imprimée sur alfa, il n'a été tiré que 9 Japon en grands papiers. Envoi autographe signé de Gilbert Lély au professeur Georges Blin : "... professeur à la Sorbonne, avec mes remerciements pour sa prompte et obligeante réponse, dans laquelle j'ai noté l'existence d'un panégyrique d'Hélène, par Isocrate, que j'ignorais, et dont le présent ouvrage est le commentaire implicite. Son dévoué et attentif..." Agréable exemplaire. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎SOLLERS Philippe‎

‎H‎

‎- Seuil, Paris 1973, 14x20,5cm, broché. - Edition originale pour laquelle il n'a pas été tiré de grands papiers. Envoi autographe signé de Philippe Sollers au professeur Georges Blin. Dos très légèrement insolé et comportant de petites taches claires. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎DUTOURD Jean‎

‎Journal intime d'un mort‎

‎- Plon, Paris 2004, 13x20cm, broché. - Edition originale pour laquelle il n'a pas été tiré de grands papiers. Envoi autographe daté et signé de Jean Dutourd à belle-soeur Aimée (Guérin née Lemercier) et à son mari Philippe (Guérin). Agréable exemplaire. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎DUTOURD Jean‎

‎Les choses comme elles sont racontées à Jacques Paugam‎

‎- Stock, Paris 1978, 13x22cm, broché. - Edition originale pour laquelle il n'a pas été tiré de grands papiers. Envoi autographe daté et signé de Jean Dutourd à belle-soeur Aimée (Guérin née Lemercier) et à son mari Philippe (Guérin) : "A Ina, qui connait tout ça depuis bientôt 40 ans! Avec l'affection de Piouche" Agréable exemplaire. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎NEMIROVSKY Irène‎

‎Les mouches d'automne‎

‎- Grasset, Paris 1931, 11,5x17,5cm, broché. - Deuxième édition parue la même année que l'originale, one advance (service de presse) copy. With an autograph inscription from Irène Némirovsky to Elie Richard. Spine slightly sunned with a repaired tear to head, copy retaining its advertising slip. [FRENCH VERSION FOLLOWS] Deuxième édition parue la même année que l'originale, un des exemplaires du service de presse. Envoi autographe signé d'Irène Némirovsky à Elie Richard. Dos très légèrement insolé comportant un accroc restauré en tête, exemplaire complet de son prière d'insérer.‎

‎PIEYRE DE MANDIARGUES André‎

‎L'ivre oeil suivi de Croiseur noir et de Passage de l'égyptienne‎

‎- Gallimard, Paris 1979, 12x18,5cm, broché. - Edition en partie originale, un des exemplaires du service de presse. Envoi autographe signé d'André Pieyre de Mandiargues à Henri Parisot. Deux petits accrocs en pied du premier plat, légères piqûres marginales sur les plats. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎PIEYRE DE MANDIARGUES André‎

‎La nuit séculaire‎

‎- Gallimard, Paris 1979, 14x20,5cm, broché. - Edition originale, un des exemplaires du service de presse. Envoi autographe signé d'André Pieyre de Mandiargues à Henri Parisot. Piqûres marginales sur le premier plat. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎SCRIBE Eugène‎

‎Proverbes et nouvelles‎

‎- Librairie de Charles Gosselin, Paris 1850, relié. - Nouvelle édition. Reliure en demi chagrin bleu marine, dos à quatre nerfs sertis de pointillés dorés et orné de doubles caissons dorés décorés en angles de fleurons dorés, plats de cartonnage bleu marine comportant de très légères éraflures, gardes et contreplats de papier à la cuve, deux coins très légèrement émoussés, reliure de l'époque. Notre exemplaire est enrichi d'une lettre autographe datée et signée d'Eugène Scribe, montée sur onglet, qui a signé également pour Noël Parfait, à en-tête de la "Commision des auteurs et compositeurs dramatiques", dans laquelle il refuse une demande de subvention. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎BYRON LORD George Noel Gordon CARTER Frederick‎

‎Manfred‎

‎- The Fanfrolico press, London 1929, 13x16,5cm, reliure de l'éditeur. - Edition ornée d'illustrations originales en violet et noir de Frederick Carter et imprimée à 550 exemplaires numérotés sur vélin. Reliure de l'éditeur en demi cartonnage crème façon vélin, dos lisse, plats de soie moirée violette, premier plat frappé d'une illustration dorée de Frederick Carter, tête dorée. Envoi autographe daté et signé de Frederick Carter au crayon de papier en dessous de la justification du tirage, le nom du dédicataire ayant été proprement effacé. Agréable exemplaire. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎COURTELINE Georges‎

‎Théâtre I & II‎

‎- François Bernouard, Paris 1925, 14,5x21,5cm, relié. - Nouvelle édition parue dans les oeuvres complètes de l'auteur, un des 1240 exemplaires numérotés sur vergé de Navarre, le nôtre non justifié. Reliure en demi maroquin bordeaux à coins, dos à quatre nerfs sertis de pointillés dorés orné de quintuples caissons dorés, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier à la cuve, ex-libris encollé sur un contreplat, couvertures et dos conservés, tête dorée, reliure de l'époque signée de Kauffmann & Horclais. Envoi autographe signé de Georges Courteline à Jenny et Achille Sacerdote. Quelques rousseurs affectant principalement la première garde et quelques marges de certains feuillets. Exemplaire joliment établi. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎COURTELINE Georges‎

‎Les gaîtés de l'escadron‎

‎- François Bernouard, Paris 1926, 14,5x21,5cm, relié. - Nouvelle édition parue dans les oeuvres complètes de l'auteur, un des 1240 exemplaires numérotés sur vergé de Navarre, le nôtre non justifié. Reliure en demi maroquin bordeaux à coins, dos à quatre nerfs sertis de pointillés dorés orné de quintuples caissons dorés, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier à la cuve, ex-libris encollé sur un contreplat, couvertures et dos conservés, tête dorée, reliure de l'époque signée de Kauffmann & Horclais. Envoi autographe signé de Georges Courteline à Jenny Sacerdote. Quelques rousseurs affectant principalement la première garde et quelques marges de certains feuillets. Exemplaire joliment établi. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎GUITRY Sacha‎

‎Manuscrit autographe de "Correspondance de Paul Roulier-Davenel recueillie par Sacha Guitry" [ensemble] placards avec notes manuscrites. [ensemble] coupures de presse‎

‎- S.n, s.l. 1947, 39 feuillets. - Précieux et important manuscrit autographe signé de Sacha Guitry de Correspondance de Paul Roulier-Davenel recueillie par Sacha Guitry (1908-1910). Paul Roulier-Davenel est un auteur fictif, né dans l'esprit du jeune Guitry. En effet, celui-ci donna au jour­nal Comoedia, entre octobre et novembre 1908, une sé­rie de « lettres » du pseudo-dramaturge introduites par plusieurs préfaces au ton cocasse. L'humour de cette correspondance n'a jamais trompé les journalistes ni les lecteurs sur l'origine de cette fantaisie, comme le révèlent les articles dans la presse de l'époque. Mais ce fut l'une des premières occasions pour Guitry de trai­ter de manière littéraire de ses deux sujets de prédilec­tion : le monde du théâtre et les femmes. Sont réunis ici une partie du premier manuscrit paru en feuilleton dans Comoedia ainsi que les placards sur lesquels travailla Guitry pour préparer l'édition en volume, publiée en 1910 chez Dorbon l'Aîné. Ces do­cuments révèlent combien il remania les lettres, ainsi que leur agencement, supprimant certains passages, changeant les noms, divisant une même épître en plu­sieurs. L'ensemble comprend 25 feuillets autographes ré­digés à l'encre violette ou au crayon, bien lisibles, et 14 feuillets de placards tirés de Comoedia et largement an­notés et complétés de la main de Guitry. Le manuscrit s'ouvre sur une prétendue bibliogra­phie de « l'auteur », composée d'ouvrages pour le moins farfelus - À houille rabattue (moeurs minières), Le Tur­kestan belge, Manuel de zootechnie ou encore Prophylaxie des maladies vénéneuses (en préparation) -, qui fait écho aux titres non moins fantasques des premières pièces de Guitry (Chez les Zoaques, 1907 ; Le Kwtz, drame pas­sionnel, 1907 ; C'te pucelle d'Adèle, 1909). Cette liste sera largement modifiée pour le livre. Suivent alors huit lettres censément adressées à Guitry par Roulier-Davenel. Dans l'ouvrage, elles se­ront publiées dans un ordre tout à fait différent que dans Comoedia, parfois même de manière fragmen­taire. Ainsi, la première du manuscrit ouvrira le cha­pitre « Lettres d'Évreux » de l'ouvrage (p. 35) et révèle un Roulier-Davenel tourmenté : « Mon cher ami, Depuis votre départ, j'ai beaucoup pleuré. Votre présence m'avait fait énormément de bien, vos conseils étaient sages et m'avaient remonté, mais votre départ, fatal hélas !, m'a rejeté plus profon­dément dans la peine. » Mais la deuxième, datée du 27 octobre, est en partie inédite - on n'en retrouve­ra imprimées que les premières lignes (p. 46) : « Mon cher ami, Je ne sais pourquoi j'ai tardé à vous ré­pondre, car votre lettre m'apporta du réconfort. Ah ! oui, vous avez raison, mille fois raison ! » De même, la troisième lettre n'apparaîtra que de manière parcellaire (p. 39) et la cinquième se trouvera dans la partie « Pneumatiques », considérablement réduite : « J'ai couché hier avec une petite femme très gentille et qui, dans ses rapports avec les mes­sieurs, a l'habitude de remédier à sa maigreur par l'adjonction d'une de ses petites amies. » (p. 73). Dans sa version manuscrite, elle se poursuit par 95 lignes consacrées au directeur de théâtre Antoine : « La valeur d'Antoine est une des choses les moins contestables qui soient. C'est un travailleur ad­mirable et il a fait faire à l'art théâtral un pas de géant. Nous devons à son obstination le silence respectueux du public aux représentations du Ca­nard sauvage et des Revenants. » Dans le livre, Guitry choisira de faire paraître ce portrait, en les remaniant, sous le titre « Lettre où il est question d'Antoine ». Les 14 feuillets de placards avec corrections et va­riantes autographes comprennent une partie des pa­rutions de Comoedia contrecollées sur deux colonnes. Ainsi, la deuxième préface est presque totalement réécrite, seules les dernières lignes seront conservées pour l'édition en volume. De la troisième préface d'ori­gine, Guitry n'a rien conservé ; il reprend l'ensemble du texte et prévoit sur le feuillet l'e‎

‎COURTELINE Georges‎

‎Théâtre III & IV‎

‎- François Bernouard, Paris 1926, 14,5x21,5cm, relié. - Nouvelle édition parue dans les oeuvres complètes de l'auteur, un des 1240 exemplaires numérotés sur vergé de Navarre, le nôtre non justifié. Reliure en demi maroquin bordeaux à coins, dos à quatre nerfs sertis de pointillés dorés orné de quintuples caissons dorés, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier à la cuve, ex-libris encollé sur un contreplat, couvertures et dos conservés, tête dorée, reliure de l'époque signée de Kauffmann & Horclais. Envoi autographe signé de Georges Courteline : " A Achille Sacerdote et à la grande Jenny, leur ami." Quelques rousseurs affectant principalement la première garde et quelques marges de certains feuillets. Exemplaire joliment établi. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎COURTELINE Georges‎

‎Théâtre V‎

‎- François Bernouard, Paris 1927, 14,5x21,5cm, relié. - Nouvelle édition parue dans les oeuvres complètes de l'auteur, un des 1240 exemplaires numérotés sur vergé de Navarre, le nôtre non justifié. Reliure en demi maroquin bordeaux à coins, dos à quatre nerfs sertis de pointillés dorés orné de quintuples caissons dorés, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier à la cuve, ex-libris encollé sur un contreplat, couvertures et dos conservés, tête dorée, reliure de l'époque signée de Kauffmann & Horclais. Envoi autographe signé de Georges Courteline : " A Jenny la grande, son humble ami..." Quelques rousseurs affectant principalement la première garde et quelques marges de certains feuillets. Exemplaire joliment établi. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎COURTELINE Georges‎

‎Le miroir concave suivis de rimes‎

‎- François Bernouard, Paris 1926, 14,5x21,5cm, relié. - Nouvelle édition parue dans les oeuvres complètes de l'auteur, un des 1240 exemplaires numérotés sur vergé de Navarre, le nôtre non justifié. Reliure en demi maroquin bordeaux à coins, dos à quatre nerfs sertis de pointillés dorés orné de quintuples caissons dorés, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier à la cuve, ex-libris encollé sur un contreplat, couvertures et dos conservés, tête dorée, reliure de l'époque signée de Kauffmann & Horclais. Envoi autographe signé de Georges Courteline : " A Jenny Sacerdote, souvenir infiniment affectueux de son bien dévoué et bien sincère ami..." Quelques rousseurs. Exemplaire joliment établi. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎COURTELINE Georges‎

‎Les Linottes suivies de Tante Henriette (nouvelle inédite)‎

‎- François Bernouard, Paris 1926, 14,5x21,5cm, relié. - Nouvelle édition parue dans les oeuvres complètes de l'auteur, un des 1240 exemplaires numérotés sur vergé de Navarre, le nôtre non justifié. Reliure en demi maroquin bordeaux à coins, dos à quatre nerfs sertis de pointillés dorés orné de quintuples caissons dorés, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier à la cuve, ex-libris encollé sur un contreplat, couvertures et dos conservés, tête dorée, reliure de l'époque signée de Kauffmann & Horclais. Envoi autographe signé de Georges Courteline : " A Jenny Sacerdote, entre artistes et de tout mon coeur." Quelques rousseurs. Exemplaire joliment établi. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎COURTELINE Georges‎

‎Philosophie suivie de Pochades et croquis‎

‎- François Bernouard, Paris 1927, 14,5x21,5cm, relié. - Nouvelle édition parue dans les oeuvres complètes de l'auteur, un des 1240 exemplaires numérotés sur vergé de Navarre, le nôtre non justifié. Reliure en demi maroquin bordeaux à coins, dos à quatre nerfs sertis de pointillés dorés orné de quintuples caissons dorés, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier à la cuve, ex-libris encollé sur un contreplat, couvertures et dos conservés, tête dorée, reliure de l'époque signée de Kauffmann & Horclais. Envoi autographe signé de Georges Courteline : " Courteline à son amie la grande Jenny (Sacerdote), entre artistes..." Quelques rousseurs. Exemplaire joliment établi. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎AUDIBERTI Jacques‎

‎Monorail‎

‎- Egloff, Paris 1947, 12,5x18cm, broché. - Edition de l'année de l'originale, mention de neuvième édition. Envoi autographe signé de Jacques Audiberti à Pierre Verdier. Rousseurs sur les plats, papier jauni. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎SADE Donatien Alphonse François, Marquis de‎

‎La fête de l'amitié. Manuscrit autographe complet et unique.‎

‎- S.n. , s.l. [1810-1812], in-8 (18,5x23,5cm), (1f.) 2 f. découpés (78f.), broché. - La Fête de l'amitié. Unique complete autograph manuscript [The Friendship's Party] [Charenton asylum] n. d. [ca. 1810-1812], in-8: 18,5 x 23,5 cm , (1 f.) 2 f shaved (78 f.), original wrappers The complete original manuscript of the last play by the Marquis de Sade, ruled in red throughout, comprising 78 leaves of 12 lines written recto and verso. This manuscript, like the other extant items from the Marquis, was dictated to a scribe and corrected by Sade himself. Two pages at the beginning of the notebook were excised before the text was written. Contemporary pink paper wrappers, a few lacks to head and foot of spine. Ink title to upper cover "5/ La Fête de l'amitié" including a prologue and a vaudeville sketch entitled Hommage à la reconnaissance, these forming two acts of mixed prose, verse, and vaudeville. This title is incorrect, as shown by the first page, on which the following title appears: "La Fête de l'amitié. Prologue. Encadrant l'Hommage à la reconnaissance. Vaudeville en un acte." Manuscript note by the Marquis to verso of upper cover, indicating the position he intended this work to occupy within his oeuvre. Several manuscript corrections, annotations and deletions in Sade's hand, including a quote from his own work as prelude to the vaudeville: "On est des dieux l'image la belle quand on travaille au bonheur des humains. Hommage à la reconnaissance. [We are in the finest image of the gods when we work for the good of humanity. Homage to recognition.]" "This piece, written by the Marquis in honor of the director of the Charenton Asylum, M. de Coulmiers, was played in the Charenton theatre between 1810 and 1812, approximately a year before the total ban on the plays there was introduced on the 6 May 1813. This late work is the only play of Sade's entire theatrical output at Charenton that has come down to us." The play is historic testimony of Sade's genuine respect - despite the inevitable tensions - for the director of his final home, whom the play lauds under the transparently anagrammatic name of Meilcour. But La Fête de l'amitié is also, by its very subject, a precious source of information on the progress of psychiatric medicine, just freeing itself from its repressive accoutrements in favor of new therapeutic methods, like the drama productions to which Sade contributed heavily and to which he here pays singular homage. The piece is particularly Sadean in its approach of casting madness not in the negative form of an illness, but quite the opposite, through the character of the benevolent God Momus, the focal point in this atypical vaudeville. Essentially, though the feast the play describes is a celebration in honor of the director of an asylum similar to Charenton located in ancient Athens, the central figure is the god of insanity himself, whose presence completely upends the relationship between the sane and the sick - much like with the players in the production itself, in which you couldn't distinguish the professional actors from the inmates of the asylum. The whole production, including both song and dance, is made up of two plays - a prologue/epilogue, La Fête de l'amitié, followed by a vaudeville: Hommage à la reconnaissance, played by the same characters as the prologue. The complete production was played at the "festival for the Director." Each dramatic layer is an allegorical variant on the real situation and there's no doubt that the actors, as they got deeper and deeper into the piece, were still playing their own parts. The work of a polished writer in full control of his subject and all the various dramatic and narrative tools, this seemingly frothy piece - by virtue of belonging to the literary genre of homage, which is very conventional and strictly codified - nonetheless contains the subversive elements so dear to the Marquis. And it's also a man who has suffered the regular confiscation and destructio‎

‎SADE Donatien Alphonse François, Marquis de‎

‎Les antiquaires. Manuscrit autographe complet et unique.‎

‎- S.n. , s.l. août 1808, in-8 (17,5x21,5cm), (40f.) (3f. bl.), broché sous chemise et étui. - SADE Donatien Alphonse François, Marquis de Les Antiquaires. [The Antiquarians] Unique complete autograph manuscript [Charenton asylum] August 1808, in-8: 175 x 215 mm (6 7/8 x 8 7/16 "), (40 f.) (3f bl.), original wrappers The complete original manuscript of one of Sade's first works, ruled in pencil throughout, comprising 40 leaves written recto and verso. This manuscript, like the other extant items from the Marquis, was dictated to a scribe and corrected by Sade himself. Contemporary green paper wrappers with a small lack to middle of spine. Ink title, partly erased, to upper cover: 9/ Net et corrigé en août 1808 - bon brouillon. Les Antiquaires. Comédie en prose en 1 acte [Copied and corrected August 1808 - a good draft. The Antiquaries. A prose comedy in 1 Act]. This title is repeated on the verso of the upper cover. Numerous manuscript corrections, annotations and deletions in Sade's hand, principally adding blocking, and rich in both stage and acting directions. Written in 1776 and re-copied at Charenton in 1808, and most likely augmented at the time with various topical references - notably including an allusion to Napoleon, "of whom he was hoping, in vain, to receive permission to leave the asylum at Charenton as a free man" (p.94) - Les Antiquaires is one of the first theatrical pieces written by the Marquis and therefore one of his first literary works overall, written eight years before the Dialogue entre un prêtre et un moribond [Dialogue Between a Priest and a Dying Man]. Though the precise dating of these pieces is made difficult due to the lack of the original manuscripts, several clues have allowed bibliographers to date the initial composition of this piece to 1776, possibly with a corrected version during the Revolution and a few final changes at the time of this last edit, which is today the only extant manuscript of this play. These clues include the status of the Jewish and English characters, the style of the dialogues, and Sade's correspondence with theatres; the strongest clue being biographical in nature. Les Antiquaires can essentially be considered the true "theatrical version" of Sade's Voyage en Italie with which it shows a sustained intertextuality. The play is about an antiquary - in the 18th century sense of the term, which is to say a learned devotee of Classical culture - who wants to marry off his daughter to a friend with the same passion, who nonetheless finds a way of convincing him to let her marry her young lover. Whether it be in the learned dialogues of the antiquaries or in their eccentric parody by the young lover imitating them, Sade draws upon his own experience and observations from his travels, which he expands or twists, according to the viewpoint of his various characters. Hence, the description of Mount Etna by the lover - Delcour - is a parody of Sade's detailed description of the Pietra Malla volcano, and the made-up "subterranean tunnel linking Etna to America" is directly inspired by the tunnel of the Crypta Neapolitana, described by Sade in his Voyage. The Marquis would reach back to this same experience of volcanoes in one of the most famous scenes in his Histoire de Juliette. Barely returned from his latest grand tour and almost at the same time as writing his passionate and detailed account of the experience, Sade was thus also writing a satirical version of his own work (until his problems with the military authorities). The work is at the same time a social critique of pointless erudition and a self-mockery of his own passion for history and of his "zeal to see everything, his insatiable curiosity" (cf. Maurice Lever, preface to Voyage en Italie). This virulent satire is paradoxically twinned with a very erudite display of the author's knowledge of the latest architectural discoveries and the major contemporary questions in the field. This was, in fact, the element cr‎

‎MILLER Henry‎

‎Correspondance manuscrite complète d'Henry Miller avec Béatrice Commengé‎

‎- Pacific Palisades (CA) 1976-1978, 23 pages A4. - Henry Miller's complete manuscript correspondence with Béatrice Commengé Pacific Palisades (CA) 1976-1978 | 23 pages 21 x 29.7 cm A superb complete set of 17 autograph letters signed by Henry Miller and addressed to the writer Béatrice Commengé, the author most notably of Henry Miller, ange, clown, voyou [Henry Miller: angel, clown, thug] and translator of a number of works by Anaïs Nin. With an autograph envelope addressed by Henry Miller to Béatrice Commengé and an autograph letter signed by Anaïs Nin to Béatrice Commengé. In 1976, Béatrice Commengé, then a young literature student, began writing a thesis on Anaïs Nin and Henry Miller. From her home village in the Périgord region, she wrote to both. Nin, who was very unwell, apologized for not being able to help her. Miller, though, let himself be seduced at the outset by the idea of exchanging letters with an inhabitant of Domme, the village whose beauty he had lauded in The Colossus of Maroussi. Very quickly, impressed with the student's style and determination, he entered into a correspondence with her that would last until - two years before his death - Miller's eyesight broke down completely, preventing him from reading and writing. At this time, Miller, then 85, was living almost as a recluse in Pacific Palisades in California, rejecting the American way of life and its illusions, and dreading all-too frequent offers and invitations. But the old writer was very quickly charmed by Commengé's outlook on his work: «You are a gem! One of the very few ''fanas'' to understand me. Merci! Merci mille fois!» he writes in his second letter. A true epistolary friendship then develops between the ageing writer and his young muse: «I think of you as some sort of terrestrial angel», and «what a delight to get a letter from you»; «Keep writing me, please!» In passionate letters that are written and re-written, with their English mixed with French, words underlined, copious brackets and exclamation points, and post-scriptums squeezed into the margins, Miller examines his work and his memories. He refuses a purely academic correspondence, «To be honest with you, I don't think either A.N. or I, who are naturally very truthful persons, really succeeded with truth as it is conventionally thought of. We are both confirmed 'fabulators'.» Miller recommends the young woman the books he's been reading recently and his old friends: «[Lawrence] Durrel is the friend to talk to about me, [...] he knows me inside out»; «[he] is wonderful when you get to know him. éblouissant même»; «that great master of the French language - Joseph Delteil»; «Delteil is almost a saint. But a lively one,»; «Alf[red Perlès] is the clown, the buffoon, who made me laugh every day». He goes on to congratulate her on abandoning her didactic project in favor of an «imaginary book about [him]» and launches on a much more intimate correspondence. He confesses his shock, as well: «Did you read about the French prostitutes protesting and demonstrating in Paris against my receiving [the legion of honor]? They say I did not treat them well in my books. And I thought I had!!». He also shares his literary tastes: «I prefer the Welsh. They are the last of the poets». He also warns the future translator of Anaïs Nin against his former mistress' duality: «She is or was a complete enigma, absolutely dual. [...] Actually, I suppose there is always this dichotomy between the person and the writer», and confides to her her secrets: «she is slowly dying (of cancer) she refuses to admit it. (This is entre nous!)». He also discusses his latest loves: «I am in love with a very beautiful Chinese actress [...]. I seem to go from one to another, never totally defeated, never wholly satisfied. But this is near 'eternal' love as I've never been.» Indeed, despite his advanced old age, the author of Sexus has lost nothing of his passion for the fairer sex and his correspondent's being a woman i‎

‎BACHELARD Gaston‎

‎L'eau et les rêves. Essai sur l'imagination de la matière‎

‎- José Corti, Paris 1947, 12x18,5cm, broché. - Nouvelle édition pour laquelle il n'a pas été tiré de grands papiers. Envoi autographe signé de Gaston Bachelard à Xavier Regnauld : "... les rêveries d'un philosophe champenois..." [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎GRATIEN-MARIN Patrick‎

‎Flore urbaine‎

‎- Ecume, Paris 1990, 30,5x41cm, en feuilles sous chemise. - Edition originale imprimée à 2000 exemplaires signés par Patrick Gratien-Marin. Cet ouvrage consiste en un portfolio contenant 20 photographies de Patrick Gratien-Marin. Quelques claires salissures sur le premier plat de la chemise, second plat sali en tête, deux petites déchirures sur le dos. Rare. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎LOTI Pierre & VEDEL Emile & SHAKESPEARE William‎

‎Le roi Lear‎

‎- Calmann-Lévy, Paris 1904, 11,5x18,5cm, broché. - Nouvelle édition de la traduction française établie par Pierre Loti et Emile Vedel. Envoi autographe signé d'Emile Vedel au docteur Belières enrichi de la signature manuscrite de Pierre Loti. Un petit manque comblé en pied d'un plat, traces de pliures et déchirures en marges des plats. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎LONDON Artur‎

‎L'aveu‎

‎- Hachette, Paris 1977, 15,5x22,5cm, reliure de l'éditeur. - Nouvelle édition de la version française établie par Artur et Lise London et éditée par la collection "Le club pour vous" chez Hachette. Envoi autographe daté et signé d'Artur London à un couple d'amis : "Pour Adèle et Roger ce témoignage d'une époque que nous voudrions révolue à jamais..." enrichi de la signature manuscrite de Lise London. Agréable exemplaire complet de sa jaquette illustrée reprenant une scène de l'adaptation cinématographique dans laquelle figure Yves Montand. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎SADE Donatien Alphonse François, Marquis de‎

‎Lettre autographe à sa femme. Hommages à la Présidente : « Faire noyer vive l'exécrable coquine qui depuis neuf ans (...) suce mon sang... »‎

‎- s.l. (Vincennes) s.d. (circa 1781), 15,7x20,1cm, une feuille. - SADE Donatien Alphonse François, Marquis de Autograph letter to his wife. Hommages à la Présidente: "Faire noyer vive l'exécrable coquine qui depuis neuf ans [...] suce mon sang..." N. p. [Vincennes Castle] n. d. (circa 1781), 157 x 201 mm (6 3/16 x 7 15/16 "), single leaf "The more I think about it, however, the more I think you have to have quite a nerve to dare write to a poor suffering unfortunate..." Autograph letter unsigned from the Marquis de Sade to his wife. One page, closely written in ink on 31 lines. This letter was written during Sade's imprisonment at Vincennes, probably in April 1781, if one is to believe the occasional indicators of date referenced by the writer. Sade mentions the end of his "exile from Marseilles", referring to the decision of the court in Aix-en-Provence to overturn his conviction for debauchery and libertinage on the 14 July 1778, but which nonetheless banned him from living in or visiting Marseilles for three years. Sade also mentions one of the defining episodes of his life, his flight to Italy between January and November 1776: "they may as well have killed me straight off as left me in that foreign country where I was." Sade also mentions the "amazing favor" that befell him of "moving house", which is to say his potential transfer to the fort at Montélimar. In April 1781, Madame de Sade, through the good offices of her friend Madame de Sorans, got authorization from the King for her husband to be transferred to the prison there. Sade explains in the letter: "I think you have to have quite a nerve to dare write to a poor suffering unfortunate who has been beset these nine years...telling him to thank, ever so humbly, the woman who obtained for him the amazing favor of moving house." Sade is here no doubt referring to the famous Madame de Sorans, a lady of Louis XVI's sister's bedchamber and a friend of his wife's who, out of a spirit of adventure, accepted the task of petitioning the King in his favor. It was to Commissioner Le Noir, referenced in this letter, that Renée-Pélagie left the task of breaking the news to the prisoner: "Ah, I see now what this nice little visit by M. Lenoir means, I'm used to seeing him in the middle of my incarcerations." Despite the fact that, as Pauvert points out in Sade vivant, this change of "house" occupied the Marquis' thoughts to a large extent, he was never actually moved, preferring to stay in the gaols of the keep at Vincennes. At this point, Sade had been imprisoned for several years and this letter, full of movement, reveals his thirst for freedom. This letter was written when Madame de Sade withdrew to the convent at Sainte-Aure. If she saw this act as a liberation from the yoke of her marriage, the Marquis for his part was obsessed by the idea of his own liberation and mentions a potential date: October 1783. His long incarceration, which began in 1777, would last till April 1790, when lettres de cachet were abolished. Madame de Sade's visits were not reauthorized by the prison authorities until 13 July 1781, after four years and five months of separation. Several important themes in Sade's correspondence already appear in this letter from his first years in prison. First of all, his hatred for his mother-in-law, the Présidente de Montreuil, an "execrable wretch who drinks [my] blood...disgraces [her] children, who has not yet done scattering her horrific deeds and platitudes" and whom he would like to "drown alive". The Marquis also complains of his poor physical health: "my head spins and in my condition I hardly need any more misery", using very Sadean epithets to express his despair. "A poor suffering unfortunate who has been beset these nine years"; "what have I done, what have I done dear Lord, to suffer for twelve years?". Provenance: family archives.‎

‎SADE Donatien Alphonse François, Marquis de‎

‎Lettre autographe à sa femme. Souffrance et philosophie : « si l'on pouvait lire au fond de mon cœur, voir tout ce qu'elle y opère cette conduite-là, je crois qu'on renoncerait à l'employer ! »‎

‎- s.n., s.l. 17 août 1780, 10x16cm, 2 pages sur un feuillet. - Handwritten letter to his wife. Sufferance and philosophy: "Punish as much as you like, but do not kill me: I did not deserve it [...] Ah! If you could read to the bottom of my heart, see everything that happens there, I think you would give up using it!" August 17, 1780, 10 x 16 cm, loose leaves Handwritten letter from the Marquis de Sade addressed to his wife. One recto-verso leaf written in fine, tight writing. It has the partial date at the top "ce jeudi 17" "this Thursday 17th." Two slight signs of folding. The end of the letter was mutilated at the time, probably by the prison administration which destroyed the Marquis' licentious correspondence. So, several months later, in March 1781 his wife wrote to him: "My dear, you really must change your style so that your letters can reach me whole. If you give the truth, it offends, turns against you. If you give any untruths, they say: this is an incorrigible man, always with the same head that ferments, ungrateful, false etc. In any case, your style can only harm you. So change it." The letter was found as it was when, in 1948, the Marquis' trunk, that had been sealed by the family since 1814, was open and it was published in this reduced form in the correspondence of the Marquis de Sade. Provenance: family archives. This letter was written on 17 August 1780, during the Marquis' incarceration in Vincennes Prison. Following the umpteenth altercation with the prison guard, the right to go for a walk was taken away from him on 27 June and was not reinstated until 9 March the following year. The Marquis' physical and mental health is strongly affected by not being able to go out and he constantly begs Renée-Pélagie for the right to be quickly reinstated: "I urge you to let me get some fresh air: I absolutely cannot take it any longer." The suffering caused by these deprivations is a pretext for setting up a mechanism of guilt and blackmail with his wife: "There, three days that I have felt an awful dizziness, with blood rushing to my head so much so that I do not know how I have not fainted. One of these days, they will find me dead and you will be responsible, after having warned you as I do and having asked you for the help which I need to avoid it." Here, the Marquis is intentionally pulling on Renée-Pélagie's heartstrings, really putting her Christian values to the test and giving her the role of grand inquisitor: "You can grant me what I ask for, whilst keeping, on your signal, the same strength." We note, as in Tancrède's letter, a new appearance of "signal," which masks completely different semantics. An essential component of the Marquis' prison mindset, this encoded language, like the fantasised interpretations of his correspondents' letters, feeds the theories of researchers, philosophers, mathematicians... and poet biographers. As such, Gilbert Lely estimates that, far from being symptomatic of psychosis, the return to signals is "his psyche's defence reaction, a subconscious struggle against despair where, without the help of such a distraction, his motivation could have declined." Missing from his correspondence during his eleven years of freedom, these enigmatic semantic depths, "a real challenge to semiological judgement" (Lever p.637), reappear in his Charenton diary. This letter is also an opportunity for the Marquis to deploy his rhetorical panel, confronting the sadistic antonyms in the same sentence. "Pleasure" is synonymous with "abominable" "revolting," "cemetery"and "garden" are superimposed, "I suffer" is conjugated as "I enjoy" and "softness" stands alongside "darkness." The mastered practice of this eloquence exercise is united with the depths of Sadian thought: sufferance and pleasure are closely mixed, simultaneously endured, inflicted and desired. Through these associations, we glimpse the sensitive Manicheism of the Marquis's philosophical thought, which reaches its climax at the en‎

‎BAUDELAIRE Charles‎

‎Lettre autographe signée adressée à sa mère par un Baudelaire crépusculaire : « L'état de dégoût où je suis me fait trouver toute chose encore plus mauvaise. »‎

‎- [Bruxelles] Dimanche matin 14 [août 1864], 13,4x20,6cm, 3 pages sur un feuillet remplié. - Autograph letter signed addressed to his mother by a fading Baudelaire: "L'état de dégoût où je suis me fait trouver toute chose encore plus mauvaise" N. p. [Bruxelles] Sunday morning 14 [August 1864], 13,4 x 20,6 cm, 3 pages on a folded leave Autograph letter signed in black ink, addressed to his mother and dated "Sunday morning the 14th." A few underlinings, deletions and corrections by the author. Formerly in the collection of Armand Godoy, n°188. A fading Baudelaire: "The state of disgust in which I find myself makes everything seem even worse." Drawn by the promise of epic fame, Baudelaire went to Belgium in April 1864 for a few conferences and in the hope of a fruitful meeting with the publishers of Les Misérables, Lacroix and Verboeckhoven. The meeting didn't happen, the conferences were a failure and Baudelaire felt boundless resentment for "Poor Belgium". Nonetheless, despite numerous calls to return to France, the poet would spend the rest of his days in this much-castigated country, living the life of a melancholic bohemian. Aside from a few short stays in Paris, Baudelaire, floored by a stroke that left him paralyzed on one side, would only return to France on 29 June 1866 for a final year of silent agony in a sanatorium. Written barely a few months after his arrival in Brussels and his initial disappointments, this letter shows us all the principal elements of the mysterious and passionate hatred that would keep the poet definitively in Belgium. In his final years in France, exhausted by the trial of The Flowers of Evil, humiliated by the failure of his candidacy to the Académie Française, a literary orphan after the bankruptcy of Poulet-Malassis and disinherited as an author by the sale of his translation rights to Michel Lévy, Baudelaire was above all deeply moved by the inevitable decline of Jeanne Duval, his enduring love, while his passion for la Présidente had dried up, her poetic perfection not having withstood the prosaic experience of physical possession. Thus, on 24 April 1864, he decided to flee these "decomposing loves", of which he could keep only the "form and the divine essence." Belgium, so young as a country and seemingly born out of a Francophone Romantic revolution against the Dutch financial yoke, presented itself to the poet phantasmagorically as a place where his own modernity might be acknowledged. A blank page on which he wanted to stamp the power of his language while affirming his economic independence, Belgium was a mirror onto which Baudelaire projected his powerful ideal, but one that would send him tumbling even more violently into the spleen of his final disillusionment. Published in the Revue de Paris in November 1917, without the sensitive passage about his cold enemas, this emblematic letter evokes all of Baudelaire's work as poet, writer, artist and pamphleteer. The first such reference is via the reassuring, mentor-like figure of the publisher of The Flowers of Evil, Poulet-Malassis: "If I was not so far from him, I really think I'd end up paying so I could take my meals at his." This is followed by a specific reference to the "venal value" of his Aesthetic Curiosities: "all these articles that I so sadly wrote on painting and poetry" . Baudelaire then confides in his mother his hopes for his latest translations of Poe which, to his great frustration "are not getting published by L'Opinion, La Vie Parisienne, or in Le Monde illustré". He concludes with his Belgian Letters, which Jules Hetzel had just told him had been, after negotiations with Le Figaro, "received with great pleasure." Nonetheless, as Baudelaire literally underlined, they were "only to be published when I come back to France." His perennially imminent return to France is a leitmotiv of his Belgian correspondence: "Certainly, I think I'll go to Paris on Thursday." It is nonetheless always put off ("I'm putting off going‎

‎[SADE Donatien Alphonse François, Marquis de] SADE Renée-Pélagie Cordier de Montreuil, Marquise de‎

‎Billet autographe de reconnaissance de dettes de 200 livres à la présidente de Montreuil.‎

‎- s.n., s.l. 18 janvier 1778, 16,3x5,1cm, une feuille. - Billet autographe signé de Madame de Sade, dans laquelle cette dernière reconnaît des dettes envers sa mère, Madame la présidente de Montreuil. Un tout petit trou sans gravité. Paraphes du notaire de Sade, Maître Gibert, précisant le nombre de pièces versées au verso de chaque billet. Tout au long de sa vie, le Marquis - fastueux et très dépensier - fut criblé de dettes et n'eut de cesse de chercher de l'argent, principalement auprès de ses beaux-parents par l'entremise de sa femme. Provenance : archives de la famille. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎[SADE Donatien Alphonse François, Marquis de] SADE Renée-Pélagie Cordier de Montreuil, Marquise de‎

‎Billet autographe de reconnaissance de dettes de 200 livres à la présidente de Montreuil.‎

‎- s.n., s.l. 18 avril 1777, 11x17,1cm, un feuillet remplié. - Billet autographe signé de Madame de Sade, dans laquelle cette dernière reconnaît des dettes envers sa mère, Madame la présidente de Montreuil. Un petit trou sans manque de texte. Paraphe du notaire de Sade, Maître Gibert, précisant le nombre de pièces versées en dessous des trois lignes de texte. Tout au long de sa vie, le Marquis - fastueux et très dépensier - fut criblé de dettes et n'eut de cesse de chercher de l'argent, principalement auprès de ses beaux-parents par l'entremise de sa femme. Provenance : archives de la famille. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎[SADE Donatien Alphonse François, Marquis de] SADE Renée-Pélagie Cordier de Montreuil, Marquise de‎

‎Billet autographe de reconnaissance de dettes de 48 livres à la présidente de Montreuil.‎

‎- s.n., s.l. 15 septembre 1777, 17,1x11,1cm, une feuille. - Billet autographe signé de Madame de Sade, dans laquelle cette dernière reconnaît des dettes envers sa mère, Madame la présidente de Montreuil. Un petit trou sans manque de texte. Paraphe du notaire de Sade, Maître Gibert, précisant le nombre de pièces versées au verso du feuillet. Tout au long de sa vie, le Marquis - fastueux et très dépensier - fut criblé de dettes et n'eut de cesse de chercher de l'argent, principalement auprès de ses beaux-parents par l'entremise de sa femme. Provenance : archives de la famille. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎[SADE Donatien Alphonse François, Marquis de] SADE Renée-Pélagie Cordier de Montreuil, Marquise de‎

‎Billet autographe de reconnaissance de dettes de 150 livre à la présidente de Montreuil.‎

‎- s.n., s.l. 16 juin 1777, 17,1x11,1cm, une feuille. - Billet autographe signé de Madame de Sade, dans laquelle cette dernière reconnaît des dettes envers sa mère, Madame la présidente de Montreuil. Un petit trou sans manque de texte. Paraphe du notaire précisant le nombre de pièces en dessous des trois lignes de texte. Tout au long de sa vie, le Marquis - fastueux et très dépensier - fut criblé de dettes et n'eut de cesse de chercher de l'argent, principalement auprès de ses beaux-parents par l'entremise de sa femme. Provenance : archives de la famille. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎SADE Louis-Marie de‎

‎Billet autographe de délégation pour imposition‎

‎- s.n., s.l. 27 pluviose an 9 [27 février 1800], 18x5cm, une feuille. - Billet autographe signé de Louis-Marie de Sade, fils aîné du Divin Marquis, dans lequel ce dernier donne délégation à un percepteur pour l'imposition du bois de la résidence des Loges. Provenance : archives de la famille. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎[BOURBON-CONDE Louise-Anne de] & SADE Donatien Alphonse François, Marquis de & SADE Jean-Baptiste-François-Joseph, comte de‎

‎Testament‎

‎- Paris dimanche 2 avril 1758, 13,4x19,2cm et 11,7x17,8cm, 2 feuillets. - Testament de Louise-Anne de Bourbon-Condé dite Mademoiselle de Charolais, recopié de la main de Jean-Baptiste-François-Joseph, comte de Sade (et père du Marquis), dans lequel cette dernière fait de son neveu, Louis-François Joseph de Bourbon, prince de Conti, son légataire universel. Une seconde partie concerne les legs aux gens de livrée, aux femmes et va­lets de chambre, à la femme de garde-robe, etc. Note de bas de page de la main du Marquis de Sade : « dite Mademoiselle de Charolais ». On y joint un billet de notes, rédigé de la main de Sade, en vue de la publication de la correspon­dance de son père. Ce testament a été rédigé cinq jours avant la mort de Mademoiselle de Charolais, dont le décès survint le vendredi 7 avril 1758 à la suite de trois mois de mala­die. La seconde partie du testament est datée du di­manche 2 avril 1758, sur la première est mentionnée la date du dimanche 12 avril 1758 : il s'agit bien sûr d'une date fautive. La totalité de cette copie a été rédigée de la main du Comte de Sade qui vécut avec Mademoiselle de Charolais à son château d'Athis-Mons à partir de 1750 jusqu'à la mort de cette dernière. Le jeune Comte de Sade, envoyé par son père à Paris aux alentours de 1720, eut pour protecteur Louis-Hen­ri de Bourbon, Prince de Condé, dit Monsieur le Duc. Dès son arrivée, le jeune homme apprécie la vie de cour et « Chose rare, il plaît aux femmes sans se faire haïr des hommes : d'où le nombre de ses amis, au moins aussi élevé que celui de ses maîtresses. [...] M. de Sade ne se contente pas de conquêtes faciles ; les bourgeoises l'indiffèrent. Celles qu'il recherche - et conquiert le plus souvent - sont des femmes de cour, non seulement pourvues d'esprit et de beauté, mais parées encore d'un nom illustre, de crédit, d'influence ou de fortune, capables en un mot de servir ses intérêts et de le mettre bien en cour. » (Lever, Sade). Parmi son tableau de chasse figure Mademoiselle de Charolais, de sept ans son aînée, soeur de son pro­tecteur et alors maîtresse royale. Peu désireuse de se marier, elle préférera toute sa vie conserver le célibat et multipliera les aventures et les amants prestigieux. Elle fut notamment la favorite du Duc de Richelieu, mais aussi de Louis XV pour lequel elle recrutait de nombreuses maîtresses, écopant ainsi du sobriquet de « maquerelle royale ». La rencontre charnelle entre Ma­demoiselle de Charolais et le Comte de Sade eut lieu le 24 novembre 1725 alors que ce dernier était contraint de garder le lit à cause d'une entorse. Une lettre de Louise-Anne atteste de cette aventure naissante : « Le 24 novembre est le plus beau jour de ma vie si je suis ren­trée en possession de mon royaume et de ma souveraineté, par les droits du lit où je vous ai prêté serment de fidélité. Je compte y avoir reçu le vôtre et je vis maintenant pour le plus joli roi du monde. » (Papiers de famille, p.20). La pas­sion n'est pourtant pas réciproque et le volage Comte de Sade fait bientôt la rencontre de la Duchesse de la Trémoïlle. S'éloignant ainsi de Mademoiselle de Charo­lais, il lui écrit en guise de rupture : « J'ai regardé, Ma­dame, les avances que vous m'avez faites, comme des aga­cements de votre esprit et point de votre coeur. Je n'avais point l'honneur de vous connaître, je ne vous devais rien, une entorse m'obligeait de garder ma chambre, j'y étais dé­soeuvré, vos lettres étaient jolies, elles m'amusaient, je me suis flatté s'il était vrai que j'eus fait votre conquête, que vous me guérissiez d'une passion malheureuse qui m'oc­cupe uniquement. » (op. cit. p.23). En 1752, le Comte de Sade est ruiné par son train de vie, il a envoyé le jeune Donatien au collège Louis-le-Grand et loge chez sa bonne amie Mademoiselle de Charolais au château d'Athis-Mons : « Je me suis retiré chez Mademoiselle, quoiqu'il soit cruel à mon âge de dé­pendre de quelqu'un, pour diminuer ma dépense. » (Lettre du Comte de Sade à son oncle le prévôt‎

‎SADE Donatien Alphonse François, Marquis de & ANONYME‎

‎Liste du Théâtre français et du Théâtre italien‎

‎- s.d. (circa 1790), 16,20,1cm, 3 pages sur un double feuillet. - Liste de 38 pièces (15 pièces jouées au Théâtre-Français et 23 à la Comédie-Italienne), rédigée sans doute par un secrétaire du Marquis. Annotations, ratures, biffures et corrections de la main du Marquis de Sade. Cette liste correspond à des pièces de théâtre jouées de 1783 à 1785 au Théâtre français (actuel Théâtre de l'Odéon) et au Théâtre italien (connu de nos jours sous le nom d'Opéra-Comique ou Salle Favart). Le Marquis avait pour habitude de se faire envoyer chaque année l'Almanach des spectacles afin de se tenir informé des actualités de la scène parisienne. Ainsi dans une lettre de décembre 1784 à sa femme Renée-Pélagie, il demande : « Liste d'objets dont j'ai besoin. [...] Deux almanachs [...] des spectacles. Les comédies ou tragédies nouvelles de l'année, de l'un et l'autre spectacles. J'en ai d'autant plus besoin cette année, que j'ai prodigieusement travaillé dans l'un et l'autre genre et que je ne puis me passer de ce qui paraît, pour m'instruire et vérifier. ». Toutes les pièces listées dans cet inventaire apparaissent dans les almanachs théâtraux reproduits par Sylvie Dangeville dans son ouvrage Le Théâtre change et représente (Honoré Champion, Paris, 1999). Soucieux de garder un lien avec le monde extérieur, le Marquis commande énormément d'ouvrages, notamment les brochures des pièces théâtrales fraîchement parues. Ainsi en 1775, dans une lettre à la Veuve Duchesne, célèbre libraire-éditrice parisienne, il demande : « Pour l'intelligence du billet ci-joint, Madame Duchesne est priée de jeter les yeux sur l'Almanach des Spectacles, article pièces nouvelles, et en conséquence elle voudra bien remettre au présent porteur tout ce qui [a] été imprimé à l'un ou l'autre spectacle, savoir du Théâtre français depuis l'Hôtellerie ou le faux ami et du Théâtre italien depuis l'Amitié au village, l'un et l'autre inclusivement, si elles sont imprimées ou exclusivement si elles ne le sont pas, jusqu'à l'époque de la clôture des spectacles. Le porteur n'a qu'un louis ; si les pièces montaient à une somme plus forte, Madame Duchesne enverrait d'abord pour cette somme et ferait dire celle qu'il faudrait envoyer le lendemain pour avoir le total. ». Le « billet » dont il est question en début de missive est très vraisemblablement la liste que nous proposons ; les deux titres auxquels fait référence le Marquis y apparaissent. Rare et précieuse liste répertoriant les ouvrages lus par le Marquis au commencement de son incarcération à La Bastille, point de départ de sa production littéraire prolifique. Provenance : archives de la famille. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎[SADE Donatien Alphonse François, Marquis de] SADE Renée-Pélagie Cordier de Montreuil, Marquise de‎

‎Billet autographe de reconnaissance de dettes de trois cents livres à la présidente de Montreuil.‎

‎- s.n., s.l. 18 janvier 1778, 19x12,7cm, une feuille. - Billet autographe signé de Madame de Sade, dans laquelle cette dernière reconnaît des dettes envers sa mère, Madame la présidente de Montreuil. Un tout petit trou sans gravité. Paraphes du notaire de Sade, Maître Gibert, précisant le nombre de pièces versées au verso de chaque billet. Tout au long de sa vie, le Marquis - fastueux et très dépensier - fut criblé de dettes et n'eut de cesse de chercher de l'argent, principalement auprès de ses beaux-parents par l'entremise de sa femme. Provenance : archives de la famille. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎CHAR René‎

‎Retour amont‎

‎- Gallimard, Paris 1966, 14x20,5cm, broché. - Edition de l'année de l'originale, un des exemplaires numérotés sur bouffant. Envoi autographe signé de René Char : "To "The modern language association of America" en hommage. René Char." Tampon imprimé de l'association sur la page de garde. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎SEIGNOLLE Claude‎

‎Les chevaux de la nuit et autres récits cruels‎

‎- Editions Gérard & Cie, Verviers 1967, 11x18cm, broché. - Prèmière édition en format poche. Envoi autographe signé de Claude Seignolle à son ami Paul Aveline : "... fidèle supporter et quasi-chupador. Son ami." Nous joignons une belle lettre autographe de deux pages de Paul Aveline qu'il adressa à son ami Claude Seignolle. Agréable exemplaire. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎HUGO Victor‎

‎Odes et ballades‎

‎- Hachette , Paris 1858, 11x18cm, relié. - Nouvelle édition comportant un préambule original. Reliure en demi chagrin marron, dos à quatre nerfs sertis de filets noirs ornés de caissons noirs agrémentés en leurs centres de fleurons dorés, discrètes restaurations sur les mors, plats de cartonnage marron, gardes et contreplats de papier à la cuve, reliure de l'époque. Ex-libris manuscrit à la plume en regard de la page de faux-titre. Précieux envoi autographe signé de Victor Hugo à Jules Janin. Les rapports entre Jules Janin - l'un des critiques littéraires les plus influents de l'époque notamment au Journal des Débats - et Victor Hugo furent, à leurs débuts, conflictuels. Pendant longtemps il n'eut de cesse dans ses critiques littéraires d'esquinter Victor Hugo, notamment en 1827, le « prince des critiques » se moqua du Dernier jour d'un condamné et en publia une parodie intitulée L'Âne mort ou la femme guillotinée. A la sortie de Marion Delorme, il alla même jusqu'à estimer que le dramaturge « n'entend[ait] rien à l'expression des passions ». Cependant, au tournant des années 1850, lors de l'exil d'Hugo, Janin se montra solidaire du proscrit et les deux sommités littéraires débutèrent l'échange d'une correspondance. L'envoi sur cet exemplaire de la nouvelle édition d'Odes et ballades est un témoignage de la réconciliation entre ces deux célébrités des lettres françaises. Bel exemplaire, en reliure du temps, enrichi d'un rare envoi autographe de Victor Hugo à l'un des ténors de la critique littéraire. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎CARCO Francis‎

‎La bohème et mon coeur‎

‎- Albin Michel, Paris 1939, 12x19cm, broché. - Edition collective et complète, un des exemplaires du service de presse. Envoi autographe signé de Francis Carco à son ami Charles Méré. Premier plat marginalement froissé. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎HUYSMANS Joris-Karl‎

‎Carte autographe signée « Ce que je suis rasé par les reporters à propos du centenaire d'Hugo ! »‎

‎- 4 février 1902, 11,5x9cm, Une carte recto-verso. - Belle carte autographe de Joris-Karl Huysmans si­gnée à un ami. 17 lignes à l'encre noire, avec des indica­tions au crayon d'un précédent bibliographe. La missive porte sur le centenaire de la nais­sance de Victor Hugo. Grand admirateur de l'écrivain, Huysmans est horrifié par l'escalade médiatique qui entoure l'événement et déplore avec véhémence la compétition des journaux qui multiplient leurs panégyriques jusqu'à l'excès. « Le poêle ne marchant guère » La lettre débute sur l'évocation du froid glacial qui règne dans l'apparte­ment de Huysmans, au 20 de la rue Monsieur. Suivent des arrangements en prévision d'un déjeuner chez le docteur Victor Crespel, son médecin et proche ami. Le ton de la lettre se durcit alors brutalement dans les lignes suivantes, et révèle un Huysmans exaspéré par l'affaire Hugo : « Ce qu'on va déféquer d'imbécillités sur ses restes ! », s'exclame -t-il dans la lettre. Il est vrai qu'à elle seule, La Presse propose trente-neuf articles sur Hugo répartis sur 5 jours de publication ( !). De nombreux journalistes le démarchent ; il répondra avec réticence au Figaro et à La Revue hebdomadaire. Par décret ministériel, des fêtes officielles et une céré­monie au Panthéon le 26 février en commémoration du centenaire avaient été programmées. Huysmans refusa de prendre part au comité d'organisation, et se lamente : « Un reporter m'a avoué qu'il avait été visiter à propos d'Hugo, les membres de l'acadé­mie de médecine ( ? ? ? ! !) et aussi les peintres ». Les hommages populaires excessifs et les « enquêtes commémoratives » des journalistes le scandalisent, et donnent matière à sa virulente diatribe. La lettre se termine sur un post-scriptum concer­nant Mme Leclaire, « de plus en plus exaspérée par l'idée de rester à Ligugé ». Le ménage Leclaire s'était installé avec Huysmans dans la commune de Li­gugé, près de Poitiers. Fervent converti, Huysmans a fait construire une demeure non loin de l'abbaye bé­nédictine de Saint-Martin, où il se destinait à devenir oblat. Huysmans fut forcé de revenir à Paris l'année précédant la rédaction de cette lettre ; les Leclaire sont quant à eux restés à Ligugé, au plus grand mécontente­ment de Mme Leclaire. Précieux témoignage de la verve féroce de Huys­mans et de son grand respect pour Victor Hugo et sa mémoire. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎VERLAINE Paul‎

‎Manuscrit autographe complet signé de Paul Verlaine d'une des "Chroniques de l'hôpital" : le lieu de misère partagée du poète et de l'ouvrier‎

‎- Paris s.d. [1890], 21,3x14cm, 3 pages in-8 au verso de 4 feuillets de l'Assistance publique de Paris. - VERLAINE Paul Complete autograph manuscript signed by Paul Verlaine of one of his Hospital Chronicles: "We poets, as well as they, the workers, our companions in misery" Paris n. d. [1890], 213 x 140 mm (8 3/8 x 5 1/2 "), 3 pages in-8 at the back of 4 leaves of the Assistance publique de Paris Complete autograph manuscript signed by Paul Verlaine of one of his Hospital Chronicles, 90 close lines in black ink on the verso of paper from the Assistance publique de Paris. The chronicle of one of Verlaine's stays in hospital between September 1889 and February 1890. The note "III" has been crossed out in blue printer's pencil. In the definitive collection, this text is, in fact, second. In the version published by Le Chat noir on 5 July 1890, there appear to be no variations with the text of this manuscript. This is thus the final state of the text, the one sent to the printer. Jacques Borel dates the writing of this chronicle to a hospital stay in Cochin in June 1890. Verlaine spent many days in hospital during his life, especially in this period. During these stays, he wrote Hospital Chronicles, prose poems in eight parts. Here, he mixed anecdotes, observations of the lives of the patients, and a delicate poetical analysis of the world of the hospital. Verlaine starts off with a troubling and tired observation: "But certainly, all the same, the Hospital darkens, despite the fine June weather...Yes, the Hospital is dark despite philosophy, insouciance, and pride." Despite the fine weather, the inflexibility of the system, the misery and the sickness give the poet a gloomy take on things: "let us punish all objections under pain of expulsion, still severe, even in this month of flowers and hay, of warming days and clement nights, if you have the devil at your back and debt and hunger at home." Discharge, whether by way of being thrown out or getting cured, and life outside did not offer more comfort than the stay itself: "Clearly, we'll all get out sooner or later, more or less well, more or less happy, more or less sure of the future, at any rate more or less alive. So we will think sadly...of our suffering, emotional and otherwise, of the doctors, good or inhuman". This was a feeling he had already experienced during what he called "my intervals", the times when he was out of hospital. Life outside hospital was a miserable prospect, despite his established fame. Verlaine compares his misery to that of the working classes who share his stays in various hospitals. The poet calls for resignation from his "brothers, artisans of one sort or another, workers without a life's-work and poets...and publishers too, let us accept our fate, let us drink up the cup of tea with (barely any sugar), or this little hot chocolate, and let us be brave whether it be with our medicine, or an enema, or chewing tobacco. Let us follow their prescriptions closely, let us obey all injunctions, so that injections and colonics will seem sweet to us, and let us reprimand all objections...". And along with them, the poet wanted to take advantage of the beauties of June in quoting two verses from the Chanson sentimentale of Xavier Privas: "We are pleased with ourselves in the strong sun. And under the green branches of the oaks, we poets, as well as they, the workers, our companions in misery...". Equal in the face of misfortune, whether active or passive, they might feel nostalgia once they were out: "And perhaps some day we will miss these good times where you workers, you could rest and where we, we poets, worked, and where you artists earned your wine and your cups ...?" Despite this reverie, Verlaine was: "tired of so much poverty (provisionally, believe me, because I have been so used to it these last five years!)" and concludes bitterly with the observation of the lack of humanity in modern medicine: "Hospital with a capital H, an awful idea, ev‎

‎MAUPASSANT Guy de‎

‎Carte-lettre autographe signée à la Comtesse Potocka : «je vous suis [...] ami tout à fait dévoué, quoique vous pensiez de moi »‎

‎- S.l [Paris] s.d. [circa avril-mai 1886], 11,7x9cm, 2 pages sur une carte-lettre. - 20 lignes autographes et signées par Maupassant à l'encre noire sur une carte-lettre à en-tête « GM 10, rue de Montchanin » à la Comtesse qui lui bat froid. Publiée dans Marlo Johnston, « Lettres inédites de Maupassant à la comtesse Potocka », Histoires littéraires, n°40, octobre-novembre-décembre 2009. Maupassant parait sous l'emprise du doute quant aux sentiments de la Comtesse envers lui : « Est-il dangereux d'aller vous voir ? Je vous avoue que j'ai peur...Vous m'avez parue, à mon retour d'Antibes, d'un froid terrifiant à mon égard. » La Comtesse traitait Maupassant au même titre que ses autres « Macchabées ». Une sorte de cour d'amoureux transis sur lesquels elle avait tout pouvoir. Potocka tient Maupassant en respect : « J'en ai conclu que je ferais bien de ne pas vous fatiguer. » Il se désole : « Et puis en vous rencontrant l'autre soir, je n'ai pas sur voir ce que vous pensiez. » Démuni, il demande humblement : « [...] je vais, tout simplement, et tout franchement vous demander. Que faut-il faire ? Si je vous ennuie, ne me répondez rien, car ... je ne voudrais pas vous ennuyer de près. » Pour finir il demande à la Comtesse : « [...] n'oubliez point que je vous suis, de près ou de loin un ami tout à fait dévoué, quoique vous pensiez de moi ». Provenance : collection Jean Bonna. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎MAUPASSANT Guy de‎

‎Carte-lettre autographe signée à la Comtesse Potocka : « Votre conscience me préoccupe. Je m'efforcerai de bien la diriger. »‎

‎- S.l [Paris] n.d. [décembre 1880-juillet 1884], 11,7x9 cm, en feuilles. - Carte-lettre autographe signée de Guy de Maupassant à la comtesse Potocka, 19 lignes à l'encre noire, à en-tête « GM 83, rue Dulong ». Publiée dans Marlo Johnston, « Lettres inédites de Maupassant à la comtesse Potocka », Histoires littéraires, n°40, octobre-novembre-décembre 2009. Maupassant fait partie du cercle de soupirants de la Comtesse Potocka qu'elle a surnommé les « Maccha­bées ». L'auteur était très sollicité socialement et cela lui crée des problèmes d'emploi du temps : « Or, voici le cas [...] Legrand m'avait recommandé de ne pas m'engager [...] à ce dîner en m'annonçant une in­vitation de sa belle-soeur, invitation qui n'est pas venue. » Il décide de lever le doute en allant chez son ami Georges Legrand : « prendre le vent. » Ami proche de Maupassant, c'est lui qui l'introduisit auprès de la comtesse Potocka. L'auteur lui dédiera en 1884 la nou­velle Suicide, reprise dans le volume Les Soeurs Rondoli et qui avait auparavant été publiée dans la revue Le Gaulois. Maupassant semble plus inquiet d'aller chez Po­tocka qu'il a surnommée « présidente » et dont la « conscience [le] préoccupe. Je m'efforcerai de bien la diriger. » Il fait référence à la création de la « Société religieuse Coopérative sous la dénomination de Société Anonyme Anti-Soporifique pour la Ré­création perpétuelle de la comtesse Potocka », un des nombreux jeux qui avaient lieu lors de soirée chez la comtesse Potocka. Avant de la quitter, il lui réitère son admiration : « Je suis aux pieds de ma présidente. » Provenance : collection Jean Bonna. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎MAUPASSANT Guy de‎

‎Carte-lettre autographe signée à la Comtesse Potocka : « Je dois vous prévenir que je suis plus muet et plus ennuyeux que jamais [...] »‎

‎- S.l [Paris] s.d. [circa juillet 1884-décembre 1889], 11, 7x 9,1cm, 2 pages sur une carte-lettre. - Carte-lettre autographe signée de Guy de Maupassant à la comtesse Potocka, 13 lignes à l'encre noire, à en-tête « GM 10, rue Montchanin ». Publiée dans Marlo Johnston, « Lettres inédites de Maupassant à la comtesse Potocka », Histoires littéraires, n°40, octobre-novembre-décembre 2009. Dès 1877, la santé de Maupassant subit une dété­rioration continue. Cela commence cette année-là par la contraction de la syphilis. En outre, il doit faire face à la démence qui court dans la famille. En proie à de vio­lentes migraines, sa sociabilité en a parfois souffert : « Je dois vous prévenir que je suis plus muet et plus ennuyeux que jamais, je le sais, vous pouvez donc ne pas me le dire. » Il prend tout de même le soin de rassurer sa correspondante : « Moi je serai ravi de vous voir. Je vais rester fort peu de temps à Paris, je ne vous fatiguerai donc pas trop. » Provenance : collection Jean Bonna. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎MAUPASSANT Guy de‎

‎Lettre autographe signée à la Comtesse Potocka : « Maupassant prêtre libre »‎

‎- Paris s.d. [16 janvier 1884], 10,1x13cm, 2 pages sur un feuillet rempliée. - Lettre autographe signée de Guy de Maupassant à la comtesse Potocka, 26 lignes à l'encre noire sur un feuillet de papier vergé à en-tête "GM 83, rue Dulong". Publiée dans Marlo Johnston, « Lettres inédites de Maupassant à la comtesse Potocka », Histoires littéraires, n°40, octobre-novembre-décembre 2009. Maupassant évoque l'épisode qui marque son entrée dans la familiarité avec la comtesse : la fameuse histoire des poupées. À la suite d'un pari perdu, la comtesse Potocka avait fait envoyer à Maupassant des poupées de chiffon représentant les dames invitées à un futur dîner. Par jeu, Maupassant pris six d'entre elles et leur bourra le ventre de tissu avant de les renvoyer à la comtesse. Dans un mot qui accompagnait l'envoi, Maupassant se vantait de les avoir toutes engrossées en une seule nuit. Pour se sortir d'une soirée qu'il préfèrerait passer chez la comtesse il a du : « [...] faire des démarches de diplomate, d'employer des ruses et des machinations des plus habiles. » Malgré tout, il ne pourra que se : « [...] sauver vers onze heures ou onze heures et demie. » Afin de connaître les invitées qui se trouveront à cette soirée, il demande à Potocka : « Il faudra me redonner six poupées ». Une petite boutade qui reflète leur niveau d'intimité. Il regrette de s'être engagé pour cette soirée qui l'empêche de se rendre chez la comtesse : « Voyez-vous où j'en suis ? La soirée pour laquelle je m'étais engagé ne devant commencer à être agréable que vers minuit, tous invités partis. » À bout, il se propose de : « [...] crier, comme le beau-frère de votre amie : "A moi le camphre et le nénuphar" ! », les deux substances étaient utilisées comme anaphrodisiaque ou pour calmer l'énervement. Malgré son peu d'envie, il devra se rendre à ce dîner mais il compte offrir : « [...] à Dieu, et à Vous, ce sacrifice qui me semblera délicieux. Je viendrai avec des sentiments de contrition et d'exaltation sacrée. » Pour conclure la plus humoristique des lettres de Maupassant à la comtesse Potocka, l'auteur signe : « Maupassant prêtre libre ». Provenance : collection Jean Bonna. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎MAUPASSANT Guy de‎

‎Lettre autographe signée à la Comtesse Potocka : « vous m'en voudrez un peu pendant longtemps. »‎

‎- Triel s.d. [8 juillet 1889], 9,9x15,2 cm, 3 pages sur un feuillet rempliée. - Lettre autographe signée de Guy de Maupassant à la comtesse Potocka, 38 lignes à l'encre noire sur un feuillet double. Publiée dans Marlo Johnston, « Lettres inédites de Maupassant à la comtesse Potocka », Histoires littéraires, n°40, octobre-novembre-décembre 2009. Plus sombre que d'ordinaire, Maupassant semble tracassé par un fait qu'il ne mentionne pas mais dont il s'excuse auprès de la comtesse : « Je vous demande encore pardon, ce qui du reste n'atténue pas mon remords ; et je vous assure qu'il est cuisant car j'ai cette arrière-pensée que cous m'en voudrez un peu pendant longtemps. » Maupassant s'était fait une réputation de farceur ainsi que d'homme au langage très libre, sans doute avait-il dépassé une limite en parole ou en action. Quelques années auparavant, il s'était illustré avec la fameuse blague des poupées. La comtesse Potocka avait offert à Maupassant des poupées de chiffon représentant les invitées d'un dîner qu'elle organisait chez elle. Par jeu, il bourra le ventre des dites poupées et les renvoya le lendemain à la comtesse, prétendant ainsi les avoir engrossées dans la nuit. La farce fut connue et provoqua bien des réactions outrées mais la comtesse avait fini par lui assurer son pardon. Quel qu'ait été l'événement malheureux, les courriers semblent s'être croisés : « Votre lettre m'a été renvoyée à Triel car le facteur ne me savait pas à Paris. » Pensant subir de nouveau des remontrances il avoue avoir : « [...] été, en la lisant pénétré de confusion. » Soucieux de plaire à la comtesse, il exprime son inquiétude : « Pourquoi suis-je ainsi nerveux, par moments, comme une femme, sans motifs réels, et sans avoir ressenti, vraiment, aucun froissement. Je n'en sais rien. Je ne peux que le constater. » Qu'ils soient les signes avant-coureurs de la folie où il terminera ses jours, ou les conséquences de ses sentiments pour la comtesse, qu'il s'effraie de fâcher, ces accès de nervosité ne cesseront plus de la vie de l'auteur. Pour s'assurer de la venue de la comtesse à Triel, Maupassant lui demande confirmation : « Je compte sur vous demain n'est-ce pas. » Pour ce faire, il lui conseille le train : « Si vous venez par le chemin de fer, comme vous y paraissez décidée, j'irai vous attendre à Meulan [...] Si vous veniez par le bateau de Georges je vous prie de vouloir bien m'en informer par une dépêche. » Le Georges en question est Georges Legrand, journaliste, « Macchabée » de la comtesse, qu'il fit connaître à Maupassant, et selon le peintre Jacques-Émile Blanche, le seul qui ait eu ses faveurs. Provenance : collection Jean Bonna. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎MAUPASSANT Guy de‎

‎Lettre autographe signée à la Comtesse Potocka : « Dites, Madame, voulez-vous un fétiche ? [...] je porte bonheur moi-même !»‎

‎- Paris s.d. [début janvier 1884], 10,2x13 cm, 4 pages sur un feuillet double. - Lettre autographe signée de Guy de Maupas­sant à la comtesse Potocka, 67 lignes à l'encre noire sur un papier à en-tête « GM 83, rue Du­long », enveloppe jointe. Publiée dans Marlo Johnston, « Lettres inédites de Maupassant à la comtesse Potocka », Histoires littéraires, n°40, octobre-novembre-décembre 2009. Cette longue missive débute par une commission qui a été faite à Maupassant : « Je m'acquitte tout de suite d'une commission dont on me charge pour vous, bien qu'il me semble y découvrir un peu d'ironie. La princesse Ouroussow, qui vient de m'écrire pour me demander d'aller la voir ce soir, me prie, en post-scriptum, de la rappeler à votre souvenir lorsque je vous verrai. » La prin­cesse Ouroussow était l'épouse de l'ambassadeur russe à Paris. Avec la Comtesse, elle faisait partie de ce gotha mondain qui entourait les auteurs et les artistes. L'ironie dont il fait mention est celle-ci : « Comme des gens réputés perspicaces ont affirmé que toute la pensée d'une lettre de femme est dans le post-scriptum, [...] j'ai tenu à remplir immédia­tement mon rôle d'intermédiaire. » Il a déduit de cet ajout « que la lettre de la princesse, malgré ce qu'elle contient d'aimable pour moi, s'adressait à vous ». Cette étonnante lettre aborde par la suite un penchant peu connu de Mau­passant : son goût pour les fétiches. Il informe sa correspondante que : « La main, depuis qu'elle est revenue de chez vous, me semble dans une agita­tion extraordinaire. » Il s'agit de la fa­meuse main que Maupassant avait acheté à George Powell. C'était par l'entremise du poète Charles Swinburne (que Maupassant sauva presque de la noyade) que les deux hommes se rencontrèrent à Étretat en 1868. Powell et Swinburne y partageaient une mai­son, emplie de la collection de curiosités de Powell. La main dont il est question était mo­mifiée et elle a inspiré Maupassant par deux fois. Une première en 1875 avec La Main de l'écorché, puis en 1885 avec La Main. Cette nervosité du porte-bonheur conduit Maupassant à s'interroger : « Peut-être avez-vous eu tort de ne point la garder comme fétiche ? » Il ajoute : « Mais j'ai d'autres fétiches sin­guliers. En voulez-vous un ? » En effet, il en possède une collection : « Je possède la chaus­sure d'une petite Chinoise morte d'amour pour un Français. » Il commente les po­tentiels effets de ces objets : « Ce talisman porte bonheur aux désirs du coeur. J'ai encore une grande croix en cuivre, fort laide, qui faisait des miracles parait-il dans le village où je l'ai trouvée. » Mais ces talismans ne fonctionnent pas tous comme ils le devraient : « De­puis qu'elle est chez moi elle n'en fait plus. C'est peut-être le milieu qui la gêne. » Ce n'est pourtant pas le plus étonnant : « Mais ce que je possède de plus singulier ce sont les deux extrémités d'un homme trompé par sa femme et mort de chagrin. L'épouse coupable conserva le pied et la corne de ce mari [...] et les fit souder ensemble. J'ignore quel peut-être l'effet de cet objet. » Malgré le sé­rieux de l'affaire, Maupassant ne se départit pas de son humour : « Dites, Madame, voulez-vous un fé­tiche ? J'ajoute que mes amis prétendent que je porte bonheur moi-même ! Je mets à vos pieds ce dernier porte-veine qui demande la préférence. » Pour faire écho à sa déclaration concernant les post-scriptum féminins, il en ajoute deux à sa lettre. Dans le premier il demande à la comtesse Potocka de le rappeler au souvenir de Mme Lambert. Cette dame était l'épouse d'Eugène Lambert, peintre connu pour ses chats et qui fréquentait le même milieu que Mau­passant et la comtesse. Le second est bien plus savou­reux : « Il ne faut pas attacher aux post-scriptum des hommes la même importance qu'à ceux des femmes. » Provenance : collection Jean Bonna. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎BATAILLE Georges‎

‎Lettre autographe signée à Denise Rollin : « Maintenant je n'aspire plus qu'à une chose c'est à vous prouver que je n'appartiens plus qu'à vous, que je suis rivé à vous [...] »‎

‎- S.n., s.l. s.d. [circa 1940-1943], 20,7x27 mm, 2 pages sur un feuillet. - Belle et longue lettre autographe signée de Georges Bataille à Denise Rollin, inédite, déchirée en cinq morceaux n'affectant pas la lecture, 34 lignes à l'encre noire sur un feuillet. Fréquentant tous les deux les milieux intellectuels et artistiques parisiens, Georges Bataille et Denise Rollin se rencontrèrent au cours de l'année 1939. Elle fut notamment l'amie de Cocteau, Prévert et Breton. Bataille la décrivit ainsi dans ses carnets pour Le Coupable : « une illusion aussi fragile qui se dissiperait au moindre souci, au moindre relâchement de l'inattention. » Il reste peu de détails sur leur relation car la vie privée de Georges Bataille, particulièrement à cette époque, n'est pas tant documentée. Il apparaît dans cette lettre les sentiments profonds que Denise Rollin provoquaient chez Bataille : « Maintenant je n'aspire plus qu'à une chose c'est à vous prouver que je n'appartiens plus qu'à vous, que je suis rivé à vous [...] » L'absolu de cet amour est tel que Bataille est prêt à tout : « [...] que vous le sachiez à tel point que si je ne devais plus avoir d'autre moyen qu'une profanation pour vous le prouver, je ferais devant vous cette profanation. » Il se sent pourtant coupable : « Je ne peux pas parler de l'état auquel je suis arrivé, je suis trop agité. Je sens, j'espère que c'est absurde. J'ai honte même de tant souffrir et de vous ennuyer avec ma souffrance quand vous seule êtes malade. » L'année précédente, il avait perdu sa compagne des suites de la tuberculose. Démuni devant la maladie, il admet : « [...] moi je ne peux pas vous guérir, je ne peux même pas vous soigner [...] » Seule Denise Rollin serait capable de l'apaiser : « Tout était noir auparavant [...] ce que je souffre et que vous pouvez si facilement guérir chaque fois que vous le voudrez [...] ». Abandonné aux affres de l'angoisse, Bataille admet : « Je suis tellement fou en ce moment (et de cela je veux vous parler) que je ressens comme une complicité et une perfidie de tous pour me faire mal, comme si vous vous prêtiez au jeu pour que je sois encore plus désespéré [...] » Au bord de la paranoïa, il supplie Rollin : « La seule chose dont je veux vous supplier [...], c'est de ne plus douter sans cesse de moi comme vous l'avez fait. » Il comprend pourtant : « [...] il y avait en moi et dans mon passé de quoi vous paraître insupportable [...] » Il lui offre une solution : « Ce qui m'apaiserait le plus si vous m'écriviez, ce serait que vous me disiez que vous me croyez, que vous voulez bien que je sois votre chose. » [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎BATAILLE Georges‎

‎Lettre autographe signée à Denise Rollin : « je songe à toi dans cette chambre et à tout ce qui arrivera là quand nous serons de nouveau ensemble. »‎

‎- Paris s.d. [3 ou 4 juin 1940], 20,9x26,9 cm, 2 pages sur un feuillet. - Handwritten signed letter to Denise Rollin: "I think of you in this room and all that will happen there when we are together again." " je songe à toi dans cette chambre et à tout ce qui arrivera là quand nous serons de nouveau ensemble." Paris s.d[3 or 4 June 1940], 20.9 x 26.9 cm, 2 pages on one leaf Touching handwritten letter signed by Georges Bataille to Denise Rollin, 37 lines in pencil, small water stain in the top right not affecting the text. Georges Bataille tries to reassure his companion Denise Rollin: "Je t'en supplie. Il ne faut pas t'inquiéter, mais pas du tout." "I beg you. You must not worry, not at all." She moved to Vézelay where Bataille would soon join her. He stayed in Paris where the bombings did not disrupt Parisian lives at all: "Tu n'imagines point à quel point les petits dégâts qu'on voit paraissent insignifiants à côté de la place intacte qu'il y a de tous les côtés. Pendant toute l'alerte, j'ai déjeuné bien tranquille avec mon chef de service de passage à Paris (il vit au front)" "You have no idea how insignificant the little damage you see seems next to the square untouched on all sides. Throughout the alert, I had a very quiet lunch with my head of service passing through Paris (he lives on the front)" Bataille did not give up his job as librarian at the National Library. Suffering from tuberculosis, he was not sent to the front, and he took the opportunity to write several texts at that time, such as Madame Edwarda and Le Coupable. Further on, he mentions a visit: "Un peu après, Henri Michaux est venu me voir" "A little after, Henri Michaux came to see me" The two men had participated in the magazine Mesures and both had in common being separate from the surrealist nebula. In both of their respective works there is a violent independence and the same tension towards spirituality, a form of mysticism. Bataille had attended the seminary in his youth, and Michaux pleasantly said of him: "Il donne l'impression d'un séminariste sortant furtivement d'une pissotière." "He gives the impression of a seminarian surreptitiously coming out of a public urinal." After this almost trivial news, Bataille embarks on an analysis of his feelings: "Ce que tu me dis dans ta lettre, c'est pour moi ce qui délivre, c'est comme la nudité, tout ce qui se déchire entre toi et moi. Mais, encore une fois, je ne me suis jamais senti aussi près de toi." "What you tell me in your letter is for me what delivers, it is like nudity, everything that is torn apart between you and me. But, once again, I have never felt so close to you." He asks his correspondent: "il faut me dire tout. C'est très doux que j'aie vu où tu es, que je connaisse les chemins que tu prendras, les ponts par où tu passeras." "you must tell me everything. It is very sweet that I have seen you where you are, that I know the roads you will take, the bridges over which you will pass." Sensuality is never far from the author's feelings: "Dis-moi aussi quelle chambre tu as: pour que je songe à toi dans cette chambre et à tout ce qui arrivera là quand nous serons de nouveau ensemble." "Also tell me which room you have: so that I may think of you in that room and all that will happen there when we are together again." From this and past sensualities, there remain the fruits that are the children. Denise Rollin left for Vézelay in the company of her son Jean, nicknamed Bepsy: "Tu ne me dis rien de ta vie avec Bepsy [...] Bepsy est-il plus calme: moi aussi je l'ai entendu crier dans tes bras." "You don't tell me anything of your life with Bepsy [...] Is Bepsy calmer: I too heard him screaming in your arms." Bataille thanks Rollin: "Pour Sylvia je t'ai une immense reconnaissance de m'avoir aidé à changer." "For Sylvia I am immensely grateful to you for helping me change." Sylvia Bataille was the first wife of Georges Bataille. They were separated in 1934 but did not divorce until 1946. From this‎

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