Il est débordé et le remercie de son indulgence - "Je suis tellement débordé que j'en suis malpoli et que je contrarie bien des amitiés sans le vouloir" - Cela va finir par une maladie nerveuse - Il demande de venir le voir - "Vous emporterez ce que je vous ai promis" -
Les portes de la chronique littéraire sont jalousement gardées dans "la redoutable petite feuille" ou il n'a jamais eu "le loisir d'y parler que des morts" - Que donc il se félicite qu'il n'ait point "une telle occasion de faire l'éloge de [ses] contes ... o fils de La Fontaine" - Il le soutiendra donc par la parole -
Il vient de recevoir la coupure de la Critique qui "contient des lignes charmantes" sur son livre [Sainte] "Marie des Fleurs", paru en 1897 - Il n'a pas eu le loisir d'aller l'applaudir à Montmartre: "le plaisir est inscrit à la première ligne de mon programme, mais les plaisirs, hélas, passent après tant d'obstacles" -
Il le remercie : "Et par dessus des choses qu'il est toujours agréable d'entendre dire, vous m'initiez à l'Ecumoire de [Charles] Collé que j'ignorais, je l'avoue" -
Il le remercie pour l'envoi par son éditeur de "8 exemplaires de votre petit bouquin" - [il s'agit de l'ouvrage de Jean Rousselot sur Cendrars paru en 1955] - Robert Kemp a été très gentil pour tous les deux "dans un articulet" -
Il le remercie pour sa complaisance - Sa lettre l'attriste et il s'inquiète pour la santé d'un jeune garçon dont il espérait que "le doux climat" permettrait la guérison - Mais il faut garder l'espoir - "La jeunesse a de grandes ressources" - Il attends des nouvelles -
Il le remercie pour la communication d'une lettre - "Je suis bien heureux de penser que ce séjour dans ce pays du soleil" va les remettre en bonne santé - Il serait heureux que Marcel vienne les voir -
Conseils à un jeune enfant à propos d'un "crustacé" qu'il lui conseille de croquer avec ses jeunes dents plutôt que de le lui envoyer - "ma machoire vieille et usée" - De plus la chaleur est mauvaise pour le voyage - "J'aurai autant de plaisir à vous le savoir dégusté en famille" - De plus, il doit s'absenter quelques jours - C'est l'intention qui compte et il le remercie - Amusante lettre -
Il compte sur lui pour aider son ami Paul Baudry "qui est pris dans une faillite avec des complications qui l'ennuie beaucoup" - Il sera ravi de le revoir -
Il a envoyé à Srasbourg sa note et une lettre explicative - Mais il n'a reçu aucun mot de son "abruti de parent qui est probablement trop occupé pour avoir le temps" - "Comment va votre femme ?" - Il a été content de ses dessins - "Il y avait un progrès notable" - Il a un ami qui voudrait placer 100 000 francs - Alors, s'il entend parler d'une propriété "n'importe laquelle, d'un placement avantageux" - "Mes respects à Madame Meys" -
Il lui envoie deux cartes pour la durée du salon - Avec ses cartes,il peut entrer le matin à 8 heures - "Vous mettrez vos noms dessus" - Vous pourrez entrer dimanche prochain, jour du vernissage : "c'est la vraie ouverture" -
Il est arrivé depuis deux jours et n'a pas encore eu le temps de le voir - "J'ai trouvé à mon arrivée des lettres de marchands qui me prennent" - Il a vu "Delaunay qui [lui] a parlé de [son] fils"- Il lui parlera de tout cela en détail et serait bien aise de voir les dessins -
Les visiteurs se succèdent à Blanche Couronne depuis leur départ de Paris - Ils sont de véritables ingrats de ne pas être venu les remercier de leur acceuil - "la pluie tombe par torrents" - Ils préparent les bagages - Il travaillera jusqu'au 16 parce qu'il a fait venir ses modèles de Paris et qu'il veut les utiliser - Puis il lui demande des nouvelles de sa famille -
Il n'a pas écrit, car depuis qu'ils sont à la campagne, "Blanche Couronne est un véritable hopital", sa cuisinière, sa belle mère puis sa mère - Delaunay lui a écrit après sa visite - Il lui a beaucoup plu et "il mettra un grand intérêt à diriger votre petit Marcel" et en fera "un artiste distingué" - Il a reçu une lettre "des pauvres femmes" qui annoncent leur départ pour Strasbourg - Il craint qu'elles ne regrettent Jersey - Il travaille ici sans répit -
Belle lettre: Il le remercie d'avoir penser à lui pour la composition du Congrès dramatique - Ses voeux sont "fervents pour voir la fin de la crise effroyable qui ruine les théatres" - Il désire concourir à ce but mais se croit peu habile à le faire, étant "l'homme le moins administrateur qu'il y ait au monde" - Il ne voudrait pas accepter un mandat qu'un autre de ses confrères "peut remplir plus dignement" - Il y verrait "un acte d'outrecuidance blamable" - [Ce Congrès dramatique eu lieu le 18 juin 1848]
3 pages in8 - adresse au dos : Victor Herbin au journal des théatres - trés bon état -
Amusante et interessante lettre: Il est "l'homme aux homonymes"- "le nombre des Hippolyte Lucas est prodigieux" - Il présume que ce nom doit avoir un charme intrinsèque mais il y a des désagréments, en particulier "celui de ne pas recevoir des lettres comme les [siennes]" - Son idée de Congrès dramatique est "noble et grande" - Il a son adhésion - Il sait gré à l'amitié de Victor Hugo de l'avoir maintenu dans le bureau provisoire - Il le connait assez pour savoir qu'il pense que l'intérêt du théatre et celui du pays sont liés - "une source de prospérité et de gloire dont la France ne saurait être privée même momentanément" - Une conviction partagée par Victor Hugo "qu'il éclaire des rayons de son génie" - Il peut compter sur lui pour défendre le théatre - [Ce Congrès dramatique eu lieu le 18 juin 1848] -
A propos de Pierre Michel, "le Mirbellois" qui s'efforce de réunir la correspondance de Mirbeau : "c'est un agrégé" - Il pense que ses recherches faisaient partie de la préparation d'une thèse - Il donne son adresse à Angers -
Belle lettre mélancolique : La lassitude l'emplit et il n'a plus la force de lutter contre elle - Il a renoncé à consulter un oculiste à cause des frais - Il trouve plus simple d'utiliser une loupe quand il doit lire - Depuis plus de 20 ans, il ne va plus au théatre ni au cinéma ou dans les musées - "Je mourrai avec une vue affaiblie - Il y a vraiment de plus grands désastres" - Il évite les toubibs - "Ce sont, dans leur genre, des curés - Ils veulent convertir le consultant à Esculape" - Il préfére finir agnostique - Son univers se dépeuple : "Queneau, Guiette, Man Ray...... André Vasseur.... Malraux ...mourant" - "Flaubert .... se disait gorgé de cadavres comme un vieux cimetière" -
Connait-il un bouquiniste "disposé à acheter des services de presse" - Ceux à qui il s'est adressé l'ayant trés peu payé - Il lui faut trouver un autre acheteur car son "pied-à-terre parisien est envahi de papier imprimé"- Il lui demande de ses nouvelles : même s'il voit souvent sa signature dans la presse, il sait, par expérience, "que ce n'est pas avec un immense plaisir qu'on se propage dans les feuilles publiques" - Lui même s'est chargé d'un long "travail de bibliographie"- Un boulot auquel on n'est pas obligé de penser constamment mais ou on ne s'enrichit pas -
Touchante lettre : Il n'est pas "souffrant", il est "usé" - Il devrait remplacer certaines "pièces défectueuses", mais il ne peut se les payer et surtout il n'a "aucune envie de prolonger une existence sans cesse assombrie par la nécessité de travailler" - Il a consommer plus de roman que n'en demandait son "faible appétit" - Et toujours pas de bouquiniste pour ses "camions de S.P." (service de presse) -
Il va tenter de répondre à quelques unes des questions de son "Rémois" - Il n'a pas reçu le Huysmans 10/18 contenant A Rebours malgré son intervention - Cela ne l'étonne pas : "Pour des raisons qui m'échappent, Mr Bourgois (que je n'ai jamais vu) a dû me frapper d'ostracisme" -
Il apprends le "congédiement de Carlier par Gallimard" - Il est inquiet pour lui à cause de son état de santé - "Il aura consciencieusement turbiné pour Gallimard sans en être récompensé" - Sa femme "absorbe toutes sortes de saloperies pharmaceutiques, sans beaucoup de résultats" - Il lui cache son scepticisme -
Il avait emporté trois volumes de Huysmans pendant ses vacances dans le Périgord ce qui lui a donné l'occasion d'en reparler dans une de ses "chroniques de Carrefour" - Il aimerait recevoir un autre exemplaire d'A Rebours, le sien comportant une erreur de pagination - Il s'adresse à lui parce que Christian Bougois semble mettre toutes ses lettres au panier, sauf intervention de Hubert Juin ou de Noel Arnaud - Il admire son activité - Lui, bien qu'il ne se prenne pas pour Moise, ne serait "pas faché de s'endormir du sommeil de la terre" -
Sa gentillesse l'égare - Il n'est utile qu'à sa femme parce qu'il fait bouillir la marmite, et encore il ne la "dispense pas de l'obligation de compter" - Il se débrouille avec deux loupes sans recourir aux oculistes - Il n'est pas assuré social - Sa dernière visite à l'hopital Saint Antoine lui a fait perdre 5 heures et 300 nouveaux francs - "Il en va de l'Assistance publique comme des systèmes d'assurances générales - On l'appelle assistance par antiphrase - C'est une entreprise étatique d'escroquerie légale" - Il mène une existence de forçat, ce qu'il fait l'extènue, et il a conscience que cela ne vaut rien -
Il ignorait ses ennuis de santé et lui donne quelques conseils comme de cesser de se mettre en frais pour autrui ou d'accepter des travaux à rendre à date fixe - Son propre "délabrement" lui a fait renoncer à deux collaborations hebdomadaires compensées "par un travail de bibliographe" qui devrait le tirer provisoirement d'affaire - "J'ai peut-être laché la proie pour l'ombre" - Il croit avoir consacré un article aux rééditions de Huysmans mais n'en est pas sûr - "je ne mets pas ma production journalistique en conserve" - Il a reçu ses lectures du XIXeme, son Barbey et une plaquette de poèmes - Il compte en parler mais ses fonctions de chroniqueur l'obligent à rendre compte de romans dont il n'est pas autrement friand -
9 pages in4 dans un cahier d'écolier - trés bon état - râtures et corrections -
Bel ensemble de poèmes probablement inédit : un exemple :"Tu es l'odeur de la menthe/ son envol quand on la cueille/ tu es dans le fumet de sa mort/ qui assiège ta bouche/ et se rue dans ton corps" - ou encore : Hiver : "C'est un royaume assisté de remparts/ c'est le froid endormi sur la terre/ Une arcade/ un tiroir rouillé/ une grande cicatrice ............"-
"On est sûr de tout obtenir d'un auteur dont on flatte la vanité" - Il lui envoie ce qui est demandé et double même la dose - On peut lui appliquer les vers faits jadis pour Pellegrin : "Le matin numismate et le soir idolatre/ je dine de l'antique et soupe du théatre" - rare -
1 page 1/2 in12 - En tête: Chambre des Députés - Très bon état -
Il s'excuse de l'ennuyer mais il déjeune le lendemain chez [René] Besnard (?) et il aimerait lui donner une réponse au sujet de son article - Il demande une réponse "par télégramme, porte pour porte, par un simple mot" -
Rare lettre de jeunesse : Un Monsieur dont il ne peut déchiffrer le nom lui demande de sa part de remplacer Hubbard (?) le 14 mars pour une conférence - Il le ferait avec plaisir s'il n'était déjà pris - Il a d'ailleurs remplacé deux conférenciers de l'Union la semaine passée -
1 page 1/2 in8 - En tête du Musée Social - Très bon état -
Il aurait été heureux d'obliger le "jeune ami" qu'il lui recommande en souscrivant à son ouvrage mais le Musée social n'a aucun fond pour cela - Il se propose de lui acheter un exemplaire et de le signaler dans leur revue -
A un fournisseur :Elle le remercie pour des facilités de paiement en "3 petits bons" - Pour l'avenir, elle le prie de "ne plus rien donner à crédit à personne" de sa maison, car elle ne veut plus faire aucun mémoire avec ses fournisseurs - Il fera une exception la nuit, car, elle dormant, elle ne veut pas "priver de secours quelqu'un" de sa maison qui se trouverait indisposé - Elle demande à avoir la facture dès le lendemain -
2 pages in8 - La lettre est à l'en-tête du Petit Crapouillot - Une enveloppe - Très bon état -
A la librairie Sainte Marie de Moissac dans le Tarn et Garonne : il lui commande le Vidocq de Froment, la Vieille Patriote de Poulbot et et dans la lettre, un ouvrage de gastronomie -
1 page in4 - En tête Théatre de l'Atelier - Bon état malgré une petite fente à un pli -
Il vient de lire son ouvrage "Le Septième pont" - "J'y ai trouvé parfaitement rendu ce conflit entre le merveilleux de l'Asie et la science de l'Occident" - Mais l'ouvrage ne correspond pas à l'esprit des spectacles du théatre de l'Atelier -
2 pages in4 - En tête du Dorchester Hotel à Londres -Très bon état -
Il sera à partir de lundi à l'hotel Crillon à Paris - Il aimerait le voir et le féliciter - "Je crois que nous avons fait un très gros truc avec notre chanson" - (sans doute: "Quand ton coeur reviendra") -
2 pages in4 - En tête de La Louque à Cannes la Bocca -Très bon état -
Il veut trés vite une orchestration de la chanson "Quand ton coeur reviendra" : introduction ou ritournelle d'entrée et refrain - Il chantera les couplets au piano - Il a chanté la chanson à deux galas - "Elle donne splendidement" -
Il trouve son projet de film bien séduisant encore que parfois il sente mal la technique à laquelle il faudra avoir recours pour traduire en images certaines suggestions du texte - Il connait les craintes que lui a toujours inspiré le personnage de Napoléon, une "idole" pour le public - Il inscrit son film parmi ceux qu'il aura à choisir en septembre prochain pour "les deux films au maximum" qu'il tournera en 1950 - Il tourne de aout à octobre à Boulogne ou ils pourront se rencontrer -
1 page 1/2 in4 - bon état - Joint un télégramme au même -
Il ne peut savoir le plaisir qu'il a à feuilleter "ses beaux livres" en attendant celui de les lire pendant les vacances - Il attend un synopsis du traitement cinématographique qu'il envisage pour le journal - Il le lira sans retard - Le télégramme : Il est contraint de prendre une décision pour un scénario plus rapidement que prêvu et ne peut se permettre de lui donner la préférence sur un scénario achevé -
Il lui arrive "un accident ridicule", une otite aigue qui va le privé de ses oreilles pendant une quinzaine - Ses médecins lui ordonne le silence absolu - "Le silence, je l'ai, hélas, je n'entends rien" - Il ne peut lui assurer son concours pour le samedi suivant comme entendu avec Tristan - Il l'assure de tous ses regrets -
2 pages in8 - bon état - En tête de la Comédie Française -
Tristan lui apprends "la bonne et glorieuse nouvelle", son élévation à la dignité de Commandeur de la Légion d'honneur - Sa femme et lui le félicitent -
Longue et intéressante lettre à Madame Betty de Rothschild, peu après la mort du baron James de Rothschild : Elle lui raconte "un bien doux souvenir de la bonté de Monsieur le Baron de Rothschild" [le baron lui avait donné mille francs pour s'acheter des gants] qu'elle avait rencontré au Théatre du Palais Royal et ou le Baron, en la raccompagnant, lui avait dit : "Souvenez vous, ma chère Dejazet, que si jamais vous vous trouviez dans la peine, le Baron de Roschild reste à votre service" - Elle n'a jamais profité de cette offre, mais "aujourd'hui que Monsieur le Baron n'est plus", elle, qui a eu la funeste idée de reprendre un théatre, aurait besoin d'un prêt de dix mille francs pour l'aider à sortir de l'impasse ou elle se trouve - Elle lui fait porter cette lettre par sa nièce, car elle-même est au lit depuis un mois -