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‎[MANUSCRIT]‎

‎Journal de trois évacués. Raymonde, 22 ans. - Simone, 19 ans. - Henri, 15 ans‎

‎S.l.n.d. (septembre 1939) cahier in-8, [9] ff. n. ch., réglés et couverts d'une écriture moyenne et lisible (environ 20 lignes par page), avec un dessin volant au crayon de bois, légendé ("Notre home [sic]", décrivant le logement des trois jeunes gens), broché sous couverture muette bleue. Deux premiers ff. détachés.‎

‎A l'arrière dans la "Drôle" de Guerre".Curieuse petite relation écrite sur cahier d'écolier, sans doute par Simone (elle écrit "Raymonde et moi", parle de Henri comme de "Riri") : elle court du 2 au 11 septembre 1939 (le mardi 12 est annoncé, mais ne comporte pas de texte), et narre tout au long les péripéties de l'évacuation d'une probable fratrie au sein d'un groupe d'une cinquantaine de personnes (dont 40 Polonais) relégués dans le village de Saint-Vitte (il s'agit de la commune du Cher, et non de la Haute-Vienne, le bourg le plus proche étant Saint-Amand, la ville Bourges). Les événements ressortissent d'un quotidien minuscule rythmé par les repas, les heures de coucher, le lavage matinal avec de l'eau ramenée de la pompe ou d'un puits, les altercations avec une mégère locale qui refuse de s'occuper des "étrangers", etc. Un passage dans un château difficile à localiser (château de "Fougerolles"), où les jeunes gens reçoivent l'hospitalité d'une généreuse comtesse chargée de sept filles agrémente un peu un séjour difficile, et qui s'interrompt brusquement avec le 11 septembre.Il semble qu'il manque quelques feuillets entre le jeudi 5 septembre et le 8 : la narration est incohérente entre les ff. 5 et 6. Le contexte est celui de l'évacuation des populations civiles de la "zone rouge" de la ligne Maginot. Ce plan avait été mis en place pour préserver les civils en cas de guerre et d'occupation, et surtout pour laisser le champ libre aux mouvements des troupes. Son application en septembre 1939 concerna principalement 530 000 Alsaciens, 280 000 Lorrains et 130 000 Francs-Comtois pour l'est de la France, mais aussi 865 000 Nordistes et 140 000 Ardennais pour le nord. Cependant il concerna aussi, dans le sud-est, la Haute-Savoie, la Savoie et les Alpes-Maritimes. En l'absence d'indication de lieu de départ, il est impossible de déterminer exactement de quelle région provenaient nos trois jeunes, mais la présence de nombreux Polonais dans le train d'évacuation laisse à penser qu'il s'agit plutôt du Nord. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 222879

‎LEFORT (Edmond)‎

‎Un Mois de guerre d'un médecin de réserve. (septembre 39).‎

‎Paris, Editions du Livre Moderne, 1942; petit in-8, 126 pp., broché.‎

‎Rares souvenirs sur la "drôle" de guerre. Publiés en 1942, ils n'ont dû être que très peu diffusés. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 223004

‎ROBICHON (Jacques)‎

‎Le Débarquement de Provence. 15 août 1944. Edition revue et mise à jour‎

‎Paris, Presses de la Cité, 1982 in-8, 282 pp., cartes in-t., cahier de planches, demi-basane marron, dos lisse. Ex-libris Collection Ulrich.‎

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Référence libraire : 224319

‎BOURGET (Pierre-André)‎

‎De Beyrouth à Bordeaux. La guerre 1939-40 vue du P. C. Weygand‎

‎Paris, Berger-Levrault, 1946 in-8, VI-187 pp., broché. Passages soulignés au crayon.‎

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Référence libraire : 224351

‎ABETZ (Otto)‎

‎Pétain et les Allemands. Mémorandum d'Abetz sur les rapports franco-allemands‎

‎S.l., Gaucher, 1948 in-8, 200 pp., planches, broché. Second plat restauré par du scotch. Ex-libris Collection Ulrich.‎

‎Otto Abetz était l'ambassadeur du Reich à Paris pendant la guerre. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 224352

‎BRUGE (Roger)‎

‎Histoire de la Ligne Maginot.‎

‎Paris, Fayard, 1973-1977 3 vol. in-8, XVII-456 pp., X-383 pp. et 427 pp., planches, demi-basane havane, dos à nerfs, couvertures conservées (sauf au tome III, seul le premier plat). Dos passés et légèrement frottés, épidermure au second plat du tome II. Ex-libris Collection Ulrich.‎

‎I. Faites sauter la Ligne Maginot ! II. On a livré la Ligne Maginot. III. Offensive sur le Rhin. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 224416

‎VALLOTTON (Benjamin)‎

‎L'Alsace vous parle.‎

‎Paris, Delachaux & Niestlé S. A., s.d. (1946) in-12, 213 pp., planches, broché.‎

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Référence libraire : 224418

‎LAFFARGUE (André)‎

‎Servitude et grandeur militaires. Le Général Dentz. (Paris 1940 - Syrie 1941). Préface du général Weygand‎

‎Paris, Les Iles d'Or, 1954 in-12, VI-212 pp., frontispice, cartes h.-t., broché. Souligné au feutre rouge par endroits.‎

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Référence libraire : 224424

‎BOURBON-PARME (Xavier de)‎

‎Les Accords secrets franco-anglais de décembre 1940.‎

‎Paris, Plon, 1949 petit in-8, III-118 pp., broché. Papier jauni. Ex-libris Collection Ulrich.‎

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Référence libraire : 224436

‎RODOLPHE (R.)‎

‎Combats dans la Ligne Maginot.‎

‎S.l., Association Saint-Maurice pour la recheche de documents sur la forteresse, 1981; in-8, 205 pp., ill. et croquis in-t., carte dépliante, broché.‎

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Référence libraire : 224445

‎GOUNELLE (Claude)‎

‎Sedan, mai 1940.‎

‎Paris, Presse de la Cité, 1965 in-8, 379 pp., ill. h.-t., bradel percaline blanche sous jaquette (reliure de l'éditeur). Exemplaire souligné au stylo rouge ou bleu. Ex-libris Collection Ulrich.‎

‎Histoire de la bataille de la Meuse, analysant les causes de la défaite de 1940. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 224456

‎RITTGEN (Francis)‎

‎Opération "Nordwind",. 25 décembre 1944 - 25 janvier 1945.‎

‎Sarreguemines, Pierron, 1984; in-8, 237 pp., planches, plans h.-t., broché. Ex-libris Collection Ulrich.‎

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Référence libraire : 224457

‎MERCADET (Léon)‎

‎La Brigade Alsace-Lorraine.‎

‎Paris, Grasset et Fasquelle, 1984; in-8, 285 pp., broché. Ex-libris Collection Ulrich.‎

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Référence libraire : 224458

‎BARBEY (Bernard)‎

‎Aller et retour. Mon journal pendant et après la "drôle de guerre", 1939-1940‎

‎Neuchâtel, Edtions de la Baconnière, 1967 in-12, 179 pp., planches, broché.‎

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Référence libraire : 224461

‎CHARBONNEAU (J.)‎

‎Contribution à l'histoire de la IIe Guerre Mondiale. L' Envers du 18 juin 1940.‎

‎Paris, Desroches, 1969 in-12 carré, 252 pp., broché, sous jaquette illustrée. Souligné au stylo rouge. Un index manuscrit inscrit sur un feuillet ajouté. Ex-libris Collection Ulrich.‎

‎Tome I seul paru (?). - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 224467

‎ISORNI (Jacques)‎

‎Souffrance et mort du maréchal Pétain.‎

‎Paris, Flammarion, 1963; in-12, 349 pp., planches, broché. Souligné par endroits au stylo rouge.‎

‎Envoi de Jacques Isorni au capitaine Ulrich. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 224468

‎SAINT-PRIX (Pierre de), LASSUS SAINT-GENIES (Jean-Pierre de)‎

‎Combats pour le Vercors et pour la liberté. Témoignages pour l'Histoire. Préface de Alban Vistel. Introduction de M. le général d'armée M. Descour.‎

‎Valence, Société d'Edition Peuple Libre, 1982; in-8, 167 pp., ill. in et h.-t., broché. Ex-libris Collection Ulrich.‎

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Référence libraire : 224469

‎ROTON (G.)‎

‎Années cruciales,. la course aux armements (1933-1939). La campagne (1939-1940). Préface du général Georges.‎

‎Paris, Limoges, Nancy, Charles-Lavauzelle, 1947; gr. in-8, XVI-304 pp., 10 croquis dépliants sous pochette, broché. Petit accroc au dos.‎

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Référence libraire : 224550

‎DURLEWANGER (A.)‎

‎Trois jours pour mourir.. L'agonie de ligne Maginot, 1940. Préface du général de Langlade‎

‎Colmar, Paris, Editions Alsatia, 1971 in-8, 79 pp., ill. in-t., broché, couverture illustrée.‎

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Référence libraire : 224572

‎ESME (Jean d')‎

‎Les Nomades de la gloire. L'épopée de la division Leclerc‎

‎Paris, Les Publications Techniques et Artistiques, 1944 in-12 carré, 245 pp., planches, carte dépliante, broché.‎

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Référence libraire : 224636

‎[PÉTAIN]‎

‎République Française. Haute Cour de Justice. Procès du maréchal Pétain. Compte rendu in extenso des audiences transmis par le Secrétariat général de la Haute Cour de Justice.‎

‎Paris, Imprimerie des Journaux Officiels, 1945; in-4, 386 pp., demi-basane bleue à coins, dos lisse orné d'une francisque dorée (Laucournet et Fils). Dos passé. Page de titre restaurée par du scotch. Souligné aux crayons rouge ou bleu. Ex-libris Collection Ulrich.‎

‎- - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 224669

‎LAFFARGUE (Général A.)‎

‎Justice pour ceux de 1940.‎

‎Paris, Charles-Lavauzelle, 1952 in-12, 237 pp., cartes, demi-basane brune, dos lisse (reliure postérieure). Qqs soulignures crayon.‎

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Référence libraire : 224686

‎CARRON (Lucien)‎

‎Fantassins sur l'Aisne. mai-juin 1940‎

‎Grenoble-Paris, Arthaud, 1944 in-12, 243 pp., cartes, demi-basane brune, dos à nerfs (reliure postérieure).‎

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Référence libraire : 224687

‎MARILIER (M.)‎

‎Maquis au Val de Saône. Contributions à l'histoire de la résistance en Côte-d'Or (juin-septembre 1944). Témoignages recueillis.‎

‎Dijon, chez l'Auteur et Librairie Damidot, 1947; in-8, 190 pp., ill. in-t., 1 planche, broché.‎

‎- - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 224946

‎BRUGE (Roger)‎

‎Les Combattants du 18 juin.‎

‎Paris, Fayard, 1982-1989 5 vol. in-8, ill., broché. Ex-libris Collection Ulrich.‎

‎I. Le sang versé. 2. Les derniers feux. 3. L'armée broyée. 4. Le cessez-le-feu. 5. La fin des généraux. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 225027

‎HERVAL (René)‎

‎Croquis de guerre lithographiés et coloriés à la main par Gabriel Loire. Rouen, août 1944.‎

‎Rouen, A. Van Moë, février 1945 in-folio, [8] ff. n. ch. de texte, avec 20 planches lithographiées en deux états (en noir ; en couleurs), en feuilles, dans double emboîtage cartonné, titre poussé en lettres dorées au centre du plat supérieur. Rousseurs.‎

‎Tiré à 210 exemplaires, celui-ci 1/200 sur papier d'Arches. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 225048

‎CLÉMENT (G.-R.)‎

‎Avec l'Alsace en guerre. 1940-1944‎

‎Paris, Strasbourg, Istra, s.d. (1945) in-4, 213 pp., broché. Envoi.‎

‎- - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 225056

‎LE GOYET (Pierre)‎

‎La Participation française à la campagne d'Italie. (1943-1944)‎

‎Paris, Imprimerie Nationale, 1969 in-8, 344 pp., ill. in et h.-t., cartes dépliantes, bradel percaline verte (reliure de l'éditeur). Taches d'humidité sur les plats. Cachets (annulés).‎

‎- - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 225269

‎DU MOULIN DE LABARTHÈTE (Henry)‎

‎Le Temps des illusions. Souvenirs. (juillet 1940-avril 1942)‎

‎Genève, Les Éditions du Cheval Ailé, 1946 in-12, 437 pp., broché.‎

‎Souvenirs du directeur du cabinet civil du maréchal Pétain. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 661128

‎LEDERREY (Alfred-Ernest)‎

‎La Défaite allemande à l'est. Les armées soviétiques en guerre de 1941 à 1945.‎

‎Paris, Nancy, Limoges, Charles-Lavauzelle, 1951; gr. in-8, 270 pp., croquis in-t., broché.‎

‎- - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 661461

‎BELOT (Raymond de)‎

‎La Guerre aéronavale du Pacifique. (1941-1945)‎

‎Paris, Payot, 1948 in-8, 204 pp., croquis in-t., broché.‎

‎- - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 661468

‎WERTH (Léon)‎

‎Déposition. journal 1940-1944‎

‎Paris, Grasset, 1946 gr. in-8, 563 pp., broché. Couv. déchirée.‎

‎- - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 664771

‎THE BRITISH council,. incorporated by royal chrter. Patron : H. M. The King. Report for 1943-1944.‎

‎London, June 1944; in-8, 137 pp., planches, broché.‎

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Référence libraire : 664826

‎GMELINE (Patrick de)‎

‎Les Cadets de Saumur. Album-Mémorial‎

‎Paris, Poly Print, 1996 in-8, 186 pp., nbses ill. in-t., broché.‎

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Référence libraire : 664851

‎LEFEBVRE (J.-H.)‎

‎1939-1940 le suicide. Notes d'un correspondant de guerre.‎

‎Paris, Durassié, 1942; in-12, 254 pp., demi-basane rouge, dos à nerfs (reliure de l'époque). Dos passé. Annotations sur la page de titre. Supraslibris J. Favre.‎

‎- - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 665159

‎TOWARD World Organization.‎

‎S.l., Interim International Information Service, s.d. (1945); in-8, 87 pp., broché.‎

‎- - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 666951

‎[MANUSCRIT].‎

‎[Correspondance passive d'André Grosdidier].‎

‎Versailles et Rebourseaux [Yonne], 2 septembre 1939 - 9 août 1940 78 pièces in-8 ou in-12, en feuilles.‎

‎Important et émouvant dossier qui réunit les lettres envoyées pendant la "drôle de guerre" à André-Henri Grosdidier, dans le civil boucher chez un dénommé Mussard à Viroflay, mais à l'armée caporal-chef, puis sergent dans la 3e Compagnie du 8e Régiment de Zouaves. Cette unité devait, avec la 12e division d'infanterie motorisée, être détruite lors de la bataille de Dunkerque. Né à Boynes le 28 juillet 1918, André mourut d'ailleurs au combat lors du repli de son régiment sur Dunkerque le 27 mai 1940 à Péronne-en-Mélantois (Nord). Il est inhumé au cimetière de Péronne (à gauche, allée centrale).Abondantes, pleines de détails, centrées presque exclusivement sur les difficultés de la vie quotidienne, ces lettres émanent pour la plupart des deux parents d'André, qui écrivaient séparément (mais le père bien davantage que la mère), et elles scandent de façon très souvent poignante les étapes de l'entrée du pays en guerre depuis la déclaration jusqu'au début de la Campagne de France. Recevant peu de lettres de leur fils aîné parti dès le 21 août 1939, M. et Mme Henri Grosdidier, qui partagent leur temps entre Versailles où se situe leur résidence principale (5, rue Joffre), et une maison de campagne à Rebourseaux (dans l'Yonne) où vit apparemment la mère de Madame, expriment le plus souvent leur extrême angoisse et une sollicitude matérielle, touchantes dans les menus détails qu'elles revêtent. Le père (né le 7 janvier 1894), un ancien de 1914-18, blessé et désabusé de la guerre, exerce apparemment comme représentant pour une maison de laines et de bonneterie en gros appelée G. Regnault, la mère travaille également, apparemment dans un commerce. Il y a deux autres enfants, Monique (qui demeure avec sa grand-mère à Rebourseaux), et Gilbert (14 ans alors).Signalons donc quelques autres correspondants : la grand-mère maternelle d'André, L. Rivière (lettres du 10 septembre, du 26 octobre 1939) ; son frère Gilbert (lettres du 8 novembre, du 16 décembre, sur son apprentissage de l'anglais à l'école).1. Septembre 1939 : 14 lettres ou billets du 2 septembre au 30 septembre. La première (2 septembre) est encore empreinte de fortes illusions : "Mais malgré tout, et dans mon âme et conscience j'ai idée que nous aurons pas la guerre et qu'un bon génie nous sauvera tous de cet affreux cauchemar". Cet espoir se dissipe très vite : "Cette fois la ficelle a cassé et nous ne voulions pas croire que cela pouvait arriver ; il nous faut nous rendre à l'évidence .."2. Octobre 1939 : 11 lettres du 4 octobre au 31 octobre (dont une très longue du 28, émanant du père). Elles abondent cette fois en nouvelles de la famille et des relations professionnelles du père, dont les tournées se diversifient (en sus de la Seine-et-Oise, il roule en Eure-et-Loir et dans le Loiret). Toutes les femmes de la famille sont mobilisées pour tricoter des effets chauds à destination du soldat André. La vie s'organise pour tous en fonction de la guerre et des contraintes qu'elle implique. L'annonce officielle par Daladier des permissions de décembre mobilise toutes les espérances.3. Novembre 1939 : 13 lettres du 4 novembre au 30 novembre. Le ton des missives se fait moins grave, voire parfois guilleret. Par exemple, le récit du père sur les occupations familiales du dimanche 5 novembre vaut le détour comme instantané de la vie d'une famille populaire française ... (nous recommandons le menu du repas de midi). Les nouvelles se refont intimes : travaux d'abduction d'eau dans la résidence de Reverseaux inondée par de fortes pluies, achats de tissus et de poulettes. Un quiproquo sur le bénéficiaire d'une citation à l'ordre de l'armée tint également en haleine la famille (une photo floue dans un journal laissait penser qu'il s'agissait d'André ..., mais "j'aime mieux que tu ramènes tous tes os que la Croix de guerre", opine le père).4. Décembre 1939 : 12 lettres du 2 décembre au 26 décembre. Avant les fêtes, c'est le recul permanent de la "perm" d'André qui alimente toutes les correspondances : annoncée au départ pour Noël, elle a été repoussée au 25 janvier, puis à fin février. Le père s'épanche un peu sur "sa" guerre : "Jamais un seul instant je n'ai douté en 14 qu'il pourrait m'arriver quelque chose. À tout moment, j'ai toujours eu confiance dans la destinée, et je crois fermement qu'il en est de même chez toi." La sollicitude des colis est plus forte que jamais, et ils sont envoyés non seulement par les parents, mais par les employeurs, les amis, etc. La très longue lettre de Henri la veille de Noël (7 demi-feuillets écrits recto-verso) condense toute l'émotion née du fils absent, spécialement au moment des fêtes de fin d'année. 5. Janvier 1940 : 7 lettres du 1er janvier au 29 janvier. Le jour de l'an est marqué par la rencontre entre le père et un capitaine du 8ème Zouaves en permission, qui donne quelques nouvelles (générales et vagues). La situation matérielle devient plus compliquée : d'un côté, les prix de l'alimentation montent, et les bouchers sont contraints de fermer du dimanche midi au mercredi ; de l'autre, le père a moins de travail car moins de marchandises à transporter. Sur le tout, le mois de janvier est glacial et tout le monde est plus ou moins malade.6. Février-mars 1940 : 13 lettres du 2 février au 26 mars. Le mois de février fut celui de la permission tant attendue d'André, qui eut lieu bien tardivement (entre le 11 et le 24 février d'après la lacune de la correspondance), et bien sûr elle parut bien courte à la famille ("Nous étions déjà habitués mettre la clef sous le paillasson, ou à t'attendre pour le dîner, ou le déjeuner. Ta mère commençait à s'organiser pour faire de la tisane, poser des ventouses ou faire des cataplasmes, et vlan, quand le permissionnaire commence à s'installer, c'est là qu'il commence à ramasser son masque, sa musette, les bandes Mollet, et tout et tout, et se prépare au départ"). Le mois de mars s'égrène lentement entre nouvelles du petit moral d'André et visites de camarades en permission à ses parents.Une lettre du 17 mars nous apprend que, en dépit de plusieurs démarches administratives, le père est également mobilisable pour la défense passive à partir de la première quinzaine d'avril, contraignant la mère à chercher un travail pour assurer le quotidien des autres enfants.7. Avril-mai 1940 : 5 lettres du 12 avril au 23 mai 1940. Il y eut une seconde permission d'André (cf. infra), mais la correspondance n'en fait pas état. En revanche, les deux dernières lettres ont été envoyées alors même que la Bataille de France faisait rage (16 et 23 mai) ; la dernière, assez pathétique et rédigée en pleine débâcle, n'est sans doute jamais parvenue à son destinataire : "Notre pays est depuis quelques jours en bonnes mains, guidés par des hommes énergiques de hautes valeurs. Tout notre espoir va vers eux et nous [sommes] convaincus que nous aurons le mot final (...). Ici notre petite vie est toujours pareille ; on s'efforce de continuer notre petit rouleau malgré tous les tourments."Comme nous l'avons dit, André était en réalité mort le 27 mai lors de la catastrophique retraite sur Dunkerque. Mais son sort ne fut connu de ses proches que bien plus tard, comme l'attestent les documents suivants, annexés au dossier, et qui retracent les étapes de l'enquête menée auprès des différentes autorités par Henri Grosdidier pour retrouver son fils, d'abord considéré comme prisonnier :I. Une lettre de Henri du 9 août 1940, retournée avec le papillon dactylographié "Veuillez attendre d'autres informations. Les prisonniers ne donnent leur adresse qu'au bout d'un certain temps, et eux-mêmes". Elle exprimait encore un espoir : "J'ai déjà fait maintes démarches. Jusqu'alors maintenant aucune n'a abouti. Nous avons la ferme conviction que tu es prisonnier, mais où ?"II. Un billet daté de Hazebrouck du 26 août 1940 : "C'est avec regret que je me vois contrainte à vous dire qu'il m'est impossible de vous donner les renseignements demandés (..). Votre fils n'est probablement pas passé dans notre ville".III. Enfin, une lettre au crayon de bois émanant de Raymond Baly, prisonnier de guerre au Stalag VI A (sis à Hemer dans le Kreis d'Iserlohn). En date du 13 avril 1941, elle communique aux parents d'André les circonstances de sa mort : "Et c'est avec grande peine je me joins à votre douleur depuis que j'ai quitté votre fils le sergent Grosdidier (...). Votre fils a été blessé au côté, je ne me souviens pas lequel et est décédé sans souffrances dans mes bras le 27 mai à 4 heures du matin. J'ai fait les derniers services au cimetière de Péronne (Nord). Cher Monsieur, j'ai connu votre fils André à Mourmelon le Grand qui est venu comme caporal-chef à la 3e Compagnie 8e zouaves. Nous avons fait les manoeuvres de Sissonne ensemble. Et c'est en revenant de permission d'avril qu'il fut nommé sergent à mon groupe et nous sommes partis en Belgique". - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 225694

‎[MANUSCRIT]. GROSDIDIER (André).‎

‎[Correspondance active].‎

‎12 janvier 1938 - 13 mai 1940 54 pièces in-4 ou in-8, en feuilles.‎

‎Important et émouvant dossier qui réunit les lettres, généralement longues, envoyées avant et pendant la "drôle de guerre" par André-Henri Grosdidier, dans le civil boucher chez un dénommé Mussard à Viroflay, mais à l'armée caporal-chef, puis sergent dans la 3e Compagnie du 8e Régiment de Zouaves. Cette unité devait, avec la 12e division d'infanterie motorisée, être détruite lors de la bataille de Dunkerque. Né à Boynes le 28 juillet 1918, André mourut d'ailleurs au combat lors du repli de son régiment sur Dunkerque le 27 mai 1940 à Péronne-en-Mélantois (Nord). Il est inhumé au cimetière de Péronne (à gauche, allée centrale).Les destinataires sont ses deux parents, qui vivent à Versailles, à l'exception d'une missive adressée à sa cousine Marie (cf. n° 33). La séquence temporelle couverte par cette correspondance correspond aux débuts de son service militaire (peloton effectué à Mourmelon, déjà à l'époque grand camp d'exercices), bientôt transformé en service d'active par suite des mobilisations (partielle le 23 septembre 1938, générale le 1er septembre 1939), puis de la déclaration de guerre. L'essentiel tourne, on ne s'en étonnera pas, autour des soucis du quotidien, et les colis envoyés par la famille tiennent une place d'autant plus importante qu'ils sont bien garnis et très copieux. C'est dans ce genre de petits détails que l'on peut reconstituer au plus près l'étonnante période d'inactivité et d'incroyable ennui, d'indiscipline et de combines aussi, qui a précédé l'offensive de mai 1940.[Avant la guerre :] 1. De Mourmelon [Marne], le 12 janvier 1938 : André, intégré au "peloton" (équivalent des "classes" ultérieures) pour devenir caporal, change de chambrée. - 2. De Mourmelon, le 15 mars 1939 : sur la proximité d'un examen, sur les exercices de tir. - 3. De Mourmelon, le 8 avril 1939 : André s'habitue à sa nouvelle compagnie. Reçu dix-huitième du régiment à l'examen, il effectue sa première garde. - 4. De Mourmelon, le 12 avril 1939 : André touche un nouveau paquetage, et se prépare à un déplacement imminent. - 5. De Mourmelon, le 6 mai 1939 : sur le retour du capitaine de la compagnie ("Notre capitaine est revenu, il aurait mieux fait de rester où il était. Pourtant, il ne faut pas que je me plaigne, car depuis qu'il est revenu, je l'ai pas apperçu une fois"). - 6. De Mourmelon, le 16 mai 1939 : sur les manoeuvres à venir. - 7. De Mourmelon, le 22 mai 1939 : sur un gros rhume et sa prochaine permission. - 8. De Mourmelon, le 7 juillet 1939 : sur le défilé du 14 juillet auquel le régiment participera (mais pas la compagnie d'André). - 9. De Mourmelon, le 11 juillet 1939 : sur une escapade à Reims du dimanche précédent, pour aller voir une course automobile, et sur les prochaines manoeuvres à Sissonne. - 10. De Mourmelon, le 15 juillet 1939 : ennui majeur au camp à cause de l'absence de la plupart des compagnies du régiment (qui se trouve à Paris pour le 14 juillet). - 11. De Sissonne [Aisne], le 25 juillet 1939 : sur le trajet à pieds de Mourmelon au camp de Sissonne ("Nous sommes partis de Mourmelon mardi matin à pieds. Nous avons fait 85 ks en 3 étapes, nous avons cantonné deux nuits. La marche n'était pas des plus faciles ; j'en ai bavé comme un Russe"). - 12. [De Mourmelon], le 23 août 1939 : lettre de retour de permission.[Une fois la guerre déclarée :] 13. Du 14 septembre 1939 [vers Siercq-les-Bains, Moselle] : les opérations de guerre ont commencé ("Depuis quatre jours, nous sommes en première ligne, nous sommes comme les lapins dans des trous. Le secteur est assez calme. Ce matin, nous avons progressé de 1 km sans aucun coup de fusil. Les Boches ont déménagé hier soir sous l'avance du 3e bataillon. Jusqu'ici il n'y a pas eu de casse chez nous"). - 14. Du 15 octobre 1939 : billet sur l'ordinaire en campagne. - 15. De Soupir [Aisne], le 19 octobre 1939 : sur l'amélioration du service du courrier, et l'interdiction faite désormais aux familles de venir visiter les zouaves dans la zone des armées. - 16. De Soupir, le 21 octobre 1939 : l'ennui s'installe ("Avec leur coup de ne pas donner de perm, il commence à y avoir pas mal de cafareux et pas mal de types qui se cuitent"). - 17. De Soupir, le 27 octobre 1939 : réception d'un généreux colis. - 18. De Braye-en-Laonnois [Aisne], le 1er novembre 1939 : sur le déménagement depuis Soupir (Braye se situe à seulement six kilomètres). André a quartier libre en ce jour de la Toussaint, et il fait connaissance avec d'autres camarades. - 19. De Braye-en-Laonnois, le 6 novembre 1939 : "On se croirait presque en temps de paix". - 20. De Braye, le 19 novembre 1939 : porte essentiellement sur les travaux de la maison de campagne de ses parents (à Reverseaux, dans l'Yonne). "Par moments, je voudrais avoir dix ans de plus pour savoir si un jour j'arriverai à quelque chose. Tu me dis qu'il y aura une pièce pour ma femme et mes gosses, je suis bien content en ce moment de ne pas être marié comme certains, et même de n'avoir aucune attache". - 21. D'Obréchies [Nord], le 20 novembre 1939 : le nouveau séjour d'André,à dix kms de la frontière belge, ne le réjouit guère, comme on peut le lire : "Nous sommes maintenant dans la région du Nord, et dans un vrai trou. Nous sommes dans un pays de deux cents habitants (...) et je crois même que les habitants sont ravitaillés par les corbeaux en hiver". - 22. D'Obréchies, le 26 novembre 1939 : installation dans une grange glaciale, colis (dont un très généreux de Mme Mussard, patronne d'André) et projets de permission. - 23. D'Obréchies, le 28 novembre 1939 : envisage l'invasion de la Belgique (mais "nous n'en sommes pas encore là"). - 24. D'Obréchies, le 1er décembre 1939 : "Nous faisons des travaux à 4 kms de la frontière belge, tout baigne dans l'eau, c'est très intéressant, nous suivons les traces du Zouave de l'Alma. De la façon dont nous sommes placés, si la Belgique se trouvait envahie, nous nous trouverions en première ligne pour changer ..." - 25. D'Obréchies, le 4 décembre 1939 : sur un dimanche passé au cinéma de Ferrières-la-Grande. - 26. D'Obréchies, le 8 décembre 1939 : sur une prime de 105 francs versée pour le séjour sur la ligne. - 27. Du 12 décembre 1939 : sur l'installation d'une cantine de compagnie, dont André assure la tenue. - 28. Du 17 décembre 1939 : sur la poursuite de ses activités de cantinier ("Je ne suis pas guerrier pour deux sous"). - 29. De Sars-Poteries [Nord], le 23 décembre 1939 : sur le nouveau déménagement et le cantonnement dans une ancienne verrerie en démolition, endroit lugubre et en partie effondré. - 30. De Sars-Poteries, le 27 décembre 1939 : voeux de bonne année et repas de Noël ("Le 24 soir et 25 qu'est-ce qu'il y a eu comme viande saoûle .."). - 31. De Sars-Poteries, le 1er janvier 1940 : sur un prochain changement de cantonnement. - 32. De Sars-Poterie, le 3 janvier 1940 : réception de colis ; tristesse du jour de l'an. - 33. De Sars-Poterie, le 4 janvier 1940 [à sa cousine Marie] : voeux et nouvelles du cantonnement (lettre transmise par la destinataire à la mère d'André, désormais "Madame veuve Grosdidier" en juillet 1962). - 34. De Sars-Poteries, le 8 janvier 1940 : André repasse chef de groupe et s'ennuie de plus en plus ("Malgré que le pays soit mieux que les autres, il me dégoûte de plus en plus. L'on ne peut pas sortir sans se retrouver dans un bistro, c'est tout ce qu'il y a dans le pays comme distraction. Il y a cinq ou six épiceries, l'on n'y trouve que ce que nous n'avons pas besoin, ils manquent de tout"). Multiplication des punitions et consignes. - 35. De Sars-Poteries, le 9 janvier 1939 : sur la prochaine remontée en ligne. - 36. De Sars-Poteries, le 11 janvier 1940 : sur une prise d'armes au QG anglais d'Arras où le 8e Zouaves est intervenu. - 37. [De Sars-Poteries], le 15 janvier 1940 : "Je ne sais pas trop quoi vous raconter aujourd'hui tellement c'est toujours pareil". - 38. De Levergies [Aisne], le 22 janvier 1940 : nouveaux déplacements et cantonnements, le groupe s'occupe à faire des crêpes. - 39. [De Levergies], le 24 janvier 1940 : froid, neige et colis ("C'est tout de même révoltant de voir des embusqués se plaindre. Je serais Daladier, je les mettrais à la gamelle et quinze sous par jour comme les copains, et j'estime qu'ils n'auraient même pas le droit de se plaindre, car ils auraient encore l'avantage de coucher et d'être chez eux pendant leurs heures de loisir"). - 40. Du 25 janvier 1940 : réception de colis. - 41. Du 29 janvier 1940 : réception de nouveaux uniformes. - 42. Du 1er février 1940 : "Je ne vois rien d'extraordinaire à vous dire, notre vie est toujours calme et uniforme". - 43. Du 4 février 1940 : détail du repas du dimanche (sardines, asperges, civet de lapin, purée et deux tartes). - 44. Du 29 février 1940 : reprise de la correspondance après une permission de dix jours. - 45. Du 15 mars 1940 : chute de neige et rhume. - 46. Du 18 mars 1940 : André réagit avec étonnement à la nouvelle que son père, ancien de 1914 (et né en 1894) pourrait de nouveau être mobilisable. - 47. Du 21 mars 1940 : sur une manoeuvre de nuit. - 48. Du 26 mars 1940 : colis et marches. - 49. Du 4 avril 1940 : sur une permission très proche. - 50. Du 20 avril 1940 : sur un supplément de solde de 2.50 francs par jour. - 51. Du 1er mai 1940 : sur sa nomination comme sergent, et son premier repas au mess.[Une fois commencée l'offensive des Ardennes :] 52. Du 10 mai 1940 : sur la suppression de toutes les permissions (la percée allemande est de ce jour). - 53. Du 11 mai 1940 : "Nous sommes tranquilles en ce moment. Le temps passe assez vite, nous jouons à la belote, au jaquet, un peu à tout quoi". - 54. Du 13 mai 1940 : "Nous sommes toujours dans le même pays pour le moment. Je ne sais pas si nous y moisirons encore longtemps. Nous sommes pénards : plus d'exercices, rien, c'est du vrai repos, boire, manger, dormir, nous allons engraisser".Cette missive au contenu incroyablement insouciant semble bien être la dernière de l'infortuné sergent auquel ne restaient que 15 jours de vie. Une phrase surlignée d'encre violette a beau préciser : "Sommes en état d'alerte depuis jeudi". Ses parents ne devaient plus avoir de nouvelles. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 225695

‎[TAPUSCRIT]. [LYAUTEY (Pierre)].‎

‎Suggestions pour le mémorandum aux gouverneurs généraux.‎

‎Vichy, 15 juillet (1942 ?) in-4, [2] ff. anopisthographes dactylographiés. en feuilles.‎

‎Neveu du maréchal Lyautey, Pierre Lyautey (1893-1976), outre son rôle dans la promotion de l'image de son oncle, fut tenté au début par une participation au régime vichyste : il continua à militer au sein du Parti colonial, et entra même au bureau du Comité de défense de la France d'outre-mer en juillet 1940. C'est probablement en tant que l'un des vice-présidents en 1942 du Comité national de la France d'outre-mer, qu'il rédigea ces lignes. Il devait rallier le mouvement gaulliste en 1943."Les gouverneurs généraux devront attirer l'attention de leurs administrés sur l'oeuvre de renaissance française du maréchal Pétain". Comme quoi, on peut changer d'avis.Signature autographe de Pierre Lyautey. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 225927

‎SANTESSON (Sylvie), LEVESQUE (René).‎

‎Le Lien. Lettres d'un combattant de 1914-1918 aux siens en Normandie. Et 16 histoires courtes et diverses‎

‎Caen, Imp. Editec, s.d. in-8, 80 pp., broché.‎

‎Lettres écrites par Pierre Roussel. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 226464

‎ABBEVILLE, 20 mai 1940-3 septembre 1944. Publication du Syndicat d'Initiative d'Abbeville et ses environs‎

‎Abbeville, Imprimerie F. Paillart, 1947 in-8, broché.‎

‎- - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 226599

‎[VILLEY (Achille), LANGERON (Roger)].‎

‎Département de la Seine. Constitution de commissions de répartition des denrées.‎

‎[Paris], Imprimerie municipale, 1940 placard in-4 (32 x 23 cm), en feuille.‎

‎Du 13 juin 1940."Dans chaque arrondissement de Paris sera constituée par le Préfet de la Seine et dans chaque commune de banlieue par le maire une commission de répartition des denrées chargée d'étudier et proposer toute mesure propre à assurer la meilleure satisfaction des besoins de la population".Achille Villey-Desmeserets (1878-1955) fut préfet de la Seine de février 1934 à octobre 1940 ; et Roger Langeron (1882-1966), lui, avait été nommé préfet de police de Paris en mars 1934, et fut provisoirement maintenu dans ses fonctions après l'armistice, mais sera finalement destitué par le gouvernement de Vichy le 26 février 1941, avec d'autres préfets qualifiés de républicains. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 226775

‎[OCCUPATION DE PARIS].‎

‎Peuple de Paris.‎

‎Paris, Imprimerie F. Deshayes, s.d. (1940) placard in-4 (42 x 32 cm), en feuille.‎

‎Du 17 juin 1940. Les troupes allemandes avaient effectué leur entrée dans Paris le 14 juin 1940."Les troupes allemandes ont occupé Paris. La ville est placée sous le gouvernement militaire (...). Évitez chaque action irréfléchie. Tout acte de sabotage, actif ou passif, sera sévèrement puni". - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 226779

‎[ITALIENS] [LANGERON (Roger)].‎

‎République française. - Préfecture de police. Avis aux Italiens.‎

‎S.l. [Paris], s.d. (1940) placard in-folio (66 x 41 cm), en feuille. Petites déchirures aux pliures.‎

‎Du 11 juin 1940."Tous les Italiens du sexe masculin, âgés de plus de 17 ans et de moins de 60 ans, résidant à la date de ce jour sur le territoire du département de la Seine sont formellement invités à se présenter devant les commissions de recensement (...). Ils seront appelés à faire connaître s'ils entendent souscrire une déclaration de loyalisme à l'égard de la France". Suit la liste des centres où siègent les commissions.Roger Langeron (1882-1966) avait été nommé préfet de police de Paris en mars 1934, et fut provisoirement maintenu dans ses fonctions après l'armistice, mais sera finalement destitué par le gouvernement de Vichy le 26 février 1941, avec d'autres préfets qualifiés de républicains. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 226781

‎[VILLEY (Achille), LANGERON (Roger)].‎

‎A la population du département de la Seine.‎

‎Paris, Imprimerie Deshayes, s.d. (1940) placard petit in-folio (42 x 31 cm), en feuille.‎

‎Du 23 juin 1940."Le Préfet de la Seine et le Préfet de police ont pris toutes les décisions propres à assurer la meilleure utilisation de tous les stocks existant à Paris et dans la Seine".Achille Villey-Desmeserets (1878-1955) fut préfet de la Seine de février 1934 à octobre 1940 ; et Roger Langeron (1882-1966), lui, avait été nommé préfet de police de Paris en mars 1934, et fut provisoirement maintenu dans ses fonctions après l'armistice, mais sera finalement destitué par le gouvernement de Vichy le 26 février 1941, avec d'autres préfets qualifiés de républicains. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 226791

‎[ALIMENTATION] [VILLEY (Achille), LANGERON (Roger)].‎

‎Préfecture du département de la Seine. Avis important.‎

‎[Paris], Imprimerie municipale, 1940 placard in-4 (32 x 23 cm), en feuille.‎

‎Dans le cadre du rationnement en temps de guerre, le placard indique aux négociants de détail parisiens où ils peuvent se fournir pour les produits suivants : lait condensé ; viande fraîche ; viande congelée ; farine en gros."Il est rappelé que tout commerçant comme tout citoyen doit être aujourd'hui plus que jamais à son poste".Achille Villey-Desmeserets (1878-1955) fut préfet de la Seine de février 1934 à octobre 1940 ; et Roger Langeron (1882-1966), lui, avait été nommé préfet de police de Paris en mars 1934, et fut provisoirement maintenu dans ses fonctions après l'armistice, mais sera finalement destitué par le gouvernement de Vichy le 26 février 1941, avec d'autres préfets qualifiés de républicains. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 226811

‎[VILLEY (Achille)].‎

‎Préfecture de la Seine. Le Préfet de la Seine (.).‎

‎Paris, Imprimerie Deshayes, s.d. (1940) placard in-folio (62 x 42 cm), en feuille.‎

‎Du 23 juin 1940. Sur la consommation et la vente du lait condensé, et la déclaration obligatoire des stocks.Achille Villey-Desmeserets (1878-1955) fut préfet de la Seine de février 1934 à octobre 1940. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 226813

‎DE GAULLE (Charles).‎

‎A tous les Français.‎

‎S.l., s.d. placard in-folio (64 x 49 cm), en feuille. Bords ébarbés.‎

‎Tirage inconnu de l'Appel du 18 juin.L'affiche reprend les éléments-clés de l'Appel du 18 juin, lancé par le général De Gaulle sur les ondes de la BBC en 1940, mais jamais diffusé réellement en France. Son objectif était de faire connaître le texte fondateur de la Résistance française et d'asseoir la légitimité de De Gaulle comme le chef de la France libre. Les premières affiches, tirées à 1000 exemplaires par Achille-Olivier Fallek, ont en fait été d'abord placardées sur les murs de Londres et de quelques autres villes anglaises en août 1940 ; elles se présentent avec l'encadrement du texte et les drapeaux en couleurs (mais avec le bleu en extérieur), ainsi que la signature de De Gaulle.Ici le document est entièrement en noir (y compris les deux drapeaux). La signature du Général est absente. Il est probable qu'i s'agisse d'un autre tirage, peut-être destiné à être placardé en Afrique du Nord ou ailleurs. En tout cas pas un retirage postérieur car on y retrouverait les mêmes éléments."Des gouvernants de rencontre ont pu capituler, cédant à la panique, oubliant l'honneur, livrant le pays à la servitude. Cependant rien n'est perdu. Rien n'est perdu, parce que cette guerre est une guerre mondiale. Dans l'univers libre, des forces immenses n'ont pas encore donné". - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 226816

‎[OCCUPATION ALLEMANDE].‎

‎Préfecture de la Seine et préfecture de police. Avis important.‎

‎Paris, Imprimerie F. Deshayes, s.d. (1940) placard in-4 oblong (32 x 46 cm), texte bilingue sur deux colonnes (allemand et français), en feuille.‎

‎Sur les réquisitions de la puissance occupante : "Il ne doit être donné satisfaction aux réquisitions d'officiers ou militaires allemands que si elles sont établies par le gouvernement militaire, signées par l'Oberstleutnant Speitel ou le major Winter". - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 226821

‎[VILLEY (Achille)].‎

‎Prefecture de la Seine. Service du travail et de la statistique municipale. Dénombrement de la population le 26-27 juin dans le département de la Seine.‎

‎Paris, Imprimerie Deshayes, s.d. (1940) placard in-folio carré (62 x 65 cm), en feuille.‎

‎Du 22 juin 1940. Placard double, imposant d'un côté (gauche) à tout résident l'obligation de déclarer son départ du département en mairie ; organisant de l'autre (côté droit) les procédures du recensement prévu le 26 juin 1940, soit en plein exode (commencé à Paris le 10 juin), et après l'occupation de la capitale (14 juin).Achille Villey-Desmeserets (1878-1955) fut préfet de la Seine de février 1934 à octobre 1940. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.‎

Référence libraire : 226828

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