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‎Autographes‎

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‎JOUHANDEAU Marcel‎

‎Chronique d'une passion‎

‎- Gallimard, Paris 1964, 12x19cm, broché. - Nouvelle édition et la première chez Gallimard, un des exemplaires du service de presse. Précieux envoi autographe daté et signé de Marcel Jouhandeau à Jean Paulhan : "Cher Jean, ce livre est une vieille chanson pour toi. Il me ramène à une époque bienheureuse que je croyais avoir oubliée." [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎CELINE Louis-Ferdinand‎

‎Lettre autographe inédite signée à Paul Marteau : "Quand elle vous court après le fantôme elle devient comique la haine"‎

‎- s.l. [Klaskovgaard] 11 [janvier 1951], 20,5x33,5cm, 2 pages sur un feuillet, enveloppe jointe. - Lettre autographe inédite signée de Louis-Ferdinand Céline, adressée à Paul Marteau, datée du 11 [janvier 1951], une indication bibliographie indique la date erronée de 1950, démentie par la mention du procès de Céline le 21 février 1951. 27 lignes à l'encre bleue, plusieurs ratures et corrections de la main de l'expéditeur, enveloppe jointe. Structurée autour des traits cyniques de l'auteur, cette lettre dévoile l'ampleur de l'affaiblissement qui saisit Céline, tourmenté par sa condamnation imminente. Grand admirateur de Céline, le riche industriel Paul Marteau devient un correspondant régulier de l'écrivain pendant ses années d'exil et se révèlera d'une aide inébranlable lors du procès et à son retour en France. Ereinté par l'isolement et la maladie, à l'image de son double Bardamu dans l'épisode africain du Voyage, « cloué au lit à grelotter, la grippe, le paludisme, et des vertiges. Des vertiges couché ! Le bateau vraiment craque bute échoue partout », Céline se réfugie dans l'humour sarcastique, ultime ressource contre ses tourments : « Cette famille de ma fille [...] a su donc par vous que j'existais - C'est déjà agréable. » Sous les traits ironiques transparaît l'anxiété de Céline à l'approche de son procès (« Et il paraît en plus qu'ils vont me condamner à je ne sais quoi le 21 fév... ») et la peur, récurrente du séjour au Danemark, d'être oublié de ses contemporains, la prolifique correspondance cherchant à enrayer ce mouvement : « Quand je dis que j'existe je me vante un peu - Ce n'est plus beaucoup exister où nous en sommes ! » Les maximes grinçantes qui referment la lettre, emblématiques du style célinien, incarnent l'indissociabilité de l'humeur noire et de la dérision dans l'écriture de Céline, exacerbée par les affres de l'exil : « Quand elle vous court après le fantôme elle devient comique la haine... et pour des fantômes de crimes... C'est à rigoler bien sûr. Je veux dire en spectateur » [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎CELINE Louis-Ferdinand‎

‎Lettre autographe signée de Louis-Ferdinand Céline à Henri Mahé "Le martyr, c'est le crachat des imbéciles"‎

‎- s.l.[Copenhague] 23 avril [1947], 22,5x28,4cm, 6 pp. in-folio. - Lettre autographe signée de Céline à Henri Mahé, datée du 23 avril [1947], 113 lignes à l'encre noire sur trois feuillets, corrections de la main de l'expéditeur. Pliures inhérentes à la mise sous pli, quelques petites taches sur le premier feuillet sans manque de texte. Empreinte de l'emblématique style célinien, cette longue lettre à l'un de ses plus intimes amis, révèle un exilé fébrile, tiraillé entre mal du pays et rancœur vis-à-vis de ses détracteurs. En 1947, Céline, poursuivi par la justice française pour son engagement collaborationniste, est reclus au Danemark. Cette période de grande solitude, pénible à l'écrivain, est marquée par une importante correspondance avec ses contacts parisiens et notamment avec « [son] cher vieux », Henri Mahé, l'un des rares fidèles qui lui rendront visite dans sa captivité. L'artiste peintre, rencontré en 1929, entretient une relation amicale privilégiée avec Céline, immortalisée par son avatar dans le Voyage, et dont on perçoit toute la portée dans la lettre que Céline lui adresse. Retenu prisonnier contre son gré, Céline fantasme une Bretagne mythifiée, berceau de son amitié avec Mahé : les filles de celui-ci, filleules des Destouches, deviennent des « fées », images de la « Bretagne en fleur ». La pensée nostalgique de ce pays devient un refuge récurrent durant les années difficiles : « Mon Dieu, que vous devez être heureux ». Articulée autour de « la petite musique » célinienne, la lettre, à l'image de toute la correspondance, fait partie intégrante de l'œuvre de l'auteur où se côtoient grotesque et tragique : « Jojo n'a pas de veine alors. [...] La ténacité, bien agréable dans le cas, est souvent récompensée. Tuset représente admirablement le géniteur fin, philosophe et magnifiquement vivant... Je n'irai tout de même pas jusqu'à le recommander à Madame Jojo ! »/« J'ai vu finalement l'attaché de presse Raynaud et sa femme, deux petites ambitions promenades d'Alger satisfaites sans aucun sacrifice ni risques, champignons poussés sur le fumier de la catastrophe et des décombres ». A l'instar des romans, cette lettre met en exergue le talent d'argotiste de Céline : « Là je te dis que l'on ergote, trafouille, cafouille que c'est une joye. » Son ressentiment n'est pas seulement perceptible dans ses mots mais transparaît aussi par sa graphie, de plus en plus irrégulière, espacée et démesurée au fur et à mesure qu'il s'échauffe, certains mots étant rageusement soulignés de plusieurs traits : « Vous, vous, chère petit tête précieuse, bien habile et bien planquée, que ferez-vous, vous, pas un autre, pas le Pape, vous ?». L'ennui qui ronge Céline se devine dans l'empressement avec lequel il enjoint Mahé de lui rapporter des nouvelles de la France, qu'elles soient privées ou politiques : « Comment est l'enfant Mourlet ? Sont-ils bêcheurs ? Et Desse ? [...] Que pense-t-on de de Gaulle ? Boulanger ? Badinguet ? Kerensky ? ». La plume agitée de Céline jette les informations sur le papier, multipliant les noms, sans organisation ni transitions entre les différentes affaires qui l'intéressent : « Tu ne me parles pas des Mondains ? Je te recommande une jolie revue « Courrier du Continent » [...] Le cinéma français me semble bien mort... » La régularité et l'ardeur que Céline met à sa correspondance est signe de sa détermination à ne pas être oublié ni de ses amis ni de ses défenseurs potentiels : « Je lui [Naud] ai envoyé tout mon dossier, et puis une aucune nouvelle ! Je voudrais bien qu'on le stimule. Qu'on lui demande ce qui se passe ? [...] Tu vois comme tout ceci est critique [...] Il faudrait prouver à Naud que j'ai des amis distingués à Paris ». La haine de Céline face aux hommes, déjà profondément enracinée dans le Voyage, s'intensifie durant l'exil et face aux accusations, qu'il subit : « Pas un jour de peine, tout en bénéfice. Ecœurant ! Tout perdre, tout souffrir pour des petits cafouilleux pareils. J'ai honte. » Mais‎

‎CELINE Louis-Ferdinand‎

‎Lettre autographe signée adressée à Léon Deffoux‎

‎- Paris [3 mai 1934], 21x27cm, 2 pages sur un feuillet, une enveloppe jointe. - Lettre autographe signée « L.F. Destouches » adressée au journaliste Léon Deffoux qui consacra plusieurs articles à l'œuvre de Céline. 24 lignes rédigées à l'encre noire, plusieurs soulignements et ratures de la main de Céline. Enveloppe antérieure tamponnée du 25 février 1933 jointe. Pliures inhérentes à la mise sous pli du courrier ainsi que quelques très infimes trou d'épingles en marge haute droite du feuillet. Intéressante lettre dans laquelle Céline communique à son correspondant la liste du jury du prix Blumenthal, bourse distribuée depuis 1920 au profit de jeunes artistes talentueux. Céline y brosse un portrait de son « candidat » et « ami Henri Mahé », rencontré quelques années plus tôt : « 25 ans réformé pour baullose (?) actuellement en traitement à Camaret Finistère. Sans fortune il travaille entre les périodes de dépression. Il est marié. Fort généreux et désintéressé de nature. Un excellent artiste à tous égards parfaitement recommandable. Ni arriviste, ni bluffeur. » Céline dresse ensuite un inventaire des ses travaux les plus emblématiques avant de conclure : « Tout ceci, fresques amples, dans le style Gauguin-Lautrec. » C'est à l'automne 1929 que Céline fait la connaissance d'Henri Mahé qui vit alors sur une péniche, la Malamoa, sur laquelle il reçoit une ribambelle d'amis chaque semaine. Le jeune peintre, de treize ans le cadet de Céline, connaît déjà à cette époque un franc succès. Fantaisiste, Mahé se spécialise dans la décoration des lieux de plaisir parisiens : maisons closes, boîtes de nuit et autres cabarets. « Au printemps 1933, son complice Henri Mahé, libéré par une réforme de ses obligations militaires, a abandonné sa péniche et quitté la région parisienne pour la Bretagne, plus précisément Camaret, où il fait construire un voilier l'Enez Glaz (l'Île bleue). De Paris, Céline s'emploie pour lui trouver des ressources, d'abord en le ventant auprès d'Abel Gance qui peut lui procurer des commandes de décor, puis en le recommandant auprès de plusieurs membres de l'entourage de Lucien Descaves, en vue d'un prix Blumenthal de décoration que Mahé obtiendra en effet en juillet 1934, et auprès de Denoël - qui déclinera - pour une édition illustrée du Voyage. » (Henri Godard, Céline) "Je viens de recevoir la visite ici d'un admirable ami et admirable peintre, Henri Mahé,français, breton et parisien. Il a un petit projet dont il voudrait vous faire part. Auriez-vous la bonté de le recevoir. Vous l'aimerez tout de suite, j'en suis persuadé. Un artiste et un coeur généreux - Pas de chance par exemple en ce moment ! - Pas tapeur ! Pas pleurnichard ! Aucune crainte - Alors il voudrait vous connaitre. Je lui ai dit de vous tout le bien, toute l'admirable qualité de votre amité. Faites-moi je vous prie ce vif plaisir. Bien amicales (...) LF Céline [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎DAUDET Alphonse‎

‎Lettre autographe à un membre du groupe littéraire d'Alphonse Daudet, sans doute Émile Zola‎

‎- s.d (circa 1880), une feuille. - Lettre manuscrite à l'encre sur papier Vergé, 11 lignes à l'écriture serrée, sans date ni adresse. Une indication ancienne indique que la lettre était adressée à Émile Zola, information qui ne peut être vérifiée. La lettre offre un aperçu des liens étroits qui unissent le groupe littéraire auquel appartient Alphonse Daudet. Si l'identité du destinataire n'est pas vérifiée, Daudet s'adresse à un membre du Groupe des Cinq dont la mention est clairement identifiable : « J'ai envie de lui écrire un mot pour lui proposer de venir avec nous cinq ». L'évocation de « notre dîner » renvoie certainement aux fameux dîners des « auteurs sifflés » constitués par Tourguéniev, Zola, Flaubert, Goncourt et Daudet. Le ton de la lettre explicite les relations parfois tendues avec les personnes à l'extérieur du cercle : « J'ai un remords/ Charpentier. - il avait une si drôle de tête l'autre soir [...] Ils sont embêtés, humiliés, d'un susceptible ». Les soirées du groupe semblent relativement fermées, ce que laisse supposer ces lignes : « Goncourt ne sera peut-être pas ravi mais il est trop bien élevé pour le laisser voir. Qu'en pensez-vous ? » [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎GYP Louis‎

‎Un mariage chic‎

‎- Flammarion, Paris s.d. ( circa 1903), 12x19,5cm, relié. - Nouvelle édition, mention de mille. Agréable exemplaire. Reliure en demi cartonnage façon vélin, dos lisse orné de liserés dorés en tête et en queue, pièce de titre de chagrin orange, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier à la cuve, couverture conservée, reliure de l'époque signée de J. Chevron, relieur à Provins. Envoi autographe de Gyp à madame Prunier à l'encre violette. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎HUYSMANS Joris-Karl‎

‎Lettre autographe signée « c'est l'invasion hollando-belge venue pour l'exposition [...] Je cours à la recherche de chambres d'hôtels pour ces barbares aux toisons jaunes »‎

‎- s.l. [Paris] n.d. [14 mai 1878], 9,8x13,4cm, un feuillet remplié. - Lettre autographe signée de Joris-Karl Huysmans adressée Léon Cladel, 40 lignes écrites à l'encre noire sur 4 pages sur un feuillet remplié, enveloppe jointe. Une déchirure sans manque de 2cm inhérente à la pliure du feuillet. Dans cette lettre caustique, toute empreinte de l'écriture poétique huysmansienne, l'auteur regrette que les visiteurs hollando-belges de l'Exposition Universelle le retiennent loin des paysages de Sèvres où vit Léon Cladel. « Je sors de chez Leconte de Lisle, il a reçu votre livre couleur de sang ». L'importance du travail et de la personnalité de Léon Cladel, ami estimé des grands écrivains du temps, est perceptible dès ces premières lignes. Le « livre couleur de sang », témoin de la force poétique de Huysmans qui transparaît jusque dans sa correspondance privée, renvoie à l'Homme-de-la-Croix-aux-Bœufs publié par Edouard Dentu en 1878, roman qui fut d'ailleurs relu par Flaubert, lui aussi intime de Cladel. « Je vous serre la main de tout cœur mon puissant orfèvre et vous invite, pour notre bonheur à tous, à forger encore de belles œuvres. » Émile Zola reprendra cette éloquente analogie dans l'oraison funèbre de Cladel : « [...] de ces belles œuvres impeccables qu'il lançait, ouvragées comme des joyaux de haut prix ». Cette même année 1878 voit l'Exposition Universelle s'installer à Paris, événement auquel Huysmans semble contraint d'assister : « c'est l'invasion hollando-belge venue pour l'exposition qui me tient et m'empêche ». La position de l'auteur vis-à-vis de la Belgique et de la Hollande est ambiguë : néerlandais par son père, Huysmans effectue de nombreuses visites familiales et artistiques dans ces pays et il y est reconnu pour ses écrits critiques sur la peinture. L'auteur préfigure pourtant ici le dédain qui se retrouvera dans À rebours quelques années plus tard : « Je cours à la recherche de chambres d'hôtels pour ces barbares aux toisons jaunes et, le soir, quand j'ai une minute de libre, je les fais déambuler au travers de la capitale. Ils ouvrent des yeux comme des assiettes et jargonnent des exclamations admiratives. ». Etouffé par la ville et sa société, « Tout ça, ça peut être drôle, mais ça m'obsède singulièrement. J'espère que ça va enfin cesser et que je vais reconquérir un peu de cette pauvre liberté dont je suis si maigrement loti, même en temps ordinaire », Huysmans aspire à retrouver la nature, désir qui s'exprime à travers une exclamation élégiaque : « Ah les coteaux de Sèvres ! Pardon ! » Piquante lettre où se dégagent les thèmes chers à la plume singulière de Huysmans. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎HUYSMANS Joris-Karl‎

‎Lettre autographe signée à Camille Mauclair : « ah ! le foutu Dieu ! »‎

‎- Paris 8 février 1894, 10,6x13,5cm, un feuillet remplié. - Lettre autographe de Joris-Karl Huysmans signée adressée à Camille Mauclair, 44 lignes écrites à l'encre noire, 3 pages sur un feuillet remplié, correction manuscrite de l'auteur. Deux restaurations à l'aide de bandes de papier en pliure haute et basse de la lettre, la seconde bande porte très légèrement atteinte à un mot du texte, une pliure inhérente à la mise sous pli de la lettre. Longue et belle lettre où transparaît tout le respect et l'intérêt de Huysmans pour les écrits de la jeune génération symboliste. À la fois auteur et critique littéraire, Huysmans incarne une figure centrale pour les jeunes poètes, à l'image de Camille Mauclair, alors âgé de 22 ans, qui lui adresse l'un de ses premiers recueils poétiques : « Le chapitre sur le symbole est parfait ; c'est à coup sûr, la première fois que l'on explique et qu'avec une telle lucidité, on remet les choses en place. » Cœur du symbolisme et de la fibre poétique propre à Huysmans, la musique de la langue est particulièrement mise à l'honneur tant dans les propos que dans l'écriture de l'auteur : « les morceaux sur la mort, sur la sensualité, sont tissés en la plus vivante des langues [...] et le bel écrivain que celui qui a fait la trouvaille de l'absoute du froid et de l'éther, qui a écrit de telles phrases : « nous nous efforçons de déterminer notre fantôme véridique dans le tumulte des apparences ». » Introduite par la mention du mythe de Narcisse, figure symboliste par excellence, la lettre montre les interrogations philosophiques qui sous-tendent le mouvement. « Narcisse est Dieu - C'est pourtant pas bien beau de se contempler l'âme [...] Il est vrai que, vous-même, en un mélancolique retour sur la vanité de l'être, avez montré en une vibrante page les comédiens de nous-mêmes que nous sommes ». Les évocations mystiques, directe à Satan et plus ambiguë à Dieu, font écho à la conversion littéraire de Huysmans qui, en 1894, prépare l'écriture d'En Route, premier volet de sa trilogie, pendant direct du « livre noir » qu'est Là-Bas : « ah ! le foutu Dieu ! Vraiment cela me fait rêver à une littérature qui nourrisse moins son Satan, comme vous dites, à une littérature d'humilité ! » Habitué des réflexions théoriques digressives sur la littérature, Huysmans termine sa lettre par : « Au fond, je suis bête de vous chicaner sur des idées, car, en somme, toutes celles que nous exprimons et que nous rendrons le furent déjà, dans d'autres temps, et elles sont plus ou moins neuves, selon qu'elles sont plus ou moins oubliées, mais ce qui n'est pas fait avant vous, ce qui vous appartient en propre, c'est la façon de les enrober. Et c'est là où je vous admire sans réserve, car ces phrases sont bien vôtres. » [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎HUYSMANS Joris-Karl‎

‎Lettre autographe à Jacques Le Lorrain : « vous êtes arrivé à rehausser la langue, à la rendre ni inerme ni inerte. Et je sais combien c'est malaisé et rare cela ! »‎

‎- Paris [20] juin 1888, 12,4x16,7cm, un feuillet. - Lettre autographe signée adressée à Jacques Le Lorrain de Joris-Karl Huysmans, 30 lignes écrites à l'encre noire sur 2 pages. Correction manuscrite de l'auteur. Pliure inhérente à la mise sous pli de la lettre. Singulière lettre aux propos parfois obscurs où Huysmans souligne l'importance et la rareté du travail d'écriture à l'œuvre dans le roman Nu du poète savetier Jacques Le Lorrain. « Par les temps qui courent de gens bâclant des livres, dans une langue simple - vous savez comme moi ce que ces indigences signifient - c'est plaisir que de voir des phrases élucidées, piochées, l'expression sortie du forceps ». Acerbe comme à son habitude, Huysmans se place en défenseur acharné de l'écriture littéraire vécue comme un labeur, que semble déserter la production contemporaine : « ce souci est trop épuisé de tous et méprisé, pour que je ne vous félicite pas de vos soins ». Accoutumé à la réception d'ouvrages de ces confrères, Huysmans s'attache à mettre en lumière les particularités novatrices de chaque auteur qu'il reçoit : « Nombre de pages sont véritablement curieuses. Lorgeral sur le gazon, fermant les yeux, écoutant les voix - c'est neuf et absolument juste. La scène du baisage d'aisselles de Juliette. Ce travail si bien expliqué de la jalousie de l'homme pour l'enfant, sont des coins particuliers, originaux de ce livre dont le style très scrupuleux m'a requis. ». L'auteur Huysmans se distingue ici, toujours attentif à la juste mesure, nécessaire selon lui, à l'expression littéraire : « vous êtes arrivé à rehausser la langue, à la rendre ni inerme ni inerte. Et je sais combien c'est malaisé et rare cela ! » [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎CAMUS Albert‎

‎Actuelles. Chroniques 1944-1948‎

‎- Gallimard, Paris 1950, 12x19cm, broché sous chemise et étui. - First edition, falsely stated the second edition. Autograph inscription signed by Albert Camus to Bernard Gaux. [FRENCH VERSION FOLLOWS] Edition originale, fausse mention de deuxième édition. Envoi autographe signé d'Albert Camus à Bernard Gaux.‎

‎JOUVE Pierre Jean‎

‎Vagadu‎

‎- Mercure de France, Paris 1963, 12x19cm, broché. - Nouvelle édition, un des exemplaires du service de presse. Quelques rousseurs claires sur les plats. Envoi autographe daté et signé de Pierre Jean Jouve à Jean Cassou. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎DEHARME Lise‎

‎Deux lettres autographes manuscrites de Lise Deharme à Guy Dupré‎

‎- 1963 et s.d., 15x10,5cm et 13,5x21cm, une carte et un feuillet remplié. - Lettres autographes signées de Lise Deharme adressées à Guy Dupré, 9 lignes au stylo rouge sur une carte postale et 17 lignes à l'encre bleue sur deux pages sur un feuillet remplié. Pliure inhérente à la mise sous pli. Ensemble témoignant de l'amitié unissant Lise Deharme, figure du surréalisme, et Guy Dupré, alors éditeur chez Plon : « Si je vous écris que j'ai pleuré en lisant votre article, j'aurais l'air de commettre une de ces exagérations parisiennes chères à ces amis de nos amis » [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎CAMUS Albert‎

‎Pièce autographe signée d'Albert Camus "J'en suis bien content du moins"‎

‎- s.d. [1944], 21x26,7cm, une feuille. - Autograph document signed by Albert Camus: "J'en suis bien content, du moins" N. d. [1944], 21 x 26,7 cm, loose leaf An autograph document signed by Albert Camus, one leaf in black ink. Albert Camus, questioned on his work by Henri Corbière, writes three answers that are as concise as they are intriguing, revealing his sharp quick-wittedness. Suspicious of attempts to intrude into his life, whether it be private or literary, Camus points out ironies to cause a detour and avoid answering questions, one of the author's stylistic traits: "Vos débuts littéraires furent-ils heureux ou difficiles ? J'en suis bien content, du moins," "Were your literary beginnings happy or difficult? I am, at least, satisfied with it." Beneath the brief responses, the inextricable link that unites journalism and literature within Camus' writing stands out, contesting the validity of the distinction established by his interlocutor. "Des moyens d'existence [...] vous permirent-ils de vous faire un nom dans les lettres ou ne vécûtes-vous que de votre plume ? Je suis journaliste de métier," "Did the livelihoods [...] allow you to make a name for yourself in the letters or did you only make a living from your pen? I am a journalist by trade." Already the author of two literary masterpieces, L'étranger and Le Mythe de Sisyphe, Camus remains cautious when it comes to his posterity "J'ai publié trop peu de livres pour répondre à cette question," "I have published too few books to answer that question." Protecting the background of his work, Camus remains faithful to his own formula: "Il n'est pas de vraie création sans secret," "There is no true creation without a secret" (Le Mythe de Sisyphe). [FRENCH VERSION FOLLOWS] Pièce autographe signée d'Albert Camus, une feuille à l'encre noire. Albert Camus, interrogé sur son œuvre par Henri Corbière, laisse ici trois réponses aussi concises qu'intrigantes, révélatrices de son sens aigu de la répartie. Méfiant des tentatives d'intrusion dans sa vie, qu'elle soit privée ou littéraire, Camus élude les questions par des détours où pointe l'ironie, l'un des piliers stylistiques de l'auteur : « Vos débuts littéraires furent-ils heureux ou difficiles ? J'en suis bien content, du moins. » Sous le laconisme des réponses se distingue le lien inextricable qui unit le journalisme et la littérature au sein de l'écriture de Camus, contestant le bien-fondé de la distinction qu'établit son interlocuteur : « Des moyens d'existence [...] vous permirent-ils de vous faire un nom dans les lettres ou ne vécûtes-vous que de votre plume ? Je suis journaliste de métier ». Déjà auteur de deux monuments littéraires, L'Etranger et le Mythe de Sisyphe, Camus reste prudent quant à sa postérité « J'ai publié trop peu de livres pour répondre à cette question ». Dérobant aux regards les coulisses de son œuvre, Camus demeure fidèle à sa propre formule : « Il n'est pas de vraie création sans secret » (Le Mythe de Sisyphe)‎

‎EMMANUEL Pierre‎

‎Sodome‎

‎- Seuil, Paris 1972, 14x20,5cm, broché. - Nouvelle édition. Envoi autographe signé de Pierre Emmanuel à Jean Bardet co-fondateur des éditions du Seuil. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎EMMANUEL Pierre‎

‎Chansons du dé à coudre‎

‎- Seuil, Paris 1971, 13x18,5cm, broché. - Nouvelle édition. Légères piqûres sans gravité sur les plats. Envoi autographe signé de Pierre Emmanuel à Jean Bardet co-fondateur des éditions du Seuil. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎DUMAS Alexandre‎

‎"Naïs et Chloé" Poème saphique autographe inédit signé d'Alexandre Dumas‎

‎- s.d. (circa 1860), 20,6x27,6cm, un feuillet remplié. - DUMAS Alexandre Naïs et Chloé. Unpublished handwritten sapphic poem signed by Alexandre Dumas N. d. (c. 1860), 20,6 x 27,6 cm, one folded leaf Autograph manuscript poem signed by Alexandre Dumas bearing the title "Naïs et Chloé," 84 verses in black ink on a blue folded leaf of paper. A few tiny tears without damage to the text, invariably produced when a leaf of paper is folded. A very rare manuscript of a long unpublished poem depicting the love of Naïs and Chloé, the writing of which is motivated by the admiration and tribute paid by Alexandre Dumas to one of the greatest figures of ancient poetry, Sappho. A prolific novelist, Dumas rarely tried his hand at poetry; "Naïs et Chloé," by its length, constitutes a hapax in the literary production of this writer. The text remains unpublished to this day and is here enhanced by the elegant calligraphy of its author. The poem is made up of 21 quatrains, among which stands a remarkable insertion of the most famous verse by Sappho, "to the beloved woman," the title of which is preserved in the very body of the text. This embedding is part of the verve with which Dumas defends the poetic and evocative force of the writing of Sappho, whom he elevates to the rank of the "star of the world" of Poetry: "Il est au sein des mers s'appuyant à l'Asie Entre l'heureuse Smyrne et la sombre Lemnos Une île aux bois fleuris chers à la Poésie A qui Venus donna le doux nom de Lesbos. Quand du chantre divin la voix fut étouffée Que du nom d'Euridice elle eut frappé l'écho Le flot roula tête et la lyre d'Orphée Sur la rive où plus tard devait naître Sapho Sapho naquit la lyre en ses mains fut remise Les sons qu'elle en tira jusqu'à nous sont venus." Translated with conscientious care by the author, the poem borrowed from Sappho in which that most famous verse emerges ("this one, I say, is equal to the gods"), is found in several places in Dumas' work, particularly in the chapter entitled "les vers saphiques" of San Felice and in a collection of articles dedicated to the great female figures, where she sits alongside Joan of Arc and Margaret of Anjou. For Dumas, it is a matter of remaining faithful to the written verses and rendering their sensuality, often blurred by previous translators: "The translations of these two poets [...] often appear to lack not only ancient color but are inadequate in their lesbian ardor" (Les étoiles du monde, Galerie historique des femmes les plus célèbres de tous les temps et de tous les pays). Above and beyond this translation, Dumas is imbued with the lyricism of Sappho without losing his own romantic vein, and he paints the sapphic love of Naïs and Chloé in an erotic light: "Oh seule palpitante, échevelée et nue Une main sur ma gorge et l'autre... Oh ma Naïs Serre moi dans tes bras et sois la bien venue Car à force d'amour... tiens... tiens je te trahis Et l'on n'entendit plus alors dans la nuit sombre Que le bruit des baisers répétés par l'écho Car Nais et Cloé se taisaient et dans l'ombre Clinias s'enfuyait en maudissant Sapho." The poem testifies to the continuous interest that the authors of the late 19th century showed toward sapphism and to the personage of the reader-voyeur, here embodied by Cleinias, whose most famous occurrence remains Zola's Nana. Exceptional and long autograph sapphic poem by Alexandre Dumas. $ 10 000 [FRENCH VERSION FOLLOWS] Poème manuscrit autographe signé d'Alexandre Dumas portant le titre "Naïs et Chloé", 84 vers à l'encre noire sur feuillet remplié bleu. Quelques infimes déchirures sans manque de texte dues aux pliure inhérentes à la mise sous pli. Le poème autographe est présenté sous une chemise en demi maroquin vert sapin, plats de papier marbré, contreplats doublés d'agneau vert, étui bordé du même maroquin, ensemble signé Goy & Vilaine. Rarissime manuscrit d'un long poème inédit retraçant les amours de Naïs et Chloé et dont l'écriture est régie par l'admiration et‎

‎GAUTIER Théophile‎

‎Manuscrit autographe du chapitre XI du Voyage d'Espagne "Boire de l'eau est une volupté que je n'ai connue qu'en Espagne"‎

‎- s.d. [circa 1843], 13,2x21,9cm ; 12,4x15,8cm ; 13,2x9,1cm ; 17,2x5,9cm, 4 feuillets. - Manuscrit autographe de Théophile Gautier, 4 feuillets numérotés 2, 2bis, 9 et 11, 83 lignes à l'encre bleu turquoise, rose et rouge, corrections de la main de l'auteur, quelques pliures, infimes déchirures marginales sans manque de texte, quelques bavures et traces d'encre sans manque de texte. Admirable ensemble de quatre fragments manuscrits du chapitre XI du Voyage d'Espagne dévoilant les coulisses de l'écriture de Gautier qui, guidé par le goût romantique pour le pittoresque, relate ses séjours à Madrid et Ocaña et ses passages par La Guardia et Tembleque. Gautier adopte ici un étonnant format de travail sur feuilles volantes où, menée par une écriture serrée et bigarrée, se distingue la fabrique du récit à travers les corrections que l'auteur impose à son texte. Originellement destiné à une publication dans la presse, l'article de Gautier, lui-même séduit par l'exotisme espagnol, satisfait le penchant pour le pittoresque alors à son apogée en France : « [...] les mouvements de coude des femmes se groupant dans leur mantille et corrigeant l'inflexion d'un pli disgracieux ; les œillades lancées d'une croisée à l'autre aux gens de connaissance ; le joli signe de tête et le geste gracieux qui accompagne l'agur par lequel les senhoras répondent aux cavaliers qui les saluent ; la foule pittoresque entremêlée de Gallegos, de Pasiegas, de Valenciens, de Manolas et de vendeurs d'eau » Les extraits présentés se placent en relation directe avec un imaginaire commun de l'Espagne, introduit par Don Quichotte et ses célèbres moulins : « [...] nous aperçûmes sur la droite deux ou trois moulins à vent qui ont la prétention d'avoir soutenu victorieusement le choc de la lance de don Quichotte [...] La venta où nous nous arrêtâmes pour vider deux ou trois jarres d'eau fraîche, se glorifie aussi d'avoir hébergé l'immortel héros de Cervantès ». Placé en résonance avec une telle référence romanesque, le récit de Gautier se teinte de couleur picaresque : « Nous avions en outre une escorte spéciale de quatre cavaliers armés d'espingoles, de pistolets et de grands sabres. C'étaient des hommes de haute taille, à figures caractéristiques, encadrées d'énormes favoris noirs, avec des chapeaux pointus, de larges ceintures rouges, des culottes de velours et des guêtres de cuir, ayant bien plus l'air de voleurs que de gendarmes, et qu'il était fort ingénieux d'emmener avec soi, de peur de les rencontrer ». Sans se départir de sa plume pleine d'humour (« Boire de l'eau est une volupté que je n'ai connue qu'en Espagne »), Gautier se montre sensible à la gaieté et au bon vivant espagnols : « la sobriété et la patience des Espagnols à supporter la fatigue est quelque chose qui tient du prodige. Ils sont restés Arabes sur ce point. L'on ne saurait pousser plus loin l'oubli de la vie matérielle. Mais ces soldats, qui manquaient de pain et de souliers, avaient une guitare ». Si l'écrivain est conscient de l'influence que la parution des articles dans la presse a sur son écriture, « je ne te fais pas de détails pittoresques. Tu verras cela dans les papiers publics » (Lettre de Théophile Gautier à sa mère, Burgos, 16 mai 1840), le Voyage en Espagne demeure une expérience jalon dans le développement esthétique de Gautier. Plus qu'un simple récit de voyage, l'ouvrage révèle « son rapport poétique avec le monde visible » (François Brunet) dont certains accents se distingue ici : « Le passage de la procession est poudré de sable fin, et des tendidos de toile à voile, allant d'une maison à l'autre, entretiennent l'ombre et la fraîcheur dans les rues [...] Le manège perpétuel des éventails qui s'ouvrent, se ferment, palpitent et battent de l'aile comme des papillons qui cherchent à se poser ». [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎JOFFO Joseph‎

‎Le cavalier de la terre promise‎

‎- Editions Ramsay, Paris 1983, 15,5x24cm, broché. - Edition originale pour laquelle il n'a pas été tiré de grands papiers. Dos légèrement plissé. Envoi autographe signé de Joseph Joffo sur la page de faux-titre accompagné, en regard, d'un dessin représentant une fleur. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎HEROLD André-Ferdinand‎

‎Manuscrits et tapuscrits autographes de Zadig‎

‎- Agence générale de copies dramatiques et littéraires H. Compère, Paris s.d. [circa 1938], 20,5x27,5cm, broché et en feuilles. - Manuscrits et tapuscrits autographes d'André-Ferdinand Hérold pour le livret de Zadig, comédie musicale créée le 24 juin 1938 à l'Opéra-Comique avec la musique de Jean Dupérier. Plusieurs centaines de pages dactylographiées et manuscrites, nombreuses corrections à l'encre et au crayon à papier de la main du librettiste, tampon de l'agence générale de copies dramatiques et littéraires H. Compère sur le premier plat et la première gare de l'exemplaire broché. L'exemplaire broché contient une version intégrale du livret et tous les ensembles sont des fragments incomplets de plusieurs états du texte qui, comme l'indique une note d'un précédent propriétaire, ne peuvent pas être reclassés selon un ordre logique. Certains fragments semblent être des brouillons de poèmes. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎HUGO Victor‎

‎L'année terrible‎

‎- Michel Lévy frères, Paris 1872, 15,5x23cm, broché. - L'Année terrible [The Terrible Year] Michel Lévy frères | Paris 1872 | 15.5 x 23 cm | original wrappers First edition printed on ordinary paper. Small sections missing on the board margins, sometimes filled and restored. Presentation copy signed by Victor Hugo: «Aux pieds de madame d'Alton-Shée.» «At the feet of Madame d'Alton-Shée.» Precious presentation copy in its original condition. Victor Hugo does not skimp on compliments towards women, but the expression «at the feet of My Lady» is reserved for the first «At the feet of Madame», in one single word, a seemingly more sober tribute, is in fact always addressed to women with whom the poet is besotted like, for example, Léonie d'Aunet, for whom he adds the same intimate dedication to her copies. Yet it is here to a married women, thirty years younger than him, that the writer dedicates this collection of poems about the 1871 war. Her husband, Count Edmond d'Alton-Shée, is also a long-time friend of Victor Hugo, a peer of France like him, and shares the same democratic struggles. They both tried to prevent the 1871 catastrophe, as shown by this letter, dated 2 August 1870, addressed to Victor Hugo: «I am in complete agreement with you. It will be necessary to seize the moment. At a given time, civilization, having revolution as a language, must put a stop to it. I want the Rhine for France, [...] But nothing by Bonaparte! Nothing by this frightful war! We are in agreement.» Yet it is not to this brother in arms and ink that Victor Hugo offers this copy, but to his wife, the young Valentine, whose great beauty was immortalised by another family friend, the painter Paul Chenavard who was also her lover. In September 1872, at the time of L'Année terrible's publication, the ageing poet's heart gives in to the attractive wife's charms, whose husband, now almost blind, can undoubtedly no longer appreciate her attraction. The couple pay a visit to Victor Hugo in Guernsey and stay in a hotel «opposite Hauteville-House [...] where [they] have two bedrooms for 20 francs per week.» «They are at my house all day, they have lunch and dinner at mine, and only have to step across the street.» (letter to Judith Mendès, 10 September 1872). This proximity to the captivating woman inspires Hugo to write a long, nostalgic poem on 5 September, one which he would only publish eleven years later, after the death of Edmond, in oute la Lyre. We must read between the lines of his poem «A Madame d'A-sh.» to guess the relationship that the poet then had with this muse: «Nobel woman faithful to the defeated, your smile fresh and beautiful, when it shines on me, it reminds me of this dawn on this tomb» However, the intimate handwritten dedication that he honours on his collection of poems shows a passion that will not reduce with time because, after his return to France, it is with the same enthusiasm that he invites her to visit him: «Have you found my name, at your door, Madame My name came to throw itself at your feet, and for your grace. Be good enough to come to dinner [...] I will be very happy to put myself at your feet» (letter to Valentine D'Alton-Shée, 1 August 1873). Exceptional handwritten dedication and secret declaration of a poet in love with the beauty of women. [FRENCH VERSION FOLLOWS] Edition originale sur papier courant. Petits manques parfois comblés et restaurés en marges des plats. Envoi autographe signé de Victor Hugo : "Aux pieds de madame d'Alton-Shée." Précieux exemplaire de présent dans sa condition d'origine. Victor Hugo n'est pas avare de compliments envers les femmes, mais l'expression « aux pieds de Ma Dame » est réservée aux premiers exemplaires offerts à chaque parution à Juliette Drouet. « Aux pieds de Madame », en un seul mot, hommage en apparence plus sobre, est en réalité toujours adressé à des femmes dont le poète est épris comme, par exemple, Léonie d'Aunet, pour laquelle il enrichit ses exemplaires de la mêm‎

‎MORIN Edgar‎

‎L'homme et la mort‎

‎- Seuil, Paris 1970, 14x20,5cm, broché. - Nouvelle édition pour laquelle il n'a pas été de grand papier. Agréable exemplaire complet de sa jaquette. Envoi autographe signé d'Edgar Morin à Jean Bardet, co-fondateur avec Paul Flamand des éditions du Seuil. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎SAINTE-BEUVE Charles-Augustin‎

‎Portraits littéraires. Volume I seul‎

‎- Didier, Paris 1844, 11x18cm, relié. - Nouvelle édition revue et corrigée. Quelques rousseurs. Reliure en demi chagrin vert, dos à cinq nerfs orné de filets à froid et comportant des traces de frottements, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier à la cuve, tranches mouchetées, coins très légèrement émoussés. Envoi autographe signé de Sainte-Beuve à Arsène Houssaye. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎CELINE Louis-Ferdinand‎

‎Lettre autographe signée de Louis-Ferdinand Céline au docteur Tuset et à Henri Mahé "Ces choses-là ne s'oublient pas. Tout est poésie ! "‎

‎- Copenhage 10 avril [1947], 22,5x28,4cm, 6 pages sur 3 feuillets. - Très longue lettre autographe signée "Dest" au docteur Tuset et à Henri Mahé, datée du 10 avril [1947] à Copenhague, 130 lignes à l'encre bleue sur six pages pleines, corrections et soulignements de la main de l'auteur. La date indiquée par l'auteur du 10 mars est erronée, Naud n'acceptant de défendre Céline qu'en avril 1947. Pliures inhérentes à la mise sous pli ayant provoqué d'infimes déchirures sans manque de texte. Affaibli par son exil, Céline se réfugie dans sa correspondance où les multiples évocations du passé constituent des repères qui le rattachent à la vie. En 1947, Céline, poursuivi par la justice française pour son engagement collaborationniste, est reclus à Korsør, au Danemark. Epuisé par son isolement, Céline tente de maintenir un contact permanent avec son cercle d'amis français et parmi eux, le docteur Augustin Tuset, figure autour de laquelle gravite le monde des arts de Quimper, « cette petite Athènes au bord de l'Odet ». La période d'exil permet à Céline de renouer avec le monde de l'avant-guerre ressurgissant à travers les abondantes listes de noms parfois non identifiés : « et Mme. Le Gallou ? Et votre assistante ? Et Desse ? [...] Et les frères confitures, et leur grand-père divin ! et Le Floche ? Et Rosbras ? [...] Et Troulalaire ? Et notre si gentille crêpière. Je n'en aurais pas fini ». Les différentes époques de la vie de Céline s'entrecroisent dans la correspondance du Danemark, donnant à la mémoire un rôle à la fois néfaste et salvateur pour l'auteur : « Je suis inépuisable aux souvenirs. L'atroce est que je n'oublie jamais rien. Il faudrait bien que j'oublie certaines choses [...] Ah Marie Bell, mes amours ! [...] elle était vraiment extraordinaire dans Armide ! Ces choses-là ne s'oublient pas. Tout est poésie ! ». L'écriture de la lettre épouse le fil de la pensée de l'auteur, n'effectuant aucune transition entre les sujets : « Maria le Bannier nous écrit souvent. Je l'aime bien. C'est un tempérament et tout un trésor de Bretagne. Et Saudemont ? Vers quelles ivresses ? Serre bien la main de Pipe. Affection à Stève. [...] comment va la mère de Madeleine ? Nous parlons souvent de la « Puce ». Leur pauvre petite chatte... » Aucune affaire n'est épargnée par la soif de Céline de retrouver les repères familiers dans sa solitude où finit par poindre la fatigue qui l'accable : « Jusqu'où vont nos souvenirs... » A l'instar de plusieurs autres missives de la correspondance danoise, cette lettre est destinée à deux interlocuteurs : le docteur Tuset, mais aussi le peintre Henri Mahé, qui présenta d'ailleurs le premier à Céline. Le ton change significativement lorsque l'écrivain, s'adressant à son ami de longue date, quitte cette bienveillance nostalgie pour laisser éclater sa colère : « [...] prévenez Henri que Karen est à rayer une fois pour toutes ! ». Ici s'ouvre le long et virulent récit de l'un des tournants principaux de l'épopée du Danemark. Céline avait, avant son exil, confié de l'or à la danseuse Karen Jensen (dédicataire de L'Eglise). Assistée d'Ella Johansen, cette dernière mit des appartements à la disposition des Destouches qui s'y réfugièrent à leurs sorties respectives de prison. Dépositaires de l'or de Céline dont la réserve diminue de manière suspecte, les deux femmes sont ici violement prises à partie : « Elle [Karen] et son amie se sont comportées comme des sorcières de Macbeth et en plus pillardes, canailles. Des monstres. Elles ont littéralement torturé la pauvre Lucette. Deux mégères en délire [...] Son amie Johansen, ivrogne aussi hystérique, méchante, envieuse, un monstre. ». Céline va même jusqu'à les comparer à « Landru [...] plus timides, plus sournoises, mais textuelles ». La colère doublée de frustration de Céline n'épargne personne, pas même sa propre fille : « La mienne d'enfant, Colette, végète à Paris, la pauvre conne » L'exil mais surtout la période de prison que Céline a endurée lui fournissent un‎

‎DAUDET Alphonse‎

‎Carte autographe signée à Jean Jullien "nous pleurions dans cette avant-scène à faire pitié"‎

‎- s.l. s.d., 10x6cm, une carte. - Carte autographe signée d'Alphonse Daudet, 7 lignes à l'encre noire, rature de la main de l'auteur. Billet d'éloge adressé à Jean Jullien, dramaturge précurseur des révolutions théâtrales du XXe siècle, à propos de l'une de ses pièces dont Daudet souligne l'esthétique naturaliste : « quels admirables actes d'une émouvante et large poésie d'observation [...] nous pleurions dans cette avant-scène à faire pitié ». [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎GAUTIER Théophile‎

‎Lettre autographe signée de Théophile Gautier à sa fille cadette "J'ai manqué pour ma part d'y laisser ma peau et je ne suis pas encore bien brillant"‎

‎- Versailles s.d. [20-30 avril 1871], 10,5x11,5cm, un feuillet. - Lettre autographe signée de Théophile Gautier, 34 lignes à l'encre noire, adresse en pied au verso de la lettre : "Versailles avenue de St-Cloud n°3". Pliures inhérentes à la mise sous pli. La lettre semble être inédite, non mentionnée dans la Correspondance Générale de Théophile Gautier, éditée par Claudine Lacoste-Veysseyre, sous la direction de Pierre Laubriet (Droz, Genève-Paris, 12 vol., 1985-2000). Rare aperçu de la vie intime de Gautier, la lettre saisit les affres qui frappent l'auteur et sa famille pendant la Commune de Paris. Séparé de sa famille par l'invasion prussienne de 1870 et les insurrections parisiennes de 1871, Théophile Gautier confie l'ampleur de ses tourments, tant financiers que dus à la Commune de Paris, à sa « chère mignonne », sa fille cadette, Estelle Gautier : « Je parviendrai peut-être encore à me relever de cet écroulement [...] je suis heureux que ces atroces épreuves t'aient été épargnées. J'ai manqué pour ma part y laisser ma peau et je ne suis pas encore bien brillant ». Les habituels soutiens de Gautier transparaissent d'ailleurs ici à travers les noms de l'académicien Camille Doucet et de la danseuse Carlotta Grisi. La virulence des combats entre communards et forces répressives se devine dans l'évocation de la sœur de Gautier, Emilie, dite « Lili » : « Lili est toujours dans sa cave. En sortir est trop périlleux mais elle sera délivrée d'ici quelques jours. Hélas ! bien longs ». Caractéristique du registre personnel, rare dans la correspondance de Gautier, la lettre est empreinte de l'amour paternel que l'auteur porte à sa famille : « Quelle fête quand nous serons tous réunis car mon cœur souffre bien [fort] de cette dispersion ». [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎SUARES André‎

‎Lettre autographe d'André Suarès à ses éditeurs‎

‎- Paris, s.d., 11x13,5cm, un feuillet. - Lettre autographe d'André Suarès à ses éditeurs, Emile-Paul Frères, 6 lignes au crayon à papier de la main de l'auteur et 3 lignes de la main des éditeurs, adresse des éditeurs en tête de la lettre. Enveloppe jointe. Lettre concernant les articles que Suarès a rédigé pendant la guerre, déjà publiés sous le titre de Commentaires, cité au verso de la lettre. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎MOINOT Pierre‎

‎Lettre autographe signée de Pierre Moinot‎

‎- s.l. 30 juin 1951, 16,5x21,5cm, un feuillet. - Lettre autographe signée de Pierre Moinot à des amis, Madame et Monsieur O'Heguerty, datée du 30 juin 1951, 16 lignes à l'encre bleue. Rédigée pendant l'écriture du premier roman de Pierre Moinot, la lettre s'ouvre sur une citation d'Albert Camus tirées de Noces, qui rappelle le rôle déterminant de l'écrivain dans le lancement de la carrière littéraire de son cadet. Le titre du roman, Armes et Bagages, qui paraîtra l'année suivante, devient la source d'anagrammes comiques à l'adresse de deux amis, les époux O'Heguerty : « [...] Armes et bagages sont devenus Bagares et mages Mega sabretages Ombrages à étages Ramages gastèbes Serge m'abat sage Bragètes à games Batages émargés » La signature de Moinot est accompagnée d'un petit dessin d'oiseau, clin d'œil humoristique au nom de famille de l'auteur. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎GUS BOFA Gustave Henri Émile Blanchot, dit‎

‎Lettre autographe signée de Gus Bofa‎

‎- s.l. s.d., 18x21,5cm, un feuillet. - Lettre autographe signée de Gus Bofa à l'une de ses connaissances, 16 lignes à l'encre violette accompagnées d'un dessin au crayon à papier. Pliure inhérente à la mise sous pli, déchirure sans manque au niveau du dessin. Adressée à une amie de Gus Bofa et de son épouse, qui semble avoir subi « un long voyage dans la tempête ! », la lettre est empreinte de l'humour de son auteur : « nous y joignons deux bons baisers bien chaud pour achever de vous sécher ». La missive est enrichie d'un dessin original de Gus Bofa représentant deux oiseaux posés sur un radiateur dont l'un s'écrit « Spring has come ! » [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎BENOIT Pierre-André‎

‎Poème autographe inédit "L'arbre"‎

‎- s.l. s.d., 6x10,5cm, un feuillet. - Unpublished autograph poem signed by Pierre-André Benoit entitled « L'arbre », 9 lines in black ink with a drawing of a tree. [FRENCH VERSION FOLLOWS] Poème inédit autographe signé de Pierre-André Benoit intitulé « l'arbre », 9 lignes à l'encre noire accompagnées d'un dessin représentant un arbre en pied du feuillet. Structuré autour de la figure de l'anaphore, le poème dégage une charmante sensibilité.‎

‎MOUNET Paul‎

‎Lettre autographe signée de Paul Mounet‎

‎- Paris 1910, 13,5x21,5cm, un feuillet remplié. - Lettre autographe signée de Paul Mounet probablement adressée à une comédienne, 30 lignes à l'encre noire sur papier vergé comportant l'adresse du café la Régence en tête. Pliures inhérentes à la mise sous pli, petite déchirure sans manque de texte. La missive porte sur les détails d'une production théâtrale à venir que Mounet, alors comédien à la Comédie-Française, réclame avec insistance auprès de son interlocutrice : « Il faut que j'aie l'autorisation - [de jouer hors du Français] » [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎FRAIGNEAU André‎

‎Lettre autographe signée d'André Fraigneau‎

‎- Paris 29 juillet 1938, 21x27cm, un feuillet. - Lettre autographe signée d'André Fraigneau datée du 29 juillet 1938, probablement adressée à Bernard Grasset, 21 lignes à l'encre bleue sur papier à en-tête comportant l'adresse des Editions Grasset. Pliures inhérentes à la mise sous pli. André Fraigneau recommande à l'éditeur Bernard Grasset l'écrivain Henri Petit, bien que celui-ci n'en ait « aucun besoin », à propos de son premier essai, Vézelay : « je suis certain que son projet doit intéresser un éditeur d'art tel que vous ». La lettre esquisse le paysage littéraire de l'époque, notamment à travers les mentions de Madame Hartmann, épouse de l'éditeur Paul Hartmann, et de l'auteur Emmanuel Boudot-Lamotte. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎DRUMONT Edouard‎

‎Lettre autographe signée d'Edouard Drumont "Rions un peu ! Cela distrait"‎

‎- s.l. 3 avril 1891, 10x13cm, un feuillet remplié. - Lettre autographe signée d'Edouard Drumont, datée du 3 avril 1891, 40 lignes à l'encre noire sur papier à en-tête comportant l'adresse « 157, rue de l'Université » Pliure inhérente à la mise sous pli. Défié en raison de ses positions antisémites radicales, Drumont adresse à un abbé une lettre singulière sur la question du duel : « Je comprends tout ce qu'un prêtre doit penser du duel et je suis de votre avis mais c'est une nécessité dans certains cas » Loin de renier ses opinions, (« Tous les Juifs du monde entier m'adressent des cartels »), l'auteur se défend en adoptant une position sarcastique par rapport au duel : « La meilleure façon de les éviter est de se déclarer prêts à les accepter ». L'humour qui clôt la lettre notamment par l'insertion d'un dialogue fictif montre toute la dérision avec laquelle Drumont considère sa situation : « « ah vous ne vous battez pas ? C'est bien sûr ? , - bien sûr... - Eh bien ! moi je veux me battre jusqu'à ce que mort s'en suive ! » Rions un peu ! Cela distrait. » [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎ROLLAND DE RENEVILLE André‎

‎Six lettres autographes signées d'André Rolland de Renéville‎

‎- Paris et Richelieu, 1939-1940, 21x27cm et 13,5x21cm, en feuillets. - Ensemble de 6 lettres autographes signées de André Rolland de Renéville, 21 pages à l'encre noire et bleue. Les lettres sont toutes datées sauf une entre le 28 juin 1939 et le 27 mai 1940 et comportent diverses adresses en tête des feuillets. Pliures inhérentes aux mises sous pli. Probablement adressées à un membre du groupe littéraire du Grand Jeu, les lettres offrent un remarquable aperçu du quotidien et de la vie intime de l'auteur dans les années cruciales qui marquent le début de la Seconde Guerre mondiale : « La littérature est bien loin, et d'ailleurs je ne suis pas dans des dispositions intérieures favorables aux travaux de l'esprit » La guerre est perceptible dans les détails que Renéville relate à son destinataire concernant les suppressions des émissions de radio et la situation des différentes personnalités littéraires de l'époque : « Reçu à diverses reprises de bonnes nouvelles des Paulhan, évacués à Marmande (Manche) avec les éditions Gallimard ». L'auteur souligne l'impact de cette concrétisation des tensions, explicitée par l'évocation de l'invasion de la Pologne, sur sa mentalité : « Je reconnais que je réagis très mal à toutes les épreuves qui accablent l'Europe [...] Pour un esprit épris de la sérénité orientale, il y a là une défaite particulièrement grave, je m'en rends bien compte ! Tout cela n'était que position intellectuelle et non prise de conscience » Détail frappant : Renéville mentionne [les Cahiers d']Hermès à plusieurs reprises, revue que l'auteur publiera en 1947. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎MOUNIER Emmanuel‎

‎Trois lettres autographes signées d'Emmanuel Mounier‎

‎- Paris s.d., 13,5x21cm, en feuillets. - Trois lettres autographes signées d'Emmanuel Mounier, 7 pages à l'encre noire sur papier en tête comportant l'adresse du siège de la revue Esprit. Corrections de la main de l'auteur. Pliures inhérentes aux mises sous pli. Ensemble de lettres apportant des suggestions de correction sur un texte d'un auteur non identifié traitant du catholicisme. La position de Mounier, chrétien engagé, l'amène à écrire ces lignes pleines d'ironie : « Prenez ceci pour ce que vous voudrez. Un certain snobisme à la fois de sectaire et d'archéologue s'est bien emparé de la manière d'écrire le dieu (article et minuscule), au dieu, que cela agace un peu. Pourquoi pas Dieu, comme dit à la fois l'incroyant et l'homme de peuple athée ? C'est tellement plus sympathique. » [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎DU CAMP Maxime‎

‎Lettre autographe signée de Maxime Du Camp‎

‎- Paris 16 janvier 1869, 13,5x20,5cm, un feuillet remplié. - Lettre autographe signée de Maxime Du Camp, datée du 16 janvier 1869, 23 lignes à l'encre noire sur papier bleu, adresse manuscrite de l'expéditeur en tête du feuillet. Lettre de demande de recommandation que Maxime Du Camp adresse très courtoisement à son interlocutrice qui semble l'avoir secouru par le passé. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎MONTHERLANT Henri de‎

‎Lettre autographe signée de Henry de Montherlant‎

‎- 19 juin 1949, 13,5x21cm, un feuillet. - Lettre autographe signée de Henry de Montherlant adressée à Robert Pignarre, datée du 19 juin 1949, 15 lignes à l'encre bleue, enveloppe jointe. Pliures inhérentes à la mise sous pli. Lettre chaleureuse de remerciement adressée au professeur Robert Pignarre à la suite d'une conférence à l'Alliance française sur son œuvre : « j'en ai goûté fort le sérieux et l'objectivité ». [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎PUVIS DE CHAVANNES Pierre‎

‎Lettre autographe signée de Pierre Puvis de Chavannes‎

‎- Paris, 9 mai 1898, 12x15cm, un feuillet. - Lettre autographe signée de Pierre Puvis de Chavannes, datée du 9 mai 1898, 19 lignes à l'encre noire, papier à en-tête comportant l'adresse de l'hôtel particulier de son épouse Marie Cantacuzène "89 avenue de Villiers". Emouvante lettre de remerciement du peintre Pierre Puvis de Chavannes : « La pensée d'associer mon œuvre [...] à votre propre sentiment paternel me laisse une impression inexprimable, intime, pleine d'émotion. » [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎MONTHERLANT Henri de‎

‎Lettre autographe de Henry de Montherlant à Noël B. de la Mort " il y a des périodes pour les articles et des périodes pour les « grandes œuvres »"‎

‎- s.l. 12 septembre 1942, 20,5x27cm, un feuillet. - Lettre autographe signée de Henry de Montherlant à Noël B. de la Mort, datée du 12 septembre 1942, 16 lignes à l'encre noire, enveloppe jointe. Ayant refusé sa plume à plusieurs journaux, Montherlant établit une distinction entre écriture journalistique et création littéraire : « il y a des périodes pour les articles et des périodes pour les « grandes œuvres », (ou celles qu'on espère telles) ». L'affinité entre l'auteur et son destinataire, Noël Bayon de la Mort, transparaît dans l'humour des dernières lignes : « Votre nom nous manque dans les journaux. Mais je présume que vous allez conserver cela pour quelque chose de bien « rond » (comme ils disent), fruit de cette magnifique retraite » [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎BONAPARTE Napoléon-Jérôme‎

‎Quatre lettres de Napoléon-Jérôme Bonaparte, aux signatures maçonniques, adressées au peintre Géniole‎

‎- Italie, circa 1842, 13,5x20,5cm, 4 feuillets rempliés. - Ensemble de quatre lettres signées de Napoléon-Jérôme Bonaparte au peintre Géniole, deux sont datées du 21 août et du 12 décembre [1842], 6 pages à l'encre brune, adresse du destinataire au dos des feuillets, deux sceaux de l'expéditeur en partie conservés. Pliures inhérentes aux mises sous pli. Quelques infimes tâches sans atteinte au texte. La singularité de cet ensemble de lettres est constituée par la présence d'un signe franc-maçon rare (deux points de part et d'autre d'une ligne) entrelacé à la signature du Prince Napoléon. Le symbole explicite les liens étroits qui unissent la famille Bonaparte et la franc-maçonnerie qui aboutiront à faire de Paris la capitale de la franc-maçonnerie sous le Second Empire ainsi qu'à la création de la loge « Bonaparte » en 1852 dont fera partie Napoléon-Jérôme Bonaparte. En 1842, le jeune Napoléon-Jérôme Bonaparte, cousin de Napoléon III, est en voyage en Italie en compagnie d'Alexandre Dumas qui tirera de cette expérience son célèbre Comte de Monte-Cristo. Habitué des milieux artistiques, le Prince Napoléon confie ici ses préoccupations au peintre Alfred André Géniole : « Toutes les lettres que l'on m'a adressées à Milan ne me sont pas parvenues ayant passé par le Tyrol et c'est par le plus grand des hasards que j'ai appris ici que l'on me retiendrait à la frontière. » Les lettres retracent la période délicate que traverse la famille Bonaparte exilée dont le représentant principal, le futur Napoléon III, est alors détenu au fort de Ham : « Il y a aussi un nouvel arrangement entre mon frère [Jérôme Napoléon Bonaparte] et moi, il ne peut plus être mon témoin, mon père ne voulait pas voir ses deux fils compromis à la fois. » Traitant parfois de sujets artistiques, comme la composition des armes du Prince Napoléon, les missives révèlent l'ennui qui s'empare du jeune Bonaparte, dont la liberté est limitée, notamment lors de son passage à Bologne : « Vous êtes bien heureux d'être tranquille, personne ne le sent plus que moi qui m'embête furieusement ici [...] Bologne est un bouge affreux, il n'y a que les morts qui y [suitent ?] agréablement le cimetière étant magnifique. » [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎GAUTHIER-VILLARS DIT WILLY Henry‎

‎Carte autographe de Willy "Ah ! ah ! vous aussi, vous êtes pornographe !"‎

‎- s.d., 11,5x8cm, une carte. - Carte autographe signée de Henry Gauthier-Villars dit Willy, 6 lignes à l'encre violette, adresse de l'expéditeur en pied : « Rue de Courcelles 93 ». Cocasse lettre de Willy, personnalité centrale de la vie mondaine parisienne du tournant du XIXe, où transparaît tout son goût pour l'humour et la provocation : « Ah ! Ah ! Vous aussi, vous êtes pornographe ! Je ne suis pas fâché, mon cher confrère, de me trouver en si bonne compagnie ». [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎JOFFO Joseph‎

‎La guerre à l'italienne‎

‎- Editions du Rocher, Paris 2002, 15,5x24cm, broché. - Edition originale pour laquelle il n'a pas été tiré de grands papiers. Agréable exemplaire. Envoi autographe signé de Joseph Joffo sur la page de faux-titre accompagné, en regard, d'un dessin représentant une fleur. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎PARAZ Albert‎

‎Les repues franches‎

‎- Denoël, Paris 1937, 14,5x23cm, broché. - Edition originale sur papier courant. Envoi de l'auteur Gabriel Brunet. Papier bruni comme souvent. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎BAUDELAIRE Charles‎

‎Lettre autographe signée à Poulet-Malassis à propos de Sainte-Beuve : « voilà un vieillard passionné avec qui il ne fait pas bon se brouiller »‎

‎- Honfleur 28 février 1859, 13,1x20,5cm, 3 pages sur un feuillet remplié. - Précieuse lettre autographe signée de Charles Baudelaire à Auguste Poulet-Malassis, éditeur des Fleurs du Mal, datée du 28 février 1859 et écrite à Honfleur. 64 lignes à l'encre noire, quelques passages soulignés, présentée sous une chemise en demi-maroquin noir moderne. Baudelaire semble obsédé par «?l'affaire Sainte-Beuve/Babou?». Il s'agit d'une des innombrables querelles qui suivirent le procès des Fleurs du Mal, dans laquelle l'écrivain Hippolyte Babou accuse Sainte-Beuve de ne pas avoir pris la défense de Baudelaire lors du procès. Des passages de cette lettre furent cités par Marcel Proust dans son célèbre Contre Sainte-Beuve, déplorant la lâcheté de Sainte-Beuve dans l'affaire du procès des Fleurs du Mal et l'attachement immérité que Baudelaire portait à l'écrivain. Le poète écrit à son éditeur de Honfleur, où il s'est retiré depuis janvier auprès de sa mère, figure sacrée «?qui hante le cœur et l'esprit de son fils?». La lettre est écrite huit jours après un autre rebondissement dans l'affaire du procès des Fleurs du mal. Baudelaire, en proie à des sentiments complexes, se confie à Malassis alors que le 20 janvier, son ami Hippolyte Babou avait attaqué Sainte-Beuve dans un article de La Revue française. Il l'accusait de ne pas avoir défendu Baudelaire lors du procès du recueil?: «?Il glorifiera Fanny [d'Ernest Feydeau], l'honnête homme, et gardera le silence sur Les Fleurs du Mal?» écrivit-il. Car malgré les prières de Baudelaire, Sainte-Beuve n'avait finalement jamais publié d'article défendant Les Fleurs du Mal. à la suite de cette attaque de Babou, Baudelaire reçut une «?lettre épouvantable?» de Sainte-Beuve?: «?Il paraît que le coup [...] avait frappé vivement [Sainte-Beuve]. Je dois lui rendre cette justice qu'il n'a pas cru que je puisse insinuer de telles choses à Babou?». Bien qu'indigné par de telles accusations, Sainte-Beuve n'en tint pas Baudelaire responsable. La virulence dont fait preuve Sainte Beuve étonne Baudelaire, qui déclare à Poulet-Malassis?: «?Décidément, voilà un vieillard passionné avec qui il ne fait pas bon se brouiller [...] Vous ne pouvez pas vous faire une idée de ce que c'est que la lettre de Sainte-Beuve. Il paraît que depuis douze ans il notait tous les signes de malveillance de Babou?». Baudelaire assiste, impuissant, à la querelle entre deux hommes estimés, et témoigne surtout de son attachement à Sainte-Beuve, qui est mis en danger par l'article de Babou?: «?Ou Babou a voulu m'être utile (ce qui implique un certain degré de stupidité), ou il a voulu me faire une niche ; ou il a voulu, sans s'inquiéter de mes intérêts, poursuivre une rancune mystérieuse?». Baudelaire vouait en effet une admiration sans bornes à «?l'oncle Beuve?», sénateur, académicien et maître incontesté de la critique, dont l'avis faisait loi dans les cénacles littéraires parisiens. Il guettait depuis des années un encouragement officiel de Sainte-Beuve, qui aurait conforté sa carrière chancelante, entachée par le scandale des Fleurs du Mal. Le poète se trouve donc tiraillé entre sa vénération pour Sainte-Beuve et son amitié de longue date pour Hippolyte Babou - qui, selon la légende, lui aurait suggéré le titre Les Fleurs du Mal. Il confie son désarroi à Poulet-Malassis?: «?Ce qu'il y avait de dangereux pour moi là-dedans, c'est que Babou avait l'air de me défendre contre quelqu'un qui m'a rendu une foule de services?». On peut se demander à quels services Baudelaire pouvait faire référence, sachant que Sainte-Beuve fit en somme assez peu pour sa carrière. Cette lettre fut citée dans le Contre Sainte-Beuve, célèbre et terrible réquisitoire de Marcel Proust publié à titre posthume en 1954. Proust y accuse Sainte-Beuve de méconnaître l'incontestable génie poétique de Baudelaire, et souligne sa lâcheté durant le procès des Fleurs du Mal. En effet, afin de protéger ses fonctions sénatoriales, Sainte-Beuve n'avait rien écrit en faveur de Baude‎

‎BLANCHE Jacques-Emile (DIAGHILEW Serge de)‎

‎Manuscrit autographe signé de l'éloge funèbre de Serge Diaghilev‎

‎- [s.d.] fin 1929 ?, 20x25,3cm, en feuillets. - Manuscrit autographe signé du peintre et écrivain Jacques-Emile Blanche, intitulé « Serge de Diaghileff ». 5 feuilles rédigées à l'encre noire, avec de nombreuses corrections en bleu. Foliotation autographe à l'encre noire, et foliotation postérieure au crayon bleu. Le feuillet 4, initialement en deux parties, a été assemblé à l'aide d'un morceau d'adhésif collé au verso. Passages biffés et corrections. Très bel éloge funèbre de Jacques-Emile Blanche à son ami Serge Diaghilev, directeur des célèbres Ballets Russes. Le peintre et écrivain Jacques-Emile Blanche rend hommage au génie de Serge Diaghilev, peu après sa disparition à Venise en 1929. Choisi comme « parrain » des Ballets Russes, le peintre suivit avec attention l'action du chorégraphe comme régénérateur des arts scéniques et applaudit Le Sacre du printemps de Stravinski. Il réalisa également de nombreux portraits des danseuses des Ballets russes, qu'il présenta en 1912 à la Biennale de Venise. Au début du siècle, la compagnie de Diaghilev « les Ballets russes », avait en effet ébloui tous les publics européens par un art riche et vivace qui, de forme nouvelle en forme nouvelle, resta pendant vingt ans à l'avant-garde. Le peintre se souvient de sa première rencontre avec Diaghilev, personnage au charme incontestable : « j'éprouvai qu'on ne pouvait lui résister. Son autorité, ses caprices d'enfant gâté, on les subissait, tant son intelligence éclatait dans ses paroles d'adolescent. Il ressemblait, alors, assuraient ses compatriotes, au Tzar Alexandre Ier ». Il revient sur l'existence troublée de l'impresario et ses éblouissants succès avec les Ballets Russes : « Eh quoi ! vingt ans d'expériences, vingt ans d'incomparables spectacles - et la perfection d'une technique de plus en plus déconcertante, ne nous conseilla-t-il pas d'accorder crédit illimité à notre cher ami, le plus artiste des hommes - et somme toute, le plus sûr de soi-même, malgré l'extravagance, le paradoxe de la vie qu'il menait et qu'il imposait à sa troupe ? ». Blanche souligne le goût de Diaghilev pour la culture française, qu'il partageait avec ses amis et collaborateurs. L'amour de cette culture, hérité des milieux aristocratiques russes, faisait de lui « Le plus parisien des cosmopolites, croyant au prestige de Paris comme un boulevardier du second Empire ». On apprend également le projet jamais réalisé de Diaghilev de se rendre à Moscou et de monter des ballets dans la jeune URSS, considérée à l'époque comme une terre d'avant-garde politique et artistique. La lettre s'achève sur une poignante évocation de Venise, où Diaghilev s'est éteint le 19 août 1929 : « voici qu'un funèbre cortège de gondoles accompagne sur la lagune torride [...] les restes de notre cher camarade. Il est bien - puisqu'il devait nous quitter - qu'il fermât les yeux sur la cité du Sang, de la volupté et de la Mort ». Admirable panégyrique du créateur et impresario Serge de Diaghilev par Jacques-Emile Blanche, fidèle ami et portraitiste des Ballets Russes. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎ORMESSON Jean d'‎

‎Carte autographe signée adressée à Jacques Péchon‎

‎- [s.d.], 15x10,5cm, une carte. - Carte de remerciements autographe signée de Jean d'Ormesson, adressée à Jacques Péchon. 4 lignes rédigées au feutre bleu, sur une carte à en-tête "de l'Académie Française Président du Directoire du Figaro Directeur du Journal". [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎ORMESSON Jean d'‎

‎Lettre dactylographiée et signée de Jean d'Ormesson à Martine Rubin‎

‎- 10 février 1983, 21x27cm, une feuille. - Lettre autographe de remerciements signée de Jean d'Ormesson à Martine Rubin. 5 lignes dactylographiés et signées au feutre par l'auteur, sur un feuillet à l'en-tête du conseil international de la philosophie et des sciences humaines, dont il était secrétaire général. L'écrivain, journaliste et académicien Jean d'Ormesson adresse de chaleureux remerciements à une destinataire à laquelle il envoie "quelques lignes" de ses écrits. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎KLOSSOWSKI Pierre (BEJART Maurice)‎

‎Lettre autographe signée au chorégraphe Maurice Béjart‎

‎- Paris 4 mars 1991, 21x29,7cm, une feuille. - Handwritten letter signed by the writer Pierre Klossowski addressed to Maurice Béjart, dated 4 March 1991. 29 lines written in black ink on one leaf. Just like a poem, this beautiful and passionate letter was written in a long column of text. Klossowski congratulates the choreographer on his autobiography Mort subite published the same year and is amazed that Béjart's literary tastes are so similar to his own. In the letter, Pierre Klossowski highlights the affinities that link him to Béjart. He devotes a long passage to Mort subite, Béjart's last book about his famous father, the philosopher Gaston Berger: "La miraculeuse Anwesenheit [présence] d'un tel père suscitée par un tel fils ! A vous lire, je ressens cette célébration dans sa piété filiale toute de joyeuse certitude, à la cadence goethéenne du Roi des Aulnes [...]" "The miraculous Anwesenheit [presence] of such a father sparked off by such a son! To read you, I feel this celebration in his filial piety, all of joyful certainty, to the same rhythm as Goethe's The Erlking [...]" He brings up their shared passion for the poet Rainer Maria Rilke, before mentioning an old collaborative project: "Je n'oublie guère votre visite [...] ni votre idée d'un ballet autour d'un Baphomet invisible..." "I hardly forget your visit [...] nor your idea of a ballet based on Baphomet invisible...." Several years earlier, the Baphomet had already been the object of an abandoned theatre project with the Biennale de Venise. The letter finishes with an allusion to Klossowski's "travail pictural exclusif" "exclusive pictorial work": his huge production of drawings that kept him busy until the end of his life. A letter of admiration by Pierre Klossowski concerning Béjart's writing talent and his literary influences. Provenance: Maurice Béjart's personal archives. [FRENCH VERSION FOLLOWS] Lettre autographe signée de l'écrivain Pierre Klossowski au chorégraphe Maurice Béjart, datée du 4 mars 1991. 29 lignes rédigé au stylo noir sur un feuillet. Tel un poème, cette belle et enthousiaste missive fut rédigée en une longue colonne de texte. Klossowski félicite le chorégraphe pour son autobiographie Mort subite parue la même année et s'émerveille des goûts littéraires de Béjart si semblables aux siens. Pierre Klossowski souligne dans la lettre les affinités qui le lient à Béjart. Il consacre un long passage à Mort subite, le dernier ouvrage de Béjart sur son célèbre père, le philosophe Gaston Berger : "La miraculeuse Anwesenheit [présence] d'un tel père suscitée par un tel fils ! A vous lire, je ressens cette célébration dans sa piété filiale toute de joyeuse certitude, à la cadence goethéenne du Roi des Aulnes [...]". Il évoque leur passion commune pour le poète Rainer Maria Rilke, avant de mentionner un ancien projet de collaboration : "Je n'oublie guère votre visite [...] ni votre idée d'un ballet autour d'un Baphomet invisible...". Quelques années auparavant, le Baphomet avait déjà fait l'objet d'un projet théâtral avorté avec la Biennale de Venise. La lettre s'achève sur une allusion au "travail pictural exclusif" de Klossowski : son immense production de dessins qui l'occupe jusqu'à la fin de sa vie. Lettre admirative de Pierre Klossowski sur les talents d'écriture de Béjart et ses influences littéraires. Provenance : archives personnelles de Maurice Béjart.‎

‎KLOSSOWSKI Pierre (BEJART Maurice)‎

‎Lettre autographe signée au chorégraphe Maurice Béjart‎

‎- Paris 5 août 1969, 21x27cm, trois feuilles. - Handwritten letter signed by the writer Pierre Klossowski addressed to Maurice Béjart, dated 5 August 1969. 58 lines written in black ink on three leaves. Interesting letter regarding choreographer Maurice Béjart's project to adapt Klossowski's Baphomet into a ballet. Klossowski had met Maurice Béjart through a mutual friend, the writer and film maker François Weyergans. The idea of a ballet based on Klossowski's book Le Baphomet was born out of this meeting. This medieval baroque tale, published four years earlier, recounted the mystical vicissitudes and the religious divides of the Templar. The writer, obsessed by the project, confided his doubts about such an undertaking, which seemed impossible to achieve due to the many pitfalls: "Plus je m'évertue à esquisser quelques ébauches de synopsis, et plus sûrement je m'égare [...] je n'arrive pas à sortir d'une visualisation théâtrale" "The more I strive to sketch out the draft of the synopsis, the more I lose my way [...] I am not able to escape a theatrical visualisation." There are fascinating passages questioning the relative permeability between the literary text and the ballet scene: "Il me semble maintenant que c'est non point le tableau mais la trame verbale - le mouvement de la parole et ses développements qui offriraient les éléments des figures que seul votre génie puisse réinventer à sa guise !" "It now seems to me that it is not the visual picture but the verbal thread - the movement of the words and their developments that would present the characteristics of the characters that only your expertise can reinvent as you please!" At the end of the letter he writes a list of the three scenes to adapt and shares an idea for a very original production: "(J'avais imaginé que l'on assisterait à l'animation de la statue de Ste Thérèse du Bernin - le page simulant la statue - donc jouant la moniale pour figurer le Baphomet - mais voilà encore du « théâtre »)" "(I had imagined that we would see the animation of the Ste Thérèse du Bernin statue - the page resembling the statue - therefore casting the nun to represent Baphomet - well, even more "theatre")". Despite Klossowski's efforts, the collaboration project with Béjart never happened. Nevertheless, the two artists remained close, and their correspondence, of which we still found examples dated 1991, testifies to their longstanding friendship. [FRENCH VERSION FOLLOWS] Lettre autographe signée de l'écrivain Pierre Klossowski adressée à Maurice Béjart, datée du 5 août 1969. 58 lignes rédigées au stylo noir sur trois feuilles. Intéressante lettre sur un projet d'adaptation en ballet du Baphomet de Klossowski par le chorégraphe Maurice Béjart. Klossowski avait rencontré Maurice Béjart par l'entremise d'un ami commun, l'écrivain et cinéaste François Weyergans. De cette rencontre était née l'idée d'un ballet autour du livre de Klossowski Le Baphomet. Ce conte médiéval baroque, publié quatre ans plus tôt, retraçait les vicissitudes mystiques et les déchirements religieux des Templiers. L'écrivain, obsédé par le projet, confie ses doutes sur une telle entreprise, qui semble irréalisable tant les écueils sont nombreux : "Plus je m'évertue à esquisser quelques ébauches de synopsis, et plus sûrement je m'égare [...] je n'arrive pas à sortir d'une visualisation théâtrale" . On trouve de fascinants passages interrogeant la relative perméabilité entre le texte littéraire et la scène de ballet : "Il me semble maintenant que c'est non point le tableau mais la trame verbale - le mouvement de la parole et ses développements qui offriraient les éléments des figures que seul votre génie puisse réinventer à sa guise !". Il dresse à la fin de la lettre une liste de trois scènes à adapter et lui fait part d'une idée de mise en scène très originale : "(J'avais imaginé que l'on assisterait à l'animation de la statue de Ste Thérèse du Bernin - le page simulant la statue - donc jouant la moniale pou‎

‎FRENAUD André‎

‎Lettre autographe signée à Georges Raillard sur sa poésie‎

‎- 12 décembre 1962, 13,5x21cm, une feuille. - "D'une connaissance pénétrante et amicale de ma poésie vous avez tiré une dialectique qui va à l'essentiel" Lettre autographe signée du poète André Frénaud adressée à Georges Raillard, datée du 12 décembre 1962. 16 lignes rédigées au stylo bleu sur une feuille à en-tête du Mnistère des travaux publics des transports et du tourisme. Jointe, une enveloppe à l'adresse du destinataire. Frénaud lui adresse de chaleureux remerciements pour une étude que Raillard a publiée sur sa poésie. Raillard, spécialiste des peintres espagnols Tapies et Miro, fut également un critique littéraire et écrivit des livres importants sur Aragon, Henri Bosco, Claude Simon ou Michel Butor, ainsi que des articles sur Robert Pinget, Jean Echenoz ou encore Pascal Quignard. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

‎FRENAUD André‎

‎Lettre autographe signée à Georges Raillard‎

‎- 27 juillet 1964, 21x27cm, une feuille. - Lettre autographe signée du poète André Frénaud adressée à Georges Raillard, datée du 27 juillet 1964. 27 lignes rédigées au stylo bleu sur une feuille. Frénaud entretient son ami Georges Raillard des difficultés des universitaires roumains à se procurer des publications et des périodiques de littérature française. Raillard avait été nommé la même année directeur de l'Institut français de Barcelone, où il restera jusqu'en 1969 et se liera d'amitié avec les artistes Antoni Tapies et Joan Miro. Le poète lui transmet une longue liste des "desiderata de ceux qui enseignent en Roumanie notre langue avec beaucoup d'amour, j'ai pu le constater" et ajoute "Si vous pouvez les aider à les satisfaire j'en serai fort heureux". [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]‎

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