Flammarion 1995 156 pages in8. 1995. broché. 156 pages. Bien sûr "ils" sont impossibles tout à la fois gamins et machos inquiets et satisfaits formidablement proches et tellement étrangers. Mais le moyen de ne pas les aimer "eux" les hommes ? Marie-Claire Pauwels le leur dit - ou plutôt le leur écrit dans ces lettres drôles émues caustiques tendres - graves aussi - qui l'air de rien tracent l'éternel parcours du masculin-féminin. Lettres féminines et non féministes mais où l'attendrissement n'est jamais loin de l'ironie ni l'allégeance amoureuse de la rébellion. Car si Marie-Claire Pauwels avoue "sans honte" qu'elle a "un faible pour les machos" c'est qu'elle éprouve à leur égard "la même sympathie mêlée d'inquiétude que celle qui l'attire depuis toujours vers les éléphants les baleines et les fous de Bassan espèces menacées par la civilisation"... En somme Mon Chéri en filigrane décline à l'usage des hommes le vieil adage "Aide-toi le ciel t'aidera"... Un livre plein d'humour et d'émotion : les femmes s'y reconnaîtront avec une jubilation amusée et s'ils y consentent les hommes s'y connaîtront un peu mieux
Bon Etat
Referentie van de boekhandelaar : 170472 ISBN : 208066042
Plon 2002 274 pages in8. 2002. Broché. 274 pages. Un Français moyen travaille 35 658 heures pour payer la facture des prélèvements obligatoires ! Presque 20 ans de vie professionnelle... D'abord remettre les chiffres fiscaux à l'heures en donnant une mesure à la fois aisément compréhensible et appréciable tel est le premier objectif de Jacques Marseille. Dans ce livre on apprend ainsi que les charges sociales coûtent 9 ans la fiscalité automobile 21 mois et les taxes locales 780 heures. Le poids des impôts apparaît si exorbitant que même le locataire actuel de Bercy entend rompre avec la tradition du toujours plus. Pourtant ces mêmes citoyens qu'exaspère l'abus de bien public sont les premiers à demander plus de moyens pour l'école la sécurité la santé ou la justice... Autrement dit ils veulent le beurre sans donner l'argent du beurre. En témoigne le débat surréaliste de l'an dernier sur la fameuse cagnotte fiscale de 30 milliards de francs alors que la dette de l'Etat dépasse les 230 milliards. Jacques Marseille ne perd pas son temps à dénoncer les dérives d'une bureaucratie incontrôlable ou l'arbitraire des technocrates : il s'agit de savoir si on peut faire mieux en dépensant moins donc de prélever moins. L'auteur examine un à un les grands postes de dépenses vérifie si les Français en ont pour leur argent et avance à chaque fois les propositions de bon sens. Par exemple les 400 milliards dépensés pour l'éducation ont-ils réduits la fracture scolaire ? Les milliards de la recherche placent-ils la France en tête du palmarès ? Ceux de l'emploi et de la solidarité ont-ils réduits le poids du chômage et de la pauvreté ? Et avec 243 milliards par an a-t-on une dépense efficace