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‎ENU (Henri-Jean).‎

‎(Journal intime). Trixie Stapleton, Paris.‎

‎Polaroïd, épreuve unique, double cliché artistique en surimpression noir et blanc. Vers 1973 (10,8/8,5 cm).‎

‎Inventeur du concept de « peinture-journal » au début des années 60 et fondateur d’un « journal à peindre » en 1970, aujourd’hui considéré comme le premier grand passeur de la contre-culture en France, Henri-Jean Enu (Méru, Oise, 1944) s’est également essayé à la composition musicale avec la création d’un groupe de pop expérimentale : Fille qui mousse. Au début des années 60, il fréquente un café de la place des Vosges (La Bourgogne) où il prend l’habitude de retrouver quelques amis. Il découvre les publications de Lawrence Ferlinghetti à leur parution (Corso, Ginsberg, etc.) et rencontre sa première femme sur les quais de la Seine, assistant par hasard à la déclamation solitaire d’un poète d’un genre un peu discrépant et supertemporel : Isidore Isou. Avec Félix Guattari, il signe l’appel Un milliard pour le Vietnam (qui paraît en 1967 dans le numéro 5 de la revue Recherches), et, inspiré par ses lectures théoriques et littéraires, se lance dans la publication de la revue Parapluie en 1970. Dans la lignée des journaux anglais, hollandais et américains Oz, Ink, The Other, International Times ou Other scenes, la rédaction témoigne de l’effervescence artistique, musicale et sociale de l’époque dans une présentation baroque, mêlant illustrations aux tons aléatoires ou solarisés, strips et mises en pages typographiques et manuscrites. Les premiers numéros sont tirés sur les presses de Claude Palmer (imprimerie Le Souterrain). Ils sont distribués par quelques équipes à la sortie des concerts et à la librairie Actualités de Pierre Scias (qui écrit dans la revue sous le pseudonyme de Ronald Sonducor et joue un rôle important dans son lancement). En Angleterre, Henri-Jean Enu rencontre Claude Pélieu et Mary Beach, ainsi que Ralph Rumney, fondateur et membre unique du Comité psychogéographique de Londres, dissout par l’Internationale situationniste. D’autres collaborations suivent : Gil J. Wolman, Jean-Louis Brau et sa femme Éliane Papaï, Pierre Loizeau, Marc Zermati (sous le pseudonyme de Dr Muzac), Gérard Terronèse, Sabine Wolf, Gilles Février, Xavier Domingo, Théo Le Soualc’h, Hart Leroy Bibbs, Denis Gheerbrandt, Gilles Yéprémian, Michel Giroud, Yves Adrien, Angeline Neveu, les dessinateurs Pierre Legendre et Nicolas Devil, les photographes Horace et Dominique Tarlé… Le tirage passe de 5 000 à 35 000 ex., fabriqués en rotative à Aubervilliers. Treize numéros paraissent en trois ans. La publication s’interrompt suite au choc pétrolier de 1973. Henri-Jean Enu poursuit ses recherches dans le domaine de la peinture. A la galerie Germain (Paris), plusieurs expositions se succèdent entre 1970 et 1980, dont L’Oreille de Van Gogh avec la participation d’Arman, Gina Pane, Jean Tinguely, Gil J. Wolman... Autour de Pierre Restany, les contours d’un premier collectif sont tracés en 1977 (Art+), avec Bernard Quentin, Piotr Kowalski, Jean Messagier, Robert Malaval et Jean-Pierre Raynaud. La naissance d’une Internationale Surmoderniste confirme cette direction, inspirée par une nouvelle réflexion anthropologique. « Nous souhaitions libérer l’expression artistique du grand académisme de l’ère moderne, dont certains standards, notamment cubistes, nous semblaient à l’époque empruntés ou subtilisés aux arts premiers. Cette fausse modernité appelait la nécessité d’une surmodernité. Ce fut aussi une sorte de caricature contre culturelle, pastiche des courants et de leur palette commune, de l’unanimisme des formes et des couleurs. Un projet disparate, dans lequel le plagiat et l’acculturation volontaire de certains de nos membres pouvaient aussi se dépasser. » En 1982, une vaste enquête sur l’antisémitisme de l’extrême gauche paraît dans les colonnes d’une ultime publication de Parapluie. « C’est en peintre que j’ai créé un journal, pour des raisons qui appartiennent à l’histoire et au monde de la peinture : un titre de journal dans un tableau de Braque de 1908, la présence quasi permanente du journal autour duquel Juan Gris centrait sa palette et ses compositions, et aussi parce que, depuis Raoul Hausmann, le caractère typographique tend à devenir une réponse plastique de peintre à la définition de l’image contemporaine. » Henri-Jean Enu‎

Bookseller reference : 1267

Livre Rare Book

Actualités
Paris France Francia França France
[Books from Actualités]

€800.00 Buy

‎ENU (Henri-Jean).‎

‎(Journal intime). Décor, Paris.‎

‎Polaroïd, épreuve unique, double cliché artistique en surimpression couleurs. Vers 1973 (10,8/8,5 cm).‎

‎Inventeur du concept de « peinture-journal » au début des années 60 et fondateur d’un « journal à peindre » en 1970, aujourd’hui considéré comme le premier grand passeur de la contre-culture en France, Henri-Jean Enu (Méru, Oise, 1944) s’est également essayé à la composition musicale avec la création d’un groupe de pop expérimentale : Fille qui mousse. Au début des années 60, il fréquente un café de la place des Vosges (La Bourgogne) où il prend l’habitude de retrouver quelques amis. Il découvre les publications de Lawrence Ferlinghetti à leur parution (Corso, Ginsberg, etc.) et rencontre sa première femme sur les quais de la Seine, assistant par hasard à la déclamation solitaire d’un poète d’un genre un peu discrépant et supertemporel : Isidore Isou. Avec Félix Guattari, il signe l’appel Un milliard pour le Vietnam (qui paraît en 1967 dans le numéro 5 de la revue Recherches), et, inspiré par ses lectures théoriques et littéraires, se lance dans la publication de la revue Parapluie en 1970. Dans la lignée des journaux anglais, hollandais et américains Oz, Ink, The Other, International Times ou Other scenes, la rédaction témoigne de l’effervescence artistique, musicale et sociale de l’époque dans une présentation baroque, mêlant illustrations aux tons aléatoires ou solarisés, strips et mises en pages typographiques et manuscrites. Les premiers numéros sont tirés sur les presses de Claude Palmer (imprimerie Le Souterrain). Ils sont distribués par quelques équipes à la sortie des concerts et à la librairie Actualités de Pierre Scias (qui écrit dans la revue sous le pseudonyme de Ronald Sonducor et joue un rôle important dans son lancement). En Angleterre, Henri-Jean Enu rencontre Claude Pélieu et Mary Beach, ainsi que Ralph Rumney, fondateur et membre unique du Comité psychogéographique de Londres, dissout par l’Internationale situationniste. D’autres collaborations suivent : Gil J. Wolman, Jean-Louis Brau et sa femme Éliane Papaï, Pierre Loizeau, Marc Zermati (sous le pseudonyme de Dr Muzac), Gérard Terronèse, Sabine Wolf, Gilles Février, Xavier Domingo, Théo Le Soualc’h, Hart Leroy Bibbs, Denis Gheerbrandt, Gilles Yéprémian, Michel Giroud, Yves Adrien, Angeline Neveu, les dessinateurs Pierre Legendre et Nicolas Devil, les photographes Horace et Dominique Tarlé… Le tirage passe de 5 000 à 35 000 ex., fabriqués en rotative à Aubervilliers. Treize numéros paraissent en trois ans. La publication s’interrompt suite au choc pétrolier de 1973. Henri-Jean Enu poursuit ses recherches dans le domaine de la peinture. A la galerie Germain (Paris), plusieurs expositions se succèdent entre 1970 et 1980, dont L’Oreille de Van Gogh avec la participation d’Arman, Gina Pane, Jean Tinguely, Gil J. Wolman... Autour de Pierre Restany, les contours d’un premier collectif sont tracés en 1977 (Art+), avec Bernard Quentin, Piotr Kowalski, Jean Messagier, Robert Malaval et Jean-Pierre Raynaud. La naissance d’une Internationale Surmoderniste confirme cette direction, inspirée par une nouvelle réflexion anthropologique. « Nous souhaitions libérer l’expression artistique du grand académisme de l’ère moderne, dont certains standards, notamment cubistes, nous semblaient à l’époque empruntés ou subtilisés aux arts premiers. Cette fausse modernité appelait la nécessité d’une surmodernité. Ce fut aussi une sorte de caricature contre culturelle, pastiche des courants et de leur palette commune, de l’unanimisme des formes et des couleurs. Un projet disparate, dans lequel le plagiat et l’acculturation volontaire de certains de nos membres pouvaient aussi se dépasser. » En 1982, une vaste enquête sur l’antisémitisme de l’extrême gauche paraît dans les colonnes d’une ultime publication de Parapluie. « C’est en peintre que j’ai créé un journal, pour des raisons qui appartiennent à l’histoire et au monde de la peinture : un titre de journal dans un tableau de Braque de 1908, la présence quasi permanente du journal autour duquel Juan Gris centrait sa palette et ses compositions, et aussi parce que, depuis Raoul Hausmann, le caractère typographique tend à devenir une réponse plastique de peintre à la définition de l’image contemporaine. » Henri-Jean Enu‎

Bookseller reference : 1268

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‎ENU (Henri-Jean).‎

‎(Journal intime). Décor, Paris.‎

‎Polaroïd, épreuve unique, double cliché artistique en surimpression couleurs. Vers 1973 (10,8/8,5 cm).‎

‎Inventeur du concept de « peinture-journal » au début des années 60 et fondateur d’un « journal à peindre » en 1970, aujourd’hui considéré comme le premier grand passeur de la contre-culture en France, Henri-Jean Enu (Méru, Oise, 1944) s’est également essayé à la composition musicale avec la création d’un groupe de pop expérimentale : Fille qui mousse. Au début des années 60, il fréquente un café de la place des Vosges (La Bourgogne) où il prend l’habitude de retrouver quelques amis. Il découvre les publications de Lawrence Ferlinghetti à leur parution (Corso, Ginsberg, etc.) et rencontre sa première femme sur les quais de la Seine, assistant par hasard à la déclamation solitaire d’un poète d’un genre un peu discrépant et supertemporel : Isidore Isou. Avec Félix Guattari, il signe l’appel Un milliard pour le Vietnam (qui paraît en 1967 dans le numéro 5 de la revue Recherches), et, inspiré par ses lectures théoriques et littéraires, se lance dans la publication de la revue Parapluie en 1970. Dans la lignée des journaux anglais, hollandais et américains Oz, Ink, The Other, International Times ou Other scenes, la rédaction témoigne de l’effervescence artistique, musicale et sociale de l’époque dans une présentation baroque, mêlant illustrations aux tons aléatoires ou solarisés, strips et mises en pages typographiques et manuscrites. Les premiers numéros sont tirés sur les presses de Claude Palmer (imprimerie Le Souterrain). Ils sont distribués par quelques équipes à la sortie des concerts et à la librairie Actualités de Pierre Scias (qui écrit dans la revue sous le pseudonyme de Ronald Sonducor et joue un rôle important dans son lancement). En Angleterre, Henri-Jean Enu rencontre Claude Pélieu et Mary Beach, ainsi que Ralph Rumney, fondateur et membre unique du Comité psychogéographique de Londres, dissout par l’Internationale situationniste. D’autres collaborations suivent : Gil J. Wolman, Jean-Louis Brau et sa femme Éliane Papaï, Pierre Loizeau, Marc Zermati (sous le pseudonyme de Dr Muzac), Gérard Terronèse, Sabine Wolf, Gilles Février, Xavier Domingo, Théo Le Soualc’h, Hart Leroy Bibbs, Denis Gheerbrandt, Gilles Yéprémian, Michel Giroud, Yves Adrien, Angeline Neveu, les dessinateurs Pierre Legendre et Nicolas Devil, les photographes Horace et Dominique Tarlé… Le tirage passe de 5 000 à 35 000 ex., fabriqués en rotative à Aubervilliers. Treize numéros paraissent en trois ans. La publication s’interrompt suite au choc pétrolier de 1973. Henri-Jean Enu poursuit ses recherches dans le domaine de la peinture. A la galerie Germain (Paris), plusieurs expositions se succèdent entre 1970 et 1980, dont L’Oreille de Van Gogh avec la participation d’Arman, Gina Pane, Jean Tinguely, Gil J. Wolman... Autour de Pierre Restany, les contours d’un premier collectif sont tracés en 1977 (Art+), avec Bernard Quentin, Piotr Kowalski, Jean Messagier, Robert Malaval et Jean-Pierre Raynaud. La naissance d’une Internationale Surmoderniste confirme cette direction, inspirée par une nouvelle réflexion anthropologique. « Nous souhaitions libérer l’expression artistique du grand académisme de l’ère moderne, dont certains standards, notamment cubistes, nous semblaient à l’époque empruntés ou subtilisés aux arts premiers. Cette fausse modernité appelait la nécessité d’une surmodernité. Ce fut aussi une sorte de caricature contre culturelle, pastiche des courants et de leur palette commune, de l’unanimisme des formes et des couleurs. Un projet disparate, dans lequel le plagiat et l’acculturation volontaire de certains de nos membres pouvaient aussi se dépasser. » En 1982, une vaste enquête sur l’antisémitisme de l’extrême gauche paraît dans les colonnes d’une ultime publication de Parapluie. « C’est en peintre que j’ai créé un journal, pour des raisons qui appartiennent à l’histoire et au monde de la peinture : un titre de journal dans un tableau de Braque de 1908, la présence quasi permanente du journal autour duquel Juan Gris centrait sa palette et ses compositions, et aussi parce que, depuis Raoul Hausmann, le caractère typographique tend à devenir une réponse plastique de peintre à la définition de l’image contemporaine. » Henri-Jean Enu‎

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‎ENU (Henri-Jean).‎

‎(Journal intime). Décor, Paris.‎

‎Polaroïd, épreuve unique, double cliché artistique en surimpression couleurs. Vers 1973 (10,8/8,5 cm).‎

‎Inventeur du concept de « peinture-journal » au début des années 60 et fondateur d’un « journal à peindre » en 1970, aujourd’hui considéré comme le premier grand passeur de la contre-culture en France, Henri-Jean Enu (Méru, Oise, 1944) s’est également essayé à la composition musicale avec la création d’un groupe de pop expérimentale : Fille qui mousse. Au début des années 60, il fréquente un café de la place des Vosges (La Bourgogne) où il prend l’habitude de retrouver quelques amis. Il découvre les publications de Lawrence Ferlinghetti à leur parution (Corso, Ginsberg, etc.) et rencontre sa première femme sur les quais de la Seine, assistant par hasard à la déclamation solitaire d’un poète d’un genre un peu discrépant et supertemporel : Isidore Isou. Avec Félix Guattari, il signe l’appel Un milliard pour le Vietnam (qui paraît en 1967 dans le numéro 5 de la revue Recherches), et, inspiré par ses lectures théoriques et littéraires, se lance dans la publication de la revue Parapluie en 1970. Dans la lignée des journaux anglais, hollandais et américains Oz, Ink, The Other, International Times ou Other scenes, la rédaction témoigne de l’effervescence artistique, musicale et sociale de l’époque dans une présentation baroque, mêlant illustrations aux tons aléatoires ou solarisés, strips et mises en pages typographiques et manuscrites. Les premiers numéros sont tirés sur les presses de Claude Palmer (imprimerie Le Souterrain). Ils sont distribués par quelques équipes à la sortie des concerts et à la librairie Actualités de Pierre Scias (qui écrit dans la revue sous le pseudonyme de Ronald Sonducor et joue un rôle important dans son lancement). En Angleterre, Henri-Jean Enu rencontre Claude Pélieu et Mary Beach, ainsi que Ralph Rumney, fondateur et membre unique du Comité psychogéographique de Londres, dissout par l’Internationale situationniste. D’autres collaborations suivent : Gil J. Wolman, Jean-Louis Brau et sa femme Éliane Papaï, Pierre Loizeau, Marc Zermati (sous le pseudonyme de Dr Muzac), Gérard Terronèse, Sabine Wolf, Gilles Février, Xavier Domingo, Théo Le Soualc’h, Hart Leroy Bibbs, Denis Gheerbrandt, Gilles Yéprémian, Michel Giroud, Yves Adrien, Angeline Neveu, les dessinateurs Pierre Legendre et Nicolas Devil, les photographes Horace et Dominique Tarlé… Le tirage passe de 5 000 à 35 000 ex., fabriqués en rotative à Aubervilliers. Treize numéros paraissent en trois ans. La publication s’interrompt suite au choc pétrolier de 1973. Henri-Jean Enu poursuit ses recherches dans le domaine de la peinture. A la galerie Germain (Paris), plusieurs expositions se succèdent entre 1970 et 1980, dont L’Oreille de Van Gogh avec la participation d’Arman, Gina Pane, Jean Tinguely, Gil J. Wolman... Autour de Pierre Restany, les contours d’un premier collectif sont tracés en 1977 (Art+), avec Bernard Quentin, Piotr Kowalski, Jean Messagier, Robert Malaval et Jean-Pierre Raynaud. La naissance d’une Internationale Surmoderniste confirme cette direction, inspirée par une nouvelle réflexion anthropologique. « Nous souhaitions libérer l’expression artistique du grand académisme de l’ère moderne, dont certains standards, notamment cubistes, nous semblaient à l’époque empruntés ou subtilisés aux arts premiers. Cette fausse modernité appelait la nécessité d’une surmodernité. Ce fut aussi une sorte de caricature contre culturelle, pastiche des courants et de leur palette commune, de l’unanimisme des formes et des couleurs. Un projet disparate, dans lequel le plagiat et l’acculturation volontaire de certains de nos membres pouvaient aussi se dépasser. » En 1982, une vaste enquête sur l’antisémitisme de l’extrême gauche paraît dans les colonnes d’une ultime publication de Parapluie. « C’est en peintre que j’ai créé un journal, pour des raisons qui appartiennent à l’histoire et au monde de la peinture : un titre de journal dans un tableau de Braque de 1908, la présence quasi permanente du journal autour duquel Juan Gris centrait sa palette et ses compositions, et aussi parce que, depuis Raoul Hausmann, le caractère typographique tend à devenir une réponse plastique de peintre à la définition de l’image contemporaine. » Henri-Jean Enu‎

Bookseller reference : 1270

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‎ENU (Henri-Jean).‎

‎(Journal intime). Rue, Paris.‎

‎Polaroïd, épreuve unique, double cliché artistique en surimpression couleurs. Vers 1973 (10,8/8,5 cm).‎

‎Inventeur du concept de « peinture-journal » au début des années 60 et fondateur d’un « journal à peindre » en 1970, aujourd’hui considéré comme le premier grand passeur de la contre-culture en France, Henri-Jean Enu (Méru, Oise, 1944) s’est également essayé à la composition musicale avec la création d’un groupe de pop expérimentale : Fille qui mousse. Au début des années 60, il fréquente un café de la place des Vosges (La Bourgogne) où il prend l’habitude de retrouver quelques amis. Il découvre les publications de Lawrence Ferlinghetti à leur parution (Corso, Ginsberg, etc.) et rencontre sa première femme sur les quais de la Seine, assistant par hasard à la déclamation solitaire d’un poète d’un genre un peu discrépant et supertemporel : Isidore Isou. Avec Félix Guattari, il signe l’appel Un milliard pour le Vietnam (qui paraît en 1967 dans le numéro 5 de la revue Recherches), et, inspiré par ses lectures théoriques et littéraires, se lance dans la publication de la revue Parapluie en 1970. Dans la lignée des journaux anglais, hollandais et américains Oz, Ink, The Other, International Times ou Other scenes, la rédaction témoigne de l’effervescence artistique, musicale et sociale de l’époque dans une présentation baroque, mêlant illustrations aux tons aléatoires ou solarisés, strips et mises en pages typographiques et manuscrites. Les premiers numéros sont tirés sur les presses de Claude Palmer (imprimerie Le Souterrain). Ils sont distribués par quelques équipes à la sortie des concerts et à la librairie Actualités de Pierre Scias (qui écrit dans la revue sous le pseudonyme de Ronald Sonducor et joue un rôle important dans son lancement). En Angleterre, Henri-Jean Enu rencontre Claude Pélieu et Mary Beach, ainsi que Ralph Rumney, fondateur et membre unique du Comité psychogéographique de Londres, dissout par l’Internationale situationniste. D’autres collaborations suivent : Gil J. Wolman, Jean-Louis Brau et sa femme Éliane Papaï, Pierre Loizeau, Marc Zermati (sous le pseudonyme de Dr Muzac), Gérard Terronèse, Sabine Wolf, Gilles Février, Xavier Domingo, Théo Le Soualc’h, Hart Leroy Bibbs, Denis Gheerbrandt, Gilles Yéprémian, Michel Giroud, Yves Adrien, Angeline Neveu, les dessinateurs Pierre Legendre et Nicolas Devil, les photographes Horace et Dominique Tarlé… Le tirage passe de 5 000 à 35 000 ex., fabriqués en rotative à Aubervilliers. Treize numéros paraissent en trois ans. La publication s’interrompt suite au choc pétrolier de 1973. Henri-Jean Enu poursuit ses recherches dans le domaine de la peinture. A la galerie Germain (Paris), plusieurs expositions se succèdent entre 1970 et 1980, dont L’Oreille de Van Gogh avec la participation d’Arman, Gina Pane, Jean Tinguely, Gil J. Wolman... Autour de Pierre Restany, les contours d’un premier collectif sont tracés en 1977 (Art+), avec Bernard Quentin, Piotr Kowalski, Jean Messagier, Robert Malaval et Jean-Pierre Raynaud. La naissance d’une Internationale Surmoderniste confirme cette direction, inspirée par une nouvelle réflexion anthropologique. « Nous souhaitions libérer l’expression artistique du grand académisme de l’ère moderne, dont certains standards, notamment cubistes, nous semblaient à l’époque empruntés ou subtilisés aux arts premiers. Cette fausse modernité appelait la nécessité d’une surmodernité. Ce fut aussi une sorte de caricature contre culturelle, pastiche des courants et de leur palette commune, de l’unanimisme des formes et des couleurs. Un projet disparate, dans lequel le plagiat et l’acculturation volontaire de certains de nos membres pouvaient aussi se dépasser. » En 1982, une vaste enquête sur l’antisémitisme de l’extrême gauche paraît dans les colonnes d’une ultime publication de Parapluie. « C’est en peintre que j’ai créé un journal, pour des raisons qui appartiennent à l’histoire et au monde de la peinture : un titre de journal dans un tableau de Braque de 1908, la présence quasi permanente du journal autour duquel Juan Gris centrait sa palette et ses compositions, et aussi parce que, depuis Raoul Hausmann, le caractère typographique tend à devenir une réponse plastique de peintre à la définition de l’image contemporaine. » Henri-Jean Enu‎

Bookseller reference : 1271

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‎ENU (Henri-Jean).‎

‎Fresque typographique, fresque suscitée.‎

‎Composition au collage avec extrait de presse et bande monochrome (enveloppe), montée sur papier fin (extra strong) et signée au dos. Vers 1979 (29,5/21 cm).‎

‎Inventeur du concept de « peinture-journal » au début des années 60 et fondateur d’un « journal à peindre » en 1970, aujourd’hui considéré comme le premier grand passeur de la contre-culture en France, Henri-Jean Enu (Méru, Oise, 1944) s’est également essayé à la composition musicale avec la création d’un groupe de pop expérimentale : Fille qui mousse. Au début des années 60, il fréquente un café de la place des Vosges (La Bourgogne) où il prend l’habitude de retrouver quelques amis. Il découvre les publications de Lawrence Ferlinghetti à leur parution (Corso, Ginsberg, etc.) et rencontre sa première femme sur les quais de la Seine, assistant par hasard à la déclamation solitaire d’un poète d’un genre un peu discrépant et supertemporel : Isidore Isou. Avec Félix Guattari, il signe l’appel Un milliard pour le Vietnam (qui paraît en 1967 dans le numéro 5 de la revue Recherches), et, inspiré par ses lectures théoriques et littéraires, se lance dans la publication de la revue Parapluie en 1970. Dans la lignée des journaux anglais, hollandais et américains Oz, Ink, The Other, International Times ou Other scenes, la rédaction témoigne de l’effervescence artistique, musicale et sociale de l’époque dans une présentation baroque, mêlant illustrations aux tons aléatoires ou solarisés, strips et mises en pages typographiques et manuscrites. Les premiers numéros sont tirés sur les presses de Claude Palmer (imprimerie Le Souterrain). Ils sont distribués par quelques équipes à la sortie des concerts et à la librairie Actualités de Pierre Scias (qui écrit dans la revue sous le pseudonyme de Ronald Sonducor et joue un rôle important dans son lancement). En Angleterre, Henri-Jean Enu rencontre Claude Pélieu et Mary Beach, ainsi que Ralph Rumney, fondateur et membre unique du Comité psychogéographique de Londres, dissout par l’Internationale situationniste. D’autres collaborations suivent : Gil J. Wolman, Jean-Louis Brau et sa femme Éliane Papaï, Pierre Loizeau, Marc Zermati (sous le pseudonyme de Dr Muzac), Gérard Terronèse, Sabine Wolf, Gilles Février, Xavier Domingo, Théo Le Soualc’h, Hart Leroy Bibbs, Denis Gheerbrandt, Gilles Yéprémian, Michel Giroud, Yves Adrien, Angeline Neveu, les dessinateurs Pierre Legendre et Nicolas Devil, les photographes Horace et Dominique Tarlé… Le tirage passe de 5 000 à 35 000 ex., fabriqués en rotative à Aubervilliers. Treize numéros paraissent en trois ans. La publication s’interrompt suite au choc pétrolier de 1973. Henri-Jean Enu poursuit ses recherches dans le domaine de la peinture. A la galerie Germain (Paris), plusieurs expositions se succèdent entre 1970 et 1980, dont L’Oreille de Van Gogh avec la participation d’Arman, Gina Pane, Jean Tinguely, Gil J. Wolman... Autour de Pierre Restany, les contours d’un premier collectif sont tracés en 1977 (Art+), avec Bernard Quentin, Piotr Kowalski, Jean Messagier, Robert Malaval et Jean-Pierre Raynaud. La naissance d’une Internationale Surmoderniste confirme cette direction, inspirée par une nouvelle réflexion anthropologique. « Nous souhaitions libérer l’expression artistique du grand académisme de l’ère moderne, dont certains standards, notamment cubistes, nous semblaient à l’époque empruntés ou subtilisés aux arts premiers. Cette fausse modernité appelait la nécessité d’une surmodernité. Ce fut aussi une sorte de caricature contre culturelle, pastiche des courants et de leur palette commune, de l’unanimisme des formes et des couleurs. Un projet disparate, dans lequel le plagiat et l’acculturation volontaire de certains de nos membres pouvaient aussi se dépasser. » En 1982, une vaste enquête sur l’antisémitisme de l’extrême gauche paraît dans les colonnes d’une ultime publication de Parapluie. « C’est en peintre que j’ai créé un journal, pour des raisons qui appartiennent à l’histoire et au monde de la peinture : un titre de journal dans un tableau de Braque de 1908, la présence quasi permanente du journal autour duquel Juan Gris centrait sa palette et ses compositions, et aussi parce que, depuis Raoul Hausmann, le caractère typographique tend à devenir une réponse plastique de peintre à la définition de l’image contemporaine. » Henri-Jean Enu‎

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‎ENU (Henri-Jean).‎

‎Fresque typographique, fresque suscitée.‎

‎Composition au collage avec extrait de presse et bande monochrome (enveloppe), montée sur papier fin (extra strong) et signée au dos. Vers 1979 (29,5/21 cm).‎

‎Inventeur du concept de « peinture-journal » au début des années 60 et fondateur d’un « journal à peindre » en 1970, aujourd’hui considéré comme le premier grand passeur de la contre-culture en France, Henri-Jean Enu (Méru, Oise, 1944) s’est également essayé à la composition musicale avec la création d’un groupe de pop expérimentale : Fille qui mousse. Au début des années 60, il fréquente un café de la place des Vosges (La Bourgogne) où il prend l’habitude de retrouver quelques amis. Il découvre les publications de Lawrence Ferlinghetti à leur parution (Corso, Ginsberg, etc.) et rencontre sa première femme sur les quais de la Seine, assistant par hasard à la déclamation solitaire d’un poète d’un genre un peu discrépant et supertemporel : Isidore Isou. Avec Félix Guattari, il signe l’appel Un milliard pour le Vietnam (qui paraît en 1967 dans le numéro 5 de la revue Recherches), et, inspiré par ses lectures théoriques et littéraires, se lance dans la publication de la revue Parapluie en 1970. Dans la lignée des journaux anglais, hollandais et américains Oz, Ink, The Other, International Times ou Other scenes, la rédaction témoigne de l’effervescence artistique, musicale et sociale de l’époque dans une présentation baroque, mêlant illustrations aux tons aléatoires ou solarisés, strips et mises en pages typographiques et manuscrites. Les premiers numéros sont tirés sur les presses de Claude Palmer (imprimerie Le Souterrain). Ils sont distribués par quelques équipes à la sortie des concerts et à la librairie Actualités de Pierre Scias (qui écrit dans la revue sous le pseudonyme de Ronald Sonducor et joue un rôle important dans son lancement). En Angleterre, Henri-Jean Enu rencontre Claude Pélieu et Mary Beach, ainsi que Ralph Rumney, fondateur et membre unique du Comité psychogéographique de Londres, dissout par l’Internationale situationniste. D’autres collaborations suivent : Gil J. Wolman, Jean-Louis Brau et sa femme Éliane Papaï, Pierre Loizeau, Marc Zermati (sous le pseudonyme de Dr Muzac), Gérard Terronèse, Sabine Wolf, Gilles Février, Xavier Domingo, Théo Le Soualc’h, Hart Leroy Bibbs, Denis Gheerbrandt, Gilles Yéprémian, Michel Giroud, Yves Adrien, Angeline Neveu, les dessinateurs Pierre Legendre et Nicolas Devil, les photographes Horace et Dominique Tarlé… Le tirage passe de 5 000 à 35 000 ex., fabriqués en rotative à Aubervilliers. Treize numéros paraissent en trois ans. La publication s’interrompt suite au choc pétrolier de 1973. Henri-Jean Enu poursuit ses recherches dans le domaine de la peinture. A la galerie Germain (Paris), plusieurs expositions se succèdent entre 1970 et 1980, dont L’Oreille de Van Gogh avec la participation d’Arman, Gina Pane, Jean Tinguely, Gil J. Wolman... Autour de Pierre Restany, les contours d’un premier collectif sont tracés en 1977 (Art+), avec Bernard Quentin, Piotr Kowalski, Jean Messagier, Robert Malaval et Jean-Pierre Raynaud. La naissance d’une Internationale Surmoderniste confirme cette direction, inspirée par une nouvelle réflexion anthropologique. « Nous souhaitions libérer l’expression artistique du grand académisme de l’ère moderne, dont certains standards, notamment cubistes, nous semblaient à l’époque empruntés ou subtilisés aux arts premiers. Cette fausse modernité appelait la nécessité d’une surmodernité. Ce fut aussi une sorte de caricature contre culturelle, pastiche des courants et de leur palette commune, de l’unanimisme des formes et des couleurs. Un projet disparate, dans lequel le plagiat et l’acculturation volontaire de certains de nos membres pouvaient aussi se dépasser. » En 1982, une vaste enquête sur l’antisémitisme de l’extrême gauche paraît dans les colonnes d’une ultime publication de Parapluie. « C’est en peintre que j’ai créé un journal, pour des raisons qui appartiennent à l’histoire et au monde de la peinture : un titre de journal dans un tableau de Braque de 1908, la présence quasi permanente du journal autour duquel Juan Gris centrait sa palette et ses compositions, et aussi parce que, depuis Raoul Hausmann, le caractère typographique tend à devenir une réponse plastique de peintre à la définition de l’image contemporaine. » Henri-Jean Enu‎

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‎ENU (Henri-Jean).‎

‎Fresque typographique, fresque suscitée.‎

‎Composition au collage avec extrait de presse et bande monochrome (enveloppe), montée sur papier fin (extra strong) et signée au dos. Vers 1979 (29,5/21 cm).‎

‎Inventeur du concept de « peinture-journal » au début des années 60 et fondateur d’un « journal à peindre » en 1970, aujourd’hui considéré comme le premier grand passeur de la contre-culture en France, Henri-Jean Enu (Méru, Oise, 1944) s’est également essayé à la composition musicale avec la création d’un groupe de pop expérimentale : Fille qui mousse. Au début des années 60, il fréquente un café de la place des Vosges (La Bourgogne) où il prend l’habitude de retrouver quelques amis. Il découvre les publications de Lawrence Ferlinghetti à leur parution (Corso, Ginsberg, etc.) et rencontre sa première femme sur les quais de la Seine, assistant par hasard à la déclamation solitaire d’un poète d’un genre un peu discrépant et supertemporel : Isidore Isou. Avec Félix Guattari, il signe l’appel Un milliard pour le Vietnam (qui paraît en 1967 dans le numéro 5 de la revue Recherches), et, inspiré par ses lectures théoriques et littéraires, se lance dans la publication de la revue Parapluie en 1970. Dans la lignée des journaux anglais, hollandais et américains Oz, Ink, The Other, International Times ou Other scenes, la rédaction témoigne de l’effervescence artistique, musicale et sociale de l’époque dans une présentation baroque, mêlant illustrations aux tons aléatoires ou solarisés, strips et mises en pages typographiques et manuscrites. Les premiers numéros sont tirés sur les presses de Claude Palmer (imprimerie Le Souterrain). Ils sont distribués par quelques équipes à la sortie des concerts et à la librairie Actualités de Pierre Scias (qui écrit dans la revue sous le pseudonyme de Ronald Sonducor et joue un rôle important dans son lancement). En Angleterre, Henri-Jean Enu rencontre Claude Pélieu et Mary Beach, ainsi que Ralph Rumney, fondateur et membre unique du Comité psychogéographique de Londres, dissout par l’Internationale situationniste. D’autres collaborations suivent : Gil J. Wolman, Jean-Louis Brau et sa femme Éliane Papaï, Pierre Loizeau, Marc Zermati (sous le pseudonyme de Dr Muzac), Gérard Terronèse, Sabine Wolf, Gilles Février, Xavier Domingo, Théo Le Soualc’h, Hart Leroy Bibbs, Denis Gheerbrandt, Gilles Yéprémian, Michel Giroud, Yves Adrien, Angeline Neveu, les dessinateurs Pierre Legendre et Nicolas Devil, les photographes Horace et Dominique Tarlé… Le tirage passe de 5 000 à 35 000 ex., fabriqués en rotative à Aubervilliers. Treize numéros paraissent en trois ans. La publication s’interrompt suite au choc pétrolier de 1973. Henri-Jean Enu poursuit ses recherches dans le domaine de la peinture. A la galerie Germain (Paris), plusieurs expositions se succèdent entre 1970 et 1980, dont L’Oreille de Van Gogh avec la participation d’Arman, Gina Pane, Jean Tinguely, Gil J. Wolman... Autour de Pierre Restany, les contours d’un premier collectif sont tracés en 1977 (Art+), avec Bernard Quentin, Piotr Kowalski, Jean Messagier, Robert Malaval et Jean-Pierre Raynaud. La naissance d’une Internationale Surmoderniste confirme cette direction, inspirée par une nouvelle réflexion anthropologique. « Nous souhaitions libérer l’expression artistique du grand académisme de l’ère moderne, dont certains standards, notamment cubistes, nous semblaient à l’époque empruntés ou subtilisés aux arts premiers. Cette fausse modernité appelait la nécessité d’une surmodernité. Ce fut aussi une sorte de caricature contre culturelle, pastiche des courants et de leur palette commune, de l’unanimisme des formes et des couleurs. Un projet disparate, dans lequel le plagiat et l’acculturation volontaire de certains de nos membres pouvaient aussi se dépasser. » En 1982, une vaste enquête sur l’antisémitisme de l’extrême gauche paraît dans les colonnes d’une ultime publication de Parapluie. « C’est en peintre que j’ai créé un journal, pour des raisons qui appartiennent à l’histoire et au monde de la peinture : un titre de journal dans un tableau de Braque de 1908, la présence quasi permanente du journal autour duquel Juan Gris centrait sa palette et ses compositions, et aussi parce que, depuis Raoul Hausmann, le caractère typographique tend à devenir une réponse plastique de peintre à la définition de l’image contemporaine. » Henri-Jean Enu‎

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‎ENU (Henri-Jean).‎

‎Fresque typographique, fresque suscitée.‎

‎Composition au collage avec extrait de presse et bande monochrome (enveloppe), montée sur papier fin (extra strong) et signée au dos. Vers 1979 (29,5/21 cm).‎

‎Inventeur du concept de « peinture-journal » au début des années 60 et fondateur d’un « journal à peindre » en 1970, aujourd’hui considéré comme le premier grand passeur de la contre-culture en France, Henri-Jean Enu (Méru, Oise, 1944) s’est également essayé à la composition musicale avec la création d’un groupe de pop expérimentale : Fille qui mousse. Au début des années 60, il fréquente un café de la place des Vosges (La Bourgogne) où il prend l’habitude de retrouver quelques amis. Il découvre les publications de Lawrence Ferlinghetti à leur parution (Corso, Ginsberg, etc.) et rencontre sa première femme sur les quais de la Seine, assistant par hasard à la déclamation solitaire d’un poète d’un genre un peu discrépant et supertemporel : Isidore Isou. Avec Félix Guattari, il signe l’appel Un milliard pour le Vietnam (qui paraît en 1967 dans le numéro 5 de la revue Recherches), et, inspiré par ses lectures théoriques et littéraires, se lance dans la publication de la revue Parapluie en 1970. Dans la lignée des journaux anglais, hollandais et américains Oz, Ink, The Other, International Times ou Other scenes, la rédaction témoigne de l’effervescence artistique, musicale et sociale de l’époque dans une présentation baroque, mêlant illustrations aux tons aléatoires ou solarisés, strips et mises en pages typographiques et manuscrites. Les premiers numéros sont tirés sur les presses de Claude Palmer (imprimerie Le Souterrain). Ils sont distribués par quelques équipes à la sortie des concerts et à la librairie Actualités de Pierre Scias (qui écrit dans la revue sous le pseudonyme de Ronald Sonducor et joue un rôle important dans son lancement). En Angleterre, Henri-Jean Enu rencontre Claude Pélieu et Mary Beach, ainsi que Ralph Rumney, fondateur et membre unique du Comité psychogéographique de Londres, dissout par l’Internationale situationniste. D’autres collaborations suivent : Gil J. Wolman, Jean-Louis Brau et sa femme Éliane Papaï, Pierre Loizeau, Marc Zermati (sous le pseudonyme de Dr Muzac), Gérard Terronèse, Sabine Wolf, Gilles Février, Xavier Domingo, Théo Le Soualc’h, Hart Leroy Bibbs, Denis Gheerbrandt, Gilles Yéprémian, Michel Giroud, Yves Adrien, Angeline Neveu, les dessinateurs Pierre Legendre et Nicolas Devil, les photographes Horace et Dominique Tarlé… Le tirage passe de 5 000 à 35 000 ex., fabriqués en rotative à Aubervilliers. Treize numéros paraissent en trois ans. La publication s’interrompt suite au choc pétrolier de 1973. Henri-Jean Enu poursuit ses recherches dans le domaine de la peinture. A la galerie Germain (Paris), plusieurs expositions se succèdent entre 1970 et 1980, dont L’Oreille de Van Gogh avec la participation d’Arman, Gina Pane, Jean Tinguely, Gil J. Wolman... Autour de Pierre Restany, les contours d’un premier collectif sont tracés en 1977 (Art+), avec Bernard Quentin, Piotr Kowalski, Jean Messagier, Robert Malaval et Jean-Pierre Raynaud. La naissance d’une Internationale Surmoderniste confirme cette direction, inspirée par une nouvelle réflexion anthropologique. « Nous souhaitions libérer l’expression artistique du grand académisme de l’ère moderne, dont certains standards, notamment cubistes, nous semblaient à l’époque empruntés ou subtilisés aux arts premiers. Cette fausse modernité appelait la nécessité d’une surmodernité. Ce fut aussi une sorte de caricature contre culturelle, pastiche des courants et de leur palette commune, de l’unanimisme des formes et des couleurs. Un projet disparate, dans lequel le plagiat et l’acculturation volontaire de certains de nos membres pouvaient aussi se dépasser. » En 1982, une vaste enquête sur l’antisémitisme de l’extrême gauche paraît dans les colonnes d’une ultime publication de Parapluie. « C’est en peintre que j’ai créé un journal, pour des raisons qui appartiennent à l’histoire et au monde de la peinture : un titre de journal dans un tableau de Braque de 1908, la présence quasi permanente du journal autour duquel Juan Gris centrait sa palette et ses compositions, et aussi parce que, depuis Raoul Hausmann, le caractère typographique tend à devenir une réponse plastique de peintre à la définition de l’image contemporaine. » Henri-Jean Enu‎

Bookseller reference : 1275

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‎ENU (Henri-Jean).‎

‎Fresque typographique, fresque suscitée.‎

‎Composition au collage avec extrait de presse et bande monochrome (enveloppe), montée sur papier fin (extra strong) et signée au dos. Vers 1979 (29,5/21 cm).‎

‎Inventeur du concept de « peinture-journal » au début des années 60 et fondateur d’un « journal à peindre » en 1970, aujourd’hui considéré comme le premier grand passeur de la contre-culture en France, Henri-Jean Enu (Méru, Oise, 1944) s’est également essayé à la composition musicale avec la création d’un groupe de pop expérimentale : Fille qui mousse. Au début des années 60, il fréquente un café de la place des Vosges (La Bourgogne) où il prend l’habitude de retrouver quelques amis. Il découvre les publications de Lawrence Ferlinghetti à leur parution (Corso, Ginsberg, etc.) et rencontre sa première femme sur les quais de la Seine, assistant par hasard à la déclamation solitaire d’un poète d’un genre un peu discrépant et supertemporel : Isidore Isou. Avec Félix Guattari, il signe l’appel Un milliard pour le Vietnam (qui paraît en 1967 dans le numéro 5 de la revue Recherches), et, inspiré par ses lectures théoriques et littéraires, se lance dans la publication de la revue Parapluie en 1970. Dans la lignée des journaux anglais, hollandais et américains Oz, Ink, The Other, International Times ou Other scenes, la rédaction témoigne de l’effervescence artistique, musicale et sociale de l’époque dans une présentation baroque, mêlant illustrations aux tons aléatoires ou solarisés, strips et mises en pages typographiques et manuscrites. Les premiers numéros sont tirés sur les presses de Claude Palmer (imprimerie Le Souterrain). Ils sont distribués par quelques équipes à la sortie des concerts et à la librairie Actualités de Pierre Scias (qui écrit dans la revue sous le pseudonyme de Ronald Sonducor et joue un rôle important dans son lancement). En Angleterre, Henri-Jean Enu rencontre Claude Pélieu et Mary Beach, ainsi que Ralph Rumney, fondateur et membre unique du Comité psychogéographique de Londres, dissout par l’Internationale situationniste. D’autres collaborations suivent : Gil J. Wolman, Jean-Louis Brau et sa femme Éliane Papaï, Pierre Loizeau, Marc Zermati (sous le pseudonyme de Dr Muzac), Gérard Terronèse, Sabine Wolf, Gilles Février, Xavier Domingo, Théo Le Soualc’h, Hart Leroy Bibbs, Denis Gheerbrandt, Gilles Yéprémian, Michel Giroud, Yves Adrien, Angeline Neveu, les dessinateurs Pierre Legendre et Nicolas Devil, les photographes Horace et Dominique Tarlé… Le tirage passe de 5 000 à 35 000 ex., fabriqués en rotative à Aubervilliers. Treize numéros paraissent en trois ans. La publication s’interrompt suite au choc pétrolier de 1973. Henri-Jean Enu poursuit ses recherches dans le domaine de la peinture. A la galerie Germain (Paris), plusieurs expositions se succèdent entre 1970 et 1980, dont L’Oreille de Van Gogh avec la participation d’Arman, Gina Pane, Jean Tinguely, Gil J. Wolman... Autour de Pierre Restany, les contours d’un premier collectif sont tracés en 1977 (Art+), avec Bernard Quentin, Piotr Kowalski, Jean Messagier, Robert Malaval et Jean-Pierre Raynaud. La naissance d’une Internationale Surmoderniste confirme cette direction, inspirée par une nouvelle réflexion anthropologique. « Nous souhaitions libérer l’expression artistique du grand académisme de l’ère moderne, dont certains standards, notamment cubistes, nous semblaient à l’époque empruntés ou subtilisés aux arts premiers. Cette fausse modernité appelait la nécessité d’une surmodernité. Ce fut aussi une sorte de caricature contre culturelle, pastiche des courants et de leur palette commune, de l’unanimisme des formes et des couleurs. Un projet disparate, dans lequel le plagiat et l’acculturation volontaire de certains de nos membres pouvaient aussi se dépasser. » En 1982, une vaste enquête sur l’antisémitisme de l’extrême gauche paraît dans les colonnes d’une ultime publication de Parapluie. « C’est en peintre que j’ai créé un journal, pour des raisons qui appartiennent à l’histoire et au monde de la peinture : un titre de journal dans un tableau de Braque de 1908, la présence quasi permanente du journal autour duquel Juan Gris centrait sa palette et ses compositions, et aussi parce que, depuis Raoul Hausmann, le caractère typographique tend à devenir une réponse plastique de peintre à la définition de l’image contemporaine. » Henri-Jean Enu‎

Bookseller reference : 1276

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‎ENU (Henri-Jean).‎

‎Fresque typographique, fresque suscitée.‎

‎Composition au collage avec extrait de presse et bande monochrome (enveloppe), montée sur papier fin (extra strong) et signée au dos. Vers 1979 (29,5/21 cm).‎

‎Inventeur du concept de « peinture-journal » au début des années 60 et fondateur d’un « journal à peindre » en 1970, aujourd’hui considéré comme le premier grand passeur de la contre-culture en France, Henri-Jean Enu (Méru, Oise, 1944) s’est également essayé à la composition musicale avec la création d’un groupe de pop expérimentale : Fille qui mousse. Au début des années 60, il fréquente un café de la place des Vosges (La Bourgogne) où il prend l’habitude de retrouver quelques amis. Il découvre les publications de Lawrence Ferlinghetti à leur parution (Corso, Ginsberg, etc.) et rencontre sa première femme sur les quais de la Seine, assistant par hasard à la déclamation solitaire d’un poète d’un genre un peu discrépant et supertemporel : Isidore Isou. Avec Félix Guattari, il signe l’appel Un milliard pour le Vietnam (qui paraît en 1967 dans le numéro 5 de la revue Recherches), et, inspiré par ses lectures théoriques et littéraires, se lance dans la publication de la revue Parapluie en 1970. Dans la lignée des journaux anglais, hollandais et américains Oz, Ink, The Other, International Times ou Other scenes, la rédaction témoigne de l’effervescence artistique, musicale et sociale de l’époque dans une présentation baroque, mêlant illustrations aux tons aléatoires ou solarisés, strips et mises en pages typographiques et manuscrites. Les premiers numéros sont tirés sur les presses de Claude Palmer (imprimerie Le Souterrain). Ils sont distribués par quelques équipes à la sortie des concerts et à la librairie Actualités de Pierre Scias (qui écrit dans la revue sous le pseudonyme de Ronald Sonducor et joue un rôle important dans son lancement). En Angleterre, Henri-Jean Enu rencontre Claude Pélieu et Mary Beach, ainsi que Ralph Rumney, fondateur et membre unique du Comité psychogéographique de Londres, dissout par l’Internationale situationniste. D’autres collaborations suivent : Gil J. Wolman, Jean-Louis Brau et sa femme Éliane Papaï, Pierre Loizeau, Marc Zermati (sous le pseudonyme de Dr Muzac), Gérard Terronèse, Sabine Wolf, Gilles Février, Xavier Domingo, Théo Le Soualc’h, Hart Leroy Bibbs, Denis Gheerbrandt, Gilles Yéprémian, Michel Giroud, Yves Adrien, Angeline Neveu, les dessinateurs Pierre Legendre et Nicolas Devil, les photographes Horace et Dominique Tarlé… Le tirage passe de 5 000 à 35 000 ex., fabriqués en rotative à Aubervilliers. Treize numéros paraissent en trois ans. La publication s’interrompt suite au choc pétrolier de 1973. Henri-Jean Enu poursuit ses recherches dans le domaine de la peinture. A la galerie Germain (Paris), plusieurs expositions se succèdent entre 1970 et 1980, dont L’Oreille de Van Gogh avec la participation d’Arman, Gina Pane, Jean Tinguely, Gil J. Wolman... Autour de Pierre Restany, les contours d’un premier collectif sont tracés en 1977 (Art+), avec Bernard Quentin, Piotr Kowalski, Jean Messagier, Robert Malaval et Jean-Pierre Raynaud. La naissance d’une Internationale Surmoderniste confirme cette direction, inspirée par une nouvelle réflexion anthropologique. « Nous souhaitions libérer l’expression artistique du grand académisme de l’ère moderne, dont certains standards, notamment cubistes, nous semblaient à l’époque empruntés ou subtilisés aux arts premiers. Cette fausse modernité appelait la nécessité d’une surmodernité. Ce fut aussi une sorte de caricature contre culturelle, pastiche des courants et de leur palette commune, de l’unanimisme des formes et des couleurs. Un projet disparate, dans lequel le plagiat et l’acculturation volontaire de certains de nos membres pouvaient aussi se dépasser. » En 1982, une vaste enquête sur l’antisémitisme de l’extrême gauche paraît dans les colonnes d’une ultime publication de Parapluie. « C’est en peintre que j’ai créé un journal, pour des raisons qui appartiennent à l’histoire et au monde de la peinture : un titre de journal dans un tableau de Braque de 1908, la présence quasi permanente du journal autour duquel Juan Gris centrait sa palette et ses compositions, et aussi parce que, depuis Raoul Hausmann, le caractère typographique tend à devenir une réponse plastique de peintre à la définition de l’image contemporaine. » Henri-Jean Enu‎

Bookseller reference : 1277

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‎ENU (Henri-Jean).‎

‎Fresque typographique, fresque suscitée.‎

‎Composition au collage avec extrait de presse et bande monochrome (enveloppe), montée sur carton et signée au dos. Vers 1979 (29,5/21 cm).‎

‎Inventeur du concept de « peinture-journal » au début des années 60 et fondateur d’un « journal à peindre » en 1970, aujourd’hui considéré comme le premier grand passeur de la contre-culture en France, Henri-Jean Enu (Méru, Oise, 1944) s’est également essayé à la composition musicale avec la création d’un groupe de pop expérimentale : Fille qui mousse. Au début des années 60, il fréquente un café de la place des Vosges (La Bourgogne) où il prend l’habitude de retrouver quelques amis. Il découvre les publications de Lawrence Ferlinghetti à leur parution (Corso, Ginsberg, etc.) et rencontre sa première femme sur les quais de la Seine, assistant par hasard à la déclamation solitaire d’un poète d’un genre un peu discrépant et supertemporel : Isidore Isou. Avec Félix Guattari, il signe l’appel Un milliard pour le Vietnam (qui paraît en 1967 dans le numéro 5 de la revue Recherches), et, inspiré par ses lectures théoriques et littéraires, se lance dans la publication de la revue Parapluie en 1970. Dans la lignée des journaux anglais, hollandais et américains Oz, Ink, The Other, International Times ou Other scenes, la rédaction témoigne de l’effervescence artistique, musicale et sociale de l’époque dans une présentation baroque, mêlant illustrations aux tons aléatoires ou solarisés, strips et mises en pages typographiques et manuscrites. Les premiers numéros sont tirés sur les presses de Claude Palmer (imprimerie Le Souterrain). Ils sont distribués par quelques équipes à la sortie des concerts et à la librairie Actualités de Pierre Scias (qui écrit dans la revue sous le pseudonyme de Ronald Sonducor et joue un rôle important dans son lancement). En Angleterre, Henri-Jean Enu rencontre Claude Pélieu et Mary Beach, ainsi que Ralph Rumney, fondateur et membre unique du Comité psychogéographique de Londres, dissout par l’Internationale situationniste. D’autres collaborations suivent : Gil J. Wolman, Jean-Louis Brau et sa femme Éliane Papaï, Pierre Loizeau, Marc Zermati (sous le pseudonyme de Dr Muzac), Gérard Terronèse, Sabine Wolf, Gilles Février, Xavier Domingo, Théo Le Soualc’h, Hart Leroy Bibbs, Denis Gheerbrandt, Gilles Yéprémian, Michel Giroud, Yves Adrien, Angeline Neveu, les dessinateurs Pierre Legendre et Nicolas Devil, les photographes Horace et Dominique Tarlé… Le tirage passe de 5 000 à 35 000 ex., fabriqués en rotative à Aubervilliers. Treize numéros paraissent en trois ans. La publication s’interrompt suite au choc pétrolier de 1973. Henri-Jean Enu poursuit ses recherches dans le domaine de la peinture. A la galerie Germain (Paris), plusieurs expositions se succèdent entre 1970 et 1980, dont L’Oreille de Van Gogh avec la participation d’Arman, Gina Pane, Jean Tinguely, Gil J. Wolman... Autour de Pierre Restany, les contours d’un premier collectif sont tracés en 1977 (Art+), avec Bernard Quentin, Piotr Kowalski, Jean Messagier, Robert Malaval et Jean-Pierre Raynaud. La naissance d’une Internationale Surmoderniste confirme cette direction, inspirée par une nouvelle réflexion anthropologique. « Nous souhaitions libérer l’expression artistique du grand académisme de l’ère moderne, dont certains standards, notamment cubistes, nous semblaient à l’époque empruntés ou subtilisés aux arts premiers. Cette fausse modernité appelait la nécessité d’une surmodernité. Ce fut aussi une sorte de caricature contre culturelle, pastiche des courants et de leur palette commune, de l’unanimisme des formes et des couleurs. Un projet disparate, dans lequel le plagiat et l’acculturation volontaire de certains de nos membres pouvaient aussi se dépasser. » En 1982, une vaste enquête sur l’antisémitisme de l’extrême gauche paraît dans les colonnes d’une ultime publication de Parapluie. « C’est en peintre que j’ai créé un journal, pour des raisons qui appartiennent à l’histoire et au monde de la peinture : un titre de journal dans un tableau de Braque de 1908, la présence quasi permanente du journal autour duquel Juan Gris centrait sa palette et ses compositions, et aussi parce que, depuis Raoul Hausmann, le caractère typographique tend à devenir une réponse plastique de peintre à la définition de l’image contemporaine. » Henri-Jean Enu‎

Bookseller reference : 1279

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‎ENU (Henri-Jean).‎

‎Jacques Chirac à la tribune.‎

‎Technique mixte (collage et peinture) sur papier argenté, signée en bas à droite. L’œuvre a été exposée à la galerie Jean-Louis Forain de Paris en 1980 (62/47,4 cm). On joint : 3 photos en noir et blanc (de Laurence de Calan) qui ont servi à la réalisation de l’œuvre (30/24 cm chaque) et un texte de présentation de l’œuvre par Pierre Restany (Chirac à la page), daté de la même année (1 f. A4 manuscrit).‎

‎Inventeur du concept de « peinture-journal » au début des années 60 et fondateur d’un « journal à peindre » en 1970, aujourd’hui considéré comme le premier grand passeur de la contre-culture en France, Henri-Jean Enu (Méru, Oise, 1944) s’est également essayé à la composition musicale avec la création d’un groupe de pop expérimentale : Fille qui mousse. Au début des années 60, il fréquente un café de la place des Vosges (La Bourgogne) où il prend l’habitude de retrouver quelques amis. Il découvre les publications de Lawrence Ferlinghetti à leur parution (Corso, Ginsberg, etc.) et rencontre sa première femme sur les quais de la Seine, assistant par hasard à la déclamation solitaire d’un poète d’un genre un peu discrépant et supertemporel : Isidore Isou. Avec Félix Guattari, il signe l’appel Un milliard pour le Vietnam (qui paraît en 1967 dans le numéro 5 de la revue Recherches), et, inspiré par ses lectures théoriques et littéraires, se lance dans la publication de la revue Parapluie en 1970. Dans la lignée des journaux anglais, hollandais et américains Oz, Ink, The Other, International Times ou Other scenes, la rédaction témoigne de l’effervescence artistique, musicale et sociale de l’époque dans une présentation baroque, mêlant illustrations aux tons aléatoires ou solarisés, strips et mises en pages typographiques et manuscrites. Les premiers numéros sont tirés sur les presses de Claude Palmer (imprimerie Le Souterrain). Ils sont distribués par quelques équipes à la sortie des concerts et à la librairie Actualités de Pierre Scias (qui écrit dans la revue sous le pseudonyme de Ronald Sonducor et joue un rôle important dans son lancement). En Angleterre, Henri-Jean Enu rencontre Claude Pélieu et Mary Beach, ainsi que Ralph Rumney, fondateur et membre unique du Comité psychogéographique de Londres, dissout par l’Internationale situationniste. D’autres collaborations suivent : Gil J. Wolman, Jean-Louis Brau et sa femme Éliane Papaï, Pierre Loizeau, Marc Zermati (sous le pseudonyme de Dr Muzac), Gérard Terronèse, Sabine Wolf, Gilles Février, Xavier Domingo, Théo Le Soualc’h, Hart Leroy Bibbs, Denis Gheerbrandt, Gilles Yéprémian, Michel Giroud, Yves Adrien, Angeline Neveu, les dessinateurs Pierre Legendre et Nicolas Devil, les photographes Horace et Dominique Tarlé… Le tirage passe de 5 000 à 35 000 ex., fabriqués en rotative à Aubervilliers. Treize numéros paraissent en trois ans. La publication s’interrompt suite au choc pétrolier de 1973. Henri-Jean Enu poursuit ses recherches dans le domaine de la peinture. A la galerie Germain (Paris), plusieurs expositions se succèdent entre 1970 et 1980, dont L’Oreille de Van Gogh avec la participation d’Arman, Gina Pane, Jean Tinguely, Gil J. Wolman... Autour de Pierre Restany, les contours d’un premier collectif sont tracés en 1977 (Art+), avec Bernard Quentin, Piotr Kowalski, Jean Messagier, Robert Malaval et Jean-Pierre Raynaud. La naissance d’une Internationale Surmoderniste confirme cette direction, inspirée par une nouvelle réflexion anthropologique. « Nous souhaitions libérer l’expression artistique du grand académisme de l’ère moderne, dont certains standards, notamment cubistes, nous semblaient à l’époque empruntés ou subtilisés aux arts premiers. Cette fausse modernité appelait la nécessité d’une surmodernité. Ce fut aussi une sorte de caricature contre culturelle, pastiche des courants et de leur palette commune, de l’unanimisme des formes et des couleurs. Un projet disparate, dans lequel le plagiat et l’acculturation volontaire de certains de nos membres pouvaient aussi se dépasser. » En 1982, une vaste enquête sur l’antisémitisme de l’extrême gauche paraît dans les colonnes d’une ultime publication de Parapluie. « C’est en peintre que j’ai créé un journal, pour des raisons qui appartiennent à l’histoire et au monde de la peinture : un titre de journal dans un tableau de Braque de 1908, la présence quasi permanente du journal autour duquel Juan Gris centrait sa palette et ses compositions, et aussi parce que, depuis Raoul Hausmann, le caractère typographique tend à devenir une réponse plastique de peintre à la définition de l’image contemporaine. » Henri-Jean Enu‎

Bookseller reference : 1280

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‎ENU (Henri-Jean).‎

‎Jacques Chirac.‎

‎Technique mixte (acrylique et collage) sur rhodoïd, datée 1980 et signée à droite (40,5/27,5 cm).‎

‎Inventeur du concept de « peinture-journal » au début des années 60 et fondateur d’un « journal à peindre » en 1970, aujourd’hui considéré comme le premier grand passeur de la contre-culture en France, Henri-Jean Enu (Méru, Oise, 1944) s’est également essayé à la composition musicale avec la création d’un groupe de pop expérimentale : Fille qui mousse. Au début des années 60, il fréquente un café de la place des Vosges (La Bourgogne) où il prend l’habitude de retrouver quelques amis. Il découvre les publications de Lawrence Ferlinghetti à leur parution (Corso, Ginsberg, etc.) et rencontre sa première femme sur les quais de la Seine, assistant par hasard à la déclamation solitaire d’un poète d’un genre un peu discrépant et supertemporel : Isidore Isou. Avec Félix Guattari, il signe l’appel Un milliard pour le Vietnam (qui paraît en 1967 dans le numéro 5 de la revue Recherches), et, inspiré par ses lectures théoriques et littéraires, se lance dans la publication de la revue Parapluie en 1970. Dans la lignée des journaux anglais, hollandais et américains Oz, Ink, The Other, International Times ou Other scenes, la rédaction témoigne de l’effervescence artistique, musicale et sociale de l’époque dans une présentation baroque, mêlant illustrations aux tons aléatoires ou solarisés, strips et mises en pages typographiques et manuscrites. Les premiers numéros sont tirés sur les presses de Claude Palmer (imprimerie Le Souterrain). Ils sont distribués par quelques équipes à la sortie des concerts et à la librairie Actualités de Pierre Scias (qui écrit dans la revue sous le pseudonyme de Ronald Sonducor et joue un rôle important dans son lancement). En Angleterre, Henri-Jean Enu rencontre Claude Pélieu et Mary Beach, ainsi que Ralph Rumney, fondateur et membre unique du Comité psychogéographique de Londres, dissout par l’Internationale situationniste. D’autres collaborations suivent : Gil J. Wolman, Jean-Louis Brau et sa femme Éliane Papaï, Pierre Loizeau, Marc Zermati (sous le pseudonyme de Dr Muzac), Gérard Terronèse, Sabine Wolf, Gilles Février, Xavier Domingo, Théo Le Soualc’h, Hart Leroy Bibbs, Denis Gheerbrandt, Gilles Yéprémian, Michel Giroud, Yves Adrien, Angeline Neveu, les dessinateurs Pierre Legendre et Nicolas Devil, les photographes Horace et Dominique Tarlé… Le tirage passe de 5 000 à 35 000 ex., fabriqués en rotative à Aubervilliers. Treize numéros paraissent en trois ans. La publication s’interrompt suite au choc pétrolier de 1973. Henri-Jean Enu poursuit ses recherches dans le domaine de la peinture. A la galerie Germain (Paris), plusieurs expositions se succèdent entre 1970 et 1980, dont L’Oreille de Van Gogh avec la participation d’Arman, Gina Pane, Jean Tinguely, Gil J. Wolman... Autour de Pierre Restany, les contours d’un premier collectif sont tracés en 1977 (Art+), avec Bernard Quentin, Piotr Kowalski, Jean Messagier, Robert Malaval et Jean-Pierre Raynaud. La naissance d’une Internationale Surmoderniste confirme cette direction, inspirée par une nouvelle réflexion anthropologique. « Nous souhaitions libérer l’expression artistique du grand académisme de l’ère moderne, dont certains standards, notamment cubistes, nous semblaient à l’époque empruntés ou subtilisés aux arts premiers. Cette fausse modernité appelait la nécessité d’une surmodernité. Ce fut aussi une sorte de caricature contre culturelle, pastiche des courants et de leur palette commune, de l’unanimisme des formes et des couleurs. Un projet disparate, dans lequel le plagiat et l’acculturation volontaire de certains de nos membres pouvaient aussi se dépasser. » En 1982, une vaste enquête sur l’antisémitisme de l’extrême gauche paraît dans les colonnes d’une ultime publication de Parapluie. « C’est en peintre que j’ai créé un journal, pour des raisons qui appartiennent à l’histoire et au monde de la peinture : un titre de journal dans un tableau de Braque de 1908, la présence quasi permanente du journal autour duquel Juan Gris centrait sa palette et ses compositions, et aussi parce que, depuis Raoul Hausmann, le caractère typographique tend à devenir une réponse plastique de peintre à la définition de l’image contemporaine. » Henri-Jean Enu‎

Bookseller reference : 1281

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‎ENU (Henri-Jean).‎

‎Colonne-journal, composition au crayon et au collage.‎

‎Composition mixte (encre et collage d’extraits de presse) sur Arches, signée et datée 1979 au crayon en bas à droite (50/65,5 cm).‎

‎Inventeur du concept de « peinture-journal » au début des années 60 et fondateur d’un « journal à peindre » en 1970, aujourd’hui considéré comme le premier grand passeur de la contre-culture en France, Henri-Jean Enu (Méru, Oise, 1944) s’est également essayé à la composition musicale avec la création d’un groupe de pop expérimentale : Fille qui mousse. Au début des années 60, il fréquente un café de la place des Vosges (La Bourgogne) où il prend l’habitude de retrouver quelques amis. Il découvre les publications de Lawrence Ferlinghetti à leur parution (Corso, Ginsberg, etc.) et rencontre sa première femme sur les quais de la Seine, assistant par hasard à la déclamation solitaire d’un poète d’un genre un peu discrépant et supertemporel : Isidore Isou. Avec Félix Guattari, il signe l’appel Un milliard pour le Vietnam (qui paraît en 1967 dans le numéro 5 de la revue Recherches), et, inspiré par ses lectures théoriques et littéraires, se lance dans la publication de la revue Parapluie en 1970. Dans la lignée des journaux anglais, hollandais et américains Oz, Ink, The Other, International Times ou Other scenes, la rédaction témoigne de l’effervescence artistique, musicale et sociale de l’époque dans une présentation baroque, mêlant illustrations aux tons aléatoires ou solarisés, strips et mises en pages typographiques et manuscrites. Les premiers numéros sont tirés sur les presses de Claude Palmer (imprimerie Le Souterrain). Ils sont distribués par quelques équipes à la sortie des concerts et à la librairie Actualités de Pierre Scias (qui écrit dans la revue sous le pseudonyme de Ronald Sonducor et joue un rôle important dans son lancement). En Angleterre, Henri-Jean Enu rencontre Claude Pélieu et Mary Beach, ainsi que Ralph Rumney, fondateur et membre unique du Comité psychogéographique de Londres, dissout par l’Internationale situationniste. D’autres collaborations suivent : Gil J. Wolman, Jean-Louis Brau et sa femme Éliane Papaï, Pierre Loizeau, Marc Zermati (sous le pseudonyme de Dr Muzac), Gérard Terronèse, Sabine Wolf, Gilles Février, Xavier Domingo, Théo Le Soualc’h, Hart Leroy Bibbs, Denis Gheerbrandt, Gilles Yéprémian, Michel Giroud, Yves Adrien, Angeline Neveu, les dessinateurs Pierre Legendre et Nicolas Devil, les photographes Horace et Dominique Tarlé… Le tirage passe de 5 000 à 35 000 ex., fabriqués en rotative à Aubervilliers. Treize numéros paraissent en trois ans. La publication s’interrompt suite au choc pétrolier de 1973. Henri-Jean Enu poursuit ses recherches dans le domaine de la peinture. A la galerie Germain (Paris), plusieurs expositions se succèdent entre 1970 et 1980, dont L’Oreille de Van Gogh avec la participation d’Arman, Gina Pane, Jean Tinguely, Gil J. Wolman... Autour de Pierre Restany, les contours d’un premier collectif sont tracés en 1977 (Art+), avec Bernard Quentin, Piotr Kowalski, Jean Messagier, Robert Malaval et Jean-Pierre Raynaud. La naissance d’une Internationale Surmoderniste confirme cette direction, inspirée par une nouvelle réflexion anthropologique. « Nous souhaitions libérer l’expression artistique du grand académisme de l’ère moderne, dont certains standards, notamment cubistes, nous semblaient à l’époque empruntés ou subtilisés aux arts premiers. Cette fausse modernité appelait la nécessité d’une surmodernité. Ce fut aussi une sorte de caricature contre culturelle, pastiche des courants et de leur palette commune, de l’unanimisme des formes et des couleurs. Un projet disparate, dans lequel le plagiat et l’acculturation volontaire de certains de nos membres pouvaient aussi se dépasser. » En 1982, une vaste enquête sur l’antisémitisme de l’extrême gauche paraît dans les colonnes d’une ultime publication de Parapluie. « C’est en peintre que j’ai créé un journal, pour des raisons qui appartiennent à l’histoire et au monde de la peinture : un titre de journal dans un tableau de Braque de 1908, la présence quasi permanente du journal autour duquel Juan Gris centrait sa palette et ses compositions, et aussi parce que, depuis Raoul Hausmann, le caractère typographique tend à devenir une réponse plastique de peintre à la définition de l’image contemporaine. » Henri-Jean Enu‎

Bookseller reference : 1282

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‎ENU (Henri-Jean).‎

‎Colonne-journal, composition au crayon et au collage.‎

‎Composition mixte (encre et collage d’extraits de presse) sur Arches, signée et datée 1979 au crayon en bas à droite (50/65,5 cm).‎

‎Inventeur du concept de « peinture-journal » au début des années 60 et fondateur d’un « journal à peindre » en 1970, aujourd’hui considéré comme le premier grand passeur de la contre-culture en France, Henri-Jean Enu (Méru, Oise, 1944) s’est également essayé à la composition musicale avec la création d’un groupe de pop expérimentale : Fille qui mousse. Au début des années 60, il fréquente un café de la place des Vosges (La Bourgogne) où il prend l’habitude de retrouver quelques amis. Il découvre les publications de Lawrence Ferlinghetti à leur parution (Corso, Ginsberg, etc.) et rencontre sa première femme sur les quais de la Seine, assistant par hasard à la déclamation solitaire d’un poète d’un genre un peu discrépant et supertemporel : Isidore Isou. Avec Félix Guattari, il signe l’appel Un milliard pour le Vietnam (qui paraît en 1967 dans le numéro 5 de la revue Recherches), et, inspiré par ses lectures théoriques et littéraires, se lance dans la publication de la revue Parapluie en 1970. Dans la lignée des journaux anglais, hollandais et américains Oz, Ink, The Other, International Times ou Other scenes, la rédaction témoigne de l’effervescence artistique, musicale et sociale de l’époque dans une présentation baroque, mêlant illustrations aux tons aléatoires ou solarisés, strips et mises en pages typographiques et manuscrites. Les premiers numéros sont tirés sur les presses de Claude Palmer (imprimerie Le Souterrain). Ils sont distribués par quelques équipes à la sortie des concerts et à la librairie Actualités de Pierre Scias (qui écrit dans la revue sous le pseudonyme de Ronald Sonducor et joue un rôle important dans son lancement). En Angleterre, Henri-Jean Enu rencontre Claude Pélieu et Mary Beach, ainsi que Ralph Rumney, fondateur et membre unique du Comité psychogéographique de Londres, dissout par l’Internationale situationniste. D’autres collaborations suivent : Gil J. Wolman, Jean-Louis Brau et sa femme Éliane Papaï, Pierre Loizeau, Marc Zermati (sous le pseudonyme de Dr Muzac), Gérard Terronèse, Sabine Wolf, Gilles Février, Xavier Domingo, Théo Le Soualc’h, Hart Leroy Bibbs, Denis Gheerbrandt, Gilles Yéprémian, Michel Giroud, Yves Adrien, Angeline Neveu, les dessinateurs Pierre Legendre et Nicolas Devil, les photographes Horace et Dominique Tarlé… Le tirage passe de 5 000 à 35 000 ex., fabriqués en rotative à Aubervilliers. Treize numéros paraissent en trois ans. La publication s’interrompt suite au choc pétrolier de 1973. Henri-Jean Enu poursuit ses recherches dans le domaine de la peinture. A la galerie Germain (Paris), plusieurs expositions se succèdent entre 1970 et 1980, dont L’Oreille de Van Gogh avec la participation d’Arman, Gina Pane, Jean Tinguely, Gil J. Wolman... Autour de Pierre Restany, les contours d’un premier collectif sont tracés en 1977 (Art+), avec Bernard Quentin, Piotr Kowalski, Jean Messagier, Robert Malaval et Jean-Pierre Raynaud. La naissance d’une Internationale Surmoderniste confirme cette direction, inspirée par une nouvelle réflexion anthropologique. « Nous souhaitions libérer l’expression artistique du grand académisme de l’ère moderne, dont certains standards, notamment cubistes, nous semblaient à l’époque empruntés ou subtilisés aux arts premiers. Cette fausse modernité appelait la nécessité d’une surmodernité. Ce fut aussi une sorte de caricature contre culturelle, pastiche des courants et de leur palette commune, de l’unanimisme des formes et des couleurs. Un projet disparate, dans lequel le plagiat et l’acculturation volontaire de certains de nos membres pouvaient aussi se dépasser. » En 1982, une vaste enquête sur l’antisémitisme de l’extrême gauche paraît dans les colonnes d’une ultime publication de Parapluie. « C’est en peintre que j’ai créé un journal, pour des raisons qui appartiennent à l’histoire et au monde de la peinture : un titre de journal dans un tableau de Braque de 1908, la présence quasi permanente du journal autour duquel Juan Gris centrait sa palette et ses compositions, et aussi parce que, depuis Raoul Hausmann, le caractère typographique tend à devenir une réponse plastique de peintre à la définition de l’image contemporaine. » Henri-Jean Enu‎

Bookseller reference : 1283

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‎ENU (Henri-Jean).‎

‎Colonne-journal, composition au crayon et au collage.‎

‎Composition mixte (encre et collage d’extraits de presse) sur Arches, signée et datée 1979 au crayon en bas à droite (50/65,5 cm).‎

‎Inventeur du concept de « peinture-journal » au début des années 60 et fondateur d’un « journal à peindre » en 1970, aujourd’hui considéré comme le premier grand passeur de la contre-culture en France, Henri-Jean Enu (Méru, Oise, 1944) s’est également essayé à la composition musicale avec la création d’un groupe de pop expérimentale : Fille qui mousse. Au début des années 60, il fréquente un café de la place des Vosges (La Bourgogne) où il prend l’habitude de retrouver quelques amis. Il découvre les publications de Lawrence Ferlinghetti à leur parution (Corso, Ginsberg, etc.) et rencontre sa première femme sur les quais de la Seine, assistant par hasard à la déclamation solitaire d’un poète d’un genre un peu discrépant et supertemporel : Isidore Isou. Avec Félix Guattari, il signe l’appel Un milliard pour le Vietnam (qui paraît en 1967 dans le numéro 5 de la revue Recherches), et, inspiré par ses lectures théoriques et littéraires, se lance dans la publication de la revue Parapluie en 1970. Dans la lignée des journaux anglais, hollandais et américains Oz, Ink, The Other, International Times ou Other scenes, la rédaction témoigne de l’effervescence artistique, musicale et sociale de l’époque dans une présentation baroque, mêlant illustrations aux tons aléatoires ou solarisés, strips et mises en pages typographiques et manuscrites. Les premiers numéros sont tirés sur les presses de Claude Palmer (imprimerie Le Souterrain). Ils sont distribués par quelques équipes à la sortie des concerts et à la librairie Actualités de Pierre Scias (qui écrit dans la revue sous le pseudonyme de Ronald Sonducor et joue un rôle important dans son lancement). En Angleterre, Henri-Jean Enu rencontre Claude Pélieu et Mary Beach, ainsi que Ralph Rumney, fondateur et membre unique du Comité psychogéographique de Londres, dissout par l’Internationale situationniste. D’autres collaborations suivent : Gil J. Wolman, Jean-Louis Brau et sa femme Éliane Papaï, Pierre Loizeau, Marc Zermati (sous le pseudonyme de Dr Muzac), Gérard Terronèse, Sabine Wolf, Gilles Février, Xavier Domingo, Théo Le Soualc’h, Hart Leroy Bibbs, Denis Gheerbrandt, Gilles Yéprémian, Michel Giroud, Yves Adrien, Angeline Neveu, les dessinateurs Pierre Legendre et Nicolas Devil, les photographes Horace et Dominique Tarlé… Le tirage passe de 5 000 à 35 000 ex., fabriqués en rotative à Aubervilliers. Treize numéros paraissent en trois ans. La publication s’interrompt suite au choc pétrolier de 1973. Henri-Jean Enu poursuit ses recherches dans le domaine de la peinture. A la galerie Germain (Paris), plusieurs expositions se succèdent entre 1970 et 1980, dont L’Oreille de Van Gogh avec la participation d’Arman, Gina Pane, Jean Tinguely, Gil J. Wolman... Autour de Pierre Restany, les contours d’un premier collectif sont tracés en 1977 (Art+), avec Bernard Quentin, Piotr Kowalski, Jean Messagier, Robert Malaval et Jean-Pierre Raynaud. La naissance d’une Internationale Surmoderniste confirme cette direction, inspirée par une nouvelle réflexion anthropologique. « Nous souhaitions libérer l’expression artistique du grand académisme de l’ère moderne, dont certains standards, notamment cubistes, nous semblaient à l’époque empruntés ou subtilisés aux arts premiers. Cette fausse modernité appelait la nécessité d’une surmodernité. Ce fut aussi une sorte de caricature contre culturelle, pastiche des courants et de leur palette commune, de l’unanimisme des formes et des couleurs. Un projet disparate, dans lequel le plagiat et l’acculturation volontaire de certains de nos membres pouvaient aussi se dépasser. » En 1982, une vaste enquête sur l’antisémitisme de l’extrême gauche paraît dans les colonnes d’une ultime publication de Parapluie. « C’est en peintre que j’ai créé un journal, pour des raisons qui appartiennent à l’histoire et au monde de la peinture : un titre de journal dans un tableau de Braque de 1908, la présence quasi permanente du journal autour duquel Juan Gris centrait sa palette et ses compositions, et aussi parce que, depuis Raoul Hausmann, le caractère typographique tend à devenir une réponse plastique de peintre à la définition de l’image contemporaine. » Henri-Jean Enu‎

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‎ENU (Henri-Jean).‎

‎Colonne-journal, composition au crayon et au collage.‎

‎Composition mixte (encre et collage d’extraits de presse) sur Arches, signée et datée 1979 au crayon en bas à droite (50/65,5 cm).‎

‎Inventeur du concept de « peinture-journal » au début des années 60 et fondateur d’un « journal à peindre » en 1970, aujourd’hui considéré comme le premier grand passeur de la contre-culture en France, Henri-Jean Enu (Méru, Oise, 1944) s’est également essayé à la composition musicale avec la création d’un groupe de pop expérimentale : Fille qui mousse. Au début des années 60, il fréquente un café de la place des Vosges (La Bourgogne) où il prend l’habitude de retrouver quelques amis. Il découvre les publications de Lawrence Ferlinghetti à leur parution (Corso, Ginsberg, etc.) et rencontre sa première femme sur les quais de la Seine, assistant par hasard à la déclamation solitaire d’un poète d’un genre un peu discrépant et supertemporel : Isidore Isou. Avec Félix Guattari, il signe l’appel Un milliard pour le Vietnam (qui paraît en 1967 dans le numéro 5 de la revue Recherches), et, inspiré par ses lectures théoriques et littéraires, se lance dans la publication de la revue Parapluie en 1970. Dans la lignée des journaux anglais, hollandais et américains Oz, Ink, The Other, International Times ou Other scenes, la rédaction témoigne de l’effervescence artistique, musicale et sociale de l’époque dans une présentation baroque, mêlant illustrations aux tons aléatoires ou solarisés, strips et mises en pages typographiques et manuscrites. Les premiers numéros sont tirés sur les presses de Claude Palmer (imprimerie Le Souterrain). Ils sont distribués par quelques équipes à la sortie des concerts et à la librairie Actualités de Pierre Scias (qui écrit dans la revue sous le pseudonyme de Ronald Sonducor et joue un rôle important dans son lancement). En Angleterre, Henri-Jean Enu rencontre Claude Pélieu et Mary Beach, ainsi que Ralph Rumney, fondateur et membre unique du Comité psychogéographique de Londres, dissout par l’Internationale situationniste. D’autres collaborations suivent : Gil J. Wolman, Jean-Louis Brau et sa femme Éliane Papaï, Pierre Loizeau, Marc Zermati (sous le pseudonyme de Dr Muzac), Gérard Terronèse, Sabine Wolf, Gilles Février, Xavier Domingo, Théo Le Soualc’h, Hart Leroy Bibbs, Denis Gheerbrandt, Gilles Yéprémian, Michel Giroud, Yves Adrien, Angeline Neveu, les dessinateurs Pierre Legendre et Nicolas Devil, les photographes Horace et Dominique Tarlé… Le tirage passe de 5 000 à 35 000 ex., fabriqués en rotative à Aubervilliers. Treize numéros paraissent en trois ans. La publication s’interrompt suite au choc pétrolier de 1973. Henri-Jean Enu poursuit ses recherches dans le domaine de la peinture. A la galerie Germain (Paris), plusieurs expositions se succèdent entre 1970 et 1980, dont L’Oreille de Van Gogh avec la participation d’Arman, Gina Pane, Jean Tinguely, Gil J. Wolman... Autour de Pierre Restany, les contours d’un premier collectif sont tracés en 1977 (Art+), avec Bernard Quentin, Piotr Kowalski, Jean Messagier, Robert Malaval et Jean-Pierre Raynaud. La naissance d’une Internationale Surmoderniste confirme cette direction, inspirée par une nouvelle réflexion anthropologique. « Nous souhaitions libérer l’expression artistique du grand académisme de l’ère moderne, dont certains standards, notamment cubistes, nous semblaient à l’époque empruntés ou subtilisés aux arts premiers. Cette fausse modernité appelait la nécessité d’une surmodernité. Ce fut aussi une sorte de caricature contre culturelle, pastiche des courants et de leur palette commune, de l’unanimisme des formes et des couleurs. Un projet disparate, dans lequel le plagiat et l’acculturation volontaire de certains de nos membres pouvaient aussi se dépasser. » En 1982, une vaste enquête sur l’antisémitisme de l’extrême gauche paraît dans les colonnes d’une ultime publication de Parapluie. « C’est en peintre que j’ai créé un journal, pour des raisons qui appartiennent à l’histoire et au monde de la peinture : un titre de journal dans un tableau de Braque de 1908, la présence quasi permanente du journal autour duquel Juan Gris centrait sa palette et ses compositions, et aussi parce que, depuis Raoul Hausmann, le caractère typographique tend à devenir une réponse plastique de peintre à la définition de l’image contemporaine. » Henri-Jean Enu‎

Bookseller reference : 1285

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‎ENU (Henri-Jean).‎

‎Journal géométrique, composition.‎

‎Collage de papier argenté et gouache polychrome découpée, monté sur panneau de carton et signé au dos. Vers 1980 (31,5/24,5 cm).‎

‎Inventeur du concept de « peinture-journal » au début des années 60 et fondateur d’un « journal à peindre » en 1970, aujourd’hui considéré comme le premier grand passeur de la contre-culture en France, Henri-Jean Enu (Méru, Oise, 1944) s’est également essayé à la composition musicale avec la création d’un groupe de pop expérimentale : Fille qui mousse. Au début des années 60, il fréquente un café de la place des Vosges (La Bourgogne) où il prend l’habitude de retrouver quelques amis. Il découvre les publications de Lawrence Ferlinghetti à leur parution (Corso, Ginsberg, etc.) et rencontre sa première femme sur les quais de la Seine, assistant par hasard à la déclamation solitaire d’un poète d’un genre un peu discrépant et supertemporel : Isidore Isou. Avec Félix Guattari, il signe l’appel Un milliard pour le Vietnam (qui paraît en 1967 dans le numéro 5 de la revue Recherches), et, inspiré par ses lectures théoriques et littéraires, se lance dans la publication de la revue Parapluie en 1970. Dans la lignée des journaux anglais, hollandais et américains Oz, Ink, The Other, International Times ou Other scenes, la rédaction témoigne de l’effervescence artistique, musicale et sociale de l’époque dans une présentation baroque, mêlant illustrations aux tons aléatoires ou solarisés, strips et mises en pages typographiques et manuscrites. Les premiers numéros sont tirés sur les presses de Claude Palmer (imprimerie Le Souterrain). Ils sont distribués par quelques équipes à la sortie des concerts et à la librairie Actualités de Pierre Scias (qui écrit dans la revue sous le pseudonyme de Ronald Sonducor et joue un rôle important dans son lancement). En Angleterre, Henri-Jean Enu rencontre Claude Pélieu et Mary Beach, ainsi que Ralph Rumney, fondateur et membre unique du Comité psychogéographique de Londres, dissout par l’Internationale situationniste. D’autres collaborations suivent : Gil J. Wolman, Jean-Louis Brau et sa femme Éliane Papaï, Pierre Loizeau, Marc Zermati (sous le pseudonyme de Dr Muzac), Gérard Terronèse, Sabine Wolf, Gilles Février, Xavier Domingo, Théo Le Soualc’h, Hart Leroy Bibbs, Denis Gheerbrandt, Gilles Yéprémian, Michel Giroud, Yves Adrien, Angeline Neveu, les dessinateurs Pierre Legendre et Nicolas Devil, les photographes Horace et Dominique Tarlé… Le tirage passe de 5 000 à 35 000 ex., fabriqués en rotative à Aubervilliers. Treize numéros paraissent en trois ans. La publication s’interrompt suite au choc pétrolier de 1973. Henri-Jean Enu poursuit ses recherches dans le domaine de la peinture. A la galerie Germain (Paris), plusieurs expositions se succèdent entre 1970 et 1980, dont L’Oreille de Van Gogh avec la participation d’Arman, Gina Pane, Jean Tinguely, Gil J. Wolman... Autour de Pierre Restany, les contours d’un premier collectif sont tracés en 1977 (Art+), avec Bernard Quentin, Piotr Kowalski, Jean Messagier, Robert Malaval et Jean-Pierre Raynaud. La naissance d’une Internationale Surmoderniste confirme cette direction, inspirée par une nouvelle réflexion anthropologique. « Nous souhaitions libérer l’expression artistique du grand académisme de l’ère moderne, dont certains standards, notamment cubistes, nous semblaient à l’époque empruntés ou subtilisés aux arts premiers. Cette fausse modernité appelait la nécessité d’une surmodernité. Ce fut aussi une sorte de caricature contre culturelle, pastiche des courants et de leur palette commune, de l’unanimisme des formes et des couleurs. Un projet disparate, dans lequel le plagiat et l’acculturation volontaire de certains de nos membres pouvaient aussi se dépasser. » En 1982, une vaste enquête sur l’antisémitisme de l’extrême gauche paraît dans les colonnes d’une ultime publication de Parapluie. « C’est en peintre que j’ai créé un journal, pour des raisons qui appartiennent à l’histoire et au monde de la peinture : un titre de journal dans un tableau de Braque de 1908, la présence quasi permanente du journal autour duquel Juan Gris centrait sa palette et ses compositions, et aussi parce que, depuis Raoul Hausmann, le caractère typographique tend à devenir une réponse plastique de peintre à la définition de l’image contemporaine. » Henri-Jean Enu‎

Bookseller reference : 1286

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‎ENU (Henri-Jean).‎

‎Journal géométrique, composition.‎

‎Collage de papier argenté et gouache polychrome découpée, monté sur panneau de carton et signé au dos. Vers 1980 (31,5/24,5 cm).‎

‎Inventeur du concept de « peinture-journal » au début des années 60 et fondateur d’un « journal à peindre » en 1970, aujourd’hui considéré comme le premier grand passeur de la contre-culture en France, Henri-Jean Enu (Méru, Oise, 1944) s’est également essayé à la composition musicale avec la création d’un groupe de pop expérimentale : Fille qui mousse. Au début des années 60, il fréquente un café de la place des Vosges (La Bourgogne) où il prend l’habitude de retrouver quelques amis. Il découvre les publications de Lawrence Ferlinghetti à leur parution (Corso, Ginsberg, etc.) et rencontre sa première femme sur les quais de la Seine, assistant par hasard à la déclamation solitaire d’un poète d’un genre un peu discrépant et supertemporel : Isidore Isou. Avec Félix Guattari, il signe l’appel Un milliard pour le Vietnam (qui paraît en 1967 dans le numéro 5 de la revue Recherches), et, inspiré par ses lectures théoriques et littéraires, se lance dans la publication de la revue Parapluie en 1970. Dans la lignée des journaux anglais, hollandais et américains Oz, Ink, The Other, International Times ou Other scenes, la rédaction témoigne de l’effervescence artistique, musicale et sociale de l’époque dans une présentation baroque, mêlant illustrations aux tons aléatoires ou solarisés, strips et mises en pages typographiques et manuscrites. Les premiers numéros sont tirés sur les presses de Claude Palmer (imprimerie Le Souterrain). Ils sont distribués par quelques équipes à la sortie des concerts et à la librairie Actualités de Pierre Scias (qui écrit dans la revue sous le pseudonyme de Ronald Sonducor et joue un rôle important dans son lancement). En Angleterre, Henri-Jean Enu rencontre Claude Pélieu et Mary Beach, ainsi que Ralph Rumney, fondateur et membre unique du Comité psychogéographique de Londres, dissout par l’Internationale situationniste. D’autres collaborations suivent : Gil J. Wolman, Jean-Louis Brau et sa femme Éliane Papaï, Pierre Loizeau, Marc Zermati (sous le pseudonyme de Dr Muzac), Gérard Terronèse, Sabine Wolf, Gilles Février, Xavier Domingo, Théo Le Soualc’h, Hart Leroy Bibbs, Denis Gheerbrandt, Gilles Yéprémian, Michel Giroud, Yves Adrien, Angeline Neveu, les dessinateurs Pierre Legendre et Nicolas Devil, les photographes Horace et Dominique Tarlé… Le tirage passe de 5 000 à 35 000 ex., fabriqués en rotative à Aubervilliers. Treize numéros paraissent en trois ans. La publication s’interrompt suite au choc pétrolier de 1973. Henri-Jean Enu poursuit ses recherches dans le domaine de la peinture. A la galerie Germain (Paris), plusieurs expositions se succèdent entre 1970 et 1980, dont L’Oreille de Van Gogh avec la participation d’Arman, Gina Pane, Jean Tinguely, Gil J. Wolman... Autour de Pierre Restany, les contours d’un premier collectif sont tracés en 1977 (Art+), avec Bernard Quentin, Piotr Kowalski, Jean Messagier, Robert Malaval et Jean-Pierre Raynaud. La naissance d’une Internationale Surmoderniste confirme cette direction, inspirée par une nouvelle réflexion anthropologique. « Nous souhaitions libérer l’expression artistique du grand académisme de l’ère moderne, dont certains standards, notamment cubistes, nous semblaient à l’époque empruntés ou subtilisés aux arts premiers. Cette fausse modernité appelait la nécessité d’une surmodernité. Ce fut aussi une sorte de caricature contre culturelle, pastiche des courants et de leur palette commune, de l’unanimisme des formes et des couleurs. Un projet disparate, dans lequel le plagiat et l’acculturation volontaire de certains de nos membres pouvaient aussi se dépasser. » En 1982, une vaste enquête sur l’antisémitisme de l’extrême gauche paraît dans les colonnes d’une ultime publication de Parapluie. « C’est en peintre que j’ai créé un journal, pour des raisons qui appartiennent à l’histoire et au monde de la peinture : un titre de journal dans un tableau de Braque de 1908, la présence quasi permanente du journal autour duquel Juan Gris centrait sa palette et ses compositions, et aussi parce que, depuis Raoul Hausmann, le caractère typographique tend à devenir une réponse plastique de peintre à la définition de l’image contemporaine. » Henri-Jean Enu‎

Bookseller reference : 1287

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‎ENU (Henri-Jean).‎

‎Projet-structure, composition.‎

‎Épreuve argentique en noir (photo Laurence de Calan) contrecollée sur panneau de carton et enrichie au collage et à la gouache. Étiquette de légende et signature au dos, vers 1980 (40,8/30,5 cm).‎

‎Inventeur du concept de « peinture-journal » au début des années 60 et fondateur d’un « journal à peindre » en 1970, aujourd’hui considéré comme le premier grand passeur de la contre-culture en France, Henri-Jean Enu (Méru, Oise, 1944) s’est également essayé à la composition musicale avec la création d’un groupe de pop expérimentale : Fille qui mousse. Au début des années 60, il fréquente un café de la place des Vosges (La Bourgogne) où il prend l’habitude de retrouver quelques amis. Il découvre les publications de Lawrence Ferlinghetti à leur parution (Corso, Ginsberg, etc.) et rencontre sa première femme sur les quais de la Seine, assistant par hasard à la déclamation solitaire d’un poète d’un genre un peu discrépant et supertemporel : Isidore Isou. Avec Félix Guattari, il signe l’appel Un milliard pour le Vietnam (qui paraît en 1967 dans le numéro 5 de la revue Recherches), et, inspiré par ses lectures théoriques et littéraires, se lance dans la publication de la revue Parapluie en 1970. Dans la lignée des journaux anglais, hollandais et américains Oz, Ink, The Other, International Times ou Other scenes, la rédaction témoigne de l’effervescence artistique, musicale et sociale de l’époque dans une présentation baroque, mêlant illustrations aux tons aléatoires ou solarisés, strips et mises en pages typographiques et manuscrites. Les premiers numéros sont tirés sur les presses de Claude Palmer (imprimerie Le Souterrain). Ils sont distribués par quelques équipes à la sortie des concerts et à la librairie Actualités de Pierre Scias (qui écrit dans la revue sous le pseudonyme de Ronald Sonducor et joue un rôle important dans son lancement). En Angleterre, Henri-Jean Enu rencontre Claude Pélieu et Mary Beach, ainsi que Ralph Rumney, fondateur et membre unique du Comité psychogéographique de Londres, dissout par l’Internationale situationniste. D’autres collaborations suivent : Gil J. Wolman, Jean-Louis Brau et sa femme Éliane Papaï, Pierre Loizeau, Marc Zermati (sous le pseudonyme de Dr Muzac), Gérard Terronèse, Sabine Wolf, Gilles Février, Xavier Domingo, Théo Le Soualc’h, Hart Leroy Bibbs, Denis Gheerbrandt, Gilles Yéprémian, Michel Giroud, Yves Adrien, Angeline Neveu, les dessinateurs Pierre Legendre et Nicolas Devil, les photographes Horace et Dominique Tarlé… Le tirage passe de 5 000 à 35 000 ex., fabriqués en rotative à Aubervilliers. Treize numéros paraissent en trois ans. La publication s’interrompt suite au choc pétrolier de 1973. Henri-Jean Enu poursuit ses recherches dans le domaine de la peinture. A la galerie Germain (Paris), plusieurs expositions se succèdent entre 1970 et 1980, dont L’Oreille de Van Gogh avec la participation d’Arman, Gina Pane, Jean Tinguely, Gil J. Wolman... Autour de Pierre Restany, les contours d’un premier collectif sont tracés en 1977 (Art+), avec Bernard Quentin, Piotr Kowalski, Jean Messagier, Robert Malaval et Jean-Pierre Raynaud. La naissance d’une Internationale Surmoderniste confirme cette direction, inspirée par une nouvelle réflexion anthropologique. « Nous souhaitions libérer l’expression artistique du grand académisme de l’ère moderne, dont certains standards, notamment cubistes, nous semblaient à l’époque empruntés ou subtilisés aux arts premiers. Cette fausse modernité appelait la nécessité d’une surmodernité. Ce fut aussi une sorte de caricature contre culturelle, pastiche des courants et de leur palette commune, de l’unanimisme des formes et des couleurs. Un projet disparate, dans lequel le plagiat et l’acculturation volontaire de certains de nos membres pouvaient aussi se dépasser. » En 1982, une vaste enquête sur l’antisémitisme de l’extrême gauche paraît dans les colonnes d’une ultime publication de Parapluie. « C’est en peintre que j’ai créé un journal, pour des raisons qui appartiennent à l’histoire et au monde de la peinture : un titre de journal dans un tableau de Braque de 1908, la présence quasi permanente du journal autour duquel Juan Gris centrait sa palette et ses compositions, et aussi parce que, depuis Raoul Hausmann, le caractère typographique tend à devenir une réponse plastique de peintre à la définition de l’image contemporaine. » Henri-Jean Enu‎

Bookseller reference : 1288

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‎ENU (Henri-Jean).‎

‎Projet-structure, composition.‎

‎Épreuve argentique en noir (photo Laurence de Calan) contrecollée sur panneau de carton et enrichie au collage et à la gouache. Étiquette de légende et signature au dos, vers 1980 (40,8/30,5 cm).‎

‎Inventeur du concept de « peinture-journal » au début des années 60 et fondateur d’un « journal à peindre » en 1970, aujourd’hui considéré comme le premier grand passeur de la contre-culture en France, Henri-Jean Enu (Méru, Oise, 1944) s’est également essayé à la composition musicale avec la création d’un groupe de pop expérimentale : Fille qui mousse. Au début des années 60, il fréquente un café de la place des Vosges (La Bourgogne) où il prend l’habitude de retrouver quelques amis. Il découvre les publications de Lawrence Ferlinghetti à leur parution (Corso, Ginsberg, etc.) et rencontre sa première femme sur les quais de la Seine, assistant par hasard à la déclamation solitaire d’un poète d’un genre un peu discrépant et supertemporel : Isidore Isou. Avec Félix Guattari, il signe l’appel Un milliard pour le Vietnam (qui paraît en 1967 dans le numéro 5 de la revue Recherches), et, inspiré par ses lectures théoriques et littéraires, se lance dans la publication de la revue Parapluie en 1970. Dans la lignée des journaux anglais, hollandais et américains Oz, Ink, The Other, International Times ou Other scenes, la rédaction témoigne de l’effervescence artistique, musicale et sociale de l’époque dans une présentation baroque, mêlant illustrations aux tons aléatoires ou solarisés, strips et mises en pages typographiques et manuscrites. Les premiers numéros sont tirés sur les presses de Claude Palmer (imprimerie Le Souterrain). Ils sont distribués par quelques équipes à la sortie des concerts et à la librairie Actualités de Pierre Scias (qui écrit dans la revue sous le pseudonyme de Ronald Sonducor et joue un rôle important dans son lancement). En Angleterre, Henri-Jean Enu rencontre Claude Pélieu et Mary Beach, ainsi que Ralph Rumney, fondateur et membre unique du Comité psychogéographique de Londres, dissout par l’Internationale situationniste. D’autres collaborations suivent : Gil J. Wolman, Jean-Louis Brau et sa femme Éliane Papaï, Pierre Loizeau, Marc Zermati (sous le pseudonyme de Dr Muzac), Gérard Terronèse, Sabine Wolf, Gilles Février, Xavier Domingo, Théo Le Soualc’h, Hart Leroy Bibbs, Denis Gheerbrandt, Gilles Yéprémian, Michel Giroud, Yves Adrien, Angeline Neveu, les dessinateurs Pierre Legendre et Nicolas Devil, les photographes Horace et Dominique Tarlé… Le tirage passe de 5 000 à 35 000 ex., fabriqués en rotative à Aubervilliers. Treize numéros paraissent en trois ans. La publication s’interrompt suite au choc pétrolier de 1973. Henri-Jean Enu poursuit ses recherches dans le domaine de la peinture. A la galerie Germain (Paris), plusieurs expositions se succèdent entre 1970 et 1980, dont L’Oreille de Van Gogh avec la participation d’Arman, Gina Pane, Jean Tinguely, Gil J. Wolman... Autour de Pierre Restany, les contours d’un premier collectif sont tracés en 1977 (Art+), avec Bernard Quentin, Piotr Kowalski, Jean Messagier, Robert Malaval et Jean-Pierre Raynaud. La naissance d’une Internationale Surmoderniste confirme cette direction, inspirée par une nouvelle réflexion anthropologique. « Nous souhaitions libérer l’expression artistique du grand académisme de l’ère moderne, dont certains standards, notamment cubistes, nous semblaient à l’époque empruntés ou subtilisés aux arts premiers. Cette fausse modernité appelait la nécessité d’une surmodernité. Ce fut aussi une sorte de caricature contre culturelle, pastiche des courants et de leur palette commune, de l’unanimisme des formes et des couleurs. Un projet disparate, dans lequel le plagiat et l’acculturation volontaire de certains de nos membres pouvaient aussi se dépasser. » En 1982, une vaste enquête sur l’antisémitisme de l’extrême gauche paraît dans les colonnes d’une ultime publication de Parapluie. « C’est en peintre que j’ai créé un journal, pour des raisons qui appartiennent à l’histoire et au monde de la peinture : un titre de journal dans un tableau de Braque de 1908, la présence quasi permanente du journal autour duquel Juan Gris centrait sa palette et ses compositions, et aussi parce que, depuis Raoul Hausmann, le caractère typographique tend à devenir une réponse plastique de peintre à la définition de l’image contemporaine. » Henri-Jean Enu‎

Bookseller reference : 1289

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‎ENU (Henri-Jean).‎

‎Projet-structure, composition.‎

‎Épreuve argentique en noir (photo Laurence de Calan) contrecollée sur panneau de carton et enrichie au collage et à la gouache. Étiquette de légende et signature au dos, vers 1980 (40,8/30,5 cm).‎

‎Inventeur du concept de « peinture-journal » au début des années 60 et fondateur d’un « journal à peindre » en 1970, aujourd’hui considéré comme le premier grand passeur de la contre-culture en France, Henri-Jean Enu (Méru, Oise, 1944) s’est également essayé à la composition musicale avec la création d’un groupe de pop expérimentale : Fille qui mousse. Au début des années 60, il fréquente un café de la place des Vosges (La Bourgogne) où il prend l’habitude de retrouver quelques amis. Il découvre les publications de Lawrence Ferlinghetti à leur parution (Corso, Ginsberg, etc.) et rencontre sa première femme sur les quais de la Seine, assistant par hasard à la déclamation solitaire d’un poète d’un genre un peu discrépant et supertemporel : Isidore Isou. Avec Félix Guattari, il signe l’appel Un milliard pour le Vietnam (qui paraît en 1967 dans le numéro 5 de la revue Recherches), et, inspiré par ses lectures théoriques et littéraires, se lance dans la publication de la revue Parapluie en 1970. Dans la lignée des journaux anglais, hollandais et américains Oz, Ink, The Other, International Times ou Other scenes, la rédaction témoigne de l’effervescence artistique, musicale et sociale de l’époque dans une présentation baroque, mêlant illustrations aux tons aléatoires ou solarisés, strips et mises en pages typographiques et manuscrites. Les premiers numéros sont tirés sur les presses de Claude Palmer (imprimerie Le Souterrain). Ils sont distribués par quelques équipes à la sortie des concerts et à la librairie Actualités de Pierre Scias (qui écrit dans la revue sous le pseudonyme de Ronald Sonducor et joue un rôle important dans son lancement). En Angleterre, Henri-Jean Enu rencontre Claude Pélieu et Mary Beach, ainsi que Ralph Rumney, fondateur et membre unique du Comité psychogéographique de Londres, dissout par l’Internationale situationniste. D’autres collaborations suivent : Gil J. Wolman, Jean-Louis Brau et sa femme Éliane Papaï, Pierre Loizeau, Marc Zermati (sous le pseudonyme de Dr Muzac), Gérard Terronèse, Sabine Wolf, Gilles Février, Xavier Domingo, Théo Le Soualc’h, Hart Leroy Bibbs, Denis Gheerbrandt, Gilles Yéprémian, Michel Giroud, Yves Adrien, Angeline Neveu, les dessinateurs Pierre Legendre et Nicolas Devil, les photographes Horace et Dominique Tarlé… Le tirage passe de 5 000 à 35 000 ex., fabriqués en rotative à Aubervilliers. Treize numéros paraissent en trois ans. La publication s’interrompt suite au choc pétrolier de 1973. Henri-Jean Enu poursuit ses recherches dans le domaine de la peinture. A la galerie Germain (Paris), plusieurs expositions se succèdent entre 1970 et 1980, dont L’Oreille de Van Gogh avec la participation d’Arman, Gina Pane, Jean Tinguely, Gil J. Wolman... Autour de Pierre Restany, les contours d’un premier collectif sont tracés en 1977 (Art+), avec Bernard Quentin, Piotr Kowalski, Jean Messagier, Robert Malaval et Jean-Pierre Raynaud. La naissance d’une Internationale Surmoderniste confirme cette direction, inspirée par une nouvelle réflexion anthropologique. « Nous souhaitions libérer l’expression artistique du grand académisme de l’ère moderne, dont certains standards, notamment cubistes, nous semblaient à l’époque empruntés ou subtilisés aux arts premiers. Cette fausse modernité appelait la nécessité d’une surmodernité. Ce fut aussi une sorte de caricature contre culturelle, pastiche des courants et de leur palette commune, de l’unanimisme des formes et des couleurs. Un projet disparate, dans lequel le plagiat et l’acculturation volontaire de certains de nos membres pouvaient aussi se dépasser. » En 1982, une vaste enquête sur l’antisémitisme de l’extrême gauche paraît dans les colonnes d’une ultime publication de Parapluie. « C’est en peintre que j’ai créé un journal, pour des raisons qui appartiennent à l’histoire et au monde de la peinture : un titre de journal dans un tableau de Braque de 1908, la présence quasi permanente du journal autour duquel Juan Gris centrait sa palette et ses compositions, et aussi parce que, depuis Raoul Hausmann, le caractère typographique tend à devenir une réponse plastique de peintre à la définition de l’image contemporaine. » Henri-Jean Enu‎

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‎Projet-structure, composition.‎

‎Épreuve argentique en noir (photo Laurence de Calan) contrecollée sur panneau de carton et enrichie au collage et à la gouache. Étiquette de légende et signature au dos, vers 1980 (40,8/30,5 cm).‎

‎Inventeur du concept de « peinture-journal » au début des années 60 et fondateur d’un « journal à peindre » en 1970, aujourd’hui considéré comme le premier grand passeur de la contre-culture en France, Henri-Jean Enu (Méru, Oise, 1944) s’est également essayé à la composition musicale avec la création d’un groupe de pop expérimentale : Fille qui mousse. Au début des années 60, il fréquente un café de la place des Vosges (La Bourgogne) où il prend l’habitude de retrouver quelques amis. Il découvre les publications de Lawrence Ferlinghetti à leur parution (Corso, Ginsberg, etc.) et rencontre sa première femme sur les quais de la Seine, assistant par hasard à la déclamation solitaire d’un poète d’un genre un peu discrépant et supertemporel : Isidore Isou. Avec Félix Guattari, il signe l’appel Un milliard pour le Vietnam (qui paraît en 1967 dans le numéro 5 de la revue Recherches), et, inspiré par ses lectures théoriques et littéraires, se lance dans la publication de la revue Parapluie en 1970. Dans la lignée des journaux anglais, hollandais et américains Oz, Ink, The Other, International Times ou Other scenes, la rédaction témoigne de l’effervescence artistique, musicale et sociale de l’époque dans une présentation baroque, mêlant illustrations aux tons aléatoires ou solarisés, strips et mises en pages typographiques et manuscrites. Les premiers numéros sont tirés sur les presses de Claude Palmer (imprimerie Le Souterrain). Ils sont distribués par quelques équipes à la sortie des concerts et à la librairie Actualités de Pierre Scias (qui écrit dans la revue sous le pseudonyme de Ronald Sonducor et joue un rôle important dans son lancement). En Angleterre, Henri-Jean Enu rencontre Claude Pélieu et Mary Beach, ainsi que Ralph Rumney, fondateur et membre unique du Comité psychogéographique de Londres, dissout par l’Internationale situationniste. D’autres collaborations suivent : Gil J. Wolman, Jean-Louis Brau et sa femme Éliane Papaï, Pierre Loizeau, Marc Zermati (sous le pseudonyme de Dr Muzac), Gérard Terronèse, Sabine Wolf, Gilles Février, Xavier Domingo, Théo Le Soualc’h, Hart Leroy Bibbs, Denis Gheerbrandt, Gilles Yéprémian, Michel Giroud, Yves Adrien, Angeline Neveu, les dessinateurs Pierre Legendre et Nicolas Devil, les photographes Horace et Dominique Tarlé… Le tirage passe de 5 000 à 35 000 ex., fabriqués en rotative à Aubervilliers. Treize numéros paraissent en trois ans. La publication s’interrompt suite au choc pétrolier de 1973. Henri-Jean Enu poursuit ses recherches dans le domaine de la peinture. A la galerie Germain (Paris), plusieurs expositions se succèdent entre 1970 et 1980, dont L’Oreille de Van Gogh avec la participation d’Arman, Gina Pane, Jean Tinguely, Gil J. Wolman... Autour de Pierre Restany, les contours d’un premier collectif sont tracés en 1977 (Art+), avec Bernard Quentin, Piotr Kowalski, Jean Messagier, Robert Malaval et Jean-Pierre Raynaud. La naissance d’une Internationale Surmoderniste confirme cette direction, inspirée par une nouvelle réflexion anthropologique. « Nous souhaitions libérer l’expression artistique du grand académisme de l’ère moderne, dont certains standards, notamment cubistes, nous semblaient à l’époque empruntés ou subtilisés aux arts premiers. Cette fausse modernité appelait la nécessité d’une surmodernité. Ce fut aussi une sorte de caricature contre culturelle, pastiche des courants et de leur palette commune, de l’unanimisme des formes et des couleurs. Un projet disparate, dans lequel le plagiat et l’acculturation volontaire de certains de nos membres pouvaient aussi se dépasser. » En 1982, une vaste enquête sur l’antisémitisme de l’extrême gauche paraît dans les colonnes d’une ultime publication de Parapluie. « C’est en peintre que j’ai créé un journal, pour des raisons qui appartiennent à l’histoire et au monde de la peinture : un titre de journal dans un tableau de Braque de 1908, la présence quasi permanente du journal autour duquel Juan Gris centrait sa palette et ses compositions, et aussi parce que, depuis Raoul Hausmann, le caractère typographique tend à devenir une réponse plastique de peintre à la définition de l’image contemporaine. » Henri-Jean Enu‎

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‎Projet-structure, composition.‎

‎Épreuve argentique en noir (photo Laurence de Calan) contrecollée sur panneau de carton et enrichie au collage et à la gouache. Étiquette de légende et signature au dos, vers 1980 (40,8/30,5 cm).‎

‎Inventeur du concept de « peinture-journal » au début des années 60 et fondateur d’un « journal à peindre » en 1970, aujourd’hui considéré comme le premier grand passeur de la contre-culture en France, Henri-Jean Enu (Méru, Oise, 1944) s’est également essayé à la composition musicale avec la création d’un groupe de pop expérimentale : Fille qui mousse. Au début des années 60, il fréquente un café de la place des Vosges (La Bourgogne) où il prend l’habitude de retrouver quelques amis. Il découvre les publications de Lawrence Ferlinghetti à leur parution (Corso, Ginsberg, etc.) et rencontre sa première femme sur les quais de la Seine, assistant par hasard à la déclamation solitaire d’un poète d’un genre un peu discrépant et supertemporel : Isidore Isou. Avec Félix Guattari, il signe l’appel Un milliard pour le Vietnam (qui paraît en 1967 dans le numéro 5 de la revue Recherches), et, inspiré par ses lectures théoriques et littéraires, se lance dans la publication de la revue Parapluie en 1970. Dans la lignée des journaux anglais, hollandais et américains Oz, Ink, The Other, International Times ou Other scenes, la rédaction témoigne de l’effervescence artistique, musicale et sociale de l’époque dans une présentation baroque, mêlant illustrations aux tons aléatoires ou solarisés, strips et mises en pages typographiques et manuscrites. Les premiers numéros sont tirés sur les presses de Claude Palmer (imprimerie Le Souterrain). Ils sont distribués par quelques équipes à la sortie des concerts et à la librairie Actualités de Pierre Scias (qui écrit dans la revue sous le pseudonyme de Ronald Sonducor et joue un rôle important dans son lancement). En Angleterre, Henri-Jean Enu rencontre Claude Pélieu et Mary Beach, ainsi que Ralph Rumney, fondateur et membre unique du Comité psychogéographique de Londres, dissout par l’Internationale situationniste. D’autres collaborations suivent : Gil J. Wolman, Jean-Louis Brau et sa femme Éliane Papaï, Pierre Loizeau, Marc Zermati (sous le pseudonyme de Dr Muzac), Gérard Terronèse, Sabine Wolf, Gilles Février, Xavier Domingo, Théo Le Soualc’h, Hart Leroy Bibbs, Denis Gheerbrandt, Gilles Yéprémian, Michel Giroud, Yves Adrien, Angeline Neveu, les dessinateurs Pierre Legendre et Nicolas Devil, les photographes Horace et Dominique Tarlé… Le tirage passe de 5 000 à 35 000 ex., fabriqués en rotative à Aubervilliers. Treize numéros paraissent en trois ans. La publication s’interrompt suite au choc pétrolier de 1973. Henri-Jean Enu poursuit ses recherches dans le domaine de la peinture. A la galerie Germain (Paris), plusieurs expositions se succèdent entre 1970 et 1980, dont L’Oreille de Van Gogh avec la participation d’Arman, Gina Pane, Jean Tinguely, Gil J. Wolman... Autour de Pierre Restany, les contours d’un premier collectif sont tracés en 1977 (Art+), avec Bernard Quentin, Piotr Kowalski, Jean Messagier, Robert Malaval et Jean-Pierre Raynaud. La naissance d’une Internationale Surmoderniste confirme cette direction, inspirée par une nouvelle réflexion anthropologique. « Nous souhaitions libérer l’expression artistique du grand académisme de l’ère moderne, dont certains standards, notamment cubistes, nous semblaient à l’époque empruntés ou subtilisés aux arts premiers. Cette fausse modernité appelait la nécessité d’une surmodernité. Ce fut aussi une sorte de caricature contre culturelle, pastiche des courants et de leur palette commune, de l’unanimisme des formes et des couleurs. Un projet disparate, dans lequel le plagiat et l’acculturation volontaire de certains de nos membres pouvaient aussi se dépasser. » En 1982, une vaste enquête sur l’antisémitisme de l’extrême gauche paraît dans les colonnes d’une ultime publication de Parapluie. « C’est en peintre que j’ai créé un journal, pour des raisons qui appartiennent à l’histoire et au monde de la peinture : un titre de journal dans un tableau de Braque de 1908, la présence quasi permanente du journal autour duquel Juan Gris centrait sa palette et ses compositions, et aussi parce que, depuis Raoul Hausmann, le caractère typographique tend à devenir une réponse plastique de peintre à la définition de l’image contemporaine. » Henri-Jean Enu‎

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‎ENU (Henri-Jean).‎

‎Projet-structure, composition.‎

‎Épreuve argentique en noir (photo Laurence de Calan) contrecollée sur panneau de carton et enrichie au collage et à la gouache. Étiquette de légende et signature au dos, vers 1980 (40,8/30,5 cm).‎

‎Inventeur du concept de « peinture-journal » au début des années 60 et fondateur d’un « journal à peindre » en 1970, aujourd’hui considéré comme le premier grand passeur de la contre-culture en France, Henri-Jean Enu (Méru, Oise, 1944) s’est également essayé à la composition musicale avec la création d’un groupe de pop expérimentale : Fille qui mousse. Au début des années 60, il fréquente un café de la place des Vosges (La Bourgogne) où il prend l’habitude de retrouver quelques amis. Il découvre les publications de Lawrence Ferlinghetti à leur parution (Corso, Ginsberg, etc.) et rencontre sa première femme sur les quais de la Seine, assistant par hasard à la déclamation solitaire d’un poète d’un genre un peu discrépant et supertemporel : Isidore Isou. Avec Félix Guattari, il signe l’appel Un milliard pour le Vietnam (qui paraît en 1967 dans le numéro 5 de la revue Recherches), et, inspiré par ses lectures théoriques et littéraires, se lance dans la publication de la revue Parapluie en 1970. Dans la lignée des journaux anglais, hollandais et américains Oz, Ink, The Other, International Times ou Other scenes, la rédaction témoigne de l’effervescence artistique, musicale et sociale de l’époque dans une présentation baroque, mêlant illustrations aux tons aléatoires ou solarisés, strips et mises en pages typographiques et manuscrites. Les premiers numéros sont tirés sur les presses de Claude Palmer (imprimerie Le Souterrain). Ils sont distribués par quelques équipes à la sortie des concerts et à la librairie Actualités de Pierre Scias (qui écrit dans la revue sous le pseudonyme de Ronald Sonducor et joue un rôle important dans son lancement). En Angleterre, Henri-Jean Enu rencontre Claude Pélieu et Mary Beach, ainsi que Ralph Rumney, fondateur et membre unique du Comité psychogéographique de Londres, dissout par l’Internationale situationniste. D’autres collaborations suivent : Gil J. Wolman, Jean-Louis Brau et sa femme Éliane Papaï, Pierre Loizeau, Marc Zermati (sous le pseudonyme de Dr Muzac), Gérard Terronèse, Sabine Wolf, Gilles Février, Xavier Domingo, Théo Le Soualc’h, Hart Leroy Bibbs, Denis Gheerbrandt, Gilles Yéprémian, Michel Giroud, Yves Adrien, Angeline Neveu, les dessinateurs Pierre Legendre et Nicolas Devil, les photographes Horace et Dominique Tarlé… Le tirage passe de 5 000 à 35 000 ex., fabriqués en rotative à Aubervilliers. Treize numéros paraissent en trois ans. La publication s’interrompt suite au choc pétrolier de 1973. Henri-Jean Enu poursuit ses recherches dans le domaine de la peinture. A la galerie Germain (Paris), plusieurs expositions se succèdent entre 1970 et 1980, dont L’Oreille de Van Gogh avec la participation d’Arman, Gina Pane, Jean Tinguely, Gil J. Wolman... Autour de Pierre Restany, les contours d’un premier collectif sont tracés en 1977 (Art+), avec Bernard Quentin, Piotr Kowalski, Jean Messagier, Robert Malaval et Jean-Pierre Raynaud. La naissance d’une Internationale Surmoderniste confirme cette direction, inspirée par une nouvelle réflexion anthropologique. « Nous souhaitions libérer l’expression artistique du grand académisme de l’ère moderne, dont certains standards, notamment cubistes, nous semblaient à l’époque empruntés ou subtilisés aux arts premiers. Cette fausse modernité appelait la nécessité d’une surmodernité. Ce fut aussi une sorte de caricature contre culturelle, pastiche des courants et de leur palette commune, de l’unanimisme des formes et des couleurs. Un projet disparate, dans lequel le plagiat et l’acculturation volontaire de certains de nos membres pouvaient aussi se dépasser. » En 1982, une vaste enquête sur l’antisémitisme de l’extrême gauche paraît dans les colonnes d’une ultime publication de Parapluie. « C’est en peintre que j’ai créé un journal, pour des raisons qui appartiennent à l’histoire et au monde de la peinture : un titre de journal dans un tableau de Braque de 1908, la présence quasi permanente du journal autour duquel Juan Gris centrait sa palette et ses compositions, et aussi parce que, depuis Raoul Hausmann, le caractère typographique tend à devenir une réponse plastique de peintre à la définition de l’image contemporaine. » Henri-Jean Enu‎

Bookseller reference : 1293

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‎ENU (Henri-Jean).‎

‎Tribune-douche, composition.‎

‎Photographie en noir (de Laurence de Calan), augmentée au collage avec des fragments photographiques d’œuvres peintes découpés. Signature au dos, vers 1985 (17,5/12,5 cm)‎

‎Inventeur du concept de « peinture-journal » au début des années 60 et fondateur d’un « journal à peindre » en 1970, aujourd’hui considéré comme le premier grand passeur de la contre-culture en France, Henri-Jean Enu (Méru, Oise, 1944) s’est également essayé à la composition musicale avec la création d’un groupe de pop expérimentale : Fille qui mousse. Au début des années 60, il fréquente un café de la place des Vosges (La Bourgogne) où il prend l’habitude de retrouver quelques amis. Il découvre les publications de Lawrence Ferlinghetti à leur parution (Corso, Ginsberg, etc.) et rencontre sa première femme sur les quais de la Seine, assistant par hasard à la déclamation solitaire d’un poète d’un genre un peu discrépant et supertemporel : Isidore Isou. Avec Félix Guattari, il signe l’appel Un milliard pour le Vietnam (qui paraît en 1967 dans le numéro 5 de la revue Recherches), et, inspiré par ses lectures théoriques et littéraires, se lance dans la publication de la revue Parapluie en 1970. Dans la lignée des journaux anglais, hollandais et américains Oz, Ink, The Other, International Times ou Other scenes, la rédaction témoigne de l’effervescence artistique, musicale et sociale de l’époque dans une présentation baroque, mêlant illustrations aux tons aléatoires ou solarisés, strips et mises en pages typographiques et manuscrites. Les premiers numéros sont tirés sur les presses de Claude Palmer (imprimerie Le Souterrain). Ils sont distribués par quelques équipes à la sortie des concerts et à la librairie Actualités de Pierre Scias (qui écrit dans la revue sous le pseudonyme de Ronald Sonducor et joue un rôle important dans son lancement). En Angleterre, Henri-Jean Enu rencontre Claude Pélieu et Mary Beach, ainsi que Ralph Rumney, fondateur et membre unique du Comité psychogéographique de Londres, dissout par l’Internationale situationniste. D’autres collaborations suivent : Gil J. Wolman, Jean-Louis Brau et sa femme Éliane Papaï, Pierre Loizeau, Marc Zermati (sous le pseudonyme de Dr Muzac), Gérard Terronèse, Sabine Wolf, Gilles Février, Xavier Domingo, Théo Le Soualc’h, Hart Leroy Bibbs, Denis Gheerbrandt, Gilles Yéprémian, Michel Giroud, Yves Adrien, Angeline Neveu, les dessinateurs Pierre Legendre et Nicolas Devil, les photographes Horace et Dominique Tarlé… Le tirage passe de 5 000 à 35 000 ex., fabriqués en rotative à Aubervilliers. Treize numéros paraissent en trois ans. La publication s’interrompt suite au choc pétrolier de 1973. Henri-Jean Enu poursuit ses recherches dans le domaine de la peinture. A la galerie Germain (Paris), plusieurs expositions se succèdent entre 1970 et 1980, dont L’Oreille de Van Gogh avec la participation d’Arman, Gina Pane, Jean Tinguely, Gil J. Wolman... Autour de Pierre Restany, les contours d’un premier collectif sont tracés en 1977 (Art+), avec Bernard Quentin, Piotr Kowalski, Jean Messagier, Robert Malaval et Jean-Pierre Raynaud. La naissance d’une Internationale Surmoderniste confirme cette direction, inspirée par une nouvelle réflexion anthropologique. « Nous souhaitions libérer l’expression artistique du grand académisme de l’ère moderne, dont certains standards, notamment cubistes, nous semblaient à l’époque empruntés ou subtilisés aux arts premiers. Cette fausse modernité appelait la nécessité d’une surmodernité. Ce fut aussi une sorte de caricature contre culturelle, pastiche des courants et de leur palette commune, de l’unanimisme des formes et des couleurs. Un projet disparate, dans lequel le plagiat et l’acculturation volontaire de certains de nos membres pouvaient aussi se dépasser. » En 1982, une vaste enquête sur l’antisémitisme de l’extrême gauche paraît dans les colonnes d’une ultime publication de Parapluie. « C’est en peintre que j’ai créé un journal, pour des raisons qui appartiennent à l’histoire et au monde de la peinture : un titre de journal dans un tableau de Braque de 1908, la présence quasi permanente du journal autour duquel Juan Gris centrait sa palette et ses compositions, et aussi parce que, depuis Raoul Hausmann, le caractère typographique tend à devenir une réponse plastique de peintre à la définition de l’image contemporaine. » Henri-Jean Enu‎

Bookseller reference : 1294

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‎ENU (Henri-Jean).‎

‎Tribune-douche, composition.‎

‎1985 Photographie en noir (de Laurence de Calan), augmentée au collage avec des fragments photographiques d’œuvres peintes découpés. Signature au dos, vers 1985 (17,5/12,5 cm)‎

‎Inventeur du concept de « peinture-journal » au début des années 60 et fondateur d’un « journal à peindre » en 1970, aujourd’hui considéré comme le premier grand passeur de la contre-culture en France, Henri-Jean Enu (Méru, Oise, 1944) s’est également essayé à la composition musicale avec la création d’un groupe de pop expérimentale : Fille qui mousse. Au début des années 60, il fréquente un café de la place des Vosges (La Bourgogne) où il prend l’habitude de retrouver quelques amis. Il découvre les publications de Lawrence Ferlinghetti à leur parution (Corso, Ginsberg, etc.) et rencontre sa première femme sur les quais de la Seine, assistant par hasard à la déclamation solitaire d’un poète d’un genre un peu discrépant et supertemporel : Isidore Isou. Avec Félix Guattari, il signe l’appel Un milliard pour le Vietnam (qui paraît en 1967 dans le numéro 5 de la revue Recherches), et, inspiré par ses lectures théoriques et littéraires, se lance dans la publication de la revue Parapluie en 1970. Dans la lignée des journaux anglais, hollandais et américains Oz, Ink, The Other, International Times ou Other scenes, la rédaction témoigne de l’effervescence artistique, musicale et sociale de l’époque dans une présentation baroque, mêlant illustrations aux tons aléatoires ou solarisés, strips et mises en pages typographiques et manuscrites. Les premiers numéros sont tirés sur les presses de Claude Palmer (imprimerie Le Souterrain). Ils sont distribués par quelques équipes à la sortie des concerts et à la librairie Actualités de Pierre Scias (qui écrit dans la revue sous le pseudonyme de Ronald Sonducor et joue un rôle important dans son lancement). En Angleterre, Henri-Jean Enu rencontre Claude Pélieu et Mary Beach, ainsi que Ralph Rumney, fondateur et membre unique du Comité psychogéographique de Londres, dissout par l’Internationale situationniste. D’autres collaborations suivent : Gil J. Wolman, Jean-Louis Brau et sa femme Éliane Papaï, Pierre Loizeau, Marc Zermati (sous le pseudonyme de Dr Muzac), Gérard Terronèse, Sabine Wolf, Gilles Février, Xavier Domingo, Théo Le Soualc’h, Hart Leroy Bibbs, Denis Gheerbrandt, Gilles Yéprémian, Michel Giroud, Yves Adrien, Angeline Neveu, les dessinateurs Pierre Legendre et Nicolas Devil, les photographes Horace et Dominique Tarlé… Le tirage passe de 5 000 à 35 000 ex., fabriqués en rotative à Aubervilliers. Treize numéros paraissent en trois ans. La publication s’interrompt suite au choc pétrolier de 1973. Henri-Jean Enu poursuit ses recherches dans le domaine de la peinture. A la galerie Germain (Paris), plusieurs expositions se succèdent entre 1970 et 1980, dont L’Oreille de Van Gogh avec la participation d’Arman, Gina Pane, Jean Tinguely, Gil J. Wolman... Autour de Pierre Restany, les contours d’un premier collectif sont tracés en 1977 (Art+), avec Bernard Quentin, Piotr Kowalski, Jean Messagier, Robert Malaval et Jean-Pierre Raynaud. La naissance d’une Internationale Surmoderniste confirme cette direction, inspirée par une nouvelle réflexion anthropologique. « Nous souhaitions libérer l’expression artistique du grand académisme de l’ère moderne, dont certains standards, notamment cubistes, nous semblaient à l’époque empruntés ou subtilisés aux arts premiers. Cette fausse modernité appelait la nécessité d’une surmodernité. Ce fut aussi une sorte de caricature contre culturelle, pastiche des courants et de leur palette commune, de l’unanimisme des formes et des couleurs. Un projet disparate, dans lequel le plagiat et l’acculturation volontaire de certains de nos membres pouvaient aussi se dépasser. » En 1982, une vaste enquête sur l’antisémitisme de l’extrême gauche paraît dans les colonnes d’une ultime publication de Parapluie. « C’est en peintre que j’ai créé un journal, pour des raisons qui appartiennent à l’histoire et au monde de la peinture : un titre de journal dans un tableau de Braque de 1908, la présence quasi permanente du journal autour duquel Juan Gris centrait sa palette et ses compositions, et aussi parce que, depuis Raoul Hausmann, le caractère typographique tend à devenir une réponse plastique de peintre à la définition de l’image contemporaine. » Henri-Jean Enu‎

Bookseller reference : 1295

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‎ENU (Henri-Jean).‎

‎Tribune-douche, composition.‎

‎Photographie en couleurs (de Laurence de Calan), augmentée au collage avec des fragments photographiques d’œuvres peintes découpés. Signature au dos, vers 1985 (17,5/12,5 cm)‎

‎Inventeur du concept de « peinture-journal » au début des années 60 et fondateur d’un « journal à peindre » en 1970, aujourd’hui considéré comme le premier grand passeur de la contre-culture en France, Henri-Jean Enu (Méru, Oise, 1944) s’est également essayé à la composition musicale avec la création d’un groupe de pop expérimentale : Fille qui mousse. Au début des années 60, il fréquente un café de la place des Vosges (La Bourgogne) où il prend l’habitude de retrouver quelques amis. Il découvre les publications de Lawrence Ferlinghetti à leur parution (Corso, Ginsberg, etc.) et rencontre sa première femme sur les quais de la Seine, assistant par hasard à la déclamation solitaire d’un poète d’un genre un peu discrépant et supertemporel : Isidore Isou. Avec Félix Guattari, il signe l’appel Un milliard pour le Vietnam (qui paraît en 1967 dans le numéro 5 de la revue Recherches), et, inspiré par ses lectures théoriques et littéraires, se lance dans la publication de la revue Parapluie en 1970. Dans la lignée des journaux anglais, hollandais et américains Oz, Ink, The Other, International Times ou Other scenes, la rédaction témoigne de l’effervescence artistique, musicale et sociale de l’époque dans une présentation baroque, mêlant illustrations aux tons aléatoires ou solarisés, strips et mises en pages typographiques et manuscrites. Les premiers numéros sont tirés sur les presses de Claude Palmer (imprimerie Le Souterrain). Ils sont distribués par quelques équipes à la sortie des concerts et à la librairie Actualités de Pierre Scias (qui écrit dans la revue sous le pseudonyme de Ronald Sonducor et joue un rôle important dans son lancement). En Angleterre, Henri-Jean Enu rencontre Claude Pélieu et Mary Beach, ainsi que Ralph Rumney, fondateur et membre unique du Comité psychogéographique de Londres, dissout par l’Internationale situationniste. D’autres collaborations suivent : Gil J. Wolman, Jean-Louis Brau et sa femme Éliane Papaï, Pierre Loizeau, Marc Zermati (sous le pseudonyme de Dr Muzac), Gérard Terronèse, Sabine Wolf, Gilles Février, Xavier Domingo, Théo Le Soualc’h, Hart Leroy Bibbs, Denis Gheerbrandt, Gilles Yéprémian, Michel Giroud, Yves Adrien, Angeline Neveu, les dessinateurs Pierre Legendre et Nicolas Devil, les photographes Horace et Dominique Tarlé… Le tirage passe de 5 000 à 35 000 ex., fabriqués en rotative à Aubervilliers. Treize numéros paraissent en trois ans. La publication s’interrompt suite au choc pétrolier de 1973. Henri-Jean Enu poursuit ses recherches dans le domaine de la peinture. A la galerie Germain (Paris), plusieurs expositions se succèdent entre 1970 et 1980, dont L’Oreille de Van Gogh avec la participation d’Arman, Gina Pane, Jean Tinguely, Gil J. Wolman... Autour de Pierre Restany, les contours d’un premier collectif sont tracés en 1977 (Art+), avec Bernard Quentin, Piotr Kowalski, Jean Messagier, Robert Malaval et Jean-Pierre Raynaud. La naissance d’une Internationale Surmoderniste confirme cette direction, inspirée par une nouvelle réflexion anthropologique. « Nous souhaitions libérer l’expression artistique du grand académisme de l’ère moderne, dont certains standards, notamment cubistes, nous semblaient à l’époque empruntés ou subtilisés aux arts premiers. Cette fausse modernité appelait la nécessité d’une surmodernité. Ce fut aussi une sorte de caricature contre culturelle, pastiche des courants et de leur palette commune, de l’unanimisme des formes et des couleurs. Un projet disparate, dans lequel le plagiat et l’acculturation volontaire de certains de nos membres pouvaient aussi se dépasser. » En 1982, une vaste enquête sur l’antisémitisme de l’extrême gauche paraît dans les colonnes d’une ultime publication de Parapluie. « C’est en peintre que j’ai créé un journal, pour des raisons qui appartiennent à l’histoire et au monde de la peinture : un titre de journal dans un tableau de Braque de 1908, la présence quasi permanente du journal autour duquel Juan Gris centrait sa palette et ses compositions, et aussi parce que, depuis Raoul Hausmann, le caractère typographique tend à devenir une réponse plastique de peintre à la définition de l’image contemporaine. » Henri-Jean Enu‎

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‎ENU (Henri-Jean).‎

‎Éros-journal, composition.‎

‎Composition sur Arches avec fragments de presse en papier glacé et extraits de journaux sur fonds peints à l’huile. Signée et datée 1979 en bas à droite (50/65 cm).‎

‎Inventeur du concept de « peinture-journal » au début des années 60 et fondateur d’un « journal à peindre » en 1970, aujourd’hui considéré comme le premier grand passeur de la contre-culture en France, Henri-Jean Enu (Méru, Oise, 1944) s’est également essayé à la composition musicale avec la création d’un groupe de pop expérimentale : Fille qui mousse. Au début des années 60, il fréquente un café de la place des Vosges (La Bourgogne) où il prend l’habitude de retrouver quelques amis. Il découvre les publications de Lawrence Ferlinghetti à leur parution (Corso, Ginsberg, etc.) et rencontre sa première femme sur les quais de la Seine, assistant par hasard à la déclamation solitaire d’un poète d’un genre un peu discrépant et supertemporel : Isidore Isou. Avec Félix Guattari, il signe l’appel Un milliard pour le Vietnam (qui paraît en 1967 dans le numéro 5 de la revue Recherches), et, inspiré par ses lectures théoriques et littéraires, se lance dans la publication de la revue Parapluie en 1970. Dans la lignée des journaux anglais, hollandais et américains Oz, Ink, The Other, International Times ou Other scenes, la rédaction témoigne de l’effervescence artistique, musicale et sociale de l’époque dans une présentation baroque, mêlant illustrations aux tons aléatoires ou solarisés, strips et mises en pages typographiques et manuscrites. Les premiers numéros sont tirés sur les presses de Claude Palmer (imprimerie Le Souterrain). Ils sont distribués par quelques équipes à la sortie des concerts et à la librairie Actualités de Pierre Scias (qui écrit dans la revue sous le pseudonyme de Ronald Sonducor et joue un rôle important dans son lancement). En Angleterre, Henri-Jean Enu rencontre Claude Pélieu et Mary Beach, ainsi que Ralph Rumney, fondateur et membre unique du Comité psychogéographique de Londres, dissout par l’Internationale situationniste. D’autres collaborations suivent : Gil J. Wolman, Jean-Louis Brau et sa femme Éliane Papaï, Pierre Loizeau, Marc Zermati (sous le pseudonyme de Dr Muzac), Gérard Terronèse, Sabine Wolf, Gilles Février, Xavier Domingo, Théo Le Soualc’h, Hart Leroy Bibbs, Denis Gheerbrandt, Gilles Yéprémian, Michel Giroud, Yves Adrien, Angeline Neveu, les dessinateurs Pierre Legendre et Nicolas Devil, les photographes Horace et Dominique Tarlé… Le tirage passe de 5 000 à 35 000 ex., fabriqués en rotative à Aubervilliers. Treize numéros paraissent en trois ans. La publication s’interrompt suite au choc pétrolier de 1973. Henri-Jean Enu poursuit ses recherches dans le domaine de la peinture. A la galerie Germain (Paris), plusieurs expositions se succèdent entre 1970 et 1980, dont L’Oreille de Van Gogh avec la participation d’Arman, Gina Pane, Jean Tinguely, Gil J. Wolman... Autour de Pierre Restany, les contours d’un premier collectif sont tracés en 1977 (Art+), avec Bernard Quentin, Piotr Kowalski, Jean Messagier, Robert Malaval et Jean-Pierre Raynaud. La naissance d’une Internationale Surmoderniste confirme cette direction, inspirée par une nouvelle réflexion anthropologique. « Nous souhaitions libérer l’expression artistique du grand académisme de l’ère moderne, dont certains standards, notamment cubistes, nous semblaient à l’époque empruntés ou subtilisés aux arts premiers. Cette fausse modernité appelait la nécessité d’une surmodernité. Ce fut aussi une sorte de caricature contre culturelle, pastiche des courants et de leur palette commune, de l’unanimisme des formes et des couleurs. Un projet disparate, dans lequel le plagiat et l’acculturation volontaire de certains de nos membres pouvaient aussi se dépasser. » En 1982, une vaste enquête sur l’antisémitisme de l’extrême gauche paraît dans les colonnes d’une ultime publication de Parapluie. « C’est en peintre que j’ai créé un journal, pour des raisons qui appartiennent à l’histoire et au monde de la peinture : un titre de journal dans un tableau de Braque de 1908, la présence quasi permanente du journal autour duquel Juan Gris centrait sa palette et ses compositions, et aussi parce que, depuis Raoul Hausmann, le caractère typographique tend à devenir une réponse plastique de peintre à la définition de l’image contemporaine. » Henri-Jean Enu‎

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‎ENU (Henri-Jean).‎

‎Éros-journal, composition.‎

‎Composition sur Arches avec fragments de presse en papier glacé et extraits de journaux sur fonds peints à l’huile. Signée et datée1979 en bas à droite (50/65 cm).‎

‎Inventeur du concept de « peinture-journal » au début des années 60 et fondateur d’un « journal à peindre » en 1970, aujourd’hui considéré comme le premier grand passeur de la contre-culture en France, Henri-Jean Enu (Méru, Oise, 1944) s’est également essayé à la composition musicale avec la création d’un groupe de pop expérimentale : Fille qui mousse. Au début des années 60, il fréquente un café de la place des Vosges (La Bourgogne) où il prend l’habitude de retrouver quelques amis. Il découvre les publications de Lawrence Ferlinghetti à leur parution (Corso, Ginsberg, etc.) et rencontre sa première femme sur les quais de la Seine, assistant par hasard à la déclamation solitaire d’un poète d’un genre un peu discrépant et supertemporel : Isidore Isou. Avec Félix Guattari, il signe l’appel Un milliard pour le Vietnam (qui paraît en 1967 dans le numéro 5 de la revue Recherches), et, inspiré par ses lectures théoriques et littéraires, se lance dans la publication de la revue Parapluie en 1970. Dans la lignée des journaux anglais, hollandais et américains Oz, Ink, The Other, International Times ou Other scenes, la rédaction témoigne de l’effervescence artistique, musicale et sociale de l’époque dans une présentation baroque, mêlant illustrations aux tons aléatoires ou solarisés, strips et mises en pages typographiques et manuscrites. Les premiers numéros sont tirés sur les presses de Claude Palmer (imprimerie Le Souterrain). Ils sont distribués par quelques équipes à la sortie des concerts et à la librairie Actualités de Pierre Scias (qui écrit dans la revue sous le pseudonyme de Ronald Sonducor et joue un rôle important dans son lancement). En Angleterre, Henri-Jean Enu rencontre Claude Pélieu et Mary Beach, ainsi que Ralph Rumney, fondateur et membre unique du Comité psychogéographique de Londres, dissout par l’Internationale situationniste. D’autres collaborations suivent : Gil J. Wolman, Jean-Louis Brau et sa femme Éliane Papaï, Pierre Loizeau, Marc Zermati (sous le pseudonyme de Dr Muzac), Gérard Terronèse, Sabine Wolf, Gilles Février, Xavier Domingo, Théo Le Soualc’h, Hart Leroy Bibbs, Denis Gheerbrandt, Gilles Yéprémian, Michel Giroud, Yves Adrien, Angeline Neveu, les dessinateurs Pierre Legendre et Nicolas Devil, les photographes Horace et Dominique Tarlé… Le tirage passe de 5 000 à 35 000 ex., fabriqués en rotative à Aubervilliers. Treize numéros paraissent en trois ans. La publication s’interrompt suite au choc pétrolier de 1973. Henri-Jean Enu poursuit ses recherches dans le domaine de la peinture. A la galerie Germain (Paris), plusieurs expositions se succèdent entre 1970 et 1980, dont L’Oreille de Van Gogh avec la participation d’Arman, Gina Pane, Jean Tinguely, Gil J. Wolman... Autour de Pierre Restany, les contours d’un premier collectif sont tracés en 1977 (Art+), avec Bernard Quentin, Piotr Kowalski, Jean Messagier, Robert Malaval et Jean-Pierre Raynaud. La naissance d’une Internationale Surmoderniste confirme cette direction, inspirée par une nouvelle réflexion anthropologique. « Nous souhaitions libérer l’expression artistique du grand académisme de l’ère moderne, dont certains standards, notamment cubistes, nous semblaient à l’époque empruntés ou subtilisés aux arts premiers. Cette fausse modernité appelait la nécessité d’une surmodernité. Ce fut aussi une sorte de caricature contre culturelle, pastiche des courants et de leur palette commune, de l’unanimisme des formes et des couleurs. Un projet disparate, dans lequel le plagiat et l’acculturation volontaire de certains de nos membres pouvaient aussi se dépasser. » En 1982, une vaste enquête sur l’antisémitisme de l’extrême gauche paraît dans les colonnes d’une ultime publication de Parapluie. « C’est en peintre que j’ai créé un journal, pour des raisons qui appartiennent à l’histoire et au monde de la peinture : un titre de journal dans un tableau de Braque de 1908, la présence quasi permanente du journal autour duquel Juan Gris centrait sa palette et ses compositions, et aussi parce que, depuis Raoul Hausmann, le caractère typographique tend à devenir une réponse plastique de peintre à la définition de l’image contemporaine. » Henri-Jean Enu‎

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‎ENU (Henri-Jean).‎

‎Le Jardin-journal.‎

‎Série de dix diapositives, dont deux rehaussées au feutre. Études d’espaces tridimensionnels, prises de vue en couleurs, vers 1978. Le projet fut présenté pour les Premières Rencontres Européennes du Cadre de Vie au Palais de l’UNESCO de Paris en 1978. Photographies Laurence de Calan.‎

‎Inventeur du concept de « peinture-journal » au début des années 60 et fondateur d’un « journal à peindre » en 1970, aujourd’hui considéré comme le premier grand passeur de la contre-culture en France, Henri-Jean Enu (Méru, Oise, 1944) s’est également essayé à la composition musicale avec la création d’un groupe de pop expérimentale : Fille qui mousse. Au début des années 60, il fréquente un café de la place des Vosges (La Bourgogne) où il prend l’habitude de retrouver quelques amis. Il découvre les publications de Lawrence Ferlinghetti à leur parution (Corso, Ginsberg, etc.) et rencontre sa première femme sur les quais de la Seine, assistant par hasard à la déclamation solitaire d’un poète d’un genre un peu discrépant et supertemporel : Isidore Isou. Avec Félix Guattari, il signe l’appel Un milliard pour le Vietnam (qui paraît en 1967 dans le numéro 5 de la revue Recherches), et, inspiré par ses lectures théoriques et littéraires, se lance dans la publication de la revue Parapluie en 1970. Dans la lignée des journaux anglais, hollandais et américains Oz, Ink, The Other, International Times ou Other scenes, la rédaction témoigne de l’effervescence artistique, musicale et sociale de l’époque dans une présentation baroque, mêlant illustrations aux tons aléatoires ou solarisés, strips et mises en pages typographiques et manuscrites. Les premiers numéros sont tirés sur les presses de Claude Palmer (imprimerie Le Souterrain). Ils sont distribués par quelques équipes à la sortie des concerts et à la librairie Actualités de Pierre Scias (qui écrit dans la revue sous le pseudonyme de Ronald Sonducor et joue un rôle important dans son lancement). En Angleterre, Henri-Jean Enu rencontre Claude Pélieu et Mary Beach, ainsi que Ralph Rumney, fondateur et membre unique du Comité psychogéographique de Londres, dissout par l’Internationale situationniste. D’autres collaborations suivent : Gil J. Wolman, Jean-Louis Brau et sa femme Éliane Papaï, Pierre Loizeau, Marc Zermati (sous le pseudonyme de Dr Muzac), Gérard Terronèse, Sabine Wolf, Gilles Février, Xavier Domingo, Théo Le Soualc’h, Hart Leroy Bibbs, Denis Gheerbrandt, Gilles Yéprémian, Michel Giroud, Yves Adrien, Angeline Neveu, les dessinateurs Pierre Legendre et Nicolas Devil, les photographes Horace et Dominique Tarlé… Le tirage passe de 5 000 à 35 000 ex., fabriqués en rotative à Aubervilliers. Treize numéros paraissent en trois ans. La publication s’interrompt suite au choc pétrolier de 1973. Henri-Jean Enu poursuit ses recherches dans le domaine de la peinture. A la galerie Germain (Paris), plusieurs expositions se succèdent entre 1970 et 1980, dont L’Oreille de Van Gogh avec la participation d’Arman, Gina Pane, Jean Tinguely, Gil J. Wolman... Autour de Pierre Restany, les contours d’un premier collectif sont tracés en 1977 (Art+), avec Bernard Quentin, Piotr Kowalski, Jean Messagier, Robert Malaval et Jean-Pierre Raynaud. La naissance d’une Internationale Surmoderniste confirme cette direction, inspirée par une nouvelle réflexion anthropologique. « Nous souhaitions libérer l’expression artistique du grand académisme de l’ère moderne, dont certains standards, notamment cubistes, nous semblaient à l’époque empruntés ou subtilisés aux arts premiers. Cette fausse modernité appelait la nécessité d’une surmodernité. Ce fut aussi une sorte de caricature contre culturelle, pastiche des courants et de leur palette commune, de l’unanimisme des formes et des couleurs. Un projet disparate, dans lequel le plagiat et l’acculturation volontaire de certains de nos membres pouvaient aussi se dépasser. » En 1982, une vaste enquête sur l’antisémitisme de l’extrême gauche paraît dans les colonnes d’une ultime publication de Parapluie. « C’est en peintre que j’ai créé un journal, pour des raisons qui appartiennent à l’histoire et au monde de la peinture : un titre de journal dans un tableau de Braque de 1908, la présence quasi permanente du journal autour duquel Juan Gris centrait sa palette et ses compositions, et aussi parce que, depuis Raoul Hausmann, le caractère typographique tend à devenir une réponse plastique de peintre à la définition de l’image contemporaine. » Henri-Jean Enu‎

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‎ENU (Henri-Jean).‎

‎L’Éros, idéologie dominante.‎

‎Planche photographique en noir, contenant vingt apparitions de fragments de corps féminins. Datée 1979 et signée au dos (24/15,5 cm).‎

‎Inventeur du concept de « peinture-journal » au début des années 60 et fondateur d’un « journal à peindre » en 1970, aujourd’hui considéré comme le premier grand passeur de la contre-culture en France, Henri-Jean Enu (Méru, Oise, 1944) s’est également essayé à la composition musicale avec la création d’un groupe de pop expérimentale : Fille qui mousse. Au début des années 60, il fréquente un café de la place des Vosges (La Bourgogne) où il prend l’habitude de retrouver quelques amis. Il découvre les publications de Lawrence Ferlinghetti à leur parution (Corso, Ginsberg, etc.) et rencontre sa première femme sur les quais de la Seine, assistant par hasard à la déclamation solitaire d’un poète d’un genre un peu discrépant et supertemporel : Isidore Isou. Avec Félix Guattari, il signe l’appel Un milliard pour le Vietnam (qui paraît en 1967 dans le numéro 5 de la revue Recherches), et, inspiré par ses lectures théoriques et littéraires, se lance dans la publication de la revue Parapluie en 1970. Dans la lignée des journaux anglais, hollandais et américains Oz, Ink, The Other, International Times ou Other scenes, la rédaction témoigne de l’effervescence artistique, musicale et sociale de l’époque dans une présentation baroque, mêlant illustrations aux tons aléatoires ou solarisés, strips et mises en pages typographiques et manuscrites. Les premiers numéros sont tirés sur les presses de Claude Palmer (imprimerie Le Souterrain). Ils sont distribués par quelques équipes à la sortie des concerts et à la librairie Actualités de Pierre Scias (qui écrit dans la revue sous le pseudonyme de Ronald Sonducor et joue un rôle important dans son lancement). En Angleterre, Henri-Jean Enu rencontre Claude Pélieu et Mary Beach, ainsi que Ralph Rumney, fondateur et membre unique du Comité psychogéographique de Londres, dissout par l’Internationale situationniste. D’autres collaborations suivent : Gil J. Wolman, Jean-Louis Brau et sa femme Éliane Papaï, Pierre Loizeau, Marc Zermati (sous le pseudonyme de Dr Muzac), Gérard Terronèse, Sabine Wolf, Gilles Février, Xavier Domingo, Théo Le Soualc’h, Hart Leroy Bibbs, Denis Gheerbrandt, Gilles Yéprémian, Michel Giroud, Yves Adrien, Angeline Neveu, les dessinateurs Pierre Legendre et Nicolas Devil, les photographes Horace et Dominique Tarlé… Le tirage passe de 5 000 à 35 000 ex., fabriqués en rotative à Aubervilliers. Treize numéros paraissent en trois ans. La publication s’interrompt suite au choc pétrolier de 1973. Henri-Jean Enu poursuit ses recherches dans le domaine de la peinture. A la galerie Germain (Paris), plusieurs expositions se succèdent entre 1970 et 1980, dont L’Oreille de Van Gogh avec la participation d’Arman, Gina Pane, Jean Tinguely, Gil J. Wolman... Autour de Pierre Restany, les contours d’un premier collectif sont tracés en 1977 (Art+), avec Bernard Quentin, Piotr Kowalski, Jean Messagier, Robert Malaval et Jean-Pierre Raynaud. La naissance d’une Internationale Surmoderniste confirme cette direction, inspirée par une nouvelle réflexion anthropologique. « Nous souhaitions libérer l’expression artistique du grand académisme de l’ère moderne, dont certains standards, notamment cubistes, nous semblaient à l’époque empruntés ou subtilisés aux arts premiers. Cette fausse modernité appelait la nécessité d’une surmodernité. Ce fut aussi une sorte de caricature contre culturelle, pastiche des courants et de leur palette commune, de l’unanimisme des formes et des couleurs. Un projet disparate, dans lequel le plagiat et l’acculturation volontaire de certains de nos membres pouvaient aussi se dépasser. » En 1982, une vaste enquête sur l’antisémitisme de l’extrême gauche paraît dans les colonnes d’une ultime publication de Parapluie. « C’est en peintre que j’ai créé un journal, pour des raisons qui appartiennent à l’histoire et au monde de la peinture : un titre de journal dans un tableau de Braque de 1908, la présence quasi permanente du journal autour duquel Juan Gris centrait sa palette et ses compositions, et aussi parce que, depuis Raoul Hausmann, le caractère typographique tend à devenir une réponse plastique de peintre à la définition de l’image contemporaine. » Henri-Jean Enu‎

Bookseller reference : 1300

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‎ENU (Henri-Jean).‎

‎L’Éros, idéologie dominante.‎

‎Planche photographique en noir, contenant vingt apparitions de fragments de corps féminins. Datée 1979 et signée au dos (24/15,5 cm).‎

‎Inventeur du concept de « peinture-journal » au début des années 60 et fondateur d’un « journal à peindre » en 1970, aujourd’hui considéré comme le premier grand passeur de la contre-culture en France, Henri-Jean Enu (Méru, Oise, 1944) s’est également essayé à la composition musicale avec la création d’un groupe de pop expérimentale : Fille qui mousse. Au début des années 60, il fréquente un café de la place des Vosges (La Bourgogne) où il prend l’habitude de retrouver quelques amis. Il découvre les publications de Lawrence Ferlinghetti à leur parution (Corso, Ginsberg, etc.) et rencontre sa première femme sur les quais de la Seine, assistant par hasard à la déclamation solitaire d’un poète d’un genre un peu discrépant et supertemporel : Isidore Isou. Avec Félix Guattari, il signe l’appel Un milliard pour le Vietnam (qui paraît en 1967 dans le numéro 5 de la revue Recherches), et, inspiré par ses lectures théoriques et littéraires, se lance dans la publication de la revue Parapluie en 1970. Dans la lignée des journaux anglais, hollandais et américains Oz, Ink, The Other, International Times ou Other scenes, la rédaction témoigne de l’effervescence artistique, musicale et sociale de l’époque dans une présentation baroque, mêlant illustrations aux tons aléatoires ou solarisés, strips et mises en pages typographiques et manuscrites. Les premiers numéros sont tirés sur les presses de Claude Palmer (imprimerie Le Souterrain). Ils sont distribués par quelques équipes à la sortie des concerts et à la librairie Actualités de Pierre Scias (qui écrit dans la revue sous le pseudonyme de Ronald Sonducor et joue un rôle important dans son lancement). En Angleterre, Henri-Jean Enu rencontre Claude Pélieu et Mary Beach, ainsi que Ralph Rumney, fondateur et membre unique du Comité psychogéographique de Londres, dissout par l’Internationale situationniste. D’autres collaborations suivent : Gil J. Wolman, Jean-Louis Brau et sa femme Éliane Papaï, Pierre Loizeau, Marc Zermati (sous le pseudonyme de Dr Muzac), Gérard Terronèse, Sabine Wolf, Gilles Février, Xavier Domingo, Théo Le Soualc’h, Hart Leroy Bibbs, Denis Gheerbrandt, Gilles Yéprémian, Michel Giroud, Yves Adrien, Angeline Neveu, les dessinateurs Pierre Legendre et Nicolas Devil, les photographes Horace et Dominique Tarlé… Le tirage passe de 5 000 à 35 000 ex., fabriqués en rotative à Aubervilliers. Treize numéros paraissent en trois ans. La publication s’interrompt suite au choc pétrolier de 1973. Henri-Jean Enu poursuit ses recherches dans le domaine de la peinture. A la galerie Germain (Paris), plusieurs expositions se succèdent entre 1970 et 1980, dont L’Oreille de Van Gogh avec la participation d’Arman, Gina Pane, Jean Tinguely, Gil J. Wolman... Autour de Pierre Restany, les contours d’un premier collectif sont tracés en 1977 (Art+), avec Bernard Quentin, Piotr Kowalski, Jean Messagier, Robert Malaval et Jean-Pierre Raynaud. La naissance d’une Internationale Surmoderniste confirme cette direction, inspirée par une nouvelle réflexion anthropologique. « Nous souhaitions libérer l’expression artistique du grand académisme de l’ère moderne, dont certains standards, notamment cubistes, nous semblaient à l’époque empruntés ou subtilisés aux arts premiers. Cette fausse modernité appelait la nécessité d’une surmodernité. Ce fut aussi une sorte de caricature contre culturelle, pastiche des courants et de leur palette commune, de l’unanimisme des formes et des couleurs. Un projet disparate, dans lequel le plagiat et l’acculturation volontaire de certains de nos membres pouvaient aussi se dépasser. » En 1982, une vaste enquête sur l’antisémitisme de l’extrême gauche paraît dans les colonnes d’une ultime publication de Parapluie. « C’est en peintre que j’ai créé un journal, pour des raisons qui appartiennent à l’histoire et au monde de la peinture : un titre de journal dans un tableau de Braque de 1908, la présence quasi permanente du journal autour duquel Juan Gris centrait sa palette et ses compositions, et aussi parce que, depuis Raoul Hausmann, le caractère typographique tend à devenir une réponse plastique de peintre à la définition de l’image contemporaine. » Henri-Jean Enu‎

Bookseller reference : 1301

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‎ENU (Henri-Jean).‎

‎Vaste et pleine de voix.‎

‎Huile sur papier, signée et datée 1984 en haut à droite (44,5/64 cm).‎

‎Inventeur du concept de « peinture-journal » au début des années 60 et fondateur d’un « journal à peindre » en 1970, aujourd’hui considéré comme le premier grand passeur de la contre-culture en France, Henri-Jean Enu (Méru, Oise, 1944) s’est également essayé à la composition musicale avec la création d’un groupe de pop expérimentale : Fille qui mousse. Au début des années 60, il fréquente un café de la place des Vosges (La Bourgogne) où il prend l’habitude de retrouver quelques amis. Il découvre les publications de Lawrence Ferlinghetti à leur parution (Corso, Ginsberg, etc.) et rencontre sa première femme sur les quais de la Seine, assistant par hasard à la déclamation solitaire d’un poète d’un genre un peu discrépant et supertemporel : Isidore Isou. Avec Félix Guattari, il signe l’appel Un milliard pour le Vietnam (qui paraît en 1967 dans le numéro 5 de la revue Recherches), et, inspiré par ses lectures théoriques et littéraires, se lance dans la publication de la revue Parapluie en 1970. Dans la lignée des journaux anglais, hollandais et américains Oz, Ink, The Other, International Times ou Other scenes, la rédaction témoigne de l’effervescence artistique, musicale et sociale de l’époque dans une présentation baroque, mêlant illustrations aux tons aléatoires ou solarisés, strips et mises en pages typographiques et manuscrites. Les premiers numéros sont tirés sur les presses de Claude Palmer (imprimerie Le Souterrain). Ils sont distribués par quelques équipes à la sortie des concerts et à la librairie Actualités de Pierre Scias (qui écrit dans la revue sous le pseudonyme de Ronald Sonducor et joue un rôle important dans son lancement). En Angleterre, Henri-Jean Enu rencontre Claude Pélieu et Mary Beach, ainsi que Ralph Rumney, fondateur et membre unique du Comité psychogéographique de Londres, dissout par l’Internationale situationniste. D’autres collaborations suivent : Gil J. Wolman, Jean-Louis Brau et sa femme Éliane Papaï, Pierre Loizeau, Marc Zermati (sous le pseudonyme de Dr Muzac), Gérard Terronèse, Sabine Wolf, Gilles Février, Xavier Domingo, Théo Le Soualc’h, Hart Leroy Bibbs, Denis Gheerbrandt, Gilles Yéprémian, Michel Giroud, Yves Adrien, Angeline Neveu, les dessinateurs Pierre Legendre et Nicolas Devil, les photographes Horace et Dominique Tarlé… Le tirage passe de 5 000 à 35 000 ex., fabriqués en rotative à Aubervilliers. Treize numéros paraissent en trois ans. La publication s’interrompt suite au choc pétrolier de 1973. Henri-Jean Enu poursuit ses recherches dans le domaine de la peinture. A la galerie Germain (Paris), plusieurs expositions se succèdent entre 1970 et 1980, dont L’Oreille de Van Gogh avec la participation d’Arman, Gina Pane, Jean Tinguely, Gil J. Wolman... Autour de Pierre Restany, les contours d’un premier collectif sont tracés en 1977 (Art+), avec Bernard Quentin, Piotr Kowalski, Jean Messagier, Robert Malaval et Jean-Pierre Raynaud. La naissance d’une Internationale Surmoderniste confirme cette direction, inspirée par une nouvelle réflexion anthropologique. « Nous souhaitions libérer l’expression artistique du grand académisme de l’ère moderne, dont certains standards, notamment cubistes, nous semblaient à l’époque empruntés ou subtilisés aux arts premiers. Cette fausse modernité appelait la nécessité d’une surmodernité. Ce fut aussi une sorte de caricature contre culturelle, pastiche des courants et de leur palette commune, de l’unanimisme des formes et des couleurs. Un projet disparate, dans lequel le plagiat et l’acculturation volontaire de certains de nos membres pouvaient aussi se dépasser. » En 1982, une vaste enquête sur l’antisémitisme de l’extrême gauche paraît dans les colonnes d’une ultime publication de Parapluie. « C’est en peintre que j’ai créé un journal, pour des raisons qui appartiennent à l’histoire et au monde de la peinture : un titre de journal dans un tableau de Braque de 1908, la présence quasi permanente du journal autour duquel Juan Gris centrait sa palette et ses compositions, et aussi parce que, depuis Raoul Hausmann, le caractère typographique tend à devenir une réponse plastique de peintre à la définition de l’image contemporaine. » Henri-Jean Enu‎

Bookseller reference : 1302

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‎ENU (Henri-Jean).‎

‎Elle danse dans le vent.‎

‎Huile sur papier, signée et datée 1986 en haut à droite (30,5/40,5 cm).‎

‎Inventeur du concept de « peinture-journal » au début des années 60 et fondateur d’un « journal à peindre » en 1970, aujourd’hui considéré comme le premier grand passeur de la contre-culture en France, Henri-Jean Enu (Méru, Oise, 1944) s’est également essayé à la composition musicale avec la création d’un groupe de pop expérimentale : Fille qui mousse. Au début des années 60, il fréquente un café de la place des Vosges (La Bourgogne) où il prend l’habitude de retrouver quelques amis. Il découvre les publications de Lawrence Ferlinghetti à leur parution (Corso, Ginsberg, etc.) et rencontre sa première femme sur les quais de la Seine, assistant par hasard à la déclamation solitaire d’un poète d’un genre un peu discrépant et supertemporel : Isidore Isou. Avec Félix Guattari, il signe l’appel Un milliard pour le Vietnam (qui paraît en 1967 dans le numéro 5 de la revue Recherches), et, inspiré par ses lectures théoriques et littéraires, se lance dans la publication de la revue Parapluie en 1970. Dans la lignée des journaux anglais, hollandais et américains Oz, Ink, The Other, International Times ou Other scenes, la rédaction témoigne de l’effervescence artistique, musicale et sociale de l’époque dans une présentation baroque, mêlant illustrations aux tons aléatoires ou solarisés, strips et mises en pages typographiques et manuscrites. Les premiers numéros sont tirés sur les presses de Claude Palmer (imprimerie Le Souterrain). Ils sont distribués par quelques équipes à la sortie des concerts et à la librairie Actualités de Pierre Scias (qui écrit dans la revue sous le pseudonyme de Ronald Sonducor et joue un rôle important dans son lancement). En Angleterre, Henri-Jean Enu rencontre Claude Pélieu et Mary Beach, ainsi que Ralph Rumney, fondateur et membre unique du Comité psychogéographique de Londres, dissout par l’Internationale situationniste. D’autres collaborations suivent : Gil J. Wolman, Jean-Louis Brau et sa femme Éliane Papaï, Pierre Loizeau, Marc Zermati (sous le pseudonyme de Dr Muzac), Gérard Terronèse, Sabine Wolf, Gilles Février, Xavier Domingo, Théo Le Soualc’h, Hart Leroy Bibbs, Denis Gheerbrandt, Gilles Yéprémian, Michel Giroud, Yves Adrien, Angeline Neveu, les dessinateurs Pierre Legendre et Nicolas Devil, les photographes Horace et Dominique Tarlé… Le tirage passe de 5 000 à 35 000 ex., fabriqués en rotative à Aubervilliers. Treize numéros paraissent en trois ans. La publication s’interrompt suite au choc pétrolier de 1973. Henri-Jean Enu poursuit ses recherches dans le domaine de la peinture. A la galerie Germain (Paris), plusieurs expositions se succèdent entre 1970 et 1980, dont L’Oreille de Van Gogh avec la participation d’Arman, Gina Pane, Jean Tinguely, Gil J. Wolman... Autour de Pierre Restany, les contours d’un premier collectif sont tracés en 1977 (Art+), avec Bernard Quentin, Piotr Kowalski, Jean Messagier, Robert Malaval et Jean-Pierre Raynaud. La naissance d’une Internationale Surmoderniste confirme cette direction, inspirée par une nouvelle réflexion anthropologique. « Nous souhaitions libérer l’expression artistique du grand académisme de l’ère moderne, dont certains standards, notamment cubistes, nous semblaient à l’époque empruntés ou subtilisés aux arts premiers. Cette fausse modernité appelait la nécessité d’une surmodernité. Ce fut aussi une sorte de caricature contre culturelle, pastiche des courants et de leur palette commune, de l’unanimisme des formes et des couleurs. Un projet disparate, dans lequel le plagiat et l’acculturation volontaire de certains de nos membres pouvaient aussi se dépasser. » En 1982, une vaste enquête sur l’antisémitisme de l’extrême gauche paraît dans les colonnes d’une ultime publication de Parapluie. « C’est en peintre que j’ai créé un journal, pour des raisons qui appartiennent à l’histoire et au monde de la peinture : un titre de journal dans un tableau de Braque de 1908, la présence quasi permanente du journal autour duquel Juan Gris centrait sa palette et ses compositions, et aussi parce que, depuis Raoul Hausmann, le caractère typographique tend à devenir une réponse plastique de peintre à la définition de l’image contemporaine. » Henri-Jean Enu‎

Bookseller reference : 1303

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‎ENU (Henri-Jean).‎

‎Si près de la mort parfum de cannelle.‎

‎Huile sur papier, signée et datée 1987 en haut à droite (38/57 cm).‎

‎Inventeur du concept de « peinture-journal » au début des années 60 et fondateur d’un « journal à peindre » en 1970, aujourd’hui considéré comme le premier grand passeur de la contre-culture en France, Henri-Jean Enu (Méru, Oise, 1944) s’est également essayé à la composition musicale avec la création d’un groupe de pop expérimentale : Fille qui mousse. Au début des années 60, il fréquente un café de la place des Vosges (La Bourgogne) où il prend l’habitude de retrouver quelques amis. Il découvre les publications de Lawrence Ferlinghetti à leur parution (Corso, Ginsberg, etc.) et rencontre sa première femme sur les quais de la Seine, assistant par hasard à la déclamation solitaire d’un poète d’un genre un peu discrépant et supertemporel : Isidore Isou. Avec Félix Guattari, il signe l’appel Un milliard pour le Vietnam (qui paraît en 1967 dans le numéro 5 de la revue Recherches), et, inspiré par ses lectures théoriques et littéraires, se lance dans la publication de la revue Parapluie en 1970. Dans la lignée des journaux anglais, hollandais et américains Oz, Ink, The Other, International Times ou Other scenes, la rédaction témoigne de l’effervescence artistique, musicale et sociale de l’époque dans une présentation baroque, mêlant illustrations aux tons aléatoires ou solarisés, strips et mises en pages typographiques et manuscrites. Les premiers numéros sont tirés sur les presses de Claude Palmer (imprimerie Le Souterrain). Ils sont distribués par quelques équipes à la sortie des concerts et à la librairie Actualités de Pierre Scias (qui écrit dans la revue sous le pseudonyme de Ronald Sonducor et joue un rôle important dans son lancement). En Angleterre, Henri-Jean Enu rencontre Claude Pélieu et Mary Beach, ainsi que Ralph Rumney, fondateur et membre unique du Comité psychogéographique de Londres, dissout par l’Internationale situationniste. D’autres collaborations suivent : Gil J. Wolman, Jean-Louis Brau et sa femme Éliane Papaï, Pierre Loizeau, Marc Zermati (sous le pseudonyme de Dr Muzac), Gérard Terronèse, Sabine Wolf, Gilles Février, Xavier Domingo, Théo Le Soualc’h, Hart Leroy Bibbs, Denis Gheerbrandt, Gilles Yéprémian, Michel Giroud, Yves Adrien, Angeline Neveu, les dessinateurs Pierre Legendre et Nicolas Devil, les photographes Horace et Dominique Tarlé… Le tirage passe de 5 000 à 35 000 ex., fabriqués en rotative à Aubervilliers. Treize numéros paraissent en trois ans. La publication s’interrompt suite au choc pétrolier de 1973. Henri-Jean Enu poursuit ses recherches dans le domaine de la peinture. A la galerie Germain (Paris), plusieurs expositions se succèdent entre 1970 et 1980, dont L’Oreille de Van Gogh avec la participation d’Arman, Gina Pane, Jean Tinguely, Gil J. Wolman... Autour de Pierre Restany, les contours d’un premier collectif sont tracés en 1977 (Art+), avec Bernard Quentin, Piotr Kowalski, Jean Messagier, Robert Malaval et Jean-Pierre Raynaud. La naissance d’une Internationale Surmoderniste confirme cette direction, inspirée par une nouvelle réflexion anthropologique. « Nous souhaitions libérer l’expression artistique du grand académisme de l’ère moderne, dont certains standards, notamment cubistes, nous semblaient à l’époque empruntés ou subtilisés aux arts premiers. Cette fausse modernité appelait la nécessité d’une surmodernité. Ce fut aussi une sorte de caricature contre culturelle, pastiche des courants et de leur palette commune, de l’unanimisme des formes et des couleurs. Un projet disparate, dans lequel le plagiat et l’acculturation volontaire de certains de nos membres pouvaient aussi se dépasser. » En 1982, une vaste enquête sur l’antisémitisme de l’extrême gauche paraît dans les colonnes d’une ultime publication de Parapluie. « C’est en peintre que j’ai créé un journal, pour des raisons qui appartiennent à l’histoire et au monde de la peinture : un titre de journal dans un tableau de Braque de 1908, la présence quasi permanente du journal autour duquel Juan Gris centrait sa palette et ses compositions, et aussi parce que, depuis Raoul Hausmann, le caractère typographique tend à devenir une réponse plastique de peintre à la définition de l’image contemporaine. » Henri-Jean Enu‎

Bookseller reference : 1304

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‎ENU (Henri-Jean).‎

‎Les pierres volent et balaient trois cents nuits tournées vers le soleil.‎

‎Composition à l’huile sur rhodoïds superposés et collés. Signée et datée 1988 en haut à droite (56/76 cm).‎

‎Inventeur du concept de « peinture-journal » au début des années 60 et fondateur d’un « journal à peindre » en 1970, aujourd’hui considéré comme le premier grand passeur de la contre-culture en France, Henri-Jean Enu (Méru, Oise, 1944) s’est également essayé à la composition musicale avec la création d’un groupe de pop expérimentale : Fille qui mousse. Au début des années 60, il fréquente un café de la place des Vosges (La Bourgogne) où il prend l’habitude de retrouver quelques amis. Il découvre les publications de Lawrence Ferlinghetti à leur parution (Corso, Ginsberg, etc.) et rencontre sa première femme sur les quais de la Seine, assistant par hasard à la déclamation solitaire d’un poète d’un genre un peu discrépant et supertemporel : Isidore Isou. Avec Félix Guattari, il signe l’appel Un milliard pour le Vietnam (qui paraît en 1967 dans le numéro 5 de la revue Recherches), et, inspiré par ses lectures théoriques et littéraires, se lance dans la publication de la revue Parapluie en 1970. Dans la lignée des journaux anglais, hollandais et américains Oz, Ink, The Other, International Times ou Other scenes, la rédaction témoigne de l’effervescence artistique, musicale et sociale de l’époque dans une présentation baroque, mêlant illustrations aux tons aléatoires ou solarisés, strips et mises en pages typographiques et manuscrites. Les premiers numéros sont tirés sur les presses de Claude Palmer (imprimerie Le Souterrain). Ils sont distribués par quelques équipes à la sortie des concerts et à la librairie Actualités de Pierre Scias (qui écrit dans la revue sous le pseudonyme de Ronald Sonducor et joue un rôle important dans son lancement). En Angleterre, Henri-Jean Enu rencontre Claude Pélieu et Mary Beach, ainsi que Ralph Rumney, fondateur et membre unique du Comité psychogéographique de Londres, dissout par l’Internationale situationniste. D’autres collaborations suivent : Gil J. Wolman, Jean-Louis Brau et sa femme Éliane Papaï, Pierre Loizeau, Marc Zermati (sous le pseudonyme de Dr Muzac), Gérard Terronèse, Sabine Wolf, Gilles Février, Xavier Domingo, Théo Le Soualc’h, Hart Leroy Bibbs, Denis Gheerbrandt, Gilles Yéprémian, Michel Giroud, Yves Adrien, Angeline Neveu, les dessinateurs Pierre Legendre et Nicolas Devil, les photographes Horace et Dominique Tarlé… Le tirage passe de 5 000 à 35 000 ex., fabriqués en rotative à Aubervilliers. Treize numéros paraissent en trois ans. La publication s’interrompt suite au choc pétrolier de 1973. Henri-Jean Enu poursuit ses recherches dans le domaine de la peinture. A la galerie Germain (Paris), plusieurs expositions se succèdent entre 1970 et 1980, dont L’Oreille de Van Gogh avec la participation d’Arman, Gina Pane, Jean Tinguely, Gil J. Wolman... Autour de Pierre Restany, les contours d’un premier collectif sont tracés en 1977 (Art+), avec Bernard Quentin, Piotr Kowalski, Jean Messagier, Robert Malaval et Jean-Pierre Raynaud. La naissance d’une Internationale Surmoderniste confirme cette direction, inspirée par une nouvelle réflexion anthropologique. « Nous souhaitions libérer l’expression artistique du grand académisme de l’ère moderne, dont certains standards, notamment cubistes, nous semblaient à l’époque empruntés ou subtilisés aux arts premiers. Cette fausse modernité appelait la nécessité d’une surmodernité. Ce fut aussi une sorte de caricature contre culturelle, pastiche des courants et de leur palette commune, de l’unanimisme des formes et des couleurs. Un projet disparate, dans lequel le plagiat et l’acculturation volontaire de certains de nos membres pouvaient aussi se dépasser. » En 1982, une vaste enquête sur l’antisémitisme de l’extrême gauche paraît dans les colonnes d’une ultime publication de Parapluie. « C’est en peintre que j’ai créé un journal, pour des raisons qui appartiennent à l’histoire et au monde de la peinture : un titre de journal dans un tableau de Braque de 1908, la présence quasi permanente du journal autour duquel Juan Gris centrait sa palette et ses compositions, et aussi parce que, depuis Raoul Hausmann, le caractère typographique tend à devenir une réponse plastique de peintre à la définition de l’image contemporaine. » Henri-Jean Enu‎

Bookseller reference : 1305

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‎ENU (Henri-Jean).‎

‎Le choix du destin et t’évader vers le désir.‎

‎Huile sur papier, signée et datée 1988 en haut à droite (22/26 cm).‎

‎Inventeur du concept de « peinture-journal » au début des années 60 et fondateur d’un « journal à peindre » en 1970, aujourd’hui considéré comme le premier grand passeur de la contre-culture en France, Henri-Jean Enu (Méru, Oise, 1944) s’est également essayé à la composition musicale avec la création d’un groupe de pop expérimentale : Fille qui mousse. Au début des années 60, il fréquente un café de la place des Vosges (La Bourgogne) où il prend l’habitude de retrouver quelques amis. Il découvre les publications de Lawrence Ferlinghetti à leur parution (Corso, Ginsberg, etc.) et rencontre sa première femme sur les quais de la Seine, assistant par hasard à la déclamation solitaire d’un poète d’un genre un peu discrépant et supertemporel : Isidore Isou. Avec Félix Guattari, il signe l’appel Un milliard pour le Vietnam (qui paraît en 1967 dans le numéro 5 de la revue Recherches), et, inspiré par ses lectures théoriques et littéraires, se lance dans la publication de la revue Parapluie en 1970. Dans la lignée des journaux anglais, hollandais et américains Oz, Ink, The Other, International Times ou Other scenes, la rédaction témoigne de l’effervescence artistique, musicale et sociale de l’époque dans une présentation baroque, mêlant illustrations aux tons aléatoires ou solarisés, strips et mises en pages typographiques et manuscrites. Les premiers numéros sont tirés sur les presses de Claude Palmer (imprimerie Le Souterrain). Ils sont distribués par quelques équipes à la sortie des concerts et à la librairie Actualités de Pierre Scias (qui écrit dans la revue sous le pseudonyme de Ronald Sonducor et joue un rôle important dans son lancement). En Angleterre, Henri-Jean Enu rencontre Claude Pélieu et Mary Beach, ainsi que Ralph Rumney, fondateur et membre unique du Comité psychogéographique de Londres, dissout par l’Internationale situationniste. D’autres collaborations suivent : Gil J. Wolman, Jean-Louis Brau et sa femme Éliane Papaï, Pierre Loizeau, Marc Zermati (sous le pseudonyme de Dr Muzac), Gérard Terronèse, Sabine Wolf, Gilles Février, Xavier Domingo, Théo Le Soualc’h, Hart Leroy Bibbs, Denis Gheerbrandt, Gilles Yéprémian, Michel Giroud, Yves Adrien, Angeline Neveu, les dessinateurs Pierre Legendre et Nicolas Devil, les photographes Horace et Dominique Tarlé… Le tirage passe de 5 000 à 35 000 ex., fabriqués en rotative à Aubervilliers. Treize numéros paraissent en trois ans. La publication s’interrompt suite au choc pétrolier de 1973. Henri-Jean Enu poursuit ses recherches dans le domaine de la peinture. A la galerie Germain (Paris), plusieurs expositions se succèdent entre 1970 et 1980, dont L’Oreille de Van Gogh avec la participation d’Arman, Gina Pane, Jean Tinguely, Gil J. Wolman... Autour de Pierre Restany, les contours d’un premier collectif sont tracés en 1977 (Art+), avec Bernard Quentin, Piotr Kowalski, Jean Messagier, Robert Malaval et Jean-Pierre Raynaud. La naissance d’une Internationale Surmoderniste confirme cette direction, inspirée par une nouvelle réflexion anthropologique. « Nous souhaitions libérer l’expression artistique du grand académisme de l’ère moderne, dont certains standards, notamment cubistes, nous semblaient à l’époque empruntés ou subtilisés aux arts premiers. Cette fausse modernité appelait la nécessité d’une surmodernité. Ce fut aussi une sorte de caricature contre culturelle, pastiche des courants et de leur palette commune, de l’unanimisme des formes et des couleurs. Un projet disparate, dans lequel le plagiat et l’acculturation volontaire de certains de nos membres pouvaient aussi se dépasser. » En 1982, une vaste enquête sur l’antisémitisme de l’extrême gauche paraît dans les colonnes d’une ultime publication de Parapluie. « C’est en peintre que j’ai créé un journal, pour des raisons qui appartiennent à l’histoire et au monde de la peinture : un titre de journal dans un tableau de Braque de 1908, la présence quasi permanente du journal autour duquel Juan Gris centrait sa palette et ses compositions, et aussi parce que, depuis Raoul Hausmann, le caractère typographique tend à devenir une réponse plastique de peintre à la définition de l’image contemporaine. » Henri-Jean Enu‎

Bookseller reference : 1306

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‎ENU (Henri-Jean).‎

‎Toutes les douleurs anéanties d’un souffle ou d’un revers de main.‎

‎Huile sur papier, signée et datée, 1988 (28/38,5 cm).‎

‎Inventeur du concept de « peinture-journal » au début des années 60 et fondateur d’un « journal à peindre » en 1970, aujourd’hui considéré comme le premier grand passeur de la contre-culture en France, Henri-Jean Enu (Méru, Oise, 1944) s’est également essayé à la composition musicale avec la création d’un groupe de pop expérimentale : Fille qui mousse. Au début des années 60, il fréquente un café de la place des Vosges (La Bourgogne) où il prend l’habitude de retrouver quelques amis. Il découvre les publications de Lawrence Ferlinghetti à leur parution (Corso, Ginsberg, etc.) et rencontre sa première femme sur les quais de la Seine, assistant par hasard à la déclamation solitaire d’un poète d’un genre un peu discrépant et supertemporel : Isidore Isou. Avec Félix Guattari, il signe l’appel Un milliard pour le Vietnam (qui paraît en 1967 dans le numéro 5 de la revue Recherches), et, inspiré par ses lectures théoriques et littéraires, se lance dans la publication de la revue Parapluie en 1970. Dans la lignée des journaux anglais, hollandais et américains Oz, Ink, The Other, International Times ou Other scenes, la rédaction témoigne de l’effervescence artistique, musicale et sociale de l’époque dans une présentation baroque, mêlant illustrations aux tons aléatoires ou solarisés, strips et mises en pages typographiques et manuscrites. Les premiers numéros sont tirés sur les presses de Claude Palmer (imprimerie Le Souterrain). Ils sont distribués par quelques équipes à la sortie des concerts et à la librairie Actualités de Pierre Scias (qui écrit dans la revue sous le pseudonyme de Ronald Sonducor et joue un rôle important dans son lancement). En Angleterre, Henri-Jean Enu rencontre Claude Pélieu et Mary Beach, ainsi que Ralph Rumney, fondateur et membre unique du Comité psychogéographique de Londres, dissout par l’Internationale situationniste. D’autres collaborations suivent : Gil J. Wolman, Jean-Louis Brau et sa femme Éliane Papaï, Pierre Loizeau, Marc Zermati (sous le pseudonyme de Dr Muzac), Gérard Terronèse, Sabine Wolf, Gilles Février, Xavier Domingo, Théo Le Soualc’h, Hart Leroy Bibbs, Denis Gheerbrandt, Gilles Yéprémian, Michel Giroud, Yves Adrien, Angeline Neveu, les dessinateurs Pierre Legendre et Nicolas Devil, les photographes Horace et Dominique Tarlé… Le tirage passe de 5 000 à 35 000 ex., fabriqués en rotative à Aubervilliers. Treize numéros paraissent en trois ans. La publication s’interrompt suite au choc pétrolier de 1973. Henri-Jean Enu poursuit ses recherches dans le domaine de la peinture. A la galerie Germain (Paris), plusieurs expositions se succèdent entre 1970 et 1980, dont L’Oreille de Van Gogh avec la participation d’Arman, Gina Pane, Jean Tinguely, Gil J. Wolman... Autour de Pierre Restany, les contours d’un premier collectif sont tracés en 1977 (Art+), avec Bernard Quentin, Piotr Kowalski, Jean Messagier, Robert Malaval et Jean-Pierre Raynaud. La naissance d’une Internationale Surmoderniste confirme cette direction, inspirée par une nouvelle réflexion anthropologique. « Nous souhaitions libérer l’expression artistique du grand académisme de l’ère moderne, dont certains standards, notamment cubistes, nous semblaient à l’époque empruntés ou subtilisés aux arts premiers. Cette fausse modernité appelait la nécessité d’une surmodernité. Ce fut aussi une sorte de caricature contre culturelle, pastiche des courants et de leur palette commune, de l’unanimisme des formes et des couleurs. Un projet disparate, dans lequel le plagiat et l’acculturation volontaire de certains de nos membres pouvaient aussi se dépasser. » En 1982, une vaste enquête sur l’antisémitisme de l’extrême gauche paraît dans les colonnes d’une ultime publication de Parapluie. « C’est en peintre que j’ai créé un journal, pour des raisons qui appartiennent à l’histoire et au monde de la peinture : un titre de journal dans un tableau de Braque de 1908, la présence quasi permanente du journal autour duquel Juan Gris centrait sa palette et ses compositions, et aussi parce que, depuis Raoul Hausmann, le caractère typographique tend à devenir une réponse plastique de peintre à la définition de l’image contemporaine. » Henri-Jean Enu‎

Bookseller reference : 1307

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‎ENU (Henri-Jean).‎

‎Je patiente….‎

‎Pastel sur vergé de Rives recyclé, recouvert d’un film rhodoïd ayant servi pour l’impression offset d’un article illustré de la rubrique Fiction d’Olivier Dumont, paru dans le n° 7 de Parapluie. Légende, signature et date (2024) au dos (40/30 cm).‎

‎Inventeur du concept de « peinture-journal » au début des années 60 et fondateur d’un « journal à peindre » en 1970, aujourd’hui considéré comme le premier grand passeur de la contre-culture en France, Henri-Jean Enu (Méru, Oise, 1944) s’est également essayé à la composition musicale avec la création d’un groupe de pop expérimentale : Fille qui mousse. Au début des années 60, il fréquente un café de la place des Vosges (La Bourgogne) où il prend l’habitude de retrouver quelques amis. Il découvre les publications de Lawrence Ferlinghetti à leur parution (Corso, Ginsberg, etc.) et rencontre sa première femme sur les quais de la Seine, assistant par hasard à la déclamation solitaire d’un poète d’un genre un peu discrépant et supertemporel : Isidore Isou. Avec Félix Guattari, il signe l’appel Un milliard pour le Vietnam (qui paraît en 1967 dans le numéro 5 de la revue Recherches), et, inspiré par ses lectures théoriques et littéraires, se lance dans la publication de la revue Parapluie en 1970. Dans la lignée des journaux anglais, hollandais et américains Oz, Ink, The Other, International Times ou Other scenes, la rédaction témoigne de l’effervescence artistique, musicale et sociale de l’époque dans une présentation baroque, mêlant illustrations aux tons aléatoires ou solarisés, strips et mises en pages typographiques et manuscrites. Les premiers numéros sont tirés sur les presses de Claude Palmer (imprimerie Le Souterrain). Ils sont distribués par quelques équipes à la sortie des concerts et à la librairie Actualités de Pierre Scias (qui écrit dans la revue sous le pseudonyme de Ronald Sonducor et joue un rôle important dans son lancement). En Angleterre, Henri-Jean Enu rencontre Claude Pélieu et Mary Beach, ainsi que Ralph Rumney, fondateur et membre unique du Comité psychogéographique de Londres, dissout par l’Internationale situationniste. D’autres collaborations suivent : Gil J. Wolman, Jean-Louis Brau et sa femme Éliane Papaï, Pierre Loizeau, Marc Zermati (sous le pseudonyme de Dr Muzac), Gérard Terronèse, Sabine Wolf, Gilles Février, Xavier Domingo, Théo Le Soualc’h, Hart Leroy Bibbs, Denis Gheerbrandt, Gilles Yéprémian, Michel Giroud, Yves Adrien, Angeline Neveu, les dessinateurs Pierre Legendre et Nicolas Devil, les photographes Horace et Dominique Tarlé… Le tirage passe de 5 000 à 35 000 ex., fabriqués en rotative à Aubervilliers. Treize numéros paraissent en trois ans. La publication s’interrompt suite au choc pétrolier de 1973. Henri-Jean Enu poursuit ses recherches dans le domaine de la peinture. A la galerie Germain (Paris), plusieurs expositions se succèdent entre 1970 et 1980, dont L’Oreille de Van Gogh avec la participation d’Arman, Gina Pane, Jean Tinguely, Gil J. Wolman... Autour de Pierre Restany, les contours d’un premier collectif sont tracés en 1977 (Art+), avec Bernard Quentin, Piotr Kowalski, Jean Messagier, Robert Malaval et Jean-Pierre Raynaud. La naissance d’une Internationale Surmoderniste confirme cette direction, inspirée par une nouvelle réflexion anthropologique. « Nous souhaitions libérer l’expression artistique du grand académisme de l’ère moderne, dont certains standards, notamment cubistes, nous semblaient à l’époque empruntés ou subtilisés aux arts premiers. Cette fausse modernité appelait la nécessité d’une surmodernité. Ce fut aussi une sorte de caricature contre culturelle, pastiche des courants et de leur palette commune, de l’unanimisme des formes et des couleurs. Un projet disparate, dans lequel le plagiat et l’acculturation volontaire de certains de nos membres pouvaient aussi se dépasser. » En 1982, une vaste enquête sur l’antisémitisme de l’extrême gauche paraît dans les colonnes d’une ultime publication de Parapluie. « C’est en peintre que j’ai créé un journal, pour des raisons qui appartiennent à l’histoire et au monde de la peinture : un titre de journal dans un tableau de Braque de 1908, la présence quasi permanente du journal autour duquel Juan Gris centrait sa palette et ses compositions, et aussi parce que, depuis Raoul Hausmann, le caractère typographique tend à devenir une réponse plastique de peintre à la définition de l’image contemporaine. » Henri-Jean Enu‎

Bookseller reference : 1308

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‎ENU (Henri-Jean).‎

‎Rêve ou réalité ton retour.‎

‎Pastel gras sur papier beige, titré, signé et daté 2024 (30/40 cm).‎

‎Inventeur du concept de « peinture-journal » au début des années 60 et fondateur d’un « journal à peindre » en 1970, aujourd’hui considéré comme le premier grand passeur de la contre-culture en France, Henri-Jean Enu (Méru, Oise, 1944) s’est également essayé à la composition musicale avec la création d’un groupe de pop expérimentale : Fille qui mousse. Au début des années 60, il fréquente un café de la place des Vosges (La Bourgogne) où il prend l’habitude de retrouver quelques amis. Il découvre les publications de Lawrence Ferlinghetti à leur parution (Corso, Ginsberg, etc.) et rencontre sa première femme sur les quais de la Seine, assistant par hasard à la déclamation solitaire d’un poète d’un genre un peu discrépant et supertemporel : Isidore Isou. Avec Félix Guattari, il signe l’appel Un milliard pour le Vietnam (qui paraît en 1967 dans le numéro 5 de la revue Recherches), et, inspiré par ses lectures théoriques et littéraires, se lance dans la publication de la revue Parapluie en 1970. Dans la lignée des journaux anglais, hollandais et américains Oz, Ink, The Other, International Times ou Other scenes, la rédaction témoigne de l’effervescence artistique, musicale et sociale de l’époque dans une présentation baroque, mêlant illustrations aux tons aléatoires ou solarisés, strips et mises en pages typographiques et manuscrites. Les premiers numéros sont tirés sur les presses de Claude Palmer (imprimerie Le Souterrain). Ils sont distribués par quelques équipes à la sortie des concerts et à la librairie Actualités de Pierre Scias (qui écrit dans la revue sous le pseudonyme de Ronald Sonducor et joue un rôle important dans son lancement). En Angleterre, Henri-Jean Enu rencontre Claude Pélieu et Mary Beach, ainsi que Ralph Rumney, fondateur et membre unique du Comité psychogéographique de Londres, dissout par l’Internationale situationniste. D’autres collaborations suivent : Gil J. Wolman, Jean-Louis Brau et sa femme Éliane Papaï, Pierre Loizeau, Marc Zermati (sous le pseudonyme de Dr Muzac), Gérard Terronèse, Sabine Wolf, Gilles Février, Xavier Domingo, Théo Le Soualc’h, Hart Leroy Bibbs, Denis Gheerbrandt, Gilles Yéprémian, Michel Giroud, Yves Adrien, Angeline Neveu, les dessinateurs Pierre Legendre et Nicolas Devil, les photographes Horace et Dominique Tarlé… Le tirage passe de 5 000 à 35 000 ex., fabriqués en rotative à Aubervilliers. Treize numéros paraissent en trois ans. La publication s’interrompt suite au choc pétrolier de 1973. Henri-Jean Enu poursuit ses recherches dans le domaine de la peinture. A la galerie Germain (Paris), plusieurs expositions se succèdent entre 1970 et 1980, dont L’Oreille de Van Gogh avec la participation d’Arman, Gina Pane, Jean Tinguely, Gil J. Wolman... Autour de Pierre Restany, les contours d’un premier collectif sont tracés en 1977 (Art+), avec Bernard Quentin, Piotr Kowalski, Jean Messagier, Robert Malaval et Jean-Pierre Raynaud. La naissance d’une Internationale Surmoderniste confirme cette direction, inspirée par une nouvelle réflexion anthropologique. « Nous souhaitions libérer l’expression artistique du grand académisme de l’ère moderne, dont certains standards, notamment cubistes, nous semblaient à l’époque empruntés ou subtilisés aux arts premiers. Cette fausse modernité appelait la nécessité d’une surmodernité. Ce fut aussi une sorte de caricature contre culturelle, pastiche des courants et de leur palette commune, de l’unanimisme des formes et des couleurs. Un projet disparate, dans lequel le plagiat et l’acculturation volontaire de certains de nos membres pouvaient aussi se dépasser. » En 1982, une vaste enquête sur l’antisémitisme de l’extrême gauche paraît dans les colonnes d’une ultime publication de Parapluie. « C’est en peintre que j’ai créé un journal, pour des raisons qui appartiennent à l’histoire et au monde de la peinture : un titre de journal dans un tableau de Braque de 1908, la présence quasi permanente du journal autour duquel Juan Gris centrait sa palette et ses compositions, et aussi parce que, depuis Raoul Hausmann, le caractère typographique tend à devenir une réponse plastique de peintre à la définition de l’image contemporaine. » Henri-Jean Enu‎

Bookseller reference : 1309

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‎ENU (Henri-Jean).‎

‎J'ai trop peur que tu me laisses dans ce paysage hors de la réalité de mes veines.‎

‎Pastel gras sur papier noir, titré, signé et daté 2024 (30/40 cm).‎

‎Inventeur du concept de « peinture-journal » au début des années 60 et fondateur d’un « journal à peindre » en 1970, aujourd’hui considéré comme le premier grand passeur de la contre-culture en France, Henri-Jean Enu (Méru, Oise, 1944) s’est également essayé à la composition musicale avec la création d’un groupe de pop expérimentale : Fille qui mousse. Au début des années 60, il fréquente un café de la place des Vosges (La Bourgogne) où il prend l’habitude de retrouver quelques amis. Il découvre les publications de Lawrence Ferlinghetti à leur parution (Corso, Ginsberg, etc.) et rencontre sa première femme sur les quais de la Seine, assistant par hasard à la déclamation solitaire d’un poète d’un genre un peu discrépant et supertemporel : Isidore Isou. Avec Félix Guattari, il signe l’appel Un milliard pour le Vietnam (qui paraît en 1967 dans le numéro 5 de la revue Recherches), et, inspiré par ses lectures théoriques et littéraires, se lance dans la publication de la revue Parapluie en 1970. Dans la lignée des journaux anglais, hollandais et américains Oz, Ink, The Other, International Times ou Other scenes, la rédaction témoigne de l’effervescence artistique, musicale et sociale de l’époque dans une présentation baroque, mêlant illustrations aux tons aléatoires ou solarisés, strips et mises en pages typographiques et manuscrites. Les premiers numéros sont tirés sur les presses de Claude Palmer (imprimerie Le Souterrain). Ils sont distribués par quelques équipes à la sortie des concerts et à la librairie Actualités de Pierre Scias (qui écrit dans la revue sous le pseudonyme de Ronald Sonducor et joue un rôle important dans son lancement). En Angleterre, Henri-Jean Enu rencontre Claude Pélieu et Mary Beach, ainsi que Ralph Rumney, fondateur et membre unique du Comité psychogéographique de Londres, dissout par l’Internationale situationniste. D’autres collaborations suivent : Gil J. Wolman, Jean-Louis Brau et sa femme Éliane Papaï, Pierre Loizeau, Marc Zermati (sous le pseudonyme de Dr Muzac), Gérard Terronèse, Sabine Wolf, Gilles Février, Xavier Domingo, Théo Le Soualc’h, Hart Leroy Bibbs, Denis Gheerbrandt, Gilles Yéprémian, Michel Giroud, Yves Adrien, Angeline Neveu, les dessinateurs Pierre Legendre et Nicolas Devil, les photographes Horace et Dominique Tarlé… Le tirage passe de 5 000 à 35 000 ex., fabriqués en rotative à Aubervilliers. Treize numéros paraissent en trois ans. La publication s’interrompt suite au choc pétrolier de 1973. Henri-Jean Enu poursuit ses recherches dans le domaine de la peinture. A la galerie Germain (Paris), plusieurs expositions se succèdent entre 1970 et 1980, dont L’Oreille de Van Gogh avec la participation d’Arman, Gina Pane, Jean Tinguely, Gil J. Wolman... Autour de Pierre Restany, les contours d’un premier collectif sont tracés en 1977 (Art+), avec Bernard Quentin, Piotr Kowalski, Jean Messagier, Robert Malaval et Jean-Pierre Raynaud. La naissance d’une Internationale Surmoderniste confirme cette direction, inspirée par une nouvelle réflexion anthropologique. « Nous souhaitions libérer l’expression artistique du grand académisme de l’ère moderne, dont certains standards, notamment cubistes, nous semblaient à l’époque empruntés ou subtilisés aux arts premiers. Cette fausse modernité appelait la nécessité d’une surmodernité. Ce fut aussi une sorte de caricature contre culturelle, pastiche des courants et de leur palette commune, de l’unanimisme des formes et des couleurs. Un projet disparate, dans lequel le plagiat et l’acculturation volontaire de certains de nos membres pouvaient aussi se dépasser. » En 1982, une vaste enquête sur l’antisémitisme de l’extrême gauche paraît dans les colonnes d’une ultime publication de Parapluie. « C’est en peintre que j’ai créé un journal, pour des raisons qui appartiennent à l’histoire et au monde de la peinture : un titre de journal dans un tableau de Braque de 1908, la présence quasi permanente du journal autour duquel Juan Gris centrait sa palette et ses compositions, et aussi parce que, depuis Raoul Hausmann, le caractère typographique tend à devenir une réponse plastique de peintre à la définition de l’image contemporaine. » Henri-Jean Enu‎

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‎ENU (Henri-Jean).‎

‎Cartons, dépliants, affichettes.‎

‎14 ephemera : 29 janvier – 14 février. Henri J. Enu. L’Oreille de Van Gogh. Avec la participation de Denise A., Aeschbacher, Arman, Otto Hahn, Gina Pane, Pavlos, Pineau, Quentin, Restany, Tinguely, etc. Collaboration Alain Richert. Galerie Germain, 19 rue Guénégaud 75006 Paris. Carton imprimé en rouge sur bristol blanc (10,5/21 cm). 9 avril – 12 avril, Henri J. Enu, Fresques typographiques – Fresques suscitées. Galerie Germain. Carton imprimé en noir sur bristol blanc (10,5/21 cm).Gérard-Georges Lemaire présente la première manifestation surmoderniste. Du 25 février au 11 mars 1986. Henri Enu. Carton imprimé en noir sur bristol blanc (10/16 cm). Surmoderne dégénéré : Enu. A l’occasion du vernissage, proclamation de la IIè Internationale surmoderniste avec Roqueplo – Dreyfus – Enu. Bruxelles, galerie Les Contemporains, 17 mai 1990. Carton bilingue français/flamand imprimé en noir sur bristol bleu (10/21 cm). Inauguration du Théâtre Dunois, Paris. Avec la participation des peintres Richard Texier, Eliane Larus, Vicente Pimentel, Henri Enu, Yehuda Neiman, Frédéric Benrath, Paella Chimicos, etc. Dépliant imprimé sur papier gris (15/20 cm). Espaces d’artistes, 4 septembre 1979. Forum des Halles de Paris (l’art dans la ville). Associant art, architecture et urbanisme, le projet regroupait 13 artistes sous l’égide de l’agence Art + : Raynaud, Jean Messagier, Jaume, Xifra, Damian, Miralda, Sanejouand, Soto, Kowalski, Forest, Baladi, Quentin, Malaval et Enu. Dépliant imprimé en noir et bleu sur couché blanc, préface de Pierre Restany. (37/26 cm). Espaces d’artistes, même manifestation, affichette imprimée en noir sur papier blanc (40/50 cm). Henri Enu, Ville de Garches. Exposition du 27 octobre au 20 novembre 1987. Hôtel de ville de Garches. Dépliant avec liste des peintures exposées. Imprimé en couleurs sur couché blanc (20/20 cm). Henri Enu, Plastic - L’autre oreille de Vincent. Galerie J. P. Haik, vernissage le 16 mai 1989. Dépliant à l’italienne imprimé en noir sur couché blanc. Texte de présentation d’Otto Hahn (14,5/21 cm). Henry Enu, martedi 10 gennaio, ore 19.00. Arco d’Alibert, Roma. Dépliant d’invitation imprimé en noir sur papier blanc. Texte de Pierre Restany traduit en italien (La Pintura di Henry Enu). 1989 (39,8/24 cm). Images d’artistes. Enu, Aymé, A. Strid, Chapelle Saint-Roch, Pezenas, du 6 mai au 4 juin 1992. Carton imprimé en rouge sur bristol jaune (10,5/15 cm). Enu, 20 ans de peinture. Exposition du 26 mai au 27 juin 1992. Galerie Clio Llamosi, Paris. Carton d’invitation et double dépliant. Texte d’Otto Hahn (21/16 cm). Images d’artiste. D’un art l’autre. Images d’écritures par Giney Aymé, Enu, A. Strid. Vernissage le 12 février 1993 à la Maison du petit puits, Marseille. Carton illustré (20/9 cm). Pour aimer la France dans le XIIIème, votons ENU, DRP. Affiche électorale imprimée en offset couleurs, élections législatives de 1981. Photo Anne Garde (83,5/59 cm).‎

‎Inventeur du concept de « peinture-journal » au début des années 60 et fondateur d’un « journal à peindre » en 1970, aujourd’hui considéré comme le premier grand passeur de la contre-culture en France, Henri-Jean Enu (Méru, Oise, 1944) s’est également essayé à la composition musicale avec la création d’un groupe de pop expérimentale : Fille qui mousse. Au début des années 60, il fréquente un café de la place des Vosges (La Bourgogne) où il prend l’habitude de retrouver quelques amis. Il découvre les publications de Lawrence Ferlinghetti à leur parution (Corso, Ginsberg, etc.) et rencontre sa première femme sur les quais de la Seine, assistant par hasard à la déclamation solitaire d’un poète d’un genre un peu discrépant et supertemporel : Isidore Isou. Avec Félix Guattari, il signe l’appel Un milliard pour le Vietnam (qui paraît en 1967 dans le numéro 5 de la revue Recherches), et, inspiré par ses lectures théoriques et littéraires, se lance dans la publication de la revue Parapluie en 1970. Dans la lignée des journaux anglais, hollandais et américains Oz, Ink, The Other, International Times ou Other scenes, la rédaction témoigne de l’effervescence artistique, musicale et sociale de l’époque dans une présentation baroque, mêlant illustrations aux tons aléatoires ou solarisés, strips et mises en pages typographiques et manuscrites. Les premiers numéros sont tirés sur les presses de Claude Palmer (imprimerie Le Souterrain). Ils sont distribués par quelques équipes à la sortie des concerts et à la librairie Actualités de Pierre Scias (qui écrit dans la revue sous le pseudonyme de Ronald Sonducor et joue un rôle important dans son lancement). En Angleterre, Henri-Jean Enu rencontre Claude Pélieu et Mary Beach, ainsi que Ralph Rumney, fondateur et membre unique du Comité psychogéographique de Londres, dissout par l’Internationale situationniste. D’autres collaborations suivent : Gil J. Wolman, Jean-Louis Brau et sa femme Éliane Papaï, Pierre Loizeau, Marc Zermati (sous le pseudonyme de Dr Muzac), Gérard Terronèse, Sabine Wolf, Gilles Février, Xavier Domingo, Théo Le Soualc’h, Hart Leroy Bibbs, Denis Gheerbrandt, Gilles Yéprémian, Michel Giroud, Yves Adrien, Angeline Neveu, les dessinateurs Pierre Legendre et Nicolas Devil, les photographes Horace et Dominique Tarlé… Le tirage passe de 5 000 à 35 000 ex., fabriqués en rotative à Aubervilliers. Treize numéros paraissent en trois ans. La publication s’interrompt suite au choc pétrolier de 1973. Henri-Jean Enu poursuit ses recherches dans le domaine de la peinture. A la galerie Germain (Paris), plusieurs expositions se succèdent entre 1970 et 1980, dont L’Oreille de Van Gogh avec la participation d’Arman, Gina Pane, Jean Tinguely, Gil J. Wolman... Autour de Pierre Restany, les contours d’un premier collectif sont tracés en 1977 (Art+), avec Bernard Quentin, Piotr Kowalski, Jean Messagier, Robert Malaval et Jean-Pierre Raynaud. La naissance d’une Internationale Surmoderniste confirme cette direction, inspirée par une nouvelle réflexion anthropologique. « Nous souhaitions libérer l’expression artistique du grand académisme de l’ère moderne, dont certains standards, notamment cubistes, nous semblaient à l’époque empruntés ou subtilisés aux arts premiers. Cette fausse modernité appelait la nécessité d’une surmodernité. Ce fut aussi une sorte de caricature contre culturelle, pastiche des courants et de leur palette commune, de l’unanimisme des formes et des couleurs. Un projet disparate, dans lequel le plagiat et l’acculturation volontaire de certains de nos membres pouvaient aussi se dépasser. » En 1982, une vaste enquête sur l’antisémitisme de l’extrême gauche paraît dans les colonnes d’une ultime publication de Parapluie. « C’est en peintre que j’ai créé un journal, pour des raisons qui appartiennent à l’histoire et au monde de la peinture : un titre de journal dans un tableau de Braque de 1908, la présence quasi permanente du journal autour duquel Juan Gris centrait sa palette et ses compositions, et aussi parce que, depuis Raoul Hausmann, le caractère typographique tend à devenir une réponse plastique de peintre à la définition de l’image contemporaine. » Henri-Jean Enu‎

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‎(COLLECTIF), ENU (Henri-Jean). Parapluie.‎

‎Photographies.‎

‎Tirages d’époque en noir et en couleurs : Henri-Jean Enu, 2 portraits, Paris, vers 1970, photos Denis Gheerbrandt (30/20 cm chaque). Fille qui mousse, portrait du groupe à Paris, planche contact, vers 1970, photos Claude Palmer (24/18 cm chaque). Fille qui mousse, le groupe : Dominique Lentin, Jean-Louis Brau, Barbara Lowengreen, Henri-Jean Enu, Loupignat, photo Gérard Aimé (17,5/23,5 cm). Anne-Marie Bouveron, 1970, photo Denis Gheerbrandt. Olivier Dumont, 1970, photo Denis Gheerbrandt. Avec Jacques Spacagna et Alain Satié, vers 1971, tampon François Lagarde au dos (18,2/23,8 cm). Avec Maurice Lemaitre et une amie, tampon François Lagarde au dos (18,2/23,8 cm). Pierre Loizeau et Gherasim Luca au bureau de Parapluie, 105 bd Malesherbes, Paris 8) vers 1972, photo Horace (23,8/18 cm). Manifestation féministe, Paris, photo Gérard Aimé, début des années 70, parue dans Parapluie (10,5/14,6 cm). Angeline Neveu (chapeau rouge), Paris, vers 1968, photographe non identifié (D. R. - 11/8 cm). Angeline Neveu, vers 1978, photographe non identifié (D. R. - 24/17,5 cm). Françoise Janicot, Charles Dreyfus, Bernard Heidsieck et Yehuda Neiman dans l’atelier d’Henri-Jean Enu, 1984, photographe non identifié (D. R. - 8/11 cm). Collage d’affiche pour les élections législatives, Paris 13, 1981. Une élection comme un des beaux-arts, 2 tirages, photo Jacques Donguy (12/17,9 cm). Dans un café parisien (même date, même photographe, même format). L'ensemble.‎

‎Inventeur du concept de « peinture-journal » au début des années 60 et fondateur d’un « journal à peindre » en 1970, aujourd’hui considéré comme le premier grand passeur de la contre-culture en France, Henri-Jean Enu (Méru, Oise, 1944) s’est également essayé à la composition musicale avec la création d’un groupe de pop expérimentale : Fille qui mousse. Au début des années 60, il fréquente un café de la place des Vosges (La Bourgogne) où il prend l’habitude de retrouver quelques amis. Il découvre les publications de Lawrence Ferlinghetti à leur parution (Corso, Ginsberg, etc.) et rencontre sa première femme sur les quais de la Seine, assistant par hasard à la déclamation solitaire d’un poète d’un genre un peu discrépant et supertemporel : Isidore Isou. Avec Félix Guattari, il signe l’appel Un milliard pour le Vietnam (qui paraît en 1967 dans le numéro 5 de la revue Recherches), et, inspiré par ses lectures théoriques et littéraires, se lance dans la publication de la revue Parapluie en 1970. Dans la lignée des journaux anglais, hollandais et américains Oz, Ink, The Other, International Times ou Other scenes, la rédaction témoigne de l’effervescence artistique, musicale et sociale de l’époque dans une présentation baroque, mêlant illustrations aux tons aléatoires ou solarisés, strips et mises en pages typographiques et manuscrites. Les premiers numéros sont tirés sur les presses de Claude Palmer (imprimerie Le Souterrain). Ils sont distribués par quelques équipes à la sortie des concerts et à la librairie Actualités de Pierre Scias (qui écrit dans la revue sous le pseudonyme de Ronald Sonducor et joue un rôle important dans son lancement). En Angleterre, Henri-Jean Enu rencontre Claude Pélieu et Mary Beach, ainsi que Ralph Rumney, fondateur et membre unique du Comité psychogéographique de Londres, dissout par l’Internationale situationniste. D’autres collaborations suivent : Gil J. Wolman, Jean-Louis Brau et sa femme Éliane Papaï, Pierre Loizeau, Marc Zermati (sous le pseudonyme de Dr Muzac), Gérard Terronèse, Sabine Wolf, Gilles Février, Xavier Domingo, Théo Le Soualc’h, Hart Leroy Bibbs, Denis Gheerbrandt, Gilles Yéprémian, Michel Giroud, Yves Adrien, Angeline Neveu, les dessinateurs Pierre Legendre et Nicolas Devil, les photographes Horace et Dominique Tarlé… Le tirage passe de 5 000 à 35 000 ex., fabriqués en rotative à Aubervilliers. Treize numéros paraissent en trois ans. La publication s’interrompt suite au choc pétrolier de 1973. Henri-Jean Enu poursuit ses recherches dans le domaine de la peinture. A la galerie Germain (Paris), plusieurs expositions se succèdent entre 1970 et 1980, dont L’Oreille de Van Gogh avec la participation d’Arman, Gina Pane, Jean Tinguely, Gil J. Wolman... Autour de Pierre Restany, les contours d’un premier collectif sont tracés en 1977 (Art+), avec Bernard Quentin, Piotr Kowalski, Jean Messagier, Robert Malaval et Jean-Pierre Raynaud. La naissance d’une Internationale Surmoderniste confirme cette direction, inspirée par une nouvelle réflexion anthropologique. « Nous souhaitions libérer l’expression artistique du grand académisme de l’ère moderne, dont certains standards, notamment cubistes, nous semblaient à l’époque empruntés ou subtilisés aux arts premiers. Cette fausse modernité appelait la nécessité d’une surmodernité. Ce fut aussi une sorte de caricature contre culturelle, pastiche des courants et de leur palette commune, de l’unanimisme des formes et des couleurs. Un projet disparate, dans lequel le plagiat et l’acculturation volontaire de certains de nos membres pouvaient aussi se dépasser. » En 1982, une vaste enquête sur l’antisémitisme de l’extrême gauche paraît dans les colonnes d’une ultime publication de Parapluie. « C’est en peintre que j’ai créé un journal, pour des raisons qui appartiennent à l’histoire et au monde de la peinture : un titre de journal dans un tableau de Braque de 1908, la présence quasi permanente du journal autour duquel Juan Gris centrait sa palette et ses compositions, et aussi parce que, depuis Raoul Hausmann, le caractère typographique tend à devenir une réponse plastique de peintre à la définition de l’image contemporaine. » Henri-Jean Enu‎

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‎(COLLECTIF), ENU (Henri-Jean), YÉPRÉMIAN (Gilles). Revue Parapluie.‎

‎Jim Morrison, Pamela Courson, le journaliste musical Hervé Müller et Henri-Jean Enu.‎

‎Deux photographies en noir et blanc, Paris, place Tristan Bernard, mai 1971. Parues dans les n°4 et 8 de Parapluie. Jim Morrison venait d’annoncer la séparation des Doors. Photo Gilles Yéprémian (9,4/12 cm chaque).‎

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‎LA PENSEE : Revue du Rationalisme Moderne‎

‎La Pensée. N° 138, Mars-Avril 1968‎

‎26,5 x 18 1968 La Pensée. N° 138, mars-avril 1968. Contient entre autres : Les luttes ouvrières au Sud-Vietnam, de 1954 à 1965, par Ton Vy. La philosophie comme arme de la Révolution (Réponses à huit questions), par Louis Althusser. L'éthique comme science, par Stéphane Anguelov. Où en est la discussion sur le mode de production asiatique (III) ?, par Jean Chesneaux. Aspects socio-économiques du Laos médiéval, par Keo Manivanna. La société angkorienne et le problème du mode de production asiatique, par L. Sédov. Le XVIIè siècle en France : orientations de recherche nouvelles, par Guy Lemarchand. chroniques : La vérité préphilosophique, par Charles Kanelopoulos. Ouvrages récents d'histoire et de sociologie, par Maurice Bouvier-Ajam. Où va l'école de l'Allemagne de l'Ouest ?, par Georges Cogniot. Succès universitaires en Espagne, par F. Melchior. Correspondance : Lettre d'André Barjonet à propos de : "Pour une réforme de l'entreprise", de F. Bloch-Lainé. Réponse de Jean Bouvier. " Paris 1968 . Fondée en 1939 sous la direction de Paul Langevin et Georges Cogniot.1 fascicule, in 8, broché, couverture légèrement passée, coin supérieur corné. Très bon état.(C82) Livre‎

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‎LA PENSEE : Revue du Rationalisme Moderne‎

‎La Pensée. N° 138, Mars-Avril 1968‎

‎26,5 x 18 1968 La Pensée. N° 138, mars-avril 1968. Contient entre autres : Les luttes ouvrières au Sud-Vietnam, de 1954 à 1965, par Ton Vy. La philosophie comme arme de la Révolution (Réponses à huit questions), par Louis Althusser. L'éthique comme science, par Stéphane Anguelov. Où en est la discussion sur le mode de production asiatique (III) ?, par Jean Chesneaux. Aspects socio-économiques du Laos médiéval, par Keo Manivanna. La société angkorienne et le problème du mode de production asiatique, par L. Sédov. Le XVIIè siècle en France : orientations de recherche nouvelles, par Guy Lemarchand. chroniques : La vérité préphilosophique, par Charles Kanelopoulos. Ouvrages récents d'histoire et de sociologie, par Maurice Bouvier-Ajam. Où va l'école de l'Allemagne de l'Ouest ?, par Georges Cogniot. Succès universitaires en Espagne, par F. Melchior. Correspondance : Lettre d'André Barjonet à propos de : "Pour une réforme de l'entreprise", de F. Bloch-Lainé. Réponse de Jean Bouvier. " Paris 1968 . Fondée en 1939 sous la direction de Paul Langevin et Georges Cogniot.1 fascicule, in 8, broché, couverture légèrement passée, coin supérieur corné. Très bon état.(C82) Livre‎

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‎LA PENSEE : Revue du Rationalisme Moderne‎

‎La Pensée. N° 169, MAI-JUIN 1973.‎

‎26,5 x 18 1973 LA PENSEE. N° 169, MAI-JUIN 1973. CONTIENT ENTRE AUTRES : LUDWIG FEUERBACH : La PHILOSOPHIE ENTRE HEGEL ET MARX, PAR WILHELM RAIMUND BEYER (11 PAGES). L'HEGELIANISME ET LE SPINOZISME DE MARX, PAR RAOUL OLMEDO (16 PAGES). QUANT A SADE ET HEGEL, PAR ALAIN DELORMES (19 PAGES). LES CONCEPTIONS PEDAGOGIQUES DE HENRI WALLON, PAR FERNANDE SECLET-RIOU (8 PAGES). SENTIMENT NATIONAL ET REVENDICATION TERRITORIALE EN INDONESIE, PAR JACQUES LECLERC (13 PAGES). LES IDEES DANS LA PEINTURE. DURER-GOYA-REMBRANDT, PAR PAUL LOUIS ROSSI (10 PAGES). Chroniques : La pensee historique de Jean Meuvret. Quelques-uns de ses enseignements, par Claude Gindin (11 pages). Les gauchistes et la science, par Paul Laberenne (6 pages). Fidel Castro au Chili : Discours et déclarations, par Marcelle Kawa (5 pages). Fondée en 1939 sous la direction de Paul Langevin et Georges Cogniot.1 fascicule in-8, broché, couverture légèrement passée, mais très bon état.(C82) Livre‎

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‎LA PENSEE : Revue du Rationalisme Moderne‎

‎La Pensée. N° 169, MAI-JUIN 1973.‎

‎26,5 x 18 1973 LA PENSEE. N° 169, MAI-JUIN 1973. CONTIENT ENTRE AUTRES : LUDWIG FEUERBACH : La PHILOSOPHIE ENTRE HEGEL ET MARX, PAR WILHELM RAIMUND BEYER (11 PAGES). L'HEGELIANISME ET LE SPINOZISME DE MARX, PAR RAOUL OLMEDO (16 PAGES). QUANT A SADE ET HEGEL, PAR ALAIN DELORMES (19 PAGES). LES CONCEPTIONS PEDAGOGIQUES DE HENRI WALLON, PAR FERNANDE SECLET-RIOU (8 PAGES). SENTIMENT NATIONAL ET REVENDICATION TERRITORIALE EN INDONESIE, PAR JACQUES LECLERC (13 PAGES). LES IDEES DANS LA PEINTURE. DURER-GOYA-REMBRANDT, PAR PAUL LOUIS ROSSI (10 PAGES). Chroniques : La pensee historique de Jean Meuvret. Quelques-uns de ses enseignements, par Claude Gindin (11 pages). Les gauchistes et la science, par Paul Laberenne (6 pages). Fidel Castro au Chili : Discours et déclarations, par Marcelle Kawa (5 pages). Fondée en 1939 sous la direction de Paul Langevin et Georges Cogniot.1 fascicule in-8, broché, couverture légèrement passée, mais très bon état.(C82) Livre‎

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